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Site acteurspublics.fr : Brigitte Klinkert : « Nous voulons faire de l’Alsace un territoire modèle des politiques publiques de proximité »

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 03:52:08

Site acteurspublics.fr :

Brigitte Klinkert : « Nous voulons faire de l’Alsace un territoire modèle des politiques publiques de proximité »

Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert revient sur le projet de
collectivité européenne d’Alsace qui va regrouper à l’horizon 2021 son département et celui
du Bas-Rhin au sein d’une seule structure dotée de compétences nouvelles. Le projet de loi
actant ces nouvelles compétences doit être adopté d’ici à la trêve estivale.

Députés et sénateurs sont tombés d’accord en commission mixte paritaire (CMP), le
11 juillet dernier, sur le projet de loi relatif aux compétences de la future « Collectivité
européenne d’Alsace ». Le texte va être définitivement voté d’ici la fin du mois. Une
issue attendue sans aucun doute ?

Bien évidemment. Ce projet souhaité par une majorité d’alsaciens est désormais inscrit dans
le marbre. Un an tout juste après la remise par le préfet de la région Grand-Est de son rapport
au Premier ministre sur l’évolution institutionnelle de l’Alsace, cette étape marque la création
des compétences de la future collectivité européenne d’Alsace. C’est à nous désormais de
réussir l’Alsace de demain par la convergence des politiques des deux départements actuels et
par l’intégration d’ici le 1er janvier 2021 des nouvelles compétences que va nous offrir la loi
en matière de coopération transfrontalière, de tourisme, de gestion des fonds européens,
d’attractivité, de bilinguisme, de mobilité ou d’organisation des structures professionnelles,
sportives et culturelles. Comme un laboratoire, l’Alsace ouvre la voie en termes de politiques
territoriales et de différenciation.

Qu’est-ce que ce projet va changer pour les départements du Haut-Rhin et du Bas-
Rhin ?

C’est pour nous une opportunité de faire de l’Alsace un territoire modèle des politiques
publiques de proximité en France et en Europe. Au-delà du retour à une Alsace politique et
institutionnelle, ce projet coconstruit entre les territoires, l’Etat et le gouvernement va
permettre à l’Alsace de retrouver une réelle capacité à agir sur son territoire dans des
domaines très variés. L’octroi de nouvelles compétences à notre collectivité impactera
positivement, concrètement et durablement le quotidien des alsaciens puisqu’elles sont
notamment adaptées à nos particularités.

Certains estiment que le développement du droit à la différenciation (qui doit être
développé dans le cadre de la future réforme constitutionnelle, ndlr) risque de fracturer
l’unité nationale. Qu’en pensez-vous ?

C’est un faux-procès. Ce droit à la différenciation donné à nos deux départements est une
réponse concrète au besoin ambiant de proximité de notre pays qui souffre aujourd’hui de
centralisme. Elle permettra de favoriser le principe de subsidiarité au profit de notre future
collectivité et ainsi de privilégier l’échelon territorial le plus pertinent pour mener des
politiques publiques. Chaque territoire doit disposer d’une capacité à agir renforcée pour
répondre plus efficacement aux enjeux locaux. Le droit à la différenciation n’affecte donc en
rien l’unité du pays. La différenciation doit vraiment reposer sur des particularités réelles et
des motifs d’intérêt général pour permettre à chaque territoire de livrer tout son potentiel au
service du pays.

L’une des particularités de votre territoire est notamment son caractère transfrontalier…

Il y avait une vraie volonté de nos partenaires allemands et suisses de travailler de manière
beaucoup plus proche avec nous. Ils attendaient avec impatience de retrouver un partenaire
français à la bonne échelle et surtout qui ait une vraie capacité à agir, à impulser des projets et
à coordonner des acteurs. Nous pourrons désormais aller plus loin en matière de stratégie et
de coopération transfrontalière.

Quelles seront les conséquences de la fusion de vos deux départements ?

Nous avons rencontré l’ensemble des agents des deux départements pour leur expliquer les
ressorts du projet. Nous travaillons désormais à la convergence de nos politiques en matière
de gestion des ressources humaines. Le fait de récupérer de nouvelles compétences, de l’Etat
ou de la région, constituera aussi une opportunité pour nos équipes : le développement de
nouveaux métiers.

 

La vie des maires des villages facilitée

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:40:46

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Collectivités Réforme
La vie des maires des villages facilitée
Possibilité de revoir les intercommunalités, indemnités relevées : le gouvernement répond aux attentes des élus des petites communes et entend susciter des vocations pour 2020.
 

 
Il n'y aura pas de statut de l'élu, comme le réclamaient beaucoup d'élus locaux et leurs représentants de tous bords au Sénat, mais un projet de loi « engagement et proximité » pour faciliter l'exercice du mandat de maire. Les ministres en charge des Collectivités, Jacqueline Gourault et Sébastien Lecornu, ont présenté ce mercredi au conseil des ministres un texte qui d'abord remet la commune au centre... du village territorial français. Les maires ont liberté de récupérer l'autonomie perdue face aux intercommunalités, d'en revoir la carte et la distribution des compétences ; visant à redonner de l'oxygène aux maires et à susciter des vocations pour les prochaines municipales.
Payé « moins que le RSA »

« Les conditions d'exercice du mandat sont devenues difficiles, surtout dans les petites communes : le maire doit acquérir des connaissances de plus en plus techniques, est plus exposé juridiquement, doit y consacrer plus de temps », détaille le sénateur Mathieu Darnaud (LR, Ardèche) qui a mené les travaux sur le sujet à la haute Assemblée et tient à préserver l'articulation du territoire autour de la commune et du département. Il ajoute : « Avec 600 EUR bruts, un maire de petite commune perçoit moins que le RSA ».

Le gouvernement va donc relever le régime des indemnités pour les communes de moins de 3 500 habitants. Le projet ajoute un droit renforcé à la formation des élus, la prise en charge par l'État des frais de garde d'enfants ou de proches malades et la généralisation du « congé électif » pour faire campagne, jusque-là surtout appliqué dans la fonction publique.

« Plus globalement, nous demandons l'égalité pour les élus issus du secteur privé face à leur situation professionnelle : un fonctionnaire qui est élu local bénéficie d'heures ou de journées de décharge pour le mandat. Quand il le quitte, par volonté ou parce qu'il est battu, il est réintégré dans son corps d'origine », explique le sénateur Darnaud, forcé de reconnaître comme Jacqueline Gourault que « la crise des vocations avant chaque élection municipale se résout grâce aux retraités ». L'âge moyen des maires élus en 2014 était de 62 ans. Et deux tiers des maires ne sont plus en activité.

 

 
 

 

La vie des maires des villages facilitée

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:22:15

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La vie des maires des villages facilitée
 

 
Il n'y aura pas de statut de l'élu, comme le réclamaient beaucoup d'élus locaux et leurs représentants de tous bords au Sénat, mais un projet de loi « engagement et proximité » pour faciliter l'exercice du mandat de maire. Les ministres en charge des Collectivités, Jacqueline Gourault et Sébastien Lecornu, ont présenté ce mercredi au conseil des ministres un texte qui d'abord remet la commune au centre... du village territorial français. Les maires ont liberté de récupérer l'autonomie perdue face aux intercommunalités, d'en revoir la carte et la distribution des compétences ; visant à redonner de l'oxygène aux maires et à susciter des vocations pour les prochaines municipales.
Payé « moins que le RSA »

« Les conditions d'exercice du mandat sont devenues difficiles, surtout dans les petites communes : le maire doit acquérir des connaissances de plus en plus techniques, est plus exposé juridiquement, doit y consacrer plus de temps », détaille le sénateur Mathieu Darnaud (LR, Ardèche) qui a mené les travaux sur le sujet à la haute Assemblée et tient à préserver l'articulation du territoire autour de la commune et du département. Il ajoute : « Avec 600 EUR bruts, un maire de petite commune perçoit moins que le RSA ».

Le gouvernement va donc relever le régime des indemnités pour les communes de moins de 3 500 habitants. Le projet ajoute un droit renforcé à la formation des élus, la prise en charge par l'État des frais de garde d'enfants ou de proches malades et la généralisation du « congé électif » pour faire campagne, jusque-là surtout appliqué dans la fonction publique.

« Plus globalement, nous demandons l'égalité pour les élus issus du secteur privé face à leur situation professionnelle : un fonctionnaire qui est élu local bénéficie d'heures ou de journées de décharge pour le mandat. Quand il le quitte, par volonté ou parce qu'il est battu, il est réintégré dans son corps d'origine », explique le sénateur Darnaud, forcé de reconnaître comme Jacqueline Gourault que « la crise des vocations avant chaque élection municipale se résout grâce aux retraités ». L'âge moyen des maires élus en 2014 était de 62 ans. Et deux tiers des maires ne sont plus en activité.

 

 
 

Sassoli et de Montchalin au secours de Strasbourg

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:44:53

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Strasbourg Parlement européen
Sassoli et de Montchalin au secours de Strasbourg
Lors d'une réception donnée à l'hôtel de ville en l'honneur des eurodéputés, le nouveau président du Parlement européen, David Sassoli, et la secrétaire d'État aux affaires européennes Amélie de Montchalin ont défendu le siège strasbourgeois.
 

 
David Sassoli : « La vie du Parlement européen et celle de la ville peuvent marcher ensemble ».
Ils ont revêtu leur plus beau poncho, un voile à sequins ou un turban de Sikh pour chanter « Bienvenue à Strasbourg » et l'hymne européen dans la cour de l'hôtel de ville. La touche multiculturelle, c'était eux : 39 étudiant(e) s de 33 nationalités dirigés par Christian Gaillac, du Lions Club du Grand Est.
Opération de charme

Le choeur a ouvert la réception donnée par la municipalité de Strasbourg en l'honneur des anciens et nouveaux eurodéputés, après une journée mouvementée : Ursula von der Leyen venait d'être élue de justesse présidente de la Commission européenne. Une opération de charme pour vanter ceux d'une ville « où [vous] serez toujours accueillis avec égard », promet Roland Ries qui se lance dans sa marotte, l'histoire. Le maire de Strasbourg fait défiler la réunion fondatrice des ministres du Conseil de l'Europe dans le même hôtel de ville, en août 1949, les « serments de Strasbourg » de Charles le Chauve et Louis le Germanique en... 842 et les mânes de Louise Weiss, ancienne doyenne des députés européens. Le chef du protocole vient l'interrompre pour laisser l'interprète traduire en anglais. « Je me croyais au 18e siècle, où la langue française était universelle », s'excuse un Roland Ries un peu marri. Plus concret, il évoque la « task force » pour le siège strasbourgeois « animée par un lobbyiste bruxellois », les lignes aériennes OSP (sous obligation de service public) pour faciliter l'accès de la ville et la construction de 15 000 m² de bureaux en face du Parlement européen. « C'est vrai que Strasbourg n'est pas capitale européenne par hasard. Une de nos vice-présidentes habite Strasbourg [l'eurodéputée tchèque Dita Charanzova, NDLR]. La vie de notre institution et celle de la ville peuvent marcher ensemble », approuve David Maria Sassoli, le nouveau président du Parlement européen, dans un français coloré d'accent transalpin. « Mais on doit faire encore quelques efforts pour améliorer nos conditions de travail... » L'ancien présentateur du JT italien était la coqueluche de la soirée, se prêtant gentiment aux selfies en sa compagnie.
« Le présent et le futur de notre Union »

« C'est à Strasbourg que le Parlement a son siège », insiste Amélie de Montchalin, la jeune secrétaire d'État aux affaires européennes, s'exprimant alternativement en français, anglais, espagnol et portugais. « Ce choix n'est pas seulement inscrit dans les traités. Il représente le présent et le futur de notre Union. Les gens qui vivent ici ou que vous allez croiser dans le tram vivent bien plus que d'autres l'Europe comme une réalité quotidienne ». Une réalité qui se reflète dans « le pont de l'Europe entre Kehl et Strasbourg » ou la toute nouvelle collectivité européenne d'Alsace, taillée sur mesure pour « ce petit coin de France à l'âme si particulière ». Plus matériellement, elle s'est « engagée à suivre personnellement » le contrat triennal 2 018/2 020 voué à asseoir la dimension européenne de Strasbourg. Soit 185 000 millions d'euros versés par l'État, la région ou l'Eurométropole pour développer l'accessibilité de Strasbourg ou l'aménagement d'un pavillon d'honneur à l'aéroport d'Entzheim, histoire d'accueillir les parlementaires en VIP.

