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« Les maires, soutiers de la République »

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:40:30

© L'alsace, Mercredi le 07 Aout 2019
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« Les maires, soutiers de la République »
 

 
Le Sénat lancera la semaine prochaine une grande consultation auprès de tous les maires de France « pour mieux prendre la mesure d'un phénomène très inquiétant pour le bon fonctionnement de la démocratie ». En médaillon, Vanik Berberian, président des maires ruraux.  Photos Julio PELAEZ/ Vincent OLLIVIER/Le Dauphiné Libéré

   

L'émotion est vive après le décès tragique du maire de Signes (Var), mort alors qu'il tentait d'empêcher une camionnette de déverser des gravats dans une décharge sauvage. Les élus locaux ont été les premiers à réagir. « Je suis triste et en colère. Ce drame en dit long sur le délitement de l'intérêt général. Jean-Mathieu Michel était dans son rôle de police pour faire respecter la salubrité publique », réagit Vanik Berberian, président de l'association des maires ruraux de France (AMRF).

La mort d'un maire dans l'exercice de ses fonctions n'a pas de précédent récent mais les élus locaux sont de plus en plus exposés sur le terrain. « Les incivilités sont en progression. Les élus sont de moins en moins respectés. Des collègues reçoivent des lettres d'insultes ou des menaces. Des maires retrouvent des tags sur leurs maisons », déplore Vanik Berberian.
Incivisme et ingratitude

Certains élus font état d'agressions de plus en plus violentes mais ces attaques en recrudescence n'ont jamais fait l'objet d'études approfondies, comme le constate mardi la commission des lois du Sénat. La Haute assemblée a donc décidé de lancer, la semaine prochaine, une grande consultation auprès de tous les maires de France « pour mieux prendre la mesure de ce phénomène très inquiétant pour le bon fonctionnement de la démocratie ».

Beaucoup de maires de petites communes se plaignent du trop haut niveau d'exigence des citoyens, associé à la montée de l'incivisme et à l'ingratitude pour le travail réalisé. C'est ce qui ressort d'une enquête réalisée fin 2018 par Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS, pour l'Association des maires de France et l'Observatoire de la démocratie de proximité.

« Les maires sont les soutiers de la République », rappelle Vanik Berberian, qui a reçu Emmanuel Macron dans sa petite commune de l'Indre lors d'un des grands débats organisés par le chef de l'État après la crise des gilets jaunes. « Plus un maire est ancien dans son mandat, plus il prend les choses à coeur », ajoute le président de l'AMRF, pas étonné de l'engagement de Jean-Mathieu Michel dans la commune dont il était maire depuis trente-six ans.
« L'héroïsme du quotidien »

L'association va demander à toutes les mairies de France de mettre leurs drapeaux en berne le jour des obsèques du maire qui a perdu la vie en faisant appliquer la loi. Pour Vanik Berberian, un hommage rendu par Emmanuel Macron serait un signe positif alors que le président cherche à se concilier les élus locaux, après les avoir boudés au début de son mandat. « Mais je n'ai pas de consignes à donner au chef de l'État. C'est lui qui appréciera la situation. » Emmanuel Macron passe ses vacances dans le Var, au fort de Brégançon, à une soixantaine de kilomètres de Signes, la commune de l'élu décédé.

Le ministre de l'Intérieur n'a pas hésité pour sa part à faire un parallèle entre le « petit maire » et le pilote dont le bombardier d'eau s'est écrasé en combattant un incendie de forêt dans le Gard. « L'héroïsme du quotidien perd une nouvelle fois une figure », a réagi Christophe Castaner dans un communiqué diffusé au moment où il remettait la Légion d'honneur à titre posthume au pompier du ciel décédé dans le crash de son avion.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

L'Alsace vue du Japon

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:46:44

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L'Alsace vue du Japon
 

 
Les vins d'Alsace conviennent à la gastronomie japonaise. Ici le premier proviseur du lycée Seijô de Kientzheim avec André Klein. DR
Kazuko Tominaga raconte cette aventure par le menu. Des premiers contacts avec André Klein, à l'époque directeur général du Comité d'action économique du Haut-Rhin (ACHR), à la consultation de ses notes, dix ans après avoir pris sa retraite, deux ans après le décès de son époux Masayuki, qui dirigeait le bureau de représentation de l'Alsace à Tokyo.

Minutieuse, Kazuko a conservé tous ses calepins, une bonne centaine dont la relecture lui a permis de rédiger cet ouvrage de 93 pages au fil desquelles on entre par la petite porte dans l'aventure d'une relation globale qui ne se limitait pas à l'économique mais englobait aussi la culture et les études.
Cela a conduitles Alsaciensà redoubler d'efforts

Il est d'autant plus intéressant de se transporter à l'époque où cette relation est née, par le biais d'anecdotes, de portraits et de récits très précis, des rencontres et des affinités spontanées. Tout cela aura permis d'ouvrir un premier bureau du Haut-Rhin au Japon. À l'époque - on est aux balbutiements de la décentralisation - la DATAR (délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale) ne voyait pas d'un oeil très favorable ce cavalier seul joué par le département du sud alsacien. La mission de la délégation était de redonner de l'ampleur au tissu économique dans les départements et les régions de l'Hexagone qui avaient le plus souffert d'une baisse des activités traditionnelles comme les mines et, plus tard, la sidérurgie. Ceux où le taux de chômage était le plus fort. Le Haut-Rhin n'était pas concerné dans la mesure où, vu de Paris, ce territoire était plutôt considéré comme privilégié.

