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La perte d'autonomie, un défi proche pour l'Alsace

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:34:56

© L'alsace, Jeudi le 08 Aout 2019
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La perte d'autonomie, un défi proche pour l'Alsace
 

 
En Alsace,

la proportion de la dépendance chez les personnes âgées

va encore augmenter de près de 1,5 % d'ici 2050, parmi des seniors eux-mêmes en forte augmentation.

 Archives DNA /Laurent RÉA

2050, c'est presque demain. À cette échéance, que l'on peut qualifier de proche au plan des grandes évolutions démographiques, l'Alsace, plus encore que la moyenne des régions françaises, devrait faire face aux conséquences du vieillissement de la population. L'un de ces effets, lié à l'accroissement du nombre des seniors, est la montée dans la population générale du nombre de personnes en perte d'autonomie, ce que l'on désigne désormais de phénomène croissant de dépendance.

Une étude de l'Insee révèle que, dans moins d'une génération, le nombre de seniors en perte d'autonomie dans tout le pays atteindra le chiffre plus que conséquent de 4 millions de personnes ! C'est presque un doublement par rapport au niveau de 2015 (2,4 millions de seniors dépendants). Cela pose la question du financement de ce qu'il est convenu de qualifier de nouveau risque pour la Sécurité sociale (outre la maladie, les accidents du travail, etc.). Il faut dès à présent envisager le mode d'accueil et la répartition des structures d'hébergement de personnes non autonomes. Plusieurs points, à cet égard, distinguent l'Alsace du reste de la France.
Hébergement

Même si l'Alsace n'atteint pas les taux de prise en charge en institution de l'Ouest et du Centre de la France (plus de 12 %), elle se situe au-delà de la moyenne française : plus de 9 % des personnes de plus de 75 ans dans la région vivent en établissement pour personnes âgées dépendantes (contre 8,8 % dans la totalité du pays). Le Midi et la Franche-Comté placent nettement moins d'aînés en établissements spécialisés.
Fréquence

Cette fois, l'Alsace se situe dans la fourchette généralement constatée dans l'ensemble du pays : 16 % des personnes de plus de 60 ans vivant dans le Bas-Rhin sont reconnues en perte d'autonomie et un peu plus de 14 % dans le Haut-Rhin. La moyenne nationale est d'environ 15 %, le Massif central étant là encore le plus mal placé, la façade Atlantique comptant nettement moins de personnes dépendantes que les régions voisines.
Évolution de la dépendance

C'est un scénario inquiétant pour la prise en compte de la dépendance : la proportion de la perte d'autonomie dans la tranche d'âge des seniors, population en forte progression, augmente elle-même notablement d'ici à 2050 dans tout le pays pour atteindre près de 17 % des personnes de plus de 60 ans, soit une sur six.

L'Alsace, et surtout le Bas-Rhin avec un taux de dépendance en hausse de 1,5 % dans une classe d'âge elle-même de plus en plus nombreuse, se situe plutôt dans la fourchette haute. Ce n'est certes pas le Gard (+2,4 % dans l'intervalle !) mais cela induit à terme pour la région des besoins massifs d'hébergement. À moins que la région ne développe d'ici là, selon des schémas que devra confirmer l'Agence régionale de santé, de nouvelles modalités de prise en charge incluant davantage la vie à domicile.

Mais on a vu, en Alsace notamment, les difficultés de recrutement des structures de soutien à domicile. Sauf à trouver une martingale pour développer ce type d'alternative, le besoin en investissements pour la construction d'institutions supplémentaires sera énorme.

 

 
 

 

Maire tué : le jeune maçon mis en examen

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:32:29

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Maire tué : le jeune maçon mis en examen
 

 
Le conducteur de la camionnette qui a mortellement renversé le maire de Signes (Var) a été mis en examen mercredi pour homicide involontaire. Ce maçon de 23 ans a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Le ministère public, qui avait ouvert une information judiciaire pour « homicide involontaire » mercredi matin, avait requis le placement en détention provisoire. Il peut encore faire appel de cette remise en liberté.

Maire de Signes depuis 1983, Jean-Mathieu Michel, 76 ans, est mort lundi après avoir été renversé par une camionnette dont il voulait verbaliser les occupants pour avoir jeté des gravats en bordure d'une route. Le deuxième occupant du véhicule, le passager, un apprenti de 20 ans qui avait également placé en garde à vue lundi, avait été libéré mardi dans la soirée.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la mort du maire de Signes serait accidentelle.

« La thèse accidentelle passe mal. Sans les infractions commises en amont », le maire n'aurait pas été renversé, a réagi l'avocat des proches de la victime. Il se dit très « surpris » de la remise en liberté du conducteur.

« Il s'agit d'un accident, et l'enquête a permis de le vérifier », a souligné au contraire l'avocat du conducteur, Me Julien Gautier. La remise en liberté a été décidée par le juge d'instruction pour ce maçon « sans antécédents judiciaires et qui n'avait jamais fait une garde à vue de sa vie », a-t-il ajouté.

Le jeune homme, qui habite dans les Bouches-du-Rhône, « est effondré et bouleversé », a poursuivi l'avocat.
Hommage de la population jeudi

Mercredi, le chef de l'État, Emmanuel Macron, a « salué avec respect le dévouement inlassable » de l'élu et adressé une lettre de condoléances à sa famille.

Un « hommage de la population » de Signes, non officiel, doit être rendu ce jeudi devant la mairie. Les obsèques de M. Michel doivent être célébrées vendredi, en présence notamment de la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, et du président du Sénat, Gérard Larcher.

 

 
 

 

Les maires face aux incivilités

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:41:38

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Colmar et environs Après l'homicide de Signes
Les maires face aux incivilités
La mort tragique de Jean-Mathieu Michel, maire de Signes (DNA d'hier) choque ses collègues du secteur de Colmar. Si aucun n'a rencontré de situations aussi extrêmes dans l'exercice de ses fonctions, ils constatent, pour beaucoup d'entre eux, une augmentation des incivilités.
 

