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Amazonie : la crise écologique devient diplomatique

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:34:35

© L'alsace, Samedi le 24 Aout 2019
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Amazonie : la crise écologique devient diplomatique
 

 
La catastrophe environnementale en Amazonie est en train de déclencher un conflit diplomatique dur entre Paris et Brasilia. Photo MATO GROSSO FIREFIGHTERS DEPARTMENT/AFP
Les feux en Amazonie sont devenus un enjeu politique international. Et c'est la France qui a tiré en premier. En accusant le président brésilien Jair Bolsonaro de lui avoir « menti » sur ses engagements pour le climat, et en remettant en question l'accord commercial UE-Mercosur, Emmanuel Macron a ouvert vendredi un conflit diplomatique inédit avec le géant sud-américain.

Le président français avait mis les pieds dans le plat dès jeudi soir par deux tweets - l'un en français, l'autre en anglais -, où il parlait des incendies de l'Amazonie comme d'une « crise internationale ». Il a même pris des accents chiraquiens en reprenant la célèbre formule « Notre maison brûle » pour annoncer son intention d'évoquer le sujet ce week-end lors de la réunion du G7 à Biarritz - une proposition soutenue par l'Allemagne et le Canada - afin d'en sortir des «initiatives concrètes ».
« Mentalité colonialiste dépassée »

Jair Bolsonaro a rapidement répliqué à son homologue français, sur un ton cinglant. Choisissant lui aussi Twitter comme terrain d'expression, il a accusé Emmanuel Macron « d'instrumentaliser une question intérieure au Brésil », plaidé pour le « respect mutuel », et il l'a invité à s'occuper de ses affaires. Car le Brésil n'est pas convié au grand raout du G7. Parler de l'Amazonie « sans la participation de la région concernée évoque une mentalité colonialiste dépassée au XXIe siècle », tacle Jair Bolsonaro, qui a de nouveau accusé les ONG d'être à l'origine des incendies et de monter une « psychose environnementale ». Elles « perdent de l'argent [...]. Elles n'ont plus d'emploi, elles essaient de me renverser », avance le président brésilien.

En quelques jours à peine, la problématique écologique en Amazonie, qui avait émergé sur les réseaux sociaux avant d'être relayée par des personnalités, s'est internationalisée. Emmanuel Macron en profite pour se faire à nouveau le héraut d'un camp supposé « progressiste » contre celui du « populisme », incarné par le président Bolsonaro, provocateur, grand pourfendeur de militants écologistes, et défenseur de la déforestation en l'Amazonie.

Mais le dirigeant d'extrême droite bénéficie lui aussi de soutiens. Sous le mot-dièse #AmazoniaSemONG (Amazonie sans ONG), de nombreux internautes fustigent l'attitude d'Emmanuel Macron, pointent du doigt les feux de forêt en France ou dénoncent les associations écologistes « communistes » qui « se gavent de fonds publics ». Certains amateurs de théories complotistes affirment même que les images satellites des fumées ont été trafiquées.
« Graves conséquences pour les populations locales »

Pourtant, si 60 % de la superficie du bassin amazonien se trouve bien au Brésil, 40 % sont répartis dans huit autres pays voisins. Parmi eux, la Bolivie et le Paraguay sont eux aussi touchés par d'importants feux de forêt, provoqués par les brûlis des agriculteurs.

La France, aussi, est concernée à travers la Guyane. À ce titre, le ministère français des Affaires étrangères a rappelé vendredi que « les forêts tropicales jouent un rôle déterminant dans la lutte contre le changement climatique » et que ces incendies ont « de graves conséquences pour les populations locales et pour la biodiversité ». Mais le Quai d'Orsay ouvre aussi la voie à un dialogue « avec tous les acteurs de la région (États, collectivités locales, ONG, secteur privé) ».

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit « préoccupé » par la situation. L'avenir de l'Amazonie, « poumon vert de la planète », est désormais un sujet de préoccupation mondiale, et de tension entre la France et le Brésil.

