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Gilbert Buttazzoni,« un homme de coeur »

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:03:24

© L'alsace, Lundi le 26 Aout 2019
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Gilbert Buttazzoni,« un homme de coeur »
 

 
Gilbert Buttazzoni était âgé de 71 ans. Photo L'Alsace /Jean-François FREY
Gilbert Buttazzoni, ancien adjoint au maire de Mulhouse et ex-conseiller départemental (PS) du canton de Mulhouse-Nord, est décédé samedi soir à l'âge de 71 ans, à l'issue d'une longue maladie. Longtemps adjoint en charge des sports, il fut élu mulhousien durant 25 ans, d'abord aux côtés de Jean-Marie Bockel (maire de Mulhouse de 1989 à 2010), puis avec Pierre Freyburger (PS), dont il fut le colistier lors des élections municipales de 2008, perdue de peu face à la liste menée par Jean-Marie Bockel, entre-temps parti du PS pour fonder La Gauche moderne.
« Grande humanité »

L'annonce du décès de Gilbert Buttazzoni a suscité de nombreuses réactions dès samedi soir, à droite comme à gauche. Le député (LR) Éric Straumann a été l'un des premiers à rendre hommage au défunt, via son compte Facebook (« Il a toujours oeuvré avec passion pour Mulhouse »), de même que le président (LR) de la Région Grand Est, Jean Rottner, sur Twitter : « Il aimait les gens, il aimait sa ville, il aimait particulièrement le sport. Gilbert Buttazzoni nous a quittés. Il a lutté avec courage. Notre histoire politique était différente mais j'avais beaucoup de respect pour lui. »

La président du Conseil départemental Brigitte Klinkert a également réagi dans un communiqué : « C'est avec beaucoup de peine que j'ai appris le décès de Gilbert Buttazzoni. Attaché à la cité du Bollwerk et à son canton de Mulhouse Nord dont il fut le conseiller général de 2001 à 2015, Gilbert Buttazzoni était d'une grande humanité. Il avait à coeur de défendre au sein de l'assemblée départementale le monde associatif et sportif pour lequel il était dévoué. Je garde de lui le souvenir d'une personne bienveillante. Avec mes collègues conseillers départementaux, j'adresse à ses proches mes pensées émues et mes sincères condoléances. »

Jean-Marie Bockel nous a également fait part de ses pensées émues, à l'annonce de ce décès : « J'apprends avec beaucoup de peine le décès de Gilbert Buttazzoni, qui fut mon adjoint aux sports dès 1992 et durant trois mandats municipaux, durant lesquels il aura marqué le sport mullhousien par sa présence inlassable sur le terrain, son engagement, sa gentillesse et son humour. Il a vite montré qu'il savait faire et qu'il était la bonne personne pour ce poste, par son contact aisé et sa grande humanité. C'est quelqu'un pour qui j'avais une grande sympathie, et même si nos chemins se sont séparés, nous avons toujours conservé une relation cordiale. »
« Un ami très proche »

« Je perds d'abord un ami très proche, écrit quant à lui Pierre Freyburger, dans un communiqué transmis dimanche soir. Compagnon de route pendant 35 années, Gilbert Buttazoni était un élu de terrain honnête, accessible, fidèle à ses engagements et à ses électeurs, courageux et allant au bout de ses choix en refusant la compromission. C'est lui qui a battu le candidat du FN en 2001, redonnant sa fierté au canton Nord. Il était aussi extrêmement engagé en faveur des enfants malades du Moensberg, pour qui il se dépensait sans compter à travers l'association Sourire Ensemble qu'il avait créée. »

« Toute sa vie, il s'est battu pour les valeurs de progrès et de justice sociale au service de ses concitoyens, salue Antoine Homé, maire de Wittenheim et premier secrétaire du Parti socialiste du Haut-Rhin. Socialiste fidèle à son idéal, il a été un élu municipal et départemental remarquable. Au nom des socialistes du Sud Alsace, je rends hommage à un homme de conviction et je présente mes sincères condoléances sa famille et ses proches. »