 
Des pneus de tracteurs, abandonnés dans la nature.
« De plus en plusde dépôts de chantier en pleine nature » Mathieu Thomann (Ingersheim).

« Il y a, en général, de plus en plus d'incivilités et de manque de respect vis-à-vis de la fonction. C'est vrai également pour tous ceux qui représentent l'ordre, constate Mathieu Thomann. « Dans ma commune périurbaine, avec un pied à la ville et un pied à la campagne, j'ai été amené de nombreuses fois à m'interposer ou à faire des remarques à des gens qui déposaient des choses dans la nature. Cela peut bien ou mal se passer. Il faut être très diplomate car cela peut vite dégénérer : au mieux on se fait crier dessus, au pire il faut battre en retraite ».

Son pire souvenir : « Empêcher l'installation de 50 caravanes sur la commune, c'était un 14 juillet sur les coups de 8 h. Il a fallu s'interposer physiquement. Heureusement que la gendarmerie a réagi assez rapidement. J'ai mis quelques jours à récupérer car en termes de charge mentale, c'était du lourd. Aujourd'hui, je me dis que jamais plus je le ferai car cela aurait pu finir par dégénérer physiquement. »

Dépôts sauvages : « Quand on arrive à trouver des indices, on remonte jusqu'à ceux qui ont dépoté. Ce que j'ai constaté ces années, c'est une augmentation des dépôts de chantier, de la taille d'une belle de camionnette au bout d'un chemin communal. C'est probablement des artisans qui ne veulent pas payer la déchetterie, mais il n'est pas facile d'en être certain. »
« Notre fonction suscite de la haine » Jean-Louis Christ (Ribeauvillé).

« Nous sommes tous dans des situations similaires ». Le maire de la cité des Ménétriers en impute la faute à l'ambiance anxiogène qui règne aujourd'hui. « Les gens expriment leur mal-être en étant particulièrement agressifs. Nous, maires, devons faire office de tampon ». Il a déjà fait l'objet de propos violents au sujet de querelles de voisinage, de chiens lâchés dans les jardins publics, de dépôts sauvages de déchets, qui, depuis l'avènement de la pesée embarquée, se multiplient.

« Le simple fait d'exercer notre fonction suscite de la haine ». Fidèle à lui-même, il met en cause Emmanuel Macron, qui, au début de son mandat, méprisait les maires. Après la crise des gilets jaunes, il a compris qu'il avait besoin de nous et a changé d'attitude ». Pour lui, les maires sont là pour être des « animateurs de lien social ». Il évoque le projet de loi Engagement et proximité sur le rôle des maires, présenté le 1er juillet au conseil des ministres. « C'est un miroir aux alouettes. Ils veulent augmenter nos indemnités. La décision va coûter de l'argent à la collectivité alors qu'on n'arrête pas de la dépouiller en lui donnant des charges nouvelles ».
« Les gens ont besoin d'un bouc émissaire » Jean-Marie Muller (Lapoutroie).

« Nous sommes confrontés tous les jours à des gens irrespectueux qui nous traitent de tous les noms, qui prennent rendez-vous avec nous et deviennent agressifs quand on leur dit qu'on ne peut rien faire ». Jean-Marie Muller n'a cependant jamais subi d'« agressions physiques ou de menaces graves ». Des décharges sauvages, il y en a partout, regrette-t-il. « Autour des containers, on met tout et n'importe quoi. Dans la forêt, il nous arrive de récupérer des gravats ». Il n'est pas sûr que le projet de loi va changer grand-chose. « Les gens ont besoin d'un bouc émissaire. Le premier qui leur tombe sous la main, c'est le maire ». Il estime qu'il faut apprendre aux enfants « le respect des autres, en général et de certaines fonctions comme celles d'enseignant, de policier, de maire, en particulier ».
« Il faut protéger l'élu dans son travail » Guy Jacquey (Orbey).

« Les maires sont tous exposés. Les gens ne respectent plus rien aujourd'hui, c'est dommage ». L'édile se dit « profondément choqué » par cet acte « scandaleux ». Une attitude d'autant plus ingrate que les maires s'investissent énormément dans leur fonction. « On nous file des responsabilités, on essaie de les assumer au mieux et on paie les pots cassés ». Il cite l'exemple de cet hôtelier de sa commune dont l'établissement n'est pas aux normes, mais qui ouvre quand même malgré les avertissements municipaux. « Si l'hôtel brûle, qui sera responsable ? »

Guy Jacquey a été victime d'agressions verbales, mais surtout quand il était conseiller général, à l'annonce de la fermeture de l'hôpital de Fréland. « Il faut protéger l'élu dans son travail. Je pense à sa sécurité juridique, physique. C'est plus important que de s'occuper des indemnités. Même si j'arrive à comprendre que des maires de communes de moins de 500 habitants, qui font tout, ont besoin de plus d'argent ».
« Je ne vis pas dans la peur » Bernard Gerber (Holtzwihr).

« Il faut faire preuve d'un maximum de diplomatie pour combattre la nervosité ambiante et éviter les conflits ». Il trouve que les gens sont « plus nerveux et moins compréhensifs qu'avant ». Lui-même a surtout dû faire face aux agissements de l'un de ses administrés, qui avait installé des bateaux dans les champs. Mais, il n'a jamais été agressé physiquement. « C'est l'extrême. Je ne vis pas dans la peur, mais on sent bien que, malgré nos efforts de diplomatie, on n'est pas à l'abri ». Il essaie d'anticiper les conflits. « Un maire doit être présent au quotidien, sur le terrain ». Il plaide pour un vrai statut du maire. « Au lieu de travailler à la sauvette, il faut approfondir le sujet ».
« Des gens plus respectueux de la montagne aujourd'hui » Christian Ciofi (Soultzeren).

