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Cumuler RSA et job saisonnier

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:09:48

© Dna, Mercredi le 21 Aout 2019
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Insertion A l'initiative des deux Départements
Cumuler RSA et job saisonnier
 

 
Cette année, les deux conseils départementaux alsaciens ont reconduit la possibilité de cumuler RSA et rémunération de vendangeurs. L'opération avait été expérimentée en 2018 pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre saisonnière de la viticulture, et remettre le pied à l'étrier aux chômeurs de longue durée. L'an dernier, près de 200 allocataires haut-rhinois (180) avaient profité de la mesure, et encore, ces chiffres sont partiels, les intéressés pouvant s'inscrire directement auprès des viticulteurs. Dans le Bas-Rhin, où l'opération avait été testée à Barr, 41 personnes en avaient bénéficié. Cette année, l'expérimentation est élargie à l'ensemble du vignoble bas-rhinois.

Le dispositif doit être généralisé à la récolte des fraises et des asperges, ainsi qu'à d'autres secteurs employant des saisonniers comme l'hôtellerie-restauration.

À titre indicatif, le salaire horaire brut est de 10,03 euros pour un coupeur, et de 10,27 euros pour un porteur. Le montant du RSA pour une personne seule s'élève à 559 euros.

 

 
 

 

Déjà plus de 1300 places de vendangeurs à prendre

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:10:31

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Déjà plus de 1300 places de vendangeurs à prendre
 

 
Les viticulteurs alsaciens proposent chaque année plus de 2000 postes de vendangeurs via le service Alsace Vendanges. Archives DNA /Claude ROBINET
La date officielle des vendanges ne sera fixée que le 2 septembre, lors de la réunion de l'Association des viticulteurs d'Alsace (Ava). Mais Alsace Vendanges, la cellule pilotée par Pôle Emploi pour faciliter la mise en relation entre les viticulteurs et leurs futurs saisonniers, est à pied d'oeuvre depuis plus d'un mois. Depuis, le 8 juillet, elle recueille les besoins des vignerons en main-d'oeuvre saisonnière.
Des coupeurs de raisins, mais aussi des porteurs, conducteurs de tracteur...

Pour sa 25e campagne, le service de recrutement de la viticulture qui réunit Pôle Emploi, l'Ava et la Mutualité sociale agricole (MSA), est bien rodé. En 2018, 292 viticulteurs étaient passés par Alsace Vendanges pour pourvoir 2081 postes. Cette année, on est dans les mêmes proportions. « À la date du 14 août, la cellule avait rentré 1305 places de saisonniers proposées par 174 vignerons », recense Rudy Tichy, directeur de Pôle Emploi Colmar Europe, à la manoeuvre.

Les domaines cherchent des coupeurs de raisins et des porteurs, les postes les plus nombreux, mais aussi des conducteurs de tracteur et des aide-cavistes. Depuis l'an dernier, Alsace Vendanges a mis en place deux outils complémentaires pour répondre plus efficacement à la demande des viticulteurs.
Géolocalisation au plus près de l'hébergement

L'application maintenant.pole-emploi.fr permet aux postulants et aux employeurs d'entrer directement en contact. Elle est intéressante pour les viticulteurs qui veulent constituer leur équipe rapidement.

À côté, une ligne téléphonique spéciale vendangeurs, le 03.89.20.80.70, qui ouvre ce mercredi 21 août, permet d'orienter les candidats qui indiquent leurs disponibilités vers des postes situés au plus près de leur lieu d'hébergement. « Cette année, cela est rendu possible grâce à un logiciel de géolocalisation », indique le responsable de Pôle Emploi. Ce service téléphonique est accessible du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30.

Pour postuler, il suffit d'avoir plus de 16 ans, et d'être en bonne santé. Si les vendanges s'étalent sur un bon mois, en Alsace on ne cueille pas forcément les raisins tous les jours. Cela dépend de leur maturité et de la météo.

Qui sont les vendangeurs alsaciens ? Des étudiants, des demandeurs d'emploi (lire ci-dessous), des retraités, des salariés qui prennent congé pour l'occasion, ainsi que des saisonniers qui font le tour des vignobles : le Beaujolais et la Bourgogne avant l'Alsace.

La cellule Alsace Vendanges est active jusqu'à fin octobre.
I.N.

