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L'année de tous les records à Colmar

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:40:53

© L'alsace, Mardi le 06 Aout 2019
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foire aux vins - L'année de tous les records à Colmar
 

 
Si le festival a battu tous les records, la foire aussi : elle représente à elle seule 70 % de la fréquentation cette année. Photo L'Alsace
2019 aura été une « année magique », résume Christophe Crupi, directeur des Foires aux salons à Colmar-Expo, qui a présenté le bilan de la 72e Foire aux vins d'Alsace ce lundi après-midi.

Le bilan à mi-foire laissait présager une année record (L'Alsace de jeudi). C'est donc confirmé à l'issue d'un dernier week-end de fête : avec 316 140 visiteurs en dix jours, « Colmar dépasse le seuil des 300 000 entrées, qui avait été franchi en 2017 pour la première fois, et conforte sa place de 3e foire de France », insiste Christophe Crupi. Marseille reste en seconde position, mais « à zone de chalandise équivalente, je pense qu'on peut dire qu'on est au-dessus. Rendez-vous compte, c'est quatre fois et demie la population de Colmar ! »

Le soulagement était palpable du côté des organisateurs car 2019 était « l'année de tous les dangers », rappelle Christophe Crupi. « 20 à 25 % des espaces ont été reconfigurés, dont le hall 6, un des poumons de la foire, et le parc de plein air, qui était cette année plus aéré avec des allées plus larges et en dur. »

Le cabaret colmarien, avec la disparition de Jean-Marie Arrus l'an passé, prenait également le virage de la nouveauté avec le spectacle de Jean-Luc Falbriard qui a « connu quelques ajustements au début de la foire mais a tout de même trouvé son public avec beaucoup de monde en soirée ».

Les planètes semblaient s'être alignées pour que cette Foire aux vins soit la meilleure de son histoire en termes de fréquentation. La programmation du festival, avec sept concerts complets et les autres pas loin de l'être, a attiré 100 000 spectateurs à Colmar, ce qui est déjà en soi un exploit. Aidée par « des températures exceptionnelles », la foire, elle aussi, a tiré les chiffres vers le haut avec « 35 % d'augmentation sur les entrées gratuites le matin et 85 % sur l'après-midi », relève Christophe Crupi.
La prochaine foire du 24 juillet au 2 août 2020

La formule de la Foire, à la fois salon commercial, salle de concert et fête du vin, fonctionne toujours auprès du public. « La fréquentation de la Foire aux vins a augmenté de 32 % en dix ans. C'est un travail de longue haleine, qui repose en partie sur la communication, un pilier important de ce succès », remarque Christophe Crupi. Commercialement, les exposants semblaient « satisfaits, voire très satisfaits », avance Christophe Crupi (lire notre article ci-dessous). « Pour nous, cela a été un très bon millésime » confirmait Thierry Fritsch, responsable du Civa et heureux de son nouveau stand dans la halle aux vins. « Les trois familles viticoles présentes sur le stand ont bien travaillé, du matin au soir, alors que dans le hall 4, l'affluence était plutôt concentrée sur les soirées. »

Si la gastronomie « tire son épingle du jeu », tous les secteurs ont bien travaillé à l'occasion de cette édition, complète Christophe Crupi, donnant rendez-vous à tous pour l'année prochaine. Les dates de la Foire aux vins 2020 sont déjà fixées : elle aura lieu du vendredi 24 juillet au dimanche 2 août. À vos agendas !
Texte : Marie-Lise PERRINPhotos : Vanessa MEYER

 

 
 

 

Tourisme : en juillet, le Sud pénalisé par la canicule

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:44:16

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Tourisme : en juillet, le Sud pénalisé par la canicule
 

 
La Normandie (Honfleur, ci-dessus), la Bretagne et la façade Atlantique ont tiré leur épingle du jeu en juillet, comme la montagne. Photo d'illustration Julio PELAEZ
La Bretagne prend sa revanche sur la Provence. La canicule a incité les vacanciers à changer leurs habitudes en juillet. Les estivants ont eu tendance à bouder le sud de la France et à se reporter sur des destinations généralement plus fraîches. La Méditerranée a reculé de 2  % à 8  %, au profit de la façade Atlantique et de la montagne, qui voient leur fréquentation augmenter de 3  % à 6  %, d'après une étude du cabinet Protourisme. Le Var et la Corse sont les deux destinations qui ont le plus souffert en juillet. Les vacanciers ont également boudé certains lieux de villégiature situés dans l'arrière-pays, loin de la mer ou d'un lac.
« Les campings normands et bretons ont fait le plein »

