Back to top

Straumann et Schellenberger dénoncent les paradoxes

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:01:02

© L'alsace, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Straumann et Schellenberger dénoncent les paradoxes
 

 
Les deux députés et le président de la FDSEA (à gauche) en compagnie du gérant de l'exploitation agricole (avec la casquette). Photo DNA /J.-L.W.
Alors qu'en France les agriculteurs et les producteurs de viande sont soumis à des règles très strictes sur les plans sanitaires et de santé, voilà que le Ceta permettra peut-être demain l'importation de produits canadiens pour lesquels ces mêmes obligations n'ont pas été respectées. L'exemple de l'usage des farines animales illustre parfaitement le problème soulevé par les parlementaires : sur le territoire national, elles sont interdites depuis la crise dite de la vache folle. Au Canada ce n'est pas le cas. Doit-on, dès lors, considérer que le risque est moindre quand le cannibalisme animal est pratiqué sous d'autres latitudes ?
« Les consommateurs à l'affût du produitle moins cher »

Globalement les producteurs nord-américains utilisent 42 substances interdites en Europe, insistent Eric Straumann et Raphaël Schellenberger, députés du Haut-Rhin, qui ont tenu une conférence de presse ce samedi sur le sujet. Si leurs produits sont distribués en Europe, les conditions de concurrence avec les collègues du Vieux continent seront tronquées. À une époque où l'on prône les circuits courts - « surtout lors des campagnes électorales » souligne avec malice et en connaisseur Eric Straumann - il est forcément contre-indiqué de commercialiser de la viande élevée à plus de 6 000 km de là. « C'est une hérésie économique et écologique », martèle le député de Colmar.

David Herrscher, à la tête de l'exploitation agricole familiale à Andolsheim (lait, viande, céréales), abonde. Il voit poindre un déséquilibre commercial, une concurrence faussée. « Cela remet en cause les efforts que nous faisons depuis de nombreuses années. Sur les étals, le consommateur recherchera toujours le produit le moins cher. »

Raphaël Schellenberger évoque pour sa part les états généraux de l'alimentation qui se sont tenus en 2017 et qui sont « en contradiction totale avec ce que l'on s'apprête à signer ».

Le président de la FDSEA, Michel Busch, ne dit pas autre chose. Les premiers concernés par une alimentation à bas prix, ce seront essentiellement les enfants dans les cantines où l'on est tenu à économiser chaque sou, appuie-t-il.
« Les mesures de protection européennes relèvent du bon sens »

Et puis il y a cette histoire de glyphosate que l'on a retrouvé dans des pâtes italiennes produites à base de blé canadien. Tout comme cette porte ouverte aux produits venus des USA ou d'Amérique du Sud qui ne feront que transiter (ou même pas) par le Canada avant d'être importés. « Les mesures de protection prises en Europe relèvent du bon sens. Il est dès lors indispensable de les appliquer également aux produits importés », s'accordent ici les politiques et les gens du métier.

Si le débat « intense » sur le Ceta qui s'est déroulé ces derniers jours à l'Assemblée nationale n'a pas permis de trouver un consensus, les deux parlementaires LR ont tout de même noté que du côté de la majorité ce n'était pas non plus le soutien inconditionnel. « On a eu des votes avec seulement 17 voix de différence. C'est peu. » Cela laisse-t-il la porte ouverte à un éventuel retournement de situation avec un scrutin proportionnel avec (une) procuration ? Enfin, les deux députés s'étonnent du relatif mutisme des ONG sur le sujet qui ne parvient pas à mobiliser le grand public.
Jean-Luc WILL

 

 
 

Straumann et Schellenberger dénoncent les paradoxes

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:03:19

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Commerce international  Producteurs de viande 
Straumann et Schellenberger dénoncent les paradoxes
Les députés haut-rhinois craignent que l'accord commercial entre le Canada et l'Union européenne (CETA), tel qu'il est présenté, pénalise les agriculteurs et les producteurs alsaciens. Trois jours avant le scrutin public ils ont dénoncé les paradoxes qu'entraînerait l'application du document. 
 

 
Les deux députés et le président de la FDSEA (à gauche) en compagnie du gérant de l'exploitation agricole (avec la casquette).
Alors qu'en France les agriculteurs et les producteurs de viande sont soumis à des règles très strictes sur les plans sanitaires et de santé, voilà que le CETA permettra peut-être demain l'importation de produits canadiens pour lesquels ces mêmes obligations n'ont pas été respectées. L'exemple de l'usage des farines animales illustre parfaitement le problème soulevé par les parlementaires : sur le territoire national, elles sont interdites depuis la crise dite de la vache folle. Au Canada ce n'est pas le cas. Doit-on dès lors considérer que le risque est moindre quand le cannibalisme animal est pratiqué sous d'autres latitudes ?
« Les consommateurs à l'affût du produit le moins cher »

Globalement les producteurs nord-américains utilisent 42 substances interdites en Europe, insistent les deux élus haut-rhinois. Si leurs produits sont distribués en Europe, les conditions de concurrence avec les collègues du Vieux continent seront tronquées. A une époque où l'on prône les circuits courts - « surtout lors des campagnes électorales » souligne avec malice et en connaisseur Eric Straumann - il est forcément contre-indiqué de commercialiser de la viande élevée à plus de 6 000 km de là. « C'est une hérésie économique et écologique » martèle le député de Colmar. David Herrscher, à la tête de l'exploitation agricole familiale à Andolsheim (lait - viande - céréales) abonde. Il voit poindre un déséquilibre commercial, une concurrence faussée. « Cela remet en cause les efforts que nous faisons depuis nombreuses années. Sur les étals, le consommateur recherchera toujours le produit le moins cher ».

Raphaël Schellenberger évoque pour sa part les états généraux de l'alimentation qui se sont tenus en 2017 et qui sont « en contradiction totale avec ce que l'on s'apprête à signer ».

Le président de la FDSEA, Michel Busch, ne dit pas autre chose. Les premiers concernés par une alimentation à bas prix, ce seront essentiellement nos enfants dans les cantines où l'on est tenu à économiser chaque sou, appuie-t-il.Et puis il y a cette histoire de glyphosate que l'on a retrouvé dans des pâtes italiennes produites à base de blé canadien. Tout comme cette porte ouverte aux produits venus des USA ou d'Amérique du Sud qui ne feront que transiter (ou même pas) par le Canada avant d'être importés. « Les mesures de protection prises en Europe relèvent du bon sens. Il est dès lors indispensable de les appliquer également aux produits importés » s'accordent ici les politiques et les gens du métier.

Si le débat « intense » sur le CETA qui s'est déroulé ces derniers jours à l'assemblée nationale n'a pas permis de trouver un consensus, les deux parlementaires LR ont tout de même noté que du côté de la majorité ce n'était pas non plus le soutien inconditionnel. « On a eu des votes avec seulement 17 voix de différence. C'est peu ». Cela laisse-t-il la porte ouverte à un éventuel retournement de situation avec un scrutin proportionnel avec (une) procuration ? Enfin, les mêmes de s'étonner d'un relatif mutisme des ONG sur le sujet qui ne parvient pas à mobiliser le grand public.
Jean-Luc Will

 

 
 

stocamine « La sécurité d'abord »

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:11:08

© L'alsace, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

« La sécurité d'abord »
 

 
L'effondrement du toit d'une galerie de Stocamine dans les Mines de Potasse d'Alsace (MDPA) où sont entreposés des déchets ultimes. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Suite à l'article du 26 mars et des réactions qui en ont découlé, Jean-Claude Lostuzzo, ancien délégué mineur des MDPA, tient à rappeler sa position sur le dossier Stocamine de Wittelsheim : « Depuis le début de l'incendie, le 10 septembre 2002, je demande la réversibilité des produits stockés au fond. Notamment lors de la réunion de la Commission locale d'information et de surveillance (Clis) du 18 septembre 2002 présidé par le sous-préfet de Thann, ainsi que dans mon rapport annuel de l'époque envoyé au directeur de l'industrie, de la recherche et de l'environnement à Strasbourg. Je demandais, au nom des mineurs et de toute la population, l'application du cahier des charges. Celui-ci n'a pas été respecté. En effet, dans l'arrêté portant autorisation d'exploiter, l'article 7 prévoyait la réversibilité du stockage et l'obligation de déstockage. Cet article stipulait que « l'exploitation du stockage sera conduite de façon à assurer, à tout moment, la possibilité de retrait de tout ou partie des déchets... »
Trop risqué

Malheureusement, aucun parlementaire alsacien de l'époque n'a appuyé ma demande, prétextant le coût trop élevé de la réversibilité, alors qu'une provision de 250 francs par tonne était versée, à l'origine. Soit plus d'un million d'euros. Où est passé cet argent ?

Il faut dire qu'en juillet 2001 déjà, 200 tonnes de produits à base de pyralène avaient été descendues au fond par la société Stocamine. À mon appel, les mineurs avaient débrayé. Cette action imposa la sortie d'un arrêté préfectoral le 10 juillet 2001 ordonnant à Stocamine la remontée de 200 tonnes de produits non autorisés. Depuis l'incendie, il y a eu quatre présidents de la République, six Premiers ministres. À part les 2500 tonnes de produits mercuriels remontés sur décision de Ségolène Royal, rien n'a été fait. Et ceci malgré de multiples expertises.

Aujourd'hui, ma position n'a pas changé mais la situation minière a évolué. En effet, dans certaines parties du stockage, la pression est telle que faire déstocker avec les techniques d'aujourd'hui ferait prendre un très grand risque au personnel qui y serait affecté.Alors, il ne faut pas attendre un an comme le dit le ministre (pour peut-être laisser passer les élections ?) mais ce qui peut être déstocké dans des conditions normales pour le personnel doit être fait sans attendre.Pour cela, je soutiens le délégué mineur Francis Hamerla et son suppléant Thierry Lapp qui sont dans leur rôle en faisant passer la sécurité du personnel en premier. »

 

 
 

Soutenir le développement économique du territoire

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:07:02

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Région de Guebwiller Intercommunalité 
Soutenir le développement économique du territoire
L'Agence de développement d'Alsace et la Communauté de communes de la Région de Guebwiller ont scellé un partenariat, mercredi 17 juillet, dans les locaux de l'entreprise soultzienne Jacob Holm, dans le but de fortifier l'économie du territoire. 
 

 
Les présidents de l'ADIRA et de la CCRG, Frédéric Bierry et Marc Jung (au centre), ont signé une convention qui a pour but de soutenir le développement économique du territoire du Florival.
Frédéric Bierry, le président de l'ADIRA (Agence de développement d'Alsace), est venu à la rencontre des élus de la Communauté de communes de la Région de Guebwiller pour sceller une alliance qui a pour vocation de pérenniser l'économie locale. Symboliquement, c'est au sein d'une entreprise locale, Jacob Holm à Soultz, que ce partenariat a été entériné.

« Nous sommes aux côtés des entreprises au quotidien, a souligné Frédéric Bierry. Nous avons notamment un rôle de facilitateur de dynamique de développement. Chaque année, l'ADIRA accompagne ainsi environ un milliard d'investissements dans les entreprises alsaciennes.»
« Le sérieux rhénan et l'originalité française »

Pour le président de l'agence, « chaque bassin de vie, en Alsace, génère une dynamique ». Et d'ajouter : « Ce n'est pas le cas dans toutes les régions. Notre terre d'industrie a l'atout et la réputation d'allier le sérieux rhénan et l'originalité française. » À l'échelle de l'Alsace, l'ADIRA a pour objet principal de contribuer à l'aménagement économique de l'ensemble des territoires.

