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La fin des maternités dès le 4 novembre à Thann et Altkirch

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:02:51

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La fin des maternités dès le 4 novembre à Thann et Altkirch
 

 
Les actions se sont multipliées pour sauver la maternité de Thann, en vain. Archives L'Alsace /Vincent VOEGTLIN
Les maternités d'Altkirch et Thann vont changer de vocation. À partir du 4 novembre, chacune se transformera en centre périnatal accueillant les femmes avant et après leur accouchement. Les accouchements, eux, devront être pratiqués au nouvel hôpital Femme-Mère-Enfant à Mulhouse. C'est ce qu'ont annoncé ce lundi soir Christian Lannelongue, directeur de l'Agence régionale de santé Grand Est, et Corinne Krencker, directrice du GHRMSA (Groupement hospitalier de la région de Mulhouse Sud-Alsace), au cours d'une conférence de presse organisée à Mulhouse. Chaque centre périnatal fonctionnera avec une équipe pluridisciplinaire, dont un médecin, et s'appuiera sur les professionnels de santé libéraux des deux territoires.
600 accouchements supplémentaires à Mulhouse

Les transports sanitaires seront renforcés. Le nouveau dispositif prévoit également la présence d'une sage-femme dans les ambulances du Smur. Dans les cas d'accouchement inopiné à domicile - on en compte une quinzaine par an -, l'hélicoptère de secours pourra intervenir avec, toujours à son bord, une sage-femme.

« Les équipes soignantes du pôle gynécologie-obstétrique du GHRMSA seront réorganisées sur l'ensemble du territoire. Nous prévoyons 600 accouchements supplémentaires à Mulhouse par an avec la fermeture de ces deux maternités, soit 1,6 naissance par jour », note Corinne Krencker.

Parmi les autres mesures annoncées, la dernière consultation de grossesse aura lieu à l'hôpital de Mulhouse, dans tous les cas, « pour permettre aux futures mamans de découvrir la maternité ». Un appartement est en cours d'aménagement : il servira à accueillir les familles pour des accouchements imminents.

Un dossier médical obstétrique sera par ailleurs accessible dans les services de gynécologie de Mulhouse, Thann et Altkirch, pour assurer une « prise en charge efficace » des femmes enceintes. Dans les secteurs d'Altkirch et de Thann, le réseau de suivi constitué de sages-femmes libérales sera densifié et le réseau de périnatalité Thur-Doller sera étendu dans le Sundgau en 2020. De plus, l'équipe d'hospitalisation à domicile Sud Alsace interviendra en complément des autres prises en charge. Des rendez-vous pour les suivis de grossesse sont déjà possibles à Altkirch et à Thann.

Ce dispositif sera installé progressivement à partir de fin septembre pour un déploiement le 4 novembre sur les trois sites. « Nous nous sommes inspirés de dispositifs déjà existants à Guebwiller et Bar-Le-Duc », souligne Christian Lannelongue. Celui-ci justifie cette annonce au coeur de l'été par « la nécessité de présenter ces objectifs lors de la visite des experts de la Haute autorité de santé, en septembre prochain, pour la certification de l'ensemble des établissements du GHRMSA. En mai dernier, elle avait émis des réserves quant à la poursuite de ces deux maternités, pour des raisons de sécurité. »
Sabine HARTMANN

 

 
 

Santé A Thann et Altkirch : La fin des maternités dès le 4 novembre

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:40:10

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Santé  A Thann et Altkirch
Santé A Thann et Altkirch : La fin des maternités dès le 4 novembre
L'annonce a surpris toutle monde lundi soir : les maternités de Thann et d'Altkirch, qu'on croyaiten sursis jusqu'à la fin del'année, fermeront dès le 4novembre. Elles céderontla place à un centre périnatalde proximité, en collaboration avec le pôle Femme- Mère- Enfant de Mulhouse.

 
Un centre périnatal à Altkirch et Thann accueillera à partir du 4 novembre les femmes avant et après leur accouchement. Les accouchements, eux, devront être pratiqués au nouvel hôpital Femme-Mère-Enfant à Mulhouse.

C'est ce qu'ont annoncé lundi soir Christian Lannelongue, directeur de l'Agence régionale de santé Grand Est, et Corinne Krencker, directrice du GHRMSA (Groupement hospitalier de la région de Mulhouse Sud-Alsace), au cours d'une conférence de presse à Mulhouse.

Chaque centre périnatal fonctionnera avec une équipe pluridisciplinaire, dont un médecin, et s'appuiera sur les professionnels de santé libéraux des deux territoires.

Les transports sanitaires seront renforcés. Le nouveau dispositif prévoit ainsi la présence d'une sage-femme dans les ambulances du Smur. Des ambulances avec une sage-femme à bord seront dédiées au transport des patientes. Dans les cas d'accouchement inopiné à domicile - on en compte une quinzaine par an -, l'hélicoptère de secours pourra intervenir avec, toujours à son bord, une sage-femme.
«Nous prévoyons 600 accouchements supplémentairesà Mulhouse par an»

« Les équipes soignantes du pôle gynécologie-obstétrique du GHRMSA seront réorganisées sur l'ensemble du territoire. Nous prévoyons 600 accouchements supplémentaires à Mulhouse par an avec la fermeture de ces deux maternités, soit 1,6 naissance par jour », note Corinne Krencker, directrice du groupement.

Parmi les autres mesures annoncées, la dernière consultation de grossesse aura lieu à l'hôpital de Mulhouse, dans tous les cas, « pour permettre aux futures mamans de découvrir la maternité ». Un appartement est en cours d'aménagement : il servira à accueillir les familles pour des accouchements imminents.

Un dossier médical obstétrique sera par ailleurs accessible dans les services de gynécologie de Mulhouse, Thann et Altkirch, pour assurer une prise en charge efficace.

Dans les secteurs d'Altkirch et de Thann, le réseau de suivi constitué de sages-femmes libérales sera densifié et le réseau de périnatalité Thur-Doller sera étendu dans le Sundgau en 2020.

De plus, l'équipe d'hospitalisation à domicile (HAD) Sud Alsace interviendra en complément des autres prises en charge. Des rendez-vous pour les suivis de grossesse sont déjà possibles au centre d'Altkirch et à Thann.

Ce dispositif sera installé progressivement à partir de fin septembre pour un déploiement le 4 novembre sur les trois sites. « Nous nous sommes inspirés de dispositifs déjà existants à Guebwiller et Bar-Le-Duc », a souligné Christian Lannelongue. Celui-ci qui a justifié cette annonce au coeur de l'été par « la nécessité de présenter ces objectifs lors de la visite des experts de la Haute autorité de santé, en septembre prochain, pour la certification de l'ensemble des établissements du GHRMSA. En mai dernier, elle avait émis des réserves quant à la poursuite de ces deux maternités, pour des raisons de sécurité »

 

 
 

 

ALTKIRCH Hôpital Saint-Morand : « Un compromis acceptable »

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:45:16

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ALTKIRCH  Hôpital Saint-Morand
ALTKIRCH Hôpital Saint-Morand : « Un compromis acceptable »

 
Nicolas Jander, maire d'Altkirch, parlait hier soir, à l'issue de la présentation du résultat de la concertation concernant l'évolution de l'offre de soins du Groupement Hospitalier Régional Mulhouse Sud Alsace (GHRMSA), d'un « compromis acceptable » pour ce qui concerne l'hôpital d'Altkirch.

« Ayant choisi de participer à la concertation plutôt que de pratiquer la politique de la chaise vide», il estime que l'Agence régionale de Santé «a tenu compte» des arguments qu'il a présenté concernant les besoins en territoire rural. L'annonce du maintien du service des urgences 24h/24 jusqu'en 2022, dans le cadre d'une réorganisation avec Mulhouse avec la création d'une équipe territoriale de médecins urgentistes pour l'ensemble des sites, et sous réserve de trouver les médecins urgentistes, le satisfait. Accueillie avec un pincement au coeur, la suppression de la salle de naissances d'Altkirch était « un combat ingagnable ». « On n'accouchera plus à Altkirch mais on pourra y faire plein d'autres choses et on sera accueilli 24h/24 par un médecin. Ce ne sera pas un Ehpad mais un nouvel hôpital rural », a-t-il commenté avec en perspective le développement de la chirurgie ambulatoire, des consultations en e-santé et des suivis en cancérologie.
N.B.-G. Lire aussi en page Région

Lire aussi en page Région

 
 

 

Médecine Dépistage des cancers du sein Console numérique : un immense progrès

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:35:43

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Médecine  Dépistage des cancers du sein
Médecine Dépistage des cancers du sein Console numérique : un immense progrès
L'association pour le dépistage des maladies du sein (ADEMAS) de Colmar vient de se doter d'une toute nouvelle console d'interprétation des mammographies numérique.

 
La nouvelle console numérique permet de se passer de tirages à suspendre et donc de gagner du temps en limitant les manipulations.
C'est un immense progrès dans le dépistage des cancers du sein. La toute nouvelle console permet la dématérialisation de la deuxième lecture des clichés pris lors d'une mammographie. Numérique, elle permet de se passer de tirages à suspendre et donc de gagner du temps en limitant les manipulations. Un progrès qui n'existait qu'en Ile-de-France avant que la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin et le Département ne se partagent le financement de 36 000 EUR, permettant à cet équipement d'être désormais présent dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin.

Du côté de la Ligue, le financement a pu être possible grâce au soutien de l'Association des bénévoles pour la lutte contre le cancer de Rouffach et environs, qui a pu collecter des fonds en organisant des évènements tels que des thés dansants, des tombolas, des concerts ou des ventes lors du marché de Noël.

Sa présidente, Huguette Voegtlin, était présente ce mercredi dans les locaux de l'association pour le dépistage des maladies du sein (ADEMAS) de Colmar, en compagnie du président de cette dernière Pierre Haehnel, du président de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin Bruno Audhuy qui s'est félicité que la Ligue contribue à ce que le Haut-Rhin dispose de plateaux techniques de cancérologie de très haut niveau, et de la vice-présidente du conseil départemental Karine Pagliarulo, qui a rappelé que « l'objectif demeure la diminution de la mortalité de tous les cancers ».

Chaque année, l'ADEMAS réalise 70 000 mammographies en Alsace.
Nicolas PINOT Site internet : www.ademas-alsace.com

Site internet : www.ademas-alsace.com

 
 

 

Un logiciel pour coordonner les secours

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:59:07

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Un logiciel pour coordonner les secours
 

 
C'est un projet ambitieux mais nécessaire. En France, il existe plusieurs numéros d'urgence comme le 18 (pompiers), le 15 (Samu) ou le 17 (police), auxquels s'ajoute le 112 (numéro général d'urgence européen). Or actuellement, « quand vous appelez le 112, vous êtes redirigés vers le service qui correspond à votre urgence, à qui vous devez expliquer une nouvelle fois votre situation », explique Thierry Carbiener, président du Conseil d'administration du Sdis (SQervice départemental d'incendie et de secours) du Bas-Rhin. Idem si vous appelez la police alors que vous avez besoin du Samu. Une perte de temps dont les conséquences peuvent être dramatiques. C'est pourquoi se sont rencontrés récemment les Sdis de l'Est et l'Agence du numérique de la sécurité civile, lors d'une présentation du logiciel NexSIS, qui a pour but d'harmoniser la gestion des appels d'urgence. Thierry Carbiener a fait savoir à l'occasion que le Bas-Rhin se porterait volontaire pour la première vague de déploiement du logiciel, en 2021.

C'est l'un des enjeux du logiciel NexSIS. Avec un déploiement national, il permettra que les Sdis puissent s'aider en cas de problème majeur. Un sinistre important par exemple, nécessite parfois l'intervention de plusieurs services de secours départementaux, qui collaboreraient plus facilement. De même, toutes les informations obtenues remonteront en temps réel aux niveaux local et national, donnant à tous une meilleure visibilité sur les urgences et interventions en cours.

Pour Michel Monneret, directeur de l'agence du numérique, NexSIS permet de passer « de l'ère du téléphone à l'ère de la donnée ». Pour les citoyens, cela signifie notamment la capacité de contacter le 112 via des applications comme WhatsApp par exemple. Il sera également possible d'envoyer des photos pour renseigner les secours sur un accident ou une blessure. De plus, le développement d'une application pour smartphone est prévu, avec entre autres une carte des défibrillateurs les plus proches de soi et la capacité d'avoir une réponse rapide suivant l'évolution en temps réel d'une situation d'urgence. Les interventions, elles, seront facilitées par la géolocalisation automatique des appels d'urgence.
Marie MAHEUX

 

 
 

SOCIETE Pour les personnes qui s'occupent d'un proche âgé, malade ou handicapé : Quelles mesures pour les aidants ?