« Les incivilités sont choses quotidiennes aujourd'hui. On en a moins chez nous depuis que les déchetteries ont été mises en place. Je trouve que cela a porté ses fruits car on constate très peu de dépotages dans la nature ou en pleine forêt. Je trouve même que les gens qui fréquentent la montagne aujourd'hui sont plus respectueux que nos anciens. Il y a 20 ans, on ramassait des carcasses de voiture ou des lave-linge. Aujourd'hui, c'est terminé.

Proximité : « L'avantage des communes de montagne, c'est qu'on connaît la population et quand on intervient on est bien écouté. C'est certainement dû à cette proximité qu'a un maire de petit village. Sur 1 200 habitants, je pense en connaître une bonne partie. »
« Des mesures qui portent leurs fruits » Marc Bouché (Muntzenheim).

« On a des dépôts sauvages, mais ce n'est pas excessif. Surtout des gravats, des pneus, essentiellement près de la déchetterie. On essaie de ramener ces pneus pendant l'opération Haut-Rhin propre ou les journées citoyennes. On a la chance d'avoir un garage sur place qui accepte de les récupérer. On a eu en revanche davantage de dépôts à côté des conteneurs. Mais on a pris des mesures : le conseil municipal a voté pour des amendes conséquentes. On a constaté moins de dépôts de ce type depuis, également, que le nombre de conteneurs a augmenté.

Soutien à Signes : « Ce qui s'est passé dans le Var est dramatique. Mais il est difficile de généraliser. Moi, je ne peux pas dire qu'on a un sentiment d'insécurité dans notre village, voire dans les villages alentour. Ce qui ne nous a pas empêchés d'envoyer un mot au conseil municipal de Signes pour les soutenir. »
« Déjà cinq amendes pour dépôts sauvages » Gérard Hirtz (Herrlisheim-près-Colmar).

« Tous les jours, on est confronté à des problèmes d'incivilité », relève-t-il. « L'autre jour, on a découvert trois sacs de déchets de chantier près des bennes enfouies de la gare. En général, on trouve des indices nous permettant d'identifier les auteurs et on les verbalise. Depuis le début de l'année, on a déjà mis cinq amendes de 150 euros », indique Gérard Hirtz. « Comme je n'ai pas de policier municipal, c'est moi qui verbalise. » Les dépôts sauvages ne sont pas les seules incivilités qui empoisonnent la vie du maire d'Herrlisheim. « Il y a aussi les problèmes avec les jeunes. Dans ce cas, j'ai pris le parti d'appeler systématiquement les parents. » Il a décidé de ne pas se présenter aux prochaines municipales, « à cause de mon âge, car j'ai 71 ans. »
« C'est une honte » Serge Nicole (Wintzenheim).

Révolté, en colère, après l'homicide du maire de Signes, Serge Nicole a mis le drapeau de la commune en berne. Il dénonce la généralisation du manque de respect des citoyens, y compris envers les autorités. « L'autre jour, j'ai dit à un habitant de tenir son chien en laisse, il m'a envoyé promener. Même les policiers ne sont plus écoutés. Il règne un vrai laxisme en France », déplore-t-il. Les dépôts de déchets sauvages sont également récurrents dans la commune, du fait des entreprises comme des particuliers. « Les brigades vertes verbalisent quand elles trouvent les auteurs. Et après pas question de faire sauter les PV »
Propos recueillis par Michèle FREUDENREICH, Valérie FREUND et Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Les pompiers tirent la sonnette d'alarme

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:38:27

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Les pompiers tirent la sonnette d'alarme
 

 
Arnaud Biskupski (à gauche) et Frédéric Goetz, les deux dirigeants de la CGT au Sdis 68. Photo DNA /Philippe MARCHEGAY
« Pour un pompier qui a choisi ce métier pour sauver des gens, c'est inconcevable ! », lance Arnaud Biskupski. L'inconcevable, c'est le caillassage. Une ambulance des secours de Mulhouse a été une nouvelle fois la cible de jets de projectiles, lundi soir dans le quartier des Coteaux. Les trois pompiers à l'intérieur ont été choqués « Comment se remettre dans de bonnes conditions d'intervention après ça ? », interroge le secrétaire général adjoint de la CGT du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Haut-Rhin.
« Certains craquent et sont au bord du burn-out »

Trois jours plus tôt, des pompiers colmariens avaient déjà essuyé des jets de pierres. L'agression intervient dans un contexte d'inflation des sorties : « Les pompiers sont fatigués, soumis à une polyvalence extrême avec des difficultés pour la remise à jour des formations », déplore Frédéric Goetz, secrétaire général CGT.

Le sentiment d'insécurité des pompiers en intervention a des conséquences : « On travaille sur de l'humain. Le pompier n'interviendra pas dans la même sérénité dans un quartier à risques. Or une personne à secourir dans un de ces quartiers doit pouvoir recevoir la même attention qu'une victime dans un quartier calme. »

« La fatigue des personnels, tant morale que physique, me fait peur », avoue Frédéric Goetz qui regrette : « Certains craquent, sont au bord du burn-out, d'autres se posent des questions sur leur avenir dans la profession. »

La hausse du nombre d'interventions est estimée à 20 %, avec une croissance exponentielle durant les six premiers mois de l'année : « Quand une entreprise connaît une telle augmentation de son activité, elle embauche ! », note le syndicaliste. C'est bien ce que demande son organisation syndicale.
« Malgré nos 6 000 pompiers, on n'y arrive pas »

Les brassards « en grève », les affichettes sur les véhicules sont toujours de mise, le mouvement national initié le 26 juin dernier se poursuivant. Les représentants CGT haut-rhinois précisent qu'il s'agit de revendications nationales, reconnaissant par-là l'écoute dont la gouvernance du Sdis 68 fait preuve : « Le directeur et la présidente sont très à l'écoute », admet Frédéric Goetz. Les revendications portent sur des embauches, « pas des contractuels, des emplois statutaires », la reconnaissance des risques liés à la toxicité des fumées car « 1 kg de plastique qui brûle, ce sont des litres d'acide chlorhydrique dans l'air », une prime de risque équivalente à celle des autres professions à risques...