Après une heure de discours, traductions comprises, les parlementaires affamés ont pu faire honneur au buffet, ne boudant que le munster. Il y a des choses qui ne feront jamais l'unanimité en Europe.
Catherine PIETTRE

 

 
 

 

Écologie : les chantiers qui attendent Élisabeth Borne

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:41:47

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Politique Elle récupère l'ensemble du portefeuille de la Transition écologique et solidaire
Écologie : les chantiers qui attendent Élisabeth Borne
La nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire s'inscrira dans la continuité en défendant le projet de loi énergie climat. Elle a succédé à François de Rugy mercredi.
 

 
Élisabeth Borne, nouvelle ministre de la Transition écologique, hier, lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur démissionnaire François de Rugy.
Défendre une « écologie du réel », « au contact des territoires », qui implique, « au quotidien, de savoir rapprocher les points de vue sans perdre l'ambition ». C'est la feuille de route que s'est tracée hier Élisabeth Borne, nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire, lors de sa passation de pouvoir avec François de Rugy.

La nouvelle ministre est une novice dans la lumière politique. Elle a fait ses premiers pas comme ministre des Transports en 2017. Mais elle a une connaissance fine et technique des politiques publiques côtés coulisses opérationnelles.

Ancienne préfète de Poitou-Charentes et de la Vienne, elle maîtrise l'enjeu des relations avec les collectivités, acteurs clés de la transition écologique au niveau local. Ex-directrice de cabinet de Ségolène Royal, elle connaît parfaitement les arcanes du portefeuille complexe de l'écologie. Celle qui a dirigé la RATP a aussi une vision opérationnelle des transports, qu'elle promet de « verdir ».

Une compétence technique, à défaut d'une vision sur l'écologie et d'un poids politique important. Mais ses connaissances seront autant d'atouts nécessaires dans la poursuite de chantiers lourds.

Élisabeth Borne s'inscrit dans la continuité de la feuille de route gouvernementale, alors que le Haut conseil pour le climat vient d'appeler la France à revoir ses politiques publiques à la hausse si elle veut réellement limiter le réchauffement climatique.

Élisabeth Borne garde le portefeuille des transports dans ses nouvelles attributions mais perd le titre de ministre d'État. Un point que n'a pas manqué de souligner l'opposition pour dénoncer l'absence d'ambition écologique du gouvernement.
Neutralité carbone

La ministre va devoir s'employer à prouver le contraire. Elle va être directement dans le bain avec la loi énergie climat. L'examen de ce texte qui déclare « l'urgence climatique » vient de démarrer au Sénat. Il prévoit d'atteindre la « neutralité carbone » à l'horizon 2050, une baisse de 40 % de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030 et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022.

Il entérine le report de 2025 à 2035 de l'objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité (qui représente plus de 70 % aujourd'hui). Autres éléments de cette loi : la rénovation énergétique des logements, un article permettant de faire évoluer le mode de calcul des tarifs régulés de l'électricité, la fin d'ici à 2023 des tarifs réglementés de vente du gaz.

L'adoption de ce projet de loi énergie est indispensable pour pouvoir entériner la feuille de route énergétique de la France à l'horizon 2028, qui prévoit la fermeture de 14 réacteurs nucléaires sur 58 d'ici à 2035. Elle fixe également des trajectoires de développement des énergies renouvelables.

Élisabeth Borne devra aussi suivre la « convention citoyenne », voulue par Emmanuel Macron comme une réponse au grand débat. Ces 150 particuliers tirés au sort devront commencer leurs travaux en septembre et conclure début 2020. Charge à cette convention de remettre - ou pas - sur la table un débat explosif : le retour de la hausse de la taxe carbone, qui avait servi d'étincelle au mouvement des gilets jaunes.
E.B.

 

 
 

 

Écologie : les chantiers qui attendent Élisabeth Borne

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:21:35

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Écologie : les chantiers qui attendent Élisabeth Borne
 

 
Élisabeth Borne, nouvelle ministre de la Transition écologique, hier, lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur démissionnaire François de Rugy. Photo/AFP ALAIN JOCARD
Défendre une « écologie du réel », « au contact des territoires », qui implique, « au quotidien, de savoir rapprocher les points de vue sans perdre l'ambition ». C'est la feuille de route que s'est tracée hier Élisabeth Borne, nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire, lors de sa passation de pouvoir avec François de Rugy.

La nouvelle ministre est une novice dans la lumière politique. Elle a fait ses premiers pas comme ministre des Transports en 2017. Mais elle a une connaissance fine et technique des politiques publiques côtés coulisses opérationnelles.

Ancienne préfète de Poitou-Charentes et de la Vienne, elle maîtrise l'enjeu des relations avec les collectivités, acteurs clés de la transition écologique au niveau local. Ex-directrice de cabinet de Ségolène Royal, elle connaît parfaitement les arcanes du portefeuille complexe de l'écologie. Celle qui a dirigé la RATP a aussi une vision opérationnelle des transports, qu'elle promet de « verdir ».

Une compétence technique, à défaut d'une vision sur l'écologie et d'un poids politique important. Mais ses connaissances seront autant d'atouts nécessaires dans la poursuite de chantiers lourds.

Élisabeth Borne s'inscrit dans la continuité de la feuille de route gouvernementale, alors que le Haut conseil pour le climat vient d'appeler la France à revoir ses politiques publiques à la hausse si elle veut réellement limiter le réchauffement climatique.

Élisabeth Borne garde le portefeuille des transports dans ses nouvelles attributions mais perd le titre de ministre d'État. Un point que n'a pas manqué de souligner l'opposition pour dénoncer l'absence d'ambition écologique du gouvernement.
Neutralité carbone

La ministre va devoir s'employer à prouver le contraire. Elle va être directement dans le bain avec la loi énergie climat. L'examen de ce texte qui déclare « l'urgence climatique » vient de démarrer au Sénat. Il prévoit d'atteindre la « neutralité carbone » à l'horizon 2050, une baisse de 40 % de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030 et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022.

Il entérine le report de 2025 à 2035 de l'objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité (qui représente plus de 70 % aujourd'hui). Autres éléments de cette loi : la rénovation énergétique des logements, un article permettant de faire évoluer le mode de calcul des tarifs régulés de l'électricité, la fin d'ici à 2023 des tarifs réglementés de vente du gaz.

L'adoption de ce projet de loi énergie est indispensable pour pouvoir entériner la feuille de route énergétique de la France à l'horizon 2028, qui prévoit la fermeture de 14 réacteurs nucléaires sur 58 d'ici à 2035. Elle fixe également des trajectoires de développement des énergies renouvelables.

Élisabeth Borne devra aussi suivre la « convention citoyenne », voulue par Emmanuel Macron comme une réponse au grand débat. Ces 150 particuliers tirés au sort devront commencer leurs travaux en septembre et conclure début 2020. Charge à cette convention de remettre - ou pas - sur la table un débat explosif : le retour de la hausse de la taxe carbone, qui avait servi d'étincelle au mouvement des gilets jaunes.
E.B.

 

 
 

Prud'hommes : les indemnités plafonnées validées en justice

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:28:46

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Prud'hommes : les indemnités plafonnées validées en justice
 

 
Le plafonnement des indemnités prud'homales a été jugé conforme au droit par la plus haute juridiction française. Photo d'illustration Julio PELAEZ
La Cour de cassation a validé le barème instaurant le plafonnement des indemnités prud'homales, dans son avis rendu ce mercredi. La plus haute juridiction française avait été saisie pour avis par les conseils de prud'hommes de Louviers (Eure) et Toulouse (Haute-Garonne).

Mesure emblématique des réformes du Code du travail menées par ordonnance par Emmanuel Macron, elle instaurait un plafonnement des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Les dommages et intérêts sont ainsi plafonnés entre un et vingt mois de salaire brut, en fonction de l'ancienneté. Auparavant, ces indemnités relevaient du libre arbitre des conseillers prud'homaux.
Compatible avec les textes internationaux

Mais le barème avait été fortement contesté... y compris au sein des conseils prud'homaux eux-mêmes, qui, pour certains, avaient décidé de ne pas l'appliquer et de garder l'ancien système.

Les détracteurs du barème le contestaient sur un fondement principal : il ne respecterait pas les textes internationaux signés par la France, notamment la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et surtout la Charte sociale européenne et la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT).

La Cour de cassation a estimé que le barème était « compatible » avec les textes internationaux, notamment avec l'article 10 de la Convention n° 158 de l'OIT, qui demande « le versement d'une indemnité adéquate » en cas de licenciement abusif. Pour la Cour, « le terme "adéquat" doit être compris comme réservant aux États parties une marge d'appréciation ».

Avec cet avis, les conseils prud'homaux vont ainsi devoir revenir à une application du plafonnement des indemnités, et harmoniser ses décisions.

 

 
 

Retraites Allez-vous devoir compter vos points ?

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:23:38

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Retraites Allez-vous devoir compter vos points ?
 

 
D'abord annoncée pour 2019, la réforme ne devrait pas être présentée au Parlement avant les élections municipales prévues en mars 2020.
Quelle réforme ?

Le gouvernement veut éviter la sanction dans les urnes et espère qu'un début d'ancrage local facilitera l'acceptation de son projet.

Lequel pourrait prendre la forme d'une loi-cadre, qui renverrait les détails à des lois ou ordonnances futures et permettrait de repousser les arbitrages les plus sensibles au deuxième semestre.
Qui sera concerné ?

Au vu du calendrier législatif et des cinq ans annoncés de mise en place, le nouveau système ne fonctionnera pas avant 2025 ou 2026.

Les personnes nées en 1963 ou 1964 seront les premières à y être soumises, mais partiellement. Car les deux régimes coexisteront pour les quatre ou cinq premières générations.
Le régime à points,mode d'emploi

Finis les trimestres : vous cotiserez désormais (jusqu'à 10 000 euros brut de revenus mensuels) tout au long de votre carrière pour acquérir des points, lesquels seront, comme dans l'actuel régime de retraite complémentaire du privé Agirc-Arrco, convertis pour obtenir le niveau de votre pension.

L'ensemble de la vie active sera donc pris en compte et non plus seulement les 25 meilleures années (pour le privé) ou les six derniers mois (pour le public).

Les fonctionnaires verront toutefois leurs primes prises en compte dans le calcul mais soumises à cotisations.
Ce qui est en débat

Il reste à fixer le niveau de points des périodes d'inactivité (congé parental, maladie ou chômage), les bonus de la pénibilité, de l'apprentissage des très jeunes et des carrières longues qui représentent encore 25 % des départs, ce qui a été sous-évalué en 2010 et 2014. Les pensions seront-elles de nouveau indexées sur les salaires (et non plus sur les prix) ?

Surtout, la valeur du point et ses modalités de définition restent à définir. Or elles détermineront largement les gagnants et les perdants de la réforme...
A. B.

