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Klinkert et Bierry : une première étape « fondamentale »

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:02:54

© L'alsace, Vendredi le 26 Juillet 2019
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Klinkert et Bierry : une première étape « fondamentale »
 

 
Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, avec la ministre Jacqueline Gourault, à Strasbourg, en février. Archives L'Alsace /Jean-Marc LOOS
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et Frédéric Bierry, son homologue bas-rhinois, n'ont mis qu'un petit quart d'heure, ce jeudi matin, pour se réjouir par voie de communiqué de l'adoption définitive du projet de loi instituant la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). « Après plusieurs semaines de navette parlementaire, écrivent les deux élus (LR), la loi créant la CEA vient d'être définitivement adoptée [...]. L'ultime étape législative, celle de la ratification par le président de la République, interviendra dans les semaines à venir. »

« Après avoir oeuvré sans relâche et de concert avec nos concitoyens, nous nous réjouissons d'aboutir à cette renaissance institutionnelle de l'Alsace, poursuivent Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry. Mais cet aboutissement n'est pas une fin en soi. Elle signe au contraire le début d'une nouvelle forme d'action publique territoriale, qui s'inscrit au plus près des attentes, des besoins et des enjeux des territoires et de la population. Grâce à cette loi, nous disposons désormais d'un cadre pour construire collectivement avec les acteurs du territoire cette nouvelle forme d'action publique dans les années à venir. »

Les deux présidents, conscients que « les expressions publiques et les nombreux avis exprimés à l'occasion des échanges et débats sur la renaissance de l'Alsace ont démontré l'importance des attentes des Alsaciennes et des Alsaciens », ajoutent encore qu'« un grand nombre d'entre elles trouveront des réponses dans la mise en application des compétences supplémentaires obtenues par la CEA ». Et de conclure : « Il nous appartient dès à présent de les mettre en oeuvre le plus efficacement possible pour pouvoir réussir cette première étape fondamentale et permettre à l'Alsace de renaître et aller de l'avant. »

 

 
 

Le projet de loi Alsace est adopté

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 05:43:26

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Politique
Le projet de loi Alsace est adopté
Une toute petite heure a suffi hier matin aux rares députés présents en séance pour définitivement adopter le projet de loi instituant la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA) -- et ce en dépit d'ultimes piques, venues des bancs communistes et insoumis.
 

 
11 h 12 précises hier : le vote définitif du projet de loi intervient dans un hémicycle de l'Assemblée nationale clairsemé.
Bis repetita... Mais en un peu plus rapide. Mardi, les sénateurs ont eu besoin de deux heures pour définitivement adopter le projet de loi instituant la future Collectivité européenne d'Alsace (voir nos éditions du 24 juillet), laquelle se substituera aux deux actuels départements des Haut-Rhin et Bas-Rhin à partir du 1er janvier 2021.

Hier matin, les députés (rares dans l'hémicycle) n'ont pris qu'une heure pour parvenir au même résultat -- un peu moins même, si l'on omet de ce décompte deux ou trois temps morts. Voté à mains levées en fin de matinée, le projet de loi a donc -- sans surprise -- été approuvé dans les mêmes termes qu'à la chambre haute, en dépit de quelques votes contre venus des bancs communistes et insoumis. Les socialistes se sont abstenus, de même que certains élus du groupe Libertés et Territoires (tandis que d'autres votaient pour). Enfin, les députés des autres groupes (La République en marche, Les Républicains, Modem et apparentés, UDI et indépendants) ont tous approuvé le texte.
Un parcours semé d'embûches

Ainsi s'achève le débat parlementaire ouvert au printemps dernier ; ainsi, et surtout, que le cycle politique ouvert fin octobre 2017, à la faveur d'un déjeuner républicain organisé en présence du président de la République, à Strasbourg (lire la chronologie ci-contre).

S'il avait ce jour-là formellement exclu le démantèlement de la Région Grand Est -- et donc la renaissance d'une Région Alsace --, Emmanuel Macron s'était néanmoins montré favorable à une évolution institutionnelle au sein de ce périmètre... Chose précisée et formalisée, une année plus tard quasiment jour pour jour, avec la « déclaration de Matignon » du 29 octobre 2018, négociée ligne à ligne par le Premier ministre Édouard Philippe, le président de la Région Grand Est Jean Rottner et les deux présidents des conseils départementaux des Haut-Rhin et Bas-Rhin, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.
« L'essentiel est sauf »

Non pas que le parcours ait été de tout repos, ni dépourvu d'embûches. « Coquille vide », « pis-aller », « duperie », « monstruosité institutionnelle et constitutionnelle »... Que n'a-t-on pas entendu, ces derniers mois, à l'encontre de la future collectivité -- jusqu'à hier matin, une poignée de secondes avant l'ultime vote de l'Assemblée. C'est le député du Nord Ugo Bernalicis (La France insoumise), en bras de chemise à la tribune, qui parle : « Oui, nous sommes pour la décentralisation, mais pas pour la différenciation ! La République est indivisible -- or nous allons avoir une collectivité qui aura des lois particulières... Ce n'est pas acceptable ! »

Cette intervention fait toutefois exception -- y compris dans sa véhémence --, la plupart des autres orateurs balançant entre franc soutien... Et satisfecit prudent. Ainsi, « versant » enthousiaste, du député bas-rhinois Antoine Herth (UDI) : « Avec mon collègue Olivier Becht [député Agir du Haut-Rhin, ndlr], je me réjouis tout particulièrement que la commission mixte paritaire ait pu parvenir à un accord. C'est avec une réelle satisfaction que nous accueillons ce texte aujourd'hui. »
« Une première étape »

Quelques minutes plus tard, son collègue haut-rhinois Raphaël Schellenberger (LR) se montre plus mitigé : « De mon point de vue, cette loi est d'abord et avant tout un symbole. La CEA n'aura en fait de particulier que son nom et il n'y a rien de bien innovant dans ce texte, mais l'essentiel est sauf : l'essentiel, c'était de redonner à l'Alsace une incarnation institutionnelle, une représentation politique. Loin d'être un aboutissement, cette loi est un commencement. »

Enthousiaste lui aussi à l'égard du texte, enfin, le Haut-Rhinois Bruno Fuchs (apparenté Modem), qui clôt les interventions d'élus alsaciens par une sorte de synthèse volontariste : « La politique est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire. La CEA, c'est la réparation d'une injustice mais surtout la renaissance d'une Région qui veut prendre son avenir en main. S'il reste des points de frustration, je préfère voir cette loi comme une première étape, qui permettra à l'Alsace de renaître -- et lorsque nous aurons fait la preuve de nos résultats par notre travail, notre acharnement et notre talent, qui pourra alors s'opposer à nous confier encore plus de compétences ? »

Restée en suspens hier matin, cette dernière question n'a certainement pas fini de revenir agiter le débat politique régional.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

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« Cet aboutissement n'est pas une fin en soi »
 

 
Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, avec la ministre Jacqueline Gourault, en février dernier.
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et Frédéric Bierry, son homologue bas-rhinois, n'ont mis qu'un petit quart d'heure, hier matin, pour se réjouir par voie de communiqué de l'adoption définitive du projet de loi instituant la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). « L'ultime étape législative, celle de la ratification par le président de la République, interviendra dans les semaines à venir », rappellent-ils.
« La République reconnaît notre caractère unique »

« Après avoir oeuvré sans relâche et de concert avec nos concitoyens, nous nous réjouissons d'aboutir à cette renaissance institutionnelle de l'Alsace, poursuivent Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry. Mais cet aboutissement n'est pas une fin en soi. Elle signe au contraire le début d'une nouvelle forme d'action publique territoriale, qui s'inscrit au plus près des attentes, des besoins et des enjeux des territoires et de la population. Grâce à cette loi, nous disposons désormais d'un cadre pour construire collectivement avec les acteurs du territoire cette nouvelle forme d'action publique dans les années à venir. »

« Les Haut-rhinois et les Bas-rhinois ont scellé leur destin commun », insiste aussi Frédéric Bierry, dans un entretien avec les DNA. « Grâce à la volonté de leurs collectivités puis des votes et Sénat et à l'Assemblée, les conditions d'une unité alsacienne ont été créées et nous avons maintenant l'occasion d'écrire une belle page de l'histoire alsacienne. » Par cet acte, « la République reconnaît notre caractère unique, notre particularisme », poursuit le président du conseil départemental du Bas-Rhin qui compte maintenant tout mettre en oeuvre pour prouver « que la confiance de l'État est bien placée »... et « obtenir plus de compétences par la suite ».
E.D. et A.-C.B.