Sur Twitter, la mobilisation ne faiblit pas. Le nouveau hashtag en vogue, #ActForTheAmazon, invite à cesser les discussions pour passer à l'action. Cela pourrait passer par une intervention de l'armée brésilienne, que Jair Bolsonaro pourrait mobiliser.
Aurélien POIVRET

 

 
 

 

G7 : vers un sommet explosif ?

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:31:09

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G7 : vers un sommet explosif ?
 

 
Malgré les apparences, le dernier G7 (l'an dernier au Canada) avait été le théâtre de déchirements entre les pays occiden taux. Photo Saul LOEB/AFP
Presque 45 ans après sa création, c'est un groupe en ordre dispersé qui se présente à Biarritz. Son unité a volé en éclats, et ces sept pays (États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada) ne représentent plus que 45 % du PIB global. Sera-t-il, à l'image de celui de 2018 au Canada, un théâtre de déchirements entre pays occidentaux ?
Un G7 renouvelé

Le format du G7, organisé ce week-end, tente d'adopter une nouvelle formule initiée par la France : des échanges plus directs entre dirigeants, des rencontres bilatérales plus nombreuses... Et des pays associés et présents à Biarritz : quatre « grands partenaires » (Afrique du Sud, Australie, Chili et Inde), ainsi que quatre pays africains (Burkina Faso, Égypte, Sénégal et Rwanda, Ndlr) jouant, selon l'Élysée, « un rôle moteur sur le continent » .

En choisissant « le combat contre les inégalités » comme thème, Paris espère une remise à plat de la fiscalité internationale. Dans le viseur : l'optimisation et l'évasion fiscales pratiquées par les grandes entreprises. Des pratiques qui coûtent près de 240 milliards d'euros par an aux États selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Paradoxalement, c'est en associant public et privé (au sein d'une coalition de 34 entreprises internationales pour réduire les inégalités) que Paris espère avancer sur ce dossier. L'Élysée le martèle : « Partout dans le monde, nous sommes témoins de manifestations d'un sentiment d'injustice porté par ceux qui se sentent oubliés de la mondialisation. » Les organisations non gouvernementales sont très critiques sur ce sujet.
Trump et Johnson,les deux font la paire

Donald Trump fera-t-il du Donald Trump ? Il a déjà annoncé la couleur en ciblant cette semaine l'économie allemande et la chancelière Angela Merkel. Puis en militant pour la réintégration de la Russie dans un format G8. En juin 2018, lors du dernier G7 au Canada, le président-businessman avait retiré sa signature du communiqué final quelques heures après l'avoir validé. Quoiqu'il arrive, à un an et deux mois de l'élection présidentielle américaine, Trump s'adressera, d'abord, par ses positions, à son électorat. En faisant cavalier seul ? Le seul susceptible de monter dans sa diligence : Boris Johnson, l'allié anglo-saxon. À quelques semaines d'un Brexit aux contours encore flous, sur les terres d'Aliénor d'Aquitaine, sir Boris pourrait surfer allégrement sur la provocation dans son nouveau costume de Premier ministre.
Macron en « go-between »

Hôte de ce G7, le président Macron joue une carte importante sur la scène internationale pour la suite de son quinquennat. Il développera des arguments pour une diplomatie pragmatique, au vu de la versatilité américaine et d'un climat international très mouvant. Les rencontres cette semaine à Brégançon avec Vladimir Poutine, puis à l'Élysée avec Narendra Modi (Inde) et, la veille du sommet, avec Jawad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, le placent au coeur de l'échiquier, en «go betwteen» (intermédiaire en anglais), et ont de quoi irriter Trump.

Avec Angela Merkel et Justin Trudeau, l'Italie, en plein éclatement politique, la France, malgré la crise des gilets jaunes, pourrait ressembler ce week-end à un port d'attache rassurant pour lutter contre « les peurs contemporaines comme la peur climatique, la peur technologique ou la peur des migrations », selon les propres mots du chef d'État.

