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Un nouveau samedi pour les gilets jaunes

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:02:48

© L'alsace, Dimanche le 28 Juillet 2019 
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Un nouveau samedi pour les gilets jaunes
 

 
À Bormes-les-Mimosas, samedi, Emmanuel Macron s'est offert un bain de foule, en gardant un oeil sur les gilets jaunes. Photo Gérard JULIEN/AFP
« Je ne pense pas du tout que ce soit derrière nous. Il y a des problèmes profonds dans notre pays »... En marge d'une visite express à Bormes-les-Mimosas (Var) où il s'est offert samedi un rapide bain de foule, Emmanuel Macron, en congé dans le Fort de Brégançon, a rebondi sur la nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes.

Une centaine de gilets jaunes étaient présents dans la capitale ce samedi 27 juillet. D'autres manifestations étaient également organisées dans plusieurs villes de France. Plus de huit mois après le début de la mobilisation, bien qu'il tourne au ralenti, le mouvement se poursuit.
Une permanence prise pour cible

Par ailleurs, la permanence du député LaREM Romain Grau a été prise pour cible ce samedi à Perpignan par une trentaine de gilets jaunes qui ont cassé les vitres et tenté de mettre le feu au local où il se trouvait. Selon la préfecture des Pyrénées-Orientales, la manifestation des gilets jaunes à Perpignan a rassemblé samedi « un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes ».

Le député LaREM, candidat aux municipales à Perpignan, y affrontera le député du Rassemblement national Louis Aliot. Il va porter plainte après cet incident, car « vouloir mettre le feu, c'est vouloir porter atteinte à la vie de personnes : moi-même, mais aussi tous les voisins dans l'immeuble ».

Jeudi, c'est la permanence de la députée LaREM Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône) qui avait été prise pour cible par des agriculteurs lui reprochant d'avoir voté en faveur du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta). Un mur de ciment d'environ 2,5 m avait été érigé devant la porte du local.

 

 
 

Un nouveau samedi pour les gilets jaunes

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:03:27

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Social Mobilisation 
Un nouveau samedi pour les gilets jaunes
 

 
À Bormes-les-Mimosas, samedi, Emmanuel Macron s'est offert un bain de foule, en gardant un oeil sur les gilets jaunes.
« Je ne pense pas du tout que ce soit derrière nous. Il y a des problèmes profonds dans notre pays »... En marge d'une visite express à Bormes-les-Mimosas (Var) où il s'est offert samedi un rapide bain de foule, Emmanuel Macron, en congé dans le Fort de Brégançon, a rebondi sur la nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes.

Une centaine de gilets jaunes étaient présents dans la capitale ce samedi 27 juillet. D'autres manifestations étaient également organisées dans plusieurs villes de France. Plus de huit mois après le début de la mobilisation, bien qu'il tourne au ralenti, le mouvement se poursuit.
Une permanence prise pour cible

Par ailleurs, la permanence du député LaREM Romain Grau a été prise pour cible ce samedi à Perpignan par une trentaine de gilets jaunes qui ont cassé les vitres et tenté de mettre le feu au local où il se trouvait. Selon la préfecture des Pyrénées-Orientales, la manifestation des gilets jaunes à Perpignan a rassemblé samedi « un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes ».

Le député LaREM, candidat aux municipales à Perpignan, y affrontera le député du Rassemblement national Louis Aliot. Il va porter plainte après cet incident, car « vouloir mettre le feu, c'est vouloir porter atteinte à la vie de personnes : moi-même, mais aussi tous les voisins dans l'immeuble ».

Jeudi, c'est la permanence de la députée LaREM Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône) qui avait été prise pour cible par des agriculteurs lui reprochant d'avoir voté en faveur du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta). Un mur de ciment d'environ 2,5 m avait été érigé devant la porte du local.

 

 
 

Pourquoi Trump brandit l'arme du vin contre la France

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:10:29

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Commerce Polémique 
Pourquoi Trump brandit l'arme du vin contre la France
La menace de Donald Trump est à prendre au sérieux, les Etats-Unis étant le premier marché en valeur des vins français à l'étranger. Et une solution française sur la taxe numérique ne suffira peut-être pas... 
 

 
Donald Trump préfère pourtant le Coca light...
Donald Trump a lancé son attaque sur Twitter, comme d'habitude : « La France vient d'imposer une taxe du numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines, a expliqué le président américain. Nous annoncerons bientôt une action réciproque substantielle après la stupidité de Macron. J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français ! »
Un buveur de Coca

Donald Trump est un amateur de Coca-Cola light. Il ne boit pas de vin... mais il en produit avec la Trump Winery. Située en Virginie, elle est aujourd'hui dirigée par son fils Eric, qui prétend bien sûr faire « les meilleurs vins du monde »... Pour les amateurs, une bouteille de Taste of Trump (blanc, blanc de blanc ou rouge), vaut 84$, ou environ 75EUR.

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump brandit l'arme du vin contre la France. En novembre, il l'accusait « de rendre très difficile pour les États-Unis de vendre ses vins ». Les chiffres prouvent le contraire : les importations en France de vins américains ont représenté l'année dernière 2 % du total en volume, mais 10 % en valeur, en hausse de 30 %.

Les droits de douane sont équivalents dans les deux sens. Un peu plus élevés pour le vrac côté américain, et pour le détail côté européen. Mais les États-Unis ajoutent un obstacle, une « barrière non tarifaire » : l'obligation de passer par un distributeur américain, ce qui renchérit les vins étrangers.
Une menace sérieuse

Les viticulteurs français ont raison de prendre la menace au sérieux. Les États-Unis représentaient l'année dernière 12 % du total de leurs exportations en volume, et surtout 18 % en valeur. En clair, les Américains boivent cher. Ils sont ainsi le premier marché étranger pour les vins français, trois fois plus important par exemple que le Japon.

Les États-Unis ne sont pas seuls à prendre le vin en otage. La Russie, qui n'en produit pas (ou si peu), s'en est fait une spécialité avec deux pays : la Géorgie et la Moldavie, tous deux totalement dépendants du marché russe. On trouve toujours du vin géorgien à Moscou, mais son prix varie selon le niveau de tension entre les deux pays...
Vin français, voiture allemande

Les Américains tapent où ça fait mal. Contre l'Allemagne, Donald Trump a lancé le même type d'attaque, ciblant cette fois les importations d'automobiles. Vin français et automobile allemande sont d'ailleurs impliqués ensemble dans les négociations sur un accord de libre-échange entre l'Union européenne et les États-Unis. Donald Trump a d'abord menacé d'augmenter les droits de douane sur les voitures allemandes afin de forcer l'ouverture des discussions, finalement arrachée il y a un an. Il s'en prend maintenant au vin français pour contraindre l'Union à inclure l'agriculture dans cet accord, ce que refuse absolument la France. C'est dire qu'un apaisement sur la taxe numérique ne signifierait pas la fin des soucis pour les exportateurs français de vin aux États-Unis.
Francis BROCHET

 

 
 

La défense européenne, enjeu majeur

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:13:16

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armee  Rapport sénatorial 
La défense européenne, enjeu majeur
Dans un rapport sur la défense européenne présenté (*) devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères, les rapporteurs, Hélène Conway-Mouret et Ronan Le Gleut plaident pour une Europe qui puisse gagner en autonomie stratégique. L'armée européenne, intégrée, reste pour eux une vision à long terme, aujourd'hui utopique. 
 