« Notre devise est bien sauver ou périr mais nous ne sommes pas classés dans les professions à risques », s'étonne le secrétaire général. « Malgré nos 6 000 sapeurs-pompiers volontaires, on n'y arrive pas. On est en train d'user les personnels », dit Frédéric Goetz. « Quel métier présente une telle pluralité de compétences ? » Il prône une réflexion sur l'organisation du travail, par exemple l'abandon de la garde de 24 heures.
Ph. M.

 

 
 

 

L'Alsace touchée par les orages

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:37:40

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Intempéries  
L'Alsace touchée par les orages
 

 
Le Service départemental d'incendie et de secours du Bas-Rhin a réalisé environ 90 interventions jusqu'à 19 h mercredi, principalement des épuisements de locaux et quelques dégagements de chaussée. Au plus fort de l'épisode orageux, 90 sapeurs-pompiers et 30 engins de secours étaient mobilisés.
Il est tombé environ 40 mm d'eau

Le secteur d'Obernai a été particulièrement touché : il y est tombé environ 40 mm d'eau, soit la moitié de la pluviométrie moyenne de tout le mois d'août. Les pompiers ont réalisé une cinquantaine d'interventions. Une partie de la réserve et du magasin Auchan d'Obernai ont été recouverts de quelques centimètres d'eau, nécessitant la fermeture de l'enseigne pendant une heure environ. Des commerces du centre-ville ont également été inondés.

Le sud de l'Eurométropole de Strasbourg a été aussi marqué par de violentes averses. Les sapeurs-pompiers y ont réalisé environ quarante interventions.

La veille au soir également, des orages s'étaient déjà abattus sur la région. S'ils n'ont pas fait de blessé, ils ont en revanche causé des dégâts. À Niederbronn-les-Bains, des coulées de sable et d'eau ont déferlé jusqu'au centre-ville mardi. Des pavés ont été arrachés et des caves ont été inondées. L'A35 a également dû être fermée pendant trois heures au niveau de Scheibenhard, le temps de dégager l'arbre qui était tombé sur la chaussée.
Plus de 180 interventions dans le Haut-Rhin

C'est dans le Haut-Rhin que les pompiers ont été le plus sollicités. Dans la nuit de mardi à mercredi, ils ont effectué plus de 180 interventions (contre une trentaine dans le Bas-Rhin). Si la plupart ont concerné des caves inondées, notamment à Kaysersberg où s'est produite une coulée de boue, ils ont aussi dû éteindre un feu de forêt provoqué par un impact de foudre à Soultzbach-les-Bains au lieu-dit Stumpfenkopf. Les orages ont également provoqué la chute de nombreux arbres, des toitures ont été endommagées et de fortes chutes de grêle se sont produites à Fessenheim, Blodelsheim et Réguisheim.

 

 
 

 

Une pénurie d'eau guette le monde

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:33:27

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Une pénurie d'eau guette le monde
 

 
Des pénuries d'eau ont déjà eu lieu à Chennai, à Sao Paulo, ou encore au Cap. Photo Martin BERNETTI/AFP
Et si l'eau n'était bientôt plus accessible au robinet ? Un scénario catastrophe qui ressemble de moins en moins à une fiction. Selon un rapport de World Ressources Institute (WRI), publié mardi, près d'un quart de la population mondiale, vivant dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave et est proche du « jour zéro », c'est-à-dire du moment où l'eau ne s'écoulera plus au robinet.
Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord principalement touchés

« L'agriculture, l'industrie, et les municipalités absorbent 80 % de la surface disponible et des eaux souterraines lors d'une année moyenne » dans les 17 États concernés, détaille le rapport. Parmi ces pays, principalement situés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, se trouvent le Qatar, Israël, le Pakistan, Bahreïn, la Libye ou encore l'Inde, deuxième pays le plus peuplé au monde avec 1,3 milliard d'habitants. Ce dernier « souffre de la pire crise de l'eau de son histoire, des millions de vies et des moyens de subsistance sont menacés », a déclaré l'an dernier l'Institution nationale pour la transformation de l'Inde (NITI), un organisme gouvernemental. Récemment, des pénuries d'eau ont notamment eu lieu à Chennai (Inde) mais également ailleurs sur le globe à Sao Paulo (Brésil) ou au Cap (Afrique du Sud).

Vingt-sept pays sont également en risque de pénurie hydrique élevé. Certains sont situés en Europe comme l'Espagne, le Portugal ou encore la Belgique. Selon Andrew Steer, le PDG de WRI, « la pénurie en eau est la plus grande crise dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d'insécurité alimentaire, de conflit, de migration et d'instabilité financière ». Outre la vie humaine, la pérennisation des entreprises peut également être menacée ainsi que les différents moyens de subsistance.
Réutiliser les eaux usées

Mais dans son rapport WRI précise que des solutions existent pour gérer l'approvisionnement en eau dans les régions les plus touchées. « Environ 82 % des eaux usées de la région ne sont pas réutilisées ; exploiter cette ressource générerait une nouvelle source d'eau propre », précise le rapport. Oman, situé près du Yémen, est notamment mis en avant. Le sultanat traite 100 % de ses eaux usées collectées et en réutilise près de 80 %.

« Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse - qui vont augmenter avec le changement climatique - peuvent provoquer de terribles conséquences », avance WRI. D'autant que les températures n'ont pas fini de grimper. Selon les diverses estimations, elles devraient augmenter entre 1,5 et 3,5°C au cours du XXIe siècle. Une hausse qui est loin d'être la solution idoine pour enrayer les pénuries d'eau.
A. G.

