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vendanges - Le recrutement démarre ce mercredi 21 août

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:56:24

© L'alsace, Mardi le 20 Aout 2019
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vendanges - Le recrutement démarre ce mercredi 21 août
 

 
La viticulture alsacienne recrute pour les vendanges qui s'ouvriront début septembre. Photo DNA / N. HECHT
Les vendanges du crémant d'Alsace devraient commencer début septembre, suivies de celles des vins tranquilles. L'Association des viticulteurs d'Alsace (AVA) fixera le top départ le 2 septembre. En attendant la date officielle, la cellule Alsace Vendanges est dans les starting-blocks pour le recrutement. Les candidats vendangeurs peuvent s'inscrire dès aujourd'hui sur maintenant.pole-emploi.fr et appeler le 03.89.20.80.70, la ligne directe d'Alsace Vendanges, qui ouvrira mercredi 21 août, pour la mise en contact avec les viticulteurs.

 

 
 

 

allemagne - La fin du tabou budgétaire ?

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:42:25

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allemagne - La fin du tabou budgétaire ?
 

 
L'usine Kärcher à Winnenden (Bade-Wurtemberg), un exemple d'entreprise du « Mittelstand », ce tissu de PME qui pourrait bénéficier d'une baisse des impôts. Photo DR/Kärcher
De notre correspondant à Berlin

Avec un recul de 0,1 % de son PIB, l'Allemagne est la lanterne rouge du classement du dernier trimestre en Europe, derrière l'Italie (0 %) et la France (+ 0,2 %). Effondrement des exportations, forte baisse de la production industrielle : la première économie européenne menace de devenir à nouveau « l'homme malade de l'Europe », comme au début des années 2000.

« L'incertitude est un poison pour l'économie », répètent les milieux économiques, qui pointent les dégâts occasionnés par les menaces protectionnistes proférées par les États-Unis et la Chine. Rien ne dit que ces tensions commerciales et douanières vont s'apaiser ces prochains mois. La perspective renforcée d'un Brexit sans accord, qui devrait coûter 100 000 emplois à l'Allemagne, assombrit davantage l'horizon. La perspective d'un deuxième trimestre d'affilée en baisse, ce qui signifierait la première « récession technique » depuis six ans, gagne donc du crédit.
Baisse des impôts et hausse des retraites

Alarmé par l'annonce de cette baisse, le gouvernement allemand a d'abord affiché une unité de façade. La chancelière Merkel (CDU), immuablement sur la ligne du « zéro déficit », a écarté « la nécessité d'un paquet de relances ». Une hypothèse également balayée par le ministre des Finances social-démocrate (SPD) Olaf Scholz : « Nous pouvons accomplir la mission à laquelle nous nous consacrons sans dette supplémentaire ».

Pour réagir à cette contraction, le ministre de l'Économie Peter Altmaier a d'abord proposé une baisse des impôts pour le « Mittelstand », les PME qui font le succès du tissu économique allemand. Une hausse des allocations retraite est également envisagée afin de soutenir la demande. Mais ces mesures risquent de ne pas suffire car la coalition CDU-SPD s'est engagée à des dépenses qui seront difficiles à financer si les rentrées fiscales baissent et les prestations sociales augmentent.
Utiliser l'excédent budgétaire

L'abandon progressif de l'impôt pour la réunification (le fameux « Soli », pour « Solidaritätszuschlag ») et le financement de mesures pour le climat (jusqu'à 15 milliards d'euros d'ici 2023) vont alimenter les discussions sur le budget d'ici à l'automne. Avec les taux d'intérêt négatifs, où il en coûte d'épargner, la recherche de l'équilibre budgétaire ne semble plus faire sens. En cette période de stagnation, les 35 milliards d'euros d'excédents budgétaires réalisés depuis 2015 devraient être investis pour relancer l'économie, plaident désormais même des économistes proches des patrons.

Même credo dans les milieux économiques où le moral des investisseurs est au plus bas depuis huit ans. Joachim Lang, le directeur général de l'association fédérale de l'industrie (BDI) préconise d'utiliser « les marges de manoeuvres budgétaires pour lancer une nouvelle impulsion ». Des incitations pour les start-up aux investissements dans les infrastructures, en passant par la facilitation de l'intérim, le ministère des Finances étudie toutes les options possibles.

Sous la pression et face à la réalité économique, le gouvernement allemand semble, confirmation obtenue par « Der Spiegel » auprès de hauts responsables, prêt à faire litière du « Schwarze Null » (équilibre comptable), symbole de la décennie dorée que l'Allemagne vient de traverser.
David PHILIPPOT

 

 
 

 

Alerte au chaos en cas de Brexit

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:41:19

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Alerte au chaos en cas de Brexit
 

 
Une photo de juillet 2016, sur la route du port de Douvres : un avant-goût de Brexit ? Photo Daniel LEAL-OLIVAS/AFP
Connaissez-vous le bruant jaune ? Le nom de cet oiseau (en anglais : « yellowhammer ») a été curieusement choisi pour un document secret sur les risques d'une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'Europe. Et le document a fuité lundi, provoquant un choc outre-Manche. Il établit en effet que le pays serait confronté à des embouteillages monstres, à des pénuries de médicaments et au retour d'une frontière physique avec l'Irlande. « Ce sont des scénarios de base, raisonnables, pas la version du pire », a commenté une source gouvernementale.
Berlin, Paris, Biarritz

Cette fuite intervient alors que le Premier ministre britannique semble enfin décidé à discuter. Il rencontrera mercredi Angela Merkel à Berlin, et jeudi Emmanuel Macron à Paris, avant de les retrouver en fin de semaine tous deux, ainsi que le président du Conseil européen Donald Tusk, au G7 de Biarritz.

