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L'ICA et le MPA fustigent la volonté de construire une identité grandestienne

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:43:22

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Grand Est  Polémique
L'ICA et le MPA fustigent la volonté de construire une identité grandestienne
L'Initiative citoyenne alsacienne et le Mouvement pour l'Alsace dénoncent le récent appel d'offres lancé par la région Grand Est, pour 580 000 euros hors taxes, destiné à « construire le fait régional et écrire un récit commun faisant sens auprès des habitants et des partenaires de la collectivité ».
 

 
Pierre Klein prend un malin plaisir à rappeler ce passage de la pétition pour l'Alsace, initiée en juillet 2014 par Jean Rottner (photo) : « Une région allant de la région parisienne au Rhin, c'est inconséquent, incohérent et inefficace. »
Le conseil régional du Grand Est a récemment lancé un appel d'offres, pour 580 000 EUR hors taxes, dans le but de faire réaliser « une stratégie de communication externe globale, permettant de construire le fait régional et d'écrire un récit commun faisant sens auprès des habitants et des partenaires de la collectivité ». Sans surprise, la démarche a aussitôt fait bondir du côté de l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA) et du Mouvement pour l'Alsace (MPA).

« Déplorant que la nouvelle région ne dispose pas d'une identité collective, et pour cause [...], le Grand Est et son président [Jean Rottner, NDLR] veulent se lancer dans une opération de construction identitaire, évidemment avec les deniers des citoyens que nous sommes », s'élève ainsi le président de l'ICA, Pierre Klein, dans un communiqué de presse diffusé mardi dernier. Dans la foulée, l'intéressé prend un malin plaisir à citer un extrait de la « pétition pour l'Alsace » initiée par Jean Rottner à l'été 2014 - « Une région allant de la région parisienne au Rhin, c'est inconséquent, incohérent et inefficace » -, puis il enfonce le clou : « Ce qui manque le plus à l'Alsace, ce n'est pas une identité grandestienne, c'est un système symbolique produit, partagé et internalisé par la société alsacienne, un sentiment régional fort. »
Une « fuite en avant immorale et dispendieuse »

André Reichardt, sénateur (LR) du Bas-Rhin et président du MPA, n'est pas plus tendre, dans son communiqué publié mercredi : « Trois ans et demi après la mise en route de la région [Grand Est], ses dirigeants comprennent enfin qu'elle ne fait pas sens ? La grande majorité des citoyens sait cela de longue date [...] et rejette cette structure artificielle. Par une campagne payée avec leurs impôts, on va chercher à les convaincre qu'ils sont ce qu'ils ne veulent pas être ! Admirable démocratie ! [...] La population n'attend pas des gadgets médiatiques et des éléments de langage inventés par des experts. Elle attend des informations objectives sur de nombreux sujets. Quelles sont les réalisations du Grand Est que les anciennes régions n'auraient pas pu faire et quel est le bénéfice d'une réforme régionale que Jean Rottner avait si vivement combattue à son origine ? »

Conclusion sans appel d'André Reichardt : « Face au rejet populaire, la région fait le forcing en engageant de nouvelles dépenses pour créer un "récit commun''. Cette fuite en avant, immorale et dispendieuse, doit être stoppée. Nous admettons qu'il existe une chose commune entre les trois régions historiques : avoir été victimes d'une réforme absurde en 2015. La seule conclusion acceptable de ce récit est la dé-fusion. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

L'ICA et le MPA fustigent la volonté de construire une identité grandestienne

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:00:08

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L'ICA et le MPA fustigent la volonté de construire une identité grandestienne
 

 
Pierre Klein prend un malin plaisir à rappeler ce passage de la pétition pour l'Alsace, initiée en juillet 2014 par Jean Rottner (photo) : « Une région allant de la région parisienne au Rhin, c'est inconséquent, incohérent et inefficace. » Archives DNA /Franck KOBI
Le conseil régional du Grand Est a récemment lancé un appel d'offres, pour 580 000 EUR hors taxes, dans le but de faire réaliser « une stratégie de communication externe globale, permettant de construire le fait régional et d'écrire un récit commun faisant sens auprès des habitants et des partenaires de la collectivité ». Sans surprise, la démarche a aussitôt fait bondir du côté de l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA) et du Mouvement pour l'Alsace (MPA).

« Déplorant que la nouvelle région ne dispose pas d'une identité collective, et pour cause [...], le Grand Est et son président [Jean Rottner, NDLR] veulent se lancer dans une opération de construction identitaire, évidemment avec les deniers des citoyens que nous sommes », s'élève ainsi le président de l'ICA, Pierre Klein, dans un communiqué de presse diffusé mardi dernier. Dans la foulée, l'intéressé prend un malin plaisir à citer un extrait de la « pétition pour l'Alsace » initiée par Jean Rottner à l'été 2014 - « Une région allant de la région parisienne au Rhin, c'est inconséquent, incohérent et inefficace » -, puis il enfonce le clou : « Ce qui manque le plus à l'Alsace, ce n'est pas une identité grandestienne, c'est un système symbolique produit, partagé et internalisé par la société alsacienne, un sentiment régional fort. »
Une « fuite en avant immorale et dispendieuse »

André Reichardt, sénateur (LR) du Bas-Rhin et président du MPA, n'est pas plus tendre, dans son communiqué publié mercredi : « Trois ans et demi après la mise en route de la région [Grand Est], ses dirigeants comprennent enfin qu'elle ne fait pas sens ? La grande majorité des citoyens sait cela de longue date [...] et rejette cette structure artificielle. Par une campagne payée avec leurs impôts, on va chercher à les convaincre qu'ils sont ce qu'ils ne veulent pas être ! Admirable démocratie ! [...] La population n'attend pas des gadgets médiatiques et des éléments de langage inventés par des experts. Elle attend des informations objectives sur de nombreux sujets. Quelles sont les réalisations du Grand Est que les anciennes régions n'auraient pas pu faire et quel est le bénéfice d'une réforme régionale que Jean Rottner avait si vivement combattue à son origine ? »

Conclusion sans appel d'André Reichardt : « Face au rejet populaire, la région fait le forcing en engageant de nouvelles dépenses pour créer un "récit commun''. Cette fuite en avant, immorale et dispendieuse, doit être stoppée. Nous admettons qu'il existe une chose commune entre les trois régions historiques : avoir été victimes d'une réforme absurde en 2015. La seule conclusion acceptable de ce récit est la dé-fusion. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Ecotaxe: plaidoyer pour une extension au sillon lorrain

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:40:00

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grand est  Transports
Ecotaxe: plaidoyer pour une extension au sillon lorrain
 

 
Quatre élus socialistes du Grand Est ont conjointement adressé ce jeudi une lettre ouverte à la toute nouvelle ministre de la Transition Écologique et Solidaire, Élisabeth Borne, ainsi qu'au président (LR) du conseil régional du Grand Est, Jean Rottner. Les cosignataires de ce texte (Pernelle Richardot, présidente du groupe socialiste, républicain et citoyen au conseil régional ; Olivier Jacquin, sénateur de Meurthe-et-Moselle ; Valérie Beausert-Leick, 1ère vice-présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle ; Dominique Potier député de Meurthe-et-Moselle) en ont après une disposition prévue dans le projet de loi relatif aux compétences de la future Collectivité Européenne d'Alsace (CEA).
« Report massif du trafic routier »

Pour mémoire, ce texte, qui doit définitivement être adopté par le parlement en cours de semaine prochaine (cf. nos éditions du 12 juillet), autorise - entre autres - la mise en place d'une écotaxe sur le territoire alsacien. Sur celui-ci uniquement, et non pas sur l'ensemble du territoire de la Région Grand Est... Pour les quatre élus socialistes, c'est bien là que le bât blesse : « Nous regrettons la suppression par le gouvernement de l'article [...] qui étendait [l'écotaxe] aux départements du sillon lorrain : Moselle, Meurthe-et-Moselle et Vosges [...]. Cantonner la redevance poids lourds au seul territoire alsacien aura pour conséquence directe un report massif du trafic routier, notamment de marchandise, vers [...] l'A31 qui est déjà saturée ; et donc une augmentation significative de la pollution sur ce territoire. » Et les signataires de conclure : « Si nous avons toujours soutenu la fusion des deux départements alsaciens, notre position a également été constante pour que cette nouvelle collectivité ne puisse évoluer qu'au sein de la Région Grand Est. » Rien n'assure pour autant que le gouvernement leur donnera satisfaction, en décidant d'étendre par voie d'ordonnance le périmètre d'application de la future écotaxe.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Pour l'extension de la future écotaxe au sillon lorrain

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:00:48

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Pour l'extension de la future écotaxe au sillon lorrain
 

 
Quatre élus socialistes du Grand Est ont conjointement adressé, ce jeudi, une lettre ouverte à la toute nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, ainsi qu'au président (LR) du conseil régional du Grand Est, Jean Rottner. Les cosignataires de ce texte - Pernelle Richardot, présidente du groupe socialiste, républicain et citoyen au conseil régional, Olivier Jacquin, sénateur de Meurthe-et-Moselle, Valérie Beausert-Leick, 1re vice-présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Dominique Potier député de Meurthe-et-Moselle - en ont après une disposition prévue dans le projet de loi relatif aux compétences de la future Collectivité Européenne d'Alsace (CEA).
« Un report massif du trafic routier »

Pour mémoire, ce texte, qui doit définitivement être adopté par le parlement en cours de semaine prochaine (L'Alsace du 12 juillet), autorise - entre autres - la mise en place d'une écotaxe sur le territoire alsacien. Sur celui-ci uniquement, et non pas sur l'ensemble du territoire de la région Grand Est... Pour les quatre élus socialistes, c'est bien là que le bât blesse : « Nous regrettons la suppression par le gouvernement de l'article [...] qui étendait [l'écotaxe] aux départements du sillon lorrain : Moselle, Meurthe-et-Moselle et Vosges. [...] Cantonner la redevance poids lourds au seul territoire alsacien aura pour conséquence directe un report massif du trafic routier, notamment de marchandise, vers [...] l'autoroute A31 qui est déjà saturée - et donc une augmentation significative de la pollution sur ce territoire. »

Et les signataires de conclure : « Si nous avons toujours soutenu la fusion des deux départements alsaciens, notre position a également été constante pour que cette nouvelle collectivité ne puisse évoluer qu'au sein de la région Grand Est. » Rien n'assure pour autant que le gouvernement leur donnera satisfaction, en décidant d'étendre par voie d'ordonnance le périmètre d'application de la future écotaxe.
E. D.

 

 
 

Deux Malgré-Elles sur les Champs-Élysées

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:58:14

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Deux Malgré-Elles sur les Champs-Élysées
 

 
La Strasbourgeoise Marie-Hélène Bamberger (à droite), 96 ans, avec la Luxembourgeoise Marie Ginter, 95 ans, à Paris. DR
Invitées par la présidence de la République grâce à l'action de l'association haut-rhinoise Avanti... ! et au soutien de la présidente du département du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, deux Malgré-Elles ont assisté depuis une tribune officielle au défilé militaire du 14-Juillet sur les Champs-Élysées, à Paris. Marie-Hélène Bamberger, née Kritter, 96 ans, de Strasbourg, et Marie Ginter, née Bonichaux, 95 ans, du Luxembourg, accompagnées par une délégation de cinq personnes, sont revenues ravies.

« Le chauffeur, extrêmement affable, était bien à l'heure. Le temps était idéal : ni canicule, ni pluie et, grâce à tout le travail en amont avec la DPMA [Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives] des Armées. Notre petite délégation a passé sans heurt tous les nombreux barrages de sécurité pour être installée à 8 h 30 précises, aux premières loges et sur des sièges confortables, dans notre tribune », raconte Fabienne Shand, elle-même fille de Malgré-Elle domiciliée à Riedisheim, à l'origine d'Avanti... !. L'association, actuellement présidée par Xavier Devriese (qui était du voyage), avait déjà été à l'origine d'une célébration oecuménique en hommage aux Malgré-Elles à la cathédrale de Strasbourg, le 14 mai 2017.

 

 
 

Cette blessure qui ne cicatrisera jamais

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:02:07

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Cette blessure qui ne cicatrisera jamais
 

 
 
Parmi les personnalités civiles et militaires présentes, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet et le maire de Colmar Gilbert Meyer, accompagné d'une forte délégation municipale. La conseillère régionale Claudine Ganter et la conseillère départementale Martine Dietrich étaient également présentes. La cérémonie était rehaussée par une vingtaine de porte-drapeaux et un piquet d'honneur du 152e régiment d'infanterie de Colmar.

