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abandon des animaux - Appel des députés et sénateurs: trois Alsaciens parmi les 238 signataires

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:13:31

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abandon des animaux - Appel des députés et sénateurs: trois Alsaciens parmi les 238 signataires
 

 
Emmenés par Loïc Dambreval, député des Alpes-Maritimes, 238 députés et sénateurs ont signé un appel en faveur d'un durcissement de la loi pour lutter contre les abandons d'animaux. On y trouve trois Alsaciens : le député Éric Straumann ainsi que les sénateurs René Danési et Catherine Troendlé. Dans ce texte, il est indiqué que 100 000 chiens et chats sont abandonnés en France chaque année, « un triste record européen ». Les élus évoquent plusieurs pistes : la stérilisation obligatoire des chats, effective dans certaines régions belges ; la moralisation du commerce des animaux pour lutter contre les achats irréfléchis ; l'interdiction de transaction sur les animaux sur les plateformes de vente en ligne ; ou encore la possibilité pour les personnes âgées placées en Ehpad de venir avec leur animal. Éric Straumann évoque aussi le salon du chiot : « J'ai déjà écrit au préfet à ce sujet concernant les campagnes d'affichage illégal de cette manifestation à chaque entrée de village. Ce salon me choque : on n'achète pas un animal comme on achète un canapé ! Ces salons créent des achats d'impulsion. »

 

 
 

 

Stéphanie Villemin a demandé l'investiture LREM

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:12:52

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Stéphanie Villemin a demandé l'investiture LREM
 

 
Stéphanie Villemin (LREM 68), représentante haut-rhinoise de la République en marche, se verrait bien à la tête de la ville préfecture. Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Pour mettre fin aux rumeurs qui circulaient ces derniers jours, tant sur les réseaux sociaux que dans les milieux politiques, la référente de La République en Marche dans le Haut-Rhin a confirmé ce week-end qu'elle avait demandé l'investiture de son parti pour se présenter aux prochaines élections municipales, à Colmar.

Âgée de 50 ans à la fin de l'année, Stéphanie Villemin, cheffe d'entreprises à Colmar, est entrée en politique en octobre 2016 lorsque s'est formé le mouvement LREM autour du futur président de la République Emmanuel Macron.

Un engagement qui l'avait conduite à se présenter aux législatives face au député LR sortant Eric Straumann, avec lequel elle avait disputé, sans succès, le second tour, recueillant 33,59 % des suffrages exprimés. Avec son équipe haut-rhinoise, elle travaille depuis déjà plusieurs mois sur l'échéance des municipales et prônait, lors d'une réunion en début d'année, d'aller sur le terrain, à la rencontre des citoyens qui sont aussi les électeurs.

« Si je me suis engagée en politique c'est parce que je me suis reconnue dans l'ADN du mouvement : l'engagement des citoyens issus de la société civile, l'engagement des femmes, le renouvellement des visages... [...] Je souhaite construire un projet alternatif pour et avec les Colmariennes et les Colmariens, et non pas obtenir un poste à tout prix », écrit-elle sur sa page Facebook. Il appartient dorénavant au comité national d'investiture de LREM de statuer.
J-L.W.

 

 
 

 

Les Gîtes de France font de la résistance

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:20:28

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Les Gîtes de France font de la résistance
 

 
Venue de Salzbourg, la famille Ringer est accueillie par Bernard Schall et Marlène Husser dans leur gîte de Fegersheim.  Photo DNA /Cédric JOUBERT
La maison a été briquée et aérée, les lits faits, la petite note indiquant le code Wi-fi est à disposition dans le salon, ainsi que le magazine Estivales, recensant les animations de la région. Bernard Schall et Marlène Husser y ont consacré du temps : leur gîte est prêt à recevoir ses nouveaux hôtes.