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:37:08

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SOCIETE Pour les personnes qui s'occupent d'un proche âgé, malade ou handicapé
SOCIETE Pour les personnes qui s'occupent d'un proche âgé, malade ou handicapé : Quelles mesures pour les aidants ?
Très attendu par les familles concernées, le congé rémunéré pour ceux qui s'occupent d'un proche âgé, malade ou handicapé devrait être mis en place en 2020. Reste à définir les modalités.

 
Les aidants d'une personne handicapée ou dépendante pourront bénéficier d'un congé rémunéré.
C'est un soulagement pour les aidants familiaux. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé début juillet la création d'un congé rémunéré pour les personnes qui soutiennent au quotidien un proche âgé, malade ou handicapé.

Cette mesure, dont les contours pratiques restent encore flous, figurera dans le prochain budget de la sécurité sociale, qui sera discuté à l'automne.

Objectif : permettre aux proches aidants de concilier vie professionnelle et vie privée. Leur offrir également la possibilité d'avoir des droits contributifs à la retraite. L'annonce d'Agnès Buzyn vient compléter le dispositif législatif existant.
Un droit peu utilisé

Aujourd'hui, les aidants ont déjà le droit de demander à prendre des congés pour venir en aide à leur proche.

Aujourd'hui, 267 000 proches aidants pourraient accéder à ce congé mais seule une poignée en a fait la demande, en raison de l'absence d'indemnisation, selon Jocelyne Guidez, sénatrice centriste de l'Essonne, qui a déposé fin 2018 une proposition de loi pour améliorer le statut des aidants.

À combien pourrait s'élever la rémunération ? Selon le député des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville (PCF), auteur d'une mission parlementaire sur le sujet en 2018, son montant pourrait être identique à celui de l'allocation journalière de présence parentale (AJPP), soit 43,14 euros par jour. La loi devra aussi statuer sur la prise en compte des trimestres pour la retraite ou des journées pour l'assurance-chômage.
À quoi a-t-on droit ?

Actuellement, sans être rémunéré, un salarié de droit privé peut suspendre ou réduire son activité professionnelle pour accompagner un proche qui souffre d'une perte d'autonomie importante. Il existe également des mesures spécifiques pour les fonctionnaires.

La durée maximale du congé dans le privé est de 3 mois, renouvelable dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière professionnelle. Le salarié a la garantie de retrouver son emploi à l'issue du congé. Ce repos particulier peut être fractionné (avec une durée minimale d'une journée pour chaque période de congé). Le salarié peut également passer à temps partiel, sous réserve de l'accord de son employeur.

Il faut avoir au moins un an d'ancienneté dans l'entreprise pour demander un tel congé. Pour le faire, le salarié doit adresser à son employeur une lettre recommandée au moins un mois avant le début du congé. Le délai est abaissé à 15 jours pour une demande de renouvellement du congé ou de l'activité à temps partiel. Si la situation est urgente (accident, fin de vie), le délai peut être raccourci. Les situations peuvent varier en fonction des accords d'entreprise ou de branche. Mais les freins restent nombreux.
E.B.

 

 
 

 

Quelles mesures pour les aidants ?

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:21:54

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Quelles mesures pour les aidants ?
 

 
Les aidants d'une personne handicapée ou dépendante pourront bénéficier d'un congé rémunéré. Photo Julio PELAEZ
C'est un soulagement pour les aidants familiaux. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé début juillet la création d'un congé rémunéré pour les personnes qui soutiennent au quotidien un proche âgé, malade ou handicapé.

Cette mesure, dont les contours pratiques restent encore flous, figurera dans le prochain budget de la sécurité sociale, qui sera discuté à l'automne.

Objectif : permettre aux proches aidants de concilier vie professionnelle et vie privée. Leur offrir également la possibilité d'avoir des droits contributifs à la retraite. L'annonce d'Agnès Buzyn vient compléter le dispositif législatif existant.
Un droit peu utilisé

Aujourd'hui, les aidants ont déjà le droit de demander à prendre des congés pour venir en aide à leur proche.

Aujourd'hui, 267 000 proches aidants pourraient accéder à ce congé mais seule une poignée en a fait la demande, en raison de l'absence d'indemnisation, selon Jocelyne Guidez, sénatrice centriste de l'Essonne, qui a déposé fin 2018 une proposition de loi pour améliorer le statut des aidants.

À combien pourrait s'élever la rémunération ? Selon le député des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville (PCF), auteur d'une mission parlementaire sur le sujet en 2018, son montant pourrait être identique à celui de l'allocation journalière de présence parentale (AJPP), soit 43,14 euros par jour. La loi devra aussi statuer sur la prise en compte des trimestres pour la retraite ou des journées pour l'assurance-chômage.
À quoi a-t-on droit ?

Actuellement, sans être rémunéré, un salarié de droit privé peut suspendre ou réduire son activité professionnelle pour accompagner un proche qui souffre d'une perte d'autonomie importante. Il existe également des mesures spécifiques pour les fonctionnaires.

La durée maximale du congé dans le privé est de 3 mois, renouvelable dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière professionnelle. Le salarié a la garantie de retrouver son emploi à l'issue du congé. Ce repos particulier peut être fractionné (avec une durée minimale d'une journée pour chaque période de congé). Le salarié peut également passer à temps partiel, sous réserve de l'accord de son employeur.

Il faut avoir au moins un an d'ancienneté dans l'entreprise pour demander un tel congé. Pour le faire, le salarié doit adresser à son employeur une lettre recommandée au moins un mois avant le début du congé. Le délai est abaissé à 15 jours pour une demande de renouvellement du congé ou de l'activité à temps partiel. Si la situation est urgente (accident, fin de vie), le délai peut être raccourci. Les situations peuvent varier en fonction des accords d'entreprise ou de branche. Mais les freins restent nombreux.
E.B.

 

 
 

Polémique de Rugy : Macron patiente

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:23:16

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Polémique de Rugy : Macron patiente
 

 
De Belgrade, où il est en déplacement, Emmanuel Macron a répondu à la question sur la situation de son ministre de la Transition écologique François de Rugy : il a déclaré avoir « demandé au Premier ministre d'apporter toute la clarté sur cette affaire. Je ne prends pas de décisions sur base de révélations mais de faits, sinon ça devient la République de la délation ».

Parlement européen Présidence de la Commission : Incertitude pour von der Leyen

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:38:07

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Parlement européen  Présidence de la Commission
Parlement européen Présidence de la Commission : Incertitude pour von der Leyen
Verdict ce mardi soir pour Ursula von der Leyen. La ministre allemande, proposée pour être la prochaine présidente de la Commission européenne, affrontera à 18 heures les suffrages, très incertains, des députés européens.

 
Ursula von der Leyen. Si le vote ne passe pas, le Conseil européen aura un mois pour trouver d'autres candidats.
Strasbourg

Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille... et Bruxelles en carafe. Depuis deux semaines, on met des « si » sur le nom d'Ursula von der Leyen. Combien de voix recueillera-t-elle ce mardi soir ? Quel que soit le nombre d'eurodéputés qui se rendront aux urnes à 18 heures (le scrutin aura lieu à bulletins secrets, sur papier), il lui faut la majorité absolue des voix du Parlement. En ce début de législature, il compte 747 membres (au lieu de 751 : manquent un Danois et les trois élus catalans que Madrid refuse d'investir). Il faudra donc 374 voix à la ministre allemande pour être confirmée présidente de la Commission.
Un compte très juste

Alors on fait les comptes. Si tout le groupe PPE (conservateurs, la famille politique à laquelle elle appartient) vote pour elle : 182 voix. Mais seulement « si ». Car certains pourraient faire défection au sein du groupe, comme les Hongrois (13 élus, issus du Fidesz de Viktor Orban) qui pourraient mal voir sa promesse de conditionner les aides européennes au respect de l'État de droit. Ou quelques réfractaires qui ne digèrent pas qu'on écarte le candidat du PPE, Allemand lui aussi, Manfred Weber, désigné comme candidat officiel à la présidence de la Commission et présenté comme tel aux électeurs pendant la campagne pour les européennes de mai.

Si le groupe social-démocrate vote pour elle : 154 voix. Ce « si » est encore plus incertain. Le deuxième groupe du Parlement est censé faire « grande coalition » avec le PPE. Les chefs d'État ont choisi, en même temps que von der Leyen, le social-démocrate espagnol Josep Borrell pour le poste de haut-représentant pour les Affaires étrangères de l'UE. Les socialistes espagnols (20 élus), suivis par leurs voisins portugais (9 élus), sont d'accord avec le « paquet ». Mais tout leur groupe ne les suit pas, et la question a même provoqué des débats plus que virulents au sein du groupe (DNA du 4 juillet).
Besoin des voix eurosceptiques ?

Malgré les nombreuses promesses politiques faites au groupe SD (un plan climat de réduction de 55 % des gaz à effets de serre d'ici 2030, une réforme du système de Dublin sur l'asile, un droit d'initiative législative pour le Parlement européen...), certains font savoir qu'elle n'aura pas leurs votes, notamment les Français (5 élus) et Belges (3). Un tiers du groupe pourrait les suivre. Le « si » du groupe SD ne vaut peut-être qu'une centaine de voix.

Les libéraux (108 élus) devraient voter pour elle, contrairement aux Verts (74) et à l'extrême gauche (GUE, 41). Ce qui fait que le compte est juste. Ursula von der Leyen risque donc de devoir compter sur des voix eurosceptiques, probables au sein de certaines délégations.

Côté extrême droite, il n'est pas impossible que certains élus profitent du secret du scrutin pour voter pour celle qu'ils auront besoin de pouvoir honnir ensuite, dénonçant au passage les petits arrangements entre chefs d'État dont elle est le produit. Un vote « utile », en quelque sorte...

Pour convaincre les derniers indécis, Ursula von der Leyen, arrivée à Strasbourg dès lundi, passera ce mardi matin 3h30 en plénière pour un débat avec les eurodéputés. Elle en a déjà rencontré la plupart lors d'auditions par les différents groupes politiques, et leur a écrit pour fixer ses engagements. Lundi soir, elle a aussi annoncé que quoi qu'il advienne ce mardi elle démissionnerait de son poste de ministre allemande de la Défense dès mercredi.

Si le vote ne passe pas, elle n'aura donc plus de fonction. Et le Conseil européen, lui, aura à nouveau du pain sur la planche : un mois pour trouver d'autres candidats et les proposer à tous les « si » de ce Parlement sans majorité. Avec le risque que Bruxelles se retrouve en carafe...
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

UE Incertitude pour von der Leyen

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:20:44

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UE Incertitude pour von der Leyen
 

 
Ursula von der Leyen. Si le vote ne passe pas, le Conseil européen aura un mois pour trouver d'autres candidats.  Photo Tobias SCHWARZ / AFP
Strasbourg

Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille... et Bruxelles en carafe. Depuis deux semaines, on met des « si » sur le nom d'Ursula von der Leyen. Combien de voix recueillera-t-elle ce mardi soir ? Quel que soit le nombre d'eurodéputés qui se rendront aux urnes à 18 heures (le scrutin aura lieu à bulletins secrets, sur papier), il lui faut la majorité absolue des voix du Parlement. En ce début de législature, il compte 747 membres (au lieu de 751 : manquent un Danois et les trois élus catalans que Madrid refuse d'investir). Il faudra donc 374 voix à la ministre allemande pour être confirmée présidente de la Commission.
Un compte très juste

Alors on fait les comptes. Si tout le groupe PPE (conservateurs, la famille politique à laquelle elle appartient) vote pour elle : 182 voix. Mais seulement « si ». Car certains pourraient faire défection au sein du groupe, comme les Hongrois (13 élus, issus du Fidesz de Viktor Orban) qui pourraient mal voir sa promesse de conditionner les aides européennes au respect de l'État de droit. Ou quelques réfractaires qui ne digèrent pas qu'on écarte le candidat du PPE, Allemand lui aussi, Manfred Weber, désigné comme candidat officiel à la présidence de la Commission et présenté comme tel aux électeurs pendant la campagne pour les européennes de mai.