Mais Boris Johnson bouge à sa manière, toujours très sûr de lui. Il a affirmé lundi que les dirigeants européens sont désormais prêts à revoir l'accord, et à laisser tomber le « filet de sécurité » (ou « backstop ») qui garantit l'absence de retour d'une frontière en Irlande. C'est faux, et la manoeuvre est claire : faire porter la faute d'un no-deal à l'intransigeance de l'Union européenne.
Une frontière en Irlande

En attendant, assure encore Boris Johnson face au « yellowhammer », « nous serons prêts à sortir le 31 octobre, avec ou sans accord. » Afin d'augmenter la pression, son porte-parole a déclaré lundi que la « libre circulation telle qu'elle existe actuellement se terminera le 31 octobre, quand le Royaume-Uni quittera l'UE ». Il revient ainsi sur la promesse de Theresa May de ménager une période de transition, même en cas de no-deal.

Reste que le « bruant jaune » chante au mauvais moment pour le Premier ministre, qui aimerait tant rassurer ses concitoyens. Le document pointe ainsi que laisser ouverte la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, comme le promet Boris Johnson, sera « probablement impossible à cause des risques économiques, légaux et sanitaires ».
Et des « yellow jackets » ?

Selon le même document, 50 à 85 % des opérateurs de transports poids lourds ne sont pas prêts à faire face à des contrôles aux frontières avec la France. L'approvisionnement en produits alimentaires sera affecté, avec des hausses de prix à la clé. Et les ruptures de chaîne dans l'industrie peuvent « déboucher sur des protestations et des blocages de routes ». Yellowhammer annoncerait-il des « yellow jackets » (gilets jaunes) ?
Francis BROCHET

 

 
 

 

Terrorisme : le modèle français d'indemnisation des victimes

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:40:27

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Terrorisme : le modèle français d'indemnisation des victimes
 

 
Avec la vague d'attentats qu'a connue la France depuis 2015, le Fonds de garantie d'indemnisation des victimes d'actes de terrorisme et autres infractions a dû relever un défi de taille. Photo Lionel BONAVENTURE/AFP
« Le modèle français est mis en avant, tant par la cour des comptes qui souligne la qualité de notre action en faveur des victimes que par la commission européenne qui préconise de s'en inspirer », note la directrice du Fonds de garantie, Nathalie Faussat. « Ce Fonds de garantie (FGTI) est le seul dispositif étatique qui assure une réparation intégrale aux victimes d'actes de terrorisme ».

Plusieurs principes guident son action : une indemnisation amiable, sans plafond et sans conditions de ressources, individualisation, indemnisation au nom de la solidarité nationale. Le financement du FGTI et donc l'indemnisation des victimes reposent en effet essentiellement sur « une taxe attentat », un prélèvement effectué sur les contrats d'assurance des biens (auto, multirisque habitation,...).

Mais, depuis 1986, la situation du Fonds de garantie a changé, en même temps que la menace terroriste a évolué. Avec un défi de taille, depuis 2015, alors que la France connaît une vague d'attentats sans précédent. « Le Fonds a été capable de se mobiliser dans l'urgence. Notre réactivité n'a pas été prise en défaut », estime sa directrice. L'équipe des chargés d'indemnisation a été étoffée : elle compte désormais une vingtaine de personnes.
« L'impression d'être face à un assureur »

Malgré cela, le FGTI n'est pas exempt de critiques. Victimes et avocats pointent notamment du doigt les délais d'expertise, certains médecins experts « indélicats », la difficulté à faire indemniser certains préjudices complexes, ainsi que le manque de transparence. « C'est un bel outil mais il est mal utilisé, juge Arthur Dénouveaux, victime du Bataclan, président de l'association "Life For Paris". On a parfois vraiment l'impression d'être face à un assureur alors que c'est un service public. » Me Aurélie Coviaux, spécialisée dans le droit du dommage corporel et qui assiste une soixantaine de victimes du 13-Novembre, partage cet avis : « Le FGTI assume totalement de s'affranchir de la jurisprudence, et ça, c'est insupportable. Ils font parfois des analyses qui sont à l'inverse du droit. » Elle tempère cependant : « Les victimes ne sont pas forcément mal indemnisées mais ce qui pose problème c'est que le Fonds est le seul interlocuteur des victimes, qu'il doit assister et indemniser. Il est juge et partie. » L'avocate, comme la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac), souligne aussi la complexité du processus d'indemnisation, une matière de spécialistes. « On a parfois l'impression d'être dans des discussions de marchands de tapis, dit Sophia Seco, juriste et codirectrice de la Fenvac. Certaines pratiques du FGTI génèrent de la souffrance. Je ne dis pas que le Fonds de garantie est un ennemi mais il peut devenir un adversaire. »

Face à ces critiques, le FGTI a amorcé des réformes, notamment pour plus de transparence : charte de l'expertise médicale, mise en place d'un médiateur en mars 2017, guide de l'indemnisation des victimes. Et Nathalie Faussat de souligner : « avant 2015, nous observions environ 3 % de contentieux. Ce chiffre n'a pas augmenté ! » « Sur 6 000 dossiers, c'est sûr qu'il y a des mécontents. Que celui qui a la solution n'hésite pas à la donner !, dit aussi Françoise Rudetzki. Mais on essaie toujours de trouver des solutions, alors il ne faut pas hésiter à faire remonter des dysfonctionnements ».
Coralie DREYER

 

 
 

 

Retraites : « S'il faut aller à la grève nous sommes prêts »

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:43:08

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Retraites : « S'il faut aller à la grève nous sommes prêts »
 

 
Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière : « Il faudra viser l'unité d'action syndicale la plus large ». Photo Alain JOCARD/AFP
Votre état d'esprit au moment de cette rentrée ?
Nous sommes déjà partis en congés avec beaucoup d'inquiétudes : la loi de transformation de la fonction publique, rejetée par toutes les organisations de fonctionnaires, les difficultés des hôpitaux et de leurs services d'urgence, la situation dans les Ehpad, la rentrée scolaire avec la mise en oeuvre de la loi Blanquer, des inquiétudes sur l'emploi chez General Electric ou Ascoval et Conforama... Tout ça crée une rentrée sous tension. Pour autant nous sommes forcément combatifs, avec la conviction qu'on peut faire bouger les choses.
Le président se promet plus modeste, plus à l'écoute... Vous y croyez ?