Des avancées peuvent se produire au G7, même s'il ne faut pas attendre de vraies décisions. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement français a déjà prévenu : « Il n'y aura pas de communiqué officiel à la fin du sommet. »
Envoyé spécial au Pays basque, Xavier FRERE

 

 
 

 

Macron s'adressera aux Français ce samedi à 13 heures

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:30:35

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Macron s'adressera aux Français ce samedi à 13 heures
 

 
Emmanuel Macron s'adressera aux Français ce samedi à 13 heures à la télévision pour expliquer les enjeux du sommet du G7, a annoncé vendredi soir l'Élysée. « Juste avant l'ouverture du sommet, le président souhaite expliquer ses enjeux et les objectifs recherchés pour la vie concrète des Français », a précisé l'Élysée.

 

 
 

 

La France va accueillir 150 migrants

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:35:52

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La France va accueillir 150 migrants
 

 
Ils patientaient pour certains depuis quinze jours. À bord de l'Ocean Viking, les 356 migrants africains, secourus par le navire de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF), ont laissé éclater leur joie vendredi. Ils ont appris qu'un accord européen avait été trouvé pour qu'ils puissent enfin débarquer à Malte et être accueillis en France, en Allemagne, en Irlande, au Luxembourg, au Portugal et en Roumanie.
Cris de joie sur le navire

« Nous ne retournerons jamais ! », ont aussitôt entonné des Soudanais, qui comptent pour les deux tiers des groupes secourus après avoir fui la Libye sur des canots pneumatiques qui leur garantissaient bien peu d'avenir. Leur bonheur a largement débordé le porte-conteneur, déferlant sur le pont de bois où tous dormaient, serrés, dans la promiscuité, depuis près de deux semaines.

« Great job ! Bravo ! », « Merci Malte », « Merci SOS », « Merci à tous ». Les personnes recueillies sur l'Ocean Viking ont salué la nouvelle, par des applaudissements, des youyous et des cris de joie. « Merci mama ! » : les jeunes se sont rapidement portés vers l'équipe médicale de MSF, embrassant et soulevant l'infirmière, Mary Jo, qui a pris soin d'eux depuis leur arrivée à bord.

Le bateau, parti le 4 août de Marseille, battant pavillon norvégien, était à l'arrêt dans le canal de Sicile entre Malte et la petite île sicilienne de Lampedusa. Empêché par Malte au dernier moment de se ravitailler, à l'aller, en eau et en carburant, il commençait à manquer de vivres.

Dans un tweet, le Premier ministre maltais Joseph Muscat a précisé que le débarquement se ferait au large, par transfert des candidats à l'immigration sur des vedettes de ses garde-côtes.
40 migrants de l'Open Arms accueillis en France

Le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a remercié Malte d'avoir fait preuve « de solidarité concrète » en permettant le débarquement des migrants et s'est félicité de l'accord trouvé entre les États européens « dans un esprit de responsabilité collective ». Depuis Paris, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé que la France accueillera 150 des 356 migrants, soulignant que « la France maintient sa solidarité », trois jours après avoir décidé de recueillir 40 migrants du navire espagnol Open Arms.

 

 
 

 

Les universités plurielles de la gauche

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:36:57

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Les universités plurielles de la gauche
 

 
Olivier Faure (PS) appelle au rassemblement de la gauche, quand Yannick Jadot (EELV) tente de surfer sur sa popularité après le score de son parti aux élections européennes (13,5 %). Photos Nicolas TUCAT et Pascal PAVANI/AFP
Depuis quand la trêve estivale avait-elle été à ce point respectée ? Mais la rentrée est là : après le conseil des ministres de mercredi, qui a vu le président rappeler « la tension sous-jacente » dans le pays, les partis de gauche tiennent ce week-end leurs universités d'été.
PS : du fond, mais lequel ?