 
La Brigade franco-allemande lors d'un exercice en Allemagne du bataillon de commandement et de soutien de M
La défense de l'Europe ne pourrait se passer encore aujourd'hui de l'OTAN et donc des Etats-Unis...

Hélène Conway-Mouret : « Si le continent européen était attaqué par une super puissance, nous aurions seuls beaucoup de difficultés à nous défendre. De fait, la défense de l'Europe se repose sur les armées française et britannique. Les autres pays n'ont pas investi car, pour beaucoup, l'OTAN reste le bouclier protecteur. Dans les pays de l'est, on ne comprend pas la position française. Pourtant, on a bien indiqué à nos interlocuteurs [lors de la présentation du rapport devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères en juillet NDLR] que la France n'était pas dans une logique d'émancipation voire d'indépendance vis-à-vis des Etats-Unis pour assurer la sécurité du continent ! Parler d'autonomie stratégique, c'est avoir la capacité d'analyser où sont les menaces, les prendre en compte et s'organiser seuls ou avec l'OTAN afin de les contrer.
Les objectifs des Européens, en matière de défense, restent divergents...

Les pays de l'est regardent plus à l'est et estiment que leur principale menace est la Russie. Nous, nous considérons que la menace vient du sud, c'est le terrorisme. Cependant, il y a une évolution. Les Estoniens par exemple ont envoyé des soldats au Mali. On voit qu'il y a un changement d'attitude mais on part de loin avec des pays qui sont indépendants depuis la chute du Mur et n'ont pas une grande maturité politique. Nos partenaires européens estiment que lorsque la France parle de défense européenne, elle pense en réalité à ses opérations extérieures. Et ils ne veulent pas être entraînés sur ces terrains dangereux.
Il y a des mesures concrètes qui montrent que la défense européenne est en marche comme la création du Fonds européen de défense (FED) doté de 13 milliards d'euros. Vous souhaitez que ces crédits soient réservés à des projets d'excellence...

Il y a deux façons de dépenser ces 13 milliards. Soit on saupoudre, on en donne un peu à tout le monde ; soit on se dit que l'on a envie d'avoir une base industrielle et technologique de défense qui soit européenne et donc on aide quelques leaders -pas forcément français !- qui mènent des projets importants. Je plaide pour la seconde solution. Ces projets doivent, a minima, être menés par trois pays et surtout, les groupes leaders seront obligés de travailler avec des PME d'autres pays. Il s'agit de projet concernant le cyber par exemple. C'est une façon pour nos groupes leaders de pouvoir faire face aux Américains et aux Chinois.
La France et l'Allemagne mènent de front deux projets importants : l'avion et le char du futur. C'est une collaboration qui rencontre quelques difficultés.

C'est un mariage de raison. Les Français ont les compétences et les Allemands, les financements. Selon moi, il y a une incompréhension majeure : les Allemands ont une vision purement industrielle de la défense et nous, nous avons une approche sécuritaire. C'est une position irréconciliable. L'exécutif français avait besoin de démontrer que le couple franco-allemand marchait formidablement. Mais derrière cet affichage politique, il y a une volonté française beaucoup plus forte qu'allemande. C'est ce que j'ai ressenti.
Que préconisez-vous pour faire avancer cette défense européenne ?

Le Haut Représentant mériterait d'avoir un adjoint qui s'occupe spécifiquement des questions de défense. Il faut protéger le FED qui sera voté à l'automne par le Parlement et le réserver à des projets d'excellence. Il faudrait enfin accentuer les formations communes entre militaires européens en développant par exemple les exercices interarmées. Que les militaires soient formés ensemble, se comprennent. Tendre vers des règles d'engagement communes. Les militaires plaident pour cela plus que pour avoir des armements identiques.
Propos recueillis parNicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

La vaccination contre la rougeole devient obligatoire

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:14:12

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Santé En Allemagne 
La vaccination contre la rougeole devient obligatoire
La vaccination contre la rougeole deviendra obligatoire dans les établissements scolaires en Allemagne à partir de mars 2020. Une bonne nouvelle également en Alsace, où la proximité avec l'Allemagne a pu aider au déclenchement de foyers épidémiques. 
 

 
Depuis le 1er janvier 2019, 391 cas de rougeole ont été recensés en Allemagne, selon l'Institut Robert-Koch.
Face à une nouvelle recrudescence de la rougeole en Allemagne, le gouvernement d'Angela Merkel a adopté le texte de loi du ministre de la Santé Jens Spahn. L'obligation à la vaccination contre la rougeole concerne les enfants pris en charge dans les écoles, crèches ou jardins d'enfants. Elle s'étendra aussi aux employés des établissements d'enseignement, du secteur médical ainsi qu'aux centres d'accueil de réfugiés. Une amende de 2 500 euros est prévue en cas de non-respect de la loi et les enfants qui n'ont pas été vaccinés peuvent être exclus d'une garderie. La loi doit entrer en vigueur le 1er mars 2020. Elle nécessite encore l'approbation du Bundestag.
L'Alsace elle aussi touchée régulièrement par le virus

L'Alsace a connu plusieurs épisodes épidémiques de cas de rougeole : en 2015, une centaine de cas avaient notamment été détectés dans l'école hors contrat Steiner-Waldorf Mathias-Grünewald, où plus de la moitié des élèves n'étaient pas vaccinés. Le virus avait été ramené d'Allemagne au cours d'un voyage scolaire. L'Agence régionale de Santé Grand Est souligne néanmoins que « pour 2019, la France est l'un des pays qui déclare le plus de cas de rougeole en Europe selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, et qui de ce fait « exporte » des cas dans d'autres pays. »

Si certains Allemands sont sensibles aux théories anti-vaccins, les professionnels de santés déplorent surtout le manque d'information sur le fonctionnement du vaccin. Le vaccin contre la rougeole protège de la maladie dans près de 100 % des cas après deux doses de vaccin. Pour éradiquer la rougeole, il faut un taux de vaccination de 95 %. Or, d'après les derniers chiffres de l'institut Robert-Koch, le centre allemand responsable du contrôle et de la lutte contre les maladies au niveau fédéral, seulement 93 % des enfants entrant dans le système scolaire en Allemagne ont reçu les deux injections.
162 cas de rougeole pour la région Grand Est depuis le début de l'année

Même constat en Alsace. Pour l'ARS, « le taux de couverture vaccinal ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) est insuffisant dans le Grand Est pour stopper la propagation du virus puisqu'aucun département n'atteint 95 %. » La France a rendu la vaccination contre la rougeole obligatoire en 2018, mais la couverture vaccinale progresse lentement. Entre le 1er janvier et le 21 juillet 2019, 162 cas ont été enregistrés dans le Grand Est dont 67 pour les départements alsaciens. Ces derniers (Haut-Rhin, Bas-Rhin et Moselle) sont les départements les plus impactés par le nombre de cas de rougeole. Une enquête réalisée dans le baromètre santé 2017 indique pourtant que dans la région Grand Est 79,4 % des personnes de 18 à 75 ans interrogées déclarent être favorables à la vaccination (contre 77,7 % au niveau national). Pourtant, « la couverture vaccinale de ROR (incluant les deux doses) pour les enfants ayant eu 2 ans en 2017 était de 79,7 % dans le Haut-Rhin et de 81,6 % dans le Bas-Rhin » déplore l'ARS.
Marie Maheux

 

 
 

Pour Alsace Nature, le CETA est un traité scélérat

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:05:34

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Politique  Environnement 
Pour Alsace Nature, le CETA est un traité scélérat
 

 
Daniel Reininger, président d'Alsace Nature réagit aux propos des parlementaires Eric Straumann et Raphaël Schellenberger qui s'étonnaient de la discrétion des ONG deux jours avant le vote public du Ceta (DNA du 21 juillet).