 

 
 

Michels (LaRem) brigue une présidence de commission

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:11:29

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Michels (LaRem) brigue une présidence de commission
 

 
 
Thierry Michels, député (LaRem) de la 1re circonscription du Bas-Rhin, a officialisé lundi matin sa candidature à la présidence de la commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale, selon nos informations. Sa démarche intervient dans le cadre du prochain renouvellement à mi-mandat des postes détenus par LaRem au palais Bourbon, conformément aux engagements pris en tout début de législature.

Présidences et vice-présidences de commission, présidence du groupe, questure... En tout, quelque 80 députés de la majorité présidentielle ont ainsi déjà fait acte de candidature pour l'un ou l'autre des postes concernés par ce renouvellement, au fil d'une campagne feutrée, mais relativement tendue en coulisses. Pour la présidence du groupe, Gilles Legendre aura ainsi face à lui l'ex-PS Florent Boudié (député de Gironde) et Stéphanie Do (Seine-et-Marne). Les diverses désignations doivent avoir lieu les 23 et 24 juillet prochains.
E. D.

 

 
 

agglomération de Mulhouse Forêt du Sifam : Après les épicéas, les hêtres sont les nouvelles victimes de la sécheresse

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:53:56

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agglomération de Mulhouse Forêt du Sifam
agglomération de Mulhouse Forêt du Sifam : Après les épicéas, les hêtres sont les nouvelles victimes de la sécheresse
Sans surprise, la sécheresse était la thématique principale de la tournée du Sifam (Syndicat intercommunal forestier de l'agglomération mulhousienne) dans son massif forestier de 300 hectares, ce mardi 16 juillet. Avec un constat décourageant : désormais, les hêtres sont aussi impactés par la sécheresse.

 
Même sur le terrain limono-argileux du massif du Sifam (Syndicat intercommunal forestier de l'agglomération mulhousienne), favorable à la rétention d'eau, les lits des petits ruisseaux de forêt (comme ici) sont à secs. C'est un des signes de la sécheresse qui s'accentue et fait de nouvelles victimes : après les épicéas, les hêtres sont également en train de mourir.
Ils étaient venus pour prendre la température de l'état de santé des arbres du massif du Sifam (Syndicat intercommunal forestier de l'agglomération mulhousienne). Ils ont d'abord pris celle d'une des sources emblématiques de ce secteur boisé de quelque 300 hectares. Ils, ce sont les élus des communes membres du Sifam - Bruebach, Brunstatt, Mulhouse, Riedisheim et Rixheim - qui ont effectué, ce mardi 16 juillet, une tournée estivale dans le massif, accompagnés par le directeur du Sifam et des agents de l'ONF (Office national des forêts). La source, c'est celle du Ziehlbrunnen située sur le ban de Rixheim. Elle est à sec « depuis deux ans », indique Bruno Gaston, de l'ONF. Le constat interroge d'autant plus qu'ici, en pleine forêt, même le petit ruisseau qui coulait à proximité a disparu. Son lit est recouvert d'un tapis de feuilles mortes alors même que le terrain, « limono-argileux », précise Bruno Gaston, est favorable à la rétention d'eau.

Les conséquences de la sécheresse sont visibles au sol, mais aussi au ciel. En plus des épicéas, déjà impactés depuis un an, les hêtres - première essence du massif (22 %) - sont les nouvelles victimes des sécheresses successives et « de la période de canicule qui est arrivée tôt dans la saison (fin juin) », explique Jérôme Fournier, technicien forestier de l'ONF, en charge de la forêt du Sifam.

Le Sifam (Syndicat intercommunal forestier de l'agglomération mulhousienne) a effectué sa tournée estivale dans les forêts de l'agglo le mardi 16 juillet 2019. Parmi les points abordés, la problématique de la sécheresse et celle de la chalarose du frêne (champignon). Un point a également été fait sur les futures coupes de sécurisation. Photo L'Alsace /Cécile FELLMANN

Après les épicéas, les hêtres sont les nouvelles victimes de la sécheresse dans le massif du Sifam (Syndicat intercommunal forestier de l'agglomération mulhousienne). Les arbres malades qui présentent des risques pour la sécurité des promeneurs seront abattus. Photo L'Alsace /DR/Sifam
Des coupes de sécurisation

Pour l'heure, une centaine d'arbres - dont des centenaires - aux feuilles brunies et recroquevillées, quand ils ne sont pas encore nus, a été recensée, principalement en bordure de chemin. Ils ont été marqués d'une croix rouge et seront abattus entre l'automne et l'hiver prochain « par mesure de sécurité ». « Les branches de ces arbres fragilisés risquent de céder », argumente Jérôme Fournier. Les périodes de sécheresse et canicule étant souvent suivies d'orages violents, c'est « même l'arbre en entier qui pourrait tomber ». S'il est urgent d'abattre les arbres fragilisés pour des questions de sécurité, cela l'est aussi pour des questions économiques. « À l'heure actuelle, ce bois est encore commercialisable, parce que les arbres commencent seulement à mourir », explique l'agent forestier.

Des frênes seront, eux aussi, abattus. Là, ce n'est pas la sécheresse qui est en cause, mais la chalarose. Une maladie causée par un champignon, qui sévit depuis deux. « Cette année, l'essence (la deuxième du massif : 20 %) est un peu moins impactée, du fait de conditions non favorables au développement du champignon au printemps. » Une bonne nouvelle qui est, en fait, l'arbre qui cache la forêt. Puisqu'à terme, le Sifam et l'ONF évaluent que « seuls 5 % des frênes du massif survivront ».
Le chêne résiste pour l'instant aux sécheresses

En plus de ces coupes de « sécurisation », qui sont des mesures « d'urgence », c'est à long terme que le Sifam et l'ONF repensent aujourd'hui la gestion du massif. Les travaux actuellement entrepris se portent surtout sur la régénération naturelle du chêne, une essence « qui, pour l'instant, résiste aux sécheresses, car elle est moins exigeante en eau que le hêtre, par exemple », indique Jérôme Fournier. C'est pourquoi les techniciens forestiers effectuent des « travaux de dégagement » pour permettre aux semis naturels de chêne, « concurrencés par d'autres essences, comme le frêne et le hêtre, qui poussent plus vite » de se développer. Résilient, le chêne est également apprécié d'un point de vue commercial, du fait des différents domaines dans lesquels il peut être valorisé. « On peut l'utiliser pour faire des charpentes, des meubles, des parquets, dans la tonnellerie, etc. », expose Jérôme Fournier.
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Au Gaschney, les pylônes du vieux télésiège sont tombés

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:45:59

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Massif vosgien
Au Gaschney, les pylônes du vieux télésiège sont tombés
La station de ski du Gaschney vient de perdre simultanément son vieux télésiège et retrouver peut-être un repreneur miracle pour ses pistes alpines.
 

 
Construit en 1970, le télésiège du Gaschney a été démonté. Les sièges seront vendus aux collectionneurs ou aux nostalgiques à la rentrée.
L'été est brûlant au Gaschney. Dans la plus grande discrétion, le syndicat mixte des stations de montagne de la vallée de Munster vient de faire enlever le vieux télésiège du Petit Hohneck construit en 1970. À l'arrêt depuis au moins 20 ans, son enlèvement n'est pas une surprise. Il était programmé depuis longtemps, et même réglementaire en raison de sa longue inactivité.

Ce télésiège était peut-être le premier d'Alsace, à en croire les spécialistes. Il faisait 813 mètres de long avec un dénivelé de 290 mètres. Les véhicules deux places - 80 sièges en tout - permettaient aux skieurs de grimper de 1000 à 1290 mètres d'altitude. Ils débouchaient sur une vue panoramique grandiose sur le massif vosgien, la plaine d'Alsace, la Forêt-Noire, les Alpes...
Le retour du ski cet hiver ?

Engagés dans un projet de transformation du Gaschney en temple des sports de pleine nature, les élus de la vallée voulaient faire place nette pour accueillir ces nouveaux pratiquants. Pierre Gsell, le président du syndicat, invoque aussi l'argument sécuritaire, après une aussi longue interruption, « avec des morceaux de ferraille qui menaçaient de tomber à tout moment ».

La chute de ces pylônes a parfois suscité de l'émotion chez les amoureux du site. De la satisfaction, souvent, ou un sentiment de gâchis, parfois, comme chez le maire de Muhlbach-sur-Munster. Patrick Althusser déplore « qu'on n'ait pas étudié ou cherché des alternatives ». Une « fausse polémique » selon Pierre Gsell pour qui « ce télésiège n'a jamais été rentable ».
« Tractations très avancées »

Ce ne sera peut-être pas la seule nouveauté de l'année au Gaschney. Contre toute attente, la station de ski pourrait fonctionner à nouveau cet hiver, alors qu'on la pensait fermée à jamais. Les tractations sont « très avancées » entre un potentiel repreneur et les actionnaires de la société Gaschney 360° qui avaient lâché l'affaire il y a un an « faute de volonté politique ».

Le candidat à la reprise ne vient pas de très loin : il s'agit de la société Montagne évolution installée à Luttenbach-près-Munster. Présidée par Mickael Gerloff, elle est spécialisée dans la maintenance et le montage de remontées mécaniques. C'est elle qui vient précisément d'assurer le démontage du télésiège du Gaschney. On saura cet été encore si la station (re) verra l'hiver.
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

Dannemarie Conseil municipal Elections 2020: ces petites phrases qui alimentent le suspense !

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:48:02

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Dannemarie  Conseil municipal
Dannemarie Conseil municipal Elections 2020: ces petites phrases qui alimentent le suspense !
Alors que l'adjoint Alexandre Berbett est déjà parti en campagne, le maire de Dannemarie, Paul Mumbach continue d'alimenter le suspense sur ses intentions pour les élections municipales de 2020. Et il semble y prendre un... malin plaisir !

 
L'originalité des séances de conseil municipal de Dannemarie tient dans le fait que même quand l'ordre du jour est totalement insipide et limité aux affaires courantes, il y a toujours une petite phrase lâchée par l'un ou l'autre qui permet d'alimenter la chronique. Ainsi en était-il encore mardi soir lors de la dernière séance avant la pause estivale. On l'a dit, l'ordre du jour était d'un ennui mortel, à tel point d'ailleurs que pas mal d'élus avaient manifestement préféré rester sous le parasol ! Le quorum nécessaire à la tenue de la réunion a tout juste été atteint. Seuls dix édiles s'étaient déplacés. Ils ont expédié les affaires courantes en moins de trois quarts d'heure de réunion.

Trois quarts d'heure de réunion à peine ! D'ordinaire, tout le monde se serait réjoui de cette vélocité ! Mais là, on a perçu chez les présents comme une légère frustration quand le maire Paul Mumbach a dit « bon, ben, je lève la séance ». C'est que depuis la réunion de juin et la spectaculaire annonce de candidature de l'adjoint Alexandre Berbett, tout le monde s'attend à ce que d'autres prétendants sortent du bois à tout moment. Et ce n'est pas le ton légèrement sarcastique employé mardi soir par Paul Mumbach qui brisera la suspense. Au contraire. « J'ai distribué ces jours derniers, non pas des tracts électoraux, mais les Parenthèses (le journal communal ndlr). Pour les tracts électoraux, ce n'est pas le moment... du moins pas encore », s'est d'abord amusé le maire avant d'en remettre une dose en fin de réunion en lâchant un « tient, personne n'a de déclaration à faire ce soir ?». Une allusion à peine voilée à la candidature de l'adjoint Berbett qui a donc choisi de rompre avec la majorité et de faire cavalier seul.