Les socialistes retrouvent La Rochelle, site historique de leur rendez-vous estival, mais sans avoir jeté la rancune à la rivière. Le premier secrétaire Olivier Faure appelle au rassemblement, « sinon c'est le tapis rouge pour la réélection d'Emmanuel Macron » en 2022. Mais il subit la critique de l'ancien ministre Stéphane Le Foll, selon qui « le PS manque cruellement d'un débat de fond ».
Verts : la vie en rose

Réunis à Toulouse, ils se défendent « d'avoir le melon », après leur score des européennes (13,5 %). Ils peuvent cependant se réjouir avec leur futur ex-secrétaire national David Cormand que « les questions posées par les écologistes sont désormais sur le devant de la scène ». L'heure est donc à se poser en parti de gouvernement. Cela n'interdit pas ce débat : « Gilets jaunes, gilets verts, même combat ? »
LFI : ouverture télévisée

« Dans un esprit de débat et d'ouverture », selon son coordinateur Adrien Quatennens, La France insoumise (LFI) accueille dans ses « Amfis »... l'animateur de télévision Thierry Ardisson. L'objectif est aussi, poursuit le coordinateur, de faire la « démonstration » qu'il n'y a « pas besoin de l'omniprésence » de Jean-Luc Mélenchon, en tournée en Amérique latine, notamment pour rendre visite à Lula en prison, « pour que tout fonctionne ».
PC : défense d'un aéroport

Les communistes font leur rentrée à Aix-en-Provence en mobilisant sur le référendum contre la privatisation des Aéroports de Paris (ADP). Et eux aussi s'interrogent sur les gilets jaunes, et reçoivent samedi le politologue Thomas Branthôme, passé la veille chez LFI...

Après la gauche viendra le tour de la droite et du centre : Les Républicains le week-end prochain à La Baule, LREM le week-end suivant à Bordeaux, enfin le Rassemblement national le week-end des 14-15 septembre. Entre-temps, le 10 septembre, les députés auront fait leur rentrée.
F. B.

 

 
 

 

Le général veut faire payer le maire

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:23:15

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raportages - Le général veut faire payer le maire

 

 

 

 

 

Dessin DNA /PHIL
Le général veut faire payer le maire
L'annulation d'un concert du prochain festival de jazz de Colmar, sur fond de querelle au conservatoire, a fait réagir le général Friedrich. L'ancien chef de corps du 15/2 n'a pas raté l'occasion de tacler Gilbert Meyer sur le... coût porté aux finances de la Ville. Candidat d'opposition (liste Burger) aux dernières municipales, Bernard Friedrich suggère que le maire de Colmar assume financièrement cette décision. « Il reste(rait) ainsi fidèle au fameux précepte du "qui commande paie" dont il a toujours appliqué la règle» ironise l'ancien militaire, en évoquant «les frais entraînés par un courrier personnel aux Colmariens pour le soutien d'un candidat de ses amis à la dernière présidentielle» ou encore «le remplacement des sapins rouges malencontreusement mis en place par les services (in) compétents de la Ville ! ».
Fallait pas l'inviter

Arrivée à bon port, la péniche du Grand Est sera inaugurée officiellement ce matin à Biesheim, en présence de nombreux élus. Mais pas celle de Christian Zimmermann, « seul élu régional du Grand Est sur le territoire de la communauté de communes du Pays de Rhin-Brisach ». Le conseiller RN explique : « Je ne m'associerai pas aux festivités » pour ne pas « cautionner cette opération de propagande [...] qui a pour unique objectif, avec l'argent du contribuable, de créer une pseudo identité grandestienne », à hauteur de 300 000 EUR annuels. Pour une fois que son carton d'invitation n'avait pas été « oublié »...
Pas assez attractive, Colmar ?

Gilbert Meyer a fini par obtenir une réponse du ministre de l'Intérieur. Le maire de Colmar avait interpellé Christophe Castaner sur la question des effectifs de la circonscription de sécurité de Colmar, qui compte 133 policiers et adjoints de sécurité. « Trois postes d'officiers de police judiciaire ont récemment été ouverts et n'ont malheureusement recueilli aucune candidature », écrit le ministre, qui promet un réexamen des effectifs « à l'occasion des prochains mouvements de personnels ». Peut-être qu'une projection d'un épisode du « Chinese restaurant », agrémentée de la lecture d'un ancien numéro de Capital louant la bonne gestion municipale, serait de nature à convaincre les candidats de rejoindre la « 3e  plus belle destination touristique d'Europe » ?

