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Klinkert : « Pas besoin de leçons »

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 05:53:11

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Klinkert : « Pas besoin de leçons »
 

 
Pour Brigitte Klinkert, « l'Alsace n'est pas une île, c'est un poumon, un coeur européen ».  Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Le discours de Jean Rottner sur une Alsace « qui ne s'invente pas de frontières imaginaires » et « qui n'a pas peur de se perdre en se mêlant aux autres » a fait réagir Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Le débat entre partisans d'une Alsace dans ou en dehors du Grand Est a beau être clos depuis que le projet de loi sur la collectivité européenne d'Alsace (CEA) a été voté, il a laissé des traces : « Il y a les discours et la réalité. L'expression publique et les nombreux avis émis lors de la discussion de la loi au Parlement montrent l'importance des attentes des Alsaciennes et des Alsaciens. Le fondement du projet de CEA, c'est de répondre aux réalités du terrain. Pour le faire, nous n'avons pas besoin des leçons de certaines collectivités à d'autres, mais de l'alliance des territoires et des énergies. L'Alsace n'est pas une île, c'est un poumon, un coeur européen. Notre but est de faire à nouveau battre ce coeur. » C. T.

 

 
 

Brigitte Klinkert : « Pas besoin de leçons »

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 05:54:08

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Brigitte Klinkert : « Pas besoin de leçons »
 

 
Le discours de Jean Rottner sur une Alsace « qui ne s'invente pas de frontières imaginaires » et « qui n'a pas peur de se perdre en se mêlant aux autres » a fait réagir Brigitte Klinkert, la présidente du département du Haut-Rhin. Le débat entre partisans d'une Alsace dans ou en dehors du Grand Est a beau être clos depuis que le projet de loi sur la Collectivité européenne d'Alsace (CEA) a été voté, il a laissé des traces : « Il y a les discours et la réalité. L'expression publique et les nombreux avis émis lors de la discussion de la loi au Parlement montrent l'importance des attentes des Alsaciennes et des Alsaciens. Le fondement du projet de CEA, c'est de répondre aux réalités du terrain. Pour le faire, nous n'avons pas besoin des leçons de certaines collectivités à d'autres, mais de l'alliance des territoires et des énergies. L'Alsace n'est pas une île, c'est un poumon, un coeur européen. Notre but est de faire à nouveau battre ce coeur. »

 

 
 

zapping Quand Cattin nage entre deux eaux

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:00:30

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Le zapping 
Quand Cattin nage entre deux eaux
 

 
Un sujet inépuisable, même pour Phil.
Toujours prompt à communiquer sur ses activités de parlementaire, Jacques Cattin n'a pas commenté son abstention lors du vote sur la ratification du CETA, traité de libre-échange avec le Canada, approuvée mercredi par l'Assemblée nationale. Ce n'est pas le cas de son compère LR Eric Straumann qui, avant le vote, avait bien indiqué qu'il s'opposerait à cet accord qui réduit les barrières d'importations entre l'Europe et le Canada.
? Straumann,du bleu au vert

Ce même Eric Straumann cite Jacques Chirac (« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ») pour commenter la venue de Greta Thunberg cette semaine à l'Assemblée nationale. « Cette prédiction s'avère 17 années plus tard malheureusement exacte », dit le député qui n'a pas boycotté la prestation de la jeune Suédoise. « Travaillons ensemble, au-delà des positions partisanes, pour apporter une réponse au réchauffement climatique », clame le parlementaire, de plus en plus vert.
? Une heure 50 plus tard...

Deux heures de discours pour inaugurer la Foire aux vins ce vendredi. Plutôt du classique sauf que cette fois-ci, personne n'a transpiré à grosses gouttes puisque le hall 1 est désormais climatisé. Et si quelques auditeurs ont quand même trouvé le temps long, ce n'est certainement pas le cas de Stéphanie Villemin (LaREM) qui est arrivée 10 mn avant la fin des prises de parole.
? Pas la même cave

Jean-Paul Goulby, coordinateur des onze confréries viniques d'Alsace a offert le panier traditionnel à Jean Rottner, président de cette journée inaugurale. « Je sais qu'il a une bonne cave personnelle et une autre à la Région » a-t-il suggéré. « Oui, a répondu le président du Grand Est, mais rien à voir avec celles de l'Assemblée nationale ou du Sénat ».
? Du monde...

Nous attendons maintenant votre commentaire argumenté a lancé le même à Jean Rottner quand ce dernier a goûté le gewurztraminer 2 007. « Il est généreux », a répondu le président de la Région qui a dit prendre plaisir à goûter ici « les plus beaux vins du monde ».
? Toujours le jaune

Gilbert Meyer a reparlé du maillot jaune vendredi matin. Celui du Tour de France l'aura sans doute davantage marqué que les gilets de la même couleur. Pour le maire de Colmar, il ne fait guère de doute que le maillot jaune des foires les plus festives et populaires revient forcément à la FAV, « là où l'on fait danser le vin dans le verre avant de le savourer. »
? Troisième tour

Lorsqu'il s'est agi de sabrer le crémant dans le nouveau hall 6, ce vendredi, quatre personnalités ont sacrifié à la tradition. Le maire de Colmar n'a pas réussi du premier coup. Ce qui fit dire au député Straumann qu'il y avait un second tour. « C'est parce que je fais durer le plaisir », a répondu le premier magistrat qui, finalement, a dû s'y reprendre à trois fois. Ce qui est sûr c'est qu'il n'y aura pas de troisième tour aux municipales néanmoins.
? Temps long

« La perception du temps s'accélère en général avec les années qui passent ». Cette phrase du discours de Gilbert Meyer en inauguration de la Foire aux vins a provoqué un léger brouhaha parmi les députés au premier rang. Raphaël Schellenberger (4e circonscription), qui était venu écouter « le dernier discours de Gilbert Meyer à la Foire aux vins », trouvait visiblement le temps long. Il s'est gentiment fait rappeler à l'ordre par le maire de Colmar : « Certaines choses doivent être écoutées et entendues par les parlementaires ! »

 

 
 

Quand Cattin nage entre deux eaux

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:00:06

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Quand Cattin nage entre deux eaux
 

 
Jacques Cattin, entre deux eaux ou parfois entre deux zozos, comme ici lors du traditionnel pot de veille de Foire aux vins, avec DJ Fabrizio et Lolo, deux figures de la K
Cattin entre deux eaux
Toujours prompt à communiquer sur ses activités de parlementaire, Jacques Cattin n'a pas commenté son abstention lors du vote sur la ratification du CETA, traité de libre-échange avec le Canada, approuvée mercredi par l'Assemblée nationale. Ce n'est pas le cas de son compère LR Eric Straumann qui, avant le vote, avait bien indiqué qu'il s'opposerait à cet accord qui réduit les barrières d'importations entre l'Europe et le Canada.
Straumann, du bleu au vert

Ce même Eric Straumann cite Jacques Chirac (« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ») pour commenter la venue de Greta Thunberg cette semaine à l'Assemblée nationale. « Cette prédiction s'avère 17 années plus tard malheureusement exacte », dit le député qui n'a pas boycotté la prestation de la jeune Suédoise. « Travaillons ensemble, au-delà des positions partisanes, pour apporter une réponse au réchauffement climatique », clame le parlementaire, de plus en plus vert.
Une heure 50 plus tard...

Deux heures de discours pour inaugurer la foire aux vins ce vendredi. Exit les éventails en carton distribués l'an dernier : le hall 1 est désormais climatisé. Et si quelques auditeurs ont quand même trouvé le temps long, ce n'est certainement pas le cas de Stéphanie Villemin, la référente LaREM pour le Haut-Rhin, qui est arrivée 10 minutes avant la fin des prises de parole.
Pas la même cave

Jean-Paul Goulby, coordinateur des onze confréries d'Alsace, a offert le traditionnel panier de vins à Jean Rottner, président de cette journée inaugurale. « Je sais qu'il a une bonne cave personnelle et une autre à la Région », a-t-il suggéré. « Oui, a répondu le président du Grand Est, mais rien à voir avec celles de l'Assemblée nationale ou du Sénat. »
Du monde...

« Nous attendons maintenant votre commentaire argumenté », a lancé le même Jean-Paul Goulby à Jean Rottner quand ce dernier a goûté un gewurztraminer 2013. « Il est généreux », a répondu le président de la Région qui a dit prendre plaisir à goûter ici « les plus beaux vins du monde ».
Troisième tour

Lorsqu'il a fallu sabrer le crémant dans le nouveau hall 6, ce vendredi, quatre personnalités ont sacrifié à la tradition. Contrairement à Christiane Roth, la présidente de Colmar Expo, ou Jean Rottner, le maire de Colmar n'a pas réussi du premier coup. Le député Straumann a immédiatement observé qu'il allait avoir besoin d'un « second tour ». « C'est parce que je fais durer le plaisir », a répondu Gilbert Meyer qui a finalement dû s'y reprendre à trois fois. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y aura pas de troisième tour aux municipales.
Temps long

« La perception du temps s'accélère en général avec les années qui passent. » Cette phrase du discours de Gilbert Meyer en inauguration de la Foire aux vins a provoqué un léger brouhaha parmi les députés au premier rang. Raphaël Schellenberger (4e circonscription), qui était venu écouter « le dernier discours de Gilbert Meyer à la Foire aux vins », trouvait visiblement le temps long. Il s'est gentiment fait rappeler à l'ordre par le maire de Colmar : « Certaines choses doivent être écoutées et entendues par les parlementaires ! »
Toujours le jaune

Gilbert Meyer a reparlé du maillot jaune vendredi matin à l'inauguration de la Foire aux vins. Celui du Tour de France l'aura sans doute davantage marqué que les gilets de la même couleur. Pour le maire de Colmar, donc, il ne fait guère de doute que le maillot jaune des « foires les plus festives et populaires » revient forcément à celle de Colmar, « là où l'on fait danser le vin dans le verre avant de le savourer ». À qui le maillot à pois ?

