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Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:33:13

© L'alsace, Samedi le 03 Aout 2019
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Rapportages

 

 
Toujours une folle ambiance dans le nouveau hall 6 de la Foire aux vins, mais les puristes regrettent le parquet ! Photo L'Alsace /Vanessa MEYER
La politique de la chaise vide
Du côté de Horbourg-Wihr, l'association sportive locale a regretté l'absence du maire lors de son assemblée générale fin juin. Son siège est resté vide car, semble-t-il, le maire ne délègue plus les représentations. Ceci depuis que certains désaccords se sont fait jour entre le premier magistrat et plusieurs de ses adjoints. Les prochaines municipales devraient être animées dans la commune.
Les paroles et les actes

Lors de son passage à la Foire, le chanteur Eros Ramazzotti n'a pas manqué d'afficher sa conscience écologique. À la moitié de son concert, les 9 700 spectateurs ont eu droit à un petit clip didactique rappelant les méfaits du plastique, accueilli par des salves d'applaudissements. L'initiative est louable... Mais si on voulait chipoter, on pourrait souligner que les nombreuses bouteilles entreposées sur scène, pour les musiciens, n'étaient pas en verre...
Repas mal digéré

Christian Zimmermann se plaint une nouvelle fois sur les réseaux sociaux d'avoir été tenu à l'écart de réjouissances politiques. Cette fois, le conseiller régional RN de Neuf-Brisach ne digère pas d'avoir été exclu du repas pris à l'issue de l'inauguration de la Foire aux vins, vendredi dernier au Parc-expo. Seuls les élus LR étaient invités à la table de Jean Rottner. Sur le fond, pas sûr que M. Zimmermann ait raté grand-chose : vu les relations entre le président du Grand Est et son homologue haut-rhinoise, Brigitte Klinkert, l'ambiance devait être un brin tendue...
Pas invitée

« Si je n'étais pas aux discours d'inauguration de la Foire aux Vins, c'est tout simplement par ce que je n'y étais pas invitée. Je me suis rendue au Parc des expositions à l'heure de l'ouverture des portes (11 h) en ma qualité de responsable politique, référente de la REM dans le Haut-Rhin », écrit Stéphanie Villemin, dont nous avons évoqué l'arrivée tardive dans la halle aux vins dans nos Rapportages de la semaine dernière. « L'année prochaine, la situation sera certainement différente », ajoute avec assurance celle qui brigue l'investiture du parti présidentiel pour les prochaines municipales.
Plus les mêmes sensations

Le nouveau hall 6, climatisé, très bien situé à l'entrée de la Foire aux vins, est pratiquement parfait. Pratiquement, car il manque aux nostalgiques de l'ancien chapiteau cette sensation particulière « quand on sautait tous ensemble sur le parquet », au rythme des musiques savamment diffusées par le viticulteur Jean-Luc Freudenreich. « Cela marquait aussi le tempo, un peu comme la grosse caisse d'une batterie. » L'avantage du nouveau hall, c'est qu'il n'est plus utile de changer le sol au bout de trois ou quatre jours de Lacs du Connemara.
Le même moule

Les « bonnes » tables de la Foire aux vins ne rivalisent pas forcément d'attention pour satisfaire la clientèle. Ce couple qui a opté pour un « Elsass burger » n'a pas eu droit à l'option sans ketchup. Raison invoquée : le travail à la chaîne, qui consiste à enduire chaque tranche de sauce, sans état d'âme. Dans le même esprit, la cuisson du steak est constante. « Avec plusieurs centaines de couverts on ne peut pas donner suite à des demandes particulières », explique la serveuse. Demandes particulières ? On n'est pas à Masterchef, mais quand même... C'était au Barber Shop, le stand créé par un certain... Nicolas Rieffel.
La foire jusqu'au Karnataka

Internet est un formidable terrain de jeu pour toutes sortes de business en ligne. Ainsi cette société indienne basée au Karnataka qui nous proposait, il y a une dizaine de jours, de nous vendre des données sur les visiteurs de la foire aux vins de... Colmar. Évidemment, du côté du Parc-expo, on tombe des nues. Sans doute une arnaque, il suffit d'un seul poisson dans les mailles du filet pour que la pêche ne soit pas vaine.

 

 
 

 

La politique de la chaise vide

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:34:07

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Zapping
La politique de la chaise vide
 

 
Du côté de Horbourg-Wihr, l'association sportive locale a regretté l'absence du maire lors de son assemblée générale fin juin. Son siège est resté vide car, semble-t-il, le maire ne délègue plus les représentations. Ceci depuis que certains désaccords se sont fait jour entre le premier magistrat et plusieurs de ses adjoints. Les prochaines municipales devraient être animées dans le village.
Le même moule

C'est assez inhabituel voire étonnant. Les « bonnes » tables de la foire aux vins ne rivalisent pas forcément d'attention pour satisfaire la clientèle. Ce couple qui a opté pour le Elsass burger s'est vu refuser un pain sans ketchup. Raison évoquée : le travail à la chaîne qui consiste à enduire chaque tranche avec la fameuse sauce aux tomates tellement prisée outre-atlantique. Dans le même établissement un burger ne peut pas être plus cuit que la moyenne. Même si le consommateur en fait la demande. Ceci pour les mêmes raisons. « Avec plusieurs centaines de couverts on ne peut pas donner suite à des demandes particulières », explique la serveuse. Vraiment si particulières ? Ce n'est peut-être pas le service qui est jugé à Masterchef. Mais tout de même, Nicolas Rieffel nous avait habitués à mieux.
Pas les mêmes sensations

Le nouveau hall 6, climatisé, très bien situé à l'entrée de la foire aux vins est quasiment parfait. Quasiment car ce qu'il manque aux nostalgiques de l'ancien chapiteau c'est cette sensation particulière « quand on sautait tous en ensemble sur le parquet » et sur les rythmes des musiques savamment diffusées par Jean-Luc Freudenreich. « Cela marquait aussi le tempo, un peu comme la grosse caisse d'une batterie ». En revanche il n'est plus utile de changer le revêtement du sol au bout de trois ou quatre jours de sauts effrénés.
Des paroles... et les actes?

