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Le TGV accélère sur la voie de la croissance

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:25:53

© L'alsace, Vendredi le 02 Aout 2019
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Le TGV accélère sur la voie de la croissance
 

 
Fer de lance du train à grande vitesse, l'offre low cost Ouigo tire le trafic vers le haut et permet à la SNCF de reprendre des parts de marché aux autocars longue distance et au covoiturage. Photo Georges GOBET/AFP
« La très bonne nouvelle, c'est que le train a le vent en poupe. » Guillaume Pepy a de bonnes raisons d'être optimiste. Les résultats sont même encore meilleurs que ceux que le PDG de la SNCF pressentait début juillet. Le nombre de voyageurs dans les TGV est en hausse de 16,9 % sur les six premiers mois de l'année. La longue grève de 2018 explique en partie cette croissance exceptionnelle. Mais si on se réfère au premier semestre 2017, le trafic augmente de 11,1 %. Cette progression à deux chiffres confirme l'engouement pour la grande vitesse malgré les critiques récurrentes sur le prix élevé des billets et le manque de ponctualité des TGV.
Les TER en hausse de 15,9 % en deux ans

Les trois mois de grève par intermittence de 2018 n'ont pas empêché l'adoption de la réforme ferroviaire, ni détourné les Français du train. Les Ouigo et leurs petits tarifs tirent la croissance du TGV vers le haut. L'offre low cost lancée pour contrecarrer les autocars longue distance et le covoiturage a atteint ses objectifs. Sa montée en puissance va continuer jusqu'à représenter un TGV sur quatre en 2020, au moment de l'arrivée de la concurrence.

Les trains express régionaux (TER) affichent également de très bons résultats avec une hausse de fréquentation de 21,4 %, ramenée à 15,9 % par rapport à 2017. Le transfert de plusieurs lignes Intercités aux Régions contribue au dynamisme des TER.

La forte croissance du TGV est une très bonne nouvelle pour Alstom. La SNCF vient d'annoncer la commande de 12 nouvelles rames Océane pour faire face à l'augmentation du trafic. Elles seront mises en circulation à partir de 2021 sur les lignes Paris-Rennes, Paris-Nantes et Paris-Metz-Nancy. « Cette commande permettra, en particulier, d'assurer la charge de travail des sites de La Rochelle et de Belfort en 2020 et 2021, avant la livraison des trains de nouvelle génération commandés en 2018 », explique Jean-Baptiste Eyméoud, PDG d'Alstom France.
Du travail pour 520 salariés à La Rochelle et Belfort

L'an dernier, la SNCF a passé commande de 100 rames du TGV du futur mais leur livraison ne commencera qu'à partir de 2023 à cause des délais de conception et de mise en production. Les TGV Océane, avec deux niveaux et 556 sièges, sont, eux, prêts à être fabriqués très rapidement. La commande de douze rames supplémentaires pour un montant total de 335 millions d'euros s'ajoute à celle de 55 trains du même modèle, dont 41 ont déjà été livrés et 14 autres sont en cours de livraison sur l'axe Atlantique.

Alstom, qui craignait un trou de deux ans dans son plan de charge, estime que ces nouvelles rames Océane donneront du travail pour 400 salariés à La Rochelle et 120 à Belfort.

Les voyants ne sont pas tous au vert à la SNCF. La dette supportée par la filiale en charge du réseau ferré s'est encore alourdie de 3 milliards d'euros en un an. Elle pèse désormais 51,6 milliards d'euros. Après avoir poussé la SNCF à investir tous azimuts dans des lignes TGV très coûteuses, au détriment de l'entretien des trains du quotidien, l'État s'est engagé à reprendre une grosse partie de cette dette colossale : 25 milliards en 2020 puis 10 milliards en 2022.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Vingt-trois trains Coradiade plus pour Alstom

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:17:01

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Vingt-trois trains Coradiade plus pour Alstom
 

 
Alstom va fournir 13 trains au groupement Hello Paris en charge de l'exploitation du Charles-de-Gaulle Express, le futur train rapide qui doit relier Paris à l'aéroport de Roissy en 20 minutes à partir de la fin 2025. Ces rames automotrices sont issues de la gamme Coradia Polyvalent qui sert de matrice aux trains régionaux.

Cette nouvelle commande d'un montant de 160 millions d'euros intervient trois jours après celle de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mardi la collectivité présidée par Laurent Wauquiez a confirmé à Alstom l'achat de dix trains régionaux supplémentaires pour un montant de 70 millions d'euros. Ces trains Régiolis (gamme Coradia Polyvalent), dont les livraisons s'échelonneront de décembre 2020 à mai 2021, bénéficieront des mêmes spécificités que les 17 rames qui doivent être mises en circulation à la mi-décembre 2019 sur la ligne franco-suisse dite « Léman Express ». Comme ces dernières, commandées à l'automne 2015, les dix nouvelles rames seront composées de quatre voitures (204 places assises) et équipées de la technologie ERMTS pour assurer des liaisons transfrontalières.

Six des treize sites d'Alstom en France participent à la construction des trains de la gamme Coradia Polyvalents, dont l'usine de Reichshoffen, qui en assure la conception et l'assemblage. À ce jour, 361 trains issus de la gamme Coradia, dont 287 Régiolis, ont été commandés dans le cadre d'un contrat signé en 2009 avec la SNCF.

 

 
 

Environnement Camp climat de Kingersheim : « Il y a un mouvement de fond »

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:00:22

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Environnement  Camp climat de Kingersheim
Environnement Camp climat de Kingersheim : « Il y a un mouvement de fond »
Depuis ce jeudi et jusqu'au 11 août, un millier de militants participe au Camp climat organisé par Alternatiba, Les Amis de la terre et ANV-COP 21 à Kingersheim. En plus d'échanger des expériences, ils suivent des formations pour contrer des projets néfastes à l'environnement.

 
Première assemblée plénière à l'ouverture du Camp climat, hier après-midi, en présence du maire Jo Spiegel, très applaudi, pour lequel « il y a une rupture à construire dans la non-violence ».
Tous sont là avec le même constat, partagé ce jeudi par les organisateurs du Camp climat, en place jusqu'au 11 août à Kingersheim, près de Mulhouse, comme par le maire de la commune Jo Spiegel : « Les petits pas ne suffisent plus, il faut une mobilisation forte. » Laquelle « grandit » bel et bien, à voir le millier de participants de toute la France inscrit aux quelque 300 ateliers de formation proposés par ANV (Action non violente)-COP21, Alternatiba et Les Amis de la terre, avec l'apport de partenaires tels Greenpeace, ATD Quart-Monde, Act Up...

Jeunes (pour beaucoup) et moins jeunes, qu'ils aient pris part ou non aux marches successives pour le climat, à la pétition « L'Affaire du siècle », ou à des actions de rébellion, ils constituent, observe Khaled Gaiji, président des Amis de la terre, un « nouveau mouvement de fond » face à l'urgence du réchauffement climatique et aux efforts jugés insuffisants de l'État français pour le contrer.
Réflexion collective

Ils étaient environ 300 lors du premier Camp climat dans le Lot-et-Garonne, en 2016, après la COP21 à Paris, puis 600 dans les Pyrénées-Orientales en 2017. « Cette année, nous nous sommes lancé le défi de changer d'échelle », au point qu'il a fallu refuser du monde, ont précisé Raquel Diaz Gonzalez et Claudine Darque, d'ANV-COP21/Alternatiba, deux des coordinatrices de l'événement.

À tous, il s'agit, durant ces dix jours, de donner « des outils » pour apprendre à « stopper des projets néfastes au climat et permettre de vraies alternatives » à développer « dans les territoires ». Des ateliers portent ainsi sur les campagnes en cours, sur la création d'un groupe local, la communication via les réseaux sociaux, ou encore sur des techniques de résistance et désobéissance civile.

Il s'agit aussi « de créer du lien », d'échanger les expériences de manière conviviale, de nourrir la réflexion collective. Le tout aboutissant, les 9 et 10 août, à une mise en pratique de cette « montée en compétences » lors d'une « simul'action », un exercice d'action non-violente grandeur nature dont le scénario est encore tenu secret.

D'ici là, les participants, logés et nourris sur place (dans la monnaie locale existante, la Cigogne), donnent aussi de leur temps (2 h 30 à 3 h par jour) en participant aux tâches quotidiennes, à l'hygiène des sanitaires ou à la cuisine, « pour que ça fonctionne correctement ».
« Territoire en lutte »

Tout aussi indispensable est le fort soutien local consenti par les Sheds, lieu associatif proposant, entre autres, un « café-resto-théâtre écologique », ainsi que la mairie de Kingersheim qui a mis ses installations à la disposition des campeurs du climat, de la salle polyvalente au Cosec, de la cour du collège à la Maison de la citoyenneté... D'ailleurs, les organisateurs, semble-t-il amateurs de jeux de mots, ont eu en retour une pensée pour le maire en baptisant l'un des lieux de formation le « Dojo Spiegel ».