Cela n'a pas empêché André Klein, également directeur général des services du conseil général 68, soutenu par son président Henri Goetschy et différents élus, décideurs ou acteurs économiques, de poursuivre dans son entreprise de rapprochement avec le Japon. Au contraire, cela a sans doute conduit les Alsaciens à redoubler d'efforts. En tout cas, toute cette énergie consacrée au projet et à son développement a porté de beaux fruits - peut-être même au-delà de ce que l'on imaginait au départ. Et elle a donné lieu à une nouvelle dimension dans les relations nippo-alsaciennes qui avaient, comme l'on sait, démarré bien avant et avaient pris une ampleur inhabituelle avec l'impression des étoffes dès le mitan du XIXe siècle, étoffes acheminées depuis, puis renvoyées vers le Japon.
Des relations basées aussi sur le respect

En feuilletant l'ouvrage, illustré dans sa version française par le Ceeja, on apprendra à travers une foultitude de petits détails et d'anecdotes que les implantations successives sous nos latitudes d'une douzaine d'entreprises japonaises -4 200 emplois- découlent d'un travail considérable. Aussi de rencontres parfois fortuites, de sympathie entre deux interlocuteurs, de respect.

À l'exemple de Sony, la reine des entreprises japonaises, leader mondial dans l'électronique, qui a été la première à tenter une implantation le long du Rhin. Comme Ricoh, qui suivra, Sony était déjà présente en Angleterre. Le développement du marché européen avait conduit ses dirigeants à envisager de produire aussi sur le continent. Si l'Alsace l'a emporté dans le choix du lieu, c'est en partie grâce à sa position géographique idéale au coeur de l'Europe, mais aussi, signale Kazuko Tominaga, parce que ses habitants avaient la réputation d'être « des gens scrupuleusement honnêtes et travailleurs ». Et bien sûr à l'entregent des promoteurs de CAHR, et plus tard du Centre européen d'études du Japon (Ceeja).

Et puis il y a eu l'aventure dans l'aventure : celle de la naissance d'un lycée japonais dans les locaux de l'ancien pensionnat du Sacré-Coeur à la sortie de Kientzheim. C'était en 1986. Dix-neuf ans plus tard, le lycée Seijô fermera après avoir formé 2 500 enfants japonais dont les parents résidaient non seulement à proximité, mais plus largement en Europe.

L'auteur aborde aussi le versant alsacien de Little World, un musée d'ethnographie à Inuyama où ont été remontées trois maisons à colombages importées d'Alsace ; des échanges scientifiques et culturels ; des artistes inspirés par la province du secteur colmarien ; de la prestation de la Maîtrise de garçons de Colmar au Japon ; du tournage d'une série dans le vignoble par la télévision japonaise ; du fort développement du tourisme japonais en Alsace... même du Landgraben typiquement alsacien en essayant de faire la part des choses et des intérêts pourtant communs entre le Bas et le Haut-Rhin.

Un opuscule plaisant à lire qui témoigne de la volonté d'hommes précurseurs qui ont oeuvré pour le rapprochement entre deux cultures dont on a rapidement constaté les concordances. Une histoire d'amitié aussi entre les peuples et les hommes. Une histoire qui poursuit son cheminement dix ans après la cessation des activités de Kazuko Tominaga, un an après le départ d'André Klein de la présidence du Ceeja. Le flambeau a été transmis. Pour une nouvelle déclinaison de rapports privilégiés.
J.-L.W. LIRE L'Alsace et le Japon. Paru aux éditions Do Bentzinger (93 pages, 8 EUR).

 

 
 

 

Où naissent les bébés en Alsace ?

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:51:57

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Où naissent les bébés en Alsace ?

On l'a vu à Thann et Altkirch : annoncer la fermeture de maternités de proximité, c'est donner naissance à d'intenses polémiques. Ces établissements sont souvent perçus comme importants pour la vie locale. Des mamans ayant eu recours à ces structures, ou comptant le faire, ressentent là un sentiment d'abandon médical.

Pas facile de couper le cordon avec des équipes de gynécologie et de pédiatrie associées parfois de longue date à la prise en charge de la natalité au plus près du quotidien des citoyens. Un dialogue de sourds s'installe autour du sort des maternités condamnées, même si elles sont destinées à se transformer en centres de périnatalité de proximité.

