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France3 Alsace : Houssen, reconstruction du mur anti-bruit

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 05:42:05

France3 Alsace : Houssen, reconstruction du mur anti-bruit

Du 29 juillet au 29 novembre, le Conseil départemental reconstruira le mur anti-bruit situé sur la route de Strasbourg (RD4III) à Houssen. Ce mur, construit en 1998 pour protéger les riverains des nuisances sonores de la RN83, présente aujourd’hui un état de dégradation avancé qui ne lui permet plus d’assurer son rôle protecteur de façon optimale.

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Nécrologie : Armand Jung l'insubmersible

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 05:43:44

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Nécrologie
Nécrologie : Armand Jung l'insubmersible
Député (PS) du Bas-Rhin pendant 18 ans entre 1997 et 2016, Armand Jung est décédé mercredi matin à l'âge de 68 ans. Il avait été victime d'une hémorragie cérébrale en décembre dernier. Portrait d'un élu toujours réélu.

 
En mars 2011, Armand Jung, à droite, félicite son successeur comme conseiller général, Eric Elkouby, son « fils spirituel ». Au centre, son épouse Martine Jung, conseillère municipale de Strasbourg.
L'homme était affable, chaleureux, mélange d'une belle cordialité, d'une réelle habileté et d'une discrète fragilité. Armand Jung, qui fut député de gauche (et souvent le seul) d'un département de droite, avait siégé dix-huit ans au Palais Bourbon. Victime d'une hémorragie cérébrale en décembre, il est décédé ce mercredi matin à 8 h 10 à l'hôpital de Hautepierre.

Armand Jung, né le 13 décembre 1950 à Théding (Moselle), fils d'un mineur de fond et d'une institutrice, est arrivé en Alsace pour y finir ses études. C'est là qu'il passe une maîtrise de droit public et entre comme fonctionnaire territorial, en 1975, dans ce qui était alors la Communauté urbaine de Strasbourg.

C'est la même année que le militant de gauche qu'il est signe une pétition demandant la libération d'appelés incarcérés qui revendiquaient des comités de soldats. Inculpé de tentative de démoralisation de l'armée devant la Cour de sûreté de l'État, il est détenu trois mois à Fleury-Mérogis. Il rappelait que Pierre Pflimlin, maire de Strasbourg, était intervenu pour qu'il soit libre à Noël : l'affaire se soldera par un non-lieu.
Les quatre mousquetaires du rocardisme

Le jeune fonctionnaire territorial avait adhéré en 1973 au parti socialiste unifié (PSU) de Michel Rocard, qu'il suivra en 1978 au PS et auquel il vouera toute sa vie respect et amitié. Rocardien, il sera très proche, mais avec des hauts et des bas, des trois autres « mousquetaires » du rocardisme bas-rhinois, Catherine Trautmann, Roland Ries et Jean-Claude Petitdemange.

Au PS du Bas-Rhin, Armand Jung animera avec finesse - « rouerie », disent ses adversaires - une section puissante qui, faisant souvent la charnière entre les majorités aux congrès, fera et défera politiques et carrières.

Après l'alternance de 1981, il fera partie du premier conseil régional d'Alsace élu au scrutin de liste, de 1986 à 1998. Entre-temps, en 1988, il emportera le canton de Strasbourg-9 (à l'époque Koenigshoffen - Montagne-Verte - Elsau), où il était omniprésent dans la vie associative. Il siégera au conseil général du Bas-Rhin jusqu'en 2011. Il aura été aussi candidat aux municipales, pas à Strasbourg que lui interdit alors son statut, mais à Lingolsheim en 1989 et sans succès.

Suppléant de Catherine Trautmann aux législatives qui suivent la dissolution surprise voulue par Jacques Chirac, il entre au Palais Bourbon quand celle-ci, en juillet 1997, devient ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement Jospin. Il sera réélu sur son nom en 2002, battant de 121 voix Robert Grossmann et sera alors le seul député socialiste d'Alsace. Il sera réélu en 2007 et 2012 dans la 1re circonscription du Bas-Rhin, qui aujourd'hui recouvre le nord du centre-ville et les quartiers ouest de la commune - et l'essentiel d'une communauté juive strasbourgeoise à laquelle il aura toujours été très attentif.
Langues régionales et droit local

À l'Assemblée, Armand Jung sera notamment un grand défenseur des langues régionales, y compris contre les jacobins et les sceptiques de son parti. Il suit de près les questions de transports et deviendra en 2012 président du Conseil national de la sécurité routière. L'ancien juriste défendra aussi le droit local, mais dans une compétition qui le vit souvent ferrailler avec un autre juriste, de droite, le sénateur André Reichardt. Armand Jung était d'ailleurs devenu président de la commission du droit local remodelée par Christine Taubira, « soufflant » ainsi la présidence de l'ancienne « commission d'harmonisation » au sénateur.

Avec son épouse, Martine Jung, conseillère municipale de Strasbourg, puis conseillère départementale en 2014, et son collaborateur, puis suppléant Eric Elkouby, qui lui succède au conseil général en 2011, Armand Jung avait composé une petite cellule efficace, admirée ou redoutée.

L'ancien militant avait parfois la dent dure mais aussi le nez fin. « Le projet de Conseil d'Alsace fera pschitt », avait-il prédit dès mai 2011. C'est aussi l'ancien élève du petit séminaire de Montigny-lès-Metz qui, en 2012, jouera le « monsieur bons offices » pour rassurer les cultes inquiets avant la présidentielle d'une attaque contre le concordat.

En novembre 2015, il est victime d'une attaque cardiaque dans la célèbre salle des Quatre colonnes de l'Assemblée nationale. Les suites de ce coup du sort le poussent à démissionner quelques mois plus tard, laissant son fauteuil de député à son suppléant Eric Elkouby jusqu'en 2017.

Les obsèques d'Armand Jung auront lieu vendredi 2 août à 14 h 30 en l'église Saint-Arbogast, à Strasbourg, Montagne Verte.
Jacques Fortier, avec O.C.

 

 
 

 

Armand Jung, ancien député PS du Bas-Rhin

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:11:12

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Armand Jung, ancien député PS du Bas-Rhin
 

 
Armand Jung, ici en 2012.

Archives L'Alsace /Jean-Marc LOOS

Député (PS) du Bas-Rhin pendant dix-huit ans entre 1997 et 2016, Armand Jung est décédé à l'âge de 68 ans, ce mercredi matin à l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg. Il avait été victime d'une hémorragie cérébrale en décembre.

Armand Jung, né le 13 décembre 1950 à Théding (Moselle), fils d'un mineur de fond et d'une institutrice, était arrivé en Alsace pour y finir ses études. C'est là qu'il passa une maîtrise de droit public et entra comme fonctionnaire territorial, en 1975, dans ce qui était alors la communauté urbaine de Strasbourg. Il avait adhéré en 1973 au parti socialiste unifié (PSU) de Michel Rocard, qu'il suivit en 1978 au PS et auquel il voua toute sa vie respect et amitié. Rocardien, il fut très proche, mais avec des hauts et des bas, des trois autres « mousquetaires » du rocardisme bas-rhinois, Catherine Trautmann, Roland Ries et Jean-Claude Petitde-mange.

Après l'alternance de 1981, il fit partie du premier conseil régional d'Alsace élu au scrutin de liste, de 1986 à 1998. Entre-temps, en 1988, il emporta le canton de Strasbourg-9 (à l'époque Koenigshoffen - Montagne-Verte - Elsau), où il était omniprésent dans la vie associative. Il siégea au conseil général du Bas-Rhin jusqu'en 2011.

Suppléant de Catherine Trautmann aux législatives qui suivirent la dissolution surprise voulue par Jacques Chirac, il entra au palais Bourbon quand celle-ci, en juillet 1997, devint ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement Jospin. Il fut réélu sur son nom en 2002, battant de 121 voix Robert Grossmann et fut alors le seul député socialiste d'Alsace. Il avait été réélu en 2007 et 2012 dans la 1re circonscription du Bas-Rhin, qui aujourd'hui recouvre le nord du centre-ville et les quartiers ouest.

Avec son épouse, Martine Jung, conseillère municipale de Strasbourg, puis conseillère départementale en 2014, et son collaborateur puis suppléant Eric Elkouby, qui lui succéda au conseil général en 2011, Armand Jung avait composé une petite cellule efficace, admirée ou redoutée.

Les obsèques d'Armand Jung auront lieu ce vendredi 2 août à 14 h 30, à l'église Saint-Arbogast, de Strasbourg-Montagne Verte.
J. F., avec O. C.

 

 
 

Subventions : inquiétude et colère au Planning familial

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 05:59:46

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Société Prévention
Subventions : inquiétude et colère au Planning familial
Le centre du Rhône déplore un manque à gagner de plus de 43 000 euros et annonce une baisse de la subvention de l'État de 10  % en moyenne dans les antennes départementales du Planning familial en Auvergne-Rhône-Alpes. Les autres régions sont dans le flou.
 

 
La tenue d'un « Grenelle des violences conjugales » le 3 septembre prochain ne rassure pas le Mouvement du Planning familial, qui attend d'abord de recevoir sa subvention de l'État pour assurer ses missions au quotidien.
Est-ce un coup de poignard dans le dos du Planning familial ? « Le gouvernement fait beaucoup de communication autour de la lutte contre les violences conjugales. Parallèlement, il baisse les moyens des structures qui font le boulot au quotidien. Et pourtant, 82 féminicides ont été enregistrés depuis le début de l'année, c'est du jamais vu ! », tempête Marion Athiel, du Planning familial du Rhône.