« Le mois de juillet est décevant pour de nombreuses destinations touristiques emblématiques. La canicule a eu un impact considérable sur les réservations au détriment du Sud-Est », explique Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme, qui a interrogé 980 opérateurs totalisant plus de trois millions de lits touristiques. « La canicule a eu un impact négatif pour les campings dans la moitié sud de la France, notamment en Occitanie, en Paca, en Ardèche et en Dordogne, à l'inverse des campings normands, bretons et du littoral nord qui ont fait le plein », confirme Nicolas Dayot, président de la fédération nationale de l'hôtellerie de plein air (FNHPA).

La Bretagne et la Normandie tirent leur épingle du jeu, ainsi que les plages de l'Atlantique, de la Vendée au Pays basque. Le tourisme en montagne profite également de cette course à la fraîcheur, avec une fréquentation en hausse de 4  % en moyenne. La progression est encore plus spectaculaire dans certaines stations des Alpes et des Pyrénées. Malgré le mauvais résultat de destinations traditionnellement populaires, le bilan de ce mois de juillet contrasté reste toutefois globalement positif, avec un nombre de nuitées en hausse de 3  %. Il s'agit cependant d'un rattrapage, après une année 2018 qui avait été jugée médiocre.
Moins de Britanniques à cause du Brexit

Les professionnels du tourisme constatent une baisse de la fréquentation étrangère, compensée par un afflux d'estivants hexagonaux. Environ 31,5 millions de Français ont prévu de partir en vacances cet été, soit 1,3 million de plus que l'an dernier, selon Protourisme. Les Britanniques, qui représentaient le premier contingent de touristes internationaux, sont moins nombreux cette année en France. C'est probablement une des conséquences du Brexit et de la plongée de la livre sterling, qui rend la France beaucoup plus chère pour les ressortissants du Royaume-Uni.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Boris Johnson, sur un air de campagne...

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:43:32

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Boris Johnson, sur un air de campagne...
 

 
En campagne dans une ambulance... Photo Darren STAPLES/AFP
La Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 octobre « quelles que soient les circonstances » : le porte-parole du Premier ministre a franchi lundi un nouveau pas vers un Brexit sans accord. Plusieurs fois relancé, il a refusé de dire si Boris Johnson tiendrait compte d'un vote de la Chambre des communes contre un « no deal », ni même s'il partirait après un vote de défiance.

Ces dernières déclarations vont relancer les supputations sur l'intention du Premier ministre de convoquer des élections dès après le 31 octobre. Et cela malgré ses dénégations, réitérées encore lundi. Car il mène dans le même temps une véritable campagne électorale.

En déplacement lundi dans un hôpital, il a confirmé 1,8 milliard de livres (près de 2 milliards d'euros) de crédits supplémentaires pour le National Health Service (service public de santé). C'est là une manière de renouer avec une promesse de la campagne du Brexit en 2016, qui disait vouloir mieux utiliser ainsi l'argent donné à l'Union européenne. C'est aussi préempter un thème classique de l'opposition travailliste. L'autre axe de la campagne, annoncé dès sa prise de fonction, sera la sécurité, avec une augmentation des crédits pour la police.
L'Écosse veut partir

Notons enfin que la désunion du Royaume se confirme. Un sondage a donné lundi une majorité d'Écossais en faveur de l'indépendance (46  % contre 43  %), pour la première fois depuis le référendum perdu de 2014.
F.B.

 

 
 

 

La contestation plonge Hong Kong dans le chaos

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:42:48

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La contestation plonge Hong Kong dans le chaos
 

 
Depuis le début du mouvement, 420 personnes ont été arrêtées, et 139 policiers ont été blessés. Pendant la grève générale ce lundi, des manifestants se sont rassemblés à Wong Tai Sin (à droite). Photos Philip FONG/AFP et Anthony WALLACE/AFP
Nouvelles échauffourées, grève générale et blocage du métro ont plongé lundi Hong Kong dans le chaos, les autorités accusant les manifestants de vouloir « détruire » le territoire semi-autonome et la vie de ses habitants.