 

 
 

Collectivité d'Alsace et régionalisme : « Il y a un risque d'éloignement de la nation »

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:04:31

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Politique 
Collectivité d'Alsace et régionalisme : « Il y a un risque d'éloignement de la nation »
Alors que beaucoup se réjouissent de la création de la Collectivité européenne d'Alsace, d'autres s'inquiètent : « La différenciation territoriale favorise les mouvements ethno-régionalistes », constate l'historien strasbourgeois Benoît Vaillot*, spécialiste des frontières et des identités. 
 

 
Benoît Vaillot.
Que pensez-vous de la création de la Collectivité européenne d'Alsace ?

Je pense que c'est un gadget administrativo-politique qui met en danger l'unité et l'indivisibilité de la République : on attribue à une collectivité spécialement créée des compétences particulières exorbitantes et la possibilité d'adapter des lois.
Exorbitantes ?

La Collectivité européenne d'Alsace va être dotée de compétences supplémentaires que d'autres collectivités n'ont pas en matière de coopération transfrontalière, économie et innovation, formation professionnelle, éducation, culture, logement, ainsi que les langues et cultures régionales.

La nouvelle collectivité aura la possibilité, par exemple, de promouvoir le bilinguisme, en prenant partiellement en charge, de façon encore assez floue, l'enseignement de l'allemand. Or pour être professeur d'allemand en France il faut normalement avoir passé un concours de l'Éducation nationale et/ou être recruté par l'État. L'exception accordée à l'Alsace en la matière présage un désengagement de l'État sur des missions fondamentales et fait courir le risque d'une décentralisation sans règles communes, avec un transfert désorganisé des compétences étatiques au bon vouloir des élus locaux. De plus, c'est illisible pour les citoyens et dangereux pour l'indivisibilité de la République.
Au fond, vous contestez la « décentralisation à la carte » voulue par le gouvernement...

Le droit à la différenciation territoriale repose sur l'idée que toutes les collectivités sont différentes et que leurs compétences doivent épouser leurs besoins. Mais le problème est que l'expression de ces besoins découle de revendications identitaires et non de la défense de l'intérêt général local.

Un statut spécifique pour l'Alsace ne bénéficiera en réalité pas vraiment à la Région et à ses habitants. Cela affirme seulement une identité spécifique, alors qu'en fait personne en France ne conteste la réalité de la spécificité alsacienne.
Mais justement, l'existence même de l'Alsace en tant qu'entité institutionnelle, sa place sur la carte de France officielle, a été effacée par la réforme territoriale de 2015 et la création de la Région Grand Est. Est-ce que ce n'est pas là le péché originel ?

Cette réforme territoriale bâclée est l'une des plus grandes fautes de la présidence de François Hollande. Elle a supprimé des régions cohérentes et pertinentes pour l'action publique, et l'Alsace a été l'une de ces victimes. La suppression de la Région Alsace a été une erreur fondamentale et la création du Grand Est une erreur encore plus grande. On a rassemblé ensemble des régions au profil politique, économique et culturel très différent pour constituer un monstre administratif qui éloigne les citoyens des centres de décision. Et plutôt que de remédier à cette situation ubuesque en cassant la réforme de 2015, le président de la République et son gouvernement réalisent une réforme encore plus néfaste en créant une nouvelle collectivité avec de nouvelles compétences, mais qui va rester dans la Région Grand Est. L'Alsace devrait tout simplement redevenir une région à part entière.
Vous êtes spécialiste de la construction des souverainetés et des identités nationales. D'après vos recherches, quels effets ont les différenciations territoriales de ce type ?

La promotion des différences de compétences entre collectivités génère une surenchère ethno-régionaliste. Par « ethno-régionalisme » on qualifie le régionalisme d'exclusion qui revendique des différences irréductibles par rapport à l'État central et qui construit l'identité régionale contre ce dernier. Il distille une petite musique contre l'État, qui est comparable à celle que l'on retrouve chez certains élus nationaux contre l'Union européenne : « Ce n'est pas notre faute, c'est la faute à Bruxelles », « ce n'est pas notre faute, c'est la faute à Paris », au fond, c'est le même discours.

Globalement, les mouvements ethno-régionalistes manipulent les identités régionales et même, au besoin, les inventent ! Ça a été le cas en Italie avec l'invention de la Padanie dans les années 1970. Cette région a été inventée par la Ligue du Nord (initialement « Ligue du Nord pour l'indépendance de la Padanie », rebaptisée en 2018 « La Ligue » - « Lega » en italien. Ce parti d'extrême droite est aujourd'hui dans la coalition au pouvoir, avec notamment le ministre Matteo Salvini, ndlr). Ce parti ne souhaitait plus verser à l'État italien des impôts qui seraient redistribués pour le développement de toute la péninsule italienne (structurellement plus riche au nord qu'au sud), et a donc inventé une identité pour le justifier.

Les exemples en France ne vont assurément pas aussi loin, mais on peut s'étonner de voir qu'à Rennes les plaques de rue sont aussi écrites en langue bretonne alors qu'historiquement personne à Rennes n'a jamais parlé breton !

On constate que, pour s'implanter durablement, les mouvements ethno-régionalistes ont toujours comme priorité la revendication des compétences en matière éducative et culturelle pour la région ; l'aménagement du territoire qu'ils mettent en avant pour rassurer n'est qu'un leurre. C'est pour ça qu'ils insistent autant sur la question de l'apprentissage des langues régionales.
La Corse a obtenu en 1991 un statut différencié. Qu'est-ce qu'on a pu observer depuis, ces 28 dernières années ?

On constate que la différenciation territoriale favorise mécaniquement les mouvements ethno-régionalistes puisqu'elle leur offre la reconnaissance institutionnelle qu'ils réclament. Jusqu'à récemment, les régionalistes corses ne représentaient qu'eux-mêmes et une poignée de mafieux. Mais la création de la collectivité territoriale de Corse leur a donné une légitimité forte, et ils n'ont cessé de progresser. Maintenant on compte plusieurs partis régionalistes corses, dont le score total a doublé entre 2004 et 2010 (de 17 à 35 %). Ils ont fait leur entrée à l'Assemblée nationale en 2017, avec trois députés sur qautre circonscriptions.

Dans ce cadre institutionnel, le danger est qu'à terme les partis nationaux disparaissent au profit des partis régionaux. Donc c'est une illusion, de la part des élus locaux alsaciens, de penser qu'ils vont maîtriser, contenir, ou avaler les autonomistes. Au contraire, ils vont devoir être dans une surenchère face à eux pour exister politiquement dans le cadre de la nouvelle entité territoriale. Ils vont être progressivement phagocytés, et à terme l'unité nationale est en danger.
Et donc selon vous, plus on en donne aux régionalistes plus ils en demandent ?

Absolument. Regardons à l'étranger pour prendre du recul sur nos débats franco-français. Un exemple évident nous est offert par la Catalogne. La proclamation unilatérale d'indépendance de 2017, tous les spécialistes des territoires en Europe la jugeaient inévitable. Depuis les années 1980, l'État espagnol a cédé à toutes les demandes des régionalistes. Le degré d'autonomie de la Catalogne s'est tellement rapproché de l'indépendance qu'il était devenu logique que les indépendantistes terminent le processus. En face, l'État espagnol a réagi de façon extrêmement brutale, à la mesure de son laxisme pendant 40 ans.

Au Royaume-Uni, des compétences particulières sont attribuées aux entités qui la composent (Angleterre, Pays de Galles, Écosse, Irlande du Nord) à travers la devolution. Cela a permis aux indépendantistes écossais du SNP (Scottish National Party) d'accéder au pouvoir. Ils ont organisé en 2014 un référendum sur l'indépendance (55,3 % de non) et parlent d'en organiser un nouveau pour ne pas être embarqués dans le Brexit. Si l'Écosse prend son indépendance, le Royaume-Uni est non seulement mort, mais la nation britannique aussi.

Il y a aussi l'exemple belge. Les régionalistes flamands demandent depuis plus de 50 ans plus d'autonomie en disant, à chaque fois, que c'est la dernière. Ça a amené en 1993 à une fédéralisation de l'État belge, avec des entités séparées selon des critères territoriaux et linguistiques. Maintenant les indépendantistes flamands demandent de régionaliser des domaines fondamentaux comme l'impôt ou la sécurité sociale. Aujourd'hui il ne reste plus à la Belgique que son roi et une équipe de football. Francophones et Flamands ont même des partis politiques séparés au Parlement national. Ce n'est pas une prédiction folle que d'envisager la dissolution de la Belgique à moyen terme.

On constate que plus on donne aux régionalistes plus on tend vers la destruction de l'État et de la nation.
Donc selon vous, la création de cette collectivité alsacienne fait courir à terme le risque d'une sécession ?

Les mouvements ethno-régionalistes prennent des formes différentes selon les territoires, et il ne faut pas voir la Catalogne partout, mais il y a un risque d'éloignement de la nation. Toute différenciation territoriale fait mettre le doigt dans cet engrenage. Cela ne veut pas dire que la décentralisation est un danger en soi, mais qu'il faut proposer une décentralisation au service de la population qui n'amoindrit pas le rôle de l'État. L'État doit garder un rôle social fort et permettre d'équilibrer le territoire.