 

 

 

 

 

chasse - Les nouveaux schémas départementauxadoptés au forceps

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:28:35

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chasse - Les nouveaux schémas départementaux adoptés au forceps
 

 
Un chasseur à l'affût sur un mirador, mercredi soir dans le Sundgau. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Dans le Bas-Rhin comme dans le Haut-Rhin, c'est un « ouf » de soulagement qui a retenti dans les fédérations de chasse. Car si les négociations ont été difficiles pour établir les nouvelles règles de chasse pour la période 2019-2025, les chasseurs ne s'en sortent pas si mal. Pas question, en effet, dans les nouveaux schémas départementaux de gestion cynégétique, d'interdire l'agrainage (l'apport de nourriture aux animaux sauvages sur leur territoire) ou d'instaurer un jour de non-chasse hebdomadaire. Ce qui n'empêche pas que les chasseurs vont devoir faire face à de nouvelles obligations, notamment en matière d'agrainage. Contraintes cependant différentes entre les deux départements alsaciens.

« Nous avons réussi à trouver un consensus », résume le président de la fédération des chasseurs du Haut-Rhin, Gilles Kaszuk. « Ce qui n'était pas évident dans la mesure où la révision du schéma, en mars 2018, a débuté dans un climat d'opposition de la quasi-totalité de nos partenaires et interlocuteurs. Il a fallu 51 réunions et plus d'une centaine d'heures de discussion pour expliquer, convaincre et déboucher sur ce document qui préserve les intérêts des chasseurs mais tient compte, aussi, des impératifs de toutes les parties. »
Hausse des tirs de cervidés

« Ce nouveau schéma approuvé pour les six prochaines années comporte les orientations devant permettre de retrouver une situation d'équilibre agro-sylvo-cynégétique », a précisé la préfecture du Haut-Rhin, dans un communiqué. Selon les services de l'État, « il comporte de nouvelles dispositions en matière de pratiques d'agrainage devant permettre de lutter contre la prolifération des sangliers et ainsi diminuer les dégâts trop élevés aux cultures et aux prairies. Concernant le grand gibier (cerf, daim, chamois, chevreuil), il impose aux chasseurs des prélèvements à la hausse pour corriger la surabondance d'animaux avec comme objectif la sortie de la situation de déséquilibre actuelle dans laquelle les dégâts en forêt et sur les prairies de montagne sont encore trop importants », indique encore la préfecture, qui a mis en ligne sur son site internet les 165 pages du schéma, mais aussi les notes de synthèse et les éléments de la consultation publique.

« Ce schéma répond à l'objectif, essentiel, qui est d'étendre les moyens pour réduire les populations de sangliers et de maintenir ou rétablir l'équilibre sylvo-cynégétique là où les cervidés sont en surnombre, notamment dans les vallées de Sainte-Marie-aux-Mines, Munster et Saint-Amarin », explique Gilles Kaszuk.

Le président de la fédération des chasseurs du Haut-Rhin regrette cependant l'instauration de deux régimes d'agrainage, entre montagne et plaine. « Nous y avons été contraints et forcés, mais nous avons préservé l'essentiel, à savoir la kirrung [agrainage limité à un kilo par jour, afin de contenir les sangliers en forêt, NDLR] et la préparation des battues, deux fois par mois et à deux endroits différents. La kirrung, ce n'est pas du nourrissage. Comme un pêcheur, le chasseur a besoin d'appâter le sanglier », assure Gilles Kaszuk.
La kirrung préservée

« La vocation du schéma n'est pas de brimer les chasseurs, poursuit-il, mais de s'attaquer aux quelques irresponsables qui font du tort à l'immense majorité des chasseurs respectueux de la réglementation. Le contrôle des pratiques constitue évidemment le corollaire de cette politique. Là où il y aura tricherie manifeste et répétée, la fédération souhaite des sanctions. »

Gilles Kaszuk est inquiet pour l'avenir de la chasse. « Nous sommes pris entre deux feux : d'un côté, on nous accuse de trop tirer et d'être des assassins, et de l'autre, les gestionnaires des forêts ou le Parc des Ballons nous tombent dessus parce qu'on ne tire pas assez. Si la nature appartient à tout le monde, je rappelle que nous sommes là pour la réguler. »
Textes : Laurent BODIN PLUS WEB L'interview de Gilles Kaszuk en vidéo sur lalsace.fr