Si le groupe social-démocrate vote pour elle : 154 voix. Ce « si » est encore plus incertain. Le deuxième groupe du Parlement est censé faire « grande coalition » avec le PPE. Les chefs d'État ont choisi, en même temps que von der Leyen, le social-démocrate espagnol Josep Borrell pour le poste de haut-représentant pour les Affaires étrangères de l'UE. Les socialistes espagnols (20 élus), suivis par leurs voisins portugais (9 élus), sont d'accord avec le « paquet ». Mais tout leur groupe ne les suit pas, et la question a même provoqué des débats plus que virulents au sein du groupe (DNA du 4 juillet).
Besoin des voix eurosceptiques ?

Malgré les nombreuses promesses politiques faites au groupe SD (un plan climat de réduction de 55 % des gaz à effets de serre d'ici 2030, une réforme du système de Dublin sur l'asile, un droit d'initiative législative pour le Parlement européen...), certains font savoir qu'elle n'aura pas leurs votes, notamment les Français (5 élus) et Belges (3). Un tiers du groupe pourrait les suivre. Le « si » du groupe SD ne vaut peut-être qu'une centaine de voix.

Les libéraux (108 élus) devraient voter pour elle, contrairement aux Verts (74) et à l'extrême gauche (GUE, 41). Ce qui fait que le compte est juste. Ursula von der Leyen risque donc de devoir compter sur des voix eurosceptiques, probables au sein de certaines délégations.

Côté extrême droite, il n'est pas impossible que certains élus profitent du secret du scrutin pour voter pour celle qu'ils auront besoin de pouvoir honnir ensuite, dénonçant au passage les petits arrangements entre chefs d'État dont elle est le produit. Un vote « utile », en quelque sorte...

Pour convaincre les derniers indécis, Ursula von der Leyen, arrivée à Strasbourg dès lundi, passera ce mardi matin 3h30 en plénière pour un débat avec les eurodéputés. Elle en a déjà rencontré la plupart lors d'auditions par les différents groupes politiques, et leur a écrit pour fixer ses engagements. Lundi soir, elle a aussi annoncé que quoi qu'il advienne ce mardi elle démissionnerait de son poste de ministre allemande de la Défense dès mercredi.

Si le vote ne passe pas, elle n'aura donc plus de fonction. Et le Conseil européen, lui, aura à nouveau du pain sur la planche : un mois pour trouver d'autres candidats et les proposer à tous les « si » de ce Parlement sans majorité. Avec le risque que Bruxelles se retrouve en carafe...
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Le Grand Est achète des trains d'occasion

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:56:24

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Le Grand Est achète des trains d'occasion
 

 
Des trains TER de la région Grand Est en gare de Strasbourg. Photo DNA /Michel FRISON
Ces rames de trains ne circuleront pas en Alsace. Nos confrères d'Ouest France indiquent qu'elles seront mises en oeuvre sur la ligne Nancy-Metz-Luxembourg.

Les deux présidents de région ont signé cet accord à Sotteville-lès-Rouen, vendredi. « Cet accord entre les deux régions est la plus importante opération de gestion coordonnée de matériel roulant entre des autorités organisatrices régionales réalisée en France », a souligné Jean Rottner auprès de nos confrères normands.

 

 
 

MULHOUSE : S'ouvrir au secteur de la santé

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:50:25

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Commerce Site de la Tuilerie
MULHOUSE : S'ouvrir au secteur de la santé
Le 12 août prochain, une pharmacie de près de 400 m² va ouvrir ses portes rue Josué-Hofer, sur le site de la Tuilerie à Mulhouse. Ce sera le premier commerce de la galerie qui fait face au Super U, ouvert il y a huit mois. Pour le pôle médical, le promoteur cherche encore des médecins.
 

 
La nouvelle zone commerciale de la Tuilerie est en phase d'achèvement rue Josué Hofer à Mulhouse.
GALERIE.- Le nouveau bâtiment de la Tuilerie d'une forme oblongue - ou patatoïde - est largement sorti du sol. Les ouvriers travaillent aux finitions intérieures et, au final, l'ensemble de plusieurs cellules mesure près de 3 000 m². Il s'intègre dans le pôle Tuilerie qui regroupe déjà le bâtiment historique de la famille Lesage (avec Le Séchoir, GFC, Buffet Royal...), et le nouveau Super U ouvert en octobre dernier (lire ci-contre). « Au total, depuis 2013, la famille Lesage a investi près de neuf millions d'euros au 25, rue Josué-Hofer », précise Patrick Betscha, attaché de direction chez Oscar Lesage Immobilier. Dans les prochains jours, les travaux, en particulier sur le parvis, vont s'accélérer.
« Jusqu'à six médecins, généralistes ou pas »

UNE PHARMACIE LE 12 AOÛT.- Le premier commerçant à rejoindre cette galerie commerciale est la pharmacie de Christian Wilhelm, actuellement au 114, rue de Pfastatt à Mulhouse. Avec une surface de près de 400 m² (240 pour la clientèle), ce sera probablement la plus grande de Mulhouse « et un site pilote pour le groupe Gifar dont je fais partie », explique Christian Wilhelm qui proposera trois espaces bien distincts pour l'entretien, le dépistage et l'orthopédie. « On va prendre une orientation nature. D'ailleurs, le nom sera Ma pharmacie nature. Mon adjointe est vraiment très performante en homéopathie et moi j'ai fait pharma... pour ne pas vendre de médicaments ! » Ce déménagement de la rue de Pfastatt « est une sacrée bouffée d'oxygène », souligne le pharmacien dont l'entreprise compte six emplois équivalent temps plein. « Si on était resté rue de Pfastatt, j'aurais probablement dû me séparer d'une personne. » Déménagement prévu le 12 août, si le chantier est terminé. « Je ne vous cache pas que l'on est en flux tendu », précise Patrick Betscha.

Patrick Betscha (à gauche), explique les travaux en cours au pharmacien Christian Wilhelm qui viendra s'installer dans cette cellule mi-août. Photo L'Alsace /L.G.

LE PÔLE MÉDICAL SE REMPLIT.- La pharmacie sera bientôt là, un médecin généraliste va suivre sur une cellule de 100 m² - mi-septembre - et quatre infirmières sont en phase de signer également leur arrivée à la Tuilerie. Il reste encore de la place sur ce pôle médical (hors pharmacie) de 750 m². « On peut installer jusqu'à six médecins, généralistes ou pas. Mais si on pouvait en avoir rapidement trois, ce serait bien. Mais je ne vous cache pas que c'est compliqué. Mulhouse n'est pas la ville qui attire le plus les médecins alors qu'il y a beaucoup de besoins, en particulier dans ce secteur de la gare du nord », souligne Patrick Betscha. Devant le pôle médical, un espace vitré de 170 m² est réservé à un commerce de santé (opticien, diététicien ou autre). Les personnes qui sont intéressées par ce projet médical peuvent donc contacter Patrick Betscha par mail (patrick.betscha@groupe-lesage.fr).

UN NOUVEAU RESTAURANT.- Globalement, la moitié de la galerie sera réservée à des commerces classiques et l'espace qui jouxte l'avenue Josué-Hofer est déjà réservée pour la création d'une cafétéria traditionnelle. « Ce sont les responsables du Buffet Royal qui vont ouvrir cette cafétéria au 1er octobre, sur 400 m², avec une belle terrasse. Mais ce ne sera pas de la nourriture asiatique », précise Patrick Betscha. Un commerce de meubles sur 400 m² sous le nom de Meubleland devrait ouvrir le 1er novembre et le dernier espace commercial - toujours en négociation - pourrait revenir à un commerce de salles de bains et carrelages. Côté surface commerciale, c'est donc potentiellement complet. Reste à trouver plusieurs médecins et un commerce lié à la santé. « L'idée serait d'inaugurer ce nouvel ensemble en janvier 2020 », précise Patrick Betscha.
Textes et photos : Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Urbanisme Mulhouse Grand Centre : « Nous ne construirons pas Mulhouse sans vous »

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:48:48

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Urbanisme  Mulhouse Grand Centre
Urbanisme Mulhouse Grand Centre : « Nous ne construirons pas Mulhouse sans vous »
Une balade a été organisée samedi 13 juillet, dans le cadre du programme Mulhouse Grand centre. Elle a réuni une cinquantaine de personnes, dont un tiers d'élus municipaux. Les questions posées par les participants ont concerné les friches et les projets urbains.

 
La balade Mulhouse Grand centre était accessible au public. Les participants ont eu l'occasion d'interpeller les élus sur des points précis, dont l'avenir de la Tour de l'Europe.
Rendez-vous était pris à 11 h place des Victoires à Mulhouse. Une cinquantaine de participants à une balade urbaine, organisée dans le cadre du programme Mulhouse Grand centre, ont suivi pendant une heure trente le tandem Michèle Lutz et Jean Rottner. « Cette déambulation a pour but de monter le projet et ainsi voir ce qui peut être amélioré grâce à vos suggestions. Nous ne construirons pas Mulhouse sans vous », annonce la maire Michèle Lutz. Le ton est donné, les échanges ont été timides, mais la présentation complète. Pour la rue du Sauvage, des clichés avant et après la piétonnisation ont été présentés.

Les locaux de l'ancien magasin Globe ont suscité des échanges sur leur avenir -on n'en saura pas plus, si ce n'est qu'une réunion aura lieu avec le propriétaire privé, encore ce mois-ci. La maire et son premier adjoint affirment « ne pas être pressés dans ce dossier ». Cette réponse fait suite à l'interpellation d'un participant sur le vide laissé par l'enlèvement de l'ancienne fresque du Globe. « Nous avons quand même beaucoup de touristes et ça n'est pas beau », a-t-il souligné. L'adjointe, Catherine Rapp, envisage un habillage approprié pour le marché de Noël.
Une triangulaire urbaine ?

Jean Rottner a retracé l'histoire récente de Mulhouse avec le grand chantier du tram, la piétonnisation des rues de l'hyper-centre (lancé sous le mandat de Jean-Marie Bockel) puis a énuméré les transformations réalisées depuis (sous sa mandature). « Mais il faut que le coeur de la ville ressemble à ses habitants. Nous travaillons à sa revitalisation ».

Pendant cette présentation, il a été question d'une triangulaire -sans lien avec la politique bien sûr - entre la Porte Jeune, le nouveau conservatoire et le parc Salvator. Un participant a soulevé le choix des couleurs des immeubles comme l'orange de la maison Dreyfus, rue du Sauvage. Pas de vraie réponse sur cette question si ce n'est le travail étroit entre la Ville et l'architecte des Bâtiments nationaux. L'occasion d'apprendre que la Ville de Mulhouse aurait comme autre emblème « des couleurs orange et vert ». Un silence a accueilli cette information.

La balade s'est arrêtée rue de la Moselle où une participante a demandé aux élus si une extension des oeuvres des artistes du MUR sur d'autres façades de la ville était possible. « Le planning de cette association est complet jusqu'à fin 2020. Des discussions sont en cours avec des propriétaires privés », indique la maire qui affiche son soutien inconditionnel à l'art urbain. L'occasion d'apprendre que les locaux de l'ancienne boulangerie, dans cette même rue, seront transformés en pizzeria. Quant à la Galerie commerciale, rue du Sauvage, son avenir semble toujours flou.
Un projet parc Salvator et place du Printemps

Au noeud central de circulation de la Porte Jeune, la discussion patine un peu. Il est question du bâtiment de la Chambre de métiers -qui a fait le choix de rester au centre-ville, comme l'a souligné Michèle Lutz. Le conservatoire de Mulhouse « est accessible au plus grand nombre » pour Jean Rottner et Michèle Lutz. « Il marque un engagement social fort en accueillant de jeunes boursiers. » Le recrutement d'un nouveau directeur est en cours.

La Tour du Bollwerk et la bijouterie éponyme n'ont donné lieu à aucun commentaire. « Mais il y a des débats autour de cette construction contemporaine », concède le premier adjoint. Après avoir fait demi-tour, Jean Rottner explique la nouvelle perspective qui est envisagée vers le parc Salvator et la place du Printemps. Des réflexions sont en cours pour une harmonisation des déplacements dans ce secteur. « L'îlot Zahn va être reconfiguré avec une coulée verte et des logements haut de gamme », indique Catherine Rapp.

