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Les Français souhaitent une école plus inclusive

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 06:57:20

© L'alsace, Vendredi le 23 Aout 2019
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Les Français souhaitent une école plus inclusive
 

 
62 % des personnes interrogées estiment que les enfants en fauteuil ou à mobilité réduite sont mal insérés au sein du système scolaire. Photo Julio PELAEZ
Pas facile d'aller à l'école, pas facile de se former pour un enfant victime de handicap. En dépit des discours réitérés sur l'inclusion, les deux tiers des Français pensent toujours que c'est le cas lorsqu'on souffre d'un handicap, quel qu'il soit. Ce sentiment est renforcé au sujet des enfants présentant des déficiences intellectuelles ou des troubles autistiques.

Ainsi, 62 % des personnes interrogées estiment que les enfants en fauteuil ou à mobilité réduite sont mal insérés au sein du système scolaire. Cette proportion monte à 64 % pour les enfants présentant un trouble « dys » et à 72 % pour les enfants sourds ou aveugles. Mais ils sont encore plus nombreux (82 %) à penser que ceux qui présentent un handicap mental sont mal insérés.

Les Français sont-ils donc favorables à leur scolarisation dans les classes du secteur public ? D'après le sondage, le oui est massif quand il s'agit d'enfants en fauteuil (89 %) ou souffrant de troubles « dys » (83 %). Il est moins net pour les enfants autistes (72 %) ou avec des déficiences intellectuelles de type trisomie 21 (70 %). Pour les enfants sourds ou aveugles, c'est entre les deux : 77 % des Français sont favorables à une scolarisation en milieu ordinaire.
Davantage de résistance pour le handicap mental

Devant l'alternative de l'accueil en « établissements spécialisés », l'hésitation et le hiatus sont plus marqués : presque la moitié des sondés préférerait que les enfants avec handicap psychique ou mental soient inscrits dans ce type d'établissement (46 % pour les enfants autistes et 49 % pour les enfants présentant des déficiences intellectuelles). Ils sont un peu moins nombreux à marquer cette préférence pour les enfants sourds ou aveugles (42 %). La proportion tombe à 26 % pour les enfants « dys » et à 14 % pour les enfants en fauteuil.

Presque la moitié estime que la présence en classe d'un enfant porteur de handicap favorise l'ouverture d'esprit, tout en jugeant aussi (environ quatre personnes sur dix) que cela complique l'organisation d'activités collectives, la mise en oeuvre du programme éducatif, le maintien de l'attention en classe. Cette opinion est plus largement partagée lorsqu'il s'agit d'un handicap psychique ou mental.

Enfin, moins d'un tiers des personnes questionnées (un peu plus chez les moins de 35 ans) trouve qu'on dépense assez pour la scolarisation de ces enfants même si, globalement, une petite majorité pense que des progrès ont été réalisés depuis quelques années.

Neuf sur dix sont favorables à des initiatives des pouvoirs publics pour rendre l'école plus inclusive et 74 % pensent que ce projet a des chances de se réaliser.
Muriel FLORIN (1) Le sondage, réalisé par Harris Interactive, a été effectué à la demande des associations Trisomie 21, la Fnaseph et l'ANPEA. L'enquête auprès d'un échantillon de 1 001 personnes s'est déroulée le 22 et 23 juillet.

 

 
 

 

Macron-Johnson : concours de postures à l'Élysée

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:05:42

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France/royaume-Uni Brexit
Macron-Johnson : concours de postures à l'Élysée
Le président français et le Premier ministre britannique ont affiché une confiance qui dissimule d'autres objectifs : la réforme de l'Europe pour l'un, des élections pour l'autre...
 

 
Quand Boris et Emmanuel se racontent des histoires...
Boris Johnson a réussi son premier déplacement européen, mercredi à Berlin puis jeudi à Paris : la presse anglaise pro-Brexit met à la Une sa capacité à bouger l'Union sur le point dur du « backstop » irlandais. « Emmanuel Macron dit : oui ! » titre le Daily Mail. « Boris a triomphé à Berlin », renchérit The Sun...
La clé est à Dublin

Faux-semblant. La chancelière a certes estimé qu'un accord était possible dans les trente jours, en particulier sur l'Irlande. Emmanuel Macron a embrayé, se disant « confiant » sur le même objectif... Mais la clé est ailleurs. Elle est en Irlande, dont le Premier ministre Leo Varadkar a encore constaté l'impossibilité de s'entendre avec Boris Johnson après une heure de conversation téléphonique, lundi. Et elle est à Bruxelles, où le négociateur de l'Union, Michel Barnier, se tait : il attend le G7 de Biarritz, qui assied à la même table le trio Johnson-Merkel-Macron.
La menace du Brexit Party

Pourquoi crier victoire, alors ? Parce que Boris Johnson est en campagne électorale. Le calendrier est connu : congrès de mobilisation du parti conservateur fin septembre à Manchester, sortie de l'Union le 31 octobre, et aussitôt après, des élections. Le Premier ministre est convaincu que les électeurs lui donneront une majorité pour avoir réalisé leur volonté, exprimée il y a trois ans par référendum.