Un petit jeu du chat et de la souris auquel même l'opposition « canal historique » s'est prêtée ! La conseillère Jocelyne Zanger a ainsi d'abord tenté la ruse pour gratter des infos. Elle a interrogé le maire sur le calendrier du scrutin. « Jusqu'à combien de temps avant le vote on peut se déclarer ? ». Mais n'obtenant pas de réponse et n'y tenant visiblement plus, elle a fini par lâcher franchement : « bon, si j'ai bien compris ce n'est pas ce soir qu'on saura quelque chose ».

« Sur ce, je vous souhaite un bon été », a finalement conclu Paul Mumbach non sans en rajouter une dernière couche : « et un bon repos, personnellement je prends toujours un bon repos avant les grandes décisions ».

Bref, le suspense pré électoral continuera donc d'alimenter la chronique estivale à Dannemarie. Surtout que les élus locaux sont de parfaits aoûtiens. Ils ne se réuniront plus avant la rentrée. La prochaine séance de conseil municipal est programmée pour le mardi 17 septembre. On a hâte d'y être !
Julien STEINHAUSER

 

 
 

 

24 juillet : les impôts donnent leur avis

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:50:28

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Haut-Rhin Plus d'imposables que d'exonérés
24 juillet : les impôts donnent leur avis
Les Haut-Rhinois versent plus d'un milliard d'euros d'impôts sur le revenu et font preuve d'un grand civisme fiscal selon l'administration. Ils vont encore avoir l'occasion de le démontrer avec l'arrivée très prochaine des avis d'imposition.
 

 
Le directeur des finances publiques, Denis Giroudet entouré de Michèle Miesch, rédactrice à la division des particuliers et Isabelle Mehier de Mathuisieulx, responsable de la division des particuliers du Haut-Rhin
Les avis d'imposition sur le revenu arriveront dans les boîtes aux lettres plus tard. Mais les contribuables haut-rhinois pourront dès le 24 juillet, sur le site impôts.gouv.fr consulter leur avis.

L'année dernière, les 225 784 foyers fiscaux imposables dans le département ont cotisé à hauteur d'un milliard d'euros. Contrairement à la tendance nationale, le Haut-Rhin abrite davantage d'imposables (225 784) que d'exonérés (191 730). Deux tiers des déclarations s'effectuent aujourd'hui en ligne, le papier s'effaçant à la vitesse de 15 % chaque année.

Environ 4 % des foyers ne choisissent ni la déclaration en ligne, ni la déclaration papier, choisissant la case pas de déclaration du tout. Mais le Haut-Rhinois fait plutôt preuve d'un « très bon civisme fiscal », reconnaît le directeur départemental des finances publiques. La preuve rapporte Denis Giroudet, « les non imposables nous occupent autant que les imposables, ils nous contactent s'étonnant que l'administration ne leur réclame rien ! ». Le directeur note également « beaucoup de hausses de taux effectuées spontanément » par les contribuables.
Un solde de 107 millions

Cette campagne des avis comme la nomme l'administration fiscale est la première depuis le prélèvement à la source. C'est l'année « blanche ». Quelque 43 400 foyers ont un solde de plus de 107 millions d'euros d'impôt sur le revenu à régler et doivent effectuer la démarche pour régulariser. En ligne, outil préféré de l'administration qui prône la dématérialisation, c'est mieux. Ça vaut aussi pour le paiement : au-delà de 300 euros, tout règlement notamment en matière d'impôts locaux devra s'effectuer désormais en ligne ou par prélèvement, fini le chèque.

« On est passé de l'imposition sur les revenus 2017, rappelle le directeur des finances publiques du Haut-Rhin à l'imposition sur les revenus 2019. Nous avons calculé les revenus 2018 et les avons annulés ». Annulation qui ne vaut pas pour les revenus dits exceptionnels, genre monnayage de compte épargne temps : « Dix jours ne sont pas imposables », précise Denis Giroudet.
Une restitutionde 93 millions

Cette année, la grande majorité des contribuables recevront donc un avis d'imposition 2018 avec aucun montant à payer en vertu du crédit d'impôt modernisation du recouvrement. L'administration se plaît ainsi à souligner la restitution de plus de 93 millions d'euros à 122 000 foyers, preuve qu'elle n'agit pas comme simple aspirateur à euros et que la soufflerie fonctionne dans les deux sens.

La réforme de la taxe d'habitation va toucher près de 195 000 des 330 000 foyers assujettis, l'administration estimant à 341 euros la somme moyenne économisée par chaque foyer. L'année dernière, 80 % des contribuables ont bénéficié d'une baisse de 30 % de la taxe d'habitation à laquelle s'est ajoutée cette année une nouvelle ristourne de 35 %. La baisse va se poursuivre si bien qu'en 2023, plus personne ne la paiera, soit une économie ou un manque à gagner selon les collectivités territoriales de 189 millions d'euros.
Ph.M.

 

 
 

 

Le 24 juillet, les impôts donnent leur avis

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:08:46

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Le 24 juillet, les impôts donnent leur avis
 

 
Le directeur des finances publiques, Denis Giroudet, entouré de Michèle Miesch, rédactrice à la division des particuliers, et Isabelle Mehier de Mathuisieulx, responsable de la division des particuliers du Haut-Rhin. Photo DNA /Philippe MARCHEGAY
Les avis d'imposition sur le revenu arriveront dans les boîtes aux lettres plus tard. Mais les contribuables haut-rhinois pourront, dès le 24 juillet sur le site impôts.gouv.fr, consulter leur avis.

L'année dernière, les 225 784 foyers fiscaux imposables dans le département ont cotisé à hauteur de 1 milliard d'euros. Contrairement à la tendance nationale, le Haut-Rhin abrite davantage d'imposables (225 784) que d'exonérés (191 730). Deux tiers des déclarations s'effectuent aujourd'hui en ligne, le papier s'effaçant à la vitesse de 15 % chaque année.

Environ 4 % des foyers ne choisissent ni la déclaration en ligne, ni la déclaration papier, choisissant la case pas de déclaration du tout. Mais le Haut-Rhinois fait plutôt preuve d'un « très bon civisme fiscal », reconnaît le directeur départemental des finances publiques. La preuve, rapporte Denis Giroudet, « les non imposables nous occupent autant que les imposables. Ils nous contactent en s'étonnant que l'administration ne leur réclame rien ! » Le directeur note également « beaucoup de hausses de taux effectuées spontanément » par les contribuables.
Un solde de 107 millions

Cette campagne des avis, comme la nomme l'administration fiscale, est la première depuis le prélèvement à la source. C'est l'année « blanche ». 43 400 foyers ont un solde de plus de 107 MEUR (millions d'euros) d'impôt sur le revenu à régler et doivent effectuer la démarche pour régulariser. En ligne, outil préféré de l'administration qui prône la dématérialisation, c'est mieux. Ça vaut aussi pour le paiement : au-delà de 300 EUR, tout règlement, notamment en matière d'impôts locaux, devra s'effectuer désormais en ligne ou par prélèvement. Fini le chèque !

« On est passé de l'imposition sur les revenus 2017, rappelle le directeur des finances publiques du Haut-Rhin, à l'imposition sur les revenus 2019. Nous avons calculé les revenus 2018 et les avons annulés. » Une annulation qui ne vaut pas pour les revenus dits exceptionnels, genre monnayage de compte épargne temps : « Dix jours ne sont pas imposables », précise Denis Giroudet.
Une restitutionde 93 millions

Cette année, la grande majorité des contribuables recevront donc un avis d'imposition 2018 avec aucun montant à payer, en vertu du crédit d'impôt modernisation du recouvrement. L'administration se plaît ainsi à souligner la restitution de plus de 93 MEUR à 122 000 foyers, preuve qu'elle n'agit pas comme simple aspirateur à euros et que la soufflerie fonctionne dans les deux sens...

La réforme de la taxe d'habitation va toucher près de 195 000 des 330 000 foyers assujettis, l'administration estimant à 341 EUR la somme moyenne économisée par chaque foyer. L'année dernière, 80 % des contribuables ont bénéficié d'une baisse de 30 % de la taxe d'habitation, à laquelle s'est ajoutée cette année une nouvelle ristourne de 35 %. La baisse va se poursuivre si bien qu'en 2023, plus personne ne la paiera, soit une économie - ou un manque à gagner selon les collectivités territoriales - de 189 MEUR.
Ph. M.

 

 
 

Bartenheim Jumelage : Une amitié scellée dans le marbre... et sous l'arbre

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:38:46

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Bartenheim Jumelage
Bartenheim Jumelage : Une amitié scellée dans le marbre... et sous l'arbre
La commune de Bartenheim a accueilli, dimanche dernier, sa jumelle landaise de Bascons. Dans le cadre du 80 e anniversaire de l'évacuation des Alsaciens dans les Landes, élus et population ont fêté 36 ans d'amitié.

 
Le maire de Bartenheim, Jacques Ginther (au centre à droite), et celui de Bascons, Jean-Luc Sanchez, ont dévoilé dimanche dernier une plaque rappelant l'évacuation des Alsaciens dans les Landes, il y a 80 ans.
La distance et le poids des années n'ont jamais entamé les liens d'amitié qui unissent les deux communes de Bartenheim et de Bascons. Dimanche dernier, une vingtaine de représentants de la commune landaise a retrouvé ses amis alsaciens afin de fêter la signature, en 1983, du serment de jumelage. Une histoire d'amitié officialisée par les deux maires, René Kannengeiser pour Bartenheim et Claude Cazalis pour Bascons, il y a maintenant 36 ans. Si au fil du temps les deux municipalités ont multiplié les échanges, s'affranchissant des mille kilomètres qui les séparent, dimanche dernier les Bartenheimois ont mis les petits plats dans les grands. Toujours festif, cette année, le programme concocté par la commune s'est aussi distingué par une forte portée symbolique. Deux grandes dates de l'histoire régionale et locale ont été commémorées : le 80e anniversaire de l'évacuation des Alsaciens dans les Landes et le 36e anniversaire du jumelage.

Drapeaux en tête, un défilé a conduit l'ensemble des participants et la population, du monument aux morts jusqu'à l'école de musique. Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

A l'arrière de la nouvelle plaque, un arbre-mémoire, un Ginko Biloba, traduira l'amitié et les liens fraternels qui unissent les communes de Bartenheim et Bascons. Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

Sur la place de l'école de musique de Bartenheim, les habitants et les représentants des associations ont applaudi un répertoire mêlant partitions alsaciennes et landaises. Photo DNA /Ghislaine MOUGEL
Un joyeux cortège

En début de journée, les paroissiens ont assisté à la messe dominicale célébrée à l'église Saint-Georges par l'abbé François Grienenberger. L'office a été rehaussé par les choristes de la Sainte-Cécile et magnifié par la soliste Élisabeth Nass. À quelques pas de l'église, le monument aux morts a réuni l'ensemble des invités, élus, sapeurs-pompiers, acteurs du comité des fêtes ainsi qu'une représentation des officiers et sous-officiers de réserve de Saint-Louis et des environs, présidée par le sergent José-Pierre Fernandez. Jacques Ginther et Jean-Luc Sanchez, respectivement maires actuels de Bartenheim et Bascons, ont déposé une gerbe au pied du monument. D'autres élus, dont le député Bruno Fuchs, la vice-présidente du conseil départemental Bernadette Groff et le conseiller Daniel Adrian ainsi que les deux maires honoraires ont participé à ce temps de recueillement. Un défilé s'est alors mis en route en direction de la place de l'école de musique. Sous le regard bienveillant de la population, porte-drapeaux en tête, la Musique Union dirigée par Hubert Schur a donné du rythme au cortège et les premiers signes d'une joyeuse marche groupée.
Un arbre porteur d'espoir

Sur la petite place de l'école de musique, une fois la brochette d'élus mis en ordre, Jacques Ginther a dévoilé une plaque en souvenir de l'évacuation de 1939. Quelques pas en arrière, il a proposé aux deux adjointes, Rachel Kohler de Bartenheim et Pascale Lacassagne, son homologue bastonnaise, de finaliser la plantation d'un Ginkgo Biloba. Un arbre porteur d'espoir et synonyme de longévité. « Nous plantons aujourd'hui ce Ginkgo, dont le feuillage dense abritera sous son ombre nos habitants jeunes et moins jeunes, c'est la belle volonté exprimée par deux villages de conserver de solides liens fraternels... », a souligné plus tard le maire Jacques Ginther.