D'un côté, les élus et les habitants ressentent un appauvrissement de l'offre de soins. De l'autre, les autorités sanitaires, via l'Agence régionale de santé, évoquent au contraire une consolidation des prestations médicales liées à la natalité, autour de centres n'éprouvant pas de difficultés de recrutement ou de remplacement des professionnels de santé. Ces grands centres doivent offrir des niveaux de qualification et d'accompagnement présentés comme plus complets (réanimation, soins intensifs, etc., les plus poussés à Mulhouse et Strasbourg étant classés en niveau 3).

De fait, l'éloignement des maternités de substitution est ressenti comme facteur d'angoisse dans les secteurs dépourvus de lieu d'accouchement. À cela, les coordonnateurs de santé répondent par des idées de création d'hôtels hospitaliers, comme à Mulhouse, afin de rapprocher d'un plateau d'accouchement les patientes arrivant au terme de la grossesse. Sont également évoquées la possibilité de dépêcher une sage-femme en même temps que les équipes du Samu, en cas d'accouchement inopiné loin de la maternité, voire l'organisation de gardes ambulancières.

La carte future des soins dans les régions compte faire l'impasse sur des services dont l'activité aura été jugée trop faible, à la fois pour des raisons qualifiées d'économiques et de thérapeutiques : la spécialisation d'équipes plus importantes, conduites à pratiquer plus souvent les gestes les plus sensibles est présentée comme un gage de meilleure prise en charge des grossesses à risque et des naissances suivies de complications.

« Qui peut encoresupporter aujourd'huique l'on perde une femme en couches ? »

Un courant en faveur d'accouchements dans des univers moins médicalisés émerge et une initiative comme la maison de naissance Manala à Sélestat correspond à cette demande. Mais la garantie d'une prise en charge hospitalière à peu de distance reste nécessaire pour les spécialistes.

« Il faut se méfier d'une illusion de confort qui consiste à accoucher près de chez soi, ou loin de l'hôpital, à domicile : qui peut encore supporter aujourd'hui que l'on perde une femme en couches parce qu'une complication majeure survient subitement et qu'aucune modalité de soins proposée dans les maternités de haut niveau ne sera vite accessible ? », alerte le professeur strasbourgeois Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français.

Cela pose néanmoins la question des moyens dévolus à la globalité du système de soins : le nombre de maternités en France a été divisé par trois en un demi-siècle. Mais les hôpitaux dépeints comme étant de référence n'ont pas toujours vu leurs demandes en personnels et investissements satisfaites, alors qu'il faut s'adapter à une hausse inéluctable d'activité. Les « fabriques de bébés » dénoncées par les partisans de maternités de proximité peinent parfois à susciter la confiance que leurs officiants mériteraient.

Di.R.

 

 

 

 

Martial REHEISSER

Directeur de la Communication

Auprès du Cabinet de la Présidente

 

Tel. : 03 89 30 60 70

Port. : 06 30 52 37 63

Email : reheisser@haut-rhin.fr

   

 

nature Le casse-tête des nids de cigognes

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:33:30

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nature
Le casse-tête des nids de cigognes
En Alsace, depuis trois ans, les effectifs de cigognes blanches culminent au-delà des 900 couples nicheurs, niveau le plus élevé jamais atteint. Dans les villages colonisés par l'échassier, l'installation de nouveaux nids sur les toitures donne du fil à retordre aux habitants et aux élus locaux.
 

 
À Muttersholtz, la pose d'une tôle de protection sur le toit d'une maison de la rue Welschinger n'a pas empêché les cigognes
Tout le monde, ornithologues en tête, s'accorde sur la réussite de la stratégie de sauvetage de la cigogne blanche, emblème de l'Alsace. Grâce notamment à la technique des enclos, le volatile, qui était au bord de l'extinction au milieu des années 70, n'a cessé de renforcer sa population. Celle-ci a plus que doublé ces dix dernières années pour atteindre les 900 couples, soit près de 2 500 individus, dont plus de 500 sédentaires, en 2017.

Par la même occasion, l'échassier a étendu sa zone de reproduction qui englobe désormais les localités de la plaine du Rhin et d'Alsace Bossue. « Ces deux dernières années, la population a visiblement continué à progresser en Alsace. On aura des données très précises l'été prochain car un comptage exhaustif des nids est prévu dans tout le Grand Est », indique-t-on à la Ligue de protection des oiseaux (LPO) d'Alsace, qui estime cette année le nombre de couples nicheurs proche du millier.
Des records à Strasbourg, Sentheim et Munster

Outre le quartier de l'Orangerie à Strasbourg, où l'on compte plus de 80 couples en raison de la proximité du zoo et de l'ancien enclos de réintroduction, l'effet carte postale fonctionne à plein dans un grand nombre de communes. Avec 50 couples recensés cette année par Florent Bodina, référent technique au Conseil départemental du Haut-Rhin, Sentheim décroche la palme du village le plus colonisé d'Alsace du Sud devant Munster (plus de 30 couples). Dans le Bas-Rhin, c'est sur les toits de Reichstett, de Neuwiller-lès-Saverne et de Muttersholtz qu'on peut cette saison observer le plus grand nombre de nids selon la LPO.

