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Nucléaire Centrale de Fessenheim Risque incendie : l'ASN pointe des insuffisances

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 05:56:51

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Nucléaire  Centrale de Fessenheim
Nucléaire Centrale de Fessenheim Risque incendie : l'ASN pointe des insuffisances

 
La centrale nucléaire EDF de Fessenheim vue depuis le canal d'Alsace.
"Cette situation n'est pas acceptable": dans un courrier daté du 4 juillet, l'Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) demande au directeur de la centrale de Fessenheim une « action rapide » afin d'améliorer les moyens de prévention incendie du site.
Moyens insuffisants

Cette préconisation fait suite à une inspection inopinée organisée le 20 juin. Ce jour-là, l'ASN a voulu éprouver la réaction des moyens de secours internes du Centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) en déployant un scénario particulièrement exigeant : un incendie sur un réservoir de fuel de 500 m³.

Si la réactivité et la disponibilité du personnel ont été jugées « excellentes », le gendarme du nucléaire signale que la simulation ne s'est pas passée comme prévu.

« L'exploitant n'a pas été en mesure de déployer des moyens matériels suffisants », résume la synthèse de l'inspection, pointant notamment l'absence de mousse, qui aurait été nécessaire pour garder le sinistre sous contrôle durant une heure jusqu'à l'arrivée de renforts extérieurs, comme l'exige la réglementation.
« L'eau est à proscrire »

Le personnel a pris, lors de la simulation, une décision contraire aux consignes de la « fiche d'action incendie » qui stipule, comme d'autres notes dédiées à la gestion des incendies sur le site, que l'eau seule ne doit pas être utilisée pour temporiser un feu sur ce réservoir.

« L'eau en tant qu'agent d'extinction est inefficace dans ce type de scénario et est au contraire à proscrire pour éviter l'extension de ce type de feu d'hydrocarbures », s'inquiète l'ASN.

Pire pour le gendarme du nucléaire, les documents d'EDF précisent bien que l'utilisation de mousse n'est pas possible pour le réservoir en question et qu'il est donc impossible de temporiser un feu qui s'y déclencherait. « Le site ne dispose pas d'autre solution que de laisser l'incendie se développer dans l'attente de l'intervention des secours extérieurs », écrit l'ASN.

Rappelant que l'installation, installée hors zone nucléaire, « n'affecte pas directement la sûreté des réacteurs », le chef de la division de Strasbourg de l'Autorité souligne néanmoins la présence dans la « zone des effets domino » d'autres réservoirs, destinés à l'alimentation de groupes électrogènes de secours, et demande des actions immédiates et à moyen terme.

Notamment la mise en oeuvre des moyens nécessaires à la temporisation d'un feu sur le réservoir de 500 m³ (donc avec mousse), et la mise à jour des fiches d'action incendie à destination du personnel. « Vous veillerez à faire explicitement mention de l'interdiction d'arrosage à l'eau d'un feu d'hydrocarbures [...] », tacle l'ASN.
Des moyens complémentaires mis en place

Dans sa lettre d'information datée du 11 juillet, EDF considère que cet événement est « sans conséquence pour la sûreté, la sécurité des intervenants et l'environnement ». L'exploitant signale avoir émis le 9 juillet un signalement classé « au niveau 0 de l'échelle INES qui en compte 7 », et avoir aussitôt procédé à la « mise en place de moyens complémentaires ».

 

 
 

 

Risque incendie : l'ASN pointe des insuffisances

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:40:08

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Risque incendie : l'ASN pointe des insuffisances
 

 
Après un exercice incendie à la centrale nucléaire de Fessenheim, l'ASN indique que « l'exploitant n'a pas été en mesure de déployer des moyens matériels suffisants ». Archives L'Alsace /Hervé KIELWASSER
« Cette situation n'est pas acceptable » : dans un courrier daté du 4 juillet, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) demande au directeur de la centrale de Fessenheim une « action rapide » afin d'améliorer les moyens de prévention incendie du site.

Cette préconisation fait suite à une inspection inopinée organisée le 20 juin. Ce jour-là, l'ASN a voulu éprouver la réaction des moyens de secours internes du Centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) en déployant un scénario particulièrement exigeant : un incendie sur un réservoir de fuel de 500 m3.
Absence de mousse

Si la réactivité et la disponibilité du personnel ont été jugées « excellentes », le gendarme du nucléaire signale que la simulation ne s'est pas passée comme prévu. « L'exploitant n'a pas été en mesure de déployer des moyens matériels suffisants », résume la synthèse de l'inspection, pointant notamment l'absence de mousse, nécessaire pour garder le sinistre sous contrôle durant une heure jusqu'à l'arrivée de renforts extérieurs, alors que la réglementation l'exige.

Le personnel a pris, lors de la simulation, une décision prescrite par une « fiche d'action incendie », à savoir l'utilisation d'eau sans mousse pour contenir l'incendie sur ce réservoir. Les prescriptions de cette fiche sont, selon l'ANS, « inappropriées » car contraires aux consignes d'autres notes dédiées à la gestion des incendies sur le site, qui stipulent que l'eau seule ne doit pas être utilisée pour temporiser un feu sur ce réservoir.

« L'eau est inefficace dans ce type de scénario et est au contraire à proscrire pour éviter l'extension de ce type de feu d'hydrocarbures », s'inquiète l'ASN qui nous indique toutefois que « la mobilisation et les actions des agents lors de l'exercice se sont révélées conformes à la fiche d'intervention. »
« Pas d'autre solution que de laisser l'incendie se développer »

Ce qui est pire pour le gendarme du nucléaire, c'est que les documents d'EDF précisent bien que l'utilisation de mousse n'est en réalité pas possible en cas d'incendie sur le réservoir en question. Il est donc impossible pour l'exploitant de temporiser un feu qui s'y déclencherait. « Le site ne dispose pas d'autre solution que de laisser l'incendie se développer dans l'attente de l'intervention des secours extérieurs », écrit l'ASN.

Rappelant que l'installation, installée hors zone nucléaire, « n'affecte pas directement la sûreté des réacteurs », le chef de la division de Strasbourg de l'Autorité souligne néanmoins la présence à proximité d'autres réservoirs, destinés à l'alimentation de groupes électrogènes de secours, et pouvant être touchés par effet domino.

Il demande à EDF des actions immédiates et à moyen terme (sous 15 jours). Notamment la mise en oeuvre des moyens nécessaires à la temporisation d'un feu sur le réservoir de 500 m3 (donc avec de la mousse), et la mise à jour des fiches d'action incendie à destination du personnel. « Vous veillerez à faire explicitement mention de l'interdiction d'arrosage à l'eau d'un feu d'hydrocarbures [...] », tacle l'ASN.
Des moyens complémentaires mis en place « aussitôt »

Dans sa lettre d'information datée du 11 juillet, EDF considère que cet événement est « sans conséquence pour la sûreté, la sécurité des intervenants et l'environnement ». L'exploitant signale avoir émis le 9 juillet un signalement classé « au niveau 0 de l'échelle INES qui en compte 7 », et avoir aussitôt procédé à la « mise en place de moyens complémentaires ».

 

 
 

 

Crise hospitalière : la variable frontalière

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:01:24

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Santé Dans le Haut-Rhin
Crise hospitalière : la variable frontalière
Alors que la France vient de ratifier un accord-cadre avec la Suisse permettant denouveaux partenariats en matière de santé, le Comité de défense des travailleurs frontaliers appelle sesadhérents à se faire soignerà Bâle, pour contribuer au désengorgement des infrastructures haut-rhinoises.
 

 
Lors d'une manifestation, en mai dernier. Le personnel des urgences du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) est mobilisé depuis fin avril pour dénoncer la dégradation des conditions de travail et de l'accueil des patients.
Jean-Luc Johaneck a fait une nouvelle démonstration de sa capacité à mobiliser ses troupes, en rassemblant plus de 1300 personnes, lors de deux réunions successives, mardi dernier au Palais Beau-Bourg de Blotzheim. L'invitation tombait pourtant au début des vacances estivales, et l'exposé des motifs, bien que très long, n'était délibérément pas des plus limpides.

Passionné par les questions de santé, aiguillonné par le récent rapport du député haut-rhinois Bruno Fuchs, mais aussi plusieurs années de bras-de-fer avec l'État sur la question de la double affiliation et le sentiment d'un manque de considération de la part des pouvoirs publics, le président du Comité de défense des travailleurs frontaliers (CDTF) a souhaité sortir de son rôle de représentant d'une catégorie jugée privilégiée pour « essayer d'être utile » et servir l'intérêt général.

Sceptique sur ce qui pourrait sortir de l'accord-cadre sur la coopération sanitaire signé en 2016 entre Paris et Berne, et enfin ratifié par le parlement français (lire ci-dessous), il a mis sur la table des solutions « de bon sens », et immédiates, pour contribuer à résorber la crise des soins médicaux dans le Sud Alsace.

En tout premier lieu, Jean-Luc Johaneck invite les travailleurs frontaliers alsaciens qui sont assurés en Suisse à se faire soigner à Bâle plutôt qu'à Mulhouse. Pour ceux qui habitent le sud du Haut-Rhin, la distance peut être moins grande, et les conséquences moins dramatiques en cas d'urgence. Les délais moyens de consultation des spécialistes et d'obtention d'un rendez-vous pour des examens pointus comme les IRM seraient de quelques jours, au lieu de plusieurs mois côté français. En cas de maladie grave, l'intérêt d'une prise en charge précoce est évident.
« Une chance à saisirpour la région »

« Paradoxalement, le choix de l'assurance maladie suisse par des milliers de frontaliers est à présent une chance à saisir pour la région », observe Jean-Luc Johaneck. En outre, qu'ils soient affiliés à l'assurance maladie suisse ou non, tous les travailleurs frontaliers sont assurés en Suisse pour les accidents (au travail et en dehors) et les maladies professionnelles. « Ils peuvent donc également se faire soigner à Bâle dans ces situations. »

Pour les assurés à la Lamal suisse, aux cotisations mensuelles s'ajoute une franchise annuelle d'au moins 300 francs, plus une « quote-part » d'environ 10 % des frais remboursés par la compagnie d'assurances dans l'année. En contrepartie, les conditions d'hospitalisation seraient bien plus confortables et les prestations haut de gamme. « Payez-vous le luxe de vous faire soigner en Suisse si vous en avez les moyens », exhorte Jean-Luc Johaneck.

Sans céder au « Mulhouse bashing » - « certains services fonctionnent très bien, il n'est pas question de jeter l'opprobre » -, il souligne que les infrastructures hospitalières bâloises sont du niveau des grandes métropoles hexagonales. « Pour trouver un équivalent en termes de soins, il faut monter à Strasbourg », abonde Eric Pflimlin, un des sous-directeurs de Clarunis, centre de compétences conjoint du Claraspitals et de l'hôpital universitaire de Bâle (USB), spécialisé dans les maladies abdominales. Invité à témoigner par le CDTF, cet Alsacien rappelle les investissements importants prévus dans le secteur hospitalier bâlois dans les années à venir, à commencer par le 1,3 milliard d'euros de l'USB.

« L'augmentation du nombre de patients alsaciens ne poserait pas de problème, ajoute Jean-Luc Johaneck. Les hôpitaux que j'ai contactés indiquent même qu'ils sont demandeurs et prêts à adapter leurs tarifs. »

Ce transfert de patients ne pourrait que contribuer au désengorgement des services côté alsacien, estime Jean-Luc Johaneck, qui parle de « responsabilité morale et civique ». « Il ne s'agit pas de dire qu'il faut désormais tout faire en Suisse. Mais la majorité des frontaliers n'est tout simplement pas consciente des choix qui s'offrent à eux. »

Comme dans le récent dossier du choix de l'assurance maladie, le président du CDTF en profite pour critiquer le défaut d'information des autorités sanitaires françaises à l'égard des travailleurs frontaliers - une mission pourtant inscrite noir sur blanc dans l'accord franco-suisse du 7 juillet 2016, conclu pour tenter de régler l'imbroglio de la double affiliation.
Un défaut d'information

Rebondissant sur la pénurie de médicaments qui fait la Une des médias hexagonaux, le président du CDTF rappelle enfin que le droit communautaire permet d'acheter en Allemagne ou en Suisse des médicaments non-disponibles en France. « Il faudra les payer, la carte Vitale ne marche évidemment pas, et il faudra sans doute du temps pour vous faire rembourser, mais cette possibilité existe. »

Donnant rendez-vous à la rentrée, en promettant une liste de contacts bâlois, Jean-Luc Johaneck espère avoir amorcé une dynamique constructive. L'avenir dira combien, parmi ses fidèles, il aura réussi à convaincre.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

La fin de la maternité de Thann, « une aberration » pour les élus

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:39:06

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La fin de la maternité de Thann, « une aberration » pour les élus
 

 
Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin, Michel Sordi, maire de Cernay, Romain Luttringer, maire de Thann, Jean-Marie Michel, maire de Bitschwiller-lès-Thann, Annick Lutenbacher et Pascal Ferrari, conseillers départementaux du Haut-Rhin, ont dénoncé ce mardi dans un communiqué commun la fermeture de l'hôpital de Thann.