Elle représente également une aide au développement des principales entreprises industrielles et de croissance, y compris l'accompagnement de leur mutation si besoin. Elle soutient ainsi les projets publics et d'entreprises qui concourent au développement économique, et participe aux réflexions et stratégies contribuant à la création de richesse et d'emploi.
S'occuper des entreprises déjà présentessur le territoire

Depuis quelque temps, l'ADIRA, qui travaillait jusqu'à présent en grande partie aux côtés des entreprises alsaciennes, a décidé de renforcer ses liens avec les territoires et les collectivités. C'est ce qui est désormais acté avec la Communauté de communes de la Région de Guebwiller (CCRG), avec la signature d'une convention de partenariat. Marc Jung, le président de la CCRG, a quant à lui insisté sur un point : « Les collectivités sont en constante recherche de nouveaux investisseurs, mais occupons-nous d'abord de ceux qui sont déjà là. »

L'ADIRA mettra gracieusement ses services à la disposition de la CCRG pour intervenir dans deux domaines : le développement économique et l'aménagement du territoire. Le premier axe de cette collaboration consistera à organiser des visites d'entreprises ciblées, que ce soit par leur taille ou leur thématique.

Ce partenariat aura aussi pour but de détecter et d'accompagner des projets d'entreprises. La recherche et l'optimisation des financements publics font également partie des chantiers de cette collaboration. En ce qui concerne l'aménagement du territoire, ce sont en particulier les réflexions de renouvellement d'offres économiques territoriales qui sont au menu : projets de zones d'activités, immobilier d'entreprises et reconversion des friches.
Audrey NOWAZYK

 

 
 

Veiller sur les aînés durant la canicule

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:19:10

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

seniors  Appel à bénévolat 
Veiller sur les aînés durant la canicule
Via plusieurs dispositifs, les associations du Réseau APA veillent sur les aînés, afin que les épisodes de fortes chaleurs soient surmontés avec plus de confort. 
 

 
Le plan canicule niveau orange devrait être à nouveau déclenché dès la semaine prochaine ! Le Réseau APA est à la recherche de bénévoles, afin de compléter ses plateformes téléphoniques dédiées à Mulhouse et Colmar.

Depuis l'impact sanitaire de grande ampleur survenue en 2003 causant une surmortalité des personnes fragiles, le Réseau APA renouvelle son opération de veille rapprochée chaque année et organise une plateforme téléphonique en cas de déclenchement du plan canicule par la Préfecture.

Plus de 2 000 aînés sont ainsi contactés par téléphone en cas de déclenchement officiel du Niveau 3 de l'alerte canicule par la Préfecture, comme cela a déjà été fait fin juin.

« Notre défi est de mettre en place l'organisation adaptée pour être en capacité de passer ces 2000 appels téléphoniques en une journée ! » explique Catherine Breysach, responsable du bénévolat au Réseau APA. Concrètement 5 questions sont posées lors d'un appel. L'ensemble des réponses, ainsi que le ressenti de l'appelant, permettent alors de qualifier la situation de la personne fragile. Quand les personnes âgées ne répondent pas au téléphone, les appelants cherchent à joindre la famille pour s'assurer que tout va bien. Si la personne se sent mal, une intervention à domicile est mise en place.
Repérer les personnes les plus fragiles

« Les personnes âgées ne ressentent plus de la même manière la sensation de soif, ni de faim », explique Marc Nicot, responsable du service de livraison de repas APAMAD, membre du Réseau APA. Voilà donc tout l'objectif de ce Plan Canicule : éviter la déshydratation, l'aggravation d'un état de santé, et le coup de chaleur. Pour déterminer qui en a besoin, les associations du Réseau APA repèrent tout au long de l'année sur leurs 30 000 bénéficiaires, ceux en situation de fragilité du fait de leur état de santé ou de leur isolement social Le Réseau APA est par ailleurs référent pour les villes de Colmar et Mulhouse et contacte de la même manière toutes les personnes qui se sont inscrites sur les listes canicule.

L'exposition à de fortes chaleurs constitue une agression pour l'organisme. Certains symptômes doivent alerter : des crampes musculaires (au niveau des bras, des jambes, du ventre...), des étourdissements, une faiblesse ou encore une insomnie inhabituelle. Il faut alors cesser toute activité pendant plusieurs heures, se rafraîchir et se reposer dans un endroit frais, et consulter un médecin si les symptômes s'aggravent ou durent.
Un élan de solidarité

Bien que ce dispositif soit déjà mis en place, son bon fonctionnement n'est possible qu'avec l'engagement de tous : salariés et bénévoles. Tous les ans, des personnes se portent volontaires pour aider le Réseau APA à contacter les personnes âgées haut-rhinoises et vérifier qu'elles supportent l'épisode caniculaire. « Ma grand-mère vit seule, je serais contente que quelqu'un l'appelle pour vérifier qu'elle aille bien, je me suis donc dit que je pouvais aussi le faire à plus grande échelle » explique Élodie une volontaire.

Ceux qui souhaitent se porter volontaire et consacrer quelques heures pour téléphoner à partir des centres d'appels du Réseau APA (Colmar ou Mulhouse), en cas de déclenchement du Plan Canicule, peuvent ainsi dès à présent se faire connaître auprès de Catherine Breysach Des actions simples sont aussi possibles : veiller sur son voisin de palier âgé et s'assurer que tout va bien pour lui pendant cette période de forte chaleur !
Pour se porter bénévole : cbreysach@apa.asso.fr ou 06 63 13 14 23.

Pour se porter bénévole : cbreysach@apa.asso.fr ou 06 63 13 14 23. 

 
 

Fortes chaleurs : les parades de la SNCF

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:19:51

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

transport ferroviaire 
Fortes chaleurs : les parades de la SNCF
 

 
Les épisodes de fortes chaleurs et de canicule ne sont pas sans effets sur les infrastructures ferroviaires (câbles d'alimentation électrique détendus, rails dilatés) et le matériel roulant (les composants électriques et électroniques embarqués supportent une température maximale de 65 °C). Il faut y ajouter les incendies aux abords des voies, autre risque lié à la sécheresse.

Pour assurer la sécurité des circulations et le bon déroulement des voyages, la SNCF assure mettre systématiquement en oeuvre un certain nombre de mesures préventives : outre une campagne de maintenance spécifique d'avril à juin qui cible les équipements de climatisation et de production d'air pour l'ensemble du parc, des « tournées de chaleur » sont effectuées à pied l'été, en fonction des prévisions transmises par Météo France, par des agents pour surveiller l'état des infrastructures

En cas d'alerte Rouge de Météo France, les agents SNCF relaient les messages et diffusent des dépliants sur les bons comportements à suivre. Sur les rails l'activation du plan « fortes chaleurs » se décide au niveau de chaque région. « En Alsace le pôle infrastructures rhénan fait un relevé des températures observées et décide au jour le jour autour de 10 h si le plan est activé », explique la direction régionale de la SNCF.

« La décision de limiter la vitesse des trains, avec effet immédiat, reste une option en fonction des constatations sur le terrain. La limitation à 160 km/h du TER 200 peut être décidée dans le cas où la température de l'air vient à dépasser 35 °C ». Chaque fin de semaine un point est également fait par la direction régionale au niveau des différents secteurs concernant les stocks d'eau des différentes gares. « Ils doivent nous permettre des distributions préventives comme lors de la récente canicule survenue fin juin. Dès lors qu'il y a un incident, des bouteilles sont distribuées aux clients impactés en gare et dans les trains. »

La SNCF précise sur son site internet que toutes les voitures Intercités sont climatisées ainsi que l'ensemble du parc TGV. C'est également le cas, assure-t-on, pour l'ensemble des rames du TER Grand Est circulant cet été (contre la moitié seulement du parc du Transilien). « Les seules rames non climatisées sont les Z2 de Lorraine qui restent garées tout l'été ». En cas de problème de climatisation, les chefs de bord appellent une ligne d'assistance dédiée. Une soixantaine d'agents du Technicentre Charentes-Périgord se relaient 24h/24 pour les dépanner à distance. « Un TGV est composé de plusieurs groupes de climatisation, un pour chaque voiture. Le dysfonctionnement d'un seul groupe est toléré. Dans ce cas, la rame concernée est dotée de bouteilles d'eau », rappelle la SNCF.
X.T.

 

 
 

Vin : production en baisse pour la cuvée 2019

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:20:28

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Agriculture Vignobles 
Vin : production en baisse pour la cuvée 2019
 

 
Entre 6 et 13 %... C'est la baisse de la production de vin attendue cette année par rapport au millésime 2018. En cause notamment la canicule, selon le ministère de l'Agriculture. La production devrait ainsi atteindre cette année entre 42,8 et 46,4 millions d'hectolitres et « pourrait ainsi être l'une des plus basses des cinq dernières années, après la récolte 2017, historiquement réduite par le gel.
L'ouest de la France plus touché

La floraison de la vigne s'est déroulée dans « des conditions climatiques défavorables » entraînant de la coulure (chute des fleurs ou des jeunes baies) et parfois du millerandage (baies de petite taille), des phénomènes qui ont touché principalement l'ouest de la France (Val de Loire, Charente, Bordelais et Sud-Ouest).

Dans le Midi, la canicule juin a également provoqué des « brûlures de grappe et des pertes de production » dans le Gard, l'Hérault ou le Var. La grêle, en revanche, a produit un effet limité au niveau national, même si elle a provoqué des dégâts importants « par endroits ». Avec la canicule, la pression des maladies est modérée dans la plupart des vignobles, comparé à 2018. « L'oïdium est néanmoins présent en Alsace et en Champagne. Enfin, les vendanges sont attendues en léger retard par rapport à 2018.

 

 
 

Ceta : les craintes de la filière volaille alsacienne

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:34:04

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Commerce international Aviculture 
Ceta : les craintes de la filière volaille alsacienne
Le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada (Ceta) en cours de ratification à l'Assemblée inquiète moins la filière Alsace Volaille que les importations de poulets brésiliens et ukrainiens en Europe. 
 

 
Jean-Michel Schaeffer, président de l'Association Alsace-Volailles et de la Confédération française de l'aviculture.
« Le Canada n'est pas un gros acteur sur le marché de la volaille, mais sur celui de la viande bovine et du lait », indique Jean-Michel Schaeffer, président de l'association Alsace Volaille (*), l'organisme gestionnaire de la marque « Label Rouge Alsace », signe de qualité européen.
4 500 emplois en France seraient menacés

La profession redoute plus les conséquences du Mercosur, l'accord de libre-échange avec les pays d'Amérique Latine. « La volaille est la viande la plus importée en Europe, avec pas loin d'un million de tonnes par an. Le poulet vient pour 50 % du Brésil et pour le reste d'Ukraine et de Thaïlande. Il approvisionne la restauration hors foyers (cantine, fast-food) et le marché industriel de la transformation. Avec le Mercosur, ces volumes vont encore augmenter », prévient M. Schaeffer. « Les filets de poulets importés sont vendus deux fois moins cher par des pays où les normes sanitaires sont beaucoup moins strictes. On est dans un jeu de dupes ».

« L'Ukraine me fait plus peur que le Canada », dit Bruno, Siebert patron de l'abattoir d'Ergersheim, acteur majeur de la filière régionale. « Depuis un an, elle inonde le marché via l'Allemagne à des prix défiant toute concurrence. Ce qui va changer avec le Ceta, ajoute-t-il, c'est la javellisation des poulets ».