Peu avant 16 h, ce samedi de juillet, les voilà justement qui pénètrent, à vélo, dans la cour de la propriété de Fegersheim. Venue de Salzbourg, la famille Ringer passera une semaine ici, moyennant environ 20 euros par personne et par nuit. Une fois les vélos garés sous le porche, Bernard fait visiter les lieux dans un allemand impeccable. « C'est particulièrement beau », commente le couple de cyclotouristes qui prévoit notamment des virées à Colmar, au mont Sainte-Odile et à Europa-Park, à Rust - sur demande expresse de leurs fils - et entend pratiquer l'escalade. « Nous avons un ami qui en fait, il pourra vous renseigner », rebondit immédiatement le maître de maison, aux petits soins.
« Une philosophie »

Pour Maurice Waltsburger, président du réseau bas-rhinois de Gîtes de France, la scène illustre ce qui demeure le point fort de ces hébergements labellisés appartenant au réseau créé dans les années 1950 : « La qualité de l'accueil et la proximité avec le propriétaire. » « On se démarque des plateformes où la seule chose qu'a le client en arrivant, c'est un digicode », abonde Serge Mezin, directeur du réseau haut-rhinois, qui rappelle que « les hébergements sont systématiquement contrôlés, vérifiés. Ce que l'on met sur notre site, c'est la vérité. Il n'y a pas de mauvaise surprise. »

C'est cette philosophie qui a conduit le couple de Fegersheim à adhérer à Gîtes de France, « une association qui paie ses impôts en France, et est vraiment axée sur la rencontre », insiste Marlène. L'aventure a pris du temps : il aura fallu deux ans au couple pour rénover, exclusivement à partir de matériaux naturels, la maison alsacienne de 1830 dans laquelle vivaient les parents de Bernard.

La maison alsacienne de 1830 a été entièrement rénovée avec des matériaux naturels fidèles à l'esprit d'origine. Les travaux ont duré deux ans. Photo DNA /Cedric JOUBERT

Résident de la grange aménagée voisine, le couple aurait probablement pu trouver des locataires de longue durée. Mais « on s'est dit que de pouvoir rencontrer du monde et loger des amis ou de la famille quand on le souhaite, c'était plus sympathique que d'avoir des locataires à demeure », explique Marlène, qui ne compte pas faire de cet accueil une activité à temps plein, mais apprécie de pouvoir « faire vivre » cette charmante et confortable maison qui compte cinq chambres et trois salles de bains et a été labellisée « trois épis » par Gîtes de France. La maison est proposée à la location depuis décembre seulement. Et des liens ont déjà été noués. Comme avec ces retraités normands venus en juin dernier, avec qui le couple a pris l'apéritif tous les soirs, ou cette famille de Lorrains qui reviendra sûrement. « On est déjà invités dans toute la France », résume Bernard.
Labellisations complémentaires

Au total, l'Alsace compte près de 1 600 gîtes labellisés, auxquels s'ajoutent les chambres d'hôtes et hébergements « City Break » du réseau. Un chiffre qui demeure stable ces dernières années d'après les directions des deux réseaux départementaux alsaciens, qui pour autant ne font pas mystère de la rude concurrence à laquelle ils doivent faire face. « On se fait tailler des croupières par des Airbnb, Booking et compagnie », reconnaît Serge Mezin. Des plateformes qui disposent, ne serait-ce qu'en termes de référencement, d'une force de frappe avec laquelle Gîtes de France ne peut pas rivaliser. « Nous ne jouons pas dans la même cour. Mais tout doucement, on s'aperçoit que des propriétaires reviennent, poursuit le directeur de Gîtes de France du Haut-Rhin. Et les clients aussi se rendent compte qu'Airbnb n'est pas la panacée. Avec une marque 100 % française et des produits labellisés, on est un peu le rayon bio des supermarchés, qui va résister et aura peut-être un peu plus de place demain. »

Tout en capitalisant sur la recette qui a fait son succès, Gîtes de France travaille à se réinventer et à attirer une clientèle à la fois plus large et plus spécifique. Depuis le début des années 2010, le réseau initialement concentré sur les zones rurales répond à la demande des jeunes urbains avec son offre « City Break » : des gîtes d'agglomération, au nombre d'une centaine aujourd'hui en Alsace, qui peuvent comporter des services complémentaires tels que la location de vélos ou l'accueil à la gare par le propriétaire.