 

 
 

 

Gouvernement : rentrée périlleuse

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:59:54

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Gouvernement : rentrée périlleuse
 

 
Emmanuel Macron promet plus d'humilité et d'écoute mais ne dévie pas de sa ligne. Photo Yann COATSALIOU/AFP
L'incendie est-il définitivement maîtrisé ? 40 « actes » et 92 heures de grand débat plus tard, le président de la République semble s'être sorti sans trop de plaies d'une année brûlante : la plupart des gilets jaunes ont regagné leurs pénates, le scrutin européen a sonné les partis d'opposition (hors RN) et le taux de chômage est à la baisse. La trêve estivale a presque mérité son nom et le gouvernement, réuni ce mercredi en conseil des ministres, aura droit à une rentrée plus sereine qu'en 2018, sans affaire Benalla pour plomber les vacances, sans Nicolas Hulot ou Gérard Collomb pour partir avec pertes et fracas.
Pas de révolution sur le fond

Mais les braises sont loin d'être toutes éteintes, de la crise des urgences à la réforme du lycée, en passant par la grogne paysanne contre la ratification du Ceta (traité de libre-échange avec le Canada) qui s'est bruyamment exprimée durant tout l'été. Et si l'exécutif promet dialogue et écoute pour éviter toute reprise de feu, il n'entend pas ralentir le rythme d'un quinquennat mené au pas de course : « Constance et cohérence » obligent, les dossiers chauds s'empileront à nouveau sur la table dès septembre.

Et d'abord la « mère de toutes les réformes », celle des retraites, et cette suppression des régimes spéciaux sur laquelle bien des gouvernements ont trébuché. Sur un sujet hautement inflammable, le Premier ministre Édouard Philippe s'est engagé à prendre la main et le temps de la discussion, mais les syndicats de salariés et plusieurs professions libérales ont déjà appelé, dans le désordre, à la mobilisation.

Pour donner des gages à un électorat de gauche qui a délaissé le vote LREM aux élections européennes de mai dernier, le Premier ministre a également promis « accélération écologique » et « justice sociale ». À sept mois de municipales qui pourraient enfin donner au macronisme un ancrage local, il y a en effet urgence à convaincre. Mais le « ni droite ni gauche » est un exercice d'équilibriste : autre marqueur « progressiste », l'ouverture de la PMA à toutes les femmes devrait susciter des débats houleux au Parlement... et dans la rue. Déjà, une pléiade d'associations conservatrices rêvent d'une nouvelle « manif pour tous » et appellent à une marche unitaire début octobre.

Bref, les étincelles ne manqueront pas dans un pays qui paraît toujours aussi fracturé. Et encore ne connaît-on pas les perdants des milliards d'économies qui devront compenser dans le budget 2020 les mesures prises durant la crise des gilets jaunes et à l'issue du grand débat national... Au moins le chef de l'État, tout à sa nouvelle « humilité », s'en dit-il conscient. « Je ne crois pas du tout que ce qui à un moment donné crée la colère sincère d'une partie de la population soit derrière nous », prévenait-il fin juillet...
Alexis BOYER

 

 
 

 

GE : Bruno Le Maire jugera le respect des engagements

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:02:43

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GE : Bruno Le Maire jugera le respect des engagements
 

 
Bruno Le Maire. Photo Jean-Philippe KSIAZEK/AFP
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, a adressé, le 14 août, un courrier aux responsables belfortains de l'Intersyndicale CGC-CGT-FO de General Electric, qui lui avait envoyé une mise en demeure pour qu'il annule le plan social de GE en l'obligeant à respecter ses engagements. Bruno Le Maire indique qu'il réunira, en septembre, « un comité de suivi des engagements pris par General Electric lors de son rachat en 2014 des activités d'Alstom dans le secteur de l'énergie ». Bercy précise que sera notamment contrôlée l'implantation des centres de décision en matière de turbines à gaz, en soulignant que l'éclairage des syndicats sera sollicité. Le comité de suivi se déroulera à Bercy et ne concernera que les représentants de l'État et de l'entreprise. Le ministre ajoute qu'il s'est entretenu avec Larry Culp, le PDG de GE, et que ce dernier « a confirmé qu'une prolongation des délais du plan social était envisageable, dans le cadre d'un accord de méthode devant être négocié au sein de l'entreprise ».
« Nous voulons une négociation sur le fond »

« Nous n'avons pas besoin d'expertise pour savoir que les engagements n'ont pas été respectés. Il n'y a pas de dirigeant mondial de GE à Belfort. Le travail de contrôle n'a pas été fait par le cabinet qui en avait été chargé et le gouvernement demande aujourd'hui notre aide alors que nous ne sommes même pas invités au comité de suivi », lâche Philippe Petitcolin, pour l'Intersyndicale. Sur l'accord de méthode, M. Petitcolin répète que cette dernière ne veut pas aller « discuter de la taille des chèques. Nous voulons une négociation sur le fond, pas sur l'accompagnement des suppressions de postes ».