C'est pour cette raison qu'il faudra être vigilant sur d'éventuelles revendications fiscales. La volonté d'autonomie fiscale a souvent été le moteur de l'indépendantisme. En Écosse, les revendications indépendantistes sont aussi motivées par le fait qu'il y a du pétrole en mer du Nord et qu'ils ne veulent pas partager le magot.

La décentralisation à la carte telle que la proposent le président de la République et le gouvernement actuel profite in fine toujours aux mêmes : les métropoles et les régions les plus riches. Il n'y a aucun intérêt pour la Corrèze de demander un statut particulier puisqu'elle n'en aura jamais les moyens. Cette réforme est dangereuse parce qu'elle risque de flatter les mouvements ethno-régionalistes qui souhaitent mettre fin à la solidarité nationale et à l'égalité territoriale qu'apporte l'État républicain. Les inégalités territoriales de notre pays, révélées lors de la crise des Gilets jaunes, n'ont pas fini de s'accroître.
Interview réalisée par Anne-Camille BECKELYNCK * Benoît Vaillot est agrégé d'histoire, doctorant à l'Université de Strasbourg et à l'Institut universitaire européen de Florence. Il est spécialiste des frontières.

* Benoît Vaillot est agrégé d'histoire, doctorant à l'Université de Strasbourg et à l'Institut universitaire européen de Florence. Il est spécialiste des frontières. 

 
 

 

Communiquer pour convaincre... et obtenir plus
On a découvert l'annonce par hasard sur le forum des anciens de l'école de journalisme de Strasbourg : « La future collectivité Alsace recherche un expert en charge de la stratégie de communication et de notoriété dans le cadre de sa construction. »

Ce poste correspond à trois besoins, explique aux DNA Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin. D'abord, que la future collectivité soit « incarnée par les agents (des deux conseils départementaux, voués à fusionner, ndlr). L'échec du référendum de 2013 reposait notamment sur le fait que ce projet n'était pas soutenu par les agents », qu'il faut donc convaincre. Aussi, « aller vers les Alsaciens pour expliquer comment va fonctionner cette collectivité, pour la construire en proximité avec les habitants et qu'elle soit leur collectivité, qu'ils en soient fiers et la portent ». Et aussi pour « montrer le bénéfice de cette collectivité au-delà de l'Alsace. Il faut qu'on prouve que la confiance que l'État fait à l'Alsace est bien placée. C'est comme ça que nous pourrons obtenir les compétences supplémentaires que nous souhaitons pour la suite », ajoute Frédéric Bierry, citant le développement économique, la santé, les transports et l'emploi. ACB

 

200 idées pour le rural

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:02:41

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Territoires  Rapport d'élus 
200 idées pour le rural
« L'agenda rural » du gouvernement prend forme avec la remise vendredi d'un rapport de 200 mesures. Le document propose notamment la création d'un fonds de solidarité environnementale, un pack jeunesse ou encore l'expérimentation de la 5G. 
 

 
Autrefois dans les campagnes, le café était souvent le poumon du village et un lieu de rencontres.
Comment redynamiser la France des campagnes ? Un rapport élaboré par cinq élus (*) préconise d'ouvrir l'expérimentation de la 5G aux territoires ruraux, d'y développer un tiers des campus connectés ou encore d'étendre à 30 nouveaux territoires ruraux l'expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée ». Le document propose aussi de créer 1 000 cafés, reprenant l'initiative du groupe SOS. Il recommande de créer un « pack jeunesse » et un fonds de solidarité environnementale.
« Tout ne sera pas repris »

Au total, le rapport des élus dresse un inventaire de 200 mesures pour répondre « aux préoccupations les plus urgentes des habitants » des territoires ruraux ». Il a été remis vendredi à la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault. Cette dernière a tout de suite prévenu : tout ne sera pas repris de l'inventaire. « Mais il y a des points sur lesquels on se retrouve », admet-elle, en citant notamment la « nécessité d'accélérer le développement de la téléphonie mobile et de la couverture numérique », ou encore « la revitalisation des petites centralités », c'est-à-dire ces bourgs de 3 000 à 5 000 habitants qui voient les commerces et services publics s'évaporer.
Des annonces concrètes le 21 septembre ?

Constatant ce sentiment d'abandon - un des traits saillants de la crise des gilets jaunes - Emmanuel Macron avait repris à son compte lors du grand débat l'idée d'élaborer un « agenda rural ». L'objectif est d'en dévoiler l'essentiel le 21 septembre à l'occasion du congrès de l'association des maires ruraux, instigatrice de cet agenda.

Il s'agit aussi de sortir du « discours tragique sur les ruralités ». Dixit Jacqueline Gourault. « Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas reconnaître les difficultés qui existent. Mais il faut arrêter d'opposer deux mondes : la France périphérique et une autre qui irait bien. » Et de plaider pour « avoir une vision plus globale ».

Dans ce cadre, la mission installée fin mars a balayé un grand nombre de domaines (santé, numérique, culture, logement, services publics...) pour extraire 200 propositions. Certaine sont en ligne avec des politiques gouvernementales déjà enclenchées (lutte contre les déserts médicaux, maisons de services publics) ou dans les tuyaux (projets de loi sur l'engagement des maires, sur la décentralisation et la différenciation, sur le foncier agricole). Des dispositions pourraient aussi être intégrées dans le budget 2020 examiné à l'automne, comme « réserver une partie significative des aides à la pierre », flécher davantage de crédits culturels régionaux ou encore « élargir le dispositif des emplois francs » aux territoires ruraux.

Enfin, les rapporteurs souhaitent que l'Insee revoie sa définition des « espaces ruraux » qui « ne soit pas en négatif de la définition de l'urbain ». Et en ce sens, ils appellent à « inscrire la notion d'espace dans la Constitution », en prévision de la prochaine réforme, afin que les politiques publiques ne reposent plus principalement sur le critère démographique.
(*) Le député Daniel Labaronne, le sénateur Patrice Joly et les maires Dominique Dhumeaux, Cécile Gallien et Pierre Jarlier

(*) Le député Daniel Labaronne, le sénateur Patrice Joly et les maires Dominique Dhumeaux, Cécile Gallien et Pierre Jarlier 

 
 

Retour sur l'épisode caniculaire

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:11:18

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Environnement 
Retour sur l'épisode caniculaire
Avec la fin de l'épisode de chaleur intense, ce vendredi soir, ont également pris fin l'alerte pollution à l'ozone et les mesures y afférentes : circulation différenciée à Strasbourg, limitation de vitesse et tarifs spéciaux des transports publics. 
 

 
En pleine ville et en plein soleil, comme ici place Kléber à Strasbourg, les thermomètres s'affolent.
La courte période caniculaire que nous venons de traverser a connu sa phase la plus aiguë ce jeudi, vers 17 h-18 h, lorsque la station de mesure de Strasbourg-Entzheim a battu son record historique de chaleur (38,9 °C) et que celles de Colmar-Meyenheim et Bâle-Mulhouse tutoyaient les 38 °C. Malgré cette chaleur intense, l'Alsace est finalement restée en marge de la canicule qui a frappé la France et une partie de l'Europe : à Paris, dans le centre de la France, mais aussi dans le Nord, en Belgique et aux Pays-Bas, les 40 °C ont été atteints, voire dépassés. On relèvera tout de même, outre le record strasbourgeois battu alors que le dernier datait du 30 juin, une série de records battus mercredi sur les hauteurs. Christophe Mertz, météorologue-prévisionniste chez ATMO-Risk en cite quelques-uns : à Geishouse, tout près du Grand Ballon, on a mesuré 36,8 °C ; à Kruth, à Sewen, et plus largement dans les vallées de la Thur et de la Doller, on a relevé jusqu'à 37,3 °C. Au Markstein, à 1 300 mètres d'altitude, le mercure a grimpé à 30,2 °C.

La nuit de jeudi à vendredi, que les autorités avaient annoncée comme « étouffante », n'a pas renié ses promesses. Christophe Mertz la qualifie de « tropicale », s'appuyant sur des minimales, en fin de nuit, à 22 °C. À Strasbourg, à la station de mesure Couffignal, dans le quartier de la Meinau, alors que tout près s'affrontaient le Racing et le Maccabi Haifa en coupe d'Europe, il faisait encore 35 °C à 21 h, puis 31 °C à minuit... « Il a fallu attendre 1 h du matin pour passer sous les 30 °C, s'étonne le météorologue. Et il faisait encore 25 °C à 6 h du matin ! »
Mise en garde contre les orages violents et le risque d'inondation

Maintenant, place aux orages. Ils devraient être nombreux et actifs ce samedi. « La braderie de Strasbourg risque d'être arrosée », dit Christophe Mertz. La préfecture du Bas-Rhin a mis en garde : des orages « localement violents » et « des rafales pouvant aller jusqu'à 60 à 80 km/h sont attendus, avec des précipitations pouvant atteindre 20 mm et de la grêle ». Ce samedi, « le risque d'orage » se maintiendra, prévient la préfecture. « Les averses se succéderont, les quantités d'eau pouvant atteindre 40 mm », et les effets en seront augmentés du fait des sols durcis par la sécheresse. La préfecture du Bas-Rhin invite les habitants à être « vigilants aux possibles débordements de cours d'eau et aux risques de ruissellement ».