 

 
 

 

ostheim - station d'epuration - Une réaction du premier adjoint

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:23:36

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ostheim  - station d'epuration - Une réaction du premier adjoint
 

 
Jean-Marc Burgel évoque d'abord le titre de l'article : La future station d'épuration raccordée à celle de Colmar. Il « laisse supposer qu'une nouvelle station d'épuration, en plus de son raccordement à celle de Colmar, verra le jour ». Les édiles ont, en fait, voté le raccordement direct du réseau communal des eaux usées à la station d'épuration de Colmar, gérée par le Siteuce (syndicat intercommunal des eaux usées de Colmar et environs). Avec, à terme, le démantèlement de celle d'Ostheim qui date de 1965.

Sont-ce les prémisses de la campagne électorale à venir ? Dans son long communiqué, le premier adjoint regrette que « le scénario d'une réhabilitation de la station existante n'ait pas été davantage approfondi ». Il estime que « les éléments fournis pour ce scénario étaient très généralistes ». Il craint également que la commune n'ait « dorénavant plus la maîtrise du coût de la gestion de l'assainissement ». Il aurait souhaité que la commune dispose d'un projet de convention « qui formalise les engagements respectifs de la commune et du Siteuce ». Selon lui, « le sujet méritait une présentation plus longue ». Cela aurait permis, à ses yeux, « à chacun des conseillers municipaux de s'approprier pleinement les différents scénarios et leurs enjeux ».
« La solution la plus viable économiquement et techniquement »

Jean-Marc Burgel s'est abstenu sur l'adhésion au Siteuce et la décision de choisir le maître d'oeuvre qui approfondira le scénario retenu et étudiera les coûts. Il s'en explique : « Je partage, bien entendu, l'impérieuse nécessité de gérer dans les meilleures conditions ce service pour l'usager et que, nous, élus, avons le devoir de prendre des décisions qui permettent de pérenniser ce service ». Il ne peut cependant se prononcer sur la base de tous les éléments «car un conseil municipal ne doit pas se restreindre en une chambre d'enregistrement».

Contacté, le maire Bernard Kempf se dit très étonné de cette réaction : « On est dans une commune calme avec un conseil municipal serein. En tout cas, je le pensais jusqu'à aujourd'hui. » Il précise que « toutes les semaines, on a une réunion où on discute en toute transparence ». Il rappelle que le conseil travaille sur ce projet depuis juin 2017 et que plusieurs scénarios ont été échafaudés. « Nous avons pris attache avec un assistant à la maîtrise d'ouvrage, et pris une seconde opinion auprès d'un expert en eau et en assainissement, le SDEA (syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace-Moselle). Nous avons aussi été accompagnés par le conseil départemental ». Il rappelle que le fonctionnement de la station pose « de nombreux problèmes depuis plusieurs années », et souligne que « réhabiliter une station au béton poreux dont l'on ne connaît pas les qualités dans la durée nous semblait le scénario le plus fragile ». Cette solution a donc été écartée. « Nous n'avons connu aucun problème lors des réunions précédant le vote ». Le choix devait tenir compte de trois contraintes, explique-t-il : « Le respect des normes environnementales, la recherche de solutions à l'épandage des boues de plus en plus difficiles à trouver, et le fait que toutes les collectivités sont dans un objectif de mutualisation. »

D'après le premier magistrat, le raccordement au Siteuce constitue la « solution la plus viable économiquement et techniquement. Elle nous permettra de traiter les boues et de bénéficier de compétences extérieures ». Il ajoute qu'une convention est en train d'être élaborée avec le Siteuce et la Colmarienne des eaux, et qu'elle sera signée à la rentrée. Et le maître d'oeuvre sera désigné d'ici à la fin de l'année. Les travaux devraient se dérouler en 2020 et 2021.

Il précise également qu'à « chaque phase de diagnostic, nous avons présenté le projet à tout le conseil municipal. La transparence, c'est important ». Il est convaincu que le raccordement au Siteuce permettra « une meilleure maîtrise de la gestion ».
M.F.

 

 
 

 

Ribeauvillé Club services Philippe Pfisterer, 50e président du Rotary

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:26:18

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Ribeauvillé Club services
Philippe Pfisterer, 50e président du Rotary
La traditionnelle cérémonie de passation de pouvoirs du Rotary club de Ribeauville s'est déroulée dans les jardins de Mireille et Bernard Waldvogel à Zellenberg, accompagnée par un trio de jazz, Dixieland emmené par Eric Theiller.
 

 
Passation de présidence.
Le président sortant Nicolas Beaulieu a salué les membres du club et leurs épouses ainsi que Madame Paule Ossola, représentant le club Inner Wheel de Colmar. Il rappela les buts du Rotary International, club service, et le thème de l'année rotarienne qui s'achève « Soyons l'inspiration ». Il fit un rapide compte rendu des actions, de leur organisation, de leur rapport financier et de l'affectation de la totalité des recettes et des cotisations des membres. C'est ainsi que l'année 2018/2019 fut riche en actions : achèvement des travaux de retenues d'eau en Inde, action « une femme, une Rose » ; Espoir en Tête, Marche gourmande de Hunawihr, rencontre avec le club contact de Kaiserslautern, fête des vendanges, remises de chèques à l'association « Espoir », à l'association des ruchers de Ribeauvillé, et, aide à l'EHPAD de Ribeauvillé. Egalement, l'organisation de plusieurs conférences, concerts et visites de musées, de villes, et de jardins de montagne.

Nicolas Beaulieu a aussi transmis le collier de président pour une année à Philippe Pfisterer. Bien connu dans le milieu artistique et culturel tant au niveau local, que national et international, Philippe Pfisterer fut pendant trois décennies le directeur du conseil départemental pour la Musique et la Culture de Haute-Alsace et le président-fondateur du Groupement d'employeurs de l'enseignement musical.

A la retraite depuis 2015, il est toujours le directeur artistique du Festival franco-allemand du Printemps Rhénan, et le président de l'association pour la Promotion des activités culturelles transfrontalières.

