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Le secrétaire d'État à l'écoute d'adolescents en foyer

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:51:02

© L'alsace, Mardi le 23 Juillet 2019
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Le secrétaire d'État à l'écoute d'adolescents en foyer
 

 
Inès, 18 ans, a retracé son parcours à Adrien Taquet (à gauche). « J'ai eu d'autres éduc' avec qui ça s'est mal passé, raconte-t-elle. C'était dur d'accorder de nouveau ma confiance. Mais les gens du Lieu ne m'ont jamais lâchée. » Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
« Je suis très soucieux quant au sujet de la prostitution infantile. Je voudrais connaître votre sentiment : avez-vous les moyens ici de faire face ? »

Arrivé à Mulhouse le matin même, Adrien Taquet a échangé sans langue de bois avec différents représentants des services sociaux, en présence, entre autres, de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et du député Bruno Fuchs. Un moyen pour le secrétaire d'État à la protection de l'Enfance de saisir les réalités du terrain et les besoins des différentes structures.

Première étape, le foyer d'actions éducatives René-Cayet. Une trentaine de garçons, âgés de 14 à 18 ans, y sont hébergés en raison de difficultés familiales et personnelles. Adrien Taquet y a entendu le témoignage de familles bénéficiant de l'aide d'un autre foyer, celui des Hirondelles.
« On a besoin du foyer »

« On a besoin du foyer, témoigne Sandrine Chevalier, une mère de famille. C'est un réel soutien pour nous, ça permet d'avoir un échange avec une équipe pluridisciplinaire. Je sais que je peux téléphoner, que j'ai un recours en cas de crise. Parce qu'à force, en tant que parent, on s'essouffle. » Une vision partagée par René Bandol, président de l'Arsea (Association régionale spécialisée d'action sociale d'éducation et d'animation), qui a tenu à saluer le travail des éducateurs spécialisés, « une profession à revaloriser », a-t-il glissé.

Autre foyer, autre ambiance, mais l'objectif lui reste inchangé : créer du lien avec des enfants en détresse. L'association Le Lieu prend en charge les dossiers les plus délicats, adolescents fugueurs parfois victimes de prostitution infantile. Le directeur, Sébastien Castells, détaille au secrétaire d'État les procédures en place pour aider ces jeunes en détresse à « retrouver confiance en eux-mêmes » et « cesser leur errance ».

Inès, qui a fêté tout récemment ses 18 ans, peut en attester. « C'est encore difficile pour moi de faire des projets. L'essentiel pour le moment c'est que j'ai retrouvé une certaine stabilité », raconte-t-elle. « Quand ils deviennent majeurs, le suivi s'étiole, faute de budget. Pourtant, il leur reste souvent beaucoup de chemin à parcourir », déplore le directeur.

Sur les coups de midi, Adrien Taquet a poursuivi sa visite vers le Bas-Rhin (lire encadré), en témoignant de son respect, mais sans faire de promesses.
Marie DEDEBAN

 

 
 

Social Mulhouse : Le secrétaire d'État à l'écoute

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:49:14

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Social  Mulhouse
Social Mulhouse : Le secrétaire d'État à l'écoute
Adrien Taquet, secrétaire d'État en charge de la Protection de l'enfance, était ce lundi en Alsace pour rencontrer les travailleurs sociaux. L'occasion pour lui d'échanger avec les représentants de diverses structures sur leur travail quotidien et leurs besoins.

 
Adrien Taquet, secrétaire d'Etat à la protection de l'Enfance (au centre), a terminé sa journée en Alsace par une visite au centre de loisir strasbourgeois «Le terrain de jeux et d'aventures».
« Je suis très soucieux quant au sujet de la prostitution infantile. Je voudrais connaître votre sentiment : avez-vous les moyens ici de faire face ? » Arrivé à Mulhouse le matin même, Adrien Taquet a échangé avec différents représentants des services sociaux, en présence, entre autres, de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et du député Bruno Fuchs. Un moyen pour le secrétaire d'État à la protection de l'Enfance de saisir les réalités du terrain et les besoins des différentes structures.

Première étape, le foyer d'actions éducatives René-Cayet. Une trentaine de garçons, âgés de 14 à 18 ans, y sont hébergés en raison de difficultés familiales et personnelles. Adrien Taquet y a entendu le témoignage de familles bénéficiant de l'aide d'un autre foyer, celui des Hirondelles.

« On a besoin du foyer, témoigne Sandrine Chevalier, une mère de famille. C'est un réel soutien pour nous, ça permet d'avoir un échange avec une équipe pluridisciplinaire. Je sais que je peux téléphoner, que j'ai un recours en cas de crise. Parce qu'à force, en tant que parent, on s'essouffle. » Une vision partagée par René Bandol, président de l'Arsea (Association régionale spécialisée d'action sociale d'éducation et d'animation), qui a tenu à saluer le travail des éducateurs spécialisés.

Autre foyer, autre ambiance, mais l'objectif lui reste inchangé : créer du lien avec des enfants en détresse. L'association Le Lieu prend en charge les dossiers les plus délicats, adolescents fugueurs parfois victimes de prostitution infantile. Le directeur, Sébastien Castells, détaille au secrétaire d'État les procédures en place pour aider ces jeunes en détresse à « retrouver confiance en eux-mêmes » et « cesser leur errance ».

Inès, 18 ans, peut en attester: « C'est encore difficile pour moi de faire des projets. L'essentiel pour le moment c'est que j'ai retrouvé une certaine stabilité. » « Quand ils deviennent majeurs, le suivi s'étiole, faute de budget. Pourtant, il leur reste souvent beaucoup de chemin à parcourir », déplore le directeur.
Un pacte pour l'enfance

Adrien Taquet a ensuite pris la direction du Bas-Rhin. Il a d'abord pris la parole devant les élèves de l'Institut national des études territoriales (INET) à Strasbourg, à l'occasion d'un séminaire dédié aux politiques publiques de solidarité. Il a réaffirmé son intention de mettre en place un « Pacte pour l'enfance » qui sera présenté courant octobre : « Aujourd'hui, des enfants meurent chaque semaine suite à des violences parentales, il y a environ 20 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs par an et 6 % de la population française aurait été victime d'inceste. C'est pour cela qu'il faut que nous nous mobilisions tous autour de la protection de l'enfance. »

Le Pacte comportera trois points principaux : la prévention à travers l'accompagnement à la parentalité, la lutte contre les violences faites aux enfants et l'amélioration de la qualité de prise en charge des enfants placés. Adrien Taquet a également rencontré dans l'après-midi les acteurs de la Protection maternelle et infantile (PMI) du Bas(Rhin avant de visiter un centre de loisirs strasbourgeois.
Marie Dedeban et Marie Maheux

 

 
 

 

« 119, Allô enfance en danger »

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:53:07

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reportage  Société
« 119, Allô enfance en danger »
Plus de 700 appels sont passés tous les jours au « 119». Au bout du fil, les écoutants recueillent la parole de mineurs et d'adultes relative à une situation d'enfant en danger ou en risque de l'être. L'été est la période la plus sensible.
 

 
Catherine répond aux appels depuis la création du service, il y a près de 30 ans.
Nous n'entendrons pas le récit de cette jeune fille. Secret professionnel et confidentialité obligent. Ce mardi après-midi, elle a composé le 119, le numéro « Allô enfance en danger ». Catherine se concentre. Rédige à vitesse grand V sur son cahier de notes. Micro-casque sur les oreilles, elle recueille la parole. Laisse l'interlocuteur s'exprimer. Analyse la situation. Puis questionne. « Elle ne le surveille pas ? », « Prend-il des douches ? » Sa voix est posée, claire, calme. « Est-il malmené physiquement ? », « Se sent-il seul ? ».