« Nous regrettons et contestons vivement cette mesure, décidée unilatéralement par l'ARS, et qui démontre sa réelle incapacité à organiser et coordonner les équipes médicales pour préserver et renforcer les services de proximité dans nos territoires ruraux », déclarent les élus du secteur de Thann. « Fruit d'une décision gouvernementale, au coeur de la réforme "Ma santé 2022", la transformation de 500 établissements en "hôpitaux de proximité" en France, excluant les services de chirurgie et maternité, apparaît comme une métropolisation de la santé et une erreur manifeste. Avec ses seuls services de médecine générale, gériatrie et soins de suite, on ne peut appeler cela un "hôpital de proximité". »

Les élus considèrent que la fermeture de l'hôpital de Thann est « une aberration malheureusement à l'image d'un gouvernement déconnecté des réalités vécues par nos concitoyens au coeur de nos territoires ruraux ».

Ils relèvent néanmoins quelques points positifs : « confortement de l'ambulatoire et des consultations de spécialistes, implantation d'un scanner, développement d'une spécialité en ophtalmologie et modernisation des équipements médicaux ». Ils réclament une réunion dans les meilleurs délais, afin de mettre concrètement en place ces projets.

 

 
 

 

« C'est fini, on est tous déçus »

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:54:52

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« C'est fini, on est tous déçus »
 

 
La décision de la fermeture définitive de la maternité de Thann est tombée ce lundi 15 juillet. Archives L'Alsace
« Je suis née à Thann, comme mes soeurs et d'autres membres de ma famille d'ailleurs, raconte Chris, une Thannoise. C'est un attachement pour les gens d'ici. Je suis dégoûtée que la maternité ferme, surtout pour les gens de la vallée ! » Cette habitante a appris la nouvelle lundi soir sur le réseau social Facebook. Pas étonnée par cette annonce, elle ne peut pourtant cacher son agacement. « C'est quand même ch... ! Ça fait des années qu'elle existe et c'est quand même bien un hôpital de proximité ! ».
« Je ne suis pas triste mais dégoûté »

Un hôpital de proximité qui enregistre moins de 400 naissances par an (355 en 2017), alors que le décret de périnatalité de 1998 fixe à 500 accouchements le seuil de survie d'une maternité. « Ce sont des arguments qui sont faux, c'est juste pour trouver une réponse à cette fermeture, estime Roger, assis en terrasse au centre-ville de Thann. Je ne suis pas triste, mais dégoûté. Aujourd'hui, c'est acté, c'est fini, on est tous déçus. » Ce qui dérange le plus ce Thannois, né dans cette maternité « dans l'après-guerre », c'est le manque de considération : « On a été mis devant le fait accompli. Je pensais que ça aurait pu changer, mais ça n'a pas été décidé au niveau local. C'était cuit d'avance », pense-t-il, dépité.
« Ce n'est pas normal que la maternité ferme »

La décision de l'Agence régionale de santé (ARS) et du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse Sud Alsace (GHRMSA) ne vaut pas que pour la fermeture de la maternité. Elle acte surtout sa transformation en Centre de périnatalité de proximité (CPP). « Ohlalala... où est-ce que les gens vont devoir aller ? », s'inquiète Sylvia, 71 ans. « À Mulhouse ? ! Ce n'est pas normal que la maternité ferme ici ! » Arrière-grand-mère d'une petite-fille née à Thann il y a cinq ans, cette Thannoise ne voit « aucun problème » à maintenir ce service de proximité. « La femme de mon petit-fils a accouché ici et elle est à nouveau enceinte, je ne sais pas où elle va aller... Le temps qu'une femme de la vallée aille à Mulhouse, il peut se passer plein de choses », s'inquiète-t-elle.

Le GHRMSA prévoit, entre autres, la mise en place d'un réseau de sages-femmes qui assureraient des permanences et rendez-vous avec les futures mamans à Thann et le remboursement par l'Assurance maladie des trajets jusqu'au pôle Femme-Mère-Enfant de Mulhouse (notre édition d'hier). Malgré ces annonces et son air attristé, Sylvia garde le sourire et encourage les mamans à faire des enfants. « Si moi-même je pouvais encore en avoir, j'en ferais des bébés ! ».
Morgane SCHERTZINGER LIRE AUSSI en page 33

 

 
 

 

Fin des maternités : « ça nous fait mal au coeur »

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:02:30

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Santé Groupement hospitalier de la région de Mulhouse Sud Alsace
Fin des maternités : « ça nous fait mal au coeur »
Réactions unanimes hier à Altkirch, suite à l'annonce de la fermeture de la maternité de l'hôpital Saint-Morand. Un sentiment de tristesse et d'incompréhension prévaut chez l'homme (et la femme) de la rue. Et concernant la pérennisation du service des urgences 24 heures/24 d'Altkirch, on attend de voir...
 

 
L'hôpital Saint-Morand fermera sa salle de naissance le 4 novembre prochain.
« Ça nous fait mal au coeur ! ». Interrogée devant le supermarché proche de l'hôpital St-Morand, Fatima Yilmaz d'Altkirch résume bien le sentiment général. Elle-même a accouché à Altkirch il y a 16 ans et se déclare aujourd'hui encore « très contente de l'accueil formidable reçu ». « Où va se retrouver ce personnel attentionné et sympathique ? C'est dommage de le stresser comme ça, ainsi que les femmes enceintes », ajoute-t-elle. Sa voisine, Martine Lombal, née à Altkirch tout comme sa soeur, souligne que celle-ci « a accouché de sa fille à Altkirch, qui y a elle-même accouché de sa fille, soit trois générations successives ! ». La dimension affective que revêt la maternité d'Altkirch est perceptible à tout instant dans les réactions spontanées.

Même si le GHRMSA (Groupement hospitalier de la région de Mulhouse Sud Alsace) souligne que seuls les accouchements ne sont plus réalisés à Altkirch mais que le centre périnatal de proximité qui prendra le relais, assurera la prise en charge complète avant et après l'accouchement (lire DNA d'hier en page Région), Amélie Hartmann et Julien Laloux, jeune couple d'Eglingen encore sans enfant, regrettent cette fermeture et ces futures allées et venues entre Altkirch et Mulhouse, pointant la distance et le temps perdu. « Une cousine venue de Retzwiller a tout juste eu le temps d'arriver à Altkirch pour accoucher et on n'a pas envie d'accoucher dans une ambulance ! ».
«L'État ne met pas de budget là-dedans ! »

Le « manque de ressources médicales et les enjeux de qualité et de sécurité des soins » avancés par l'Agence régionale de santé les laissent dubitatifs. « L'État ne met pas de budget là-dedans ! ». L'homme est persuadé que « s'ils localisent tout à Mulhouse, ils n'auront plus assez de personnel pour suivre là-bas non plus ».

Et de demander si à Mulhouse, le futur « hôtel hospitalier » à proximité du pôle Femme-Mère-Enfant sera payant ? Il relève en passant que le parking mulhousien est déjà payant...
«Soulagés» d'avoir pu venir à Altkirch

Anne-Frédérique et Thomas Eckes, sont arrivés lundi soir à la maternité d'Altkirch. Rencontrés hier devant l'hôpital, ils se disent «soulagés» d'avoir pu y venir. « C'est plus familial et c'est plus simple : d'Oltingue à Mulhouse, bonjour le trajet surtout lorsqu'on est en fin de grossesse ! » La jeune femme relève, amère, que « des médecins généralistes ont fait des spécialités en pédiatrie pour sauver la maternité et voilà, pour rien ! »

À l'intérieur de l'hôpital, aucun commentaire de la part du personnel de la maternité qui reste sur son «devoir de réserve».

Le service de maternité d'Altkirch avait été ouvert en 1930 par le Dr Albert Feuerbach, une grande figure de la Ville. Une plaque en son honneur figure dans l'entrée de l'établissement.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

À Altkirch, la fermeture de la maternité « fait mal au coeur »

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:38:25

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À Altkirch, la fermeture de la maternité « fait mal au coeur »
 

 
L'hôpital Saint-Morand fermera sa salle de naissance le 4 novembre prochain.

Archives DNA /Noëlle BLIND-GANDER

« Ça nous fait mal au coeur ! » Interrogée devant le supermarché proche de l'hôpital Saint-Morand, Fatima Yilmaz, une habitante d'Altkirch, résume bien le sentiment général. Elle-même a accouché dans la ville il y a 16 ans et se déclare aujourd'hui encore « très contente de l'accueil formidable reçu ». « Où va se retrouver ce personnel attentionné et sympathique ? C'est dommage de le stresser comme ça, ainsi que les femmes enceintes », ajoute-t-elle.
Allées et venuesjusqu'à Mulhouse

Sa voisine, Martine Lombal, est née à la maternité, tout comme sa soeur. « C'est là qu'elle a accouché de sa fille et que sa fille a accouché de sa fille, soit trois générations successives ! » L'attachement des habitants pour leur maternité est perceptible à tout instant dans les réactions spontanées.

Même si le GHRMSA (Groupement hospitalier de la région de Mulhouse Sud Alsace) souligne que seuls les accouchements ne sont plus réalisés à Altkirch, mais que le centre périnatal de proximité qui prendra le relais assurera la prise en charge complète avant et après l'accouchement, Amélie Hartmann et Julien Laloux, jeune couple d'Eglingen encore sans enfant, regrettent cette fermeture et les futures allées et venues entre Altkirch et Mulhouse, soulignant la distance et le temps perdu. « Une cousine venue de Retzwiller a tout juste eu le temps d'arriver à Altkirch pour accoucher. Personne n'a envie d'accoucher dans une ambulance ! »
« Bonjour le trajeten fin de grossesse »

Le « manque de ressources médicales et les enjeux de qualité et de sécurité des soins » avancés par l'Agence régionale de santé les laissent dubitatifs. « L'État ne met pas de budget là-dedans ! » L'homme en est persuadé : « S'ils localisent tout à Mulhouse, ils n'auront plus assez de personnel pour suivre là-bas non plus. » Et de demander si à Mulhouse, le futur « hôtel hospitalier » à proximité du pôle Femme-Mère-Enfant sera payant ? Il relève en passant que le parking mulhousien est déjà payant...

Anne-Frédérique et Thomas Eckes sont arrivés lundi soir à la maternité d'Altkirch. Rencontrés hier devant l'hôpital, ils se disent « soulagés » d'avoir pu y venir. « C'est plus familial et c'est plus simple : d'Oltingue à Mulhouse, bonjour le trajet surtout lorsqu'on est en fin de grossesse ! » La jeune femme relève, amère, que « des médecins généralistes ont fait des spécialités en pédiatrie pour sauver la maternité et voilà, pour rien ! »

À l'intérieur de l'hôpital, aucun commentaire de la part du personnel de la maternité qui reste sur son « devoir de réserve ».

Le service de maternité d'Altkirch avait été ouvert en 1930 par le Dr Albert Feuerbach, une grande figure de la ville. Il fermera donc l'année de ses 89 ans.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

URGENCES : Un centre de soins à Mulhouse ?

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 05:59:32

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santé
URGENCES : Un centre de soins à Mulhouse ?
 

 
À Mulhouse, un centre de soins non programmé - du type de celui qui a été annoncé la semaine dernière pour les hôpitaux de Strasbourg - pourrait ouvrir dès le 1er février. Il fonctionnerait avec des médecins de ville qui accueilleraient les patients entre 8 h et 20 h. Le prix des consultations serait majoré.

Le renforcement de l'équipe de régularisation est également prévu. Cela permettra aux médecins libéraux d'y participer en s'inscrivant sur une plateforme dédiée. Fin septembre, cette équipe des urgences sera renforcée par 15 coordinateurs et des ambulanciers équipés d'un système de géolocalisation. De plus, 14 postes de soignants viendront enrichir le dispositif, alors qu'il reste toujours des postes de médecins urgentistes à pourvoir. À noter que le service des urgences est placé depuis fin juin sous l'autorité du Dr Philippe Guiot, chef du pôle médecine intensive.

 

 
 

 

CD68 : Des élus polonais visitent l'Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:46:23

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CD68 : Des élus polonais visitent l'Alsace
 

 
La délégation dans la salle des pendus. Photo L'Alsace /S.R.
Cette rencontre franco-polonaise s'est déroulée mercredi 26 juin dans le cadre de la coopération initiée en 2001 entre le conseil départemental du Haut-Rhin et le powiat de Wroclaw.

