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Collectivité d'Alsace et régionalisme : « Un risque d'éloignement de la nation »

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 06:18:06

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Collectivité d'Alsace et régionalisme :

« Un risque d'éloignement de la nation »
 

 
Benoît Vaillot. D R

Que pensez-vous de la création de la collectivité européenne d'Alsace ?

Je pense que c'est un gadget administrativo-politique qui met en danger l'unité et l'indivisibilité de la République : on attribue à une collectivité spécialement créée des compétences particulières exorbitantes et la possibilité d'adapter des lois.

Exorbitantes ?

La collectivité européenne d'Alsace va être dotée de compétences supplémentaires que d'autres collectivités n'ont pas en matière de coopération transfrontalière, économie et innovation, formation professionnelle, éducation, culture, logement, ainsi que les langues et cultures régionales.

La nouvelle collectivité aura la possibilité, par exemple, de promouvoir le bilinguisme, en prenant partiellement en charge, de façon encore assez floue, l'enseignement de l'allemand. Or pour être professeur d'allemand en France il faut normalement avoir passé un concours de l'Éducation nationale et/ou être recruté par l'État. L'exception accordée à l'Alsace en la matière présage un désengagement de l'État sur des missions fondamentales et fait courir le risque d'une décentralisation sans règles communes, avec un transfert désorganisé des compétences étatiques au bon vouloir des élus locaux. De plus, c'est illisible pour les citoyens et dangereux pour l'indivisibilité de la République.

Au fond, vous contestez la « décentralisation à la carte » voulue par le gouvernement...

Le droit à la différenciation territoriale repose sur l'idée que toutes les collectivités sont différentes et que leurs compétences doivent épouser leurs besoins. Mais le problème est que l'expression de ces besoins découle de revendications identitaires et non de la défense de l'intérêt général local.

Un statut spécifique pour l'Alsace ne bénéficiera en réalité pas vraiment à la région et à ses habitants. Cela affirme seulement une identité spécifique, alors qu'en fait personne en France ne conteste la réalité de la spécificité alsacienne.

Mais justement, l'existence même de l'Alsace en tant qu'entité institutionnelle sa place sur la carte de France officielle, a été effacée par la réforme territoriale de 2015 et la création de la région Grand Est. Est-ce que ce n'est pas là le péché originel ?

Cette réforme territoriale bâclée est l'une des plus grandes fautes de la présidence de François Hollande. Elle a supprimé des régions cohérentes et pertinentes pour l'action publique, et l'Alsace a été l'une de ces victimes. La suppression de la région Alsace a été une erreur fondamentale et la création du Grand Est une erreur encore plus grande. On a rassemblé ensemble des régions au profil politique, économique et culturel très différent pour constituer un monstre administratif qui éloigne les citoyens des centres de décision. Et plutôt que de remédier à cette situation ubuesque en cassant la réforme de 2015, le président de la République et son gouvernement réalisent une réforme encore plus néfaste en créant une nouvelle collectivité avec de nouvelles compétences, mais qui va rester dans la région Grand Est. L'Alsace devrait tout simplement redevenir une région à part entière.

Vous êtes spécialiste de la construction des souverainetés et des identités nationales. D'après vos recherches, quels effets ont les différenciations territoriales de ce type ?

La promotion des différences de compétences entre collectivités génère une surenchère ethno-régionaliste. Par « ethno-régionalisme » on qualifie le régionalisme d'exclusion qui revendique des différences irréductibles par rapport à l'État central et qui construit l'identité régionale contre ce dernier. Il distille une petite musique contre l'État, qui est comparable à celle que l'on retrouve chez certains élus nationaux contre l'Union européenne : « Ce n'est pas notre faute, c'est la faute à Bruxelles », « Ce n'est pas notre faute, c'est la faute à Paris », au fond, c'est le même discours.

Globalement, les mouvements ethno-régionalistes manipulent les identités régionales et même, au besoin, les inventent ! Ça a été le cas en Italie avec l'invention de la Padanie dans les années 1970. Cette région a été inventée par la Ligue du Nord [initialement « Ligue du Nord pour l'indépendance de la Padanie », rebaptisée en 2018 « La Ligue » - Lega en italien. Ce parti d'extrême-droite est aujourd'hui dans la coalition au pouvoir, avec notamment le ministre Matteo Salvini, NDLR]. Ce parti ne souhaitait plus verser à l'État italien des impôts qui seraient redistribués pour le développement de toute la péninsule italienne - structurellement plus riche au nord qu'au sud - et a donc inventé une identité pour le justifier.

Les exemples en France ne vont assurément pas aussi loin, mais on peut s'étonner de voir qu'à Rennes, les plaques de rue sont aussi écrites en langue bretonne alors qu'historiquement personne à Rennes n'a jamais parlé breton...

On constate que, pour s'implanter durablement, les mouvements ethno-régionalistes ont toujours comme priorité la revendication des compétences en matière éducative et culturelle pour la région. L'aménagement du territoire qu'ils mettent en avant pour rassurer n'est qu'un leurre. C'est pour ça qu'ils insistent autant sur la question de l'apprentissage des langues régionales.

La Corse a obtenu en 1991 un statut différencié. Qu'est-ce qu'on a pu observer depuis, ces vingt-huit dernières années ?