Lors de son passage à la Foire, le chanteur Eros Ramazzotti n'a pas manqué d'afficher sa conscience écologique. À la moitié de son concert, les 9 700 spectateurs ont eu droit à un petit clip didactique rappelant les méfaits du plastique, accueilli par des salves d'applaudissements. L'initiative est louable... Mais si on voulait chipoter, on pourrait souligner que les nombreuses bouteilles entreposées sur scène, destinées à rafraîchir les musiciens n'étaient, elles, pas faites de verre...
Toujours pas

Le conseiller régional RN Bernard Zimmermann poursuit sa croisade en déplorant quasiment semaine après semaine ne pas être invité à tel ou tel repas. Dernier en date, celui de l'inauguration de la foire aux vins, où, selon lui, tous les collègues de l'assemblée régionale présents ce jour-là étaient invités à partager le déjeuner. Tous, sauf lui... évidemment. Sur le fond, pas sûr que M. Zimmermann ait raté grand-chose : vu les relations entre le président du Grand Est et son homologue haut-rhinoise, Brigitte Klinkert, l'ambiance devait être un brin tendue...
Pas invitée

« Si je n'étais pas aux discours d'inauguration de la foire aux vins, c'est tout simplement par ce que je n'y étais pas invitée. Je me suis rendue au parc des expositions à l'heure de l'ouverture des portes (11 h) en ma qualité de responsable politique, référente de la REM dans le Haut-Rhin », écrit Stéphanie Villemin dont nous avions évoqué l'arrivée tardive dans la halle aux vins (Voir le zapping de la semaine dernière). « L'année prochaine la situation sera certainement différente », estime la même. Il est vrai que les municipales seront alors passées.
Colmar - Karnataka - Colmar

La mondialisation du net permet des prouesses inhabituelles et ouvre les portes internationales à toute sorte de business. Ainsi cette société indienne basée au Karnataka qui nous proposait, il y a une dizaine de jours, de nous vendre des données sur les futurs visiteurs de la foire aux vins de... Colmar. (voir document) Évidemment du côté du parc-expo on tombe des nues. Une arnaque ? Sans doute, mais il suffit qu'il reste un seul poisson dans les mailles du filet pour que la pêche ne soit pas vaine.

 

 
 

 

À Armand Jung, la classe politique reconnaissante

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:36:07

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STRASBOURG Politique
À Armand Jung, la classe politique reconnaissante
Le décès de l'ancien député Armand Jung intervient au moment où une génération politique d'élus socialistes qui avaient conquis Strasbourg de haute lutte en 1989 se prépare à quitter l'estrade.
 

 
Les obsèques d'Armand Jung en l'église Saint-Arbogast, ce vendredi 2 août.
C'est un concert de louanges et d'hommages qui ne faiblit pas à travers la ville depuis l'annonce du décès mercredi matin d'Armand Jung. Celui qui fut longtemps le seul député de gauche dans un département réputé à droite, n'en finit pas d'être salué. Et de toutes parts. Ses amis, ses alliés, ses compagnons de route, comme ses adversaires politiques ont tenu, par communiqué, sur les réseaux sociaux, ou directement en contact avec ses proches, à exprimer leur respect pour l'homme, le militant associatif et l'élu.
Trente ans de vie politique strasbourgeoise

On se pressait ce vendredi, pour les obsèques en l'église Saint-Arbogast de la Montagne Verte, autour de Martine Jung son épouse, Aurélie sa fille, et Eric Elkouby, son collaborateur, « fils spirituel » et héritier politique. Et les regards convergeaient vers le cercueil qui avait été recouvert d'un drapeau français « pour souligner son attachement aux valeurs de la République », a expliqué le père Philippe Rapp.

Beaucoup de responsables associatifs étaient présents, ainsi que des élus de tous bords, de gauche comme de droite et pas mal de socialistes, actuels ou anciens, habitués ou pas du 40 de l'avenue des Vosges, le quartier général d'Armand Jung et de son équipe. Et dans les esprits de tous, c'est une page de la vie politique strasbourgeoise qui se tourne. Parce qu'Armand Jung fait partie de la génération d'élus qui a fait basculer Strasbourg à gauche il y a de cela trente ans. Cette génération se prépare maintenant à quitter l'estrade politique.

Pour Jean-Emmanuel Robert, qui a fait partie de plusieurs équipes électorales de droite défaites par Armand Jung, « c'était un grand stratège. Et je pense que sa victoire aux départementales en 1988 a ouvert une brèche qui a mené aux municipales de 1989 ». C'est-à-dire à la victoire de Catherine Trautmann. C'était il y a exactement trente ans.

Catherine Trautmann, éloignée pour raisons familiales, n'était pas aux obsèques ce vendredi, mais dans un communiqué publié mercredi, elle a rendu hommage à celui qui fut son suppléant et avec qui elle a remporté la législative de 1997. « Doté d'un véritable flair politique, explique-t-elle, il a beaucoup contribué à la victoire aux élections municipales de 1989. Puis nous sommes partis ensemble à la conquête de la 1re circonscription de Strasbourg que nous avons remportée en 1997 et dont Armand est resté député pendant de longues années au bénéfice de ses concitoyens et de sa ville, Strasbourg. »

Armand Jung, Catherine Trautmann mais aussi Roland Ries et Jean-Claude Petitdemange formaient, comme l'a rappelé Jacques Fortier dans nos colonnes cette semaine, un quatuor de rocardiens, qui a connu des hauts et des bas, c'est peu de le dire. De la victoire aux municipales de 1989, à celle de 2008 en passant par celle de 1995 ; mais aussi la désunion et son corollaire, la défaite, en 2001. Jean-Claude Petitdemange d'ailleurs, dont la dissidence a coûté la mairie de Strasbourg aux socialistes en 2001, était là ce vendredi, dans l'église Saint-Arbogast. « C'est une page qui se tourne », confirme-t-il. Quant à la victoire de 1989, « c'était dans l'air du temps. J'avais commandé un sondage à l'époque, quand j'étais à Matignon (chef de cabinet de Michel Rocard, ndlr), et la question était voulez-vous le changement ?". Le oui l'emportait à 55 %. Strasbourg était en retard par rapport au reste du pays. » Les élections municipales sont venues rectifier le tir.
Vers les élections de mars prochain

Chacun saisit bien que le décès d'Armand Jung intervient dans un contexte politique très particulier, en pleine phase de recomposition du paysage politique national et local. Cette génération de rocardiens va bientôt descendre de l'estrade, même si Catherine Trautmann affirme aujourd'hui dans une interview au magazine Or Norme qu'elle entend bien « contribuer à la réflexion sur la période à venir ». Mais Roland Ries, lui, a d'ores et déjà annoncé qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession à la mairie de Strasbourg. Quant au président de l'Eurométropole Robert Herrmann, qui fut adjoint de Catherine Trautmann dès 1989, un temps tenté de se lancer en campagne, il a également annoncé jeter l'éponge.