C'est devant un public venu en nombre, dont plusieurs membres de la communauté israélite de Colmar, que le président du consistoire israélite du Haut-Rhin Élie Cohen, a rappelé : « Le 4 octobre 1940, Vichy publie une loi autorisant l'internement des ressortissants de race juive dans des camps spéciaux ; la police française et la gendarmerie exécutent les ordres d'arrestation des Juifs, enfants et adultes, dont 40 000 seront internés en février 1941, puis ce sera Drancy et les camps de la mort.

Sur les 80 000 victimes de la Shoah en France, 55 000 étaient des Juifs étrangers, 25 000 de nationalité française ; 76 000 dont environ 11 400 enfants, 2 000 de moins de 6 ans, ont été déportés, 69 000 à Auschwitz ; seuls 2 500 ont survécu, 3 000 sont morts dans les camps d'internement français ; c'est l'effroyable bilan humain de cette période sombre de notre Histoire que nous ne devons jamais oublier.
« Le terreau est làpour que la flambéede l'antisémitismese poursuive »

C'est pourquoi les témoignages des rescapés de ces camps de la mort sont essentiels dans notre pays, 74 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les actes antisémites sont en hausse de 74 %, la société française est en crise, le terreau est là pour que la flambée de l'antisémitisme se poursuive ; à cela s'ajoute la profanation d'églises et le saccage de l'Arc de triomphe ».

Il a poursuivi par un hommage aux justes parmi les nations, à des hommes et des femmes de toutes origines et confessions qui ont entretenu une flamme d'humanité et de dignité humaine en accueillant des Juifs dont beaucoup d'enfants.

La lecture du psaume 130 en français et en hébreu par Amar Mardochée, rabbin de Mulhouse, a précédé la prière des morts (Kaddisch) par René Banner, président honoraire du consistoire israélite du département. Le préfet a procédé à la lecture du message de la secrétaire d'État chargée des anciens combattants et de la mémoire, ce texte a rappelé que la rafle des 16 et 17 juillet 1942, sous l'autorité du gouvernement de Vichy, auxiliaire zélé de l'occupant, est une blessure qui ne cicatrisera jamais.

Le dépôt d'une gerbe a été suivi de la sonnerie aux morts, d'une minute de silence et de l'hymne national. Le salut aux emblèmes par les autorités a mis un terme à cette émouvante cérémonie de transmission de l'Histoire aux jeunes générations.
J.-R. H.

 

 
 

Retraites : qui gagne, qui perd

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:23:03

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Retraites : qui gagne, qui perd
 

 
Un âge de départ à la retraite à taux plein fixé à 64 ans, une caisse unique qui met fin aux 42 régimes spéciaux, le remplacement des trimestres par des points : Jean-Paul Delevoye a, comme prévu, remis ce jeudi à Édouard Philippe ses préconisations pour le futur « système universel de retraite ». Le Premier ministre veut prendre le temps de la réflexion (et de la consultation) et ne devrait pas réagir avant une semaine. Malgré dix-huit mois de concertation, le big bang annoncé pour 2025 ne contentera pas tout le monde.
Plus favorable aux précaires et aux femmes

Le système actuel remontait à une époque de salariat généralisé et de plein-emploi. Le changement de modèle bénéficiera en premier lieu aux travailleurs qui ont connu des carrières heurtées : ils n'auront plus à attendre 67 ans pour éviter la décote. L'intérim et le temps partiel seront plus facilement convertibles en points qu'ils ne le sont en trimestres. Le changement de mode de calcul (sur toute la vie active plutôt que sur les 25 meilleures années dans le privé) affectera marginalement les précaires. Les salariés payés autour du smic devraient, quant à eux, profiter de la revalorisation du minimum de retraite (de 81 % à 85 % du smic net). Pas de grande révolution à attendre en revanche pour les futurs retraités de la partie basse des « classes moyennes », ceux qui avaient pris d'assaut les ronds-points il y a huit mois. Sauf pour ceux qui auront commencé leur vie active très jeune. Le dispositif carrières longues sera maintenu.

Les femmes, aux carrières plus souvent hachées, devraient également profiter de la réforme. Les périodes de parentalité, comme d'ailleurs celles de chômage, d'invalidité et de maladie, donneront de surcroît droit à des points de même valeur, calculés sur les revenus de l'année précédente (ou sur les allocations dans le cas du chômage). Enfin, les pensions de réversion pour les veuves (non divorcées) seront harmonisées à hauteur de 70 % de ce que touchait le couple.
Les enseignants grands perdants

Les agents de la fonction publique devraient en revanche être les grands perdants de l'affaire. La fin des « six meilleurs mois » ne sera compensée par la prise en compte des primes que... pour ceux qui en ont. Tous les autres, notamment les agents des collectivités locales les moins fortunées et surtout les enseignants, risquent de grimacer. Jean-Paul Delevoye ne le nie pas et appelle à « remettre à plat la gestion des ressources humaines dans la fonction publique ».

La suppression des régimes spéciaux, dont les pensions sont souvent calculées sur une base plus favorable que dans le reste du privé, s'annonce comme l'autre point sensible. Pour diluer les oppositions, le haut-commissaire a maintenu le départ anticipé pour les militaires, policiers, douaniers, pompiers et surveillants pénitentiaires. Il promet une « transition longue de 15 à 20 ans » pour les autres. Pour les aides-soignantes par exemple, l'âge plancher de départ, aujourd'hui à 57 ans, ne serait relevé que progressivement et la première génération à basculer à 62 ans serait celle née en... 1982. Une « pente douce » qui doit faciliter l'acceptation de la réforme.
Alexis BOYER

 

 
 

Des policiers, mis en cause dans des violences, décorés

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:27:30

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Des policiers, mis en cause dans des violences, décorés
 

 
 
Des policiers mis en cause dans des violences survenues principalement lors des manifestations de gilets jaunes figurent sur une liste de plus de 9 000 membres des forces de sécurité qui doivent être décorés d'une médaille de la sécurité intérieure.

« Si des décorations ont été attribuées à tort, elles seront retirées », a assuré l'entourage du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Dans un article publié mercredi soir, le site Mediapart avait en effet révélé qu'au moins cinq agents « impliqués dans des enquêtes concernant des violences policières » ont été distingués de la médaille de la sécurité intérieure pour leur engagement dans des opérations d'ordre public, principalement dans le cadre de la mobilisation des gilets jaunes débutée le 17 novembre 2018.
« Médailles de la honte »

Parmi les personnes prochainement médaillées figurent notamment deux commissaires mis en cause dans l'enquête sur les violences subies par Geneviève Legay, une manifestante de 73 ans blessée à Nice en mars lors d'une charge de police contre un rassemblement interdit de gilets jaunes.

Deux autres officiers, dont les noms figurent dans les enquêtes sur le passage à tabac de gilets jaunes dans un fast-food à Paris, et dans le décès d'une octogénaire à Marseille, Zineb Redouane, sont également distingués par la médaille de bronze de la sécurité intérieure.

Mediapart, qui fustige des « médailles de la honte », inclut dans sa sélection le commissaire divisionnaire qui encadrait la charge policière très controversée survenue près des bords de Loire, la nuit de la fête de la musique à Nantes, le 21 juin. Un jeune homme, Steve Maia Caniço, qui participait au rassemblement festif, n'a jamais été retrouvé. Ses proches sont convaincus qu'il est tombé dans le fleuve en raison de la charge des policiers.
Retrait possible

Le ministère de l'Intérieur a confirmé dans un communiqué que 9 162 noms ont été retenus dans le cadre d'une « promotion exceptionnelle » de la médaille de la sécurité intérieure, intitulée « Engagement exceptionnel des forces de sécurité intérieure 2018-2019 ». Celui-ci rappelle que « le retrait de la médaille de la sécurité intérieure peut être prononcé en cas de condamnation définitive pour un crime ou un délit, ou de sanction disciplinaire du récipiendaire ».

 

 
 

Zemmour au menu, des internautes choqués

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:14:02

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Zemmour au menu, des internautes choqués
 

 
Le texte affiché sur chaque table du restaurant La Forge, à Gambsheim, n'a rien à voir avec le menu. Mais est trouvé indigeste par certains clients. Il est signé Eric Zemmour et tiré de son essai, Le Suicide français. Au menu, « grand remplacement », immigrés qui vivent sur le dos des Français « de souche », etc. Les thématiques chères au polémiste, déjà condamné pour provocation à la discrimination raciale et provocation à la haine religieuse, développées sur une vingtaine de lignes et conclues de cette note, qui n'est pas du polémiste : « La France va devenir la colonie de ses anciennes colonies ! »

« Aller au resto en amoureux, tomber sur ce texte affiché sur chaque table... Je demande à la serveuse si nous sommes les bienvenus ? Réponse : "Il n'y a pas de ségrégation." » Mis en ligne ce jeudi matin, le post indigné d'une cliente suscite de nombreuses réactions.
« On n'a plus le droit de dire ou de penser, dans ce pays ? »

Et déjà sur Trip Advisor, des avis arrivent pour signaler les opinions affichées du restaurateur, qui assume. « Et alors, ça vous dérange ? On n'a plus le droit de dire ou de penser, dans ce pays ? Cela dérange qui ? », se contente de répondre Christian Zinck, le gérant, qui a choisi ce texte pour la semaine. « Chaque semaine, je mets un autre texte. Là, c'est un peu plus osé, je sais, il a été condamné, c'était dans les journaux... Mais je peux encore penser ce que je veux ! »
Michèle HERZBERG

 

 
 

Ursula von der Leyen prend la défense du Parlement de Strasbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:42:21

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Politique Commission européenne
Ursula von der Leyen prend la défense du Parlement de Strasbourg
 

 
La future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen s'exprime sur la question du siège de Strasbourg dans une interview accordée à une alliance de quotidiens européens dont font partie Die Welt et Le Figaro.

À la question de savoir si elle était favorable à un abandon du siège du Parlement de Strasbourg, sujet qui fait débat en Allemagne, Ursula von der Leyen répond : « Non, je ne plaiderai jamais en faveur de l'abandon du Parlement de Strasbourg. C'est l'un des symboles de la réconciliation franco-allemande, qui se trouve au coeur de l'Union européenne. C'est le fruit d'une longue histoire. Parfois, il faut investir dans des symboles. »

 

 
 

 

Agriculture Sécheresse : La profession redoute un nouveau coup de chaud dévastateur

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:41:38

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Agriculture Sécheresse
Agriculture Sécheresse : La profession redoute un nouveau coup de chaud dévastateur
Le manque de pluie aggravé par la canicule fin juin a eu pour effet une baisse rapide du niveau des rivières et de la nappe en Alsace. La sécheresse s'installe plus tôt, au grand dam de l'agriculture déjà victime d'un gros coup de chaleur l'été dernier.

 
Côté grandes cultures, les maïs irrigués gardent leur potentiel - pour l'instant.
En apparence, les campagnes alsaciennes n'offrent pas (encore ?) le spectacle de désolation du mois d'août 2018. Dans la plaine, les tourniquets arrosent un maïs fringant. À quelques encablures de Sélestat, un troupeau de bovins broute une herbe rase et déjà jaune. Le Giessen est à sec à certains endroits, mais il n'est pas le seul. Dans le vignoble de la Harth de Colmar, le passage d'un tracteur soulève un nuage de poussière sur son passage. Quelques instantanés d'une nature en panne sèche. « Nous sommes en juillet. Et on n'avait jamais eu une situation comme ça avec une baisse du niveau des cours d'eau, des prairies qui jaunissent », relève Patrice Denis, conseiller irrigation à la chambre d'agriculture d'Alsace.
Un an de déficit pluviométrique

Une situation que Gérard Lorber, secrétaire de la FDSEA et du Bas-Rhin, juge «plus grave que l'an dernier ». « Ça fait un an, dit-il, qu'on est en déficit pluviométrique, y compris l'hiver. Les réserves d'eau ont diminué dans le sol. On a quinze jours de retard végétatif, après un mois de mai frais suivi d'une canicule brutale à un moment où la nature ne s'y attendait pas ». Mais tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. Le sud et le piémont des Vosges sont plus impactés par la sécheresse que le Centre-Alsace ». Pour celui qui est aussi président du syndicat des irrigants 67, on s'achemine vers « une deuxième année consécutive assez catastrophique pour l'agriculture ».

