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Fr2 JT veilleurs de mémoire

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 03:38:58

France2, le JT de 13h du mardi 28 janvier

Antisémitisme : l'engagement des veilleurs de mémoire
Mardi 28 janvier, au lendemain des commémorations de la libération du camp d'Auschwitz, Emmanuel Macron a appelé à "ne rien céder à l'insupportable regain de l'antisémitisme". De nombreuses dégradations ont eu lieu ces derniers mois dans des cimetières juifs, notamment en Alsace.

Lien vers le reportage de France2

Mort de Théo Klein, incarnation du judaïsme libéral

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:51:56

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Mort de Théo Klein, incarnation du judaïsme libéral

 
L'ancien président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Théodore Klein s'est éteint à l'âge de 99 ans. Élégant, ce séducteur à l'allure d'intellectuel contestataire n'a jamais cessé de se faire l'avocat des valeurs laïques et républicaines. Né à Paris, arrière-petit-fils du grand rabbin de Colmar, il a été un des responsables de la Résistance juive en France. Président du Crif entre 1983 et 1989, il fut à l'origine de son fameux dîner annuel.

 

 
 

 

Vallée de la Bruche  Culture et mémoire Camp du Struthof : record de visites en 2019

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:53:47

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Vallée de la Bruche  Culture et mémoire
Camp du Struthof : record de visites en 2019
 

 
L'ancien camp nazi du Struthof, dans la vallée de la Bruche, attire des milliers de visiteurs, venus de toute l'Europe.
L'ancien camp nazi de Natzweiler-Struthof et son CERD (Centre européen du résistant déporté) attenant, inauguré en 2005 par Jacques Chirac, ont battu leur record de visites, l'an dernier.

200 427 personnes ont franchi leurs portes. La meilleure fréquentation datait de 2006, avec 199 303 visiteurs, la plus basse ayant été constatée en 2010, avec 154 209 entrées.

Le nouveau - depuis l'automne - directeur du CERD, Guillaume d'Andlau, fait remarquer que « dès sa mise en service en 2005, le site avait été calibré pour recevoir au moins 200 000 visiteurs par an. On peut en accueillir davantage, mais il faudra s'organiser ». Ainsi, trois guides ont d'ores et déjà suivi des formations pour accompagner des groupes scolaires. Ces derniers représentent plus de la moitié des visiteurs (103 760 en 2019, 100 733 en 2018). Des audioguides individuels pourraient également être mis en service, avec plusieurs langues disponibles.

L'ouverture du CERD-Struthof, après la pause hivernale, pourrait se faire en février, en 2021, contre début mars aujourd'hui.

Des travaux de restauration se poursuivent, notamment sur les miradors de l'enceinte des baraques des déportés. Des sondages archéologiques comme ceux opérés en 2019 sont annoncés pour cette année. La chambre à gaz, située en contrebas du camp, fera l'objet d'aménagements et d'une création d'une muséographie.

Par ailleurs, le CERD va se mettre en quête de documents, photographies, objets en rapport avec le KL Natzweiler-Struthof, que des particuliers, dans toute l'Europe, pourraient avoir en leur possession, pour des prêts ou des dons. « Nous sommes en mesure de les conserver dans de bonnes conditions », souligne Guillaume d'Andlau.

De mai 1941 à novembre 1944, le KL-Natzweiler et ses annexes ont enfermé 52 000 déportés arrêtés en Europe, 22 000 y perdront la vie.
Jean-Stéphane ARNOLD

 

 
 

 

Camp du Struthof : record de visites en 2019

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:47:34

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Camp du Struthof : record de visites en 2019
 

 

L'ancien camp nazi de Natzweiler-Struthof et son CERD (Centre européen du résistant déporté) attenant, inauguré en 2005 par Jacques Chirac, ont battu leur record de visites, l'an dernier. 200 427 personnes ont franchi leurs portes. La meilleure fréquentation datait de 2006, avec 199 303 visiteurs, la plus basse ayant été constatée en 2010, avec 154 209 entrées.

Le nouveau - depuis l'automne - directeur du CERD, Guillaume d'Andlau, fait remarquer que « dès sa mise en service en 2005, le site avait été calibré pour recevoir au moins 200 000 visiteurs par an. On peut en accueillir davantage, mais il faudra s'organiser. » Ainsi, trois guides ont d'ores et déjà suivi des formations pour accompagner des groupes scolaires. Ces derniers représentent plus de la moitié des visiteurs (103 760 en 2019, 100 733 en 2018). Des audioguides individuels pourraient également être mis en service, avec plusieurs langues disponibles.

L'ouverture du CERD-Struthof, après la pause hivernale, pourrait se faire en février, en 2021, contre début mars aujourd'hui.

Des travaux de restauration se poursuivent, notamment sur les miradors de l'enceinte des baraques des déportés. Des sondages archéologiques comme ceux opérés en 2019 sont annoncés pour cette année. La chambre à gaz, située en contrebas du camp, fera l'objet d'aménagements et d'une création d'une muséographie.
Le CERD en quête de documents

Par ailleurs, le CERD va se mettre en quête de documents, photographies, objets en rapport avec le KL Natzweiler-Struthof, que des particuliers, dans toute l'Europe, pourraient avoir en leur possession, pour des prêts ou des dons. « Nous sommes en mesure de les conserver dans de bonnes conditions », souligne Guillaume d'Andlau.