Si le risque orageux s'approche, le risque de pollution à l'ozone s'éloigne. Formée sous le rayonnement solaire à partir de polluants précurseurs, l'ozone reviendra à des valeurs normales ce samedi. L'alerte à la pollution, qui concernait huit départements du Grand Est sur dix (dont Bas-Rhin et Haut-Rhin) a été levée. Il en résulte la fin des mesures de limitation de 20 km/h de la vitesse maximale autorisée, la fin des tarifs spéciaux, forfaitaires à la journée, sur les réseaux de bus et tramways de l'Eurométropole de Strasbourg, de Mulhouse Métropole Agglomération et du Réseau 67. Dans l'Eurométropole de Strasbourg, la circulation différenciée qui avait été mise en place (vignettes Crit'Air) est également levée. Rappelons que les autorités avaient effectué des contrôles ce jeudi pour vérifier que les automobilistes respectaient bien les consignes de circulation. Au total, 1 182 véhicules avaient été contrôlés et 218 infractions ont été relevées : des automobilistes roulant sans vignette Crit'Air ou avec des vignettes 4 et 5 interdites ce jour-là. Les verbalisations ont eu lieu dès le premier jour. La pédagogie a laissé la place à une forme de sévérité.
Denis Tricard

 

 
 

Colmar Une locomotive économique et festive

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:01:13

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Une locomotive économique et festive
 

 
L'adoption du texte de loi instituant la future collectivité européenne d'Alsace a été au coeur des discours, ce vendredi. Mais pas de quoi entacher la bonne humeur de mise à la Foire aux vins. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
« Colmar est une capitale. Celle du tourisme du Grand Est », a souligné le président Jean Rottner, « mais aussi celle des vins d'Alsace ». « C'est la capitale mondiale des vins d'Alsa-ce », a même osé le patron de la grande région qui présidait, vendredi matin à Colmar, l'inauguration de la 72eédition de la Foire aux vins. Pour lui, le secteur viticole est de première importance.
Rottner défend « une Alsace qui sait s'ouvrir, accueillir, rayonner »

Dans le périmètre régional, on compte 20 000 vignerons, 16 000 exploitations et presque 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires liés à la viticulture. C'est l'illustration d'une filière dynamique, tant en Alsace qu'en Champagne, pour le développement de laquelle il convient de voir à présent ce que les uns peuvent apporter aux autres, estime Jean Rottner.

Sur un plan plus politique, il dit ne plus supporter les discours d'exclusion : « L'Alsace n'est pas une île. Elle fait partie du monde et doit vivre avec. » Ou encore : « Il faut penser les choses à l'échelle du monde. » Ce qui n'est absolument pas en opposition avec le fait de se prévaloir alsacien, estime celui qui a martelé : « Je ne me pose pas la question tous les matins de savoir qui je suis. Je suis alsacien - mulhousien qui plus est - et fier de l'être. »

Aussi ne voit-il aucune contradiction pour défendre une « Alsace bien dans ses baskets, à l'aise avec le monde, qui ne s'invente pas de frontières imaginaires. Une Alsace qui sait s'ouvrir, accueillir, rayonner... » Une double allusion, selon les interprétations dans la salle, aux autonomistes durs et à ceux qui ont oeuvré pour la réunion des deux départements en une seule entité.
11 millions de visiteurs depuis la création de la Foire aux vins

La sortie sur le Grand Est et l'Alsace a clos la série de discours - deux heures mais cette fois-ci dans un hall 1 climatisé -, qui auront permis aussi à Gilbert Meyer de s'adresser quelques autosatisfecit dont il a l'habitude à propos de sa gestion de la ville. Faut-il y voir le signe d'une possible candidature aux prochaines élections municipales ? Ceux qui avaient espéré qu'il annoncerait cette fois-ci clairement sa décision en ont été pour leurs frais. Ils devront patienter encore quelques semaines avant que le maire de Colmar ne se prononce. Il a distribué aussi les bons et mauvais points à l'exécutif national, notamment en matière fiscale. Il a souligné le rôle de facilitateur du chef de l'exécutif régional, tout au long du processus de création de la collectivité européenne d'Alsace et le travail réalisé par les deux présidents des départements alsaciens.

Christophe Crupi, directeur des foires et salons, puis Christiane Roth, présidente de Colmar Expo, ont, pour leur part, mis l'accent sur les changements opérés au Parc des expositions de Colmar, qui abrite dorénavant un hall en dur remplaçant le mythique hall 6 où se prolongent généralement les soirées festives. Le tout s'inscrit dans l'évolution régulière des infrastructures dédiées à la promotion annuelle des vins d'Alsace, depuis près d'un siècle. La Foire aux vins, ce sont 11 millions de visiteurs depuis sa création et plus de 40 millions d'euros de retombées économiques en 2018.
Jean-Luc WILL Photos : Hervé KIELWASSER

 

 
 

Colmar Dix jours de fête pour les vins d'Alsace

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:01:37

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Colmar  Foire aux vins d'Alsace 
Dix jours de fête pour les vins d'Alsace
Troisième foire de France, manifestation festive populaire la plus importante du Grand Est, la Foire aux vins d'Alsace a démarré vendredi. L'occasion pour le président de Région Jean Rottner de revenir sur la valeur ajoutée des assemblages, que ce soit dans les vins ou sur le plan des collectivités territoriales. 
 

 
Les personnalités ont sacrifié à la tradition de sabrer le Crémant dans le nouveau hall 6.
« Colmar est une capitale. Celle du tourisme du Grand Est », a souligné le président Rottner, « mais aussi celle des vins d'Alsace ». « C'est la capitale mondiale des vins d'Alsace » a même osé le patron de la grande région qui présidait vendredi matin l'inauguration de la 72e édition de la FAV. Pour lui, le secteur viticole est de première importance.

Dans le périmètre régional, on compte : 20 000 vignerons ; 16 000 exploitations, presque six milliards d'euros de chiffre d'affaires. C'est l'illustration d'une filière dynamique, tant en Alsace qu'en Champagne, pour le développement de laquelle il convient de voir à présent ce que les uns peuvent apporter aux autres, estime-t-il. Sur un plan plus politique, il dit ne plus supporter les discours d'exclusion : « L'Alsace n'est pas une île. Elle fait partie du monde et doit vivre avec » ou encore « il faut penser les choses à l'échelle du monde ». Ce qui n'est absolument pas en opposition avec le fait de se prévaloir alsacien, estime celui qui a martelé : « Je ne me pose pas la question tous les matins de savoir qui je suis. Je suis alsacien, mulhousien qui plus est, et fier de l'être. » Aussi ne voit-il aucune contradiction pour défendre une « Alsace bien dans ses baskets, à l'aise avec le monde, qui ne s'invente pas de frontières imaginaires : une Alsace qui sait s'ouvrir, accueillir, rayonner ». Une double allusion, selon les interprétations dans la salle, aux autonomistes durs et à ceux qui ont oeuvré pour la réunion des deux départements en une seule entité.

La sortie sur le Grand Est et l'Alsace a clos la série de discours (deux heures mais cette fois-ci dans un hall 1 climatisé), qui auront permis aussi à Gilbert Meyer de s'adresser quelques autosatisfecit dont il a l'habitude à propos de sa gestion colmarienne. Faut-il y voir le signe d'une possible candidature aux prochaines municipales ? Ceux qui avaient espéré qu'il annoncerait cette fois-ci clairement sa décision en ont été pour leurs frais. Ils devront patienter encore quelques semaines avant que le maire de Colmar ne se prononce. Il a distribué aussi les bons et mauvais points à l'exécutif national, notamment en matière fiscale. Il a souligné le rôle de facilitateur du chef de l'exécutif régional, tout au long du processus de création de la Collectivité européenne unique et le travail réalisé par les deux présidents des départements alsaciens.
11 millions de visiteurs depuis la création de la FAV

Christophe Crupi, directeur des foires et salons, puis Christiane Roth, présidente de Colmar Expo, ont pour leur part mis l'accent sur les changements opérés au parc des Expositions de Colmar qui abrite dorénavant un hall en dur qui remplace le mythique hall 6 où se prolongent généralement les soirées festives. Le tout s'inscrivant dans l'évolution régulière des infrastructures dédiées à la promotion annuelle des vins d'Alsace, depuis près d'un siècle. La Foire aux vins, ce sont 11 millions de visiteurs depuis sa création et plus de 40 millions d'euros de retombées économiques en 2018.
Jean-Luc WILL

 

 
 

Des alsaces « modernes et audacieux »

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:03:16

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viticulture « Alsace rocks » 
Des alsaces « modernes et audacieux »
Un clip très rock, un stand commun à toutes les familles professionnelles sous l'égide de l'interprofession, la filière se montre sous un jour « moderne, audacieux » en lien avec « l'énorme potentiel de reconquête » des alsaces. La Foire aux vins se veut aussi une vitrine pour les Alsaciens. 
 

 
Pour la filière viticole, le verre est à moitié plein.
Lors de l'inauguration de la Foire aux vins, Didier Petermann, président du Civa (Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace), a d'abord rendu un hommage (par des applaudissements nourris) à Pierre-Etienne Dopff, décédé dimanche dernier, « patriarche de la famille fondatrice du crémant ». Ce grand homme investi dans de nombreuses institutions viticoles, y compris au sein du conseil d'administration de Colmar Expo, s'en est allé avant les vendanges qui promettent d'être à nouveau très singulières. Moins d'un million d'hectolitres, telles sont les prévisions de récolte affichées par l'interprofession et relayées ce vendredi devant les élus et le préfet du Haut-Rhin par Didier Petermann.