En 2019, l'association départementale verra sa subvention de l'État amputée de 43 438 euros. « C'est l'équivalent d'un temps plein sur quinze dans notre centre », souligne Marion Athiel, membre du conseil d'administration. « Non seulement la subvention 2019 est ramenée de 122 136 à 109 624 euros, mais, de plus, nous ne recevrons pas le solde 2018 de 30 966 euros que nous attendions. »
La prévention et l'écoute sacrifiées ?

D'ici à la fin de l'année, l'association n'envisage toutefois aucun licenciement. En revanche, le « Planning 69 » se sent menacé dans ses missions d'éducation et de prévention, qui sont financées par cette subvention de l'État. Les séances collectives d'éducation à la sexualité dans les établissements scolaires et dans les centres d'hébergement pour personnes en situation de handicap pourraient faire les frais de cette coupe budgétaire. L'écoute et le suivi des difficultés familiales et conjugales aussi. « D'autant que cette baisse risque de se répéter en 2020 », alerte encore Marion Athiel. La représentante du Planning familial du Rhône s'inquiète d'une réduction de 10  % en moyenne de la subvention de l'État à l'échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes. « Tous les départements seront concernés à l'exception de la Loire. L'Isère devra faire avec 12 000 euros en moins (-9 %). »

Financées par les Départements, les consultations médicales ne sont en revanche pas en péril.
Au niveau national, « le grand flou »

La France métropolitaine et d'outre-mer compte 75 centres de Planning familial. Outre Auvergne-Rhône-Alpes, d'autres régions ont elles aussi tiré la sonnette d'alarme ? « Pour l'instant, on est dans un grand flou. La moitié de nos associations locales n'ont aucune certitude concernant leur financement. À ce jour, seule la somme de 585 000 euros a été confirmée sur notre enveloppe annuelle de 1,4 million. D'ordinaire, à cette époque de l'année, nous avions déjà une réponse », constate Caroline Rebhi, coprésidente du Planning familial à l'échelon national. « On a demandé des éclaircissements au secrétariat d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes. Un rendez-vous est programmé en septembre. »

Contacté, le secrétariat d'État de Marlène Schiappa précise : « Les subventions allouées aux associations sont de l'ordre de 5,06 millions d'euros, en hausse de plus de 20 % ». Mais Caroline Rebhi s'inquiète cet été de la redistribution de la subvention de l'État. « Depuis cette année, elle est versée par les Directions régionales aux droits des femmes et à l'égalité. Il ne faut pas que l'argent qui était dédié au Planning serve à d'autres actions contre les violences. »
Christine BERANGER

 

 
 

 

Subventions : inquiétude et colère au Planning familial

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:17:23

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Subventions : inquiétude et colère au Planning familial
 

 
La tenue d'un « Grenelle des violences conjugales » le 3 septembre prochain ne rassure pas le Mouvement du Planning familial, qui attend d'abord de recevoir sa subvention de l'État pour assurer ses missions au quotidien. Photo Fred DUFOUR/AFP
Est-ce un coup de poignard dans le dos du Planning familial ? « Le gouvernement fait beaucoup de communication autour de la lutte contre les violences conjugales. Parallèlement, il baisse les moyens des structures qui font le boulot au quotidien. Et pourtant, 82 féminicides ont été enregistrés depuis le début de l'année, c'est du jamais vu ! », tempête Marion Athiel, du Planning familial du Rhône.

En 2019, l'association départementale verra sa subvention de l'État amputée de 43 438 euros. « C'est l'équivalent d'un temps plein sur quinze dans notre centre », souligne Marion Athiel, membre du conseil d'administration. « Non seulement la subvention 2019 est ramenée de 122 136 à 109 624 euros, mais, de plus, nous ne recevrons pas le solde 2018 de 30 966 euros que nous attendions. »
La prévention et l'écoute sacrifiées ?

D'ici à la fin de l'année, l'association n'envisage toutefois aucun licenciement. En revanche, le « Planning 69 » se sent menacé dans ses missions d'éducation et de prévention, qui sont financées par cette subvention de l'État. Les séances collectives d'éducation à la sexualité dans les établissements scolaires et dans les centres d'hébergement pour personnes en situation de handicap pourraient faire les frais de cette coupe budgétaire. L'écoute et le suivi des difficultés familiales et conjugales aussi. « D'autant que cette baisse risque de se répéter en 2020 », alerte encore Marion Athiel. La représentante du Planning familial du Rhône s'inquiète d'une réduction de 10  % en moyenne de la subvention de l'État à l'échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes. « Tous les départements seront concernés à l'exception de la Loire. L'Isère devra faire avec 12 000 euros en moins (-9 %). »

Financées par les Départements, les consultations médicales ne sont en revanche pas en péril.
Au niveau national, « le grand flou »

La France métropolitaine et d'outre-mer compte 75 centres de Planning familial. Outre Auvergne-Rhône-Alpes, d'autres régions ont elles aussi tiré la sonnette d'alarme ? « Pour l'instant, on est dans un grand flou. La moitié de nos associations locales n'ont aucune certitude concernant leur financement. À ce jour, seule la somme de 585 000 euros a été confirmée sur notre enveloppe annuelle de 1,4 million. D'ordinaire, à cette époque de l'année, nous avions déjà une réponse », constate Caroline Rebhi, coprésidente du Planning familial à l'échelon national. « On a demandé des éclaircissements au secrétariat d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes. Un rendez-vous est programmé en septembre. »

Contacté, le secrétariat d'État de Marlène Schiappa précise : « Les subventions allouées aux associations sont de l'ordre de 5,06 millions d'euros, en hausse de plus de 20 % ». Mais Caroline Rebhi s'inquiète cet été de la redistribution de la subvention de l'État. « Depuis cette année, elle est versée par les Directions régionales aux droits des femmes et à l'égalité. Il ne faut pas que l'argent qui était dédié au Planning serve à d'autres actions contre les violences. »
Christine BERANGER

 

 
 

Mort de Steve à Nantes : l'exécutif en première ligne

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:21:20

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Mort de Steve à Nantes : l'exécutif en première ligne
 

 
Le Premier ministre Édouard Philippe a pris la main sur le dossier, reléguant le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner au second plan. Photo Lionel BONAVENTURE/AFP
Un an après l'affaire Benalla, qui a fait basculer la macronie dans la crise, le gouvernement semble déterminé à ne pas reproduire les mêmes erreurs en occupant cette fois le terrain en force.

Sur le perron de Matignon, Édouard Philippe a tenu mardi à affirmer en personne que le rapport de l'IGPN n'établissait « pas de lien » entre l'intervention des forces de l'ordre et la disparition de Steve Maia Caniço lors de la Fête de la musique à Nantes le 21 juin, tout en saisissant l'inspection générale de l'administration (IGA) afin d'« aller plus loin ».

À ses côtés, mais en retrait, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est resté silencieux, visage fermé. L'affaire est suivie de près par Emmanuel Macron qui a, selon l'Élysée, appelé Édouard Philippe et Christophe Castaner à « prendre les initiatives nécessaires » depuis le fort de Brégançon, où le chef de l'État est en vacances.

Dans l'entourage du Premier ministre, on se refuse à évoquer toute mise sous tutelle de Christophe Castaner. Selon un proche, il y a deux messages qu'Édouard Philippe, « inquiet depuis le début », voulait faire passer en montant ainsi en première ligne : « Un message d'émotion forte, celle de tous les Français, et l'engagement de transparence. Or, c'est plus fort quand c'est le Premier ministre lui-même qui fait passer ce message, au nom du gouvernement », explique cette source, ajoutant qu'il fallait « prendre à bras-le-corps cette affaire qui est tout sauf banale ».
L'opposition s'indigne

Pour Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication politique à Sciences Po, il n'est pourtant « pas logique que le Premier ministre doive intervenir » sur un tel dossier. Selon cet expert, le soutien exprimé à Christophe Castaner est « à double tranchant », marquant « le désaveu, la marginalisation » du ministre de l'Intérieur qui « n'est plus capable de gérer seul la situation ».

Cette supposée relégation au second plan est en tout cas largement exploitée par l'opposition. À droite, le député du Vaucluse Julien Aubert (LR) a reproché au ministre de l'Intérieur une « forme de dilettantisme » et appelle à un remaniement gouvernemental.

À gauche, le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a fustigé le « régime macroniste qui a ouvert le cycle des violences et de la politisation de la police et de la justice ». Avec les ministres « Castaner et Belloubet, les bras ballants, toujours prêts à justifier n'importe quoi ». « La mort du jeune Steve est désormais une affaire d'État », a renchéri Julien Dray (PS).

En marge de ces joutes politiques, de nombreux appels ont été diffusés sur les réseaux sociaux depuis l'identification du corps de Steve Maia Caniço, appelant à rendre hommage samedi à Nantes au jeune homme disparu. Le rendez-vous a été fixé au centre-ville, à 13 heures.

 

 
 

Le compagnon mis en examen et incarcéré

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:12:14

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Le compagnon mis en examen et incarcéré
 

 
Une séparation serait à l'origine du féminicide, le 82e de l'année en France, qui a eu lieu lundi à Morschwiller-le-Bas. L'homme ne supportait pas l'idée du départ de sa compagne, alors qu'ils formaient un couple depuis quatre ans et s'étaient installés en novembre dernier dans ce quartier pavillonnaire.