On constate que la différenciation territoriale favorise mécaniquement les mouvements ethno-régionalistes puisqu'elle leur offre la reconnaissance institutionnelle qu'ils réclament. Jusqu'à récemment, les régionalistes corses ne représentaient qu'eux-mêmes et une poignée de mafieux. Mais la création de la collectivité territoriale de Corse leur a donné une légitimité forte et ils n'ont cessé de progresser. Maintenant, on compte plusieurs partis régionalistes corses dont le score total a doublé entre 2004 et 2010 (de 17 à 35 %). Ils ont fait leur entrée à l'Assemblée nationale en 2017, avec trois députés sur quatre circonscriptions.

Dans ce cadre institutionnel, le danger est qu'à terme les partis nationaux disparaissent au profit des partis régionaux. Donc c'est une illusion, de la part des élus locaux alsaciens, de penser qu'ils vont maîtriser, contenir ou avaler les autonomistes. Au contraire, ils vont devoir être dans une surenchère face à eux pour exister politiquement dans le cadre de la nouvelle entité territoriale. Ils vont être progressivement phagocytés et à terme, l'unité nationale est en danger.

Et donc selon vous, plus on en donne aux régionalistes, plus ils en demandent ?

Absolument. Regardons à l'étranger pour prendre du recul sur nos débats franco-français. Un exemple évident nous est offert par la Catalogne. La proclamation unilatérale d'indépendance de 2017, tous les spécialistes des territoires en Europe la jugeaient inévitable. Depuis les années 1980, l'État espagnol a cédé à toutes les demandes des régionalistes. Le degré d'autonomie de la Catalogne s'est tellement rapproché de l'indépendance qu'il était devenu logique que les indépendantistes terminent le processus. En face, l'État espagnol a réagi de façon extrêmement brutale, à la mesure de son laxisme pendant quarante ans.

Au Royaume-Uni, des compétences particulières sont attribuées aux entités qui la composent [Angleterre, Pays de Galles, Écosse, Irlande du Nord] à travers la devolution. Cela a permis aux indépendantistes écossais du SNP [Scottish national party] d'accéder au pouvoir. Ils ont organisé en 2014 un référendum sur l'indépendance (55,3 % de non) et parlent d'en organiser un nouveau pour ne pas être embarqués dans le Brexit. Si l'Écosse prend son indépendance, le Royaume-Uni est non seulement mort, mais la nation britannique aussi.

Il y a aussi l'exemple belge. Les régionalistes flamands demandent depuis plus de cinquante ans plus d'autonomie en disant, à chaque fois, que c'est la dernière. Ça a amené en 1993 à une fédéralisation de l'État belge, avec des entités séparées selon des critères territoriaux et linguistiques. Maintenant les indépendantistes flamands demandent de régionaliser des domaines fondamentaux comme l'impôt ou la sécurité sociale. Aujourd'hui, il ne reste plus à la Belgique que son roi et une équipe de football ! Francophones et Flamands ont même des partis politiques séparés au Parlement national. Ce n'est pas une prédiction folle que d'envisager la dissolution de la Belgique à moyen terme...

On constate que plus on donne aux régionalistes, plus on tend vers la destruction de l'État et de la nation.

Donc selon vous, la création de cette collectivité alsacienne fait courir à terme le risque d'une sécession ?

Les mouvements ethno-régionalistes prennent des formes différentes selon les territoires et il ne faut pas voir la Catalogne partout, mais il y a un risque d'éloignement de la nation. Toute différenciation territoriale fait mettre le doigt dans cet engrenage. Cela ne veut pas dire que la décentralisation est un danger en soi mais qu'il faut proposer une décentralisation au service de la population qui n'amoindrit pas le rôle de l'État. L'État doit garder un rôle social fort et permettre d'équilibrer le territoire.

C'est pour cette raison qu'il faudra être vigilant sur d'éventuelles revendications fiscales. La volonté d'autonomie fiscale a souvent été le moteur de l'indépendantisme. En Écosse, les revendications indépendantistes sont aussi motivées par le fait qu'il y a du pétrole en mer du Nord et qu'ils ne veulent pas partager le magot...

La décentralisation à la carte telle que la proposent le président de la République et le gouvernement actuel profite in fine toujours aux mêmes : les métropoles et les régions les plus riches. Il n'y a aucun intérêt pour la Corrèze de demander un statut particulier puisqu'elle n'en aura jamais les moyens. Cette réforme est dangereuse parce qu'elle risque de flatter les mouvements ethno-régionalistes qui souhaitent mettre fin à la solidarité nationale et à l'égalité territoriale qu'apporte l'État républicain. Les inégalités territoriales de notre pays, révélées lors de la crise des gilets jaunes, n'ont pas fini de s'accroître.

Propos recueillis par Anne-Camille BECKELYNCK (*) Benoît Vaillot est agrégé d'histoire, doctorant à l'universitéde Strasbourg et à l'Institut universitaire européen de Florence. Il est spécialiste des frontières.

 

Communiquer pour convaincre... et obtenir plus

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 06:14:13

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Communiquer pour convaincre... et obtenir plus
 

 
On a découvert l'annonce par hasard sur le forum des anciens de l'école de journalisme de Strasbourg : « La future collectivité Alsace recherche un expert en charge de la stratégie de communication et de notoriété dans le cadre de sa construction. » Ce poste correspond à trois besoins, explique Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin. D'abord, que la future collectivité soit « incarnée par les agents [des deux conseils départementaux, voués à fusionner, NDLR]. L'échec du référendum de 2013 reposait notamment sur le fait que ce projet n'était pas soutenu par les agents », qu'il faut donc convaincre.