Le powiat de Wroclaw est une collectivité territoriale aux compétences comparables à celles du conseil départemental, située dans le Sud-Ouest de la Pologne. L'accord de coopération entre les deux collectivités prévoit des échanges d'expériences dans différents domaines, comme le tourisme, la culture, le sport ou encore le social.
Visite du HWKet du Musée de la mine

Chaque année, la réunion du comité mixte, instance chargée du pilotage de cette coopération, est l'occasion d'une rencontre entre les élus des deux collectivités. Cette année, le thème retenu était le handicap et le vieillissement de la population ainsi que sa prise en charge. Dans cette optique, ils ont visité le Centre départemental de repos et de soins à Colmar. Les élus ont travaillé une demi-journée puis l'après-midi ils sont partis à la découverte de l'Alsace. Mardi, ils étaient au HWK (Hartmannswillerkopf) et le lendemain, mercredi, après la visite d'une cave, ils se sont rendus au Musée de la mine et de la potasse à Wittelsheim. Les bénévoles leur ont proposé une visite guidée du site, la découverte de l'exposition géologique puis de la salle des pendus où Pauli, très en verve, a raconté la mine où il a fait toute sa carrière.

La délégation était accompagnée des conseillers Pierre Vogt et Marie-France Vallat et du maire Yves Goepfert. La journée s'est terminée par une soirée polonaise à l'association de l'Aigle blanc.
Sylvie REIFF

 

 
 

 

François de Rugy quitte la table

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:29:17

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Politique Après une semaine de polémiques
François de Rugy quitte la table
Acculé par de nouvelles révélations sur ses frais de mandats après l'affaire des dîners aux homards et du dressing luxueux, François de Rugy a démissionné. Il était moralement indéfendable et politiquement isolé mais pour l'exécutif, c'est un coup dur.
 

 
« Je ne suis pas en mesure d'assumer sereinement et efficacement la mission que m'ont confiée le Président de la République et le Premier ministre » : le timing de la démission de François de Rugy a surpris tout le monde.

Elle intervient ce mardi avant le résultat des investigations lancées par l'Assemblée nationale et par les services du Premier ministre sur les invités qui ont eu le privilège de manger du homard géant à l'hôtel de Lassay et sur les travaux de rénovation de l'appartement de fonction au ministère. Pour l'instant, aucun détournement d'argent public n'est avéré.
Le beurre et l'argent du beurre

Le numéro deux du gouvernement a lui-même annoncé son départ sur Facebook. Il devançait les nouvelles révélations du site Mediapart sur l'usage de son indemnité de frais de mandat (IRFM) lorsqu'il était député. Il aurait en effet utilisé cette enveloppe pour payer en partie ses cotisations d'élu à Europe Écologie - les Verts quand il en était membre. Financer des partis politiques n'est pas possible avec l'IRFM, qui est une indemnité et non un revenu, d'autant que François de Rugy avait par ailleurs déduit les versements à son parti de ses impôts. Il profitait donc du beurre, et de l'argent du beurre. Intenable.

Le président de la République a accepté cette démission présentée comme personnelle. Elle était inéluctable tant François de Rugy, 45 ans, député depuis 2007, était affaibli depuis la révélation des dîners fastueux qu'il organisait avec son épouse en 2017 et 2018 à l'hôtel de Lassay quand il présidait l'Assemblée nationale.
Un ministre sans troupes

Le peu de soutien qu'il a reçu de la majorité a été remarqué. Même le président de la République, avait indiqué lundi attendre le résultat des investigations en cours. En matière de soutien, on a vu plus percutant.

Le ministre de la Transition écologique, isolé politiquement, devenait inaudible alors même que l'acte 2 du quinquennat doit mettre l'écologie au coeur de l'action du gouvernement. Il en a tiré les conséquences qui s'imposaient et a proposé sa démission au Premier ministre mardi à la mi-journée.
« Homard m'a tuer »

Pour Édouard Philippe et Emmanuel Macron, c'est un coup dur. L'affaire de Rugy assombrit un été qui s'annonçait plutôt clément, un an après le cauchemar Benalla. La crise des gilets jaunes s'est tassée, les européennes n'ont pas été catastrophiques et la cote de popularité de l'exécutif remonte.Tout ceci a été balayé par des photos de homards géants, de bouteilles de grands crus bordelais, de cuillères en or et de pétales de roses rouges sur des nappes immaculées. Photos opportunément envoyées à des journalistes. Après la crise des gilets jaunes, cet étalage de luxe dans les palais de la République n'est plus toléré par l'opinion publique qui demande à ses dirigeants d'être exemplaires et comptables de l'argent public. L'expression « Homard m'a tuer » sur les réseaux sociaux, a fini de ridiculiser le ministre, impuissant à construire une défense crédible (lire ci dessous).
L'ambitieux pris au piège

François de Rugy quitte le gouvernement par la toute petite porte, dénonce « un lynchage médiatique » pour mieux se défendre et dépose plainte contre Mediapart qu'il accuse d'acharnement. Mais sa carrière politique est désormais derrière lui.

Lui, l'ambitieux écolo pragmatique qui s'est présenté à la primaire PS avant de rejoindre Emmanuel Macron, s'est fait beaucoup d'ennemis, agacés par un parcours jugé opportuniste. Pourtant, François de Rugy est paradoxalement le président de l'Assemblée nationale qui a le plus réformé l'institution et qui a baissé les frais de représentation de la présidence.

Il n'en sera pas remercié, éclaboussé par des crustacés. Pourtant il dit ne pas les aimer.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

GOUVERNEMENT : Elisabeth Borne va cumuler les portefeuilles de l'écologie et des transports

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 07:25:34
GOUVERNEMENT : Elisabeth Borne va cumuler les portefeuilles de l'écologie et des transports
 

La ministre des Transports Elisabeth Borne a été nommée mardi soir en remplacement de François de Rugy au ministère de la Transition écologique et solidaire. Elle cumulera les deux portefeuilles mais ne sera pas ministre d'Etat comme son prédécesseur.

Cette ingénieure de 58 ans, sortie de l’Ecole Polytechnique en 1981, haute fonctionnaire marquée à gauche, est déjà la troisième à prendre en charge le maroquin de l’environnement sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, après les mandats écourtés de Nicolas Hulot puis François de Rugy.

 

Réforme de la SNCF, loi sur les mobilités

Technicienne et exigeante, réputée bien connaître ses dossiers et ne se laissant pas démonter, Elisabeth Borne a, durant ses deux années aux Transports, gagné une assise certaine en menant à son terme l’une des réformes emblématiques du gouvernement Macron, celle de la SNCF. En dépit d’une grève des cheminots historique par sa durée, la réforme, promulguée mi-2018, prévoit notamment l’ouverture à la concurrence du transport des voyageurs et la suppression à partir du 1er janvier 2020 des embauches au très protecteur statut de cheminot.

Un autre chantier d’envergure, qu’elle est en train de boucler, est le projet de loi sur les mobilités (LOM). Ce texte, qui doit revenir en septembre en nouvelle lecture au Parlement faute d’accord entre les deux chambres, a une composante environnementale affichée : il s’agit notamment de "verdir" les transports en prenant en compte les "nouvelles mobilités" et les impératifs de lutte contre la pollution. Le texte doit entre autres fixer un cadre pour la circulation des trottinettes électriques, rétribuer les salariés allant travailler à vélo, ou permettre aux communes de créer des "zones à faible émission" (ZFE) interdisant la circulation de certains véhicules polluants à certaines heures.

Pas en terre inconnue

Mme Borne, dont le précédent maroquin était déjà placé sous la tutelle du ministère de la Transition écologique, n’arrive pas en terre inconnue à l’Hôtel de Roquelaure.

"Elle a construit une relation avec les élus locaux à travers les différents textes qu’elle a eu à défendre, elle connaît très bien ses secrétaires d’Etat", Brune Poirson et Emmanuelle Wargon, et "est opérationnelle tout de suite pour défendre la loi énergie-climat" actuellement au Sénat, a fait valoir une source gouvernementale.

Elle avait aussi déjà fait un passage en 2014 comme directrice de cabinet de la ministre de l’Environnement Ségolène Royal. L’année précédente, en 2013, elle avait été préfète de la région Poitou-Charentes, présidée alors par Mme Royal.

Dès 2015, Mme Borne avait toutefois été nommée présidente de la RATP, une grande entreprise publique de transports, quelques années après avoir été directrice de la stratégie de la SNCF, au début des années 2000.

Dans une carrière essentiellement consacrée au service public, notamment dans les cabinets socialistes dans les années 1990, chez Lionel Jospin à l’Education ou Jack Lang à la Culture, Mme Borne a aussi fait un passage dans le privé, en charge des concessions du groupe Vinci en 2007.
Mais un an plus tard, elle rejoint la Mairie de Paris comme directrice de l’Urbanisme.

Loi santé adoptée : ce qui va changer

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:33:20

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Social Réforme
Loi santé adoptée : ce qui va changer
Le Parlement a définitivement adopté mardi, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi sur la santé.
 

 
Réforme des études de santé, hôpitaux de proximité, lutte contre les déserts médicaux... Les sénateurs ont largement adopté mardi le projet de loi sur la santé de la ministre Agnès Buzyn. Voici ses principales mesures.
Études de santé

Le « numerus clausus » et le concours couperet limitant le nombre d'étudiants admis en 2e année de médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique (sage-femme) seront supprimés à la rentrée 2020 afin d'« augmenter de 20 % » environ le nombre de médecins formés, selon Agnès Buzyn.
Carte hospitalière

Le projet de loi doit permettre de labelliser entre 500 et 600 « hôpitaux de proximité » recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation.
Déserts médicaux

Pour lutter contre la désertification médicale, députés et sénateurs ont prévu que les étudiants en 3e année de 3e cycle effectueraient un stage sur le terrain d'au moins six mois.
Modes d'exercice rénovés

Le dispositif de médecin adjoint en cas d'afflux saisonnier dans les zones touristiques sera étendu aux zones en manque de médecins. Un statut unique de praticien hospitalier sera créé par ordonnance.
Pharmaciens et médicaments

Les pharmaciens pourront délivrer dans certaines conditions des médicaments normalement sous ordonnance, pour des pathologies bénignes. Ils pourront aussi prescrire directement certains vaccins.
Données de santé

Une « plateforme des données de santé » remplacera l'actuel Institut des données de santé. L'accès à ces données sera élargi, et leur champ étendu aux données cliniques recueillies par exemple par les médecins libéraux, ainsi qu'aux « données à caractère personnel issues d'enquêtes ».
Espace numérique

Tous les patients auront leur propre espace numérique de santé d'ici le 1er janvier 2022, pour accéder notamment à leur dossier médical partagé (sorte de carnet de santé), à des « applications » ou des « informations de santé référencées ».
IVG

Le gouvernement devra remettre au Parlement un rapport contenant des « données relatives à la pratique de l'interruption volontaire de grossesse en France ».

 

 
 

 

Comment restaurer Notre-Dame de Paris

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:34:50

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Patrimoine Parlement
Comment restaurer Notre-Dame de Paris
Trois mois après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, le Parlement français a donné mardi son feu vert au projet de loi pour lancer la restauration de la cathédrale.
 

 
Notre-Dame de Paris, le 13 juillet 2019.
« Nous ne confondons pas vitesse et précipitation ». En défendant Emmanuel Macron, qui a promis de restaurer Notre-Dame de Paris en cinq ans, le ministre de la Culture Franck Riester a voulu rappeler que la cathédrale n'est pas encore « totalement sauvée ».
Une ambition controversée

Mais ce délai de cinq ans fixé par le président divise puristes et modernistes. Trois mois après l'incendie qui a ravagé le monument, le 15 avril, cette ambition controversée s'efforce de servir un projet de loi qui a été approuvé mardi après-midi par le Parlement français. « Un délai ambitieux, volontariste qui permet de mobiliser l'ensemble des équipes concernées », a avancé Franck Riester, tandis que l'opposition dénonce un objectif irréaliste motivé par les jeux olympiques de Paris en 2024.

L'objectif « est d'offrir à Notre-Dame une restauration à la hauteur de la place qu'elle occupe dans le coeur des Français et dans le monde entier », a-t-il plaidé.

Le projet de loi entend pour cela organiser et contrôler la collecte et l'utilisation des dons qui ont afflué et coordonner les travaux délicats à mener sur un joyau du patrimoine. Le texte entérine donc l'ouverture au 16 avril d'une souscription nationale pour recevoir les dons promis par les particuliers, des entreprises et des collectivités, dont le montant annoncé dépasserait les 850 millions d'euros. Le ministre a cependant appelé à la prudence ceux qui évoquaient déjà des excédents : « Seules un peu plus de 10 % des promesses de dons ont été concrétisées » et « le coût des travaux n'est pas encore chiffré », a-t-il souligné. Au regard de l'ampleur des sommes en jeu, des mécanismes de contrôle ont été prévus pour s'assurer de la bonne gestion des dons.
Des « dérogations inadmissibles »

Un établissement public, placé sous la tutelle du ministre de la Culture, sera chargé d'assurer la conduite et la coordination des études et des travaux avec l'aide d'un Conseil scientifique. Mais la principale pomme de discorde entre majorité et opposition a porté sur les dérogations aux règles d'urbanisme et de protection de l'environnement prévues dans le texte pour accélérer les travaux, nombreux étant ceux qui ont dénoncé une « loi d'exception inutile » instaurant des « dérogations inadmissibles » aux règles du patrimoine.

En réponse aux critiques, le gouvernement a accepté de figer dans la loi certaines d'entre elles, concernant « l'architecture préventive », « la durée d'instruction des autorisations temporaires » ou encore « l'autorisation de certaines publicités sur des bâches ou des palissades de chantier ».