« C'est avec beaucoup de tristesse que j'apprends le décès de Gilbert Buttazzoni, réagit enfin Cléo Schweitzer, conseillère régionale, municipale et ancienne première secrétaire fédérale du Parti Socialiste du Haut-Rhin. Au-delà de l'homme politique, je retiens l'homme de coeur qui s'est battu pour la vie qu'il aimait tant et pour celles des enfants malades qu'il contribuait à rendre meilleure. Repose en paix, Gilbert ! »

Notre rédaction adresse ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

 

 
 

Un G7 aux allures de production hollywoodienne

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:10:30

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Un G7 aux allures de production hollywoodienne
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Et si ce sommet du G7 à Biarritz, dont on n'attendait pas grand-chose, débouchait finalement sur une superproduction hollywoodienne ? Suspense permanent, affirmations aussitôt démenties, alliances précaires, attaques, ripostes, contre-attaques... Tous les éléments sont réunis pour que ce rendez-vous diplomatique soit un jour adapté sur grand écran. Difficile, d'ailleurs, de prévoir l'issue de cette réunion tant la réalité dépasse la fiction. Au point que, ce dimanche, Donald Trump s'est fait voler la vedette momentanément.

Le coup de théâtre est venu du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, débarquant sur la côte basque, quelques heures durant, officiellement pour s'entretenir avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian, puis avec le président Macron. Cette deuxième rencontre en trois jours relève-t-elle d'un coup de bluff, d'un coup de poker, voire des deux ? Et surtout, qui est à la manoeuvre ? Difficile d'imaginer qu'Emmanuel Macron ait proposé au ministre iranien de venir à Biarritz sans en avoir informé préalablement son homologue américain. La confirmation est tombée ce dimanche soir sans que l'on sache si Donald Trump était seulement informé ou a donné son aval. Avant de faire machine arrière, via un démenti, ou de regretter ? Ce ne serait pas la première fois.

L'initiative française vise à renouer le dialogue dans une crise qui, du fait de l'intransigeance des USA, a pris des proportions plus proches du conflit armé que des sanctions économiques. Une rencontre secrète, ou via un conseiller du président des USA, a-t-elle eu lieu ? Nul ne sait ce que le président américain a en tête sur le dossier iranien, lui qui souffle le chaud et le froid en fonction de ses humeurs et de ses intérêts de politique intérieure. Tel un « vieux matou », Donald Trump a visiblement meilleure oreille dès lors qu'il s'agit de promettre des accords commerciaux « fantastiques » avec le Japon ou le Royaume-Uni que d'éteindre l'incendie qu'il a lui-même provoqué avec l'Iran. Décidément, la fin de l'histoire de ce G7 à Biarritz est loin d'être écrite...

 

 
 

Anti-G7 : l'impossible consensus

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:14:47

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Anti-G7 : l'impossible consensus
 

 
Dimanche matin à Bayonne, une manifestation organisée par les décrocheurs de portraits du président Macron dans les mairies.
Les anti-G7 avaient prévu dimanche une action d'éclat, un « arc-en-ciel » sur plusieurs ronds-points à Biarritz. Les gilets jaunes promettaient eux : « Envahissons Biarritz ». Rien de tout cela n'a eu lieu, la plateforme « G7 EZ » annonçant dans la matinée que toutes les opérations avaient été annulées. « En raison d'un dispositif policier inédit, nous avons estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour assurer la sécurité de tous les participants », ont-ils expliqué dimanche matin.

Les opposants au G7 rencontrent plusieurs difficultés, au Pays basque, pour organiser leurs rassemblements et se faire entendre. Bien sûr, le dispositif des forces de l'ordre fort de près de 12 500 hommes et femmes, le quadrillage de la région, les fouilles en amont, les interpellations préventives, ont calmé les ardeurs. Ce sont aussi les dissensions entre « durs », partisans d'une action violente contre le G7, et les modérés, favorables au dialogue et aux échanges, qui nuisent au mouvement anti-G7. La preuve : une manifestation avec 10 000 personnes, dans le calme, samedi à Hendaye, à 30 km au sud de Biarritz, et le soir même, à Bayonne, à 8 km du G7, deux cents activistes qui se heurtent violemment aux forces de l'ordre. Dimanche matin, une troisième manifestation a réuni à Bayonne 900 personnes, dans les pas des décrocheurs de portraits. En toute quiétude ou presque.