L'échange entre Catherine, l'une des quarante écoutants du service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger, et cette jeune fille qui s'inquiète des conditions de vie de son petit frère, mineur, avec qui elle ne vit plus, dure plus de 15 minutes. Temps nécessaire, temps fondamental eu égard à la gravité de la situation. Autour de Catherine, sur le plateau du 119, d'autres écoutants, juristes, psychologues, travailleurs sociaux, se relaient 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et réceptionnent ces histoires de vie majoritairement dramatiques.

« Que va-t-il se passer pour lui pendant les vacances ? » Catherine sait ô combien la période qui se profile est délicate pour ces enfants maltraités. Moins de contact avec le monde extérieur. Davantage de présence familiale. « Nous constatons d'ailleurs que les appels d'enfants sont plus nombreux au début des vacances scolaires », indique Violaine Blain, la directrice du 119. Vacances scolaires égal « danger ». Le monde à l'envers.
« Représailles importantes »

Sophie raccroche. Impossible pour l'écoutante à ce moment-là de répondre à d'autres appels. Elle file alerter un coordonnateur du cas de Victorine*, 12 ans. Pourtant ce mardi au 119, nombreuses sont les personnes en attente auprès des agents du pré-accueil qui filtrent les communications et s'assurent uniquement que l'appel concerne bien la situation d'un mineur.

Le 119, Victorine* l'a déjà composé trois fois au mois de juin. Elle est battue par sa mère. Son récit a fait l'objet d'une « information préoccupante ». Concrètement les faits confiés par l'enfant, retranscrits par l'écoutant, sont transmis à « la cellule de recueil des informations préoccupantes » du département concerné. Mais, depuis sa première alerte, les violences se sont accrues. « Si les professionnels sont déjà intervenus sur place, les représailles sont plus importantes », détaille Sophie à Carole, la coordonnatrice, juriste de formation, qui, dans la minute, contacte la cellule du département.
Attirer l'attention

L'objectif : « Attirer l'attention, dire, là, attention le dossier est prioritaire, il y a grand danger ». L'appel de Victorine* a été transféré en priorité.Dans leur bureau, séparé par une vitre du plateau des écoutants, peu de répit pour les deux agents du pré-accueil. Ça sonne, encore et encore. Sans discontinuer.
Enfermée dans une cave

En moyenne : 700 appels par jour. Qui accouchent de diverses confidences. Fugues, coups, insultes, violences sexuelles, harcèlement. « Il y a des constantes », reconnaît Catherine, présente depuis le premier appel en janvier 1990 soit presque 30 ans. « Mais chaque cas est unique. Et il y a toujours des choses que l'on ne pourrait pas soupçonner, qui nous étonnent », confie-t-elle. L'écoutant, par la voix de l'interlocuteur, par les sons environnants, par les silences, par les respirations, cherche à capter ce qui est peut-être caché. L'exemple de Cassandra*, 6 ans, punie après avoir cassé un vase. L'écoutant découvre après plusieurs minutes d'aveux que la petite est enfermée dans une cave. Pour l'enfant, cet aspect peut être secondaire donc non révélé. Elle confessera n'avoir pour nourriture que du pain et de l'eau. Dans de tels cas - comme celui d'un homme qui compose le 119 après avoir été témoin d'une scène de bébé secoué à une soirée où il était invité la veille - les écoutants alertent les services de premières urgences (police, gendarmerie, Samu, pompiers) et, en parallèle, rédigent une information préoccupante. « Dans le doute », l'équipe conseille « d'appeler ». Nora Darani, responsable de la communication, insiste : «Il faut parfois beaucoup de courage... Mais c'est un acte citoyen, c'est de notre responsabilité à tous ».
Charlotte OVERNEY *Les prénoms ont été modifiés.

*Les prénoms ont été modifiés.

 
 

 

Le Haut-Rhin en vigilance jaune canicule

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 06:02:30

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Le Haut-Rhin en vigilance jaune canicule
 

 
Météo-France a placé le Haut-Rhin en vigilance jaune canicule, ce lundi à 16 h. Ce mardi, les températures minimales seront voisines de 13 à 17 ° et les maximales sous abri se situeront entre 34 et 36 °C en plaine. « Les probabilités de passer alors en vigilance orange, soit au niveau 3 alerte canicule, sont fortes, annonce la préfecture. En effet, le pic de température est attendu pour les journées de mercredi et jeudi. »

Il est recommandé de maintenir son logement frais ; boire régulièrement et fréquemment de l'eau (1,5 l) sans attendre d'avoir soif, et continuer à manger normalement ; se rafraîchir et mouiller le corps plusieurs fois par jour (notamment le visage et les avants bras au moyen d'un brumisateur ou d'un gant de toilette) ; porter un chapeau et des vêtements légers si l'on doit sortir ; passer plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque, grandes surfaces...) ; éviter de sortir aux heures les plus chaudes (11 h à 21 h) et de pratiquer une activité physique ; prendre régulièrement des nouvelles de ses proches, notamment des personnes âgées, souffrant de maladies chroniques ou isolées, et les accompagner dans un endroit frais ; appeler un médecin, en cas de malaise ou de troubles du comportement.
CONTACTER Le numéro vert Canicule Info Service 08.00.06.66.66est ouvert de 9 h à 19 h pour obtenir des conseils de protectionpour soi et son entourage.

 

 
 

Canicule, acte 2

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:51:43

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Météo
Canicule, acte 2
La canicule qui a commencé lundi en France, la deuxième en moins d'un mois, sera courte mais exceptionnellement intense, avec une chaleur historique attendue jeudi sur un pays déjà frappé par la sécheresse.
 

 
Canicule, acte 2. Après la vague du mois de juin, la France renoue avec les très fortes chaleurs. Contrairement au premier épisode, l'air chaud ne vient pas du Sahara, mais de la péninsule Ibérique et il remontera progressivement vers le nord.

Lundi après-midi, 59 départements était classés en vigilance orange canicule par Météo-France.

Cette zone concerne globalement une grande moitié sud du pays (à l'exception de la côte méditerranéenne), ainsi que le centre jusqu'à l'Ile-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté. Le nord-est restait encore épargné, mais pas pour longtemps.

Mercredi, l'épisode caniculaire va se déplacer vers l'est. Une une partie du nord, l'Alsace et les Alpes, qui verront passer les coureurs du Tour de France, vont suffoquer. Jeudi devrait être la journée la plus chaude de la semaine. De nombreux records absolus locaux devraient être battus, notamment à Paris où Météo-France attend jusqu'à 42°C.
Une avance pour aider les agriculteurs

Une baisse des températures est annoncée à partir de vendredi par l'ouest, qui devrait signifier la fin de la canicule de juillet, courte mais intense. « Au final, seuls la pointe de la Bretagne, le littoral méditerranéen et la Corse devraient échapper aux plus fortes chaleurs.

Cette canicule ne fera pas les affaires des agriculteurs. Soixante-treize départements sont concernés par des restrictions d'eau. Pour les aider , le gouvernement va demander le versement anticipé d'une partie des aides européennes, soit une avance de trésorerie d'un milliard d'euros.

 

 
 

 

Pierre-Etienne Dopff, grande figure du vignoble

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:56:37

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Décès  Riquewihr
Pierre-Etienne Dopff, grande figure du vignoble
 

 
Pierre-Etienne Dopff en juillet 2017, à Riquewihr.
Pierre-Etienne Dopff s'est éteint, dans la nuit de samedi à dimanche à Colmar, après un malaise cardiaque. Il était âgé de 72 ans.