Moi, je ne crois en rien, je juge sur les actes. Je constate que nous avons un président et un gouvernement de conviction économique libérale très forte, et qui pensent que les syndicats n'ont pas leur place au niveau national. La modestie, ce serait justement d'écouter ce que disent les organisations syndicales, notamment sur les retraites.
Justement, pourquoi mobiliser dès le 21 septembre sur les retraites ?

Cette réforme s'inscrit dans la remise en cause de tout le système paritaire de protection sociale français, pour le livrer entièrement aux mains de l'État. Un régime universel par points est dangereux. Il crée une retraite incertaine, qui souffrira des périodes plus difficiles d'une carrière, et c'est l'État qui, le moment venu, décidera de la valeur des points que vous convertirez en pension. Donc vous ne saurez pas jusqu'au dernier moment combien vaudra votre capital de points... Le gouvernement a d'ailleurs laissé tomber le masque en reconnaissant qu'il faudra attendre 64 ans pour percevoir une retraite à taux plein, même s'il conserve l'âge légal de 62 ans.
Le Premier ministre vous a invités à le rencontrer début septembre pour parler des retraites. Vous irez ?

Nous irons lui redire que nous ne sommes pas d'accord avec le système universel par points et que nous ne le cautionnerons pas. Je ne vais pas discuter avec le gouvernement des réglages de la fin des régimes existants de retraite, je ne vais pas cautionner la disparition de l'Agirc-Arrco.
Force ouvrière manifestera le 21 septembre, la CGT le 24 septembre. Vous comprenez qu'on ne comprenne pas ?

Bien sûr... Mais il est clair que si le gouvernement ne nous entend pas sur ce dossier des retraites, il faudra mobiliser à la hauteur de l'enjeu. Une simple journée de manifestation, aussi réussie soit-elle, ne suffira sans doute pas. S'il le faut, cesser le travail le plus largement possible devra être envisagé pour forcer nos interlocuteurs à revenir à la table de négociation. Il faudra alors bien sûr viser l'unité d'action syndicale la plus large.
C'est d'une grève générale sur les retraites dont vous parlez ?

Vous savez, en janvier 1995, Force Ouvrière avait organisé un rassemblement sur la question de la sécurité sociale. Et le secrétaire général Marc Blondel avait conclu son discours en disant que la sécurité sociale méritait bien une grève générale interprofessionnelle, et que FO y était prête. Il y a un parallèle entre le plan Juppé sur la sécurité sociale et le projet actuel sur les retraites, et nous sommes donc aujourd'hui dans le même état d'esprit qu'en 1995 : si le gouvernement ne nous entend pas, s'il faut aller à la grève, nous y sommes prêts. À nous de convaincre le plus grand nombre de salariés !
Le mouvement des gilets jaunes peut-il reprendre cet automne ?

Personne n'avait prévu ce mouvement. Mais en octobre 2018, plusieurs syndicats dont Force ouvrière mobilisaient 160 000 manifestants sur le pouvoir d'achat et les services publics. Le gouvernement n'avait rien voulu entendre, on connaît la suite... Je pense que ce qui a provoqué le mouvement des gilets jaunes n'est pas résolu. J'ai dit que c'était une rentrée sous tension. J'espère que, cette fois, le gouvernement saura mieux entendre les organisations syndicales.
Le Medef fait sa rentrée la semaine prochaine. Qu'espérez-vous de lui ?

Le problème du patronat est qu'il est dans une forme d'interrogation, d'hésitation permanente, sur sa volonté ou non de négocier au niveau national, interprofessionnel. Et l'attitude du gouvernement, par exemple sur l'assurance chômage, renforce cette hésitation. Le patronat a fait l'erreur de ne pas vouloir s'engager dans une négociation sur les contrats courts. Il doit maintenant comprendre la nécessité d'ouvrir des négociations sur la santé au travail, sur le télétravail, sur la relation entre donneurs d'ordre et sous-traitants... Si, on lui laisse les mains libres, le gouvernement imposera ses volontés.
Vous avez été élu en novembre pour rassembler FO, après une crise profonde. Pensez-vous y parvenir ?

Je le pense, oui. Nous avons été confrontés à une crise assez grave, que nous avons su régler clairement et rapidement, et qui n'a pas fracturé l'organisation. La situation générale, sur le plan économique, social et politique, dont le mouvement des gilets jaunes, a provoqué naturellement beaucoup de débats. C'est naturel dans une organisation démocratique.
Recueilli par Francis BROCHET

 

 
 

 

mulhouse - Situation toujours critique aux urgences

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:52:52

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mulhouse - Situation toujours critique aux urgences
 

 
Au 1er septembre, le service des urgences de l'hôpital Emile-Muller ne devrait avoir qu'entre sept et treize médecins, contre 26 fin 2018. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
redouté par le personnel des urgences de l'hôpital Émile-Muller, en grève depuis le 26 avril, le mois de septembre approche et la situation est toujours aussi critique à Mulhouse, aussi bien du côté des médecins que du personnel non-médical (infirmiers, aides-soignants, agents d'accueil...).

