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Feux de forêt : 24 pompiers alsaciens en renfort

Publié dans le panorama le Lundi 19 août 2019 à 07:28:11

© L'alsace, Lundi le 19 Aout 2019
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Feux de forêt : 24 pompiers alsaciens en renfort
 

 
Douze sapeurs-pompiers du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) 67 et douze autres du Sdis 68 rejoindront le sud de la France ce lundi, pour participer au dispositif de lutte contre les feux de forêt. Ils rallieront Aix-en-Provence, avant d'être déployés dans l'Aude ou les Bouches-du-Rhône.

 

 
 

 

EUROPE - Des jeunes très courtisés

Publié dans le panorama le Lundi 19 août 2019 à 07:24:37

© L'alsace, Lundi le 19 Aout 2019
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EUROPE - Des jeunes très courtisés
 

 
En Pologne, depuis le 1er août, les salariés de moins de 26 ans ne paient plus d'impôt sur le revenu. Électoralisme, a critiqué l'opposition, pointant des législatives en octobre. Il est vrai que le PiS (Droit et Justice) aujourd'hui au pouvoir avait gagné les élections de 2015 sur une promesse du même registre, une allocation mensuelle de 500 zlotys (125 euros) par enfant.
L'Est, puis le Sud

Ces mesures ont du succès, parce qu'elles répondent à un vrai problème : l'exode des jeunes, souvent les mieux formés. La Pologne a encore « perdu » 268 000 jeunes de 20 à 34 ans ces dernières années (solde entre départs et arrivées de 2013 à 2017), partis vers d'autres pays de l'Union, pour la plupart vers l'Allemagne et le Royaume-Uni. Confrontée au même problème, la Hongrie de Viktor Orban vient de lancer un grand programme nataliste, sous forme de prêt aux jeunes mères, qu'elles sont dispensées de rembourser à partir du troisième enfant.

Ce flux de migrations d'Est en Ouest de l'Union européenne, ouvert dès la chute du Mur, est doublé depuis la crise financière de 2008 d'un autre flux, qui va du Sud vers le nord-ouest, de l'Espagne (130 000 jeunes de moins les dernières années) ou de la Grèce (183 000 départs, tous âges confondus).
Émigration avant immigration

Au profit de qui ? Les jeunes Européens ne sont pas différents des jeunes Africains ou Asiatiques : ils migrent des pays les moins prospères vers les plus prospères. Donc vers l'Allemagne (492 000 jeunes en plus), les Pays-Bas...

L'impact est d'autant plus fort sur les pays de départ qu'il s'ajoute à une natalité en berne, en Europe centrale comme en Espagne et en Grèce. Si l'Allemagne compense sa faible natalité par l'arrivée de jeunes Grecs et Roumains, c'est en revanche la double peine pour les pays d'émigration.

Résultat : Polonais et Espagnols s'inquiètent davantage de l'émigration de leurs jeunes, que de l'immigration de populations venues d'ailleurs, selon une enquête de l'ECPR (European Council on Foreign Relations). Quoi qu'en dise Matteo Salvini, une majorité d'Italiens aimerait qu'il s'occupe de retenir les jeunes au pays, avant de chasser les étrangers.
Si ça profite à l'Union...

Et leur inquiétude est fondée. « Beaucoup de ces migrants d'Europe centrale sont jeunes et qualifiés, leur départ réduit donc la force de travail productive des pays d'origine, au moment où beaucoup d'entre eux doivent déjà faire face à une dépression démographique », constatait le FMI en 2016. Si la tendance se maintient, calculait-il, cela coûtera jusqu'à 4 % de PIB aux pays d'Europe centrale.