Concernant une éventuelle sanction de GE pour non-respect de ses engagements, Bruno Le Maire répond qu'il faut distinguer la partie rachetée en 1999 (où l'on trouve les turbines à gaz qui font actuellement l'objet du plan social et qui relève du droit commun) et les activités énergie acquises en 2014 (qui entrent dans les prévisions du décret Montebourg de contrôle des investissements étrangers en France).

Bruno Le Maire avance, encore, que les récentes commandes en matière de TGV vont permettre « d'envisager la création ou le maintien de 120 emplois industriels à Belfort ». Le ministre paraît confiant au sujet des projets de diversification, notamment pour la production dans le Territoire de Belfort de pièces destinées à l'aéronautique. Lors de son dernier passage à Belfort, M. Le Maire avait déclaré que l'État accompagnerait financièrement (à hauteur de la même somme) de tels investissements de la part de GE.

« Mon objectif est d'obtenir le maintien et le développement d'un maximum d'emplois industriels pérennes sur le site de Belfort », déclare Bruno Le Maire.
Philippe PIOT

 

 
 

 

italie - Incertitudes après la fin du gouvernement populiste

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:05:31

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italie - Incertitudes après la fin du gouvernement populiste
 

 
Giuseppe Conte a prononcé son discours à charge au Sénat entouré de Matteo Salvini (à gauche) et de Luigi di Maio (à droite). Photo AFP/Andreas SOLARO
Les observateurs prédisaient sa chute rapide. Le gouvernement populiste italien n'aura tenu finalement que 14 mois. Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a remis la démission de son gouvernement au président italien. Le chef du gouvernement tire ainsi les conséquences de la crise politique ouverte par Matteo Salvini qui a provoqué l'éclatement de la coalition entre la Ligue d'extrême droite et les antisystèmes du mouvement 5 Étoiles (M5S). Le chef de la Ligue, qui caracole en tête dans les sondages après la large victoire de son parti aux élections européennes, veut des élections anticipées.
Violent réquisitoire contre Salvini

Giuseppe Conte a prononcé un violent réquisitoire contre son ancien ministre de l'Intérieur, qui n'a cessé de lui faire de l'ombre au point d'incarner l'homme fort du pays. Le chef du gouvernement démissionnaire a critiqué « l'attitude irresponsable » de Matteo Salvini. Il l'accuse de « poursuivre ses propres intérêts en faisant courir de graves risques au pays ». L'ex-inconnu qui avait été propulsé à la tête du gouvernement pour aplanir les rivalités entre Matteo Salvini et Luigi di Maio a évoqué le danger d'une spirale économique négative.

Il s'est inquiété de l'appel au peuple lancé par son ancien ministre pour obtenir « les pleins pouvoirs », une rhétorique rappelant la marche sur Rome de Mussolini. Giuseppe Conte a fait allusion également aux soupçons de financement russe de la Ligue, mais il n'a pas dit un mot sur les migrants que Matteo Salvini continue de bloquer en mer (lire par ailleurs).

Matteo Salvini a lui rejeté la faute sur ses anciens alliés du M5S, « qui disent toujours non et bloquent tout ». Le chef de la Ligue accuse ses adversaires « d'avoir peur du jugement du peuple » en refusant un retour aux urnes.

Les clefs de la crise sont entre les mains du président Sergio Mattarella, opposé à des élections cet automne, avant le vote du budget. Parmi les hypothèses envisagées, celle d'un gouvernement « Conte bis » chargé de piloter une période de transition et d'éviter une hausse de la TVA prévue en 2020 si un trou de 23 milliards d'euros n'est pas comblé dans les caisses de l'État.
« Les différences entre le PD et M5S sont énormes »

Le M5S et le Parti démocrate (PD) de centre-gauche cherchent à éviter de nouvelles élections. Les deux formations pourraient former un pacte de gouvernement dans le cadre d'un front républicain contre Matteo Salvini. « Mais les différences entre le PD et M5S sont énormes. La seule colle qui peut les tenir ensemble, c'est la peur d'un Salvini vainqueur aux élections », commente Sofia Ventura, professeure de sciences politiques à l'université de Bologne. « L'issue de la crise dépendra aussi des luttes souterraines au sein du PD. Une scission n'est pas exclue. L'ancien président du Conseil Matteo Renzi veut la formation d'un nouveau gouvernement avec le M5S pour éviter des élections mais le secrétaire du PD Nicola Zingaretti hésite et semble préférer des élections », ajoute la politologue.