Elle semble même s'être tendue pour les médecins. Selon les derniers chiffres, communiqués par l'un d'entre eux, « au 1er septembre, nous serons au mieux treize, au pire sept ». Ils étaient encore 26 à la fin de l'année 2018, 17 au mois de juillet. « D'après la Société française de médecine d'urgence, le service devrait être doté d'une trentaine de médecins », affirment les urgentistes mulhousiens.
« J'en ai marre de prendre des risques »

Pour faire tourner les urgences de l'hôpital Émile-Muller, il faut au moins six médecins par garde de 24 heures : un à la régulation des appels du centre 15, deux au Smur (Service mobile d'urgence et de réanimation) et trois dans le service proprement dit. Les infirmiers et aides-soignants jouent également un rôle fondamental, mais s'il n'y a plus assez de médecins pour poser un diagnostic et prescrire des soins, le système ne peut plus fonctionner.

Jusqu'à présent, le service tenait grâce à des mesures exceptionnelles, prises collégialement par l'équipe médicale au printemps dernier, pour « passer l'été ». « Nous avons décidé de passer de 48 heures de temps clinique (prise en charge médicale des patients) par semaine à 53 heures, sans compter le temps texturant (tâches administratives, etc.). Nous avons également choisi de poser au maximum deux semaines de vacances, au lieu de trois, pour permettre à tout le monde d'en prendre. Et puis, on a fermé une des deux colonnes du Smur, qui fonctionne en mode dégradé. C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir deux Smur opérationnels, nous n'en avons qu'un. Pour faire fonctionner le deuxième, nous avons, pour la première fois, fait appel à des médecins intérimaires. S'il n'y en a pas et que le deuxième Smur doit sortir, c'est un médecin du service qui décroche », explique un des urgentistes, qui quittera le service d'ici quelques semaines, « essoré » par des conditions de travail qui se dégradent depuis plusieurs années.
Les médecins dénoncent des « pressions »

« Je n'y arrive plus physiquement, et psychologiquement, c'est très dur aussi. Le pire, c'est de savoir ce qu'il faudrait faire dans l'intérêt des patients, mais de ne pas y arriver parce qu'on n'en a pas les moyens. J'en ai marre de prendre des risques », témoigne-t-il.

Il n'est pas le seul dans cette situation. Les demandes de disponibilités et les démissions se sont multipliées ces derniers mois. Et la réunion du 15 juillet dernier entre le personnel des urgences, la direction de l'hôpital et l'ARS (Agence régionale de santé) n'a pas réussi à juguler l'hémorragie de médecins. Elle l'aurait même aggravée.

Plusieurs membres du personnel font part d'un climat tendu lors de cette réunion et d'un discours « menaçant » du directeur général de l'ARS Grand Est, Christophe Lannelongue, qui aurait « exercé des pressions sur les médecins ». « Il a dit publiquement qu'il blacklisterait les démissionnaires pour qu'ils ne puissent pas retrouver un poste dans la région. » Toujours selon plusieurs membres du personnel, ces mots auraient eu pour conséquence de pousser plusieurs médecins - « au moins cinq » - à poser leur démission.

De son côté, l'ARS répond que « la réunion a permis à chacun des acteurs de s'exprimer ». « Outre le rappel du soutien de l'ARS aux équipes et la reconnaissance des efforts consentis, le directeur général a tenu à porter un message de mobilisation de tous les acteurs, poursuit l'ARS. À l'adresse de la communauté médicale, il a été dit qu'une prise de responsabilité, un soutien et un discours positif et constructif de la part des médecins sont attendus, tant des médecins démissionnaires que des médecins continuant à exercer au service des urgences du GHRMSA » (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, dont fait partie l'hôpital Emile-Muller).
Des rémunérations « jamais vues » pour attirer des intérimaires

Autre illustration de cette situation critique pour les médecins du service, après le « burn-out » de l'un d'entre eux au début du mois d'août, l'hôpital a publié, via une société d'intérim, une offre d'emploi, proposant une rémunération de 2000 EUR nets par garde de 24 heures, plus mise à disposition d'un logement et prise en charge des frais de déplacement. Un montant jusqu'alors « jamais vu dans le service », indique un médecin.

Interrogée, notamment, sur cette offre, la direction de l'hôpital a indiqué qu'elle ne pouvait « malheureusement pas apporter les éclairages demandés ». Selon l'un des membres du personnel, l'offre, qui courait sur tout le mois d'août, n'a été pourvue « que pour certains jours », malgré le salaire bien supérieur aux offres d'intérim similaires publiées récemment : 1500 EUR nets par garde dans un établissement du nord de la France ; 1400 EUR nets par garde dans les Ardennes...

Selon un médecin mulhousien, le salaire proposé pour une garde de 24 heures pour un médecin urgentiste intérimaire « varie de 1200 à 2000 euros, ou plus selon l'urgence de la situation... ». Il indique également que, toujours pour une garde de 24 heures, un médecin titulaire du service est « payé 267,82 EUR bruts » (en plus de son salaire de base). « Seule la nuit, de 18 h 30 à 8 h 30, est indemnisée. La journée est considérée comme faisant partie du temps de travail normal. »
Les médecins des autres services appelés à l'aide

C'est dans ce contexte que l'on a appris qu'une commission médicale d'établissement exceptionnelle doit se réunir le 26 août. « On va proposer aux médecins des autres services de l'hôpital de venir renforcer l'équipe médicale des urgences, assure un urgentiste. La question est de savoir si cela se fera sur la base du volontariat ou non... »
Textes : Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Philippe Leroy, ex-président du conseil général de Moselle

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:57:13

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Philippe Leroy, ex-président du conseil général de Moselle
 

 
Philippe Leroy avait 79 ans. Photo RL/Pascal BROCARD
Philippe Leroy, ancien sénateur (de 2001 à 2017) et président du conseil général de Moselle (de 1992 à 2011), est décédé ce lundi, à l'âge de 79 ans. Ingénieur du génie rural et des eaux et forêts, encarté à l'UMP puis aux Républicains, il fut également maire de Vic-sur-Seille, vice-président du conseil régional de Lorraine (1986-2001) et président du Parc naturel régional de Lorraine. L'ensemble de la classe politique lorraine a salué son engagement républicain, européen et mosellan.

