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a la une - L'internationale alsacienne

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:40:44

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a la une  - L'internationale alsacienne
 

 
La rencontre annuelle des Alsaciens du monde s'est tenue vendredi et samedi à Colmar.  Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Quelque 200 Alsaciens du monde se sont retrouvés à Colmar,à l'occasion de leur rencontre annuelle. Quatre d'entre eux,venus de Grande-Bretagne, Shanghai, Hong Kong et New York,nous ont exposé leur vision de leur pays d'adoption et leur lien avec leur région de coeur. /Le dossier d'Annick Woehl en Page 32

 

 
 

 

Société Rencontre annuelle des Alsaciens du monde

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:44:56

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Société Rencontre annuelle des Alsaciens du monde
Ils évoquent leurs pays d'adoption
La rencontre annuelle des Alsaciens du monde s'est déroulée ces vendredi et samedi à Colmar. Quelque 200 personnes ont participé à cette 38 e édition. Rendez-vous a d'ores et déjà été noté pour 2020 à Strasbourg.
 

 
Chantal Ritleng, une Alsacienne installéeà Londres.
Chantal Ritleng est membre de l'Union internationale des Alsaciens depuis une petite vingtaine d'années. Un temps, elle a même été vice-présidente de l'association des Alsaciens de Grande-Bretagne. Cette native de Donnenheim a débarqué à Londres à 23 ans, après ses études d'économie et son DESS de relations internationales. « J'ai cherché du travail dans mon pays pendant un an, sans succès. Pourtant, je me souviens avoir envoyé plein de lettres. Les employeurs d'ici ne donnent pas leur chance à des jeunes car ils savent qu'ils ne pourront pas les mettre à la porte. En Angleterre, j'ai trouvé un emploi en trois jours. Pour mon premier job, j'avais deux semaines de préavis si mon patron voulait me licencier. »

En confrontant les deux systèmes de protection sociale, en France et Outre-Manche, elle commente : « Il faudrait un équilibre entre les deux, que la France donne un peu de ses mesures de protection à l'Angleterre !

Car ici, c'est impossible pour les salariés. » Et de raconter que lors d'une période de chômage, elle touchait 77 livres par semaine, avec un loyer de 1 400 livres pour un appartement d'une pièce/salle à manger. « En Angleterre, je crois que si tu n'as pas de travail, tu finis par balayer la rue ! »

Si elle a choisi la Grande-Bretagne c'est parce qu'elle y avait quelques connaissances suite à un stage de cinq mois pendant ses études.

Aujourd'hui, elle est consultante pour une entreprise qui fait des bases de données de brevets.
« La France serait le paradis sans les Français »

Le Brexit ne l'inquiète pas pour elle-même : « Je suis en train de faire les démarches pour avoir un passeport et mon entreprise travaille à l'international ». En revanche, cela l'attriste beaucoup pour ce pays qu'elle « aime » car elle est persuadée que le Brexit aura de graves conséquences économiques pour l'Angleterre. « C'est dramatique, je pense qu'ils vont souffrir... » Comment en est-on arrivé là ? « Je me demande s'il n'y a pas des raisons racistes, s'ils n'ont pas pensé qu'ainsi, ils auront moins d'étrangers. Mais ils se sont trompés car ils ont moins d'Européens, mais davantage d'extra-européens avec d'autres religions, des gens qu'ils avaient encore moins envie d'avoir ! »

Selon Chantal, il n'y a pas de racisme anti-français, même si elle ajoute : « Ils aiment bien la France, moins les Français. D'ailleurs ils disent que la France serait le paradis sans les Français.