 

 
 

 

CEA Le projet de loi est définitivement adopté

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:03:41

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CEA Le projet de loi est définitivement adopté
 

 
11 h 12 précises : le vote définitif du projet de loi intervient dans un hémicycle de l'Assemblée nationale clairsemé. Capture d'écran L'Alsace /E.D.
Bis repetita... Mais en un peu plus rapide. Mardi, les sénateurs ont eu besoin de deux heures pour définitivement adopter le projet de loi instituant la future Collectivité européenne d'Alsace (L'Alsace du 24 juillet), laquelle se substituera aux deux actuels départements des Haut-Rhin et Bas-Rhin à partir du 1er janvier 2021. Ce jeudi matin, les députés, rares dans l'hémicycle, n'ont pris qu'une heure pour parvenir au même résultat - un peu moins même, si l'on soustrait de ce décompte deux-trois temps morts. Voté à mains levées en fin de matinée, le projet de loi a donc, sans surprise, été approuvé dans les mêmes termes qu'à la chambre haute, en dépit de quelques votes contre venus des bancs communistes et insoumis. Les socialistes se sont abstenus, de même que certains élus du groupe Libertés et Territoires tandis que d'autres votaient pour. Enfin, les députés des autres groupes (La République en marche, Les Républicains, Modem et apparentés, UDI et indépendants) ont tous approuvé le texte.
Un parcours semé d'embûches

Ainsi s'achève le débat parlementaire ouvert au printemps dernier ; de même, et surtout, que le cycle politique ouvert fin octobre 2017, à la faveur d'un déjeuner républicain organisé en présence du président de la République, à Strasbourg (lire la chronologie ci-dessous).

S'il avait ce jour-là formellement exclu le démantèlement de la région Grand Est, et donc la renaissance d'une région Alsace, Emmanuel Macron s'était néanmoins montré favorable à une évolution institutionnelle au sein de ce périmètre... Chose précisée et formalisée, une année plus tard quasiment jour pour jour, avec la « déclaration de Matignon » du 29 octobre 2018, négociée ligne à ligne par le Premier ministre Édouard Philippe, le président de la région Grand Est Jean Rottner et les deux présidents des conseils départementaux des Haut-Rhin et Bas-Rhin, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.

Non pas que le parcours ait été de tout repos, ni dépourvu d'embûches. « Coquille vide », « pis-aller », « duperie », « monstruosité institutionnelle et constitutionnelle »... Que n'a-t-on pas entendu, ces derniers mois, à l'encontre de la future collectivité - jusqu'à hier matin, une poignée de secondes avant l'ultime vote de l'Assemblée. C'est le député du Nord Ugo Bernalicis (La France insoumise), en bras de chemise à la tribune, qui parle : « Oui, nous sommes pour la décentralisation, mais pas pour la différenciation ! La République est indivisible. Or, nous allons avoir une collectivité qui aura des lois particulières... Ce n'est pas acceptable ! »
« L'essentiel est sauf »

Cette intervention fait toutefois exception, y compris dans sa véhémence, la plupart des autres orateurs balançant entre franc soutien... et satisfecit prudent. Ainsi, « versant » enthousiaste du député bas-rhinois Antoine Herth (UDI) : « Avec mon collègue Olivier Becht [député Agir du Haut-Rhin, NDLR], je me réjouis tout particulièrement que la commission mixte paritaire ait pu parvenir à un accord. C'est avec une réelle satisfaction que nous accueillons ce texte aujourd'hui. »

Quelques minutes plus tard, son collègue haut-rhinois Raphaël Schellenberger (LR) se montre plus mitigé : « De mon point de vue, cette loi est d'abord et avant tout un symbole. La CEA n'aura de particulier que son nom et il n'y a rien de bien innovant dans ce texte, mais l'essentiel est sauf : l'essentiel, c'était de redonner à l'Alsace une incarnation institutionnelle, une représentation politique. »
« Une première étape »

Enthousiaste lui aussi à l'égard du texte, enfin, le Haut-Rhinois Bruno Fuchs (apparenté Modem), qui clôt les interventions d'élus alsaciens par une sorte de synthèse volontariste : « La politique est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire. La CEA, c'est la réparation d'une injustice, mais surtout la renaissance d'une région qui veut prendre son avenir en main. S'il reste des points de frustration, je préfère voir cette loi comme une première étape qui permettra à l'Alsace de renaître. Et lorsque nous aurons fait la preuve de nos résultats par notre travail, notre acharnement et notre talent, qui pourra alors s'opposer à nous confier encore plus de compétences ? »

Restée en suspens hier matin, cette dernière question n'a certainement pas fini de revenir agiter le débat politique régional.
Textes : Emmanuel DELAHAYE Loin d'êtreun aboutissement, cette loi est un commencement. Raphaël Schellenberger, député LR du Haut-Rhin

 

 
 

Chômage : la baisse s'installe

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:23:07

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Chômage : la baisse s'installe
 

 
Le chômage de masse est toujours là.

Onze ans après la crise de 2008, c'est encore et toujours le premier des maux du pays. Exactement 3 377 300 personnes sont sans emploi en France métropolitaine (catégorie A) au deuxième trimestre. S'y ajoutent environ 2 202 000 personnes en activité réduite (catégories B et C) néanmoins inscrites à Pôle emploi. Dans les deux cas, ces chiffres sont en baisse de 0,4 %. Si la tendance reste favorablement orientée, elle ralentit légèrement.

Sur un an, la diminution frôle les 2 %. En prenant les Dom, sauf Mayotte, le nombre total de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A s'établit à environ 3,632 millions de personnes.
Une baisse durable ?

Il s'agit du septième trimestre de baisse consécutif. On peut, par conséquent, statistiquement considérer que cette baisse est durable. À l'origine de cette tendance positive deux facteurs principaux :

- La persistance d'une croissance du Produit intérieur brut

- Un phénomène démographique. Les classes d'âge 1993-1997 qui arrivent sur le marché du travail sont moins nombreuses que les précédentes et surtout que celles à venir. Les départs en retraite sont, par ailleurs, plus nombreux que prévu malgré le relèvement de l'âge légal à 62 ans.

Les radiations restent stables, donc ne sauraient exprimer le phénomène. En revanche, le nombre de personnes dispensées de rechercher un emploi pour raison médicale, de formation ou d'âge augmente (623 000 soit +2,5 %).
Pas une baisse pour tous

Sur un an, la baisse est plus forte chez les hommes que chez les femmes notamment dans les catégories B et C (- 0,3 pour les hommes, +1,4 % chez les femmes). La raison est simple : les métiers du bâtiment et de la sécurité encore très masculins, recrutent, quand certains métiers féminins (commerce, distribution) perdent des postes.

Autre écart : les jeunes et les seniors peinent davantage à trouver leur place que les 25-49 ans sur le marché du travail.
Baisse partout ou presque

Si l'on met de côté la baisse spectaculaire en Corse (-4,4 %), les écarts se situent dans une fourchette de deux points entre la stabilité (Auvergne-Rhône-Alpes) et une baisse prononcée en Paca (-1,7 %). Il ne reste en France, qu'une seule région où le chômage continue d'augmenter sur un an comme sur trois mois : la Bourgogne-Franche-Comté.
Durcissement des règles

Pour accélérer cette baisse du nombre de demandeurs d'emploi, l'exécutif mise notamment sur le durcissement des règles d'indemnisation. À partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé 130 jours ou 910 heures, soit six mois, sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28 derniers.

 

 
 

Chômage : la baisse s'installe

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 05:51:18

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Social Emploi
Chômage : la baisse s'installe
Le nombre de demandeurs d'emploi a encore baissé au deuxième trimestre de 2019 (-14 600), confirmant un mouvement amorcé voilà trois ans, mais une tendance moins importante qu'avant, en France métropolitaine.
 

 
Le chômage de masse est toujours là.

Onze ans après la crise de 2008, c'est encore et toujours le premier des maux du pays. Exactement 3 377 300 personnes sont sans emploi en France métropolitaine (catégorie A) au deuxième trimestre. S'y ajoutent environ 2 202 000 personnes en activité réduite (catégories B et C) néanmoins inscrites à Pôle emploi. Dans les deux cas, ces chiffres sont en baisse de 0,4 %. Si la tendance reste favorablement orientée, elle ralentit légèrement.

Sur un an, la diminution frôle les 2 %. En prenant les Dom, sauf Mayotte, le nombre total de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A s'établit à environ 3,632 millions de personnes.
Une baisse durable ?