Retour rue de la Justice où est annoncée l'ouverture prochaine d'un restaurant qui remplacera l'ancienne boulangerie. Le haut de la rue du Sauvage a été l'occasion d'interpeller Jean Rottner sur l'ouverture d'un passage d'eau visible. Un point qui n'a pas été relevé par le maire.

Après un passage devant le bâtiment de la Sim (Société industrielle de Mulhouse) qui va accueillir une nouvelle salle de conférences pour M2A (Mulhouse Alsace agglomération), la balade s'est terminée près de la gare. La dalle de l'ancien parking sera enlevée en juin 2020 et la gare fera partie du dispositif Plan lumière qui permettra de l'illuminer dès novembre, « pour des raisons de sécurité ». Des bâtiments vont se libérer derrière la CCI (Chambre de commerce et d'industrie) et à l'arrière du bureau de la Poste centrale. Ils vont accueillir, dans les deux cas, des projets immobiliers haut de gamme. Dans la foulée, des gradins sont envisagés pour accéder au bord du canal et les murs seront mis à disposition d'artistes. Le port de plaisance va être développé en lien avec VNF (Voies navigables de France) « pour une dimension internationale ». Ainsi, les idées pour un nouvel espace urbain ne manquent pas.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Colmar Trottinettes : Elles circulent dans le flou, mais ça ne va pas durer

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:54:31

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Colmar  Trottinettes
Colmar Trottinettes : Elles circulent dans le flou, mais ça ne va pas durer
La trottinette n'est plus un jouet. Ou plus seulement. À Colmar comme ailleurs, elle circule de plus en plus, sur la route, les pistes cyclables, les trottoirs, pouvant poser des problèmes de cohabitation. L'autre problème, c'est que la loi ne dit pas encore grand-chose à ce sujet.

 
Au départ de la gare.
C'est désormais une habitude : chaque train arrivant en gare de Colmar déverse matin et soir son lot de trottinettes. Depuis plusieurs mois, ce qui ne fut qu'un jouet pour enfant est devenu un véritable moyen de déplacement citadin, permettant au travailleur de parcourir les derniers kilomètres le séparant de son bureau. « Pour un trajet jusqu'à cinq kilomètres, la trottinette a clairement l'avantage sur le vélo », assure Carel Wijngaards, dirigeant d'Ecologic, qui commercialise et répare des trottinettes électriques pour toute la France depuis sa boutique de la rue des Marchands.
« On peut la prendre avec soi dans le train, au bureau, à la maison »

« La trottinette a cette compacité qui permet d'aller partout, poursuit le spécialiste. On peut la prendre avec soi dans le train, au bureau, à la maison, sans avoir à se demander si on va la retrouver ou si on est autorisé à le faire. »

L'engin a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps, au niveau national, certaines villes étant littéralement envahies par ces objets. « À Colmar, c'est encore calme », observe Jean-Paul Sissler, adjoint au maire en charge de la voirie et de l'espace public. Les pavés du centre-ville seraient-ils un frein naturel à la pratique ? Pas sûr. « Les trottinettes d'aujourd'hui peuvent rouler sur les pavés sans problème », indique Carel Wijngaards. Ce que semble confirmer l'adjoint au maire. « Pendant le marché de Noël, on me signalait parfois la présence de trottinettes en ville. C'est un problème qui va être de plus en plus important. » D'autant que le centre-ville n'est pas le seul endroit concerné. Il n'est pas rare de croiser ces engins à deux roues, le plus souvent électriques, sur les pistes cyclables ou les trottoirs dans différents quartiers.

À ce niveau-là, que dit la réglementation ? « Vous êtes un peu en avance avec cette question, reconnaît Jean-Paul Sissler. Pour l'instant, les trottinettes n'existent pas dans le Code de la route, il n'y a donc pas de règle régissant leur usage. »
Un vide juridique

Ce vide juridique devrait être corrigé dès septembre, avec la signature d'un décret au niveau gouvernemental (lire encadré). En attendant, « puisqu'il n'y a pas de règle, la police ne peut pas sanctionner la circulation des trottinettes électriques sur le trottoir », constate l'adjoint au maire, qui en appelle « au bon sens » et qui n'a pas signé d'arrêté à ce sujet. « Nous allons certainement attendre la réglementation nationale, en septembre », explique-t-il. À sa connaissance, il n'y a pas encore eu à ce jour d'accident grave impliquant une trottinette dans la cité de Bartholdi. Mais la mise en place d'une réglementation devrait permettre de structurer les usages, pour que chacun puisse circuler en toute sécurité.
Esteban WENDLING

 

 
 

 

Saint-Louis agglomération Transport : Les nouveautés pour la rentrée de septembre

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:47:19

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Saint-Louis agglomération Transport
Saint-Louis agglomération Transport : Les nouveautés pour la rentrée de septembre
Pour la rentrée, Saint-Louis agglomération prépare des modifications et des extensions de trois des lignes de son réseau Distribus. Elles concernent les lignes 2, 8 et 14, à partir du 2 septembre.

 
À compter du 2 septembre, la ligne 2 de Distribus est prolongée jusqu'à Rosenau. Saint-Louis agglomération prolonge aussi sa ligne 8 jusqu'à Sierentz et reprend la ligne régionale 714, qui devient la ligne 14, entre Lienbenswiller et Saint-Louis Gare.
Les trois extensions de lignes de bus seront valables à partir du 2 septembre. Les grilles horaires des nouvelles lignes 2, 8 et 14 du réseau Distribus, le réseau de transports en commun de Saint-Louis Agglomération, « sont propres et seront bientôt mises en ligne », assure Hubert Vaxelaire, qui dirige le service transports de la communauté d'agglomération.

Ces modifications ont été élaborées dans le cadre de la délégation de services publics - trois des options ont été levées. « Il en reste quatre sur ce marché qui court jusqu'en 2025. Nous nous adapterons au fur et à mesure, en fonction de la demande. Et cela ne bloque pas pour autant des améliorations, à la marge, sur certaines lignes ou certains horaires. »
Ligne 2

La ligne 2, premier grand changement, est prolongée jusqu'à Rosenau. « Rosenau, plus de 2500 habitants, était la commune de l'ancienne CA3F la plus mal desservie, par l'ancienne ligne régionale 6, avec, en dehors des heures de pointe, quelques rares bus dans la journée. »

L'arrivée de la ligne 2, qui desservira donc les cinq arrêts de Rosenau, bouleverse les choses : avec un bus toutes les demi-heures aux heures de pointe, et à peu près un par heure en dehors. « Pour l'heure, l'offre horaire de la ligne ne va pas changer. Parmi les options à finaliser à l'avenir, figure notamment un cadencement renforcé avec, notamment, une vraie régularité. » Ce sera pour une phase ultérieure.

À Village-Neuf, en revanche, la ligne 2 n'ira plus dans le quartier de la rue de la Paix (qui comprend notamment la maison de retraite) ; ce dernier n'est pas pour autant délaissé, il continue d'être desservi par la ligne 603, en direction de Huningue, cadencée à 30 minutes en heure de pointe, 60 en heure creuse. « Cette ligne 2 à Village-Neuf, dans sa nouvelle configuration, dessert l'axe nord-sud, avec deux arrêts dans la rue Foch, peu ou prou à la hauteur de l'école, et à la hauteur du Cheval Blanc en direction de Rosenau. »

Et Hubert Vaxelaire de préciser : « Pour les collégiens, rien ne change ; ils peuvent aller au collège Nerval par la ligne 603. Certains lycéens, sans doute, devront marcher un peu plus, selon l'endroit où ils habitent. » Mais, grosso modo, « Village-Neuf reste aussi bien desservie qu'avant. C'est la répartition qui est différente. »
Ligne 8

La ligne 8, encore baptisée 608 (parce qu'elle est en partie sur le territoire suisse) sera prolongée jusqu'à Sierentz vers le nord. « Nous utiliserons les arrêts existants. Et, tout au nord, nous en créons un nouveau, dans la zone commerciale de Sierentz, à côté de la station-service de l'hypermarché. » Sierentz est « une grande commune, il était important de desservir la zone commerciale qui propose une offre diversifiée. Nous savons qu'ailleurs, là où il y a des hypermarchés, il y a un public qui utilise le bus pour faire ses courses ». Par ailleurs, un nouvel arrêt sera envisagé à la sortie sud de la ville vers Bartenheim, l'année prochaine.

Côté horaires, la grille de la ligne « a été complètement revue. La ligne 8 aura une grille cadencée, toutes les 30 minutes aux heures de pointe, et toutes les 60 minutes le reste de la journée ; elle passera devant plusieurs établissements scolaires importants, le collège Dolto à Sierentz, le collège des Missions à Blotzheim et le collège des Trois-Pays à Hégenheim. Nous avons fait attention à ce qu'il y ait des bus aux différents horaires de sortie, notamment à Hégenheim. Il y avait par exemple un bus pour ramener les enfants qui sortaient à 15 h 30, en direction de Blotzheim. Il est maintenu ».

La ligne 8 n'entrera pour l'heure pas dans la ruelle devant le collège Dolto à Sierentz. Il y a déjà les cars des neuf circuits de ramassage scolaire qui existent ; ces circuits scolaires sont gérés par des marchés publics différents, qui seront abordés l'an prochain, avec des modifications à prévoir en fonction de la carte scolaire notamment.

Vers le sud enfin, six stations seront desservies en Suisse, jusqu'au terminus du Bachgraben, (sur le territoire de la Ville de Bâle), en passant par Allschwil. « Nous savons qu'il y a des Alsaciens qui utilisent cette ligne pour aller se baigner dans la piscine près du Bachgraben. Et la connexion se fait avec le tram 6 à Allschwil. Enfin, nous avons découvert que plusieurs dizaines de scolaires suisses prenaient la ligne 8 pour se rendre au collège des Missions de Blotzheim ! »
Ligne 14

La ligne 14 est un peu différente : c'est la reprise de l'ancienne ligne départementale, puis régionale, que SLA et son réseau Distribus reprennent. « Elle nous a été transférée parce qu'elle est comprise entièrement sur notre territoire, indique Hubert Vaxelaire. La Région transfère la ligne et les moyens financiers. »

Et d'indiquer : « Nous maintenons les horaires existants ; ils correspondent aux besoins des lycéens. Nous avons ajouté de l'offre ; elle est sous forme de transport à la demande, avec un bus par heure toute la journée. Selon l'heure, ce seront des cars ou des véhicules de 20 places. Nous ajusterons en fonction de la demande. » Il faut réserver 3 h à l'avance pour ce service durant les heures creuses. SLA en a profité pour « intégrer le circuit scolaire qui dessert le collège de Hégenheim » dans cette ligne 14, en accord avec la société Métrocars.

C'est une ligne qui va de Liebenswiller à Saint-Louis, « avec des tiroirs vers Neuwiller et Hagenthal-le-Haut », c'est-à-dire des détours pour desservir ces communes. Elle comporte quelques nouveaux arrêts ; à Liebenswiller, pour permettre aux bus de faire une boucle, dans la rue des Aubépines, ou à Hagenthal-le-Haut, idem, avec l'arrêt Hoffacker. Enfin, un nouvel arrêt, Ardennes, a été créé à Hégenheim, pour le haut du village vers Hagenthal.

Autre nouveauté, le terminus, qui a été déplacé de la place de l'Europe à la gare, côté ouest, ce qui permettra de renforcer l'intermodalité - les lycéens par exemple pourront prendre le tram 3 pour un arrêt, c'est inclus dans leur abonnement.

Notons que le transport à la demande est inchangé pour les huit communes de l'ancienne Porte du Sundgau qui ne se trouvent pas sur la ligne 14, et pour les 16 communes de l'ancien Pays de Sierentz dans l'arrière-pays de Bartenheim et Sierentz.
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

L'Alsace en version almanach pour 2020

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:05:54

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L'Alsace en version almanach pour 2020
 

 
La couverture du livre, paru aux éditions La Geste. DR
Le grand almanach de l'Alsace 2020, conçu par Jacques Fortier, vient de paraître aux éditions La Geste. Avec ses dictons, ses histoires, ses rétrospectives et ses illustrations, ses cartes du ciel et ses constellations. C'est dans un voyage drôle et passionnant à travers l'Alsace et ailleurs que nous emmène l'auteur.