L'échassier affectionne les prairies inondables encore nombreuses dans le Grand Ried de la plaine d'Alsace. Photo DNA /Laurent RÉA

L'explosion du nombre de cigognes n'a apparemment pas nui à son image. L'échassier, symbole de fécondité et de fidélité, garde la cote auprès des touristes comme des Alsaciens. « Des communes dépourvues de nids continuent à nous demander conseil pour y remédier », précise Cathy Zell de la LPO Alsace. « Les voir voler à plusieurs dans le ciel reste un magnifique spectacle », confie également le maire d'une commune d'Alsace centrale.
Espèce protégée

Ce constat ne va pas sans quelques bémols, liés à l'installation de nouveaux nids, qui dans certains cas engendrent des problèmes de sécurité pour les riverains et les occupants de la maison (risque d'intoxication si cheminée en activité, chute de branches et de déjections, etc.) ou pour les oiseaux (support inadapté, poteau électrique non sécurisé, etc.).

« La cigogne étant une espèce protégée inscrite à l'annexe 1 de la Directive Oiseaux, son nid ne peut pas être enlevé, sauf dérogation accordée par la direction régionale de l'environnement. Dans ce cas il faut renforcer l'installation existante ou l'enlever en compensant par un nid de substitution à proximité, le tout aux frais du propriétaire concerné », rappelle Camille Fahrner, médiatrice faune sauvage et référente cigogne à la LPO Alsace.

Un nouveau protocole d'évaluation en la matière est en place depuis cette année : l'administration, qui garde le dernier mot, a donné mandat à la LPO Alsace pour constater sur le terrain la réalité et l'urgence des cas signalés. Si dans le Haut-Rhin, ces derniers restent stables (une demi-douzaine par an), Camille Fahrner constate une augmentation sensible des problèmes dans le Bas-Rhin depuis trois ans.

En mai dernier, signale-t-elle, une copropriété de Sélestat a ainsi eu l'autorisation administrative d'enlever sans délai, pour cause de surchauffe de la chaudière, un nid fraîchement construit sur la cheminée de leur immeuble : « Il n'y avait pas de nichée en cours et la copropriété s'est engagée à poser une rehausse métallique empêchant leur retour ainsi qu'à installer un nid de substitution ».

Avec 22 nids cette saison, Muttersholtz est l'une des communes bas-rhinoises les plus prisées du volatile. Photo DNA /Laurent RÉA
À Muttersholtz, cinq situations à problèmes

Le cas de Muttersholtz (2 040 hab.), commune du Grand Ried entourée de prairies inondables, vient corroborer son analyse. « Le village a toujours compté des cigognes, notamment sur le toit de l'église catholique. Cette année on a cartographié 22 nids, soit six ou sept de plus qu'en 2018. Dans les années 90 il y en avait trois ou quatre et un seul dans les années 70 ! », se réjouit pour commencer le maire Patrick Barbier, ancien président d'Alsace Nature.

Mais depuis quatre ans, reconnaît-il, chaque saison de reproduction apporte son lot de difficultés : « En 2015, il n'y avait que dix nids et pour la première fois il a fallu procéder à un enlèvement sur un poteau électrique. Enedis et la commune ont de manière partenariale implanté un nid de substitution à deux pas du nouveau gymnase », se souvient-il.

L'année suivante, rebelote : il a fallu intervenir sur le pignon de l'église protestante alors que des particuliers ont également vu leurs cheminées colonisées. « Une autre fois encore on a allégé de 400 kg de branchages un nid installé sur une forte pente avant de le renforcer par une corbeille métallique pour une somme dépassant les 3 000 euros ». Cette année, la référente de la LPO Alsace a été saisie pas moins de cinq fois par la mairie et des habitants de Muttersholtz. « La majorité a trouvé une issue positive », constate le maire qui se désole par ailleurs que la corbeille installée sur le toit de la Maison de la nature, la plus ancienne d'Alsace, reste inoccupée depuis 20 ans.
Aussi sacrée quela vache en Inde

Hubert, un habitant de la rue Welschinger, au centre du village, ne peut pas encore en dire autant : un nid trône depuis fin mars sur le pignon de sa maison à colombage surplombant le trottoir où gisent fientes et branchages. « Vu les risques pour la façade et les passants j'ai été autorisé à le faire enlever. Un couvreur est intervenu mais la tôle trouée qu'il avait posée en guise de repoussoir n'a pas empêché le couple de le reconstruire au même endroit en 48 heures. Une seconde tentative d'enlèvement a pareillement échoué. Elles ont refait le nid une troisième fois. Quand j'ai vu qu'il y avait trois oeufs j'ai battu en retraite », raconte-t-il. Une nouvelle tentative d'enlèvement avec pose d'un pic anti-retour ou d'une girouette est néanmoins prévue à l'automne...