Sorti grandi de la crise, Giuseppe Conte pourrait aussi hériter du poste de commissaire européen réservé à l'Italie par Bruxelles dans un autre scénario.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Les retrouvailles annuelles des Alsaciens du monde

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:11:50

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Les retrouvailles annuelles des Alsaciens du monde
 

 
Les Alsaciens vivant à l'étranger cultivent leur souvenir pour les « Cinq C » (coiffe, choucroute, colombages, cigognes et cathédrale). Ce samedi, lors de la réunion de l'UIA, ils pourront étoffer leurs connaissances sur Bartholdi et sa statue de la Liberté. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
De soirées choucroute à New York ou Beyrouth en conférences sur Tomi Ungerer à Bruxelles ou Québec, ils font vivre et découvrir l'Alsace dans le monde entier. Mais ils racontent aussi, en filigrane, le monde lui-même.

La carte des associations des Alsaciens de l'étranger, aujourd'hui au nombre de 53, évolue sans arrêt. Ces deux dernières années se sont créées celles de Zurich, Chicago, Côte d'Ivoire, Dubaï, Bénin, Pologne et Marrakech. Celle de Côte d'Ivoire était une association fondatrice de l'Union lors de sa création en 1981, mais était entrée en sommeil faute de se trouver un président : les difficultés devenues courantes dans les associations pour former des équipes dirigeantes existent aussi par-delà les mers...
Des Chinois en Chine

Les naissances des antennes de Dubaï ou de Pologne disent quant à elles les évolutions de la mondialisation, des lieux d'expatriation. « Il y a 20 ans on n'avait personne en Chine, et aujourd'hui on a 150 adhérents dans quatre associations » à Pékin, Shanghai, Shenzhen et Hong Kong, relève Gérard Staedel, président de l'Union internationale des Alsaciens (UIA).

À l'inverse, la fédération n'a plus de relais à Téhéran : la menace des sanctions américaines pour toute entreprise travaillant avec l'Iran a obligé les expatriés à quitter le pays l'an dernier.

En 2021, les associations d'Alsaciens de New York et Lausanne fêteront leurs 150 ans, de même que celle de Paris : lors de sa création en 1871, la capitale française et l'Alsace étaient dans deux pays différents. Créée après l'annexion par le Reich pour aider les Alsaciens exilés (formalités pour rester français, offres d'emploi, bons de nourriture, bourses scolaires...), l'Agal (Association générale d'Alsace et de Lorraine) a changé d'activité au cours de l'Histoire pour s'occuper aujourd'hui de plus réjouissantes soirées théâtre ou gastronomie.
S'élargir, se renouveler, se rajeunir

Faire vivre les traditions régionales est le coeur de métier de ces espaces entre Alsaciens, parfois rejoints par des autochtones ayant vécu dans la région ou désireux de parler français. Parmi les 150 adhérents en Chine figurent d'ailleurs des Chinois.

D'Athènes à Sidney en passant par la Macédoine du Nord, 1500 adhérents en tout cultivent leur souvenir pour les « Cinq C » alsaciens (coiffe, choucroute, colombages, cigognes et cathédrale), auxquels s'ajoutent les Bredala des soirées de Noël. Le nombre est déjà honorable, mais l'Union, qui estime qu'il y a 100 000 Alsaciens hors de France, cherche à s'élargir, se renouveler, se rajeunir. Et lance des pistes. « Tout Alsacien connaît au moins un autre Alsacien installé à l'étranger - un étudiant, un expatrié... On pense demander aux communes de relayer notre appel pour nous aider à les contacter », poursuit Gérard Staedel. Autre idée : atteindre les parents d'élèves, « un public jeune ! », des lycées français à l'étranger via une fête de Saint-Nicolas pour laquelle l'UIA compte créer un « kit de Saint-Nicolas ».

« L'objectif est d'étendre notre réseau pour continuer à faire la promotion de l'Alsace dans le monde, et d'avoir des relais à l'étranger quand on veut contacter des entreprises ou avoir des conseils pour s'installer », explique Gérard Staedel.

En attendant, les 200 Alsaciens des cinq continents, lors de leur réunion à Colmar vendredi et samedi, pourront engranger, au fil de visites et conférences, de précieux savoirs sur la plus universelle des créations alsaciennes : la statue de la Liberté.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Daniel Kern, facteur d'orgues

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:13:02

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Daniel Kern, facteur d'orgues
 

 
Daniel Kern en 2006, en l'église Saint-Thomas à Strasbourg dans laquelle se trouve « l'un des joyaux de l'atelier Kern, l'un des témoignages alsaciens de son art » selon Damien Simon, organiste à la cathédrale de Strasbourg.