Cette chasse aux jeunes Européens est lourde de tensions pour l'Union. Pourtant, elle ignore superbement le sujet. Le FMI en donne peut-être la raison : « L'émigration d'Europe centrale a plutôt bénéficié à l'Europe dans son ensemble, même si l'impact sur les économies des pays d'origine est très négatif. » En clair, l'Union s'enrichit de l'appauvrissement de certains ses membres. Pourquoi s'inquiéter ?
Francis BROCHET

 

 
 

 

Poutine, conduite à risque

Publié dans le panorama le Lundi 19 août 2019 à 07:25:10

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Poutine, conduite à risque
 

 
Le président russe parade le 10 août avec des motards à Sébastopol, en Crimée. Photo Alexei DRUZHININ/AFP
« Personne n'est naïf, ni sur les divergences, ni sur les différences d'intérêt... » L'irritation perce vite lorsqu'on questionne l'Élysée sur les risques de la rencontre entre les présidents français et russe. Mais la crainte existe que Vladimir Poutine, 66 ans dont vingt au pouvoir, ne trompe la bonne volonté diplomatique de son cadet Emmanuel Macron, 41 ans.
Incontournable « grand voisin »

Le raisonnement de l'Élysée est simple : la Russie est le partenaire obligé de la résolution des principaux conflits et tensions en cours, de l'Ukraine à la Syrie en passant par l'Iran et la Libye. Comme elle n'est plus membre du G8 depuis 2014 et son annexion de la Crimée ukrainienne, il est utile de nouer le dialogue en amont du G7 de Biarritz.

Cette « visite de travail » doit permettre de « mieux nous comprendre », insiste l'Élysée. Avec une précision essentielle : la Russie est et restera notre « grand voisin », incontournable pour la sécurité de l'Europe.
Et les droits de l'homme ?

Vladimir Poutine, provocateur né, paradait il y a peu sur une moto en Crimée, signifiant qu'il ne reviendra pas sur l'annexion de la presqu'île - et peu importe l'élection d'un nouveau président en Ukraine. C'est la preuve pour beaucoup que le président russe n'est prêt à aucune concession sur aucun dossier.

Pire, affirme sur Twitter l'ancien ambassadeur de la France à l'Onu Gérard Araud, « la volonté (russe) de contester l'équilibre géopolitique européen » rend impossible tout compromis. Emmanuel Macron surestimerait ainsi sa capacité de conviction, comme déjà avec Donald Trump.

S'ajoute un autre registre de critiques : on ne discute pas avec un dictateur qui met ses opposants en prison. L'Élysée répond que le dialogue sur les droits humains est « ferme, direct, sans concession », et pense, sans le dire, avec l'ancien ministre Hubert Védrine qu'il faut se défier des « postures morales inefficaces et stériles ».
Seul en Europe

Le rôle de la France, plaide l'Élysée, est de « prendre des initiatives, créer des effets de décalage, aller là où d'autres ne vont pas ». En clair, le style d'Emmanuel Macron devrait également s'appliquer en politique étrangère.

C'est d'autant plus nécessaire qu'il est seul aujourd'hui en Europe en capacité d'agir : Boris Johnson est empêtré dans le Brexit, Angela Merkel ficelée par sa coalition, l'Italie en pleine crise politique... Mais justement, « la profondeur stratégique de la France, c'est l'Europe », nous déclarait François Heisbourg. Isolée, la France ne peut pas grand-chose.

Arguments, contre-arguments... C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses, enseigne la diplomatie agricole.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Un sommet pour les espèces menacées

Publié dans le panorama le Lundi 19 août 2019 à 07:26:15

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Un sommet pour les espèces menacées
 

 
Des éléphants dans le parc national Garamba en République démocratique du Congo. Ils ne sont plus que 415 000 en Afrique, contre un million en 1970 et 12 millions en 1900. Photo Tony KARUMBA/AFP
Faudra-t-il inscrire le mammouth, qui a disparu depuis plus de 4 000 ans, sur la liste des espèces protégées pour sauver les éléphants ? Le sujet est à l'ordre du jour de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) qui se tient à Genève pendant 12 jours.