Malgré une « dégradation de la situation » ces dernières semaines pour cause de sécheresse alors que tout avait bien commencé dans quasiment tous les secteurs viticoles, le président du Civa a préféré lever un verre « à moitié plein ».
Manque de reconnaissance

Concernant la partie vide du verre, Didier Petermann a concédé publiquement que les marchés « manquent de reconnaissance » vis-à-vis des alsaces. Il a d'autant plus raison que l'Alsace représente le vignoble « le plus vert » de France et incarne ce qui se fait de plus qualitatif en vins blancs, toutes régions viticoles (du monde) confondues. C'est alors qu'un clip très court est lancé sur grand écran sur une mélodie rock'n'roll. Des images léchées où l'homme, la terre, la pierre, le soleil sont superbement mis en scène. « Alsace rocks », voilà le slogan mis en avant par l'interprofession parce que les alsaces sont « modernes et audacieux » ; ces vins-là sont en marche pour profiter de « l'énorme potentiel de reconquête » qui se présente à la filière.

« La nouvelle campagne » de promotion nationale serait très bien accueillie selon le Civa, comprenez que les familles professionnelles attendent avec impatience les premiers résultats de l'investissement. Et Jean Rottner, l'invité d'honneur, d'enfoncer le clou : « Ce sont eux (les vignerons), les artisans de leur propre réussite » ; l'avenir du vignoble a toujours été entre leurs mains...
J.-D.K.

 

 
 

Dans le secret des arrière-cuisines

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:17:31

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restauration Comment sont choisies les enseignes 
Dans le secret des arrière-cuisines
« Gastronomique, commerciale et festive », la Foire aux vins d'Alsace propose une offre de restauration qui, en fonction des années, peut se révéler décevante. Nous nous sommes demandé comment les restaurateurs de la place étaient choisis. 
 

 
Patrick Fulgraff a tenu son restaurant gastronomique dans le hall 1 de la Foire aux vins de 2016 à 2018. Il a jeté l'éponge en raison du coût excessif du loyer, comme d'autres avant lui.
Dans la halle aux vins cette année, le chef Joseph Leiser, « maître cuisinier de France », de l'Auberge Au Zahnacker à Ribeauvillé, reprend le flambeau après que l'ancien chef du Fer Rouge Patrick Fulgraff a jeté l'éponge. C'est Marc Fruh, directeur administratif et financier de Colmar Expo qui l'a sollicité directement pour lui proposer la place, tandis que l'organisation contactait également Philippe Gervasi, de l'Auberge du Neuland de Colmar, un temps pressenti. « Tout s'est joué autour d'une table », pointe Jean-Jacques Better, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie du Haut-Rhin et propriétaire d'un restaurant à Soultzmatt, qui prône davantage de transparence et une sortie de « l'entre-soi ».
« Tout le monden'a pas les épaules pour assurer plusieurs centaines de couverts par jour pendantdix jours »

Si les contrats qui lient les exploitants à Colmar Expo sont valables pour une seule édition, cela ne signifie pas que tout soit remis sur la table à l'approche de chaque nouvelle foire. « C'est une manifestation très ancienne, certains acteurs de la gastronomie sont présents depuis plusieurs décennies, c'est notamment le cas de L'Écailler de la presqu'île ou d'AZ Réceptions, qui gère la restauration au Cabaret colmarien ; ils sont là depuis vingt-cinq ou trente ans. Tant que nous considérons que les conditions d'exploitation sont satisfaisantes pour le public et pour nous, nous n'avons pas de raison de changer d'exploitant », explique le directeur de Colmar Expo, Christophe Crupi. « L'expérience est un critère important, tout le monde n'a pas les épaules, les équipes, les fournisseurs pour assurer correctement plusieurs centaines de couverts par jour pendant dix jours. » Les « personnalités » qui font profiter la FAV de leur image, et donc du public qui les suit, sont également appréciées. C'est le cas de Nicolas Rieffel, ex-candidat de Masterchef et présentateur sur Alsace 20, qui sera de la partie pour la troisième année consécutive avec son concept pensé spécialement pour la FAV, le Barbershop restaurant.

S'il n'existe pas de cahier des charges précis, certaines obligations sont faites aux restaurateurs, notamment celle de faire figurer sur leur carte des vins des crus exclusivement alsaciens (issus d'une liste des domaines viticoles alsaciens les mieux cotés établie par Colmar Expo, de la production d'un exposant de la foire, plus un choix libre). Rien en revanche sur la question des plats surgelés ou sur la différence entre ceux qui se contentent de réchauffer des plats tout prêts et les véritables cuisiniers ; nulle incitation non plus à utiliser des produits locaux.
Turn-over important dans la halle aux vins

Le hall 1 (halle aux vins) a traditionnellement été celui des restaurants « haut de gamme », où les Schillinger père et fils ont laissé leur marque, de même qu'Olivier Nasti, Jean-Jacques Better ou Patrick Fulgraff. Les chefs les plus prestigieux passent mais ne s'éternisent pas. Le turn-over est en effet particulièrement important ces dernières années dans le hall 1 où, en 2019, Joseph Leiser remplace Patrick Fulgraff. Ce dernier explique son départ par le niveau élevé du loyer dont il devait s'acquitter. « Nous avons fait une très mauvaise édition en 2018 pendant laquelle nous avons souffert de la chaleur, les gens n'avaient aucun appétit. Pour les deux autres années, quand je fais le calcul, nous n'avons pas gagné grand-chose... » Le restaurateur a proposé à Colmar Expo de payer, plutôt qu'un loyer fixe, une somme qui représenterait un pourcentage de son chiffre d'affaires. « Entre 15 et 20 %, ça me paraîtrait raisonnable, j'y serais gagnant, ainsi que Colmar Expo, et nous serions dans ce cas de véritables partenaires », indique-t-il. La proposition a été rejetée par l'exploitant du parc des expositions.

Jean-Jacques Better se souvient qu'en 1998, lorsqu'il a commencé son activité à la foire, d'abord en association avec Philippe Bohrer pendant deux ans, puis avec Henri Liechtlé, son loyer s'élevait à 100 000 francs pour dix jours, « ce qui représentait déjà beaucoup ». « Nous avions lancé un concept novateur à l'époque : un buffet froid et chaud proposant 45 sortes de hors-d'oeuvre et dix plats chauds. Ça marchait bien, les gens faisaient la file d'attente. Nous avions également une pizzeria. Mais, au fil des années, le loyer a augmenté, jusqu'à représenter 28 % de notre chiffre d'affaires. « Avec 38 salariés, la location et l'achat du matériel pour servir 800 à 900 couverts par jour, c'est énorme ! Quand l'exploitant ne gagne plus sa croûte, ça ne peut plus marcher ! Dans la restauration, les salaires et les charges représentent de 30 à 50 % du prix, vous n'avez que 30 % dans l'assiette. » Jean-Jacques Better déplore que ce niveau de loyer favorise le règne des snacks, de la restauration rapide et de masse, au détriment d'une cuisine plus fine et plus fraîche.
« Un loyer exorbitant »

David Houx, du restaurant Au Nid de cigognes à Ostheim, qui a exploité Bistrot et tradition dans le hall 1 entre 2014 et 2016, un restaurant spécialisé dans les viandes, a établi le même constat. « J'ai décidé d'arrêter car, malheureusement, la rentabilité n'était pas au rendez-vous. Avec une masse salariale trop importante et un loyer exorbitant, c'était devenu trop compliqué. J'ai, de plus, une notoriété à tenir, je suis obligé d'être constant, je ne peux pas me permettre de servir de la m... » Pendant ces trois années, le restaurateur a tout juste réussi à équilibrer ses comptes. « Mais il faut être réaliste, on ne travaille pas que pour la gloire ! » Rien qu'en loyer, matériel, mobilier et vaisselle, David Houx dépensait 35 000 EUR pendant la foire, soit 3 500 EUR par jour. « C'est dommage, il faudrait que les organisateurs donnent aux entreprises locales les moyens de tenir dans la durée. » Le restaurateur en a tiré les conclusions qui, selon lui, s'imposaient, et n'exploite aujourd'hui à la FAV plus qu'un bar situé dans le hall 6.

L'étoilé Jean-Yves Schillinger indique avoir « profité » de l'obtention de sa deuxième étoile pour mettre fin à sa collaboration avec la FAV qui a duré quatre ans. « Je n'ai jamais perdu d'argent, mais je n'en ai jamais gagné beaucoup non plus. Mes collègues ont raison, les loyers sont trop élevés. » Le chef indique qu'il payait 30 000 EUR pour dix jours, et se souvient que son père, Jean Schillinger, qui a tenu un restaurant à la FAV durant une quinzaine d'années avec Richard Riehm (ex-Grand Hôtel Bristol) payait, lui, 100 000 francs, soit 15 000 EUR. « Ça a toujours été cher ! »
« La miseà disposition d'infrastructureset de touteune organisation »

Pour Christophe Crupi, qui défend son modèle économique, ces mouvements, ces récriminations et ces défections font partie de la vie de la foire. « Le montant du loyer comprend la mise à disposition d'un certain nombre d'infrastructures et toute une organisation. » Le directeur met en avant son bilan, celui d'une progression de la fréquentation de 30 % en dix ans, et la décision, en 2017, de ne plus faire payer l'entrée de la foire jusqu'à 13 h afin de favoriser les restaurateurs.