Quant aux choix de rallier la ville alsacienne en 2019, après deux éditions dans la campagne, il est de l'ordre de l'évidence pour Zoé Lavocat, membre de la coordination d'ANV COP21. Non seulement la commune, engagée dans une transition écologique en même temps que démocratique, est partenaire de la campagne Alternatives territoriales, mais en outre toute la région apparaît comme « un territoire en lutte » contre le GCO de Strasbourg, les déchets de Stocamine... Un territoire fort d'un « terreau militant et associatif fertile » susceptible d'aider à semer de nouvelles graines de mobilisation.
Catherine CHENCINER

 

 
 

 

Kingersheim « Il y a un mouvement de fond »

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:11:31

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Kingersheim « Il y a un mouvement de fond »
 

 
Première assemblée plénière à l'ouverture du Camp climat, hier après-midi, en présence du maire Jo Spiegel, très applaudi, pour lequel « il y a une rupture à construire dans la non-violence ». Photo L'Alsace
Tous sont là avec le même constat, partagé ce jeudi par les organisateurs du Camp climat, en place jusqu'au 11 août à Kingersheim, près de Mulhouse, comme par le maire de la commune Jo Spiegel : « Les petits pas ne suffisent plus, il faut une mobilisation forte. » Laquelle « grandit » bel et bien, à voir le millier de participants de toute la France inscrit aux quelque 300 ateliers de formation proposés par ANV (Action non violente)-COP21, Alternatiba et Les Amis de la terre, avec l'apport de partenaires tels Greenpeace, ATD Quart-Monde, Act Up...

Jeunes (pour beaucoup) et moins jeunes, qu'ils aient pris part ou non aux marches successives pour le climat, à la pétition « L'Affaire du siècle », ou à des actions de rébellion, ils constituent, observe Khaled Gaiji, président des Amis de la terre, un « nouveau mouvement de fond » face à l'urgence du réchauffement climatique et aux efforts jugés insuffisants de l'État français pour le contrer.
Réflexion collective

Ils étaient environ 300 lors du premier Camp climat dans le Lot-et-Garonne, en 2016, après la COP21 à Paris, puis 600 dans les Pyrénées-Orientales en 2017. « Cette année, nous nous sommes lancé le défi de changer d'échelle », au point qu'il a fallu refuser du monde, ont précisé Raquel Diaz Gonzalez et Claudine Darque, d'ANV-COP21/Alternatiba, deux des coordinatrices de l'événement.

À tous, il s'agit, durant ces dix jours, de donner « des outils » pour apprendre à « stopper des projets néfastes au climat et permettre de vraies alternatives » à développer « dans les territoires ». Des ateliers portent ainsi sur les campagnes en cours, sur la création d'un groupe local, la communication via les réseaux sociaux, ou encore sur des techniques de résistance et désobéissance civile.

Il s'agit aussi « de créer du lien », d'échanger les expériences de manière conviviale, de nourrir la réflexion collective. Le tout aboutissant, les 9 et 10 août, à une mise en pratique de cette « montée en compétences » lors d'une « simul'action », un exercice d'action non-violente grandeur nature dont le scénario est encore tenu secret.

D'ici là, les participants, logés et nourris sur place (dans la monnaie locale existante, la Cigogne), donnent aussi de leur temps (2 h 30 à 3 h par jour) en participant aux tâches quotidiennes, à l'hygiène des sanitaires ou à la cuisine, « pour que ça fonctionne correctement ».
« Territoire en lutte »

Tout aussi indispensable est le fort soutien local consenti par les Sheds, lieu associatif proposant, entre autres, un « café-restau-théâtre écologique », ainsi que la mairie de Kingersheim qui a mis ses installations à la disposition des campeurs du climat, de la salle polyvalente au Cosec, de la cour du collège à la Maison de la citoyenneté... D'ailleurs, les organisateurs, semble-t-il amateurs de jeux de mots, ont eu en retour une pensée pour le maire en baptisant l'un des lieux de formation le « Dojo Spiegel ».

Quant aux choix de rallier la ville alsacienne en 2019, après deux éditions dans la campagne, il est de l'ordre de l'évidence pour Zoé Lavocat, membre de la coordination d'ANV-COP21. Non seulement la commune, engagée dans une transition écologique en même temps que démocratique, est partenaire de la campagne Alternatives territoriales, mais en outre toute la région apparaît comme « un territoire en lutte » contre le GCO de Strasbourg, les déchets de Stocamine... Un territoire fort d'un « terreau militant et associatif fertile » susceptible d'aider à semer de nouvelles graines de mobilisation.
Textes : Catherine CHENCINERPhotos : François TORELLI

 

 
 

Pourquoi la police déprime ?

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 05:57:35

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Sécurité 46 suicides depuis le 1er janvier
Pourquoi la police déprime ?
La police nationale fait face à un nombre inquiétant de suicides cette année. Jeudi encore, un CRS de Lille s'est donné la mort. La conséquence d'un ras-le-bol général qui amène certains agents à craquer définitivement.
 

 
Au moins 46 policiers ont mis fin à leurs jours depuis le début de l'année 2019.
Au moins quarante-six policiers se sont suicidés en France depuis le mois de janvier. Ce jeudi encore, un homme de la CRS11 s'est donné la mort à Lille. Rien que la semaine dernière, cinq policiers ont mis fin à leurs jours. Un agent de police de 46 ans s'est également suicidé mercredi. Des chiffres « malheureusement historiques » pour Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative Police. En moyenne, cinquante suicides sont recensés tous les ans selon le ministère de l'Intérieur. Les chiffres de cette année font redouter le pire à Denis Jacob : dépasser la centaine fin 2019.
Les conditions de travail sont pointées du doigt

L'état des commissariats, le manque de moyens et les véhicules non renouvelés font partie des soucis professionnels majeurs qui, souvent, viennent se superposer à des difficultés d'ordre personnel. À cela s'ajoute le «suremploi», notamment depuis la vague d'attentats de 2015, qui a conduit au renfort de la sécurité. Avec un week-end (samedi et dimanche) sur six, l'organisation du travail des policiers joue aussi un rôle non négligeable sur leur bien-être. De quoi perturber fortement la régularité des repos et les moments de répit auprès de leurs proches. Une expérimentation est prévue à partir du mois de septembre, qui permettra aux agents d'avoir un week-end (samedi et dimanche) sur deux. En contrepartie, ils devront travailler douze heures pendant deux jours consécutifs. Tous ces facteurs cumulés amènent inévitablement certains policiers à craquer, physiquement et mentalement. Ces derniers ne sont pas aidés par leur quotidien, confronté à la misère sociale, à la mort et au sang.
Un manque de considération et de reconnaissance

Les soucis de la profession se jouent aussi en interne où le relationnel hiérarchique et le management connaissent parfois de grosses difficultés. Mais également en public où de nombreuses interventions policières sont sujettes à polémique, amenant à des mois d'enquêtes, parfois classées sans suite comme pour l'interpellation des lycéens dans les Yvelines en décembre 2018.

Cette dernière année, la pression du mouvement des gilets jaunes s'est particulièrement fait ressentir. Denis Jacob explique : « il y a eu des slogans très durs comme "suicidez-vous !", c'est très pesant pour nous, il y a sûrement un lien de cause à effet. Il y a aussi des situations individuelles de souffrance. Additionnées aux difficultés de la profession, le risque de suicide est d'autant plus élevé ».
Des structures d'aide peu nombreuses et peu décisives

Les policiers en souffrance peuvent se faire aider auprès de structures comme le Service de Soutien Psychologique Opérationnel (SSPO) qui est composé de plus de 80 psychologues cliniciens. Une "cellule alerte prévention suicide" a également été lancée fin avril. Mais force est de constater que le taux de suicide reste croissant.
Elouan BRAULT

 

 
 

 

Arme de service : pour le meilleur et pour le pire

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:31:45

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Arme de service : pour le meilleur et pour le pire
 

 
Les agents souhaitant garder leur pistolet doivent en faire la demande à leur hiérarchie. Photo Julio PELAEZ
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner expliquait, en avril dernier, que le taux d'utilisation de l'arme de service dans les suicides de policiers n'a pas bougé depuis dix ans. Des propos mis en adéquation avec les mesures prises après les attentats du 13 novembre 2015, autorisant les policiers actifs à porter leur arme individuelle en dehors de leur service, mesure pérennisée en juin 2016.
Pas encore d'étude sur les conséquences du port d'arme

L'arme de service peut être définie comme un facilitateur dans le passage à l'acte, de même pour le fait de savoir s'en servir. Il ne faut cependant pas tirer de conclusions hâtives pour le ministre et les syndicats de police, car il n'existe pas encore d'étude concrète chiffrant le nombre de suicides liés à la réglementation sur le port d'arme en dehors du service. Pour rappel, parmi les cinq suicides de la semaine dernière, il y en a eu deux par pendaison.