Aussi, « aller vers les Alsaciens pour expliquer comment va fonctionner cette collectivité, pour la construire en proximité avec les habitants et qu'elle soit leur collectivité, qu'ils en soient fiers et la portent ». Et aussi pour « montrer le bénéfice de cette collectivité au-delà de l'Alsace. Il faut qu'on prouve que la confiance que l'État fait à l'Alsace est bien placée. C'est comme ça que nous pourrons obtenir les compétences supplémentaires que nous souhaitons pour la suite », ajoute Frédéric Bierry, citant le développement économique, la santé, les transports et l'emploi.

 

 
 

CD67 : Le conseil départemental du Bas-Rhin recrute des volontaires

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 05:53:19

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Jeunesse  Service civique
CD67 : Le conseil départemental du Bas-Rhin recrute des volontaires
 

 
Les missions, qui durent entre 7 et 10 mois, commencent les 1er octobre et 1er novembre 2019.

Plusieurs missions sont proposées aux jeunes de 18 à 25 ans :

- ambassadeurs de l'engagement et de la citoyenneté ;

- éducation à la sexualité et à l'affectivité ;

- ambassadeurs de l'égalité filles-garçons ;

- ambassadeurs de l'acceptation de l'autre et du droit à la différence ;

- ambassadeurs à la sensibilisation à l'environnement pour les pratiquants de sports de nature ;

- ambassadeurs du développement durable dans les collèges ;

- médiateur numérique pour les usagers et soutien à l'information pour le public en situation de handicap ;

- ambassadeurs pour l'accompagnement des personnes âgées à l'accès à la vie sociale, culturelle et citoyenne ;

- médiateur numérique pour l'accès aux droits et à l'autonomie des usagers ;

- « Changer le regard sur le handicap » ;

- ambassadeurs à la valorisation des espaces naturels sensibles (Bischenberg, Jesselsberg...) ;

- ambassadeurs à la lutte contre l'illectronisme (difficultés éprouvées au niveau de la lecture et de l'accès aux ressources électroniques et informatiques, de l'apprentissage des nouveaux outils) des résidents des aires d'accueil des gens du voyage.

Les critères de recrutement sont la motivation, l'envie de s'engager dans une mission d'utilité publique, l'intérêt porté à la mission, le projet personnel et les capacités relationnelles.

Les missions sont consultables sur le site internet de l'État et sur le site internet du conseil départemental du Bas-Rhin (rubrique « Éducation » puis « volontariat en service civique »). Pour pouvoir passer un entretien de sélection, il suffit de remplir un dossier de candidature (toujours sur le site du conseil départemental) avant le 2 septembre.

 

 
 

 

Société Quelques élus ont décidé d'arrêter la politique : Vie (heureuse) après la politique

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 05:48:53

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Société Quelques élus ont décidé d'arrêter la politique
Société Quelques élus ont décidé d'arrêter la politique : Vie (heureuse) après la politique
La politique à vie, c'est fini ? Plusieurs élus ont choisi ou ont été contraints d'arrêter. Ils sont minoritaires mais ils seront de plus en plus nombreux dans les années à venir.

 
Razzy Hammadi devant des élèves de l'ESTP à Paris : la nouvelle vie d'un ancien député.
Emmanuel Couet, président socialiste de Rennes Métropole, a surpris courant juin en annonçant qu'il allait changer de vie. À 50 ans, élu depuis 20 ans, il passe la main. Les prochaines municipales se feront sans son nom sur les affiches. Lui va chercher du travail.

Les hommages ont plu dans la métropole. Ses amis comme ses adversaires, sidérés, ont loué sa carrière, salué une décision jugée courageuse.

Un élu qui passe la main sans être battu, cela reste rare. Mais de plus en plus fréquent. « Personne ne comprenait notre décision », se souvient Sébastien Pietrasanta quand il a lui aussi effectué ce choix. Ancien député des Hauts-de-Seine, il a annoncé bien avant les gilets jaunes et le bashing antiparlementaire sa volonté de quitter la politique.
« Décrocher, ce n'est pas si simple »

À l'aube de ses 40 ans, il voulait profiter de sa famille. « J'avais envie d'une seconde vie. Quand on fait de la politique, les week-ends et les soirées sont rares. »

Deux ans plus tard, Sébastien Pietrasanta se félicite tous les jours. « Je n'ai aucun regret », témoigne-t-il. Consultant sur les sujets de la sécurité, du terrorisme et de la radicalisation (ses thèmes de compétence au Parlement), il gagne sa vie et a du temps pour voir grandir ses enfants. Mais il reconnaît que c'est un choix difficile. « Je ne suis pas un donneur de leçon. La peur du vide, j'ai pu la sentir aussi. Décrocher de la politique n'est pas si simple quand on y a consacré 100 % de son temps. »
Engagés plus concrètement

Ancien député de Côte d'Or, Laurent Grandguillaume a décidé durant son précédent mandat de ne pas se représenter. « Être élu, c'est un engagement. Il faut être le plus libre possible et donc ne pas en être dépendant comme source de revenus. J'ai toujours dit que ce ne serait pas un métier. »

Il a tenu parole, a suivi une formation et dirige un groupe qui travaille sur les nouvelles formes d'emplois. Parallèlement, il est président bénévole de « Territoires Zéro chômeurs longue durée ». « Je ne suis pas moins engagé qu'avant », assure-t-il.
Les élus aussi doivent se former

Razzy Hammadi, lui, s'est présenté aux législatives, « sous la pression locale », dit-il. Mais l'ancien député de la Seine-Saint-Denis avait anticipé sa défaite. Trois mois avant le premier tour, il suivait des cours à l'Essec. « Quand on est député, on est les premiers à dire qu'il faut se former toute la vie et on ne le fait pas », assure celui qui développe plusieurs activités, notamment dans le domaine de l'urbanisme.