Un appel signé par 72 ONG dont France Nature Environnement (Alsace Nature en fait partie) avait été lancé aux parlementaires indique Daniel Reininger. « Si nos deux députés s'étonnent d'un relatif mutisme des ONG... C'est certainement parce qu'ils viennent de découvrir opportunément le sujet, ou alors qu'ils ne lisent pas leur courrier »
Un traité qui est« un véritable dénide démocratie »

Il poursuit : « Les ONG se battent depuis des années (pétitions de plusieurs dizaines de milliers de signatures, manifestations notamment à Strasbourg et Bruxelles) contre ce traité scélérat, qui est un véritable déni de démocratie. C'est effectivement une hérésie économique, écologique (et juridique), mais qui est le résultat de l'ultralibéralisme défendu par les amis politiques de nos deux députés, à Bruxelles et à Strasbourg ». Selon le président régional, les deux parlementaires « ne sont pas contre le principe, mais craignent les retombées économiques défavorables pour une partie importante de leur électorat... Il est évident que notre agro-industrie est exemplaire, ce n'est pas chez nous que l'eau et l'air sont pollués par les pesticides, que la biodiversité s'écroule, que les sols deviennent stériles et que les algues vertes envahissent la mer », poursuit-il avec ironie pour conclure « comme il est évident que le glyphosate trouvé dans l'urine des Français provient uniquement des pâtes italiennes que nos concitoyens consomment sans limite ».
J-L.W.

 

 
 

Record d'impacts dans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:07:57

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Record d'impacts dans le Haut-Rhin
 

 
Le Haut-Rhin a été le département français le plus frappé par la foudre dans la soirée du 26 juillet. 2 883 coups de foudre ont été recensés par l'Observatoire national des tornades et des orages violents. Les communes les plus touchées sont Rumersheim-le-Haut avec 221 impacts, Blodelsheim (189), Bantzenheim (169), Ungersheim (117), Fessenheim (113), Munchhouse (112), Heiteren (99), Ottmarsheim (95), Balgau (90) et Ensisheim (88).

Le Bas-Rhin est le quatrième département le plus affecté par la foudre dans la soirée de vendredi avec une pointe de près de 400 impacts à Haguenau.

 

 
 

Les hommes du Sdis de retour

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 05:56:42

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Les hommes du Sdis de retour
 

 
Les dix hommes du Sdis (service départemental d'incendie et de secours) qui ont épaulé leurs collègues dans la Marne sont à présent de retour. DR
En proie à de nombreux feux de champs, le département de la Marne a fait appel à des renforts extérieurs pour épauler ses pompiers. Le Haut-Rhin a participé à l'effort, en envoyant jeudi 25 juillet dix de ses hommes, deux professionnels et huit volontaires.
60 degrés de température au sol

Avec deux camions feu de forêt et un véhicule léger, les Haut-Rhinois ont été engagés sur un feu de récolte d'un demi-hectare, sur une ancienne base aérienne de la périphérie rémoise, puis sur un incendie de 15 hectares de récolte à cinq kilomètres au sud de Reims. Le tout dans des conditions extrêmement pénibles, la température au sol approchant les 60 degrés.

En une seule journée, la Marne a enregistré une quinzaine de feux de récolte.

Les sapeurs-pompiers du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) du Haut-Rhin ont regagné Colmar ce vendredi soir, accueillis par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et présidente du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours et le colonel Bour, directeur départemental adjoint du Sdis 68.

 

 
 

Les Haut-Rhinois de retour de feu

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 05:57:03

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Sapeurs-pompiers Dix hommes en renfort dans la Marne 
Les Haut-Rhinois de retour de feu
 

 
Le SDIS 68 a envoyé dix hommes dans la Marne.
En proie à de nombreux feux de champs, le département de la Marne a fait appel à des renforts extérieurs pour épauler ses pompiers. Le Haut-Rhin a participé à l'effort, envoyant jeudi dix de ses hommes, deux professionnels et huit volontaires. Avec deux camions feu de forêt et un véhicule léger, les Haut-Rhinois ont été engagés sur un feu de récolte d'un demi-hectare, sur une ancienne base aérienne de la périphérie rémoise puis sur un incendie de 15 hectares de récolte à cinq kilomètres au sud de Reims.

Le tout dans des conditions extrêmement pénibles, la température au sol approchant les 60 degrés. En une seule journée, la Marne a enregistré une quinzaine de feux de récolte.

Les sapeurs-pompiers du SDIS du Haut-Rhin ont regagné Colmar vendredi soir, accueillis par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et présidente du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours et le colonel Bour, directeur départemental adjoint du SDIS 68.

 

 
 

L'Adira, partenaire de la communauté de communes

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:00:04

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Burnhaupt-le-Haut  Agence de développement d'Alsace 
L'Adira, partenaire de la communauté de communes
Dans le cadre de ses missions de participation à l'aménagement et au développement des territoires, l'Adira a signé une convention avec la communauté de communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach, comme avec chaque ''comcom'' alsacienne. 
 

 
Frédéric Bierry, président de l'Adira, et Laurent Lerch, président de la CCVDS, ont signé la convention en présence de Fabienne Orlandi, Rémy With, Jean-Paul Omeyer, Jean-Luc Reitzer et Francis Meyer.
La convention de partenariat avec la communauté de communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach a été signée officiellement mardi dernier au sein de la société Glaströsch, dans la zone industrielle de la Doller de Burnhaupt-le-Haut, par le président de l'Adira (agence de développement d'Alsace), Frédéric Bierry, et le président de la CCVDS (Communauté de communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach) Laurent Lerch.

La signature a eu lieu en présence du vice-président de la comcom en charge de l'économie, Jean-Luc Reitzer, du vice-président du conseildépartemental, Rémy With, et sa collègue Fabienne Orlandi, du vice-président de la Région Grand Est, Jean-Paul Omeyer, ainsi que Manon Leroy, chargée de développement à la comcom et Marie Jeannin, chef de projet à l'Adira.