Il s'agit du septième trimestre de baisse consécutif. On peut, par conséquent, statistiquement considérer que cette baisse est durable. À l'origine de cette tendance positive deux facteurs principaux :

- La persistance d'une croissance du Produit intérieur brut

- Un phénomène démographique. Les classes d'âge 1993-1997 qui arrivent sur le marché du travail sont moins nombreuses que les précédentes et surtout que celles à venir. Les départs en retraite sont, par ailleurs, plus nombreux que prévu malgré le relèvement de l'âge légal à 62 ans.

Les radiations restent stables, donc ne sauraient exprimer le phénomène. En revanche, le nombre de personnes dispensées de rechercher un emploi pour raison médicale, de formation ou d'âge augmente (623 000 soit +2,5 %).
Pas une baisse pour tous

Sur un an, la baisse est plus forte chez les hommes que chez les femmes notamment dans les catégories B et C (- 0,3 pour les hommes, +1,4 % chez les femmes). La raison est simple : les métiers du bâtiment et de la sécurité encore très masculins, recrutent, quand certains métiers féminins (commerce, distribution) perdent des postes.

Autre écart : les jeunes et les seniors peinent davantage à trouver leur place que les 25-49 ans sur le marché du travail.
Baisse partout ou presque

Si l'on met de côté la baisse spectaculaire en Corse (-4,4 %), les écarts se situent dans une fourchette de deux points entre la stabilité (Auvergne-Rhône-Alpes) et une baisse prononcée en Paca (-1,7 %). Il ne reste en France, qu'une seule région où le chômage continue d'augmenter sur un an comme sur trois mois : la Bourgogne-Franche-Comté.
Durcissement des règles

Pour accélérer cette baisse du nombre de demandeurs d'emploi, l'exécutif mise notamment sur le durcissement des règles d'indemnisation. À partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé 130 jours ou 910 heures, soit six mois, sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28 derniers.

 

 
 

 

Trophées des collectivités : la date de remise des dossiers repoussée

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:16:00

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Trophées des collectivités : la date de remise des dossiers repoussée
 

 
Les communes et intercommunalités alsaciennes souhaitant concourir aux Trophées des collectivités 2019 disposent de quelques jours supplémentaires pour présenter leurs projets. Compte tenu de la période estivale, la date limite de recueil des candidatures prévue initialement le vendredi 23 août est repoussée au lundi 2 septembre.

Le concours lancé par les quotidiens L'Alsace et DNA est destiné à récompenser dix projets dans différentes catégories : aménagement et urbanisme ; cadre et qualité de vie ; culture, sport et loisirs ; développement durable ; numérique ; Europe et transfrontalier ; innovation et avenir ; jeunesse ; patrimoine et préservation ; solidarité et citoyenneté.

Les communes et groupements de communes font acte de candidature directement grâce au formulaire acheminé dans toutes les mairies d'Alsace. Pour être retenus, les dossiers doivent être remplis conformément aux prescriptions du règlement disponible à l'adresse suivante : https://www.lalsace-dna-digital.com/tropheesdescollectivites
CONTACT DNA Communication 2 -Trophées 2019, BP 80241- 67006 Strasbourg Cedex. E-mail : DNA-LALSACE-trophees@dna.fr

 

 
 

Pour Alsace Nature,le CETA est un traité scélérat

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:06:31

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Pour Alsace Nature,le CETA est un traité scélérat
 

 
Daniel Reininger, président d'Alsace Nature, réagit aux propos des députés Eric Straumann et Raphaël Schellenberger qui s'étonnaient de la discrétion des ONG deux jours avant le vote public du Ceta (L'Alsace du 21 juillet). Un appel signé par 72 ONG dont France Nature Environnement (Alsace Nature en fait partie) avait été lancé aux parlementaires indique Daniel Reininger. « Si nos deux députés s'étonnent d'un relatif mutisme des ONG, c'est certainement parce qu'ils viennent de découvrir opportunément le sujet, ou alors qu'ils ne lisent pas leur courrier. »
« Un déni de démocratie »

Il poursuit : « Les ONG se battent depuis des années (pétitions de plusieurs dizaines de milliers de signatures, manifestations notamment à Strasbourg et Bruxelles) contre ce traité scélérat, qui est un véritable déni de démocratie. C'est effectivement une hérésie économique, écologique (et juridique), mais qui est le résultat de l'ultralibéralisme défendu par les amis politiques de nos deux députés, à Bruxelles et à Strasbourg. » Selon le président régional, les deux parlementaires « ne sont pas contre le principe, mais craignent les retombées économiques défavorables pour une partie importante de leur électorat... Il est évident que notre agro-industrie est exemplaire, ce n'est pas chez nous que l'eau et l'air sont pollués par les pesticides, que la biodiversité s'écroule, que les sols deviennent stériles et que les algues vertes envahissent la mer », poursuit-il avec ironie pour conclure « comme il est évident que le glyphosate trouvé dans l'urine des Français provient uniquement des pâtes italiennes que nos concitoyens consomment sans limite ».
J-L.W.

 

 
 

Vacances : où sont les ministres ?

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:25:10

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Vacances : où sont les ministres ?
 

 
Comme l'an dernier, le couple présidentiel séjournera au fort de Brégançon dans le Var. Photo Clément MAHOUDEAU/AFP
Il est arrivé mercredi soir, avec son épouse Brigitte, à l'abri des regards... Pour les vacances d'été, le couple Macron a décidé, cet été encore, de séjourner au Fort de Brégançon (Var), lieu de villégiature qui avait suscité la polémique, l'an dernier, à l'annonce de la construction d'une piscine. Le président a posé ses valises chargées de dossiers et de livres mercredi soir et compte se faire discret. Pas de bains de foule ou de séances photos improvisées.
Pays basque en vogue...

La plupart des ministres vont donc rester en France, même si Bruno Le Maire (Economie) concède un petit séjour en Grèce avant d'aller dans sa maison du Pays basque et Brune Poirson (Transition énergétique) en Espagne. La secrétaire d'État, Emmanuelle Wargon partira en Haute-Savoie puis en Grèce. Les vacances seront familiales pour la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher qui se rendra en Italie et dans le Périgord.

Le Pays basque accueillera aussi Didier Guillaume (Agriculture), Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires) et Jean-Baptiste Lemoyne (secrétaire d'État au ministère des Affaires étrangères), mais aucune réunion interministérielle n'est prévue. Même chose dans le sud de la France où se rend Élisabeth Borne, ministre des Transports et de l'Écologie depuis une semaine.
... Bretagne et Normandie aussi

La garde des Sceaux Nicole Belloubet ira dans le Vaucluse, puis dans sa région de Toulouse où l'un de ses fils se marie quand son collègue de l'Éducation Jean-Michel Blanquer choisit deux semaines en Bretagne en famille.

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, prévoit en Corse des activités de natation et de lecture. La ministre des Sports Roxana Maracineanu se rendra en famille dans un camping du Cotentin (Manche).

Quant au secrétaire d'État au numérique Cédric O, il va a priori rester à Paris en raison de la naissance de son deuxième enfant prévue au mois d'août.

Rien ne filtrera en revanche des vacances de Christophe Castaner et de son secrétaire d'État, Laurent Nuñez : les deux ministres en charge de la sécurité des Français doivent préserver la leur.

Du côté du chef du gouvernement, la discrétion est de mise. Édouard Philippe ne communique pas sur ses vacances.

 

 
 

Le Grand Est représenté par deux candidats

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:11:20

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Le Grand Est représenté par deux candidats
 

 
La joie lors de la cérémonie de clôture à Caen, le 1er décembre. Photo région Grand Est/Jean-Luc STADLER
Ils seront deux candidats du Grand Est à défendre les couleurs de la France lors la 45e Worldskills Competition, les Olympiades internationales des métiers qui se tiendront du 22 au 27 août à Kazan, en Russie. Soit l'Alsacien Kevin Muller, médaillé d'or en technologie automobile à la finale nationale à Caen et qui a en outre remporté le prix d'excellence pour avoir obtenu le plus de points sur l'ensemble des épreuves (lire ci-dessous), ainsi que le Lorrain Jordan Platz, médaillé d'argent en fraisage. Pourquoi cette participation en recul alors que la grande région affichait un beau score de 23 médaillés dont cinq d'or au terme de la compétition, début décembre (L'Alsace du 3 décembre) ?