 

 
 

 

L'Alsace évacuée, un numéro exceptionnel et rare

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:46:22

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L'Alsace évacuée, un numéro exceptionnel et rare
 

 
Le numéro 41 de « Saisons d'Alsace » portant sur « L'Alsace évacuée » est en vente depuis aujourd'hui. DR
Quatre-vingts ans après les faits, l'épisode prête toujours à confusion : l'évacuation n'est pas l'exode avec lequel on l'a souvent lié. Il ne s'agissait pas, alors, de fuir, comme ce sera le cas en mai et juin 1940, l'avancée des troupes allemandes dans un réflexe de survie, mais d'évacuer préventivement tout un territoire situé le long du Rhin. Le gouvernement français entendait ainsi éviter le massacre des populations coincées entre la ligne Maginot et la ligne Siegfried ; faire place nette aux militaires aussi.

Le jour de la mobilisation générale donc, en tout début d'après-midi, les sirènes ont hurlé à Strasbourg et le tocsin a retenti dans les campagnes. Comme un seul homme, 350 000 Alsaciens, hommes, femmes et enfants, ont déserté en quelques heures les villes et villages concernés. Pour grimper dans des wagons à bestiaux sans sièges, aux planchers recouverts de paille, et s'embarquer pour un voyage qui fut une véritable épopée. Ils passeront plusieurs jours, une semaine parfois, à brinquebaler sur les rails du pays avant d'arriver en terre inconnue.

Un déracinement brutal qui durera une année avant un retour traumatique, après l'été 40, sur un sol désormais nazifié.

Événement sans équivalent dans l'histoire de l'Europe, l'évacuation aura marqué des générations d'Alsaciens et de Mosellans qui ont tout quitté en quelques heures, avec pour seul bagage des provisions pour trois jours et un sac de 30 kg. Ce déplacement massif de populations rurales ne parlant souvent que le dialecte germanique dans des contrées où on ne s'exprimait qu'en patois d'oc a été un drame humain longtemps négligé et méconnu.
Relancer l'intérêt du public et des chercheurs

À sa sortie, en septembre 2009, le numéro exceptionnel et rare que Les Saisons d'Alsace remettent en vente ce samedi avait comblé un vide. Exceptionnel, parce que cet ouvrage de 112 pages offre l'une des visions les plus complètes et les plus documentées de cet événement majeur de l'histoire de la région, avec des documents, des reportages et des témoignages alors inédits. Rare, parce qu'à sa sortie, ce magazine a fait date et relancé l'intérêt du public et des chercheurs pour cette période alors encore largement méconnue.

Ce Saisons d'Alsace n° 41 a d'ailleurs été un énorme succès de librairie. Il n'aura fallu que quelques jours pour que ce numéro soit épuisé au grand désespoir de ceux qui n'avaient pu se le procurer.
P.C. LIRE Saisons d'Alsace n° 41, « L'Évacuation racontée par ceux qui l'ont vécue ». 112 pages, 9 EUR. En vente en kiosques, dans les agences L'Alsace et DNA, les librairies et les grandes surfaces.

 

 
 

 

Morschwiller-le-Bas Cercle St-Ulrich Les préparatifs de rentrée vont bon train

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:25:22

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Morschwiller-le-Bas  Cercle St-Ulrich
Les préparatifs de rentrée vont bon train
La période des vacances d'été a été utilisée au Cercle St-Ulrich pour réaliser différents travaux afin d'améliorer les locaux de l'association.
 

 
Il a été procédé à l'isolation du grenier avec la pose, en 2 couches, de 200 m² d'isolant de laine de roche après avoir débarrassé l'espace du matériel stocké à cet endroit depuis plusieurs années.

Ce travail a été effectué par l'équipe de l'association sous la direction du Président Jean-Pierre Mangin. Par ailleurs, l'ancienne porte d'entrée principale a été changée par une entreprise. Ainsi c'est une nouvelle porte en aluminium, largement vitrée, qui donne maintenant un nouvel aspect au bâtiment.