Côté grandes cultures, les maïs irrigués gardent leur potentiel « pour l'instant », mais avec l'épée de Damoclès d'un déficit hydrique qui ferait chuter les rendements. Dans les secteurs non irrigables, comme l'Alsace Bossue ou le Kochersberg, certains maïs sont en piteux état », soupire Gérard Lorber. «Heureusement dit-il, la récolte de blé a été correcte».

Dans les deux départements alsaciens, le préfet a pris des mesures de restriction de l'eau compte tenu de la baisse du niveau de la nappe et de l'assèchement de certains cours d'eau (DNA du 17 juillet pour le Bas-Rhin). Les prélèvements dans les rivières pour l'irrigation agricole sont limités, notamment avec l'organisation d'un tour d'eau pour ne pas aggraver la situation. Vu l'urgence, les agriculteurs se sont entendus pour ne pas pomper tout en même temps et réduire les volumes prélevés de 50 %. Ceux de la Doller, une rivière exclue des restrictions, ont mis « volontairement » en place des tours d'eau.

« Les captages dans les cours d'eau concernent souvent les cultures spéciales comme le maraîchage, la betterave ou le soja », souligne Gérard Lorber. La majeure partie de l'irrigation agricole se fait dans la nappe phréatique. Et pour l'instant, celle-ci reste à un niveau correct . Mais la situation est contrastée selon les secteurs » concède-t-il. Dans la région de Colmar, la nappe a baissé de deux centimètres par rapport à la normale, « mais pas de façon dramatique », selon la profession.
Une canicule très précoce

N'empêche, le spectre de la sécheresse de l'été 2018 qui avait grillé les prairies, privé les exploitations de regain, entamé les réserves d'ensilage, plane chez les éleveurs. « L'épisode caniculaire a été plus précoce qu'en 2018, même s'il a duré moins longtemps », note Jonathan Dahmani, conseiller à la chambre d'agriculture d'Alsace. Mais, prévient-il, « l'approvisionnement en fourrage va devenir compliqué avec le manque de pousse d'herbe qui empêche de faire plusieurs coupes et des stocks pour l'hiver ». Le vignoble aussi a soif. Avec le déficit de précipitations de ces derniers mois, amplifié par le coup de chaud de fin juin-début juillet, les vignes sont en état de stress hydrique dans les sols sablonneux de la région colmarienne.

« L'inquiétude de la ferme Alsace concerne les cultures et l'élevage dans les zones non irriguées comme l'Alsace Bossue », résume Patrice Denis. Et si la situation est réversible, les prévisions météo d'un nouvel épisode caniculaire la semaine prochaine, et l'absence de pluies significatives- « 30 mm seraient bienvenus »- ne sont pas de nature à rassurer les agriculteurs.
Isabelle NASSOY Lire aussi en page 2.

Lire aussi en page 2.

 
 

 

Alerte à la sécheresse !

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:24:13

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Alerte à la sécheresse !
 

 
Un été chaud et très sec. Après une canicule exceptionnelle en juin et avant le retour des fortes chaleurs annoncé pour la semaine prochaine, la France est confrontée à une sécheresse qui commence à inquiéter les préfectures et les mairies.

Face au manque d'eau, 67 départements sont soumis aux restrictions et sept autres sont en état de vigilance. Les préfets ont pris 125 arrêtés pour limiter l'usage de l'eau sur les territoires les plus concernés par la sécheresse. Le niveau de crise est atteint dans 26 départements du centre-ouest, du sud-ouest et de l'est. La Creuse est le département le plus touché, avec l'ensemble de son territoire en situation de crise.
La septième année la plus sèche depuis 1958

Selon l'indicateur de sécheresse de Météo France, 2019 est la septième année la plus sèche depuis 1958, sans égaler des années de sécheresse historiques comme 1976 et 2003.

Les niveaux des nappes d'eau souterraines étaient déjà généralement bas en juin : stables ou en dessous de ceux de juin 2018, selon les relevés effectués par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Dans certains cas, ils étaient même proches des minima historiques enregistrés pour un mois de juin.

« Ces niveaux traduisent une recharge 2018-2019 peu abondante, du fait des précipitations faibles et parfois tardives durant l'automne et l'hiver », note l'établissement public en charge des ressources et des risques du sol et du sous-sol. Le BRGM observe que la tendance à la baisse s'est fortement accélérée au cours du mois de juin, un phénomène habituel en début d'été mais qui surprend les experts par son caractère précoce.
20 % de pluie en moins

La sécheresse risque de s'accentuer à cause du manque de pluie qui touche de nombreuses régions. Depuis septembre 2018, le déficit pluviométrique atteint 20 % en moyenne dans toute la France, avec de grandes disparités. Les pluies ont été abondantes en juin dans l'ouest de la France, mais le mois dernier a été très sec de l'Occitanie au Grand-Est et dans le Sud-Est avec un déficit de pluie qui a atteint 90 % dans le Var et en Corse.

À Paris, il n'a pas plu depuis le 21 juin dernier. Du jamais vu depuis le début des mesures en 1783, selon Météo France. L'épisode de canicule exceptionnel de la fin du mois de juin avec des records absolus de températures a favorisé l'assèchement des sols superficiels. Le BRGM alerte sur le risque d'assèchement des nappes souterraines en cas d'absence de pluies suffisantes cet été qui entraînerait une sécheresse des sols et une demande en eau accrue.

Outre les agriculteurs (lire ci-dessous), la sécheresse a aussi des conséquences pour le niveau des cours d'eau. À Orléans, la Loire est au plus bas. Le réseau de transports en commun a dû interrompre le fonctionnement de la navette fluviale qui dessert le centre-ville.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Sécheresse 2018 : catastrophe naturelle pour 13 communes

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:10:52

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Sécheresse 2018 : catastrophe naturelle pour 13 communes
 

 
Rivière à sec dans le centre-Alsace en août 2018.  Photo DNA /Franck DELHOMME
L'arrêté reconnaît l'état de catastrophe naturelle pour les dommages matériels directs assurables provoqués notamment par des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, du 1er juillet 2018 au 31 décembre 2018. Les communes concernées par ces dommages sont : Altwiller, Bouxwiller, Heiligenstein, Herbitzheim, Hinsingen, Marlenheim, Sarre-Union, Sarrewerden, Saverne.

L'arrêté reconnaît aussi l'état de catastrophe naturelle pour les dommages matériels directs assurables provoqués des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols du 1er octobre 2018 au 31 décembre 2018. Les communes concernées pour ces dommages sont : Hochfelden, Kirrwiller, Waltenheim-sur-Zorn, Woerth.

La préfecture du Bas-Rhin rappelle que l'état de catastrophe naturelle permet d'ouvrir droit à la garantie des assurés pour les effets sur les biens faisant l'objet des contrats d'assurance visés au code des assurances, lorsque les dommages matériels directs ont pour cause déterminante les effets de la catastrophe naturelle, lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n'ont pu em-pêcher leur survenance ou n'ont pu être prises. Les sinistrés ont un délai de dix jours à compter de la date de publication au Journal Officiel pour déposer, si ce n'est déjà fait, une déclaration de sinistre et un état estimatif de leurs pertes auprès de leur assureur.

 

 
 

centrale hydroélectrique de Kembs : Un impressionnant filtre à déchets

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:49:54

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Les pieds dans l'eau Centrale hydroélectrique
centrale hydroélectrique de Kembs : Un impressionnant filtre à déchets
Même si ce n'est pas sa vocation première, la centrale hydroélectrique de Kembs, site géré par EDF, récupère chaque année 500 à 1500 tonnes de déchets charriés par le Rhin, qui sont ensuite revalorisés, pour la plupart. Immersion dans cette impressionnante machinerie très bien huilée...

 
Les déchets et débris charriés par le Rhin sont récupérés sur des grilles placées le long de la centrale hydraulique, au moyen d'un dégrilleur, piloté par un agent EDF et équipé d'une mâchoire. Celle-ci gratte les grilles jusqu'à six mètres de profondeur.
Leur premier métier, c'est la transformation de l'énergie hydraulique en électricité. Les 26 agents EDF de la centrale hydroélectrique de Kembs le font d'ailleurs avec sérieux et efficacité - bien aidés par le débit du Rhin -, puisque les six turbines Kaplan présentes sur le site produisent chaque année l'équivalent de la consommation en électricité d'une ville comme Mulhouse. Mais, pour que ces turbines tournent à plein régime et pour éviter la panne, ils doivent aussi faire le ménage, une quinzaine de mètres en amont, en filtrant les tonnes de déchets charriés quotidiennement par le Grand Canal d'Alsace.
Bois et plastique principalement

La méthode est bien rodée : une fois par semaine, un agent EDF prend les commandes du dégrilleur, une machine mobile située juste au-dessus des grilles, qui est équipée d'une mâchoire capable de descendre jusqu'à six mètres de profondeur, tout au fond du lit du canal. Les déchets sont remontés et déversés dans une rigole, où ils sont poussés par un petit torrent d'eau jusqu'à un premier lieu de stockage, situé quelques mètres en contrebas de la centrale. C'est là qu'ils sont séchés sur un tamis avant d'être déplacés vers un second lieu de stockage, dans l'attente d'être récupérés par des entreprises agréées, locales comme nationales, puis d'être revalorisés, la plupart du temps.

« On récupère principalement du bois, mais aussi beaucoup de plastique, de verre, de pneus, de ballons. Il arrive aussi que le Rhin charrie des corps. On prévient alors les gendarmes, qui prennent le relais. L'agent qui a été confronté à cela peut bénéficier d'un suivi psychologique s'il le souhaite », explique Yassine Belhadj, responsable de l'usine de Kembs.

Le poids total des déchets collectés varie de 500 à 1500 tonnes par an en fonction des crues enregistrées chaque année. De début avril à fin juin, lorsque le débit du Rhin est au plus fort (de 900 m³/seconde en temps normal, il peut monter jusqu'à plus de 4000 m³/s en période de forte crue), les dégrillages sont quotidiens avec des équipes mobilisées en continu pour gérer la récupération de nombreux troncs et autres objets charriés par le fleuve. Le tonnage important collecté s'explique par le fait que la centrale hydroélectrique de Kembs est la première à réaliser ce « filtrage » côté français, récupérant ainsi une bonne partie de ce qui tombe dans le Rhin depuis l'agglomération bâloise et même bien en amont, « depuis le lac de Constance, n'hésite pas à avancer Yassine Belhadj, car les centrales suisses situées sur le Rhin se contentent de laisser passer le bois et de le relâcher en masse lorsqu'il s'accumule ».
Une deuxième vieparfois artistique

« Lorsque l'on voit ces volumes importants, on se rend compte de l'empreinte négative de l'homme sur l'environnement et on se dit que l'on est content de contribuer à nettoyer le Rhin, indique Christine Tousch, responsable de la communication d'EDF Hydro Est. Tout ce que l'on récupère, c'est autant de déchets que l'on ne trouvera plus en aval. » Certifié ISO 14001, EDF attache une grande importance à l'aspect environnemental et n'hésite pas à mettre des moyens humains et matériels en place pour réduire la pollution et valoriser le tri et la transformation des déchets. Certaines entreprises transforment d'ailleurs directement le bois en copeaux sur le site de Kembs. D'autres le transportent et le sèchent pour alimenter les chaufferies industrielles ou urbaines. Certaines valorisent aussi les nombreux plastiques récupérés pour en faire des granulés. Le bois peut aussi avoir une deuxième vie plus insolite, comme lorsque des artistes se présentent à la centrale hydroélectrique afin de récupérer de beaux troncs pour les sculpter ou du bois flotté pour en faire des objets de décoration.
Sébastien SPITALERI Voir notre diaporama et notre vidéo sur www.dna.fr

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Buhl : un budget qui fait débat

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:36:33

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Buhl : un budget qui fait débat
 

 
Le budget de la piste cyclable de Buhl a vu des rebondissements alimenter les débats au fil des années. Dans le procès-verbal du conseil municipal du 27 mars 2017, le montant annoncé des travaux s'élevait à 442 711,20 EUR. Le 8 avril 2019, le coût de la voie verte était estimé à la hausse, avec un budget total de 1 042 291 EUR. À ce jour, l'obtention de subventions était encore en attente de la part du Département et de la Région. Une incertitude qui a créé un vent de panique du côté de l'opposition, qui a vu dans ce projet « une prise de risque », et a donc voté contre lors de la séance du 8 avril 2019.