 

 
 

 

M2A Tourisme - Une direction intérimaire pour l'heure

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:34:34

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M2A Tourisme - Une direction intérimaire pour l'heure
 

 
Marie Garcin-Zaiter, qui était directrice de l'Office de tourisme et des congrès (OTC) de Mulhouse et sa région depuis quatre ans, partira pour Menton à la fin de cette semaine. Dans l'immédiat, il n'y aura pas de nouveau titulaire recruté au poste qu'elle quitte : c'est Nathalie Birling, membre de l'équipe salariée de l'OTC, « qui gérera les affaires courantes, en lien, bien sûr, avec Jean-Pierre Walter, le président délégué de l'OTC », nous a indiqué ce lundi le cabinet de Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A).

Cette situation intérimaire s'explique par la volonté de la présidence de M2A de se donner le temps de mettre en place un projet voulu par son président : créer une agence qui sera en charge à la fois du tourisme, de la culture et de l'attractivité du territoire. L'agglomération a déjà recruté une directrice du tourisme, de la culture et de l'attractivité, Claire Armbruster, qui prendra ses fonctions au 1er septembre. C'est sous sa houlette que la future agence verra le jour. Et c'est dans le cadre de la nouvelle configuration à venir que sera envisagée de façon pérenne la nouvelle direction de l'OTC.

 

 
 

 

Le 100 000e visiteur à l'Historial franco-allemand

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:30:40

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HArtmannswillerkopf
Le 100 000e visiteur à l'Historial franco-allemand
 

 
Les trois touristes autrichiennes ont été reçues, notamment, par le président du site mémoriel du HWK Jean Klinkert (à gauche)
Vendredi 16 août, soit un peu plus de deux ans après son ouverture au public le 3 août 2017, l'Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf a eu l'honneur d'accueillir son 100 000e visiteur. Il s'agissait d'un trio de jeunes Autrichiennes, Marie, Laura et Miriam, qui ont profité de leur séjour en Alsace pour venir découvrir le site mémoriel du Hartmannswillerkopf.

Toute l'équipe et, en particulier son président Jean Klinkert, se réjouit du grand intérêt du public pour ce site historique et mémoriel emblématique du massif des Vosges.

Les 100 000 visiteurs accueillis à l'Historial se répartissent en trois grandes catégories. Environ 49 % de visiteurs sont des individuels, venant souvent sur le site de manière intergénérationnelle afin de transmettre cette histoire à leurs enfants ou petits-enfants. 27 % sont des scolaires, la dimension pédagogique étant fondamentale dans l'action du Comité du Monument National et particulièrement mise en avant à travers différentes actions. Les 24 % restants représentent les groupes qui viennent en nombre pour découvrir cette nouvelle structure bilatérale dédiée à la Grande Guerre et ses conséquences.

À travers l'exposition permanente, l'Historial offre une approche contemporaine et pédagogique de la Première Guerre mondiale, complétée par une exposition saisonnière qui offre cette année un regard comparé sur l'après-1918 dans le Rhin supérieur, l'Alsace, le Nord-Ouest de la Suisse et le Pays de Bade.

 

 
 

 

cernay- Succès pour la 36e édition du Grand prix

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:35:22

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cernay- Succès pour la 36e édition du Grand prix
 

 
Le podium avec le président et le jury. Photo DNA /A.S.
Sous le patronage de Michel Sordi, maire de Cernay, et de la Fédération française de tir, avec le concours du conseil départemental, de la Région ainsi que du Crédit mutuel d'Illzach, l'association des tireurs du Ball-trap Cernay-Alsace, présidée par Pierre Wagner, cette 36e rencontre a tenu toutes ses promesses.

Trois jours durant, le site du club de tir sportif et loisir de Cernay n'a pas désempli. Près de 180 concurrents, venus des pays voisins, mais aussi d'Angleterre, se sont succédé, dès le lundi 5 août, autour de la fosse olympique. Les duels se sont terminés en apothéose le dimanche 11 août, sous une pluie battante.

Ils étaient six à devoir être départagés lors d'un inévitable tir de barrage. Soumise au règlement de l'ISSF (International shooting sport federation) et de la Fédération française de tir, cette compétition qui se déroulait sur cinq fosses, avec des lanceurs et un panneau d'affichage de dernière génération, a permis plus de 400 plateaux répartis sur trois jours : vendredi, pour le Grand prix européen, samedi pour le Grand prix d'Alsace et dimanche pour le Grand prix du club.

Au final, le titre de champion 2019 revient à l'Anglais Ian Peel avec un total de 258 points, devançant le Français Hervé Boivin avec 256 points, le Suisse Paolo Perissinotto avec 252 points, les Français Eddie Decayeux ex aequo avec Alexandre Ricciet avec 252 points et Christophe Combe avec 250 points.
André SPETZ

 

 
 

 

zillisheim -Cérémonie à la stèle des Savoyards

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:36:47

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zillisheim -Cérémonie à la stèle des Savoyards
 

 
La traditionnelle photo de famille, devant le monument, à l'issue de la cérémonie. Photo L'Alsace /A.L.
« Cela fait bientôt vingt-cinq ans que nos deux villages, Flaxlanden et Zillisheim, ont décidé de commémorer annuellement, ensemble, ce tragique événement militaire du 19 août 1914 au tout début de la Première Guerre mondiale. »

C'est ainsi que Joseph Goester, maire de Zillisheim, entouré de ses adjoints, a accueilli les invités, en même temps que sa collègue Francine Agudo-Perez, première adjointe au maire de Flaxlanden, représentant le maire Claude Frey, pour une cérémonie devant la stèle des Savoyards. Un monument érigé pour rappeler le sacrifice de 600 jeunes du 97e régiment d'infanterie alpine de Chambéry (Savoie).