C'est également une entreprise qui a rénové entièrement la scène avec la mise en place d'un faux plafond sur solives et l'isolation complète du plafond et des murs. La mise en peinture et les travaux d'électricité compléteront cette rénovation qui permettra de faire des économies d'énergie le prochain hiver. Le montant des dépenses pour ces travaux s'établit à 30 892 EUR, couvert par un triple financement : 10 000 EUR du Conseil Départemental, 6 000 EUR de la Commune et 14 000 EUR par un emprunt à moyen terme à titre d'autofinancement.
Un programme d'activités déjà chargé

44 activités sportives, culturelles et socioculturelles sont proposées aux jeunes et adultes du village et de la région. Une plaquette explicative a été distribuée dans village. Elle est également à la disposition au hall d'entrée de l'association, 8, rue Large, et disponible 7 jours sur 7, ainsi qu'à la Mairie. On peut également consulter le site à l'adresse cerclestulrich.net
Une semaine de découverte

Cette année, il est proposé une semaine de découverte des activités, du 2 au 7 septembre. Les responsables des différentes sections accueilleront bénévolement les intéressés à venir voir comment se déroulent les activités, aux horaires qui seront pratiqués durant la saison.

La Journée d'inscription, pour toutes ces activités, aura lieu le vendredi 6 septembre, de 18h à 20h, dans les locaux de l'association. Des responsables seront présents pour donner tous les renseignements nécessaires à la pratique de l'activité. Les cotisations peuvent être réglées, soit par chèque, soit en espèces.
Changement de secrétariat

La secrétaire en place jusqu'à présent, Juliette Bato-Schmitt, faisant droit à sa mise à la retraite, est remplacée par Danièle Baldeck qui sera à disposition des personnes aux heures d'ouverture suivantes : lundi-mardi-jeudi-vendredi, de 9 h à 12 h et le mercredi de 16 h à 19 h.
L.B. Contact : Tél. aux heures d'ouverture du secrétariat : 03.69.77.35.83 - mail : secretariat@cerclestulrich.net

Contact : Tél. aux heures d'ouverture du secrétariat : 03.69.77.35.83 - mail : secretariat@cerclestulrich.net

 
 

 

kingersheim - Une démarche qui va dans le bon sens

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:26:58

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kingersheim - Une démarche qui va dans le bon sens
 

 
Kingersheim s'interroge sur le climat depuis plus d'une quinzaine d'années. Le Camp climat s'y est déroulé cet été.
La Ville de Kingersheim s'interroge depuis plus d'une quinzaine d'années sur son impact sur le climat et les modes de consommation d'énergie. Au point d'avoir dépassé le stade de l'interrogation. Une démarche Cit'ergie lancée en septembre 2015, un contrat « Équilibre » signé avec EDF deux ans plus tard garantissant que toute l'électricité de la commune soit d'origine hydraulique, éolienne, etc., la généralisation des lampadaires équipés de leds et de la limitation à 30 km/h dans les rues... Cet été, la ville de près de 13 500 habitants a accueilli le Camp climat. Cet hiver, son marché de Noël se focalisera à nouveau sur la question du recyclage.

Le Camp climat a été organisé début août à Kingersheim. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Kingersheim a instauré des zones de circulation à 30 km/h. Archives L'Alsace

Jo Spiegel, maire de Kingersheim, conseiller communautaire délégué à la transition énergétique et environnement, lors de la pose de la première pierre de l'unité de méthanisation du Sivom de la région de Mulhouse à Sausheim. Archives L'Alsace /Thierry GACHON
378 000 m² de panneaux photovoltaïques pour produire assez d'électricité pour chaque foyer

Certains Kingersheimois diront que tout n'est pas si vert et qu'il existe un décalage entre les ambitions de l'équipe du maire Jo Spiegel, les effets d'annonce et les réalisations. D'autres y verront un « pas en avant », à l'image de Raymond Michard, installé à Kingersheim depuis 1986. L'exemple de l'installation des panneaux photovoltaïques à la salle polyvalente serait le plus frappant. Selon les données communiquées par la Ville, en partant d'un ratio de 28 m² de panneaux par foyer, il faudrait installer près de 378 000 m² de panneaux pour produire assez d'électricité pour chaque foyer kingersheimois. Même avec les projets prévus à l'école du Centre et sur le site Eselacker (lire ci-dessus), on serait encore loin du compte.