L'Alsacienne reste très attachée à sa région où elle se rend six fois par an, « pour voir ma famille, mes parents, mes frères, mes neveux et nièces que je veux voir grandir ». Elle confie penser « régulièrement » à revenir au pays, tout en ne sachant pas vraiment... Quand elle est à Londres, elle participe aux événements et rencontres de l'Union internationale des Alsaciens : « On se retrouve dans les deux ou trois restaurants où on peut manger de la tarte flambée, on fête la Saint-Nicolas chaque année »
Textes : Annick WOEHL Notre vidéo sur dna.fr

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L'indéfinissable notion d'ethno-région

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:49:24

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Point de vue
L'indéfinissable notion d'ethno-région
Le Pr Robert Hertzog, qui enseigna à l'université de Strasbourg (il est agrégé de droit public et de science politique),conteste la notiond'ethno-région qui revient à intervalles réguliers dans les débats surl'identité alsacienne.
 

 
Par Robert HERTZOG

« Si des mouvements politiques peuvent avoir des revendications à caractère identitaire, éventuellement appuyées sur une langue régionale, la notion d'« ethno-région » ne veut rien dire. Quels en seraient les critères objectifs ? La Sicile, les Baléares ou Madère sont-elles des ethno-régions parce qu'elles ont un profil culturel original ? Et la Bavière, la Bretagne ou l'Alsace de 2015 ?
Amalgame

Il n'est pas admissible de faire un amalgame avec des mouvements sécessionnistes (Catalans, Flamands, Écossais, Irlandais, Basques ou Corses) qui sont nationalistes et qui revendiquent toujours plus d'autonomie non pas parce qu'ils mettent en avant la langue ou la culture, mais parce que leur exigence de fond est la souveraineté, degré ultime de l'autonomie.
Pas moins de 276 régions dans l'Union européenne

Souvent, les motivations économiques (refus de péréquation financière, de solidarité des systèmes sociaux) sont tout aussi déterminantes. Analyser le régionalisme à travers ces cas particuliers déforme le débat car, comparées au nombre de régions en Europe (276 dans les 28 États de l'UE et plus de 400 dans les 47 États membres du Conseil de l'Europe), celles qui sont agitées de mouvements nationalistes sont peu nombreuses et plutôt en voie de pacification. Traiter d'ethno-régionalistes ceux qui soutiennent qu'une région doit correspondre à une communauté humaine qui s'y reconnaît une volonté de vivre ensemble est une opinion, certainement pas un savoir académique.

L'affirmation que le régionalisme éloignerait de la nation est tout aussi approximative. Si elle vaut pour les mouvements nationalistes cités ci-dessus, elle ne s'applique ni dans les pays fédéraux, Suisse, Autriche ou Allemagne, ni dans les centaines de régions européennes dont on n'entend jamais parler, à moins d'avoir une conception intégriste de la nation, fantasmée comme l'ethnie qui remplace toutes les autres. De même qu'on n'est pas moins alsacien parce qu'on est colmarien ou haguenovien, on n'est pas moins français parce qu'on est breton ou chti, à moins de soutenir qu'il faut pour cela n'avoir aucune racine et venir de nulle part ! Les études économiques, notamment celles publiées par l'OCDE, sur les régions, les petits États ou les métropoles montrent que l'efficacité économique et le bien-être sont supérieurs là où existe un sentiment de communauté qui favorise les synergies entre les acteurs.

La coopération de l'Alsace avec les régions allemandes et suisses du Rhin supérieur apporte de plus grands bénéfices à la France que le Grand Est qui entretient entre ses composantes une compétition acharnée, le plus souvent au détriment de l'Alsace et spécialement de Strasbourg.

Voir des dangers pour la cohésion nationale dans la Collectivité européenne d'Alsace ou une région Alsace est risible face à ceux que représentent les communautarismes, dont l'islamisme politique, les mafias internationales qui s'infiltrent dans les rouages économiques, ou l'emprise d'un capitalisme hors sol qui dévore nos entreprises et produit une ravageuse sous-culture à travers des réseaux sociaux plus puissants que les systèmes d'enseignement ou les doctrines politiques qui fondent le vivre ensemble depuis deux siècles.

Alors que la fracture des territoires devait être réparée par les réformes récentes (métropoles, grandes communautés de communes, régions fusionnées), celles-ci ont détruit des solidarités séculaires pour les remplacer par d'opaques structures bureaucratiques. Ne pas voir que les grandes régions défont la cohésion sociale et politique est un incompréhensible aveuglement. »

 

 
 

 

L'Alsace, une affaire en or !