Des gaz lacrymogènes ont été tirés lundi après-midi dans plusieurs quartiers de la mégapole contre des contestataires enhardis par l'impact de la grève générale, un événement rare dans l'ex-colonie britannique.

La mégapole, qui traverse sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997 par Londres, a déjà vécu deux mois de manifestations, de plus en plus souvent suivies d'affrontements entre de petits groupes radicaux et les forces anti-émeutes. Après des échauffourées tout le week-end, des protestataires sont descendus lundi matin à l'heure de pointe dans plusieurs stations clés du réseau pour bloquer les portes des métros et empêcher les trains de partir.
Le gouvernement joue la carte du pourrissement

« Des perturbations aussi intensives [...] ont sérieusement sapé la loi et l'ordre à Hong Kong et poussent la ville au bord d'une situation très dangereuse », a dénoncé la cheffe de l'exécutif pro-Pékin, Carrie Lam. Elle a présenté la contestation comme une atteinte à l'existence même de Hong Kong. « J'ose affirmer que cela vise à renverser Hong Kong, à détruire complètement la précieuse vie de plus de sept millions de personnes », a-t-elle accusé, en assurant que « le gouvernement sera ferme pour maintenir la loi et l'ordre et rétablir la confiance ».

En vertu du principe « Un pays, deux systèmes », Hong Kong jouit jusqu'en 2047 de libertés inconnues dans le reste du pays. Mais de plus en plus de voix s'inquiètent de voir Pékin bafouer cet accord et accroître sa mainmise.

Lundi après-midi, sept manifestations simultanées ont eu lieu, constituant un défi pour les forces de l'ordre.
Pékin en rempart

Les autorités ont annoncé avoir tiré plus d'un millier de grenades lacrymogènes et 160 balles en caoutchouc depuis le début de la contestation le 9 juin, et ont précisé que 420 personnes avaient été arrêtées et 139 policiers blessés jusqu'à présent. Plus de 160 vols ont été en outre annulés à l'aéroport de Hong Kong, l'un des plus actifs au monde.

Beaucoup de Hongkongais disent soutenir la mobilisation, née début juin du rejet d'un projet de loi qui devait permettre d'autoriser les extraditions vers la Chine. Le texte a depuis été suspendu, mais le mouvement s'est élargi à des revendications en matière de démocratie et à la dénonciation d'un recul des libertés à Hong Kong.

Mais Carrie Lam, dont les manifestants réclament la démission, sait qu'elle peut compter sur l'appui de Pékin, l'Armée populaire de libération (APL) ayant même proposé la semaine dernière ses services pour rétablir l'ordre.

 

 
 

 

À la centrale de Fessenheim, le réacteur n° 2 reconnecté

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:53:03

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À la centrale de Fessenheim, le réacteur n° 2 reconnecté
 

 
EDF a fait savoir ce lundi que l'unité de production n° 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim avait été raccordée au réseau électrique national samedi à 16 h et que « les opérations de montée en puissance » étaient en cours. Cette unité avait été mise à l'arrêt le 25 mai dernier, afin de réaliser des activités de maintenance et de contrôle de matériels, des chantiers d'amélioration de la sûreté de l'installation - soit au total quelque 5 000 activités planifiées -, mais aussi le rechargement du combustible, qui s'est achevé début juillet. L'unité de production n° 1 avait fait l'objet d'un arrêt similaire du 19 janvier au 12 mars.

Ces deux opérations de rechargement sont a priori les dernières de l'histoire de la centrale nucléaire alsacienne, dont la production doit cesser définitivement l'an prochain.

