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La loi Alsace promulguée par le président Macron

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 06:54:19

© L'alsace, Dimanche le 04 Aout 2019
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La loi Alsace promulguée par le président Macron
 

 
La loi Alsace a été promulguée par le président de la République. Le texte est publié dans le Journal Officiel du 3 août 2019 sous la dénomination Loi n° 2019-816 du 2 août 2019 relative aux compétences de la collectivité européenne d'Alsace. Six ans après l'échec du référendum sur le conseil unique d'Alsace et un an après la publication du rapport commandé par le Premier ministre au préfet Jean-Luc Marx, il confirme qu'à compter du 1er janvier 2021, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin seront regroupés sous le nom de collectivité européenne d'Alsace.

Les présidents des deux conseils départementaux ont été les premiers à se réjouir. « C'est fait ! Après près de trois années de travail et d'échanges intensifs », s'est félicité Frédéric Bierry sur Twitter. Désormais, a renchéri Brigitte Klinkert sur le même canal, « c'est à l'ensemble des acteurs locaux de construire la collectivité européenne d'Alsace ».

Rappelons que le projet de loi avait été adopté définitivement le 25 juillet dernier.

 

 
 

 

La loi Alsace est promulguée

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 06:54:51

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Institutions  
La loi Alsace est promulguée
 

 
La loi Alsace a été promulguée par le président de la République. Le texte est publié dans le Journal Officiel du 3 août 2019 sous la dénomination Loi n° 2019-816 du 2 août 2019 relative aux compétences de la Collectivité européenne d'Alsace. Six ans après l'échec du référendum sur le conseil unique d'Alsace et un an après la publication du rapport commandé par le Premier ministre au préfet Jean-Luc Marx, il confirme qu'à compter du 1er janvier 2021, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin seront regroupés sous le nom de Collectivité européenne d'Alsace.

Les présidents des deux conseils départementaux ont été les premiers à se réjouir. « C'est fait ! Après près de trois années de travail et d'échanges intensifs », s'est félicité Frédéric Bierry sur Twitter. Désormais, a renchéri Brigitte Klinkert sur le même canal, « c'est à l'ensemble des acteurs locaux de construire la Collectivité européenne d'Alsace ».

Le projet de loi avait été adopté définitivement le 25 juillet dernier.

 

 
 

 

À Nantes, la tristesse et la colère

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 07:05:02

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À Nantes, la tristesse et la colère
 

 
Entre 1 500 et 2 000 personnes ont défilé samedi à Nantes. Photo Martin BUREAU/AFP
Des fleurs pour Steve, des insultes pour la police. S'il fallait mesurer l'écart qui s'est creusé entre une partie de la population et ceux qui sont censés la protéger, c'est à Nantes qu'il fallait être ce samedi. « Police, assassins ! », ont scandé tout l'après-midi des milliers de manifestants, offrant un contraste saisissant avec le recueillement qui avait présidé à la cérémonie en mémoire de Steve Maia Caniço, quelques heures plus tôt au bord de Loire.

De chaque côté, peu étaient au courant du rebondissement du jour : le témoignage des secouristes de la Protection civile, recueilli par Le Monde et Presse Océan, dénonçant une intervention totalement disproportionnée des forces de l'ordre la nuit de la disparition de Steve. Qu'importe : le divorce avec la police semble déjà consommé. « Quand ils tapaient sur les zadistes, tout le monde s'en fichait. Puis ça a été le tour des gilets jaunes. Maintenant, c'est les teufeurs. Et après, à qui le tour ? », s'étrangle Géraldine, une jeune Nantaise venue rendre hommage à Steve au pied de la grue près de laquelle son corps avait été découvert lundi.
« Mourir pour de la musique, ce n'est pas possible »

La jeune femme n'était pas venue seule. Quelques centaines de personnes l'entouraient, tous milieux et âges confondus. « C'est la moindre des choses », explique cette retraitée de 79 ans, qui souhaite conserver l'anonymat. « Je ne connaissais pas Steve, mais j'ai une petite-fille qui participe aux mêmes soirées. Je suis venue représenter les parents, pour qu'il n'y ait pas que des jeunes. J'ai eu cinq enfants. Aujourd'hui, j'ai les cheveux gris, mais moi aussi, j'ai aimé faire la fête. Mourir pour de la musique, ce n'est pas possible. »

Certains dénoncent également la police locale, accusée d'avoir la matraque facile. « À Nantes, avec la ZAD, on est marqués. Il y a cette idée que les Nantais sont des durs à cuire, et qu'il faut taper fort », analyse Régine, une retraitée férue d'histoire régionale. Ce que Patrick, un quinquagénaire nantais, résume plus simplement : « Lorsque je croise des voyous, je leur dis bonjour, quand je vois la police, je change de trottoir. »
Les policiers systématiquement hués

Mais davantage que la tristesse, c'est la colère qui prédomine. Colère contre les policiers, colère contre les donneurs d'ordre, contre l'impression d'impunité et d'une justice à deux vitesses... Une colère retenue dans la matinée, et qui trouvera son exutoire l'après-midi, tout au long du second rassemblement contre les violences policières, interdit par la préfecture.