Après un vin d'honneur ouvert à toute la population, les représentants de la commune ont invité leurs amis landais à l'Espace 2 000.
De nouvelles formesde rencontres

Durant le repas, le maire est revenu, une dernière fois avant la fin de son mandat, sur l'histoire et les acteurs principaux du jumelage. S'appuyant sur le vécu de René Kannengieser (encadré ci dessous), maire honoraire évacué, à l'âge de huit ans, avec une partie de la population de Bartenheim, l'édile a une nouvelle fois remercié la population landaise « émue et enthousiaste » au moment d'accueillir les Alsaciens. Revenant sur les nombreuses occasions qui, au fil des années, ont favorisé des retrouvailles entre les deux communes, le maire a toutefois émis quelques réserves sur l'avenir du jumelage : « aujourd'hui, les familles qui ont accueilli des correspondants ont vieilli et ne seront plus en mesure de renouveler l'expérience ». Les jeunes générations n'étant selon lui pas assez impliquées, Jacques Ginther a souhaité que de nouvelles formes de rencontres se mettent en place : « il faudra intéresser suffisamment de familles pour créer de nouvelles synergies ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Jumelage Une amitié scellée dans le marbre et sous un arbre

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:04:39

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Jumelage Une amitié scellée dans le marbre et sous un arbre
 

 
 
La distance et le poids des années n'ont jamais entamé les liens d'amitié qui unissent les communes de Bartenheim et de Bascons. Dimanche, une vingtaine de représentants de la commune landaise ont retrouvé des amis alsaciens afin de fêter la signature, en 1983, du serment de jumelage. Une histoire d'amitié officialisée par les deux maires, René Kannengeiser pour Bartenheim et Claude Cazalis pour Bascons, il y a maintenant 36 ans.

Si au fil du temps les deux municipalités ont multiplié les échanges, s'affranchissant des mille kilomètres qui les séparent, dimanche les Bartenheimois ont mis les petits plats dans les grands. Toujours festif, cette année, le programme concocté par la commune s'est aussi distingué par une forte portée symbolique. Deux grandes dates de l'histoire régionale et locale ont été commémorées : le 80e anniversaire de l'évacuation des Alsaciens dans les Landes et le 36e anniversaire du jumelage.

Drapeaux en tête, un défilé a conduit l'ensemble des participants et la population, du monument aux morts jusqu'à l'école de musique. Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

A l'arrière de la nouvelle plaque, un arbre-mémoire, un Ginko Biloba, traduira l'amitié et les liens fraternels qui unissent les communes de Bartenheim et Bascons. Photo DNA /Ghislaine MOUGEL

Sur la place de l'école de musique de Bartenheim, les habitants et les représentants des associations ont applaudi un répertoire mêlant partitions alsaciennes et landaises. Photo DNA /Ghislaine MOUGEL
Un joyeux cortège

En début de journée, les paroissiens ont assisté à la messe dominicale célébrée à l'église Saint-Georges par l'abbé François Grienenberger. L'office a été rehaussé par les choristes de la Sainte-Cécile et magnifié par la soliste Élisabeth Nass. À quelques pas de l'église, le monument aux morts a réuni l'ensemble des invités, élus, sapeurs-pompiers, acteurs du comité des fêtes, ainsi qu'une représentation des officiers et sous-officiers de réserve de Saint-Louis et des environs, présidée par le sergent José-Pierre Fernandez.

Jacques Ginther et Jean-Luc Sanchez, respectivement maires actuels de Bartenheim et Bascons, ont déposé une gerbe au pied du monument. D'autres élus, dont le député Bruno Fuchs, la vice-présidente du conseil départemental Bernadette Groff et le conseiller Daniel Adrian, ainsi que les deux maires honoraires, ont participé à ce temps de recueillement.

Un défilé s'est alors mis en route en direction de la place de l'École de musique. Sous le regard bienveillant de la population, porte-drapeaux en tête, la Musique Union dirigée par Hubert Schur a donné du rythme au cortège et les premiers signes d'une joyeuse marche groupée.
Un arbre porteur d'espoir

Sur la petite place de l'école de musique, une fois la brochette d'élus mis en ordre, Jacques Ginther a dévoilé une plaque en souvenir de l'évacuation de 1939. Quelques pas en arrière, il a proposé aux deux adjointes, Rachel Kohler de Bartenheim et Pascale Lacassagne, son homologue basconnaise, de finaliser la plantation d'un ginkgo biloba : un arbre porteur d'espoir et synonyme de longévité. « Nous plantons aujourd'hui ce ginkgo, dont le feuillage dense abritera sous son ombre nos habitants jeunes et moins jeunes, c'est la belle volonté exprimée par deux villages de conserver de solides liens fraternels... », a souligné plus tard le maire Jacques Ginther.

Après un vin d'honneur ouvert à toute la population, les représentants de la commune ont invité leurs amis landais à l'Espace 2000.
De nouvelles formesde rencontres

Durant le repas, le maire est revenu, une dernière fois avant la fin de son mandat, sur l'histoire et les acteurs principaux du jumelage. S'appuyant sur le vécu de René Kannengieser (encadré ci dessous), maire honoraire évacué à l'âge de huit ans, avec une partie de la population de Bartenheim, l'édile a une nouvelle fois remercié la population landaise « émue et enthousiaste » au moment d'accueillir les Alsaciens. Revenant sur les nombreuses occasions qui, au fil des années, ont favorisé des retrouvailles entre les deux communes, le maire a toutefois émis quelques réserves sur l'avenir du jumelage : « Aujourd'hui, les familles qui ont accueilli des correspondants ont vieilli et ne seront plus en mesure de renouveler l'expérience. » Les jeunes générations n'étant, selon lui, pas assez impliquées, Jacques Ginther a souhaité que de nouvelles formes de rencontres se mettent en place : « Il faudra intéresser suffisamment de familles pour créer de nouvelles synergies. »
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Algolsheim Éducation : L'École du ciel,chrétienne et Montessori

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:52:23

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Algolsheim  Éducation
Algolsheim Éducation : L'École du ciel,chrétienne et Montessori
Une école maternelle privée ouvrira ses portes à la rentrée dans les locaux de Vitabox à Algolsheim. Elle combinera des pédagogies alternatives du type Montessori avec les valeurs traditionnelles de l'église évangélique.

 
L'École du ciel est installée dans les locaux de Vitabox.
C'est une grande salle de réunion vidée de ses meubles, au rez-de-chaussée du complexe Vitabox, entre bowling et salle de fitness.

Difficile d'imaginer, pour l'heure, que cette salle accueillera début septembre plusieurs bambins âgés de trois à quatre ans. Mais le futur directeur, Julien Armand, affiche sa confiance dans un large sourire : « Nous avons réussi à rassembler, par le biais d'un financement participatif, les 6 000 EUR nécessaires à l'achat du mobilier, se réjouit-il. Ce mobilier est en commande, et nous serons prêts pour le jour J ».
Montessori...mais pas que

Le mobilier, pas n'importe lequel, répondra aux normes de la pédagogie Montessori. Des étagères basses, sur lesquelles les enseignants rangeront le nombreux matériel nécessaire. Car selon la pédagogue italienne du début du XXe siècle, l'enfant doit apprendre en manipulant : « avec des cubes, des perles, des éléments, on acquiert les mêmes connaissances que dans les écoles classiques, explique Julien Armand, qui est en train de suivre une formation. Les enfants arrivent à visualiser les choses et à effectuer de grandes opérations dans leur tête, à un âge souvent précoce. Pareil pour la grammaire, on dissocie les éléments de la phrase... »

Autre caractéristique, l'enfant lui-même choisit son activité, « mais elle est suggérée par l'adulte, développe le futur directeur. Le rôle de l'enseignant est d'observer, de déceler quelle est la période « sensible » de l'enfant à ce moment-là. Certains peuvent apprendre à lire très tôt s'ils sont en demande, d'autres attendront l'âge de six ou sept ans. Nous avons la conviction que tous les enfants ont envie d'apprendre et sont curieux de nature. »

Pour autant, l'école ne se limitera pas à Montessori : « Nous aurons d'autres matériels, récupérés dans les écoles ou fabriqués nous-mêmes. Et lorsque nous ouvrirons également l'école l'après-midi [le matin seulement la première année], nous emmènerons au maximum les élèves à l'extérieur ».
Enseignantsdans l'Éducation nationale

Au départ, Julien Armand, 34 ans, ne se destinait pas aux pédagogies alternatives. Professeur de sciences physiques, il s'est mis en disponibilité de l'Education nationale pour devenir salarié de Liberty Planet, l'association qui gère l'espace ludique de Vitabox. Au fil des ans, son regard sur l'éducation a changé : « Des élèves me demandaient pourquoi ils devaient apprendre telle ou telle chose, je leur répondais qu'ils en avaient besoin pour leurs examens... Plus tard, à l'espace ludique d'Algolsheim, je me suis rendu compte que beaucoup de jeunes ne se connaissaient pas eux-mêmes, et ne savaient pas quoi faire de leur existence ».

C'est à ce moment-là que le religieux rejoint la pédagogie. Avec son épouse Aurélie, professeur des écoles bilingue en congé parental (ils ont deux enfants), et une autre membre de la communauté évangélique d'Algolsheim, Sylvie Muller, Julien Armand met au point ce projet alternatif : « L'École du ciel doit permettre à chaque enfant de s'élever, de prendre de la hauteur et de choisir sa propre direction. D'où le nom de l'école et son emblème, un ballon. »
Des tempsde prière en classe

Pas de cours de religion en classe mais des « temps de prière, explique le directeur. Nous voulons accompagner chaque enfant sur son cheminement. Et nous pensons que l'encouragement à la vie spirituelle va favoriser son épanouissement. Après, chacun sera libre de son choix ! Mais aucune éducation n'est jamais neutre et notre couleur à nous, c'est la foi chrétienne. » Pour autant, assure-t-il, « si nous vivons des choses spirituelles, nous avons les pieds sur terre. »

Même si l'École du ciel est hors contrat, elle sera soumise à inspection par les services de l'Éducation nationale. Elle ne bénéficie d'aucune subvention, d'où des frais de scolarité relativement élevés. Pour sa première année, l'établissement espère accueillir de cinq à vingt enfants qui feront leur entrée progressivement, le jour de leurs trois ans. Et ensuite, cinq enfants supplémentaires par année, jusqu'à leurs dix ans. Pour l'instant, quatre petits élèves sont inscrits.
Valérie KOELBEL Site internet : www.ecoleduciel.fr Renseignements : 07 83 73 02 98 ou secretariat@ecoleduciel.fr

Site internet : www.ecoleduciel.fr

 
 

 

commémoration Devant la synagogue : Cette blessure qui ne cicatrisera jamais

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:38:08

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commémoration  Devant la synagogue
commémoration Devant la synagogue : Cette blessure qui ne cicatrisera jamais
La cérémonie commémorative de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes antisémites de l'Etat français et d'hommage aux justes de France s'est déroulée, mardi soir, devant la synagogue de Colmar.