De mai 1941 à novembre 1944, le KL-Natzweiler et ses annexes ont enfermé 52 000 déportés arrêtés en Europe, 22 000 y perdront la vie.
Jean-Stéphane ARNOLD

 

 
 

« Ce n'est pas à l'habitant de payer la fermeture de Fessenheim »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:48:43

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« Ce n'est pas à l'habitant de payer la fermeture de Fessenheim »
 

 
Fessenheim, toujours et encore, plane sur l'avenir de la Communauté de communes du Pays Rhin Brisach. Le contexte, kafkaïen, est connu (notre édition du 25 septembre 2019) : à la fermeture de Fessenheim, en 2021, la commune ne touchera plus la manne financière de la centrale nucléaire (six millions d'euros) mais devra continuer à payer 2,87 millions d'euros par an au fonds national de garantie individuelle des ressources des collectivités (FNGIR). « Une double peine » résume Gérard Hug, qui a lancé avec Claude Brendel, maire de Fessenheim, un « cri d'alarme sur l'avenir de la collectivité » dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, qui reste sans réponse. « Aujourd'hui, il n'y a pas de solution. On nous a promis une neutralisation du FNGIR, mais on est toujours dans l'attente. Si on doit continuer à payer, cela posera le problème fondamental de la survie de la collectivité », prévient Gérard Hug. Survie financière, pour sûr. Survie politique également : la solidarité intercommunautaire survivra-t-elle à une telle addition ? « Nos finances ont déjà baissé de 20 % ces dernières années. Si on doit participer à la fermeture de Fessenheim, on ne s'en relèvera pas » a prévenu un conseiller au nom des petites communes.

 

 
 

 

MUNICIPALES Mulhouse

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:00:08

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MUNICIPALES

L'équipe « Mulhouse en grand avec Michèle Lutz et Jean Rottner » invite à un débat autour de la thématique : « La culture à Mulhouse : pourquoi pas pour moi ? », ce jeudi 30 janvier à 18 h 30, au local en Grand, 50 avenue du Président-Kennedy à Mulhouse.

Osons Mulhouse, la liste de Fatima Jenn, organise la prochaine réunion de quartier dédiée aux quartiers Briand-Cité-Daguerre, ce jeudi 30 janvier à 19 h, à l'amicale des boulistes, 57 avenue Aristide-Briand à Mulhouse. Les habitants de ces quartiers pourront échanger librement avec la candidate aux élections municipales à Mulhouse sur les problématiques de leur quartier. Entrée libre.

Mulhouse Cause commune organise sa troisième rencontre publique dans le quartier Cité-Briand sur la thématique du logement et de l'habitat : « Se loger mieux, se loger toutes et tous », avec Loïc Minery, tête de liste aux élections municipales, ce j eudi 30 janvier à 18 h, salle MCP Cité, 29 rue du Chanoine-Henri-Cetty à Mulhouse.
LOISIRS

Des moniteurs fédéraux du club Passion plongée Sausheim se mobiliseront le dimanche 2 février de 9 h à 12 h pour proposer gratuitement des baptêmes de plongée avec bouteille (le matériel est prêté) et d'apnée, au centre nautique Île-Napoléon à Rixheim-Habsheim. Tarif en vigueur pour l'entrée à la piscine. Une boisson chaude et une pâtisserie maison seront offertes en échange d'un don (libre), dont la somme totale sera intégralement remise à l'association Les Restos du coeur.

 

 
 

Durmenach  Cérémonie des voeux « Résister aux valeurs négatives de notre époque »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:38:21

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Durmenach  Cérémonie des voeux
« Résister aux valeurs négatives de notre époque »
Les habitants de Durmenach sont venus en nombre assister aux voeux du maire Dominique Springinsfeld dans la salle du foyer.
 

 
La partie musicale a été assurée par un quatuor de trombones.
Le sénateur René Danési, le président de la communauté de communes du Sundgau Michel Willemann, la conseillère départementale (et première adjointe au maire de Durmenach) Sabine Drexler, ainsi que de nombreux maires, maires honoraires et élus des communes avoisinantes avaient également fait le déplacement.

Après une introduction musicale d'un quatuor de trombones avec le musicien local Emmanuel Gérard, le maire Dominique Springinsfeld a présenté ses voeux à l'ensemble de l'assemblée et notamment aux 70 nouveaux habitants du village, en exhortant « à résister aux vertus négatives de notre époque ». Il précise d'emblée, qu'en cette période électorale, il ne pourra dresser un bilan, ni aborder les projets pour 2020.

Il évoquera quand même le réchauffement climatique avec les périodes de canicule en 2019 et les conséquences préoccupantes de la sécheresse sur la forêt et sur les réserves en eau.

Le maire reviendra aussi sur plusieurs temps forts de la vie de la commune comme la remise du trophée des collectivités (catégorie développement durable) en octobre pour la construction d'une halle en mélèze avec installation d'un four à pain, ou la visite de la famille Reuttner de Weyl au début de l'automne avec la plantation de trois jeunes mélèzes.