Au printemps dernier, l'homme et la femme avaient décidé de se séparer, mais avaient opté pour une « cohabitation ». Mais depuis, la femme, âgée de 35 ans, avait fait une rencontre et son départ était plus qu'imminent. Ce serait l'élément déclencheur de la dispute qui a éclaté au cours de la soirée de lundi et qui a abouti au drame. L'enquête, confiée à la brigade de recherches de Mulhouse, devrait éclaircir ce point essentiel.

Les premiers résultats de l'autopsie sont attendus ce jeudi et permettront de dire s'il y a eu d'autres gestes ou coups ayant précédé la strangulation durant la dispute. Selon une source proche de l'enquête, le corps de la victime, retrouvé dans une chambre à l'étage de cette maison, ne présentait pas de traces de coups visibles. En revanche, il est peu probable que le médecin légiste arrive à déterminer avec précision le temps qui a séparé le geste fatal et l'appel du compagnon à la police (17), enregistré à 22 h 53 et demandant de l'aide. De source proche de l'enquête, aucun acte de violence n'a été signalé par la victime ou son entourage auprès de la gendarmerie ces dernières semaines.

L'homme, inconnu de la justice et plutôt apprécié par ses collègues chez Peugeot et ses connaissances, est qualifié de travailleur, de sportif - il pratique la pétanque en compétition -, de personne sans problème.

À l'issue de sa garde à vue, il a été présenté à un juge d'instruction. Ce dernier l'a mis en examen pour meurtre par conjoint. Il a été placé en détention provisoire à l'issue de son passage devant le juge des libertés et de la détention. L'enfant de la victime, âgé de 5 ans, a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, a indiqué le parquet.
Alain CHEVAL

 

 
 

Sécheresse Les arbres souffrent en Alsace : SOS, forêts en danger

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:06:23

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Sécheresse Les arbres souffrent en Alsace
Sécheresse Les arbres souffrent en Alsace : SOS, forêts en danger
D'arbre en arbre, nos forêts se meurent. Affaiblis par les périodes répétées de sécheresse, sapins et hêtres crèvent de soif et d'invasions de parasites. Au-delà des dégâts immédiats, se pose une terrible question : que faut-il replanter pour espérer que nos forêts soient toujours là dans une centaine d'années ?

 
Dans le Jura alsacien, sapins et épicéas virent au rouge, rongés par la soif et des parasites.
Du vert, ils sont passés au rouge. Et c'était là le signe qu'ils s'étaient éteints. Les sapins n'ont pas pour habitude de changer de couleur, mais ces dernières semaines nombre d'entre eux, dans la région, se sont parés de couleurs d'automne au moment de leur décès. Morts de soif au coeur de l'été.

Des Vosges du Nord au Jura alsacien, des environs de Haguenau à ceux de Mulhouse, ailleurs dans le Grand Est, en Allemagne, en Suisse, le constat est partout le même : dramatique, inquiétant.

« Nous vivons une période de déficit hydrique comme on n'en a jamais connu », résume Rodolphe Pierrat, adjoint au directeur territorial de l'ONF (Office national des forêts) en Alsace. « 2015 et 2016 ont déjà été difficiles », rappelle-t-il, et l'année dernière ne l'a pas été moins avec une sécheresse qui a duré. Et cette année, coup de massue : sur fond de sécheresse toujours, « on a déjà eu deux canicules, dont une en juin pendant la période où les arbres sont en pleine croissance et ont besoin de beaucoup d'eau ». Les sapins s'y sont épuisés, et avec eux les hêtres et les épicéas.

Dans le même temps, leurs prédateurs prenaient des forces. Parmi eux, les scolytes, minuscules coléoptères dévoreurs de bois capables de coloniser un arbre par milliers. Le printemps très long de l'an dernier a permis à ces rongeurs de bois de proliférer bien plus que d'habitude. « Normalement les scolytes sont actifs de fin mai à octobre, mais l'an dernier ils l'ont été d'avril à novembre », ce qui leur a permis de presque doubler leurs cycles de reproduction, explique Sacha Jung, délégué général de Fibois (Fédération interprofessionnelle de la filière Forêt-Bois) pour le Grand Est.

C'est donc en nombre que les insectes ont commencé leur campagne 2019. Comme bien des criminels, ils choisissent leurs victimes quand elles sont déjà faibles, et se sont abattus sur les épicéas assoiffés. Ils pondent sous l'écorce, leurs larves creusent des galeries pour se nourrir, grandissent, et s'envolent par nuées pour aller attaquer ailleurs. « Tous les jours, on trouve de nouvelles parcelles infectées en Alsace. Parfois, des endroits qui étaient sains quand on y était passés deux semaines avant », poursuit Sacha Jung.

Les dégâts sont rapides, « en deux mois l'arbre vire au rouge ». Seule solution : couper. Vite. « Plus on récolte l'arbre infesté tôt, plus on peut en tirer une valeur économique », poursuit le représentant des professionnels de la filière bois.
« On est dans une situation d'urgence »

« Si on coupe un arbre avant qu'il ne soit trop attaqué, on peut encore en faire de la charpente. Au bout de deux mois, on ne peut plus en faire que de l'emballage, du panneau ou du bois énergie ». Et surtout, « plus on coupe l'arbre tôt, plus on peut éviter que les larves se développent et aillent en coloniser d'autres. On a moins d'un mois pour le faire. »

« On est dans une situation d'urgence, c'est pour ça qu'on essaie de repérer et couper au plus vite les foyers infestés, explique encore Sacha Jung. Le problème c'est que les chantiers sont disséminés, compliqués à programmer. Les entreprises ne chôment pas... »

Spécificité alsacienne, seul le quart de la surface de forêt de la région appartient à des exploitants privés. Les trois autres quarts relèvent du domaine public (forêts domaniales ou communales) et sont donc sous la garde de l'ONF. La proportion est inverse au niveau national.

Or les forêts couvrent le tiers de la surface de la région (38 %). Autant dire une multitude d'aiguilles mortes dans une immense botte de bois. Alors, pour ses « coupes sanitaires », l'ONF « priorise les interventions : on privilégie les arbres qui ont une valeur économique. S'ils sont disséminés ou de mauvaise qualité on les laisse », explique Rodolphe Pierrat. Difficulté supplémentaire, « beaucoup de scieries sont fermées en août, et les capacités de sciage sont restreintes ».

Et ensuite, comment remplacer les arbres décimés ? L'inéluctabilité du réchauffement climatique a été intégrée, avec des préconisations de l'ONF publiées il y a pas moins de 15 ans. Mais de nombreuses inconnues demeurent, qui conditionnent le choix des essences à planter selon les lieux : « On ne sait pas comment évoluera le régime hydrique ces prochaines années : beaucoup de pluie en hiver ? Au printemps ? Du gel ? », s'interroge Rodolphe Pierrat.

Alors « on fait des tests. On laisse s'exprimer la nature, on observe la sélection naturelle des essences et des diversités génétiques », mais en gardant à l'esprit qu'un arbre adapté à la météo chaude et sèche de ces deux dernières années ne le sera pas forcément à la météo des 20 prochaines années, encore moins des 80 suivantes.
« On ne sait pas à quoi ressembleront les prochaines années : beaucoup de pluie en hiver ? Du gel ? »

Or, « un épicéa pousse de 15 à 20 cm en 20 ans. On le récolte quand il a 80 ou 120 ans. Pour un chêne c'est 120 ou 150 ans, jusqu'à 180 pour un chêne », poursuit Rodolphe Pierrat.

Les épicéas de plaine étaient encore peut-être adaptés à leur environnement il y a une quarantaine d'années, ils sont maintenant bien plus à l'aise en altitude. Alors « en plaine on va plutôt replanter du feuillu. Dans certaines zones on teste des hêtres de Provence, qui sont adaptés aux conditions climatiques qu'on pense avoir ici dans 10, 20 ou 50 ans. Et en altitude des résineux, plutôt des essences qui ne craignent pas trop le scolyte comme le pin douglas. Il y en a déjà 15 000 ha en Alsace, ici il pousse bien », explique Sacha Jung.

Problème supplémentaire, ces tests nécessitent d'exposer de jeunes et petits arbres à un danger cette fois bien plus gros qu'eux : la surabondance des grands herbivores en Alsace. Cerfs, chevreuils et autres sangliers pullulent, alors « pour replanter on doit grillager, ce qui double le coût de l'opération, donc on ne peut replanter que la moitié de ce pour quoi on a le budget », explique le cadre de l'ONF.

Replanter et sélectionner à l'abri du grand gibier, soulignent les acteurs du secteur, ne pourra se faire efficacement sans aide des pouvoirs publics. Et c'est urgent.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Massif vosgien Environnement : Masevaux, territoire d'expérimentations

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:05:51

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Massif vosgien Environnement
Massif vosgien Environnement : Masevaux, territoire d'expérimentations

 
Jean Rottner au col du Schirm hier.
Le président de la Région Grand Est, Jean Rottner, rencontrait hier les maires des communes de Masevaux et de Sickert, dans la vallée de la Doller, l'un des territoires les plus touchés par le rougissement des sapins.

L'image est frappante. Au col du Schirm, les sapins rougis occupent de plus en plus d'espace au milieu de la forêt. « Je suis attristé par cette situation dans cette vallée qui est ma vallée d'origine. C'est pourquoi je suis venu rencontrer les élus, scientifiques et techniciens pour évoquer des solutions et répondre aux enjeux économiques, de développement durable etc. », avoue Jean Rottner, sur les hauteurs de Sickert, entouré d'élus, de représentants de l'INRA, de l'ONF, des brigades vertes et de chasseurs.