Il détailla les actions à venir, et notamment l'organisation des festivités du cinquantenaire de la création du club, qui se dérouleront les 14 et 15 septembre à Ribeauvillé avec l'organisation d'un grand concert des « Rhinwagges » qui se déroulera à la salle du Parc à Ribeauvillé en septembre 2020.

Enfin il rendit hommage aux anciens membres du club, au doyen d'âge Pierre Girny, et remercia le président Beaulieu pour le travail accompli pendant son année de présidence.

 

 
 

 

association au fil de la vie - thur et doller Le maître mot c'est l'accompagnement

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:24:59

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Thur et Doller Handicap : Philippe Bittner,nouveau président de l'association Au fil de la vie
association au fil de la vie - thur et doller

Le maître mot c'est l'accompagnement
Depuis deux mois, l'association Au fil de la vie qui oeuvre dans le domaine du handicap sur le territoire Thur et Doller, a un nouveau président, Philippe Bittner. Un homme humain et humaniste, qui ne regarde jamais dans le rétroviseur.
 

 
Philippe Bittner.
Cela faisait déjà 28 ans qu'il était bénévole au sein de l'association Au fil de la vie - qui a fêté ses 50 ans au mois de juillet - lorsqu'il a été élu président de la structure, au mois de mai. Philippe Bittner est le papa de Sophie, âgée de 33 ans, atteinte d'autisme. « Il me semble que lorsque l'on est soi-même concerné, l'envie de faire avancer les choses est encore plus vive. »

Philippe Bittner a 66 ans et est originaire de Pfastatt. Issu d'une famille mulhousienne de commerçants, le jeune garçon a appris très tôt le goût du travail et de l'écologie. « Avec ma grand-mère, qui était une maîtresse-femme, rien ne se perdait. On récupérait les cartons, on les pliait et on s'en resservait pour nos colis. »

Aussi n'est-il pas étonnant qu'une fois adulte, il se soit lancé dans une carrière commerciale et internationale, dans le domaine du textile, après l'obtention d'un diplôme universitaire de techniques de commercialisation, un stage de fin d'études en Scandinavie et son service militaire à Müllheim.
Une carrière internationale

DMC Texunion à Pfastatt, Schaeffer Impression, à Vieux-Thann, Cernay SA, Boussac à Wesserling, La Cotonnière d'Alsace à Colmar, SDE Strasbourg... L'homme a roulé sa bosse - et a acquis de l'expérience - avant de partir travailler en Italie, à Varèse à côté de Milan, dans une société d'impression textile.

Puis Philippe Bittner est retourné à Strasbourg, pour travailler chez Winkler, avant de créer sa propre boîte, Joditex, qu'il continue de gérer à temps partiel. Parce que le temps est précieux et qu'il aime l'employer dans divers domaines. En effet, il est conseiller municipal dans son village - Battenheim - et siège dans plusieurs commissions au sein de l'agglomération mulhousienne (M2A). « C'est tellement enrichissant », commente-t-il.

« Lorsque Sophie est née, nous avons rapidement vu que quelque chose n'allait pas. Nous avons mené un combat, sans jamais baisser les bras, mais qui a notamment eu raison de mon union avec ma première épouse avec laquelle j'ai eu deux autres enfants, Paul-Antoine et Marie », raconte cet heureux grand-père de trois petits-fils.
« À l'époque,il n'y avait pasde dépistage précoce »

« Nous nous sommes battus mais, à l'époque, il n'y avait pas de dépistage précoce. C'est au moment de l'inscription de Sophie à la maternelle que les "difficultés", surtout administratives, ont commencé. Nous avons passé une année à monter des dossiers, nous sommes passés devant des tribunaux de la Sécurité sociale. Un travail anéanti à l'issue d'un trimestre d'école : l'enseignante de l'époque nous a dit que les parents des autres enfants fréquentant l'école craignaient le contact de leurs petits avec Sophie... ». « Nous avons, reprend-il, sillonné la région à la recherche d'une solution. Mais, très vite, nous nous sommes aperçus qu'il nous faudrait prendre du personnel à la maison. Mon ex-épouse a cessé son activité professionnelle et nous avons fait appel à des kinésithérapeutes de la vallée pour stimuler Sophie. À 2 ans et demi, elle a fait ses premiers pas. Pour nous, c'était un bonheur, comment dire, plus, plus, plus. »

Puis, une rencontre fortuite en entraînant une autre, les parents de Sophie, pourtant habitants de la vallée de Saint-Amarin, font la connaissance de Mme Devrière qui les dirige vers l'institut médico-éducatif (IME) Jacques-Hochner, à Thann. « Nous avions été mal orientés au niveau départemental et, bien que ça puisse paraître fou, nous n'avions jamais entendu parler de cet établissement. »

Commence, pour Sophie et sa famille, une autre vie. « Lorsque nous avons visité l'IME, pas de grillage aux vitres, un jardin... Sophie, qui n'avait jamais fait cela auparavant, avait la banane, elle se promenait partout, voulant ainsi nous montrer qu'elle ressentait l'endroit comme positif. » La douche est froide lorsqu'on leur dit que Sophie peut intégrer l'IME mais qu'elle « est sur liste d'attente ».
« Anticiper l'avenir plutôt que de le subir »

Quelques semaines après, c'est l'euphorie. L'établissement rappelle la famille pour lui dire que Sophie est prise. Seule l'allocation enfant handicapé de 3e catégorie sera supprimée. « C'est malheureux mais c'est parce que nous étions une famille plutôt aisée et c'est injuste pour les autres. Mais après notre parcours du combattant, il était difficile de bouder notre bonheur... » Sophie est dans sa sixième année et, depuis, son papa est bénévole au sein de l'association qu'il préside aujourd'hui avec de nombreux projets et perspectives. « Pour renvoyer l'ascenseur et avec la volonté d'anticiper l'avenir plutôt que de le subir. »