Laurent Grandguillaume confirme que le manque de formation des élus est un sujet : « Il faut pouvoir se former durant un mandat, maintenir un niveau de compétence. »

Razzy Hammadi et Laurent Grandguillaume l'ont fait et ont vite reconstruit une vie professionnelle. Razzy Hammadi dirige une trentaine de salariés et n'a plus le temps de penser à la politique. « Je ne suis pas près de rouvrir ce chapitre de ma vie, ni à court ni à moyen terme. » À long terme alors ? La question laisse les anciens élus dubitatifs. Ils savent qu'il ne faut jamais dire jamais. « On peut concevoir que les gens aient envie de revenir comme cela se fait ailleurs. C'est naturel dans les autres pays », estime Laurent Grandguillaume. En France, pas totalement encore.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Vie (heureuse) après la politique

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 06:32:16

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Vie (heureuse) après la politique
 

 
Razzy Hammadi devant des élèves de l'ESTP à Paris : la nouvelle vie d'un ancien député. DR
Emmanuel Couet, président socialiste de Rennes Métropole, a surpris courant juin en annonçant qu'il allait changer de vie. À 50 ans, élu depuis 20 ans, il passe la main. Les prochaines municipales se feront sans son nom sur les affiches. Lui va chercher du travail.

Les hommages ont plu dans la métropole. Ses amis comme ses adversaires, sidérés, ont loué sa carrière, salué une décision jugée courageuse.

Un élu qui passe la main sans être battu, cela reste rare. Mais de plus en plus fréquent. « Personne ne comprenait notre décision », se souvient Sébastien Pietrasanta quand il a lui aussi effectué ce choix. Ancien député des Hauts-de-Seine, il a annoncé bien avant les gilets jaunes et le bashing antiparlementaire sa volonté de quitter la politique.
« Décrocher, ce n'est pas si simple »

À l'aube de ses 40 ans, il voulait profiter de sa famille. « J'avais envie d'une seconde vie. Quand on fait de la politique, les week-ends et les soirées sont rares. »

Deux ans plus tard, Sébastien Pietrasanta se félicite tous les jours. « Je n'ai aucun regret », témoigne-t-il. Consultant sur les sujets de la sécurité, du terrorisme et de la radicalisation (ses thèmes de compétence au Parlement), il gagne sa vie et a du temps pour voir grandir ses enfants. Mais il reconnaît que c'est un choix difficile. « Je ne suis pas un donneur de leçon. La peur du vide, j'ai pu la sentir aussi. Décrocher de la politique n'est pas si simple quand on y a consacré 100 % de son temps. »
Engagés plus concrètement

Ancien député de Côte d'Or, Laurent Grandguillaume a décidé durant son précédent mandat de ne pas se représenter. « Être élu, c'est un engagement. Il faut être le plus libre possible et donc ne pas en être dépendant comme source de revenus. J'ai toujours dit que ce ne serait pas un métier. »

Il a tenu parole, a suivi une formation et dirige un groupe qui travaille sur les nouvelles formes d'emplois. Parallèlement, il est président bénévole de « Territoires Zéro chômeurs longue durée ». « Je ne suis pas moins engagé qu'avant », assure-t-il.
Les élus aussi doivent se former

Razzy Hammadi, lui, s'est présenté aux législatives, « sous la pression locale », dit-il. Mais l'ancien député de la Seine-Saint-Denis avait anticipé sa défaite. Trois mois avant le premier tour, il suivait des cours à l'Essec. « Quand on est député, on est les premiers à dire qu'il faut se former toute la vie et on ne le fait pas », assure celui qui développe plusieurs activités, notamment dans le domaine de l'urbanisme.

Laurent Grandguillaume confirme que le manque de formation des élus est un sujet : « Il faut pouvoir se former durant un mandat, maintenir un niveau de compétence. »

Razzy Hammadi et Laurent Grandguillaume l'ont fait et ont vite reconstruit une vie professionnelle. Razzy Hammadi dirige une trentaine de salariés et n'a plus le temps de penser à la politique. « Je ne suis pas près de rouvrir ce chapitre de ma vie, ni à court ni à moyen terme. » À long terme alors ? La question laisse les anciens élus dubitatifs. Ils savent qu'il ne faut jamais dire jamais. « On peut concevoir que les gens aient envie de revenir comme cela se fait ailleurs. C'est naturel dans les autres pays », estime Laurent Grandguillaume. En France, pas totalement encore.
Nathalie MAURET

 

 
 

Impôts : le temps des bonnes et mauvaises surprises

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 05:49:29

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Fiscalité Déclarations
Impôts : le temps des bonnes et mauvaises surprises
Le fisc ajuste les réductions et crédits d'impôts auxquels vous avez droit, par rapport à la somme déjà versée en janvier. Il y aurait une moitié de gagnants, un quart de perdants...
 

 
1,7 million de foyers vont devoir rendre une part de l'acompte.
Cadeau de vacances pour les uns, tuile pour les autres : le fisc ajuste le versement des réductions et crédits d'impôt dus au titre de 2018, année blanche. Certains contribuables recevront un complément à l'acompte reçu en janvier. Mais d'autres devront rembourser le trop-perçu...
Avance de trésorerie

6,2 millions de contribuables ont reçu en janvier un acompte sur les réductions et crédits d'impôt auxquels ils ont droit : emplois à domicile, cotisations syndicales, dons aux oeuvres, frais de garde de jeunes enfants, dépenses d'accueil en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, et investissements locatifs.