L'effet combiné des deux accords de libre-échange menacerait 4 500 emplois et un millier d'éleveurs en France, selon Thomas Kelhetter, responsable de l'organisme de gestion et de défense Alsace-Volaille. La filière demande que l'UE mette en oeuvre de « vrais contrôles sanitaires », qu'il y ait « un étiquetage » en France et en Europe sur l'origine des produits utilisés en restauration hors foyer.
I.N. (*) Alsace Volaille fédère une quarantaine d'éleveurs, un accouveur, deux fabricants d'aliments et deux abattoirs, pour une production annuelle de 1,3 million de volailles Label Rouge Alsace vendues à 60 % en grande distribution.

(*) Alsace Volaille fédère une quarantaine d'éleveurs, un accouveur, deux fabricants d'aliments et deux abattoirs, pour une production annuelle de 1,3 million de volailles Label Rouge Alsace vendues à 60 % en grande distribution. 

 
 

Homards professionnels

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:22:10

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Homards professionnels
 

 
de Didier Rose

Les homards étaient servis à titre professionnel. L'enquête de l'Assemblée nationale sur les dîners fastueux donnés par François de Rugy lui évite à première vue d'être emporté dans le grand chalut de la justice. Rien de personnel, nous dit-on, dans les largesses que l'étincelant pensionnaire de l'Hôtel de Lassay s'est accordé, au même titre qu'à ses hôtes privilégiés. On peut en pincer pour l'apparat et ne pas faire craquer la carapace du droit.

Mais ce soulagement pour de Rugy, partagé avec prudence par le président de la République, se fait au prix de l'accablement de beaucoup d'observateurs. En repêchant ainsi l'un des leurs, le ban des parlementaires fait comme si le goût de scandale de ces dépenses ne pouvait empoisonner les sphères publiques. L'ensemble des règles applicables aux cercles les plus nobles de la Nation devient alors lourdement suspect d'obsolescence.

Macron a beau se réjouir du chemin déjà accompli vers la clarté dans une affaire en eaux sombres. C'est la transparence en toutes circonstances qu'exigent les déçus de la République. Et notamment une remise en ordre qui empêche des comportements en déconnexion avec les discours sur la bonne administration des deniers du contribuable.

Déontologique ou pas, le grand train mené par de Rugy marque l'exact point de rupture avec des pratiques certes admises par le passé, mais devenues insupportables à ceux qui manifestent leur exaspération citoyenne.

Certains invoquent l'immoralité du homard entre initiés. C'est plutôt l'irrationalité des frais engagés qui fait mouche, quand par ailleurs il n'est question en façade que d'équilibre public et d'équité sociale. Pas besoin que la justice entre dans la danse pour emballer la polémique. En politique, l'absence de justesse fait ses propres dégâts.

 

 
 

Crispations dans les piscines allemandes à la frontière

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:13:30

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Société Kehl et Auenheim 
Crispations dans les piscines allemandes à la frontière
Plusieurs incidents dans les piscines de Kehl et d'Auenheim ont marqué le début de l'été 2019. Retour sur un mois de juin chaotique. 
 

 
La piscine de plein air de Kehl, en surchauffe les jours de canicule.
Avec les beaux jours, et même la canicule, la nouvelle ligne du tram transfrontalier a apporté son lot de baigneurs français dans la piscine de plein air du centre de Kehl, désormais accessible depuis tous les quartiers de Strasbourg.

La surchauffe a d'abord été celle d'un nombre trop important de personnes sur site. Avec une bagarre entre 200 jeunes. Puis des mesures de fermeture des caisses au-delà d'un certain nombre d'usagers ont occasionné des débuts d'émeutes fameux avec malaises, interventions de secouristes et policiers allemands.

Surprise : même la piscine d'Auenheim, une des communes associées de Kehl inaccessible en transports en commun, a été victime, le 27 juin, d'une sorte de flash mob consistant à sauter dans le grand bain à cinquante d'un coup, au mépris de la sécurité des autres baigneurs.

Après des sueurs froides et évacuations d'urgence, répétées avec des incidents à Kehl le 30 juin, le maire a obtenu des renforts ponctuels de la préfecture de police d'Offenbourg.
Clôtures ornées de barbelés

Les règlements intérieurs des deux piscines kehloises se sont alignés sur ceux des établissements strasbourgeois : fini les shorts dans le grand bain et les chichas sur le gazon. La fouille des sacs est de rigueur à la caisse. Les clôtures des deux établissements sont actuellement ornées de barbelés pour éviter les entrées clandestines.

Kehl, ville moyenne de 36 000 habitants, a les forces de l'ordre qu'elle a. Mais on ne peut pas attribuer le même effectif de police à cette ville lorsqu'elle est voisine directe de Strasbourg et ses près de 280 000 habitants.

Le maire de Kehl Toni Vetrano (tout comme le faisait son prédécesseur Günther Petry) défend l'idée d'un renfort en forces de l'ordre pour faire face, par exemple, aux nombreux fêtards français qui fréquentent les salles de jeux et de paris de la cité badoise. Faire face aux troubles induits, surtout, dont des accidents de voitures graves et récurrents.

Le prolongement de la ligne D du tram transfrontalier vers le coeur de Kehl (fin 2018) a accentué encore les nuisances en fin de semaine. Les joueurs français prennent le tram pour se rendre dans leurs salles de jeux ou dans les bars de la cité badoise, puis s'impatientent de manière inadéquate en attendant le petit matin et la première rame, après avoir manqué le dernier retour du service.

Des comportements dangereux sur les voies ont fait l'objet de tracts des syndicats de la Compagnie des transports strasbourgeois sur les questions de sécurité. On ne parle pas de l'exaspération des riverains.
Coordination policière

Suite aux débordements dans les piscines, une réunion conjointe, le 10 juillet, entre les forces de l'ordre françaises et allemandes, le préfet de la région Grand Est, des élus, a permis de dessiner une riposte commune. Outre les renforts en personnels de sécurité allemands, l'Eurométropole met à disposition plusieurs de ses médiateurs sur les deux sites. Ce mercredi 17 juillet, des contrôles de police (identité, recherche de drogue ou d'armes) ont eu lieu dans les rames de tram en partance vers Kehl depuis la station Port-du-Rhin (sans aucune interpellation). Une coordination renforcée, avec pour interface le centre de coopération policière et douanière, permettra, durant ce type d'opérations qui doit être renouvelé tout l'été, une information rapide des policiers français en cas de troubles dans les piscines. Ces policiers postés à la station Port-du-Rhin pourront alors interpeller des jeunes potentiellement identifiés sur leur chemin de retour.
Marie-Sophie KORMANN

 

 
 

Walheim  Pont de l'Ill : Route fermée

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 05:57:55

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Walheim   
Pont de l'Ill : Route fermée
 

 
Pendant une semaine, une circulation alternée, réglée par des feux, a été mise en place.
Les services du conseil départementaldu Haut-Rhin ont entamé le 15 juillet des travaux pour sécuriser le pont surplombant l'Ill, rue de Mignovillard à Walheim.

Si la circulation a été alternée durant cette semaine, dès demain lundi 22 juillet au matin, ces travaux nécessiteront de fermer entièrement la route départementale 16 jusqu'au vendredi 26 juillet, ainsi que durant les nuits du jeudi 1er et du lundi 12 août.

À Walheim, les automobilistes en provenance de Mulhouse seront invités à emprunter un itinéraire le long de la Grande-rue, pour se diriger vers le giratoire du centre commercial Leclerc d'Altkirch et ensuite prendre la RD 419 en direction de Bâle, jusqu'au croisement entre la route d'Altkirch et la rue de Walheim, à Wittersdorf.

Les habitants de la rue de Walheim sont, quant à eux, invités à effectuer le chemin en sens inverse.

Après le dessouchage des arbustes de la haie qui longe le garde-corps et la dépose de celui-ci, le chantier va entrer dans une phase très technique.

Le tablier du pont va être soulevé de quelques centimètres, le temps d'installer, tout au long des 56 m concernés, une semelle en béton qui va permettre de sécuriser le trottoir qui longe le haut de la rivière.

Des trottoirs accessibles aux personnes à mobilité réduite, financés par la commune, prendront place ensuite de part et d'autre de la chaussée. Des garde-corps conformes seront posés.

Ces travaux devraient durer environ deux mois et demi. Un autre chantier se déroulera cet automne pour la pose de l'enrobé définitif, rues de Mignovillard et de Wittersdorf.
FI

 

 
 

Strasbourg L'été en campagne pour les potentielles têtes de liste

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:01:46

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Strasbourg Municipales 2020 
L'été en campagne pour les potentielles têtes de liste
Neuf mois avant les municipales, les états-majors de campagne vont connaître un été studieux. Il s'agit de consulter leur base, faire remonter des idées pour nourrir leur argumentaire et en faire des éléments programmatiques. Coup d'oeil en coulisses du côté des potentielles têtes de liste. 
 

 
Le bureau du 9e étage du centre administratif sera très convoité en mars 2020 : l'été marque la dernière pause avant le départ officiel de la course à la succession de Roland Ries.
Agir - la Droite constructive
Pour l'heure, Fabienne Keller ne dit rien de ses intentions pour les municipales. Tout ce que l'on sait, c'est que l'ex-maire ne fera pas un ticket avec l'actuel premier adjoint de Roland Ries, Alain Fontanel - ce dernier ayant exclu cette hypothèse (DNA du 8 juin) : « Ce n'est pas compatible avec la volonté de renouvellement des visages et de la méthode », avait-il souligné. La nouvelle députée européenne, qui reste très active lors des conseils municipaux après le scrutin de mai dernier, ne devrait pas être absente de la campagne municipale qui s'annonce.

Pour autant, elle ne prendra pas la tête d'une liste Agir - la Droite constructive. Et pour cause : Alain Chrétien, maire de Vesoul et président de la commission nationale d'investiture d'Agir a procédé à la nomination des 32 premiers coordinateurs du mouvement pour les élections municipales. C'est Pierre Jakubowicz qui a été nommé « chef de file » et « coordinateur » pour le scrutin à venir au printemps prochain (DNA du 12 juin).
Le MoDem

C'est Sylvain Waserman, député MoDem-LaREM de la 2e circonscription du Bas-Rhin (Strasbourg-Sud) et vice-président de l'Assemblée, que le MoDem a choisi comme « chef de file » pour les municipales à Strasbourg. Comme le rappelle un proche du député, « chef de file ne veut pas dire tête de liste. Les investitures seront décidées en septembre ».

En attendant, le chef de file strasbourgeois, dont certains prédisent le rapprochement avec Alain Fontanel, quasi-candidat LaREM, a toute latitude cet été pour discuter, rassembler en vue d'une liste « ou se lancer lui-même », glisse ce même proche.

Les deux partis centristes sont « dans une logique d'alliance », nous assure cet élu strasbourgeois, mais ils ne manquent pas de marquer leur territoire, on s'en aperçoit.
Les Républicains

Deux personnalités, Jean-Philippe Vetter (qui s'est déclaré dès le mois de janvier) et Jean-Philippe Maurer (une semaine plus tard), briguent la tête de liste LR aux municipales à Strasbourg. Après un scrutin des Européennes décevant, les deux candidats, qui se suivent à la trace, ne manquent pas de soutiens locaux. Ils ont, tous deux, fait leurs premiers meetings qui ont réuni des centaines de sympathisants : Jean-Philippe Vetter au FEC et Jean-Philippe Maurer dans son fief à la Meinau.

Avant la pause estivale, Jean-Philippe Vetter s'est livré à un marathon de 24 heures à la rencontre des Strasbourgeois, avec une quinzaine de rendez-vous avec « ceux qui contribuent, bien souvent à bas bruit, à rendre notre ville plus agréable à vivre » (DNA du 5 juin). Le tout à suivre en léger différé sur ses profils sur les réseaux sociaux Facebook. Son storytelling innovant a été plutôt bien suivi par ses followers, qu'il ambitionne de transformer en électeurs.