« Sur l'ensemble de l'anti-G7, il y a un consensus explicitement non-violent, mais d'autres personnes raisonnent autrement », résume Philippe, 70 ans, du collectif ANV- COP21 et venu de Nantes, « nous sommes radicaux, mais avec des moyens d'action plus efficaces ». Le septuagénaire a choisi son camp : « Il y a longtemps que je ne veux plus être l'arrière-garde de gens qui utilisent des moyens contre-productifs. C'est une erreur politique. Nous, nous préférons, la désobéissance civile ».
X.F.

 

 
 

Convention citoyenne pour le climat, le top départ

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:12:34

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Convention citoyenne pour le climat, le top départ
 

 
Comme lors du grand débat national (photo), le but de cette initiative est de faire participer les citoyens à la démocratie de façon plus directe. Photo Charly TRIBALLEAU/AFP
Surveillez votre téléphone, vous risquez de participer à une expérience de démocratie directe inédite en France. Après le grand débat national, qui avait été lancé par le gouvernement pour tenter d'éteindre la crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron avait annoncé le 25 avril dernier la création de la Convention citoyenne pour le climat. Une manière de concilier les aspirations des Français pour une démocratie plus directe, et un besoin de réponses face aux dérèglements climatiques.
« Une France en petit »

« Le recrutement des gens qui siégeront va fonctionner en deux temps, explique Thierry Pech, co-président de la Convention, D'abord, un grand nombre de numéros de téléphone (85 % de portables et 15 % de fixes) seront tirés au sort sous le contrôle d'un huissier afin de contacter les gens pour savoir s'ils sont volontaires. Ensuite, parmi ceux qui auront répondu favorablement on va chercher à composer un ensemble de 150 personnes qui, en termes d'âge, de sexe, de catégories socio-professionelles ou encore de lieu de résidence, formeront une France en petit. »

Un ensemble de citoyens qui sera accompagné par un comité de gouvernance de 15 membres, et qui pourra consulter des experts, dans le but de formuler des propositions visant à répondre aux enjeux climatiques.

Quand s'achèveront les travaux de cette Convention en février prochain, ces propositions pourront donner lieu à des règlements, des lois (via le parlement), ou éventuellement à des référendums, de façon à trouver des solutions concrètes et consensuelles.
Des citoyens autonomes

« La lettre de mission du Premier ministre est assez claire, indique Thierry Pech. Elle demande à la Convention de formuler des propositions pour réduire d'au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre dans notre pays d'ici à 2030, par rapport à ce qu'elles étaient en 1990. » Et pour parvenir à cet objectif ambitieux, ce sont les citoyens tirés au sort qui auront seuls le pouvoir de décider des thèmes à débattre et des mesures à proposer. « Forcément, pour traiter de ce problème, il faudra aborder des thèmes tels que la mobilité, les modèles agricoles, ou encore l'isolation des logements, lance Thierry Pech, mais les 150 personnes qui siégeront seront autonomes. Elles pourront prendre des décisions et prioriser les sujets et les questions à leur guise. Nous ne serons là que pour les accompagner. »
Le gouvernement face à ses responsabilités

Ces citoyens tirés au sort et éclairés par un quorum d'experts auront donc quelques mois et six week-ends de trois jours pour trouver des réponses pertinentes aux problématiques sociales qu'engendre le changement climatique. Mais encore faudra-t-il que le président de la République et le gouvernement tiennent leur engagement de répondre « sans filtre » aux propositions de la Convention.