Cette cérémonie du 105e anniversaire a rassemblé les autorités civiles et militaires, sapeurs-pompiers, membres de la Réserve intercommunale de sécurité civile (Risc) de Hochstatt et Zillisheim, anciens combattants et porte-drapeaux dont le président, l'adjudant-chef Didier Boge assurait également le rôle de maître de cérémonie. Elle a été marquée par le dépôt de quatre gerbes au pied de la stèle du Général-Plessier, aussi appelée monument des Savoyards.
Reconnaissanceet respect

Roland Fellmann, des Trompettes de Mulhouse 1898, a effectué les sonneries d'usage alors que La Marseillaise a été chantée en choeur par l'ensemble des participants parmi lesquels Daniel Adrian, conseiller départemental, le capitaine Dominique Charroy, de la gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Alain Guth, président départemental de l'UNC (Union nationale des combattants), les représentants des ordres nationaux, de la Réserve de l'armée de l'air, de la gendarmerie et de la brigade verte.

« Dans une commémoration, il ne s'agit pas de faire l'apologie de la guerre mais de témoigner notre reconnaissance envers celles et ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions aujourd'hui vivre libres. Ils méritent notre plus profond respect, a relevé Joseph Goester. Dans cette démarche de reconnaissance et de respect, je souhaite également associer à la minute de silence que nous allons observer la mémoire d'un certain nombre de personnes qui ont marqué l'actualité ou nous ont tout simplement marqués dans les semaines et les mois précédents. » Il a cité, entre autres, Peter Ziegler, premier adjoint honoraire de Riegel am Kaisersthuhl, souvent venu à Zillisheim, Franck Chesneau, pilote de Tracker, Jean-Mathieu Michel, maire de Signes.

« Ces jeunes Savoyards avaient la France chevillée au corps, a poursuivi le maire de Zillisheim. Nul doute qu'ils ne comprendraient pas la crise culturelle et identitaire qui secoue nos civilisations occidentales à ce jour. »
La terrible batailledu Geisberg

Francine Agudo-Perez a fait le récit de la terrible bataille du Geisberg. C'est sur les flancs des deux communes que s'est déroulée cette bataille meurtrière où les Savoyards se sont lancés, baïonnette haute, à l'assaut de la colline, accueillis par le feu nourri des Allemands. Le bilan a été terrible : 14 officiers tués et 14 blessés, 600 hommes tués et 427 blessés, soit plus de 1000 victimes parmi les combattants, français et allemands.

L'émouvante cérémonie a été suivie du verre de l'amitié, servi à l'Espace Saint-Laurent.
Adrien LERCH

 

 
 

 

landser - Des caméras de surveillance bientôt installées

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:36:06

© L'alsace, Mardi le 20 Aout 2019
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landser - Des caméras de surveillance bientôt installées
 

 
« Pour la sécurité des personnes et des biens et pour lutter contre les incivilités et les dégradations », la commune de Landser va procéder à l'installation de deux caméras de vidéosurveillance. La première sera installée dans la zone de tri sélectif afin de dissuader les dépôts sauvages (problème de bouteilles cassées, propreté...) et de sécuriser l'ancien bâtiment Franprix.
Un projet à 9000 EUR

La seconde sera posée aux abords de la salle communale et du plateau multisports (sécurité des biens publics, problèmes de déjections canines...).

Une partie de ces travaux sera réalisée en régie propre par l'équipe technique. Le coût total de l'opération est de 9 008 EUR HT. La subvention du conseil départemental déduite (3600 EUR, soit 40 %), il restera 5408 EUR HT à la charge de la commune.

« Nous avons bénéficié de l'aide du conseil départemental du Haut-Rhin, qui a mis en place, pour les années 2019 à 2021, une nouvelle politique de développement territorial », explique le maire, Daniel Adrian. « Dans ce cadre, un fonds de soutien aux projets de proximité, en vue de soutenir l'innovation technologique par l'installation de systèmes de vidéoprotection de la voie publique ou de bâtiments publics, a été voté. »

 

 
 

 

Vers un urbanisme durable

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:53:39

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Vers un urbanisme durable
 

 
En 2016, le territoire français comptait près de 2500 friches. DR
Les friches sont des terrains dépourvus de culture, de plus de 2 km² et abandonnés depuis plus de deux ans. Elles sont caractérisées par leur usage antérieur (commercial, industriel, militaire, d'habitation). En 2016, on recensait près de 2500 friches en France. Leur impact économique n'est pas négligeable : elles génèrent une baisse de recettes fiscales, en raison de leur vacance, ainsi que de nombreux coûts, induits par l'entretien des infrastructures, voire leur dépollution. Les actions de dépollution et les projets de reconversion sont par ailleurs régis par la loi Risques, de juillet 2003.
Un enjeu pour les collectivités

La région Grand Est est particulièrement concernée par la présence de friches, en raison de son passé industriel. Ces espaces vacants recouvrent de nombreux enjeux pour les collectivités, notamment parce qu'ils permettent de valoriser du foncier disponible - en préservant des terres non artificialisées -, de contenir cette artificialisation des sols (aussi appelée « étalement urbain », c'est-à-dire la progression des surfaces urbanisées sur la périphérie des villes), d'améliorer l'image d'un territoire et de valoriser le patrimoine local.