 

 
 

 

Services civiques et futurs pompiers

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:33:41

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Services civiques et futurs pompiers
 

 
Quatre des cinq jeunes étaient reçus ce vendredi au centre de secours et d'incendie de Colmar. « Vous êtes ici chez vous », leur a dit Brigitte Klinkert. Photo DNA /Nicolas PINOT
Loriana, Thibaut, Louis, Bastien et Thomas ont rejoint le SDIS 68 le 1er juillet et ils y resteront neuf mois. « L'objectif est de leur offrir la possibilité d'acquérir une première expérience et de leur permettre de développer le sens des responsabilités, un esprit d'équipe et un engagement au service de leurs concitoyens », expliquait ce vendredi 26 juillet le colonel Michel Bour, directeur départemental adjoint du SDIS 68 qui recevait les jeunes en compagnie de la présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, et du commandant François Notter qui coordonne l'action du service civique au sein du SDIS.

Neuf mois durant, et après une formation dispensée au SDIS, ils prendront part à des missions de prévention au sein de collèges à destination de classes de 6e, notamment pour apprendre les gestes de premier secours au public, mais aussi pour sensibiliser celui-ci aux risques domestiques et d'incendie, ou encore pour promouvoir le volontariat. Ils interviendront également lors des journées de la sécurité intérieure à Illzach. En parallèle, ils pourront poursuivre leurs activités de pompiers volontaires en astreinte dans les centres de secours et d'incendie où ils officient déjà.
La promotion

Apprenti dans le bâtiment, Bastien Marquart, 18 ans, d'Ensisheim, est affecté au centre de secours de Wittenheim et voudrait rejoindre plus tard le bataillon des marins-pompiers de Marseille. Affecté au centre de secours d'Illzach, Thomas Palczewsk, 17 ans, de Reiningue, souhaite passer le concours permettant de devenir pompier professionnel à Thann où il est déjà pompier volontaire. Affecté au centre de secours de Colmar, Louis Ludmann, 18 ans, voudrait devenir pompier tout comme Loriana Schwaller, 18 ans, de Linthal, affectée au centre de secours de Guebwiller après formation. Enfin, Thibaut Heyberger, 18 ans, de Sigolsheim, est affecté au groupement formation et activités physiques (GFAP).

Une trentaine de jeunes avaient postulé depuis toute la France pour effectuer leur service civique au centre de secours et d'incendie de Colmar qui bénéficie d'un agrément triennal de l'agence du service civique depuis l'année dernière.
N. P.

 

 
 

 

Sainte-Marie-aux-Mines Cyclisme Passage du Tour d'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:34:07

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Sainte-Marie-aux-Mines  Cyclisme
Passage du Tour d'Alsace
Le Tour d'Alsace Cycliste 2019 est passé dans les rues de Sainte-Marie-aux-Mines ce samedi 3 août.
 

 
À l'entrée d'Echery l'échappée de quatorze coureurs dont Michael Schlegel, futur vainqueur au Lac Blanc
Une fois de plus le Tour d'Alsace Cycliste, édition 2019, est passé à Sainte-Marie-aux-Mines lors de son avant-dernière étape. Elle se déroulait entre Ribeauvillé et Lac Blanc, ce samedi 3 août.

Un passage agrémenté du sprint intermédiaire jugé devant l'hôtel de ville de la cité minière.

L'occasion pour le maire Claude Abel et de l'adjoint du chef-lieu Dominique Couty, tout de jaune vêtus, d'accueillir la présidente du conseil départemental, Béatrice Klinkert.
Thomas Voeckler gagnant à l'applaudimètre

Le populaire et tout nouveau sélectionneur de l'équipe de France cycliste Thomas Voeckler a été très applaudi lors de son passage sur le tracé Sainte-Marien.

Une belle étape de moyenne montagne digne du Tour de France. C'était aussi par ailleurs l'étape reine de cette édition 2019 selon les commentateurs, dont Christophe Moreau, 4e du Tour de France 2000 et qui a participé 15 fois à la Grande Boucle.

À l'entrée d'Echery, l'échappée de quatorze coureurs, dont Michael Schlegel, futur vainqueur au Lac Blanc, a précédé le peloton du maillot jaune Thomas Pidcock d'une vingtaine de secondes. À noter que cette course de cinq étapes prend au fil des ans une place de plus en plus importante au calendrier cycliste et a été précédée par une impressionnante caravane publicitaire.
J.L.K.