Les journées citoyennes sont également des temps forts. La première a rassemblé 120 personnes et une deuxième journée en décembre a permis la plantation d'une aire fruitière avec 59 variétés anciennes de pommiers avec l'aide des arboriculteurs du Haut-Sundgau.

En conclusion de son intervention, Dominique Springinsfeld, maire depuis 19 ans, se déclare « toujours aussi motivé avec l'ensemble de l'équipe municipale ».

Sabine Drexler, conseillère départementale, tient à adresser un message de soutien et à témoigner de son plus grand respect aux sapeurs-pompiers bénévoles, « qui ne méritent pas d'être caillassés ».

Enfin, lors de sa prise de parole, le sénateur René Danési a lancé un « appel à s'engager, chez les pompiers, dans les associations, dans les journées citoyennes, pour le bien commun », et recommande de « positiver ».

Et c'est le député Jean-Luc Reitzer, arrivé en cours de cérémonie qui clôture la cérémonie.

 

 
 

 

Élections municipales Noms de listes et slogans Les clichés et les poncifs tiennent le haut de l'affiche

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:53:17

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Élections municipales Noms de listes et slogans
Les clichés et les poncifs tiennent le haut de l'affiche
S'il devait y avoir demain une élection des slogans de campagne et des noms de liste les plus percutants et les plus innovants, les élus seraient rares. En termes électoraux, l'imagination n'est pas au pouvoir. Voyage au pays des lieux communs.
 

 
Pastiche d'une affiche électorale à Colmar, en mars 2014.
Du copier-coller. Comme s'ils s'étaient donné le mot. Comme si le conformisme rassurait. Les noms des listes municipales et leurs slogans suivent une logique immuable depuis que la publicité a pris le pas sur la propagande, au mitan des années 1980.

Une compilation rapide des appellations confirme que le phénomène se poursuit pour le scrutin des 15 et 22 mars.

« Ensemble », « avenir » et « vivre » sont les mots les plus fréquemment utilisés par les candidats alsaciens, suivis par « autrement », « agir », « vous », « tous », « pour » et « avec ».

« Agir ensemble, avec vous tous, pour vivre l'avenir autrement » : ce slogan, qui compile les termes omniprésents sur les affiches et les tracts, illustre la vacuité et l'absurdité du message politique.

Entre clichés, lieux communs et poncifs, ils enfoncent des portes ouvertes avec une obsession déprimante de ne vouloir fâcher personne -donc de séduire tout le monde-, de ne surtout pas cliver, de faire oublier les logos des partis politiques par un gloubi-boulga insipide. Et tout cela, le plus sérieusement du monde, avec un air inspiré et impénétrable.
Un changement de direction, une accélération du rythme

À Guebwiller, le maire Francis Kleitz (UDI) dit : « Poursuivons ensemble », quand son concurrent Grégory Stich (LR) clame : « Ensemble pour avancer ». Il ne s'agit surtout pas de reculer. À Châtenois, le maire Luc Adoneth veut « agir avec vous pour Châtenois », lorsque son challenger, Jean Lachmann, propose de « mieux vivre à Châtenois, à l'écoute des Castinétain(e) s ». Ailleurs, on peut entendre des slogans tout aussi rasoir : « Le bien vivre ensemble », « Servir les autres à travers l'action », « Un maire à plein temps », « Ensemble tournés vers l'avenir ».

La plupart des noms de liste marque une volonté de rupture, qu'elle soit une réalité ou une promesse électorale. Un changement de direction, une accélération du rythme ou un dépassement. En passionné de rugby, Stéphane Leyenberger (DVD) ambitionne ainsi d'« Emmener Saverne plus loin », en évitant les avants. « Kintzheim, nouveau souffle », annonce Christian Schleifer quand Stéphanie Villemin (LaREM) espère offrir « Un nouvel horizon pour Colmar ». « Hopla Réguisheim ! pour un nouveau souffle », lance Yannick Schmitt. « WAW ! Changeons ensemble », pousse Sandra Fischer-Junck (Weiler, Altenstadt, Wissembourg).
Le terme « autrement » renvoie à l'alternance

Il en va de même pour l'emploi du terme « autrement », qui renvoie lui aussi à une offre alternative, et pour le champ lexical temporel. « Demain commence aujourd'hui », ose l'écologiste Jeanne Barseghian, à Strasbourg, sans employer le futur antérieur. « Demain autrement », suggère Antoine Viola (Brunstatt-Didenheim), avec un bel esprit de synthèse, quand le député Laurent Furst (LR) promeut un : « Molsheim, l'avenir avec vous ».

Les messages explicites ne sont pas absents pour autant. Il en existe même qui sont des programmes électoraux à eux tout seul. Alain Fontanel (LaREM) défend ainsi une « Strasbourg plus verte, plus juste, plus forte », et Jeanne Barseghian une « Strasbourg écologiste et citoyenne ». Frédéric Hilbert (EELV) promeut une « écologie entreprenante, créative et solidaire » pour Colmar. Et Hélène François-Aullen affiche un : « Gueb'à Venir - Démocratie, Écologie, Solidarité ».
Une forme de permanence ou de conservation

D'autres slogans illustrent une forme de permanence ou de conservation. Le candidat du Rassemblement national, Patrick Muller, annonce clairement la couleur : « Mieux vivre chez nous à Haguenau ». « Oberhoffen-sur-Moder, on y tient », insiste Cathy Koessler quand le maire sortant Jean-Marc Deichtmann explique qu'il aimerait bien être réélu avec son « Huningue, continuons ensemble ». « Au coeur de nos villages », écrit Victor Vogt, en s'adressant aux citoyens de Gundershoffen.