On apprendra, au détour d'une page, que neuf tours veillent sur les sommets des Vosges alsaciennes, construites à l'époque allemande du Reichsland (1871-1918) pour offrir aux randonneurs un panorama sur les alentours.
Avec les Compagnons de la chanson

On apprendra également, au détour d'une autre page, que Jean-Louis Jaubert, de son vrai nom Louis-Lazare Jacob, est né à Mulhouse, ville qu'il a quittée au début de la Seconde Guerre mondiale pour se réfugier dans le Cantal, puis en Savoie où il créera une chorale, intégrera les Compagnons de la musique, groupe qui s'appellera en 1946 les Compagnons de la chanson et connaîtra le succès.

De dictons en objets (ainsi le sous-bock), de personnes qui deviendront célèbres, tel Goethe étudiant à Strasbourg, de noms de rues (la rue du Sauvage à Mulhouse) en légendes - ainsi celle des lavandières de nuit dont la rencontre serait signe de mort imminente --, on picore historiettes et habitudes locales... et on sourit !

Autour de la figure du roi Henri IV, on apprendra par ailleurs une histoire de Fleurette, en fait une légende autour d'une jeune fille qui se serait suicidée par dépit amoureux. Un peu plus loin, on se penchera sur des inventions qui ont révolutionné l'histoire en général, et de l'Alsace en particulier, du bateau à vapeur à la montgolfière.

Cet almanach rappelle aussi que le premier journal fut strasbourgeois, comme l'historien alsacien Jean-Paul Kintz (1932-2018) l'a établi. En 1605, un imprimeur de Strasbourg, Johann Carolus, a commencé à éditer un recueil de nouvelles hebdomadaire baptisé Relation. Toutes les autres anecdotes, historiettes et inventions sont à découvrir dans l'original.
C. Z.

 

 
 

La Navette des crêtes nouvelle formule démarre ce mercredi

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:14:37

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La Navette des crêtes nouvelle formule démarre ce mercredi
 

 
La Navette des crêtes reprendra la route à partir de ce mercredi 17 juillet. Archives L'Alsace/Thierry GACHON
La Navette des crêtes nouvelle formule démarre son activité ce mercredi 17 Juillet, pour participer encore davantage à l'attractivité du territoire et à la mobilité douce.

Les nouveautés sont les suivantes : une circulation quotidienne pendant trente jours, du 17 juillet au 15 août ; sept liaisons au départ des gares de Colmar, Munster, Bollwiller, Cernay, Remiremont, Épinal et Saint-Dié-des-Vosges, et une navette Markstein-Lac Blanc sur la route des Crêtes ; une tarification avantageuse.

Les objectifs du Parc naturel régional des Ballons des Vosges (PNRBV), coordinateur du projet, sont d'adapter l'offre de transport à la demande touristique, de permettre l'accès aux activités de loisirs des sommets et fermes-auberges, de valoriser la traversée du massif des Vosges par le GR5/rectangle rouge, d'améliorer le service pour la clientèle locale, et de proposer une alternative à la circulation en véhicules individuels et un accès à la route des Crêtes au départ des gares TGV et TER (horaires des navettes calés sur les horaires de train)

Les huit lignes sont assurées par trois transporteurs - LK Kunegel, Launoy Tourisme et Tchizz voyages - pour les trajets suivants : Colmar Gare - Kaysersberg - Lac Blanc ; Thann - Cernay Gare - Markstein ; Bollwiller Gare - Guebwiller - Markstein ; Épinal Gare - Gérardmer ; Remiremont Gare - Gérardmer ; Gérardmer - Col de la Schlucht - Munster Gare ; Saint-Dié-des-Vosges Gare - Col de la Schlucht ; lac Blanc 1200 - Markstein le long de la route des Crêtes

Avec une nouvelle tarification composée de Pass individuel, Pass groupe/famille, ticket route des Crêtes, les flux touristiques et les accès aux activités de loisirs des sommets et des fermes-auberges seront facilités.
EN SAVOIR PLUS Tarifs, infos pratiques, réservations sur www.navettedescretes.com

 

 
 

Écoles : des changements qui ne passent pas

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:26:15

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Écoles : des changements qui ne passent pas
 

 
À la prochaine rentrée, les écoles de Chalampé n'accueilleront plus que les élèves du cursus bilingue. Photo L'Alsace /B.S.
Lorsque Chalampé et Bantzenheim ont créé un RPI (regroupement pédagogique intercommunal), les élus ont mis en avant les risques de fermetures et les classes à niveaux multiples. À la prochaine rentrée, chaque village comptera quatre classes, Chalampé accueillant tous les élèves du cursus bilingue et Bantzenheim les monolingues. « Nous n'avons jamais donné notre accord à cette création d'un pôle bilingue chez nous », s'est offusquée Annick Flausse, adjointe au maire. Cette répartition a eu des conséquences sur la nature des postes d'enseignants et entraîné, de facto, des mouvements de personnels. Martine Laemlin qualifie de « honteux » la manière dont se sont déroulées toutes ces opérations. Une missive a été adressée au ministre de l'Éducation nationale. Un courrier émanant des parents délégués a par ailleurs été lu. Ils dénoncent eux aussi « le peu de respect et de considération pour les enseignants » et parlent de « mépris, [d']ingratitude et [d']arbitraire ». La conseillère Lauriane Cotter veut prendre au mot Emmanuel Macron : « Le président de la République a bien dit que rien ne se ferait sans l'accord des maires. »

 

 
 

Colmar Ferveur et spiritualité pour le concert de clôture

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:18:38

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Colmar Ferveur et spiritualité pour le concert de clôture
 

 
Anna Aglatova, soprano, Alexey Neklyudov, ténor et Vasily Ladyuk, baryton, solistes du NPR, lors du concert de clôture du festival 2019. Photo DNA /B. FZ.
En apprenant au début de concert que disparaissait du programme La Nuit sur le mont Chauve de Moussorgski, l'auditeur n'a pu que concevoir une réelle déception : cette page aurait constitué le point d'orgue de l'hommage au chef Claudio Abbado qui, avec le Philharmonique de Berlin, avait fait revivre la version pour choeur et orchestre, plus dramatique que l'habituelle orchestration de Rimski-Korsakov.

Il est vrai cependant que dans ses débordements diaboliques, elle aurait mal voisiné avec la cantate de Sergeï Taneïev Saint Jean Damascène. C'est donc sur cet adagio tout à la fois serein et solennel que s'est ouvert le concert. Vladimir Spivakov dirigeait son Philharmonique de Russie et l'incomparable Choeur académique « Maîtres de Chant choral » de Moscou, maintes fois applaudis à Colmar.
Dans la ligne de Bachet Mendelssohn

Solennité, ferveur et magnificence ont habité ce premier mouvement où s'est lue avec évidence l'influence de Bach et Mendelssohn sur Taneïev. Une page a capella a offert un hymne rituel russe d'une grande beauté ; le chant d'imploration a pris une dimension imposante avant la fugue finale, d'une justesse irréprochable.

On a pu lui reprocher son caractère académique et une inspiration peu novatrice pour une oeuvre de 1884. Mais elle a incontestablement séduit par la ferveur de l'interprétation, entre les élans grandioses et l'évanescente coda.

En deuxième partie, Vladimir Spivakov a repris Les Cloches de Rachmaninov. Ce grand poème symphonique avec voix solistes et choeurs décrit en quatre mouvements les âges de la vie. Le ténor Alexey Neklyudov a chanté l'enfance avec un entrain juvénile, tour à tour tendre et emphatique.
Les quatre âges de la vie

Les lumineux carillons d'un orchestre guilleret ont traversé ce mouvement rayonnant. Puis c'est à nouveau la soprano Anna Aglatova qui, de son timbre chaleureux, à la sensualité vibrante, a évoqué les cloches du mariage, en un chant au lyrisme passionné.

Ouvert sur les sombres accents de la clarinette basse et du saxophone, le troisième mouvement a livré ses éclats terrifiants, ponctués de martiales percussions. La rythmique heurtée, les harmonies discordantes ont conduit vers des paroxysmes d'expression.

Enfin l'évocation de la mort a été confiée au baryton Vasily Ladyuk, tout en puissance et gravité, que l'orchestre et le choeur ont accompagné, soit dans la douloureuse cantilène (admirable cor anglais) rappelant Tristan, soit dans le cri de détresse, avant que survienne une apparence d'apaisement serein. Une oeuvre fascinante, qui a apporté au Festival une conclusion passionnée dans son interprétation et passionnante dans les questions qu'elle soulève.
Jacques WEIL

 

 
 

Guebwiller : Survol des Dominicains par un drone

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:57:14

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Guebwiller
Guebwiller : Survol des Dominicains par un drone

 
En raison de prise de vues des façades et clocher des bâtiments des Dominicains de Haute-Alsace, la circulation et le stationnement seront réglementés du mardi 16 juillet, à 8 h 30, au mercredi 17 juillet à 17 h (durée estimative), comme suit :

Rue des Dominicains : la circulation de tous piétons, 2 roues et véhicule est interdite rue des Dominicains, tronçon compris entre la rue de l'Hôpital et le Parking des Dominicains pour permettre le survol en toute sécurité d'un drone.

Rue de la Liberté : L'accès à la rue des Dominicains depuis la rue de la Liberté est interdit aux piétons, 2 roues et véhicules, pour permettre le décollage et le survol des bâtiments des Dominicains de Haute Alsace en toute sécurité.

Rue de l'Hôpital : un double sens de circulation est mis en place rue de l'Hôpital, tronçon compris entre la rue de la République et la rue des Dominicains. Celui-ci est réservé aux seuls riverains ainsi qu'aux usagers souhaitant quitter la rue de l'Hôpital par la rue de la République. Tout stationnement est également interdit sur ce tronçon de voie. En cas d'intempérie l'intervention est reportée.

 

 
 

 

Soultz-Haut-Rhin Cérémonie mémorielle : Hommage aux incorporés de force

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Soultz-Haut-Rhin  Cérémonie mémorielle
Soultz-Haut-Rhin Cérémonie mémorielle : Hommage aux incorporés de force
La cérémonie en mémoire des victimes de l'incorporation de force s'est déroulée dimanche 7 juillet.

 
Le dépôt de trois gerbes.
En effet, en fin d'après midi du samedi, Météo France a émis une alerte orange sur le Haut-Rhin. Avec cette alerte relayée par la préfecture le maire de Soultz, à juste titre, a décidé d'annuler la cérémonie initialement prévue en lisière de forêt au mémorial ADEIF du Rote-rain et de l'organiser en l'église Saint-Maurice de Soultz.

Après l'office religieux donné par l'abbé Christophe Schwalbach et rehaussé par les chants de la chorale Sainte-Cécile et les intermèdes de la Musique de la Ville, le maire Marcello Rotolo a longuement parlé de cette tragédie qu'était l'incorporation de force entre août 1942 et 1945. Il a parlé de cette période noire dans l'histoire contemporaine de l'Alsace et de la Moselle annexés de fait, mais jamais de droit, à l'Allemagne nazie avec ses 130 000 Alsaciens et Mosellans nés entre 1908 et 1926 arrachés à leurs familles et obligés de servir un pays et un régime qui n'était pas le leur.

À l'issue de l'office religieux, l'alerte météo levée, le maire, la conseillère départementale Karine Pagliarulo, Charles Lettermann représentant l'ADEIF, les présidents des comités de Soultz et de Guebwiller du Souvenir Français, les drapeaux des associations patriotiques et les Alsaciennes et Alsaciens d'Arts et Traditions, hors protocole, ont procédé au dépôt des trois gerbes au mémorial du Rote-rain. Ils ont également observé une minute de silence avant d'entamer la Marseillaise a cappella.
Guy VIOLINI

 

 
 

 

Le prix de l'incorporation de force

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:39:11

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histoire   
Le prix de l'incorporation de force
Tout ce qui touche aux Malgré-Nous est sensible. L'une des questions les plus délicates concerne l'indemnisation de ce qui fut un drame personnel, familial et régional. Cette indemnisation se devait d'être d'abord morale, mais le règlement d'un préjudice moral doit aussi avoir une traduction financière.
 