Finalement, le 12 juin 2019, au dernier point inscrit à l'ordre du jour, celui des communications du maire, on apprenait « que les travaux de la piste cyclable continuent. La livraison devrait avoir lieu en septembre. Des subventions supplémentaires ont été obtenues de la part de la Région et des deux conseillers départementaux pour la passerelle. »

Le maire de Buhl, Fernand Doll, n'a pas encore connaissance du montant des subventions qui lui seront accordées. Au lancement du projet, il espérait un montant de 347 000 EUR de la part du Département, et 90 000 EUR du côté de la Région.

 

 
 

 

Lautenbach Conseil municipal : L'absence des conseillers municipaux en débat

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:54:54

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Lautenbach Conseil municipal
Lautenbach Conseil municipal : L'absence des conseillers municipaux en débat
Le conseil municipal de Lautenbach, réuni le 3 juillet, a eu des explications de la maire, Christine Maranzana, concernant les absences de deux conseillères municipales lors des réunions.

 
Suite à un message électronique du groupe minoritaire, la maire a donné lecture des extraits du règlement concernant l'exclusion d'un conseiller municipal, et de la réponse du sous-préfet à Bruno Peyrelon.

« Je constate que ni l'un, ni l'autre de ces articles ne sont applicables en l'espèce. Les conseillères concernées ne sont pas dans ces cas de figure étant donné qu'elles se sont excusées avant chaque réunion du conseil municipal et que les excuses présentées étaient plus que justifiées, a annoncé la maire, relevant qu'Anne Bachelet et Martine Braillon ont continué à oeuvrer pour la commune. Ces deux conseillères sont toujours actives, bien qu'elles ne soient pas à la lumière des réunions publiques, et de plus, elles sont présentes ce soir. »

Un débat concernant deux articles du règlement intérieur, l'un pour trois absences successives, l'autre pour cinq absences successives, a été alimenté par Bruno Peyrelon, qui a indiqué « avoir éveillé l'attention de la maire » concernant le respect du règlement intérieur, ajoutant « rien n'a été fait pour y remédier, et cela nous amène à la situation d'aujourd'hui ».

David Fruhauf a abondé en ce sens, avant que Martine Braillon ne s'insurge sur le fait qu'elle s'est excusée et qu'elle ne peut pas laisser dire qu'elle ne respecte pas la loi.

« Les articles n'étant pas applicables, les conseillères étant présentes, il n'y a pas lieu de délibérer », a conclu la maire, proposant de passer au point suivant.
Les autres points

Répartition des sièges de la CCRG.- La répartition pour la prochaine mandature, validée par le conseil de la communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG), sur la base d'accord locale à 48 membres titulaires a été validée. Lautenbach disposera de deux sièges. David Fruhauf s'est abstenu.

Journées Jean Egen 2019.- Les lauréats du concours de nouvelles dans le cadre de ces journées sont Hélène Desgranges domiciliée au Québec, 1er prix Jean Egen (200 EUR) ; Gwendoline Schwartz de Sarreguemines, 2e prix coup de coeur (200 EUR) ; Aurélie Veyne de Hochstatt, 3e prix spécial du jury (100 EUR). La nouvelle gagnante sera lue samedi 31 août à 15 h, dans la salle du cloître.

Embauche CUI-CAE.- Une personne répondant aux critères du contrat financé par l'État sera embauchée pour 12 mois renouvelables, à raison de 20 h de travail hebdomadaire, au sein de l'équipe des agents communaux.

Don d'une série d'illustrations.- Le don des oeuvres, estimé à 8 000 EUR, d'André Vedel, peintre imagier, conditionné à l'utilisation pédagogique des écoles primaires, a été accepté. La réception aura lieu le 6 septembre avec exposition dans la salle du cloître.

 

 
 

 

Masevaux-Niederbruck Conseil communautaire : Des inquiétudes pour l'avenir

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:37:11

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Masevaux-Niederbruck  Conseil communautaire
Masevaux-Niederbruck Conseil communautaire : Des inquiétudes pour l'avenir
Laurent Lerch, président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, a ouvert la réunion en accueillant la sénatrice Catherine Troendlé qu'il a remerciée pour son implication dans différents dossiers.

 
Ses collègues, le président Laurent Lerch, la sénatrice Catherine Troendlé (deuxième à droite) et la conseillère départementale Fabienne Orlandi (première à droite), ont souhaité une bonne retraite à Fernande Ehret.
Dans son mot d'accueil à la séance du conseil communautaire de mercredi dernier, le président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach (CCVDS) Laurent Lerch est revenu sur un sujet qui préoccupe les élus et les propriétaires forestiers et qui a fait l'objet de plusieurs articles dans la presse : le dépérissement de la forêt vosgienne.
Dépérissementde la forêt vosgienne

L'ordre du jour abordait le FPIC (fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales) mis en place en 2012. Pour 2019, la contribution est répartie à parts égales entre la CCVDS et les communes. La taxe de séjour va subir un réajustement à partir du 1er janvier 2020, selon le barème suivant qui a été approuvé : palaces 3 EUR, hôtels, résidences de tourisme et meublés 5 étoiles 1,25 EUR, pour 4 étoiles 0,85 EUR EUR, pour 3 étoiles 0,75 EUR, pour 2 étoiles plus villages de vacances 4 et 5 étoiles 0,40 EUR, pour 1 étoile plus villages vacances et chambres d'hôtes 1,2,3 étoiles 0,35 EUR. Pour les terrains de camping et caravanage 3, 4, 5 étoiles 0,30 EUR, et pour 1 ou 2 étoiles 0,22 EUR.

Le président a proposé au conseil communautaire de suivre l'avis du PETR Thur-Doller au sujet du Schéma régional d'aménagement, développement durable et égalité des territoires (Sraddet), construit uniformément sur l'ensemble des régions, sans tenir compte des spécificités territoriales. Un avis défavorable sur l'ensemble du projet a donc été voté. Les représentants au Syndicat mixte de la Doller devant être renouvelés, les candidats ont été élus à l'unanimité : cinq titulaires et cinq suppléants.
Smiba : avenir compliquéet incertain

Aux points divers, l'avenir compliqué et incertain du Syndicat mixte intercommunal du Ballon d'Alsace (Smiba) a été évoqué et a soulevé diverses discussions et interrogations concernant le refus du vote du budget primitif 2019 et le désaccord sur les contributions des collectivités. Consultée à ce sujet, la sénatrice Catherine Troendlé a suggéré de saisir les hautes instances pour espérer faire bouger les choses. De même, concernant la disparition des services publics de proximité, notamment des trésoreries, elle a conseillé, à l'aide d'exemples, de se concerter et de réagir sans attendre.

Pour conclure, elle a remercié le conseil pour son invitation, en assurant que la vie concrète des territoires avec leurs problèmes propres lui manque et a dit son espoir dans la concrétisation de la Communauté européenne d'Alsace.

En clôture de séance, Laurent Lerch a appelé celle pour qui cette réunion communautaire était la dernière : Fernande Ehret. Elle a pris sa retraite le 1er juillet mais continue à suivre jusqu'à son terme le chantier du périscolaire de Lauw. Recrutée comme agent de développement en 1992, elle s'est d'abord occupée d'agriculture et de tourisme avant de s'investir pour la jeunesse et la petite enfance. Ses collègues lui ont offert un vélo à assistance électrique et une orchidée rouge, en lui souhaitant une bonne retraite.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

Dessenheim Interrogation sur le devenir de la salle des fêtes

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:06:16

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Dessenheim

Interrogation sur le devenir de la salle des fêtes
 

 
Le nouveau site internet de la commune de Dessenheim est en ligne. Photo L'Alsace /Jean Marc LALEVÉE
Communauté de communes, attribution de compensation 2019.- Le conseil municipal, après délibération, a approuvé le rapport rédigé par la commission locale d'évaluation des charges transférées (CLET), qui a examiné le transfert de charges associé au retour de la compétence particulière aux communes de l'ex- CCER, ainsi que la diminution des attributions de compensation à hauteur de 30 cts par habitant, destinée à financer l'entretien et le renouvellement d'une banque de matériel intercommunale (BDMI). Il a validé la procédure de révision libre des attributions de compensation définitive 2019 tel qu'il apparaît dans la délibération du conseil communautaire du 29 avril, et a pris acte que le montant pour cette année de la compensation pour la commune s'élève à 4 717 EUR.
2000 EUR pour l'ASL basket

Service incendie, poids lourd.- Le maire, considérant que la commune se doit de mettre tout en oeuvre pour assurer le secours aux personnes, propose aux conseillers de financer les frais du permis poids lourd à hauteur des 2/3 du coût. Après délibération, le conseil municipal a décidé de financer la formation au permis poids lourd du chef de corps des sapeurs-pompiers Philippe Imhoff.

Subvention basket.- La présidente de l'ASL basket-ball a sollicité une aide communale annuelle de 2 000 EUR, compte tenu du maintien en Nationale 3 de l'équipe et des frais y afférent. Le conseil municipal lui a attribué, à compter de 2019, et sous réserve du maintien de l'équipe en Nationale 3, une subvention annuelle de 2 000 EUR.

Travaux de mise aux normes de la salle des fêtes.- Les demandes de subventions déposées devraient aboutir à un bon niveau d'aides. Le maire a rappelé la nécessité de réaliser rapidement une première tranche de travaux ; quatre ans se sont déjà écoulés depuis le premier avis défavorable. En l'absence de travaux d'ici fin 2019, le maire serait contraint de suivre les injonctions de la préfecture et du Service départemental d'incendie et de secours : limitation de l'usage de la salle, voire fermeture totale. Le conseil a validé à l'unanimité la position du maire.

Transfert de la salle mi-2020.- Il convient de commencer à réfléchir à la transition et aux modalités de transfert de la salle à l'échéance du bail, le 30 juin 2020. Une première réunion s'est tenue à ce sujet le 18 juin entre les représentants de la commune et de l'association Sports et Loisirs. Se pose la question des réservations de salle pour la période post-transfert. L'ASL fournira à la commune un relevé de tâches réalisées et des coûts induits par le fonctionnement de la salle. Concernant le mobilier (garnitures, vaisselles, machines...), les responsables s'interrogent sur son devenir. La municipalité estime qu'il est indissociable de la salle et ne conçoit pas qu'il puisse être vendu par l'association avant le transfert de la salle à la commune.

Nouveau site internet.- Le nouveau site internet de la commune est en ligne sur http://www.dessenheim.fr

 

 
 

Florival Mobilité Piste cyclable : des points noirs qui persistent

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:39:34

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Florival Mobilité
Florival Mobilité Piste cyclable : des points noirs qui persistent
Depuis la construction du collège du Hugstein, le Collectif citoyen de Guebwiller tente de faire entendre sa voix pour qu'une place digne de ce nom soit donnée aux cyclistes. Alors que les travaux de la piste de Buhl sont en cours, les attentes des deux-roues sont-elles toutes prises en compte?

 
Patrice Knorr, membre du Collectif citoyen de Guebwiller, et son comparse Gilles, impliqué au sein de l'association Florival en transition, pointent l'absence de continuité de la piste cyclable, à la sortie de Buhl, sur l'axe de la D430.
Un projet de piste cyclable pour le fond de la vallée a été lancé en 2008 dans le Florival. Une éclaircie de courte durée, pour le Collectif citoyen, qui a rapidement vu des nuages assombrir son ciel. « Le Département a cessé toute politique de développement en 2016 et l'a cédée au pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays Rhin Vignoble Grand Ballon », rappelle Patrice Knorr, membre du Collectif citoyen. L'association a alors proposé plusieurs pistes de travail sur le sujet, notamment la continuité de la piste existante, à partir de la rue du 17-Novembre jusqu'au collège de Buhl (le long de la Lauch). « Nous avons également proposé d'installer une passerelle derrière le pôle Petite Enfance. Les communes de Guebwiller et Buhl n'avaient donc pas une grande portion à leur charge », souligne Patrice Knorr.