« S'ils ne retiennent pas les propositions, ils s'exposeront au jugement de la Convention, puisqu'elle aura la faculté de se réunir une dernière fois pour s'exprimer sur la réponse qui lui aura été faite par le président de la République et le gouvernement, rappelle Thierry Pech. C'est pourquoi j'ai bon espoir que ce dispositif mette les décideurs politiques dans une situation de responsabilité. »

D'ici là, que vous soyez appelé où non pour siéger, vous pourrez suivre les travaux de la Convention, puisque ses organisateurs promettent une importante médiatisation des débats et même des retransmissions en direct des séances plénières.
Dossier réalisé par Louis FAURE

 

 
 

Politique Présidentielle : le rêve d'un candidat unique à gauche

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:13:51

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Politique
Présidentielle : le rêve d'un candidat unique à gauche
Éclipsés par le président Macron et le G7 de Biarritz, écologistes, insoumis et socialistes ont fait leur rentrée politique ce week-end. La priorité reste le rassemblement en vue de la présidentielle de 2022. Rien n'est gagné.
 

 
Ce week-end, alors que le Parti socialiste était réuni à La Rochelle pour son université d'été, Europe Écologie-Les Verts, avec l'eurodéputé Yannick Jadot, était à Toulouse.
Les gauches se réconcilieront-elles d'ici à la présidentielle de 2022 ? C'est l'espoir de militants d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), de La France insoumise (LFI) et du Parti socialiste (PS) rencontrés dans les travées de leurs universités d'été respectives ce week-end. Même si pour l'instant, ils ont bien du mal à se projeter sur un candidat consensuel. En témoigne la polémique née des propos de Raphaël Glucksmann.

Jeudi sur France Inter, le député européen de Place publique, tête de liste du PS aux européennes, a déclaré que « la seule solution pour proposer une alternative à Emmanuel Macron, c'est de dissoudre, de dépasser les partis politiques qui existaient avant Emmanuel Macron », donc aussi le PS.

Samedi à La Rochelle Glucksmann a tenté de corriger le tir : « Il ne faut pas supprimer les partis politiques, par contre il faut s'inscrire dans une forme de fidélité à l'histoire qui est la capacité à dépasser sa propre structure. »
« Jadot, non ! »

Au vu de la relative faiblesse des uns et des autres qui, même ensemble, peinent à convaincre plus d'un tiers de l'électorat, « il faut travailler à des convergences, on n'a pas le choix », confie Nadine, 68 ans, aux « Amphis d'été » de LFI à Toulouse. Chez les Insoumis, c'est la tête de liste EELV aux Européennes qui cristallise la défiance : « Jadot, non ! », s'exclame Nadine. « Il est très naïf sur l'Europe », glisse Michel, 64 ans. Croire qu'il peut rassembler la gauche, « c'est se bercer d'illusions, il aurait du mal à faire la rupture avec le capitalisme » souhaitée par les insoumis. Jadot, qui veut surfer sur son beau score de 13,5 %, semble en passe de devenir aussi clivant... que Jean-Luc Mélenchon.

Conscients de cette faiblesse, les militants PS ne semblent pas arc-boutés sur une candidature émanant de leurs rangs. L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui a refait surface, est « celui qui est le plus rassembleur au PS entre courants, mais au-delà... », observe Xavier, 29 ans.

Au-delà de la personnalité, c'est le fond qui fera la décision, notent certains. « Il faut un programme réellement de gauche pour répondre aux problèmes actuels », estime Georges, militant communiste venu à l'université d'EELV. « À mon avis, il y aura plusieurs candidatures » à gauche en 2022, lâche Michel (LFI). À suivre...

 

 
 

Cinq fruits et légumes par jour, c'est trop cher !

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:09:32

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Cinq fruits et légumes par jour, c'est trop cher !
 