L'acompte était de 60 % de la somme que ces ménages étaient censés recevoir sur l'année 2019, au regard de ce qu'ils avaient reçu en 2018. Cette avance de trésorerie avait été décidée par le gouvernement afin d'éviter une baisse de la consommation des ménages, lors de l'entrée en vigueur du prélèvement à la source (PAS).
400 euros à rendreen moyenne

Sept mois plus tard, l'administration ajuste ses calculs sur la base des déclarations remplies au printemps. Selon des informations du Figaro, la moitié des foyers concernés (3,1 millions) recevront ces jours-ci un deuxième versement plus élevé que ce que pouvait leur laisser espérer l'acompte de janvier. Cela représenterait un chèque de 2,5 milliards d'euros.

500 000 autres foyers toucheront exactement la somme prévue, les 40 % complétant les 60 % de janvier. En revanche, 1,7 million de foyers vont devoir rendre une part de l'acompte, leur crédit d'impôt 2018 étant moins important que celui octroyé pour 2017. Ils rembourseront en moyenne 400 euros d'ici au 15 septembre, ces trop-perçus totalisant environ 600 millions d'euros.

Pour 900 000 autres foyers, enfin, rien ne bouge : ils ont reçu une avance trop importante, mais n'ont pas à rembourser le fisc car d'autres éléments (naissance, baisse des revenus...) ont contribué à diminuer leur facture fiscale.
F.B. et V. M.-M.

 

 
 

 

Impôts : le temps des bonnes et mauvaises surprises

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 06:35:09

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Impôts : le temps des bonnes et mauvaises surprises
 

 
1,7 million de foyers vont devoir rendre une part de l'acompte. Photo Julio PELAEZ
Cadeau de vacances pour les uns, tuile pour les autres : le fisc ajuste le versement des réductions et crédits d'impôt dus au titre de 2018, année blanche. Certains contribuables recevront un complément à l'acompte reçu en janvier. Mais d'autres devront rembourser le trop-perçu...
Avance de trésorerie

6,2 millions de contribuables ont reçu en janvier un acompte sur les réductions et crédits d'impôt auxquels ils ont droit : emplois à domicile, cotisations syndicales, dons aux oeuvres, frais de garde de jeunes enfants, dépenses d'accueil en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, et investissements locatifs.

L'acompte était de 60 % de la somme que ces ménages étaient censés recevoir sur l'année 2019, au regard de ce qu'ils avaient reçu en 2018. Cette avance de trésorerie avait été décidée par le gouvernement afin d'éviter une baisse de la consommation des ménages, lors de l'entrée en vigueur du prélèvement à la source (PAS).
400 euros à rendreen moyenne

Sept mois plus tard, l'administration ajuste ses calculs sur la base des déclarations remplies au printemps. Selon des informations du Figaro, la moitié des foyers concernés (3,1 millions) recevront ces jours-ci un deuxième versement plus élevé que ce que pouvait leur laisser espérer l'acompte de janvier. Cela représenterait un chèque de 2,5 milliards d'euros.

500 000 autres foyers toucheront exactement la somme prévue, les 40 % complétant les 60 % de janvier. En revanche, 1,7 million de foyers vont devoir rendre une part de l'acompte, leur crédit d'impôt 2018 étant moins important que celui octroyé pour 2017. Ils rembourseront en moyenne 400 euros d'ici au 15 septembre, ces trop-perçus totalisant environ 600 millions d'euros.

Pour 900 000 autres foyers, enfin, rien ne bouge : ils ont reçu une avance trop importante, mais n'ont pas à rembourser le fisc car d'autres éléments (naissance, baisse des revenus...) ont contribué à diminuer leur facture fiscale.
F.B. et V. M.-M.

 

 
 

Assurance-chômage : six mois de travail au moins

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 05:50:39

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Social  Réforme
Assurance-chômage : six mois de travail au moins
 

 
Le décret de réforme de l'assurance-chômage a été publié dimanche au Journal officiel. Ce texte prévoit plusieurs modifications dans les règles d'indemnisation pour les demandeurs d'emploi qui s'appliqueront à partir du 1er novembre (sauf le mode de calcul de l'allocation au 1er avril). Premier changement : le temps de travail est allongé. Pour ouvrir des droits à indemnisation, il faudra avoir travaillé six mois (130 jours ou 910 heures ») sur les 24 derniers mois (la période de référence). Aujourd'hui, cette condition est de quatre mois sur les 28 derniers (sauf pour les plus de 53 ans où la période de référence restera de 36 mois).

En conséquence, la durée minimale d'indemnisation passe aussi de quatre à six mois. La durée maximale reste de deux ans pour les moins de 53 ans, deux ans et demi pour les 53-55 ans, trois ans pour les plus de 55 ans.

Le seuil permettant un rechargement des droits, lorsqu'on travaille pendant sa période de chômage, sera également de six mois (910 heures) contre un mois (150 heures) aujourd'hui.

 

 
 

 

À partir de ce lundi, la planète « vivra à crédit »

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 05:51:32

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Environnement Ressources renouvelables
À partir de ce lundi, la planète « vivra à crédit »
Chaque année, la date marquant le Jour du dépassement est plus tôt. 2019 est marquée par les épisodes de canicule qui se font de plus en plus fréquents et intenses en Europe.
 