Selon la synthèse du diagnostic général du SRADDET (Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires), publiée en 2018, la région Grand Est a vu ses territoires artificialisés augmentés de 2,2 % en six ans. Cela se produit au détriment des terres agricoles (qui ont reculé de 0,2 % sur la même période), engendre des disparités territoriales et constitue une menace pour la biodiversité. C'est pourquoi la réhabilitation d'espaces vacants apparaît comme l'une des solutions pour limiter une urbanisation extensive. En outre, cela offre de nouvelles opportunités pour le développement d'un urbanisme durable.

L'étalement urbain se fait également au détriment des villes dites « moyennes » (entre 20 000 et 100 000 habitants), dont les centres-villes se vident. Le taux de vacance des commerces y est en effet supérieur à 10 %. Des milliers de mètres carrés de bureaux et de logements inoccupés s'y trouvent, trop chers à restaurer. À tel point qu'il est plus avantageux pour les propriétaires de construire du neuf...
Changer le rapport à la ville

Il existe deux alternatives pour redonner vie à des lieux délaissés. Tout d'abord, des aménagements temporaires, qui peuvent permettre de faire face à une pénurie de logements sociaux ou d'hébergements d'urgence. À titre d'exemple, au Royaume-Uni, la société Lowe Guardians a développé un projet nommé SHED, qui consiste à installer des cabanes préfabriquées (et facilement démontables) dans des espaces vacants.

De même, des solutions sont développées pour permettre à des commerçants d'installer des boutiques provisoires dans les commerces vacants des centres-villes. Cela leur permet de tester leur activité, tout en redynamisant les lieux et en créant du lien social.

D'autres projets visent à réhabiliter durablement ces espaces, en créant des aménagements pérennes. Bien souvent, ils sont l'occasion de repenser notre façon d'appréhender la ville : habitats coopératifs, espaces de travail partagés, présence d'acteurs associatifs, services de conciergerie... Mais pas uniquement. En effet, les projets d'urbanisme durable intègrent aussi la nature, la biodiversité (avec, par exemple, des jardins partagés) et les activités économiques autour des énergies renouvelables (parcs photovoltaïques, cultures de biomasse...). L'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) vient de lancer le Plan d'actions friches 2019-2022, élaboré à partir du bilan des opérations soutenues par l'agence entre 2010 et 2016. Il définit les objectifs à atteindre et les actions à mener pour y parvenir.
Virginie GOBLET SURFER www.cca.asso.fr

 

 
 

 

Vingt-six sapeurs-pompiers alsaciens sont déployés dans les Bouches-du-Rhône en prévision d'incendies de forêts.

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:31:11

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Incendies
Vingt-six sapeurs-pompiers alsaciens sont déployés dans les Bouches-du-Rhône en prévision d'incendies de forêts.
 

 
La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a salué les pompiers alsaciens à leur départ ce lundi matin.
La règle des trois « 30 » pourrait prochainement s'appliquer : une température de plus de 30 degrés, un vent de plus de 30 km/h, une hydrométrie de moins de 30 degrés. Autant de critères méridionaux aptes à attiser les grands incendies. Les services départementaux d'incendie et de secours du Bas-Rhin et du Haut-Rhin participent comme d'habitude à l'effort de guerre du feu, envoyant 26 hommes dont un médecin et un infirmier, professionnels et volontaires au sein de la colonne Est. Les neuf véhicules dont quatre camions feux de forêt de 4 000 litres ont pris le départ lundi matin de Colmar pour Aix-en-Provence. Commandé par le capitaine Samuel Marfing du Bas-Rhin, secondé par le capitaine Boris Delanotte du Haut-Rhin, le groupe alsacien s'intégrera à la colonne Est constituée d'éléments venus de Belfort, de l'Aube, du Doubs et de la Haute-Marne.
La base d'Aix

Le groupe alsacien doit dans un premier temps prendre ses quartiers à l'école nationale des officiers de sapeurs-pompiers à Aix-en-Provence. Il sera mis à la disposition des services départementaux d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône et de l'Aude. L'heure est au prépositionnement, en prévision de départs de feux. Les Haut-Rhinois avaient le mois dernier renforcé les équipes de lutte contre les feux de champ dans la Marne. La délégation alsacienne intègre des professionnels et des volontaires, des néophytes des feux sudistes et des vétérans. Parmi les habitués, Fabrice Andrzeczyk. L'adjudant-chef mulhousien compte une quinzaine de campagnes provençales à son actif. Il est formateur feux de forêt et prend régulièrement depuis 1989 la direction du sud l'été venu. Il a vécu les grands combats de 2003 dans le massif des Maures et connaît par coeur les particularismes locaux, la végétation, la vitesse de propagation, les largages des bombardiers d'eau à 60 mètres dont il est préférable de se protéger : « Le feu peut avancer à la vitesse de 3 500 mètres à l'heure ».
Au feu et au G7

Le groupe déplace plusieurs véhicules 4x4 mais aussi un camion logistique avec réserve d'eau, rations et équipement spéciaux comme les masques de fuite et les ponchos aluminisés. La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, également présidente du conseil d'administration du SDIS du Haut-Rhin et le colonel René Cellier, directeur du SDIS 68 ont souhaité bon vent au groupe hier à 7 h. Un épisode de mistral et de tramontane est attendu dès aujourd'hui. Le Haut-Rhin va également envoyer une demi-douzaine d'hommes cette semaine à Biarritz. Les sapeurs-pompiers haut-rhinois doivent constituer un groupe d'extraction de victimes dans le cadre de la sécurisation du sommet du G7 à Biarritz.
Ph.M.