Cette fois, plus question de recueillement. Au carrefour, une pancarte résume l'opinion générale : « Forces de l'ordre, pour notre sécurité veuillez quitter le périmètre ». Malgré l'interdiction sur un périmètre, le cortège s'ébranle vers le centre-ville. Des casques apparaissent dans les rues adjacentes. Huées. « Tueurs d'enfants ! », hurle une femme. « Castaner assassin ! », reprend la foule. Aux abords de la préfecture, ceinturée de CRS, les premières lacrymogènes fusent. Les premiers rangs refluent, mais il en faut plus pour disperser le gros des troupes.

Beaucoup ont défilé avec les gilets jaunes, et voient dans cette manifestation le prolongement de leur combat, sinon un nouveau motif de révolte. « On n'en peut plus de ce système, on a peur pour nos enfants. La police est trop violente, surarmée, c'est la pire d'Europe », affirme Chrystèle, une quinquagénaire venue battre le pavé malgré son handicap.

La suite ne sera qu'un jeu du chat et de la souris aux abords du centre-ville, black bloc contre BAC, émaillé de poubelles en flammes, de pluies de grenades lacrymogènes et de quelques projectiles en retour. Impression de déjà-vu qui n'est sans doute pas près de s'estomper : beaucoup se disent prêts à continuer à manifester, malgré les risques. « Bien sûr que j'ai peur ! Mais s'il faut revenir, je reviendrai pour mes enfants, pour défendre leur avenir », affirme Chrystèle.
À Nantes, Jean-Michel LAHIRE

 

 
 

 

Appel des députés et sénateurs : trois Alsaciens parmi les 238

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 06:55:47

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Appel des députés et sénateurs : trois Alsaciens parmi les 238
 

 
Emmenés par Loïc Dambreval, député des Alpes-Maritimes, 238 députés et sénateurs ont signé un appel en faveur d'un durcissement de la loi pour lutter contre les abandons d'animaux. On y trouve trois Alsaciens : le député Éric Straumann, ainsi que les sénateurs René Danési et Catherine Troendlé. Dans ce texte, il est indiqué que 100 000 chiens et chats sont abandonnés en France chaque année, « un triste record européen ». Les élus évoquent plusieurs pistes : la stérilisation obligatoire des chats, effective dans certaines régions belges ; la moralisation du commerce des animaux pour lutter contre les achats irréfléchis ; l'interdiction de transaction sur les animaux sur les plateformes de vente en ligne ; ou encore la possibilité pour les personnes âgées placées en Ehpad de venir avec leur animal. Éric Straumann évoque aussi le salon du chiot : « J'ai déjà écrit au préfet à ce sujet concernant les campagnes d'affichage illégal de cette manifestation à chaque entrée de village. Ce salon me choque : on n'achète pas un animal comme on achète un canapé ! Ces salons créent des achats d'impulsion. »

 

 
 

 

Quelque 4 800 abandons par an en Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 07:12:55

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Quelque 4 800 abandons par an en Alsace
 

 
Le chien Maina a été abandonné. Il attend un nouveau maître dans son box à la SPA de Colmar. Photo L'Alsace
Le chien Matt, un berger allemand de six mois, dans son box à la SPA de Colmar. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

À côté, Gizmo. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Moment câlin entre une soigneuse et le chien Rambo, un pinscher nain trouvé par la SPA... Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Un chien de la SPA de Colmar se promène dans une cour fermée. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Le chien Laïko, une tête de berger allemand étrangement posé sur un corps de teckel, dans son box à la SPA de Colmar. Il aurait été déposé dans un box extérieur par son propriétaire avec un petit mot expliquant qu'il n'avait plus le temps de s'occuper de l'animal. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Un des chats présents dans la chatière de la SPA de Colmar. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Maina depuis son box regarde dehors. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Un des nombreux chats présents dans la chatière de la SPA. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Difficile d'évaluer le nombre d'abandons en Alsace. On a tenté l'addition en appelant les six refuges SPA alsaciens. Sauf que le refuge de Haguenau n'a pas communiqué ses données. Sauf qu'il faut prendre en compte les abandons « au comptoir » ou « abandons clairs, avec déclaration », ce qui est simple, mais aussi une partie des animaux récupérés par la fourrière. Et là, ça se complique car il semble que les différents sites n'appliquent pas les mêmes modes de calcul - certains déduisant, de façon plus ou moins importante, les chiens ou chats dont on a pu retrouver les propriétaires, et d'autres non. Ces réserves étant émises, on obtient environ 4 500 abandons par an pour cinq des six refuges (1 550 à Colmar, 550 à Mulhouse, 1 400 à Strasbourg, 300 à Saverne, 700 à Ebersheim). Si on fait l'hypothèse de 300 abandons à Haguenau comme à Saverne, on obtient un total de 4 800.