La question architecturale a également été discutée, même si elle n'est pas abordée directement dans le texte. Ainsi, certains parlementaires, inquiets de l'expression « geste architectural contemporain » utilisée par Emmanuel Macron à propos de la future flèche, ont exigé sans succès l'engagement « d'une reconstruction à l'identique » ou fidèle à son « dernier état visuel connu ».

 

 
 

 

Les municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:30:37

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Élections  Communes
Les municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020
 

 
Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars pour le 1er tour et 22 mars 2020 pour le second tour, a annoncé mardi le ministère de l'Intérieur.

Ces dates feront l'objet à la rentrée d'un décret de convocation des électeurs en Conseil des ministres.
Inscriptions avant le 7 février

Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février, précise le ministère. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février.

Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires, femmes/hommes.
Les ressortissants de l'UE peuvent aussi voter

Les ressortissants d'un autre État membre de l'Union européenne peuvent voter et sont éligibles aux élections municipales, à condition d'être inscrits sur les listes électorales complémentaires pour ces élections, avant la même date du 7 février.

 

 
 

 

Gilets jaunes : la facture va encore s'alourdir

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:32:35

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Économie Bilan
Gilets jaunes : la facture va encore s'alourdir
Dans un rapport présenté ce mercredi, les députés ont estimé les coûts représentés par le mouvement des gilets jaunes. Le commerce paie le prix fort avec une note de 2,5 milliards d'euros mais les effets à plus long terme ne sont pas mesurés.
 

 
De nombreuses dégradations ont été commises en marge des manifestations.
Il n'y aura pas de chiffrage définitif. Il est impossible à établir tant l'onde de choc de ce mouvement social inédit se répercutera sur le moyen terme.

Mais les sommes comptabilisées par la mission parlementaire chargée d'évaluer ce coût sont déjà colossales.
Le coût économique et social

Les assurances ont versé 217 millions d'euros d'indemnisation au 31 mai dernier pour les vols, les incendies, les dégradations et les pillages. Pour les députés de la mission parlementaires, ce n'est que la partie immergée de l'iceberg.

Les commerces de centre-ville ont en effet beaucoup souffert des manifestations du samedi : les pertes de chiffre d'affaires oscillent entre 20 et 30 %, parfois davantage. Ces manques à gagner sont principalement intervenus durant la période des fêtes et des soldes et ils n'ont pas été compensés par les autres jours de la semaine.

« Ce qui est perdu ne se rattrape pas », indique Damien Abad, député LR de l'Ain et président de la mission. Les commerçants vont devoir, à la rentrée, reconstituer leurs stocks et certains craignent de manquer de trésorerie.
Commerces : une facturede 2,5 milliards

Le coût pour les commerçants est en effet évalué à 2,5 milliards d'euros. Un chiffre exorbitant qui cache des réalités très différentes.

Certaines grandes enseignes de prêt-à-porter ont perdu 200 000 euros de chiffre d'affaires, notamment à Toulouse, ville très impactée : « C'est un grand groupe qui peut encaisser la perte. Les commerçants indépendants, eux, ne peuvent pas », insiste Roland Lescure, député des Français de l'étranger (LREM), corapporteur de la mission. Il a rencontré des commerçants « qui ont fermé le rideau ».

Le rapport parlementaire, qui sera rendu public ce mercredi, mentionne que les violences ont abouti à des effets inverses aux aspirations des gilets jaunes.
Des centres-villes désertésà long terme ?

« Ils dénonçaient la marginalisation économique de certains territoires et leur abandon par les services publics. Or les dégradations en marge du mouvement ont conduit à fragiliser les centre-villes, et en premier lieu les commerces de proximité désertés par les consommateurs », est-il écrit dans le rapport.

« À moyen terme on ne connaît pas l'impact de cette crise : les consommateurs vont-ils revenir en centre-ville, après s'être reportés sur le commerce en ligne ou sur les zones en périphérie ? », questionne Jean-René Cazeneuve, député LREM du Gers, corapporteur de la mission parlementaire.

Le travail des députés salue aussi les décisions prises par le gouvernement et les mesures mises en oeuvre au niveau local pour soutenir les commerçants. C'est l'exact contraire de la mission parlementaire des sénateurs qui, fin juin, pointait les insuffisances de l'État et qui demandait de mieux protéger les entreprises en cas de manifestation.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Von der Leyen élue de justesse à la tête de la Commission

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 05:47:17

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Europe Élection
Von der Leyen élue de justesse à la tête de la Commission
Avec seulement 9 voix de plus que la majorité absolue nécessaire, la candidate Allemande a été approuvée hier par le Parlement européen pour prendre la tête de la Commission européenne.
 

 
Ursula von der Leyen lors de son discours mardi au Parlement.
Tout ça en deux semaines ! Hier matin, en écoutant Ursula von der Leyen dérouler son programme de travail pour convaincre les députés européens, on ne manquait pas de se souvenir qu'exactement deux semaines plus tôt, le nom de la ministre allemande n'était pas encore sorti du chapeau. Il n'avait été annoncé qu'en milieu d'après-midi le mardi 2 juillet.

Les chefs d'État et de gouvernement des 28 qui l'ont choisie connaissaient déjà cette membre aguerrie des gouvernements Merkel successifs (présente depuis les débuts de Merkel en 2005). Mais les électeurs européens n'en avaient jamais entendu parler pendant la campagne de mai.
Elle a coché toutes les cases

Et elle-même ? Se doutait-elle, à la fin juin, qu'elle devrait défendre seulement trois semaines plus tard un projet politique pour, excusez du peu, la présidence de la Commission européenne ?

Misère ou miracle de la politique, hier matin devant le Parlement européen, Ursula von der Leyen a coché toutes les cases, comme si un programme d'une telle importance pouvait apparaître par magie.

Pendant son discours de 40 minutes, elle a habilement saupoudré des éléments clefs des programmes des groupes qu'elle voulait convaincre. Un plan climat ambitieux : réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50 ou 55 % d'ici 2030 et création une banque d'investissement pour le climat. Un volet social : « Un fonds de transition pour soutenir » les populations qui seront les plus affectées par ces mesures environnementales, des salaires minimums nationaux, un régime de réassurance chômage européen. Aussi, des mesures contre les violences faites aux femmes et pour la parité (à commencer par la Commission qu'elle présidera, qu'elle souhaite strictement paritaire).

De quoi séduire chez les libéraux (déjà acquis) et à gauche, jusqu'aux Verts sans froisser son propre parti (le PPE, conservateur).

Pour ceux qui supposaient qu'elle serait tentée d'aller chercher des voix à la droite du PPE pour assurer son élection, elle a mis, sans le clamer, les choses au point.
« Le devoir de sauver des vies »

Son projet sur les migrations et l'asile n'était pas de nature à séduire ni les eurosceptiques ni l'extrême droite : « La Méditerranée est devenue l'une des frontières les plus meurtrières au monde, nous avons le devoir de sauver des vies », et ce tout en « luttant contre les migrations irrégulières » et en réformant le système de Dublin sur l'asile. Les élus de la Lega (28, plus grande délégation du groupe d'extrême droite ID devant le RN français - 22 élus), qui avaient laissé entendre qu'ils pourraient voter pour elle, ont finalement fait savoir que ce serait non.

Le Mouvement 5 étoiles (14 élus), avec qui la Lega est en coalition à Rome et qui siège chez les non-inscrits à Strasbourg, a en revanche annoncé son intention de voter pour, de même que les conservateurs eurosceptiques du PiS polonais (26 élus parmi les 62 du groupe ECR).

Chez les sociaux-démocrates (154 élus), qui ont eu « un débat intense » en interne hier après-midi, la fracture est restée intacte : deux tiers du groupe a voté pour, un tiers contre. La promesse de reporter encore le Brexit si besoin a visiblement fait mouche chez les 10 soc-dems britanniques, qui ont voté pour. Les Allemands (16) ont voté contre, de même que les 5 Français. Argument avancé par la présidente (espagnole) du groupe pour voter « oui » : « Nous ne voulons pas de crise institutionnelle qui retarde les changements institutionnels dont nous avons besoin. »

Les Verts, qui avaient tout pour être séduits, ont aussi eu un débat animé hier après-midi, mais ont globalement voté contre, comme le résultat serré en atteste. Résultat qui laisse à penser que la candidate n'a pas fait le plein de voix au sein de sa propre famille politique. Le PPE annonçait sa volonté de l'approuver, en toute contradiction avec sa promesse de campagne qu'il ne voterait que pour son candidat désigné, Manfred Weber, recalé en juin par les chefs d'État. Le souvenir de cet engagement l'a peut-être emporté chez certains au moment de cocher « oui » ou « non » sur leur bulletin secret.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

ADEMAS Console numérique :un immense progrès

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:44:26

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ADEMAS Console numérique :un immense progrès
 

 
C'est un immense progrès dans le dépistage des cancers du sein. La toute nouvelle console permet la dématérialisation de la deuxième lecture des clichés pris lors d'une mammographie.

Numérique, elle permet de se passer de tirages à suspendre et donc de gagner du temps en limitant les manipulations.
Une première alsacienne

Un progrès qui n'existait qu'en Ile-de-France avant que la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin et le Département ne se partagent le financement de 36 000 EUR, permettant à cet équipement d'être désormais présent dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin.

Du côté de la Ligue, le financement a pu être possible grâce au soutien de l'Association des bénévoles pour la lutte contre le cancer de Rouffach et environs, qui a pu collecter des fonds en organisant des évènements tels que des thés dansants, des tombolas, des concerts ou des ventes lors du marché de Noël.

Sa présidente, Huguette Voegtlin, était présente ce mercredi dans les locaux de l'association pour le dépistage des maladies du sein (ADEMAS) de Colmar, en compagnie du président de cette dernière Pierre Haehnel, du président de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin Bruno Audhuy qui s'est félicité que la Ligue contribue à ce que le Haut-Rhin dispose de plateaux techniques de cancérologie de très haut niveau, et de la vice-présidente du conseil départemental Karine Pagliarulo, qui a rappelé que « l'objectif demeure la diminution de la mortalité de tous les cancers ».

Chaque année, l'ADEMAS réalise 70 000 mammographies en Alsace.
Nicolas PINOT SURFER Site Internet : www.ademas-alsace.com

 

 
 

 

« Créer une société où la violence devient intolérable »

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 05:43:58

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Société Le nombre de féminicides est en hausse depuis janvier 2019
« Créer une société où la violence devient intolérable »
En France, depuis janvier 2019, 76 femmes ont été assassinées par leurs conjoints (*). La Strasbourgeoise Sandra Baumann était la 45 e . Un Grenelle des violences conjugales est annoncé pour septembre. Le point en Alsace, où 37 téléphones grave danger sont à disposition.
 

 
En avril, une marche en mémoire de Sandra Baumann a été organisée par l'association Osez le Féminisme 67.
Associations, gendarmes, policiers et magistrats travaillent conjointement à l'accueil et l'accompagnement des femmes victimes de violences conjugales. Les différents acteurs sollicités mettent tous en avant l'indispensable pluridisciplinarité. À l'hôtel de police de Strasbourg, un point accueil victime, géré par les associations, avec un psychologue, est ainsi à disposition du lundi au vendredi et il y a une astreinte les week-ends, depuis le milieu des années 2000. « Sans cette aide, les policiers seraient démunis. Eux peuvent se recentrer sur le juridique », appuie ainsi Sandra Friedrich, cheffe d'état-major, qui coiffe l'action de la police sur ce dossier dans le Bas-Rhin.
« Une amélioration ces dix dernières années »

« Même si ce n'est jamais suffisant, il y a eu ces dix dernières années une amélioration qualitative qui repose sur la complémentarité. Les associations centralisent l'ensemble de la question pour que les victimes n'aient pas à se raconter à chaque fois », fait valoir de son côté Faouzia Sahraoui, psychologue, directrice générale de SOS Aide aux habitants, à Strasbourg, qui compte une quinzaine de permanences dans tout le Bas-Rhin. Nathalie Kielwasser, vice-présidente du tribunal de grande instance (TGI) de Colmar, a constaté une réactivité plus grande : « Comme tous les débats de société, les victimes savent qu'elles sont mieux reçues. Un protocole est en place dans tous les parquets de France, systématiquement informés ».
37 téléphones grave danger en Alsace