 
La déforestation est l'une des causes majeures responsables de l'épuisement des ressources renouvelables de la planète.
Ce lundi, l'humanité a pêché plus de poissons, abattu plus d'arbres et cultivé plus de terres que ce que la nature peut lui offrir au cours d'une année. À partir de ce lundi, l'humanité a épuisé toutes les ressources renouvelables de la planète. Chaque année, Global Footprint Network et WWF mesurent l'Earth Overshoot Day (Jour du dépassement en anglais, Ndlr) (1). L'année dernière, ce jour avait été fixé au 1er août. L'humanité vit à crédit depuis 1971. Le jour du dépassement mondial interviendrait désormais « deux mois plus tôt qu'il y a 20 ans », selon WWF.
L'humanité a besoin d'1,8 Terre

« Cette date avance d'années en années car on a une attitude de plus en plus prédatrice sur les ressources naturelles : on les consomme de plus en plus vite (surpêche, déforestation, surexploitation, augmentation des émissions de gaz à effet de serre), explique Arnaud Gauffier, co-directeur des programmes au WWF France. Tous ces facteurs combinés caractérisent l'Earth Overshoot Day. On peut ajouter à cela l'urbanisation, l'artificialisation des sols qui détruisent des surfaces nécessaires pour capter le CO2 et nous nourrir », poursuit-il.

Et l'Earth Overshoot Day de 2019 intervient alors que les épisodes de canicule se font de plus en plus fréquents et intenses en France et en Europe. « Le lien est direct », affirme Arnaud Gauffier. Ils sont directement liés au changement climatique c'est une évidence. »

Aujourd'hui, il faudrait 1,8 Terre pour tenir le rythme de notre consommation actuelle de ressources, avec des différences considérables entre les pays. Cinq Terre seraient nécessaires si l'humanité vivait comme les Américains, 2,7 selon la consommation des Français, en revanche, 0,7 planète serait nécessaire si on vivait comme les Indiens.

WWF énumère plusieurs pistes afin de réduire ce jour de dépassement : le principal levier d'action concerne les émissions de gaz à effet de serre, tout en en divisant par deux la consommation de protéines animales, ainsi que le gaspillage alimentaire.

« Si tous les ans, par nos efforts pour réduire notre empreinte écologique, nous repoussons de cinq jours la date du Jour du dépassement, nous pouvons atteindre l'équilibre en 2050 ! » avance WWF.
Laura TURC (1) Global Footprint Network et WWF analysent 3 millions de données dans 200 pays. Le Jour du dépassement est la date à partir de laquelle l'empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète.À noter toutefois que certains experts contestent la précision des calculs de notre empreinte écologique donnant lieu au Jour du dépassement.

(1) Global Footprint Network et WWF analysent 3 millions de données dans 200 pays. Le Jour du dépassement est la date à partir de laquelle l'empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète.À noter toutefois que certains experts contestent la précision des calculs de notre empreinte écologique donnant lieu au Jour du dépassement.

 
 

 

Achat de billets de train : les usagers font la moue

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 05:52:32

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SNCF  Dématérialisation des titres et manque de points de vente
Achat de billets de train : les usagers font la moue
En Alsace comme dans le reste de la France, des critiques s'élèvent contre le mouvement de dématérialisation d'achat des titres de transport SNCF, accentué par les fermetures de boutiques et distributeurs.
 

 
En Alsace, 27 gares et arrêts, sur un total de 151, sont dépourvus de guichet et de distributeur de titres régionaux.
Trois mois après la mise en oeuvre des nouvelles règles de régularisation à bord des rames du TER Grand Est, qui punit de quatre types « d'amendes » les voyageurs montés sans titre valable, François Giordani, président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT) Grand Est, qui fédère 35 structures locales, ne cache pas son amertume : « La Région n'a pas donné suite à notre demande de reporter la mesure tant que la SNCF serait dans l'impossibilité de vendre des billets à tous les voyageurs potentiels dans toutes les situations. Nous n'avons rien contre la lutte anti-fraudeurs. Nous avions fait valoir que tout le monde ne maîtrisait pas Internet et les applications et qu'il y avait encore des occasionnels de bonne foi qui pouvaient commencer leur voyage dans une gare sans guichet et sans distributeur automatique, ou dont le matériel est défaillant », rappelle ce magistrat à la retraite domicilié à Schiltigheim.
19 gares équipéesde guichets

Dans l'idéal, la FNAUT souhaite qu'une solution d'achat non dématérialisée soit proposée dans l'ensemble des petites gares et points d'arrêts du réseau ferré. Ce qui est loin d'être le cas en Alsace où l'on compte 19 gares équipées de guichets et 27 gares et arrêts, sur un total de 151, dépourvus de guichet et de distributeur de titres régionaux (119 sur 353 dans la région Grand Est). François Giordani enfonce le clou en relevant que les aléas climatiques hivernaux ont eu raison des cinq « distributeurs légers » à alimentation solaire expérimentés en 2017-2018, et que le nombre de distributeurs de billets régionaux avait tendance à décliner : « Il était de 160 en Alsace à l'été 2017. Il en restait ce printemps 153, implantés dans 124 gares et arrêts, d'après un courriel de la direction régionale suite à une demande de renseignements de la FNAUT. Dès lors que l'entretien coûte plus que ce que la machine rapporte, on l'enlève, nous a expliqué la SNCF. Pareil pour les bornes distribuant les billets grandes lignes. »
Fermeture de boutiques

La fermeture des guichets dans les petites gares et la réduction des plages horaires d'ouverture dans les autres constitue également un sujet de discorde récurrent entre la FNAUT et la SNCF. La première déplore notamment les fermetures successives ces six dernières années des cinq boutiques implantées dans l'agglomération strasbourgeoise, soit l'équivalent de onze guichets.