Après le décès de son grand-père, Gustave-Julien en 1972, Pierre-Etienne, 25 ans, s'était vu propulser numéro deux de l'entreprise familiale, épaulant son père, Julien-Pierre, président-fondateur des instances syndicales nationales et régionales des producteurs de crémants. Pierre-Etienne incarnait la continuité de cette génération de vignerons visionnaires et engagés : il avait naturellement pris la présidence du Syndicat des producteurs de crémant d'Alsace, entre 1999 et 2009. Il fut membre actif, par ailleurs, de diverses instances importantes pour la filière : celles des négociants - le domaine Dopff au Moulin achète l'équivalent de 130 ha en raisins - et du Civa (Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace) durant un quart de siècle. Comme son père, il s'engagea dans la vie locale, à Riquewihr, étant élu de 1995 à 2014.

Cette suractivité politico-syndicale ne l'empêcha point de veiller aux grains, dotant le domaine d'équipements modernes.
« Un homme simple »

L'homme adorait les relations humaines. Il prenait volontiers son bâton de pèlerin, labourant les marchés intéressants pour une marque familiale mondialement reconnue. Au salon Vinexpo de Bordeaux, souligne son fils, Etienne-Arnaud, on venait volontiers le saluer. Sa bonhomie, son sourire et son approche sincère des relations étaient sa marque de fabrique.

Comme tout homme complet croquant la vie à pleine dent, mais avec la sobriété du protestant, Pierre-Etienne Dodff cultivait des passions à l'ombre du Schoenenbourg : la bande dessinée et les spectacles sportifs diffusés à la télévision. Il emmenait volontiers son fils à Monaco pour le grand prix de F1 ou au stade de la Meinau. « C'était un homme simple, dévoué aux vins et aux crémants », trouvant des sources de bonheur dans le travail, les échanges et les livres. Ses obsèques auront lieu ce jeudi 25 juillet à 14 h 30, au temple protestant de Riquewihr.
J. D. K.

 

 
 

 

Le potentiel de récolte alsacien sous la barre du million d'hectolitres

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:52:05

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Viticulture Moins de grappes et la sécheresse
Le potentiel de récolte alsacien sous la barre du million d'hectolitres
Après la récolte record de 2018 (1,2 million d'hectolitres), l'Alsace table sur un millésime 2019 beaucoup moins généreux qui peinera à atteindre le million d'hectolitres. Dans certains secteurs, les vignes ont soif et le nouvel épisode caniculaire cette semaine pourrait bloquer leur croissance.
 

 
Pour Frédéric Schwaerzler, « ce serait bien qu'il pleuve dans les 15 jours ».
La dernière « vraie pluie » remonte au 22 juin. Dans la plaine autour de Colmar, les vignes ont du mal à se développer « à cause d'un déficit de réserves en eau », note Frédéric Schwaerzler, conseiller viticole à la chambre d'agriculture d'Alsace. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les très petites baies des grappes de chardonnay dans la Harth au sol sablonneux. Sans eau, elles ne gonfleront pas.

Avec le réchauffement climatique, la sécheresse devient récurrente dans le vignoble, au point que la profession commence à se poser la question de l'irrigation (lire ci-dessous). Le phénomène de stress hydrique commence à se faire sentir notamment dans les vignes « entre Wintzenheim, Turckheim, Colmar, jusqu'à Bennwihr ».

Au stade actuel de la fermeture de la grappe, la situation peut encore évoluer favorablement, « mais ce serait bien qu'il pleuve dans les 15 jours », dit Frédéric Schwaerzler.
Un défaut de maturation

Jusqu'au solstice de juin, les choses se passaient plutôt pas mal. « Après un débourrement (sortie des bourgeons) hétérogène la première quinzaine d'avril, on a eu une évolution assez lente de la vigne avec un mois de mai qui a démarré fraîchement ». « Le vignoble a même frôlé la catastrophe la nuit du 5 au 6 mai, lorsque les bourgeons ont failli geler suite à une baisse très importante du thermomètre. Il a dû son salut à la couverture nuageuse », glisse-t-il en passant.

La floraison vers le 18 juin a elle aussi été disparate et très étalée. La canicule de fin juin-début juillet avec des températures élevées de jour comme de nuit a fait « gagner une semaine de la croissance à la vigne ». Résultat : aujourd'hui, l'Alsace est sur une prévision de vendanges normales, soit la première quinzaine de septembre pour les crémants, et la deuxième pour les vins tranquilles.
Moins sensiblesà la pourriture grise

« Les conditions de la floraison, les réserves amoindries de la vigne qui a bien donné en 2018, associées aux fortes chaleurs » ont favorisé le millerandage, ce défaut de maturation, avec des grappes et des baies de petite taille. Un phénomène « plus marqué » sur les rieslings. « Cela veut dire moins de rendements, mais d'un point de vue qualitatif, c'est plutôt positif. Les grappes plus modestes et plus lâches seront moins sensibles à la pourriture grise », rassure Frédéric Schwaerzler.

Autre point de satisfaction : l'état sanitaire du vignoble est très bon. Si certains secteurs ont connu des attaques d'oïdium, le champignon redouté a pu être contenu grâce à des traitements à base de soufre, rassure le technicien.
Les fluctuations de la production, un problème

Au niveau des volumes attendus, le vignoble alsacien s'inscrit dans la tendance nationale qui prévoit une baisse de la production de vin en France cette année (DNA du 21 juillet). « Le potentiel en grappes est moindre qu'en 2018. On va avoir du mal à atteindre le million d'hectolitres », prévient Gilles Neusch, directeur du CIVA, le Conseil Interprofessionnel des Vins d'Alsace. « En l'état actuel des choses, la moyenne pour l'AOC Alsace, se situe à 64 hl/ha. Les voyants sont au rouge pour certains cépages comme le gewurztraminer (35 hl/ha). » « Ce qui pose problème, dit-il, ce sont les fluctuations de la production et des disponibilités. Les marchés n'aiment pas cela. »

Dernière étape avant les vendanges, la véraison, phase où les raisins ramollissent et accumulent des sucres, devrait démarrer vers le 10 août. Aujourd'hui, les vignerons craignent une sécheresse prolongée qui compromettrait le développement du raisin. Sans compter les imprévisibles orages de grêle. Ils attendent « la fameuse pluie de la Foire aux Vins », relève avec humour Frédéric Schwaerzler. En 2015, les 40 à 50 mm d'eau tombés au moment de la manifestation, avaient permis de sauver le millésime.
Isabelle NASSOY

 

 
 

 

L'écotaxe alsacienne fait tousser Moselle et Meurthe-et-Moselle

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:50:24

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LORRAINE Politique
L'écotaxe alsacienne fait tousser Moselle et Meurthe-et-Moselle
La future collectivité européenne d'Alsace ne verra le jour que le 1er janvier 2021, mais elle divise en Lorraine. Mathieu Klein et Patrick Weiten demandent que la Région Grand Est reprenne la main sur l'affaire de l'écotaxe sur le transit marchandises, dont les Alsaciens pourraient seuls bénéficier.
 

 
Patrick Weiten, président DVD du conseil départemental de Moselle (à g.) et Mathieu Klein, président PS du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle réclament les mêmes compétences que la future Alsace, au nom de l'équité des territoires.
« Non à une région Grand Est à deux vitesses. » Mathieu Klein (PS) est en colère. Le président du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a fait de cette phrase le titre "rageur" de son communiqué commentant le projet de loi relatif aux compétences de la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA). La fusion du Haut et du Bas-Rhin en un super département aux compétences élargies n'en finit plus de créer des remous en Lorraine. Députés et sénateurs de la commission mixte paritaire ont trouvé, le 11 juillet, un terrain d'entente sur ce texte qui ne devrait plus évoluer. Il sera ratifié mardi au Sénat, puis par l'Assemblée nationale.