Parce que depuis six ans, le règlement de Worldskills France prévoit que le premier sur le podium se confronte ensuite au deuxième de la compétition, voire au troisième, lors de stages dits « de positionnement » avant de pouvoir intégrer l'équipe de France des métiers. Même si c'est très généralement le cas, « la place n'appartient pas au médaillé d'or, la finale n'est qu'une étape », répète sans relâche le délégué technique José Fonséca, sans toutefois éviter complètement que, parfois, « la chose soit mal prise » par l'un ou l'autre candidat et son entourage, voire par la région concernée... Dès le lendemain de la compétition en France, détaille-t-il, « nous réunissons l'ensemble des médaillés, avec les jurés régionaux, les coachs pour expliquer les échéances à venir. Pendant les deux mois et demi suivants, nous organisons de nouvelles sélections avec les experts métier pour savoir lequel des médaillés partira en fonction des critères de compétition internationale et de l'évolution des sujets. »
À chaque pays sa méthode

« Cela permet de ne pas relâcher les efforts. Pendant les trois jours de compétition nationale, un candidat peut être en méforme, et donc pas à 100 % de ses capacités, ce serait dommage de se priver de son potentiel. » Il s'agit aussi de s'assurer qu'un jeune est capable de gérer la pression du temps et un haut niveau stress, de « se mettre dans sa bulle ». « Chaque pays a sa méthodologie », fait valoir le délégué technique. La France a choisi la sienne en observant les résultats des autres pays, la Corée, la Suisse, les îles britanniques...

Thomas Sauner, médaillé d'or à Caen pour la mécanique des véhicules industriels, n'a eu aucune déception, sachant que sa discipline ne serait pas représentée à l'international. « Les moteurs des poids lourds sont trop différents dans leur conception d'un pays à l'autre », livre-t-il, prêt à reprendre l'entraînement dès septembre puisqu'il est sélectionné pour porter les couleurs de la France aux Euroskills 2020 à Graz, en Autriche.

Le trio gagnant en production industrielle - constitué d'Augustin Probst, Lorry Engel, de l'Insa de Strasbourg, et de Christophe Le Houérou, étudiant à l'Ensam de Metz - n'ira pas non plus à Kazan, c'est l'équipe médaillée d'argent de Nouvelle Aquitaine qui aura cette chance. Une décision argumentée par Worldskills France, mais qui n'en est pas moins difficile à accepter, reconnaît Augustin Probst. Dans ce métier, plus que la réalisation elle-même, c'est la conception de prototypes en amont qui importe, au même titre que le fait d'être fortement soutenu par des professionnels, en l'occurrence au CFA (centre de formation d'apprentis) de Reichshoffen, sans oublier un solide esprit d'équipe.
Incertitudes pour la suite

C'est sur ce dernier point que le Grand Est a été jugé moins bon. « C'est un critère tellement subjectif, nous sommes plus réservés, pourtant nous nous voyons toutes les semaines, soupire le jeune homme. Et les documents que nous avons remis témoignent d'un travail plus abouti. D'ailleurs, on nous avait prévenus qu'on allait travailler ensemble pour l'équipe de France et c'est l'intégralité de notre concept qui sera repris. »

Néanmoins sans amertume et « très motivé », il prévoit de se lancer dans la préparation des prochaines olympiades nationales de 2023, avec Lorry Engel et un autre volontaire, Christophe Le Houérou étant frappé par la limite d'âge.

La situation « interpelle » évidemment plus ou moins selon les régions et selon les années. « Il y a neuf métiers dans lesquels c'est arrivé, contre sept la dernière fois », admet José Fonséca, souhaitant que tous fassent « confiance aux experts métiers ». « On prend le temps d'expliquer, d'autant que le deuxième peut être suppléant et monter en compétence pour la suite. » La suite qui n'est pas encore tout à fait écrite : les conseils régionaux n'étant plus en charge de l'apprentissage, plusieurs ont annoncé qu'ils laisseraient les branches professionnelles s'occuper des présélections. D'après Worldskills France, les services du Grand Est seraient à nouveau partants, ce que ces derniers n'ont pas été en mesure de confirmer hier.
Catherine CHENCINER

 

 
 

Le long du Rhin, l'université européenne a fait un premier pas

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:14:12

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Le long du Rhin, l'université européenne a fait un premier pas
 

 
Le lundi matin, Marion Arnoux, 19 ans, prenait l'année dernière le train pour aller à Fribourg suivre un cours d'immunologie. À 13 h, elle était de retour à Strasbourg pour ses cours de licence franco-allemande de biologie.

« Je n'avais pas d'immunologie l'an dernier, mais comme cela m'intéressait, avec trois camarades, on a décidé d'aller à Fribourg pour avoir un cours », explique la jeune femme, dans les locaux de Eucor-Le Campus européen. Celui-ci permet cette « mobilité ponctuelle » entre les universités alsaciennes de Strasbourg et Mulhouse/Colmar, allemandes de Karlsruhe et de Fribourg-en-Brisgau, et suisse de Bâle.

Se destinant à la recherche, l'étudiante y a gagné une « UE » (unité d'enseignement) en validant l'examen du cours et une expérience « très formatrice ».
« Une expérience du quotidien »

Vanté au printemps 2018 par la chancelière Angela Merkel comme « un premier pas concret » vers la création d'universités européennes - une proposition faite par Emmanuel Macron lors de son discours à la Sorbonne en septembre 2017 -, Eucor-Le Campus européen considère que « la mobilité transfrontalière doit devenir une expérience du quotidien » pour les étudiants et les chercheurs.

Collaborant depuis 1989, ces cinq universités sont devenues en 2015 le premier « groupement européen de coopération territoriale » (GECT) universitaire.
Diplômes trinationaux

Leurs 115 000 étudiants et milliers de chercheurs et doctorants peuvent suivre les cours des différentes universités, monter des projets de recherche communs, voire faire des diplômes trinationaux. Comme Mylana Pfeiffer. Cette Luxembourgeoise de 26 ans termine à Strasbourg son Master 2 en droit comparé, débuté à Fribourg et Bâle. « Pendant le premier semestre, il faut être à Fribourg et à Bâle, donc il faut bien s'organiser », explique-t-elle.

Dans un français fluide, celle qui affirme avoir débuté ses études avec un niveau de langue « plutôt moyen », estime qu'« il faut encourager tous les étudiants » à étudier à l'étranger « dès le début » et ce quelle que soit la matière.

Au-delà du programme d'échange Erasmus, succès populaire de l'Union européenne, le projet d'université européenne veut créer des réseaux d'établissements permettant d'avoir un diplôme en combinant des études dans plusieurs pays.

Emboîtant le pas à Emmanuel Macron, la Commission européenne a lancé en octobre un appel à projets doté de 60 millions d'euros pour un premier programme de douze projets pilotes. 54 alliances avec plus de 300 établissements d'enseignement supérieur ont été candidates.

Cofinancé par le Fonds européen de développement régional, Eucor-Le Campus européen ne rentre pas dans cet appel réservé aux nouvelles alliances, d'autant qu'il associe la Suisse, mais offre « une connaissance de terrain importante », estime Christelle Roy, vice-présidente stratégies et développements de l'université de Strasbourg (Unistra).

Parallèlement à Eucor, l'Unistra a donc formé une nouvelle alliance avec les autres universités d'Eucor (hors Bâle) et celles de Poznan (Pologne), Thessalonique (Grèce), Amsterdam et Vienne.

« L'idée est de bâtir des ponts de manière à ce que les étudiants, mais également le personnel, puissent être mobiles, avoir des formations dans plusieurs universités européennes. La rencontre de l'autre est forcément très enrichissante », plaide Mme Roy.
Mobilité virtuelleet présentielle

Si Eucor a l'avantage de la proximité transfrontalière, difficile de s'imaginer avoir cours à Thessalonique mardi puis à Poznan mercredi. Mais « on panacherait la mobilité virtuelle et la mobilité présentielle », assure Christelle Roy.

Malgré la richesse de l'expérience, Marion Arnoux et Mylana Pfeiffer ne nient pas que la mobilité étudiante passe aussi par des tracas d'organisation, de logement, de transport, de démarches administratives. Sans parler des calendriers universitaires disparates.

« Une fois qu'on a passé tous ces défis organisationnels, administratifs, on n'a plus peur de rien », sourit Mylana Pfeiffer. « Souvent, c'est à nous de mettre en place les outils [...] pour donner envie de partir », reconnaît la responsable de l'Unistra.

Hormis Strasbourg, d'autres universités françaises telles que Rennes 1, Nanterre, Panthéon-Sorbonne, Lille, Perpignan, Montpellier, l'université de technologie de Troyes, l'université de Lorraine etc. sont aussi sur les rangs pour devenir européennes.