Archives DNA /Laurent RÉA

Daniel Kern, facteur d'orgues alsacien de renommée internationale, est décédé mercredi dernier à l'âge de 69 ans. Il devait s'envoler pour Moscou ce lundi, pour la longue finalisation d'un chantier d'exception. Jusqu'à décembre, Daniel Kern devait harmoniser les 5 872 tuyaux de l'orgue conçu pour la nouvelle Philharmonie de Moscou. Mais Patrick Armand, de la facture d'orgues Muhleisen à Eschau, a pris l'avion seul pour rejoindre le chantier de leur projet commun.
Avec le soutiend'Albert Schweitzer

La ville de Moscou souhaitait un orgue proche de celui conçu en 2009 par l'atelier Kern pour le théâtre Mariisky de Saint-Pétersbourg. Mais Daniel Kern, entre-temps, avait dû fermer l'atelier créé par son père Alfred en 1953 avec le soutien du Nobel de la Paix et organiste Albert Schweitzer. En 2015, Kern a mis la clef sous la porte, confronté à d'importants retards de paiements de certains de ses clients français et à une baisse du carnet de commandes.

« Dans les années 1980, il y avait chaque année environ 80 orgues en restauration en France. On avait tous du boulot », se souvient Yves Koenig, facteur d'orgues à Sarre-Union, qui a passé le brevet de maîtrise avec Daniel Kern en 1977. Au moment de la fermeture de l'atelier Kern, il n'y avait plus qu'« une petite dizaine » de restaurations en France, poursuit Yves Koenig, qui constate que les commandes ont un peu repris. Certainement aussi parce que le secteur de la facture d'orgue n'est plus « que la moitié de ce qu'il était il y a une dizaine d'années » : 240 personnes en tout, au sein de 60 ateliers, relève Patrick Armand, aussi président du groupement des facteurs d'orgues français.

Héritier d'une tradition familiale qui avait fait la renommée de l'atelier (Alfred Kern a restauré beaucoup d'orgues Silbermann, dont celui de la cathédrale de Strasbourg que son fils continuait d'entretenir), Daniel Kern a beaucoup travaillé à l'étranger, concevant notamment dix orgues en Allemagne (dont celui de la Frauenkirche reconstruite à Dresde) et douze au Japon. Mais le marché s'est tari, sans que la commande publique française ne permette de compenser.

« Ça a été une phase très difficile pour lui. Il a dû licencier 15 personnes qu'il avait formées lui-même. Ça a été une catastrophe humaine », se souvient Patrick Armand. Et la fabrication d'orgues était « vraiment sa passion ». Alors Daniel Kern a créé une société à son nom pour pouvoir continuer à entretenir ses créations et celles de son père. « Il était encore neuf mois sur douze au Japon, en Russie ou en Autriche pour accorder et entretenir les instruments », poursuit Patrick Armand.
Une patte particulière

« Son père avait une patte particulière que Daniel a su garder, quelque chose dans la sonorité », explique Yves Koenig.

« Très jovial, toujours positif, très attaché à la relation humaine avec ses clients et ses confrères », selon les mots de Patrick Armand, Daniel Kern avait aussi un rire « très caractéristique, communicatif ». Ce rire s'est éteint mercredi dernier, mais les dizaines de milliers de tuyaux d'orgues qu'il a restaurés, pensés, fabriqués à travers le monde, continueront de résonner.
A.-C. B.

 

 
 

 

Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:14:43

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Université  Classement de Shanghai
Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place
 

 
Dans le classement de Shanghai, publié le 15 août, qui classe 1 000 universités dans le monde, l'Université de Strasbourg reste entre la 101e et la 150e place. Une position qu'elle conserve depuis 2016, après avoir atteint la 87e place en 2015. Une place qu'elle n'a donc pas « retrouvée », contrairement à ce qui a été écrit dans les DNA de la semaine dernière. L'Unistra est la 4e université française dans le classement de Shanghai après Paris-Sud, la Sorbonne et l'École normale supérieure.

 

 
 

 

Comment les professionnels du BTP gèrent-ils les déblais et les gravats ?

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:08:49

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Environnement Après le décès du maire de Signes (Var) renversé sur un dépôt sauvage
Comment les professionnels du BTP gèrent-ils les déblais et les gravats ?
La mort du maire de Signes (Var) début août a mis en lumière la problématique du traitement des déchets professionnels. Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) intègre depuis longtemps les filières de recyclage. Les déblais terreuxrestent un problème.
 