 
Le prix du panier de huit légumes a subi une hausse de 10 % en un an alors que celui du panier de huit fruits a baissé de 4 %, l'étude de Familles rurales. Photo d'illustration Julio PELAEZ
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Plan national nutrition santé conseillent de consommer au moins cinq fruits et légumes, soit 400 grammes de produits frais, par jour. Cet objectif est de plus en plus difficile à atteindre pour les familles les plus modestes à cause des prix trop élevés, liés en partie aux marges des grandes surfaces.

« Une famille de deux adultes et deux enfants doit dépenser entre 117 EUR et 222 EUR par mois pour manger cinq fruits et légumes frais par jour », estime Familles rurales qui publie ce lundi son Observatoire 2019 du prix des fruits et légumes. L'association a calculé qu'un foyer qui vit avec le SMIC doit consacrer entre 10 % et 18 % de ses revenus mensuels pour suivre les recommandations des autorités sanitaires. Les fruits et légumes frais sont devenus un luxe pour beaucoup de consommateurs.

En 2017, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation s'alarmait d'une grosse carence en produits frais dans le régime alimentaire des Français. « La consommation moyenne actuelle des fruits et légumes devrait être considérablement augmentée, en privilégiant les fruits frais (fruits non transformés) et les légumes », expliquait l'Anses après une étude des habitudes de consommation des Français et des dernières données scientifiques.
Les marges de la grande distribution dans le collimateur

Les fruits et légumes sont la base d'une alimentation saine. Riches en eau et pauvres en calories, ils apportent des vitamines, des minéraux, des fibres et des antioxydants. Leur consommation régulière protège de maladies cardio-vasculaires et de certains cancers, ainsi que du diabète et de l'obésité. Les fruits et légumes aident en effet à équilibrer son alimentation grâce à un faible apport calorique et un effet rassasiant.

Seule bonne nouvelle dans l'étude de Familles rurales : le prix du panier moyen composé de huit fruits a baissé de 4 % en un an en conventionnel et de 8 % en bio. Par contre, le coût du panier de huit légumes subit une hausse de 10 % en conventionnel et de 2 % en bio. D'après l'étude, les enseignes de hard-discount restent les plus compétitives : elles sont en moyenne 20 % moins chères que les supermarchés et les hypermarchés. Manger bio coûte vraiment très cher. Le prix du même panier de fruits et légumes passe du simple au double, avec un écart qui n'a pas diminué depuis dix ans.

Une autre étude de l'UFC-Que Choisir pointait jeudi la responsabilité de la grande distribution dans le prix des fruits et légumes, en constatant des marges très élevées appliquées sur ce rayon alors que les produits transformés issus de l'industrie agroalimentaire, comme le Nutella ou le Coca-Cola, sont vendus quasiment à prix coûtant.

La loi agriculture et alimentation qui devait rééquilibrer les prix au bénéfice des agriculteurs et des consommateurs n'a pas tout réglé apparemment.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Adoucir la vie d'un nourrisson en prison

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:26:44

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Adoucir la vie d'un nourrisson en prison
 

 
Monique Blondelle s'occupe actuellement d'une fillette de 17 mois qui vit aux côtés de sa mère, détenue à la maison d'arrêt de Strasbourg. Un cas assez rare : ces trois dernières années, la nurserie de l'établissement a accueilli trois femmes et leurs enfants. Photo DNA /Marc ROLLMANN
Elle est allée chercher la poussette au parloir. Depuis un an, Monique Blondelle, secrétaire de direction à la retraite, se rend chaque semaine à la prison du quartier de l'Elsau pour emmener Léonie (*), 17 mois, en balade.

La petite fille a vu le jour alors que sa maman, déjà mère de deux enfants, venait d'être incarcérée - un cas assez rare. Dans l'attente de son procès, le juge d'instruction a autorisé la jeune femme à garder son bébé au sein de l'établissement pénitentiaire strasbourgeois.
« Elle a mis beaucoup d'humanité et de chaleur dans le quartier des femmes »

« C'est la coqueluche des surveillantes. » Avec sa bouille ronde et ses grands yeux bleus, « elle a mis beaucoup d'humanité et de chaleur dans le quartier des femmes », témoigne Monique qui a déjà accompagné « six ou sept » enfants depuis une dizaine d'années.