Son concurrent n'est pas en reste : Jean-Philippe Maurer creuse son sillon dans son fief de conseiller général et d'ancien député de la 2e circonscription de Strasbourg. Cet été, il ne fera pas « la tournée des gravières », comme certains faisaient la tournée des plages, il y a quelques années, appuie-t-il en souriant. La commission d'investiture nationale doit trancher au mois de septembre, qui des deux Jean-Philippe, portera le flambeau LR.
Europe Écologie-Les Verts et apparentés

Boostés par les Européennes et leur score prometteur pour les municipales, les écologistes ont mis les bouchées doubles pour profiter de la dynamique qui s'est engagée depuis. Le pourfendeur de l'arrêté municipal, l'urgentiste Syamak Agha Babaei (ex-PS), ainsi que le médecin en pointe sur le sport-santé sur ordonnance, Alexandre Feltz (Place Publique), les ont rejoints (DNA du 9 juin). Ils constituent d'excellentes pioches pour EELV, qui a pour stratégie d'aller au-delà des écologistes et de surfer sur la vague des manifestations pour le climat.

L'été sera mis à profit pour aller à la rencontre des citoyens pour faire remonter les idées. De manière à ce que « l'assemblée citoyenne » valide, début septembre, les premiers axes de campagne en construisant ensemble le programme et l'architecture de la liste. Avec notamment la tête de liste : outre les écolos Alain Jund et Jeanne Barseghian, Syamak Agha Babaei ou encore Alexandre Feltzpourraient tenir ce rôle. Pour conduire la liste à « la victoire », l'ambition affichée pour mars 2020.
La République en Marche

Protégé par le maire PS Roland Ries, qui a une « amitié personnelle » avec Emmanuel Macron, Alain Fontanel (LaREM) avance sans dévier de son objectif : lui de succéder dans le fauteuil de maire. Même s'il n'est pas investi officiellement par les instances nationales pour l'heure, le premier adjoint poursuit sa tâche en évitant les chausse-trappes que lui tendent ses anciens camarades socialistes. Le rôle du favori lui impose de ne pas répondre aux attaques et de ne pas rentrer dans la mêlée. Laissant ce rôle à Roland Ries, voire à Paul Meyer ou Jean-Baptiste Gernet, deux personnalités sorties comme lui du parti socialiste, mais ayant opté pour le courant hamoniste, plus à gauche.

En ce qui concerne sa campagne, le presque candidat macroniste - qui se déclarera sans doute au dernier moment pour éviter de s'exposer inutilement - fait le job : avec quatre réunions publiques sur quatre thèmes différents concernant la ville de demain, il a pris le pouls de quelque « 850 Strasbourgeois », en s'entourant à chaque fois de deux experts, juges de paix des débats. Pour l'heure, Alain Fontanel s'en tire avec un sans-faute. Presque sans égratignure. De quoi envisager la suite, en septembre, sereinement. « En septembre, ces jeudis se poursuivront et de nouvelles initiatives seront prises dans les quartiers », indique-t-il.
La Coopérative

Hyperactifs sur des sujets très urbains et porteurs en termes d'image, Paul Meyer et Jean-Baptiste Gernet sont sortis du lot sur des thématiques d'innovation et de bien-être dans la ville durant ce mandat. Mais aussi en ne ménageant pas leurs efforts pour ferrailler avec leurs anciens collègues du PS, dont ils sont les meilleurs ennemis. Ils ont su tisser leurs réseaux dans les quartiers Gare et Centre, mais aussi via leurs délégations d'adjoints thématiques à l'économie solidaire, aux mobilités innovantes, à la logistique urbaine, ainsi que le tourisme, le commerce et le numérique, en étant omniprésents sur le terrain, lors des conseils municipaux et sur les réseaux sociaux.

Les deux adjoints caressent l'idée de présenter une liste Coopérative sociale et solidaire, avec Paul Meyer en tête de liste, mais n'ont pas encore fait d'annonce dans ce sens. L'autre hypothèse est qu'ils se retrouvent sur une liste de rassemblement dès le premier tour avec Alain Fontanel, dont ils sont proches. L'été portera sans doute conseil ou servira à se compter pour la suite des opérations. Pour l'heure, ils se disent concentrés sur leur tâche, mais présenteront à la rentrée leurs « immanquables », à savoir « la matérialisation » de leurs réflexions en « enjeux structurants » pour Strasbourg.
Parti socialiste

Fragmenté depuis l'arrivée de la Macronie, le PS a tenté de faire bonne figure devant la fuite de ses éléments et d'une partie de ses troupes. Passant une bonne partie de leur énergie à lancer l'anathème sur ceux qui ont quitté le navire socialiste. L'autre difficulté a été la guéguerre intestine entre les deux principaux candidats pour la tête de liste.

Dès juin 2018, Philippe Bies lançait son association « Strasbourg Demain », mettantRobert Herrmann, son concurrent direct au PS, sous pression. La réponse de ce dernier, en janvier 2019, a été cinglante : il sera N° 1 ou rien, pour cumuler les fauteuils de maire et de président de l'Eurométropole... Six mois plus tard, Robert Herrmann annonce contre toute attente, qu'il quittera la vie politique à la fin de son mandat. N'ayant pas trouvé les alliés pour conquérir la Ville, il a indiqué qu'il ne figurera sur aucune une liste. Ce qui laisse penser qu'il part fâché.

De quoi donner de l'air à gauche à l'ancien député PS, Philippe Bies. Mais, pour ne rien arranger, un de ses proches, Mathieu Cahn a dit, lui aussi, réfléchir à l'hypothèse de se présenter à la tête de la liste PS. Au seuil des vacances, il indique avoir pris sa décision, sans préciser laquelle... Interrogés sur leurs intentions, les deux élus renvoient au 30 août, date de l'ouverture des candidatures. Avant le vote militant qui se déroulera le 19 septembre.

Il se murmure enfin que l'ancienne maire Catherine Trautmann, forte de son entregent dans les sphères économiques notamment, pourrait être tentée de grappiller des voix au centre gauche et au centre droit qui, après la défection de Robert Herrmann, devaient logiquement se reporter sur Alain Fontanel (LaREM). L'histoire dira si cette figure de l'histoire politique de Strasbourg fera équipe avec l'un ou l'autre, ou briguera elle-même la tête de liste... Le mois de septembre promet d'être surprenant.
Philippe DOSSMANN

 

 
 

Un appel aux Strasbourgeois en vue des Municipales

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:04:55

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Strasbourg Politique 
Un appel aux Strasbourgeois en vue des Municipales
 

 
H
Politique Un appel citoyen lancé en vue des municipales
Ils habitent Strasbourg, et se disent prêts à « ouvrir une nouvelle page de la politique municipale » en construisant une nouvelle majorité au sein de la Ville et de l'Eurométropole. Une trentaine de citoyens vient de lancer un appel au rassemblement des Strasbourgeois pour une ville « solidaire, écologique et heureuse. » Parmi eux, Hülliya Turan, candidate du parti communiste dans la 1re circonscription de Strasbourg lors des dernières élections législatives, et Francis Wurtz, député européen de 1979 à 2009 et ancien président du groupe parlementaire européen Gauche unitaire européen/Gauche verte nordique (GUE/GVN) de 1999 à 2009. Les profils des signataires sont divers : médecins, avocats, professeurs universitaires, étudiants, employés, militants du monde associatif, etc.

Dans son appel, le collectif explique vouloir notamment une ville « protectrice notamment envers les plus fragilisés.e.s », un « laboratoire de la transition écologique ». Pour les personnes à l'origine de cette démarche, leur vision de la ville est « inconciliable avec celle des tenants de la « Start-Up City » et ceux qui font de la « Compétitivité, Attractivité, Métropolisation, Excellence leur seule et unique boussole ». Enfin, Les signataires invitent les forces politiques de gauche à « se mettre au service » de ce rassemblement citoyen en vue des prochaines élections municipales.
Contact : stras.appel.citoyen@gmail.com La caravane LO La caravane de Lutte Ouvrière en Alsace fera étape à Strasbourg le 24 juillet, sur le pont du marché, place des Halles de 10 h à 12 h et de 17 h à 19 h. « Les annonces de plans de licenciements par les grands groupes capitalistes se suivent. Ceux de General Electric à Belfort, des grandes enseignes de la distribution, Auchan, Conforama ou Tati ont fait l'actualité. Mais bien d'autres se font plus discrètement, comme, par exemple, le renvoi de 1 000 intérimaires, prévu à Peugeot Mulhouse, en conséquence d'une baisse de production. De son côté, le gouvernement [...] réduit les droits des chômeurs, les contraint à accepter n'importe quel travail, à n'importe quel prix et dans n'importe quelles conditions. La nouvelle réforme des retraites vise, elle, à faire accepter une nouvelle baisse des pensions au nom de l'équilibre des caisses. [...] Mais les cadeaux aux plus riches ne cessent jamais. Les travailleurs, par leur nombre et leur place dans la société, ont les moyens d'arrêter cette course à l'abîme qui condamne toute la société », écrit LO

Contact : stras.appel.citoyen@gmail.com 

 
 

Scènes de liesse à Colmar« sans débordement »

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:25:26

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Coupe d'Afrique des nations Après la victoire de l'Algérie 
Scènes de liesse à Colmar« sans débordement »
Dès le coup de sifflet scellant la victoire de l'Algérie, vendredi soir, en finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), quelques centaines de personnes ont exprimé leur joie au centre-ville de Colmar, avant de poursuivre la fête dans le quartier Europe. 
 

 
Dans la liesse, un cortège de quelque 150 véhicules a tourné dans le centre-ville de Colmar.
Un dispositif policier avait été mis en place vendredi soir, en cas de débordements. Attentives au bon déroulement des festivités d'après-match, les forces de l'ordre n'ont pas eu à intervenir.
Aucune interpellation

À partir de 23 h 30, elles ont recensé « 500 à 600 personnes, pour la plupart à bord de quelque 150 véhicules », qui ont tourné dans le centre-ville entre la Grand-rue et l'avenue de la République.

La rue des Marchands étant barrée, le cortège est passé par la rue Berthe-Molly. Vers 0 h 30, beaucoup se sont rassemblés dans le quartier Europe du côté de la plaine Pasteur. « L'ambiance était festive, avec des personnes de tous âges et de nombreuses familles, et sans aucune agressivité vis-à-vis des forces de l'ordre, souligne un responsable du commissariat de Colmar. Personne n'a été interpellé : on n'a constaté aucun comportement extrêmement dangereux, du moins pour les autres usagers de la voie publique, assez peu nombreux ce soir-là ».

Quelques deux-roues motorisés ont tout de même été aperçus en train de rouler sur des trottoirs, par chance pas trop fréquentés. Quelques feux rouges ont été grillés, et des voitures comptaient parfois plus d'occupants qu'autorisé, leur corps dépassant souvent des fenêtres voire du coffre laissé ouvert pour exprimer la liesse : des comportements dangereux observés lors de bien d'autres rassemblements pour célébrer une victoire d'équipe de football... Aucun blessé n'est heureusement à déplorer.