C'est donc un chapitre important de la vie politique strasbourgeoise qui va se refermer en mars prochain. Quant à la suite de l'histoire, c'est une page blanche qui reste à écrire.
Olivier CLAUDON

 

 
 

 

GARD Incendies Crash d'un bombardier d'eau

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:43:11

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GARD Incendies
Crash d'un bombardier d'eau
Le pilote d'un avion bombardier d'eau a trouvé la mort vendredi après-midi dans le crash de son appareil à Générac (Gard) où de violents incendies qui font rage depuis plusieurs jours.
 

 
Pour le maire de Générac, les départs de feu recensés vendredi, avant le dramatique accident, sont d'origine volontaire.
Le pilote d'un bombardier d'eau a perdu la vie vendredi dans le crash de son appareil, engagé dans la lutte contre les incendies à Générac, dans le Gard, où près de 700 hectares de bois, de garrigues et de vignes ont brûlé depuis mardi. Le drame a eu lieu à 17h20. Une enquête judiciaire a d'ores et déjà été ouverte.

Le Premier ministre Édouard Philippe a exprimé sur Twitter sa « vive émotion [...]. Tout mon soutien aux pilotes de la Sécurité civile, à tous ceux qui luttent contre le feu, et à leurs familles. » Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fait de même, faisant part de ses « pensées à la famille et aux camarades de ce soldat du feu, engagés pour nous protéger, avec une infinie bravoure ».
Vent fort et terre sèche

L'appareil accidenté, un Tracker, est le plus petit modèle des bombardiers d'eau pouvant intervenir sur un feu, avec les Canadair et les Dash. Sa capacité de largage est de 3 600 litres. De tels accidents sont rarissimes (lire en encadré).

« Je souffre, je suis ému, je n'ai pas de mots », a déclaré le maire de Générac, Frédéric Touzellier, à l'annonce de la nouvelle alors qu'aux abords de sa commune le ballet des bombardiers d'eau était encore incessant au-dessus de flammes toujours vives.

Car le vent attise sans cesse les foyers, qui se multiplient à grande vitesse. Au sol, la terre qui n'est pas encore touchée est sèche comme de la pierre et le feu se propage d'une vigne à l'autre, sans limite.
« C'est criminel, c'est sûr »

Vendredi, entre 14h30 et 15 heures, huit à dix départs de feu avaient été recensés au sud de Nîmes. Pour le maire de Générac, la piste humaine et volontaire est certaine pour ces nouveaux incendies, après le sinistre monstre qui a déjà ravagé près de 500 hectares à travers sa commune mardi et mercredi : « C'est criminel, c'est sûr. Plusieurs feux qui partent simultanément, à des endroits différents... On est complètement dépassés, il y a du vent, il fait chaud. Mais il faut garder son sang-froid », a-t-il déclaré quelques moments avant l'accident sur BFM TV. Frédéric Touzellier précise qu'une vingtaine de maisons ont été évacuées et un mas touché. Le château et le gymnase du village ont été ouverts pour accueillir les sinistrés.

En fin d'après-midi, 530 sapeurs-pompiers et une centaine de gendarmes étaient mobilisés à travers tout le département où étaient également touchées les communes de Vauvert et Montignargues.

 

 
 

 

Des précédents
Quatre morts en 2005, année noire
Le 20 août 2005, deux pilotes chevronnés de la sécurité civile, de âgés de 45 et 43 ans, avaient trouvé la mort dans des circonstances similaires en Ardèche. Le 1er août 2005 à Calvi en Haute-Corse, un pilote et un copilote avaient également perdu la vie dans le crash de leur Canadair.

 

Hémorragie de médecins aux urgences de Mulhouse

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:46:13

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Hémorragie de médecins aux urgences de Mulhouse
 

 
Le Dr Sami Kacem. Archives L'Alsace/Jean-François FREY
Ils étaient 26 il y a quelques mois. Ils sont 17 aujourd'hui. Ils seront une dizaine en septembre. L'hémorragie se poursuit chez les médecins urgentistes du service des urgences du centre hospitalier Émile-Muller de Mulhouse. Les uns après les autres, ils quittent le service, dont le personnel paramédical et administratif est en grève depuis le 26 avril.

Cette crise n'est pas nouvelle et nationale. Mais en ce moment et à Mulhouse, elle atteint un stade critique. « À l'heure actuelle, je ne sais pas comment on va pouvoir faire fonctionner le service à la fin de l'été », prévient le Dr Sami Kacem, « amer et triste de voir dépérir un service » dans lequel il « vit depuis trente-cinq ans ». « À la fin de votre garde, vous ne savez plus comment vous vous appelez ! », soupire-t-il.
Pourquoi les médecins partent-ils ?