« Toute notre philosophie repose sur le bien-être de nos résidents et de leur famille, avec une approche humaine et humaniste du handicap. La gratitude que vous renvoie un enfant handicapé est vraie, c'est hypermotivant. Il nous faut donc réfléchir à trouver des solutions pour ceux qui n'en ont pas et porter nos efforts vers le conseil, à l'aide de bénévoles notamment. Nous avons également plusieurs projets immobiliers de re-développement, une volonté d'inclusion des personnes handicapées dans le milieu dit ordinaire. À Malmerspach, par exemple, la fête de la musique du village se déroule au sein du foyer Émilie, un bel exemple de réussite à l'instar de l'un de nos salariés de l'Esat (établissement et service d'aide par le travail) du Rangen, récemment embauché en CDI dans l'entreprise vieux-thannoise Nord Réducteurs. »

Il poursuit : « Nous avons d'autres pistes de réflexion concernant le rachat de parts dans des Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) pour s'assurer de la continuité de la prise en charge de nos résidents en cas de maladie, car nous ne sommes pas médicalisés à Malmerspach, et aussi pour favoriser l'inclusion de nos résidents en milieu dit ordinaire, car le maître mot, dans le handicap, c'est l'accompagnement ».
Elisa MEYER

 

 
 

 

« Confrontésà un tsunami »
Malgré toutes ces belles perspectives, Philippe Bittner en est conscient, l'avenir n'est pas rose. « Les listes d'attente sont énormes, sans parler des personnes handicapées qui ne sont pas identifiées. Récemment, une pédiatre m'a indiqué qu'un enfant sur 50, né en France, sera atteint par un trouble du spectre autistique. Aux États-Unis, le quotient atteint 1 sur 30. De l'autre côté, avec le vieillissement de la population, les places en maisons de retraite deviennent rares. Nous allons être confrontés à un tsunami que personne ne voit venir. Et cela met en relief un autre épiphénomène : la limite du modèle économique actuel. En Chine, il n'existe pas d'établissement pour les personnes âgées. Elles vivent leur fin de vie, entourées, chez leurs familles... »

 

Ferrette Office de tourisme Un nouveau jalon de l'écotourisme

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:25:42

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Ferrette  Office de tourisme
Un nouveau jalon de l'écotourisme
L'inauguration des locaux de l'office de tourisme du Sundgau sud Alsace s'est déroulée en présence d'un large aréopage de personnalités du Sundgau. Une manifestation organisée bien après l'ouverture des portes aux touristes, au mois de mars dernier.
 

 
L'office de tourisme a pris place au 1A, rue de la Première Armée au centre de Ferrette. Au rez-de-chaussée se trouvent les locaux d'accueil ouverts au public, à l'étage, des bureaux, une salle de réunion et locaux de stockage.
Nous avons déjà eu l'occasion de présenter les raisons qui ont amené l'office de tourisme, mi-novembre 2018, à quitter l'ancien bâtiment de l'ex- com com du Jura alsacien, pour rejoindre le centre-ville de Ferrette, au 1a rue de la Première Armée (DNA du 18/12/ 2018).

Le 26 juillet dernier était venu le temps pour le maire de Ferrette et président de l'office de tourisme du Sundgau, François Cohendet, de remercier officiellement l'ensemble des acteurs qui ont participé, d'une manière ou d'une autre, à la conduite de l'opération.

La réussite, car c'en est une indéniablement, ne serait-ce que par l'union des édiles autour du projet, a été saluée tour à tour par l'hôte d'honneur en la personne d'Alphonse Hartmann, ancien conseiller général d'Altkirch, chargé de l'économie et du tourisme, et du président du PETR du Pays du Sundgau, François Eichholtzer.
Une vocation touristique évidente

C'est face à un parterre d'élus sundgauviens venus de tout l'arrondissement, depuis le maire de Winkel, Grégory Kugler, en passant par Germain Goepfert, maire de Luemschwiller ou encore Paul Mumbach, maire de Dannemarie, ainsi que les responsables, animatrices et membres de l'O.T., que François Cohendet a tenu un discours empreint de reconnaissance envers les soutiens indispensables à la réalisation de ce projet. D'autant plus que celui-ci relève du développement « écotouristique » dont Ferrette cultive une évidente vocation.

« Ce nouvel espace rend plus lisible l'offre touristique et il est en plus l'un des éléments de réorganisation du centre bourg », a souligné le maire. Celui-ci a vivement remercié les bénévoles « qui ont mis la main à la pâte lors du déménagement », les agents communaux ainsi que les animateurs et animatrices de l'O.T. À charge pour eux d'animer cet espace d'information et de promotion de la région.
Hommage à Alphonse Hartmann

Prenant le contre-pied de certains discours, François Cohendet a affirmé : « Non le Sundgau n'est pas un désert culturel ni artistique. Notre Sundgau peut avancer ses atouts et pour n'en citer que quelques-uns, son patrimoine, ses offres de circuits de randonnées, et toutes ses festivités locales organisées à longueur d'année. Le Sundgau est dynamique malgré ce que l'on peut en dire ».

Il a ensuite tenu à rendre un hommage très appuyé à Alphonse Hartmann, « c'est un grand honneur que de recevoir celui qui fut le premier à vouloir développer le tourisme dans le Sundgau.
« Un terroir à décoder »

Pour le président du PETR François Eichholtzer, il faut appréhender le tourisme comme « une rencontre » entre deux cultures ; notion qui implique « de savoir transmettre l'identité d'un terroir au travers de ses spécificités. Le Sundgau est un terroir qui n'est pas évident mais qu'il faut savoir décoder. »

Puis recentrant son intervention, en guise de clin d'oeil sans autre malice, François Eichholtzer a évoqué l'histoire locale justifiant le renforcement de l'O.T : « bien sûr il y a Altkirch, mais historiquement la capitale du Sundgau c'est Ferrette. » En termes élégants comme la chose fut dite ! Il est vrai que dans l'assistance se trouvait l'adjointe à la culture d'Altkirch Estelle Miranda, également vice-présidente de l'office de tourisme du Sundgau.
Force de conviction

Alphonse Hartmann, invité à conclure l'inauguration, a évoqué les combats menés à Colmar auprès de ses collègues du conseil départemental pour corriger leur vision erronée de ce Sundgau toujours considéré comme « une réserve d'indiens. » Une négligence qui avait pour effet d'obliger les élus sundgauviens « à se battre pour obtenir une subvention ».