En parallèle, le réseau travaille sur des labellisations complémentaires et de nouvelles thématiques d'hébergement. Accueil motards, randonnée, oenotourisme, thématiques environnementales ou labellisations « Ecogîtes » émergent par exemple ces dernières années.

Dans le Haut-Rhin, le réseau a mis sur pied, avec le concours de l'historien Yann Prouillet, une formation qualifiante destinée aux hébergeurs souhaitant parler de la mémoire de l'Alsace. Une démarche qui pourrait prochainement donner naissance à une nouvelle thématique « tourisme de mémoire ».
Hélène DAVID On est un peu le rayon bio des supermarchés Serge Mezin, directeur Gîtes de France 68

 

 
 

 

mulhouse - Le camping autrement, ça vous tente ?

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:34:04

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mulhouse - Le camping autrement, ça vous tente ?
 

 
La cabane magique n'est pas très grande mais elle contient une salle de bains et des WC. Photos L'Alsace /I.L.
S'installer dans une cabane à l'allure amusante et déconnecter du monde moderne le temps d'une nuit ou d'un week-end. C'est possible depuis l'an passé au camping de l'Ill, à Mulhouse, juste à côté de Brunstatt-Didenheim. « M2A (Mulhouse Alsace agglomération), qui est propriétaire, voulait varier l'offre », explique Lysiane Schlegel, responsable du terrain de camping. « Nous avions déjà des mobil-homes et des chalets. Plusieurs hébergements insolites ont été mis en place en mai 2018 pour répondre à cet objectif. »
« Nous avons même des gens de la région qui viennent pour se changer les idées »

Parmi ces offres, se trouvent deux petites cabanes magiques. Légèrement surélevé, avec une petite terrasse accessible en haut d'un escalier de trois ou quatre marches, cet hébergement ressemble à une petite maison biscornue en bois de différentes couleurs. Deux personnes peuvent y dormir dans un lit double, situé au fond de la cabane. Certes exiguë, elle dispose néanmoins d'une salle d'eau, d'un WC et d'une petite table. S'il ne faut pas compter sur une cuisine, il est tout de même possible de demander un barbecue pour faire quelques grillades en profitant de la terrasse.

« Les sanitaires personnels sont un gros plus », poursuit Lysiane Schlegel. « Mais la cabane ne fait que 6 m². » Certains diraient que des Parisiens vivent dans autant d'espace pendant toute l'année. À Mulhouse, c'est surtout le week-end que cet hébergement a du succès. « Les clients sont variés. Nous avons même des gens de la région qui viennent pour se changer les idées. »

Le pod est une alternative à la toile de tente très appréciée des cyclotouristes. Surtout en cas de pluie. Photo L'Alsace /Isabelle LAINÉ

D'autres locations insolites peuvent, selon les cas, apporter un peu plus de confort qu'un matelas pneumatique ou devenir un lieu de villégiature pour une plus longue période. « Nous avons trois pods qui sont appréciés des cyclotouristes. C'est vraiment une alternative à la tente, notamment quand il pleut », explique la responsable du camping. Le pod est équipé d'un canapé convertible et d'une table avec tabouret. Sommaire mais avec un intérieur un peu plus aéré en raison de l'absence de salle de bains.
« C'est davantage dans l'esprit du chalet mais avec une forme particulière »

L'igloo est beaucoup plus confortable. Toujours pour deux personnes, il est équipé des sanitaires mais aussi d'une cuisine. « C'est davantage dans l'esprit du chalet mais avec une forme particulière. »

La grande cabane peut accueillir jusqu'à huit personnes. Idéal pour les grandes familles ou les groupes. Photo L'Alsace /Isabelle LAINE

Pour compléter cette offre, le camping a fait l'acquisition, cette année, de deux grandes cabanes en bois qui peuvent loger de six à huit vacanciers. « Les mobil-homes peuvent accueillir jusqu'à cinq personnes. Ce n'est pas toujours suffisant pour les grandes familles ou les groupes. »

La cabane magique est disponible au prix de 30 à 49 EUR par nuit. Le tarif de l'igloo est de 49 à 59 EUR. Une nuit dans l'un des pods vaut entre 29 et 39 EUR. La grande cabane est au prix de 95 à 120 EUR.