La création d'une piste sur l'axe reliant Guebwiller au collège de Buhl est l'un des points noirs de secteur. DR/Collectif citoyen

Cependant, au moment de la signature du Contrat de territoire à énergie positive pour la croissance verte, c'est la commune de Buhl qui s'est retrouvée seule maître d'oeuvre. « Le Pays a alors été mis de côté dans la mise en action de ce projet qu'il a porté durant de nombreuses années », regrette le membre du Collectif citoyen, par ailleurs référent de la commission mobilité au sein du Pays. Et d'ajouter : « Nous n'avons pas eu le rôle que nous aurions dû avoir. »
Un « Plan Vélo » contraire aux préconisations nationales

Le 1er juillet 2018, les espoirs ont ressurgi avec le « Plan vélo » initié par le ministère de la Transition écologique et solidaire. « Mais le conseil départemental est à nouveau parti sur le développement des pistes cyclotouristiques, ce qui est contraire au Plan vélo national », précise Patrice Knorr. Ces pistes, selon le Collectif citoyen, ne répondent pas aux attentes des usagers du quotidien. « Les trajets domicile/travail ou domicile/école se doivent d'être directs, sans détours. Le cycliste doit être considéré au même niveau que l'automobiliste », martèle Philippe Aullen, un autre membre du Collectif citoyen. Pour les deux hommes, il est clair que le Florival a pris un train de retard en termes de mobilité douce. « Il va falloir que les collectivités se mettent à la page ! », insistent-ils.

Pour le Collectif, la piste cyclable de Buhl a tout de même le mérite de régler certains points noirs, notamment celui de la carrière de Buhl, emprunté par l'ancien parcours de la piste cyclable. Mais des ombres persistent au tableau. Les défenseurs des bicyclettes énumèrent ainsi l'entrée de Guebwiller par la pénétrante, où certaines liaisons pourraient être mises en place (secteur de la piscine, utilisation du chemin de l'usine Sevenday réservé aux cyclistes, prolongement du chemin des jardins familiaux jusqu'à la piste cyclable du rond-point Mader). Et Patrice Knorr d'ajouter : « Les mobilités autour de la nouvelle piscine posent problème. Ces aménagements ont le mérite d'exister, mais manquent de cohérence et de clarté. »

A l'entrée de Guebwiller, le Collectif citoyen souhaiterait notamment que le chemin situé devant l'usine Sevenday soit réservé aux cyclistes. DR/Collectif citoyen
« Un manque de coordination entre les élus »

Dans la zone de la ville basse, un prolongement droit de la piste est préconisé au croisement des rues de la Gare et Foch, ainsi que la création d'une piste cyclable, de la rue de la République jusqu'au collège de Buhl, avec une traversée dans le parc du Bois-Fleuri. Et dans la ville haute, ce sont les doubles sens cyclistes qui font défaut, en particulier sur l'ensemble des rues transversales entre les rues Deck et de la République.

Sans compter le gros point noir évoqué par les membres du Collectif citoyen : le prolongement de la voie verte jusqu'au collège de Buhl. « Sur cet axe, il y a eu un réel manque de coordination entre les élus. Ce projet est, au final, devenu une ambition buhlo-buhloise. Il est indispensable de sécuriser l'accès au collège, d'autant plus que s'ils résident à moins de trois kilomètres de leur établissement, les collégiens n'ont pas accès aux transports scolaires, et doivent donc se rendre au collège soit à vélo soit à pied », déplore Philippe Aullen

L'axe Guebwiller/Merxheim n'est par ailleurs pas exempt d'améliorations. La création d'une piste cyclable à partir du croisement de la route d'Issenheim et de la route Jules-Ferry permettrait par exemple de rejoindre la piste existante derrière l'hypermarché Leclerc, en passant derrière le quartier de la Lauch. Dans la traversée d'Issenheim, le prolongement de la voie pour les cycles vers la rue des Écoles est aussi recommandé.
Impliquer davantageles citoyens

À ces carences, l'association ajoute d'autres dysfonctionnements : manque de panneaux de signalisation, absence de barrières pour sécuriser les cyclistes, défaillance de stationnements spécifiques pour les deux-roues à certains endroits (comme au niveau du cinéma), pénurie de « tourne-à-droite » aux feux tricolores...

Mais pour que les choses évoluent, le Collectif citoyen ne voit qu'une solution : une implication plus importante des habitants, des usagers et des citoyens. « Les associations locales doivent aussi se joindre au débat. » D'ailleurs, au-delà de cette problématique des déplacements doux, le Collectif citoyen idéalise une implication des habitants à chaque nouveau projet. « Les associations et les habitants doivent être partie prenante dans la mise en oeuvre de ces nouveautés », prêche Patrice Knorr.
Audrey NOWAZYK

 

 
 

 

Piste cyclable : des points noirs qui persistent

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:03:09

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Piste cyclable : des points noirs qui persistent
 

 
A l'entrée de Guebwiller, le Collectif citoyen souhaiterait notamment que le chemin situé devant l'usine Sevenday soit réservé aux cyclistes. DR/Collectif citoyen
Un projet de piste cyclable pour le fond de la vallée a été lancé en 2008 dans le Florival. Une éclaircie de courte durée, pour le Collectif citoyen, qui a rapidement vu des nuages assombrir son ciel. « Le Département a cessé toute politique de développement en 2016 et l'a cédée au pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays Rhin Vignoble Grand Ballon », rappelle Patrice Knorr, membre du Collectif citoyen. L'association a alors proposé plusieurs pistes de travail sur le sujet, notamment la continuité de la piste existante, à partir de la rue du 17-Novembre jusqu'au collège de Buhl (le long de la Lauch). « Nous avons également proposé d'installer une passerelle derrière le pôle Petite Enfance. Les communes de Guebwiller et Buhl n'avaient donc pas une grande portion à leur charge », souligne Patrice Knorr.

La création d'une piste sur l'axe reliant Guebwiller au collège de Buhl est l'un des points noirs de secteur. DR/Collectif citoyen

Cependant, au moment de la signature du contrat de Territoire à énergie positive pour la croissance verte, c'est la commune de Buhl qui s'est retrouvée seule maître d'oeuvre. « Le Pays a alors été mis de côté dans la mise en action de ce projet qu'il a porté durant de nombreuses années », regrette le membre du Collectif citoyen, par ailleurs référent de la commission mobilité au sein du Pays. Et d'ajouter : « Nous n'avons pas eu le rôle que nous aurions dû avoir. »
Un « Plan Vélo » contraire aux préconisations nationales

Le 1er juillet 2018, les espoirs ont ressurgi avec le « Plan Vélo » initié par le ministère de la Transition écologique et solidaire. « Mais le conseil départemental est à nouveau parti sur le développement des pistes cyclotouristiques, ce qui est contraire au Plan Vélo national », précise Patrice Knorr. Ces pistes, selon le Collectif citoyen, ne répondent pas aux attentes des usagers du quotidien. « Les trajets domicile/travail ou domicile/école se doivent d'être directs, sans détours. Le cycliste doit être considéré au même niveau que l'automobiliste », martèle Philippe Aullen, un autre membre du Collectif citoyen. Pour les deux hommes, il est clair que le Florival a pris un train de retard en termes de mobilité douce. « Il va falloir que les collectivités se mettent à la page ! », insistent-ils.
Des ombres au tableau

Pour le Collectif, la piste cyclable de Buhl a tout de même le mérite de régler certains points noirs, notamment celui de la carrière de Buhl, emprunté par l'ancien parcours de la piste cyclable. Mais des ombres persistent au tableau. Les défenseurs des bicyclettes énumèrent ainsi l'entrée de Guebwiller par la pénétrante, où certaines liaisons pourraient être mises en place (secteur de la piscine, utilisation du chemin de l'usine Sevenday réservé aux cyclistes, prolongement du chemin des jardins familiaux jusqu'à la piste cyclable du rond-point Mader). Et Patrice Knorr d'ajouter : « Les mobilités autour de la nouvelle piscine posent problème. Ces aménagements ont le mérite d'exister, mais manquent de cohérence et de clarté. »

A l'entrée de Guebwiller, le Collectif citoyen souhaiterait notamment que le chemin situé devant l'usine Sevenday soit réservé aux cyclistes. DR/Collectif citoyen

Dans la zone de la ville basse, un prolongement droit de la piste est préconisé au croisement des rues de la Gare et Foch, ainsi que la création d'une piste cyclable, de la rue de la République jusqu'au collège de Buhl, avec une traversée dans le parc du Bois Fleuri. Et dans la ville haute, ce sont les doubles sens cyclistes qui font défaut, en particulier sur l'ensemble des rues transversales entre les rues Deck et de la République.
« Un manque de coordination entre les élus »

Sans compter le gros point noir évoqué par les membres du Collectif citoyen : le prolongement de la voie verte jusqu'au collège de Buhl. « Sur cet axe, il y a eu un réel manque de coordination entre les élus. Ce projet est, au final, devenu une ambition buhlo-buhloise. Il est indispensable de sécuriser l'accès au collège, d'autant plus que s'ils résident à moins de trois kilomètres de leur établissement, les collégiens n'ont pas accès aux transports scolaires, et doivent donc se rendre au collège soit à vélo soit à pied », déplore Philippe Aullen

L'axe Guebwiller/Merxheim n'est par ailleurs pas exempt d'améliorations. La création d'une piste cyclable à partir du croisement de la route d'Issenheim et de la route Jules-Ferry permettrait par exemple de rejoindre la piste existante derrière l'hypermarché Leclerc, en passant derrière le quartier de la Lauch. Dans la traversée d'Issenheim, le prolongement de la voie pour les cycles vers la rue des Écoles est aussi recommandé.
Impliquer davantageles citoyens

À ces carences, l'association ajoute d'autres dysfonctionnements : manque de panneaux de signalisation, absence de barrières pour sécuriser les cyclistes, défaillance de stationnements spécifiques pour les deux-roues à certains endroits (comme au niveau du cinéma), pénurie de « tourne-à-droite » aux feux tricolores...

Mais pour que les choses évoluent, le Collectif citoyen ne voit qu'une solution : une implication plus importante des habitants, des usagers et des citoyens. « Les associations locales doivent aussi se joindre au débat. » D'ailleurs, au-delà de cette problématique des déplacements doux, le Collectif citoyen idéalise une implication des habitants à chaque nouveau projet. « Les associations et les habitants doivent être partie prenante dans la mise en oeuvre de ces nouveautés », prêche Patrice Knorr.
Audrey NOWAZYK

 

 
 

Une piste cyclable entre Hachimette et Orbey à l'étude

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:04:00

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Une piste cyclable entre Hachimette et Orbey à l'étude
 

 
L'achat de la parcelle de terrain située derrière l'abri bus permettra son réaménagement et la création d'un accès sécurisé aux immeubles situés en contrebas Photo L'Alsace /Jean-Charles ANCEL
Le conseil municipal d'Orbey s'est réuni lundi 8 juillet sous la présidence du maire Guy Jacquey. Après l'approbation du compte rendu de la séance du 3 juin l'ordre du jour a été passé en revue.

Association « La Courte Échelle ».- Stephan Didier a été désigné représentant de la commune au sein de l'association « La Courte Échelle ».

Budget.- Sur proposition du trésorier de Kaysersberg, l'admission en non-valeur de créances irrécouvrables d'un montant total de 4 642 EUR a été approuvée. Subventions.- Une subvention exceptionnelle est votée pour la mise à disposition de petits chalets pendant la période estivale par l'association Noël à Kaysersberg.

Accueil de loisir.- Le contrat enfance jeunesse avec la CAF pour les activités accueil de loisir sans hébergement-périscolaire pour les trois années à venir (2019 à 2022) est renouvelé. Recrutement.- Dans le cadre de l'arrêté préfectoral fixant le règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie un agent sera recruté en mission temporaire pour vérifier l'exactitude des informations portée sur la liste des points d'eau. Un nouveau contrat d'apprentissage petite enfance à l'école maternelle est accordé.

Travaux.- Le projet d'amélioration pastorale sous la ligne très haute tension traversant le Rain des chênes est approuvé. Ce projet estimé à 90 000 EUR est susceptible de bénéficier de 80 % de financement (Gerplan, FNADT, Dréal, RTE).

Urbanisme.- L'acquisition de la parcelle de terrain de 11.57 ares située rue Charles de Gaulle, permettant de sécuriser la desserte à la rue de la grande vallée en créant un nouvel accès est confirmée pour un montant de 57 850 EUR.