Mais quel que soit le chiffre, la problématique des abandons est un sujet de colère pour quasiment tous les responsables de SPA.
Plus 110 % à Colmar et des lapins à Pâques

« On a une augmentation de 110 % des abandons entre 2013 et 2018, et de 20 % entre 2017 et 2018 ! », déplore le président du refuge de Colmar, Pierre Owczarski. Le phénomène est encore plus prégnant pour les chats : « On a un méchant problème car il y a trop de laxisme. On pourrait l'éviter avec la stérilisation obligatoire. Pour les chiens, c'est plus stable, mais on en retrouve chaque année attachés à des arbres... »

Ce refuge annonce 566 abandons au comptoir en 2018, auxquels il ajoute « le millier d'animaux récupérés sur la voie publi-que, dont on n'a pas retrouvé pas les propriétaires ». Pour Pierre Owczarski, il y a des pics de juin à mi-août. La secrétaire Floriane parle de « gros boom en juin dernier. On a eu une trentaine d'abandons "comptoir" alors que c'est une vingtaine les autres mois. Et ça explose pour les animaux trouvés sur la voie publique, avec 141 contre 26 en février ou 40 en mars. » Le président évoque un autre petit pic au moment de Pâques : « Des gens achètent un lapin pour les libérer dans le jardin avec les enfants qui cherchent les oeufs. Après, ils ne peuvent pas les cuire car cela ferait pleurer les petits... alors ils s'en débarrassent ! On en a cinq ou six par an. »
Pas de pic à Mulhouse

Hugues Zech, directeur de la SPA de Mulhouse, ne constate pas d'augmentation des abandons avant les vacances. « Cette année, on a eu davantage de chiens en janvier, février et mars que ce que l'on a à l'heure actuelle. » Il précise que le 11 juillet, le refuge a accueilli quatre personnes qui voulaient abandonner un chien, mais que la semaine précédente, il n'y en avait qu'une. « En même temps, Mulhouse est une ville relativement pauvre. Je pense que peu de personnes peuvent se permettre des vacances... » Sa collègue Céline annonce 12 chiens et 74 chats abandonnés en juin dernier sur le site, auxquels il faudrait ajouter quatre chiens et 48 chats récupérés en fourrière et basculés à la SPA pour adoption. En 2018, les abandons s'élevaient à 125 chiens et 430 chats (97 et 329 en 2017).
« Les Strasbourgeois sont-ils plus sages ? »

Sa collègue strasbourgeoise, Catherine Bronner, établit le même constat. Ses chiffres ne montrent pas d'augmentation des abandons avant les vacances, mais une augmentation globale : presque 30 %. Elle annonce 729 chats abandonnés en 2017, 940 en 2018 « et là, on en est déjà à 500 ». Pour les chiens : 378 en 2017, 439 en 2018 et 219 pour début 2019. « Tout compris, lapins, tortues, perruches, octodons, poules, poissons rouges..., on était à 1 100 en 2017, 1 400 en 2018 et 758 pour les six premiers mois de 2019. »

Selon elle, les chiffres mensuels varient beaucoup d'une année sur l'autre. « Il n'est pas possible d'établir une augmentation au moment des vacances. Peut-être les Strasbourgeois sont-ils plus sages que d'autres ? » En revanche, il y a moins d'adoptions l'été. Elle évoque aussi les maltraitances : « On a retiré 116 animaux pour mauvais traitements. »
Ebersheim : « La prolifération des chatons fausse les chiffres »

« Dans les chiffres d'abandons, il y a énormément de naissances de chatons. Le problème, c'est ça, il faut rendre obligatoire la stérilisation », indique Jean-Pierre Blondé, président de la SPA d'Ebersheim, près de Sélestat. Compte tenu des périodes de reproductions du chat, les pics démarrent en juin et durent jusqu'à fin juillet/mi-août selon le responsable. « On a une soixantaine d'entrées en janvier, février ou mars, et on passe à environ 150 en juin, juillet, août. J'ai déjà fait des pics à 200. »

Lui annonce entre 600 et 800 abandons par an. « Même si elle n'est pas constante, on voit une augmentation au fil du temps, c'est sûr. Il y a dix ans, on ne faisait même pas 1 000 animaux... Là, je suis déjà à 540 entrées en juin ! »
Saverne : « Le problème, c'est plutôt la gestion des animaux âgés »

Sur sa page d'accueil du site internet, la SPA de Saverne prévient qu'elle ne prend plus de chats car elle est saturée. « On est obligé de fonctionner avec liste d'attente, comme chaque année à cette période », indique Sandrine.