Les agents de la police nationale souhaitant garder leur pistolet Sig-Sauer de calibre 9 mm doivent en faire la déclaration et la demande auprès de leur chef. Cette dernière doit évidemment être validée par la hiérarchie, qui peut revenir sur sa décision à tout moment. Cet examen préalable peut entre autres servir à évaluer la stabilité morale du fonctionnaire de police qui effectue sa demande. Autres condition : les policiers doivent assurer un entraînement de tir au moins tous les quatre mois.
E.B.

 

 
 

À l'école de la désobéissance civile

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 05:58:22

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société Actions chocs pour le climat
À l'école de la désobéissance civile
Des ONG proposent des stages de formation à l'action non violente. Les militants y apprennent les clés d'une opération réussie mais aussi des conseils pour répondre à la police en cas d'arrestation.
 

 
L'exercice « poids lourd » pour ralentir une évacuation.
Détacher des portraits d'Emmanuel Macron dans les mairies, bloquer l'accès des salariés de Total à la Défense ou envahir un pont parisien. Les militants climat débordent d'idées pour dénoncer l'inaction des politiques et des entreprises face au réchauffement de la planète. Finies les classiques manifestations, l'heure est à « l'action non violente » et à la « désobéissance civile ».

Des ONG, comme ANV COP21 ou le collectif Les Désobéissants, proposent même des formations pour se préparer à ces opérations coup de poing. La contribution est libre et permet de financer les futures actions et les frais d'avocats éventuels des militants en cas d'arrestation.

Rendez-vous est pris un dimanche, à Paris, avec ANV COP21. Une trentaine de jeunes hommes et femmes ont sacrifié leur grasse matinée pour apprendre les rudiments de l'action climat. Au menu, formation théorique : que disent les dernières conclusions des scientifiques du GIEC sur le réchauffement climatique ? La désobéissance civile, c'est quoi ? et pratique : que répondre si vous êtes en garde à vue ? Comment se positionner dans un sit-in pour être indélogeable par les forces de l'ordre ?
Objectif : sauver la planète

« Pour la planète, chaque degré compte. Face au réchauffement climatique, on a besoin d'un changement rapide et complet. Avec l'influence des lobbys, le processus légal est beaucoup trop lent », plaide Etienne, le formateur âgé de 24 ans, qui arrive à une conclusion : « Ce qui est légal n'est pas toujours légitime. Et ce qui légitime n'est pas toujours légal ». Sur le mur, un rétroprojecteur diffuse la photo d'une femme noire assise dans un bar réservé au blanc dans les années 1950. Ils veulent faire bouger les lignes en organisant des événements hors la loi. Avec une limite - rappelée tout au long de la formation : la violence. Pas question d'en venir aux poings, ni aux insultes. Créer un rapport de force mais éviter la bagarre.

Une fois les bases théoriques posées, place à la stratégie. Le principe : trouver une cible (entreprise, administration...) pour illustrer un message politique. Sur le mur défilent les images d'un blocage. À Pau, lors qu'une réunion réunissant des industriels des énergies fossiles, des militants armés de coussins comme boucliers, prennent d'assaut le Palais des Congrès. Ils s'allongent devant le bâtiment pour en interdire l'accès aux congressistes. Dans cette action commando, tout est préparé à l'avance, minuté et chacun joue un rôle précis.
De l'importance du secret

Le stage permet d'intégrer tous les codes, et la logique de préparation. Comme dans un bon film d'action, l'équipe de coordination - une poignée de militants qui a défini la cible et le message politique - repère les lieux. Comment on y accède ? Y a-t-il des vigiles ? Quels sont les horaires des salariés et les horaires d'ouverture ? Et surtout... quel est le bon angle pour les caméras et y-a-t-il une belle lumière pour les photos ? Car, dans la désobéissance civile, la communication est aussi importante que l'action. Le but est de diffuser de manière virale des images pour faire réagir l'opinion.

Le plan est préparé dans le plus grand secret. L'information est cloisonnée pour que rien ne fuite. Vient ensuite la répartition des rôles sur le terrain : du « peace keeper » pour rassurer les riverains au porte-parole en passant par la base arrière communication et le contact police. Car, c'est le risque de ce genre d'actions, on peut finir en garde à vue.

Place aux ateliers pratiques. Assis sur le sol en carrelage, les militants entremêlent leurs jambes et leurs bras pour former une chaîne humaine. Ils s'essaient à la « chenille » et au « tapis » : autant de techniques pour être difficilement délogeables par les forces de l'ordre. Autre exercice : le poids morts. Dans le rôle des CRS, deux militants agrippent un troisième, allongé à terre, par les pieds et les mains. Il doit s'entraîner à se faire le plus mou possible... pour être si lourd qu'il faut beaucoup plus de temps pour le déplacer. Et si on finit au poste ? Là aussi l'ONG donne des conseils : donner le minimum d'informations. « Ce n'est pas le moment de faire des grands discours sur le réchauffement climatique », sourit Etienne.
À Paris, Élodie BÉCU

 

 
 

 

La réforme de la fonction publique validée

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 05:59:16

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Parlement Recours
La réforme de la fonction publique validée
 

 
Le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution l'ensemble du projet de réforme de la fonction publique. Il a, en conséquence, rejeté le recours déposé par les députés des trois groupes de gauche.

Les « Sages » ont estimé que le texte ne portait pas atteinte aux principes constitutionnels « de la participation », de « l'égal accès aux emplois publics » ou encore « au droit de grève », comme l'estimaient les élus des groupes PS, PCF et Insoumis. « Cette réforme va permettre aux agents et aux responsables publics d'oeuvrer plus facilement au service de l'intérêt de tous les Français et de l'intérêt général », a salué la députée LaREM Emilie Chalas, rapporteure du texte.

Le projet de loi « de transformation de la fonction publique » a été adopté définitivement le 23 juillet par un ultime vote du Sénat au grand dam de l'ensemble des syndicats qui ont dénoncé « un mauvais coup ».

Le texte qui concerne l'ensemble des agents (État, hospitalière, territoriale) soit 5,5 millions de fonctionnaires, prévoit notamment un recours accru aux contractuels (déjà au nombre d'un million), mais aussi des mobilités facilitées, un mécanisme de rupture conventionnelle à l'image du privé ou encore un dialogue social « simplifié ».

Pour les « Sages », le recours à davantage de contractuels, dénoncé par les opposants comme « une casse de la fonction publique », ne méconnaît pas le principe d'égal accès des citoyens aux emplois publics. Ils estiment aussi que la loi ne remet pas en cause le principe de la loi Le Pors de 1983 selon laquelle les emplois permanents de la fonction publique sont occupés par des agents titulaires, même si elle aménage de nouvelles dérogations à ce principe.

Sur le nouvel encadrement du droit de grève prévu dans la loi, le Conseil constitutionnel estime qu'il respecte un équilibre avec un autre principe constitutionnel, celui de la continuité du service public.

 

 
 

 

La permanence du chef de LREM Stanislas Guérini taguée

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:04:45

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La permanence du chef de LREM Stanislas Guérini taguée
 

 
« La police tue », « Non au Ceta » : la permanence du délégué général de LREM Stanislas Guérini a été taguée dans la nuit de mercredi à jeudi à Paris. Le député de la 3e circonscription de la capitale a déploré, dans un tweet, ces tags qui « s'ajoutent à une série trop longue de lieux de démocratie endommagés », en référence aux autres permanences d'élus de la majorité qui ont été ciblées ces derniers jours. Une enquête de flagrance a été ouverte pour dégradations de biens privés.

Quel rôle pour l'entreprise dans la société ?

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:14:10

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Quel rôle pour l'entreprise dans la société ?
 

 

 
« L'entreprise n'obéissant qu'à de simples impératifs économiques n'est plus acceptable socialement. Les enjeux environnementaux renforcent cette idée », déclare Olivier Klotz, président du Mouvement des entreprises de France (Medef) Alsace, qui, cette année, a fait de « la raison d'être des entrepreneurs » le thème de la journée estivale de rencontre et d'échanges. Elle aura lieu à l'École de management, 61 avenue de la Forêt-Noire à Strasbourg, le jeudi 19 septembre de 13 h 30 à 19 h.

Le premier temps fort de la journée sera une conversation entre Amélie Goudjo, handballeuse et consultante TV, et Patrick Poivre d'Arvor, journaliste et écrivain, intitulée « trouver dans l'adversité sa raison d'être ». Suivront quatre ateliers thématiques de 45 minutes chacun qui permettront de partager les pratiques, idées et savoirs, en matière de transformation numérique dans les PME familiales, d'enjeux liés à la transmission d'entreprise, d'esprit d'entreprendre, de contraintes et d'opportunités liées à la cybersécurité.

Pierre-Etienne Bindschedler, PDG de Soprema, s'exprimera dans le cadre de la séquence de l'entretien économique avant que Geoffroy Roux de Bézieux, président de Notus Technologies (Levallois-Perret) et président national du Medef, n'intervienne à son tour. Tous deux participeront ensuite à la réunion plénière de clôture aux côtés de Christian Streiff, ancien PDG de Saint Gobain, Airbus et PSA, Émeline Hahn, présidente de Fizimed, et Olivier Klotz.
SURFER Infos et inscriptions en ligne sur www.uelasace.fr.