Face au désarroi de ses concitoyens, Patrick Barbier, sans renier ses convictions écologiques, en est venu, reconnaît-il, à s'interroger sur la nécessité de « limiter » la croissance de la population de cigognes en Alsace. « Je sais que c'est un animal sacré chez nous, comme les vaches en Inde. Il faudrait déjà commencer par arrêter de les nourrir ! », recommande-t-il. À en croire Christian Braun, directeur de la LPO Alsace, l'évolution des effectifs devrait bientôt atteindre un palier en raison des ressources alimentaires disponibles : « Moins de nourriture cela donne moins de cigogneaux à l'envol. C'est un phénomène d'autorégulation naturel qui est encore renforcé par le changement climatique. Difficile toutefois de prédire exactement quand cela arrivera. Peut-être d'ici cinq ans, sinon dix ans ! », explique-t-il.
Xavier THIERY

 

 
 

 

Les entreprises allemandes ont réduit leur activité en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:36:16

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Les entreprises allemandes ont réduit leur activité en Alsace
 

 
L'inspection du travail réalise régulièrement des contrôles aux frontières pour vérifier si les entreprises allemandes sont en règle. Archives DNA
Depuis le renforcement en 2016 de la loi sur les travailleurs détachés en France, les problèmes n'ont cessé d'émerger d'un côté et de l'autre du Rhin. Pour les entreprises allemandes frontalières qui avaient l'habitude de venir travailler en Alsace, la bureaucratie est devenue ingérable : « Nous sommes une petite entreprise », témoigne Christian Löffler, responsable de Faller Stapler, une entreprise de vente et réparation d'engins de logistique du Bade-Wurtemberg, « c'est devenu très compliqué pour nous de travailler en France avec la charge bureaucratique que cela suppose ».

Les résultats de l'étude dirigée par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Lahr, dévoilés ce mardi, vont dans ce sens. 425 entreprises allemandes, principalement de la région frontalière, ont répondu au sondage mené entre le 29 mai et le 15 juillet. 42 % des entreprises interrogées ont déclaré avoir réduit leur activité outre-Rhin et 13 % d'entre elles ont cessé toute activité en France.
Des contraintes administratives lourdes pour les entreprises

Chaque fois qu'une entreprise allemande envoie un travailleur en France, elle doit remplir une déclaration en ligne. Problème : la démarche prend parfois près d'une heure, le temps de rassembler tous les documents nécessaires : « S'il y a eu des améliorations, comme le fait de traduire le site en allemand, cela reste très contraignant », note Pascale Mollet-Piffert, à la tête du département international de la CCI de Lahr. Les principaux problèmes évoqués par les entreprises sont la durée de création de la déclaration, mais aussi et surtout la traduction en français des documents demandés, ainsi que la mise en place d'un représentant français. Les petites et moyennes entreprises sont particulièrement touchées. Or, pour Christian Löffler, « en cas d'urgence, comme sur un tuyau hydraulique qui fuit par exemple, chaque heure compte ». Mais sans certificat, les entreprises s'exposent à payer jusqu'à 3000 euros d'amende par employé détaché.
L'Alsace particulièrement concernée par le travail détaché

La plus grande partie des 588 000 travailleurs détachés enregistrés en France en 2018 était employée dans les régions frontalières et notamment à l'est. Ainsi, le Grand Est accueille près d'un cinquième des travailleurs détachés (plus de 104 500) de France. Il détient aussi le plus fort taux de concentration (5,4 %) de ces travailleurs. Les artisans allemands, qui interviennent historiquement souvent en Alsace (pose de cuisine, rénovation de toiture etc.) sont ceux pour qui les contraintes administratives sont les plus lourdes à gérer.

Les autorités françaises avaient déjà promis des simplifications en septembre 2018. « Mais la nouvelle réglementation de juin 2019 n'a pas apporté beaucoup de changements », souligne Steffen Auer, président de la CCI de Lahr, « c'est pourquoi nous plaidons d'urgence en faveur d'une nouvelle simplification du droit du détachement afin que la coopération transfrontalière soit possible ». Suite aux plaintes des entreprises frontalières, c'est l'ensemble du réseau consulaire des CCI régionales (allemandes, françaises et suisses) qui ont adressé un courrier à la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Sans réponse jusque-là.
Marie MAHEUX

 

 
 

 

Les frontaliers plus riches qu'avant l'été

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:54:22

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Les frontaliers plus riches qu'avant l'été
 

 
Oscillant entre 0,87 et 0,89 EUR depuis l'été 2018, le franc suisse n'a cessé de s'apprécier depuis le mois d'avril dernier, après un bref relâchement : il a dépassé 0,90 EUR début juin, régulièrement 0,91 EUR courant juillet, pour atteindre 0,92 EUR ce lundi, à la mi-journée. En sens contraire, l'euro est passé sous la barre de 1,09 franc, pour la première fois depuis deux ans.
Valeur refuge

On est encore loin de la parité brièvement atteinte après l'abandon, par la Banque nationale suisse (BNS), du taux plancher à 1,20 CHF pour 1 EUR, en janvier 2015. Le taux avait ensuite oscillé entre 1,05 et 1,10 CHF jusqu'à la mi-2017, puis entre 1,10 et 1,15 CHF.