Parce que les conditions de travail sont dégradées. Le centre hospitalier de Mulhouse subit, comme bien d'autres en France, la réduction du nombre de lits d'aval pour l'hospitalisation, le manque de médecins à cause du numerus clausus, l'engorgement des services du fait de personnes qui se rendent aux urgences alors que leur pathologie n'en relève pas, le vieillissement de la population... « L'examen médical d'une personne âgée demande plus de temps et celle-ci passe souvent des heures sur un brancard, faute de lits d'aval », rappelle le Dr Sami Kacem.
Un flux supplémentaire

À ces maux nationaux s'ajoute l'absorption d'un flux de patients supplémentaires consécutif à la transformation du service des urgences de Thann en centre de soins non programmés. Cette activité supplémentaire est évaluée à « 15 à 20 patients par jour », par le Dr Sami Kacem. Et ce n'est qu'un début. Les urgences d'Altkirch sont en sursis jusqu'à la fin de l'année. La polyclinique de Saint-Louis dispose, elle, d'un service ouvert 24 heures sur 24. Même chose à Guebwiller.
Une architecture inadaptée

Autre point noir propre aux urgences de Mulhouse : « l'architecture et l'organisation du service » ne sont plus adaptées pour accueillir autant de personnes, soit 150 à 160 patients en moyenne par jour, avec des pics à 180-190. Le bâtiment des urgences date de 1978 et malgré plusieurs rénovations, dont la dernière a été l'aménagement de nouveaux locaux du Samu en 2018, « le circuit du patient n'est plus cohérent. Il fait des allers-retours dans le service. Le scanner est au 1er étage, la radiologie est au rez-de-chaussée, la réanimation chirurgicale est loin... »

Et puis faute d'espace - actuellement le service dispose de dix boxes quand il en faudrait « au moins le double » -, les gens sont pris en charge dans les couloirs « contre tout respect de l'intimité et du secret médical. Les patients dévoilent leur corps et leur âme meurtris au vu et au su de tous... C'est de la maltraitance ! C'est de la souffrance morale pour le patient, mais aussi pour le soignant qui n'a plus les moyens de faire autrement. »
« Travailler dans des conditions correctes »

« Ça fait plusieurs années qu'on alerte la direction de l'hôpital sur le fait que les conditions se dégradent et qu'il va y avoir des départs », explique le Dr Sami Kacem sans accabler la direction actuelle. « La nouvelle directrice [Corinne Krencker, en poste depuis le mois de septembre 2018] a multiplié les réunions avec le personnel pour essayer de trouver des solutions afin de sortir de la crise », assure-t-il. Lui a fait le choix de rester. « Vous savez, j'ai un attachement moral à ce service dont je suis le doyen. Je souhaiterais laisser à mes jeunes collègues un héritage qui permette de travailler dans des conditions correctes, pour qu'ils puissent s'éclater comme j'ai pu m'éclater quand j'ai commencé et que nous avions tout... »
« Une activité à un niveaude risque devenu critique » selon Agnès Buzyn

Mais avant de transmettre, il va falloir reconstruire « sur des ruines ». Jusqu'à récemment le service n'avait plus de chef à sa tête. Un nouveau chef de service par intérim, le chef du pôle de médecine intensive de l'hôpital, a récemment été nommé en remplacement de l'ancien chef de service par intérim, démissionnaire, qui remplaçait, depuis le mois de septembre 2018, le précédent chef de service. Lui aussi démissionnaire parce qu'il « refusait de porter la responsabilité d'une activité à un niveau de risque devenu critique », peut-on lire dans un courrier adressé à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le 1er juillet.

Car la menace pour la sécurité de la population, quelque 275 000 habitants rien que pour l'agglomération mulhousienne, existe. Sami Kacem « tire la sonnette d'alarme » malgré la « réelle volonté de la direction de trouver des moyens pour que le service puisse continuer à fonctionner, même en mode dégradé avec l'apport de médecins généralistes ou intérimaires ».
Une campagne de recrutement

La direction de l'hôpital confirme : « Nous devons renforcer l'équipe médicale pour pouvoir assurer la continuité des soins. » Elle précise par ailleurs avoir « lancé une campagne de recrutement de médecins urgentistes et de médecins généralistes pour exercer au Samu-Smur et aux urgences ». Dans les faits, cela s'est notamment traduit par la publication d'une annonce sur la page Facebook du GHR Mulhouse Sud-Alsace, le 26 juillet. Des appels ont aussi été lancés vers la faculté de médecine de Strasbourg, etc. Néanmoins, « il y a un risque que les postes restent vacants d'ici la fin de l'été parce qu'on manque de médecins en France », complète le Dr Sami Kacem.

La question est alors de savoir combien de temps l'équipe des urgences de Mulhouse pourra continuer à assurer sa mission « en mode dégradé » ? La réponse du Dr Sami Kacem est claire : « Si on n'est pas assez nombreux et que la situation perdure, je ne sais pas si on va tenir. »
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

L'alimentation, un défi aussi pour le climat

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:48:33

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L'alimentation, un défi aussi pour le climat
 

 
Selon Greenpeace, il faudrait réduire de 50 % la consommation de viande et de produits laitiers à l'échelle de la planète. Photo Julio PELAEZ/AFP
Comment nourrir une population toujours plus importante sans détruire la nature, dont nous dépendons ? Cette question cruciale pour la survie de l'humanité est au coeur de discussions qui se sont ouvertes vendredi à Genève en Suisse.

Le rapport spécial du groupe d'experts de l'ONU sur le climat (Giec), qui doit être rendu public la semaine prochaine à l'issue de ces rencontres à huis clos, sera l'analyse scientifique la plus complète à ce jour sur le sujet. Ce texte de 1 200 pages devrait mettre en avant la façon dont l'alimentation industrielle, du producteur au consommateur, l'exploitation généralisée des ressources, voire certains efforts pour contrer les effets du réchauffement climatique, compromettent notre capacité à nous nourrir dans le futur.
Viande et gaspillage,deux points noirs

Il devrait aussi dresser le tableau d'une société où deux milliards d'adultes sont en surpoids ou obèses et où des quantités importantes de nourriture sont jetées, alors que la faim affecte des millions de personnes à travers le monde. Le texte, examiné de près par les délégations d'environ 195 états, fera l'objet d'une version définitive rendue public la semaine prochaine.

La crainte existe que le système atteigne ses limites alors que la population devrait frôler les dix milliards d'individus au milieu du siècle, contre 2,6 milliards en 1950. La viande et le gaspillage alimentaire constituent deux points noirs. Environ 30 % de la nourriture produite finirait en effet à la poubelle.

« Bien que les terres produisent bien plus de nourriture qu'il n'en faut pour nourrir tout le monde, il existe toujours 820 millions de personnes qui vont se coucher chaque soir en ayant faim », rappelle Stephan Singer de Climate Action Network. « Il faudrait réduire de 50 % la consommation et la production de viande et de produits laitiers à l'échelle planétaire », estime pour sa part Cécile Leuba de Greenpeace.
L'agriculture à la fois « victime et moteur »

« Ce rapport arrive à un moment critique car l'agriculture est à la fois une victime et un moteur du changement climatique », ajoute Teresa Anderson, de l'ONG ActionAid. La culture extensive de céréales comme le soja, utilisées pour nourrir le bétail mais aussi pour les biocarburants, contribuent à la destruction des forêts qui stockent le carbone. En outre, l'agriculture utilise un tiers de toutes les terres émergées et les trois quarts de l'eau douce sur la planète.