Conséquence de la mortalité des sapins, la commune craint de devoir emprunter au budget principal pour abonder le budget forêt. « Les coûts d'entretien mais aussi les frais d'exploitation seront plus importants pour couper le bois sec, qui ne nous rapporte rien en comparaison au bois frais », déplore Raymond Trommenschlager, l'adjoint au maire de Masevaux chargé des finances. Il appréhende de voir fondre comme neige au soleil les 120 000 EUR de recettes annuelles que représente pour eux la forêt.
200 000 EUR pour un site atelier

Pour tenter de trouver des solutions à ce phénomène finalement assez récent, le maire a fait appel au centre de recherche nancéien de l'INRA. « L'objectif est de mettre en place une expérimentation, note le directeur de recherche Laurent Saint-André. Il faut tester et diversifier. On pourrait sélectionner des essences de sapins qui ne sont pas natifs d'ici et les planter. Il faut aller vite, reprend le chercheur. On va d'abord tester le reboisement par îlots, puis nous ferons d'autres expériences. »

Or, « un site atelier pour replanter en îlot, c'est 200 000 EUR à trouver », relève-t-il. Une coquette somme pour une commune d'environ 3 200 habitants. « Aujourd'hui il existe déjà des aides spécifiques de la Région pour les scieries et la replantation qui peuvent monter jusqu'à 40 % d'aides, insiste Jean Rottner. Mais j'ai le sentiment qu'il faut aller plus loin... ». La Région pourrait débloquer de nouvelles aides cet automne, à condition « qu'elles soient vraiment adaptées aux besoins ». « Nous sommes prêts à ce que Masevaux devienne ce laboratoire, ce territoire d'expérimentations, confie Laurent Lerch, le maire. Nous avons pris un peu d'avance et j'espère qu'elle servira à d'autres vallées aussi concernées par ce phénomène. »
Morgane SCHERTZINGER

 

 
 

 

Masevaux, territoire d'expérimentation

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 05:56:54

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Masevaux, territoire d'expérimentation
 

 
Jean Rottner était ce mercredi au col du Schirm, à Masevaux, aux côtés de l'ONF et d'élus pour constater « l'ampleur de la situation » des sapins rougis.  Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
L'image est frappante. Au col du Schirm, à Masevaux, comme dans la forêt de Sickert, les sapins rougis occupent de plus en plus d'espace au milieu de la forêt. Le phénomène est grandissant et l'Office national des forêts (ONF), qui a déclenché en début d'année la « crise sanitaire », manque « d'éléments chiffrés » pour jauger ce phénomène et savoir jusqu'où il ira (lire ci-dessus).

C'est dans ce contexte que Jean Rottner était ce mercredi après-midi en visite auprès des maires de Masevaux et de Sickert, entourés de représentants de l'Inra, de l'ONF, des Brigades vertes et de chasseurs. « Je suis attristé par cette situation dans cette vallée qui est ma vallée d'origine... C'est pourquoi je suis venu rencontrer les élus, scientifiques et techniciens pour évoquer des solutions et répondre aux enjeux économiques, de développement durable, etc. », a souligné Jean Rottner, sur les hauteurs de Sickert... où trônent des branches mortes de sapin.
120 000 EUR de recettes annuelles en sursis

La vallée de la Doller, mais aussi l'entrée de la vallée de la Thur, du côté de Cernay et de Thann, sont les terrains du massif vosgien les plus touchés par le rougissement des sapins. « Ce sont des secteurs où les précipitations ont dû être moindres. Parfois quelques orages peuvent changer les choses... », explique Cédric Ficht, directeur de l'agence mulhousienne de l'ONF. Et le maire de Masevaux, Laurent Lerch, de préciser : « Nous sommes la vallée la plus méridionale du massif vosgien. Après nous, c'est la Franche-Comté et je constate que nous n'avons même plus d'orages qui pourraient nous apporter de la pluie ! »

Conséquence de ce phénomène, la commune craint un jour de devoir emprunter au budget principal pour abonder le budget forêt. « Les coûts d'entretien mais aussi les frais d'exploitation seront plus importants pour couper le bois sec, sans contrepartie attendue au niveau du chiffre d'affaires, puisque le bois sec ne nous rapporte rien en comparaison au bois frais », déplore Raymond Trommenschlager, l'adjoint chargé des finances. Il appréhende de voir fondre comme neige au soleil les 120 000 EUR de recettes annuelles que représente la forêt pour la ville.

La commune de Masevaux a donc décidé de réagir. Le maire a fait appel au centre de recherche nancéien de l'Inra pour tenter de trouver des solutions à ce phénomène finalement assez récent. « L'objectif est de mettre en place une expérimentation », note le directeur de recherche Laurent Saint-André. « Il faut tester et diversifier. On pourrait sélectionner des essences de sapins qui ne sont pas natifs d'ici et les planter. »

Les chercheurs imaginent ainsi reboiser petit à petit le massif décimé sur le ban communal masopolitain. « Il faut aller vite », prévient le chercheur. « On va d'abord tester le reboisement par îlots, puis nous ferons d'autres expériences pour savoir comment fonctionne l'écosystème et pour comprendre la biodiversité du sol. » Si les idées fusent, manque aujourd'hui le financement : « Un site atelier pour replanter en îlot, c'est 200 000 EUR à trouver... », relève-t-il.
« Aider d'autres vallées »

Une coquette somme pour une commune d'environ 3 200 habitants. « Aujourd'hui, il existe déjà des aides spécifiques de la région pour les scieries et la replantation qui peuvent monter jusqu'à 40 % d'aides. Mais j'ai le sentiment qu'il faut aller plus loin », insiste Jean Rottner. La région pourrait ainsi débloquer de nouvelles aides cet automne, à condition « qu'elles soient vraiment adaptées aux besoins ».

Des besoins que définiront certainement les expérimentations menées cette année dans la vallée de la Doller. « Nous sommes prêts à ce que Masevaux devienne ce laboratoire, ce territoire d'expérimentations. Nous avons pris un peu d'avance et j'espère qu'elle servira à d'autres vallées, parce que d'autres vallées sont aussi concernées par ce phénomène », constate le maire, Laurent Lerch.
Morgane SCHERTZINGER PLUS WEB Nos vidéo et photossur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Guebwiller « Des retards inacceptables »

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 05:51:33

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Guebwiller « Des retards inacceptables »
 

 
Les dernières nouvelles du retour du train à Guebwiller ne sont pas bonnes. Le compte rendu de l'étude du passage sous la RD83 est encore décalé. De quoi exaspérer les membres de Florirail.

L'édition 2019 du Corest (comité de ligne) Mulhouse Nord qui s'est tenue à Munster à la fin du mois de juin a réservé une bien mauvaise surprise aux partisans de la réouverture de la ligne Bollwiller - Guebwiller, dont l'association Florirail. Le maire de Guebwiller, Francis Kleitz, président du Corest, n'a pas manqué de souligner l'importance de cette réouverture pour Guebwiller et son bassin de population.

Mais, patatras ! Les membres de Florirail présents ont rapidement déchanté : le technicien chargé de l'étude concernant le passage de la ligne sous la RD83 à la Région Grand Est a quitté son poste, a-t-il été annoncé, sans plus de précisions. Les conclusions très attendues de cette étude sont repoussées en fin d'année au plus tôt !

Pour Pierre Bischoff, cofondateur de Florirail, « de tels reports successifs et donc de retard dans le processus de réouverture sont inacceptables [...]. Il n'y a plus de temps à perdre si nous voulons que notre ligne rouvre, d'autant que cette réouverture s'inscrit pleinement dans la politique de mobilité et de transition écologique voulue par l'État ». Il rappelle également que le budget estimé pour la réouverture de la ligne (32 M d' EUR) est « largement inférieur à bien d'autres projets ferroviaires ou routiers dont le financement ne semble pas poser de problèmes ! »

Mathieu Taquard, président de l'association, a interrogé Jean Rottner et la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault : « Oseriez-vous infliger de tels retards à d'autres projets, tels que la liaison Colmar-Fribourg ? ». Réponse de la ministre (extrait de Florirail Info, bulletin associatif) : « La Région Grand Est a lancé des études afin de vérifier la faisabilité technique et la rentabilité de cette ligne. Les suites à donner à cette opération inscrite au [contrat de plan] seront à examiner au vu du résultat de ces études ». Réponse du président du Grand Est : « La Région continue de faire tout son possible pour maintenir une priorité forte et obtenir des engagements de l'État en faveur de la réouverture de la ligne Bollwiller - Guebwiller ». Bref, État et Région semblent continuer à se renvoyer la balle. Pendant que le temps passe...
M.PF.

 

 
 

Il court 42 km sur un rond-point pour alerter sur la situation des urgences

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:13:17

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Il court 42 km sur un rond-point pour alerter sur la situation des urgences
 

 
L'infirmier urgentiste a couru un vrai marathon sur ce rond-point devant l'hôpital nord Franche-Comté.

Capture d'écran

En grève depuis la fin du mois de juin, les infirmiers urgentistes de l'hôpital nord Franche-Comté ne manquent pas d'imagination pour protester contre leurs conditions de travail. L'un d'eux a décidé de courir un marathon autour du rond-point devant l'hôpital.