 
Environ 130 000 Alsaciens et Mosellans ont été incorporés de force dans l'armée allemande.
La révélation en février dernier de pensions (350 EUR mensuels en moyenne) versées par l'Allemagne à d'anciens soldats et auxiliaires du régime nazi a créé un nouveau trouble, avant qu'il ne soit établi que ceci ne concernait en rien les Malgré-Nous (DNA du 28 février, du 6 mars et du 5 juin 2019). Dans les faits, comme l'on peut s'en douter, la guerre a coûté énormément aux Alsaciens-Mosellans incorporés de force par les nazis, et ils n'ont reçu après-guerre que des bribes de reconnaissance.
Pour les Malgré-Nous

Il fallut attendre 1 978 pour que les chefs d'État français et allemand Giscard d'Estaing et Helmut Schmidt nomment deux représentants, Daniel Hoeffel et Alex Moeller, pour régler cette question de l'indemnisation des Malgré-Nous d'Alsace-Moselle. Un accord est conclu le 23 février 1979 : il prévoit la création d'une fondation de droit local, la future Fondation entente franco-allemande (Fefa), et le versement à celle-ci, par l'Allemagne, d'un fonds de 250 millions de DM, soit 750 millions de francs de l'époque et 117,5 millions d'euros aujourd'hui. Il fallut deux années supplémentaires pour que la Fefa soit officiellement créée, le 28 septembre 1981. La faute notamment au contentieux de la forêt du Mundat, près de Wissembourg, annexée par l'administration française en 1946. Le règlement de ce litige fut le premier effet de la Fefa, née avec deux objectifs : indemniser les Malgré-Nous et favoriser la coopération franco-allemande.
7 500 francs, soit 1 143,37 euros par personne

« Le premier versement de l'Allemagne est intervenu en juin 1984 et on a versé les premières indemnisations dès le mois de décembre suivant », se souvient Jacques Jolas, délégué général de la Fefa, embauché en cette même année 84. Pour déterminer l'indemnisation, la Fefa a effectué une simple division : 750 millions par 100 000, soit 7 500 francs, ce qui fait 1 143,37 euros. Il est admis qu'environ 130 000 Alsaciens-Lorrains ont été incorporés de force (100 000 Alsaciens, 30 000 Lorrains) et que 30 000 d'entre eux sont morts ou disparus. La fondation a fait le choix de diviser l'enveloppe par 100 000, sachant qu'à l'époque seuls quelque 80 000 certificats « portant reconnaissance de la "qualité d'incorporé de force" dans l'armée allemande » avaient été délivrés. Car « n'est pas Malgré-Nous qui veut », rappelle Jacques Jolas Pour prétendre à l'indemnité de la Fefa, il fallait posséder ce certificat, créé en novembre 1952, et avoir fait l'objet d'une enquête de la gendarmerie et des renseignements généraux.

Ces 7 500 francs ont été versés entre 1984 et 1986 à 86 555 Malgré-Nous ou à leurs ayants droit (environ la moitié de Bas-Rhinois, un quart de Haut-Rhinois et un quart de Mosellans). Quand les Malgré-Nous étaient décédés, pendant ou après la guerre, l'indemnité était versée à leurs veuves ou parents (s'ils étaient célibataires) et à défaut, à leurs descendants.

En mai 1989, puisqu'il restait de l'argent, le comité directeur de la Fefa, dans lequel siégeaient les anciens combattants, a décidé un versement complémentaire fixé à 1 600 francs (243,92 euros). Le nombre de bénéficiaires a été un peu moins élevé : 82 850. Au total, l'indemnité aux Malgré-Nous s'est donc établie à un peu moins de 1 400 EUR et 119 M EUR ont été versés en indemnités. C'est 1,5 M EUR de plus que la mise allemande et « c'est grâce aux intérêts, précise Jacques Jolas. Ceux-ci ont pu atteindre 14 %... Ces intérêts servaient aussi au fonctionnement de la fondation et à nos actions sociales et culturelles ». Avec son volet social, la Fefa a ainsi accordé des « secours ponctuels » (frais d'obsèques, de chauffage, etc.) à 3 295 bénéficiaires qui étaient en difficultés financières.
Pour les Malgré-Elles

Ce dispositif de la Fefa s'adressait aux Malgré-Nous, mais ignorait les Malgré-Elles pour la bonne raison qu'il ne concernait que les militaires. Les Malgré-Elles sont les femmes qui, sous le régime nazi, furent contraintes de rejoindre les formations paramilitaires qu'étaient le Reichsarbeitsdienst (RAD) et le Kriegshilfsdienst (KHD). Les hommes devaient s'y soumettre aussi, mais le plus souvent ce n'était pour eux qu'un prélude à la Wehrmacht et à la SS : ils devenaient ensuite soldats, et donc Malgré-Nous. Au KHD, ces femmes étaient auxiliaires de guerre (défense antiaérienne, usines d'armement, marine, etc.)

Finalement, afin d'indemniser aussi les Malgré-Elles, la Fefa a aussi indemnisé ceux et celles qui n'ont fait que le RAD-KHD, mais ce fut au terme d'un processus tumultueux. Il y eut des freins, et ils sont parfois nés d'« une réaction machiste », a reconnu très honnêtement le général Bailliard, qui présidait les incorporés de force (Adeif) du Bas-Rhin, en 2008. Ancienne Malgré-Elle et présidente de l'Association des anciens incorporés de force dans le RAD et le KHD, Germaine Rohrbach (1926-2014) a beaucoup ferraillé sur ce sujet avec André Bord, qui a présidé la Fefa entre 2002 et 2013.

Il fallut qu'un Alsacien, Jean-Marie Bockel, devienne secrétaire d'État aux Anciens combattants pour que cette question se règle. En juillet 2008, une convention a établi que la facture de cette autre indemnisation, fixée à 800 EUR par bénéficiaire, serait partagée entre la Fefa et l'État francais (400 EUR chacun). Entre 2008 et 2017, 5 087 personnes ont ainsi été indemnisées (l'accord en prévoyait 5 800), pour un montant de 4 M EUR. Un quart de ces bénéficiaires étaient des hommes qui n'étaient pas devenus Malgré-Nous. Tout en se félicitant de cette issue, Germaine Rohrbach avait alors estimé qu'il « aurait été plus élégant d'arrondir la somme à 1 000 EUR... »

Les Malgré-Nous ont par ailleurs obtenu ce que peuvent obtenir les anciens combattants français (voir ci-contre), mais il s'agissait là de la reconnaissance d'un statut d'ancien combattant, et non celle d'une souffrance spécifique. Et même au sein de ce régime général, ceci ne se fit pas toujours simplement : dans son livre référence sur la question, l'historien Eugène Riedweg a rermarqué que les Malgré-Nous ont toujours dû « se battre pour obtenir l'égalité avec les autres anciens combattants à chaque nouvelle mesure octroyée. Elles leur ont toujours été accordées avec un certain retard ». Du début à la fin, l'histoire des Malgré-Nous fut celle d'un drame doublé d'un malentendu.
Hervé de CHALENDAR

 

 
 

 

Le prix de l'incorporation de force

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:04:47

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Le prix de l'incorporation de force
 

 
Environ 130 000 Alsaciens et Mosellans ont été incorporés de force. Photo DNA/Michel FRISON
La révélation en février dernier de pensions (350 EUR mensuels en moyenne) versées par l'Allemagne à d'anciens soldats et auxiliaires du régime nazi a créé un nouveau trouble, avant qu'il ne soit établi que ceci ne concernait en rien les Malgré-Nous. Dans les faits, comme on peut s'en douter, la guerre a coûté énormément aux Alsaciens-Mosellans incorporés de force par les nazis, et ils n'ont reçu après-guerre que des bribes de reconnaissance.
Pour les Malgré-Nous

Il fallut attendre 1978 pour que les chefs d'État français et allemand Giscard d'Estaing et Helmut Schmidt nomment deux représentants, Daniel Hoeffel et Alex Moeller, pour régler cette question de l'indemnisation des Malgré-Nous d'Alsace-Moselle. Un accord est conclu le 23 février 1979 : il prévoit la création d'une fondation de droit local, la future Fondation entente franco-allemande (Fefa), et le versement à celle-ci, par l'Allemagne, d'un fonds de 250 millions de DM, soit 750 millions de francs de l'époque et 117,5 MEUR (millions d'euros) d'aujourd'hui.

Il fallut deux années supplémentaires pour que la Fefa soit officiellement créée, le 28 septembre 1981. La faute notamment au contentieux de la forêt du Mundat, près de Wissembourg, annexée par l'administration française en 1946. Le règlement de ce litige fut le premier effet de la Fefa, née avec deux objectifs : indemniser les Malgré-Nous et favoriser la coopération franco-allemande.
7 500 francs, soit 1 143,37 euros par personne

« Le premier versement de l'Allemagne est intervenu en juin 1984 et on a versé les premières indemnisations dès le mois de décembre suivant », se souvient Jacques Jolas, délégué général de la Fefa, embauché en cette même année 1984. Pour déterminer l'indemnisation, la Fefa a effectué une simple division : 750 millions par 100 000, soit 7 500 francs, ce qui fait 1 143,37 EUR. Il est admis qu'environ 130 000 Alsaciens-Lorrains ont été incorporés de force (100 000 Alsaciens, 30 000 Lorrains) et que 30 000 d'entre eux sont morts ou disparus.

La fondation a fait le choix de diviser l'enveloppe par 100 000, sachant qu'à l'époque seuls quelque 80 000 certificats « portant reconnaissance de la qualité d'incorporé de force dans l'armée alle-mande » avaient été délivrés. Car « n'est pas Malgré-Nous qui veut », rappelle Jacques Jolas ; pour prétendre à l'indemnité de la Fefa, il fallait posséder ce certificat, créé en novembre 1952, et avoir fait l'objet d'une enquête de la gendarmerie et des renseignements généraux.

Ces 7 500 francs ont été versés entre 1984 et 1986 à 86 555 Malgré-Nous ou à leurs ayants droit - environ la moitié de Bas-Rhinois, un quart de Haut-Rhinois et un quart de Mosellans. Quand les Malgré-Nous étaient décédés, pendant ou après la guerre, l'indemnité était versée à leurs veuves ou parents (s'ils étaient célibataires) et à défaut à leurs descendants.

En mai 1989, puisqu'il restait de l'argent, le comité directeur de la Fefa, dans lequel siégeaient les anciens combattants, a décidé un versement complémentaire fixé à 1 600 francs (243,92 EUR). Le nombre de bénéficiaires a été un peu moins élevé : 82 850. Au total, l'indemnité aux Malgré-Nous s'est donc établie à un peu moins de 1 400 EUR et 119 MEUR ont été versés en indemnités. C'est 1,5 MEUR de plus que la mise allemande et « c'est grâce aux intérêts, précise Jacques Jolas. Ceux-ci ont pu atteindre 14 %... Ces intérêts servaient aussi au fonctionnement de la fondation et à nos actions sociales et culturelles. » Avec son volet social, la Fefa a ainsi accordé des « secours ponctuels » (frais d'obsèques, de chauffage, etc.) à 3 295 bénéficiaires en difficultés financières.
« Une réaction machiste »

Ce dispositif de la Fefa s'adressait aux Malgré-Nous, mais ignorait les Malgré-Elles pour la bonne raison qu'il ne concernait que les militaires. Les Malgré-Elles sont les femmes qui, sous le régime nazi, furent contraintes de rejoindre les formations paramilitaires qu'étaient le Reichsarbeitsdienst (RAD) et le Kriegshilfsdienst (KHD). Les hommes devaient s'y soumettre aussi, mais le plus souvent ce n'était pour eux qu'un prélude à la Wehrmacht et à la SS : ils devenaient ensuite soldats, et donc Malgré-Nous. Au KHD, ces femmes étaient auxiliaires de guerre (défense antiaérienne, usines d'armement, marine, etc.).

Finalement, afin d'indemniser aussi les Malgré-Elles, la Fefa a aussi indemnisé ceux et celles qui n'ont fait que le RAD-KHD, mais ce fut au terme d'un processus tumultueux. Il y eut des freins et ils sont parfois nés d'« une réaction machiste », a reconnu très honnêtement le général Bailliard, qui présidait les incorporés de force (Adeif) du Bas-Rhin, en 2008. Ancienne Malgré-Elle et présidente de l'Association des anciens incorporés de force dans le RAD et le KHD, Germaine Rohrbach (1926-2014) a beaucoup ferraillé sur ce sujet avec André Bord, qui a présidé la Fefa entre 2002 et 2013.