Il autorise, notamment, le gouvernement à mettre en place par ordonnance une écotaxe sur le territoire alsacien. « Cette possibilité aura comme première conséquence un report massif du trafic routier de marchandises vers un sillon lorrain déjà saturé », dénonce Mathieu Klein. Plusieurs sénateurs s'en étaient déjà émus. « C'est pour cette raison que je voterai contre », appuie François Grosdidier (LR). En première lecture, avec d'autres sénateurs lorrains, il avait réussi à faire passer un amendement pour étendre cette écotaxe à la Lorraine. Il a été balayé par l'Assemblée nationale.
« Une écotaxe n'a de sens qu'à l'échelle régionale »

Mathieu Klein en appelle à Jean Rottner, le président LR de la Région Grand Est : « Il doit se mobiliser sur ce sujet et prendre une position ferme sur ce projet qui ne peut concerner qu'une seule partie de son territoire. » Patrick Weiten (DVD), son alter ego mosellan, tient le même discours : « Une écotaxe n'a de sens qu'à l'échelle régionale. La mobilité ne se joue pas à la seule dimension alsacienne. Le transit doit être examiné de manière globale et seul le Grand Est peut le faire. » Le dossier s'annonce épineux pour Jean Rottner, qui sait l'équilibre de sa région très fragile. Le nouveau statut alsacien possède en lui tous les ingrédients pour faire exploser le Grand Est.

Car au-delà de l'écotaxe, les deux présidents départementaux réclament, « au nom de l'équité des territoires », les mêmes compétences que celles promises à l'Alsace et qui tournent autour de la coopération transfrontalière et du bilinguisme. « Il faut agir vite. Il en va du devenir des institutions de proximité », estime Patrick Weiten. Il mise sur la future loi de modification de la Constitution pour y faire inscrire ce droit à la différenciation pour son département. Mathieu Klein, chantre d'un super département lorrain, a une vision plus large. « Un département ne peut y aller seul. Les politiques publiques doivent se construire à l'échelle des bassins de vie. » Mais ils se rejoignent sur le fond : « Ce qui est bon pour l'Alsace doit aussi l'être pour la Lorraine. »
Philippe MARQUE

 

 
 

 

Ceta : parfum de guerre commerciale à Paris

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 06:11:55

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Ceta : parfum de guerre commerciale à Paris
 

 
La polémique ne cesse de monter sur les accords commerciaux et le libre-échange. Photo Julio PELAEZ
Le débat promet ce mardi après-midi d'être long et houleux. Comme déjà mercredi dernier, où la bataille avait duré dix heures avant le report du vote à ce jour...

« Ayez le courage de dire non » au Ceta, a tonné lundi dans une tribune sur Franceinfo Nicolas Hulot. L'écologiste dénonce une porte ouverte à des produits ne respectant pas les normes de l'Europe sur l'environnement et la santé.
Macron répond à Hulot

« Quand on s'est battu pour améliorer un texte [...], on ne peut pas dire quelques mois plus tard le contraire. Ou alors il fallait le dire quand on était en responsabilité », a rétorqué le président à son ancien ministre. « La ratification de cet accord va dans le bon sens ». Position logique : Emmanuel Macron avait été le seul candidat présidentiel à défendre le Ceta, attaqué par François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

C'est un accord « pour les multinationales », critique aujourd'hui le PS. Il est dangereux pour nos éleveurs bovins, accusent Les Républicains et le Rassemblement national... En face, le ministre Jean-Baptiste Lemoyne dénonce « des craintes imaginaires », par exemple sur les importations de bovins, qui ne devraient pas augmenter compte tenu des capacités productrices du Canada.
Mondialisation « heureuse » ?

Le débat est à la fois très technique et très passionné. Saturé d'expertises et d'idéologies. D'un côté, Nicolas Hulot affirme : « Le libre-échange est à l'origine de tous les problèmes écologiques ». Jean-Philippe Lemoyne répond : « Un accord de libre-échange est là pour tirer vers le haut un certain nombre de partenaires en matière environnementale, sociale et agricole. »

C'est le retour du grand clivage de la mondialisation. En 1998, Alain Minc publiait la « Mondialisation heureuse ». L'année suivante, il y a donc vingt ans, José Bové et les altermondialistes bloquaient la réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle, aux États-Unis.
Et d'autres à l'horizon...

La polémique sur le libre-échange n'est jamais retombée. Elle est désormais alimentée par le président des États-Unis. S'il se moque de l'environnement, Donald Trump dénonce les conséquences sociales et prêche la priorité nationale contre les accords internationaux.

Le Ceta devrait franchir l'obstacle français. Mais d'autres traités se profilent. Avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), critiqué aussitôt que signé fin juin. Avec le Vietnam. Et surtout avec les États-Unis, qui tentent de relancer le projet de Tafta (ou TTIP) abandonné fin 2016, après des années de polémiques. Le vote de ce mardi a un parfum d'avant-goût.
Francis BROCHET

 

 
 

Petit Prince Une nouvelle attraction tombée du ciel

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:57:24

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Une nouvelle attraction tombée du ciel
 

 
À peine inaugurée, la nouvelle attraction « Pierre de tonnerre » du parc du Petit Prince a été prise d'assaut. Photo DNA /Michel HARTMANN
Visible de très loin grâce à ses deux ballons captifs pouvant s'élever à plus de 150 m au-dessus de la plaine d'Alsace, le parc du Petit Prince installé à Ungersheim s'ancre de plus en plus dans son territoire.

Sa nouvelle attraction à sensations, « Pierre de tonnerre », un spinning-coaster (montagnes russes tournoyantes), a été inaugurée samedi soir, dans le cadre de la fête du 5e anniversaire du parc, par les fondateurs de ce dernier, Jérôme Giacomoni et Matthieu Gobbi. Le nom du manège fait référence à la météorite tombée le 7 novembre 1492 - l'année de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb - non loin du parc d'attractions actuel, sur le ban de la commune d'Ensisheim, et rapidement baptisée « pierre de tonnerre » à cause de l'éclair et du bruit provoqués par sa chute.
Un gâteau de 1 600 parts

L'attraction, qui a judicieusement repris le nom de la météorite, embarque les visiteurs dès l'âge de 3-4 ans sur cinq astéroïdes pour une sorte de voyage dans l'espace. Happés par un trou noir, les astéroïdes perdent le contrôle de leur trajectoire avant de traverser la « pierre de tonnerre »...

« On est plus secoué qu'il n'y paraît et les parcours ne sont jamais tout à fait les mêmes », annonçait Jérôme Giacomoni avant d'ouvrir officiellement l'attraction aux familles qui ont été très nombreuses à l'essayer.

En plus des autres attractions ouvertes pour la nocturne de samedi, différentes animations ont émaillé la soirée : prestidigitation, chorégraphies avec les mascottes, deux conférences sur les météorites du planétologue Jean-Bernard Renard, partage du gâteau d'anniversaire géant en 1 600 parts, feu d'artifice à la nuit tombée pour clore la soirée... De quoi rendre la visite inoubliable. D'autant plus que la menace d'orage qui a malheureusement cloué les ballons au sol est restée... une menace. La pluie et le (vrai) tonnerre ne se manifestant que plus tard dans la nuit, épargnant la fête. Si ce n'est pas un bon signe du ciel, ça...
Jérôme Giacomoni intronisé

La météorite de 1492 est mondialement célèbre car elle fut le premier objet céleste à avoir été récolté et analysé dans l'histoire de l'Occident. D'un âge proche de la formation du système solaire, pesant à l'origine 127 kg, quelque peu rognée au fil des siècles pour enrichir divers musées dans le monde, le morceau céleste de 54 kg qui reste de cette météorite est exposé depuis 1992 au musée de la Régence, à Ensisheim.