Mardi, il a tourné en rond pendant 4 h 25 pour réaliser ses 42,5 km... Une manière de rappeler qu'il passe ses journées de travail à courir ! « C'est un choix personnel. Une manière originale de mettre en avant nos revendications », explique Céline Durosay, infirmière et vice-présidente de la branche locale du syndicat Coordination nationale infirmière. « Il n'avait prévenu personne. Nous sommes toutes et tous tombés sur lui en arrivant à l'hôpital. Le bouche-à-oreille a ensuite bien fonctionné ! », raconte-t-elle.
Une rentrée mouvementée

Derrière ce type d'action insolite se cachent pourtant de nombreuses revendications : recrutement, attractivité des salaires, charge de travail... Pour le moment, ce mouvement de grève consiste à arborer un bandana noir. « Nous ne sommes pas dans une dynamique comme nos confrères de Besançon qui se sont mis en arrêt maladie, par exemple », note Céline Durosay. Mais la rentrée promet d'être mouvementé avec la réforme des retraites, de l'hôpital, de la fonction publique... « Avec ce gouvernement, nous n'avons pas de temps morts ! », conclut la vice-présidente du syndicat infirmier.
S. VD

 

 
 

Des questions liées à la sécurité ont été évoquées à la fin de la réunion du conseil municipal d'Ottmarsheim.

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 05:58:33

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Christophe Verdoux, de la police municipale d'Ottmarsheim, a obtenu un 20/20 à l'examen final clôturant une formation sur la fraude documentaire (déceler les faux papiers). Photo L'Alsace /Bernard STICH
Des questions liées à la sécurité ont été évoquées à la fin de la réunion du conseil municipal d'Ottmarsheim.

Il est proposé au conseil départemental de repasser à 90 km/h la vitesse sur la route reliant Ottmarsheim à Rixheim et celle venant de Bantzenheim.

Le maire Marc Munck a détaillé les activités de la police municipale : 427 mains courantes, 276 verbalisations, 24 présentations à un officier de police judiciaire et quatre affaires résolues grâce à la vidéoprotection ont été recensées depuis sa création le 1er août 2016.

Le maire a informé les élus que le brigadier-chef, Christophe Verdoux, de la police municipale, a participé avec succès à une formation diplômante de référent en fraude documentaire. Il a fini major de cette promotion. Des applaudissements ont salué ce résultat.

 

 
 

Saint-Louis/Huningue Sécurité du quotidien : Le « GPO » : un partenariat entre police et acteurs du territoire

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:09:58

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Saint-Louis/Huningue Sécurité du quotidien
Saint-Louis/Huningue Sécurité du quotidien : Le « GPO » : un partenariat entre police et acteurs du territoire
Un nouveau dispositif, le groupe de partenariat opérationnel (GPO), inscrit dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, se met en oeuvre dans l'Hexagone. Explications et premiers retours constatés au commissariat de Saint-Louis/Huningue, pionnier dans sa mise en oeuvre.

 
Les gardiens de la paix effectuent des patrouilles régulières et aléatoires sur des lieux publics signalés, comme ici la Passerelle des Trois-Pays qui enjambe le Rhin, entre Huningue et Weil am Rhein.
Le lancement de ce nouveau dispositif s'est ajusté à Saint-Louis et Huningue, les deux communes de la circonscription. Sur un mode bicéphale, dès le mois de mai dernier, deux groupes de partenariat opérationnel (GPO) ont été installés. L'un pour Saint-Louis, animé par le commandant et chef de la circonscription, Bertrand Muesser, et l'autre pour Huningue, piloté par son adjoint, le commandant Bertrand Lack. Sous le couvert de la direction départementale de la sécurité publique, les deux chefs ont engagé leurs premières réunions avec, autour de la table du commissariat, les acteurs du territoire : maires, responsables des polices municipales, bailleurs sociaux, responsables des transports en commun, chefs d'établissements scolaires, animateurs sociaux, responsables des cultes...
« Trouver des réponsesen commun sur des problématiques récurrentes... »

L'intérêt de ces échanges programmés chaque mois ? « Trouver des réponses en commun sur des problématiques récurrentes qui relèvent de la sécurité mais également des compétences de nos partenaires », précise le commandant Muesser. Le contact direct favorise une meilleure connaissance des acteurs en présence et bonifie leurs rapports. Les policiers constatent qu'en dehors des réunions, les partenaires les appellent plus facilement. « Nous apprenons des choses à la faveur d'une meilleure connaissance des hommes. »

Dans ce cadre, les représentants des différentes entités font ressortir ce qui leur pose problème. Afin de cibler l'ensemble des difficultés, ils exposent des faits bien précis. Livrent aussi les ressentis des citoyens les plus vindicatifs. Sur Saint-Louis et Huningue, il est notamment question de troubles dans les transports en commun, d'occupations sauvages, de rassemblement de jeunes avéré dans un immeuble, d'état d'ébriété, d'allées et venues suspectes dans un foyer, de mendicité avec des enfants sur la voie publique... « Nous ne pourrons pas forcément apporter une réponse immédiate mais nous avons besoin d'être informés », souligne le commandant Lack, « on ne dérange jamais la police ! Appelez-nous, nous ferons au mieux », déclare le policier à ceux qui hésitent encore ou ne jugent pas nécessaire d'alerter la police en cas de troubles. Il souligne un travail en commun quand, auparavant, chacun s'y collait « de manière isolée ».
Déjà des retombées positives

Lors des rencontres du GPO, il s'agit de savoir si cela vaut la peine ou non de développer une action. « Est-ce que le fait exposé est une réalité ou pas ? » Avant même de trouver des solutions, les policiers travaillent dans l'anticipation, conseillent et orientent les partenaires vers d'autres acteurs : « on dépasse l'habituelle rigidité pour faire du social, de la prévention, du relationnel ». Lorsqu'une situation a été évaluée de manière collégiale, les partenaires peuvent alors établir un diagnostic qui servira de base de travail aux policiers pour fixer un délai et engager une action spécifique. Et c'est là que, pour les policiers, le travail de terrain commence. « Nos services travaillent 24 heures sur 24, là où d'autres acteurs, comme notamment les bailleurs sociaux, ne sont pas toujours présents », notent les commandants. Ils orientent leurs patrouilles, s'affranchissent de toute routine. Cela se traduit par des passages aléatoires sur des lieux signalés comme sources de problèmes. En marge des représentants des partenaires institutionnels, l'effectif du commissariat de Saint-Louis/Huningue rassemble 38 policiers, tous impliqués dans ces actions. Comme le sont les 5 policiers municipaux de Huningue et les 4 autres de Saint-Louis.

À chaque nouvelle réunion, un bilan de la précédente est dressé. Si une problématique abordée précédemment semble réglée, les policiers la mettront en sommeil ou la réactiveront selon un nouveau mode opératoire. Car le GPO se veut pérenne. Trois mois seulement après les premiers échanges, les policiers mesurent déjà des retombées positives. Le commandant Lack, à Saint-Louis depuis septembre dernier, constate que les partenaires s'investissent, « ici, on travaille sur le long terme, dans la polyvalence et sans oeillères... j'en apprends tous les jours ». Il éclaire de nombreuses activités par fonctionnaire et ajoute « qu'en termes de ratio, on pourrait travailler avec un tiers de policiers en plus ». Tandis qu'à la tête du commissariat, le commandant Muesser relève : « je souhaitais depuis longtemps avoir un contact direct avec ceux qui sont confrontés à l'ordre public ». S'il a toujours essayé de mettre en oeuvre une police de proximité, aujourd'hui il vérifie qu'avec les acteurs institutionnels, « c'est un plus qui porte ses fruits. Alors on continue d'y croire... ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Le GPO : un partenariat entre police et acteurs du territoire

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:20:10

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Le GPO : un partenariat entre police et acteurs du territoire
 

 
Les gardiens de la paix effectuent des patrouilles régulières et aléatoires sur des lieux publics signalés, comme ici la Passerelle des Trois-Pays qui enjambe le Rhin, entre Huningue et Weil am Rhein. Photo DNA /G.M.
Le nouveau dispositif GPO a été lancé à Saint-Louis et Huningue, les deux communes de la circonscription police. Sur un mode bicéphale, dès le mois de mai dernier, deux groupes de partenariat opérationnel (GPO) ont été installés. L'un pour Saint-Louis, animé par le commandant et chef de la circonscription, Bertrand Muesser, et l'autre pour Huningue, piloté par son adjoint, le commandant Bertrand Lack.
« Trouver des réponses en commun sur des problématiques récurrentes... »

Sous le couvert de la Direction départementale de la sécurité publique, les deux chefs ont engagé leurs premières réunions avec, autour de la table du commissariat, les acteurs du territoire : maires, responsables des polices municipales, bailleurs sociaux, responsables des transports en commun, chefs d'établissements scolaires, animateurs sociaux, responsables des cultes...