 

 
 

Apa Quand la chaleur est humaine

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:13:16

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Quand la chaleur est humaine
 

 
Serge enchaîne les coups de fil. «Si quelque chose ne va pas, je le sens tout de suite à leur façon de parler.» Photo DNA /Nicolas Pinot
« Comment vous sentez-vous ? » « Avez-vous mangé à midi ? » « Avez-vous aéré votre logement ? » Depuis trois heures, Serge enchaîne les coups de fil depuis les locaux colmariens du réseau Apa. Et il sait s'y prendre. « À force, je sens tout de suite à leur façon de parler si ça va ou pas, indique cet oenologue retraité. S'ils ont envie de prolonger le dialogue, c'est qu'il y a quelque chose. Beaucoup s'ennuient ou ont besoin d'écoute. »
« Veiller sur son voisin de palier âgé »

Comme Serge, ils sont 68 bénévoles au bout du fil, à s'enquérir des nouvelles de quelque 2000 personnes âgées du département, parfois bien seules même quand l'alerte canicule grimpe au niveau 3. Quatre codes ont été établis par l'Apa : « Le code bleu signifie que la personne ne répond pas, auquel cas on rappelle plusieurs fois ou on contacte les référents », rappelait ce jeudi Pierre Kammerer, directeur général du réseau Apa. « Le code vert signifie que tout va bien, le code jaune signale une personne sensible à surveiller et le code rouge est activé s'il est fait état de vertiges ou de sueurs. » Une veille particulière est maintenue envers les bénéficiaires détectés comme « fragiles ».

« D'autres actions aussi simples sont possibles, comme veiller sur son voisin de palier âgé », rappelle-t-on du côté de l'Apa. Mais pour ceux qui s'engagent vraiment, l'expérience est donnant-donnant. Serge se sent utile. « C'est un plaisir d'apporter de l'aide à ceux qui n'en ont pas. Si on peut se rendre utile, il faut le partager. » Responsable du bénévolat au réseau Apa, Catherine Breysach rappelle que « le défi est aujourd'hui de mettre en place une organisation adaptée pour être en capacité de passer plus de 2000 appels téléphoniques en une journée ». D'autant que les personnes âgées ne ressentent pas forcément la faim ou la soif.
Nicolas PINOT CONTACT Les personnes souhaitant être bénévoles aux centres d'appels de l'Apa (à Colmar ou Mulhouse) en cas de prochains épisodes caniculaires peuvent se faire connaître auprès de Catherine Breysach au 06.63.13.14.23 ou par mail à cbreysach@apa.asso.fr. Site internet : www.reseau-apa.fr

 

 
 

Comment vivre avec la chaleur

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 05:46:26

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Climat Plus de 40 °C enregistrés un peu partout en France jeudi
Comment vivre avec la chaleur
Selon le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le nombre d'épisodes caniculaires pourrait doubler dans l'Hexagone d'ici 2050 et les étés vont s'allonger. Or nous ne sommes pas vraiment prêts.
 

 
La végétalisation de l'espace urbain, un enjeu pour lutter contre la chaleur, comme ici à Paris.
Deux canicules en deux mois... Le mercure atteint cette semaine encore des records en France comme dans les pays voisins. Fin juin, Emmanuel Macron alertait : « Nous allons devoir changer notre organisation, notre façon de travailler [...] construire différemment ».

Le réchauffement climatique va en effet demander aux Français de s'adapter à un climat nettement plus chaud. Et un équipement massif en climatiseurs et ventilateurs ne suffira pas...
Gestion économique des ressources

Grâce aux technologies connectées, les consommations d'énergie (éclairage public), d'eau et de déchets devront être contrôlées et sans doute limitées. Car les journées chaudes entraînent des pics de consommation électrique, comme l'a souligné ERDF cette semaine. Outre des véhicules électriques ou à hydrogène, les circulations douces (vélo, piétons) et des réseaux souterrains pourraient être favorisés.

L'utilisation des ressources naturelles devrait aussi permettre l'éclosion de systèmes de climatisation non polluante. Par exemple, à Marseille, l'eau de la Méditerranée est prélevée puis passée dans des pompes à chaleur réversibles pour rafraîchir ou chauffer les habitations de l'écoquartier Smartseille.
Des villes végétales

Pour en finir avec les îlots de chaleur en zone urbaine, la solution par les végétaux. Ils baissent les températures, absorbent du Co2, recréent de la biodiversité et la pollution sonore s'en trouve limitée. Les plantes restent l'outil le plus efficace face aux canicules.

Des innovations technologiques peuvent aider. Aux États-Unis, une peinture a été conçue pour repousser les rayons du soleil, ce qui permet de faire tomber la température de 6 °C en moyenne à l'intérieur d'un bâtiment. Plus pragmatique, une autre solution consiste à repeindre le traditionnel bitume noir des routes et des parkings en blanc ou en gris clair. À Los Angeles, la méthode a permis de faire tomber la température au sol de 10 °C sur certains axes. Enfin, la régulation thermique des bâtiments passe par une utilisation intelligente du vent. Calibrer l'implantation des fenêtres en fonction des courants d'air permettrait d'optimiser leur circulation à l'intérieur. L'enjeu reste de créer des bâtiments qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment.
Les effets de la sécheresse

Avec la canicule, les réserves d'eau et la végétation s'assèchent. Des associations demandent d'adapter les pratiques agricoles en améliorant la réserve disponible en eau (barrages), de reconstituer les matières organiques, mais d'autres réclament également d'utiliser moins de pesticides et d'éviter la monoculture. Peu pratiquée en France, la réutilisation des eaux usées peut également apparaître comme une solution efficace.
Le retour des grandes vacances

Avec la chaleur, les organismes aussi sont mis à rude épreuve. À l'avenir, le rythme de vie des travailleurs pourrait donc être divisé en deux temps. En Espagne par exemple, les journées se mettent en pause vers 14 heures et reprennent en fin d'après-midi ou début de soirée. Autre possibilité, le développement du télétravail. Jeudi, la ministre du Développement durable, Élisabeth Borne, a d'ailleurs une nouvelle fois appelé à le privilégier. Une manière de désengorger les transports en commun, au moment où les infrastructures en France, comme les rails ou les caténaires, supportent mal les températures dépassant les 37 °C.

Enfin, le retour aux grandes vacances comme dans les années 1945-1970 (11 semaines au lieu de 8) pourrait devenir nécessaire comme c'est le cas au sud de l'Espagne, où elles débutent mi-juin. Contrepartie : des vacances d'hiver sont plus courtes.
C.D et J.B.

 

 
 

 

Électricité : pic de consommation ce jeudi

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 05:47:11

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canicule Strasbourg
Électricité : pic de consommation ce jeudi
 

 
Ce jeudi 25 juillet était annoncé comme la journée la plus chaude avec une forte demande de courant pour faire tourner les climatiseurs.

Électricité de Strasbourg (ES) confirme avoir enregistré une pointe de consommation jeudi à 14 h 30 avec une puissance de 873 MW (mégawatts). Ce qui traduit une augmentation de 6 à 7 % par rapport à la semaine dernière.

Rien à voir avec les pointes atteintes en période de grand froid. Le record avait été atteint le 7 février 2012 avec une consommation de 1540 MW. Un chiffre inférieur à la capacité de fourniture de l'opérateur.
5750 MW dans le Grand Est

Dans le Grand Est, un pic de consommation a été atteint mercredi à 12 h 45 avec 5 750 MW, selon le site de RTE, Réseau de transport d'électricité qui donne les informations par région en temps réel.

Ces valeurs sont, là aussi, sans commune mesure avec les 8 453 MW atteints au niveau régional en 2017 ainsi que l'hiver dernier, très exactement le 28 février à 19 h.

Dans le Grand Est, un pic de consommation a été atteint mercredi à 12 h 45 avec 5 750 MW, selon le site de RTE, Réseau de transport d'électricité qui donne les informations par région en temps réel. Ces valeurs sont sans commune mesure avec les 8 453 MW atteints au niveau régional l'hiver dernier, très exactement le 28 février à 19 h.

 

 
 

 

Les abeilles sont de formidables chimistes ailées

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 05:58:12

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Happy culture Thur et Doller
Les abeilles sont de formidables chimistes ailées
Le miel naît de l'alliance du monde végétal et animal. Ce produit complexe est élaboré par les abeilles au terme d'un délicat processus qui commence par la récolte des butineuses, se poursuit par des transformations physico-chimiques et le conditionnement dans des cellules soigneusement operculées.
 