Mais cette perspective enlève toute marge de manoeuvre à Boris Johnson. La moindre apparence de concession est stigmatisée par le Brexit Party, qui a prouvé aux européennes qu'il peut tuer les Conservateurs (30,7 % contre 8,8 %).
« Paix irlandaise » en Europe

Emmanuel Macron n'est pas plus sincère quand il affiche sa « confiance » au côté de Boris Johnson, dans la cour de l'Élysée. Il l'était davantage la veille, devant la presse présidentielle, quand il traitait « d'irresponsables » « ceux qui « jouent » avec la question du backstop, ou quand il martelait : « La paix irlandaise est la paix européenne » - en diplomatie on appelle cela un intérêt vital, non négociable.

Alors pourquoi feindre la confiance ? Parce qu'il importe de ne pas apparaître en fauteur de chaos. Angela Merkel a parlé de trente jours pour un accord ? Il répète, et tant pis si la chancelière explique plus tard un peu piteusement que ce délai était purement symbolique... Pour le président français, l'essentiel est ailleurs, dans les réformes de l'Europe qu'il espère mettre en oeuvre avec la nouvelle présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Et pour cela, mieux vaut que le Brexit ait lieu le plus rapidement possible - avec ou sans accord.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Strasbourg Les raisons d'une volte-face L'indécision estivale de Philippe Bies, qui ouvre la voie de la tête de liste à Mathieu Cahn, a plusieurs origines. Tour d'horizon des différentes raisons qui ont pu faire douter l'ancien député, favori jusqu'ici

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:15:49

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Strasbourg  
Les raisons d'une volte-face
L'indécision estivale de Philippe Bies, qui ouvre la voie de la tête de liste à Mathieu Cahn, a plusieurs origines. Tour d'horizon des différentes raisons qui ont pu faire douter l'ancien député, favori jusqu'ici pour conduire la liste du PS après le retrait de Robert Herrmann.
 

 
Proches politiquement, Mathieu Cahn et Philippe Bies (autour de Roland Ries), briguent tous deux la tête de liste PS. Mais le premier a peut-être pris une longueur d'avance sur le deuxième.
La surprise est de taille : Philippe Bies annonce en privé, le 8 ou le 9 juillet dernier, aux grands élus du PS, qu'il renonce à conduire la liste socialiste aux municipales 2020. L'adjoint au logement s'était pourtant lancé le premier dans la course à la tête de liste aux municipales en juin 2018, avec la création de son association « Strasbourg Demain ».
Bies parti le premier et rattrapé par Cahn

Mettant de facto son concurrent d'alors - Robert Herrmann - sous pression. Poussant notamment le président de l'Eurométropole à montrer ses muscles. Peut-être un peu trop, puisque Robert Herrmann s'était montré alors trop gourmand, en exigeant à la fois le fauteuil de maire et la présidence de la collectivité intercommunale. Une exigence qui est mal passée auprès des socialistes. Robert Herrmann avait fini par renoncer devant la détermination de Philippe Bies de ne pas se ranger derrière lui avant une primaire interne, voyant sa base électorale privée de l'apport d'une partie du PS et de son appareil. Philippe Bies avait remporté cette manche.

Pendant ce temps, la position de Mathieu Cahn, adjoint à l'Animation et de la Meinau, se cantonnait à « réfléchir à une candidature ». Avant de partir en vacances, celui qui a été patron du PS 67 pendant dix ans (de 2005 à 2015), avait indiqué aux DNA - de manière énigmatique - avoir « pris (s) a décision ». Sans préciser laquelle... Aujourd'hui, le mystère est levé : il sera candidat à la tête de liste du PS.
Des proches devenus concurrents ?

Comment ce duo de proches, passés tous deux par la mairie d'Illkirch-Graffenstaden sous Jacques Bigot, et qui forme avec Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS 67, l'ossature de l'appareil socialiste, ont-ils pu se trouver en concurrence ?

Comme pour Robert Herrmann, une partie de la réponse est sans doute à trouver dans le sondage commandé par le PS avant l'été, dont les résultats - sans doute décevants - n'ont pas été dévoilés. Interrogé sur le sujet, Mathieu Cahn a souhaité ne pas le commenter, tout en reconnaissant que « les uns et les autres ont pris leurs responsabilités ».

En effet il a eu pour conséquence de précipiter les décisions : l'arrivée du sondage coïncide curieusement avec le départ éclair et surprise de Robert Herrmann. Cette même raison, un élément tangible et palpable, pourrait avoir fait hésiter Philippe Bies cet été. Interrogé le 11 juillet dernier par les DNA, il semblait contrarié et restait évasif sur la suite. Renvoyant au 30 août, date d'ouverture des candidatures au PS. Avant le vote militant qui doit se dérouler le 19 septembre.
Profil de Philippe Bies plus clivant ?