L'intérêt de ces échanges programmés chaque mois ? « Trouver des réponses en commun sur des problématiques récurrentes qui relèvent de la sécurité mais également des compétences de nos partenaires », précise le commandant Muesser. Le contact direct favorise une meilleure connaissance des acteurs en présence et bonifie leurs rapports. Les policiers constatent qu'en dehors des réunions, les partenaires les appellent plus facilement. « Nous apprenons des choses à la faveur d'une meilleure connaissance des hommes. »

Dans ce cadre, les représentants des différentes entités font ressortir ce qui leur pose problème. Afin de cibler l'ensemble des difficultés, ils exposent des faits bien précis. Livrent aussi les ressentis des citoyens les plus vindicatifs. À Saint-Louis et Huningue, il est notamment question de troubles dans les transports en commun, d'occupations sauvages, de rassemblements de jeunes dans un immeuble, d'états d'ébriété, d'allées et venues suspectes dans un foyer, de mendicité avec des enfants sur la voie publique... « Nous ne pourrons pas forcément apporter une réponse immédiate mais nous avons besoin d'être informés », souligne le commandant Lack. « On ne dérange jamais la police ! Appelez-nous, nous ferons au mieux », déclare-t-il à ceux qui hésitent encore ou ne jugent pas nécessaire d'alerter la police en cas de troubles. Il souligne un travail en commun quand, auparavant, chacun s'y collait « de manière isolée ».
Déjà des retombées positives

Lors des rencontres du GPO, il s'agit de savoir si cela vaut la peine ou non de développer une action. « Est-ce que le fait exposé est une réalité ou pas ? » Avant même de trouver des solutions, les policiers travaillent dans l'anticipation, conseillent et orientent les partenaires vers d'autres acteurs : « On dépasse l'habituelle rigidité pour faire du social, de la prévention, du relationnel. » Lorsqu'une situation a été évaluée de manière collégiale, les partenaires peuvent alors établir un diagnostic qui servira de base de travail aux policiers pour fixer un délai et engager une action spécifique. Et c'est là que, pour les policiers, le travail de terrain commence. « Nos services travaillent 24 heures sur 24, là où d'autres acteurs, comme notamment les bailleurs sociaux, ne sont pas toujours présents », notent les commandants. Ils orientent leurs patrouilles, s'affranchissent de toute routine. Cela se traduit par des passages aléatoires sur des lieux signalés comme sources de problèmes. En marge des représentants des partenaires institutionnels, l'effectif du commissariat de Saint-Louis/Huningue rassemble 38 policiers, tous impliqués dans ces actions. Comme le sont les cinq policiers municipaux de Huningue et les quatre autres de Saint-Louis.

À chaque nouvelle réunion, un bilan de la précédente est dressé. Si une problématique abordée précédemment semble réglée, les policiers la mettront en sommeil ou la réactiveront selon un nouveau mode opératoire. Car le GPO se veut pérenne. Trois mois seulement après les premiers échanges, les policiers mesurent déjà des retombées positives. Le commandant Lack, à Saint-Louis, constate, depuis septembre dernier, que les partenaires s'investissent. « Ici, on travaille sur le long terme, dans la polyvalence et sans oeillères... J'en apprends tous les jours. » Il met l'accent sur les nombreuses activités par fonctionnaire et rajoute « qu'en termes de ratio, on pourrait travailler avec un tiers de policiers en plus ». Tandis qu'à la tête du commissariat, le commandant Muesser relève : « Je souhaitais depuis longtemps avoir un contact direct avec ceux qui sont confrontés à l'ordre public. » S'il a toujours essayé de mettre en oeuvre une police de proximité, il vérifie aujourd'hui qu'avec les acteurs institutionnels, « c'est un plus qui porte ses fruits. Alors on continue d'y croire... ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Voie de liaison sud à Haguenau : un « nouveau GCO » ?

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:09:54

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Voie de liaison sud à Haguenau : un « nouveau GCO » ?
 

 
Christophe Brua, de la Société alsacienne d'entomologie, dénonce l'insuffisance des mesures compensatoires mises en oeuvre par la communauté d'agglomération de Haguenau dans le cadre du projet de voie de liaison sud. Photo DNA /Sonia DE ARAUJO
Depuis mai dernier, les engins de chantier s'affairent route de Weitbruch, à Haguenau, où un pont au-dessus de la voie ferrée est en construction. Officiellement lancés en juillet, les travaux de la voie de liaison sud (VLS) se poursuivent sans faire de bruit. Ou presque. Si un temps un vent de contestation avait soufflé chez les rive-rains qui craignaient la construc-tion d'une voie de contournement, il n'en est rien aujourd'hui. Aucune action juridique ou symbolique contre le projet n'a été lancée. Sollicitée dès le lancement des études d'impact par la communauté d'agglomération de Haguenau, l'Association alsacienne d'entomologie qualifie pourtant le projet haguenovien de « nouveau GCO ».

Pour son président, Christophe Brua, « l'inventaire de la faune et la flore présentes dans la zone d'études n'est pas bon. Les populations ont été sous-évaluées », notamment celles de la gagée des prés et des champs, une espèce protégée. « Le projet, poursuit-il, n'a pas été pensé dans sa globalité. Il a été saucissonné. Il ne prend pas en compte le remembrement et l'urbanisation future qu'il induit.

Photographie de gagées des prés repérées sur la zone d'étude de la VLS et non répertoriées par les études, transmise à la CAH et aux services de l'État par les associations nature lors d'une consultation publique. Document remis /SFS CERPEA SAE

La VLS reliera l'entrée sud-ouest de Haguenau à la route du Rhin, à l'est. De 5,5 km de long, elle traversera des terres actuellement cultivées, des prairies, des boisements et des friches. Quelque 15 ha d'habitats d'espèces protégées seront impactés par sa construction, comme la gagée des prés et des champs, donc, mais aussi la libellule agrion de mercure, le papillon azuré des paluds, sans oublier sept espèces de chauve-souris, 31 d'oiseaux dont la pie-grièche...
13 mesures de réduction

« À chaque fois que cela a été possible, nous avons évité d'impacter la biodiversité. Il nous a fallu ainsi deux ans pour définir le tracé de la VLS, répond André Erbs, vice-président de la communauté d'agglomération du Haguenau (CAH) qui porte le projet. « Les espaces à enjeux forts ont été évités : les zones spéciales de conservation Natura 2000, celle de l'aérodrome pour protéger l'armérie à tige allongée et celles situées au sud et à l'est pour les chauves-souris », détaille Franck Heit, à la direction des grands projets de la CAH.

Pour compenser la perte ces 15 ha d'habitats d'espèces protégées, 13 mesures de réduction et 11 mesures compensatoires ont été prescrites en juin 2019 par la préfecture, suite aux propositions de la CAH. Elles porteront sur 53 ha. Leur coût ? 600 000 EUR, pris en charge par la CAH. Parmi ces mesures, le déplacement des bulbes de gagées, l'aménagement de 13 tunnels sous la VLS pour permettre à la faune de franchir la route sans risque, la conversion de 5 ha de parcelles cultivées en prairie, la plantation de 8 ha de forêt. Mais pour l'association, « la nature n'est pas un puzzle. On n'y découpe pas des parties et on les colle ailleurs, sans risquer de déséquilibrer ce qui reste en place et de déséquilibrer le milieu accueillant. »
Sonia DE ARAUJO

 

 
 

Horbourg-Wihr Fouilles archéologiques : Une tour pointe son nez

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:14:43

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Horbourg-Wihr Fouilles archéologiques
Horbourg-Wihr Fouilles archéologiques : Une tour pointe son nez
Une tour du camp romain édifié au milieu du IVe  siècle se trouvant sur l'actuelle place du 1 er -Février-1945 à Horbourg-Wihr a été mise au jour le 25 juillet dernier par l'équipe menée par l'archéologue et directeur général d'Archéologie Alsace Matthieu Fuchs. À visiter ce samedi 3 août.

 
Matthieu Fuchs, archéologue et directeur général d'Archéologie Alsace, devant les vestiges de la tour de la fortification antique mis au jour le 25 juillet dernier sur la place du 1er-Février-1945 à Horbourg-Wihr.
« L'architecte Charles Winckler et le pasteur Émile Alphonse Herrenschneider avaient établi au XIXe siècle un plan du camp romain édifié au milieu du IVe siècle se trouvant sur l'actuelle place du 1er-Février-1945 à Horbourg-Wihr. Avec ces fouilles démarrées le 22 juillet dernier, nous cherchons à compléter ces éléments déjà identifiés au XIXe siècle », indique Matthieu Fuchs, archéologue et directeur général d'Archéologie Alsace.

Responsable du sondage, il se réjouit de constater que l'emplacement des vestiges de la tour de 12 mètres de hauteur en forme de fer à cheval, mis au jour le 25 juillet, se situe à l'endroit exact indiqué par le plan auquel il se réfère. « Ils avaient déjà bien travaillé à l'époque ! »
Verrou de la défense romaine pour le Centre Alsace

La tour de cette fortification antique ainsi dévoilée révèle une partie du camp militaire construit vers 330-370 après J.-C., principal verrou de la défense romaine pour le Centre Alsace suite à des incursions germaniques devenues de plus en plus régulières à partir des années 260. Formé d'un rempart de 170 mètres de côté sur une superficie de 3 ha, avec une muraille de 3,50 mètres d'épaisseur, haute de 6 mètres, le camp était hérissé de douze tours et de quatre tours-portes massives.

À leur sommet se trouvait une plate-forme pour déployer des engins de jet datant des prémices de l'artillerie moderne tels des catapultes. « L'ensemble était extrêmement puissant et abritait des légionnaires qui appartenaient à la 8e légion Augusta, dont le camp principal se trouvait à Strasbourg, ainsi que d'autres unités de la 1re légion Martia. »
Valorisation in situ et reconstitution de la tour ?