Le refuge a recueilli 174 chiens abandonnés avec déclaration en 2018, auxquels il faut ajouter 63 chiens récupérés par la fourrière et non restitués. Pour les chats, c'est 40 abandons « clairs » et, côté fourrière, 563 félins pris en charges et 15 restitués... « Cela ferait 548, mais pour moi, ce ne sont pas des abandons, c'est de la prolifération. Je pense que le vrai abandon est à la marge, peut être une dizaine, voire une vingtaine pour être très large. »

Elle non plus ne constate pas de pics avant les vacances. « Je n'ai pas l'impression qu'on soit plus débordé qu'à d'autres périodes de l'année... Les gens gèrent les vacances. Pour moi, le problème, c'est plutôt la gestion des animaux âgés avec des problèmes de santé. Les gens n'ont pas toujours conscience que l'animal représente un coût. Quand on leur dit que la stérilisation de leur chat coûte 100 à 120 EUR, ils tombent des nues. Il faut avoir les moyens. On nous appelle souvent pour savoir si on peut aider à payer une opération... Ce n'est pas possible ! Certains préfèrent alors abandonner leur animal car ils savent que nous, on va s'en occuper jusqu'au bout. »

Pour Sandrine, le plus gros souci des SPA, ce ne sont pas les abandons, mais les chats errants. Et les cas de maltraitance : « C'est une grosse partie de notre travail. Là, on en a une bonne vingtaine en cours... Et on n'a pas assez de salariés pour y faire face. »
Textes : Annick WOEHL Photos : Vincent VOEGTLIN PLUS WEB Notre vidéo sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

Un laboratoire commun associant Strasbourg

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 07:13:54

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Un laboratoire commun associant Strasbourg
 

 
Le Pr Ovidiu Ersen, qui enseigne à l'université de Strasbourg, est le directeur adjoint du nouveau laboratoire commun de recherche Carmen. Photo DNA /Thomas TOUSSAINT
« Le laboratoire commun de recherche est né de la volonté de valoriser l'expertise des laboratoires académiques auprès des industriels et de faire bénéficier ces industriels des compétences des chercheurs académiques. » Pierre Rabu est directeur de l'IPCMS (Institut de physique et de chimie des matériaux de Strasbourg) et son institut est partie prenante dans la création toute récente du nouveau laboratoire commun de recherche (LCR) Carmen, pour Caractérisation des matériaux pour les énergies nouvelles. « Mais c'est un des tout premiers LCR qui rassemble trois équipes académiques de trois universités différentes, La Sorbonne, Claude Bernard à Lyon et l'Université de Strasbourg (Unistra) et une entreprise ainsi que le CNRS et l'École nationale supérieure de Lyon », souligne-t-il. L'entreprise en question est l'Institut français du pétrole (IFP) Énergies nouvelles dont le siège est à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
Argile, alumine nanostructurée et zéolithes

« L'idée a germé il y a moins d'un an, indique le Pr  Ovidiu Ersen, directeur adjoint de Carmen, qui enseigne à l'université de Strasbourg. Les contacts établis entre l'IFP Énergies nouvelles et ses partenaires ont été ainsi officialisés. L'IFP essaie de développer l'énergie solaire ou éolienne et le stockage de l'énergie ainsi que sa conversion. L'entreprise est plutôt spécialisée dans les matériaux et procédés. Or ici, à Strasbourg, on fait du travail de pointe en matière de compréhension et d'optimisation des matériaux. »

Le directeur de l'IPCMS insiste : « On veut progresser dans la compréhension des mécanismes dans l'exploitation des matériaux de catalyse et de stockage de l'énergie. On va travailler avec des matériaux poreux et étudier les effets de surface et d'interface. L'idée étant de développer des outils et une méthodologie pour avoir la vision la plus directe possible de ce qui se passe dans le matériau. Et nos compétences en matière de microscopie électronique à transmission, qui permet de suivre une réaction chimique dans un échantillon ou de voir comment évolue le matériau en conditions opérationnelles, font la différence. »

Trois sortes de matériaux vont être explorées par les chercheurs : l'argile, pour arriver à une modélisation des sols, l'alumine nanostructurée, comme support de catalyse, et les zéolithes, des cristaux d'aluminosilicate poreux qui agissent comme des filtres, des catalyseurs par eux-mêmes mais à qui on peut également « accrocher » des molécules supplémentaires pour favoriser des réactions. L'objectif est de renforcer les connaissances sur le transport moléculaire et/ou colloïdal dans ces substrats poreux complexes. « On veut aussi faire le lien entre la structure du matériau et ses propriétés », ajoute Pierre Rabu, et ceci de l'échelle atomique à l'échelle macroscopique.

Le LCR a été installé pour cinq ans, avec un financement pour quatre thèses et cinq postdoctorats d'un an, soit pas loin de 900 000 EUR, apportés par l'IFP Nouvelles Énergies et le CNRS. Deux doctorants vont commencer leur projet d'ici septembre. « Grâce à la complémentarité des trois laboratoires académiques impliqués dans Carmen, le projet va bénéficier d'une approche interdisciplinaire », se réjouit le Pr Ovidiu Ersen. « Mais il faut aussi avoir des gens avec une formation multidisciplinaire en matériaux, aussi bien en physique qu'en chimie, et ces profils ne sont pas très fréquents en France, alors qu'ils sont très recherchés par les grands groupes... »
G. D.