De l'avis de différents militants et d'adversaires politiques, le profil de Philippe Bies est considéré comme plus clivant que celui de Mathieu Cahn pour une candidature de rassemblement du PS. Mathieu Cahn est perçu comme « plus rond et tout aussi compétent [il] pourrait être une option plus consensuelle ».

Autre élément qui peut jouer : l'appui de Robert Herrmann. Lorsqu'il a annoncé sa décision de se retirer du jeu politique, il s'est empressé d'ajouter qu'il ne soutenait personne. Laissant entendre implicitement, sans le nommer, qu'il ne soutiendrait pas Philippe Bies - qui tenait alors la corde. Et dont il a peu goûté la candidature contre lui.
Des soutiens de poids ?

Robert Herrmann semble donc plus proche de Mathieu Cahn, à qui il a confié la vice-présidence de l'Eurométropole en charge des affaires de la Ville de Strasbourg. Et à qui il a réservé, de surcroît, « son » siège de conseiller départemental dans le canton Strasbourg 1 (en binôme avec Suzanne Kempf) en 2015. Et ce, au détriment de Paul Meyer, adjoint au Centre, qui pensait être plus légitime sur le poste.

Il est donc plausible qu'il peut bénéficier du soutien du président de l'Eurométropole. Ainsi que celui de Catherine Trautmann, autre figure emblématique socialiste et proche de Robert Herrmann, qui pourrait s'engager dans la bataille des municipales.

Aujourd'hui Philippe Bies annonce qu'il ne faut pas tenir compte de son message estival et qu'il est toujours en course. Peut-être, mais son ami Mathieu Cahn lui est sans doute passé devant. En profitant de son hésitation.
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

L'enquête visant Alexis Kohler classée sans suite

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:07:21

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L'enquête visant Alexis Kohler classée sans suite
 

 
Le parquet national financier (PNF) a classé sans suite l'enquête qui visait le bras droit d'Emmanuel Macron, Alexis Kohler, soupçonné de conflits d'intérêts en raison de ses liens familiaux et professionnels avec l'armateur italo-suisse MSC.

« Après un an d'enquête, l'analyse des éléments recueillis par la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la direction générale de la police judiciaire ne permet pas de caractériser les infractions initialement suspectées », a expliqué jeudi le PNF dans un communiqué.

L'enquête avait été ouverte le 4 juin 2018 après « la publication de plusieurs articles de presse » sur un éventuel conflit d'intérêts entre les anciens postes du secrétaire général de l'Élysée dans la haute fonction publique et ses liens familiaux avec MSC, très important client de l'entreprise STX France (aujourd'hui renommé Chantiers de l'Atlantique) qui gère les chantiers navals de Saint-Nazaire. Ces articles, initiés par le site d'information Mediapart, avaient mis en avant les liens familiaux et professionnels étroits entre Alexis Kohler et l'armateur italo-suisse, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte.

 

 
 

 

Martine Wonner joue sur le terrain de la prévention

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:12:37

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Martine Wonner joue sur le terrain de la prévention
 

 
Martine Wonner, députée LaREM du Bas-Rhin. Photo archives DNA /JEAN-CHRISTOPHE DORN
Déposée à la fin du mois de juillet par plus de 70 députés de La République en marche (Larem), la proposition de loi visant à faire de la France une « une nation sportive » continue de faire polémique un mois plus tard. Plus précisément son article 18 qui prévoit « d'assouplir, de manière encadrée, l'application de la loi Évin dans les stades en étendant l'octroi d'autorisations temporaires de vente d'alcool aux sociétés sportives ». En clair, les clubs professionnels pourraient vendre de l'alcool dans les stades, et plus seulement dans les loges VIP.

Martine Wonner fait partie des cosignataires du texte dont l'essentiel est consacré au développement de la pratique physique et sportive dans le pays. « Il n'est pas question de supprimer la loi Évin comme je l'ai entendu », explique la députée du Bas-Rhin. Elle réfute tout autant les accusations selon lesquelles les députés auraient été achetés par le lobby alcoolier.
« Ne pas crier au loup »

« Les souplesses existent déjà, sur dérogation. Le texte permettrait une clarification et de ne plus avoir d'intermédiaires », poursuit Martine Wonner qui plaide pour « une intelligence d'approche plutôt que de crier au loup ». Actuellement les clubs amateurs bénéficient d'une dérogation pour commercialiser de l'alcool et les professionnels ont le droit à dix dérogations par an. Si elle répète que « la prohibition ne fonctionne pas », la députée alsacienne entend déposer un amendement - lorsque le texte sera en débat - pour « obliger les clubs sportifs qui vendront de l'alcool à mener des actions de prévention, d'information et de réduction des risques ».