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:38:59

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L'Alsace, une affaire en or !
 

 
Même s'il n'en est pas à une goujaterie près, le président Trump doit savoir que ses projets au Groenland sont blessants pour l'Alsace.

Dans la vie, il y a des priorités. Quelle idée de convoiter le Groenland sans avoir d'abord acheté l'Alsace ! Notre terre ne mérite pas un tel mépris. Passe encore que Paris nous ignore, mais la Maison Blanche ? Ce dédain nous choque. Une réaction s'impose.

Montrons nos muscles. Faisons le siège du consulat général des Etats-Unis, 15 avenue d'Alsace à Strasbourg. Expliquons que l'Alsace, c'est une affaire en or. Louis XIV l'avait compris. M. Trump ne doit pas se montrer inférieur au Roi-Soleil.

Acheter l'Alsace, c'est du gagnant-gagnant, du win-win. Ce sera un signe de reconnaissance de l'excellence alsacienne en même temps qu'un great deal pour Wall Street. Comment la douane de New York ne voit-elle pas que l'achat de l'Alsace permettra de bloquer les vins français et de déguster les nectars alsaciens devenus américains ? C'est gentil de cibler les terres rares du Groenland, mais franchement, que sont-elles à côté du Rangen, du Frankstein, du Froehn, du Furstentum, du Zinnkoepflé et autres parcelles à grand cru ?

Dès que l'affaire sera conclue, on rhabillera le cadastre. Un jeu d'enfant ! Nos rues avaient jadis des noms alsaciens, on les a traduits en français, il est temps de les américaniser. Un tournevis suffira pour transformer la Grand-rue de Strasbourg en Broadway et la rue du Sauvage à Mulhouse en Donald Street.

M. Trump aime les murs. Il a raison. Un mur, ça rassure l'électeur. Nos boulangers sauront construire un mur de kougelhopfs tout autour de l'Alsace, haut et large, truffé de capteurs aux yeux en amande qui ne reconnaîtront que les citoyens agréés par le FBI et filtreront les hordes venues du Grand Est.

Reste à convaincre Mme Klinkert et M. Bierry. Ce sont heureusement des gens sensés. Ils verront vite que la Collectivité Européenne d'Alsace est de la petite bière à côté de la Collectivité Américaine d'Alsace.

Alors, c'est décidé. Vive les USA, vive la CAA ! G'sundheit, Mr. President !
Dominique Jung

 

 
 

 

Dernière heure Mulhouse : décès de Gilbert Buttazzoni

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:45:52

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Dernière heure Mulhouse : décès de Gilbert Buttazzoni

 

 
Dernière heure Mulhouse : décès de Gilbert Buttazzoni
Gilbert Buttazzoni, ancien adjoint au maire de Mulhouse et conseiller départemental (PS) sortant du canton de Mulhouse Nord, est décédé à l'âge de 71 ans, a-t-on appris hier soir, au terme d'une longue maladie. Le député Eric Straumann lui a rendu hommage hier soir dans un communiqué, de même que le président du Grand Est, Jean Rottner, sur Twitter : « Il aimait les gens, il aimait sa ville, il aimait particulièrement le sport. Il a lutté avec courage. » Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

 

 
 

 

Macron-Trump : « Il faut déconflicter »

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:37:24

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Sommet du G7 Politique internationale
Macron-Trump : « Il faut déconflicter »
Premier jour du G7 et première rencontre en tête à tête entre les présidents français et américain à Biarritz. La France tente de faire baisser la pression pour mieux faire avancer ses idées.
 