 
Robert Hummel, président du syndicat des apiculteurs de Thann et environs, désopercule un cadre de miel sous les yeux d'élèves de la promotion 2019 du rucher école de l'Enchenberg.
Pour fabriquer le miel les butineuses utilisent comme matière première le nectar des fleurs ou le miellat récolté sur les arbres et arbustes. Le nectar est un liquide sucré produit par les glandes nectaires situées souvent au plus profond des fleurs. Le miellat provient d'un puceron qui pique les parties tendres des végétaux et se nourrit des matières azotées contenues dans la sève. Ce dernier rejette les sucres qu'il ne peut digérer : ces exsudats seront récupérés par les abeilles qui les transformeront en miel de miellat. Le plus connu est le miel de sapin. Selon les saisons et les régions, les miellats se retrouvent aussi sur les érables, les chênes, les châtaigniers, les tilleuls, les aulnes, les frênes, les cistes...
« Un laboratoire enzymatique volant »

Pendant le vol de retour à la ruche, la butineuse commence l'enrichissement du nectar récolté avec des enzymes secrétées par des glandes spécifiques. « L'abeille est un laboratoire enzymatique volant » reconnaissait un spécialiste.
Bouche-à-bouche

De retour à la maison, l'abeille remet son butin sucré, par trophallaxie (bouche-à-bouche) à une magasinière qui le transmet à une autre ouvrière et ainsi de suite jusqu'au lieu de stockage... Au cours de ces échanges, chacune l'enrichit de ses sécrétions glandulaires et participe à l'évaporation de l'eau contenant dans le nectar.
Un produit précieuxet riche

Quand le taux d'humidité est tombé à 40-50 %, le nectar est déposé dans les cellules de cire où l'évaporation se poursuit sous l'action des ventileuses. Cette phase se déroule sur plusieurs jours en fonction de la ventilation de la ruche, de la température et des nectars récoltés. Enfin, lorsque le taux d'humidité du miel atteint 15 à 18 %, les abeilles ferment la cellule avec un couvercle de cire. Parvenu à maturité, sa durée de conservation est extrêmement longue. C'est un produit précieux et riche, aux propriétés bactériostatiques et antibiotiques transmises par les plantes butinées et par les abeilles elles-mêmes.
Un concentré de vitalité

Le miel est composé d'eau, 15 % à 18 %, de sucres à hauteur de 78 % à 80 % dont 30 à 40 % de fructose (ou lévulose), 30 à 40 % de glucose (ou dextrose) et de maltose, saccharose, polysaccharides pour le restant. Il se distingue par une concentration exceptionnelle d'acides aminés, de minéraux dont le potassium, le magnésium et le zinc, de vitamines en moindre quantité mais hautement assimilables, d'acides gras, d'enzymes et de nombreuses autres substances biologiques et aromatiques.
Une cuillère à caféde miel par saison

En pleine miellée, une butineuse peut visiter plus de 1 000 fleurs et remplir son jabot de 75 mg de nectar qui donneront 25 mg de miel en raison de l'évaporation de l'eau. On considère qu'une abeille produit au cours d'une saison la valeur d'une cuillère à café de miel. Ces chiffres sont relatifs car ils dépendent de la saison, du type de nectar, de la météo... Ils permettent cependant de mieux saisir l'incroyable labeur des abeilles et les enjeux d'une flore variée et abondante pour la production de miel.

L'apis mellifera, l'abeille occidentale, n'est pas la seule à fabriquer du miel. D'autres espèces d'hyménoptères en sont capables et pendant des siècles, leur production a constitué une source naturelle de sucre pour des sociétés autochtones dans le monde entier.
Du côté de l'apiculteur

Les ressources alimentaires des abeilles ont diminué en ce mois de juillet chaud et sec. Les abeilles se sont rabattues sur les châtaigniers et les fleurs des forêts et des jardins. Les balsamines, et les renouées du Japon, malgré leur mauvaise réputation de fleurs invasives, représentent de belles opportunités pour les butineuses.

La fin de la saison apicole se profile et les récoltes de miel sont en cours, les dernières auront probablement lieu à la mi-août. Les cadres vidés de leur miel sont mis à lécher par les abeilles ; elles vont non seulement nettoyer chaque cellule mais également reconstruire les alvéoles de cire abîmées par les manipulations.
Bientôt les premières abeilles d'hiver

Après le stockage des cadres, chaque ruche bénéficiera d'un traitement contre les varroas, ces terribles parasites venus d'Asie qui fragilisent les colonies d'abeilles. Enfin, la reine réduit sa ponte et dans deux à trois semaines, les oeufs qu'elle pondra deviendront déjà les premières abeilles d'hiver.
Fabienne RAPP Dans le prochain épisode, Richard Méthia de Steinbach partagera ses « recettes » d'apiculteur pour rester en forme grâce aux produits de la ruche.

Dans le prochain épisode, Richard Méthia de Steinbach partagera ses « recettes » d'apiculteur pour rester en forme grâce aux produits de la ruche.

 
 

 

Colmar « Cette fois c'est une école, pas une poubelle ! »

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:18:18

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Colmar « Cette fois c'est une école, pas une poubelle ! »
 

 
Au lendemain du violent incendie qui a touché l'école maternelle Les Violettes à Colmar, des ouvriers évacuent les détritus. Photo L'Alsace /Jean-Frederic Surdey
« Nique les keufs ne sont pas les bienvenus (sic) », est-il tagué depuis quelque temps, avec une tête de mort grossièrement dessinée, sur toute la largeur du portail de l'entrée de la maternelle Les Violettes, rue de Genève à Colmar.

« Les dégradations ne sont pas rares, il est arrivé que des vitres soient brisées, et on doit régulièrement ramasser des objets dans la cour, sans qu'on puisse dire s'ils ont été jetés ou si des individus ont escaladé les grilles. Allumer une poubelle est une chose, mais cette fois c'est une école, c'est lamentable ! », fustige la directrice, venue constater les dégâts au lendemain de l'incendie qui a endommagé son établissement.
Le feu à des isolants

Des témoins ont donné l'alerte, ce mercredi à 22 h 35. Des mains mal intentionnées ont mis le feu à des matériaux isolants, en particulier de la laine de verre, enlevés de la toiture en réfection et stockés au pied de l'échafaudage accolé à l'école, devant deux salles de classe donnant sur la cour de récréation. « On aurait voulu que ces déchets soient enlevés dès mardi, mais la benne appartenant à une autre société n'était pas disponible avant ce jeudi », expliquent des ouvriers travaillant sur le chantier de « rénovation énergétique » de l'établissement scolaire.

Les échafaudages ceinturent actuellement l'ensemble du bâtiment, les deux mois de vacances d'été étant mis à profit pour « refaire tous les plafonds avec de la laine de roche comme isolant intérieur, poser de la fibre de bois à l'extérieur, et installer une VMC (ventilation mécanique contrôlée) à double flux qui n'existait pas », indique un agent du service maintenance de la mairie.

En se propageant à une dizaine de mètres carrés de façade, les flammes ont rongé les volets et fait éclater deux grandes fenêtres de deux salles de classe. Le matériel pédagogique était heureusement stocké ailleurs pour les besoins du chantier.
Des caméras dans le secteur

« Quasiment aucun dégât n'est à déplorer à l'intérieur du bâtiment, pas même dans ces salles, hormis l'odeur de fumée qui s'est répandue un peu partout, poursuit l'agent municipal. Il n'y a pas de suie, mais l'intérieur devra forcément être nettoyé voire décontaminé pour éliminer cette odeur. Et des travaux de menuiserie, provisoires dans un premier temps, s'imposent là où cela a brûlé. On peut espérer que tout soit terminé pour la rentrée (lire encadré) ».

Sur place le soir des faits, des riverains exprimaient leur exaspération. Dans le quartier Europe depuis le début de l'été, chaque nuit ou presque est marquée par plusieurs feux de bennes à ordures, de locaux pour les poubelles ou de caves. Au total, une poignée de personnes tout de même ont été légèrement intoxiquées par les fumées. Mercredi à 21 h 10 puis 21 h 40, deux poubelles ont été éteintes par les pompiers avenue de Rome puis rue de Zurich.

« Il n'est jamais admissible de mettre le feu à des biens publics ou privés, mais s'en prendre à un symbole comme une école est particulièrement détestable, souligne le premier adjoint - chargé de la sécurité - Yves Hemedinger. Les caméras de surveillance se trouvant dans le secteur de l'école permettront peut-être d'aider la police [N.D.L.R : qui a lancé un appel à témoins]. Ces dernières années, les violences urbaines ont plutôt tendance à diminuer, y compris dans ce quartier. Il suffit souvent de quelques perturbateurs pour qu'on constate un pic ».
Jean-Frédéric SURDEY PLUS WEB D'autres photos du sinistre sur www.lalsace.fr

 

 
 

pollution M2A : Le plan ozone est maintenu

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:00:04

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pollution  M2A
pollution M2A : Le plan ozone est maintenu

 
Compte tenu de la persistance du taux d'ozone, M2A a décidé de maintenir le plan ozone pour aujourd'hui.