Enfin, aucune dégradation de mobilier urbain n'a été relevée en marge de ces festivités. « Aucun lien ne peut être établi », d'après la police, avec le feu de trois conteneurs métalliques qui a nécessité l'intervention des pompiers, rue de l'Abbé-Lemire samedi peu avant 2 h du matin. D'autant que « le rassemblement festif était terminé depuis longtemps », et que les feux de ce type sont nombreux dans les quartiers ouest depuis quelques semaines.
Jean-Frédéric SURDEY Voir également notre diaporama sur www.dna.fr

Voir également notre diaporama sur www.dna.fr 

 
 

Mulhouse Dix véhicules remis à des associations méritantes

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:08:56

© L'alsace, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Dix véhicules remis à des associations méritantes
 

 
Les récipiendaires, entourant Michèle Lutz et Lara Million. Photo L'Alsace /J.-P.F.
Le rendez-vous a lieu depuis 1992. La Ville de Mulhouse et Mulhouse Alsace agglomération (M2A) souhaitent participer, de manière solidaire, aux actions menées par des associations locales méritantes. Lara Million, vice-présidente de M2A, et Michèle Lutz, maire de Mulhouse, ont présidé à la cérémonie officielle à Richwiller dans les locaux où sont entretenus les véhicules de l'agglo.
De la flotte de la ville et de l'agglo

« Ces fourgons, utilitaires et voitures sont en bon état. Ils ont été révisés, ils proviennent de la flotte de la ville et de l'agglo. Vous pourrez les conduire en toute sécurité », a indiqué la représentante de M2A.

Michèle Lutz a fait l'apologie des bénévoles et du monde associatif « dont le maillage est important », et a loué la bienveillance qui caractérise la majorité des bénévoles.

Les demandes étant plus importantes que les offres, certains ont dû attendre plusieurs années pour accéder à un véhicule. Parmi les critères, le nombre important des licenciés des Coteaux Mulhouse handball et des footballeurs de Berrwiller ont été retenus, comme les actions humanitaires, entre autres, des Restos du coeur, des associations de Bourtzwiller de Bernard Mouthon.

La remise des clés a précédé le partage du verre de l'amitié.

Voici la liste des récipiendaires.

? Une fourgonnette pour l'association wittenheimoise Adesion.

? Une voiture pour Appona 68 de Wittenheim.

? Un utilitaire avec benne pour l'AS Berrwiller-Hartmanswiller football.

? Une voiture pour l'AS Coteaux, section handball.

? Un fourgon pour le Cercle théâtral alsacien de Mulhouse.

? Une fourgonnette pour Aboka, une association humanitaire oeuvrant au profit de la Côte d'Ivoire.

? Un fourgon pour le Groupement des associations de Bourtzwiller.

? Une fourgonnette pour la Régie d'arrondissement de Bourtzwiller.

? Une fourgonnette pour Les Restaurants du coeur à Illzach.

? Un fourgon pour Trattoria Italian, une association mulhousienne à vocation sociale.
Jean-Paul FREY

 

 
 

Un musée dans le musée

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:29:32

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ungersheim  Écomusée d'Alsace 
Un musée dans le musée
Depuis un peu plus de 25 ans l'Écomusée d'Alsace abrite un... musée. Celui de la Doller, dont les oeuvres d'art brut, toutes créées par André Bindler dans les années 1980, sont en cours de restauration. 
 

 
Le petit monde d'André Bindler intégré à l'Écomusée depuis 1993 est en cours de restauration.
À l'arrière de la place des Charpentiers, à droite du restaurant « La Taverne » se trouve un coin un peu caché de l'Écomusée, appelé le « petit musée de la Doller ». Il rassemble les oeuvres d'art brut en bois ou en béton, matériaux tous deux façonnés et peints par André Bindler (1922-2011), ouvrier paysan, qui habitait Sickert, un village de la vallée de Masevaux où coule la Doller.

Le visiteur pénètre dans ce petit musée de plein air en passant d'abord entre deux canons italiens de 1917, récupérés par André Bindler puis sous une arche en bois construite par Bastien Polman, charron et charpentier à l'Écomusée pour matérialiser l'entrée. À droite, des panneaux présentent l'artiste et son oeuvre. À lire avant (ou après) la visite pour bien comprendre ce « petit » musée et sa présence dans le « grand » musée...
De bric et de broc

Pendant les années 1980, André Bindler a construit à l'aide de bois découpé, des fleurs, des maquettes d'églises (celles de sa vallée), de maisons pimpantes de son village, de monuments célèbres (la Tour de Pise, Notre-Dame de Paris, la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, la statue de la Liberté...), de châteaux (Azay-le-Rideau, Haut-Koenigsbourg...).

Il a modelé avec du béton des personnages célèbres (Roméo et Juliette, Jeanne d'Arc, Marie Stuart, le général Leclerc.) ou non. Il a sculpté des branches et des troncs, créant notamment des visages saisissants. Il a aussi créé un bestiaire de couleur où le bleu domine. Sont également présentés en guise de décor, des objets, des racines, des roues de charrette...

La Tour Eiffel, par exemple, haute de cinq mètres, a été « entièrement construite en petites lattes de section constante sciées à la main »*. Cette oeuvre insolite, dont la réalisation fut harassante, et qui n'est pas sans rappeler dans son essence celle du Facteur Cheval, a en effet été donnée par André Bindler à l'Écomusée d'Alsace en 1992 et 1993 et disposée autour d'une ancienne maison de maraîcher provenant de Colmar.
Un environnement global

La remise en place du « Musée de la Doller », comme l'avait baptisé son créateur, à l'Écomusée s'est faite en respectant au plus près l'organisation spatiale de la version originale in situ. L'habitation d'André Bindler qui servait de « décor » est elle aussi « rappelée » au mieux. L'une des façades de la maison de Colmar a été décorée au pochoir comme celle de l'artiste sickertois.

« Son oeuvre fonctionne à la manière d'un environnement global. André Bindler est en quelque sorte un « créateur d'environnement ». Il est nécessaire de restaurer régulièrement ses oeuvres étant donné qu'elles sont exposées à l'extérieur. Une campagne de restauration est en cours » explique Elsa Roucou, scénographe et chargée de la muséographie de l'Écomusée.

Et de préciser : « Avec une équipe de bénévoles qui travaille tous les jeudis et avec lesquels les visiteurs ont des échanges intéressants, nous avons commencé par la réfection de certains des murs qui servent « d'écrin » et nous les avons peints en bleu, une couleur qu'affectionnait André Bindler ; ce qui met les oeuvres un peu plus en valeur. Puis un gros nettoyage à la brosse à dents et au savon noir a ravivé les couleurs de plusieurs pièces, dont la Tour Eiffel. Ensuite nous avons restauré « la galerie des églises », car ces maquettes sont faites de matériaux humbles et fragiles. Une restauration effectuée en respectant l'esprit de leur créateur. Nous allons continuer avec le jardin des animaux. »
M.H.

(*) www.marc-grodwohl.com

 

 
 

Wattwiller L'historial s'installe

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 05:56:23

  © Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wattwiller Hartmannswillerkopf 
L'historial s'installe
Après un peu plus de trois mois d'ouverture, le Hartmannswillerkopf affiche une fréquentation qui s'inscrit dans les prévisions du comité du monument national présidé par Jean Klinkert. Le site, notamment grâce à son historial franco-allemand, est en train de trouver un rythme de croisière. 
 

 
L'exposition temporaire sur "L'après 1918 sur le Rhin" connaît déjà une belle affluence.
Ouvert depuis le 30 mars, le Hartmannswillerkopf affichait dans les premiers jours du mois de juillet une fréquentation de 17 000 entrées : « Cela porte à 93 000 le nombre de visiteurs depuis l'ouverture de l'historial franco-allemand, explique Jean Klinkert, l'objectif des 100 000 visiteurs sera atteint à la fin du mois d'août. » Pour le président du comité du monument national, la satisfaction est de mise : « Les scolaires sont très nombreux à venir sur le site, ils représentent 34 % des visiteurs, autant que les individuels. Les autres publics sont les touristes, pour 21 % des visiteurs et enfin ceux qui utilisent les pass musées. » À cette première satisfaction s'ajoute celle de pouvoir produire des comptes équilibrés « avec un léger excédent de gestion pour l'exercice 2018 », précise Jean Klinkert.
Expositions : les thèmes à venir

Ce dernier attend beaucoup de l'exposition temporaire qui vient d'ouvrir sur les hauteurs de Wattwiller : « L'après 1918 sur le Rhin » se penche sur les conséquences du Traité de Versailles en Alsace, dans le Pays de Bade et dans le nord-ouest de la Suisse. Le comité du monument national du Hartmannswillerkopf est l'un des rares organismes à avoir tenu à mettre en lumière cet épisode de l'Histoire. Le Traité de Versailles a profondément modelé le paysage économique, politique et social de l'Europe avec des conséquences qui sont toujours d'actualité de nos jours. Cette exposition va servir de locomotive tout au long de la saison. C'est la première exposition mise sur pied par le comité du monument national, en partenariat avec le Dreïlandermuseum (Musée des Trois Pays) de Lörrach. Leur collaboration prend la forme d'une convention qui prévoit la création de trois autres expositions saisonnières entre 2020 et 2022. »

Les thèmes sont déjà connus. En 2020, l'exposition s'intitulera « Cinéma et réconciliation », elle aura pour toile de fond le film « Jules et Jim », tourné en Alsace par François Truffaut, notamment à deux pas du Hartmannswillerkopf, dans un chalet situé sur les pentes du Molkenrain. L'année 2021 sera dédiée au centenaire du classement du champ de bataille en tant que monument historique. « L'art et la Grande Guerre au fil du Rhin » constituant la thématique développée dans le cadre de l'exposition temporaire de la saison 2022.
Frédéric STENGER Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf, du lundi au samedi de 9 h 30 à 18 h, de 10 h à 18 h les dimanches et jours fériés.

Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf, du lundi au samedi de 9 h 30 à 18 h, de 10 h à 18 h les dimanches et jours fériés. 

 
 
 
 

Logelheim, Fréland, Wasserbourg et Beblenheim primés

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 05:57:17

© L'alsace, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Logelheim, Fréland, Wasserbourg et Beblenheim primés
 

 
Pour ses jardins éphémères autour des 100 ans du maillot jaune du Tour de France, Saint-Louis rafle un 1er prix pour sa créativité. Photo L'Alsace /Nadine MULLER
Les jurys composés d'élus, de techniciens du tourisme, des espaces verts et d'horticulteurs qui sont mobilisés par Alsace Destination Tourisme, en charge de l'organisation des tournées « Villes et Villages fleuris », ont visité les communes désireuses d'entrer dans la démarche de fleurissement durable et de valorisation paysagère.

Ils ont élaboré les palmarès départementaux des communes les plus avancées dans ce domaine et ont établi une sélection des communes jugées susceptibles d'obtenir la première fleur.

Deux prix spécifiques ont également été proposés aux communes alsaciennes. Le prix de l'aménagement paysager pour les communes souhaitant entrer dans la démarche de fleurissement et en ayant réalisé un particulier à un endroit spécifique, et le prix de la créativité réservé aux communes labellisées qui ont réalisé une création originale particulièrement mise en valeur et représentative du contexte historique, artistique et authentique de la commune, depuis l'obtention de leur dernier label.

Dans le Haut-Rhin, les tournées ont eu lieu les 2 et 3 juillet, sous la présidence de Pierre Bihl, vice-président du conseildépartemental, président du jury départemental, maire de Bergheim et en présence d'Alain Grappe, vice-président du conseil départemental, président du jury du secteur de Guebwiller/Plaine du Rhin et de Sabine Drexler, conseillère départementale, présidente du jury du secteur d'Altkirch.
Le palmarès 2019

? 2e catégorie : communes de 301 à 1 000 habitants

1er prix, Ballersdorf, proposée pour la 1re fleur ; 2e prix, Wasserbourg, proposée pour la 1re fleur en 2018 (visitée par le jury régional en 2019) ; 3e prix, Beblenheim, proposée pour la 1re fleur en 2018 (visitée par le jury régional en 2019). Communes supplémentaires proposées pour la 1re fleur en 2018 et visitées cette année par le jury régional : 4e, Appenwihr ; 5e, Geiswasser.