Acquisition de terrains.- Plusieurs avis de principe favorable à l'acquisition de terrains ont été approuvés : quelques parcelles forestières (32 ares) contiguës aux domaines communaux pour un montant de 1 500 EUR. Quelques parcelles de terres et forêts à Tannach (environ 2,6 ha) pour un montant de 35 000 EUR.

Immobilier.- L'intérêt de l'acquisition du logement au 1er étage de la maison de la presse (avec garage et jardin) est de pouvoir augmenter la surface de la parcelle côté jardin déjà propriété de la commune.

Piste cyclable.- Jean Luc Claudepierre indique que la communauté de commune a signé le marché pour l'étude financière et de faisabilité de l'aménagement de la piste cyclable entre Hachimette et Orbey. Résultats attendus pour janvier 2020. Deuxième fleur.- La candidature de la commune pour l'obtention d'une deuxième fleur au concours des maisons fleuries n'est pas possible cette année selon le règlement.

Compteurs Linky.- L'arrêté du 13 mai, qui proscrit la pose des compteurs sur la commune est toujours en vigueur. Dès lors qu'aucune décision de justice n'intervient concernant cet arrêté, il demeure applicable. Cependant, les particuliers souhaitant s'opposer à l'installation du compteur Linky doivent impérativement indiquer leur refus sur leur compteur (affiches disponibles en mairie ou téléchargeable sur le site de la commune et de l'association Pas à Pas) et envoyer un courrier recommandé à la société Enedis. En effet, l'arrêté de la commune ne constitue pas une garantie du respect de cette opposition sans l'action parallèle du particulier. Toutes les informations sont disponibles à la mairie.
Jean-Charles ANCEL

 

 
 

Judith a triomphé

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:02:49

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les dominicains  Audition
Judith a triomphé
Cela devait faire un peu bizarre aux chanteuses et chanteurs d'Aude Rothenburger, de trouver aux Dominicains le public couché sur des matelas ou dans des transats, pour leur audition annuelle de chant, vendredi soir. Une audition placée sous le signe du lyrisme.
 

 
Choeur, solistes et orchestre pour l'oratorio « Juditha triumphans ».
Mais cela était dû au fait que les Dominicains avaient adopté leur « tenue d'été », et qu'il n'était pas question de chambouler à chaque fois la disposition de la nef. Le public a ainsi profité autrement du spectacle offert par la trentaine d'élèves présents dans la soirée du vendredi 12 juillet.

Au programme, un seul genre de musique : le chant lyrique, l'opéra, (même si la deuxième partie était un oratorio, prémices, en quelque sorte, de l'opéra) et plus particulièrement l'opéra baroque, autour de Francesco Gasparini, de Benedetto Marcello et surtout d'Antonio Vivaldi. L'auteur des Quatre saisons a en effet composé une cinquantaine d'opéras.
Un patchworkd'extraits d'opéra

Pour ce concert, Aude Rothenburger avait réuni les meilleurs des élèves de ses diverses classes de chant de Mulhouse, de Riedisheim et d'Ensisheim, les plus avancés, accompagnés comme toujours par l'ensemble instrumental Arpegio de Riedisheim, baroque, lui aussi, ou par Christiane Jarrige au piano.

Un patchwork d'extraits d'opéras divers a constitué une sorte de mise en voix, un échauffement vocal, avant la deuxième partie : une dizaine de partitions de Juditha Triumphans, Judith triomphante, de Vivaldi : arias ou récitatifs pour solistes, choeurs pour l'ensemble des élèves. Le public a pu apprécier le passage des intonations d'opéras de la première partie à celle des chants plus religieux.

L'opéra baroque ne se chante pas comme un opéra romantique. Les intonations sont différentes et les chanteurs ont bien assimilé cette particularité du chant baroque.

Les chanteurs, ou plutôt les chanteuses puisque l'oratorio, qui se rapproche en fait beaucoup de l'opéra, bien qu'étant d'inspiration religieuse, a été composé pour les jeunes filles de l'Ospedale della Pietà, une des quatre institutions de la république de Venise faisant à la fois office d'orphelinat, d'hospice et de conservatoire de la Sérénissime.

La version proposée par Aude Rothenburger incluait cependant des voix d'hommes dans le choeur. Depuis Armide, de Jean-Baptiste Lully en 2016, Didon et Enée de Henry Purcell en 2018, les élèves ont eu le temps de travailler et de s'adapter à ce style baroque.
Par amour du chant

Tout juste manquait-il à ces amatrices très éclairées un peu de coffre, un peu de volume pour jouer les vraies divas. Qu'importe. Ce n'est pas leur objectif. Elles chantent par amour du chant, par passion du chant, et avec du travail, cela donne d'excellents résultats. Il existe des mises en scène de cet oratorio. Mais Aude Rothenburger avait préféré garder la partition purement religieuse et décidée de donner l'oratorio quasiment dans sa composition originelle, une composition convenant parfaitement à l'effectif et aux possibilités de ses artistes. Des possibilités qu'Aude Rothenburger sait parfaitement mettre en valeur.
J-M.S

 

 
 

 

Une onzième Scène off en Embuscade

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:00:06

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parc des expositions  Foire aux vins d'Alsace
Une onzième Scène off en Embuscade
La 72 e édition de la Foire aux vins portera à nouveau en son sein la Scène off et ce, pour la onzième fois. Toujours animée par le Centre de Ressources de Musiques Actuelles (CRMA), elle se pose cette année dans l'espace portuaire de l'Embuscade.
 

 
Te Beiyo : un peu de folk dans la programmation de la Scène off.
Après quelques années à naviguer aux côtés du Poisson Rouge, la Scène off de la Foire aux vins rejoint pour sa onzième édition l'environnement portuaire de l'Embuscade. Cet espace, un assemblage de conteneurs évoquant un quai ouvert sur l'horizon et qui accueille également les Pin'Up d'Alsace, verra se succéder à 19 h chaque soir les sélectionnés de l'année (voir encadré).

C'est le duo strasbourgeois The Flouks qui, avec son blues rock excentrique, démarrera les festivités. Terry Fankhauser est à la basse, Flavien Flouket à la guitare. La boîte à rythmes caractérielle a été baptisée Uter Comp.

Tadéo, originaire de Guebwiller, est constitué de quelques anciens du Red Eyes Band, emblématique groupe reggae de la région, associés à d'autres habitués de la dextérité et du sens aigu de l'harmonie. La formation cisèle un hip-hop qualifié de volatil, qui butine entre pop, jazz, funk et ouvre les perspectives musicales.

Un peu de folk dimanche avec Te Beiyo alias Jehanne Gaucher. Une guitare, un ukulélé et surtout une voix chaude et puissante, qui apporte autant le soleil que la tempête, mais avec toujours tendresse.
L'OVNI se nommera Sdorvia Desko

Le début de semaine sera placé sous le signe d'une chanson française pop rock apportée par Tcheo. Jérôme Muller est entouré d'une joyeuse équipe pour chanter des mélodies entêtantes, raconter sous forme de saynètes poétiques nos émotions du quotidien. Le mardi sera chaloupé, avec à l'affiche le reggae du Mulhousien d'origine réunionnaise Lion Size. Un reggae inspiré par le mouvement raggamuffin, engagé et dansant à la fois, teinté volontiers de soul et de sonorités créoles. L'ovni musical de la semaine se posera sur la Scène Off mercredi et se nomme Sdorvia Desko. Création artistique tentaculaire initiée en 2012 par Rafaël Cherkaski, vidéaste, musicien et artiste transdisciplinaire, Sdorvia Desko mélange électro punk et imaginaire délirant, tous deux venus d'un monde fictif situé à « l'Est de l'Est », au langage artificiel et aux moeurs exotiques !

Esther Milon auteure, compositrice et interprète de chansons françaises électropop viendra le 1er août proposer ses textes mélancoliques sur ses compositions acidulées. Après des études croisées de littérature et de musicologie, elle rencontre la poésie, et l'écriture devient une pratique quotidienne qu'elle associe à ses influences musicales allant de The Smith, The Cure, Radiohead, à Noir Désir et Dominique A.

C'est avec Hewa vendredi que démarrera le second week-end de la foire. Les Strasbourgeois imposent leur post-soul progressive, assumant des influences électroniques cristallisées dans un set cosmique, organique et onirique.

Pénultième formation, Static mélange divers courants du rap qu'ils soient bruts ou mélodiques. Créé en 2014, le trio strasbourgeois a autoproduit l'an passé un 6-titres sorti sous le nom de L.A.B. Ce sont les Colmariens de Play ! Electric, qui clôtureront la Scène off 2 019. Trois mondes musicaux se croisent pour créer un genre libre, vagabond, affranchi des règles subliminales et consensuelles des courants actuels, tissé par des musiciens amoureux à la fois du rock british des 90's, des sons saturés, des riffs de guitares tirés au cordeau et de drum & bass prenante.
Christophe SCHNEIDER La Scène off, tous les soirs à 19 h sur le stand de L'Embuscade. Spectacle gratuit après avoir acquitté de l'entrée de la foire.

La Scène off, tous les soirs à 19 h sur le stand de L'Embuscade. Spectacle gratuit après avoir acquitté de l'entrée de la foire.

 
 

 

Colmar : La Scène Off depuis 2011

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:39:04

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Colmar
Colmar : La Scène Off depuis 2011

 
Portée depuis 2009 par le Centre de Ressources de Musiques Actuelles de Colmar (CRMA), la Scène off programme chaque soir à 19 h un concert d'un groupe alsacien sur une scène qui lui est dédiée, cette année installée dans l'espace du bar l'Embuscade. Le CRMA, coanimé par le Grillen et la Fédération Hiéro Colmar, est cofinancé par la ville de Colmar et le conseil départemental du Haut-Rhin. Il a pour objectif entre autres de faire découvrir la richesse des talents régionaux actuels et d'accompagner les groupes en voie de professionnalisation. Positionnée à ces débuts sur une plateforme à l'entrée est de la coquille, la Scène off a connu les chaleurs torrides du chapiteau du Magic Mirror (2012) et celles tout aussi brûlantes de l'antre du Poisson Rouge. Elle est depuis 2016 diffusée par Radio Dreyeckland Libre. Ils étaient cette année 135 à postuler, quasiment le double par rapport au démarrage de la Scène off. Celle-ci se décline le reste de l'année dans les allées du marché couvert colmarien, qui accueille presque tous les premiers vendredis du mois à 19 h aussi un groupe régional proposé par le CRMA.

 

 
 

 

La Scène off depuis 2011

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:07:09

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La Scène off depuis 2011
 

 
Portée depuis 2009 par le Centre de ressources de musiques actuelles de Colmar (CRMA), la Scène off programme chaque soir à 19 h un concert d'un groupe alsacien sur une scène qui lui est dédiée, cette année installée dans l'espace du bar l'Embuscade. Le CRMA, coanimé par le Grillen et la Fédération Hiéro Colmar, est cofinancé par la Ville de Colmar et le Conseil départemental du Haut-Rhin. Il a pour objectif entre autres de faire découvrir la richesse des talents régionaux actuels et d'accompagner les groupes en voie de professionnalisation.

Positionnée à ces débuts sur une plate-forme à l'entrée Est de la coquille, la Scène off a connu les chaleurs torrides du chapiteau du Magic Mirror (2012) et celles tout aussi brûlantes de l'antre du Poisson Rouge. Elle est diffusée depuis 2016 par Radio Dreyeckland Libre. Ils étaient cette année 135 à postuler, quasiment le double par rapport au démarrage de la Scène off. Celle-ci se décline le reste de l'année dans les allées du marché couvert colmarien, qui accueille presque tous les premiers vendredis du mois à 19 h aussi un groupe régional proposé par le CRMA.

 

 
 

« Une chanson n'est jamais terminée »

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:47:03

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Musique  Sting, en concert le 1er août à la foire aux vins de Colmar
« Une chanson n'est jamais terminée »
Sting vient de sortir un nouvel album intitulé My Songs , un livre sonore autobiographique qui reprend ses plus grands succès, réinterprétés et réarrangés. Rencontre avec une star au grand coeur qui se produira à la Foire aux vins de Colmar le 1 er août.
 

 
Sting a sorti son nouvel album.
Le chanteur britannique nous reçoit dans un prestigieux hôtel du 16e arrondissement de Paris, dans une rue adjacente aux Champs-Élysées.