 
Pendant l'allocution d'Elie Cohen, président du consistoire israélite du Haut-Rhin.
Parmi les personnalités civiles et militaires présentes, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet et le maire de Colmar Gilbert Meyer, accompagné d'une forte délégation municipale. La conseillère régionale Claudine Ganter et la conseillère départementale Martine Dietrich ont également honoré cette manifestation de leur présence. La cérémonie était rehaussée par une vingtaine de porte-drapeaux et un piquet d'honneur du 152e régiment d'infanterie de Colmar.

C'est devant un public venu en nombre, dont plusieurs membres de la communauté israélite de Colmar, que le président du consistoire israélite du Haut-Rhin Elie Cohen, a rappelé : « Le 4 octobre 1940, Vichy publie une loi autorisant l'internement des ressortissants de race juive dans des camps spéciaux ; la police française et la gendarmerie exécutent les ordres d'arrestation des Juifs, enfants et adultes, dont 40 000 seront internés en février 1941, puis ce sera Drancy et les camps de la mort.
« La société françaiseest en crise, le terreauest là pour que la flambéede l'antisémitismese poursuive »

Sur les 80 000 victimes de la Shoah en France, 55 000 étaient des Juifs étrangers, 25 000 de nationalité française ; 76 000 dont environ 11 400 enfants, 2 000 de moins de 6 ans, ont été déportés, 69 000 à Auschwitz ; seuls 2 500 ont survécu, 3 000 sont morts dans les camps d'internement français ; c'est l'effroyable bilan humain de cette période sombre de notre Histoire que nous ne devons jamais oublier.

C'est pourquoi les témoignages des rescapés de ces camps de la mort sont essentiels dans notre pays, 74 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les actes antisémites sont en hausse de 74 %, la société française est en crise, le terreau est là pour que la flambée de l'antisémitisme se poursuive ; à cela s'ajoute la profanation d'églises et le saccage de l'Arc de triomphe ».

Il a poursuivi par un hommage aux justes parmi les nations, à des hommes et des femmes de toutes origines et confessions qui ont entretenu une flamme d'humanité et de dignité humaine en accueillant des Juifs dont beaucoup d'enfants.

La lecture du psaume 130 en français et en hébreu par Amar Mardochée, rabbin de Mulhouse, a précédé la prière des morts (Kaddisch) par René Banner, président honoraire du consistoire israélite du département. Le préfet a procédé à la lecture du message de la secrétaire d'État chargée des anciens combattants et de la mémoire, ce texte a rappelé que la rafle des 16 et 17 juillet 1942, sous l'autorité du gouvernement de Vichy, auxiliaire zélé de l'occupant, est une blessure qui ne cicatrisera jamais.

Le dépôt d'une gerbe a été suivi de la sonnerie aux morts, d'une minute de silence et de l'hymne national. Le salut aux emblèmes par les autorités a mis un terme à cette émouvante cérémonie de transmission de l'Histoire aux jeunes générations.
JR.H

 

 
 

 

Le président Charles Schlosser a arrosé sa médaille du tourisme

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:36:58

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Le président Charles Schlosser a arrosé sa médaille du tourisme
 

 
Annie et Charles Schlosser entourés des personnalités lors de la remise de la médaille d'or de l'ADT
Le président des Charbonniers et maire de Lembach Charles Schlosser a arrosé sa médaille d'or décernée par Alsace Destination Tourisme et remise le 12 juin par le président du Département du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, en présence de son homologue du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert (DNA du 2 juillet). Les charbonniers du Fleckenstein, cette grande famille qui fait revivre avec fierté un métier ancien, n'ont pas manqué de le féliciter.

Cette distinction est le fruit de quelque 25 ans d'investissement de Charles Schlosser en faveur de la promotion touristique, particulièrement en Alsace du Nord et au-delà, à savoir : valorisation des châteaux forts (projet 1995), création du P'tit Fleck au Fleckenstein, travaux de consolidation et de restauration des châteaux forts dans la haute Vallée de la Sauer, création de l'Office du tourisme intercommunal en 2006, partenariat transfrontalier avec le Dahner Felsenland, sans compter son investissement à la présidence de la Route des Châteaux forts et Cités fortifiées d'Alsace.

 

 
 

 

COLMAR : Les ossements dateraient du XIVe siècle

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:55:55

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travaux Découverte au coeur de la ville
COLMAR : Les ossements dateraient du XIVe siècle
L'archéologue de la DRAC est venu prélever les ossements mis au jour dans une tranchée à la faveur de travaux, rue de Thann à Colmar. Pour le spécialiste cela ne fait guère de doute : ils proviendraient d'un cimetière aménagé à cet endroit à partir de 1317.
 

 
Bertrand Béhague, ingénieur d'études et archéologue à la DRAC, est descendu dans la tranchée pour examiner le lieu et procéder aux prélèvements.
Quand les ouvriers de l'entreprise chargée de travaux de raccordement du lycée Saint-André au chauffage urbain ont ouvert la tranchée de la rue de Thann, à l'oblique de la place Haslinger, ils sont tombés sur un os. Puis sur deux, puis sur quelques dizaines. Mis au jour, ils sont restés là depuis une semaine alors que le chantier à cet endroit précis a été arrêté immédiatement. Dans la paroi ouverte, à environ 80 centimètres de la surface, on distingue ainsi de nombreux ossements, des têtes de radius, des mandibules avec des dents, des morceaux de crâne, des bouts de cercueils... Rien n'a bougé pendant une semaine (notre édition d'hier). Et puis ce mercredi matin, un archéologue est venu sur place où il était attendu par l'adjoint au maire Jean-Paul Sissler, deux représentants de Colmar Chauffage, organisme dont l'élu est également le président, et deux responsables du chantier qui court toujours à quelques dizaines de mètres de là.
À livrer avant la rentrée

Les travaux, qui ont démarré il y a quinze jours, ont pour objectif de relier le lycée Saint-André au chauffage de la ville. Les anciennes chaudières ont déjà été déposées, raison pour laquelle il est impératif que le raccordement soit fait au plus tard pour la rentrée scolaire. Le retard que va prendre le chantier en raison de la suspension des manoeuvres à l'endroit où les restes de squelettes ont fait leur apparition, risque de poser problème au cas où les températures de septembre nécessiteraient le recours au chauffage. Mais pour l'instant on n'en est pas là !

Bertrand Béhague, ingénieur d'études du service régional de l'archéologie - pôle patrimoine - auprès de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), n'a mis que quelques secondes pour distinguer qu'il s'agissait d'ossements humains. Sans doute les restes d'un ossuaire disposé là, sous terre, à environ 1 m de profondeur. Cela était généralement la règle quand on déplaçait des cimetières des centres-villes vers l'extérieur. L'autre possibilité, lorsque l'on se trouve face à une telle découverte, est que les ossements relèvent d'une sépulture de catastrophe qui était d'usage en cas d'épidémies. Dans le premier cas les os sont épars, dans le second ils sont en connexion, c'est-à-dire entiers ou presque.
Le recours aux fouilles de sauvetage n'est pas décidé

Le spécialiste a consulté sur place la littérature ancienne qu'il avait emportée avec lui et a pu déterminer rapidement qu'à l'endroit où s'est fait la découverte se trouvait jadis un cimetière aménagé autour de la chapelle Sainte-Anne. A priori, à partir de 1317, il a été demandé aux hospitaliers de ne plus enterrer les morts aux abords de l'établissement. Il convenait de libérer de l'espace à l'intérieur de la ville fortifiée où le cimetière était devenu trop étroit.

Le nouveau lieu de sépulture est ouvert au début du XIVe siècle. Il sera plusieurs fois agrandi, deviendra le cimetière principal de Colmar aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis sera définitivement fermé en 1870. Les ossements libérés ces jours-ci proviendraient d'une fosse ossuaire - un ossuaire non religieux puisque sans bâtiment - formée à l'occasion de l'un des nombreux réaménagements du cimetière.

La suite consistera à mettre en place une surveillance avec des archéologues qui accompagneront le creusement lorsque celui-ci pourra reprendre. Pour l'instant il n'est pas décidé de recourir à la procédure de fouilles de sauvetage. Explorer cinq à six tombes, soit environ 10 m² sur un terrain de plusieurs milliers de m² n'est pas forcément pertinent. L'intérêt scientifique reste à démontrer.

Si toutefois la procédure est lancée, il faudra compter plusieurs semaines avant la reprise des travaux en ces lieux - « début septembre en principe mais on va tâcher de faire plus vite » indique Bertrand Béhague. Dans ce cas-là, certains des os seront datés pour confirmer les premières constatations et l'archéologue établira un cahier des charges, documentera la découverte et la contextualisera ce qui prendra une quinzaine de jours. Puis seront lancés des appels d'offres à trois opérateurs qui établiront des devis et surtout des dates d'exécution. Si la procédure de fouilles de sauvetage n'est pas retenue, le chantier pourra reprendre bien plus rapidement. Les travaux n'étant pas contraints, au départ, à une autorisation du service d'archéologie, le coût du suivi et de l'expertise reviendra à l'État. On parle là d'une découverte fortuite, donc non prévisible. Même si, en 1994 déjà, des ossements avaient été découverts à l'autre bout de la place.
Jean-Luc Will Voir aussi l'article référence de Pierre Brunel sur le site de la bibliothèque nationale de France (gallica.bnf.fr)

Voir aussi l'article référence de Pierre Brunel sur le site de la bibliothèque nationale de France (gallica.bnf.fr)

 
 

 

Colmar Des ossements qui dateraient du XIV e siècle

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:14:50

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Colmar Des ossements qui dateraient du XIV e siècle
 

 
Bertrand Béhague, ingénieur d'études et archéologue à la Drac, est descendu dans la tranchée pour examiner le lieu et procéder aux prélèvements. Photos L'Alsace /Alice Herry
Quand les ouvriers de l'entreprise chargée de travaux de raccordement du lycée Saint-André au chauffage urbain ont ouvert la tranchée de la rue de Thann, à l'oblique de la place Haslinger, ils sont tombés sur un os. Puis sur deux, puis sur quelques dizaines. Mis au jour, ils sont restés là depuis une semaine, alors que le chantier à cet endroit précis a été arrêté immédiatement. Dans la paroi ouverte, à environ 80 centimètres de la surface, on distingue ainsi de nombreux ossements, des têtes de radius, des mandibules avec des dents, des morceaux de crânes, des bouts de cercueils, etc. Rien n'a bougé pendant une semaine (notre édition d'hier). Et puis ce mercredi matin, un archéologue est venu sur place où il était attendu par l'adjoint au maire Jean-Paul Sissler, deux représentants de Colmar Chauffage, organisme dont l'élu est également le président, et deux responsables du chantier qui court toujours à quelques dizaines de mètres de là.
À livrer avant la rentrée

Les travaux, qui ont démarré il y a quinze jours, ont pour objectif de relier le lycée Saint-André au chauffage de la ville. Les anciennes chaudières ont déjà été déposées, raison pour laquelle il est impératif que le raccordement soit fait au plus tard pour la rentrée scolaire. Le retard que va prendre le chantier en raison de la suspension des manoeuvres à l'endroit où les restes de squelettes ont fait leur apparition, risque de poser problème au cas où les températures de septembre nécessiteraient le recours au chauffage. Mais pour l'instant on n'en est pas là !