Viaduq 67 et SOS Aide aux habitants, toutes deux du réseau France Victimes, sont des acteurs clés du réseau bas-rhinois. « Le téléphone vient compléter les autres dispositifs existants », remarque Faouzia Sahraoui. Dans le Bas-Rhin, 22 sont attribués (lire ci-contre). « Les retours sont positifs. Les femmes se sentent rassurées, quand elles actionnent le téléphone, la police ou la gendarmerie sont là dans les dix minutes. Le cadre est très protecteur, mais ne garantit pas tout ». Le téléphone grave danger a le mérite de faire baisser la peur, et la dangerosité, a aussi noté, à Mulhouse, Isabelle Depommier, directrice du pôle "aide aux victimes" de l'association Appuis, également membre de France Victimes, et référente pour le dispositif dans le Haut-Rhin. Tous les trois mois dans le comité de pilotage départemental pour faire le point sur les situations en cours, avec notamment les SPIP (services pénitentiaires d'insertion et de probation). « Les quinze téléphones à disposition dans le département ont pour le moment permis d'éviter les drames. Il n'y a pas eu d'échec du dispositif et s'il y a eu des interpellations, il n'y a pas eu de faits graves », note Nathalie Kielwasser. « En 2018, pour le département, ce sont 23 femmes qui ont été protégées par un téléphone. Avec elles, 45 enfants, eux aussi exposés. C'est important de le souligner », ajoute Isabelle Depommier. Actuellement 14 sont attribués, un 15e doit l'être bientôt, mais le nombre peut vite fluctuer. Il s'agit aussi pour l'équipe d'aider ces femmes à s'en sortir.
La formation

« Entre 150 et 170 femmes déposent plainte pour des violences par trimestre. Le chiffre fluctue mais est constant, il n'y a pas eu d'explosion du phénomène », note Sandra Friedrich, commandant de police. Toutes les victimes ne déposent pas plainte ou ne sont pas connues. C'était le cas de Sandra Baumann, assassinée au mois d'avril par son compagnon. Pour améliorer l'accueil, policiers et gendarmes suivent des formations, assurées par le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF). Ainsi, depuis une dizaine d'années, 250 policiers bas-rhinois ont été formés, prioritairement ceux qui traitent les violences, détaille Sandra Friedrich. C'est aussi le cas pour les gendarmes. Chaque compagnie à des référents. La présence d'intervenants sociaux s'est généralisée, avec l'appui des Conseils départementaux, il y a une quinzaine d'années pour le Bas-Rhin, département pilote, puis dans le Haut-Rhin : « Après l'intervention à chaud, il n'y avait pas de suivi. Souvent les gendarmes découvraient le sujet », indique la direction régionale de la gendarmerie. « Tous les gendarmes chargés de l'accueil ont été au minimum sensibilisés. Ils ont des clés, les réflexes à avoir, ajoute un gendarme haut-rhinois. Même ceux qui n'osent pas porter plainte, on saura les orienter vers une association, vers de l'hébergement d'urgence s'il faut. On sait mettre une personne à l'abri tout de suite en respectant la confidentialité ».
Comment faire mieux ?

Le commandant de police Sandra Friedrich voit une marge de progression possible dans l'accélération du traitement des plaintes. Faouzia Sahraoui estime qu'il serait pertinent de davantage s'attacher aux soins à apporter aux auteurs de violence : « Pour les cas qui relèvent de la psychiatrie, 1 000 téléphones ne suffiront pas ». Tous, mettent en avant l'importance de la solidarité. Pour Isabelle Depommier, d'Appuis, l'implication de la société est essentielle : « Certaines doivent leur vie aux voisins. Parfois, au contraire, l'absence de réactions a été préjudiciable. Il faudrait créer une société où la violence devient intolérable ». Et de citer dans cet esprit, la journée de sensibilisation du grand public organisée chaque 25 novembre par l'Observatoire de la vie intrafamiliale mis en place par la Ville de Mulhouse. Faouzia Sahraoui, de SOS Aide aux habitants, se rend, elle, au pied des immeubles pour discuter avec les habitants : « Ne pas intervenir peut être de la non-assistance à personne en danger ». En France, près d'une femme meurt tous les trois jours victime de son conjoint, amant, petit ami. Un numéro de téléphone existe : le 3919.
Myriam AIT-SIDHOUM (*) Il s'agit d'un recensement national établi par un collectif féministe baptisé « Féminicides par compagnons ou ex », à partir des parutions dans les médias.

(*) Il s'agit d'un recensement national établi par un collectif féministe baptisé « Féminicides par compagnons ou ex », à partir des parutions dans les médias.

 
 

 

La nappe phréatique historiquement basse

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:37:49

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La nappe phréatique historiquement basse
 

 
Pour la première fois, des communes situées en bordure ouest de la nappe, dans une zone allant de Mulhouse à Saint-Louis, sont concernées par des arrêtés de sécheresse du type de ceux qui ont été pris vendredi 12 juillet par le préfet du Haut-Rhin. Photo L'Alsace /C.F.
La situation est exceptionnelle. Jamais jusqu'alors l'Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d'Alsace (Aprona) n'avait mesuré la nappe à un niveau aussi bas sur son puits de Habsheim. Ici, sur le point de mesure le plus ancien de l'Aprona dans le secteur sud Alsace (le puits est surveillé depuis 1955), la nappe est actuellement à environ 12 m de profondeur, « contre 8,50 m en moyenne à la même période », indique Fabien Toulet, chargé de mission au sein de l'association.
Une situation contrastée à l'échelle de la région

Plus globalement, c'est dans toute une zone sud-est du département du Haut-Rhin, allant de Mulhouse à Saint-Louis, que « les niveaux sont bas, voire extrêmement bas ».

À l'échelle de la région, « l'évolution des niveaux moyens de juin par rapport à ceux de mai est variable selon les secteurs », poursuit Fabien Toulet. Si bien que ce qui est vrai dans cette zone sud-est du département ne l'est pas forcément ailleurs. « Le long de la bande rhénane, le niveau moyen de la nappe est globalement stable, parfois un peu inférieur, parfois proche de la normale », détaille-t-il. Dans le sud-ouest du Haut-Rhin aussi la nappe « se maintient » grâce au soutien d'étiage des barrages de Kruth-Wildenstein et de Michelbach, par exemple. Enfin, dans le Bas-Rhin, « il n'y a pas de sécheresse marquée au 1er juillet. Les niveaux moyens mensuels, bien que majoritairement à la baisse, sont autour de la normale. »
Une accumulation de facteurs « négatifs » dans le sud-est du département

Mais alors, pourquoi la nappe est-elle aussi basse à Habsheim ? Si le niveau diminue, c'est d'abord parce que les précipitations - qui alimentent la nappe - sont déficitaires depuis plusieurs mois sur l'ensemble de la région (lire encadré). « Sur les quatre dernières années, trois sont déficitaires en termes de pluviométrie », expose Fabien Toulet.

À ce déficit s'ajoutent, pour les puits de Habsheim et ceux situés aux alentours, deux facteurs propres au territoire. Ici, la nappe est plus profonde qu'ailleurs dans la région. « Elle se situe en moyenne entre 10 et 20 m sous terre, contre 1 à 5 m, dans le Bas-Rhin », indique Didier Lihrmann, responsable du réseau piézométrique de l'Aprona (la piézométrie désigne la mesure de la profondeur de la surface de la nappe). Les eaux de pluies mettent donc plus de temps à s'infiltrer pour rejoindre la nappe. Cela sans compter que les dernières « faibles précipitations » ont directement été absorbées par la végétation avant d'avoir atteint la nappe.

Et puis, le réseau hydrographique - les cours d'eau qui participent également à l'alimentation de la nappe - est moins dense dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin.

Conséquence immédiate de cet état de fait, le préfet du Haut-Rhin a pris, ce vendredi 12 juillet, des arrêtés « portant limitation provisoire de certains usages de l'eau ». Ils sont, pour l'heure, applicables pour une période allant jusqu'au 14 octobre. « Pour la première fois, des communes situées en bordure ouest de la nappe (Bartenheim, Dietwiller, Habsheim, Hégenheim, Hésingue, Schlierbach, Sierentz, etc.) sont concernées par des arrêtés de ce type » relève Fabien Toulet. Autre élément à noter, « ces arrêtés ne portent pas sur des préconisations, mais directement sur des interdictions ».
Des mesures à envisager sur le long terme

Cette situation est-elle inquiétante ? Pour le moment, « en termes quantitatifs, je ne pense pas », avance prudemment le spécialiste qui indique par ailleurs « qu'il faudra un ou plusieurs hivers, il est trop tôt pour le dire, pour revenir à la normale ». Quoi qu'il en soit, les années sèches se répétant « il faut aujourd'hui mener une réflexion sur le long terme pour préserver la nappe », assure Fabien Toulet. Préserver la nappe, cela veut dire trouver des solutions pour la recharger (en sus des apports naturels issus des précipitations et des cours d'eau) et/ou trouver des moyens pour utiliser moins d'eau.

« Actuellement, la gestion des barrages, qui soutiennent les débits des cours d'eau, est vraiment optimisée. À ma connaissance, poursuit Fabien Toulet, il n'y a pas d'études portant sur d'autres moyens de recharger artificiellement la nappe, en plus de ce qui est déjà fait. »
Le visage agricole alsacien sera-t-il transformé ?

Autre piste, réduire la consommation d'eau. Et là, tous les gestes comptent et l'ensemble de la population est concerné. En témoignent les mesures de restrictions d'usages de l'eau prises par le préfet. Elles s'appliquent aux consommations des particuliers et collectivités (interdiction de remplir des piscines privées, de laver des véhicules, d'arroser des pelouses et espaces verts publics, etc.) et aux consommations des industriels et agricoles. Concernant ces derniers, plusieurs questions sont posées : faut-il irriguer les cultures toute la journée « quand on sait que 20 à 25 % d'eau sont perdus par évaporation selon le moment où l'on arrose ? » Et/ou faut-il revoir la hiérarchie des cultures en Alsace ? Pour des questions de rendements, le maïs, première culture céréalière régionale, a besoin d'être arrosé en juillet et août, quand le blé, deuxième culture alsacienne, a besoin d'eau au printemps, lorsque la pression sur la nappe est moins importante. Le débat est ouvert, il pourrait amener à une transformation du visage agricole de la région dans les années à venir.
Cécile FELLMANN PLUS WEB Consulter la carte de situation des niveaux de la nappe dans le sud du Haut-Rhin au 1er juillet 2019 et les arrêtés préfectoraux du 12 juillet 2019 sur le site www.lalsace.fr. SUIVRE L'Aprona publie tous les mois des bulletins hydrologiques de la région Alsace sur son site www.aprona.net.

 

 
 

 

PSA Mulhouse va réduire sa production

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 05:57:36

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économie  Automobile
PSA Mulhouse va réduire sa production
La réunion extraordinaire du comité social et économique de ce lundi chez PSA Mulhouse l'a confirmé : le site va réduire sa cadence de production à 29 véhicules par heure. Un millier d'intérimaires pourraient faire les frais de cette réorganisation.
 

 
Les syndicats qui siègent au CSE de PSA Mulhouse sont en colère. Ils en veulent à leur direction qui modifie son plan d'action en réduisant les cadences de moitié, de 58 à 29 véhicules par heure mais sans l'arrêt complet de l'équipe de nuit. « À quinze jours des congés d'été, cette annonce est un coup de massue pour l'ensemble des salariés ! », constatent les syndicats FO, CFE-CGC et CFTC, quand la CGT précise : « La direction confirme qu'environ 1 000 intérimaires vont faire les frais de cette organisation et vont être virés dans les derniers mois de 2019. » Les syndicalistes remarquent que cette réorganisation « de dernière minute » va, en plus des 1 000 suppressions de postes, faire baisser l'employabilité et dégrader les conditions de travail. « Pôle Emploi pour les uns, plus de travail pour les autres », résume la CGT.
Les ventes en berne

Rappelons que cette baisse de cadence doit accompagner l'arrêt de la Peugeot 2008 - remplacée par la 308, mais en 2021 - mais surtout tenter d'atteindre un niveau de qualité « Premium » pour les Peugeot 508 et DS7. Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, on a appris ce lundi que les ventes mondiales du groupe (Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall), pour le premier semestre 2019, avaient chuté de 12,8 %, à 1,9 million de véhicules écoulés.
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

MULHOUSE : Le conseil de développement livre ses pistes en matière de tourisme

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:11:32

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AGGLOMÉRATION Économie
MULHOUSE : Le conseil de développement livre ses pistes en matière de tourisme
Pour offrir de nouvelles perspectives à M2A, le conseil de développement de l'agglomération mulhousienne vient de remettre son rapport sur le tourisme. Avec des pistes et des propositions pour envisager l'avenir.
 

 
Un groupe de touristes italiens, venus de Maranello, suivent une visite guidée autour du Musée historique de Mulhouse.
Réunis dans le sous-sol de la maison During à Mulhouse, des représentants du conseil de développement de l'agglomération mulhousienne ont présenté, mardi 25 juin, leurs conclusions sur le thème « L'attractivité touristique de Mulhouse Alsace agglomération : Réflexions pour une ambition renouvelée ». Quatorze personnes ont composé ce groupe de travail qui a travaillé sur ce thème à partir de mai 2018. Dix réunions ont eu lieu pour faire fructifier « l'expertise des citoyens et membres de ce conseil ».