Il fallut qu'un Alsacien, Jean-Marie Bockel, devienne secrétaire d'État aux Anciens combattants pour que cette question se règle. En juillet 2008, une convention a établi que la facture de cette autre indemnisation, fixée à 800 EUR par bénéficiaire, serait partagée entre la Fefa et l'État francais (400 EUR chacun). Entre 2008 et 2017, 5 087 personnes ont ainsi été indemnisées (l'accord en prévoyait 5 800), pour un montant de 4 MEUR. Un quart de ces bénéficiaires étaient des hommes qui n'étaient pas devenus Malgré-Nous. Tout en se félicitant de cette issue, Germaine Rohrbach avait alors estimé qu'il « aurait été plus élégant d'arrondir la somme à 1 000 EUR... »
« Se battre pour l'égalité avec les autres anciens combattants »

Les Malgré-Nous ont par ailleurs obtenu ce que peuvent obtenir les anciens combattants français (lire ci-dessus), mais il s'agissait là de la reconnaissance d'un statut d'ancien combattant, et non celle d'une souffrance spécifique. Et même au sein de ce régime général, ceci ne se fit pas toujours simplement : dans son livre référence sur la question, l'historien Eugène Riedweg a remarqué que les Malgré-Nous ont toujours dû « se battre pour obtenir l'égalité avec les autres anciens combattants à chaque nouvelle mesure octroyée. Elles leur ont toujours été accordées avec un certain retard. » Du début à la fin, l'histoire des Malgré-Nous fut celle d'un drame doublé d'un malentendu.
Hervé de CHALENDAR

 

 
 

Soprema produit sa matière première en recyclant bouteilles et barquettes

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:01:07

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Soprema produit sa matière première en recyclant bouteilles et barquettes
 

 
Les emballages de PET complexes sont acheminés par balles de 1 m3 par Citéo, qui favorise ainsi la constitution d'un flux français de ces déchets ménagers spécifiques et l'évolution de la filière. Pour l'heure, l'unité est approvisionnée gratuitement. Photo DNA /Franck DELHOMME
Créé il y a plus d'un siècle à Strasbourg, le géant des solutions d'étanchéité Soprema s'est engagé il y a plusieurs années pour réduire son utilisation d'énergies fossiles et les substituer par des matières premières éco-sourcées ou recyclées. Le groupe qui se présente désormais comme « leader des solutions pour bâtiments responsables » a notamment développé une membrane 100 % biosourcée, « Mammouth Néo ». Il équipe ses sites de chaudières biomasse et investit tant dans la recherche que dans des start-up oeuvrant dans les domaines du recyclage et de l'économie circulaire.

Avec Sopraloop, l'unité de recyclage officiellement inaugurée le 9 juillet à Strasbourg dans le quartier du Port-du-Rhin, le groupe alsacien, qui emploie 7 600 collaborateurs dans le monde, franchit un nouveau cap. « Nous commençons à devenir producteurs de matière première, ce qui est un moyen d'être indépendants des produits pétro-sourcés », affirme le PDG Pierre-Etienne Bindschedler.

Photo DNA /Franck Delhomme
Le déchet comme ressource

Dans cet ancien entrepôt logistique de 25 000 m², Soprema exploite comme une ressource des déchets ménagers plastiques pour les transformer en polyols, l'un des composants principaux des mousses isolantes en polyuréthane pour le bâtiment produites par le groupe. Pas n'importe quels déchets plastiques : des PET complexes. Autrement dit des plastiques combinés à d'autres plastiques, tels que des bouteilles opaques ou des barquettes alimentaires, pour lesquels la filière de recyclage est encore inexistante. En résumé, même jetées dans le conteneur dédié au recyclage du plastique, nos bouteilles de lait étaient jusqu'ici promises à l'incinération ou à l'enfouissement : en France, seul 26 % du plastique est actuellement recyclé et 130 000 tonnes de déchets de PET ne le sont pas chaque année.

Pour mener à bien ce projet, une « première mondiale » selon le groupe, Soprema a bénéficié de l'accompagnement de l'entreprise Citéo, spécialisée dans la collecte et la revalorisation des déchets. Elle approvisionne - gratuitement pour l'heure - l'unité de recyclage de ces fameux plastiques PET complexes et favorise ainsi la constitution d'un flux spécifique jusqu'ici inexistant en France. « Ces nouvelles solutions ne seront jamais viables si l'ensemble de la chaîne de valeur ne s'aligne pas », insiste François China, directeur industriel de Soprema, pour lequel c'est justement « l'alliance du monde du recyclage et du monde de la chimie » qui permet à ce procédé innovant d'exister.

Pour sa première année de fonctionnement, Sopraloop devrait traiter 3 000 tonnes de déchets PET et produire environ 5 500 tonnes de polyols. « L'idée est de doubler la production d'ici cinq ans, puis de dupliquer cette solution sur un autre site », détaille François China.

L'unité de transformations des paillettes de PET en polyol. Photo DNA /Franck Delhomme
7 millions d'euros d'investissement

L'unité de recyclage Sopraloop a nécessité un investissement de 7 millions d'euros, qui comprend une subvention de l'Ademe dans le cadre du programme d'investissements d'avenir (PIA). Elle mobilise actuellement 15 personnes, effectif qui devrait doubler à moyen terme. Quant au polyol, il est produit ici à des coûts « comparables à la matière vierge », note le directeur de l'usine Matthieu Chalier, mais Soprema s'affranchit avec ce mode de production des variations du marché de la pétrochimie et des fluctuations de tarif.

Le polyol issu du process Sopraloop. Plus « verdâtre » mais tout aussi efficient. Photo DNA /Franck Delhomme

L'unité Sopraloop desservira dans l'immédiat les usines de polyuréthane Soprema de Saint-Julien-du-Sault (Yonne) et Hof (Bavière). Mais le groupe n'exclut pas la vente de son polyol et pourrait bien faire émerger d'autres projets de recyclage sur ce même site où seule la moitié de la surface est aujourd'hui exploitée.
Hélène DAVID

 

 
 

Les mineurs à l'honneur

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:27:35

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Les mineurs à l'honneur
 

 
 
À l'occasion de la 11e Fête du patrimoine industriel, le carreau Rodolphe a ouvert ses portes au public ce dimanche 14 juillet. Situé entre l'Écomusée et le Parc du Petit Prince, le carreau est mis en valeur depuis près d'un quart de siècle par le Groupe Rodolphe, présidé par Jean Misiano. Cette association, forte de quelque 450 membres, dont beaucoup d'anciens mineurs, est engagée dans une action de pérennisation de la mémoire minière. Le carreau Rodolphe était le site d'exploitation le plus important de la Société des mines Kali Sainte-Thérèse à partir de 1911, qui a employé un millier de personnes jusqu'à sa fermeture en 1976.

Des mineurs-guides ont fait découvrir les lieux dimanche, permettant au public une immersion dans le fonctionnement du carreau minier, à commencer par le hangar de cristallisation d'une surface au sol de 18 200 m², dit « parapluie » en raison de sa charpente supportant 20 000 m² de couverture pour une hauteur de 17 m au faîtage. Ce hangar, qui date de 1937, a fait l'objet de travaux de sécurisation pour accueillir de nouvelles machines en situation d'exploitation, restaurées par le Groupe Rodolphe et en état de marche.

Les visiteurs ont ensuite découvert des bâtiments qui abritent les machines d'extraction de 1912 (en état de marche) et de 1928, le hangar à chlorures, les hangars de stockage, le château d'eau décoré de fresques, construit avant la Seconde Guerre mondiale, le chevalement métallique Rodolphe, construit en 1912 et le chevalement Rodolphe 2 en béton qui date de 1928, des reconstitutions de galeries, la lampisterie et le vestiaire, appelé salle des pendus...
Transmettre ce patrimoine

Tous ces équipements font la fierté du Groupe Rodolphe et de ses membres, qui font visiter toute l'année, sur demande, l'unique site conservé des anciennes mines de potasse. L'épopée de la potasse en Alsace, commencée en 1904, a durablement marqué le paysage et la culture du Bassin potassique. C'est avec émotion que les mineurs-guides, soucieux de transmettre ce patrimoine minier aux jeunes générations, ont partagé leur savoir et leur passion.
Gabrielle SCHMITT HOHENADEL

 

 
 

Lucelle Association OEuvre de Lucelle : À la recherche d'oxygène pour raviver la flamme

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:34:01

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Lucelle Association OEuvre de Lucelle
Lucelle Association OEuvre de Lucelle : À la recherche d'oxygène pour raviver la flamme
« Lucis Cellae », autrement dit Lucelle ou « la petite cellule de lumière », va-t-elle retrouver suffisamment d'oxygène pour rayonner largement ? Depuis le départ du chanoine Diss fin 2018, le destin de la Maison St-Bernard et du Relais de l'abbaye est entre de nouvelles mains.

 
Le site du Centre européen de rencontres à Lucelle, avec le restaurant au premier plan et le complexe d'hébergement à l'arrière plan.
La toute récente assemblée générale de l'association OEuvre de Lucelle fin juin a confirmé Jean-Marc Metz, maire de Raedersdorf, élu jusqu'à présent par un comité restreint, au poste de président de l'association de l'OEuvre de Lucelle qui gère la Maison Saint-Bernard (et Centre européen de rencontres) et le restaurant du Relais de l'abbaye, lovés au coeur des derniers vestiges de l'ancienne abbaye cistercienne de Lucelle.

Mais l'avenir reste écrit en pointillés. « C'est un challenge ! », a souligné Jean-Marc Metz devant un auditoire d'une quinzaine de personnes parmi lesquelles François Cohendet, maire de Ferrette, président de l'office de tourisme du Sundgau, Grégory Kugler, maire de Winkel ou encore Sabine Drexler, conseillère départementale, qui a assuré les présents de son « attachement au site et de son soutien plein et entier ».
« Un moyen et non le but ! »

L'objectif de Jean-Marc Metz, c'est évidemment de conserver les emplois sur place (dix permanents et trois ou quatre supplémentaires l'été) mais surtout de faire « régner l'héritage spirituel et culturel de l'ancienne abbaye ».

« Il faut continuer d'attirer le public et le restaurant du Relais de l'abbaye est un moyen d'y arriver et non le but ». Pour ce qui est du restaurant, qui peut accueillir jusqu'à 230 couverts, l'association a eu « la main heureuse » en embauchant début mars un nouveau chef de cuisine, en la personne de Fabrice Freund, venu de Colmar. « Les amis de Lucelle et les bénévoles ont proposé leur aide pour que l'immédiateté puisse être gérée, c'est-à-dire imaginer des menus d'un bon rapport qualité-prix, donner un coup de peinture, rafraîchir la cuisine... », a rappelé Jean-Marc Metz. « La qualité des repas et de l'accueil s'est énormément améliorée », a estimé pour sa part François Cohendet. L'association reste cependant confrontée au problème de manque de personnel qualifié, difficile à trouver notamment pour renforcer les rangs l'été.

Autres « éléments attractifs » relevés par le président, « le parc qu'il faut entretenir et l'aire de jeux qui doit être déplacée et réactivée ».

L'association souhaite encore voir grimper la fréquentation de la Maison Saint-Bernard (voir Le chiffre), un complexe d'hébergement de 45 chambres bénéficiant de deux labels, Cap France et Terre-Est, qui accueille familles et groupes divers. « On peut jouer la carte du ski en proche Suisse voisine l'hiver... », a lancé le président. Il a évoqué par ailleurs, des projets de coopération avec l'association Marie Pire d'Altkirch et l'accueil de pensionnaires handicapés pour des séjours en plein air. Mais il a reconnu que la priorité sera d'abord de renouveler la literie. « Si vous connaissez un M. Matelas... », a-t-il lancé !
Recherche sacristain...

Diverses institutions sont membres de droit du comité de l'association, tels le Conseil départemental, la Région Grand Est, les cantons suisses du Jura et de Soleure ainsi que deux fondations, la Christoph Merian Stiftung de Bâle et le Diakonisches Werk de Fribourg en Brisgau. Il y aura peut-être des pistes à creuser de ce côté-là pour obtenir des aides et du soutien sous différentes formes.