Avant cela, elle a notamment été suspendue dans le choeur de l'église Saint-Martin de la commune, pendant trois siècles et demi. L'objet céleste est « surveillé » depuis trente-cinq ans par la confrérie Saint-Georges des gardiens de la météorite d'Ensisheim.

Ces derniers ont profité de l'inauguration pour introniser Jérôme Giacomoni au sein de leur confrérie. « Cette météorite est vraiment tombée au bon endroit, a estimé le nouvel intronisé. Elle met l'Alsace en lien avec le Petit Prince et son astéroïde B 612, représentés à l'entrée du parc... »
Un véritable défi

Avec « Pierre de tonnerre », le nombre d'attractions du Parc du Petit Prince se monte maintenant à 24, sans compter le cinéma, les animations, les expositions, la serre aux papillons, les points de restauration, le parc animalier, les spectacles et diverses places de jeu pour les enfants, etc. Fabriqué par la société Reverchon, « Pierre de tonnerre » qui développe 230 m linéaires et culmine à 7 m de hauteur a coûté 1,5 million d'euros.

Le chantier d'installation, « un véritable défi », a mobilisé entre 30 et 40 ouvriers pendant trois semaines. Auparavant il a fallu araser une butte étalée sur 900 m² en déplaçant ses 1 800 m³ de terre en deux semaines.
M. H. PLUS WEB Notre diaporama sur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Une Maison sur tous les fronts de l'emploi

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:54:34

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Une Maison sur tous les fronts de l'emploi
 

 
L'équipe de la Mef a organisé avec Pôle emploi la 5e édition de « Warum Nicht ? » en octobre 2018 à l'Orientoscope. Archives L'Alsace /Christelle HIMMELSBERGER
Les défis de la Mef (Maison de l'emploi et de la formation) sont nombreux entre les chantiers de l'emploi et les restrictions des subventions.

« Expérimentation, innovation et stratégie territoriale restent les maîtres-mots de nos actions », a lancé d'emblée Philippe Maitreau, président de la Mef depuis sa création en 1993, lors de l'assemblée générale de la structure. Celle-ci travaille dans le secteur de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) dans les domaines de l'emploi, de la formation, de la gestion territoriale, des ressources humaines, de l'insertion et du développement économique.

Il s'agit d'un organisme intermédiaire et non ouvert au grand public, qui travaille avec des partenaires publics comme M2A, l'Agentur für Arbeit de Freiburg, la Région Grand Est... mais aussi des entreprises. « Nous avons la gestion de la prévision des emplois et des compétences sur le territoire en lien avec nos différents partenaires comme Sémaphore, l'association Réagir, le Ciarem, Aléos, le service social de la Ville de Mulhouse... Pour la partie Plie (Plan local pour l'insertion et l'emploi), il est rattaché au Fonds social européen.

« L'an dernier, 805 personnes ont intégré ce dispositif dans les 39 communes de M2A avec Ensisheim. Dispositif qui est destiné aux personnes en difficulté économique et sociale », complète la directrice de la Mef, Alexandra Walonislow.
Développer les emplois transfrontaliers

La Mef est impliquée dans le secteur des emplois dans la région, en Suisse et en Allemagne. Avec le forum « Warum Nicht ? » organisé une fois par an depuis 2012, la Mef dispose d'un outil pour développer les emplois locaux et transfrontaliers. Le prochain rendez-vous aura d'ailleurs lieu le 25 septembre à Mulhouse. Il permet aux visiteurs de tester gratuitement leur niveau en allemand, trouver des formations transfrontalières ainsi que les modes de financement possibles, d'étudier des projets franco-allemands, de traduire leur CV ou optimiser leur candidature et surtout, d'accéder aux offres d'emploi sur place. « La 5e édition de 2018 a réuni 620 personnes dont 172 ont testé leurs connaissances en allemand, 206 se sont renseignées pour un travail et 142 ont passé un entretien d'emploi. 234 contrats d'intérim ont abouti », indique la directrice.

Autre initiative, la permanence mensuelle d'information, le MonatsTreff, qui se déroule à l'antenne de la Région à Mulhouse. Le prochain rendez-vous est fixé au 30 octobre. Il est aussi possible d'accéder à la page Facebook dédiée.

Le secteur économie sociale et solidaire a le vent en poupe. Avec, pour la première fois en 2018, l'organisation du Forum nécESSaire du Grand Est, une initiative qui sera reconduite.
Un site dédié

Parmi les initiatives, on peut noter le développement du site monmetierdedemain.com. Il dresse un état de la gestion territoriale des ressources humaines. Ce site recense 2500 métiers dont ceux qui sont en déclin et ceux qui ont le vent en poupe. « Il permet de développer des formations futures adaptées au marché. Il accueille en moyenne 20 000 visiteurs par mois », explique Philippe Maitreau.

La Mef porte également le projet de plateforme RH (Ressources humaines) pour les entreprises de moins de 50 salariés. Ce dernier est en cours d'expérimentation cette année. « Il s'agit de proposer des solutions comme l'emploi partagé, le prêt de main-d'oeuvre, le recensement des besoins de formation... », indique la directrice Alexandra Walonislow qui rappelle : « Aux personnes intéressées par les clauses sociales ou le Plie, nous conseillons de se rapprocher de leur référent emploi : Pôle emploi, la Mission locale Sémaphore, référents Plie, etc. dans le territoire du Sud Alsace ».
Sabine HARTMANN

 

 
 

Le stand collectif du Civa retrouve la Halle aux vins de Colmar

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 06:00:15

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Le stand collectif du Civa retrouve la Halle aux vins de Colmar
 

 
Le nouveau stand du Civa à la Foire aux vins de Colmar va doubler de volume cette année (ici en 2013). Archives DNA
Changement de formule à la Foire aux Vins de Colmar, qui se tiendra du 26 juillet au 4 août au Parc des expositions. Le stand collectif de la viticulture alsacienne coiffé par le Civa (Comité interprofessionnel des vins d'Alsace), exilé depuis plusieurs années dans le hall 4, réintègre la Halle aux vins (hall 1), son lieu historique pour l'édition 2019, avec la bénédiction de Colmar Expo. Un retour en phase avec la nouvelle politique de communication des vins d'Alsace.
400 vins à déguster

Le concept de la feuille de vigne, qui présentait une palette de crus de domaines alsaciens sélectionnés par l'association des Sommeliers, a vécu. Place au nouvel espace du Civa où l'on pourra déguster 400 vins des trois familles du vignoble alsacien en discutant avec les producteurs : les vignerons indépendants, les coopératives et les négociants. « Le stand conçu par l'entreprise alsacienne Enjoy Events, a gagné en taille - 225 m2 au lieu de 100m2 - et en visibilité. Il s'appelle « Alsace Rocks » pour montrer que les vins d'Alsace bougent, envoient du lourd avec une référence à la diversité de nos terroirs », s'enthousiasme Thierry Fristch, responsable marketing du Civa.

Côté animations, l'endroit accueillera, les après-midi à 17 h, des « speed-tasting », des dégustations express de 15 à 20 minutes proposées par un producteur sur un thème : crémant rosé, déclinaison de gewurz... Autre nouveauté : les 51 grands crus d'Alsace seront disponibles dans le pavillon de la viticulture alsacienne, histoire de les faire découvrir au public.

Enfin, le Civa a mis le paquet pour l'édition 2019 en investissant l'espace VIP du théâtre de plein air qui sera aux couleurs des vins d'Alsace.

 

 
 

Petite Venise Des riverains menés en bateau ?

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 06:04:51

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Petite Venise Des riverains menés en bateau ?
 