 

 
 

Gozi, un Italien à Matignon

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:05:53

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Gozi, un Italien à Matignon
 

 
Sandro Gozi au lancement de la campagne des européennes de la liste LREM. Photo Jacques DEMARTHON/AFP
Un employé entre installer une lampe. Une conseillère passe la tête pour demander quand accrocher les tableaux... Nous sommes ce jeudi matin à Matignon dans le bureau en chantier d'un nouveau conseiller du Premier ministre. Classique, sauf qu'il s'agit... d'un ancien ministre italien : Sandro Gozi, 53 ans, secrétaire d'État italien aux Affaires européennes de 2014 à 2016, devenu chargé de mission d'Édouard Philippe pour les questions européennes.
Di Maio veut lui retirer la nationalité

Le tollé a été immédiat en Italie. « On doit évaluer s'il faut lui retirer la nationalité italienne : il trahit l'Italie », a déclaré Luigi Di Maio, vice-président du Conseil et leader du Mouvement 5 Étoiles. L'intéressé réplique : « La Ligue s'affiche, mais les 5 Étoiles sont pires, ce sont les nationalistes du XXIe siècle. Ils utilisent les réseaux sociaux pour désigner des traîtres, une manière d'assassinat politique... Ce sont des nationalistes numériques ! »

Sandro Gozi se définit comme « un citoyen européen de nationalité italienne ». Défendant les mêmes convictions à Bruxelles auprès du président de la Commission de l'époque, Romano Prodi, puis à Rome et aujourd'hui Paris.
« L'Italie laissée seule »

« La France, dit-il dans un français parfait teinté d'un léger accent transalpin, est le pays que je connais le mieux après l'Italie. » Venu la première fois à 17 ans, il y a été étudiant Erasmus, puis doctorant à Sciences-Po, où il enseigne depuis 15 ans.

Il le reconnaît, « entre la France et l'Italie, il y a eu des moments difficiles ». Il se souvient de la crise des migrants au côté de Matteo Renzi, en 2014 : « Nous avons toujours dit que la migration n'était pas un problème national italien, grec ou maltais, mais le principal problème européen... L'Italie a été laissée seule trop longtemps. S'il y avait eu dès le départ plus de solidarité européenne, on n'aurait pas mis autant d'essence dans le moteur nationaliste ».

Les choses ont changé, depuis. Pour preuve, mercredi, la coopération de plusieurs pays européens afin de répartir les migrants du Gregoretti. « C'est une solidarité au cas par cas, qui doit devenir permanente. » Il ne désespère pas que l'Italie en devienne partie prenante.
Le Rubicon, tout petit

Sandro Gozi n'est que de passage à Matignon. Élu député européen sur la liste Renaissance de LREM, il rejoindra Strasbourg dès le Brexit des eurodéputés britanniques. Il y continuera de travailler à la réforme de l'Europe voulue par Emmanuel Macron. Avec une âme revendiquée de pionnier : « Je suis né en Romagne, à Sogliano al Rubicone. Depuis que je suis né, franchir le Rubicon est une habitude ».
Francis BROCHET

 

 
 

Appuis déménagera sur le site DMC, mais pas tout de suite

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:08:44

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Appuis déménagera sur le site DMC, mais pas tout de suite
 

 
Lorsque l'association Appuis sera installée sur son plateau de 1800 m², c'est elle qui occupera la plus grande surface du bâtiment 33 de DMC, qui compte 16 locataires. Photo L'Alsace/C.F.
« Aujourd'hui, il s'agit d'une rencontre symbolique. » Si Geneviève Mouillet, présidente de l'association Appuis (Accueil, prévention, protection, urgence, inclusion, santé-social), dit ça, en ce vendredi matin de la fin du mois de juillet, c'est parce que, pour le moment, les futurs locaux qu'occupera l'association sur le site DMC, rue de Pfastatt à Mulhouse, sont encore vides de tout, sauf de sens.
Réunir les équipes mulhousiennes surun même site

Lorsque le groupe Citivia rachète en 2007, pour le compte de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), un peu plus de 110 000 m² de bâtiment sur 12 hectares sur la friche DMC pour donner une seconde vie au site, l'un des axes du programme développement du lieu est « l'économie sociale et solidaire ». Une thématique dans laquelle « on s'inscrit pleinement », a souligné Laurent Konopinski, le directeur d'Appuis, une association qui intervient dans tout le département du Haut-Rhin dans de nombreux domaines : le logement, l'hébergement et l'accompagnement des demandeurs d'asile, des réfugiés, des femmes victimes de violence, des personnes en situation difficile, précaire ou en souffrance psychique, l'aide éducative à domicile, l'insertion par l'économie, etc.

Outre le fait que les missions d'Appuis s'inscrivent dans la philosophie du site DMC, le futur déménagement de l'association est surtout la conséquence de son développement ces cinq dernières années et de la « nécessaire réorganisation » qui en découle.« Le budget de l'association est passé de 4,8 millions d'euros en 2014 à 9 millions en 2019. Ses activités se sont notamment développées après les deux fusions absorptions d'Accord 68 (service d'aide aux victimes de violences conjugales, d'abus sexuels, etc.) et d'Actilog (agence immobilière à vocation sociale). Et l'effectif a doublé. Il est passé de 80 à 160 salariés, au 1er janvier 2019 », dont une centaine travaillent à Mulhouse, dans les différents sites de l'association : rue Jules-Ehrmann (siège social), rue de Soultz (pôle inclusion) et rues de la Somme, du Chêne et avenue de Colmar (pôle protection).
Déménagement fin 2020

L'ensemble de ces sites et équipes seront bientôt réunis en un seul lieu, celui du bâtiment 33 du site DMC, où un plateau d'un peu plus de 1800 m² sera réhabilité pour un montant de 1,4 million d'euros, un investissement financé principalement par l'État, le conseil départemental du Haut-Rhin, l'Agence régionale de santé du Grand Est, l'Union européenne via le fonds Fami (Fonds asile, migration, intégration) et le ministère de la Justice.

Un plateau d'un peu plus de 11 000 m2 sera réhabilité. Photo L'Alsace /Cécile FELLMANN

Les travaux de réhabilitation devraient commencer à la rentrée de septembre. L'emménagement est prévu pour fin d'année 2020-début d'année 2021. Appuis sera alors la plus importante structure du site, en nombre de salariés (une centaine, même s'il ne s'agit pas de création de postes, mais uniquement d'un transfert) et par la surface occupée. Le bâtiment 33 du site DMC, qui offre au total un peu plus de 11 000 m², compte 16 locataires qui occupent des surfaces allant de 100 à 1800 m² pour Appuis. « Avec l'arrivée de l'association, le bâtiment 33 sera occupé à 80 %, suite à la libération des locaux de Fix Bloc (liquidation) et NJMH (départ). Il reste trois surfaces de disponibles pour un total de 1500 m² », a précisé Philippe Maitreau, le président de Citivia.
Cécile FELLMANN

 

 
 

Viticulture Sécheresse : Pour les jeunes vignerons, l'irrigation n'est pas la solution

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:01:17

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Viticulture Sécheresse
Viticulture Sécheresse : Pour les jeunes vignerons, l'irrigation n'est pas la solution
Faut-il irriguer les vignes en Alsace, alors que les épisodes de sécheresse deviennent récurrents ? Alors que la profession y réfléchit, la question fait débat. Les jeunes vignerons indépendants ne sont pas favorables à l'irrigation du vignoble et ils s'en expliquent.

 
Pour lutter contre le stress hydrique de la vigne, le sol est paillé pour garder l'humidité.
« Une vigne irriguée ne doit pas avoir l'AOC Alsace », assène le groupe des jeunes du Synvira, le Syndicat des vignerons indépendants d'Alsace. « Les vignes d'appellation contrôlée doivent refléter un lien au terroir, dont les limites forment les qualités. On sait de longue date que la pluviométrie en Alsace est très faible. L'irrigation n'est pas de nature à améliorer le potentiel qualitatif des millésimes. Ce n'est pas une solution technique pertinente pour le vignoble »
Des alternatives écologiques

Autre constat : « la vigne est une plante sobre qui pousse dans des climats bien plus austères que l'Alsace, mais avec des rendements plus raisonnables ». Pourquoi l'irriguer ? Et ce d'autant plus qu'il existe d'autres méthodes telles que « les couverts végétaux permanents qui maintiennent l'humidité et la vie dans les sols et permettent d'économiser les passages de tracteurs à la forte empreinte carbone », plaide la nouvelle génération.

L'adaptation de la taille à la nature des terroirs sans apports d'engrais minéraux, le choix de porte-greffe plus appropriés à la nouvelle donne environnementale, constituent d'autres réponses possibles.
« Une fuite en avant »

À cela s'ajoute l'argument économique avec l'importance des investissements (forage, pompage...) nécessaires pour irriguer, « que peu d'entreprises auront les moyens de réaliser ». Cela aura pour conséquence de créer à l'échelle de la filière, « des distorsions de production » entre les exploitations qui pourront irriguer les autres. Sans compter le caractère dispendieux de ce choix technique, au niveau des ressources en eau qui font déjà défaut.