Le trafic d'ivoire de mammouth est en effet étroitement lié à celui des défenses d'éléphant, menacé de disparition à cause du braconnage. Des trafiquants d'ivoire le font passer pour de l'ivoire de mammouth afin de contourner l'interdiction de vente dans de nombreux pays. Israël et le Kenya proposent donc d'inscrire le mammouth laineux à l'annexe II de la CITES qui réglemente le commerce international de 4 952 espèces animales et de 29 644 espèces végétales. Excédée par le pillage de son patrimoine paléontologique et la destruction du permafrost sibérien par les prospecteurs d'or blanc, la Russie soutient cette proposition.
Les ravages du braconnage

Depuis 1989, l'éléphant d'Afrique est inscrit à l'annexe I de la CITES qui interdit - sauf à de rares exceptions - le commerce de 668 espèces animales et 334 espèces végétales menacées d'extinction. Une décision prise après des décennies de braconnage qui ont décimé les populations d'éléphants. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 415 000 sur le continent africain, alors qu'ils étaient un million en 1970 et 12 millions en 1900. Leur population a encore chuté de 110 000 en dix ans.

Pourtant, les éléphants de quatre pays (Afrique du Sud, Botswana, Namibie et Zimbabwe) sont repassés de l'annexe I à l'annexe II en 1997 et en 2000 après un vote à la majorité des deux tiers des 183 États membres. La CITES a estimé en effet que les populations d'éléphants étaient bien gérées et en bonne santé dans ces quatre pays d'Afrique. Cette année, la Zambie demande à son tour l'inscription de ses éléphants à l'annexe II et explique compter sur la vente d'ivoire pour financer leur protection.
La France veut une interdiction totale du commerce de l'ivoire

Une dizaine d'autres pays africains réclament au contraire que tous les éléphants du continent soient classés en voie d'extinction. D'après l'association Robin des bois, très engagée dans la défense de l'environnement, l'Union européenne aurait décidé à huis clos de s'opposer à cette proposition malgré la position de la France et du Luxembourg, les seuls pays à s'être clairement prononcés pour une interdiction totale du commerce de l'ivoire. « La conférence de Genève offre une opportunité réelle pour la communauté internationale de s'unir, notamment contre le braconnage », estime Isabelle Autissier, la présidente du WWF France.

La conférence de la CITES se penche pour la première fois sur le sort de la girafe. Sept pays africains proposent également de l'inscrire sur la liste des espèces protégées par l'annexe II. « La reine des savanes est menacée par l'appétit pour la viande de brousse, la chasse sportive et de loisirs, le morcellement de ses habitats et les conflits armés. Les peaux de girafes finissent en sac à main ou en tapis, leurs poils en bracelets pour touriste », s'inquiète Robin des bois. Le plus grand animal au monde a déjà disparu d'Angola et du Mozambique, victime de guerres civiles. Entre 1985 et aujourd'hui, le nombre de girafes est tombé de 150 000 à près de la moitié.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Le téléphone fixe poussé vers la sortie

Publié dans le panorama le Lundi 19 août 2019 à 07:27:24

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Télécommunications Encore 177 000 abonnements RTC en Alsace
Le téléphone fixe poussé vers la sortie
Depuis sept mois, Orange ne commercialise plus d'abonnements au téléphone fixe classique. Mais ce n'est qu'à partir de la fin 2023 que les lignes utilisant la technologie RTC seront progressivement fermées à travers le pays. Le calendrier précis pour l'Alsace n'est pas connu.
 

 
Le ministre des PTT Pierre Ferri (à gauche) inaugure en mai 1954 le téléphone automatique à l'hôtel des postes.
Depuis l'automne dernier, le compte à rebours est enclenché en France pour le bon vieux téléphone fixe. C'est-à-dire pour les appareils fonctionnant au moyen de la technologie historique dite RTC ou « Réseau téléphonique commuté ».