« On est loin du bout de l'optimisation et ce n'est pas ça qui va changer nos habitudes, mais on sent bien qu'à Kingersheim, il y a une démarche générale sur le climat. Une démarche qui va dans le bon sens », reprend Raymond Michard, qui a travaillé toute sa vie dans le secteur automobile. L'homme insiste surtout sur la mobilisation de chacun : « La municipalité n'est qu'un acteur. Il y a deux ans encore, je serais venu à la réunion à la salle polyvalente en voiture alors que j'habite à deux pas. Aujourd'hui, avec mon épouse, on privilégie le vélo, la marche. C'est juste un changement d'habitude à adopter. »

Un sentiment partagé par Serge Muller, arrivé à Kingersheim en août 2004. « Il faut continuer à mobiliser car il y a peu de répondant au niveau de nos concitoyens », regrette-t-il.
« On sent la même ambition depuis quinze ans »

Ce dernier - comme Raymond Michard d'ailleurs - assure n'avoir jamais fait partie de l'équipe municipale. Éducateur spécialisé à la retraite, Serge Muller avance « vivre dans une commune où on sent la même ambition depuis quinze ans, l'envie d'avancer sur les énergies renouvelables et la démocratie participative ». Sans que cela se ressente pour autant sur ses factures. « Par contre, la commune communique de manière très intense sur la baisse des factures qu'elle paie sur l'électricité, avec le passage aux leds. Ce qui devrait se traduire dans les impôts locaux, que je trouve élevés, alors que ce n'est pas le cas », observe Serge Muller. « Mais ça pourrait être pire. Il n'y a pas d'inflation non plus et on sent que la commune, malgré la baisse des dotations de l'État, cherche à contenir les coûts. »

« On ne pourra pas être sur toutes les actions », reconnaît de son côté l'adjoint au maire Laurent Riche. « Notamment les actions gérées par la communauté d'agglomération, comme les transports publics, les déchets... Et pour les pistes cyclables, même si nous pouvons agir sur les pratiques de mobilité, il y aura besoin, à l'avenir, d'un vrai partenariat entre le Département et l'agglo. »

 

 
 

 

rouffach - Un corps retrouvé dans les décombres

Publié dans le panorama le Samedi 24 août 2019 à 08:27:43

© L'alsace, Samedi le 24 Aout 2019
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rouffach - Un corps retrouvé dans les décombres
 

 
L'opération de dégagement des décombres s'est poursuivie ce vendredi. Les victimes ont tout perdu. Photo L'Alsace /Caroline ZIMMERMANN
Les opérations de dégagement des décombres se sont poursuivies durant toute la journée ce vendredi rue des Bouchers, à Rouffach, à la suite de l'incendie qui s'est déclaré au n° 15 de cette même rue mercredi soir. Si le bâtiment est désormais sécurisé et que les structures sont stables, « les opérations devraient se prolonger, sur une durée encore méconnue », indique le commandant de la compagnie de gendarmerie Bruno Serain.

Sur le site de l'incendie, les secours ont bénéficié, dès jeudi après-midi, du concours d'une entreprise spécialisée qui, au moyen d'une grue, s'est employée à déconstruire le bâtiment par le haut afin de permettre l'extraction des décombres. « C'est une opération longue et difficile », souligne le 1er adjoint de la ville de Rouffach, Gilbert Schmitt.
L'identité de la victime reste à confirmer

Ce vendredi, en début d'après-midi, un corps, partiellement enseveli sous les gravats, a été retrouvé. « Il s'agit probablement de l'occupant du logement, mais les constatations d'usage sont en cours », souligne le commandant Serain.

Ce samedi matin, un point officiel sera organisé par les autorités, lors duquel l'identité de la victime devrait être confirmée.
Audrey NOWAZYK