Le groupe a été accueilli par le directeur de production de Glaströsch, Francis Meyer, représentant la direction, qui a rappelé l'historique et a présenté le fonctionnement de l'entreprise. Une société qui prévoit de doubler ses effectifs en recrutant dans tous les corps de métiers et en assurant même une formation interne de son personnel.
Soutenir les projetsde développement économique de la vallée

Laurent Lerch a également remercié l'Adira pour son soutien efficace, ainsi que les partenaires de l'État, de la Région et du Département. Il est revenu sur la démarche de la comcom de soutenir les projets de développement économique de la vallée, en réalisant une extension du réseau de distribution d'électricité au profit de l'ensemble des entreprises de Burnhaupt-le-Haut et Guewenheim, car le réseau datant des années 1980 était devenu insuffisant. Glaströsch a été la première entreprise à en bénéficier et a été accompagnée par l'Adira dans la recherche d'aides financières.

Elle bénéficiera d'environ 200 000 EUR de subvention de la Région Grand Est dans le cadre du dispositif Industrie du futur.

Le président de l'Adira, Frédéric Bierry, a rappelé que l'Agence de développement d'Alsace est l'outil de la Région Grand Est et des départements alsaciens pour le développement économique des territoires et des entreprises en Alsace.

Sa mission l'engage à mettre ses services à la disposition des communautés de communes et de leurs regroupements pour les conseiller et les assister dans les domaines de l'aménagement et du développement territorial, l'accompagnement des réflexions des élus, la réalisation de leurs projets et/ou l'appui à la résolution des difficultés qu'ils rencontrent.

Après les interventions des invités, qui ont unanimement reconnu le dynamisme de la comcom et de l'Adira, puis la signature officielle de la convention, le groupe a suivi le directeur de production dans la visite de l'entreprise.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

dna Ces polluants dans la nappedont on ne sait quasiment rien

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:22:43

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ENVIRONNEMENT 
Ces polluants dans la nappe dont on ne sait quasiment rien
C'est une fin de journée peinture à la maison. Les pinceaux ont été nettoyés au white-spirit. Que faire du reste de produit diluant ? Hop, dans l'évier, ni vu ni connu. Un verre d'eau pour vous désaltérer ? Sans le savoir, vous buvez peut-être une eau contaminée aux résidus d'hydrocarbures. 
 

 
Souvent, la nappe phréatique affleure, ce qui la rend d'autant plus fragile vis-à-vis de la pollution.
L'observatoire de la nappe d'Alsace (Aprona), lors de sa dernière campagne de mesures en 2016, a identifié pas moins de 135 molécules ou substances différentes dans les eaux souterraines alsaciennes sur plus de 350 recherchées (DNA du 17 novembre 2018). Et cela ne tient pas compte des métaux, ni des pesticides et leurs résidus.
Un enjeu « patrimonial »

« On ne savait pas trop ce qu'on allait trouver, raconte Baptiste Rey, chargé d'études Eaux souterraines à l'Aprona. On n'avait aucune référence concernant ces substances, très peu documentées au niveau toxicologique. » Miguel Nicolaï, expert en substances toxiques à l'Agence de l'Eau Rhin-Meuse, complète : « C'est un enjeu de connaissance car il y a des dizaines de milliers de composés utilisés au niveau européen. » Et selon la directive-cadre sur l'eau adoptée en 2000, il ne faut pas accumuler dans les eaux souterraines des produits qui ne sont pas censés y être. « Toxique ou pas, c'est avant tout un enjeu patrimonial », explique le spécialiste.

Les experts colmariens ont donc recherché différentes familles de produits afin de dresser l'inventaire dans la nappe phréatique : des pesticides, mais aussi des médicaments, des adjuvants alimentaires, des hydrocarbures, des PCB (les polychlorobiphényles, utilisés comme isolants électriques quasi inflammables, interdits en France depuis 1987), des « composés organiques volatils », etc. La liste est longue et garnie de noms obscurs, tel le « Di (2-ethylhexyl) phtalate », un plastifiant, perturbateur endocrinien, toxique pour la reproduction, que l'on retrouve dans un point de mesure sur quatre en Alsace.

Yves Lévi, professeur en santé publique et environnement à la faculté de pharmacie de l'université Paris Sud, le résume de manière directe : « Quel est le risque d'être exposé toute sa vie à de petites quantités de polluants venant de l'air, de l'eau, de la nourriture ou des cosmétiques ? On n'en sait rien ! » Pour le scientifique, cette « multipollution chimique » est une « pression majeure sur tous les continents de la planète » et est le « second enjeu avec le réchauffement climatique ».

Il dresse la liste des affections qu'on a « du mal à expliquer » : les cancers hormonaux dépendants (sein, testicules), « qui n'arrêtent pas d'augmenter depuis 50 ans », le diabète, les troubles de la reproduction et la baisse de la qualité du sperme. « En laboratoire, on arrive à montrer qu'il y a un risque provenant de ces molécules. Dans la vie réelle, c'est plus difficile. » Il va plus loin : « Chaque jour et jour après jour, cela va forcément provoquer quelque chose mais quoi ? La femme enceinte, par exemple, devrait être complètement protégée durant les quatre premiers mois de grossesse. Mais il faut bien qu'elle mange... »
Quelles limites ?

Si les concentrations mesurées par l'Aprona sont très faibles, de l'ordre du microgramme par litre, voire du nanogramme (un milliardième de gramme par litre), rien ou presque n'est disponible sur les limites toxicologiques de ces molécules, dont on ne sait pas si elles se retrouvent, ou non, dans l'eau potable (lire ci-dessous). L'Aprona, dans un premier rapport sur le sujet réalisé en partenariat avec l'Allemagne et la Suisse, mentionnait les seuils utilisés par nos voisins allemands et suisses pour ces polluants émergents. Des valeurs purement indicatives, « sans fondement toxicologique ou juridique », prévient Baptiste Rey. Car évaluer la toxicité de chaque molécule est loin d'être chose facile. « Soit on fait ligne par ligne et on y passe 40 ans et un paquet d'argent, complète Yves Lévi. Ou on va vite pour protéger la population, et on met une valeur dite de gestion. » Il donne en exemple la limite de 0,1 µg/L pour chaque pesticide dans l'eau potable, « toxique ou pas, on s'en fiche, c'est une norme ».