 
Vu en début d'après-midi le 13 juillet : les bateaux de Sweet Narcisse se dépêchent de rentrer au pont Saint-Pierre pour céder la place aux bateliers de la Lauch, seuls autorisés à circuler cet après-midi (la barque du fond). Au niveau de la Krutenau, c'est l'embouteillage. Photo DNA /Laurent Habersetzer
Ils ne sont d'accord que sur un point : « Les promenades en barque sont un réel atout touristique pour la ville de Colmar. » Pour tout le reste, entre riverains, exploitants et mairie, les avis et les intérêts divergent lorsqu'il est question des barques de la Lauch.
Une tradition maraîchère

Certains ont monté une association mais les membres des riverains de la Lauch ne sont que six. Il faut dire que les habitants se font rares dans le quartier. « Si je voulais aller à la fête des voisins, il faudrait que j'apprenne le japonais », s'amuse ce retraité. Sa maison est entourée d'hôtels, gîtes et autres structures destinées à l'accueil des touristes. Et avec la hausse de la fréquentation touristique le business des balades en barques sur la Lauch est florissant.

Ces barques à fonds plats étaient à l'origine utilisées pour transporter fruits et légumes sur les flots peu profonds de la rivière. « Il s'agit d'un savoir-faire et de traditions maraîchères », explique Daniel Gauer, le président de l'association des bateliers de la Lauch, lui-même maraîcher à la retraite. Elles étaient à l'époque poussées à l'aide de perches. Cette tradition-là s'est perdue depuis l'autorisation des moteurs électriques sur les barques. Deux entreprises et une association se partagent à présent le flot de touristes avides de balades sur les flots (lire ci-dessous).

« On comprend qu'elles participent à l'attractivité de Colmar mais cela devient insupportable », s'exclame un riverain, sur le balcon de sa maison. Celui-ci donne directement sur le canal. À longueur de journée, des barques remplies de touristes défilent devant son habitation.

Il a bien fait pousser des plantes, pour ne plus apercevoir les visiteurs. Mais entre les regards insistant des touristes et les commentaires redondants des guides, souvent déclamés avec vigueur, l'impression d'être devenu une attraction touristique de plus pèse sur son moral.
Insupportablepour les riverains

Un voisin, de l'autre côté de la rive, se désole : « Cette maison appartient à ma famille depuis trois générations, mais plus personne ne veut y habiter. Lorsque je suis sur ma terrasse, qui donne sur la rivière, on me fait tout le temps des réflexions : "Attention de ne pas tomber à l'eau !" quand je taille ma vigne ou "On a soif aussi !" lorsque je bois un rafraîchissement. Le pire ce sont les commentaires des guides, toujours les mêmes et souvent inexacts ! »

Un problème tempéré par Jean-Paul Sissler, l'adjoint au maire en charge de la voirie et de l'espace public : « Il faut être très tolérant, les barques font partie de l'image de Colmar et marchent bien auprès des touristes. » Quant à Stéphane Heidet, le gérant de Sweet Narcisse, il assure que ses guides sont des passionnés d'histoire et connaissent donc leur sujet.
Amont/Aval : la mairie s'en mêle

Jusqu'en 2017, la préfecture s'occupait de la régulation du trafic sur le cours d'eau. La mairie de Colmar, très attachée au développement touristique de la ville, a depuis pris en charge ce travail... ainsi qu'une décision polémique. Suite à des incidents en amont de la rivière (insultes, incivilités, de la part des habitants et des bateliers), le parcours autorisé a été réduit. L'association des bateliers de la Lauch, qui ne navigue que quelques après-midi dans l'année, est très peu concernée par les critiques et son président regrette de devoir réduire le temps de visite : « Il y a une très belle partie en haut. »

La mairie a aussi réduit le nombre de barques autorisées à circuler en même temps à trois par exploitant, avant de passer à quatre un an plus tard. Cela n'a pas plu aux riverains de l'aval : « La réduction du parcours et l'augmentation du nombre de bateaux en circulation représentent une hausse de 42 % du trafic devant chez nous », calculent-ils.

Pour les riverains, la mise en place de commentaires audio, à l'aide d'écouteurs, serait une vraie solution. « On en a parlé avec les entreprises, ce n'est pas évident techniquement, il peut aussi y avoir des problèmes d'étanchéité », explique l'adjoint au maire. « Ça représente un coût trop important pour une association comme la nôtre », justifie pour sa part Daniel Gauer.

Certains font déjà des efforts. Pendant la balade Sweet Narcisse, à proximité des habitations, le guide annonce : « Je me tais car nous allons passer dans une zone résidentielle. » Sa barque glisse alors silencieusement devant les balcons, mais rares sont les habitants qui s'y aventurent encore.
Philippine KAUFFMANN

 

 
 

Au fait... Fera-t-il l'actu ?

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:53:19

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Au fait... Fera-t-il l'actu ?
 

 
L'été, il faut bien meubler. Sur l'antenne de France Info, on revient sur l'actualité de l'année dans la rubrique « Ils ont fait l'actu ». Hier, c'était le tour d'Alain Juppé qui, en février 2019, abandonnait la mairie de Bordeaux pour rejoindre le Conseil constitutionnel.

Après 24 années à l'hôtel de ville, Alain Juppé chantait l'air du « sans regret », même s'il avouait que « Bordeaux lui manquait » : « J'ai toujours un appartement, je regarde la ville évoluer, les inaugurations auxquelles j'espérais participer, se faire aujourd'hui avec mon successeur. Je n'en garde aucune amertume, c'est un choix tout à fait conscient que j'ai fait », assurait le nouveau « sage ».

L'ancien maire n'échappait pas alors aux questions sur l'âge du capitaine. Trop vieux pour briguer la mairie, Juppé ? « Les septuagénaires sont plutôt à la mode », esquivait l'intéressé, citant l'exemple de Donald Trump (73 ans aujourd'hui). « Me présenter en 2020 à 75 ans pour un mandat qui m'aurait conduit jusqu'à 81 ans ne me paraît pas très sérieux », convenait-il toutefois. On ne sait pas s'il écoutait la radio hier, mais on ne peut s'empêcher de penser à Gilbert Meyer, 78 ans en 2020, qui laisse encore planer le doute sur ses intentions. En même temps, le maire de Colmar n'a jamais été un fervent juppéiste !
Clément Tonnot

 

 
 

WINTZENHEIM/LA FORGE Gens du voyage : Une centaine de caravanes sur des prés privés

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 06:03:38

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WINTZENHEIM/LA FORGE Gens du voyage
WINTZENHEIM/LA FORGE Gens du voyage : Une centaine de caravanes sur des prés privés
Plus de 100 caravanes occupent deux prés privés au bord de la RD 417 à Wintzenheim, au lieu-dit La Forge, depuis ce dimanche.

 
« Quelque 120 caravanes », d'après la commune de Wintzenheim, occupent deux prés privés à La Forge depuis dimanche après-midi.
Les gens du voyage se sont installés dimanche après-midi, en face de l'Itep (Institut thérapeutique éducatif et pédagogique) de l'autre côté de la route à Wintzenheim/La Forge.

« Ils font partie du même mouvement évangélique que ceux qui avaient séjourné en mai dernier sur deux terrains privés - dont un pollué au lindane - à Logelbach, d'après le médiateur de la préfecture en charge des affaires concernant les gens du voyage, indique Denis Arndt, adjoint au maire de Wintzenheim chargé de la sécurité et de l'urbanisme. Un pré appartient à un agriculteur, et l'autre au domaine privé de la commune, derrière un portail qui a été forcé, a priori sans dégradation. Les occupants se sont connectés illégalement aux réseaux d'eau et d'électricité ».