Pour les jeunes vignerons, l'irrigation est « une fuite en avant » qui reflète « notre incapacité » à gérer l'appellation Alsace sur le long terme. Si une réflexion a été engagée sur le sujet, « ce n'est pas, estiment-ils, dans un but qualitatif, mais plutôt dans l'intention d'obtenir le coût de revient le plus bas pour certains professionnels soumis à des marchés de volumes ».

Les mêmes approuvent en revanche le souhait de l'AVA (Association des viticulteurs d'Alsace), gestionnaire de l'appellation, de « diminuer exceptionnellement les rendements cette année ». La situation des ventes de vins d'Alsace le justifie selon eux : « Rapportée à la surface viticole, la commercialisation actuelle correspond à un rendement de 59 hl/ha. Pourquoi continuer à en produire 80 ? ».

 

 
 

 

Pour les jeunes vignerons, l'irrigation n'est pas la solution

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:35:33

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Pour les jeunes vignerons, l'irrigation n'est pas la solution
 

 
Pour lutter contre le stress hydrique de la vigne, le sol est paillé pour garder l'humidité. Photo DNA /Franck DELHOMME
« Une vigne irriguée ne doit pas avoir l'AOC Alsace », assène le groupe des jeunes du Synvira, le Syndicat des vignerons indépendants d'Alsace. « Les vignes d'appellation contrôlée doivent refléter un lien au terroir, dont les limites forment les qualités. On sait de longue date que la pluviométrie en Alsace est très faible. L'irrigation n'est pas de nature à améliorer le potentiel qualitatif des millésimes. Ce n'est pas une solution technique pertinente pour le vignoble. »
Des alternatives écologiques

Autre constat : « la vigne est une plante sobre qui pousse dans des climats bien plus austères que l'Alsace, mais avec des rendements plus raisonnables ». Pourquoi l'irriguer ? Et ce d'autant plus qu'il existe d'autres méthodes telles que « les couverts végétaux permanents qui maintiennent l'humidité et la vie dans les sols et permettent d'économiser les passages de tracteurs à la forte empreinte carbone », plaide la nouvelle génération.

L'adaptation de la taille à la nature des terroirs sans apports d'engrais minéraux, le choix de porte-greffe plus appropriés à la nouvelle donne environnementale constituent d'autres réponses possibles.
« Une fuite en avant »

À cela s'ajoute l'argument économique avec l'importance des investissements (forage, pompage...) nécessaires pour irriguer, « que peu d'entreprises auront les moyens de réaliser ». Cela aura pour conséquence de créer à l'échelle de la filière, « des distorsions de production » entre les exploitations qui pourront irriguer et les autres. Sans compter le caractère dispendieux de ce choix technique au niveau des ressources en eau qui font déjà défaut.

Pour les jeunes vignerons l'irrigation est « une fuite en avant » qui reflète « notre incapacité » à gérer l'appellation Alsace sur le long terme. Si une réflexion a été engagée sur le sujet, « ce n'est pas, estiment-ils, dans un but qualitatif, mais plutôt dans l'intention d'obtenir le coût de revient le plus bas pour certains professionnels soumis à des marchés de volumes ».

Les mêmes approuvent en revanche le souhait de l'Ava (Association des viticulteurs d'Alsace), gestionnaire de l'appellation, de « diminuer exceptionnellement les rendements cette année ». La situation des ventes de vins d'Alsace le justifie selon eux : « Rapportée à la surface viticole, la commercialisation actuelle correspond à un rendement de 59 hl/ha. Pourquoi continuer à en produire 80 ? »

 

 
 

Tour d'Alsace Dans une autre dimension

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:37:34

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Tour d'Alsace Dans une autre dimension
 

 
Tim Merlier assume largement le poids de son maillot de champion de Belgique, avec lequel il a remporté son premier succès en noir-jaune-rouge, hier à Sélestat. Photo L'Alsace /Denis WERWER
Avoir un champion de Belgique au départ du Tour Alsace, c'était déjà une performance. Voir gagner Tim Merlier (Corendon-Circus) au sprint dans les rues de Sélestat au bout de la 2e étape avec le maillot jaune de leader à la clé a rehaussé ce prestige. Et recevoir l'ancien maillot jaune Thomas Voeckler lors de la cérémonie protocolaire a apporté un premier sommet à l'épreuve qui rejoint La Planche des Belles Filles à partir de Vesoul ce vendredi !
« C'est mon premier succès avec ce maillot, c'est très spécial »

C'est pour ce rendez-vous en Haute-Saône que les coureurs n'ont pas trop dispersé leurs forces au cours des 153,4 km autour de Sélestat hier. À l'exception de cinq courageux, qui se sont lancés dans l'échappée du jour. Manabu Ishibashi de la sélection nationale japonaise, le Tchèque Jan Barta (Elkov-Author), le Néo-Zélandais James Fouche (Wiggins-Le Col), le Danois Torkil Veyhe (Riwal-Readynez) et le Belge Florian Vermeersch (Lotto-Soudal U23), qui a gagné le sprint de meilleur grimpeur... sur le pont Rathsamhausen-le-Bas, ont compté jusqu'à quatre minutes d'avance.

Corendon-Circus, la formation du leader Gianni Vermeersch, a pu compter sur le vainqueur 2018 à Sélestat, le Néerlandais David van der Poel - avec Jonas Rickaert et Otto Vergaerde - pour réguler le peloton, quand le champion de Belgique Tim Merlier et le grimpeur Jimmy Janssens étaient préservés. Ce train s'est accéléré jusqu'à la jonction dans les derniers kilomètres. Dans le sprint massif, Tim Merlier, qui avait déjà ajusté les coureurs de Deceuninck et autres Lotto au championnat de Belgique, a mis en avant son maillot noir-jaune-rouge, avec une belle marge !

« C'est mon premier succès avec ce maillot, c'est très spécial, savoure Tim Merlier, qui va le troquer pour le maillot jaune de leader. C'est incroyable, ce qui m'arrive cette saison, j'ai du mal à y croire. Je sais que je suis rapide au sprint, mais gagner le championnat de Belgique, c'est un rêve qui est devenu réalité. Aujourd'hui (hier), je gagne avec ce maillot, un mois après. J'en suis très content. »

Côté maillots, Tim Merlier a pour objectif de faire la passe de trois à l'Euro du 11 août à Alkmaar (Pays-Bas), au sein de la sélection belge. « J'espère que ça le fera, mais avec Viviani, Démare ou Sagan, je pense que ce sera difficile. Je vais quand même essayer. Je suis au Tour Alsace afin de travailler pour la semaine prochaine. »

Aujourd'hui, l'ambassadeur d'outre-Quiévrain sait qu'il peut compter sur sa formation. « L'équipe est très forte, on a déjà gagné le chrono mercredi, on est prêts pour ce Tour Alsace, admet-il. Mais je ne jouerai pas le général, c'est plutôt pour Jimmy Janssens. » Tim Merlier est prêt à passer le relais à un 3e Belge !
Textes : Gilles LEGEARD

 

 
 

Travaux sous tension pour protéger les cigognes

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:08:00

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Travaux sous tension pour protéger les cigognes
 

 
Un important dispositif est déployé par Enedis pour installer 19 protections avifaunes sur sept poteaux. Photo L'Alsace
En partenariat avec la commune de Durmenach, le conseil départemental et la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), Enedis s'est engagée depuis des années à protéger les cigognes de tout risque de percussion ou d'électrocution sur son réseau électrique 20 000 volts mais également pour éviter des coupures de courant régulières provoquées par les cigognes. Ce jeudi, une équipe de trois techniciens venue du site de Mulhouse spécialisée dans les travaux sous tension s'est rendue à Durmenach dans un champ de blé fraîchement coupé pour installer des protections avifaune sur un poteau.
Enedis sensibilisépar la LPO

« En 2018, la LPO nous a rendus attentifs au niveau de la mortalité importante de cigognes entre Durmenach et Roppentzwiller », indique Bernard Bubendorf, adjoint au directeur territorial d'Enedis. « L'an dernier un couple de cigognes avait construit son nid sur un poteau et trois petits étaient nés. Mais le père est mort électrocuté et la mère ne pouvait pas s'occuper toute seule de ses petits qui sont morts », renchérissent Michèle et Denis Brand de la LPO. « L'an dernier, toujours, nous avons également retrouvé trois cadavres de cigognes à Durmenach et Roppentzwiller », poursuit Sabine Drexler, conseillère départementale et première adjointe à Durmenach.

« Nous avons donc sensibilisé l'entreprise Enedis pour qu'elle installe des protections ».