L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) s'est penchée sur la question pour certaines molécules, dont la carbamazépine, un antiépileptique en tête des médicaments retrouvés dans l'eau du sous-sol alsacien (26 % des points de mesure). Dans un rapport daté de 2013, et coécrit par Yves Lévi, la conclusion des experts est « qu'au regard des connaissances actuelles, le risque sanitaire lié à l'ingestion de carbamazépine via l'eau destinée à la consommation humaine aux doses d'expositions connues en France est considéré comme négligeable. »

De quoi être rassuré ? « Le rapport ne concernait pas le mélange, répond le professeur parisien. Molécule par molécule, c'est faible, oui. Mais le mélange de tout ça, ça donne quoi ? » Personne n'en sait grand-chose. C'est Réguisheim qui obtient la palme du cocktail le plus varié : pas moins de 65 molécules différentes ont été détectées dans un des quatre points de mesure de l'Aprona. En mettant de côté les phytosanitaires, c'est Mulhouse et Sélestat qui montent sur le podium avec 46 produits différents.
« Il faut arrêter de boufferdu plastique »

Comment s'en sortir et évaluer la toxicité de mélanges qui changent à chaque endroit et à chaque moment ? « Ce n'est pas insoluble, mais il faut les moyens, s'écrie Yves Lévi. Il y a des plans au niveau national, mais pas d'argent. » La loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé a intégré pour la première fois en droit français un nouveau concept : l'exposome. Il s'agit, ni plus ni moins, de réussir à quantifier et à étudier l'ensemble des expositions sur la vie entière qui peuvent influencer la santé, qu'elles viennent de l'eau, de l'air, de la nourriture... « Peut-être que dans 20 ou 30 ans, les relations avec des pathologies seront établies, espère Yves Lévi. Il y a de grands programmes européens et américains qui travaillent sur cela. »

Et en attendant ? « Il faut arrêter de bouffer du plastique ! » Et aussi ne pas jeter le white-spirit dans l'évier...
Laurent RIGAUX PLUS WEB Les polluants retrouvés dans votre commune à retrouver sur dna.fr

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dna « Le rejet écologique, c'est celui qu'on évite »

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:23:07

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« Le rejet écologique, c'est celui qu'on évite »
 

 
La présence de polluants émergents dans les eaux usées pose des problèmesaux stations d'épuration. Ici, celle de Mulhouse à Sausheim.
La présence de polluants émergents dans les eaux usées pose des problèmes aux stations d'épuration, conçues pour « diminuer la charge organique », explique Baptiste Rey de l'Aprona. Pour réduire voire supprimer ces composants, il faudrait modifier les stations, en les équipant de filtres à charbon par exemple. Pour le moment, les collectivités de plus de 10 000 habitants doivent, depuis une note technique de 2016, effectuer des analyses en entrée et en sortie des stations d'épuration. Il s'agit de poser un diagnostic « avant de se lancer dans des traitements chers et inefficaces », détaille Miguel Nicolaï, qui souligne la tendance à remplacer une molécule identifiée comme préoccupante par une autre, qu'on connaît mal et qui peut passer à travers les mailles du filet.
« Il faut qu'on changenotre vie »

« Le rejet écologique, c'est celui qu'on évite » résume l'expert de l'Agence de l'Eau, qui cite en exemple une initiative vosgienne. « Se soigner sans polluer » appelle médecins, pharmaciens et consommateurs à utiliser les médicaments les moins nocifs lorsqu'ils sont disponibles. La Ville de Strasbourg, quant à elle, a lancé un dispositif intitulé « Ménage au naturel » pour inciter ses habitants à fabriquer eux-mêmes les produits ménagers à l'aide d'ingrédients inoffensifs pour eux et l'environnement.

« L'idée est de ne pas culpabiliser le consommateur, poursuit Yves Lévi, mais d'expliquer qu'il faut qu'on change notre vie. » Surtout, le professeur en santé publique prévient : « il ne faut pas penser qu'en traitant l'eau, on aura résolu le problème. » Air, nourriture, cosmétique... les sources d'expositions à des molécules de synthèses plus ou moins toxiques sont nombreuses. Sans oublier les contenants alimentaires. Yves Lévi s'alarme en songeant à « tous ceux qui réchauffent leurs boîtes en plastique au four à micro-ondes ». Il évoque aussi le bisphénol S, qui remplace le A interdit dans les biberons en 2011 et dans les contenants alimentaires en 2015. Cette nouvelle molécule pose déjà question.

 

 
 

Un e-catalogue des sceaux alsaciens

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:16:59

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Histoire 
Un e-catalogue des sceaux alsaciens
Deux universitaires strasbourgeois commencent la constitution d'une base de données sigillographiques dans l'ambition, notamment, d'étudier la façon dont les Alsaciens se sont représentés à partir du Moyen Âge. Ils invitent toutes les personnes intéressées à participer à leur démarche. 
 

 
Deux universitaires strasbourgeois, dont ici Thomas Brunner, lancent la constitution d'un catalogue numérique des sceaux alsaciens. 
Aucune recension exhaustive n'a jamais été effectuée jusque-là mais, selon leurs estimations, « plusieurs milliers de sceaux » datant du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle dorment dans des tiroirs en Alsace. Action, réaction. Olivier Richard et Thomas Brunner, respectivement professeur et maître de conférences en histoire médiévale à l'Université de Strasbourg, viennent de débuter leur catalogage sur Sigilla, une base numérique gratuite dédiée à ce type de cachets. « L'Alsace est une région pionnière car aucune autre, ni d'ailleurs aucun département, n'a encore mené une numérisation systématique de ses fonds », souligne Thomas Brunner en précisant avoir pour ambition de voir cette démarche baptisée « Sigi-Al » s'achever « à l'horizon 2025 ».

En bref, chaque sceau identifié va faire l'objet d'une notice comprenant, entre autres, l'identité de son sigillant (comprendre l'institution ou la personne qui l'a fait graver), sa période d'utilisation, sa forme, sa taille ainsi que les archives dans lesquelles son empreinte est conservée. Sa description, sa légende et sa photo vont encore compléter sa fiche.
« Une dimensionde préservationdu patrimoine »

« Lorsque c'est encore le cas, nous allons aussi photographier l'acte auquel le sceau est rattaché, indique Thomas Brunner. Malheureusement, beaucoup d'empreintes de sceaux ont été coupées du document qu'elles scellaient et, ce, surtout au XIXe  siècle par des collectionneurs. » Même si ce n'est pas le but premier de l'opération, la publication de ces textes est un bonus. Et pour cause ! « Cela va rendre accessible des actes qui ne le sont pas d'habitude en raison de leur fragilité ou du fait d'être conservés dans les archives de petites communes peu ouvertes au public », pointe Olivier Richard.

Généralement en cire - et parfois en plomb -, les empreintes des sceaux sont, elles-mêmes, très fragiles et exigent une manipulation des plus méticuleuses. « Leur numérisation comprend ainsi une dimension de préservation du patrimoine », se félicite Olivier Richard en insistant, par ailleurs, sur « la valorisation et la mise à disposition » de ce fonds documentaire dans une optique de recherche. « Après avoir été utilisés essentiellement par des évêques, des princes et des villes, les sceaux l'ont été par tous à partir du XIIIe  siècle et du développement de l'écrit. Ils servaient alors au quotidien à sceller un acte ou un contrat, mais également à se représenter », relève Thomas Brunner. « Au regard de ces autoreprésentations, nous allons pouvoir étudier la façon dont les Alsaciens se percevaient et voulaient s'afficher par rapport à l'extérieur. » Dans les spécificités régionales, par exemple, les villes alsaciennes ont souvent recouru à des symboles religieux à l'instar de grandes cités d'outre-Rhin comme Worms, mais contrairement à celles situées de l'autre côté des Vosges.