Mais ce renforcement du franc face à l'euro - comme face au dollar - est déjà une aubaine pour les travailleurs frontaliers. Si l'on considère le salaire médian en Suisse, qui s'élevait à 6500 CHF bruts par mois en 2018, la plus-value - en cas de change - est de plus de 200 euros.

Comme à son habitude, le franc suisse joue pleinement son rôle de valeur refuge, dans un contexte de tensions économiques croissantes. Les analystes mettent principalement en avant les conséquences de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, aggravée par la dévaluation du yuan, qui a atteint lundi son plus bas niveau depuis neuf ans face au dollar. D'autres pointent les politiques monétaires de la Banque fédérale américaine et de la Banque centrale européenne.

En attendant les effets d'un possible Brexit « dur », sans accord avec l'UE, le 31 octobre prochain, qui pourrait encore favoriser le franc. Mais la BNS veille au grain et interviendra sans doute au-delà d'un certain seuil, pour éviter que les entreprises suisses soient pénalisées par une hausse excessive de la devise helvétique.
O.Br.

 

 
 

 

Cécile Choley, une étudiante aux sommets internationaux

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:56:12

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Cécile Choley, une étudiante aux sommets internationaux
 

 
Cécile Choley, peu avant son oral de fin d'année à Strasbourg. Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
À 12 ans, elle inventait « des chansons pour sauver la planète ». Aujourd'hui, depuis avril 2018 et jusqu'en 2020, elle est l'une des deux « jeunes délégué-e-s pour le climat » à participer aux négociations internationales avec la délégation officielle française. « Cette envie a toujours coulé en moi », résume, enthousiaste et volubile, Cécile Choley, 23 ans, apprentie ingénieure à l'Engees (génie de l'eau et de l'environnement).

Se disant « assez terre à terre » et en même temps enchantée d'avoir goûté à ce « rêve international », elle s'est portée candidate à ce mandat pour saisir l'opportunité peu commune d'avoir son « propre avis » sur « l'utilité de ces grandes conférences médiatisées » et, répète-t-elle, pour « apprendre des choses ». Avide d'« emmagasiner des connaissances », elle se sentait « un peu frustrée » que dans cette grande école, « on parle très peu d'environnement ».

Cécile Choley (au centre), au côté de son ancien binôme Côme Girschig, entourée des Jeunes ambassadeurs pour le climat (JAC) à la COP 24 de Katowice, en Pologne. Photo L'Alsace Jeunes Ambassadeurs pour le climat

Après la COP 24, Cécile Choley se réjouit de prendre part à la COP 25 à Santiago, au Chili. Photo L'Alsace Jeunes Ambassadeurs pour le climat
À la rencontre des élèves

Jeunesse que les délégués ont pour mission de mobiliser, aussi postent-ils des vidéos présentant leur rôle et les enjeux des négociations. Avec son ancien binôme Côme Girschig et « une volonté commune de sensibilisation », ils sont à l'origine, en 2018, des Jeunes ambassadeurs pour le climat (JAC), un noyau d'une trentaine de recrues « motivées » pouvant multiplier les interventions dans les établissements scolaires, à Lyon, Toulouse, Grenoble...

« On a énormément de demandes et avec une association on est plus légitimes », fait-elle valoir. Elle qui « adore les conférences » y va dès qu'elle a « deux heures de trou » « pour donner des clés de lecture, des éléments critiques, entendre les préoccupations ». « Je parle aussi d'orientation, l'environnement ce sont des métiers d'avenir. J'ai rencontré 1500 élèves à Strasbourg, Mulhouse et Besançon, et j'ai même fait des cafés-Dreal. »

Car la future ingénieure, originaire de Besançon, effectue parallèlement son apprentissage à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, la Dreal de Bourgogne-Franche-Comté, qui la soutient dans son engagement et où elle travaille sur la thématique des inondations, du ruissellement en milieu rural, « un phénomène négligé » qu'elle compte développer dans sa future thèse.
« Juste sauver l'humanité »

En plus des négociations internationales « très techniques et indispensables pour que tous aillent dans le même sens », elle s'intéresse aux « feuilles de route » déclinées secteur par secteur. Pour « changer le monde », la jeune femme, cohérente, croit aux « efforts cumulés » et aux projets « à l'échelle des territoires ». « C'est là qu'il faut mobiliser les énergies, avec les élus, sur les systèmes des eaux usées, les écoquartiers, la végétation en ville... Les principaux acteurs sont les citoyens, nous sommes des pionniers. Il faut être plus ambitieux. »