Les fouilles ont par ailleurs révélé des vestiges beaucoup plus récents, la place du 1er-Février-1945 étant un avatar du dernier conflit mondial. « Des immeubles occupaient la place qui a été dévastée par les bombardements de la Libération. Lors du creusement des caves de ces habitations, des maçonneries romaines ont été détruites. Dans l'une des caves démolies en 1945, nous avons retrouvé de la vaisselle typique "de grand-mère" du début du XXe siècle, de Sarreguemines et d'Obernai, ainsi qu'une bouteille de champagne ! »

Mi-août, les fouilles se termineront et le trou sera rebouché. « Ce chantier aura permis de documenter l'état de conservation des vestiges antiques afin de permettre aux élus de décider comment les intégrer dans le futur projet d'aménagement », précise Matthieu Fuchs.

Dans l'idéal, l'archéologue souhaiterait que les vestiges soient valorisés in situ sous forme de crypte archéologique et que la tour soit reconstruite à l'identique afin de redonner une visibilité au prestigieux passé antique de Horbourg-Wihr.

Seule frustration du directeur général d'Archéologie Alsace: ne pas avoir réussi à retrouver de grands blocs de grès qui constituaient les premiers soubassements de l'ancienne ville civile entre le Ier et le IIIe siècle, qui ont ensuite été réutilisés au IVe siècle. « Nous avons identifié l'emplacement d'un de ces blocs qui a été volé, certains sont passés avant nous ! Ils ont probablement été récupérés comme matériau de construction au XVIe ou XVIIe siècle. »
Véronique BERKANI VISITER Archéologie Alsace, en partenariat avec la commune et l'Association d'archéologie et d'histoire d'Horbourg-Wihr (ARCHIHW) fera visiter le chantier de fouilles de la place du 1er-Février-1945 et du 50 Grand-Rue lors de visites le samedi 3 août à 8 h, 9 h, 10 h, 10 h 30 et 11 h. PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.dna.fr

VISITER Archéologie Alsace, en partenariat avec la commune et l'Association d'archéologie et d'histoire d'Horbourg-Wihr (ARCHIHW) fera visiter le chantier de fouilles de la place du 1er-Février-1945 et du 50 Grand-Rue lors de visites le samedi 3 août à 8 h, 9 h, 10 h, 10 h 30 et 11 h. PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.dna.fr

 
 

 

Horbourg-Wihr Au 50 Grand-Rue, les fouilles se poursuivent

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:02:13

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Horbourg-Wihr Au 50 Grand-Rue, les fouilles se poursuivent
 

 
Archéologue spécialiste de la Protohistoire et de la période gallo-romaine, Muriel Roth-Zehner est responsable du chantier de fouilles du 50 Grand-Rue à Horbourg-Wihr. Photo L'Alsace/Hervé KIELWASSER
Chantier contigu à celui de la place du 1er-Février-1945, le site de fouilles du 50 Grand-Rue à Horbourg-Wihr, démarré en 2015 avec un sondage préliminaire, se poursuit au rythme de trois semaines par an grâce à une équipe constituée de professionnels d'Archéologie Alsace, de bénévoles appartenant à l'association locale ARCHIHW et d'étudiants accueillis pour apprendre le métier, soit entre 18 et 22 personnes chaque jour.
Une ville qui connaît son apogée au IIe siècle

Les richesses archéologiques qui ont été mises au jour témoignent, à partir des années 20-30 de notre ère, de la trame d'un premier urbanisme, avec un réseau de rues et de routes. Une véritable ville se développe, qui connaît son apogée au milieu du IIe siècle.

« Cette année, nous étudions plus particulièrement les vestiges d'un bâtiment incendié à la fin du IIIe siècle, ainsi qu'une toiture effondrée de la même époque », indique Muriel Roth-Zehner, archéologue spécialiste de la Protohistoire et de la période gallo-romaine, responsable du chantier de fouilles du 50 Grand-Rue. L'archéologue espère que l'effondrement et l'incendie auront « piégé » des éléments tels que de la céramique, des ossements d'animaux, des pièces de monnaie, des bijoux, des éléments en bronze, etc.

« Dans 99 % des cas, ce sont les céramiques que nous retrouvons qui nous permettent de dater les vestiges. » Du site a déjà été extraite une belle collection de céramiques qui sera exposée lors des visites proposées le samedi 3 août. « Il s'agit d'une production locale, mais certaines proviennent du Nord de l'Allemagne, d'Espagne, d'Italie et même d'Afrique. »

Il y a deux ans, l'équipe avait pu fouiller des puits carrés constitués de planches de bois qui plongeaient jusque dans la nappe phréatique, correspondant à une activité artisanale qui n'a pas pu être identifiée. « En revanche, nous y avons retrouvé des noyaux et pépins de raisins, pêches, griottes, des céréales, etc., qui nous ont permis de connaître l'environnement et l'alimentation des habitants. »

Autre découverte remarquable : un médaillon en or très rare - on n'en compte que sept en Europe - à décor ajouré datant du IIIe siècle après J.-C.

 

 
 

Tour Alsace : la fête avant l'effort des champions

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:12:00

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SAUSHEIM  Cyclisme
Tour Alsace : la fête avant l'effort des champions
Avant que les cyclistes professionnels ne s'élancent pour quatre jours de course, le Tour Alsace a pris son envol ce mercredi 31 juillet à Sausheim autour de nombreuses animations et d'un sympathique village sur le parking de l'ED & N. Ambiance.
 

 
Le départ du Tour Alsace a été donné à Sausheim, ce mercredi 31 juillet devant l'ED & N. L'après-midi a commencé par les animations sur le village du tour et les cyclistes locaux ont pu rouler sur le même parcours que les cyclistes professionnels.
Il est un peu plus de 14 h et le speaker officiel commence à s'échauffer la voix. Pendant ce temps, accroupi sur la ligne de départ et d'arrivée, l'Illzachois Serge Verney termine d'installer la bande blanche d'arrivée, les panneaux publicitaires... « Plus on paye, plus on est près de la ligne », précise cet Illzachois qui fait partie des 450 bénévoles mobilisés sur l'épreuve cycliste. « Dans notre équipe chargée de la ligne d'arrivée, on est une vingtaine. Pendant l'épreuve, la journée commence à 8 h et se termine à 20 heures autour d'un repas. Mais c'est très sympa. » Treize Tour Alsace au compteur et Serge Verney en redemande, chaque année, « pour l'ambiance » et parce que ce sportif accompli adore la compétition. « Vous savez que je suis champion Grand-Est du 100 mètres, des plus de 65 ans », explique l'athlète de l'Acik. Forcément, une ligne de départ, même sans starting-block, ça le connaît ! On connaît le tour de France qui s'élance d'Angleterre ou de Belgique, du coup on ne s'étonne même pas de voir les bénévoles du tour alsace comme Serge se balader avec un tee-shirt... de la Haute-Saône. « Mais oui, vendredi on va à la Planche des Belles Filles. Mais sinon, des belles filles, il y en a sur le car-podium M2A ! » Sacré Serge... Des belles filles, on en trouve aussi sur le stand du Tyrol avec Sarah et Léa qui font la promotion de leur belle région et des possibilités de roulage à VTT ou à vélo de route musculaire ou électrique.

En attendant de prendre la direction d'Innsbruck, on peut se faire photographier devant un poster de cette belle montagne. Pour filer en Autriche ou rouler à vélo, il faut avoir la classe.
« La Frenchie » pour pédaler avec classe

Et là on vous conseille de jeter un oeil sur le très beau stand de « La Frenchie », la chaussette officielle des équipes du Tour Alsace créée par Labonal à Dambach-la-Ville. Elles sont superbes et le jeune stagiaire qui nous fait la retape est même en photo sur le packaging. Le Tour Alsace met en valeur les entreprises locales et donne aussi un coup de main à Maurer-Tempé en faisant déguster la charcuterie de cette nouvelle Scop. La caravane du Tour Alsace démarre, le bon goût alsacien fait la course en tête.
Laurent GENTILHOMME Vidéo et photos sur www.dna.fr

Vidéo et photos sur www.dna.fr

 
 

 

Paroles de fans
? Aurélie, 32 ans de Sausheim : « Je viens ici car j'adore cet événement. C'est presque traditionnel. J'ai commencé à emmener mes filles depuis qu'elles sont nées et maintenant, elles adorent. »

? Annette, 63 ans de Baldersheim : « Mon mari et moi sommes venus ici à pied depuis Baldersheim pour la première fois que nous assistons à cet événement, et nous trouvons ça super. »

? Clara, 12 ans d'Ammertzwiller : « Je viens ici depuis que je suis toute petite parce que j'adore attraper les stylos qu'ils nous jettent. Je les aime bien. »

? Erick, 47 ans de Sausheim : « Je viens ici parce que j'admire les cyclistes. Je les suis partout et les regarde aussi à la télé. Je partage cette passion avec ma compagne. »
A.D.

 

cyclisme Tour Alsace (1 re étape) : La Belgique à l'honneur

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:12:36

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cyclisme  Tour Alsace (1 re étape)
cyclisme Tour Alsace (1 re étape) : La Belgique à l'honneur
Gianni Vermeersch a endossé le maillot de leader du Tour Alsace avec le succès de Corendon-Circus au contre-la-montre par demi-équipes ce mercredi à Sausheim. La formation belge a pris les devants avant la 2e étape d'aujourd'hui à Sélestat.

 
L'équipe de Corendon-Circus, avec Gianni Vermeersch, a gagné la première étape du Tour Alsace.
Les coureurs de Corendon-Circus sont chaque année à la bataille pour la victoire lors du prologue du Tour Alsace à l'image de la 4e place de l'année dernière.