« Nous devons tourner le dos à une agriculture industrielle nocive basée sur des produits chimiques, la déforestation et les émissions » de gaz à effet de serre, insiste Teresa Anderson.

Le rapport abordera aussi les questions de désertification et la dégradation des habitats par l'agriculture. Un autre point sera sur les arbitrages à faire entre l'usage des terres pour l'alimentation, le stockage de carbone via les forêts et la production d'énergie à partir de matière biologique. Il n'oubliera pas le sort des populations indigènes et des femmes, particulièrement exposées.

 

 
 

 

Johnson déjà affaibli au Parlement

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:49:13

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Johnson déjà affaibli au Parlement
 

 
Les partisans du « remain » (« maintien » dans l'UE) restent mobilisés devant le Parlement de Westminster à Londres. Photo NIKLAS HALLE'N/AFP
Il promet la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) le 31 octobre avec ou sans accord avec Bruxelles. Mais les choses se compliquent pour Boris Johnson. A peine installé au 10 Downing Street et voici le tout nouveau Premier ministre britannique déjà fragilisé par un revers électoral. Jeudi, son Parti conservateur a perdu le siège de la circonscription de Brecon et Radnorshire au Pays de Galles (ouest) remporté par le parti Libéral-Démocrate, pro-UE. Les Tories ne disposent désormais que d'une majorité d'une seule voix à la Chambre des Communes. Et encore, cette majorité comprend les dix députés ultra-conservateurs du DUP nord-irlandais.
La Banque d'Angleterre remet la pression

« Ma toute première action en tant que députée quand j'arriverai à Westminster sera de trouver Boris Johnson où qu'il se cache et lui dire haut et fort : arrêtez de jouer avec l'avenir de nos communautés et écartez un Brexit sans accord », a déclaré la Galloise Jane Dodds élue à Brecon.

Au Pays de Galles, les éleveurs de moutons s'inquiètent des conséquences d'un « no deal », et craignent que leurs exportations vers l'Union n'en paient le prix fort.

Une majorité de députés sont déjà hostiles à un Brexit sans accord et l'UE n'entend pas rouvrir les négociations. Vendredi, la Banque d'Angleterre (BoE) a accentué sa pression sur le Brexiter Johnson, prévenant qu'un « no deal » provoquerait un « choc instantané » pour l'économie britannique. « Des entreprises ne seront plus en capacité de fonctionner » et « un nombre important » pourrait fermer, alerte son gouverneur Mark Carney, citant l'automobile, l'industrie chimique et l'industrie alimentaire parmi les secteurs particulièrement menacés. Dans son rapport trimestriel publié jeudi, la BoE a également revu à la baisse ses prévisions de croissance à 1,3 % pour 2019 et 2020, du fait notamment des incertitudes autour du Brexit qui dissuadent les entreprises d'investir.

 

 
 

 

Poutine défié par la rue

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:46:58

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Poutine défié par la rue
 

 
Des policiers face aux manifestants, samedi dernier à Moscou. Photo Maxim ZMEYEV/AFP
Mauvais signe : le maire de Moscou Sergueï Sobianine a, par avance, dénoncé « une nouvelle provocation » dans les manifestations de ce samedi. Et le parquet général a recommandé la « sévérité »... Samedi dernier, la police avait arrêté pas moins de 1 400 personnes, du jamais vu depuis des années. Et avant même la manifestation, l'opposant Alexeï Navalny avait été condamné à trente jours de prison. Il a depuis été hospitalisé pour une « réaction allergique » - une tentative d'empoisonnement, dénoncent ses proches (lire ci-dessous).
Protestations multiples

Cela ne devrait pas empêcher des milliers de Russes de manifester à nouveau à Moscou. Pour la quatrième semaine de suite, ils vont protester contre le refus du pouvoir de laisser concourir des candidats de l'opposition à l'élection municipale du 8 septembre.

Au-delà, c'est une contestation plus large qui monte en Russie. « Il s'agit simplement de gens qui se battent pour que leur gouvernement les traite enfin avec la dignité et le respect qu'ils méritent », analysait mi-juillet Andreï Kolesnikov, de l'Institut Carnegie-Moscou.

Cette demande s'exprime de mille manières, sur les sujets les plus divers. En mai à Ekaterinbourg, les protestations sont nées de la construction d'une cathédrale orthodoxe sur l'un des derniers espaces verts de la ville. À Arkhangelsk, d'un projet de déversements de déchets dans une forêt. Et ces dernières semaines dans toute la Russie, de l'indifférence du pouvoir face aux incendies qui détruisent la Sibérie. Mercredi, le gouvernement envoyait finalement l'armée appuyer les pompiers...
Les retraites ne passent pas

Ce recul vient après beaucoup d'autres. Comme si Vladimir Poutine, triomphalement réélu en mars 2018 (77 % des voix au premier tour !), sentait la nécessité de lâcher du lest.

C'est que l'intervention de 2014 en Crimée, qui avait redoré sa popularité, est désormais bien loin. Les difficultés sociales ont dominé fin juin le rituel et interminable dialogue (plus de quatre heures...) du président avec les téléspectateurs. La réforme des retraites (âge porté de 60 à 65 ans pour les hommes) ne passe pas, pas plus que la hausse de la TVA. La croissance stagne à 1,4 %, dissipant le rêve de prospérité des classes moyennes qui ont soutenu le régime. La défense de Vladimir Poutine, qui rejette la faute sur les sanctions de l'Occident après la Crimée et la baisse des prix du pétrole, ne convainc plus.
Après lui, le déluge ?