 
À l'hôtel du Palais, à Biarritz, samedi après-midi., deux heures d'entretien en tête à tête.
Donald Trump est-il « in love » avec la France ? C'est la quatrième fois que le président américain se rend dans l'Hexagone depuis son élection en 2016 - un record pour ses voyages à l'étranger. « Le temps est parfait, l'endroit est magnifique », a-t-il brièvement commenté avant l'entretien de deux heures avec l'hôte du G7, Emmanuel Macron. Une très longue séquence en tête-à-tête, exercice assez inhabituel pour Donald Trump, où « les accords et désaccords ont été évoqués », selon l'Élysée.

Sans doute pour chauffer l'ambiance avant de venir au Pays basque - une forme de « warm-up » - le président/businessman avait frontalement attaqué la qualité des vins français et menacé de nouvelles taxes. Pour autant pas question de mettre de l'eau dans son vin : Donald Trump ne boit que du Coca zéro... Mais en traversant l'Atlantique, les murs tombent, en apparence tout du moins.

Commerce international, crise iranienne, Amazonie, le président français a souhaité aborder tous ces sujets avec son invité de prestige au restaurant du Palais de Biarritz. « Donald Trump a les idées claires, mais qu'il faut opérationnaliser », a-t-on résumé dans l'entourage du chef d'État français après l'échange. On ne manque pas de rappeler non plus qu'Emmanuel Macron « soigne le lien personnel » avec le dirigeant américain, tout en appliquant « les grandes manoeuvres ».
L'Iran au coeur des discussions

Sur l'Iran, les points de vue divergent, évidemment. « Le président Trump a expliqué qu'il ne voulait pas de confrontation avec l'Iran, mais un deal », glisse un conseiller d'Emmanuel Macron, qui, lui, est favorable à des mesures de désescalade.

Sur le commerce, comme sur le numérique, la France ne se lance pas dans une politique « anti-américaine », insiste-t-on à l'Élysée, « ni sur l'Amazonie, dans une politique anti-Bolsonaro ». On le sait, sur le climat aussi, le président américain a une attitude « sceptique ». La délégation française, sur ce dossier, a tenté de démontrer « les intérêts pragmatiques » pour apaiser les tensions. Dans le langage élyséen, on dit « déconflicter ». Des solutions d'urgence pour l'Amazonie pourraient être annoncées dès demain à Biarritz, où se trouve également comme invité le président chilien « prêt à mettre des moyens ».

Au fil des heures, si le ciel s'assombrit sur la Grande plage déserte, sur l'hôtel Bellevue, où se déroulent les réunions bilatérales, ou sur le Palais, où les dirigeants dînaient hier soir, les nuages semblent s'évaporer sur les relations entre membres du G7. « Avec l'Allemagne, on est en phase sur l'Amazonie », s'enthousiasme un conseiller du président français, « et malgré le Brexit, on a de vraies convergences avec le Royaume-Uni sur de très nombreux dossiers, dont l'Iran ». La « love story » pourrait-elle se dérouler -et durer- à sept ?
Envoyé spécial au Pays basque, Xavier FRERE

 

 
 

 

Le PS planche en toute discrétion à La Rochelle

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:37:45

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Politique Université d'été
Le PS planche en toute discrétion à La Rochelle
Réunis en université d'été pour la première fois depuis 2015, les socialistes font leur rentrée politique ce week-end. Mais le grand raout d'autrefois est boudé par un grand nombre de cadres.
 

 
Les socialistes ont retrouvé le chemin de La Rochelle ce week-end pour leur Université d'été de rentrée. Mais il est loin le temps où la cité portuaire de Charente-Maritime attirait jusqu'à 6 000 militants, les ténors du parti et une presse en masse. Pour cette nouvelle édition rebaptisée « Campus », ils ne seront que 2 000 participants, les médias sont plus rares et les figures du parti brillent... par leur absence.
« Un vrai travail de fond »

Les élus sont conscients que le chemin de la reconquête s'annonce long et passe par « un vrai travail de fond, admet la présidente de la région Occitanie, Carole Delga. Les électeurs nous ont donné une bonne leçon qui nous oblige à plus de modestie. Il faut qu'on soit bien conscients que c'est avec un nouveau projet de société qu'on pourra rassembler. »