Bertrand Béhague, ingénieur d'études du service régional de l'archéologie - pôle patrimoine - auprès de la direction régionale des affaires culturelles (Drac), n'a mis que quelques secondes pour distinguer qu'il s'agissait d'ossements humains. Sans doute les restes d'un ossuaire disposé là, sous terre, à environ un mètre de profondeur. Cela était généralement la règle quand on déplaçait des cimetières des centres-villes vers l'extérieur. L'autre possibilité, lorsque l'on se trouve face à une telle découverte, est que les ossements relèvent d'une sépulture de catastrophe, qui était d'usage en cas d'épidémies. Dans le premier cas les os sont épars, dans le second ils sont en connexion, c'est-à-dire entiers ou presque.
Le recours aux fouilles de sauvetage n'est pas décidé

Le spécialiste a consulté sur place la littérature ancienne qu'il avait emportée avec lui, et a pu déterminer rapidement qu'à l'endroit où s'est fait la découverte se trouvait jadis un cimetière aménagé autour de la chapelle Sainte-Anne. A priori, à partir de 1317, il a été demandé aux hospitaliers de ne plus enterrer les morts aux abords de l'établissement. Il convenait de libérer de l'espace à l'intérieur de la ville fortifiée où le cimetière était devenu trop étroit.

Le nouveau lieu de sépulture est ouvert au début du XIVe siècle. Il sera plusieurs fois agrandi, deviendra le cimetière principal de Colmar aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis sera définitivement fermé en 1870. Les ossements libérés ces jours-ci proviendraient d'une fosse ossuaire - un ossuaire non religieux puisque sans bâtiment - formée à l'occasion de l'un des nombreux réaménagements du cimetière.

La suite consistera à mettre en place une surveillance avec des archéologues qui accompagneront le creusement lorsque celui-ci pourra reprendre. Pour l'instant, il n'a pas été décidé de recourir à la procédure de fouilles de sauvetage. Explorer cinq à six tombes, soit environ dix mètres carrés, sur un terrain de plusieurs milliers de mètres carrés n'est pas forcément pertinent. L'intérêt scientifique reste à démontrer.

Si toutefois la procédure est lancée, il faudra compter plusieurs semaines avant la reprise des travaux en ces lieux, « début septembre en principe, mais on va tâcher de faire plus vite » indique Bertrand Béhague. Dans ce cas-là, certains des os seront datés pour confirmer les premières constatations, et l'archéologue établira un cahier des charges, documentera la découverte et la contextualisera, ce qui prendra une quinzaine de jours.

Puis seront lancés des appels d'offres à trois opérateurs, qui établiront des devis et surtout des dates d'exécution. Si la procédure de fouilles de sauvetage n'est pas retenue, le chantier pourra reprendre bien plus rapidement. Les travaux n'étant pas contraints, au départ, à une autorisation du service d'archéologie, le coût du suivi et de l'expertise reviendra à l'État. On parle là d'une découverte fortuite, donc non prévisible. Même si, en 1994 déjà, des ossements avaient été découverts à l'autre bout de la place.
Jean-Luc Will PLUS WEB Voir notre diaporama sur lalsace.fr LIRE L'article de Pierre Brunel sur le site de la BNF (gallica.bnf.fr)

 

 
 

Boom de la construction au sud de Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:16:41

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Boom de la construction au sud de Colmar
 

 
Rue du 1er-Cuirassiers, Vinci Immobilier réalise L'Évidence, un ensemble de trois bâtiments collectifs comprenant 34 logements du deux au cinq pièces. Le chantier devrait s'achever au deuxième trimestre 2020. Photo DNA /Nicolas PINOT
Ce renouveau urbain s'explique. « C'est logique parce qu'il s'agit de la seule zone où on a pu ouvrir à l'urbanisation ». Dans le plan local d'urbanisme (PLU) voté en 2017 (celui de 2007 avait été annulé), les zones constructibles sont passées de 320 à 200 hectares dont 130 sont réservés à l'habitat. La loi Grenelle 2 sur l'environnement est passée par là. « Nous sommes aussi conscients qu'il faut économiser le plus de terrains possible pour maintenir une zone maraîchère ». Yves Hemedinger a rencontré tous les propriétaires et locataires de terrains maraîchers, une quinzaine, afin de connaître leurs projets.

La municipalité n'a pas envie de voir sa population grimper de façon démesurée. « Colmar a aujourd'hui 71 000 habitants. À hauteur des années 2030-2035, il n'est pas question de la faire grossir au-delà de 75 000-76 000 personnes ». Ce qui fait la force de la ville, c'est sa démographie positive. « Elle est la seule du Grand Est. Si les gens s'y installent, c'est parce qu'ils y trouvent du travail ». La densité du territoire a dû être renforcée pour éviter de consommer davantage de terres agricoles. « Mais, cette densité reste raisonnable : elle est entre 45 et 50 logements à l'hectare. C'est à la fois une obligation légale, du bon sens et un facteur essentiel pour l'économie ».
« C'est bon signe, cela prouve que la ville vit »

Un autre grand atout de la cité Bartholdi, c'est son air de ville à la campagne. « Ce qui fait son ADN, c'est qu'on est à la campagne à vingt minutes à pied du centre-ville ». La commune doit cependant pouvoir répondre à la demande : « Ces dernières années, les jeunes couples devaient s'installer en dehors de Colmar. Comme il y avait peu de terrains, ils étaient chers ». Le phénomène n'est pas sans conséquences sur la circulation : « Ils sont obligés de se déplacer car 70 % des emplois se trouvent à Colmar. D'où les bouchons récurrents rue de la Semm et route de Neuf-Brisach ».

Une estimation des besoins en construction a été réalisée en prévision du PLU, notamment avec l'aide de promoteurs, de notaires. Elle a abouti à la conclusion qu'il fallait prévoir la construction de 400 logements par an. Parmi eux, environ 150 doivent servir à loger des personnes en situation de « décohabitation », autrement dit des personnes divorcées. D'autres accueillent des habitants désireux de passer de l'ancien au neuf, moins énergivore, plus confortable.

Yves Hemedinger estime normal l'essor des constructions un an et demi après l'adoption du PLU. « Plein de projets attendaient depuis longtemps ». Parmi les espaces dévolus à l'habitat, il s'en trouve dix-sept hectares au centre-ville. Dont le projet des Jardins République et ses soixante-dix-sept logements entre l'avenue de la République et la rue de la Gare. Les autres sont majoritairement situées au sud/sud-est. « Pour avoir un urbanisme pas trop hétérogène, il faut réunir au moins un hectare pour pouvoir construire ». La Ville impose des espaces verts, des aires de jeux et de tri. « Cela fait partie d'un projet d'aménagement préalable au dépôt du permis de construire. Les promoteurs doivent proposer leur plan à la mairie ».

Le premier adjoint voit d'un bon oeil cette expansion immobilière. « C'est bien pour l'emploi local, pour l'impact économique. C'est bon signe, cela prouve que la ville vit. Et cela va sans doute créer des besoins, en écoles, en particulier ».
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

Hartmannswillerkopf L'entretien du site reçoit l'appui de jeunes volontaires

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:57:26

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Hartmannswillerkopf L'entretien du site reçoit l'appui de jeunes volontaires

 
Un dépôt de gerbe a eu lieu sur l'Autel de la patrie. Photo L'Alsace /D.P.
Le premier régiment du service militaire volontaire de Montigny-lès-Metz en Moselle, composé de 24 jeunes de 18 à 25 ans, est venu du 8 au 11 juillet effectuer des travaux variés sur le champ de bataille du Hartmannswillerkopf et procéder au nettoyage des accès du monument national. Ils étaient encadrés par l'adjudant-chef Kamel, le sergent-chef Thomas, le caporal-chef Benjamin et le soldat de 1re classe Hamidani.

Michel Petitjean, de l'association du HWK, était chargé de la programmation et du suivi des différents secteurs des travaux. En fin de chantier, mercredi matin, une cérémonie de dépôt de gerbe a eu lieu sur l'Autel de la patrie, au-dessus de la crypte. Le sous-préfet de Thann-Guebwiller, Daniel Mérignargues, le général Jacques Neuville et le président du Monument national du Hartmannswillerkopf, Jean Klinkert, étaient présents à la cérémonie et ont félicité les jeunes engagés volontaires. Le maître de cérémonie était Michel Petitjean.

Deux jeunes volontaires ont accompagné les poseurs de la gerbe au pied de l'autel. Proches de l'évènement, les responsables de l'Historial étaient présents avec Florian Hessel, responsable scientifique, mémoriel et touristique, et Vincent Muth, en charge de l'exploitation du site. En fin de cérémonie, le sous-préfet et Jean Klinkert ont pris la parole pour encourager et féliciter les jeunes en leur signifiant l'importance de leur engagement dans un travail d'une importance capitale pour un tel champ de bataille.
Un chantier de trois jours

L'initiative des travaux d'entretien sur le site est venue du régiment des jeunes volontaires, assure le général Neuville. Des travaux de maçonnerie ont eu lieu sur des socles de panneaux ainsi que sur quelques murets du champ de bataille. Des circuits ont été nettoyés, débroussaillés et reconstitués comme la plupart des accès importants du lieu. Des réfections et nettoyages ont été entrepris dans la crypte et son fameux bouclier, qui a été astiqué.

Après la cérémonie, tout le monde s'est retrouvé dans le salon de l'Historial pour une collation en l'honneur des volontaires qui repartaient vers Metz en fin d'après-midi. En 2020, le régiment des jeunes volontaires souhaite rééditer l'expérience vécue ces jours-ci sur le site du Hartmannswillerkopf.
Dominique PY

 

 
 

Pfastatt Le maire retire sa délégation à Nicolas Zimmermann

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:31:31

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Pfastatt Le maire retire sa délégation à Nicolas Zimmermann
 

 
 
« Je commence par quelque chose que je n'aurais jamais souhaité faire, a annoncé le maire Francis Hillmeyer, en ouvrant la séance du conseil municipal de Pfastatt, s'adressant à Nicolas Zimmermann qui s'est déclaré candidat aux élections municipales de 2020 (L'Alsace du 12 avril). Vous avez décidé de partir et de vous lancer dans une aventure personnelle. C'est votre droit. Mais il me paraît difficile de continuer [avec vous]. Je me vois dans l'obligation de vous retirer la délégation au conseil municipal des jeunes et je la donne à Noémi Baeumler-Peyre, qui est tout à fait apte à vous remplacer. » L'opposition, uniquement représentée par deux élus, s'est abstenue.

Quant au chèque qui n'a pas encore été remis au Téléthon après les actions menées dans la commune, « l'ordre est venu d'au-dessus », a répondu Nicolas Zimmermann. « Vous comprenez la démarche que vous avez générée vous-même, a ajouté le maire. Les manifestations comme la journée citoyenne ne doivent pas servir de promotion pour les municipales. »
Fête de la musique annulée

Pendant le compte rendu des commissions, l'opposant Pierre Peter a « regretté la décision d'annuler la fête de la musique, qui [lui] semble timorée ». « Après consultation des services techniques et de l'association en charge de la restauration, les prévisions météorologiques étant assez réservées, nous l'avons annulée pour éviter le risque que cette association se retrouve avec un orage ou une averse qui aurait découragé le public. On a préféré être prudents », a exposé Thierry Hartmann, adjoint chargé de la culture.