Le régime est cependant encore loin de vaciller. 40 % des Russes se disent prêts demain à voter Poutine président. Et le premier challenger est à 3 %... C'est peut-être la question la plus préoccupante pour la Russie : qui et quoi après Vladimir Poutine, 66 ans dont vingt ans au pouvoir ?
Francis BROCHET

 

 
 

 

Taxe numérique : la riposte d'Amazon

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:47:52

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Taxe numérique : la riposte d'Amazon
 

 
La réponse n'aura pas tardé. Moins de trois semaines après l'adoption définitive par la France d'une taxe dite « Gafa » (Google, Apple, Facebook, Amazon) sur les grands groupes technologiques, le géant américain du commerce en ligne Amazon décide de la répercuter sur les tarifs appliqués aux vendeurs de sa plate-forme dans l'Hexagone.
Une hausse de 3 %

Sur sa page d'information à destination des vendeurs hexagonaux, Amazon détaille son nouveau barème de tarifs, qui entrera en vigueur le 1er octobre : il explique leur appliquer à tous une hausse de 3 %, correspondant au montant de la taxe sur son chiffre d'affaires prévue par la nouvelle loi. Cela entraîne un renchérissement de sa commission allant de quelques dixièmes de points de pourcentage à près de 1,5 point, en fonction des produits proposés par les vendeurs. La commission prélevée par Amazon dépend en effet du type de produit vendu.

La taxe française, définitivement adoptée le 11 juillet, crée une imposition des grandes entreprises du secteur non pas sur le bénéfice, souvent déclaré dans des pays à très faible fiscalité (Irlande) mais sur le chiffre d'affaires qu'elles réalisent dans l'Hexagone.

Selon le ministère de l'Economie, une trentaine de grands groupes devraient payer cette taxe, avec deux seuils prévus : un chiffre d'affaires minimum de 750 millions d'euros au niveau mondial et 25 millions dans l'Hexagone. Amazon justifie sa décision en assurant n'être « pas en mesure » d'absorber ce nouvel impôt. Elle est la première entreprise à faire ce choix. Sera-t-elle suivie par d'autres ?

 

 
 

 

Berrwiller Conseil municipal Vente du presbytère

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:42:16

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Berrwiller  Conseil municipal
Vente du presbytère
La commune de Berrwiller vend son presbytère au prix de 150 000 EUR. Tout en conservant son cachet patrimonial, il abritera des appartements qui seront mis en location.
 

 
Le presbytère de Berrwiller abritera des appartements en location.
La décision de vendre le presbytère avait été prise en mai dernier par le conseil municipal de Berrwiller avec l'accord du conseil de fabrique de l'église Sainte-Brigide. « Avant de prendre la décision de le vendre, diverses possibilités d'utilisation du bâtiment avaient été étudiées, notamment avec des bailleurs sociaux, mais sans résultat » a rappelé le maire Fabian Jordan.

Le bâtiment a donc été désaffecté et déclassé avec l'accord de l'évêché de Strasbourg ; ces modifications ont été actées par le préfet le 28 juin dernier. Suite à un appel dans la publication communale plusieurs acheteurs se sont manifestés. Un seul est resté en lice. Le presbytère et son terrain de 10,15 ares sont vendus au prix de 150 000 EUR (montant correspondant à l'estimation de France Domaine) à M. Bruno Melillo qui le transformera en appartements, lesquels seront mis en location.

« Des conditions particulières restent attachées au bien, a précisé le premier magistrat. Ainsi les locations ne devront pas être de courte durée. La partie avant du terrain devra rester un jardin. La commune devra être consultée et donner son accord pour tout projet de modification extérieure, et préalablement à toute demande d'urbanisme si celle-ci s'avère nécessaire. Le bien est certes vendu mais il conservera son cachet patrimonial. Il sera réhabilité et utile. Cette opération ne présente que des points positifs. »
Travaux et installations

Le premier adjoint Bernard Stocker a ensuite fait le point sur l'avancement des travaux du club-house et des vestiaires du club de football (ASBH) : « Le club-house est opérationnel depuis le mois d'avril. Il reste des travaux de finition mais il y a du retard notamment pour les sanitaires et le chauffage, ainsi que pour l'aménagement des abords extérieurs. La date de fin des travaux a dû être reculée. » Fabian Jordan a conclu : « Même s'il y a eu du retard au début, le chantier a été bien mené, ce qui n'était pas évident. »

Le Département et l'État ayant accordé des subventions atteignant respectivement 40 % et 30 % du montant du coût de l'opération estimée à 119 262 EUR, des panneaux photovoltaïques vont être installés sur la toiture et sur l'avancée de toit du club-house.

La commune apporte d'autre part sa garantie pour l'emprunt de 70 000 EUR que va contracter l'ASBH sur une durée de sept ans auprès du Crédit Mutuel dans le but de financer des travaux d'aménagement (tribune, cuisine, rangements...).
Les événements à venir

? 1er septembre : Départ de l'abbé Christophe Schwalbach qui sera remplacé par l'abbé Pierre-Hubert Haag.

? 19 septembre : sortie annuelle des personnes âgées.

? 21 et 22 septembre : visites guidées de l'église Sainte-Brigide dans le cadre des journées européennes du patrimoine et des portes ouvertes m2A.

? 8 octobre : Fête des récoltes.

? 21 novembre : Berrwiller étant lauréate du label « Ma commune aime lire et faire lire », le trophée lui sera remis ce jour - là à la BNF (Paris).
M.H.

 

 
 

 

Le jury était de passage

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:38:41

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Ensisheim  Concours des villes fleuries
Le jury était de passage
Juillet s'est achevé à Ensisheim avec le passage, mercredi après-midi, du jury national habilité à pérenniser (ou pas) le label 4 fleurs dont peut s'en orgueillir, sans discontinuer, depuis 2010, la cité des Habsbourg.
 

 
De part et d'autre de Philippe Krembel, premier adjoint, les quatre membres du jury national et à droite, tout sourire, Gilles Unverzagt.
C'est, à partir de 16h, que la visite inspection de Maryse Friot, présidente de la société horticole de Touraine, Marc Brehat, directeur des espaces verts de La Baule Escoublac, Pascal Fourcroy, directeur des espaces verts de Beauvais et Yannick Morin, conseiller départemental des Côtes d'Armor, a démarré, sous la conduite de Gilles Unverzagt, responsable des jardins municipaux.