Après des réunions entre les différents acteurs et après avoir réalisé un inventaire des poteaux potentiellement dangereux, Enedis s'est engagée à faire des travaux sous tension sans gêner les clients.
Dix-neuf protections installées cet été

« Cet été, nos techniciens, Florian chargé de travaux, Arnaud et Alexandre monteurs, installeront au total 19 protections avifaunes sur sept supports, ce qui permettra d'éviter tout risque de percussion ou d'électrocution pour les cigognes », précise Bernard Bubendorf.

Les travaux consistaient ce jeudi 1er août à installer des balises de protection sur la ligne tout en assurant la continuité de fourniture d'électricité. Ce dispositif dissuasif a déjà fait ses preuves ailleurs en Alsace, notamment dans la région des Trois frontières.

Si les cigognes ne peuvent plus construire leur nid, la mise en place de cet équipement bénéficie également à d'autres oiseaux, buses, milans, bref à un large éventail d'espèces. « Notre optique étant d'agir de manière globale pour la préservation de la biodiversité », concluent Florian Bodina, responsable cigognes au conseil départemental, et Jocelyn Perret, responsable du site d'exploitation d'Enedis à Altkirch.
Texte et photos : Françoise ITAMARD

 

 
 

Un nouveau trottoir accéder à la zone d'activités

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:07:08

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Un nouveau trottoir accéder à la zone d'activités
 

 
Le nouveau trottoir sur la RD45, en direction du giratoire de l'entrée sud du village. Photo L'Alsace /Robert Furderer
Dans le but d'assurer la sécurité des piétons et des cyclistes souhaitant se rendre dans la zone d'activités par la RD45, la commune de Bischwihr a décidé de créer un trottoir de 250 m de long et 2 m de large, depuis le giratoire de l'entrée sud du village en direction d'Andolsheim. Les travaux de pose des bordures, de gaines, en vue d'un futur éclairage, et de réalisation d'une noue de 180 m pour recueillir les eaux de pluie, ont démarré début juillet.

La circulation alternée était réglée par des feux de chantier. L'entreprise de travaux publics Pontiggia de Horbourg-Wihr a procédé jeudi 25 juillet à la pose de l'enrobé, sur les 250 m de trottoir nouvellement créé. Le coût des travaux (48 000 EUR HT), sera financé par la commune, en partenariat avec le Conseil départemental et Colmar Agglomération.

 

 
 

Vélos électriques : neuf nouvelles stations de recharge

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:13:12

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Vélos électriques : neuf nouvelles stations de recharge
 

 
L'objectif est de développer le cyclotourisme. Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Alors que les ventes de vélos à assistance électrique (VAE) ont continué à croître l'an dernier en France (+35 %) comme dans les pays voisins, l'agence Alsace destination tourisme (ADT) continue à conforter l'image de la première province cyclable de France en favorisant l'installation de stations de recharge le long de l'itinéraire cyclotouristique de la Traversée du massif des Vosges (TMV, 418 km de Thann à Wissembourg). D'ici quelques semaines, l'équipementier allemand Bosch installera à ses frais neuf nouvelles stations dans des sites de visite, des offices de tourisme et des hôtels-restaurants à Lembach, Lorentzen, Niederbronn, La Petite-Pierre, Saverne, Rothau, Châtenois, Husseren-Wesserling et Dannemarie.

Ces bornes comptant 6 prises individuelles rapides (compter 1 h 20 pour recharger à 60 % une batterie de 500 Wh) viennent s'ajouter aux neuf premières et à la trentaine de chargeurs simples que le leader européen de la motorisation VAE (70 marques de vélo partenaires) avait mis en place l'été dernier au Hartmannswillerkopf, dans des fermes-auberges et des restaurants du sud du massif. « Nous cherchons ainsi à développer le cyclotourisme et l'itinérance douce en combinant l'offre de services avec les arrêts pour visite ou restauration », explique Nadine Delforge, du pôle ingénierie de l'ADT.

La consigne, ajoute-t-elle, « est de rendre chaque borne accessible gratuitement au plus grand nombre, ceci pendant les heures d'ouverture et sous la surveillance bienveillante des lieux d'accueil ». Pour les VAE dont les batteries ne sont pas compatibles avec les stations Bosch, l'ADT renvoie les cyclotouristes vers les bornes du réseau européen Movelo implanté en Alsace depuis 2012.
X.T. SURFER Pour connaître les points de recharge Bosch et Movelo : www.alsaceavelo.fr.

 

 
 

Le plein d'aventures au lac Blanc et à la Schlucht

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:07:15

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Loisirs en famille (1) Dans les Vosges
Le plein d'aventures au lac Blanc et à la Schlucht
Premier volet d'une série d'été consacrée aux activités que l'on peut pratiquer en famille dans la région colmarienne. Luge d'été, accrobranche ou sentier pieds nus, les petits comme les grands sont au rendez-vous sur les cimes vosgiennes, du lac Blanc au col de la Schlucht.
 

 
Élise, 4 ans, et Céleste 6 ans, jouent les filles de l'air sur les parcours du parc d'aventures du Lac Blanc.
Dès l'ouverture, à 10 h, les cris d'enfants résonnent déjà au Parc d'aventures du lac Blanc. Une longue file d'enfants, venus d'un centre de loisirs, se bousculent pour récupérer un casque. Il s'agit de la première étape, suivie de l'installation du mousqueton, avant de pouvoir commencer l'ascension. Dans cette base de loisirs, les familles viennent autant pour les parcours d'accrobranche que pour le sentier pieds nus d'après le cogérant Jean-Marc Duportail.
« Les enfants ont besoin de bouger » <iframe src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x7ea31f" allowfullscreen="" allow="autoplay" width="1066" height="599" frameborder="0"></iframe>

Depuis bientôt 20 ans, il reçoit les visiteurs dans ce coin de montagne : « Les parents apprécient bien notre site car toutes les activités sont concentrées sur un même secteur, éloigné des routes et des parkings, on se sent en sécurité, les gens peuvent lâcher prise. » La troisième activité proposée, le paintball, est réservée à un public plus sportif et un peu plus âgé (à partir de 12 ans). « En été, notre clientèle est essentiellement familiale », explique-t-il alors que locaux et touristes arrivent petit à petit.

Sur les neuf parcours dans les arbres, deux sont réservés aux enfants entre trois et six ans, quatre à ceux de plus de sept ans et les trois derniers à ceux de 11 ans et plus. Au pied du parcours ourson, pour les plus petits, Anne-Marie et Christine observent, anxieuses, leurs petites-filles évoluer dans les branches. Plus que les chutes, elles craignent les disputes entre Céleste, 6 ans, Élise, 4 ans et Daphné, 4 ans. « Elles sont chez nous pour les vacances et il faut bien les occuper ! », expliquent les amies de longue date. « On vient souvent car c'est très ludique, les enfants se dégourdissent, ils ont besoin de bouger. » Malgré quelques moments difficiles sur les agrès, Élise confie : « Je n'ai même pas eu peur et mon moment préféré était le toboggan ! »

Sur les parcours ourson, les accompagnateurs ne sont jamais très loin pour aider ou rassurer les acrobates en herbe. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Sur le parcours ourson, une ligne de vie continue permet au plus jeune, ici Élise, 4 ans, de profiter du parcours en sécurité. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Pour les plus grands, un système avec deux longes permet de passer d'un obstacle à l'autre en toute sécurité. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Un tronc de bois permet d'accéder à certains parcours. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Plus on est grand, plus les parcours vous mènent haut. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Élise, 4 ans, se lance sans hésitation. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Hugo est suspendu au milieu des arbres. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Tyrolienne pour Céleste, 6 ans. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN

Daphné, 4 ans. Photo L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
Le sentier pieds nus séduit

Rapidement, le parcours d'accrobranche est complet. Mieux vaut réserver car c'est un vrai succès auprès des enfants. Les déçus se rabattent sur le sentier pieds nus : une heure et de demie de balade dans la nature, sans chaussures ni chaussettes. Sur 1,2 km, le parcours est pensé pour faire travailler les cinq sens et propose de marcher dans de l'eau glacée, de deviner les odeurs végétales ou encore de reconnaître les animaux typiques de la région.

« Au début, les enfants ont des a priori quant au sentier », note Jean-Marc Duportail, mais la plupart de ceux croisés sur le chemin apprécient l'aventure. C'est le cas de Vincent, 4 ans, et de son père Vincent venu de Hongrie, où c'est une tradition pour les hommes de donner leur prénom à leur fils. « Mes enfants adorent, on l'a déjà fait l'année dernière », s'enthousiasme le papa. Après avoir marché sur des cailloux particulièrement pointus, une autre enfant tempère « ça fait quand même un peu mal ! »
Textes : Philippine KAUFFMANN Lac Blanc Aventures. Ouvert tous les jours de l'été jusqu'au 1er septembre à partir de 10 h. Derniers départs pour l'accrobranche et le sentier pieds nus à 17 h. Réservations conseillées pour l'accrobranche. Tarifs sur www.lacblancaventures.com PLUS WEB Voir nos vidéos et notre diaporama sur dna.fr

Lac Blanc Aventures. Ouvert tous les jours de l'été jusqu'au 1er septembre à partir de 10 h. Derniers départs pour l'accrobranche et le sentier pieds nus à 17 h. Réservations conseillées pour l'accrobranche. Tarifs sur www.lacblancaventures.com PLUS WEB Voir nos vidéos et notre diaporama sur dna.fr

 
 

 

Husseren-Wesserling Inauguration de la maison communale intergénérationnelle : Un lieu de rencontre

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 05:55:32

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Husseren-Wesserling  Inauguration de la maison communale intergénérationnelle
Husseren-Wesserling Inauguration de la maison communale intergénérationnelle : Un lieu de rencontre
La municipalité de Husseren-Wesserling a inauguré sa maison communale intergénérationnelle. Après plusieurs années de petits chantiers, les habitants du village disposent désormais d'un agréableespace de rencontre.