Précision : si « Sigi-Al » a pour objet de retracer « le paysage sigillaire de l'Alsace urbaine », il va plus globalement porter sur les sceaux de l'espace rhénan supérieur.
Un appel aux volontaires

En raison de son ampleur, Olivier Richard et Thomas Brunner ont décidé de faire de leur démarche « un projet de science participative à l'échelle de l'Alsace ». Des collègues universitaires, des « modernistes » notamment, ont déjà manifesté leur intention d'y collaborer, tout comme des enseignants du secondaire et des membres de sociétés locales d'histoire et d'archéologie.

« Nous lançons un appel aux volontaires le plus large possible, explique Thomas Brunner. Toutes les personnes motivées, même si elles n'ont aucun lien professionnel ou associatif avec l'histoire, sont les bienvenues. Aucune compétence spécifique n'est requise et nous nous chargerons de former chacune d'entre elles avant de débuter les travaux. »

Les tâches dévolues aux bénévoles seront établies en fonction de la disponibilité de chacun. Elles vont, par exemple, consister en la prise de clichés numériques de sceaux et/ou de leur mise en ligne. Une analyse des documents et sa publication sont également possibles.

Afin d'éviter tout déplacement intempestif, des groupes de volontaires vont être constitués autour de dépôts d'archives situés près de chez eux, par exemple, à Strasbourg, Mulhouse et Sélestat.
Les personnes intéressées sont invitées à envoyer un courriel à thomas.brunner@unistra.fr et/ou à olivier.richard@unistra.fr. Philippe WENDLING

Les personnes intéressées sont invitées à envoyer un courriel à thomas.brunner@unistra.fr et/ou à olivier.richard@unistra.fr. 

 
 

RD15 : travaux de gravillonnage entre Merxheim et Raedersheim

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 05:58:02

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RD15 : travaux de gravillonnage entre Merxheim et Raedersheim
 

 
?Mardi 30 juillet, sous réserve de bonnes conditions météorologiques, un chantier de gravillonnage aura lieu au niveau de la rue de Raedersheim (RD15) entre les communes de Merxheim et de Raedersheim dans le cadre de l'action d'entretien des routes menée par le Conseil départemental du Haut-Rhin.

Par conséquent, la route sera fermée à la circulation pendant la journée. Un itinéraire de déviation dans les deux sens sera mis en place par la rue d'Issenheim (RD4b1) à Raedersheim, la RD83 et la route de Merxheim (RD3b) d'Issenheim. Le Département appelle donc les usagers à la prudence et au respect des restrictions de circulation.

 

 
 

Travaux de gravillonnage entre Roggenhouse et Blodelsheim

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 05:58:56

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Travaux de gravillonnage entre Roggenhouse et Blodelsheim
 

 
?Jeudi 1er août, sous réserve de conditions météorologiques favorables, le Conseildépartemental du Haut-Rhin procédera à des travaux de gravillonnage sur la RD50 entre les communes de Roggenhouse et de Blodelsheim, cela dans le cadre de la politique d'entretien des routes départementales.

Ce chantier entraînera la fermeture de la route pendant la journée de travaux. Un itinéraire de déviation dans les deux sens sera proposé aux usagers par la RD8 à Munchhouse, la RD47 vers Rumersheim-le-Haut et enfin la RD468.

Le Département appelle les usagers à la plus grande prudence et au respect des restrictions de circulation.

 

 
 

RD5: chantiers d'entretien entre Wattwiller et Wuenheim

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:00:28

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Wuenheim Circulation 
RD5: chantiers d'entretien entre Wattwiller et Wuenheim
 

 
?Le lundi 29 juillet, dans le cadre du programme d'entretien des routes du conseildépartemental du Haut-Rhin, un gravillonnage aura lieu sur la RD5 entre Wattwiller et Wuenheim en plusieurs endroits, sous réserve de conditions météorologiques adéquates. La route sera donc barrée dès la sortie de Wattwiller jusqu'à Wuenheim de 8 h à 18 h environ. Cependant, les riverains auront la possibilité d'accéder à leur domicile. Les usagers sont invités à circuler via la RD83 pour éviter d'emprunter la RD5. Le personnel présent pourra indiquer aux automobilistes les directions à suivre. Chaque jour, ce sont environ 2 000 véhicules qui empruntent cette route. Le Département appelle donc les usagers à la prudence et au respect des personnels mobilisés.

 

 
 

RD2 : gravillonnagede la route

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 05:58:36

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RD2 : gravillonnagede la route
 

 
?Mardi 30 juillet, sous réserve de conditions météorologiques favorables, le Conseildépartemental du Haut-Rhin va procéder à des travaux de gravillonnage sur la RD2 à l'entrée d'Ensisheim, entre le carrefour giratoire de la rue du Markdorf, situé près de la gendarmerie, et celui dit du « THK ». Ce chantier permettra la pose d'un enduit superficiel afin de garantir le bon état de la chaussée. La route sera donc fermée à la circulation pendant la journée. Un itinéraire de déviation sera mis en place via les rues du Markdorf et de Réguisheim jusqu'à la RD2.

?Les 30 et 31 juillet, entre Ensisheim et Hirtzfelden, sur la RD2, le Conseildépartemental du Haut-Rhin procédera à des travaux de gravillonnage de la chaussée dans le cadre de son programme d'entretien des routes. Deux chantiers distincts auront lieu sur cette route au même moment :

- du 30 au 31 juillet, entre l'entrée d'Hirtzfelden et le carrefour giratoire dit de « la Chapelle » qui croise la rue de Munchhouse (RD47). La route sera barrée et deux itinéraires de déviation seront mis en place. Le premier par un chemin communal jusqu'à la RD3b, dans le ban communal de Meyenheim, jusqu'à Hirtzfelden ; le second via la route de Réguisheim (RD47) puis la RD8.

- le 31 juillet, entre l'entrée d'Ensisheim, au giratoire croisant la RD201, et l'échangeur de l'A35. La route et les sorties d'autoroute vers Ensisheim seront fermées à la circulation. Un itinéraire de déviation sera proposé aux usagers via Munchhouse (RD47.1).

Le Département appelle les usagers à la prudence et au respect des personnels mobilisés.

 

 
 

RD2 : gravillonnage de la route

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:00:50

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Ensisheim Circulation 
RD2 : gravillonnage de la route
 

 
?Mardi 30 juillet, sous réserve de conditions météorologiques favorables, le Conseildépartemental du Haut-Rhin va procéder à des travaux de gravillonnage sur la RD2 à l'entrée d'Ensisheim, entre le carrefour giratoire de la rue du Markdorf, situé près de la gendarmerie, et celui dit du « THK ». Ce chantier permettra la pose d'un enduit superficiel afin de garantir le bon état de la chaussée. La route sera donc fermée à la circulation pendant la journée. Un itinéraire de déviation sera mis en place via les rues du Markdorf et de Réguisheim jusqu'à la RD2.