D'une durée totale de 3h30, effectuée dans une atmosphère détendue, la présentation de la ville, en particulier son fleurissement axé, cette année, sur les grandes inventions du XXe siècle, mais aussi ses équipements comme le Duopôle, la future médiathèque, l'école maternelle des Oréades, le patrimoine historique, le site de l'Eiblen... a favorablement impressionné les jurés.

En 2018, sur la totalité des communes françaises, seules 257 pouvaient se flatter du label 4 fleurs dont, pour le Haut-Rhin, Colmar, Guebwiller, Sausheim, Soultzmatt et, bien sûr, Ensisheim.

Il faudra, néanmoins, faire preuve de patience et attendre la mi-octobre, pour connaître le verdict de la commission nationale.

 

 
 

 

La chaume de Schmargult a cent ans

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:39:11

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Massif des VOsges  Auberge
La chaume de Schmargult a cent ans
Adresse incontournable de la route des Crêtes, la chaume de Schmargult accueille depuis cent ans randonneurs et autres visiteurs.
 

 
L'auberge du Schmargult des débuts
Récemment, la famille Neff qui exploitait l'endroit depuis quatre générations, a fêté le centenaire de la ferme-auberge en présence d'amis et des élus locaux de La Bresse, le maire Hubert Arnould, Jérôme Mathieu, conseiller départemental et adjoint, et les adjoints Maryvonne Crouvesier, Geneviève Demange et Raymond Marchal.

À l'origine, la marcairie datant du XIIIe siècle fut remise en état en 1 821 par la famille d'industriels Hartmann de Munster, puis louée à des marcaires alsaciens. Plus tard, elle devint propriété de la commune de La Bresse qui continuait de la louer aux Alsaciens. C'est en 1919 que Jean Neff y prit ses marques du mois de mai à la saint-Michel, fin septembre. Il élevait une vingtaine de vaches vosgiennes à Mittlach, son village natal, montait en avril au Koepfle, une fermette au-dessus du village puis, selon la météo, se rendait plus tard à la chaume où une centaine de bovins transhumait également. Durant ces quelques mois, il embauchait chaque année quatre vachers.

Il se maria, et fin novembre 1922 naissait Berthilde qui, ses études terminées en 1939 revint au bercail. Elle s'occupa des tâches ménagères et des marcheurs qui venaient se restaurer de lard, d'oeufs, de produits laitiers et de pommes de terre.
En 1959, la famille connut une année noire

Arriva la guerre et les vachers furent mobilisés. Il fallut trouver des jeunes pour s'occuper du bétail. Jean-Jacques Neff se présenta ainsi que deux autres, et ils restèrent toute la saison. Jean avait acheté une voiture à Berthilde pour aller chercher la marchandise, lui continuait de vendre les produits laitiers avec son cheval attelé d'une charrette si besoin était. En 1946 il acheta un tracteur que conduisait uniquement Jean-Jacques. Celui-ci, amoureux de la jeune fermière, l'épousa en 1948.

En été 1949, Jean Neff se tua accidentellement. Il n'a pas connu les quatre descendants nés de 1953 à 1957. Son gendre acheta un Unimog qui lui rendait la vie plus facile et permettait aussi de déneiger le village dans ces années-là. En 1959, la famille connut une année noire avec l'épidémie des bovins. Une vingtaine de bêtes fut rachetée et l'étable vide permit d'aménager une salle de restaurant de 40 places ainsi qu'une cuisine. Jusque-là, n'était fonctionnel que l'âtre ouvert. Dès 1961, les habitués furent satisfaits de trouver un peu plus de confort. Le bétail profita d'améliorations pastorales réalisées par l'AVEM
Le couple Neff signa le 23 avril 1968

En 1965, la station de ski de Vologne vit le jour grâce aux frères Remy, et Jean-Jacques et Berthilde sollicités pour une ouverture de leur établissement les week-ends. C'était parti pour les saisons hivernales ! Avec la création de l'association des fermes auberges, en 1967, puis de la route du fromage, le tourisme vert se développa rapidement. Les bâtiments vétustes nécessitaient de gros travaux et la commune décida de les vendre. Le couple Neff signa le 23 avril 1968 le rachat de la chaume et un hectare de terrain, les chaumes restant propriété communale.

Jean-Jacques, une force de la nature, ambitieux, courageux et visionnaire, avait en peu de temps, fait mûrir un projet qui se réalisa jusqu'en décembre 1971, - ouverture pour les vacances de Noël - inauguré en février 1972. La surface au sol fut doublée incluant garage, stockage, chambres personnelles et sanitaires. Au rez-de-chaussée, on trouve une salle de 120 couverts, la cuisine, le bar et le stockage. Au 1er étage sont aménagées dix chambres avec sanitaire.

Les enfants, présents les week-ends, et dès les études terminées, ont participé à la bonne marche de la ferme-auberge. Marguerite prépare à St Gilles un BEPA agricole et travaille sous contrat à la Chambre d'Agriculture, au service gestion, durant les mois d'hiver.

Jean-Jacques décroche un CAP cuisine, enchaîne une saison dans les Alpes avant le service militaire, puis seconde sa maman aux fourneaux. Françoise suit l'école ménagère à Herrlisheim. Et enfin, Martin se forme à la Maison familiale rurale à Ramonchamp, et après le service militaire, prend sa place dans l'exploitation agricole qui évolue.
D'une génération à l'autre

Jean-Jacques Neff s'était vu remettre en 1972 la distinction du Mérite Agricole pour ses engagements dans la profession. Il fut encore honoré des insignes d'officier du même mérite en 1996, pour son parcours de montagnard, marcaire représentant l'attachement de l'agriculture de la montagne vosgienne.

Au fil du temps, les jeunes ont fondé leur foyer, les épouses participant activement au fonctionnement de l'auberge familiale.

Les années passent, les parents se retirent doucement du tumulte des hauts et Marguerite prend la main. En 1988, elle opte pour une restructuration de l'ensemble : cuisine, self-service et terrasse, le tout fonctionnel et adapté à la situation.

L'été, le massif vosgien est très prisé, mais l'hiver la clientèle est également en hausse grâce au développement de la station, marquée par le passage de nombreuses personnalités durant les 50 dernières années. L'exploitation agricole passe alors à une dimension supérieure avec salle de traite et davantage de bovins. Chaque hiver des nouveautés ou améliorations apparaissent dans la station. Il en va de même au Schmargult pour fidéliser la clientèle.