La commune va « lancer une procédure civile urgente en référé, avec dépôt de plainte, constat d'huissier et demande d'évacuation ». Les gens du voyage auraient prévu de rester deux semaines.

Chaque année, les itinérants rappellent que le nord du Haut-Rhin n'est toujours pas doté d'une aire de grand passage. Sous l'impulsion de la préfecture, un site a pourtant été trouvé et validé en mars dernier par les élus de Colmar Agglomération. Mais le terrain, situé au sud-est de l'échangeur autoroutier de la Semm à Colmar, en zone inondable et donc inconstructible, a déjà suscité des oppositions.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Médailles, promotions et distinctions

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:49:49

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Balgau Fête nationale
Médailles, promotions et distinctions
Balgau a fêté la Fête nationale le 19 juillet car la manifestation avait été reportée suite au mauvais temps le 14 juillet au soir.
 

 
Les promus, les décorés et les mis à l'honneur
A 21h, la retraite aux flambeaux, avec en tête la Jeep de Jean-Marie, des Alsaciennes, quatre drapeaux d'anciens combattants, le drapeau des pompiers du Centre de secours de Fessenheim entouré de sa garde, suivis par les anciens combattants du 28e RIF et de l'ANSORAA de l'armée de l'air, les cliques des sapeurs pompiers d'Obersaasheim, et de Fessenheim réunies, les pompiers sous le commandement du chef de corps, Patrice Mininger, le député Eric Straumann, la conseillère départementale Betty Muller, le conseiller régional Christian Zimmermann, le conseil municipal junior avec le maire junior Zoé Fricker, le conseil municipal de Balgau avec le maire de Balgau, Pierre Engasser, les maires des communes voisines. Il y avait aussi les donneurs de sang, les enfants avec un lampion, et les parents. Le défilé prend son essor dans la cour de l'école et se dirige vers le monument aux morts.

Une nombreuse foule s'était rassemblée autour du monument aux morts où les élus procèdent à différentes promotions parmi les pompiers et à la remise de médaille en présence des présidents des associations patriotiques et des présidents des associations locales.
Médailles et promotionschez les pompiers

Après l'allocution du maire, le chef de corps des sapeurs pompiers, l'adjudant-chef Patrice Mininger, prit le commandement et fit avancer le drapeau des pompiers. Puis Eric Straumann, Betty Muller et l Pierre Engasser remirent les distinctions et promotions à plusieurs sapeurs-pompiers : médaille des 10 ans à Loïc Gibello, médaille des 20 ans à Pascal Lienhart et Olivier Furling, grade de sapeur 1re classe pour Manon Fricker et Lucas Meyer, grade de caporal-chef à Flavien Fisch, de sergent à Pascal Lienhart, de sergent-chef à Loïc Gibello et à Christophe Laemlin.
Médailles chez les donneurs de sang

Plusieurs donneurs de sang ont aussi été mis à l'honneur : la médaille de bronze 1er niveau a été remise à Ratana Billerot, Martine Wioland, Bérengère Barbosa, celle de bronze 2e niveau à Christelle Thomas, Morgane Doll, Régis Schmidt, Pascal Laemlin, celle de bronze 3e niveau à Marie-Pierre Vonarb, Lidia Veyrat d'Urbet, et la médaille or 5e niveau a été décernée à Raymond Baltenweck.
Sportifs honorés

Les sportifs méritants ont aussi été mis à l'honneur :

- Célia Bonjean (en natation) : championne junior et vice-championne toutes catégories d'âge de la région Grand Est au 200 m dos et vice-championne de la région Grand Est au 100 m dos. Elle a participé au championnat de France ces 20 et 21 juillet.

- Candyce Bonjean (en athlétisme) : 3e d'Alsace au 100 m et 3e d'Alsace au relais en équipe.

- Jules Gérard (en judo) : champion du Haut-Rhin et 3e d'Alsace.

 

 
 

 

Balgau Médailles, promotions et distinctions

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 05:51:59

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Balgau Médailles, promotions et distinctions
 

 
Les sapeurs-pompiers, donneurs de sang et sportifs méritants récompensés à l'occasion de la célébration de la fête nationale le 19 juillet dernier. Photo L'Alsace /Jean-Louis SCHELCHER
Balgau a célébré la fête nationale le 19 juillet, suite au mauvais temps du 14 au soir.

À 21 h s'est déroulée la retraite aux flambeaux avec en tête la Jeep de Jean-Marie, quatre drapeaux d'anciens combattants, le drapeau des pompiers du Centre de secours de Fessenheim entouré de sa garde.
Un feu d'artifice très applaudi

Suivaient les anciens combattants du 28e RIF et de l'ANSORAA de l'armée de l'air, les cliques des sapeurs pompiers d'Obersaasheim, et de Fessenheim réunies, les pompiers sous le commandement du chef de corps, Patrice Mininger, le député Eric Straumann, la conseillère départementale Betty Muller, le conseiller régional Christian Zimmermann, les élus du conseil municipal et du conseil municipal junior avec le maire junior Zoé Fricker, le conseil municipal de Balgau avec à sa tête le maire Pierre Engasser et les maires des communes voisines.

Une nombreuse foule s'était rassemblée autour du monument aux morts où les élus ont procédé à différentes promotions de pompiers, à des remises de médailles et de distinctions (lire encadré).

La cérémonie a continué avec le dépôt de gerbe par les élus, tandis que retentissait la sonnerie aux morts. La chorale a entonné la Marseillaise, reprise en choeur par la foule.

Le feu d'artifice tiré a proximité de la place a été très applaudi.
Jean-Louis SCHELCHER

 

 
 

Reprise de l'entraînement pour le SR Colmar, un promu aux dents longues

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 06:08:12

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Reprise de l'entraînement pour le SR Colmar, un promu aux dents longues
 

 
Reprise de l'entraînement dans la bonne humeur pour un SR Colmar promu, mais ambitieux. Photo DNA /Nicolas Pinot
Même si le groupe « élargi » prévu par le manager général José Guerra était déjà convoqué sur le coup des 18 h 30, les portes des vestiaires ne se sont réouvertes que vers 20 h pour libérer alors les 21 joueurs qui se sont dirigés aussitôt vers les terrains annexes du Stadium. Seuls manquaient à l'appel Apollon Ashkanov pris dans un retard d'avion et les blessés de longue date comme Heil, Ilias El Mounaoui et Guerrero, mais qui au passage ont quand même salué l'ensemble des présents. Goerig et Ekwé- Ebelé ayant droit à une « reprise individualisée » sous les ordres du nouveau préparateur physique, Jordan Gasser. Auparavant, le patron du club Guy Meyer et José Guerra avaient fait les présentations d'usage non seulement des joueurs, mais aussi des membres du comité et de l'encadrement technique. L'occasion aussi pour l'homme fort du club de délivrer la feuille de route aux joueurs qui doit servir de fil rouge tout au long d'un acte que le président colmarien verrait bien bouclé « sur le podium ».

José Guerra lui emboîtant le pas avec la détermination et la lucidité forgées lors de la saison dernière. « Je veux d'abord voir comment les garçons vont ''digérer'' cette différence de niveau et constater au passage leur pouvoir d'acclimatation. Il y aura forcément un apprentissage à faire avant de jeter de nouvelles passerelles. » Une saison que le technicien devine « difficile » mais qu'il verrait bien de son côté dans le « premier tiers ».
« Peut-être une petite place pour une surprise »

L'entraîneur colmarien estime que des formations comme Erstein, Soleil Bischheim et l'Asim devraient occuper le haut de l'affiche : « Les premiers n'ont recruté que du '' lourd'', Bischheim quant à lui s'est renforcé que dans les niveaux supérieurs. Hagenthal et Hégenheim sauront aussi répondre présent.