L'ensemble de ces hébergements est accessible aux animaux.

Les igloos offrent tout le confort avec salle de bains, WC et cuisine. Photo L'Alsace /Isabelle LAINE
Isabelle LAINÉ Y ALLER Le camping de l'Ill se trouve 1 rue Pierre-de-Coubertin à Mulhouse. Renseignements : www.camping-mulhouse.com SURFER Voir aussi la présentation vidéo sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Corse : les nationalistes réclament le pouvoir législatif

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:27:41

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Corse : les nationalistes réclament le pouvoir législatif
 

 
Réunis à Corte, les principaux cadres des mouvements nationalistes corses ont réclamé dimanche davantage d'autonomie pour l'île. Photo Julien STEINHAUSER/DNA
Autrefois cantonnées au campus universitaire de la ville, les Journées, ou « Ghjurnate », ont migré depuis 2017 vers la citadelle de Corte. De quoi surprendre les touristes. Ou les intéresser, c'est selon ! À l'image de Montserrat Puigdemont, la soeur du leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont, qui avait fait le déplacement à Corte, les représentants de plusieurs organisations régionalistes y ont défié les États-nations qu'ils accusent d'empêcher la construction « d'une Europe fédérale des régions ».

En Corse, une coalition de partis nationalistes (les autonomistes de Femu a Corsica et les indépendantistes de Corsica Libera) a accédé aux responsabilités de la collectivité unique de Corse, née le 1er janvier 2018 de la fusion des deux ex-départements et de la région.
Relations tendues avec Paris

Si la création de cette collectivité à statut particulier a été vécue comme une avancée sur l'île, les relations avec Paris n'en restent pas moins tendues. « L'institution reste imparfaite », juge Josepha Giacometti, conseillère territoriale Corsica Libera. « Nous réclamons l'autonomie pleine et entière », insiste Petru-Anto Tomasi, autre cadre du parti Corsica Libera, qui regrette que le gouvernement refuse de prendre en compte les quatre revendications principales portées par les nationalistes : l'octroi d'un pouvoir législatif à la collectivité de Corse ; l'officialisation de la langue corse aux côtés du français ; la création d'un statut de résident limitant l'accès à la propriété foncière aux personnes habitant en Corse depuis cinq ans ; l'amnistie des militants du FLNC actuellement emprisonnés. L'organisation clandestine a renoncé aux actions armées depuis 2014.

Les « natios » espèrent de nouvelles victoires aux élections municipales de mars 2020 et territoriales de mars 2021, pour « maintenir un rapport de force avec Paris sur ces sujets ». D'où les appels insistants formulés dimanche à Corte pour reconduire l'union des forces nationalistes, avant les prochaines échéances électorales.
À Corte, Julien STEINHAUSER

 

 
 

 

Zapata : et demain, tous volants ?

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:22:32

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Zapata : et demain, tous volants ?
 

 
Franky Zapata à son arrivée à St Margaret's Bay au Royaume-Uni, dimanche matin. Photo Glyn KIRK/AFP
La réalité a enfin rejoint la fiction. On connaissait le skateboard lévitant de Retour vers le futur 2, ou la planche volante du Bouffon vert, l'ennemi de Spider-Man. Voici Franky Zapata et son « Flyboard » : ce dimanche matin, l'entrepreneur autodidacte de 40 ans a réussi à traverser la Manche (avec escale) sur sa machine volante, qu'il a lui-même inventée. Grâce à cinq réacteurs alimentés au kérosène, l'engin a pu voler jusqu'à 160-170 km/h et 15-20 mètres d'altitude au-dessus de la mer.
L'heure de la voiture volante ?