Seul, un « dépassement » des partis « permet à la gauche de reprendre le pouvoir », fait valoir de son côté Raphaël Glucksmann. La tête de liste PS-PP aux Européennes a tenté d'éteindre la polémique née de ses récents propos, jeudi sur France Inter. « La seule solution pour proposer une alternative à Emmanuel Macron c'est de dissoudre, de dépasser les partis politiques qui existaient avant Emmanuel Macron », a-t-il déclaré. Donc aussi le Parti socialiste. Des propos très commentés dans les allées de La Rochelle. « Il ne faut pas supprimer » les partis politiques, s'est ravisé le novice en politique, samedi. « Par contre il faut s'inscrire dans une forme de fidélité à l'histoire qui est la capacité à dépasser sa propre structure. » Et de poursuivre : « Le fondateur du Parti socialiste est quelqu'un qui a [...] su dépasser des structures pour créer le véhicule idéologique, culturel, politique qui permettrait à la gauche de reprendre le pouvoir » et « on serait bien inspiré de revenir à ce geste originel ».

 

 
 

 

Le retour de la violence dans les rues de Hong Kong

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:40:14

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Le retour de la violence dans les rues de Hong Kong
 

 
Jets de gaz lacrymogènes et charges policières ont repris à Hong Kong ce samedi. Photo Philip FONG/AFP
Alors qu'à la suite de graves dérapages, les manifestations étaient depuis plus d'une semaine redevenues pacifiques, la tension est remontée d'un cran samedi dans le quartier populaire de Kwun Tong, dans l'est de la partie continentale de Hong Kong.

Marquant la fin d'une relative accalmie, la police de l'ex-colonie britannique a utilisé samedi des gaz lacrymogènes et chargé des manifestants radicaux prodémocratie qui avaient lancé des projectiles.
Insultes, « Chinazi » et jets de pierres

Après avoir défilé dans le quartier de Kwun Tong, les milliers de manifestants vêtus de noir et portant pour beaucoup des masques à gaz et des casques de chantier ont été bloqués par des dizaines de policiers antiémeutes. Les protestataires ont érigé en travers d'une rue une barricade faite de barrières en plastique utilisées pour la circulation et de tiges de bambous servant à fabriquer les échafaudages dans le BTP. Des inscriptions « Chinazi » apparaissaient sur les murets de béton séparant les deux voies de cette artère. De nombreuses insultes fusaient des rangs des manifestants en direction des policiers, au centre depuis des semaines de l'ire des contestataires, ceux-ci l'accusant de violences.

Après quelques heures de face-à-face, des radicaux ont commencé à jeter des bouteilles sur les forces de l'ordre, ou à leur tirer dessus au lance-pierre. La riposte ne s'est pas fait attendre, la police chargeant en tirant aussi des grenades lacrymogènes, qui n'avaient plus été employées depuis dix jours.
Deux mois de contestation

Après des semaines de mobilisation essentiellement pacifique, les manifestations avaient dégénéré fin juillet et début août en des affrontements entre radicaux jetant des pierres ou des briques et les forces de l'ordre faisant un usage massif de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Il y a en outre eu le tabassage par les manifestants, à l'aéroport de Hong Kong, de deux Chinois du continent soupçonnés d'être des espions à la solde de Pékin. L'incident a généré de la part des autorités chinoises des accusations de terrorisme et des menaces croissantes d'intervention de l'armée.

Dimanche dernier, en réponse, une grande marche pacifique a été organisée dans l'ex-colonie britannique, rassemblant 1,7 million de personnes selon ses organisateurs.

Cette région semi-autonome du sud de la Chine connaît depuis juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997. En cause, le rejet d'un projet de loi de l'exécutif local soutenu par Pékin, qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

 

 
 

 

Michelbach-le-Haut Patrimoine Un appel aux donspour la restauration de l'église André Wolgensinger, maire de Michelbach-le-Haut, Claude Gasser, délégué départemental adjoint de la Fondation du patrimoine et Thomas Ortner, président du conseil de fabriqu

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:43:36

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Michelbach-le-Haut  Patrimoine
Un appel aux donspour la restauration de l'église
André Wolgensinger, maire de Michelbach-le-Haut, Claude Gasser, délégué départemental adjoint de la Fondation du patrimoine et Thomas Ortner, président du conseil de fabrique, ont signé une convention pour les travaux de restauration extérieure de l'église.
 