 

 
 

 

Des sirènes vont retentirdans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:55:20

© L'alsace, Mardi le 20 Aout 2019
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Des sirènes vont retentirdans le Haut-Rhin
 

 
Une sirène placée sur le toit de l'école élémentaire Furstenberger, à Mulhouse. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Dans chaque commune, un système d'alerte sonore est opérationnel depuis 1948, à l'époque pour faire face à une éventuelle attaque aérienne. Chaque premier mercredi du mois, à midi, on procède à un test, afin de vérifier qu'il fonctionne correctement. Le réseau national d'alerte (RNA) de la population en cas de catastrophes naturelles ou technologiques compte environ 4500 sirènes en France métropolitaine, sur les 10 000 réparties dans les communes de l'Hexagone. Les autres sont la propriété des communes elles-mêmes, ou de certaines entreprises dont l'activité présente un risque.
Un système à moderniser

La fin de la Guerre froide, le vieillissement du réseau et la multiplicité des risques actuels ont nécessité une modernisation de l'alerte. C'est pourquoi le ministère de l'Intérieur procède au déploiement d'un nouveau système d'alerte et d'information des populations (SAIP). « La mise en place de ce nouveau système a été l'occasion de revoir l'implantation des sirènes, afin de mieux prendre en compte les nouvelles natures de risques et répondre de manière plus pertinente aux besoins actuels de la population », précise la préfecture du Haut-Rhin dans un communiqué.

Le SAIP réunit un ensemble d'outils (dont font partie les sirènes) qui permet la diffusion d'un signal ou d'un message par les autorités, lors d'un événement d'une particulière gravité ou en situation de crise (catastrophe naturelle et industrielle, attentat terroriste), aux personnes qui sont susceptibles ou sont en train d'en subir les effets. Son déclenchement est de la compétence du maire et du préfet, voire du ministère de l'Intérieur. « Le SAIP mobilisera plusieurs vecteurs d'alerte et d'information de la population : sirènes (déjà existantes, mais aussi nouvelles), SMS, service de diffusion de l'alerte à des opérateurs relayant avec leurs propres moyens ces informations (notamment panneaux à messages variables et radios) », explique le capitaine David Petit, du centre de secours principal (CSP) de Mulhouse.
23 communes à terme dans le département

Le déploiement du SAIP dans le Haut-Rhin a débuté début août, avec le raccordement d'une dizaine de sirènes. Les travaux étant terminés, les sirènes vont être testées ce mardi matin à Bitschwiller-lès-Thann et à Cernay, demain après-midi à Huningue, cet après-midi et demain matin à Mulhouse.

« Les personnes vivant à proximité des sites concernés ne devront pas s'inquiéter du déclenchement des sirènes lors de ces tests », précise la préfecture. Des essais à distance seront ensuite réalisés par la préfecture le premier mercredi de chaque mois, à midi. À terme, dans le Haut-Rhin, 23 communes situées dans des zones d'alerte prioritaires seront concernées par ce système.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Cinq cars détruits par le feu

Publié dans le panorama le Mardi 20 août 2019 à 06:54:49

© L'alsace, Mardi le 20 Aout 2019
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Cinq cars détruits par le feu
 

 
Cinq bus ont été détruits, dont quatre entièrement calcinés. Photo DNA / Florent ESTIVALS
Comment ne pas dresser un parallèle entre l'incendie ayant touché cinq cars et deux poids lourds, ce week-end à Scherwiller, et la vingtaine de cars incendiés en Centre-Alsace entre janvier 2014 et mars 2015 ? La question est sur toutes les lèvres : le pyromane est-il de retour ?

La compagnie de gendarmerie de Sélestat indique simplement qu'une enquête est ouverte et qu'à ce stade, aucune hypothèse n'est à exclure.
Un préjudice lourd

Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 1 h 30, un voisin a alerté les responsables du garage Volvo situé dans la zone industrielle du Giessen, à Scherwiller, et spécialisé dans les poids lourds. Un incendie venait de se déclarer. Le sinistre a finalement détruit cinq cars (dont quatre entièrement calcinés), un camion, et en a endommagé un second, parmi la trentaine de véhicules stationnés. Une quinzaine de pompiers, venus de Scherwiller, Châtenois et Sélestat, ont maîtrisé le feu au moyen de cinq lances.

Ces cars, neufs, sortaient de l'usine Volvo France. Ils devaient faire l'objet des derniers contrôles au garage, avant leur mise en circulation. Le préjudice financier, en cours d'évaluation, pourrait approcher les 2 millions d'euros.

Hier matin, des gendarmes de la brigade de recherche de Sélestat ont gelé la scène et effectué les premières constatations. Ils ont été rejoints, dans l'après-midi, par des techniciens en identification criminelle, qui ont passé la scène au peigne fin, afin de déterminer, dans un premier temps, si l'incendie est d'origine accidentelle ou criminelle. Si la deuxième hypothèse est dans toutes les têtes, un élément pourrait accréditer la première : la batterie d'un des cars était en charge au moment où le feu s'est déclaré. « Il est peu probable que ce soit dû à ça », indique-t-on toutefois au sein du garage.

Les images des quatre caméras de vidéosurveillance installées sur les façades du garage permettront peut-être d'apporter des réponses. « Nous les avions mises en place dès notre installation ici il y a huit ans, indique Denis Leonate, le responsable du garage. On a déjà eu plusieurs vols de gasoil par le passé. » Mais jusqu'ici, pas d'incendie.
La vidéosurveillance parlera-t-elle ?

Les gendarmes ont visionné ces images une première fois dans la nuit de dimanche à lundi, et leur exploitation doit se poursuivre. Ce mardi, un expert en incendie est attendu sur les lieux.
Florent ESTIVALS