Les travaux ont été basés sur des chiffres de l'Observatoire régional du tourisme. « Il fait état de 1,4 million de touristes sur M2A (Mulhouse Alsace agglomération) pour la période de référence, de juillet 2016 à août 2017 », explique Roland Lemmel, un des membres de ce groupe de travail. Parmi les premiers éléments mis en avant : « Le touriste qui vient à Mulhouse dépense moins que dans le reste de la région, soit 39 EUR contre 65 EUR dans le reste de l'Alsace ». Autre point relevé : en matière d'hébergement, 44 % des touristes sont accueillis dans leur famille ou chez des amis. « Cela semble être une particularité de Mulhouse. » Côté chiffre, le tourisme génère 4400 emplois dans ce bassin et 3,6 millions d'euros de recettes.
En quête d'un grand rendez-vous qui identifie Mulhouse et sa région

Ces constats faits, la première critique tombe. « Nous constatons de nombreuses actions touristiques mal exploitées. Elles manquent de coordination entre les différents acteurs concernés. » Le groupe de travail, regrette, par exemple, que la manifestation Trois pays à vélo n'ait pas été prolongée jusqu'à Mulhouse et environs. Baptisée SlowUp Basel, elle permettra de découvrir la région des Trois Frontières, le 15 septembre. « Nous avons quand même un réseau cycliste important dans le secteur. Il serait judicieux d'en faire partie. »

Pour ces responsables, « il manque une politique évènementielle concertée, il n'existe plus un grand rendez-vous national qui identifie Mulhouse et sa région, à l'instar de la Parade automobile », note Philippe Aubert, président du conseil de développement de l'agglomération. Et de mettre en avant Folie'Flore, le Parc zoologique et botanique de Mulhouse, « qui pourraient être des pistes à explorer ».

Autre regret : le « manque d'intérêt, côté M2A », pour les territoires limitrophes du sud du département ainsi que les régions frontalières de la Suisse et de l'Allemagne. « Il se prépare actuellement le Landesgarten show en 2022 à Überlingen (près du lac de Constance), il serait bien que M2A y soit présente », suggère Roland Lemmel.

Les seniors constituent toujours une cible touristique intéressante, car disponibles toute l'année. Autre développement proposé : « L'amélioration de la culture de l'accueil, avec des actions de formation adaptées. C'est aussi l'image de Mulhouse. » Ces bénévoles proposent aussi d'installer rapidement des guichets d'accueil à la gare de Mulhouse et à l'EuroAirport. « Il s'agit de portes d'entrées touristiques essentielles dans le sud de notre département. Il n'y a pas de moyen de se renseigner sur place », précise le président.

Le conseil de développement est constitué de 122 membres issus de M2A. « Il n'est pas question pour nous d'être des experts, nous rapportons la voix des habitants de ce territoire », conclut Philippe Aubert.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

MULHOUSE : Nouveau départ pour le Mise

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:36:07

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MULHOUSE : Nouveau départ pour le Mise
 

 
Sylvie, la nouvelle responsable de la boutique, Younes, chargé de l'accueil, et Véronique Lourenço, responsable des collections au Musée de l'impression sur étoffes, désormais ouvert du mardi au dimanche de 13 h à 18 h. Photos L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
« Rouvrir, c'était notre premier objectif. Il y a des visiteurs en ce moment, les gens toquent à la porte... Et la seule raison que l'on aurait eue de garder le musée fermé, c'était de pouvoir utiliser le personnel de l'accueil et de la boutique pour le récolement, mais ce travail demande une qualification... » Bref, comme l'explique Aziza Gril-Mariotte, la nouvelle présidente du Musée de l'impression sur étoffes, cet établissement mulhousien se devait de rouvrir ses portes au public en pleine saison touristique.

C'est désormais chose faite. Ce mardi à 13 h, les premiers visiteurs s'appelaient Vincent Urbain, président de l'association des Amis du Mise, Maryvonne Buckenmeyer et Carole Ecoffet, créatrice du collectif Sauvons le Mise, Jacqueline Jacqué, ancienne conservatrice impliquée dans le récolement, des membres du conseil d'administration, etc. Essentiellement des personnes concernées au premier chef par le devenir de ce musée et soucieuses d'être là dans ce moment qui marque un premier pas vers une renaissance. Et cela après une période de crise, qui s'était soldée par la fermeture du Mise, le 2 juillet, pour cause de manque de personnel à l'accueil.

À l'accueil, c'est désormais Younes, étudiant en licence d'histoire, employé à mi-temps pour l'été (uniquement le week-end à partir de la rentrée), qui officie la plupart du temps, avec le renfort de salariés de l'office de tourisme de Mulhouse et sa région. À la boutique, Sylvie, embauchée depuis février, a pris la suite de Marie-Jeanne, partie à la retraite fin juin. Dans les collections, David Soyer, Véronique Lourenço et Clara Cappitta, embauchée pour le récolement (un poste soutenu financièrement par la Direction régionale des affaires culturelles) sont toujours là. Le personnel est encore réduit à la portion congrue, mais le musée est en état de marche. La direction est assurée, bénévolement, par Aziza Gril-Mariotte, avec l'aide des autres membres du CA (conseil d'administration).

La boutique est désormais à l'entrée du musée. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Une boutique avec différents pôles

Pour l'heure, la grande nouveauté, c'est le déménagement de la boutique, désormais installée dans le hall d'entrée, alors qu'elle était jusqu'alors ''planquée'' à l'arrière de ce hall. Les visiteurs doivent désormais la traverser pour entrer ou sortir, mais ils peuvent aussi se contenter de venir faire des emplettes, sans visiter le musée. « Ce réaménagement, c'est un projet de longue date, cela nous permet aussi de rouvrir avec moins de personnel », note Aziza Gril-Mariotte. Le déménagement des meubles et des produits a été effectué par le personnel du musée avec l'aide de l'entreprise Barrisol et de bénévoles. Sylvie, la nouvelle responsable de la boutique, a aussi tenu à tout réaménager, avec différents pôles. « Dès l'entrée, nous avons les produits du Mise », indique-t-elle. Mouchoirs, carrés, pochettes, imprimés d'après des motifs d'archives, coupons de tissus imprimés à la planche par Céline Lachkar. De l'autre côté, un coin papeterie avec des beaux livres et des cartes postales, plus loin un coin dédié aux tissus d'ameublement (nappes, serviettes des marques le Jacquard français et Georges G.), les personnages de tissus de Catherine Bihl, et enfin les foulards de soie de la marque Petrusse. « Ce que je veux, souligne la responsable, c'est que tous les produits soient français. » Et beaucoup sont même alsaciens.

Nouvelle boutique, nouveaux horaires aussi : le musée est désormais ouvert en non-stop de 13 h à 18 h, du mardi au dimanche. « C'est un test, on va voir, mais cela permet aussi au personnel de ranger, réapprovisionner tranquillement... »

Aziza Gril-Mariotte, la nouvelle présidente du Mise. Photo L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
« Pour l'instant, on cherche des sous »

Saluée par toutes les personnes présentes, cette réouverture sans tambour ni trompette n'est qu'un début. L'avenir du Mise reste à écrire. « Notre but, c'est de régler la situation financière et administrative, reconstituer une équipe et mobiliser tout le monde autour d'un projet », annonce la nouvelle présidente, qui ne peut encore guère en dire plus. Le recours à une procédure de sauvegarde financière n'est pas encore décidé, car « les résultats de l'audit financier n'ont toujours pas été présentés au CA », explique Aziza Gril-Mariotte, qui espère que cette présentation sera faite « d'ici la fin du mois ». Pas de nouvelles non plus de l'instruction en cours concernant les vols.

« Pour l'instant, on rouvre et on cherche des sous », résume, un peu abruptement, mais avec le sourire, Béatrice Fauroux, la nouvelle secrétaire du CA, qui annonce l'idée de créer un grand fonds participatif. Mais pas avant d'avoir défini un vrai projet pour le nouveau Mise.
Hélène POIZAT

 

 
 

 

Colmar et sa région La Poste : Grosses perturbations dans la distribution du courrier

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:18:47

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Colmar et sa région La Poste
Colmar et sa région La Poste : Grosses perturbations dans la distribution du courrier
Depuis le 25 juin, les habitants de Wintzenheim et d'une partie de Colmar constatent une réelle détérioration dans la distribution du courrier. Conséquence d'une nouvelle réorganisation de La Poste qui a du mal à passer chez certains facteurs.

 
La distribution du courrier connaît depuis fin juin de réels problèmes dans certains quartiers de Colmar et à Wintzenheim.
Claude habite rue du Parc à Logelbach-Wintzenheim. Et depuis plusieurs jours, il a constaté une réelle détérioration dans la distribution de son courrier. « Je suis abonné à un quotidien que je ne reçois plus chaque jour ! », souligne celui qui a adressé une lettre à Olivier Sauget, directeur de l'établissement services-courrier-colis pour le secteur « Colmar centre Alsace » qui regroupe 25 sites, de Kingersheim à Sélestat.
Des voisinstout autant excédés

Un courrier dans lequel il indique avoir fait le tour de son quartier pour recueillir les témoignages de ses voisins, tout autant « excédés » que lui « par la pagaille qui règne depuis la mise en oeuvre de la réorganisation », écrit-il.
« On est prisen otage ! »

Claude a fait signer une pétition qui a été paraphée par plus de 90 personnes. « Vous semblez avoir oublié que le service de La Poste jouissait jusqu'ici d'une image extrêmement favorable chez ses usagers du fait de l'identification de ce service au facteur », écrit-il. « Maintenant, les gens me disent que la valse des facteurs dans notre quartier fait qu'ils ne connaissent plus leur facteur ! »

Il n'est pas le seul à se sentir démuni face à cette réorganisation. Un habitant de la rue de Castelnau, à Colmar, se désole de voir son courrier arriver « avec plusieurs jours de retard ». « Impossible de joindre un responsable de La Poste », peste-t-il. « Je ne sais plus quoi faire ». Dans le quartier des Maraîchers, même son de cloche. « J'ai adressé un mail début juillet et j'ai reçu une réponse en forme d'excuses, m'indiquant que le service est en peine restructuration », témoigne cette habitante colmarienne. « Mon voisin s'est rendu directement rue Bugatti [plate-forme de distribution du courrier] pour récupérer son courrier mais ce n'était pas possible », ajoute celle qui regrette de ne pas avoir été informée par La Poste. « Certains attendent des visas, d'autres des analyses médicales. On est pris en otage ! »

Olivier Panetta, secrétaire départemental CGT FAPT et membre du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) confirme que la réorganisation, qui, dit-il, touchera le 17 septembre les communes de Lautenbach, Guebwiller, Rouffach, Bergheim, Kaysersberg, Ribeauvillé, Kingersheim et Wittenheim, a créé du mécontentement chez les particuliers, les professionnels et les facteurs.
Tournées « illogiqueset trop lourdes »

Ces derniers estiment que les nouvelles tournées sont « illogiques et trop lourdes ». « Certains sont en pleurs, d'autres en arrêt maladie. Et c'est la double peine car des agents sont agressés verbalement par les habitants ! »

Selon Olivier Panetta, cette réorganisation, qui prévoit des tournées plus tardives (avec distribution du courrier jusqu'au milieu de l'après-midi) et une pause méridienne pour les facteurs, aurait dû beaucoup plus associer les principaux intéressés.

D'ailleurs, ajoute-t-il, le lancement d'une procédure, par le CHSCT, de danger grave immédiat, a poussé la direction à revoir sa copie. « Elle pourrait modifier certaines tournées avec les agents et renforcer les équipes. Or, tout cela, on le demandait depuis longtemps. Il y a un manque d'écoute flagrant ».

Le représentant syndical estime enfin que cette nouvelle organisation « fait le jeu du privé » et entraînera des suppressions d'emplois ce que dément la direction (voir ci-dessous).
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

COLMAR : Grosses perturbations dans la distribution du courrier

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:43:03

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COLMAR : Grosses perturbations dans la distribution du courrier

Claude habite rue du Parc à Logelbach-Wintzenheim. Et depuis plusieurs jours, il a constaté une réelle détérioration dans la distribution de son courrier. « Je suis abonné à un quotidien que je ne reçois plus chaque jour ! », souligne celui qui a adressé une lettre à Olivier Sauget, directeur de l'établissement services-courrier-colis pour le secteur « Colmar centre Alsace » qui regroupe 25 sites, de Kingersheim à Sélestat.

Un courrier dans lequel il indique avoir fait le tour de son quartier pour recueillir les témoignages de ses voisins, tout autant « excédés » que lui « par la pagaille qui règne depuis la mise en oeuvre de la réorganisation », écrit-il.
« On est pris en otage »

Claude a fait signer une pétition qui a été paraphée par plus de 90 personnes. « Vous semblez avoir oublié que le service de La Poste jouissait jusqu'ici d'une image extrêmement favorable chez ses usagers du fait de l'identification de ce service au facteur », écrit-il.

« Maintenant, les gens me disent que la valse des facteurs dans notre quartier fait qu'ils ne connaissent plus leur facteur ! »

Il n'est pas le seul à se sentir démuni face à cette réorganisation. Un habitant de la rue de Castelnau à Colmar se désole de voir son courrier arriver « avec plusieurs jours de retard ». « Impossible de joindre un responsable de La Poste », peste-t-il. « Je ne sais plus quoi faire ».