? 3e catégorie : communes de 1 001 à 2000 habitants

1er prix, Waldighoffen, proposée pour la 1re fleur en 2018 (visitée par le jury régional en 2019). Prix d'encouragement : Sentheim, proposée pour la 1re fleur.

? 4e catégorie : communes de 2001 à 5 000habitants

Prix d'encouragement : Morschwiller-le-Bas.
Prix de la créativité

? 2e catégorie : communes de 301 à 1 000 habitants

1er prix, Logelheim pour ses nichoirs dans les massifs.

? 3e catégorie : communes de 1 001 à 2 000 habitants

1er prix, Fréland pour son massif sur le thème du Tour de France et ses entrées du village et chicanes.

? 6e catégorie : communes de 15 001 à 30 000 habitants

1er prix, Saint-Louis pour ses jardins éphémères sur le thème des 100 ans du maillot jaune.
PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Le Sundgau doublement distingué

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 05:58:33

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Haut-Rhin  Villes et Villages fleuris 
Le Sundgau doublement distingué
Le palmarès départemental des Villes et Villages fleuris 2019 vient de tomber. Le Sundgau remporte deux 1ers prix. A noter que cette année, deux prix spécifiques ont également été proposés aux communes alsaciennes : celui de l'aménagement paysager, et celui de la créativité. 
 

 
Pour ses jardins éphémères autour des 100 ans du maillot jaune du Tour de France, Saint-Louis rafle un 1er prix pour sa créativité.
Les jurys composés d'élus, de techniciens du tourisme, des espaces verts et d'horticulteurs qui sont mobilisés par Alsace Destination Tourisme, en charge de l'organisation des tournées « Villes et Villages fleuris », ont visité les communes désireuses d'entrer dans la démarche de fleurissement durable et de valorisation paysagère. Ils ont élaboré les palmarès départementaux des communes les plus avancées dans ce domaine et ont établi une sélection des communes jugées susceptibles d'obtenir la première fleur.

Deux prix spécifiques ont également été proposés aux communes alsaciennes. Le prix de l'aménagement paysager pour les communes souhaitant entrer dans la démarche de fleurissement et en ayant réalisé un particulier à un endroit spécifique, et le prix de la créativité réservé aux communes labellisées qui ont réalisé une création originale particulièrement mise en valeur et représentative du contexte historique, artistique et authentique de la commune, depuis l'obtention de leur dernier label.

Dans le Haut-Rhin, les tournées ont eu lieu les 2 et 3 juillet, sous la présidence de Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental, président du jury départemental, maire de Bergheim et en présence d'Alain Grappe, vice-président du conseil départemental, président du jury du secteur de Guebwiller/Plaine du Rhin et de Sabine Drexler, conseillère départementale, présidente du jury du secteur d'Altkirch.
Le palmarès 2019

? 2e catégorie : communes de 301 à 1 000 habitants

1er prix, Ballersdorf, proposée pour la 1re fleur ; 2e prix, Wasserbourg, proposée pour la 1re fleur en 2018 (visitée par le jury régional en 2019) ; 3e prix, Beblenheim, proposée pour la 1re fleur en 2018 (visitée par le jury régional en 2019). Communes supplémentaires proposées pour la 1re fleur en 2018 et visitées cette année par le jury régional : 4e, Appenwihr ; 5e, Geiswasser.

? 3e catégorie : communes de 1 001 à 2000 habitants

1er prix, Waldighoffen, proposée pour la 1re fleur en 2018 (visitée par le jury régional en 2019). Prix d'encouragement : Sentheim, proposée pour la 1re fleur.

? 4e catégorie : communes de 2001 à 5 000 habitants

Prix d'encouragement : Morschwiller-le-Bas.
Prix de la créativité

? 2e catégorie : communes de 301 à 1 000 habitants

1er prix, Logelheim pour ses nichoirs dans les massifs.

? 3e catégorie : communes de 1 001 à 2 000 habitants

1er prix, Fréland pour son massif sur le thème du Tour de France et ses entrées du village et chicanes.

? 6e catégorie : communes de 15 001 à 30 000 habitants

1er prix, Saint-Louis pour ses jardins éphémères sur le thème des 100 ans du maillot jaune.
Voir notre diaporama sur www.dna.fr

Voir notre diaporama sur www.dna.fr 

 
 

La Fête du vin inaugurée

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 05:59:49

© L'alsace, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

La Fête du vin inaugurée
 

 
Au micro, Sébastien Amann, président du CLOSA, lors de son discours. La fête se poursuit ce dimanche. Photo L'Alsace /Hélène BLÉGER
La 53e Fête du vin a été inaugurée samedi soir en présence du maire et conseiller départemental Lucien Muller et de nombreux invités dont Margaux Jung, reine des vins d'Alsace, Sébastien Amann, président du Comité de liaison des sociétés et associations (CLOSA), Jérôme Buecher, président du syndicat viticole et diverses personnalités du monde politique.
Cortège sur le thème des contes de Grimm

Le programme allie un large choix de restauration accompagné des meilleurs crus. Soulignant le travail de bénévolat des responsables du CLOSA, Sébastien Amann a conclu : « Il faut essayer de pérenniser ces moments de joie et de rencontre, traditions de nos villages ». Quant à Lucien Muller, il a regretté le recul de l'engagement de la vie associative. « Les contraintes sont de plus en plus nombreuses pour nos associations dès lors que nous avons un rassemblement public. »

La fête se poursuit ce dimanche avec la messe dominicale animée par la chorale Sainte-Cécile de la paroisse à 11 h à l'église Saint-Rémi. De 11 h 30 à 23 h, les associations proposeront des animations musicales, de la restauration et des dégustations des crus locaux. À 15 h, le cortège folklorique et musical sur le thème des contes de Grimm, accompagné de groupes folkloriques et musicaux, s'ébranlera. Un feu d'artifice sera tiré vers 22 h 30.
Hélène BLÉGER

 

 
 

Thann « Partage et convivialité » chez Korian les Trois Sapins

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:09:40

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Thann Ehpad 
« Partage et convivialité » chez Korian les Trois Sapins
La résidence de Thann a organisé sa traditionnelle fête de fin d'année, proposant aux personnes âgées et à leurs familles une journée d'animations autour d'un repas partagé par tous. 
 

 
L'animatrice Valéry Curto explique le programme de la journée après le discours du directeur Olivier Jacquottet.
c'était la grande fête annuelle à la résidence Korian les Trois Sapins à Thann, il y a quelques jours. Malgré la canicule, la grande salle de restauration et le chapiteau extérieur de l'Ehpad étaient très ventilés et présentaient une atmosphère agréable et supportable pour toutes les 130 personnes présentes. Pascal Mourey du Territoire de Belfort a assuré l'ambiance musicale avec ces multiples instruments et des musiques adaptées à la circonstance.

Des parents et amis des résidents sont arrivés au fur et à mesure alors que les diverses animations se mettaient en place. Les visiteurs ont découvert une exposition de photos-portraits de presque tous les résidents (volontaires) et du personnel à tous les étages de la maison des aînés. C'est l'artiste-photographe Pierre Schmidt de Mollau, fils d'un résident, qui est l'auteur des divers portraits.

Tout le personnel de l'établissement était « sur le pont » pour satisfaire aux exigences d'une manifestation qui se voulait hors du commun. Valérie, l'animatrice, était très affairée pour veiller à la bonne organisation de l'événement.
Animations dansantes

À l'heure de partager l'apéro puis le repas, le directeur Olivier Jacquottet a pris la parole en présence des deux élus thannoises, Yvonne Strozik et Lucette Schentzel et du docteur François Lutringer, nouveau médecin coordonnateur de la maison. Il a aussi salué la présence du sénateur Jean-Marie Bockel dont la mère est résidente.

« Partage et convivialité » sont les maîtres mots de la journée a assuré le directeur de Korian les Trois Sapins. Tous les organisateurs de la journée, avec ses salariés et intervenants extérieurs, ont été remerciés par le directeur pour le bon déroulement de la fête. Le fleuriste Vetter-Haubensack a été salué pour le fleurissement annuel de l'établissement.

Plusieurs animations, d'ordre carnavalesque ou des animations dansantes, ont permis aux résidents et visiteurs de s'amuser dans des lieux climatisés.
Dominique PY

 

 
 

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Thann Ehpad 
« Partage et convivialité » chez Korian les Trois Sapins
La résidence de Thann a organisé sa traditionnelle fête de fin d'année, proposant aux personnes âgées et à leurs familles une journée d'animations autour d'un repas partagé par tous. 

 
 

 
L'animatrice Valéry Curto explique le programme de la journée après le discours du directeur Olivier Jacquottet.
c'était la grande fête annuelle à la résidence Korian les Trois Sapins à Thann, il y a quelques jours. Malgré la canicule, la grande salle de restauration et le chapiteau extérieur de l'Ehpad étaient très ventilés et présentaient une atmosphère agréable et supportable pour toutes les 130 personnes présentes. Pascal Mourey du Territoire de Belfort a assuré l'ambiance musicale avec ces multiples instruments et des musiques adaptées à la circonstance.

Des parents et amis des résidents sont arrivés au fur et à mesure alors que les diverses animations se mettaient en place. Les visiteurs ont découvert une exposition de photos-portraits de presque tous les résidents (volontaires) et du personnel à tous les étages de la maison des aînés. C'est l'artiste-photographe Pierre Schmidt de Mollau, fils d'un résident, qui est l'auteur des divers portraits.

Tout le personnel de l'établissement était « sur le pont » pour satisfaire aux exigences d'une manifestation qui se voulait hors du commun. Valérie, l'animatrice, était très affairée pour veiller à la bonne organisation de l'événement.
Animations dansantes

À l'heure de partager l'apéro puis le repas, le directeur Olivier Jacquottet a pris la parole en présence des deux élus thannoises, Yvonne Strozik et Lucette Schentzel et du docteur François Lutringer, nouveau médecin coordonnateur de la maison. Il a aussi salué la présence du sénateur Jean-Marie Bockel dont la mère est résidente.

« Partage et convivialité » sont les maîtres mots de la journée a assuré le directeur de Korian les Trois Sapins. Tous les organisateurs de la journée, avec ses salariés et intervenants extérieurs, ont été remerciés par le directeur pour le bon déroulement de la fête. Le fleuriste Vetter-Haubensack a été salué pour le fleurissement annuel de l'établissement.

Plusieurs animations, d'ordre carnavalesque ou des animations dansantes, ont permis aux résidents et visiteurs de s'amuser dans des lieux climatisés.
Dominique PY

 

 
 

Le Train découverte reprend du service

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:31:43

© L'alsace, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le Train découverte reprend du service
 

 
Le Train découverte passera sur le pont de la Doller avant le passage à niveau de Burnhaupt. DR
L'Office de tourisme de la vallée de la Doller et du Soultzbach propose une animation d'été qui comblera petits et grands, les 24 et 31 juillet puis le 7 août. Les voyageurs, munis de bonnes chaussures de marche et de vêtements de pluie si nécessaire, embarqueront à Cernay, dans le train à vapeur de l'association Train ThurDoller Alsace, jusqu'à Sentheim. Ils prendront ensuite un bus direction Sewen, où trois animations au choix les attendront : le Train des sens, le Train des lacs et le Train agrico.

Le Train des sens permet de se balader au Ballon d'Alsace avec un guide de la Maison de la géologie de Sentheim. À la pause de midi, une dégustation de produits locaux sera offerte pour compléter le repas tiré du sac des participants. Une animation pleine d'histoires et de découvertes. Tarifs : de 25 EUR à 35 EUR.