Après le Minitel, la cabine téléphonique et le télégramme, cette technologie déployée massivement durant les années 70 et 80 (*) et supportée par une paire de fils en cuivre reliant le domicile de l'abonné au central téléphonique, doit à son tour être reléguée au magasin des... souvenirs.
Fin des abonnements,y compris pour les entreprises

Le 15 novembre prochain, soit un an après les particuliers, l'opérateur historique cessera également de commercialiser des abonnements RTC pour les entreprises. Ces dernières sont encore nombreuses à dépendre du RTC, notamment pour leurs terminaux de paiement, les ascenseurs, les systèmes d'alarmes ou le fax.

Les offres RTC des autres opérateurs, qui reposent toutes sur l'infrastructure d'Orange, s'arrêteront simultanément. En accord avec l'Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (Arcep), Orange justifie l'arrêt programmé de cette technologie par « des coûts et des difficultés de maintenance élevés, qui, à terme, empêcheront de garantir une bonne qualité de service ». Les données de l'Arcep confirment par ailleurs le déclin du RTC face au nouveau standard de communication international, « la voix sur IP », utilisé aujourd'hui par 75 % des foyers et entreprises françaises.
Les abonnés de chaque zone prévenus cinq ansà l'avance

Les lignes analogiques existantes continueront néanmoins de fonctionner jusqu'à l'arrêt technique d'exploitation qui est programmé sur une durée de six ans à partir d'octobre 2023. À cette échéance, les premières zones géographiques françaises à basculer intégralement sur la technologie IP seront situées dans les départements de Haute-Garonne, Vendée, Seine-et-Marne, Charente-Maritime, Nord, Haute-Loire et Morbihan. Comme tous les utilisateurs concernés, les abonnés alsaciens connaîtront cinq ans à l'avance la date de fermeture effective retenue pour leur zone géographique.
Le cuivre ne disparaîtra pas

Après le basculement, pour continuer à bénéficier d'une téléphonie fixe, les utilisateurs concernés devront connecter leur appareil à la prise téléphonique -- en forme de T-- via une box ou un équipement ad hoc fourni par leur opérateur. « L'abonnement à une offre internet ne sera pas nécessaire », affirme un représentant de la direction régionale Grand Nord Est d'Orange. « On leur remettra gratuitement un boîtier à relier au téléphone et à la prise murale et sans que leur numéro ne change. Si le modèle de téléphone n'est pas compatible avec la technologie IP, il faudra néanmoins acheter un modèle plus récent. »

C'est le même boîtier qui est remis depuis sept mois par Orange à ses nouveaux clients particuliers, ou à ceux ayant déménagé, qui souhaitent souscrire à une offre de téléphonie IP seule -- sans accès internet. « Les tarifs restent les mêmes que pour le téléphone fixe RTC », précise-t-on également chez Orange.

La fin annoncée du RTC ne signifie pas la disparition du réseau physique de téléphonie en fils de cuivre formé de 110 millions de kilomètres de câble, de 18 millions de poteaux, de 450 000 km d'artères souterraines et de 14 000 répartiteurs. Egalement appelé « boucle locale cuivre », ce dernier supportait en 2011 plus de 32 millions de lignes téléphoniques analogiques.

Après 2023 il continuera notamment, comme c'est déjà le cas, à supporter la technologie ADSL qui permet l'accès, via une box, à l'internet haut débit, à la télévision et à la téléphonie sur IP.
Xavier THIERY (*) Adopté en 1975, le VIIe plan a fait de l'équipement téléphonique une priorité nationale. 120 milliards de francs ont été engagés pour rattraper le retard pris, avec pour objectif d'installer 14 millions de nouvelles lignes en sept ans.

(*) Adopté en 1975, le VIIe plan a fait de l'équipement téléphonique une priorité nationale. 120 milliards de francs ont été engagés pour rattraper le retard pris, avec pour objectif d'installer 14 millions de nouvelles lignes en sept ans.