Sa nouvelle protégée a soufflé sa première bougie en prison. À titre tout à fait exceptionnel, la directrice, Cathy Christophe, a autorisé l'entrée d'un gâteau d'anniversaire. « Cette petite n'a rien demandé. On essaie de lui rendre la vie la plus normale possible », insiste la bénévole, mère de trois enfants et plusieurs fois grand-mère.

Dès les 2 mois de l'enfant, la maison d'arrêt de Strasbourg propose une panoplie de sorties pour l'aider à nouer des relations avec l'extérieur. Dans le cas présent, la mère a autorisé Monique, mais aussi Dorothée et Véronique, deux autres bénévoles de Caritas, à emmener la fillette à la halte-garderie, au Lieu d'accueil parents-enfants (LAEP) de l'Elsau ou tout simplement en promenade. Des moments qui contribuent grandement à son épanouissement.
« Des choses qu'elle ne voit pas à l'intérieur »

Sur le parvis, Léonie s'impatiente. « On y va ! » Dans la rue, la blondinette fait plein de sourires. « Elle aime bien les visages masculins qu'elle ne rencontre pas souvent. » En chemin, la petite pointe son index sur les fleurs, tente de repérer les chiens du quartier, attend de croiser un groupe de pigeons que Monique fera s'envoler. « J'essaie de lui montrer un maximum de choses qu'elle ne voit pas à l'intérieur. »

Au quotidien, sa balade se limite à la cour de promenade d'une trentaine de mètres carrés où sa mère a le droit de l'emmener en dehors des créneaux accordés aux autres détenues. Un « isolement nécessaire » car « en prison, le moindre détail peut déraper en altercation ».

Devant l'étal de l'épicier, les filles marquent un arrêt. « Dis donc, ce n'est pas cher », commente Monique qui trouve toujours une occasion de lui apprendre de nouveaux mots. « Regarde : il y a des fraises, des pêches, des pommes. Tu aimes ça les pommes ! Tu en as à la maison. »
« Un peu plus grand qu'une cellule normale »

Sa « maison » c'est la cellule mère-enfant de la prison. « C'est un peu plus grand qu'une cellule normale, décrit la retraitée. Un renfoncement est prévu pour accueillir un berceau, une table à langer convertible en petite baignoire et un micro-ondes. » La prison fournit le lait en poudre, les petits pots, l'eau, les couches, les lingettes.

« Au fond, il y a deux fenêtres à barreaux », poursuit Monique qui est autorisée à garder la petite en cellule « quand sa mère est convoquée au tribunal ou qu'elle participe à un groupe de parole avec l'aumônier », par exemple.

La retraitée peut aussi assister au parloir : unique occasion de prendre des photos de la famille réunie. « J'ai toujours mon appareil avec moi pour qu'elle ait des souvenirs avec ses grands-parents et les autres membres de sa famille. Je suis sûre que ces images l'aideront à se construire plus tard. »

La discussion a mené à l'aire de jeux. Sortie de la poussette, Léonie file sans hésiter vers le toboggan et son revêtement moelleux. « C'est une petite fille très intelligente, très drôle, très gentille, très sociable et qui sait ce qu'elle veut », s'extasie sa « mamie de coeur ».
Elle ne grandira pas en prison

D'ailleurs, « c'est la première fois que je vois une enfant aussi peu marquée par la détention, s'étonne Monique. Peut-être parce que sa maman s'investit dans son éducation, trouve des idées pour l'aider à s'éveiller malgré l'incarcération. »

Léonie ne grandira pas en prison. Vers l'âge de 18 mois, les enfants sont généralement placés dans une famille d'accueil - une dérogation est parfois possible jusqu'à 24 mois. « C'est pour son bien » mais « ça sera un déchirement ». Après une année et demie dans le huis clos de la cellule, mère et fille ont noué « un lien très fusionnel ».