Le Train des lacs emmènera les voyageurs entre les lacs d'Alfeld et de Sewen, pour une randonnée pleine de surprises commentée par Philippe Beaud, accompagnateur en montagne. Un apéritif sera offert avant le repas tiré du sac des participants. Tarifs : de 35 EUR à 38 EUR.

Le Train agrico, enfin, ravira les personnes souhaitant découvrir la ferme et tous ses secrets.

Après une randonnée de 45 minutes environ, les voyageurs profiteront d'un repas marcaire à la ferme-auberge de l'Hinteralfeld et d'une visite sympathique de l'univers agricole et ses animaux. Tarifs : de 31 EUR à 43 EUR.
Découvrir les charmes de la vallée

À la fin de ces animations découvertes, chacun retrouvera le bus pour repartir jusqu'à la gare de Sentheim où le train sifflera le départ direction Cernay, l'arrivée étant prévue vers 17 h 30.

Le Train découverte constitue une animation enrichissante qui proposera aux voyageurs des expériences différentes mais ayant un seul but : le plaisir de découvrir ou redécouvrir les magnifiques paysages de la vallée de la Doller.
Jean-Marie RENOIR RÉSERVER À l'office de tourisme de Masevaux-Niederbruck, au 03.89.82.41.99.

 

 
 

Ce que la République doit aux juifs du Grand Est

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:07:54

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Alsace Un colloque les 23 et 24 octobre 2019 
Ce que la République doit aux juifs du Grand Est
Un colloque met en lumière ce mois d'octobre, à Strasbourg, les juifs d'Alsace et de Lorraine qui ont pris part à la réinvention du modèle républicain. 
 

 
« L'Eclat et l'écart, en chemin avec les juifs d'Alsace et de Lorraine » a lieu dans l'hémicycle de la Maison de la Région à Strasbourg les 23 et 24 octobre. Le comité d'organisation du colloque rassemble le sociologue et historien strasbourgeois Freddy Raphaël, professeur émérite de l'Université de Strasbourg, Émile Malet, fondateur et rédacteur en chef de la revue Passages, Pascal Mangin, président de la commission culture au Conseil régional Grand Est, et François Miclo, membre du cabinet de Jean Rottner.
L'objectif du colloque

Dans le contexte de la recrudescence des violences antisémites et racistes, ce colloque (et la collectivité) veut offrir une réponse, partant du principe que le savoir peut, a priori, constituer un antidote. Il s'agit de mettre en relief l'apport d'illustres personnalités, dont les origines sont alsaciennes et lorraines, à l'avènement de la modernité et de la République. Si toutes ces figures ont des racines régionales, ce n'est pas un hasard, appuient les organisateurs. Il y a sur ce territoire « un terreau inclusif pour la communauté juive », observe Émile Malet, qui n'hésite pas à le qualifier de « new-yorkais ». Ce colloque sera l'occasion de retrouver des figures qui ont marqué leur temps, issues du monde politique, des sciences humaines, des arts et lettres, Alfred Dreyfus, Émile Durkheim, Léon Blum, André Maurois, Marcel Marceau... Pour Freddy Raphaël, c'est aussi l'occasion de valoriser une « expérience d'intégration », peut-être reproductible.
Sélection

Parmi les intervenants, il y aura la sociologue et politologue Dominique Schnapper, ancienne directrice de l'École des hautes études en sciences sociales, ancienne membre du Conseil constitutionnel, présidente de la commission du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer sur la laïcité, auteure de nombreux ouvrages, dont La citoyenneté à l'épreuve. La démocratie et les juifs (NRF), en 2018. Fille de Raymond Aron, elle sera présente le 23 octobre pour évoquer ces intellectuels (Émile Durkheim, Marcel Mauss, Claude Lévi-Strauss, Marc Bloch et Raymond Aron) qui ont « traduit l'exigence de l'étude et de l'éthique sociale de la tradition juive en termes séculiers ». Avec elle, le sociologue Jean-Christophe Marcel.
L'exposition

Pour accompagner le colloque, une exposition patrimoniale, en cours de préparation par Mireille Bouvet, conservateur en chef de l'inventaire à la Région Grand Est, racontera dix siècles de judaïsme dans le Grand Est. L'exposition voyagera ensuite dans la région.
M. A.-S.

 

 
 

De nouvelles habitudes dans le Sud-Ouest

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:28:48

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Il y a 80 ans, l'évacuation Série d'été (3/8) 
De nouvelles habitudes dans le Sud-Ouest
Nous poursuivons notre série sur «l'évacuation », 80 ans après cet épisode marquant pour bon nombre de communes d'Alsace, en 1939. C'est sur les quais des gares du Sud-Ouest que les évacués ont appris qu'ils étaient arrivés à destination ! 
 

 
Du Rhin à l'Atlantique, de Huningue à Soustons, pour les Huninguois
La population d'une même localité était souvent répartie dans plusieurs communes d'accueil. Les maisons inoccupées, réquisitionnées, étaient remises en état, des logements aménagés, des chambres séparées. Les réfugiés étaient logés dans les établissements à usage collectif, hôtels, usines non utilisées, écoles, salles de réunion... Il n'était pas rare que plusieurs familles logent sous le même toit. D'autres évacués partageaient l'habitation avec les habitants du lieu. D'aucuns ont trouvé refuge dans des manoirs ou... des granges à l'abandon !
Du poêle rhénan et des casseroles à la cheminée et à la marmite...

Tous étaient réduits au strict minimum : tout le nécessaire au quotidien avait été abandonné dans la précipitation de l'évacuation ! Les villages d'accueil ont mis en place une cuisine commune. Des ustensiles de toutes sortes étaient distribués par la suite à ceux « arrivés les mains vides » (Paul Riss/Hésingue). C'est ainsi que les évacués créent des coopératives commercialisant des denrées alimentaires à bas prix, comme l'abbé Meyer, curé de Hésingue.

Les Alsaciens, habitués au traditionnel poêle rhénan, découvrent la cheminée et une marmite pour toute casserole. En milieu rural, on regrette l'absence de l'eau courante, de l'électricité, de véritables lieux d'aisance comme en Alsace. Les habitudes alimentaires se modifiaient, elles aussi, : le vin rouge, les châtaignes, la soupe au pain...
Aux frais de l'État

L'évacuation des zones frontières était une mesure de police militaire à caractère obligatoire, le repliement ou l'éloignement des populations une mesure de sauvegarde. C'est pourquoi les familles ne disposant pas de ressources suffisantes à leur existence recevaient, aux frais de l'État, le logement, les soins et la subsistance. Elles ont dû, selon leurs moyens, se mettre au service de la Nation.

L'État allouait une allocation journalière de dix francs par personne âgée de plus de 13 ans et six par enfant. Une aide qui a fait des jaloux parmi les habitants du Sud-Ouest. Les allocations ont vite été supprimées, lorsqu'un évacué a trouvé du travail, comme ouvrier à la ville, comme journalier à la campagne. « Dans les exploitations agricoles, même les jeunes filles et garçons remplaçaient les mobilisés landais qui souvent étaient... chez nous en Alsace au front », a souligné Joseph Muller, l'ancien maire d'Uffheim. Ils soignaient le bétail, rentraient le maïs qui avait mûri...
Un nouveau quotidien

Les Alsaciens ont pris leurs marques peu à peu. « Les jours de marché, on roule ensemble sur char à banc ou a vélo dans les centres de Hagetmau, Samadet ou dans les Basses Pyrénées. Les enfants fréquentaient les écoles. Le dimanche, tout le monde allait à la messe », s'est rappelé Joseph Muller. Une communauté s'est créée. Nombreux ont été les réfugiés qui ont profité de l'occasion pour se rendre en pèlerinage à Lourdes.

Si l'hiver 1939/1940 a été très rude en Alsace, il s'est montré très doux dans le Sud-Ouest, quoiqu'humide. Une chute de neige - quelque 20 centimètres, du jamais vu dans les Landes - a cependant permis aux jeunes réfugiés de luger pendant quelques jours. Pour les fêtes de fin d'année, les familles landaises, comme les familles alsaciennes, ont eu la joie de revoir les parents permissionnaires.
Paul-Bernard MUNCH

 

 
 

L'homme sur la Lune : un « grand frisson » en Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:22:46

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Histoire 
L'homme sur la Lune : un « grand frisson » en Alsace
L'été 1969 est torride, caniculaire certains jours de juillet en Alsace. La région, comme le monde entier, semble retenir son souffle : l'homme marchera-t-il sur la Lune ? 
 

 
Tout le monde n'a pas encore un poste de télévision à la maison, en 1969. La foule se presse sous le porche des DNA pour regarder, en direct, le premier pas de Neil Armstrong.
En 1969, les pages du journal égrènent leur lot d'accidents de la route. Qu'ils sont dangereux, les carrefours, qu'elles sont piégeuses les routes droites, en cette fin des années 60 : on ne compte plus les images de Renault 16 ratatinées, de camions Berliet en proie aux flammes. L'été 1969, c'est aussi le sacre d'Eddy Merckx, la nation belge en liesse devant ce nouveau héros national, vainqueur du Tour de France. Enfin, la France en ce début d'été est atterrée par la terrible catastrophe de Juigné-sur-Loire : 19 enfants se noient dans un tourbillon de la Loire...

À Strasbourg, 20 000 personnes bravent le soleil (il fait 30 °C) pour suivre les évolutions des pilotes au meeting aérien d'Entzheim. Oui, l'Alsace, comme le reste du monde, a la tête dans les étoiles, depuis des semaines. Le 12 juillet 1969, les DNA titrent sur le « compte à rebours » et montrent les trois astronautes, Armstrong, Aldrin et Collins, « parfaitement concentrés » et en pleine forme : l'examen médical poussé auquel ils ont été soumis les a déclarés « bons pour la Lune ». Les magasins Palais Télévision Confort Ménager Chauffage, à Strasbourg et Schiltigheim, font une publicité d'enfer pour leurs téléviseurs dernier cri : « Partez sur la Lune avec Apollo 11 en direct par la télévision ».
« Une des plus difficiles aventures qu'ait jamais affrontées l'esprit humain »

Le 13 juillet, les DNA préviennent : la Floride va être submergée par les embouteillages, des centaines de milliers de personnes se rendront près du pas de tir de Cap Kennedy. « Vous qui vous intéressez au prochain exploit d'Apollo 11, ne manquez pas de lire demain les Dernières Nouvelles du Lundi et l'article de Lucien Barnier », conseille le journal. Lucien Barnier, précurseur du journalisme scientifique, fera vivre dans ces pages (mais aussi dans celles du Progrès de Lyon, de La Dépêche du Midi, de la Voix du Nord etc.), la formidable épopée lunaire. Le 16 juillet, il éditorialise : « L'aventure qui commence est l'une des plus difficiles qu'ait jamais affrontées l'esprit humain », cependant que le programme télé annonce dans le détail le déroulement de cette « date historique dans l'histoire de la télévision », « la retransmission en direct de la conquête de la Lune ». Ce sera « trente heures de programme ininterrompu », à regarder sur les deux chaînes de l'ORTF et sur la TV allemande.
« Nous aurons gagné un continent de 37 millions de kilomètres carrés »

Jeudi 17 juillet, un grand titre barre la « une » des DNA : « L'homme est parti pour la Lune ! », au-dessus d'un commentaire lyrique (« Dans un jaillissement de flammes, de fumée et de feu et dans un vacarme de fin du monde, la gigantesque fusée Saturn-5 s'élève majestueusement dans le ciel »). « Plus que trois nuits et nous aurons gagné un continent de 37 millions de kilomètres carrés », s'enthousiasme Lucien Barnier.