Puis, marquant un temps d'arrêt, il livre encore ces quelques mots : « Au courant de la saison, on va voir, il y aura peut-être une toute petite place pour une '' surprise »

En tout cas dans la « maison verte » l'avenir s'ancre bien à présent sur quelque chose de solide. Guy Meyer muni de son bâton de pèlerin qui lui a permis il y a peu, de remonter du gouffre pour apercevoir à nouveau la lumière, n'a de cesse de le rappeler : « On se doit à présent de continuer cette ascension avec toujours ce même état d'esprit. Les nouveaux joueurs doivent à présent adhérer au « projet club » et le faire progresser '' mécaniquement. De ma part ce n'est pas de la prétention car il subsiste toujours tous les aléas et incertitudes liés au sport ; un poteau '' récalcitrant'', une barre transversale qui renvoie la balle, etc.... mais à nous en tout cas de provoquer la réussite. »
L'intersaison du SR Colmar

Départs : aucun.

Arrivées : Grondin (libre), Gisselbrecht (Biesheim, N3), Dietrich (Saint-Louis II, R2), Yebra (Saint-Louis, N3), Walter (Berrwiller, R2), Stoltz (Haguenau II, R2), Valero (Erstein, R1), Apollon (FC Mulhouse, N3).

Effectif Gardiens : Seyer, Carnovale, Grondin. D éfenseurs : Gisselbrecht, Kapp, Meyer, Goerig, Gasser, Marbach, Woelfflin, Dietrich.

Milieux : Ekwe-Ebelé, Guillot, Guerrero, Yebra, Gasmi, Walter. Attaquants : Stoltz, Valero, Imbs, Makang Njem, Adama, Tubio, Apollon, El Mounaoui.

Entraîneur : José Guerra. Entraîneur adjoint : Arnaud Bey. Entraîneur des gardiens : Christophe Campioni. Préparateur physique : Jordan Gasser.
Michel CONRAD PROGRAMME 24 juillet (19 h) : Racing II (N3) - SR Colmar à Riquewihr. 28 juillet (17 h 30) : Still (R2) - SR Colmar à Mothern. 3 août (17 h) : SR Colmar - FC Mulhouse (N2) à Raedersheim. 7 août (20 h) : SR Colmar - FAIG (N3) au Stadium. 11 août (17 h) : SR Colmar - Saint-Louis (N3) à Wintzfelden. 17 août (17 h) : SR Colmar - Sélestat (R2) au Stadium. 24 août : reprise du championnat de R1.

 

 
 

Tour Alsace Les organisateurs jouent à fond la carte festive pour la 1re étape

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 06:10:12

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Tour Alsace Les organisateurs jouent à fond la carte festive pour la 1re étape
 

 
Avant les coureurs, les cyclistes amateurs et aguerris sont invités à enfourcher leur vélo pour parcourir les 4,3 km du contre-la-montre par équipe dans Sausheim. Archives L'Alsace /Jean-François FREY
Changement de décor cette année, pour le départ de la 16e édition du Tour Alsace. Le mercredi 31 juillet, ce n'est pas depuis le centre-ville de Sausheim que s'élanceront les 27 équipes de six coureurs engagées dans la compétition, mais depuis l'ED&N. « Ça va nous permettre de créer un vrai village départ. On va pouvoir mieux animer l'avant et l'après course. Et puis, comme ça, on ne bloque plus la Grand-rue et les commerces adjacents. Tout le monde est gagnant », explique Francis Larger, le directeur de la course.
« Un village départ étoffé »

Du coup, c'est à la salle de spectacles que les organisateurs de l'épreuve - le groupe Larger - ont donné rendez-vous pour une conférence de presse. Enfin, ici, on a juste eu le temps de faire une photo avec une partie de l'équipe du Tour Alsace, les voitures aux couleurs de la compétition et l'ED&N en toile de fond... Après, c'est dans les locaux du groupe Larger, à Sausheim, que nous a conduits Jean-Pierre Reverdy. « Vous me suivez, c'est juste un peu plus loin. Quand on sera arrivés, vous pourrez vous garer n'importe où, sauf sur la piste cyclable ! » On l'aurait parié...

Jean-Pierre Reverdy, c'est le directeur des opérations de l'épreuve. En clair, c'est lui qui gère l'intendance et plus spécifiquement la partie animations. Et elles sont nombreuses au programme pour le départ de la compétition. « On a profité de l'espace autour de l'ED&N pour créer un village de départ étoffé », explique-t-il. Cette année, le public retrouvera donc les « classiques » animations d'avant course : les stands des partenaires, des jeux, quiz, etc. Pour la deuxième année, il retrouvera également le boulanger alsacien, Antoine Jung, installé en Bavière (Allemagne). Il sera de retour sur le Tour Alsace pour confectionner ses brioches en forme de... vélo !
Le Tour Alsace a désormais sa chanson

Nouveauté cette année, en plus des membres du Club cyclotouriste de Sausheim, des élus et des habitants, le vélo-club de Kingersheim prendra part à l'animation Tout Sausheim à vélo (avant les coureurs, tous ceux qui le souhaitent peuvent venir parcourir les 4,3 km du contre-la-montre de la première étape). Les membres du club kingersheimois viendront « avec des tandems sur lesquels on retrouvera un duo composé d'une personne voyante et d'une autre non voyante », explique Jean-Pierre Reverdy.

Et puis, à l'occasion de cette première étape sera dévoilée La chanson du Tour Alsace. « Les paroles ont été écrites par Adeline Eng, une des bénévoles du Tour. Et c'est RV le musicien qui s'est occupé de l'arrangement », précise Jean-Pierre Reverdy. On ne sait pas s'ils sont déjà au point sur les paroles, mais le coureur automobile et acteur Paul Belmondo ainsi que le journaliste Rodolphe Gaudin seront présents pour cette première journée de Tour Alsace « sportive, populaire et festive ».
Cécile FELLMANN Y ALLER Tour Alsace, 1re étape, à Sausheim, mercredi 31 juillet, à l'ED&N (rue Jean-de-la-Fontaine). Début des animations à 14 h 30. PLUS WEB Découvrez La chanson du Tour Alsace, le parcours de la 1re étape et l'arrêté de circulation et de stationnement sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Deux nouveaux suicides de policiers

Publié dans le panorama le Mardi 23 juillet 2019 à 06:15:39

© L'alsace, Mardi le 23 Juillet 2019
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Deux nouveaux suicides de policiers
 

 
Deux policiers, un CRS et un formateur dans une école de police, se sont donné la mort dans le Pas-de-Calais et dans le Gard.

Selon une source policière, le formateur, en poste à l'école nationale de police de Nîmes, a mis fin à ses jours par pendaison. Son corps a été retrouvé lundi matin à son domicile de Poulx, à une dizaine de kilomètres de la préfecture du Gard, a précisé le syndicat Unsa Police « pôle CRS » sur Facebook.

Le CRS, quant à lui affecté dans une compagnie de Béthune, « s'est tiré une balle dans le coeur avec son arme dans sa chambre de service », a ajouté la source policière. Le drame a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. « Il vivait en concubinage, sans enfant », selon Unsa Police.

Cela porte à 41 le nombre de suicides de policiers depuis le début de l'année, soit un tous les cinq jours. À titre de comparaison, en 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
Une « cellule alerte prévention suicide »

Face à cette vague de suicides depuis janvier en France, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait installé fin avril une « cellule alerte prévention suicide » pour « briser le silence ».

« Les plans de prévention de lutte contre les conséquences du suicide ne seront probants que si le ministère de l'Intérieur s'attaque véritablement aux causes : conditions de travail, considération et reconnaissance, mesures sociales », a pour sa part réagi le syndicat Alternative Police.