 
Décharge sauvage dans le Ried sélestadien. Le panneau menace d'une amende de 1 500 euros.
Parpaings, parois en plâtre, pierres, bouts de polystyrène, débris de tuiles, plaques ondulées en fibrociment... Des tas de gravats jalonnent la route du Rohrschollen et la rue de La Rochelle qui traversent la forêt du Neuhof, au sud du Port du Rhin à Strasbourg. Des particuliers ou des professionnels profitent des bas-côtés faciles d'accès, dans un secteur peu fréquenté la nuit, pour vider illégalement leur chargement.

Chaque année, un Français laisserait en moyenne 21 kg de détritus sauvages dans la nature selon l'étude menée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) auprès de 2 700 collectivités. Ces dépôts illégaux se multiplient, surtout dans les zones urbaines, aux abords des routes ou à proximité des points d'apport volontaires. Les monticules de la forêt du Neuhof sont situés à quelques centaines de mètres du site de recyclage et de valorisation de l'entreprise Suez...

Selon l'Ademe, ces dépôts sont effectués la plupart du temps par un habitant du territoire (33 % des cas) et par un professionnel (25 %). Ils avancent tout une série d'arguments : la paresse, le coût du déplacement, la limitation du nombre d'accès ou des volumes en déchetterie, l'amplitude horaire insuffisante des déchetteries, la facturation pour certains types d'usagers.

« Pour les professionnels, tant que le rejet légal sera plus cher que le rejet illégal, il y a aura des dépôts sauvages », remarque un entrepreneur. Mais le coût n'explique pas tout. Certains de ces dépôts sauvages sont liés à des travaux non déclarés, effectués par des entreprises non conformes, et à la pratique de voyous qui veulent garder dans la poche la somme facturée aux clients pour l'évacuation et le traitement des déchets.
« Ces épiphénomènesne devraient jamais exister »

« Ces épiphénomènes ne devraient jamais exister. Ce type de comportement est inadmissible », précise-t-on à la fédération alsacienne des travaux publics. L'organisme rappelle que les entreprises sont « sensibilisées depuis longtemps » à la question des déblais et que les plans de gestion des déchets « sont définis en partenariat » avec la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), le service de l'État ayant le pouvoir de police en matière de décharges illégales (lire ci-dessous).

De son côté, la Fédération française du bâtiment (FFB) a créé il y a plusieurs années l'application Déchets BTP. Elle permet de localiser les points de collecte les plus proches des chantiers en fonction du type de déchets, avec des informations pratiques pour chacun des sites. Elle est mise à jour chaque année.

« L'information et les outils concrets que nous proposons à nos adhérents visent à réduire les coûts par le tri et à valoriser nos déchets. Ces derniers doivent avoir une nouvelle vie », précise Pierre Fuetterer, secrétaire général de la FFB du Haut-Rhin. Si deux tiers des déchets inertes produits par le BTP sont aujourd'hui valorisés en France, il reste à créer des filières autour des isolants, de la moquette et de certains plastiques.

Le sujet qui préoccupe aujourd'hui le secteur des travaux publics concerne les déblais terreux. Sur un chantier de terrassement, l'évacuation de la terre vers un site privé payant coûte entre 40 à 50 %, le terrassement seul autour de 10 %.

« La profession réfléchit à intégrer dans les cahiers des charges un lieu de destination pour les déblais terreux », note Pierre Fuetterer. « Les coûts diminueraient si les communes ou les intercommunalités faisaient la démarche en amont, en demandant notamment les autorisations administratives pour le stockage. »
La difficulté : identifierles contrevenants

Les services de l'Eurométropole de Strasbourg récupèrent chaque année entre 500 et 1 000 tonnes de gravats, déchets de démolition et encombrants en tout genre déposés illégalement sur la voie publique. « La difficulté est d'arriver à identifier les contrevenants », note Anne Debien, adjointe au chef de service collecte et valorisation des déchets de l'EMS. « Dès qu'on en trouve, les éléments d'identification sont transmis à la police ou à la gendarmerie. »

Le décès du maire de Signes (Var) survenu alors qu'il intervenait sur un dépôt sauvage de gravats a marqué les esprits. « Nous luttons contre ce genre de comportements car au-delà de l'aspect écologique, ils mettent à mal la saine concurrence entre les entreprises. Nous sommes très attachés à ce que la loi soit la même pour tous », explique Pierre Fuetterer. La FFB initie chaque année des actions à l'encontre de sociétés ne respectant pas les règles d'hygiène et de sécurité et le droit du travail. Pour les dépôts illégaux de déchets, la tâche s'avère plus complexe.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Des moutons le long du canal de Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 07:13:48