Les statuts de l'OEuvre de Lucelle datent de 1997, un sérieux toilettage s'impose. « Il va falloir les réécrire en affirmant le rôle de l'évêché de Strasbourg qui n'est pas cité », a notamment déclaré Jean-Marc Metz.

 

Pour ce qui est de la vie spirituelle de Lucelle que le chanoine Diss avait fortement revivifiée durant ses seize années de présence, l'association a pris contact avec le vicaire épiscopal, le Père Marc Schmitt et a fait part de son souhait de bénéficier d'une présence à plein temps. « Mais la personne pressentie a dû aller ailleurs », a indiqué le président. Pour le moment, c'est le curé Christophe Lacny, chargé d'âmes de Winkel, qui célèbre une messe le dimanche soir à 17 h mais « ça changera un peu après la saison estivale ». A été évoquée une « rotation des prêtres des doyennés de Ferrette et de Hirsingue ». Ce qui manque surtout, « c'est un sacristain pour préparer les choses », a confessé le président. Il en a profité pour confirmer toutefois la tenue de la fête patronale de saint Bernard le 25 août prochain.
Visites guidées : première ce jeudi

On l'a dit, l'ambition culturelle est au coeur du projet du nouveau président qui suggère l'organisation de conférences, expositions ou concerts intimistes dans le cadre notamment du caveau de Lucelle. Dès à présent, lui-même met la main à la pâte avec l'accueil des touristes pour une visite guidée du site et de l'espace muséal tous les jeudis à 10 h 30 à partir du 18 juillet. Un rendez-vous qui figure évidemment dans le guide des manifestations de l'office de tourisme du Sundgau. Et qui offre la possibilité aux touristes de déjeuner sur place après la visite !
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

Turckheim Centre d'incendie et de secours : Une belle cérémonie

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:33:20

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Turckheim  Centre d'incendie et de secours
Turckheim Centre d'incendie et de secours : Une belle cérémonie
Vendredi soir, le centre d'incendie et de secours de Turckheim organisait une cérémonie devant ses locaux pour la promotion au grade supérieur de quatre sapeurs-pompiers.

 
La cérémonie de promotion au grade supérieur a mis à l'honneur le chef de corps, Pierre Wittmer.
Le lieutenant Pierre Wittmer, chef de corps du centre de Turckheim, est promu au grade de capitaine ; le sergent Robert Kuentzmann au grade d'adjudant honoraire ; le sergent Sébastien Tannacher reçoit l'appellation de sergent-chef et le caporal-chef Basile Culot devient sergent.

La cérémonie s'est déroulée en présence du député Jacques Cattin, du conseiller départemental Lucien Muller, du maire de la ville Jean-Marie Balduf, de représentants du groupement nord et de la gendarmerie de Wintzenheim. Menée avec une rigueur toute militaire, la cérémonie a cependant prêté à sourire quand Robert Kuentzmann s'est vu remettre un képi un peu petit pour sa tête.
« Un parfait exemple pour les jeunes »

Entré chez les sapeurs-pompiers de Turckheim, corps communal à l'époque, le 3 juin 1981, Robert Kuentzmann a décidé de mettre un terme à son activité opérationnelle. Connu au centre pour son sérieux et ses qualités de pédagogue, il a été salué par Philippe Hurst, chef du groupement nord adjoint comme « un parfait exemple pour les jeunes ». Le chef de corps lui a remis une statue en remerciement de son long engagement (38 ans) au CIS de Turckheim.

Autre belle récompense, la promotion au grade de capitaine de Pierre Wittmer, chef de corps du CIS de Turckheim depuis 2011 et sapeur-pompier depuis 1992. « Nous avons à Turckheim, une admiration particulière pour notre corps de sapeurs-pompiers qui représente le symbole du dévouement et du bénévolat, discourt le maire. Votre carrière, Pierre, en est le parfait exemple. Cette promotion au grade de capitaine récompense une carrière de vingt-six ans... Elle est la juste récompense de votre dévouement quotidien, de vos qualités professionnelles. Elle doit être aussi un encouragement pour continuer votre engagement. C'est aussi une reconnaissance du travail réalisé ».

 

 
 

 

Logelheim Avec le Moppeth Show et l'amicale des sapeurs-pompiers : La fête de tout un village

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:34:59

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Logelheim  Avec le Moppeth Show et l'amicale des sapeurs-pompiers
Logelheim Avec le Moppeth Show et l'amicale des sapeurs-pompiers : La fête de tout un village
L'aire de jeux de Logelheim était prise d'assaut, dimanche, par de nombreuses familles pour le 4e Logel'M, le grand pique-nique organisé par le Moppeth Show présidé par Sophie, et l'amicale des sapeurs-pompiers présidée par Antoine.

 
Sophie, présidente du Moppeth Show, et Antoine, président de l'amicale des sapeurs-pompiers.
Ce fut la fête de tout un village, marquant aussi la Fête nationale en ce 14 juillet. Le soleil était au rendez-vous pour une manifestation gourmande, conviviale, ludique et placée sous le signe de la bonne humeur. La règle était simple : les familles se sont inscrites à l'avance et ont apporté leurs paniers que les organisateurs ont remplis pour d'originales agapes partagées. L'espace a été décoré aux couleurs nationales, illustrant ainsi le thème proposé pour cette rencontre annuelle. Pendant toute la journée, petits et grands ont pu s'amuser et se défouler en participant aux nombreuses animations et jeux de plein air proposés.
Des véhicules anciensse dévoilent

Parmi les jeux ou épreuves au programme, souvent originaux, on peut relever les quilles finlandaises, la pétanque traditionnelle ou carrée, la structure gonflable, le volley-ball, les dribbles dans le city park, le badminton, et bien d'autres se soldant souvent par de mémorables fous rires.

Une partie du parking a été réservée à une exposition de véhicules anciens, dont certains étaient bien plus âgés que les jeunes participants à cette belle journée. Les JSP ont été présents pour permettre au public de découvrir les agrès, de manière ludique, le parcours sportif du jeune sapeur-pompier. L'animation musicale a été assurée par Henri, Geoffroy et Josy, des accordéonistes qui ont survolé le répertoire musical des dernières décennies.

L'ambiance a été festive dans l'aire de jeu des berges de l'Ill, et l'assistance a salué Betty Muller, conseillère départementale, et Bernard Gerber, conseiller régional, qui sont venus partager la bonne humeur des habitants de la commune.

 

 
 

 

Une fracture numérique durable

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:07:16

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Une fracture numérique durable
 

 
La notion de fracture du numérique n'est pas nouvelle. Déjà en 1998, le gouvernement Jospin adoptait un « programme d'action gouvernemental pour la société de l'information », visant à réduire les inégalités dans l'accès aux technologies de l'information et de la communication, leur utilisation et leur impact. Cela devait notamment passer par l'éducation, la modernisation des services publics avec la formation des agents, le développement du commerce électronique ou encore la régularisation juridique.

En 2012, un « plan numérique » était présenté par Eric Besson, alors secrétaire d'État au Développement de l'économie numérique sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Un plan qui ambitionnait également un meilleur accès aux réseaux et aux services numériques pour les Français. Cette question préoccupe donc les gouvernements successifs depuis plus de vingt ans...

 

 
 

Six mois de travaux sur la RD 415

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:11:19

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Six mois de travaux sur la RD 415
 

 
 
Cette fois, il s'agit des ouvrages d'art, autrement dit des ponts qui franchissent la Fecht. Pas une mince affaire, puisque débutant lundi 15 juillet, les travaux menés par l'entreprise Signature ne s'achèveront que le 14 janvier 2020.

Cependant, sur ce tronçon à deux fois deux voies de la RD 415 qui relie le bassin colmarien aux cols vosgiens, à la vallée de Kaysersberg et au pays de Ribeauvillé, le trafic sera maintenu dans les deux sens mais sur une seule voie.

La signalisation nécessaire était déjà en cours de mise en place, ce vendredi. Des ralentissements seront à prévoir aux heures de pointe, notamment à l'approche des ronds-points.

En effet, 16 270 véhicules passent quotidiennement par Ingersheim, dont 1 249 poids lourds.
N. P.

 

 
 

COLMAR Le chauffeur de bus agressé rue du Nord

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 06:13:01

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COLMAR Le chauffeur de bus agressé rue du Nord

Agressé ce jeudi vers 13 h 40 rue du Nord à hauteur de l'arrêt de bus Vauban, et non dans le quartier Europe comme indiqué par erreur dans notre édition de samedi, le chauffeur de bus de la société Trace n'a toujours pas repris le travail.

Outre des hématomes à un coude et aux mains, il présente une entorse à un pouce, d'où trois jours d'ITT (incapacité totale de travail) d'après un médecin. L'attelle posée pour immobiliser ce doigt ne lui permet pas de conduire actuellement. Rappelons que ce conducteur a refusé l'accès à un individu manifestement ivre qui tenait une canette de bière à la main. L'homme, âgé de 47 ans, lui a lancé dessus un carton à pizza, puis des coups ont été échangés. Interpellé un peu plus tard, alcoolisé, l'agresseur a écopé de quatre mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans, comportant les obligations de suivre des soins, de travailler et d'indemniser la victime. La fréquentation des débits de boissons lui est désormais interdite.
Cycliste blessée

Une cycliste a été blessée dimanche soir dans un accident avec une voiture, survenu peu après 20 h 15, avenue d'Alsace à Colmar, non loin de l'hôpital Schweitzer. Âgée de 57 ans, légèrement blessée, la victime a été transportée à l'hôpital par les sapeurs-pompiers.
Le feu au cyclomoteur

Un feu de cyclomoteur a entraîné l'intervention des sapeurs-pompiers, lundi peu après 1 h 30 avenue de la Foire-aux-Vins à Colmar, non loin des ateliers municipaux.

 

 
 

Une femme et trois enfants tués à un passage à niveau

Publié dans le panorama le Mardi 16 juillet 2019 à 05:58:09

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Une femme et trois enfants tués à un passage à niveau
 

 
L'accident a eu lieu à la sortie de la gare d'Avenay-Val-d'Or, près de Reims. Photo François NASCIMBENI/AFP
Un an et demi après la tragédie de Millas, près de Perpignan, un nouveau drame s'est produit à un passage à niveau, pourtant pas présumé dangereux. Lundi matin, vers 9 h 54, une collision entre une voiture et un TER, sur la petite commune champenoise d'Avenay-Val-d'Or (Marne), a fait quatre morts. Une assistante maternelle, qui conduisait la voiture, et les trois enfants qu'elle transportait, ont été tués sur le coup. Selon le maire Philippe Maussire, la femme avait entre 30 et 40 ans, l'enfant le plus âgé (la propre fille de la conductrice, selon lui) avait une dizaine d'années et les deux autres étaient « très jeunes ». Les quatre victimes vivaient dans le village. Quatre des 25 voyageurs du TER, qui assurait la liaison entre Reims et Épernay, ont été légèrement blessés.
La barrière est pliée

Les circonstances de cet accident, qui s'est produit sur la D201 à 30 km de Reims, restent à établir. « A priori, le véhicule aurait percuté la barrière fermée au moment où le TER Reims-Épernay passait », a affirmé le maire. Selon la SNCF, il ne s'agit pas d'un passage à niveau considéré comme sensible, c'est-à-dire situé dans des endroits manquant de visibilité par exemple.

« La barrière » du passage à niveau « est pliée » et l'enquête en cours en donnera les raisons, a déclaré Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau. Sur place, après l'enlèvement du véhicule et de la voiture de tête du TER, les deux barrières du passage à niveau sont baissées et l'une d'elles est défoncée. La barrière était « enfoncée et le véhicule était engagé » sur les voies, a déclaré le procureur de la République de Reims Matthieu Bourrette. « Aucun élément ne permet de savoir à cette heure pour quel motif le véhicule s'était engagé alors que les signaux et le système de barriérage semblaient inviter à ne pas franchir le passage à niveau à l'approche d'un train », a-t-il indiqué.

La circulation ferroviaire devrait reprendre ce mardi. Les familles étaient reçues à la salle des fêtes d'Avenay-Val-d'Or, où une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise en place.

Le parquet de Reims a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a fait part sur Twitter lundi de sa « très vive émotion ». Le président de la Région Grand-Est, Jean Rottner, a adressé ses « pensées les plus sincères aux victimes, leurs familles ainsi qu'aux personnels de la SNCF choqués par ce drame ».