La force de caractère monolithique que l'on reconnaît à Alphonse Hartmann lui a permis d'avoir eu raison des récalcitrants, avec le secours de François Cohendet à qui Alphonse Hartmann a également adressé un vif remerciement pour son engagement à développer ce secteur économique au travers, entre autres, de cet office de tourisme flambant neuf.

« François s'est battu ! Il a participé au moins à une quarantaine de réunions. » Épuisantes sans aucun doute. Pour un résultat à la hauteur des efforts salué sans aucune réserve ce vendredi soir de fête à Ferrette.
JJT

 

 
 

 

bollwiller - Encore trois mois de chantier

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:27:36

© L'alsace, Jeudi le 08 Aout 2019
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bollwiller - Encore trois mois de chantier
 

 
Les travaux affectant la rue de Staffelfelden à Bollwiller devraient durer jusqu'à la fin du mois d'octobre. Photo DN A
Après avoir rénové depuis 2015 le chemin du cimetière, le parking de l'église, la rue de Soultz et une partie de celle de Guebwiller, celles des Pépinières, du Bosquet et le chemin de l'Herbe ainsi que les rues des Acacias et des Tulipes, la commune de Bollwiller a démarré depuis le mois de mai dernier la rénovation de la rue de Staffelfelden sur une longueur de 650 m.

Le réseau de distribution d'eau datant de 1935 va être entièrement changé, ainsi que les branchements qui alimentent les habitations. Les câbles téléphoniques seront enterrés et raccordés directement à l'entrée des propriétés. L'éclairage public sera entièrement refait. Quelques retouches au niveau de l'assainissement seront effectuées et des espaces verts aménagés. Bien entendu, la chaussée sera entièrement refaite après la pose des réseaux.

« Il s'agit, d'une part, d'apaiser la circulation sur cet axe fréquenté par 4000 véhicules par jour et, d'autre part, d'améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes. Sans parler de l'amélioration du cadre de vie. Lors de la réunion publique de présentation, les riverains se sont globalement montrés satisfaits, même si on ne peut satisfaire tout le monde en termes de stationnement » explique le maire Jean-Paul Julien, qui se rend chaque jour sur le chantier pour en suivre l'évolution.

La première phase des travaux sur la portion allant de l'accès au quartier Jeune-Chêne à la rue de Lyon a été terminée à temps pour le passage du Tour de France le 11 juillet. La seconde phase (rue de Lyon à rue du Ruisseau) a commencé dans la foulée et les travaux vont bon train. L'accès des véhicules des riverains est possible en soirée et la nuit, mais pas pendant la journée. La troisième portion est celle allant de la rue du Ruisseau au carrefour central du village.
Élargir certains trottoirs

Pour pouvoir élargir certains trottoirs qui sont actuellement parfois réduits à une dizaine de centimètres, et en raison de l'étroitesse de la voie à certains endroits, deux écluses ou goulots d'étranglement pour les véhicules vont être installés. Le plateau ralentisseur existant dans la chicane sera conservé. Celui de la rue de Lyon sera déplacé à l'intersection avec la rue de Staffelfelden. Durant tous ces travaux qui devraient s'achever fin octobre, la circulation est déviée par le secteur des écoles.

« À partir de maintenant, le remplacement de la conduite d'eau est un peu plus compliqué que lors de la première phase qui concernait les branchements aux particuliers, car pour chaque maison, il faudra traverser le ruisseau qui court le long de la chaussée en passant sous les ponts », précise Jean-Paul Julien.

Les travaux sont réalisés en co-maîtrise avec le Département, puisqu'il s'agit d'une route départementale (la D 19). Le bureau d'études Cocyclique a été choisi pour assurer la maîtrise d'oeuvre et l'entreprise Pontiggia a été retenue après appel d'offres pour réaliser les travaux.

Les coûts (HT) se montent à 564 279 EUR pour la voirie, 184 208 EUR pour l'AEP (alimentation en eau potable), 84 852 EUR pour l'éclairage public et 30 795 EUR pour le réseau téléphonique. La participation du Département étant de 165 978 EUR, le reste à charge pour la commune est d'environ 700 000 EUR, coût en grande partie financé par un emprunt.

Le premier magistrat souligne : « L'endettement communal est actuellement d'environ 720 EUR par habitant, un montant légèrement inférieur à celui des communes de notre strate. Certains emprunts se termineront dans les années qui viennent et ramèneront cette dette à 400 EUR par habitant vers 2022. »
M.H.

 

 
 

 

Rénovation de la couche de roulement

Publié dans le panorama le Jeudi 08 août 2019 à 07:24:08

© L'alsace, Jeudi le 08 Aout 2019
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Rénovation de la couche de roulement
 

 
Dans le cadre du programme d'entretien des routes mené par le Conseil départemental du Haut-Rhin, la couche de roulement de la RD1bis, entre la commune de Weckolsheim et le carrefour giratoire avec la RD13 le long du canal Vauban, sera rénovée ce jeudi 8 août, sous réserve de conditions météorologiques favorables. Ces travaux consisteront en l'application d'enduits superficiels sur la pleine largeur de la chaussée.

Afin de garantir la sécurité des usagers et du personnel, cette intervention se déroulera sur route barrée de 8 h à 18 h 30. Un itinéraire de déviation sera mis en place via la commune de Dessenheim, en passant par les RD13 et RD2.

Jusqu'à la reprise du marquage au sol, la zone restera limitée à 50 km/h, avec interdiction de dépasser.

Cette route en direction de Weckolsheim est quotidiennement fréquentée par 2417 véhicules. Le Département appelle donc les usagers au respect des restrictions de circulation.