 
L'espace communal intergénérationnel permet aux habitants d'organiser des fêtes, mais aussi de se retrouver entre amis, de se réunir dans le cadre du milieu associatif, de jouer de la musique ou aux cartes.
La fierté et la joie se lisaient dans les yeux de la maire de Husseren-Wesserling, Jeanne Stoltz-Nawrot, dimanche matin, devant la maison communale intergénérationnelle. En présence d'habitants, de maires du canton, de François Tacquard, président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin et d'Annick Lutenbacher, conseillère départementale, elle a tout d'abord retracé brièvement l'historique du lieu.
De nombreuses heuresde travail

En 1959, le conseil municipal avait discuté de l'opportunité de créer une salle à vocation associative. Ce qui fut dit fut fait. En travaux de régie, avec l'appui de bénévoles, la salle avait été construite. Par la suite, la salle avait été utilisée comme salle de musique (1989) et comme salle de classe pour permettre l'intégration d'un enfant handicapé. Puis elle avait été désaffectée, servant alors de débarras. En 2014, la nouvelle équipe en place après les élections municipales a entrepris un grand rangement et s'est prise d'affection pour ce lieu. « Le désir de réhabiliter était bien là, mais pas les moyens financiers. Le chantier de la nouvelle école avait laissé les finances de la commune exsangues », a expliqué la maire. Pas d'argent, mais de l'huile de coude et des bénévoles. Ainsi, grâce à eux, avec leurs propres outils, mais aussi avec l'apport de matériaux et de fournitures et le soutien de la commune, le chantier a démarré.

Drainage du terrain avoisinant, rénovation du captage de la fontaine, remise à neuf du bâtiment ont été les premiers travaux réalisés. En 2016, la salle était à nouveau fonctionnelle. En 2019, la situation financière de la commune étant stabilisée et assainie, un budget a été dégagé pour finaliser les abords (accès, parking, espace pétanque, jeux pour les petits). Des aides ont été obtenues auprès des parlementaires Michel Sordi et Jean-Marie Bockel et au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux.

« Aujourd'hui, nous fêtons la fin d'une aventure communale et surtout humaine », a conclu Jeanne Stoltz-Nawrot. L'espace communal intergénérationnel permet aux habitants d'organiser des fêtes et des réunions de famille, mais aussi de se retrouver entre amis, de se réunir dans le cadre du milieu associatif, de jouer de la musique ou aux cartes, de s'amuser. Bref, un formidable lieu de loisirs pour tous.

C'est sur « un immense merci à tous » que la maire a convié les participants au verre de l'amitié.
François FROEHLY

 

 
 

 

Écomusée : des nocturnes pour une fête au village

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:15:37

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Écomusée : des nocturnes pour une fête au village
 

 
 
L'Écomusée d'Alsace à Ungersheim propose sept soirées estivales dans une ambiance bal populaire traditionnel, les 3, 4, 10, 11, 15, 17 et 18 août. Ces soirées ne s'articuleront pas uniquement autour de la danse et permettront aux familles de passer d'agréables moments. L'animation musicale sera assurée par la Guinguette du Rhin, association strasbourgeoise. Pour cela, l'orchestre Octopulse, accompagné d'une chanteuse, permettra de retrouver l'ambiance des bals populaires en proposant un répertoire rétro allant des années 1950 à 1980, avec parfois des ambiances plus rock ou des danses de salon. La soirée sera également animée par DJ Guinguett'A, le tout sous un jeu de lumières très bal populaire.

Pour le plus grand bonheur des grands et des petits, ces soirées proposeront des points de restauration, des confiseries à l'ancienne (barbe à papa, sucettes...) et des jeux traditionnels en bois : chamboule-tout, panneau passe-tête ; le tout dans un esprit kermesse. Et pour apporter une dimension supplémentaire à ces soirées, une élection permettra de choisir les trois meilleurs couples rétro de la soirée. De quoi là aussi trouver une occasion de s'amuser. Les « villageois » - conscrits, artisans, ménagères et autres bénévoles de l'Écomusée - seront également présents et viendront se mêler aux visiteurs.
Les « assidus », des bénévoles très actifs

Le bal des soirées « La fête au village » se déroulera sur la piste de danse installée par les bénévoles de l'Écomusée sous un chapiteau coloré à proximité du hall de battage - où sont généralement exposées les machines agricoles - et des manèges pour enfants. Parmi les 250 bénévoles actifs de l'Écomusée, 37 d'entre eux sont considérés comme des « assidus ». En effet, tous les jeudis, ils interviennent pour l'entretien du patrimoine : carrelage, peinture, béton... « Ils ne sont pas forcément du bâtiment, indique Alain Koenig, coordinateur des assidus depuis deux ans. Ce sont des gens qui aiment bricoler. »

Les bénévoles préparent le montage de la piste de danse pour les nocturnes de l'Écomusée sous l'oeil vigilant d'Alain Koenig (2e à gauche). Photo L'Alsace /Carine DOPPLER

Les 37 assidus sont présents par rotation selon les tâches à effectuer. « Il y a toujours quelque chose à faire, à ranger, transporter. Il y a beaucoup de manutentions », explique le coordinateur, ancien salarié et animateur de l'Ecomusée à la retraite depuis trois ans. « Je connaissais le site, les assidus avec une majorité de retraités entre 60 et 80 ans. Des plus jeunes viennent pendant les congés. Les plus anciens entraînent les plus jeunes et les chantiers se déroulent dans un bel esprit. Et puis nous avons toujours besoin de bras. D'ailleurs on pourrait venir trois jours par semaine il y aurait toujours à faire », sourit Alain Koenig, ravi de donner de son temps de jeune retraité.

Au printemps et en automne, ce sont une dizaine de chantiers qui peuvent se dérouler en même temps. Toujours en collaboration avec les services techniques de l'Écomusée qui fournissent le matériel, et selon les besoins exprimés. « Nous réparons à l'identique tout ce qui voit », précise Alain Koenig, qui comme bon nombre de bénévoles n'hésite pas à enfourcher un vélo (ancien) pour se déplacer au sein du village.
Un spectaculaire lave-tête au musée de la coiffure

Parmi les bénévoles, certains sont présents depuis la première heure comme l'incontournable Hopla (Guy Macchi) alors que Christian Lutz est arrivé il y a dix-huit mois et que Bruno Bonfatti (coiffeur) est barbier bénévole depuis dix ans. Ce dernier est maintenant bien ancré dans la maison de Gougenheim. Contacté à l'époque par l'Ecomusée, qu'il découvre en compagnie de son directeur, il choisit cette maison pour laquelle il a un véritable coup de coeur, celle-ci lui rappelant la maison de son grand-père. Avec Rosemarie Duschler, Marcel Richard et Georges Blondé, ils montent le musée de la coiffure et du barbier et aménagent cette petite maison d'habitation avec des objets d'époque. Ainsi deux fauteuils de coiffeur de 1910 (offerts) rejoindront la toilette de 1890 offerte par Charles Nico de Masevaux. De quoi meubler la pièce principale qui accueille les visiteurs, et plus particulièrement les messieurs qui souhaitent profiter d'un rasage à l'ancienne. En effet, le dimanche, des démonstrations de rasage sont proposées aux visiteurs. Si ces démonstrations animent la maison, Bruno Bonfatti, 78 ans, qui rase depuis soixante-quatre ans, souhaiterait voir arriver la relève, d'autant plus que le métier de barbier revient à la mode ces temps-ci.

Sur cette ancienne affiche dans la vitrine du barbier, on peut imaginer le fonctionnement du lave-tête et séchoir.  Photo L'Alsace /Carine DOPPLER

Et, pourquoi pas, échanger entre deux présentations de son métier avec Bernard Stalter, élu en septembre dernier à la tête de la Confédération nationale de l'artisanat des métiers de service et de fabrication (Cnams), afin de promouvoir les métiers dont regorge notamment l'Écomusée. Et même si le barbier souhaite prendre un peu de recul avec son engagement auprès de ce village alsacien, il n'est pas peu fier de présenter la dernière acquisition du musée de la coiffure : un spectaculaire lave-tête et séchoir dans la cuve duquel il fallait mettre des braises pour chauffer l'eau.
Carine DOPPLER Y ALLER La fête au village , les 3, 4, 10, 11, 15, 17 et 18 août à partir de 19h, à l'Écomusée d'Alsace à Ungersheim. Tarif journée : 15 EUR, soirée à partir de 16h : 10 EUR. Les animations nocturnes ont lieu de 19h à 23 h. Les visiteurs de la journée ont la possibilité de prolonger la visite en soirée. Pour les autres, un billet soirée à partir de 16h est proposé au tarif de 10 EUR.