L'affiche électorale est aujourd'hui le terrain privilégié des truismes et des tautologies. Les mots fourre-tout et les banalités chimériques sont parfois troublés par des injonctions : « Osons », « Imaginons », « Décidons », « Parlons ». Par les temps qui courent, un candidat se hasardera-t-il à afficher un « Marchons » ?
Franck BUCHY

 

 
 

 

Coopération transfrontalière Transports Une nouvelle passerelle sur le Rhin ?

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:56:10

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Coopération transfrontalière Transports
Une nouvelle passerelle sur le Rhin ?
Le maire d'Efringen-Kirchen a évoqué une étude de faisabilité pour une nouvelle passerelle piétons-cyclistes sur le Rhin, à hauteur de Kembs ou Rosenau. L'information a été confirmée côté alsacien de la frontière.
 

 
La passerelle des Trois Pays entre Huningue et Weil va-t-elle avoir un jour une petite soeur un peu en aval, à hauteur de Kembs ou Rosenau ? Une étude de faisabilité devrait être menée cette année.
Un pont entre Rosenau l'Alsacienne et Istein la Badoise, sa commune mère ? L'idée n'est pas nouvelle ; elle a été évoquée à plusieurs reprises par le passé... Mais, faute de moyens, il n'en a plus été question. Le projet serait pourtant amené à renaître, a confié Philipp Schmid, le maire d'Efringen-Kirchen (qui a englobé le village d'Istein) dans ses voeux de Nouvel An - comme l'ont mentionné nos confrères de la Badische Zeitung.

Il serait question d'une passerelle pour vélos et pour piétons, qui devrait relier les deux rives du Rhin et servir au petit trafic transfrontalier. Elle pourrait être construite sur le ban d'Efringen-Kirchen côté badois, et sur celui de Rosenau ou de Kembs côté français. Philipp Schmid a indiqué que le projet pourrait se faire avec le soutien du groupe de projets IBA Rheinliebe (dans lequel les trois communes précitées sont impliquées).
Étude de faisabilité en 2020

Grâce à ce groupe de projets, et depuis des années, des projets transfrontaliers sont conçus - avec de premières conclusions attendues cette année. Mais IBA ne doit pas s'arrêter en 2020, c'est aussi un processus qui doit se poursuivre au fil des ans, avec le Rhin comme lien. Quant au financement, il pourrait se faire notamment - et en partie - via les fonds Interreg.

Côté alsacien de la frontière, Gérard Kielwasser, maire de Kembs, indique qu'une étude de faisabilité devrait se faire au courant de cette année 2020. « Les trois communes se partageraient les coûts, quelque 5 000 EUR chacune, avant de se tourner vers les autres partenaires possibles », comme Saint-Louis Agglomération ou la Petite Camargue alsacienne.
Trois secteurs envisagés

Le directeur de cette dernière, Philippe Knibiely, confirme ces informations : « Une étude de faisabilité est bien envisagée. Trois secteurs ont été prédéfinis pour le passage hypothétique de la passerelle. Le tracé passe forcément en partie par la Petite Camargue. Nous laissons faire cette étude... Mais la passerelle n'est pas encore construite ! »

Côté allemand en effet, les rives du Vieux Rhin sont en plein chantier - un chantier au long cours, dans le cadre de l'IRP, Integriertes Rheinprogramm, qui doit décaisser 17 km² le long du fleuve. Objectif : permettre de créer de nouvelles zones inondables, et ainsi éviter des inondations en aval, au niveau de Köln.
Une boucle pour les piétons et les cyclistes

Cela n'est pas sans conséquence sur la passerelle à créer et en projet : « Avec ces travaux sur le Vieux Rhin, elle aurait deux fois la portée de celle de Huningue », commente Philippe Knibiely. Avec des conséquences évidentes sur le financement : celle de Huningue a coûté quelque 9 M EUR à l'époque...

« Cela dit, cette passerelle permettrait de faire la boucle avec celle, plus en amont, de Village-Neuf, pour les piétons et les cyclistes », précise le directeur de la Petite Camargue. L'étude de faisabilité qui doit venir devra dire si, oui ou non, la construire est chose possible, et à quel prix. Comme un écho au célèbre haïku de la poétesse villageneuvoise Lina Ritter, « Worum trennt uns e Rhi ?/ Àss mìr zeige chenne/wia me Brucke Bäut. » (Pourquoi un Rhin nous sépare-t-il ? Pour que nous puissions montrer comment on construit les ponts). En l'occurrence, pour celui dont nous parlons aujourd'hui, l'horizon serait « 2022-2023 », au mieux, avance Gérard Kielwasser.
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

Fiscalité  Revenus Baisse des impôts, c'est maintenant

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:49:48

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Fiscalité  Revenus
Baisse des impôts, c'est maintenant
Environ 17 millions de foyers vont commencer à bénéficier de la baisse des barèmes de l'impôt sur le revenu annoncée par Emmanuel Macron après la crise des gilets jaunes.
 