Ce en quoi elle s'efforce au quotidien, essayant « modestement de planter des graines ». « Je ne mange plus de viande ni de poisson, j'achète des produits locaux, bio et en vrac. Je n'ai pas de voiture, j'explique comment compenser l'empreinte CO2 des vols en avion. » Son conjoint, pas tout à fait sur la même ligne, représente son « défi permanent », confesse-t-elle dans un éclat de rire. « Il me pousse à trouver d'autres arguments ! Il faut remettre en question notre mode de consommation, mais chacun à son rythme. »

Sans y avoir directement pris part, la récente mobilisation de la jeunesse lui paraît « très encourageante ». Quant à elle, elle continue à discuter, à se documenter « pour aller plus loin », poursuivre « le processus dans le temps ». « C'est le projet de ma vie, une question de bonheur. Je me suis fait la promesse de pas quitter cette terre sans avoir agi pour rétablir une situation catastrophique et pour que nos enfants puissent encore voir des choses merveilleuses. Il faut y croire... il s'agit juste de sauver l'humanité ! »
Textes : Catherine CHENCINER SUIVRE En vidéo sur la chaîne Youtube des Jeunes ambassadeurs pour le climat ( www.youtube.com/channel/UC-f4hWt1rvj5dpdyIXtKR0w) LIRE Le troisième volet dans L'Alsace du jeudi 8 août : Une mobilisation en germe à Munster.

 

 
 

 

metzeral - Un rocher un peu trop menaçant

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:45:59

© L'alsace, Mercredi le 07 Aout 2019
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metzeral - Un rocher un peu trop menaçant
 

 
Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juillet, la foudre a frappé ce rocher marqué à la bombe de peinture rouge. Il menace désormais de chuter et de blesser - voire pire - des randonneurs. Photos L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Instant d'hésitation sur les crêtes vosgiennes. Carte à la main ou main sur le front, en mode réflexion, nombreux sont les randonneurs à se poser la question : peut-on quand même passer sur cette portion du GR5 entre le col du Schaeferthal et la ferme-auberge du Schiessroth ? Sur le terrain, la réponse semble pourtant claire. Après le coup de foudre de la nuit du 26 juillet (lire ci-contre), l'éboulement de petits blocs de pierres et surtout, la menace de la chute de deux rochers bien plus importants, la mairie de Metzeral a placardé un peu partout l'arrêté interdisant d'emprunter ce secteur. Et le Club vosgien a mis en place une déviation.
« On fera vite »

Pourtant, Adrien, Janna et Sarah ne réfléchissent pas longtemps. « On est déjà monté par le Schallern [l'itinéraire de déviation, ndlr]. Pour la descente, on va quand même passer par le GR5. On fera vite », assure Adrien.

Yanic est lui aussi arrivé jusqu'au Schaeferthal par la déviation. « C'est quand même plus difficile par ce côté que par le GR5, constate cet habitant d'Épernay habitué du massif. Vu les marches qu'il y a parfois sur ce sentier, ça ne m'étonnerait pas qu'avec le report de fréquentation, on ait l'un ou l'autre accident... »

Face à lui, des randonneurs déboulent du sommet du Petit Hohneck. Une autre solution, hors balisage, pour contourner la portion fermée. « Ça fait 34 ans que je viens ici, et jamais je n'ai vu tellement de monde arriver par là, observe-t-il. Du coup, je vais peut-être essayer ce coin pour redescendre... »
« Aujourd'hui, ce sera nous les inconscients ? »

Yanic reprend la marche, tandis que deux couples, arrivant des Trois Fours, sont en plein débat face à la barrière. « On a prévu de manger à la ferme-auberge du Schiessroth », indique Carole. La terrasse de l'auberge semble en effet toute proche, là-bas, au bout du GR5. « Le risque, c'est juste que le rocher rouge, là-haut, tombe », résume Christophe, désignant du doigt le danger matérialisé par le peloton de gendarmerie de montagne. « Mais ces gens, là-bas, sont passés. » « Oui, mais c'est à leurs risques et périls. Après, on lit dans le journal que des randonneurs sont morts alors même qu'ils savaient que le chemin était barré. Aujourd'hui, ce sera nous les inconscients ? », s'interroge Sylvie.

À la ferme-auberge du Schiessroth, toujours accessible depuis le Gaschney et la vallée de la Wormsa, la situation n'a pas d'incidence sur la fréquentation. La nuit de l'orage, « on n'a rien entendu de particulier », affirme Véronique, la gérante. Et, fort heureusement, personne ne se trouvait, à ce moment-là, sur le GR5.
Textes : Esteban WENDLING PLUS WEB Voir aussi notre diaporama et notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

lac blanc - Opération de gravillonnage

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:32:07

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lac blanc - Opération de gravillonnage
 

 
Orbey Le 7 août 2019 Annonce travaux RD48II DR
Le Conseil départemental du Haut-Rhin procédera à des travaux d'enduits superficiels dits de gravillonnage, ce mercredi 7 août, sur la RD48II à Orbey, entre le col du Calvaire et le croisement avec la RD48III en direction d'Orbey, le long du lac Blanc. Ces travaux se feront sous réserve de conditions météorologiques favorables.