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, s'est dite opposée au retour de l'alcool dans les stades ainsi qu'à un assouplissement de la loi en vigueur. Les associations de prévention et d'addictologie s'élèvent également contre ce projet. En février dernier, des députés Les Républicains avaient déjà fait une proposition de loi visant à autoriser de manière permanente la vente de boissons alcoolisées dans les stades. Les Alsaciens Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer et Éric Straumann l'avaient cosignée.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Amazonie : la guerre du feu

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:06:29

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Brésil Environnement
Amazonie : la guerre du feu
Alors que les internautes déplorent le manque d'intérêt de la communauté internationale pour les incendies qui touchent actuellement l'Amazonie, le Brésil plonge dans une polémique entre son président et les ONG, qui s'accusent mutuellement d'être à l'origine des feux.
 

 
Sur Twitter et Instagram, le mot-dièse fait un tabac : #PrayForAmazonia rallie depuis plusieurs jours les internautes à la fibre environnementaliste qui s'inquiètent du sort de la forêt amazonienne. Ils rappellent que cela fait plusieurs semaines maintenant que le « poumon vert » du monde flambe. Certains comptent les jours de feu, d'autres s'indignent du manque de considération pour ce « patrimoine naturel », estimant que l'on en fait nettement moins pour l'Amazonie aujourd'hui que pour la cathédrale Notre-Dame de Paris au printemps.
Bolsonaro souffle sur les braises

« Les médias du monde entier l'ont couvert en direct et les milliardaires se sont précipités pour faire des dons, poste une internaute anglaise en relayant un message tout fait, comme d'autres milliers de personnes le font. Depuis trois semaines, le poumon de notre planète est en feu. Pas de médias, pas de millionnaires. » Sous le message, la photo date de... 2012.

Car au milieu de cette vague de colère, les images de ces incendies sont pour la plupart hors d'actualité, ou montrent des feux d'une tout autre région du globe. Peut-être parce que les photos et vidéos des feux qui font rage en ce moment en Amazonie, dans des zones difficiles d'accès, sont encore relativement rares. Mais celle de Sao Paulo, plongée dans l'obscurité lundi en plein après-midi à cause des fumées, a marqué les esprits. Elle a fait le tour de la planète et contribué à la mobilisation en ligne.

Aujourd'hui, les défenseurs de l'environnement pointent du doigt le président d'extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro, qu'ils rendent responsable des incendies par une politique favorable à la déforestation. Le chef d'État, qui n'est plus à une provocation près, souffle sur les braises en retour. Mercredi, il a insinué que les ONG écologistes étaient à l'origine des incendies. « Il pourrait s'agir, mais je ne l'affirme pas, d'actions criminelles de ces ONGéistes pour attirer l'attention contre ma personne », a-t-il lâché, expliquant qu'il s'agirait d'une vengeance après des coupures dans les subventions. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit jeudi sur Twitter « profondément préoccupé » par ces feux. Emmanuel Macron a également réagi dans soirée : « Notre maison brûle. Littéralement. L'Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C'est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence », a écrit le chef de l'État sur Twitter.
« Le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées »

En attendant, les autorités brésiliennes affirment que les départs de feu ont augmenté de 83 % au Brésil, comparé à toute l'année 2018. Plus de 72 000 départs de feu ont été recensés depuis le 1er janvier.

Et pour les spécialistes, la déforestation semble bien y être pour quelque chose, quoiqu'en dise Jair Bolsonaro : « Le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées, pour ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture, explique Paulo Moutinho, chercheur à l'Institut de recherche environnementale sur l'Amazonie. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones plus sèches qui n'étaient pas destinées à être brûlées. »

 

 
 

 

« Le téléphone ne remplace pas les précautions de base »

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:01:10

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Massif vosgien  Secours en montagne
« Le téléphone ne remplace pas les précautions de base »
Le peloton de gendarmerie de montagne du Haut-Rhin peut localiser un téléphone dans une bonne partie du massif vosgien, mais « cela ne doit surtout pas dispenser des précautions basiques », souligne un secouriste-enquêteur.
 

 
Les gendarmes du peloton de montagne de Hohrod font régulièrement des exercices de secours en milieux difficiles d'accès.
Lorsqu'on évoque le décès du jeune randonneur français Simon Gautier, retrouvé mort dans un ravin dimanche dernier au sud de Naples, neuf jours après avoir alerté les secours italiens par téléphone, en expliquant être gravement blessé, mais sans pouvoir dire où il se trouvait, la voix de l'adjudant Stéphane Douillet se fait plus grave : « C'est terrible, on pense bien sûr aux proches... J'ignore ce qu'il s'est passé précisément, mais il faut toujours être conscient de la complexité d'un milieu naturel comme la montagne, y compris pour les recherches », témoigne ce secouriste-enquêteur du peloton de gendarmerie de montagne du Haut-Rhin.
Stéphane Douillet, comment le peloton de gendarmerie de montagne du Haut-Rhin peut-il localiser un téléphone ?