Son exploit s'inscrit dans une tendance lourde, le transport aérien de plus en plus individuel, et sur de courtes distances. La RATP, Airbus, Boeing ou encore Uber, développent ainsi des projets de taxis volants, en décollage vertical, individuels ou embarquant jusqu'à quatre personnes. Le fantasme de la voiture volante.

Même Franky Zapata est sur ce marché, promettant que sa société dévoilera un prototype « à la fin de l'année ». Car l'inventeur le reconnaît lui-même à France info : « Mon "Flyboard" n'aura jamais d'application dans la vie réelle. J'ai mis trois ans à le maîtriser. Ce n'est pas un produit accessible ».
Avec ou sans pilote ?

Ce changement d'échelle du transport aérien s'est notamment joué grâce à la démocratisation des drones. Google ou Amazon rêvent de pouvoir se lancer dans la livraison de colis par ce moyen. À Reykjavik (Islande), il est d'ores et déjà possible de se faire livrer des plats cuisinés par drone.

Mais le développement des drones suppose tout un tas de processus législatifs ou de sécurisation, comme la création de couloirs aériens spécifiques. À l'heure actuelle, seul Monaco a créé un espace destiné aux drones, avec même des contrôleurs aériens dédiés. Mais il est évidemment plus facile d'organiser cela sur un petit -- et riche -- pays, que dans un État bien plus étendu.

Autre réticence, celle des passagers, à confier leur vie à une intelligence artificielle, aussi fiable soit-elle. D'où la présence de pilote dans un nombre grandissant de projets de taxis volants. Autre avantage, ces véhicules seraient plus proches des hélicoptères et bénéficieraient donc d'une législation existante.
Quid de l'environnement ?

Pour son exploit, Franky Zapata a dû installer son réservoir de 35 litres de kérosène sur son dos... Et a dû faire escale en pleine mer pour faire le plein, le « Flyboard » n'ayant pas suffisamment d'autonomie !

Au-delà de l'anecdote, la question de l'environnement est cruciale. Alors que le secteur aérien (responsable de 2 à 2,5  % des émissions mondiales de gaz à effet de serre) est accusé d'en faire trop peu sur ce sujet, n'est-il pas irresponsable de lancer toujours plus d'appareils volants ?

La plupart des projets de drones ou voitures volantes sont ainsi prévus avec des moteurs électriques, et se rapprochent des trains et tramways.

L'exploit de Louis Blériot a eu lieu en 1909. Le premier vol commercial Paris-Londres en 1919. Quel délai y aura-t-il entre la traversée de Franky Zapata et une application dans la vie quotidienne ? L'horloge vient seulement de démarrer...
Thibault LIESSI

 

 
 

 

Fusillades : l'Amérique face à ses démons

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:24:57

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Fusillades : l'Amérique face à ses démons
 

 
Des repères placés par la police à Dayton en Ohio, où un terroriste a tué neuf personnes en moins d'une minute, avant d'être abattu. Photo Megan JELINGER/AFP
Au lendemain de la tuerie d'El Paso au Texas, qui a fait vingt morts samedi matin à la frontière mexicaine, les États-Unis se sont réveillés dimanche endeuillés par une nouvelle fusillade, cette fois dans le nord du pays.

Le carnage s'est produit aux environs de 1 heure du matin, dans un quartier de Dayton (Ohio), réputé pour son animation nocturne. Armé d'un fusil d'assaut, un homme a ouvert le feu sur le trottoir, tuant neuf personnes, avant d'être rapidement abattu par des policiers présents sur place. Selon les autorités, 27 personnes ont également été blessées lors de la fusillade.

« Si la police de Dayton n'avait pas neutralisé le tireur en moins d'une minute, plusieurs centaines de personnes auraient été tuées dans le district d'Oregon », a déclaré Nan Whaley, la maire de la ville. De nombreuses munitions ont été retrouvées sur le suspect, qui portait un gilet pare-balles.