 

 
 

 

Le tri au coeur d'une polémique entre élus et ingénieurs

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:35:33

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Colmar Agglomération Gestion des déchets
Le tri au coeur d'une polémique entre élus et ingénieurs
Le centre de tri de Schroll est menacé. Une étude préconise la création d'un site à l'extérieur de Colmar agglomération. Il permettrait de faire face à l'extension des consignes de tri en 2022. Les élus colmariens montent au créneau contre un projet jugé trop cher et anti-écologique.
 

 
À Colmar, l'avenir du centre de tri Schroll est au coeur d'une polémique entre élus et ingénieurs. Une étude, commandée par l'ADEME, publiée en juin, propose la construction d'un nouveau méga-centre de tri à l'extérieur de l'agglomération.
« Nous voulons maintenir notre centre de tri Schroll, plaide Guy Waehren, conseiller municipal de Colmar, délégué à la gestion des déchets. Construire un immense site est contre-productif d'un point de vue économique et environnemental. » L'avis est partagé. Les élus de l'agglomération colmarienne sont farouchement opposés à la création d'un méga-centre de tri à l'extérieur du périmètre de l'intercommunalité.

La proposition, discutée lors du conseil communautaire le 27 juin dernier, émane du cabinet d'études Trident, mandaté par l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et CITEO (entreprise privée en charge du recyclage des emballages ménagers). Dans son rapport, le bureau d'ingénieurs dresse un état des lieux de la gestion des ordures en Alsace et suggère des pistes de réorganisation du tri sélectif à l'horizon 2030.
30 emplois en jeu

Car d'ici trois ans, en accord avec la loi de transition énergétique, l'intégralité des emballages plastiques devra être jetée dans les poubelles jaunes. Pour faire face à ces nouvelles consignes, les centres doivent être « en capacité de traiter au minimum 30 000 tonnes d'ordures par an », selon l'audit communiqué aux élus en juin. « Le tri se complexifie, à l'avenir nous aurons besoin de structures de plus grande capacité. Plus on massifie, plus on réduit les coûts », justifie Guillaume Pageot, responsable de l'étude.

En Centre Alsace, le rapport préconise la mise en place, en 2025, d'un centre capable de trier 45 000 tonnes de déchets par an entre Sélestat et Mulhouse. « Compte tenu de la configuration du territoire densément peuplé, doté d'un réseau routier très développé, c'est l'optimum économique, assure Guillaume Pageot. Les petits sites de proximité sont viables en zone rurale où les infrastructures routières sont insuffisantes. » Un argument qui ne convainc pas les élus de l'agglomération colmarienne.

Ces derniers parlent « d'industrialisation » et refusent que la structure existante sur leur territoire ferme. Possédée par la société privée Schroll, 16 000 tonnes d'emballages ménagers y sont triées chaque année. Un maximum, impossible de traiter un kilo de plus. Le cabinet Trident l'estime donc sous-dimensionnée. « Si nous suivions leur audit, Schroll se résumerait à un hangar de transit », s'énerve Guy Waehren qui rappelle que 30 emplois sont en jeu.
Investissementde 47 millions d'euros

Surtout qu'à 300 mètres, il y a un autre site appartenant à Schroll, Recyparc. 50 000 tonnes de déchets professionnels y sont collectées par an. Guy Waehren regrette que le rapport ne l'ait pas pris en compte : « Les deux sont complémentaires, on pourrait inverser leur activité. » Dans un courrier du 24 mai, adressé au Syndicat mixte pour la collecte et le traitement des ordures ménagères (SMICTOM) d'Alsace centrale, Gilbert Meyer est sur la même ligne.

Le maire de Colmar rejette catégoriquement la construction d'un nouveau centre qui nécessiterait un investissement de 47 millions d'euros et doublerait le coût du tri, actuellement de 111 euros la tonne à Colmar. « Des tarifs exorbitants », « une perspective inacceptable », Gilbert Meyer n'a pas de mots assez forts.