 

 
 

 

Un chimiste alsacien invité au Forum économique mondial

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 07:14:22

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Un chimiste alsacien invité au Forum économique mondial
 

 
Le chercheur strasbourgeois Thomas Hermans.  Photo DNA /Maksym Toussaint
« Je crois que mon nom a été suggéré par le Conseil européen de recherche (ERC) », note le Pr Thomas Hermans. Ce jeune chimiste, né en Belgique en 1982, est détenteur d'un doctorat en ingénierie biomédicale obtenu à l'université d'Eindhoven, aux Pays-Bas. Il dirige aujourd'hui le laboratoire des systèmes complexes hors équilibre à l'Isis (Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires) et s'intéresse à des thèmes de recherche assez abscons pour le commun des mortels comme les systèmes hors équilibre, l'auto-assemblage dissipatif, la chimie supramoléculaire, la microfluidique, l'assemblage induit par un champ et la dynamique des fluides...

Thomas Hermans avait obtenu un financement ERC de démarrage en 2017. Et il a été sélectionné pour participer, au sein de la délégation ERC, aux rencontres annuelles des Nouveaux champions, un moyen pour le Forum économique mondial de mettre en valeur de jeunes chercheurs de moins de 40 ans et à la pointe de l'innovation. La rencontre s'est déroulée début juillet à Dalian, en Chine.

Nous avions évoqué il y a un an dans nos colonnes la start-up Qfluidics (lire encadré) créée par le Pr Thomas Hermans et Vincent Marichez, ce dernier ayant été lauréat, le 7 juin 2018, du 1er prix du challenge Chercheurs entrepreneurs du Grand Est. « C'est sans doute aussi la création de cette société qui a pesé dans la balance », avance le chimiste.
Un projet à construire

À Dalian, Thomas Hermans a rencontré de nombreuses personnes impliquées dans l'industrie 2.0, basée sur les nouvelles technologies, le digital, les machines connectées et l'intelligence artificielle. « Un des thèmes de nos rencontres était de savoir comment concilier l'industrie, le développement durable, le recyclage des matériaux et produits ainsi que la réduction des émissions polluantes. Et si de jeunes scientifiques sont invités à participer à cette session, c'est en en raison de leur façon de rationnelle de penser. »

Après cette rencontre, chaque participant choisit un projet qui sera présenté deux après, au forum suivant. « C'est encore un concept assez flou, même si ces rencontres existent depuis plus de dix ans... Aujourd'hui, on a discuté des missions, de l'impact de la science sur les problèmes mondiaux et de comment séparer la science de la science-fiction. » Thomas Hermans se donne un peu de temps pour déterminer son sujet et la communauté qu'il rejoindra pour y travailler. « Mes différents sujets de recherche me prennent déjà pas mal de temps... Mais c'est très enrichissant de se confronter à des acteurs économiques qui viennent de tous les horizons... »
G. D.

 

 
 

 

Texas : fusillade à El Paso, plusieurs morts

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 07:05:55

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Texas : fusillade à El Paso, plusieurs morts
 

 
Les magasins aux alentours du Walmart ont été confinés. Photo Joel Angel JUAREZ/AFP
Une fusillade a éclaté samedi après-midi dans le centre commercial Cielo Vista d'El Paso, une ville texane proche de la frontière mexicaine. Elle aurait eu lieu dans un supermarché Walmart.

La fusillade a fait au moins 22 blessés et 18 morts, dont un enfant de deux ans et une personne qui a succombé à ses blessures. Le gouverneur adjoint du Texas, Dan Patrick, interrogé sur Fox News, avait auparavant évoqué « entre 15 et 20 victimes, nous ne connaissons pas le nombre de morts ».

Selon le maire d'El Paso, Dee Margo, plusieurs personnes ont été interpellées. Mais l'un des responsables de la police, Robert Gomez, a déclaré lors d'un point presse qu'« une seule personne avait été placée en garde à vue ». Il s'agirait d'un homme de 21 ans. La chaîne locale KTSM 9 a diffusé des images d'un suspect. On y voit un homme blanc jeune, vêtu d'un t-shirt noir et d'un pantalon de couleur claire. Il porte un casque ainsi que des lunettes ou un masque transparent. Il est muni d'une arme semi-automatique. La fusillade a éclaté peu avant 11 heures (heure locale) et vers 13 heures, la police indiquait avoir la situation sous contrôle, mais que des levées de doute étaient toujours en cours.
« Des personnes en sang »

Une femme, qui venait faire ses courses, a expliqué sur Fox News avoir entendu « comme des feux d'artifice » alors qu'elle cherchait une place de parking. Un témoin interrogé par la chaîne locale ABC7 quelque temps après la fusillade raconte : « Nous étions près du Walmart et la police a commencé à faire évacuer la zone. J'ai vu des personnes sortir du supermarché couvertes de sang. Je suis rentré dans le Walmart et j'ai vu une personne au sol, en sang, sévèrement touchée à la tête. »

Les magasins voisins du Walmart ont été placés en confinement, selon plusieurs témoins.