Dans ce cadre,

? Le tarif réduit du ticket 24h reste en place sur tout le réseau de SOLEA pour 2 EUR pour inciter les habitants à prendre les transports en commun.

? Les automobilistes sont appelés à limiter au maximum leurs déplacements en voiture et à réduire leur vitesse.

o Les parkings tramway sont disponibles pour 2 EUR, qui permettent de garer votre voiture sur l'un des deux parkings (université ou nouveau bassin-kinépolis) et de profiter d'un aller et retour en tramway vers le centre-ville pour l'ensemble des passagers (7 au maximum).

? Les habitants sont invités à éviter toutes activités physiques et sportives intenses. Les personnes sensibles (asthmatiques, bébés, personnes âgées) sont invitées à ne pas sortir aux heures de forte chaleur.

Pour plus d'informations sur les effets de l'ozone et les maladies liées, une permanence téléphonique est à la disposition de la population : Air Santé - 03.88.37.37.37.

 

 
 

 

Bonne humeur sur la route des crêtes

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:21:25

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Bonne humeur sur la route des crêtes
 

 
La route des crêtes offre des paysages magnifiques tout au long des 66 km de parcours. Photos DNA /Laurent HABERSETZER
« C'est vous qu'on devrait mettre à l'office de tourisme ! », lance une touriste à André, le conducteur de la navette des crêtes. Faut dire qu'il a un sacré débit. André dit « Dédé » détaille chaque arrêt pour conseiller une bonne adresse ou les bons coins pour se balader.

Un trajet qu'il connaît comme sa poche, et sa clientèle aussi : « La plupart ce sont des habitués, je les vois très souvent. » Deux fois par jour, il part de Colmar en direction du lac Blanc puis du Markstein, via la route des crêtes. Les paysages se transforment à mesure que le car avance, d'abord dans le vignoble jusqu'à Kaysersberg puis dans la montagne.

« Avant, on montait jusqu'au Grand Ballon, c'est un coin magnifique ». Le matin son bus est rempli, sa clientèle rejoint les hauteurs vosgiennes pour la journée. Le bus est presque vide le midi, signe que les touristes manquent encore à l'appel en ce premier jour de réouverture (mercredi 17 juillet, NDLR). À partir du lac Blanc, c'est la route des crêtes, à 1 200 mètres d'altitude, qui dessert certains des plus beaux sommets vosgiens, comme celui du Tanet.

Dominique et son mari sont venus pour ça. Depuis plusieurs années ils avancent sur le sentier du GR5 qui relie la mer du Nord à la Méditerranée, chaque été ils reprennent pendant leurs vacances là où ils en étaient restés. Cette fois, ils vont reprendre leur route du Tanet et profitent de la reprise de la navette pour s'accorder un peu de répit...

Au Markstein, terminus, tout le monde descend. Tandis qu'André va se reposer, l'auberge accueille les visiteurs avec des tartes flambées. Quand vient le moment de repartir, le car traîne un peu : « Je les attends, après moi il n'y a plus de bus qui part, et puis je les connais... L'année dernière certains sont venus alors qu'il faisait un temps pourri, au final ils sont restés me tenir compagnie dans le car. »
Une atmosphère de colonie de vacances

Le soir, quand le chauffeur prend le chemin du retour, l'atmosphère est semblable à celle d'une colonie de vacances, sauf que les têtes sont plus grises que blondes. La clientèle de la ligne est plutôt âgée, à l'image de ce groupe d'amis qui connaît la région par coeur : « C'est super pour se balader et découvrir la région, et puis la compagnie est bonne. » Ces retraités reviennent du Centre d'initiation à la Nature et à l'Environnement du Rothenbach (commune de Wildenstein), que l'on aperçoit depuis les fenêtres du car. Ils connaissent bien André, au milieu des autres groupes, très vite on ne sait plus très bien qui est venu avec qui !

L'ambiance est franchement détendue et beaucoup échangent sur leur excursion de la journée, exhibent des photos et des prospectus. « Il faut absolument que vous descendiez au lac de La Lauch », conseille une femme tandis que son voisin se propose de faire la liste des meilleurs chalets-refuges du coin. Jusqu'au 15 août, André et ses collègues sillonneront gaiement la route des crêtes, en compagnie d'une joyeuse bande de passagers.
Guilhem DORANDEU PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Lac du Ballon Demi-mesure ?

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:09:56

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Lac du Ballon Demi-mesure ?
 

 
Autour du lac, plusieurs installations destinées à se balancer au-dessus de l'eau avant de plonger. Elles seront enlevées prochainement.
La question qui fâche : souhaite-t-on réellement interdire la baignade ou autres activités répréhensibles au lac du Ballon ? Si la réponse est oui, on peut légitimement s'interroger sur la méthode utilisée.

Il ne s'agit en aucun cas de remettre en cause le professionnalisme des agents de la Brigade Verte, de l'ONF, de l'ONCFS ou de la gendarmerie, tous habilités à faire respecter la loi sur le site. Leur mission est des plus délicates et nécessite tact, fermeté et... courage. Faire sortir des groupes d'individus de l'eau, les informer, les sermonner (parfois) et enfin les « aligner » (on y arrivera) n'est évident que vu d'en bas. Sur le terrain, c'est une tout autre affaire. Surtout en soirée, quand les agents en question ne sont que deux, non-armés (la Brigade Verte) face à des groupes de dix ou vingt personnes, possiblement sous l'emprise de l'alcool ou autres substances.

De toute façon, personne n'est dupe : la mission de prévention n'agit que sur une faible partie de la population fréquentant le lac. Dès que les agents ont quitté le site (ou se sont simplement éloignés de quelques centaines de mètres) le bruit des plongeons reprend de plus belle. Le dispositif, aussi important soit-il, n'est pas en adéquation avec le but affiché.

Alors que faire ? Une évidence : fermer la route d'accès principale. Cela permettrait de diminuer de manière drastique le nombre de véhicules autour du plan d'eau, même s'il existe un autre accès par Lautenbach-Zell, bien moins carrossable. D'ailleurs la barrière existe déjà, il suffit de la fermer (petit conseil : avec un cadenas bien résistant). Mais là aussi, ce n'est pas si simple. La route forestière de la Rolle est située en forêt domaniale de Guebwiller. Elle appartient à l'État, à l'exception d'une petite enclave guebwilleroise. Chaque année, l'Office national des forêts sollicite (et obtient) son ouverture auprès du préfet, au nom -notamment- de sa mission d'accueil du public. Une volonté politique forte (intercommunale, puisqu'il s'agit de gestion de ressource en eau potable) pourrait alimenter la réflexion préfectorale.

Et en cas de fermeture, quelles conséquences ? Il faudrait imaginer un système qui permette le passage des ayants droit (forestiers, pêcheurs) ce qui complexifie déjà la situation. Autre paramètre à prendre en compte, la route fait figure d'accès principal vers la ferme-auberge du Gustiberg. Le fermier doit-il faire les frais du comportement des visiteurs du lac ? Et M. Tout-le-monde qui respecte la loi à la lettre et qui veut simplement aller flâner au bord du lac, qu'en pense-t-il d'une route fermée ? Pas insoluble, mais presque...

Une variable d'ajustement, toutefois : il n'y a que quelques dizaines de jours par an de très forte affluence au lac et ils sont parfaitement identifiables à l'avance. Alors, fermeture ponctuelle pour éviter le trop-plein ?
M.PF.

 

 
 

Ungersheim-Pulversheim Écomusée d'Alsace : Promenons-nous dans les bois...

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 06:00:50

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Ungersheim-Pulversheim  Écomusée d'Alsace
Ungersheim-Pulversheim Écomusée d'Alsace : Promenons-nous dans les bois...
C'est le moment rêvé de partir à la découverte des sentiers de l'Écomusée récemment balisés par le Club Vosgien. Trois circuits pédestres démarrent dans le village puis courent dans la forêt attenante, en serpentant sous les frondaisons ou en lisière.

 
François Kiesler qui supervise le domaine agricole et forestier de l'Écomusée devant l'un des nouveaux panneaux expliquant les espaces périphériques du musée.
Le premier des trois circuits pédestres récemment balisés par le Club vosgien de Soultz à l'Écomusée a été baptisé « Parcours des champs ». Long d'un kilomètre et demi, marqué d'un cercle vert, il débute au niveau de la maison de Sundhoffen, à l'entrée du chemin de la Chapelle.