Joseph Leiser, qui remplace Patrick Fulgraff et est présent à la foire pour la première fois cette année, admet que le challenge comporte « une grosse part de risque. C'est un essai, il n'est pas garanti qu'il soit concluant. Il faut savoir se vendre, proposer un bon rapport qualité-prix. Selon moi, le prix du couvert moyen ne doit pas dépasser les 30 à 40 EUR. » Content d'en être alors que ça le chatouillait depuis plus de vingt ans, il sait qu'il est attendu au tournant. « Aujourd'hui, je peux me permettre de prendre ce risque car j'ai financièrement les reins plus solides qu'à mes débuts. Mais il faut qu'il y ait du monde, il faut être efficace, que ça aille vite. » À la Foire, le restaurateur propose des plats dans l'esprit de l'Auberge Au Zahnacker, une cuisine traditionnelle, un peu gastro, avec des produits frais et travaillés. Son but, alors qu'il prend une demi-retraite à la fin de l'année et passe la main à son fils à Ribeauvillé, est de tenir sur trois ou quatre ans à la Foire aux vins.
Véronique BERKANI

 

 
 

Mulhouse Une caméra touristique place de la Réunion

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:20:07

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Une caméra touristique place de la Réunion
 

 
La nouvelle caméra touristique installée place de la Réunion, à proximité de la rue Henriette, offre une vue à 180°. Capture d'écra n
15 h 30, ce vendredi 26 juillet. Depuis le siège de notre bureau, au 2e étage du numéro 2 de l'avenue Aristide-Briand à Mulhouse, on suit en quasi direct (lire plus loin) l'avancement de l'installation de la scène place de la Réunion où se produira Bénabar ce samedi 27 juillet. Vous pensez qu'on est victime d'un coup de chaud et qu'on divague ? Détrompez-vous. Cela est possible grâce à la mise en ligne, depuis ce mercredi 24 juillet, d'une nouvelle caméra touristique installée place de la Réunion.

L'ancienne était positionnée au numéro 5. La nouvelle a été accrochée au niveau du numéro 16. Et là, juste quelques mètres plus loin, la vue n'est plus du tout la même, indique-t-on du côté de la Ville de Mulhouse qui est à l'origine de l'installation du dispositif : « L'objectif était de remplacer l'ancienne caméra, mal positionnée, qui n'offrait pas une vue panoramique sur la place et ne renvoyait plus une image de qualité. »
Une image fixe rafraîchie toutes les trente minutes

En pratique, la caméra offre une vue à 180° de la place de la Réunion, mais une vue fixe - on ne peut pas se « balader » virtuellement sur la place avec la souris de son ordinateur -, rafraîchie toutes les trente minutes. À travers cet oeil numérique à 15 000 EUR, les internautes peuvent voir l'ensemble des bâtiments historiques du lieu, à commencer par le temple Saint-Etienne, l'hôtel de ville, la maison Mieg reconnaissable à sa tourelle, etc.

Pour la Ville, un tel équipement « permet une bonne appréhension de l'ambiance de la cité et contribue à son attractivité via le web, principal outil de recherche d'informations pour la plupart d'entre nous. » « Il est avéré, dans bon nombre de villes en France, que les caméras touristiques sont une porte d'entrée numérique dans la ville et développent une appétence forte de la part des internautes », argumente-t-on encore.

Mais au fait, caméra touristique, caméra de vidéosurveillance, quelle est la différence ? « Une caméra touristique ne permet pas de reconnaître des personnes (la fonction de zoom est inexistante) et de revenir sur les enregistrements. » Les images, en plus de servir à la Ville de Mulhouse, pourront également être utilisées par l'office de tourisme ou Météo France, par exemple.

À l'automne, une nouvelle caméra touristique devrait être installée sur la Tour de l'Europe.

En attendant, retour place de la Réunion. Il est maintenant 19 h, la scène est montée. On lorgne désormais sur les terrasses, histoire de voir s'il reste de la place pour Le Dîner. Vous connaissez la chanson ? De... Bénabar !
Cécile FELLMANN VOIR La caméra touristique, place de la Réunion, est accessible sur le site www.mulhouse.fr/webcam

 

 
 

Mulhouse Dites-le

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:06:30

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Dites-le
 

 
STADE DE L'ILL : CARTON JAUNE AUX ÉLUS.- Valérie, de Mulhouse, s'inquiète pour son équipe de foot préférée : « J'ai lu avec attention votre article concernant les difficultés du FC Mulhouse et son accession en N2 en raison de l'éclairage de son stade. Si, comme vous le soulignez dans l'article, cela relève de la compétence M2A, je m'interroge sur l'action des élus mulhousiens et notamment celle de Mme Lutz qui est tout de même 1re vice-présidente de M2A dans ce dossier ! A-t-elle été porteuse de propositions auprès de M2A pour trouver une solution pour les Mulhousiens ? Le problème était connu et ne vient pas d'apparaître Or nous avons l'impression d'un immobilisme pénalisant pour les Mulhousiens. Est-ce à dire qu'encore une fois les Mulhousiens vont être les victimes de la bouderie de Mme Lutz et son équipe vis-à-vis de M2A ? »

Jean-Marc, de Sausheim, sort aussi un carton jaune en direction des élus : « Supporter de longue date du FCM football, je suis avec stupeur le feuilleton de l'été concernant le manque de conformité du stade de l'Ill qui pénalise le FCM. J'ai pris connaissance que c'est M2A qui en a la gestion. La gestion d'un bien, c'est aussi l'entretenir. Malheureusement, au stade de l'Ill, cela fait bien longtemps qu'on ne s'occupe pas de grand-chose. C'est une honte pour une ville comme Mulhouse d'avoir un stade pareil ! Concernant l'éclairage qui n'est plus aux normes, ce n'est pas nouveau. La saison passée déjà, le FCM jouait à 15 h à cause de l'éclairage. Qu'a fait M2A depuis ? Pourtant, depuis le mois de janvier, le FCM a toujours été dans les trois premières places. Donc la montée en N2 n'est pas une surprise et nos élus [...] auraient pu faire le nécessaire et leur travail. Je ne me rappelle pas avoir vu un élu mulhousien au stade. Jean Rottner et Michèle Lutz sont à inscrire au chapitre des abonnés... absents ! Vu l'attitude de M2A, je me demande si le FCM n'est pas tout simplement en train de payer pour les querelles de cours d'école de ces derniers mois entre M2A et la Ville de Mulhouse. »

Hier, dans un communiqué, M2A annonçait que « dans l'attente de cette mise aux normes, une étude des besoins de jeux en diurne et nocturne a été menée avec la Fédération française de football et une solution transitoire a pu être trouvée. Dans un premier temps, les matches à domicile pourront se dérouler dans la mesure du possible en journée et lorsque cela ne sera pas possible (pour quelques matches a priori), le FCM pourra évoluer au stade d'Illzach, désigné comme stade de repli, grâce à l'accord trouvé avec la Ville d'Illzach. »

 

 
 

VOLGELSHEIM  Des travaux rue de la Gravière à partir de lundi

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 05:58:46

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VOLGELSHEIM 
Des travaux rue de la Gravière à partir de lundi
 

 
Dans le cadre du programme d'entretien des routes mené par le conseildépartemental, une réfection de la couche de roulement va être effectuée rue de la Gravière (RD468), entre le giratoire RD415/RD468 et la limite d'agglomération de la commune de Neuf-Brisach (Porte de Bâle).

Le chantier consistera tout d'abord au rabotage de la chaussée le 29 juillet, suivi de la pose des enrobés le 31 juillet. Ces dates sont susceptibles d'évoluer en fonction des conditions météorologiques.

Afin de garantir la sécurité des usagers et du personnel de l'entreprise, les 29 et 31 juillet durant la journée (8 h-18 h 30) la route de Weckolsheim (RD 1Bis), la RD1IV et la rue du Poilu (RD60) seront barrées au croisement avec la rue de la Gravière. Un itinéraire de déviation sera mis en place via la RD415. De plus, la circulation sur la RD468 sera régulée par alternat manuel avec une limitation de vitesse à 50 km/h et une interdiction de dépasser jusqu'à la reprise du marquage.

La rue de la Gravière est quotidiennement fréquentée par 3 912 véhicules. Le Département appelle les usagers à la plus grande prudence, au respect des restrictions de circulation et des personnels mobilisés.

 

 
 

Vogelsheim Travaux rue de la Gravière

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 05:56:54

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Travaux rue de la Gravière
 

 
Dans le cadre du programme d'entretien des routes mené par le conseil départemental, la réfection de la couche de roulement sera entreprise rue de la Gravière (RD468) à Volgelsheim, entre le giratoire RD415/RD468 et la limite d'agglomération de la commune de Neuf-Brisach (Porte de Bâle). Le chantier consistera d'abord au rabotage de la chaussée lundi 29 juillet, suivi de la pose de l'enrobé mardi 31 juillet. Ces dates sont susceptibles d'évoluer en fonction des conditions météorologiques.

Afin de garantir la sécurité des usagers et du personnel de l'entreprise durant ces deux journées (de 8 h à 18 h 30) la route de Weckolsheim (RD 1Bis), la RD1IV et la rue du Poilu (RD60) seront barrées au croisement avec la rue de la Gravière. Un itinéraire de déviation sera mis en place via la RD415 ; la circulation sur la RD468 sera régulée par alternat manuel avec une limitation de vitesse à 50 km/h et une interdiction de dépasser jusqu'à la reprise du marquage.

La rue de la Gravière est quotidiennement fréquentée par 3912 véhicules. Les usagers sont appelés à la plus grande prudence, et à respecter les restrictions de circulation et les personnels mobilisés.

 

 
 

Wattwiller RD5 : gravillonnage

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 05:55:43

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RD5 : gravillonnage
 

 
Dans le cadre du programme d'entretien des routes du conseil départemental du Haut-Rhin, un gravillonnage aura lieu le lundi 29 juillet, sous réserve de conditions météorologiques adéquates, sur la RD5 entre Wattwiller et Wuenheim en plusieurs endroits. La route sera donc barrée dès la sortie de Wattwiller jusqu'à Wuenheim de 8 h à 18 h. Cependant, les riverains auront la possibilité d'accéder à leur domicile.