Informé de la situation, le président américain Donald Trump a qualifié samedi de « terrible » la fusillade, évoquant « beaucoup de morts ».

 

 
 

 

Des Trois Châteaux, seul le Dagsbourg est entretenu par des bénévoles

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 06:59:36

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Des Trois Châteaux, seul le Dagsbourg est entretenu par des bénévoles
 

 
Une quinzaine de bénévoles apportent une grande attention au château du Dagsbourg. Chaque année, au début de la saison touristique, ils en soignent les abords pour en faciliter l'accès. Photos L'Alsace /Dom POIRIER
En ce début de mois de juillet, une quinzaine de personnes s'attellent au petit matin à entretenir les abords du site castral des Trois Châteaux. Enfin... de sa tour nord, le Dagsbourg, qui est situé sur le ban communal d'Eguisheim. Les deux autres donjons, le Wahlenbourg et le Weckmund étant sur le ban communal d'Husseren-les-Châteaux.
« J'entretiens mon château ! »

C'est Marc Noehringer qui coordonne cette équipe de bénévoles. « Chaque année, au début de la saison touristique, nous embellissons les lieux, car c'est un peu notre fierté. Et puis la destination est inscrite à l'office du tourisme d'Eguisheim. Alors ça fait deux mandats que l'on entretient le château dans une ambiance très conviviale. » Et s'il parle en termes de mandats, c'est que Marc Noehringer est conseiller municipal d'Eguisheim, en charge des 350 ha de la forêt communale. Une position qui facilite la tâche des amoureux du Dagsbourg, puisque la commune en est la propriétaire.

« Que faites-vous ? », demande-t-on à une dame, sécateur en main. « J'entretiens mon château ! », répond-elle tout sourire, en dépit de son combat contre les ronces, gagné non sans peine. Point commun de ces preux bénévoles, ils utilisent la même expression : « mon château ». Non seulement ils mesurent la valeur patrimoniale du site, mais il y a aussi une très forte charge affective. Enfants, ils sont tous venus s'amuser dans les vestiges du Dagsbourg et alentours. Et certains en connaissent le moindre recoin, constatant parfois l'indéfectible érosion du temps.

Des quinze bénévoles présents ce jour-là, seuls deux d'entre eux sont des veilleurs. Marc Noehringer, et Charlotte de Jong qui a longtemps logé aux pieds des châteaux. « J'habitais à Husseren en 2016 lorsque j'ai adhéré au processus des veilleurs, mais notre commune n'avait pas souhaité y souscrire. C'est un peu pour ça que je suis venu au Dagsbourg. Mais pour moi, le site devrait être veillé et entretenu dans sa globalité », estime la jeune femme qui continue à s'investir après son déménagement.
Textes et photos :Dom POIRIER

 

 
 

 

berrwiller - Vente du presbytère

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 06:56:51

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berrwiller - Vente du presbytère
 

 
La décision de vendre le presbytère avait été prise en mai dernier par le conseil municipal de Berrwiller avec l'accord du conseil de fabrique de l'église Sainte-Brigide.

« Avant de prendre la décision de le vendre, diverses possibilités d'utilisation du bâtiment avaient été étudiées, notamment avec des bailleurs sociaux, mais sans résultat », a rappelé le maire Fabian Jordan.

Le bâtiment a donc été désaffecté et déclassé avec l'accord de l'évêché de Strasbourg ; ces modifications ont été actées par le préfet le 28 juin dernier. Suite à un appel dans la publication communale plusieurs acheteurs se sont manifestés. Un seul est resté en lice.

Le presbytère et son terrain de 10,15 ares sont vendus au prix de 150 000 EUR (montant correspondant à l'estimation de France Domaine), à M. Bruno Melillo qui le transformera en appartements, lesquels seront mis en location.

« Des conditions particulières restent attachées au bien, a précisé le premier magistrat. Ainsi les locations ne devront pas être de courte durée. La partie avant du terrain devra rester un jardin. La commune devra être consultée et donner son accord pour tout projet de modification extérieure, et préalablement à toute demande d'urbanisme si celle-ci s'avère nécessaire. Le bien est certes vendu, mais il conservera son cachet patrimonial. Il sera réhabilité et utile. Cette opération ne présente que des points positifs. »
Travaux et installations

Le premier adjoint Bernard Stocker a ensuite fait le point sur l'avancement des travaux du club-house et des vestiaires du club de football (ASBH) : « Le club-house est opérationnel depuis le mois d'avril. Il reste des travaux de finition mais il y a du retard, notamment pour les sanitaires et le chauffage, ainsi que pour l'aménagement des abords extérieurs. La date de fin des travaux a dû être reculée. » Fabian Jordan a conclu : « Même s'il y a eu du retard au début, le chantier a été bien mené, ce qui n'était pas évident. »

Le Département et l'État ayant accordé des subventions atteignant respectivement 40 % et 30 % du montant du coût de l'opération estimée à 119 262 EUR, des panneaux photovoltaïques vont être installés sur la toiture et sur l'avancée de toit du club-house.