Il faut passer à l'arrière de la maison pour pénétrer dans le sentier qui serpente en sous-bois : il est jalonné d'outils agricoles de la première moitié du XXe siècle. À chaque station, d'intéressants panneaux illustrés racontent la vie et les réflexions de Morand, un paysan fictif des années 1930.

Au bout du chemin Morand, se trouve la chapelle de Kirchberg dont on pourra au passage apprécier l'intérieur. Après être passé à l'arrière de cette dernière, où court un ruisseau, prendre immédiatement à gauche (cercle vert sur un arbre).

Assez rapidement on aperçoit sur la gauche, dans la forêt le campement du charbonnier (qui fabriquait du charbon de bois notamment nécessaire au forgeron) qui va être prochainement rénové. On arrive ensuite au chalet Grien, construit en 1853, une ancienne maison de chasse de la famille Schlumberger de Guebwiller. On peut admirer, un peu plus loin, l'ancienne allée d'arrivée au chalet, bordée d'ifs majestueux.

Sur le chemin en lisière de forêt et en bordure des champs, on découvre, un peu en retrait, sur la gauche, l'ancien rucher de Westhalten en cours de reconstruction. (DNA du 19 juillet dernier).

Le chemin débouche ensuite sur le verger de « Belli », en face de la houblonnière et des champs. Un grand verger entretenu par la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin qui y organise ses formations de moniteurs. « Au cadastre le nom de la parcelle est « Belle île », mais les anciens paysans ont déformé cette appellation en « Belli », nom que nous avons conservé à l'Écomusée » explique François Kiesler qui supervise le domaine agricole et forestier du musée.

À cet endroit il est recommandé de faire une pause et de s'asseoir sur le banc ou sur les chaises posés au pied d'un chêne où est installé un nichoir à chouette chevêche. Puis, admirer le paysage et goûter la quiétude du lieu seulement troublée par le bourdonnement des abeilles. Légèrement en contrebas sont en effet installées les ruches (modernes) des apiculteurs du musée.

Pour poursuivre le circuit, il faut entrer dans le verger de « Belli » sur sa limite droite et le longer. Au bout du verger, tourner à droite pour revenir vers la « Rotonde », un très grand abri circulaire. De là, on fera un crochet à la « semencerie », un bâtiment récent (appelé « L'oasis ») édifié lors du festival de constructions « Bàuistella ». On pourra y rentrer pour découvrir des histoires de graines. On ne manquera pas ensuite de grimper au sommet de l'Obervédère qui se dresse à proximité pour embrasser la vue sur le paysage agricole. Enfin, pour finir, une visite de la scierie de Moosch, flanquée de sa roue à augets, s'impose.
Fraîcheur et chants d'oiseaux

Le deuxième circuit, « Étonnants paysages » (cercle rouge), démarre presque à l'opposé du premier, à la maison de Guebwiller (à côté de l'embarcadère), l'un des refuges des naturalistes du musée. C'est un cheminement long de deux kilomètres, « plein de fraîcheur et de chants d'oiseaux ». En passant à travers le marais on peut apercevoir les libellules, les amphibiens et les autres habitants de ces espaces humides d'une grande richesse en biodiversité. Ce circuit se confond avec le sentier nature. Là aussi, tout au long du chemin, sont installées près de 30 haltes (parfois avec chaises) avec autant de présentations liées à la biodiversité des lieux. Au sortir de la forêt le circuit passe dans le quartier des maisons du XXe et du XXIe siècle.

Le troisième circuit, « émotions forestières » (cercle bleu) de 0,8 km est un complément au circuit rouge précédent. Il démarre au carrefour des Libellules auquel on accède en suivant le circuit rouge et permet d'effectuer une petite escapade dans la forêt. Très agréable promenade surtout par grande chaleur. Les chênes jumeaux étonnent par l'envergure de leurs branches horizontales. Une fois arrivé à l'entrée du parc d'attractions du Petit Prince voisin, il faudra retourner vers le musée par le chemin de liaison (en ligne droite) ou revenir sur ses pas.

On peut aussi se promener librement sans se soucier du balisage, sans crainte de se perdre, les chemins revenant tous vers le village.
M.H. Bon à savoir : Les trois circuits sont présentés sur le plan/programme remis à l'entre l'Écomusée.

Bon à savoir : Les trois circuits sont présentés sur le plan/programme remis à l'entre l'Écomusée.

 
 

 

Waldighoffen Travaux sur la RD463 en traversée du village : Une chaussée neuve et la route rouverte dans la journée

Publié dans le panorama le Vendredi 26 juillet 2019 à 05:48:24

© Dna, Vendredi le 26 Juillet 2019
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Waldighoffen Travaux sur la RD463 en traversée du village
Waldighoffen Travaux sur la RD463 en traversée du village : Une chaussée neuve et la route rouverte dans la journée
Au plus fort de la canicule, le chantier de réfection de la chaussée de la RD463 dans la traversée de Waldighoffen s'est poursuivi avec la pose de la couche finale d'enrobés. Avec un peu d'avance sur le calendrier prévu, la voie sera de nouveau libre ce vendredi dans la journée.

 
La pose de la couche finale d'enrobés s'est faite concomitamment sur les deux voies de roulement de la chaussée, ici rue du Maréchal-Joffre.
Cette semaine, c'était la phase finale et impressionnante d'un important chantier de reprise de la chaussée, dans la traversée de Waldighoffen, entre le croisement devant l'église, au centre du village, et le rond-point à la sortie, en direction de Steinsoultz et Roppentzwiller. Les travaux d'un montant de 300 000 euros pris en charge par le Département du Haut-Rhin étaient nécessaires en raison de la dégradation et de la déformation de la voie. Ils ont démarré le 10 juillet et se terminent donc ce vendredi, une semaine plus tôt que prévu.

Des travaux préparatoires ont d'abord été menés pour un montant de 40 000 à 45 000 euros, aux frais de la commune, et qui ont notamment consisté à ôter 800 m² de pavés en béton posés en 1988 au centre du village devant l'église. Ces pavés ont été en partie récupérés par la commune et ceux abîmés sont partis dans une filière de recyclage. « Les anciens enrobés ont ensuite été ôtés sur toute la portion concernée de la RD463. Nous avons retrouvé le fond de la structure de la chaussée et vérifié sa portance qui était satisfaisante. Nous avons ensuite posé, en plusieurs fois pour ménager les accès aux riverains, une sous-couche d'enrobés de 9 cm », explique Daniel Peter, responsable du centre routier de Vieux-Ferrette.

Cette semaine, pour la pose du tapis final d'enrobés, épais de 6 cm, il a fallu fermer entièrement la route mercredi et jeudi. Il n'y avait pas d'autre choix. « La plupart des riverains et des commerces ont été très compréhensifs durant les travaux mais il y a toujours des personnes impatientes et des automobilistes, qui bien que les panneaux soient bien en place, ne « voient » pas les déviations et forcent le passage ! », ajoute Daniel Peter.

Mercredi, du milieu d'après-midi, jusqu'à 20 h environ, après la réalisation d'une première portion de la couche de roulement à partir de l'église, les agents du Département ont monté la garde devant les barrières pour empêcher les irréductibles de passer et comptaient aussi sur le civisme des automobilistes durant la nuit ! Et rebelote ce jeudi.
Les contraintes de la canicule

En effet, si la canicule n'a pas empêché le chantier, elle engendre cependant des contraintes et des conséquences particulières. Pour ce qui concerne l'enrobé, ce dernier qui sort entre 150 et 170° à l'application met longtemps à refroidir et à durcir. « Avec le premier camion qui passe, tout est à refaire ! », résume Daniel Peter. Mercredi, en fin de journée, plusieurs heures après la pose, il mesurait à l'aide d'un appareil spécifique la température du bitume, encore 63°

L'extrême chaleur a aussi modifié les conditions de travail de la trentaine d'ouvriers de l'entreprise Colas oeuvrant sur le chantier : si dans ce cas, l'enrobé est plus facile à étaler, le travail est plus éprouvant, c'est pourquoi les horaires ont été décalés. C'est dès 5 h du matin au lieu de 7 h 30 que les ouvriers ont pris leurs postes pour terminer la journée aux alentours de 14 h 30-15 h.

Ce matin, resteront encore à mener des travaux de finition et de nettoyage avant la libération de la voie. La chaussée neuve ne devrait plus faire parler d'elle avant quinze ans au minimum.
Noëlle Blind-Gander

Par 28° jeudi matin, les raclettes étaient à l'oeuvre pour les finitions après la pose de la couche finale d'enrobés à plus de 150° Photo DNA /Noelle BLIND-GANDER