 
Elle sera visible dans quelques jours sur la feuille de paie... du moins si l'on fait partie des 17 millions de foyers français à en bénéficier. La baisse de l'impôt sur le revenu décidée par Emmanuel Macron à l'issue du Grand débat national s'apprête à devenir effective : les nouveaux barèmes seront appliqués dès ce mois de janvier, automatiquement répercutés sur le prélèvement à la source.

La baisse porte sur un montant de cinq milliards d'euros (l'impôt sur le revenu rapportant chaque année environ 70 milliards d'euros à l'État). Elle concerne les classes populaires - cibles d'une mesure pensée en réponse à la crise des gilets jaunes. Seuls les contribuables assujettis aux deux premières tranches en bénéficieront.

Les contribuables relevant de la première tranche verront ainsi leur taux baisser de trois points (de 14 à 11 %) : cette mesure concerne environ 12 millions de foyers, pour un gain moyen de 350 euros, selon Bercy. Les contribuables assujettis à la deuxième tranche bénéficieront également d'un coup de pouce, de l'ordre de 180 euros.
310 000 foyers fiscaux concernés dans le Bas-Rhin, 209 000 dans le Haut-Rhin

Et au-delà ? Pas de gain : cette baisse de l'imposition est réservée aux foyers modestes, et une série de mécanismes ont été prévus pour « neutraliser » la baisse des barèmes pour les foyers atteignant les tranches supérieures. Le ministère a mis en ligne un simulateur permettant de déterminer le montant de sa baisse d'impôt sur le revenu.

En Alsace, cette baisse concerne 310 000 foyers fiscaux dans le Bas-Rhin, 209 000 dans le Haut-Rhin. En moyenne, ils paieront 316 (Bas-Rhin) et 309 euros (Haut-Rhin) en moins.
Un simulateur à retrouver sur impots.gouv.fr

Un simulateur à retrouver sur impots.gouv.fr

 
 

 

Baisse des impôts, c'est maintenant

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:27:53

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Baisse des impôts, c'est maintenant
 

 
Elle sera visible dans quelques jours sur la feuille de paie... du moins si l'on fait partie des 17 millions de foyers français à en bénéficier. La baisse de l'impôt sur le revenu décidée par Emmanuel Macron à l'issue du Grand débat national s'apprête à devenir effective : les nouveaux barèmes seront appliqués dès ce mois de janvier, automatiquement répercutés sur le prélèvement à la source.

La baisse porte sur un montant de cinq milliards d'euros (l'impôt sur le revenu rapportant chaque année environ 70 milliards d'euros à l'État). Elle ne concerne toutefois que les classes populaires - cibles d'une mesure essentiellement pensée comme réponse à la crise des gilets jaunes. Concrètement, seuls les contribuables assujettis aux deux premières tranches en bénéficieront.
Un gain moyen de 350 euros

Les contribuables relevant de la première tranche verront ainsi leur taux baisser de trois points (de 14 à 11 %) : cette mesure concerne environ 12 millions de foyers, pour un gain moyen de 350 euros, selon Bercy. Les contribuables assujettis à la deuxième tranche bénéficieront également d'un coup de pouce, de l'ordre de 180 euros.

Et au-delà ? Pas de gain : cette baisse de l'imposition est réservée aux foyers modestes, et une série de mécanismes ont été prévus pour « neutraliser » la baisse des barèmes pour les foyers atteignant les tranches supérieures. Le ministère a mis en ligne un simulateur permettant de déterminer le montant de sa baisse d'impôt sur le revenu.

En Alsace, cette baisse concerne 310 000 foyers fiscaux dans le Bas-Rhin, 209 000 dans le Haut-Rhin. En moyenne, ils paieront 316 (Bas-Rhin) et 309 euros (Haut-Rhin) en moins.
Un simulateur à retrouver sur impots.gouv.fr

 

 
 

Politique  Assemblée Retraites : les rebiffades de l'opposition

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:50:35

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Politique  Assemblée
Retraites : les rebiffades de l'opposition
Le projet de réforme des retraites a été présenté, pour des travaux préalables, à l'Assemblée Nationale ce mardi. Entre contestations des présidents de groupes d'opposition et happening des députés LR, l'ambiance est déjà tendue.
 

 
Happening des LR, critiques par toutes les oppositions des travaux préalables et de la procédure accélérée, qui prévoit une réduction de la navette parlementaire... Les premiers pas, mardi, de la réforme des retraites à l'Assemblée nationale ont été laborieux. En conférence des présidents de l'Assemblée, quatre groupes politiques - LR, PS, PCF et LFI - ont contesté l'étude d'impact accompagnant les projets de loi, jugée « incomplète et insincère », et demandé la saisine du Conseil constitutionnel ainsi qu'un report des débats... en vain.

Des dizaines de députés LR ont enfoncé le clou peu après : ceints de leur écharpe tricolore, ils ont débarqué salle des Quatre-Colonnes pour dénoncer « l'amateurisme » du gouvernement.

La séance des questions au gouvernement dans l'après-midi a été un nouveau moment de profond clivage. « Vous avez décidé de passer en force, mais il n'est pas trop tard pour ranger au placard votre réforme », a tonné le président des députés communistes, André Chassaigne.