En gare de Strasbourg, le nombre de guichets de vente a pareillement diminué, passant de 22 en 2007 -- année de l'arrivée du TGV Est -- à 14 aujourd'hui : « Ils ne sont jamais ouverts tous en même temps et on ne sait pas exactement combien seront maintenus à l'issue des travaux de réaménagement de l'espace de vente. Initialement prévus cette année, ceux-ci viennent d'être reportés », constate celui qui qualifie les tarifs SNCF de « complexes » et juge les procédures de réclamation par téléphone ou Internet « irréalistes, donc dissuasives ».
« Confidentialité » du nombre exact de guichets

« On veut tout informatiser, mais ça va cinq minutes, commente Béatrice, 64 ans, qui se rend systématiquement au guichet de la gare de Strasbourg pour acheter ses billets de train. Et le contact humain ? », interroge-t-elle, remontée. À ses côtés, Nicole, 75 ans, confie : « Mon fils m'a montré comment faire sur Internet. Mais je suis incapable de le faire. Je préfère cent fois venir ici ! »

De son côté, la direction régionale de la SNCF refuse de communiquer le nombre exact de guichets en fonction dans les gares d'Alsace, arguant que la donnée est désormais « confidentielle » dans le cadre de l'ouverture à la concurrence.

Elle assure néanmoins n'en avoir fermé aucun, hors agglomération strasbourgeoise, « depuis au moins huit ans ». Et d'ajouter que « les clients qui montent dans une halte non équipée d'un moyen de distribution ne représentent que 2 % en Grand Est ».

Outre le projet de vente de billets chez les buralistes, elle rappelle qu'il est possible depuis juin dernier dans la région d'acheter ses billets de TER par téléphone. Un service également existant pour les grandes lignes. Gisèle, 41 ans, a justement passé du temps au bout du fil pour échanger un billet direction Turin. « Ils ont été super, mais le remboursement est impossible par téléphone », raconte-t-elle en attendant son tour... au guichet de la gare de Strasbourg. « Les achats de dernière minute sont exclus par téléphone, relève par ailleurs le président régional de la FNAUT : le délai d'envoi à domicile est de sept jours ! »
« Il faut une mobilisation conjointe »

Globalement, le syndicat cheminot CGT fait état de conditions de travail des agents « affectées par la mise en place de nouvelles règles de vente à bord », de « situations de tension entre voyageurs et cheminots à bord des trains comme aux guichets » et d'une qualité de l'accueil des usagers au guichet « laissant à désirer ».

Face à ces évolutions, le syndicat a prévu d'organiser à la rentrée une tournée dans les principales gares d'Alsace pour en débattre avec les usagers : « Le transport ferroviaire doit rester un service public, défend Maxime Kieffer, secrétaire général du syndicat des cheminots CGT de Strasbourg. C'est un idéal que nous devons absolument protéger. Et pour gagner la bataille, il faut une mobilisation conjointe des usagers, des élus et des syndicats. »
H.D. et X.T.

 

 
 

 

Tour Alsace : il va y avoir du sport et des animations

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 06:23:57

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Tour Alsace : il va y avoir du sport et des animations
 

 
La 16e édition du Tour Alsace partira de Sausheim ce mercredi 31 juillet. Cette année, c'est à l'ED&N que se dérouleront toutes les animations d'avant et d'après course. Archives L'Alsace /Jean-François FREY
Le Tour Alsace repart pour une 16e édition le mercredi 31 juillet. Comme toujours, c'est la commune de Sausheim qui est au centre de la première étape. C'est là, dans les rues de la commune, que sera disputé, à partir de 18 h 45, le contre-la-montre par équipes qui partira et arrivera à l'ED&N. C'est aussi à l'ED&N qu'auront lieu les animations d'avant et d'après course : à 15 h 30 et 16 h 30, passage de la caravane publicitaire ; à 16 h, Tout Sausheim à vélo ; à 22 h 30, feu d'artifice, etc.
Y ALLER Tour Alsace, première étape, mercredi 31 juillet à l'ED & N, 20a, rue Jean-de-la-Fontaine à Sausheim. Début des animations à 14 h 30. Gratuit.

 

 
 

Une caméra touristique place de la Réunion

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 05:57:24

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Internet  À Mulhouse
Une caméra touristique place de la Réunion
Elle existait déjà mais sa position était bien moins stratégique... La place de la Réunion est désormais dotée d'une toute nouvelle caméra touristique, qui offre une vue à 180°, pour pouvoir observer, même à distance, tout ce qu'il se passe sur ce lieu emblématique de Mulhouse.
 

 
La nouvelle caméra touristique installée place de la Réunion, à proximité de la rue Henriette, offre une vue à 180°.
15 h 30, ce vendredi 26 juillet. Depuis le siège de notre bureau, au 2e étage du numéro 2 de l'avenue Aristide-Briand à Mulhouse, on a pu suivre en quasi direct (lire plus loin) l'avancement de l'installation de la scène place de la Réunion où se produisait Bénabar ce samedi 27 juillet. Vous pensez qu'on est victime d'un coup de chaud et qu'on divague ? Détrompez-vous. Cela est possible grâce à la mise en ligne, depuis ce mercredi 24 juillet, d'une nouvelle caméra touristique installée place de la Réunion.