Ce mercredi soir à Sausheim, le contre-la-montre par demi-équipes est revenue à la formation belge. Gianni Vermeersch a coupé la ligne le premier devant le champion d'outre-Quiévrain Tim Merlier et le Néerlandais David van der Poel. Un trio magique qui a bouclé les 4,4 kilomètres en 5'02''53.
« J'ai tout donnéjusqu'à la ligne »

Un succès total puisque la deuxième est son homologue formée par Jimmy Janssens, Jonas Rickaert et Otto Vergaerde. Le podium est complété l'équipe des Suisses Stefan Bisegger, Damian Lüscher et Théry Schir.

La première formation française est le SCO Dijon, 11e, avec Nicolas Debeaumarché, Jimmy Cabot et Hadrien Degrancourt.

« C'est juste au moment de faire le relais juste avant le virage et j'ai tout donné jusqu'à la ligne d'arrivée, explique le Belge. Je travaille beaucoup pour l'équipe et maintenant, c'est à moi d'être leader ».

David van der Poel et Tim Merlier étaient d'ailleurs fous de joie pour lui après la ligne, comme un juste retour de ce travail de l'ombre fourni tout au long de la saison.

Le groupe belge de 2e division a fait respecter la hiérarchie et peut-être pris la main sur ce Tour Alsace pour plusieurs jours avec une arrivée à Sélestat que van der Poel connaît bien pour y avoir gagné l'an passé.

Sur un tracé en circuit cette fois-ci, les échappées ne seront pas forcément avantagées. Et en cas d'arrivée au sprint, Tim Merlier a déjà démontré toute sa force lors de son succès au championnat national.

C'est en tout cas un succès que Gianni Vermeersch a savouré, il ne l'avait plus emporté depuis le 18 juillet 2018 avec la 3e étape du Tour de la Province de Liège. « Je fais souvent l'équipier », justifie-t-il.
« On va essayerde garder le maillot »

Le coureur de 26 ans ne va donc pas lâcher sa tunique aussi facilement dans le Bas-Rhin. « On va essayer de garder le maillot, ça va être bien à Sélestat je pense, j'espère, sourit-il. L'arrivée à La Planche des Belles Filles (de vendredi), ça va être un petit peu trop dur pour moi, mais je vais essayer. C'est une ascension de quinze minutes, ce sera un peu trop long pour moi. Et on avait une autre équipe forte avec aussi Jimmy Janssens, dont la fin du Tour Alsace est mieux pour lui. Je travaillerai pour lui ».

Auparavant, Gianni Vermeersch peut prendre la lumière du maillot de leader afin de préserver son équipier grimpeur, qui s'est effectivement positionné en dauphin ce mercredi, à un peu plus de quatre secondes.

La Belgique n'a peut-être pas fini d'être à l'honneur sur ce Tour Alsace...
Gilles LEGEARD

 

 
 

 

Tour Alsace Le Tour de l'Avenir en tête

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:24:15

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Tour Alsace Le Tour de l'Avenir en tête
 

 
Pierre-Yves Chatelon, sélectionneur de l'équipe de France des moins de 23 ans, se sert du Tour Alsace pour élever le niveau de ses coureurs. Photo L'Alsace /Gilles LEGEARD
La présence de l'équipe de France espoirs sur une épreuve est courtisée. Le Tour Alsace a ce privilège cette année, grâce à son positionnement dans le calendrier international. Les moins de 23 ans ont en tête le Tour de l'Avenir (15-25 août), qui permet aux meilleurs de trouver une place parmi les pros. Une performance y est d'autant plus valorisante que le lauréat 2017 est Egan Bernal, le Colombien qui vient de s'adjuger le Tour de France.

Pour l'équipe de France, le sélectionneur Pierre-Yves Chatelon a concocté une montée en puissance pour ses coureurs. « Notre stage de cinq jours en Maurienne et le Tour Alsace font partie de la préparation pour le Tour de l'Avenir, confirme le technicien. Sauf problème de santé ou méforme, j'ai ma composition pour le Tour de l'Avenir. Nicolas Prodhomme était en délicatesse au stage. »

Son coéquipier du Chambéry CF, Clément Champoussin, 5e du Tour de l'Avenir 2018, fait partie des coureurs assurés de se retrouver au départ à Marmande après le Tour Alsace en compagnie de Simon Guglielmi (Groupama-FDJ CT), Mathieu Burgaudeau (Total Direct Energie), Aurélien Doleatto (AC Bourg-en-Bresse) et Jérémy Bellicaud (en course avec le CC Etupes), alors qu'Eddy Finé courra le Tour du Limousin avec Cofidis..

Pour l'heure, l'Alsace est le terrain de jeu des Bleuets, qui l'ont rejointe ce mardi avec un trajet tronçonné pour mieux le digérer. « Ça fera un bloc de dix jours et j'espère qu'ils vont surcompenser, car il y a dix jours entre le Tour Alsace et le Tour de l'Avenir, pointe Pierre-Yves Chatelon. Par respect pour les organisateurs, on n'est quand même pas là pour faire de la figuration. Les circonstances de course vont décider, on n'a pas de pré-stratégie, sauf pour les automatismes de protection des meilleurs grimpeurs sur les étapes vallonnées. C'est comme au Tour de l'Avenir, il peut se passer plein de choses en début de course et les grimpeurs peuvent ne plus être dans le coup »..
« On n'est pas comme Ineos, mais on essaie de penser à tout »

Le prologue par demi-équipes n'était pas une fin en soi hier soir, car l'exercice apparaît éloigné du chrono par équipes du Tour de l'Avenir. « On l'a travaillé en stage avec les vélos de chrono et ça a aussi permis aux mécaniciens de ne pas avoir de surprise, explique le sélectionneur national. On va aussi tester les braquets dans La Planche des Belles Filles en vue de la montée sèche du col de la Loze au Tour de l'Avenir. On n'est pas dans la recherche de gains marginaux comme Ineos, mais on essaie de penser à tout ».

L'ambition sportive prime pour s'illustrer tant au Tour de l'Avenir qu'au Tour Alsace. « Ce serait dommage de ne pas avoir au moins un podium sur une étape et avec les coureurs présents, j'imagine leur place dans le Top 10, envisage Pierre-Yves Chatelon. Certains ont besoin de se rassurer, d'autres vont se préserver. » Et tous les espoirs sont permis.
G.L.

 

 
 

Colmar Arlette Steyer assure le passage de relais

Publié dans le panorama le Jeudi 01 août 2019 à 06:03:57

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Colmar Arlette Steyer assure le passage de relais
 

 
Juillet 2017, dans une collégiale comble. Arlette Steyer dirige pour la dernière fois sa Maîtrise des garçons. Photo archives DNA
Le changement était dans l'air depuis un petit moment déjà. À la rentrée de septembre 2018, Luciano Bibiloni avait sollicité de son employeur, la Ville de Colmar, de ne plus consacrer que 90 % de son temps à la Maîtrise de garçons. En juin dernier, il a annoncé son intention de démissionner de son poste pour des raisons personnelles. Le chef d'origine argentine, qui, depuis 2013, est également directeur musical et artistique des Petits chanteurs de Strasbourg, la Maîtrise de l'Opéra national du Rhin, a d'autres projets en tête.
« L'idéal serait d'avoir recruté quelqu'unen novembre »

« J'ai contacté Arlette au printemps quand Luciano a commencé à évoquer son éventuel départ. Je voulais me rassurer. Je lui ai demandé si elle connaissait quelqu'un susceptible d'assurer l'intérim ou si elle-même pouvait le faire ». Arlette Steyer n'a pas hésité une seconde. La Maîtrise, c'était et c'est encore toute sa vie. Luciano Bibiloni et elle s'appellent régulièrement. La musicienne a créé la formation en 1985 avec le directeur du conservatoire Eugène Maegey et le soutien de la Ville, de l'Éducation nationale et du ministère de la Culture. Elle l'a dirigée 32 ans durant, la plaçant parmi l'un des plus talentueux choeurs de garçons au monde. Son dernier concert à sa tête s'est déroulé en juillet 2017 dans une collégiale St-Martin remplie jusqu'au dernier banc.

La chef de choeur restera le temps nécessaire. « Luciano a déjà préparé les emplois du temps et élaboré une première programmation ». Comme par le passé, Arlette Steyer enseignera l'art du chant aux élèves de l'école maîtrisienne, mais ne souhaite pas diriger de concert. Il est probable que d'ici au mois de décembre, période où les choristes commencent à se produire en public, le poste de directeur (rice) sera pourvu.

L'opération de recrutement a démarré dès réception de la lettre de démission de Luciano Bibiloni. L'appel à candidatures sera clos d'ici à la fin du mois d'août. « Quatre candidats se sont déjà fait connaître. Certains se sont déclarés intéressés par le poste, d'autres souhaitaient des informations, indique Cécile Striebig-Thevenin, adjointe au maire chargée du développement culturel. Nous retiendrons ensuite une short list (une liste restreinte) et nous mettrons les personnes retenues en situation devant les élèves ». L'épreuve est prévue après la rentrée. Les candidats doivent répondre à des critères d'excellence. Le responsable de la maîtrise n'est pas seulement appelé à être chef de choeur, il est aussi directeur administratif. Il accueille les parents, supervise les emplois du temps, organise les concerts.

Il y a deux ans, après le départ à la retraite d'Arlette Steyer, l'heureux élu n'a pas été détecté lors de la première sélection des candidats qui étaient une vingtaine au départ. Il a fallu qu'un deuxième jury délibère. « L'idéal serait d'avoir recruté quelqu'un en novembre », espère Cécile Striebig-Thevenin.
Textes : Michelle FREUDENREICH