Jean-Jacques Neff décède fin avril 2009, alors qu'un projet en vue faisait encore sa fierté au début du mois, à savoir l'extension du bâtiment pour l'agrandissement des chambres avec sanitaire au goût du jour, de la terrasse et une entrée reflétant la marcairie d'antan.

Puis, la retraite pour Jean-Jacques et sa soeur Marguerite se profile, eux qui espéraient une continuité familiale. Le destin en a décidé différemment.

Martin, quatrième génération, qui gère l'exploitation agricole depuis des années, avec son épouse à mi-temps depuis le départ à la retraite des parents, s'est associé avec son gendre. Ce dernier, ambitionnant de gérer les deux exploitations, laisse un bilan négatif. Résultat, une auberge invendable et des banques peu conciliantes. Le Schmargult se trouve alors dans une situation tragique. Le fils cadet de Marguerite négocie un congé sans solde pour l'hiver 2017 dans l'espoir de redresser la barre, avec l'aide de sa maman. Malheureusement, n'ayant pas trouvé là sa voie professionnelle, il jette l'éponge, et les parts sociales sont vendues début 2018.

Le Schmargult est désormais aux mains des successeurs à qui la famille Neff souhaite bon vent.

 

 
 

 

Réfection des enrobés à Neuwiller, Hésingue et Koetzingue

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:37:30

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Réfection des enrobés à Neuwiller, Hésingue et Koetzingue
 

 
Lundi 5 août, le conseil départemental du Haut-Rhin lancera une série de réfections d'enduits superficiels dans le secteur des Trois frontières.

La RD16, depuis la commune de Neuwiller jusqu'à la frontière suisse, sera concernée, sous réserve de conditions météorologiques favorables. Afin de garantir la sécurité des agents, la route sera fermée à la circulation pendant toute la durée du chantier. Des agents des routes seront présents afin de guider les automobilistes. Étant donné les perturbations probables, il est conseillé aux usagers d'éviter le secteur pendant la journée. Les véhicules d'urgence et les bus ne seront pas concernés, de même que les flux transfrontaliers de 6 h à 8 h et de 16 h à 18 h. Cette route jusqu'à la frontière est quotidiennement fréquentée par 1857 véhicules.
Hésingue : sur la RD201 vers Hégenheim

La RD201, entre les communes de Hésingue et de Hégenheim, fera l'objet de travaux identiques, également à compter de lundi, si la météo le permet.

La route sera aussi fermée à la circulation pendant toute la durée du chantier et des agents des routes guideront les automobilistes, auxquels il est recommandé de ne pas emprunter cet axe. Les véhicules d'urgence et les bus ne seront pas soumis à ces restrictions. Chaque jour, ce sont 8247 véhicules qui empruntent cette route.
Koetzingue : sur la RD19bis en direction de Waltenheim

Enfin, toujours lundi 5 août, a RD19bis sera elle aussi en chantier, entre les communes de Koetzingue et de Waltenheim, sauf aléas météorologiques.

Elle sera donc fermée à la circulation pendant les travaux et il est conseillé aux usagers d'éviter le secteur, à l'exception, là encore, des véhicules d'urgence et des bus.

Quotidiennement, 2430 véhicules circulent sur cet axe.

Le Département appelle les usagers à la plus grande prudence et au respect des personnes mobilisées.

 

 
 

 

illfurth RD 432 fermée du 5 au 9 août

Publié dans le panorama le Samedi 03 août 2019 à 06:36:59

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illfurth RD 432 fermée du 5 au 9 août

Du 5 au 9 août, le conseil départemental du Haut-Rhin entamera des travaux de réfection de la chaussée à Illfurth, le long de la route d'Altkirch (RD 432). Ce chantier permettra la pose d'un béton bitumineux qui améliorera le revêtement de la chaussée.

Sous réserve de bonnes conditions météorologiques, la route sera barrée pendant l'intégralité du chantier en trois points : sur la route d'Altkirch avant l'entrée dans le centre-ville, au croisement de la RD432 avec la route de Mulhouse, et à celui avec la RD18 qui mène à la gendarmerie d'Illfurth.

Un itinéraire de déviation dans les deux sens sera mis en place, traversera les communes de Tagolsheim, Walheim et Altkirch puis se prolongera jusqu'à Spechbach-le-Bas. En direction de Mulhouse, les usagers seront invités à continuer vers Froeningen via la RD 18V.

Le tronçon concerné par les travaux est fréquenté par 12 032 véhicules chaque jour, dont 519 poids lourds. Le Département appelle à la plus grande prudence et au respect des personnels mobilisés.
KOSTELACH RD 463 et RD 473 : route fermée le 6 août

Mardi 6 août, le conseil départemental du Haut-Rhin procédera au renouvellement de la couche de roulement avec la mise en oeuvre d'enduits superficiels dits de gravillonnage sur la RD 473, dans la traversée de Koestlach, ainsi que sur la RD 463 entre les communes de Riespach et de Waldighoffen. Ces deux chantiers se feront l'un après l'autre afin de minimiser l'impact pour les usagers.

À Koestlach, le chantier aura lieu dans les rues de la Chapelle et des Romains (RD473), en traverse de la commune ; elles seront fermées à la circulation de 8 h à 20 h au maximum. Une déviation sera mise en place par les communes de Moernach, Feldbach et Vieux-Ferrette (RD 11bis, RD 463 et RD 432).

Les travaux sur la RD 463, quant à eux, entraîneront également une fermeture de la route entre 8 h et 20 h maximum, depuis le croisement avec la rue de la Forêt à Riespach jusqu'à l'allée des Chênes à Waldighoffen. Un itinéraire de déviation sera donc proposé aux usagers à travers les communes de Vieux-Ferrette, Durmenach et Roppentzwiller jusqu'à la rue Principale d'Illtal (RD9 bis) et son croisement avec la rue de Riespach (RD9 bisIV).

La vitesse de circulation sera abaissée à 50 km/h hors agglomération et à 30 km/h en agglomération quelques jours encore après les travaux en raison des rejets de gravillons excédentaires.

Cette route est quotidiennement empruntée par 3000 véhicules environ. Le Département appelle donc les usagers à la prudence et au respect des agents mobilisés.