Afin de limiter la gêne pour les usagers, le chantier sera exploité sous alternat de circulation manuel toute la journée. Des ralentissements sont à prévoir aux heures d'affluence.

La RD48II est quotidiennement empruntée par 1771 véhicules.

Les usagers sont invités à la plus grande prudence et au respect des personnes mobilisées durant ce chantier.
SE RENSEIGNER ATR Colmar, Tél. 03.89.27.92.90 courriel ATR_colmar@haut-rhin.fr

 

 
 

 

Guewenheim Maison polyvalente Des travaux d'ampleur

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:36:55

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Guewenheim Maison polyvalente
Des travaux d'ampleur
Après avoir fait l'objet d'une profonde et complète restructuration, la maison polyvalente de Guewenheim sera rendue à la vie associative de la commune au début de l'année prochaine.
 

 
Un hall d'accès avec escalier et ascenseur sera construit sur la façade principale de la maison polyvalente.
C'est un énorme chantier qui a débuté à Guewenheim avec le désossage complet de la maison polyvalente, prélude à une restructuration en profondeur et une mise aux normes de ce bâtiment édifié en 1976. Au menu du chantier qui a mis à nu le squelette de l'édifice figurent le remplacement de la toiture en amiante, la réalisation d'une isolation performante, l'installation d'un système de chauffage à pellets efficace et respectueux de l'environnement, la création d'un bureau et de vestiaires hommes et femmes pour les sapeurs-pompiers. Et pour donner un cachet esthétique et en même temps pratique au bâtiment, deux extensions seront réalisées, l'une à l'arrière pour un accès séparé et plus commode aux locaux des sapeurs-pompiers, la seconde, plus conséquente, en façade principale, avec la construction d'un auvent, d'un hall d'accès avec un grand escalier et un ascenseur et à, l'étage, les toilettes de la salle principale.
L'engagement des bénévoles

La surface initiale de cette salle qui bénéficiera d'une charpente apparente n'évoluera guère contrairement à la nouvelle cuisine qui sera plus spacieuse.

Le chantier a débuté fin mai avec l'engagement de nombreux bénévoles qui ont vidé les lieux sous la houlette de l'association de gestion de la salle des amis de Guewenheim, présidée par Mathieu Gutknecht, qui rassemble une quinzaine d'associations locales. Le projet de la nouvelle maison est conduit par l'agence d'architecture Jacques Koessler de Cernay et, pour la commune, le suivi du chantier est assuré par le 1er adjoint Hubert Kuenemann. Seize entreprises sont engagées dans les travaux prévus pour être achevés en février 2020 et dont le coût est estimé à 1 450 000 EUR TTC. Outre la récupération de la TVA, 520 000 EUR de subventions ont déjà été attribués au chantier par l'État, la Région et le Département.
Albert MURA

 

 
 

 

3 Frontieres -Des rues inondées après les orages

Publié dans le panorama le Mercredi 07 août 2019 à 07:35:00

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3 Frontieres -Des rues inondées après les orages
 

 
Des rues étaient inondées sous les ponts de chemin de fer. Ici, il s'agit de la rue de la Paix où une voiture a été bloquée.  Photo L'Alsace /Jean-Christophe MEYER
Dans la nuit de lundi à mardi, de forts orages ont touché la région frontalière. À Saint-Louis, la circulation a été difficile dans trois rues, inondées là où elles passent sous des voies de chemin de fer : sur la RD 105 avant le rond-point du cimetière, rue de l'Aéroport et rue de la Paix.

Cette dernière, notamment, a été coupée à la circulation de 5 h à 7 h du matin. Un automobiliste s'est trouvé pris au piège sous le pont, avec plus d'un mètre d'eau. Ce jeune riverain qui travaille en Suisse raconte : « J'ai cru que je pouvais passer. Et puis l'eau est montée d'un coup, noyant le moteur. » Il s'en est sorti, à moitié en nageant.

Les services techniques de la ville signalent que c'est la deuxième fois en quinze jours que ces inondations se produisent après des orages.

Dans la région frontalière, les pompiers de Saint-Louis n'ont pas eu, comme c'est parfois le cas, d'interventions simultanées en grand nombre à faire pour épuiser des caves.
Saint-Louis, ville la plus foudroyée

Par ailleurs, selon le site de l'Observatoire français des tornades et orages violents Keraunos, le Haut-Rhin est le département français où le plus grand nombre d'éclairs a été mesuré, dans la nuit de ce mardi 6 août. Entre minuit et 4 h du matin, près d'un millier d'impacts ont été recensés, majoritairement dans la zone frontalière. Une centaine a été signalée rien qu'à Saint-Louis, ce qui en fait la ville la plus « foudroyée » de France durant ce créneau. Elle est suivie de Willer, Blotzheim et Hésingue.
J.-C. M.