?Les 30 et 31 juillet, entre Ensisheim et Hirtzfelden, sur la RD2, le Conseildépartemental du Haut-Rhin procédera à des travaux de gravillonnage de la chaussée dans le cadre de son programme d'entretien des routes. Deux chantiers distincts auront lieu sur cette route au même moment :

- du 30 au 31 juillet, entre l'entrée d'Hirtzfelden et le carrefour giratoire dit de « la Chapelle » qui croise la rue de Munchhouse (RD47). La route sera barrée et deux itinéraires de déviation seront mis en place. Le premier par un chemin communal jusqu'à la RD3b, dans le ban communal de Meyenheim, jusqu'à Hirtzfelden ; le second via la route de Réguisheim (RD47) puis la RD8.

- le 31 juillet, entre l'entrée d'Ensisheim, au giratoire croisant la RD201, et l'échangeur de l'A35. La route et les sorties d'autoroute vers Ensisheim seront fermées à la circulation. Un itinéraire de déviation sera proposé aux usagers via Munchhouse (RD47.1).

Le Département appelle les usagers à la prudence et au respect des personnels mobilisés.

 

 
 

Est-ce que l'Alsace en pince pour le homard ?

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:16:17

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Région de Colmar Le crustacé roi du mois de juillet 
Est-ce que l'Alsace en pince pour le homard ?
Sur le gril depuis trois semaines, le homard a ses inconditionnels autour de Colmar. Ses poissonniers, ses grands chefs, ses oenologues décortiquent tous les secrets de ce produit phare de l'été. 
 

 
Raz-de-marée sur les homards du Chalutier.
Les Alsaciens ne sont pas intolérants au homard. Ses amateurs chavirent pour les spécimens du Chalutier, la poissonnerie de Bennwihr-gare. Dans la bien nommée rue du Canal, le fameux crustacé toise les dorades, maquereaux, espadons, palourdes et autres coquillages... « C'est un très beau et très bon produit qui a du succès toute l'année », annonce Didier Sirop, l'un des deux capitaines à la barre du Chalutier.

« Moins haut de gamme qu'une langouste rouge », le Vuitton des océans, le homard peut être plus ou (beaucoup) moins abordable. « Son prix fluctue selon l'offre et la demande et peut passer du simple au triple », explique le co-gérant (avec son frère Pascal) de cet étal prisé des restaurateurs. En ce moment, on le trouvera à des meilleurs prix qu'au moment des fêtes de fin d'année, où il précède la bûche autour du sapin.
Le Breton a plus de goût que son cousin américain

Le kilo de homard « épatté » (s'il lui manque une pince) se vendait cette semaine 26 EUR, contre 35 à 40 EUR le modèle toutes options. Un prix mesuré pour « le meilleur d'entre eux » : celui qu'on appelle le « Breton », mais qui vient en réalité de toute l'Europe. Il se distingue de son rival américain (ou canadien) par sa carapace foncée, ses teintes bleutées, sa chair plus ferme, et « plus de goût en bouche » pour ses admirateurs.

Même épatté, il épate les grands chefs. À Wihr-au-Val, Bernard Leray est connu pour être le plus Bretons des Alsaciens, à moins que ce ne soit l'inverse. Le patron étoilé de la Nouvelle Auberge n'a pas oublié ses racines rennaises. Le homard, ça parle au coeur et au corps de tous ceux qui ont grandi pas trop loin de l'eau. « C'est un produit extrêmement agréable, surtout en cette saison, avec beaucoup de goût, et qui permet une variété de propositions ».
« On peut quasiment tout faire à l'exception du dessert »

Sa cuisine a souvent placé le crustacé très haut sur la carte. Les habitués se souviennent de sa salade de homard avec son boudin de seiche à l'encre et sa vinaigrette au jus de homard. En ce moment, il peaufine une nouvelle recette de homard en salade avec chou-fleur, brocoli, romanesco, mayonnaise de corail de homard rougi, petit verre végétal, tuile seigle-sarrasin, et vinaigrette discrète pour garder fraîcheur et saveur.

Adepte d'une cuisine authentique et inspirée, il l'a aussi servi chaud sur un risotto par le passé. « Je faisais aussi des menus tout homard à un moment, relève l'ancien de chez Bernard Loiseau. On peut quasiment tout faire avec ce crustacé, à l'exception bien sûr du dessert ». Quand il entend parler de homard, il pense aussi « spontanément » à son confrère Jean-Yves Schillinger au JY'S à Colmar « qui a un gros plat-signature ».
Dans une cafetière au JY'S

Dans son atelier de la rue de la Poissonnerie, Jean-Yves Schillinger a eu l'idée de cuire son homard breton en deux temps dans une... cafetière Cona. « Présentée sur table, la partie basse contient du bouillon du crustacé. Partie haute, du homard juste blanchi, de la carotte, du céleri branche et de la citronnelle. Sous les yeux du gastronome, le produit baigne quelques instants avant de retourner en cuisine », écrivions-nous en début d'année lors d'un grand rendez-vous avec la rédaction.

Durant le temps du dressage, le client est invité à déguster des agnolottis au homard aux herbes fraîches dans son bouillon. Enfin, la chair du homard revient agrémentée de pâtes au basilic et beurre de crustacés. Un plat spectaculaire dont l'idée aurait déjà été « empruntée » par un trois-étoiles avec des ramifications jusqu'au Canada, avait expliqué le chef au printemps lors de son grand entretien avec les DNA.
Un grand riesling sec pour l'épouser

Quel breuvage s'accordera le mieux avec le noble crustacé ? Meilleur sommelier de France 2006, et amateur de crustacés, Pascal Leonetti a un avis éclairé sur la question. « N'en déplaise à Monsieur de Rugy, le profil racé d'un grand riesling sec, marqué par ses notes inimitables d'agrumes, de fleurs blanches, d'épices, de pierre à fusil et de truffe, présente une parfaite harmonie avec le caractère iodé de la bête ».

Le sommelier estime que « la clé de l'association réside dans la pureté, la précision minérale et le tranchant d'équilibre du vin en bouche, qui souligne à merveille la chair ferme du homard ». Comme les poissonniers ou les grands chefs de la région, Pascale Leonetti est convaincu d'une chose : « S'il y a bien une région qui en pince pour ce crustacé, c'est évidemment l'Alsace ».
Philippe VIGNERON

 

 
 

Une mini tornade traverse le village

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:18:43

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Intempéries  Artzenheim 
Une mini tornade traverse le village
Vendredi peu avant 22 h, une mini tornade s'est abattue sur Artzenheim, déracinant de nombreux arbres. 
 

 
Chez Bruno Groshenny, l'arbre est tombé tout près du garage occasionnant des dégâts.
La tornade n'a pas impacté l'ensemble du village, elle s'est contentée de traverser un couloir bien visible désormais, en partant de la salle des fêtes, où un bouleau a été déchiré. Il devra être abattu.

Heureusement les dégâts n'ont été que matériels, et les habitations ont été épargnées. Comme par miracle, les arbres sont tombés sans les endommager. Ils sont tombés juste à côté. Les tables et chaises de jardins ont été emportées, pour certaines sur près d'une centaine de mètres, contournant maison ou grange.

L'un des saules-pleureurs sur les bords de l'Ischert a manqué de tomber sur une maison. Sur l'autre berge, plusieurs arbres sont tombés ou ont cassé. Dans différentes propriétés, les arbres ont été déracinés, couchés sur les pelouses, les racines à l'air. Ce sont de vieux noyers, des conifères, qui pourtant étaient bien ancrés dans la terre.