Dans le quartier des Maraîchers, même son de cloche. « J'ai adressé un mail début juillet et j'ai reçu une réponse en forme d'excuses, m'indiquant que le service est en peine restructuration », témoigne cette habitante colmarienne.

« Mon voisin s'est rendu directement rue Bugatti [plate-forme de distribution du courrier] pour récupérer son courrier mais ce n'était pas possible », ajoute celle qui regrette de ne pas avoir été informée par La Poste. « Certains attendent des visas, d'autres des analyses médicales. On est pris en otage ! »

Olivier Panetta, secrétaire départemental CGT FAPT et membre du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) confirme que la réorganisation, qui, dit-il, touchera le 17 septembre les communes de Lautenbach, Guebwiller, Rouffach, Bergheim, Kaysersberg, Ribeauvillé, Kingersheim et Wittenheim, a créé du mécontentement chez les particuliers, les professionnels et les facteurs.
Tournées « illogiqueset trop lourdes »

Ces derniers estiment que les nouvelles tournées sont « illogiques et trop lourdes ». « Certains sont en pleurs, d'autres en arrêt maladie. Et c'est la double peine car des agents sont agressés verbalement par les habitants ! »

Selon Olivier Panetta, cette réorganisation, qui prévoit des tournées plus tardives (avec distribution du courrier jusqu'au milieu de l'après-midi) et une pause méridienne pour les facteurs, aurait dû beaucoup plus associer les principaux intéressés.

D'ailleurs, ajoute-t-il, le lancement d'une procédure, par le CHSCT, de danger grave immédiat, a poussé la direction à revoir sa copie. « Elle pourrait modifier certaines tournées avec les agents et renforcer les équipes. Or, tout cela, on le demandait depuis longtemps. Il y a un manque d'écoute flagrant ».

Le représentant syndical estime enfin que cette nouvelle organisation « fait le jeu du privé » et entraînera des suppressions d'emplois ce que dément la direction (voir ci-contre).
Textes : Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

Lautenbach : L'absence des conseillers municipaux en débat

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:50:34

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Lautenbach : L'absence des conseillers municipaux en débat

 
Le conseil municipal de Lautenbach, réuni le 3 juillet, a eu des explications du maire, Christine Maranzana, concernant les absences de deux conseillères municipales lors des réunions du conseil municipal. Suite à un message électronique du groupe minoritaire, Bruno Peyrelon, Muriel Schueller et David Fruhauf et du conseil avisé du sous-préfet, le maire a donné lecture des extraits du règlement concernant l'exclusion d'un conseiller municipal, et de la réponse du sous-préfet à Bruno Peyrelon.

« Je constate que ni l'un, ni l'autre de ces articles ne sont applicables en l'espèce. Les conseillères concernées ne sont pas dans ces cas de figure étant donné qu'elles se sont excusées avant chaque réunion du conseil municipal et que les excuses présentées étaient plus que justifiées », a annoncé le maire, relevant qu'Anne Bachelet et Martine Braillon ont continué à oeuvrer pour la commune. « Ces deux conseillères sont toujours actives, bien qu'elles ne soient pas à la lumière des réunions publiques, et de plus, elles sont présentes ce soir ».

Un débat concernant deux articles du règlement intérieur, l'un pour trois absences successives, l'autre pour cinq absences successives, a été alimenté par Bruno Peyrelon, qui a indiqué « avoir éveillé l'attention du maire » concernant le respect du règlement intérieur, ajoutant « rien n'a été fait pour y remédier, et cela nous amène à la situation d'aujourd'hui ».

David Fruhauf a abondé en ce sens, avant que Martine Braillon ne s'insurge sur le fait qu'elle s'est excusée et qu'elle ne peut pas laisser dire qu'elle ne respecte pas la loi.

L'adjoint François Grodwohl, l'adjointe Marie-Claire Schaffhauser sont également intervenus dans le débat, où il a été question à la fois de l'interprétation des textes, la représentativité dans l'assemblée, la transcription de la justification des absences dans le compte rendu du conseil ou encore pour l'opposition « la manière dont cette assemblée est gérée ».

« Les articles n'étant pas applicables, les conseillères étant présentes, il n'y a pas lieu de délibérer », a conclu le maire, proposant de passer au point suivant.
Les autres points

Répartition des sièges de la CCRG.- La répartition pour la prochaine mandature, validée par le conseil de la communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG), sur la base d'accord local à 48 membres titulaires a été validée. Lautenbach disposera de deux sièges. David Fruhauf s'est abstenu.

Création du syndicat mixte de la Lauch.- Le projet de périmètre de fusion du syndicat mixte de la Lauch supérieure avec le syndicat mixte de la Lauch aval et des cours d'eau de la région de Soultz-Rouffach au sein d'un nouveau syndicat mixte a été approuvé, ainsi que les statuts du syndicat issu de la fusion. Le conseil a renoncé à sa transformation en Epage (établissement public d'aménagement et de gestion de l'eau) abrogeant sa délibération du 4 juillet 2018. Alexis Groelly a été désigné délégué titulaire et Frédéric Koerper délégué suppléant.

Journées Jean Egen 2019.- Les lauréats du concours de nouvelles dans le cadre de ces journées sont Hélène Desgranges domiciliée au Québec, 1er prix Jean Egen (200 EUR) ; Gwendoline Schwartz de Sarreguemines, 2e prix coup de coeur (200 EUR) ; Aurélie Veyne de Hochstatt, 3e prix spécial du jury (100 EUR). La nouvelle gagnante sera lue samedi 31 août à 15 h, dans la salle du cloître.

Embauche CUI-CAE.- Une personne répondant aux critères du contrat financé par l'État sera embauchée pour 12 mois renouvelables, à raison de 20 h de travail hebdomadaire, au sein de l'équipe des agents communaux.

Don d'une série d'illustrations.- Le don des oeuvres, estimé à 8 000 EUR, d'André Vedel, peintre imagier, conditionné à l'utilisation pédagogique des écoles primaires, a été accepté. La réception aura lieu le 6 septembre avec exposition dans la salle du cloître.

Syndicat d'électricité et de gaz du Rhin.- Un avis défavorable des nouveaux statuts révisés a été donné par sept voix contre (Christine Maranzana avec la procuration de Gilles De Bonis, Danielle Fuchs, Anne Bachelet, Emmanuelle Blazquez, David Fruhauf, Bruno Peyrelon), deux voix pour (François Grodwohl, Olivier Muller), dix abstentions (Marie-Claire Schaffhauser avec la procuration de Monique Kieffer, Julie Ledit, Muriel Schueller, Jean-Pierre Lamey avec la procuration d'Elexis Groelly, Patrick Drentel, Frédéric Koeper, Thierry Mentzenthin).

Jurés de Cour d'assises.- Le conseil a tiré au sort, d'après la liste électorale, Fernand Ansel, Sophie Ludwig et Benjamin Mellet.

 

 
 

 

La Navette des crêtes démarre, ce mercredi

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:14:16

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TOURISME Une nouvelle formule
La Navette des crêtes démarre, ce mercredi
Parmi les nouveautés qui marqueront la reprise de la Navette des crêtes, ce mercredi 17 juillet, citons les sept liaisons au départ des gares de Colmar, Munster, Bollwiller, Cernay, Remiremont, Épinal et Saint-Dié-des-Vosges, et une navette Markstein-Lac Blanc sur la route des crêtes.
 

 
La Navette des crêtes reprendra la route à partir de ce mercredi.
La Navette des crêtes nouvelle formule démarre son activité ce mercredi 17 juillet, pour participer encore davantage à l'attractivité du territoire et à la mobilité douce.

Les nouveautés sont les suivantes : une circulation quotidienne pendant trente jours, du 17 juillet au 15 août ; sept liaisons au départ des gares de Colmar, Munster, Bollwiller, Cernay, Remiremont, Épinal et Saint-Dié-des-Vosges, et une navette Markstein-Lac Blanc sur la route des crêtes ; une tarification avantageuse.

Les objectifs du Parc naturel régional des Ballons des Vosges (PNRBV), coordinateur du projet, sont d'adapter l'offre de transport à la demande touristique, de permettre l'accès aux activités de loisirs des sommets et fermes-auberges, de valoriser la traversée du massif des Vosges par le GR5/rectangle rouge, d'améliorer le service pour la clientèle locale et de proposer une alternative à la circulation en véhicules individuels et un accès à la route des crêtes au départ des gares TGV et TER (horaires des navettes calés sur les horaires de train)

Les huit lignes sont assurées par trois transporteurs - LK Kunegel, Launoy Tourisme et Tchizz voyages - pour les trajets suivants : Colmar Gare - Kaysersberg - Lac Blanc ; Thann - Cernay Gare - Markstein ; Bollwiller Gare - Guebwiller - Markstein ; Épinal Gare - Gérardmer ; Remiremont Gare - Gérardmer ; Gérardmer - Col de la Schlucht - Munster Gare ; Saint-Dié-des-Vosges Gare - Col de la Schlucht ; lac Blanc 1200 - Markstein le long de la route des crêtes

Avec une nouvelle tarification composée de Pass individuel, Pass groupe/famille, ticket route des crêtes, les flux touristiques et les accès aux activités de loisirs des sommets et des fermes-auberges seront facilités.
Tarifs, infos pratiques, réservations sur www.navettedescretes.com

Tarifs, infos pratiques, réservations sur www.navettedescretes.com

 
 

 

LUTTERBACH Le Moulin nature :la dernière d'Henri Jenn

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:47:22

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LUTTERBACH Le Moulin nature :la dernière d'Henri Jenn
 

 
« L'année 2018 a apporté un changement important au Cine [Centre d'initiation à la nature et à l'environnement] par le départ à la retraite de la directrice, Laurette Meschenmoser, en poste depuis dix-huit années. Elle a été remplacée début juillet par Véronique Mateus. [...] Changement de personne égale changement de méthode, tant dans l'organisation interne qu'externe », a rappelé Henri Jenn, président sortant de l'association de gestion du Moulin nature à Lutterbach, lors de l'assemblée générale.
Des subventions qui ne suivent pas l'inflation

« Nos partenaires, le conseil régional, le conseil départemental et M2A [Mulhouse Alsace agglomération], nous aident financièrement et je tiens à les remercier. Mais il y a un mais : les subventions attribuées sont au même niveau depuis plus de dix ans. Nous perdons chaque année le montant de l'inflation. [...] Le Cine devra se tourner vers d'autres sources de financement : ces démarches sont déjà en cours », a-t-il poursuivi.

Après la présentation des rapports d'activité et financier, Henri Jenn a repris la parole : « Je tiens à confirmer ce que j'avais déjà annoncé : je ne me présenterai plus à la présidence du Cine lors de la réunion du CA [conseil d'administration]. Après dix années de présidence, le moment est venu pour moi d'arrêter. Après plus de cinquante années de responsabilités associatives, le temps du repos est venu. Je resterai au CA du Cine comme simple membre. »
« Le temps presse »

Puis il a laissé parler le militant qui est en lui : « Depuis mes débuts à la LPO [Ligue pour la protection des oiseaux] du Haut-Rhin, les temps ont changé, la conscience écologique a fait des avancées, mais moins rapides que la fragilisation des espèces vivantes. Encore tout récemment, il a été question de plus d'écologie en occultant le volet important de la protection des milieux et de ce qui y vit. »

« Il y a confusion totale des éléments. Certes, tous les sujets sont importants, mais donner des avantages aux chasseurs de tout ordre est faire preuve d'une méconnaissance totale de la vie sauvage. Il y a encore beaucoup de chemin à faire chez nos responsables politiques. Malheureusement, le temps presse », a-t-il poursuivi, n'approuvant visiblement pas certaines décisions gouvernementales. Puis il a tiré un coup de chapeau aux bénévoles et aux salariés du Moulin nature.

Le vice-président, Bernard Sigrist, a rappelé quelques-unes des initiatives d'Henri Jenn : « la tournée des municipalités avec la directrice, les visites guidées, les baguages d'oiseaux, les expériences scientifiques qui ont plu aux jeunes, la participation directe à la vie du Cine ».

« Il y a aussi tes convictions, a poursuivi son ami. On sentait que nos valeurs seraient sauvegardées avec toi. Tu as travaillé avec beaucoup de rigueur, ce qui nous a permis d'être efficaces. » Puis, avec humour, Bernard Sigrist a affirmé : « La source de cette maison, c'est toi. La première candidature écologiste à la députation, c'était la tienne. Grâce à cette candidature, on a su créer une équipe d'élus à Lutterbach, équipe qui a créé cette maison. »
Textes et photos :Antoinette OBER

 

 
 

 

GAsCHNEY : Démonter pour mieux remonter ?

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:15:28

© Dna, Mercredi le 17 Juillet 2019
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GAsCHNEY Le télésiège enlevé, un candidat à la reprise
GAsCHNEY : Démonter pour mieux remonter ?
L'actualité est brûlante au Gaschney entre la démolition discrète du télésiège du Petit Hohneck et un improbable projet de reprise de la station de ski alpin.