Installé dans un salon cosy, Sting est souriant et détendu. Il faut dire qu'ici, il se sent comme chez lui. Desert Rose a été écrite en 1999 à Paris. Il y avait passé l'été en écoutant du raï. Roxanne est née en 1977 dans la capitale française, lorsque lui et son groupe The Police logeaient dans un "trou à rats" derrière la gare du Nord.
« Je ne pense pas que les chansons enregistrées soient des reliques saintes »

Aujourd'hui, il nous raconte comment il a réarrangé ses meilleurs morceaux en leur donnant un second souffle pour composer son album My Songs. « Ce sont des chansons qui sont familières aux gens, mais les arrangements sont beaucoup plus contemporains avec un esprit musical plus mature. L'album a été conçu seulement pour s'amuser, c'est la raison la plus importante », insiste-t-il. Petit à petit, de manière aléatoire, l'artiste de 67 ans a retravaillé ses chansons. « L'album ne s'est pas fait en une seule fois. C'est une espèce de patchwork entre les concerts. Je ne pense pas que les chansons enregistrées soient des reliques saintes ou des pièces de musée. Je les aime, mais quand on enregistre une chanson, on est au début de quelque chose. Ensuite, c'est bien d'être curieux et d'expérimenter, d'ajouter de l'importance et de la richesse à ses chansons », explique le chanteur, qui a notamment repris des titres cultes comme Every breath you take, Englishman in New York ou Message in the bottle, composé grâce à un riff de guitare sur sa Fender Strat noire alors qu'il se trouvait à l'arrière d'un minibus bruyant entre Düsseldorf et Nuremberg au début de l'année 1979.
« Être mélancolique est une caractéristique de l'intelligence »

Dans leur nouvelle version, toutes ces chansons semblent actuelles. « J'ai essayé de faire un album qui sonne comme s'il avait été fait aujourd'hui. » Demolition Man ou Desert Rose sont dotées d'une réorchestration plus percutante. D'autres chansons comme Walking on the moon se démarquent par leurs modifications vocales.

Sa voix a changé et ce n'est pas pour lui déplaire. « Je pense qu'elle est mieux maintenant. Il y a une texture plus harmonieuse dans ma voix. Quand on est jeune, elle est plus faible, plus pure. Mais plus on vieillit, plus elle est intéressante. »

My Songs est un album intense qui cache derrière ses titres, des souvenirs qui retentissent plus fort.

« Les techniques d'enregistrement ont changé, les disques ne sonnent plus de la même manière qu'en 1980, les échos sont différents. Mon travail, c'est de trouver quelque chose de neuf, de nouveaux éléments dans les chansons, de les redécouvrir. À chaque fois que j'en chante une, je veux explorer quelque chose. Même enregistrée, une chanson n'est jamais terminée. »

Sting a assumé la vie folle d'une rock star, d'abord avec The Police puis en solo. Malgré cela, il a eu des moments de doute et de tristesse qui ont influencé son écriture.

« Être mélancolique est une caractéristique de l'intelligence », estime-t-il. So Lonely est revisitée mais exprime toujours cette solitude de façon aussi exubérante. « C'est certainement thérapeutique », lâche le chanteur britannique.
« Les Français écoutent la musique avec un haut niveau de compréhension »

Cet été, Sting se produira sur la scène du Théâtre de plein air à la Foire aux vins de Colmar. Un lieu qui lui est familier (il était déjà à Colmar en 2017) et lui tient sans doute à coeur puisque l'homme est un amoureux de la culture française : la littérature, la musique mais aussi le vin.

« J'ai un vignoble en Italie, en Toscane, mais ça ne m'empêche pas d'aimer le vin français. J'adore Sartre et Camus. Les Français écoutent la musique avec un haut niveau de compréhension. C'est un pays musical, je me sens bien ici. »

D'ailleurs, il a récemment partagé le micro avec Mylène Farmer et Maître Gims. L'ancien leader de The Police est donc plutôt à l'aise avec la langue de Molière.

« J'aime aussi les anciens artistes français comme Jacques Brel, il était Belge mais chantait en français. Mon ami Charles Aznavour que nous avons perdu l'an passé était un de mes favoris. »

Devant son public alsacien, il interprétera donc sa vie en chansons. Qu'elles soient reconstruites, rapiécées ou même ornées d'un nouveau cadre, elles résonneront toutes dans le coeur de ses fans d'une façon singulière...
Alice HERRY Voir notre vidéo sur dna.fr Après avoir annulé plusieurs concerts pour raison de santé, Sting a retrouvé la scène mercredi 17 juillet à Lyon, pour les Nuits de Fourvière.

Voir notre vidéo sur dna.fr

 
 

 

Musée Musée de l'impression sur étoffes : Un nouveau départ

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:48:27

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Musée Musée de l'impression sur étoffes
Musée Musée de l'impression sur étoffes : Un nouveau départ
Comme annoncé, le Musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse a rouvert mardi avec des horaires modifiés et une boutique complètement réaménagée. Après deux semaines de fermeture, les prémices d'une renaissance.

 
Sylvie, la nouvelle responsable de la boutique, Younes, chargé de l'accueil, et Véronique Lourenço, responsable des collections au Musée de l'impression sur étoffes, désormais ouvert du mardi au dimanche de 13 h à 18 h.
« Rouvrir, c'était notre premier objectif. Il y a des visiteurs en ce moment, les gens toquent à la porte... Et la seule raison que l'on aurait eue de garder le musée fermé, c'était de pouvoir utiliser le personnel de l'accueil et de la boutique pour le récolement, mais ce travail demande une qualification... » Bref, comme l'explique Aziza Gril-Mariotte, la nouvelle présidente du Musée de l'impression sur étoffes, cet établissement mulhousien se devait de rouvrir ses portes au public en pleine saison touristique.

C'est désormais chose faite. Ce mardi à 13 h, les premiers visiteurs s'appelaient Vincent Urbain, président de l'association des Amis du Mise, Maryvonne Buckenmeyer et Carole Ecoffet, créatrice du collectif Sauvons le Mise, Jacqueline Jacqué, ancienne conservatrice impliquée dans le récolement, des membres du conseil d'administration, etc. Essentiellement des personnes concernées au premier chef par le devenir de ce musée et soucieuses d'être là dans ce moment qui marque un premier pas vers une renaissance. Et cela après une période de crise, qui s'était soldée par la fermeture du Mise, le 2 juillet, pour cause de manque de personnel à l'accueil.

À l'accueil, c'est désormais Younes, étudiant en licence d'histoire, employé à mi-temps pour l'été (uniquement le week-end à partir de la rentrée), qui officie la plupart du temps, avec le renfort de salariés de l'office de tourisme de Mulhouse et sa région. À la boutique, Sylvie, embauchée depuis février, a pris la suite de Marie-Jeanne, partie à la retraite fin juin. Dans les collections, David Soyer, Véronique Lourenço et Clara Cappitta, embauchée pour le récolement (un poste soutenu financièrement par la Direction régionale des affaires culturelles) sont toujours là. Le personnel est encore réduit à la portion congrue, mais le musée est en état de marche. La direction est assurée, bénévolement, par Aziza Gril-Mariotte, avec l'aide des autres membres du CA (conseil d'administration).

La boutique est désormais à l'entrée du musée. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Une boutique avec différents pôles

Pour l'heure, la grande nouveauté, c'est le déménagement de la boutique, désormais installée dans le hall d'entrée, alors qu'elle était jusqu'alors ''planquée'' à l'arrière de ce hall. Les visiteurs doivent désormais la traverser pour entrer ou sortir, mais ils peuvent aussi se contenter de venir faire des emplettes, sans visiter le musée. « Ce réaménagement, c'est un projet de longue date, cela nous permet aussi de rouvrir avec moins de personnel », note Aziza Gril-Mariotte. Le déménagement des meubles et des produits a été effectué par le personnel du musée avec l'aide de l'entreprise Barrisol et de bénévoles. Sylvie, la nouvelle responsable de la boutique, a aussi tenu à tout réaménager, avec différents pôles.

« Dès l'entrée, nous avons les produits du Mise », indique-t-elle. Mouchoirs, carrés, pochettes, imprimés d'après des motifs d'archives, coupons de tissus imprimés à la planche par Céline Lachkar. De l'autre côté, un coin papeterie avec des beaux livres et des cartes postales, plus loin un coin dédié aux tissus d'ameublement (nappes, serviettes des marques le Jacquard français et Georges G.), les personnages de tissus de Catherine Bihl, et enfin les foulards de soie de la marque Petrusse. « Ce que je veux, souligne la responsable, c'est que tous les produits soient français. » Et beaucoup sont même alsaciens.
« Pour l'instant, on cherche des sous »

Nouvelle boutique, nouveaux horaires aussi : le musée est désormais ouvert en non-stop de 13 h à 18 h, du mardi au dimanche. « C'est un test, on va voir, mais cela permet aussi au personnel de ranger, réapprovisionner tranquillement... »

Aziza Gril-Mariotte, la nouvelle présidente du Mise. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN

Saluée par toutes les personnes présentes, cette réouverture sans tambour ni trompette n'est qu'un début. L'avenir du Mise reste à écrire. « Notre but, c'est de régler la situation financière et administrative, reconstituer une équipe et mobiliser tout le monde autour d'un projet », annonce la nouvelle présidente, qui ne peut encore guère en dire plus. Le recours à une procédure de sauvegarde financière n'est pas encore décidé, car « les résultats de l'audit financier n'ont toujours pas été présentés au CA », explique Aziza Gril-Mariotte, qui espère que cette présentation sera faite « d'ici la fin du mois ». Pas de nouvelles non plus de l'instruction en cours concernant les vols.

« Pour l'instant, on rouvre et on cherche des sous », résume, un peu abruptement, mais avec le sourire, Béatrice Fauroux, la nouvelle secrétaire du CA, qui annonce l'idée de créer un grand fonds participatif. Mais pas avant d'avoir défini un vrai projet pour le nouveau Mise.
Hélène POIZAT

 

 
 

 

Ungersheim-Pulversheim Écomusée d'Alsace : Un ancien rucher pour la biodiversité

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:51:46

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Ungersheim-Pulversheim  Écomusée d'Alsace
Ungersheim-Pulversheim Écomusée d'Alsace : Un ancien rucher pour la biodiversité
Un ancien rucher est en cours de remontage à L'Écomusée d'Alsace. Une exposition consacrée à la biodiversité des milieux ouverts agricoles y sera installée la saison prochaine.

 
L'ancien rucher accueillera, lorsqu'il aura été entièrement remonté et aménagé, une exposition sur la biodiversité des milieux ouverts agricoles.
Le 84e bâtiment récupéré par l'Écomusée est en cours de remontage à la lisière de la forêt, non loin de la chapelle. Il s'agit d'un ancien rucher provenant de Westhalten, un village du vignoble haut-rhinois, situé à l'entrée de la « Vallée noble », près de Rouffach.

C'est le quatrième bâtiment de ce type entrant au musée, après ceux originaires de Hausgauen, Sundhouse et Réguisheim. Le premier, reconnaissable par ses planches d'envol de toutes les couleurs, est installé en bordure de la mare de la ferme de Sternenberg, non loin de la place des Charpentiers. On y découvre, en pénétrant dans sa partie arrière, une ruche avec une paroi transparente permettant d'observer les ouvrières au travail et une petite exposition permanente sur les abeilles et l'apiculture.

Le second rucher provenant de Sundhouse n'est pas accessible aux visiteurs. Là aussi les apiculteurs bénévoles du musée récoltent le miel qu'ils conditionnent ensuite dans la miellerie attenante. Ce miel est vendu à la boutique du musée. Le rucher de Réguisheim n'a pour sa part pas été remonté et fait partie des stocks du musée.

Ce rucher (« Emmahissla » en alsacien) de Westhalten a été donné au musée par Sébastien Diringer, viticulteur. Ses dimensions au sol sont de 3,15 m sur 6,45 m. Il comporte un étage avec un escalier intérieur ainsi qu'un petit balcon protégé par une avancée de toit.

Son ossature en bois et sa charpente sont maintenant en place. Il reste à habiller le toit et les murs. Sa couverture sera composée de bardeaux de bois et les murs seront constitués d'un bardage de planches. Le chantier devrait prendre fin en septembre.