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Des moutons le long du canal de Colmar
 

 
Le troupeau d'Olivier Moog va circuler sur trois sites le long du canal de Colmar. DR
Voies navigables de France Strasbourg recourt à l'éco-pâturage pour l'entretien de ses berges ; une technique qui s'inscrit dans la démarche « zéro phyto » de l'établissement. Pour mettre en oeuvre cette activité, VNF a fait appel à l'éleveur Olivier Moog qui va faire circuler ses moutons durant une année, successivement sur trois sites. La première opération a débuté le 19 août le long du barrage de l'Ill (environ 1 hectare) près de Colmar géré par l'Unité territoriale Centre Alsace de VNF. Le troupeau évoluera ensuite vers la rive droite aval (plus d'1 ha) à Muntzenheim avant de poursuite son chemin vers la rive droite amont (5300 m²) à Kunheim, toujours sur le canal de Colmar.

Les moutons ont été choisis pour leur particularité d'adaptation aux milieux les plus escarpés ; ils vont passer dans des endroits où les agents pourraient difficilement accéder avec leurs machines.

 

 
 

 

lutterbach - Des collaborations fructueuses

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:50:55

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lutterbach - Des collaborations fructueuses
 

 
Quand la municipalité de Lutterbach, alors menée par Roger Winterhalter, a songé à implanter des jardins familiaux, une parcelle de 7,38 ares a été réservée, le long de la rue du 11-Novembre, à l'arrière de la maternelle, pour un verger-école. « Le but était d'assurer une séparation entre les maisons des riverains et les jardins », rappelle Denis Richard, président de l'association des Jardins familiaux depuis quatre ans.
Soixante-cinq arbres plantés en 1992

Il devait, dans l'esprit du maire, servir aux élèves, pour leur permettre de grimper aux arbres et d'avoir un contact direct avec la nature. C'était en 1987. Puis le projet a évolué et le site, planté en avril 1992, a été mis à la disposition de l'Université populaire (UP). Le formateur, Bernard Schelcher, qui donnait des cours théoriques à la MJC, proposait sur place des exercices pratiques de plantation, soins, entretien et taille. L'activité s'appelait alors « arbres fruitiers ».

Quarante-six pommiers et dix-neuf poiriers, provenant d'un don, ont été disposés sur deux rangées. Cette plantation a été faite en grande pompe, en présence du maire, du président du conseil départemental dont la collectivité avait financé 15 % du coût, des président et directeur de l'UP. Les fruits devaient être offerts au centre communal d'action sociale. L'équipe de personnel en insertion d'Insef avait creusé les tranchées et installé abri et clôtures.

Quand Bernard Schelcher a cessé ses activités, le verger est resté plus ou moins à l'abandon, personne ne reprenant le flambeau. « Il y a une dizaine d'années, le maire André Clad a demandé au président des Jardins familiaux de l'époque, Charles Jacob, que l'association reprenne le verger. C'est Raymond Stimpfling, un locataire, qui s'en est occupé. C'était un bon bricoleur. Quand il s'est retiré du comité, il a aussi arrêté l'arboriculture », se souvient Denis Richard.
Un deuxième verger

Le site accueille même, depuis une décennie, un deuxième verger, plus petit, situé tout en haut, à gauche. « Le jardin d'Arlette Hermann était trop grand pour elle. On a prélevé un tiers de la parcelle pour la soulager. On y a planté deux mirabelliers et deux quetsches, ainsi que des groseilliers », poursuit le président. De quoi enrichir la collection de fruitiers du lieu, car le verger initial a subi une importante érosion et l'on n'y trouve plus qu'une vingtaine d'arbres sur les 65 du départ : « On a de tout, sauf des poiriers : quetsches, mirabelles, cerises et même un kiwi qui est stérile », indique Denis Richard.

« Les membres du comité, à tour de rôle, selon leur disponibilité, effectuent la tonte, débroussaillent, déracinent les vieilles souches, mais la taille est confiée à un professionnel, car on n'a pas l'expérience nécessaire », termine-t-il.
Textes et photos :Antoinette OBER

 

 
 

 

Route de Spechbach : 340 mètresde voirie refaits à neuf

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:51:43

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Route de Spechbach : 340 mètres de voirie refaits à neuf
 

 
La route de Spechbach au lieu-dit La Largue est en travaux. La route est fermée à la circulation. Photos L'Alsace /Françoise ITAMARD
Le conseil départemental a entrepris des travaux de réfection de la chaussée route de Spechbach, au lieu-dit La Largue. Les automobilistes sont donc appelés à changer leurs trajectoires habituelles en empruntant les déviations mises en place.