« Nous disposons de divers moyens. Depuis 2016, nous utilisons pour chaque intervention - lorsque c'est possible - la géolocalisation par SMS, via une application (GendLoc) mise au point par un gendarme du peloton de haute montagne de Grenoble, similaire à celle que les pompiers ont aussi développée. Lorsqu'une victime appelle les secours avec un smartphone, on lui envoie un lien en lui demandant de cliquer dessus. Nous connaissons ses coordonnées GPS précises à partir du moment où ce lien est activé. Depuis février 2018, nous sommes également dotés d'un "analyseur de spectres GSM" appelé Wolfhound, qui permet de détecter les ondes d'un téléphone portable, même s'il s'agit d'un modèle ancien sans accès à internet. Le Wolfhound a une portée d'1,6 km. Mais pour qu'il soit très efficace, on appelle le numéro de la victime, si on le connaît, très régulièrement pendant qu'on survole en hélicoptère la zone de recherches, qui ne doit pas être trop fréquentée. »
Les antennes-relais de téléphonie mobile permettent-elles également de localiser un téléphone ?

« Par le biais de réquisitions payantes à un opérateur, on peut obtenir rapidement des informations pour savoir quelle antenne a réceptionné les ondes d'un téléphone. Cela peut être un élément précieux, mais on ne peut pas toujours s'y fier, car en montagne les ondes ricochent. Par exemple, il est déjà arrivé que cela oriente les recherches du côté de Gunsbach, alors que les victimes se trouvaient en contrebas du Sentier des Roches de l'autre côté de la vallée de Munster... »
Subsiste-t-il des zones blanches dans le massif vosgien ?

« Dans le Haut-Rhin, notre zone d'intervention principale, il reste quelques secteurs sans réseau téléphonique mobile, et d'autres où il y en a très peu. Mais une grande partie de nos montagnes est couverte par au moins un opérateur. Or lorsqu'on compose le 112, le numéro des urgences en Europe, l'appel est acheminé par le premier réseau disponible, même lorsqu'on n'y est pas abonné. Si la zone est totalement blanche, se déplacer un peu, si on le peut, permet souvent de capter un réseau. »
Quelles sont les autres limites de ces moyens de géolocalisation ?

« La géolocalisation par SMS fonctionne bien avec la 3G, mais pas toujours en deçà avec un réseau 2G/Edge. La victime doit aussi être capable d'activer le lien. De manière générale, il faut que le téléphone soit activé et que la victime ne s'en éloigne pas, ce qui arrive parfois à la suite d'une perte de connaissance et d'un suraccident. Dans le massif vosgien, je n'ai pas souvenir d'un cas où une personne qui alerte les secours par téléphone aurait été retrouvée plus d'une semaine après. La grande majorité des victimes savent au moins dans quelle vallée elles se trouvent. Le dispositif de recherches peut rapidement et fortement monter en puissance, avec les gendarmes des compagnies, et d'autres moyens comme les chiens spécialisés, des caméras thermiques depuis l'hélicoptère, le concours des pompiers, etc. Cela dit, la complexité du terrain, voire les conditions climatiques surtout en hiver, peuvent poser des problèmes : il est possible de passer à côté d'un rocher ou de végétation derrière lesquels un corps est caché. Même s'il y a en France des terrains beaucoup plus complexes, comme des gorges à la Réunion, ou des glaciers. »
Recommandez-vous d'autres outils technologiques pour la sécurité d'une sortie en montagne ?

« Avoir un téléphone activé bien chargé, et si possible un smartphone et une batterie externe, est très précieux. Mais cela ne remplace pas les précautions de base : bien préparer sa sortie en fonction de son expérience, de ses capacités physiques et de la météo annoncée, savoir s'orienter, prévoir un équipement adapté également aux imprévus, et informer au moins un proche de son itinéraire ou des changements de celui-ci, en estimant l'heure à partir de laquelle il faudrait alerter les secours.

Pendant la période hivernale, tant qu'il y a de la neige ou un risque d'en rencontrer, partir avec un détecteur de victimes d'avalanche peut aussi sauver des vies. Pour nous secouristes, les nouvelles technologies offrent des outils formidables, mais notre coeur de métier reste le même, et recueillir des informations très précises est capital. Une indication ou un détail peuvent nous permettre de gagner un temps fou. »
Propos recueillis parJean-Frédéric SURDEY Voir également la carte de France détaillée de la couverture des réseaux téléphoniques mobiles selon les opérateurs, publiée par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), autorité administrative indépendante, via le lien https://www.monreseaumobile.fr

Voir également la carte de France détaillée de la couverture des réseaux téléphoniques mobiles selon les opérateurs, publiée par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), autorité administrative indépendante, via le lien https://www.monreseaumobile.fr

 
 

 

Pas de géolocalisation automatique
Les secours français et italiens, pour ne citer qu'eux, ne disposent pas d'un système permettant la géolocalisation automatique des appels téléphoniques qui leur sont destinés. Cette technologie, appelée localisation mobile avancée (en anglais « advanced mobile location », ou AML), est déjà utilisée dans treize pays de l'Union européenne, Royaume-Uni compris. Elle devrait être adoptée dans chacun des pays membres d'ici décembre 2020.