« Ce faible coût s'explique car l'usine de Schroll est vieillissante », met en garde Guillaume Pageot, avant de poursuivre : « Il ne faut pas sous-estimer les investissements conséquents qui seront à faire prochainement pour accueillir tous les types de plastique ». Tri optique, sécurité incendie, stockage couvert des matériaux, la liste est longue.
« On envoie encore des camions sur les routes »

Ce sera réalisé répondent les élus de Colmar agglomération, avec déjà une autre idée en tête : le tri à domicile des différents plastiques. Une expérimentation est en cours dans l'intercommunalité. Les premiers retours, communiqués lors du conseil communautaire du 27 juin, sont positifs : les quantités collectées sont en augmentation de 54 % et 90 % des emballages amenés par les Colmariens sont en conformité. Guy Waehren veut « pérenniser l'expérience », ce qui permettrait selon lui de « conserver le site de Schroll ».

Argument contre argument, politiques et ingénieurs ne parviennent pas à s'entendre. Gilbert Meyer contestera les résultats de l'audit en septembre prochain à Paris. En attendant, le cabinet Trident se veut rassurant : l'implantation du nouveau centre de tri n'est pas choisie. « S'il est modernisé, Recyparc peut-être une piste intéressante », observe Guillaume Pageot. Une autre bataille s'annonce entre les collectivités. Qui accueillera le site de valorisation dernière génération : le SMICTOM d'Alsace centrale à Scherwiller ou Recyparc à Colmar ?
Marine ERNOULT Contacté par nos soins, Schroll n'a pas donné suite à notre demande d'interview.

Contacté par nos soins, Schroll n'a pas donné suite à notre demande d'interview.

 
 

 

CAC - Centre de tri - Et L'impact carbone ?

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:36:17

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CAC - Centre de tri - Et L'impact carbone ?
 

 
L'impact écologique d'un centre de tri à l'extérieur de Colmar inquiète les élus.
L'impact écologique d'un centre de tri, éloigné de la cité de Bartholdi, inquiète les élus colmariens. « On envoie encore des camions sur les routes pour acheminer nos détritus, l'impact carbone n'est pas pris en compte », déplore le maire de Colmar, Gilbert Meyer. Pour Guillaume Pageot, responsable de l'étude mise en cause par les politiques, les émissions de ces poids lourds sont négligeables dans le bilan environnemental de la filiale.

Il rappelle qu'un centre de tri est un maillon intermédiaire dans la chaîne du recyclage. Les déchets qui y rentrent en ressortent systématiquement par camion vers différentes filières. « La distance parcourue vers le centre de tri ne représente donc pas vraiment des kilomètres supplémentaires sur la route du recyclage », avance-t-il.

Autre argument de l'ingénieur, ces kilomètres seront effectués par quelques gros-porteurs de 10 tonnes et non par une myriade de petites bennes de collecte de 2 à 3 tonnes comme c'est le cas aujourd'hui, diminuant d'autant la pollution atmosphérique.

 

 
 

 

Ostheim Raccordement du réseau d'assainissement au SITEUCE Une réaction du 1er adjoint

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:38:30

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Ostheim Raccordement du réseau d'assainissement au SITEUCE
Une réaction du 1er adjoint
Lors de sa dernière séance, le conseil municipal d'Ostheim a décidé de raccorder son réseau d'assainissement au SITEUCE, le syndicat intercommunal des eaux usées de Colmar et environs à partir du 1er janvier 2020. Jean-Marc Burgel, 1er adjoint au maire réagit au compte rendu. Le maire Bernard Kempf répond.
 

 
Jean-Marc Burgel évoque d'abord le titre de l'article : La future station d'épuration raccordée à celle de Colmar. Il « laisse supposer qu'une nouvelle station d'épuration, en plus de son raccordement à celle de Colmar, verra le jour ». Les édiles ont, en fait, voté le raccordement direct du réseau communal des eaux usées à la station d'épuration de Colmar, gérée par le SITEUCE. Avec, à terme, le démantèlement de celle d'Ostheim qui date de 1965.