Le Premier ministre a dénoncé, en réponse, des « postures » et défendu une « bonne réforme, qui sera massivement redistributive, y compris pour les Français les plus modestes ».

Une avalanche d'amendements et d'ordonnances est promise par les députés d'opposition, afin de ralentir au maximum les débats.

 

 
 

 

Les retraités européens vont être taxés

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:28:42

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Les retraités européens vont être taxés
 

 
Fin d'un eldorado. Le Portugal va taxer à hauteur de 10 % les retraités européens. Jusqu'ici, ils bénéficiaient d'une exonération d'impôts sur leurs pensions pendant dix ans, à condition de résider dans le pays au moins six mois par an.

La mesure avait été prise en 2009, en pleine crise financière. Non sans succès, ce statut ayant fait du Portugal - notamment Lisbonne et les stations balnéaires du sud - la destination préférée des retraités européens, français en particulier.

La mesure ne s'appliquera qu'aux nouveaux arrivants, a précisé le gouvernement.

Le Portugal est dirigé par le socialiste Antonio Costa. Au pouvoir depuis 2015, il a vu son mandat renouvelé par les urnes, en octobre dernier. Profitant de la conjoncture favorable, l'homme a su mener une politique de relance du pouvoir d'achat, qui a plu à un peuple malmené par les cures d'austérité, tout en maintenant le redressement des comptes publics.

Les pompiers cessent leur mobilisation

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:32:41

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Photo Bertrand GUAY/AFP
Les pompiers cessent leur mobilisation

Les syndicats de pompiers professionnels ont annoncé mardi soir la fin de leur mobilisation entamée l'été dernier. Le gouvernement s'est notamment engagé à revaloriser dès l'été prochain la prime de feu à 25 % du salaire de base (contre 19 % actuellement) et à préserver les mécanismes permettant aux pompiers de partir en retraite anticipée en échange de cotisations supplémentaires. Peu avant, des heurts ont eu lieu à Paris entre forces de l'ordre et pompiers.

 

 
 

Transports  Le baromètre des mobilités du quotidien pointe les inégalités territoriales La souffrance des "immobiles"

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:46:08

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Transports  Le baromètre des mobilités du quotidien pointe les inégalités territoriales
La souffrance des "immobiles"
Près de 13 millions de Français sont handicapés par l'absence d'offre de transport public sur leur territoire. La Fondation Nicolas-Hulot appelle les élus à mettre en place des solutions de mobilité qui associent social et écologie. Un enjeu clé pour les municipales.
 

 
La Fondation Nicolas-Hulot pour la Nature et l'Homme et Wimoov plaident pour faire du vélo une vraie alternative écolo à l'absence de mobilité.
On les appelle "les immobiles". Sept millions d'actifs et cinq millions de seniors rencontrent des difficultés de transports pour des raisons matérielles, physiques ou financières. Avec des conséquences sur leur quotidien : « Beaucoup de publics précaires renoncent à un emploi, un service, un rendez-vous de médecin pour une question de mobilité », observe Mathieu Alapetite, directeur de la communication de Wimoov, structure qui propose des solutions de déplacement aux personnes en situation de fragilité.
Renoncer à un emploi

Un peu moins d'un tiers des Français (27 %) a déjà renoncé à un emploi pour des raisons de mobilité. Dans les publics défavorisés, ils sont 43 % (contre 17 % chez les plus aisés, selon le baromètre des mobilités FNH-Wimoov). Certains font même une croix sur une vie sociale : une personne sur quatre, parmi les plus modestes, déclare ne pas sortir de chez elle plus de deux à trois fois par semaine.

Les inégalités territoriales creusent les écarts sociaux. Dans les zones blanches de mobilité, où l'offre de transports publics est insuffisante, la voiture reste la seule option. Avec un coût important. Le budget mensuel consacré aux transports s'élève à 109 euros en France, selon le baromètre. Avec de gros écarts entre l'urbain, 90 euros, et le rural, 141 euros.

Coralie, 30 ans, a essuyé coup sur coup deux refus à des offres d'emploi pour cause d'absence de moyen de transport. La jeune femme habite dans une zone rurale de l'Ariège. Elle a une formation d'auxiliaire de vie, mais pas de permis ni de voiture.

« Quand j'ai vu l'annonce pour fairede l'aide à domicile, j'ai répondu, j'avais le profil. Mais l'agence de recrutement m'a dit que c'était pas envisageable. Dans ma ville, de taille moyenne, il n'y a pas de bus et elle m'a dit que si la personne avait besoin que j'aille faire une course pour elle, sans moyen de transport ce n'était pas possible. »
Le vélo, une alternative

Auparavant, elle trouvait des moyens : « J'ai travaillé à Toulouse et il y avait les tramways. Quand j'habitais près de Soissons, on organisait des covoiturage avec des collègues. Mais, là c'est pas possible », poursuit Coralie qui s'est installée dans cette zone rurale et montagnarde il y a quelques mois.

Sa conseillère Pôle emploi lui a proposé une alternative. Elle l'a mise en contact avec Wimoov, qui a monté un dossier de subventions pour acheter un vélo.