Mais ce petit chalet n'aura plus vocation à être un rucher. À partir de la saison 2020 il accueillera une exposition et sera un lieu de médiation consacré à la biodiversité des milieux ouverts agricoles, tant pour les espèces que pour les habitats. « Les espaces agricoles post-remembrement de la fin du XXe siècle paraissent monotones, vides et pauvres en biodiversité. A contrario les paysages de l'agriculture ancienne sont variés et riches de biodiversité » souligne François Kiesler, membre de la corporation des naturalistes de l'Écomusée qui porte le projet. Depuis l'étage on pourra apprécier l'étendue des cinq hectares du « théâtre d'agriculture » (voir encadré), comme on peut déjà le faire en grimpant au sommet de l'« Obervédère » qui se dresse environ deux cents mètres plus loin, en face de l'ancien rucher.
« La reconquête d'une nouvelle biodiversité »

Il y sera aussi question des nouvelles agricultures en synergie avec cette biodiversité. « L'esprit de cette installation est de servir à la reconquête d'une nouvelle biodiversité dans le cadre des transitions et mutations vers de nouveaux systèmes agricoles permettant l'émergence de nouveaux paysages » ajoute François Kiesler.

« Westhalten » accompagnera les événements du « théâtre d'agriculture » : les labours, la taille de la vigne, des arbres et des arbustes, les fagots, les floraisons, les foins et plantes de la Saint-Jean, la moisson... Cette dernière se déroulera d'ailleurs cette année les dimanches 21 et 28 juillet. Le battage des céréales avec les anciennes machines aura pour sa part lieu au mois d'août.

Le chalet permettra également de mettre en exergue des espèces emblématiques comme le lombric, le coquelicot et le bleuet, l'alouette des champs, les abeilles, la chouette chevêche, le chevreuil ou encore le rat des moissons.

L'ancien rucher de Westhalten deviendra donc en 2020 le quatrième lieu de médiation des naturalistes qui disposent déjà de trois autres petites maisons. Celle de Ribeauvillé est consacrée à la biodiversité dans le village, celle de Guebwiller, au bord du plan d'eau, présente la biodiversité des milieux humides et celle de Mauchen permet de parler de la biodiversité en général.
M.H.

L'Écomusée dispose d'une facette muséographique agricole installée sur près de cinq hectares, où depuis 2016, est élaboré un « théâtre d'agriculture ». Ce parcours de plein air montre de façon synthétique ce qui pouvait exister dans la région dans ce domaine pendant l'entre-deux-guerres et propose, grâce à des panneaux explicatifs et illustrés, des pistes de réflexions quant aux agricultures et aux pratiques de sociétés. Un lieu hors du village à découvrir absolument durant la belle saison.

 

 
 

 

La magie du Hohlandsbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:57:39

© Dna, Vendredi le 19 Juillet 2019
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Guémar  Sortie annuelle
La magie du Hohlandsbourg
Vendredi 12 juillet, seize enfants âgés de 6 à 11 ans ont participé à la traditionnelle sortie d'été au château du Hohlandsbourg organisée par la municipalité.
 

 
Les enfants avec les chevaliers.
Vendredi dernier, seize enfants âgés de 6 à 11 ans ont participé à la traditionnelle sortie d'été au château du Hohlandsbourg organisée par la municipalité. Ils étaient accompagnés par les trois adjoints Michèle, Claudine et Jean-Marie. Arrivés en cours de matinée, ils ont d'abord assisté et même participé pour certains au spectacle « Bayard chevalier sans peur et sans reproche ». Les enfants ont vibré au rythme des épées qui s'entrechoquaient et ont bien apprécié ce spectacle plein d'humour et d'action. Ils ont apprécié l'animation/exposition « Léonard de Vinci, ingénieur, scientifique et inventeur » aux multiples talents.

Tous ont participé à une activité créative au choix pour fabriquer un modèle réduit d'un parachute, peindre la Joconde, décorer une couronne et assembler un collier. Après le déjeuner servi dans la belle salle événementielle, munis du « carnet de découverte du jeune explorateur », a eu lieu la visite -impressionnante- du château et la découverte des reproductions de machines insolites, comme le char d'assaut, le vélo, la catapulte et la construction de château avec des blocs de bois. Quelle journée riche en découvertes !

 

 
 

 

Muntzenheim A l'espace Ried Brun : Une action culturelle réussie

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:37:39

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Muntzenheim A l'espace Ried Brun
Muntzenheim A l'espace Ried Brun : Une action culturelle réussie
L'orchestre symphonique de Mulhouse, accompagné de 70 jeunes choristes et récitants néophytes du collège Félix Eboué de Fessenheim, a interprété jeudi soir 4 juillet l'oeuvre musicale participative La musique des âmes , à l'Espace Ried brun de Muntzenheim.

 
Les musiciens professionnels, dans la salle, et les collégiens, sur scène, en parfaite harmonie.
La principale du collège Félix Éboué de Fessenheim, Muriel Schuster, a salué la salle avant de remercier les parents, « pour la motivation de leurs enfants », les professeurs ainsi que l'orchestre symphonique, « pour leur implication » avant de souhaiter à tous « un bon concert ». L'auteure du roman La musique des âmes, Sylvie Allouche a relevé « l'excellent travail des collégiens, en complicité avec les musiciens professionnels ».

La conseillère départementale, Betty Muller a cité le poète Virgile: « Chantons aussi loin que nous allons : la route sera moins ennuyeuse » avant de mettre l'accent sur le fructueux échange, tout au long de l'année scolaire, entre les élèves de 5e du collège Félix Éboué et les musiciens professionnels, un temps fort de l'action culturelle mise en oeuvre par le Département du Haut-Rhin, avant de les féliciter, « pour avoir monté une oeuvre de toutes pièces, un exercice des plus ambitieux ».
La standing-ovation d'une salle conquise

La musique des âmes, imaginée par le compositeur Fabien Cali, formé au conservatoire national supérieur de Paris, basée sur le roman du même nom, traite d'une histoire d'amitié entre deux enfants de la Seconde Guerre mondiale. Sous la direction de Vincent Monteil, directeur musical de l'Opéra Studio de l'Opéra national du Rhin, l'orchestre symphonique de Mulhouse a fait vivre l'unique représentation publique de cette oeuvre.

Les collégiens choristes ont également étonné la salle, lors de leur prestation chantante « Pourquoi, Je deviens fou et Mon fils bien aimé », sur des musiques de Fabien Cali, Eugène Isaÿe, Jean-Sébastien Bach et Eric Whitacre, ainsi que la lecture de la lettre adressé par Simon à Matthias, son seul ami, par les récitants néophytes, récompensés par la standing-ovation d'une salle conquise.

 

 
 

 

Les assises des jeunes sapeurs-pompiers

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 05:56:04

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Soultz  JSP
Les assises des jeunes sapeurs-pompiers
La section des JSP (jeunes sapeurs-pompiers) de Soultz et environs était réunie dernièrement au centre de secours de Soultz pour son assemblée générale.
 

 
Des jeunes exemplaires
Cette séance a été l'occasion pour les parents de se rendre compte de ce que leur enfant avait fait durant cette année au sein de l'association. Regroupant 35 jeunes de 13 à 17 ans, la section rassemble des JSP de Soultz, Wuenheim, Jungholtz, Rimbach-Zell et Rimbach, Hartmannswiller, Berrwiller, Bollwiller, Feldkirch et Raedersheim et est présidée par le lieutenant Gabriel Galliath. Celui-ci n'a d'ailleurs pas caché sa satisfaction quant au fonctionnement de la société, il souligna cependant que l'apprentissage à la fonction de sapeur-pompier est un long parcours, un enseignement apporté par des formateurs bénévoles.
« Des jeunes quisont exemplaires »

À ce titre-là, cette année c'est quatre jeunes qui sortiront des rangs des JSP pour rejoindre les effectifs des sapeurs-pompiers. Le chef de centre, le lieutenant Daniel Jeckert s'est montré satisfait sur ce point. « Les jeunes qui rejoignent nos rangs sont exemplaires, nous avons besoin d'eux pour construire l'avenir. » Le délégué départemental des JSP le capitaine Christian Trommenschlager a lui rappelé que les associations de JSP ont le soutien du SDIS car depuis 2011, c'est près de 650 JSP qui ont pris un engagement chez les hommes du feu.

Le président de l'amicale Bruno Falch a souligné le fait que les JSP de Soultz rendent un grand service lors de la marche populaire de l'amicale.

 

 
 

 

Villé La fin de plus de six mois de chantier

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:05:02

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La fin de plus de six mois de chantier
 

 
 
Frédéric Bierry, président du conseil départemental inaugurera dimanche la rue Winzenberg rénovée.

Ce dernier grand chantier du mandat a débuté en janvier. Il a duré jusqu'à fin juin. La fin des travaux a soulagé les riverains de cet axe principal menant au Val de Villé. Des habitants qui ont pris la gêne avec philosophie, témoigne le maire Jean-Marie Sohler.

Le coût du projet a été de 700 000 EUR (rénovation de l'assainissement, remplacement de l'adduction d'eau en haut du village et voirie).

La route a été complètement refaite : largeur de chaussée réduite, mise aux normes pour la sécurité et le déplacement des piétons, y compris à mobilité réduite.

Un contretemps a toutefois conduit à une prolongation de la durée des travaux jusqu'au 31 juillet : en effet, des dalles en béton couvrant le réseau pluvial ont été cassées lors du décapage du bitume, à la sortie du village. Vieilles d'un siècle, elles n'étaient pas répertoriées.

L'incident a été rapidement réparé et les derniers pavés ont été alignés cette semaine. La pose de la couche d'enrobé finale permettra le bon déroulement de la 42e Fête du vin sans problème.
BLS

 

 
 

Recherche en vain apprentis en viticulture

Publié dans le panorama le Vendredi 19 juillet 2019 à 06:09:20

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Recherche en vain apprentis en viticulture
 

 
L'une des raisons qui freine les candidats à l'apprentissage : la méconnaissance du travail du viticulteur. Photo DNA /David GEISS
« Non, il ne faut pas obligatoirement être fils ou fille de vigneron pour travailler dans la viticulture », lâche tout de go Pauline Amet pour mettre fin à une première idée reçue à laquelle elle est souvent confrontée. La jeune femme est chargée du développement de l'apprentissage au CFA agricole du Haut-Rhin, établissement qui dispense, à Rouffach, plusieurs formations en alternance spécialisées, à l'instar d'un Capa Viticulture et d'un bac professionnel Conduite et gestion de l'entreprise vitivinicole.

« La filière vitivinicole est encore trop méconnue des jeunes, déplore-t-elle. Quand je vais dans les collèges pour présenter nos formations, beaucoup d'élèves ne savent pas ce que fait un viticulteur. Ils pensent, par exemple, qu'il n'a du travail que durant les vendanges. » Conséquence de cette méconnaissance : les entreprises du secteur peinent à trouver des apprentis.
Le frein de la mobilité

Sur le site internet du CFAA haut-rhinois, des offres d'apprentissage émanent actuellement de professionnels installés, notamment, à Ammerschwihr, Rodern, Eguisheim, Mittelbergheim et Dorlisheim. « Il me reste encore 30 à 35 places disponibles pour la rentrée », précisait Pauline Amet il y a quelques jours. C'est dommage que les jeunes ne s'intéressent pas plus à la viticulture car elle manque de main-d'oeuvre dans la région alors qu'elle offre de vrais débouchés. Qu'il ait en poche un Capa ou un bac pro, un apprenti peut donc facilement trouver un emploi. »

Outre cette méconnaissance, un autre point freine les candidats à l'apprentissage. « Un jeune en sortie de 3e n'est pas toujours mobile, souligne Pauline Amet. Le problème est que la plupart des exploitations ne sont pas proches d'une gare. Il faut donc que le jeune ne réside pas trop loin du domaine dans lequel il veut faire son apprentissage pour être pleinement opérationnel. »

En raison de ce paramètre, les apprentis issus d'une reconversion - à l'instar d'anciens étudiants - sont appréciés, précise la représentante du CFAA, car du fait d'être plus âgés, ils ont généralement le permis. En fonction de leur niveau d'études, ils peuvent même bénéficier de cours aménagés pour obtenir plus rapidement un diplôme. Pour rappel : l'apprentissage est ouvert à toutes les personnes âgées de 15 à 29 ans.
Philippe WENDLING