Les usagers sont invités à circuler via la RD83 pour éviter d'emprunter la RD5. Le personnel pourra indiquer aux automobilistes les directions à suivre. Chaque jour, ce sont environ 2 000 véhicules qui empruntent cette route. Le Département appelle donc les usagers à la prudence et au respect des personnels mobilisés.

 

 
 

Tour Alsace Une randonnée cyclotouriste pour marquer l'étape reine

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:23:44

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Une randonnée cyclotouriste pour marquer l'étape reine
 

 
Dynamiser le vélo sous toutes ses formes, tel est l'objectif du directeur du syndicat mixte du lac Blanc Michael Barthelmé, des élus locaux, du directeur du Tour d'Alsace Francis Larger et du directeur de l'Office de tourisme de la vallée Christophe Bergamini (de g. à d.). Photo L'Alsace /Jean Charles ANCEL
L'étape reine du tour d'Alsace entre Ribeauvillé et Orbey Lac Blanc, samedi 3 août -161 kilomètres en montagne avec 5 000 mètres de dénivelé -, est aussi une véritable vitrine des savoir-faire locaux. Les élus locaux, épaulés par l'Office du tourisme de la vallée, le syndicat mixte pour l'aménagement du lac Blanc, la direction du tour d'Alsace se sont unis pour que la fête soit plus belle. C'est ainsi qu'est née l'idée d'une randonnée cyclotourisme organisée le même jour et sur une partie du parcours emprunté par les coureurs du Tour d'Alsace cycliste qui disputeront la quatrième étape de l'épreuve. Rendez-vous est donné dès 8 h à tous les amateurs sur la place de la mairie de Kaysersberg.
Voeckler, Godin et Moreau

Thomas Voeckler, Rodophe Godin et Christophe Moreau seront présents pour le départ qui sera donné à 9 h. Direction Ammerschwihr, la montée vers les Trois-Épis (comme le Tour de France), descente vers Orbey Tannach puis la montée vers le lac Blanc (comme le Tour d'Alsace).

Deux cols de légende au programme sur un parcours de 35 kilomètres sur les traces des champions. L'épreuve est ouverte à tous les amateurs de 14 à 77 ans, avec tous types de vélos, route, VTT, assistance électrique, l'important étant de participer (inscriptions et informations sur www.lac-blanc.com)

Ainsi, les participants suivront la route balisée, précédés par une voiture ouvrant la piste et une voiture-balai. De nombreux signaleurs seront disposés tout au long du parcours, néanmoins le respect du Code de la route est obligatoire. L'arrivée à la station du lac Blanc, prévue à 13 h, sera récompensée et permettra d'assister au premier passage des coureurs (de la vraie course) au col du calvaire vers 14 h puis à l'arrivée de l'étape, vers 17 h, qui aura au préalable traversé le village d'Orbey avec un point « sprint » juste devant la bibliothèque.

Dynamiser le vélo sous toutes ses formes, tel est aussi l'objectif de cette journée où il sera question de développement durable, biodiversité et transition écologique sur le tour.
« L'épreuve qui révèle les champions de demain »

Pour Michael Barthelmé, directeur du syndicat mixte pour l'aménagement du site du lac Blanc, « accueillir le tour d'Alsace est la suite logique de notre stratégie de développement et d'animation autour du vélo, puisque nous sommes devenus le troisième site de pratique en France. Nous avons pour objectif de rendre les routes plus ludiques pour les cyclistes en les agrémentant d'indications sur la difficulté ou la particularité du lieu ». Pour Francis Larger, directeur du Tour d'Alsace, « c'est une épreuve à valeur reconnue, tant par la difficulté de son tracé que par la beauté des villes et villages traversés. C'est bel et bien l'épreuve cycliste qui révèle les champions de demain, Thibaut Pinot a gagné le tour d'Alsace en 2011 ».

Le directeur du Tour d'Alsace, les élus de la vallée et Christophe Bergamini, directeur de l'office de tourisme, ne désespèrent pas de voir transformer l'arrivée de l'étape du Tour d'Alsace en arrivée d'une étape du Tour de France dans les années futures.
Jean Charles ANCEL

 

 
 

Hartmannswillerkopf  L'entretien du site reçoit l'appui de jeunes volontaires

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 05:53:40

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Wattwiller Hartmannswillerkopf 
L'entretien du site reçoit l'appui de jeunes volontaires
De jeunes Mosellans du premier régiment du service militaire volontaire ont effectué des travaux d'entretien sur le site du Hartmannswillerkopf. Une initiative saluée par le général Neuville. 
 

 
Le premier régiment du service militaire volontaire de Montigny-lès-Metz, en Moselle, composé de 24 jeunes de 18 à 25 ans, est venu du 8 au 11 juillet effectuer des travaux variés sur le champ de bataille du Hartmannswillerkopf et procéder au nettoyage des accès du monument national. Ils étaient encadrés par l'adjudant-chef Kamel, le sergent-chef Thomas, le caporal-chef Benjamin et le soldat de première classe Hamidani.
Une cérémonie pour les féliciter

Michel Petitjean était chargé de la programmation et du suivi des différents secteurs des travaux. En fin de chantier, le mercredi matin, une cérémonie de dépôt de gerbe a eu lieu sur l'autel de la Patrie, au-dessus de la crypte. Le sous-préfet de Thann-Guebwiller, Daniel Mérignargues, le général Jacques Neuville et le président du comité du monument national du Hartmannswillerkopf, Jean Klinkert, étaient présents et ont félicité les jeunes engagés volontaires. Le maître de cérémonie était Michel Petitjean.

Deux jeunes volontaires ont accompagné les poseurs de la gerbe au pied de l'autel. Deux membres de l'équipe de l'historial étaient présents, Florian Hessel, responsable scientifique, mémoriel et touristique, et Vincent Muth, en charge de l'exploitation du site.

En fin de cérémonie, le sous-préfet et Jean Klinkert ont pris la parole pour encourager et féliciter les jeunes en leur signifiant l'importance de leur engagement dans un travail essentiel pour un tel champ de bataille.
Un chantier de trois jours

« L'initiative des travaux d'entretien sur le site est venue du régiment des jeunes volontaires, assure le général Neuville. Des travaux de maçonnerie ont eu lieu sur des socles de panneaux ainsi que sur quelques murets du champ de bataille. Des circuits ont été nettoyés, débroussaillés et reconstitués, comme la plupart des accès importants du lieu. Des réfections et nettoyages ont été entrepris dans la crypte et son fameux bouclier a été astiqué. »

Après la cérémonie, tout le monde s'est retrouvé dans le salon de l'historial pour une collation en l'honneur des volontaires, qui repartaient vers Metz en fin d'après-midi. En 2020, le régiment des jeunes volontaires souhaite rééditer l'expérience vécue ces jours-ci sur le site du Hartmannswillerkopf.
Dominique PY

 

 
 

Équipe Créative : transmission de culture

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 05:58:15

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Guebwiller Association 
Équipe Créative : transmission de culture
« Créer et promouvoir la culture ensemble », telle est la devise de l'association l'Équipe Créative. L'année 2018 avait été riche en réussites pour le collectif de jeunes artistes originaires de la région de Guebwiller, qui continue de mener une multitude de projets en 2019. 
 

 
Une partie des membres de l'association de l'Équipe Créative.
« Le nom de notre association est révélateur : les membres sont des personnes créatives (photographes, vidéastes, artistes, musiciens...) et des personnes s'engageant pour la culture », explique Thibault Mechler, président du collectif l'Équipe Créative. L'association a été fondée en 2016 par sept membres, dont quatre originaires de Guebwiller, avant d'atteindre les 17 membres, trois ans plus tard. Auparavant assez locale, l'association s'est étendue et compte à présent des membres en Islande, Allemagne et Suisse en plus de l'Alsace. Ceux-ci sont étudiants ou bien fraîchement diplômés et le « doyen » du groupe a 25 ans. Composée d'un comité de direction, l'association fonctionne bien et nomme des chefs de projets afin de bien « répartir les énergies » et pouvoir être présente sur tous les terrains.

Ainsi l'Équipe Créative intervient dans deux branches : la création et la promotion artistique et culturelle. Ces deux domaines s'inscrivent ensemble dans la valeur fondamentale du collectif : le travail d'équipe. Dans la branche de la création viennent s'inscrire des projets tels que des concerts, des courts-métrages, des évènements... Alors que la promotion culturelle se déroule sur le blog de l'association et se présente sous forme de collaborations, de photos, d'articles...

L'année 2018 a été riche en projets pour l'Équipe créative qui a produit un court-métrage écrit et réalisé par Antonin Mechler et Thomas Costa et tourné au Hartmanswillerkopf. Nommée l' Impermanence , la production avait pour objectif de s'inscrire dans le centenaire de la Première Guerre mondiale en promouvant l'amitié franco-allemande à travers un message de paix. Le film a été diffusé dans le cinéma de Guebwiller (salle comble), ainsi qu'au conseil départemental du Haut-Rhin à Colmar et à la médiathèque de Soultz.
« Ça a permis de confronter deux styles de musiques totalement différents »

D'un autre côté, l'association a organisé des soirées aux Dominicains de Haute-Alsace où se sont produits les artistes affiliés au collectif. Au programme DJ set et concert de house techno dans le caveau des Dominicains tandis que juste avant, se déroulait un concert de musique classique dans la Nef. « Ça a permis de confronter deux styles de musiques totalement différents et de les faire apprécier par le public, cela dans un cadre exceptionnel que sont les Dominicains », explique Thibault Mechler. Le succès de ces soirées va permettre à l'association d'en reconduire deux, le 19 octobre 2019 et le 16 mai 2020 toujours aux Dominicains de Haute-Alsace.