« Les 187 euros ont été totalement pris en charge et on est allé acheter le vélo et les protections à Décathlon », se réjouit Coralie qui s'apprête à enchaîner les kilomètres en deux roues.

Elle vient de signer deux CDI - l'un de 20 heures hebdomadaires, l'autre de 6 heures - pour des missions de nettoyage, de 6 à 9 heures, dans un supermarché de sa ville, et dans une autre commune à proximité.
Élodie BECU

 

 
 

 

Transports La souffrance des "immobiles"

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:24:36

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Transports La souffrance des "immobiles"
 

 
La Fondation Nicolas-Hulot pour la Nature et l'Homme et Wimoov plaident pour faire du vélo une vraie alternative écolo à l'absence de mobilité. Photo Julio PELAEZ
On les appelle "les immobiles". Sept millions d'actifs et cinq millions de seniors rencontrent des difficultés de transports pour des raisons matérielles, physiques ou financières. Avec des conséquences sur leur quotidien : « Beaucoup de publics précaires renoncent à un emploi, un service, un rendez-vous de médecin pour une question de mobilité », observe Mathieu Alapetite, directeur de la communication de Wimoov, structure qui propose des solutions de déplacement aux personnes en situation de fragilité.
Renoncer à un emploi

Un peu moins d'un tiers des Français (27 %) a déjà renoncé à un emploi pour des raisons de mobilité. Dans les publics défavorisés, ils sont 43 % (contre 17 % chez les plus aisés, selon le baromètre des mobilités FNH-Wimoov). Certains font même une croix sur une vie sociale : une personne sur quatre, parmi les plus modestes, déclare ne pas sortir de chez elle plus de deux à trois fois par semaine.

Les inégalités territoriales creusent les écarts sociaux. Dans les zones blanches de mobilité, où l'offre de transports publics est insuffisante, la voiture reste la seule option. Avec un coût important. Le budget mensuel consacré aux transports s'élève à 109 euros en France, selon le baromètre. Avec de gros écarts entre l'urbain, 90 euros, et le rural, 141 euros.

Coralie, 30 ans, a essuyé coup sur coup deux refus à des offres d'emploi pour cause d'absence de moyen de transport. La jeune femme habite dans une zone rurale de l'Ariège. Elle a une formation d'auxiliaire de vie, mais pas de permis ni de voiture.

« Quand j'ai vu l'annonce pour fairede l'aide à domicile, j'ai répondu, j'avais le profil. Mais l'agence de recrutement m'a dit que c'était pas envisageable. Dans ma ville, de taille moyenne, il n'y a pas de bus et elle m'a dit que si la personne avait besoin que j'aille faire une course pour elle, sans moyen de transport ce n'était pas possible. »
Le vélo, une alternative

Auparavant, elle trouvait des moyens : « J'ai travaillé à Toulouse et il y avait les tramways. Quand j'habitais près de Soissons, on organisait des covoiturage avec des collègues. Mais, là c'est pas possible », poursuit Coralie qui s'est installée dans cette zone rurale et montagnarde il y a quelques mois.

Sa conseillère Pôle emploi lui a proposé une alternative. Elle l'a mise en contact avec Wimoov, qui a monté un dossier de subventions pour acheter un vélo.

« Les 187 euros ont été totalement pris en charge et on est allé acheter le vélo et les protections à Décathlon », se réjouit Coralie qui s'apprête à enchaîner les kilomètres en deux roues.

Elle vient de signer deux CDI - l'un de 20 heures hebdomadaires, l'autre de 6 heures - pour des missions de nettoyage, de 6 à 9 heures, dans un supermarché de sa ville, et dans une autre commune à proximité.
Élodie BECU

 

 
 

Fini, les poussins broyés

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:26:12

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Fini, les poussins broyés
 

 
 Photo AFP /JOEL SAGET
Les poussins mâles euthanasiés en masse façon carcasse de voiture, les porcelets émasculés à vif : « Ce sera terminé fin 2021 »... Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, l'a certifié ce mardi matin. Et ce n'est que le début. « Le ministère va publier des textes réglementaires dans les toutes prochaines semaines pour aller vers l'interdiction des pratiques douloureuses dans l'élevage », ajoute Didier Guillaume également aux petits soins pour les animaux de compagnie (ci-contre).
L'animal politique

Car le bien-être animal, c'est éminemment politique. La bonne cause du moment. Tendance comme tout ce qui est « responsable » pour la planète. Les vidéos dans les abattoirs, les campagnes contre les bêtes de cirques, les croisades des vegans contre la viande, l'engouement pour les filières d'élevage ou les soins d'animaux dans les lycées agricoles, les 2,2 % du parti animaliste aux Européennes... La cause animale fédère. Elle s'est invitée au séminaire gouvernemental et deviendra l'objet d'une mission parlementaire.
« Mettez des chats sur Facebook »

« Plutôt que mettre des choses compliquées et techniques sur vos comptes Twitter et Facebook, mettez des photos de chats et de chiens. Vous montrerez que vous avez du coeur et de l'émotion. On est dans les élections municipales, la condition animale c'est un sujet », a doctement expliqué le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin à ses collègues, fier d'avoir nommé - lorsqu'il était maire de Tourcoing - le premier adjoint au maire délégué à la condition animale.