 

 
 

FAV 1979 Une nuit de folie

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:03:19

© L'alsace, Vendredi le 02 Aout 2019
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FAV 1979 Une nuit de folie
 

 
 
« Ce qui m'a le plus impressionné, c'était de voir les grandes colonnes de fer supportant la structure en train de fondre sous l'effet de la chaleur. » Photographe pour L'Alsace en 1979, Christophe Meyer a couvert la Foire aux vins pendant une vingtaine d'années. Il était là, cette nuit du 9 au 10 août, lorsque le Parc des expositions s'est embrasé. « C'est Roger Struss, le photographe en charge des faits divers cette nuit-là qui m'a téléphoné vers 1 h du matin. Je ne dormais pas encore, je venais de faire la fermeture de la foire à minuit. Je n'y ai d'abord pas cru, je lui ai dit que j'en revenais tout juste et que tout était normal. »

Alors que Roger Struss se rend immédiatement sur place, l'équipe des journalistes de L'Alsace se retrouve à la rédaction située avenue Jean-de-Lattre-de-Tassigny. Secrétaire de rédaction en charge du desk, Raymond Claudepierre est à la manoeuvre, comme il sait le faire, « très professionnel, rigoureux ». « Il était le chef d'orchestre, à la baguette, nous étions ses musiciens et exécutions la partition », indique Jean-Marc Butterlin, alors journaliste localier. Directeur technique en charge de la rotative à Mulhouse, Jean-Marie Haeffelé est contacté. Très vite, la décision est prise de réaliser un supplément spécial de huit pages qui sera vendu dans la matinée. « Cette nuit fait partie de moments les plus forts de ma vie de reporter », estime Christophe Meyer, qui compare l'événement à la victoire du Racing Club de Strasbourg au Championnat de France, également en 1979, et à la visite de Jean-Paul II en Alsace en 1988. « L'ambiance était fébrile dans la rédaction, nous avions tous à coeur de faire la meilleure image, d'écrire le meilleur texte. » Fonceur, le photographe a une idée lumineuse : il téléphone en pleine nuit au pilote qu'il a rencontré la veille à l'aérodrome de Colmar lors d'un reportage, et lui propose de faire décoller son avion pour réaliser des photos aériennes. Vers 6 h du matin, il est dans les airs. « C'était une autre époque, les patrons disaient oui à tout ! » La photo aérienne fera la une du supplément.

« Je venais de m'endormir lorsque Jean-Marc Butterlin m'a téléphoné », se souvient Christian Battesti, alors journaliste débutant en charge des faits divers - qui deviendra ensuite rédacteur en chef. « Quand il m'a dit que le Parc des expositions brûlait, j'ai cru à une blague et j'ai failli lui répondre qu'on verrait ça le lendemain ! » Mais l'ambiance sonore dans la ville de Colmar l'alerte.
« Le choc face à l'intensité du brasier »

« J'habitais non loin du centre et j'ai remarqué une agitation inhabituelle, je crois me souvenir que le tocsin de la collégiale sonnait. Je me suis directement rendu sur place et là ça a été le choc face à l'intensité du brasier et aux bonbonnes de gaz qui s'élançaient comme des fusées. J'ai rarement retrouvé mes esprits aussi rapidement ! » Roger Struss rapporte que c'est la première fois qu'il a vu Edmond Gerrer (maire de Colmar de 1977 à 1995, NDLR) pleurer.

De retour à la rédaction, les doigts s'agitent sur les machines à écrire. Raymond Claudepierre a pris la précaution de baisser les volets afin que les collègues des Dernières Nouvelles d'Alsace, dont les bureaux se trouvent non loin de là, rue de la Gare, ne se doutent pas de l'agitation qui règne au sein des locaux. « C'était la première fois qu'un titre de la presse quotidienne régionale produisait un supplément au beau milieu de la nuit. TF1 en a fait un sujet », précise Christian Battesti. « C'est certainement professionnellement l'événement le plus extraordinaire que j'ai vécu », dit aujourd'hui Jean-Marc Butterlin.

Le lendemain, en fin de matinée, tous les officiels sont sur place pour une conférence de presse organisée dans l'urgence. C'est à ce moment-là que les suppléments imprimés sont livrés de Mulhouse. « Les collègues des DNA se sont liquéfiés sur place, tandis que nous, nous nous sommes dit : "Waouh, on a fait ça !" », rigole aujourd'hui Jean-Marc Butterlin.
« Une seule fréquence radio pour communiquer »

Sapeur-pompier professionnel depuis quatre ans en 1979, Bernard Zipelius, 27 ans y était également. « J'étais porte-lance avec le grade de caporal, nous travaillions en trinôme », se souvient-il. « Très vite, le lieutenant Bernard Lienhard m'a demandé de l'assister pour gérer un poste de commandement afin de gérer les personnels et les matériels sur place. Je me suis enfermé dans un bureau dans les locaux du parc des expositions qui étaient les moins sinistrés, côté est. Mais honnêtement, à l'époque, personne n'était formé à la gestion opérationnelle d'un tel sinistre. La chaîne de commandement était inexistante, la sectorisation, qui permet de découper la surface de l'incendie en plusieurs parties, avec un responsable et des moyens de communication, n'existait pas encore. Nous n'avions qu'une seule fréquence radio pour communiquer et, pour savoir ce qu'il se passait, le commandant n'avait d'autre choix que de courir d'un endroit à un autre ! » Ce n'est qu'en 1996 qu'un référentiel de formation est mis en place pour les sapeurs-pompiers. « Avant, les formations étaient très hétérogènes. Elles étaient décidées par les chefs de centres qui étaient placés sous l'autorité des maires. » Dans un premier temps, seuls un camion-citerne et la grande échelle avaient été dépêchés sur les lieux, mais l'embrasement était tel qu'un maximum de renforts a très vite été requis. Une centaine de pompiers et deux grandes échelles ont été mobilisés. « Nous allions faire face à une énorme propagation, c'était évident car le potentiel combustible était énorme avec le contenu des stands : des meubles, des fauteuils, des bouteilles de gaz, etc. »

L'incendie a marqué les esprits de tous les Colmariens. « Quand je dis que j'étais pompier à Colmar à cette époque, on me demande très souvent si j'ai vécu l'incendie de la Foire aux vins. »

Durant cette folle nuit, deux personnes n'ont jamais pu être jointes et sont complètement passées à côté de l'événement : Gérard Klinkert - père de Brigitte, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin -, qui était alors chef d'agence de L'Alsace à Colmar, et Paul Eschbach, rédacteur en chef. Selon des témoins de l'époque, ce dernier en aurait été durablement vexé. « Nous n'avons pas réussi à les réveiller ! », s'exclame Jean-Marc Butterlin, mi-désolé, mi-amusé.
Véronique BERKANI PLUS WEB Voir notre diaporama sur lalsace.fr

 

 
 

JSP Des démonstrationspour l'exemple

Publié dans le panorama le Vendredi 02 août 2019 à 06:22:51

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JSP Des démonstrationspour l'exemple
 

 
Extinction d'un feu au moyen de la mousse. Photos L'Alsace /Robert FURDERER
La population et les visiteurs ont pu découvrir l'historique du corps des sapeurs-pompiers local et la construction de la maison de manoeuvre en images. L'initiation au massage cardiaque a permis aux participants de se voir offrir une tarte flambée. On pouvait aussi se familiariser avec le maniement des extincteurs et les sapeurs-pompiers ont effectué des démonstrations sur les phénomènes thermiques.

Une exposition de photo portait sur les jeunes sapeurs-pompiers (JSP) et les personnes qui le souhaitaient ont été sensibilisées à la sécurité routière au moyen de la voiture tonneau.

Des manoeuvres ont aussi été présentées par le centre de première intervention (CPI) de Jebsheim et le centre d'incendie et de secours de Muntzenheim, ainsi que par les JSP. On a notamment pu assister à l'évacuation d'une victime, figurée par un mannequin, depuis le balcon du second étage de la maison de formation. Les démonstrations ont été commentées par le président de l'amicale Stéphane Lux.

Une exposition de véhicules pompiers anciens figurait aussi au programme, tandis que les enfants, ont pu s'adonner, parmi de nombreuses animations, au parcours du pompier. Une fois de plus les sapeurs-pompiers ont démontré leur savoir-faire en matière de protection des habitants et de leurs biens.

Cette journée inaugurale et d'animation s'est poursuivie par une soirée « tartes flambées », dans une agréable ambiance musicale assurée par le DJ local JM.
R.F.