 
Cent cinquante bougies pour l'église de Michelbach-le-Haut et un coup de jeunesse en 2019
Des travaux d'entretien ont régulièrement été entrepris par le passé afin d'assurer la sauvegarde de l'église de Michelbach-le-Haut : les façades il y a un demi-siècle et l'intérieur en 1990-1991. À présent, la commune doit engager d'importants chantiers, dans les meilleurs délais, afin de sécuriser le clocher et ses abords. Les travaux projetés comprennent le ravalement des façades, le remplacement des abat-sons, le traitement des soubassements et des fissures et la réfection de la voirie aux abords de l'édifice. C'est un beau présent pour les 150 ans de ce bâtiment cultuel.

Le coût des travaux est estimé à 147 680 EUR TTC. Le conseil départemental, le conseil régional et la Fondation du patrimoine contribueront au financement mais il reste à trouver quelque 30 000 EUR afin de boucler le budget de ce chantier.

Des dons peuvent être adressés à la Fondation du patrimoine, pour l'église Saint-Jacques le Majeur, 9, place Kléber à Strasbourg, ou sur le site sécurisé www.fondationdupatrimoine.org/61719. La réduction d'impôt est à hauteur de 66 % du don effectué, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Paul-Bernard MUNCH

 

 
 

 

La nouvelle mairie et sa salle André-Bohrer ont été inaugurées

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 07:47:51

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La nouvelle mairie et sa salle André-Bohrer ont été inaugurées
 

 
Autour du maire Fernand Wieder (à droite avec l'écharpe tricolore), élu début mai, les élus locaux étaient nombreux ce samedi pour rendre hommage au maire André Bohrer, décédé en février, et inaugurer la nouvelle mairie de Muespach-le-Haut qui aura été son dernier projet. Photos L'Alsace /F.Zo.
Attendue pour la fin du mois de mars, la nouvelle mairie de Muespach-le-Haut n'a finalement été prête à être mise en service qu'en cette fin août. Ce samedi, après près de deux ans de travaux, le bâtiment a officiellement été inauguré en présence de nombreux élus et d'une centaine d'habitants. Un tournant dans l'histoire de la commune qui voit donc sa mairie déménager sur les hauteurs, place de l'Église, en lieu et place d'un presbytère inoccupé depuis plusieurs années.
Le dernier chantier suivi par André Bohrer

Transformer l'ancien presbytère en mairie, au sein d'un beau bâtiment qui domine la commune, c'était le projet d'André Bohrer, maire de Muespach-le-Haut depuis 1995 et élu au conseil municipal depuis 1989. Il aurait voulu le voir mener à son terme, l'inaugurer et en profiter. Mais, il est malheureusement décédé dans sa 71e année, en février 2019. Le dernier chantier communal, qu'il a suivi a donc vu le jour officiellement sans lui, ce samedi.

Pour témoigner à André Bohrer leur gratitude et leur reconnaissance, les élus de Muespach-le-Haut ont décidé d'appeler la salle du conseil municipal « salle André-Bohrer ». « Nous voulons également inviter ainsi les jeunes générations à se souvenir de ce bel exemple de dévouement à la cause publique », a ajouté le maire, élu début mai, Fernand Wieder.
Florian ZOBENBIEHLER PLUS WEB Notre diaporama sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Le corps retrouvé dans les décombres sera autopsié mardi

Publié dans le panorama le Dimanche 25 août 2019 à 08:00:17

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Le corps retrouvé dans les décombres sera autopsié mardi
 