 

muntzenheim - Une meilleure étanchéité pour la rue Principale

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:14:25

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muntzenheim - Une meilleure étanchéité pour la rue Principale
 

 
L'entreprise Eurovia pose l'enrobé à froid sur la RD 111, rue Principale. Photo L'Alsace /Robert FURDERER
Prévus lundi 19 août par le conseil départemental du Haut-Rhin, les travaux visant à assurer l'étanchéité de la chaussée par l'entreprise Eurovia, sur les 1 400 m de la rue Principale à Muntzenheim, n'ont pu démarrer qu'hier jeudi 22 août, en raison de la pluie en début de semaine. La technique employée consistant à appliquer un enrobé coulé à froid (ECF) nécessite une route sèche, pour garantir sa durée de vie de 4, voire 5 ans, avant sa reprise complète. Une technique préventive plutôt que curative. En amont, une phase préparatoire d'une semaine a été prévue : pontage de fissures, blowpatch (enrobé projeté), marquage au sol retiré.

Les ouvriers recouvrent le sol, depuis hier matin et jusqu'à ce soir, de deux couches de gravillons (1,5 cm d'épaisseur au total), en deux passages. La méthode employée est économique, car trois fois moins coûteuse qu'un enrobé classique à chaud. Également rapide, elle entraîne très peu de rejets.
Montant des travaux : 46 000 EUR TTC

Le chantier mobilise une équipe de dix personnes et leur chef, un engin appliquant l'enrobé, un compacteur et un surveillant de travaux. L'alternat manuel, au niveau de la signalisation, assuré par deux personnes, sera levé dès le passage des ouvriers.

Il n'y a pas besoin d'attendre que l'enrobé refroidisse, comme lors d'une application à chaud. Le montant des travaux, à hauteur de 46 000 EUR TTC, est financé dans le cadre de l'enveloppe budgétaire affectée au renouvellement des couches de roulement (enveloppe de 14 M d'EUR en 2019).
Robert FURDERER

 

 
 

 

Près de mille boulistes attendus

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:14:50

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PÉTANQUE  À Mulhouse
Près de mille boulistes attendus
Mulhouse
 

 
Les finalistes 2018 et les arbitres.
Cette 16e édition du National Mulhousien, (le bébé de Daniel Heras en 2003 comme président du MPSL) et le 11e National Féminin depuis 2008 sera, encore cette année, une fête sportive incontournable pour Mulhouse et toute la région.

Une nouveauté pour cette édition : la création d'un grand prix des aînés pour les boulistes de plus de 55 ans. Organisé par le Comité départemental du Haut-Rhin avec le soutien de la ville de Mulhouse, ce concours des aînés et les deux Nationaux sont ouverts aux joueurs de la FFPJP et des fédérations affiliées FIPJP. Le président du CD 68, Pierre Maurer, part confiant pour un nouveau succès ces 23, 24 et 25 août sur les terrains du Palais des Sports.

Il remercie d'ailleurs son comité, les présidents de club du Haut-Rhin, ainsi que tous les bénévoles qui sont déjà sur place depuis mardi pour préparer cette manifestation nationale qui a le soutien de la Maire de Mulhouse Michèle Lutz, de Jean Rottner, président de région, Brigitte Klingert, présidente du conseil départemental, et de Fabian Jordan pour M2a.

Côté sportif les inscriptions vont bon train, avec plus de 200 triplettes pour le National seniors, et la présence des champions de France 2019 et des joueurs de l'équipe de France.

Chez les féminines on attend un nouveau record avec une centaine de doublettes. On notera aussi la présence de Ludivine D'Isidoro membre de l'équipe de France féminine et victorieuse de ce National en 2018.
Le programme

? Vendredi 23 à 10h - Début des parties pour le Grand Prix des Aînés.

? Samedi 24 à 9 h : Début des parties du National Seniors (reprise dimanche 25 à 8h45), et du National Féminin (reprise dimanche 25 10h)

 

 
 

 

Panneaux photovoltaïques :un premier bilan encourageant

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:03:05

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Panneaux photovoltaïques :un premier bilan encourageant
 

 
Les branchements au Cosec de Kingersheim. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER
Voilà un an qu'une unité de production photovoltaïque a été installée sur la toiture, rénovée, de la salle polyvalente de Kingersheim, dans le quartier Pierre-de-Coubertin.

Un premier bilan a été dressé vendredi 16 août par les deux grands acteurs de cette réalisation : Énergies partagées en Alsace et la Ville de Kingersheim. Le résultat est jugé positif par les uns comme les autres. Les 550 m² de panneaux photovoltaïques, fabriqués à Dinsheim-sur-Bruche, dans le Bas-Rhin, ont chauffé à bon escient. Près de 113 000 kWh (kilowatts) ont été produits pendant l'année. « C'est 9 % de plus que ce qui était prévu », affirme même Georges Audras, le président d'Énergies partagées.