Jean-Yves Gotz, responsable de la commission des travaux, a annoncé que le chantier du réseau d'eau n'était pas encore terminé et avait été repoussé de 15 jours en raison du passage du Tour de France. Par ailleurs, le Département renouvellera l'enrobé de la rue de Richwiller, entre le rond-point du Super U et celui du centre, cette semaine du 15 au 19 juillet.
Nouvelle école : rentrée retardée

Par ailleurs, la charpente de la nouvelle école au Fehlacker a été endommagée par un champignon, à cause de l'humidité, pendant la construction. « Le traitement a été fait sur la partie atteinte et un traitement global sera terminé d'ici une quinzaine de jours, a signalé Fabienne Zeller, première adjointe. Mais la rentrée ne pourra pas se faire en septembre, il faudra attendre le retour des vacances de la Toussaint. »

Le conseil municipal, à la fin de sa séance, a voté à l'unanimité une motion de soutien à l'ONF (Office national des forêts), après avoir réaffirmé son « attachement au régime forestier mis en oeuvre dans [sa] forêt communale », et déploré « la diminution continue des services publics en milieu rural qui hypothèque l'avenir de nos territoires », 1500 suppressions de postes étant annoncées.
Antoinette OBER

 

 
 

Ribeauvillé Conseil municipal : La commune acquiert les trois châteaux

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:53:28

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Ribeauvillé  Conseil municipal
Ribeauvillé Conseil municipal : La commune acquiert les trois châteaux
Le conseil municipal de Ribeauvillé, réuni mardi soir, a approuvé, unanimement, l'acquisition des trois châteaux et défini la procédure d'enregistrement des gîtes et meublés de tourisme.

 
Les ruines font désormais partie du patrimoine de la commune, qui pourra ainsi mieux les entretenir.
Gîtes et meublés de tourisme.- Le maire, Jean-Louis Christ, souhaitant mettre un « coup d'arrêt à la prolifération des gîtes », expose ses conséquences néfastes sur la commune : tensions sur les prix, manque de logements pour les jeunes, baisse démographique, concurrence déloyale, dissolution de la vie sociale locale.

Avec le feu vert du préfet, le conseil approuve la procédure destinée à maîtriser l'équilibre entre le parc de logements touristiques et d'habitation.
Une procédure d'enregistrement pour toute location d'un local meublé

L'autorisation de changement d'usage devient obligatoire (sauf locations de courte durée). Une procédure d'enregistrement de toute location d'un local meublé est instaurée même lorsque le local constitue la résidence principale du loueur. Afin de renseigner les Ribeauvillois, une permanence de l'agence départementale d'information logement (ADIL68) sera tenue dès septembre. En parallèle à ces mesures, la subvention des maisons dites « anciennes » sera désormais réservée à des logements d'habitation pour des propriétaires occupants.

Acquisition des trois châteaux.- Les ruines des trois châteaux font désormais partie du patrimoine de la commune. Des négociations entre la commune et l'ONF ont abouti à l'échange foncier d'une enclave des forêts domaniale et communale. Cette acquisition hautement symbolique va permettre d'envisager des travaux de restauration en relation avec la Fondation du Patrimoine.

Vente de terrain.- Suite à la première vente d'une parcelle à deux viticulteurs, une seconde vente est approuvée afin de permettre l'accès à leurs propriétés et de réserver une parcelle à une future aire de lavage.

Subventions.- Cinq sections sportives de l'association Ribototem ont obtenu une subvention en fonction du nombre déclaré des jeunes et adultes licenciés. La ville sollicite une subvention départementale de 5 000 EUR, dans le cadre du fonds de solidarité territoriale, pour la création prochaine du parcours sportif et de santé situé à l'est de la ville le long du Strengbach.

Conseil de communauté.- La fiscalité professionnelle unique en vigueur sur le territoire de la comcom a conduit la commission locale des transferts de charges (CLECT) à réajuster les attributions de compensation de trois communes, dont Ribeauvillé. Montant de la nouvelle attribution : 1 381 147 EUR.

Divers.- La mise à jour du tableau des effectifs, la procédure de dématérialisation budgétaire et les nouveaux statuts du syndicat d'électricité ont été approuvés, tout comme la motion d'opposition à l'accord Union européenne-Mercosur, « erreur économique et horreur écologique ».

 

 
 

 

La Navette des crêtes nouvelle formule a démarré

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 06:32:37

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La Navette des crêtes nouvelle formule a démarré
 

 
La Navette des crêtes a repris la route depuis ce mercredi 17 juillet. Archives L'Alsace/Thierry GACHON
La Navette des crêtes nouvelle formule a démarré son activité ce mercredi 17 juillet, pour participer encore davantage à l'attractivité du territoire et à la mobilité douce.

Les nouveautés sont les suivantes : une circulation quotidienne pendant trente jours, jusqu'au 15 août ; sept liaisons au départ des gares de Colmar, Munster, Bollwiller, Cernay, Remiremont, Épinal et Saint-Dié-des-Vosges, et une navette Markstein-lac blanc sur la route des Crêtes ; une tarification avantageuse.

Les objectifs du Parc naturel régional des Ballons des Vosges (PNRBV), coordinateur du projet, sont d'adapter l'offre de transport à la demande touristique, de permettre l'accès aux activités de loisirs des sommets et fermes-auberges, de valoriser la traversée du massif des Vosges par le GR5/rectangle rouge, d'améliorer le service pour la clientèle locale, et de proposer une alternative à la circulation en véhicules individuels et un accès à la route des Crêtes au départ des gares TGV et TER (horaires des navettes calés sur les horaires de train).

Les huit lignes sont assurées par trois transporteurs - LK Kunegel, Launoy Tourisme et Tchizz voyages - pour les trajets suivants : Colmar gare - Kaysersberg - lac blanc ; Thann - Cernay gare - Markstein ; Bollwiller gare - Guebwiller - Markstein ; Épinal gare - Gérardmer ; Remiremont gare - Gérardmer ; Gérardmer - Col de la Schlucht - Munster gare ; Saint-Dié-des-Vosges gare - Col de la Schlucht ; lac blanc 1200 - Markstein le long de la route des Crêtes. Avec une nouvelle tarification composée de Pass individuel, Pass groupe/famille, ticket route des Crêtes, les flux touristiques et les accès aux activités de loisirs des sommets et des fermes-auberges seront facilités..
EN SAVOIR PLUS Tarifs, infos pratiques, réservations sur www.navettedescretes.com

 

 
 

Maisons fleuries Passage du jury

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Maisons fleuries Passage du jury
 

 
Le jury du concours des maisons fleuries 2019 arpentera les rues d'Ostheim, mercredi 31 juillet. Archives L'Alsace /Bénédicte DUBAI
Le jury du concours des maisons fleuries sera de passage à Ostheim, mercredi 31 juillet, à partir de 16 h.

Par ailleurs, les habitants d'Ostheim souhaitant poser leur candidature au concours départemental du fleurissement des particuliers en 2019, organisé par l'Alsace destination tourisme (ADT Alsace) mandatée par le conseil départemental du Haut-Rhin sont priés de transmettre des photos numériques (au format JPEG) dès la rentrée de septembre et avant le 30 octobre par courriel à aurore.gutleben@adt.alsace

 

 
 

Suisse La liesse autour du pont

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Suisse La liesse autour du pont
 

 
Le point d'orgue de la soirée sera le feu d'artifice à 23 h. Archives L'Alsace
Streetfood, bière, musique et, en guise d'apothéose, le fameux feu d'artifice : Bâle s'apprête à célébrer la fête nationale suisse, les mercredi 31 juillet et jeudi 1er août. Comme chaque année, les autorités préviennent qu'à partir de 22 h, la foule sera très dense sur la Mittleren Rheinbrücke et, en conséquence, déconseille l'accès aux poussettes et enfants en bas âge. Les organisateurs du comité Célébration fédérale au Rhin attendent en effet quelque 100 000 personnes pour cette fête.

Dès 17 h, les festivités seront lancées avec une démonstration du bateau-pompe des pompiers de Bâle qui manoeuvrera jusqu'à 18 h autour de la Mittlere Rheinbrücke. À 18 h, c'est une course de bateaux à rames qui prendra le relais avec des personnalités bâloises au départ. À 19 h 30, séquence adrénaline avec EpicWake qui fera une démonstration acrobatique de wakeboard sur le Rhin. Et il y aura beaucoup de musique avec toute une série d'animations au son de musique et chants typiquement helvétiques, notamment le Jodlerchörli Wildenstein Bubendorf qui se produira à 18 h au café Spitz, à 18 h 45 à la Schifflände et à 19 h 30 à nouveau au café Spitz. L'Alphorn-Gruppe Thierstein-Laufental se produira, lui, à 20 h et 21 h au café Spitz pour un son unique : celui du cor des Alpes Suisses.
Un feu d'artificede 25 minutes

Il y aura bien d'autres concerts, mais moins helvétiques, comme le FMB Big Band Basel, à 19 h 30 à la Schifflände, et le groupe Route 65, à 20 h au Marktplatz.

Le feu d'artifice sera tiré à 23 h pour une durée prévue de 25 minutes. Et bien sûr, on retrouvera les bars à cocktails en plein air, les stands de bière pression et les innombrables grils, qui proposent des repas sur le pouce et des spécialités streetfood du monde entier. Plus de 90 points de restauration et bars seront à la disposition des visiteurs. Le vendredi 1er août, les célébrations officielles se dérouleront sur la colline du Bruderholz.
Texte et photos : Guy GREDER Y ALLER Fête nationale suisse, mercredi 31 juillet à partir de 17 h et jusqu'à 2 h (feu d'artifice à 23 h),au centre-ville de Bâle autour de la Mittleren Rheinbrücke.

 

 
 

Feldbach Cérémonie : Les jeunes sapeurs-pompiers distingués

Publié dans le panorama le Jeudi 18 juillet 2019 à 05:37:36

© Dna, Jeudi le 18 Juillet 2019
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Feldbach Cérémonie
Feldbach Cérémonie : Les jeunes sapeurs-pompiers distingués
Lors d'une cérémonie à Feldbach, une centaine de jeunes sapeurs-pompiers (JSP) de la section territoriale d'Altkirch ont été distingués.

 
Une centaine de jeunes sapeurs-pompiers (JSP) de la section territoriale d'Altkirch ont reçu leurs nouveaux grades de couleur.
En présence des autorités militaires et civiles et de leurs parents, les jeunes sapeurs-pompiers (JSP) de la section territoriale d'Altkirch ont reçu leurs nouveaux grades de couleur.

Pour l'occasion, les JSP, placés sous la responsabilité de lieutenant Patrick Muller, avaient rendez-vous à Feldbach.

Venus d'Altkirch, Hirsingue, La Largue, Spechbach/Saint-Bernard, Bréchaumont/Dannemarie, Oltingue et Waldighoffen, ils étaient alignés par section d'origine sur la place de Liberté, sous un soleil radieux.

Suivant le niveau de connaissances atteint, les JSP ont été gratifiés d'un insigne de couleurs différentes, blanc, jaune, orange et vert, correspondant à quatre niveaux.
Transmettre des valeurs

L'assistance s'est ensuite retrouvée à la salle communale pour les discours, en présence des moniteurs et des parents des JSP, de Jean-Luc Reitzer, député - qui s'est aussi exprimé au nom de Sabine Drexler, conseillère départementale, et de René Danési, sénateur -, de François Litzler, maire de Feldbach, du lieutenant Patrick Muller, responsable des JSP de la section territoriale d'Altkirch, du capitaine Franck Koeberlé, chef de centre d'Altkirch, et du lieutenant Christian Trommenschlager, délégué départemental des JSP. Tous ont eu des mots chaleureux avec remerciements et encouragements pour les JSP, leurs moniteurs et leurs parents. Les intervenants ont relevé les valeurs transmises aux jeunes : aide désintéressée, solidarité, civisme et respect.

Le parcours exceptionnel, tout au long de la saison, de la cadette Marie Gheradi, JSP de Bréchaumont, a été salué et applaudi.

La cérémonie s'est prolongée dans la convivialité autour du verre de l'amitié offert par la commune de Feldbach.