Le tireur a été identifié comme Connor Betts, un étudiant de 24 ans, résidant près de Dayton. La présence de la soeur du suspect, Megan Betts, 22 ans, dans la liste des victimes, pourrait orienter l'enquête vers la piste d'un déséquilibre mental ou d'un drame familial.
« Terrorisme domestique »

Ce nouveau drame survient quelques heures après la fusillade d'El Paso (Texas), au cours de laquelle un homme avait ouvert le feu samedi matin dans un supermarché Walmart prisé de la communauté hispanique, très importante dans cette ville frontalière avec le Mexique. Le dernier bilan est de 20 morts et 26 blessés, dont certains dans un état critique.

Le suspect, identifié comme Patrick Crusius, un homme de 21 ans résidant près de Dallas, s'est rendu à la police sur place. La tuerie a été reconnue dimanche par les autorités américaines comme un cas de « terrorisme domestique ». Selon la police, la motivation raciste ne fait aucun doute : un manifeste attribué au tireur, circulant sur Internet, dénonce notamment « une invasion hispanique du Texas ». Le texte fait également référence à la tuerie des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, au cours de laquelle un suprémaciste blanc avait abattu 51 personnes le 15 mars dernier.

« Nous demanderons la peine de mort », a déclaré dimanche le procureur d'El Paso, au cours d'une conférence de presse.

Les deux drames ont provoqué une onde de choc dans le pays, notamment parmi les responsables politiques, et replacé la menace du « terrorisme blanc » sur le devant de la scène. « Notre pays est la cible d'un terrorisme nationaliste blanc conduisant à des meurtres sur notre sol et encouragé par de faibles lois sur les armes », a notamment dénoncé Pete Buttigieg, candidat à la primaire démocrate. Beto O'Rourke, autre prétendant démocrate à la Maison Blanche, originaire d'El Paso, a également reproché au président Donald Trump d'« attiser le racisme » avec ses discours incendiaires anti-immigrés.
J.-M. L. (avec AFP)

 

 
 

 

L'Iran saisit un autre bateau

Publié dans le panorama le Lundi 05 août 2019 à 06:26:00

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L'Iran saisit un autre bateau
 

 
La nationalité du bateau saisi n'a pas été précisée. Photo Irinn/AFP
C'est la troisième fois en moins d'un mois. L'Iran a annoncé, dimanche, la saisie mercredi d'un navire étranger dans le Golfe, région stratégique au coeur des tensions entre Téhéran et Washington.

Les forces navales des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, ont saisi le navire-citerne, dont la nationalité n'a pas été précisée dans l'immédiat. Sept étrangers membres de l'équipage ont été arrêtés lors de cette opération. Le navire transportait « 700 000 litres de carburant de contrebande autour de l'île de Farsi » et se dirigeait vers des pays arabes du Golfe, selon les Gardiens de la Révolution. Il a été transféré vers le port Bouchehr (sud), et « sa cargaison de carburant de contrebande remise aux autorités » en coordination avec la justice iranienne.

Le 14 juillet, l'Iran avait intercepté dans le Golfe un pétrolier battant pavillon panaméen, le MT Riah, accusé également de transporter du pétrole de contrebande. Cinq jours plus tard, le 19 juillet, la marine iranienne a arraisonné un pétrolier suédois battant pavillon britannique, le Stena Impero, soupçonné de « non-respect du code maritime international ».
Une zone de tensions

Le tiers du pétrole acheminé par voie maritime sur la planète transite par le détroit d'Ormuz situé dans le Golfe. Cette nouvelle saisie risque d'exacerber davantage les tensions qui n'ont cessé de monter dans la région, depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran.

Des attaques et des sabotages en mai et juin derniers contre des pétroliers dans le Golfe ont été imputés par Washington à Téhéran, qui dément toute implication. Dimanche pourtant, le général iranien Ahmad Reza a affirmé que les risques qu'un conflit éclate dans le Golfe avaient diminué. Mais il a tenu à souligner que « le golfe Persique est comme une poudrière et l'explosion du premier pétard peut mener à un énorme désastre ».