Pour « lui permettre de voir un visage familier » et faciliter la transition, Monique demandera à lui rendre visite dans son nouveau foyer. La fillette devrait l'intégrer progressivement jusqu'à l'inévitable séparation le temps de la détention.
Geneviève LECOINTRE (*) Le prénom a été modifié.

 

 
 

Eguisheim 59e fête des vignerons Jumelage et crus du village à l'honneur pour le cortège

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:18:21

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Eguisheim  59e fête des vignerons
Jumelage et crus du village à l'honneur pour le cortège
Spa, son circuit, ses thermes, son casino... et son jumelage avec Eguisheim ! Une amitié de cinquante ans qui a été dignement célébrée ce dimanche lors du cortège, point d'orgue de la 59e fête des vignerons d'Eguisheim.
 

 
Impossible de louper les trois géants de la Louvière qui s'étaient glissés dans le cortège...
C'est toujours avec un petit pincement au coeur que l'on quitte la fête des vignerons d'Eguisheim. Car avec elle se termine une longue série de réjouissances estivales dans le vignoble colmarien et s'envole l'insouciance des grandes vacances.

Après un samedi soir de fête, la grand-messe dominicale a réveillé la commune hier matin avec les musiciens de l'Echo de la vallée de Saint-Amarin, avant la réception officielle réunissant personnalités et sociétés des villes amies avec une cordiale délégation venue de Spa sous l'égide de la bourgmestre Sophie Delettre.

A suivi le « off » des vignerons où l'on a marié mets et vins et l'animation folklorique de l'orchestre Ocaryna qui a permis au public très nombreux de patienter avant le cortège.

Et cela en valait la peine puisque les associations du village, emmenées par le comité des fêtes, avaient une fois encore mis les petits plats dans les grands en rivalisant d'imagination pour rendre hommage au jubilé du jumelage avec Spa.
En Belgique, on ne brasse pas seulement de la bière

On a ainsi croisé des pilotes de course, des joueurs de casino ou de joviaux figurants distribuant de l'eau de Spa car en Belgique, on ne brasse pas seulement de la bière.

Les cliques et ensembles folkloriques venus de toute l'Alsace ont ravi les touristes tandis que les troubadours et autres joueurs de cornemuse venus de toute la France ont fait sensation, paradant en fanfare dans les rues enchanteresses de la commune.

Comme toujours, les conscrits d'Eguisheim ont fermé la marche derrière le char de la reine des vins d'Alsace, représentée par sa deuxième dauphine.

C'est sous les lampions de la place Unterlinden que se sont achevées les festivités avec l'incontournable bal populaire qui a fait virevolter les couples sur la piste de danse jusque tard dans la nuit.

Grâce à donc été rendue aux crus du village, les vignerons ouvrant leurs caves et échangeant volontiers avec les visiteurs au sujet de la tradition séculaire du travail de la vigne que des générations d'Eguisheimois perpétuent avec brio, et au dynamisme du comité des fêtes présidé par Christian Beyer.
Nicolas PINOT

 

 
 

Soultzeren Route de la Schlucht : des tonneaux, trois blessés légers

Publié dans le panorama le Lundi 26 août 2019 à 06:20:13

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Soultzeren
Route de la Schlucht : des tonneaux, trois blessés légers
 

 
La voiture a fini sa course dans les arbres.
Une voiture a fait des tonneaux et s'est immobilisée une vingtaine de mètres en contrebas de la RD 417 à Soultzeren en direction du col de la Schlucht, en amont des chemins du Buhl et du Mageisberg, ce dimanche vers 17h20. Les trois occupants sont parvenus à sortir du véhicule, coincé entre plusieurs arbres, avant l'arrivée des secours. Légèrement blessés, un homme de 60 ans et deux femmes, dont une de 49 ans, ont été transportés par les pompiers à l'hôpital Pasteur. D'après les premières constatations des gendarmes, le conducteur, un ressortissant belge, craignait de croiser des deux-roues se déportant sur sa voie de circulation dans les virages, et aurait serré trop à droite.
J.-F. S.