Au 17 rue de la Nuée-Bleue, à Strasbourg, siège de notre journal, un écran de télévision a été installé sous le porche. Le 16 juillet, à 14 h 32, toute la ville semble s'être donné rendez-vous ici pour assister au décollage, en direct. D'autres attroupements ont lieu devant les vitrines des magasins où des téléviseurs diffusent le moment historique.
Une demi-seconde pour tenter de sauver leur vie

Vendredi 18 juillet, les DNA titrent : « Le voyage fantastique se poursuit avec une précision inouïe : Apollo 11 vole droit vers son but ». On retrouve la photo des trois astronautes, qui « portent les espoirs de l'humanité ». Les enfants de Collins et Aldrin témoignent : « Papa est parti là-haut pour décrocher la Lune ». Un scientifique se prend à rêver : « Ce serait un événement sensationnel de trouver des bactéries sur la Lune ».

Samedi 19 juillet, en une du journal, apparaissent les visages quelque peu fantomatiques d'Armstrong et Collins, prises « à des centaines de milliers de kilomètres de la Terre ». Grosse émotion de Pat Collins : « Mon Dieu, c'est vraiment fantastique ! » Ce même jour, se pose la question de ce que fait Luna 15, l'engin soviétique qui se rend aussi vers la Lune (il s'écrasera le 21 juillet). L'artisan du programme Apollo, Werner Von Braun, explique que si l'alunissage était défectueux, les astronautes n'auront qu'une demi-seconde « pour tenter de sauver leur vie ». Les « pique-niques lunaires », que dégusteront les marcheurs lunaires, sont décrits par le menu : « De vrais repas de gala ».
Une émotion égale ou supérieure au lancement du premier satellite

Dimanche 20 juillet, « Les cosmonautes prêts à débarquer sur la Lune », titrent les DNA. Le monde semble retenir son souffle. « Tout est en place... ». On découvre la caméra d'Armstrong, grâce à laquelle il immortalisera l'instant. On découvre Aldrin dans l'étroit boyau qui le mènera de la capsule Apollo au module lunaire. Jacques Faizant dessine un Pierrot sur sa planète qui voit arriver hommes et robots : « En juillet, on ne sait plus où aller pour avoir la paix ! » En Alsace, la mission Apollo est suivie avec enthousiasme. « L'homme sur la Lune, d'après notre sondage, soulève chez 74 % des personnes interrogées, une émotion égale ou supérieure au lancement du premier satellite », apprend-on.

Lundi 21 juillet 1969, « une » historique des DNA : « Apollo 11 : ils sont bien arrivés. Ce matin, Armstrong a marché sur la Lune », avec un portrait géant de l'astronaute. Une première image du sol lunaire : « des cratères, des fissures ». « Le monde entier a vécu la journée historique », précise le journal. En dernière page, une photo couleur alliant fusée et bannière étoilée « symbolise la puissance de la première nation du monde ».

La « une » des DNA du 21 juillet 1969. Photo ARCHIVES DNA

Enfin, mardi 22 juillet, les DNA annoncent que l'opération Lune est « réussie » : les astronautes font cap sur la Terre. Les photos sont floues mais elles font leur petit effet. Le pape Paul VI suit l'événement à la télé. Nixon téléphone aux astronautes depuis la Terre.

Lors de la retransmission télévisée de l'événement, se sont mêlés « le prodigieux et le médiocre », explique le journaliste des DNA. Le prodigieux ? Le ballet sélénien des deux hommes, Aldrin qui « gambadait comme un cabri », « les hésitations d'Armstrong, suspendu à son échelle ». Le médiocre ? Ces images soporifiques du centre de contrôle de Houston, les « silences embarrassants » des commentateurs « ne sachant quelle contenance prendre ».

Pourtant ils étaient nombreux, sous le porche des DNA, et « malgré l'heure matinale de la retransmission », à suivre les premiers pas de l'homme sur la Lune. « Les visages étaient tirés, les yeux bouffis et le rythme du travail s'en ressentit chez certains au cours de la journée ». Ce fut un véritable ballet devant notre journal : des voitures qui s'arrêtent, des jeunes de retour du bal qui se mêlent aux rotativistes qui terminent leur service. On n'a rien voulu rater de l'instant historique. Et pendant ces longues phases d'attente, les téléspectateurs ont improvisé. Certains ont créé un « jeu de l'oie lunaire », une sorte de chemin plein d'embûches dont le point final est la mer de la Tranquillité. Et lorsqu'Armstrong a consenti à poser le pied sur le sol lunaire, c'est « un grand frisson » qui a parcouru la foule. Cinquante ans après, ceux qui l'ont vécu ne l'ont pas oublié.
D.T. (avec les archives DNA)

 

 
 

Boris Johnson et la famille Pfeffel, des racines en Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 21 juillet 2019 à 06:02:32

© Dna, Dimanche le 21 Juillet 2019 
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Généalogie 
Boris Johnson et la famille Pfeffel, des racines en Alsace
Chantre de la sortie de la Grande Bretagne de l'UE, l'ancien maire de Londres Boris Johnson se révèle un lointain descendant des Pfeffel, bien connus en Alsace, surtout du côté de Colmar. Une famille à l'entrecroisement de carrières politiques et de vocations artistiques 
 

 
Boris Johnson, qui pourrait prendre la tête des Tories et devenir Premier ministre britannique, a des racines rhénanes.
En cette période estivale, alors que de nombreux vacanciers ont les pieds dans l'eau et l'esprit ouvert aux rêveries en tout genre, nous avons tendance à évacuer les problèmes du quotidien, à reporter tous nos petits ennuis vers l'automne. Et c'est en automne de cette année, le 31 octobre, que devrait se produire un petit séisme européen : la sortie, plusieurs fois repoussée, de l'Angleterre de l'Europe. Le chantre de cette sortie, celui qui en est l'actuelle incarnation, se nomme Boris Johnson. Facilement reconnaissable grâce à sa chevelure soigneusement désordonnée, cet ancien maire de Londres ne passe pas inaperçu : on l'adule ou on le déteste, mais une chose est sûre, il ne laisse pas indifférent.

Notre rubrique du jour n'a pas vocation à prendre parti, à choisir tel ou tel camp, telle ou telle attitude ; nous nous efforcerons de pister quelques aspects de la généalogie de ce personnage, et il y a de quoi faire, tant cette généalogie recèle de facettes intéressantes.

De son vrai nom Alexandre Boris de Pfeffel Johnson, le futur journaliste, homme politique et maire de Londres est né le 19 juin 1964 à New York. Ses parents étant britanniques, Boris Johnson a les deux passeports, américain et anglais. Par la suite, il renonce à la citoyenneté américaine.

Sa vie est émaillée de nombreuses relations avec différentes compagnes. Plusieurs mariages, généralement de courte durée, plusieurs enfants et, récemment encore, une dispute avec sa compagne actuelle qui a nécessité l'intervention de la police locale, font régulièrement parler de lui dans les tabloïds anglais, mais aussi dans la presse internationale.
Les parents, grands-parents et au-delà

Le père de Boris Johnson, Stanley, effectue des études d'économie à l'université Columbia de New York et devient, par la suite, expert en prévention de la pollution à la Banque mondiale. Sa maman, Charlotte Johnson Wahl, est une peintre professionnelle avec une belle réputation. Ainsi, cette première génération est déjà particulière et ne ressemble pas aux généalogies traditionnellement étudiées. Mais à la génération précédente, nous trouvons un réfugié turc du nom d'Osman Ali, qui changera son nom en Wilfred Johnson. Il était le fils d'Ali Kemal, ministre de l'Intérieur turc, qui fut lynché au moment de la prise de pouvoir par Mustafa Kemal (Atatürk). Osman Ali épouse Irène Williams, dont la maman n'est autre que Marie-Louise Pfeffel. Nous entrons de plain-pied dans cette grande famille des Pfeffel, bien connue en Alsace, surtout du côté de Colmar.
Les Pfeffel et l'Alsace

Intéressons-nous à cette famille Pfeffel, en partant de Jean Conrad Pfeffel, jurisconsulte et diplomate, né en pays de Bade à Mündingen en 1682, et décédé à Colmar en 1738. Ce fils de pasteur épouse une Colmarienne, Anne Herr. Il est un fin diplomate et, sur recommandation, entre autres, du préteur royal Klinglin, il est nommé au service des affaires étrangères dirigé par le cardinal Dubois, spécialiste de la diplomatie secrète, et obtient la nationalité française en 1725. De l'union avec Anne Herr, le couple a deux fils.
Gottlieb Conrad Pfeffel

Le premier, Gottlieb (Théophile) Conrad Pfeffel, est connu sous le nom amical et sympathique de « poète aveugle ». Dans une France globalement tournée vers le catholicisme, il fonde à Colmar en 1773 une académie militaire pour jeunes gens protestants, académie qui ferme ses portes en 1793. Il est, par ailleurs, président du Consistoire de Colmar, membre du Directoire de l'Église de la confession d'Augsburg, charge qu'il cumule avec de nombreuses autres. Écrivain, poète, érudit, Théophile Conrad Pfeffel est à l'origine d'un très grand nombre de publications en allemand, en leur temps déjà traduites en français et en russe !
Christian Frédéric Pfeffel

Son frère, Christian Frédéric, est également diplomate et historien, sous le nom de Pfeffel von Kriegelstein, en Saxe puis à Versailles. Secrétaire d'ambassade du roi de Pologne électeur de Saxe à ses débuts, il passe en 1763 au service de la maison palatine de Deux-Ponts. Auteur de nombreux ouvrages, il épouse successivement Marie Catherine Stoertz, puis Anne Catherine Gernler avec laquelle il aura plusieurs enfants, dont, Chrétien Hubert. Anne Catherine Gernler, fille et épouse de pasteur, ne nous est pas inconnue : native de Strasbourg, décédée à Bâle, son corps momifié a été exhumé de la nef de la Barfüserkirche de Bâle il y a quelques années. Le Musée d'histoire naturelle de Bâle termine actuellement une étude très complète au sujet de la vie de cette aïeule de Boris Johnson.
Chrétien Hubert Pfeffel

Ce dernier, né à Strasbourg en 1765, décède à Paris en 1834. Il travaille au service du roi de Bavière Maximilien Ier, puis est ministre plénipotentiaire de Bavière à Londres puis à Paris. C'est en 1808 qu'il obtient le droit de s'appeler « von Pfeffel ». Il épouse Caroline von Tettenborn, dont la fille Ernestine est la seconde épouse du poète russe Fédor Tioutchev. Chrétien Hubert Pfeffel est parmi les ancêtres directs de Boris Johnson.

Comme on peut le voir dans ce bref résumé généalogique, à chaque génération, dans chacune des branches, la vie des Pfeffel croise un grand nombre de personnalités, aussi bien politiques qu'artistiques : c'est peut-être là, l'originalité de cette famille, dans cet entrecroisement de carrières politiques et de vocations artistiques. On notera que le nom Pfeffel, ou Pfaeffel, dériverait du nom Pfaff, qui signifie Pfarrer (prêtre).

Freud disait déjà, en son temps, qu'un garçon devait « tuer » son père. Pour Boris Johnson, pourfendeur de l'Europe et Brexiter convaincu, peut-être que la carrière de son papa, député européen de 1979 à 1984, n'y est pas pour rien ! Avis aux psychogénéalogistes qui voudraient s'emparer de ce sujet !
Bertrand RIETSCh L'étude de la généalogie de Boris Johnson a été publiée dans le Bulletin n° 182 de juin 2013. Cercle généalogique d'Alsace, 41 rue Schweighaeuser, 67 000 Strasbourg - Tél. : 0 367 070 370 - www.alsace-genealogie.com

L'étude de la généalogie de Boris Johnson a été publiée dans le Bulletin n° 182 de juin 2013.