L'ancienne était positionnée au numéro 5. La nouvelle a été accrochée au niveau du numéro 16. Et là, juste quelques mètres plus loin, la vue n'est plus du tout la même, indique-t-on du côté de la Ville de Mulhouse qui est à l'origine de l'installation du dispositif : « L'objectif était de remplacer l'ancienne caméra, mal positionnée, qui n'offrait pas une vue panoramique sur la place et ne renvoyait plus une image de qualité. »
Une image fixe rafraîchie toutes les trente minutes

En pratique, la caméra offre une vue à 180° de la place de la Réunion, mais une vue fixe - on ne peut pas se « balader » virtuellement sur la place avec la souris de son ordinateur -, rafraîchie toutes les trente minutes. À travers cet oeil numérique à 15 000 EUR, les internautes peuvent voir l'ensemble des bâtiments historiques du lieu, à commencer par le temple Saint-Etienne, l'hôtel de ville, la maison Mieg reconnaissable à sa tourelle, etc.

Pour la Ville, un tel équipement « permet une bonne appréhension de l'ambiance de la cité et contribue à son attractivité via le web, principal outil de recherche d'informations pour la plupart d'entre nous. » « Il est avéré, dans bon nombre de villes en France, que les caméras touristiques sont une porte d'entrée numérique dans la ville et développent une appétence forte de la part des internautes », argumente-t-on encore.

Mais au fait, caméra touristique, caméra de vidéosurveillance, quelle est la différence ? « Une caméra touristique ne permet pas de reconnaître des personnes (la fonction de zoom est inexistante) et de revenir sur les enregistrements. » Les images, en plus de servir à la Ville de Mulhouse, pourront également être utilisées par l'office de tourisme ou Météo France, par exemple.

À l'automne, une nouvelle caméra touristique devrait être installée sur la Tour de l'Europe.

En attendant, retour place de la Réunion. À 19 h, la scène était montée. Le moment de lorgner sur les terrasses, histoire de voir s'il restait de la place pour Le Dîner. Vous connaissez la chanson ? De... Bénabar !
Cécile FELLMANN La caméra touristique, place de la Réunion, est accessible sur le site www.mulhouse.fr/webcam

La caméra touristique, place de la Réunion, est accessible sur le site www.mulhouse.fr/webcam

 
 

 

Colmar | Foire aux vins d’Alsace Une édition 2019 partie sur de bonnes bases

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 06:22:06

Colmar | Foire aux vins d’Alsace Une édition 2019 partie sur de bonnes bases

« C’était un peu difficile avec la canicule le premier jour et l’orage le deuxième. Mais dans l’ensemble c’est une bonne entrée en matière », estime Christophe Crupi, directeur des foires et salons à Colmar expo. Cela s’entend du point de vue de la fréquentation, mais aussi et peut-être surtout par rapport à l’appropriation des nouveaux centres d’animation du parc-expo. Les habitués n’ont pas mis longtemps à gagner le nouveau hall 6, désormais proche de l’entrée, où la fête bat son plein chaque soir jusqu’à la fermeture.

Les espaces contigus et couverts ont prouvé que les options retenues pour la restructuration des espaces ont été les bonnes. « Cela nous conforte et cela fait plaisir », poursuit Christophe Crupi, qui dressera un bilan de mi-foire mardi ou mercredi prochain.

Pour l’instant, avec près de 30 000 spectateurs aux trois premiers concerts (voir par ailleurs) et au moins autant de monde venu arpenter les allées de la foire-exposition, ou plus simplement assister à l’une ou l’autre des multiples animations, il semble que l’on soit dans les clous et au niveau des années précédentes. Reste à voir dans les jours qui viennent si, du côté des exposants, les affaires suivent.

La pluie qui s’est abattue en trombes samedi en fin de soirée aura généré de nouveaux flux sur le périmètre de la Foire aux vins. À l’abri des grosses gouttes, le public s’est essentiellement agglutiné dans le hall 6, festif par excellence et quasi incontournable pour les amateurs du divin breuvage alsacien ici à l’honneur. Un monde fou à tel point que la climatisation de la nouvelle salle, même en tournant à plein régime, n’a pas été en mesure de faire baisser la température à des seuils supportables.

Les autres halls ont pareillement connu un surcroît d’affluence bienvenu pour les commerciaux qui vantent au fil des stands les qualités de leurs produits.

Foire aux vins d’Alsace, parc-exposition de Colmar : tous les jours de 11 h 30 à 01 h. Parc agricole de 13 h  à 20 h . Parc de plein air : fermeture à 21 h 30. Tarifs (hors concerts) jusqu’à 13 h gratuit. De 13 h à 17 h, 4.50 €. À partir de 17 h, 7 €. Enfants de - 12 ans (inclus - accompagné d’un adulte), 1 €. Navettes régulières depuis la gare de Colmar.

Des Féeries nocturnes dans la jungle indienne du parc

Publié dans le panorama le Lundi 29 juillet 2019 à 06:24:59

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Des Féeries nocturnes dans la jungle indienne du parc
 

 
L'un des trois singes de la sagesse (un symbole asiatique) postés à l'entrée des jardins du Parc de Wesserling.

Photo L'Alsace /Morgane SCHERTZINGER

Le Parc de Wesserling propose ses Féeries nocturnes dans les jardins de Mowgli, du 1er au 18 août. Les sens s'éveillent dans un parc où tout devient magie avec d'étonnantes rencontres et personnages, des senteurs enivrantes, un délicieux thé, des jardins en lumières, un spectacle surprenant... Un parcours surprenant d'émotions.
Y ALLER Parc de Wesserling du 1er au 18 août, de 18 h à 23 h 30 (du jeudi au dimanche). Tarifs : adulte, 10 EUR ; enfant (6-17 ans) et étudiant, 5 EUR ; enfant (moins de 6 ans), gratuit. Pour les visiteurs du Festival des jardins en journée, comptez un supplément pour l'accès aux Féeries nocturnes.