 
Cinquante ans après sa construction, le plus vieux télésiège d'Alsace a été démonté.
Sans faire de bruit, le syndicat mixte des stations de montagne de la vallée de Munster vient de faire démonter le vieux télésiège du Petit Hohneck construit en 1970. À l'arrêt depuis au moins 20 ans, son enlèvement n'est pas une surprise. Il était programmé depuis longtemps, et même réglementaire en raison de sa longue inactivité.

Pour autant, la chute de ces pylônes a suscité une vague d'émotions, forcément contradictoires lorsqu'il s'agit d'équipements créés par l'homme en montagne, chez tous les amoureux du site. Il y a tous ceux qui se félicitent de la disparition d'une « verrue » ; et ceux qui regrettent « l'abattage d'un pan d'histoire » de la vallée.
« Des morceaux menaçaient de tomber »

Plus pragmatique, Pierre Gsell, le président du syndicat mixte, invoque l'argument sécuritaire. « Ça fait longtemps qu'on en parlait et il n'était plus question de le remonter. Au bout de 20 ans, il commençait à y avoir de sérieux risques, avec des morceaux de ferraille qui menaçaient de tomber à n'importe quel moment ».

Engagés dans un projet de transformation du Gaschney en temple des sports de pleine nature (lire encadré), les élus de la vallée veulent faire place nette pour accueillir ces pratiquants. « Il y a une volonté paysagère forte de remettre en valeur ce site emblématique sans les vestiges du passé », explique Cyril Braesch du syndicat mixte.
« Quel gâchis »

Le maire de Muhlbach-sur-Munster, Patrick Althusser, n'avait pas été prévenu du démarrage de ce chantier sur son ban communal. « C'était le seul télésiège de la vallée, ce que je regrette un peu c'est qu'on n'ait pas trouvé ou cherché des alternatives, d'autres vallées ont créé des télésièges, nous, on les démonte... Quel gâchis », dit-il, amer.

Il a remis la main sur le prospectus qui accompagnait la mise en service du télésiège, peut-être le plus ancien d'Alsace (voir encadré) : « Vue panoramique exceptionnelle sur le massif vosgien, la plaine d'Alsace, la Forêt-Noire, les Alpes, pénétration dans le site protégé du Hohneck avec sa faune et sa flore uniques, fonctionne tous les jours... ».

Avant sa fermeture, ce télésiège amenait les skieurs en hiver sur les pistes mieux exposées - donc enneigées - du Hinterschallern par le Petit Hohneck. « C'est ce qu'on a toujours voulu défendre, autant moi que mon prédécesseur, relève le maire de Muhlbach. Pour rentabiliser un investissement, il faut faire venir du monde. On aurait même pu trouver un télésiège d'occasion dans les Alpes ».
« Il n'a jamais été rentable »

C'est une « fausse polémique » pour Pierre Gsell. Il entrevoit dans certaines réactions « une part de nostalgie ». « S'il avait vraiment marché, il se serait développé. Ce télésiège n'a jamais été rentable. On a fait des études. Mais le réhabiliter, vu son état, aurait coûté des centaines de milliers d'euros, le prix d'une nouvelle installation ».

« Surtout », insiste l'ancien conseiller général, il n'y a « rien de spécial à voir » qui justifierait de ramener beaucoup de monde au sommet du Petit Hohneck. Débarrassé des sièges, des câbles et des pylônes, l'emplacement sera « renaturé » ou « végétalisé » en septembre. Ce ne sera peut-être pas la seule révolution de l'année au Gaschney.

Fermée l'hiver dernier, la station de ski alpin semblait condamnée à ne plus jamais fonctionner, à entendre beaucoup d'acteurs locaux. À commencer par l'ancien exploitant, Philippe Kalt, aux manettes de la société Gaschney 360° depuis 2015, qui avait lâché l'affaire avec une dernière salve contre « le manque de moyens et de volonté politique ».
La belle sportivepourrait ressusciter

Contre toute attente, la belle sportive de la vallée de Munster pourrait ressusciter l'hiver prochain. Les tractations sont « très avancées », assure-t-on au syndicat mixte, entre les anciens actionnaires de Gaschney 360° et un potentiel repreneur. Il ne viendra pas de très loin : il s'agit de la société Montagne évolution installée à Luttenbach-près-Munster.

Présidée par Mickael Gerloff, connu des habitués du Schnepfenried, l'entreprise est notamment spécialisée dans la maintenance et le montage de remontées mécaniques. Récemment employée à la construction de la nouvelle gare du Schupferen au Tanet, Montagne Évolution a précisément assuré le démontage du télésiège du Gaschney.

La reprise de la délégation de service public serait accueillie comme une aubaine par les élus de la vallée. « Je serai très content si ça se fait, approuve Pierre Gsell, parce que c'est son métier. Il sait faire et a toutes les relations qu'il faut dans le milieu du téléski ». On saura peut-être cet été si on skiera peut-être à nouveau au Gaschney cet hiver...
Philippe VIGNERON Voir notre diaporama sur www.dna.fr

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exposition Fathi el Euchi : Un procédé de dessin unique

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 05:43:09

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exposition Fathi el Euchi
exposition Fathi el Euchi : Un procédé de dessin unique

 
Découvrir l'artiste Fathi el Euchi dans le hall du conseil départemental jusqu'au 26 juillet.
Fathi el Euchi était commissaire de police en Tunisie. Lui et sa famille ont quitté le pays pour s'installer à Colmar. Il est l'inventeur d'un procédé original de dessin. Il utilise des stylos bille et travaille sur différents supports comme le marbre, bois, tissu, soie ou sur un beau papier. La base du dessin est l'encre noire complétée par des stylos de couleur. Cette originale technique artistique aboutit à des oeuvres alliant la sensibilité artistique et la minutie artisanale. Fathi, grâce à la Plume colmarienne, anime bénévolement des ateliers (Papillons Blancs, Fondation Ostermann, les Jardins d'Arcadie...). Il s'est formé auprès de Ludovic Selmi, peintre et écrivain tunisien, résidant à Paris.

 

 
 

 

Dominicains : Judith a triomphé

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 06:49:37

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Dominicains : Judith a triomphé

 
Mais cela était dû au fait que les Dominicains avaient adopté leur « tenue d'été », et qu'il n'était pas question de chambouler à chaque fois la disposition de la nef. Le public a ainsi profité autrement du spectacle offert par la trentaine d'élèves présents ce vendredi soir.

Au programme, un seul genre de musique : le chant lyrique, l'opéra, (même si la deuxième partie était un oratorio, prémices, en quelque sorte, de l'opéra) et plus particulièrement l'opéra baroque, autour de Francesco Gasparini, de Benedetto Marcello et surtout d'Antonio Vivaldi. L'auteur des « Quatre saisons » a en effet composé une cinquantaine d'opéras.
Un patchwork d'extraits d'opéra

Pour ce concert, Aude Rothenburger avait réuni les meilleurs des élèves de ses diverses classes de chant de Mulhouse, de Riedisheim et d'Ensisheim, les plus avancés, accompagnés comme toujours par l'ensemble instrumental Arpegio de Riedisheim, baroque, lui aussi, ou par Christiane Jarrige au piano. Un patchwork d'extraits d'opéras divers a constitué une sorte de mise en voix, un échauffement vocal, avant la deuxième partie : une dizaine de partitions de « Juditha Triumphans », Judith triomphante, de Vivaldi : arias ou récitatifs pour solistes, choeurs pour l'ensemble des élèves. On aura apprécié le passage des intonations d'opéras de la première partie à celle des chants plus religieux. L'opéra baroque ne se chante pas comme un opéra romantique. Les intonations sont différentes et les chanteurs ont bien assimilé cette particularité du chant baroque. Les chanteurs, ou plutôt les chanteuses puisque l'oratorio, qui se rapproche en fait beaucoup de l'opéra, bien qu'étant d'inspiration religieuse, a été composé pour les jeunes filles de l'Ospedale della Pietà, une des quatre institutions de la république de Venise faisant à la fois office d'orphelinat, d'hospice et de conservatoire de la Sérénissime.

La version proposée par Aude Rothenburger incluait cependant des voix d'hommes dans le choeur. Depuis Armide, de Jean-Baptiste Lully en 2016, Didon et Enée de Henry Purcell en 2018, les élèves ont eu le temps de travailler et de s'adapter à ce style baroque.
Par amour du chant

Tout juste manquait-il à ces amatrices très éclairées un peu de coffre, un peu de volume pour jouer les vraies divas. Qu'importe. Ce n'est pas leur objectif. Elles chantent par amour du chant, par passion du chant, et avec du travail, cela donne d'excellents résultats. Il existe des mises en scène de cet oratorio. Mais Aude Rothenburger avait préféré garder la partition purement religieuse et décidé de donner l'oratorio quasiment dans sa composition originelle, une composition convenant parfaitement à l'effectif et aux possibilités de ses artistes. Des possibilités qu'Aude Rothenburger sait parfaitement mettre en valeur.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Murbach Élections : L'urne d'or pour la commune

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 05:41:23

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Murbach  Élections
Murbach Élections : L'urne d'or pour la commune

 
Officiels et représentants des associations bénéficiaires de cette récompense.
Placée à deux reprises sur le podium, la commune de Murbach a enfin décroché l'urne d'or pour ce 10e Grand prix de la participation électorale en Alsace, puisque première commune d'Alsace pour la participation électorale aux européennes avec 72,80 % dans la catégorie des moins de 1 000 électeurs inscrits.

Vendredi soir, à la mairie de Murbach, Bernard Deck, directeur de l'hebdomadaire alsacien L'ami hebdo, a remis l'urne d'or d'une valeur de 1 000 EUR en présence du maire René Gross et du conseiller départemental Alain Grappe.

« Après chaque élection, ici dans le cas des européennes, nous récompensons les communes qui ont la plus forte participation dans les trois catégories : moins de 1 000 électeurs inscrits, entre 1 000 et 3 499 inscrits et plus de 3 500. Nous remettons un chèque et un diplôme », indique Bernard Deck.
Trois associations bénéficiaires

Le maire a réparti cette manne régionale à trois associations. Trois chèques ont ainsi été remis : 450 EUR aux Amis de Murbach représentés par la trésorière Esmeralda Mura, 450 EUR à l'association « Plumette » créée en juin dernier et représentée par la vice-présidente Sandra Einsargueix et 100 EUR à Alain Nussbaumer, directeur du Rimlishof pour Tentinabul, un festival culturel pour le jeune public.

 

 
 

 

Bartenheim École de musique : Un « formidable outil » inauguré

Publié dans le panorama le Mercredi 17 juillet 2019 à 05:40:21

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Bartenheim  École de musique
Bartenheim École de musique : Un « formidable outil » inauguré
Le nouveau bâtiment qui abrite désormais l'école de musique de Bartenheim a été inauguré dernièrement en présence des élus, du président, des membres de la société de musique Union, du directeur, des parents et des élèves de l'école de musique.

 
L'école de musique inaugurée.
L'inauguration de l'école de musique de Bartenheim s'est déroulée en présence du maire Jacques Ginther, des représentants du conseil départemental Bernadette Groff et Daniel Adrian, des adjoints et des élus locaux, du président du groupement des sociétés de musique des Trois frontières Roland Meisterlin, de président de l'Union de Bartenheim Hubert Schur et de son directeur, Vladimir Kitani.
Cadeau d'anniversaire

Le maire est heureux de voir enfin la société de musique intégrer un bâtiment communal (après les hébergements provisoires ces dernières années) où les salles seront suffisamment nombreuses pour accueillir les différentes disciplines et instruments dispensés. Il précise que des projets d'aménagement des dépendances de la propriété seront à l'étude afin d'optimiser encore l'accueil de futures manifestations associatives, à proximité de la Maison pour tous.

Hubert Schur, président de la Musique Union de Bartenheim, a remercié les élus pour ce beau cadeau d'anniversaire, puisque l'école de musique fête cette année ses 40 ans. Il a remercié également le service technique de la ville, représenté par son directeur général des services, Tugdual Laouénan, pour les travaux réalisés dans le bâtiment et l'aide au déménagement, ainsi que les membres de la Musique Union qui « n'ont pas hésité à retrousser leurs manches pour rendre les lieux (inhabités depuis longtemps) plus attrayants : nettoyage, peinture, représentant 110 heures de travail, soit une contribution anticipée à la Journée citoyenne... ».
Grossir les rangs de l'Union

Grâce à ce « formidable outil » il espère que l'école de musique pourra se développer encore davantage et former de nombreux musiciens et musiciennes qui viendront grossir les rangs de l'Union.

Daniel Adrian, conseiller départemental, natif de Bartenheim, a félicité la société de musique de pérenniser une activité culturelle au village et s'est souvenu, avec une pointe de nostalgie : « Cette maison située au centre du village, j'y passais tous les jours en allant à l'école. »

Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, se réjouit de voir cette dynamique culturelle à Bartenheim et précise que le Département encourage l'éducation et l'enseignement artistique.

Après la visite des locaux et le verre de l'amitié, l'école de musique a donné son audition de fin d'année.
Simone SCHWEITZER