Ces travaux consistent à remplacer un petit ouvrage d'art (aqueduc) au lieu-dit La Largue, à poser une longrine en béton pour tenir les glissières, à effectuer des travaux d'assainissement et à poser un nouvel enrobé.

Coût des travaux : 125 000 EUR au total, 25 000 EUR pour la pose de l'enrobé, 90 000 EUR pour la remise à niveau du petit pont.

Les travaux seront achevés le 30 août et la route sera rouverte à la circulation.
F.I.

 

 
 

 

Zillisheim/Flaxlanden Commémoration Cérémonie à la stèle des Savoyards

Publié dans le panorama le Mercredi 21 août 2019 à 06:55:04

© Dna, Mercredi le 21 Aout 2019
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Zillisheim/Flaxlanden  Commémoration
Cérémonie à la stèle des Savoyards
 

 
La traditionnelle photo de famille, devant le monument, à l'issue de la cérémonie.
« Cela fait bientôt vingt-cinq ans que nos deux villages, Flaxlanden et Zillisheim, ont décidé de commémorer annuellement, ensemble, ce tragique événement militaire du 19 août 1914 au tout début de la Première Guerre mondiale. »

C'est ainsi que Joseph Goester, maire de Zillisheim, entouré de ses adjoints, a accueilli les invités, en même temps que sa collègue Francine Agudo-Perez, première adjointe au maire de Flaxlanden, représentant le maire Claude Frey, pour une cérémonie devant la stèle des Savoyards. Un monument érigé pour rappeler le sacrifice de 600 jeunes du 97e régiment d'infanterie alpine de Chambéry (Savoie).

Cette cérémonie du 105e anniversaire a rassemblé les autorités civiles et militaires, sapeurs-pompiers, membres de la Réserve intercommunale de sécurité civile (Risc) de Hochstatt et Zillisheim, anciens combattants et porte-drapeaux dont le président, l'adjudant-chef Didier Boge assurait également le rôle de maître de cérémonie. Elle a été marquée par le dépôt de quatre gerbes au pied de la stèle du Général Plessier, aussi appelée monument des Savoyards.
Reconnaissanceet respect

Roland Fellmann, des Trompettes de Mulhouse 1898, a effectué les sonneries d'usage alors que La Marseillaise a été chantée en choeur par l'ensemble des participants parmi lesquels Daniel Adrian, conseiller départemental, le capitaine Dominique Charroy, de la gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Alain Guth, président départemental de l'UNC (Union nationale des combattants), les représentants des ordres nationaux, de la Réserve de l'armée de l'air, de la gendarmerie et de la brigade verte.

« Dans une commémoration, il ne s'agit pas de faire l'apologie de la guerre mais de témoigner notre reconnaissance envers celles et ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions aujourd'hui vivre libres. Ils méritent notre plus profond respect, a relevé Joseph Goester. Dans cette démarche de reconnaissance et de respect, je souhaite également associer à la minute de silence que nous allons observer la mémoire d'un certain nombre de personnes qui ont marqué l'actualité ou nous ont tout simplement marqués dans les semaines et les mois précédents. » Il a cité, entre autres, Peter Ziegler, premier adjoint honoraire de Riegel am Kaisersthuhl, souvent venu à Zillisheim, Franck Chesneau, pilote de Tracker, Jean-Mathieu Michel, maire de Signes.

« Ces jeunes Savoyards avaient la France chevillée au corps, a poursuivi le maire de Zillisheim. Nul doute qu'ils ne comprendraient pas la crise culturelle et identitaire qui secoue nos civilisations occidentales à ce jour. »
La terrible batailledu Geisberg

Francine Agudo-Perez a fait le récit de la terrible bataille du Geisberg. C'est sur les flancs des deux communes que s'est déroulée cette bataille meurtrière où les Savoyards se sont lancés, baïonnette haute, à l'assaut de la colline, accueillis par le feu nourri des Allemands. Le bilan a été terrible : 14 officiers tués et 14 blessés, 600 hommes tués et 427 blessés, soit plus de 1 000 victimes parmi les combattants, français et allemands.

L'émouvante cérémonie a été suivie du verre de l'amitié, servi à l'Espace Saint-Laurent.
Adrien LERCH