À noter qu'Antonin Mechler a été récompensé par le titre de meilleur jeune réalisateur au festival interrégional du court-métrage de Gérardmer. Encore en compétition dans d'autres festivals, le court-métrage, très attendu, sera diffusé sur les plateformes courant novembre.

Ces projets ont notamment été encouragés par le conseil départemental du Haut-Rhin qui a parrainé l'association en leur donnant suffisamment de visibilité et également par les contributeurs au financement participatif de leur court-métrage.
« L'équipe veut maintenir vivant le patrimoine culturel français et régional »

L'association a également démarré une série consacrée au château de Commarin situé près de Dijon en Bourgogne. Dirigé par Victor Merlet, ce projet vise à faire découvrir ce magnifique château habité depuis 900 ans par la même famille et qui prône lui aussi la culture avec son musée. « L'équipe veut maintenir vivant le patrimoine culturel français et régional », commente le président de l'association.

Déjà investit dans une grande diversité de domaines, le collectif souhaite dans les années à venir s'engager pour l'environnement d'un point de vue artistique pour alerter et transmettre des messages qui leur semblent importants. Enfin l'équipe a aussi pour ambition de toucher à la mode en soutenant des créateurs ou des marques et pourquoi pas organiser des défilés dans des lieux insolites.

En bref, l'Équipe Créative veut donner l'envie aux jeunes et aux moins jeunes de se cultiver et leur permettre d'accéder facilement à des contenus culturels diversifiés. Dans le même temps, l'association promeut les projets qu'elle a appréciés qui font preuve de créativité et soutient l'effort des personnes s'engageant dans la culture.

L'Équipe Créative est toujours ouverte pour intégrer de nouveaux membres dans l'association ou pour réaliser des partenariats ou des projets, toujours sur le thème de la culture et de l'art.
Aglaé KUPFERLE Vidéos et blogs de l'Equipe Créative à retrouver sur dna.fr Contact mail : info@equipe-creative.com

Vidéos et blogs de l'Equipe Créative à retrouver sur dna.fr 

 
 

Logelheim Prix de la créativité

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 05:55:05

© L'alsace, Samedi le 27 Juillet 2019 
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Prix de la créativité
 

 
Le jury du fleurissement, présidé par Pierre Bihl, vice-président du conseildépartemental, a parcouru le village de Logelheim, mercredi 3 juillet, après avoir été accueilli par Joseph Kammerer, maire, et Corinne Birgaentzlé, adjointe, présidente de la commission fleurissement et cadre de vie. Le jury était composé d'élus, de techniciens du tourisme, des espaces verts et d'horticulteurs mobilisés par Alsace destination tourisme (ADT), organisatrice du concours.

La qualité des espaces verts, inspirée par l'esprit du village et la biodiversité, a séduit ce jury qui a récompensé la commune avec le Prix 2019 de la créativité, dans la catégorie des communes de 301 à 1000 habitants.

Le projet avait démarré l'hiver dernier, avec la fabrication de nichoirs par Robert Obersusser, technicien communal, et s'est poursuivi plusieurs samedis avec leur mise en peinture. Cette activité était assurée par des décoratrices bénévoles du village, qui ont apporté la touche finale, les décorations et la pose de vernis, lors de la journée citoyenne. Après séchage, les nichoirs ont été installés dans les massifs fleuris que les bénévoles entretiennent tout au long de l'année.
« Un village où il fait bon vivre »

À noter que la commune est déjà lauréate de trois libellules dans le classement des communes oeuvrant dans le respect de la biodiversité. Corinne Birgaentzlé a souligné que l'obtention de ce prix « est une récompense pour un travail collectif, et un encouragement à poursuivre les efforts afin que Logelheim reste un village où il fait bon vivre ».

 

 
 

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Prix de la créativité

 
 

 
Le jury du fleurissement, présidé par Pierre Bihl, vice-président du conseildépartemental, a parcouru le village de Logelheim, mercredi 3 juillet, après avoir été accueilli par Joseph Kammerer, maire, et Corinne Birgaentzlé, adjointe, présidente de la commission fleurissement et cadre de vie. Le jury était composé d'élus, de techniciens du tourisme, des espaces verts et d'horticulteurs mobilisés par Alsace destination tourisme (ADT), organisatrice du concours.

La qualité des espaces verts, inspirée par l'esprit du village et la biodiversité, a séduit ce jury qui a récompensé la commune avec le Prix 2019 de la créativité, dans la catégorie des communes de 301 à 1000 habitants.

Le projet avait démarré l'hiver dernier, avec la fabrication de nichoirs par Robert Obersusser, technicien communal, et s'est poursuivi plusieurs samedis avec leur mise en peinture. Cette activité était assurée par des décoratrices bénévoles du village, qui ont apporté la touche finale, les décorations et la pose de vernis, lors de la journée citoyenne. Après séchage, les nichoirs ont été installés dans les massifs fleuris que les bénévoles entretiennent tout au long de l'année.
« Un village où il fait bon vivre »

À noter que la commune est déjà lauréate de trois libellules dans le classement des communes oeuvrant dans le respect de la biodiversité. Corinne Birgaentzlé a souligné que l'obtention de ce prix « est une récompense pour un travail collectif, et un encouragement à poursuivre les efforts afin que Logelheim reste un village où il fait bon vivre ».

 

 
 

Faits divers Incendies accidentels

Publié dans le panorama le Samedi 27 juillet 2019 à 06:12:33

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Faits divers 
Incendies accidentels
 

 
Les pompiers sont intervenus pour éteindre le chargement de foin en flammes à Vieux-Ferrette.
SUNDGAU Incendies accidentels
À la fin d'une journée caniculaire, jeudi 25 juillet, des feux accidentels se sont produits dans le Sundgau. À 20 h 15, sur la RD432 hors agglomération de Vieux-Ferrette, le feu a pris sur une remorque agricole. Le pot d'échappement du tracteur est entré en contact avec le foin qui a commencé à brûler. Les pompiers des Deux-Ferrette et du centre de secours de Waldighoffen sont intervenus. Les restes de foin brûlé ont été déplacés sur un champ sur la commune de Ferrette, le tracteur a été remorqué par son propriétaire. Constat, brigade de gendarmerie de Durmenach.

Un peu plus tard, à 21 h, dans la commune de Hecken, le feu a pris sur une presse à balles de foin en action. L'agriculteur a réussi à isoler l'engin agricole du tracteur. Le feu s'est propagé sur le champ de blé coupé sur une quinzaine de mètres. Les pompiers locaux et du centre de secours de Burnhaupt-le-Haut sont intervenus. À l'origine des flammes, la montée en température d'un roulement à billes de la presse. Constat fait par la brigade de gendarmerie de Dannemarie.

Enfin, vendredi 26 juillet, les sapeurs-pompiers du CPI Hundsbach-Hausgauen ont dû intervenir peu après 8 h, pour éteindre un feu qui a pris dans un champ de blé, sur les hauteurs de la D 419. Rapidement sur place, les pompiers locaux ont pu maîtriser le sinistre, avant qu'il ne prenne une ampleur plus importante. Le départ du feu est très certainement dû à l'orage, qui s'était déclenché quelques instants plus tôt.
ALTKIRCH Une voiture percute une ambulance

Un accident de la circulation s'est produit jeudi 25 juillet, peu avant 17 h 30, à Altkirch. Escortée par le Samu, une ambulance transportant un patient s'est engagée à faible allure à l'intersection de la RD419 et de la rue du 3e-Zouave, pour prendre la direction de l'hôpital de Mulhouse. Elle avait activé son gyrophare et ses avertissements sonores. Les premières voitures arrivant par la gauche, en provenance du rond-point du magasin E.Leclerc, se sont arrêtées pour laisser passer l'escorte médicalisée. Mais une automobiliste a entrepris un dépassement de la file de véhicules et a percuté l'ambulance. Cette conductrice, enceinte de six mois, âgée de 38 ans et domiciliée à Hausgauen, a été transportée à l'hôpital Saint-Morand pour contrôle. Quant au patient qui se trouvait dans l'ambulance, il a dû être transféré dans un autre véhicule médicalisé. Constatations des gendarmes d'Altkirch.
Entre Willer et Illtal Perte de contrôle

Autre accident survenu jeudi 25 juillet, peu avant16h, sur la RD16-2 entre Willer et Illtal (Grentzingen). Un automobiliste seul au volant a perdu le contrôle de sa voiture dans un virage et fini sa course dans un fossé. Âgé de 26 ans et domicilié à Bartenheim, il a été transporté à l'hôpital de Saint-Louis. Constatations des gendarmes de Durmenach.
WEIL AM RHEIN Trois faux-monnayeurs français sous les verrous

L'affaire remonte au mardi 23 juillet dans la matinée. Un homme et une femme faisaient des achats dans un magasin de Weil am Rhein. Ils ont tenté de payer avec un billet de 100 euros, billet que la caissière a reconnu comme étant un faux. Elle a appelé la police, mais le couple a eu le temps de quitter le magasin.

Des patrouilles ont permis de retrouver les deux clients, grâce à la bonne description fournie par la vendeuse. Les policiers ont pu arrêter Le couple et un homme qui ont tenté de prendre la fuite à leur vue. Une fouille a permis de découvrir onze autres faux billets de 100 euros.

À la demande du parquet de Lörrach, le tribunal d'instance de Lörrach a émis un mandat d'arrêt contre les trois prévenus, tous citoyens français, âgés de 18 à 21 ans. La police de Lörrach recherche des témoins éventuels des faits, ainsi que d'autres victimes potentielles de ces faux-monnayeurs.