La commune apporte d'autre part sa garantie pour l'emprunt de 70 000 EUR que va contracter l'ASBH sur une durée de sept ans auprès du Crédit Mutuel dans le but de financer des travaux d'aménagement (tribune, cuisine, rangements...).
Les événementsà venir

? 1er septembre : Départ de l'abbé Christophe Schwalbach qui sera remplacé par l'abbé Pierre-Hubert Haag.

? 19 septembre : sortie annuelle des personnes âgées.

? 21 et 22 septembre : visites guidées de l'église Sainte-Brigide dans le cadre des journées européennes du patrimoine et des portes ouvertes m2A.

? 8 octobre : Fête des récoltes.

? 21 novembre : Berrwiller étant lauréate du label « Ma commune aime lire et faire lire », le trophée lui sera remis ce jour - là à la BNF à Paris.
M.H.

 

 
 

 

Pascal Turri, DGS par intérim

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 06:57:32

© L'alsace, Dimanche le 04 Aout 2019
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Pascal Turri, DGS par intérim
 

 
En l'attente du remplacement du DGS (directeur général des services) Gilles Steger, parti remplir ces mêmes fonctions à Moosch, l'intérim à ce poste est assuré par Pascal Turri, DGS pendant 30 ans à la mairie de Sierentz et maintenant attaché au cabinet du président de m2A. Il est présent en mairie de Berrwiller deux matinées par semaine « pour régler les affaires courantes ». Fabian Jordan précisant : « Une convention de mise à disposition a été signée avec m2A. »

 

 
 

 

Travaux sous tension pour protéger les cigognes

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 07:00:51

© Dna, Dimanche le 04 Aout 2019
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Durmenach Environnement
Travaux sous tension pour protéger les cigognes
Jeudi 1er août dernier, une équipe de trois techniciens d'Enedis est intervenue sur des poteaux électriques pour installer des protections avifaunes, afin d'éviter tout risque d'électrocution et de percussion des lignes pour les cigognes.
 

 
Le travail est achevé. le dispositif dissuasif a été installé sur un poteau placé dans un champ de blé.
En partenariat avec la commune de Durmenach, le conseil départemental et la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), Enedis s'est engagée depuis des années à protéger les cigognes de tout risque de percussion ou d'électrocution sur son réseau électrique 20 000 volts mais également pour éviter des coupures de courant régulières provoquées par les cigognes. Ce jeudi, une équipe de trois techniciens venue du site de Mulhouse spécialisée dans les travaux sous tension s'est rendue à Durmenach dans un champ de blé fraîchement coupé pour installer des protections avifaune sur un poteau.
Enedis sensibilisépar la LPO

« En 2018, la LPO nous a rendus attentifs au niveau de la mortalité importante de cigognes entre Durmenach et Roppentzwiller », indique Bernard Bubendorf, adjoint au directeur territorial d'Enedis. « L'an dernier un couple de cigognes avait construit son nid sur un poteau et trois petits étaient nés. Mais le père est mort électrocuté et la mère ne pouvait pas s'occuper toute seule de ses petits qui sont morts », renchérissent Michèle et Denis Brand de la LPO. « L'an dernier, toujours, nous avons également retrouvé trois cadavres de cigognes à Durmenach et Roppentzwiller », poursuit Sabine Drexler, conseillère départementale et première adjointe à Durmenach.

« Nous avons donc sensibilisé l'entreprise Enedis pour qu'elle installe des protections ».

Après des réunions entre les différents acteurs et après avoir réalisé un inventaire des poteaux potentiellement dangereux, Enedis s'est engagée à faire des travaux sous tension sans gêner les clients.
Dix-neuf protections installées cet été

« Cet été, nos techniciens, Florian chargé de travaux, Arnaud et Alexandre monteurs, installeront au total 19 protections avifaunes sur sept supports, ce qui permettra d'éviter tout risque de percussion ou d'électrocution pour les cigognes », précise Bernard Bubendorf.

Les travaux consistaient ce jeudi 1er août à installer des balises de protection sur la ligne tout en assurant la continuité de fourniture d'électricité. Ce dispositif dissuasif a déjà fait ses preuves ailleurs en Alsace, notamment dans la région des Trois frontières.

Si les cigognes ne peuvent plus construire leur nid, la mise en place de cet équipement bénéficie également à d'autres oiseaux, buses, milans, bref à un large éventail d'espèces. « Notre optique étant d'agir de manière globale pour la préservation de la biodiversité », concluent Florian Bodina, responsable cigognes au conseil départemental, et Jocelyn Perret, responsable du site d'exploitation d'Enedis à Altkirch.
Texte et photos : Françoise ITAMARD

 

 
 

 

Pose d'enrobé, la route d'Altkirch fermée à la circulation

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 07:01:40

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Pose d'enrobé, la route d'Altkirch fermée à la circulation
 

 
Le plan de déviation qui sera mis en place entre le 5 et le 9 août. DR
Initialement prévue au mois de juin, la pose d'enrobé route d'Altkirch à Illfurth est finalement programmée ce lundi 5 août.