 
Mercredi, dès que l'incendie s'est déclaré au 15 rue des Bouchers à Rouffach, une cellule de crise a été activée dans la cité. Cette dernière « restera en place le temps nécessaire », souligne Jean-Pierre Toucas, le maire de Rouffach. Par ailleurs, un périmètre de sécurité a été immédiatement mis en place, une nécessité pour permettre le bon déroulement des opérations de secours. « Ce périmètre sera allégé au fur et à mesure », explique le premier magistrat.
Le bilan humain et matériel

Le premier bilan dressé ce samedi a par ailleurs été l'occasion pour les autorités de détailler les difficultés auxquelles ont été confrontés les secours, en particulier à cause de la configuration des lieux, avec une multitude d'habitations qui sont imbriquées les unes dans les autres, avec une impasse et des ruelles très étroites. « Cette situation est bien connue des services départementaux d'incendie et de secours qui, dès lors qu'il s'agit d'intervenir dans un coeur historique, débloquent immédiatement les moyens nécessaires », rappelle Jean-Pierre Toucas. Aujourd'hui, les secours poursuivent leurs opérations de surveillance des lieux.

En ce qui concerne le bilan humain, une personne est décédée dans l'incendie et deux sapeurs-pompiers ont été blessés. « L'un, de Rouffach, a été électrisé, lors des premiers instants de l'intervention ; et l'autre, de Soultz, a été victime d'une chute de tuile. Ils sont tous les deux sortis de l'hôpital le lendemain et ne présentent aucune séquelle », détaille le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger, du Sdis 68.

Sept personnes ont dû être relogées. Le bilan matériel mentionne une maison totalement détruite. Il s'agit de celle où l'incendie s'est déclaré. Deux maisons mitoyennes sont également fortement endommagées. Une quatrième habitation a été touchée, en particulier la toiture, pour laquelle des mesures conservatoires seront rapidement mises en oeuvre.

« Notre objectif, dans ce type d'intervention, est de tout faire pour limiter l'extension de l'incendie aux autres bâtiments », explique le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger. La présence supposée d'une victime, qui a rapidement été confirmée aux secours, les a menés à axer leurs efforts sur le sauvetage de cette personne. « Au plus fort de la soirée du mercredi 21 août, nous étions 90 sapeurs-pompiers sur le terrain, avec une trentaine de véhicules d'intervention », évoque le chef des opérations.
Le marquage des chiens a permis de déterminer la présence de la victime

La phase de la recherche de la victime a également été très complexe, notamment à cause du type du bâtiment, en grande partie en bois. « Il y a eu de multiples effondrements de la structure. La toiture est descendue au fur et à mesure, jusqu'au niveau du premier étage. De lourdes opérations de déblaiement ont donc été engagées », indique le lieutenant-colonel. La solution de l'engagement d'une société privée a donc été choisie en cellule de crise. « Toute intervention par le bas mettait en danger la vie des personnels. Il a fallu intervenir poutre par poutre, morceau par morceau », précise-t-il. Deux équipes cynotechniques sont venues en renfort pour la recherche de la victime. « Les différents marquages des chiens nous ont permis, in fine, de découvrir un corps enseveli vendredi après-midi », révèle le lieutenant-colonel.
« Un expert incendie sera dépêché lundi sur les lieux »

Pour les gendarmes, le travail d'enquête ne fait que commencer. En l'absence d'un médecin légiste, un technicien en identification criminelle provenant de la plateforme judiciaire du groupement de la gendarmerie du Haut-Rhin, basé à Colmar, a été appelé, précise le commandant de la compagnie de gendarmerie Soultz-Guebwiller, Bruno Serain. Le corps a par la suite été transporté par les pompes funèbres à l'institut médico-légal de Strasbourg. Une autopsie sera pratiquée mardi matin pour déterminer les causes de la mort et identifier précisément la victime, l'amas de gravats ayant détérioré le corps. Les causes de l'origine du sinistre sont, pour l'heure, toujours inconnues. « Un expert incendie sera dépêché lundi sur les lieux », évoque le commandant.
Audrey NOWAZYK