Une partie des tuiles d'une grange se sont envolées, comme pour d'autres dépendances.

Les tronçonneuses ont été actives, près de la salle des fêtes le samedi matin. Des élus et bénévoles se sont rapidement attelés à débiter l'énorme branche de platane qui s'est détachée du tronc.

Ces arbres, pour certains très vieux, apportaient une ombre bienfaisante durant ces dernières chaleurs. Pour les propriétaires, c'est un véritable crève-coeur, ils y étaient souvent très attachés.
Voir aussi notre diaporama sur dna.fr

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ribeauvillé Malgré la canicule

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:07:09

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Ribeauvillé  Passage du jury des maisons fleuries 
Malgré la canicule
Vendredi en fin d'après-midi, ce sont un peu plus de cinquante jurés qui se sont retrouvés pour apprécier les réalisations de fleurissement dans la ville. 
 

 
Le jury des maisons fleuries attentif aux recommandations.
Avant qu'ils ne se disséminent dans la cité, Claire Brechbuhler, adjointe en charge du fleurissement, leur a donné les dernières consignes. Elle a notamment rappelé que les appréciations du jury doivent toujours rester positives et que l'objectif est avant tout de remercier et d'encourager les Ribeauvillois à embellir leur cité. Elle a remercié Marie Jo Thomas, fidèle et efficace organisatrice technique de la tournée ainsi que de la soirée du fleurissement. L'adjointe a également excusé Jean Louis Christ, maire de la commune exceptionnellement absent et présenté Thomas Herrmann, le nouveau responsable des espaces verts de la Ville.

Les jurés, conseillers municipaux de Ribeauvillé et des communes environnantes renforcés par des amateurs avertis du fleurissement, se sont ensuite disséminés dans les treize secteurs de la ville pour procéder à leurs évaluations.

En raison de la canicule, ils ont été dotés de nombreuses bouteilles d'eau, mais n'ont pas pu bénéficier de l'assistance des calèches, les chevaux étant restés dans leurs box à cause de la chaleur exceptionnelle.

L'ensemble des évaluations, près de 800, ont été remises en début de soirée dans un restaurant de la place où le jury s'est retrouvé et y a partagé un moment convivial.

Pour les résultats, il faut attendre le printemps prochain et la traditionnelle soirée du fleurissement pendant laquelle les meilleures réalisations seront récompensées.

 

 
 

Agility : 300 parcours effectués

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:01:54

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Agility : 300 parcours effectués
 

 
Christine Bollecker, la présidente (à gauche), a remercié tous les acteurs du concours agility. Photo L'Alsace /Bernard Erhard
Dimanche dernier, une centaine d'équipages venu de toute l'Alsace et des régions limitrophes ont participé au concours agility annuel, proposé par la Training Club Canin du Florival, promenade Paul Déroulède à Guebwiller.

Environ trois cents parcours ont été effectués par les duos maître - chien mais surtout dans la totalité malgré des disqualifications.

Pour le juge Patrick Fourcot de la Franche-Comté, la journée a été très longue : « Pour les chiens débutants, je les laisse finir le parcours, malgré les fautes, c'est très important pour le chien qui lors des concours ultérieurs pourra évoluer positivement. Il ne faut pas le laisser sur un échec. Quant au concours proprement dit, il était d'un bon niveau et je tiens également à féliciter les organisateurs ».

Ces derniers étaient pour la plupart au four et au moulin, aussi les résultats proprement dits des locaux ont été satisfaisants. Lors de la proclamation du palmarès, la présidente Christine Bollecker a remercié tous les acteurs et salué tout particulièrement le conseiller départemental Alain Grappe.
B.E.

 

 
 

Une nouvelle vie s'organise

Publié dans le panorama le Dimanche 28 juillet 2019 à 06:04:13

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Il y a 80 ans, l'évacuation  Série d'été (4/8) 
Une nouvelle vie s'organise
Voici le quatrième épisode de notre série « évacuation ». Au terme de plusieurs jours, les évacués découvrent la région d'accueil, le Sud-Ouest. Les premiers contacts sont difficiles, du fait du dialecte alsacien que les accueillants ne pouvaient pas distinguer de la langue allemande. 
 

 
Les Sierentzois replis à Saint-Paul-les Dax en 1939-1940 : plus faciles pour les jeunes Sundgauviens de s'y intégrer.
À la demande de Camille Chautemps, vice-président du conseil, chargé des affaires d'Alsace Lorraine, le préfet du Lot-et-Garonne intervient dès le 6 septembre : « Les premiers réfugiés de l'Est arrivés en gare d'Agen sont originaires de Huningue (arrondissement de Mulhouse), ils parlent pour la plupart un dialecte alsacien qui pourrait les faire confondre fâcheusement avec les Allemands, nos ennemis. Les populations appelées à leur donner asile doivent être avisées qu'aucune confusion n'est possible à cet égard, et qu'il convient de les accueillir avec toute la générosité que comporte leur situation douloureuse, sans tenir compte de la langue, dont ils n'ont pas encore abandonné totalement l'usage. »
«De l'incompréhension au départ»

La méfiance a parfois engendré l'hostilité. Ainsi, Henri Gruntz (Bourgfelden), alors adolescent, abondait en ce sens : « Là-bas, on nous considérait un peu comme des étrangers puisqu'on ne se comprenait pas. Combien de fois on a entendu "Qu'on leur donne l'Alsace-Lorraine et qu'ils nous foutent la paix !" Il y avait au début une incompréhension. Ils n'avaient pas l'habitude. Ils ne connaissaient pas ces gens et leur langue. »

Et de poursuivre : « Au départ, tout le monde pleurait. J'ai souvent dit : "Je ne sais si nous, Alsaciens, on aurait fait pour eux ce qu'ils ont fait pour nous !" »

Les autorités préfectorales semblent dépassées à l'heure des premiers trains alsaciens en gares du Sud-Ouest.

Quand il se rend à la préfecture des Landes, l'abbé Jean-Baptiste Meyer, curé de Hésingue, est interpellé par le vide administratif : « A la préfecture, on est en train de mettre sur pied un service officiel pour les Alsaciens du département des Landes. Personne ne peut me donner un renseignement, un conseil. On n'y trouve aucun spécialiste de la question, même pas un bureau installé dans le bâtiment prévu. Les fonctionnaires mandatés sont heureux de rencontrer des évacués, d'échanger avec eux des idées et des expériences. Les fonctionnaires que j'ai rencontrés dès la première heure et avec lesquels j'ai travaillé jusqu'à la fin ont beaucoup de bonne volonté mais on sent que leurs efforts ne sont ni dirigés, ni canalisés. »

Joseph Muller, anc0ien maire d'Uffheim, notait en 1984 : « Au départ, il est vrai que l'adaptation au nouveau cadre de vie était difficile pour les personnes d'un certain âge, tandis que les jeunes s'y mettaient rapidement. »
Paul-Bernard MUNCH