Au-delà du très bon troisième trimestre 2018 - 16 715 kWh en juillet, 12 759 kWh en août -, on observe également des pics en mai (14 277 kWh) et en juin 2019 (16 310 kWh). « On a tendance à produire plus en période de réchauffement climatique. » Curieux quand on apprend que les panneaux photovoltaïques supportent mal la chaleur... « Mais ils aiment le soleil. Et le nombre de jours d'ensoleillement a été important au cours de ces périodes, même au mois de mars, avec 9676 kWh produits », poursuit Georges Audras.
45 % de la consommationde la salle polyvalente

Dans les faits, cette production représente l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 56 personnes, hors chauffage, ou de 24 foyers. Elle permet par ailleurs une « injection immédiate d'énergie renouvelable dans le réseau électrique », qui dessert et alimente tout le quartier. La salle polyvalente, pour commencer, où la production photovoltaïque représente 45 % de la consommation (250 000 kWh/an pour une facture de 36 000 EUR environ). Puis le Cosec et le Hangar, deux structures qui consomment près de 80 000 kWh/an, pour une facture de 14 000 EUR.

Cela ne change concrètement rien à la facture des habitants du quartier, « si ce n'est symboliquement, puisqu'ils ont la satisfaction de savoir que leur électricité vient d'une source de production photovoltaïque », précise-t-on du côté de la Ville de Kingersheim.

Lors de l'installation des panneaux photovoltaïques, sur la toiture de la salle polyvalente de Kingersheim, en 2018. DR

Ce bilan conforte en tout cas la municipalité - « engagée dans une démarche de préservation des ressources depuis plus de quinze ans, avec un objectif de ville durable à l'horizon 2030 » - dans ses choix, comme le rappelle Laurent Riche, l'adjoint au maire chargé de l'efficience des politiques publiques locales et de l'animation du pôle transition écologique et énergétique.

La piste de la méthanisation avait été étudiée, « mais il aurait fallu un partenariat avec des particuliers, des fermes, un cadre bien précis... ». Tout comme celle de l'éolien. « Nous n'en ferons pas ici parce qu'une étude de Greenpeace a montré que le couloir de la plaine d'Alsace n'est pas suffisamment propice à l'installation d'éoliennes. »

Il y avait, en revanche, une place à prendre dans le domaine du photovoltaïque.
Après la salle polyvalente,l'école du Centre

Après réfection de la toiture de la salle polyvalente - ainsi que du chauffage et de l'éclairage du plateau sportif, pour un coût total de près de 484 000 EUR -, la surface à disposition semblait toute trouvée. Et le partenaire idéal, Énergies partagées en Alsace, actif lors d'autres réalisations à travers le Haut-Rhin (lire ci-dessous), tout indiqué.

L'originalité réside dans la démarche de cette initiative, qui associe les Kingersheimois, chacun pouvant devenir actionnaire de la coopérative. Le prix de l'action, fixé au départ à 500 EUR, est à présent à 103 EUR.

Raymond Michard et Serge Muller ont participé à la réunion d'information au sujet de l'installation de ces panneaux photovoltaïques, en juin 2017. Tous deux sont devenus actionnaires du projet. « Je me suis dit qu'en tant que citoyen, il était intéressant de participer et de faire un geste pour la planète », estime le premier.

« Moi, ça m'a donné l'envie de m'engager un peu plus dans la coopérative, en participant à la mise en place du comité de gestion. Et puis, cela nous permet d'embêter un peu plus les élus sur les questions d'énergie renouvelable », observe, tout sourire, Serge Muller.

Toujours « sensible à la question de l'écologie, du climat et de l'engagement », un Mulhousien est lui aussi entré dans la boucle. Dieter Söthe, Allemand de naissance, s'est même fixé un objectif : faire en sorte qu'il y ait au moins un panneau photovoltaïque dans toutes les communes de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) dans les dix ans à venir.

Les branchements au Cosec de Kingersheim. Photo L'Alsace /Darek SZUSTER

En attendant de brillants lendemains, à Kingersheim, d'autres projets émergent. L'un est privé et concerne l'ancienne décharge Eselacker, à proximité de la zone commerciale du Kaligone. L'autre pourrait voir le jour à l'école du Centre, située à 1,2 km à pied de la salle polyvalente, peut-être dès la rentrée 2020. Énergies partagées en Alsace est déjà sur le coup...
Textes : Pierre GUSZ

 

 
 

 

Énergies partagées : une jeune coopérative qui a tout d'une grande

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:03:37

© L'alsace, Vendredi le 23 Aout 2019
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Énergies partagées : une jeune coopérative qui a tout d'une grande
 

 
Un chantier de panneaux photovoltaïques sur la toiture d'une maison à Ballersdorf dans le Haut-Rhin, menée par Énergies partagées en Alsace.  DR
Fondée en 2010 à Aspach, près d'Altkirch, Énergies partagées en Alsace (EPA) est une coopérative à capital variable. Elle a été le moteur, en quatre décennies, de l'installation de plusieurs centrales photovoltaïques : une grange à Manspach, une habitation à Ballersdorf, une autre habitation à Gommersdorf, l'usine Mécasoft à Soultz... Sans oublier une réalisation dans le Bas-Rhin, à Berstett. En 2014-2015, EPA a également contribué à la réalisation de quatre centrales, à Colmar et Wintzenheim. Une coopération franco-allemande portant le nom de Zusamme Solar.
Cinquante-trois personnes, un capital social de 124 630 EUR