Sont-ce les prémisses de la campagne électorale à venir ? Dans son long communiqué, le 1er adjoint regrette que « le scénario d'une réhabilitation de la station existante n'ait pas été davantage approfondi ». Il estime que « les éléments fournis pour ce scénario étaient très généralistes ». Il craint également que la commune n'ait « dorénavant plus la maîtrise du coût de la gestion de l'assainissement ». Il aurait souhaité que la commune dispose d'un projet de convention « qui formalise les engagements respectifs de la commune et du SITEUCE ». Selon lui, « le sujet méritait une présentation plus longue ». Cela aurait permis, à ses yeux, « à chacun des conseillers municipaux de s'approprier pleinement les différents scénarios et leurs enjeux ».
Le maire : « La solution la plus viable économiquement et techniquement »

Jean-Marc Burgel s'est abstenu sur l'adhésion au SITEUCE et la décision de choisir le maître d'oeuvre qui approfondira le scénario retenu et étudiera les coûts. Il s'en explique : « Je partage, bien entendu, l'impérieuse nécessité de gérer dans les meilleures conditions ce service pour l'usager et que, nous, élus, avons le devoir de prendre des décisions qui permettent de pérenniser ce service ». Il ne peut cependant se « prononcer sur la base de tous les éléments car un conseil municipal ne doit pas se restreindre en une chambre d'enregistrement.

Contacté, le maire Bernard Kempf se dit très étonné de cette réaction. « On est dans une commune calme avec un conseil municipal serein. En tout cas, je le pensais jusqu'à aujourd'hui ». Il précise que « toutes les semaines, on a une réunion où on discute en toute transparence ». Il rappelle que le conseil travaille sur ce projet depuis juin 2017 et que plusieurs scénarios ont été échafaudés. « Nous avons pris attache avec un assistant à la maîtrise d'ouvrage et pris une seconde opinion auprès d'un expert en eau et en assainissement, le SDEA (syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace-Moselle). Nous avons aussi été accompagnés par le conseil départemental ».

Il rappelle que le fonctionnement de la station pose « de nombreux problèmes depuis plusieurs années ». Il souligne que « réhabiliter une station au béton poreux dont l'on ne connaît pas les qualités dans la durée nous semblait le scénario le plus fragile ». Cette solution a donc été écartée. « Nous n'avons connu aucun problème lors des réunions précédant le vote ». Le choix devait tenir compte de trois contraintes, explique-t-il. « Le respect des normes environnementales, la recherche de solutions à l'épandage des boues de plus en plus difficiles à trouver et le fait que toutes les collectivités sont dans un objectif de mutualisation ».

D'après le premier magistrat, le raccordement au SITEUCE constitue la « solution la plus viable économiquement et techniquement. Elle nous permettra de traiter les boues et de bénéficier de compétences extérieures ». Il ajoute qu'une convention est en train d'être élaborée avec le SITEUCE et la Colmarienne des eaux et qu'elle sera signée à la rentrée. Et le maître d'oeuvre sera désigné d'ici à la fin de l'année. Les travaux devraient se dérouler en 2020 et 2021.

Il précise également qu'à « chaque phase de diagnostic, nous avons présenté le projet à tout le conseil municipal. La transparence, c'est important ». Il est convaincu que le raccordement au SITEUCE permettra « une meilleure maîtrise de la gestion ».
M.F.

 

 
 

 

Le motard tué sur le coup

Publié dans le panorama le Mardi 06 août 2019 à 06:52:02

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Le motard tué sur le coup
 

 
L'accident s'est produit peu avant l'accès au rond-point du Rosenkranz, à Houssen. Photo DNA /Philippe MARCHEGAY
Le motard remontait la file de véhicules, ce lundi matin sur la bretelle de sortie de la RN83 en provenance de Sélestat. Il circulait en direction de Colmar quand, sur les coups de 10 h 30, il a heurté une voiture qui circulait dans le même sens au bout de la bretelle qui donne accès au rond-point du Rosenkranz, à Houssen. Âgé de 55 ans, le pilote de la Yamaha VFR 800 cm³, domicilié à Houssen, a été tué sur le coup.

La Direst a neutralisé une partie du rond-point pendant les opérations de secours, la circulation sur la bretelle ne s'effectuant plus que sur une voie. Les gendarmes de Colmar et du peloton de Sainte-Croix-en-Plaine ont procédé aux premières constatations. Les sapeurs-pompiers ont examiné les occupants de la voiture mais aucun n'a été transporté à l'hôpital.