Le report de ces travaux incombe à un problème technique rencontré lors de sondages de la chaussée. En effet, la canalisation de gaz qui traverse souterrainement la route n'était, par endroits, pas assez profonde. « La canalisation n'est pas située à une profondeur réglementaire de 80 cm minimum », déclarait le maire Christian Sutter il y a quelque temps. Il a fallu par endroits, notamment devant la mairie, la rabaisser pour qu'elle ne se fissure pas lors du passage des engins de rabotage et de compactage qui provoquent d'importantes vibrations.

Ces travaux ayant été effectués, place donc à la pose d'enrobé. Au préalable, le macadam existant sera raboté et la chaussée compactée. Sous réserve de bonnes conditions météorologiques, la route sera barrée pendant l'intégralité du chantier en trois points : sur la route d'Altkirch avant l'entrée dans le centre-ville, au croisement de la RD 432 avec la route de Mulhouse, et à celui avec la RD 18 qui mène à la gendarmerie d'Illfurth. Un itinéraire de déviation dans les deux sens sera mis en place, traversera les communes de Tagolsheim, Walheim et Altkirch, puis se prolongera jusqu'à Spechbach-le-Bas. En direction de Mulhouse, les usagers seront invités à continuer vers Froeningen via la RD 18V.

La commune d'Illfurth connaîtra une seconde phase de travaux qui débutera le 19 août pour s'achever le 30 août. Les services du Département poseront un nouvel enrobé rue de Spechbach. La route sera également fermée à la circulation.

 

 
 

 

Pont ferroviaire oublié : un « monument » à faire revivr

Publié dans le panorama le Dimanche 04 août 2019 à 07:03:43

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Pont ferroviaire oublié :

un « monument » à faire revivre

 

Autrefois, les trains passaient sur ce pont. Aujourd'hui, ce sont les cyclistes . Et en dessous, les arches en grès peuvent devenir un bel écrin, pour une halte reposante. Photo DNA /C.H.

« Si Stéphane Bern débarquait à Seppois-le-Haut, ça nous rapporterait des millions », lance Patrick Muller, adjoint au maire. Il est devant un ouvrage qui pourrait bien intéresser l'animateur de télévision : un pont sur la Largue, un « vrai monument », selon le maire, Fabien Ulmann.L'ouvrage en question est un ancien pont ferroviaire de trois arches, construit en 1905 et 1906, lorsque les Allemands ont décidé de créer une ligne entre Dannemarie et Pfetterhouse.Un ouvrage longtemps oublié par les Seppoisiens eux-mêmes : « Dans les années 1950, les enfants du village allaient se baigner dans la rivière à cet endroit, puis le pont a été oublié. À tel point que les habitants viennent me demander où il est », indique le maire. Pour le trouver il faut, au départ de la mairie, marcher une cinquantaine de mètres dans la rue de Moos, en direction de Mooslargue, avant de tourner au numéro 9. Étape suivante : traverser la cour ouverte puis marcher sur une étendue d'herbe pendant une centaine de mètres.

Le site est en cours de réhabilitation. Le pont a été tout récemment nettoyé par la commune. Deux escaliers partant de l'ancienne ligne de chemin de fer permettent d'accéder aux arches en grès rose. « Il y avait plus d'un mètre de boue sous l'une de ces arches », décrit Fabien Ulmann. « On ne les voyait plus, c'était envahi de végétation. On a tout dégagé », poursuit-il. Au-dessus des arches, les rails ont depuis longtemps disparu. Les cyclistes y passent, mais « beaucoup ignorent ce qu'il y a en dessous ! », déplore le maire de Seppois-le-Haut.

L'objectif de la réhabilitation, en gestation depuis un an, est de permettre aux habitants et aux touristes de profiter du site. « On prévoit de le mettre en service l'année prochaine », annonce Fabien Ulmann, avant de tourner le regard vers l'une des arches : « Maintenant c'est sûr, on va installer ici un plancher en bois pour permettre aux cyclistes de s'y reposer. »

Les Allemands avaient installé sous le pont une dérivation et un système d'écluse pour amener l'eau de la Largue vers un moulin situé à un kilomètre. Il reste, plus de cent ans après ces constructions, une armature de fer qui pourrait accueillir une terrasse.

Un coût de prèsde 40 000 EUR

Outre la mairie, le Département finance une partie du projet, ce patrimoine lui appartenant de fait. Le coût du déblaiement et de la réalisation de la terrasse s'élève à un peu moins de 40 000 EUR, dont plus d'un tiers est pris en charge par le Département.

Reste à patienter encore un an pour voir le projet aboutir, afin que les cyclistes et autres promeneurs se retrouvent sous le pont et pas uniquement au-dessus.

Cédric HERMEL

 

 

 

 

Martial REHEISSER

Directeur de la Communication

Auprès du Cabinet de la Présidente

 

Tel. : 03 89 30 60 70

Port. : 06 30 52 37 63

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