À ce jour, le nombre de coopérateurs s'élève à 53 personnes physiques et morales, pour un capital social apporté de 124 630 EUR. L'argent récolté est réinvesti, les actions achetées et revendues au sein de la coopérative, afin d'éviter toute spéculation. EPA participe aussi régulièrement à des actions de sensibilisation à la transition énergétique, notamment à la Foire éco-bio d'Alsace, au salon éco-équitable d'Ungersheim, au plan climat du Sundgau à Altkirch...

Un chantier de panneaux photovoltaïques sur la toiture d'une maison à Ballersdorf dans le Haut-Rhin, menée par Énergies partagées en Alsace.  DR

La centrale installée à Kingersheim par Énergies partagées en Alsace (lire ci-dessus) est une première à l'échelle de Mulhouse Alsace agglomération (M2A). « On aurait souhaité installer une centrale de 150 kilowatts mais, à cause de la réglementation administrative, nous avons été limités à 100 kilowatts », indique Georges Audras, le président d'EPA.

Sa structure a signé une autorisation d'occupation temporaire avec la mairie de Kingersheim pour installer ces panneaux sur le toit de la salle polyvalente - pour un coût de 130 000 EUR. Elle prendra fin au bout de vingt ans. Mais rien n'indique que les panneaux seront démontés en 2038. « Les études montrent qu'au bout de 20 à 30 ans d'utilisation, on arrive encore à 80 % de capacité de production des panneaux. On peut très bien les laisser au moins 35 ans avant de les démonter », poursuit Georges Audras.
Des contacts avec Brunstatt-Didenheim

Si Énergies partagées en Alsace est toujours en quête de nouvelles toitures, de nouveaux investisseurs, et ne rechignerait pas à se tourner vers d'autres sources d'énergies renouvelables, Georges Audras avance que des contacts ont été pris avec les municipalités de Brunstatt-Didenheim et de Soultz en vue d'installations futures de panneaux photovoltaïques.
SURFER Sur le site internet www.energies-partagees-alsace.coop

 

 
 

 

Des opérations délicates et le septuagénaire toujours porté disparu

Publié dans le panorama le Vendredi 23 août 2019 à 07:11:44

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Des opérations délicates et le septuagénaire toujours porté disparu
 

 
Vue des dégâts au lendemain de l'incendie qui a touché le 15 rue des Bouchers et les maisons accolées, dans le centre-ville de Rouffach. Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
Après l'incendie de cinq maisons, mercredi dans le centre historique de Rouffach, les opérations se sont poursuivies tout au long de la nuit, et ce jeudi matin, une vingtaine de sapeurs-pompiers étaient encore sur le site pour poursuivre les investigations, alors qu'un homme de 70 ans est toujours porté disparu, et pour sécuriser les lieux et empêcher tout nouveau départ de feu sous les décombres. « Nos deux priorités sont la recherche de la victime, avec toutes les difficultés qui y sont liées, en raison de l'instabilité des structures des bâtiments et des risques d'effondrement, et les opérations d'extraction et d'extinction des foyers sous les gravats, qui se poursuivent », explique le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger, du Sdis 68, qui commande les opérations.

Ce même jeudi matin, et alors qu'un important périmètre de sécurité était toujours en place autour de la rue des Bouchers, une cellule de crise s'est réunie en mairie, sous la présidence du premier adjoint, Gilbert Schmitt, en attendant le retour de vacances du maire. En présence des responsables des sapeurs-pompiers, du commandant de la compagnie Serrain et de l'adjudant Roussel pour la gendarmerie, de la municipalité et des responsables des services techniques de la ville, un point sur la situation a été fait en fin de matinée. « Toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité sur le site ; la priorité est de pouvoir retrouver la victime présumée, mais la progression est difficile », indiquait Gilbert Schmitt.
La déconstruction du bâtiment par le haut

Quatre familles, dix personnes au total, ont dû être relogées « dans des familles et en attendant des solutions pérennes », soulignait l'adjointe Nadine Bolli. Une aide financière d'urgence doit aussi aller aux familles sinistrées. « Le CCAS et les services départementaux ont été sollicités, un appel à la population pour collecter du mobilier, ainsi qu'un appel à souscription et aux dons vont être lancés. »

Alors que 39 foyers du centre-ville étaient sans électricité ce jeudi matin, EDF devait intervenir pour rétablir la situation dans la journée.

Sur le site de l'incendie, les secours doivent bénéficier du concours d'une entreprise spécialisée, qui doit intervenir au niveau du n°15 de la rue des Bouchers afin de « déconstruire le bâtiment par le haut et permettre l'extraction des décombres ». Des opérations sans doute longues et délicates.
Jean-Alain HAAN