Sauf que l'euthanasie du rejeton mâle de la poule pondeuse et le « bistournage » du porcelet posent des questions plus techniques et économiques que sentimentales. La filière avicole ne peut se permettre de laisser les poussins qui ne pondront jamais devenir poulets ou coqs sous peine de mettre en faillite des milliers d'exploitations.

Trop de becs à nourrir. En plus, ce serait anti-écolo : la France devrait pomper des rivières entières pour irriguer les champs de maïs nécessaires à leur pitance. Ou, horreur suprême, planter du maïs OGM, moins consommateur en arrosages. Le ministre l'admet : « L'objectif, c'est de forcer les entreprises, la recherche, à trouver la technique qui marche à grande échelle. » Les agronomes travaillent sur l'élimination des mâles avant éclosion de l'oeuf.

Concernant le porc, abolir l'ablation « seule alternative viable pour l'animal et l'éleveur », selon l'association Welfarm, risque de s'avérer dévastateur pour la filière : la viande du verrat, un animal vorace, méchant et omnivore, est très dure, moins transformable. Et surtout elle peut sentir vraiment très mauvais à la cuisson.

Impossible d'obtenir des labels de qualité comme le jambon de Bayonne sans émasculer. L'interprofession basque réagissait dès l'annonce : « Nos concurrents espagnols et polonais n'attendent que ça pour nous déborder sur les labels comme sur l'ordinaire. »

Le ministre le concède : « Si la France imposait une interdiction brutale, les gens continueraient à manger des produits importés, et les éleveurs français seraient les grands perdants. »

Ces derniers devront donc d'abord anesthésier le cochon français avant de sortir le scalpel. Ces mesures sont jugées insuffisantes par les militants du bien-être animal. « On est bien loin de la révolution promise ! », a posté sur Twitter la Fondation 30 millions d'amis, relayée par la Fondation Bardot, L214...
Foie gras et corridas, on garde

D'autres mesures sur l'étiquetage du mode d'élevage et les bâtiments fermiers complètent le plan. « Il y a le bien-être animal, mais je suis aussi attaché au bien-être de l'éleveur, c'est très important », pondère le ministre.

Entre activistes associatifs et éleveurs, entre écologie et économie, le gouvernement marche sur des oeufs. Ainsi pas question de transposer dans la loi française l'interdiction européenne du gavage des oies et des canards qui détruirait des milliers d'emplois et décevrait des millions de consommateurs de foie gras.

Didier Guillaume, évacue le dossier de la corrida : « Je ne suis pas sûr qu'il faille revenir sur ce sujet. » Faut pas pousser le taureau dans l'arène. D'abord, le ministre est candidat à la mairie de Biarritz. Ensuite, dit-il, « c'est une pratique culturelle et traditionnelle ».
Pascal JALABERT

 

 
 

Le réchauffement menace les vignes

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:30:44

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Le réchauffement menace les vignes
 

 
Plus de la moitié des régions viticoles actuelles pourraient disparaître avec un réchauffement de deux degrés, objectif de l'accord de Paris... Pire, ce pourrait être jusqu'à 85 % avec un réchauffement de quatre degrés.

Telles sont les prévisions d'une une étude publiée mardi dans la revue américaine PNAS, et réalisée notamment par des chercheurs français de l'Institut national de recherche en agriculture, alimentation et environnement (Inrae).

Sans surprise, les régions au climat déjà plus chaud subiraient les plus grandes pertes, les pays méditerranéens comme l'Italie ou l'Espagne perdant environ 65 % de leur vignoble, avec peu de gains de territoires (moins de 10 %).

Les régions de latitudes plus élevées, comme la Nouvelle-Zélande ou le nord des États-Unis auraient à l'opposé principalement des gains. Des pays en zones plus tempérées, comme la France ou l'Allemagne, enregistreraient autant de pertes que de gains (20 %).
Du mourvèdre en Bourgogne

Les chercheurs soulignent que les pertes pourraient être mitigées par des modifications d'encépagement. Des variétés tardives et supportant mieux la chaleur telles que la syrah, le grenache et le mourvèdre qui pourraient ainsi beaucoup plus se développer dans les régions viticoles actuelles, alors que des variétés précoces telles que le chasselas, le pinot noir et le chardonnay pourraient se répandre dans des régions plus septentrionales.

De tels changements entraîneraient des « défis complexes, mais pas insurmontables », alors que la viticulture est par exemple en France régie par un système strict d'appellation.

Les auteurs imaginent ainsi que le traditionnel pinot noir de Bourgogne pourrait être un jour remplacé « par le mourvèdre ou le grenache aimant la chaleur ».

HERRLISHEIM Urbanisme Révision du PLU : prise illégale d'intérêts ?

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:07:54

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HERRLISHEIM Urbanisme
Révision du PLU : prise illégale d'intérêts ?
L'enquête publique sur la révision du PLU de Herrlisheim évoque une possible prise illégale d'intérêts. Deux adjoints auraient profité de leur position pour rendre leurs terrains constructibles, tandis que des propriétaires voyaient leurs parcelles rétrogradées en zones non constructibles.
 

 
Dans le projet de révision du Plan local d'urbanisme (PLU) de Herrlisheim, plusieurs parcelles situées au sud-ouest de la commune, entre le terrain de tennis et le terrain de football, jusque-là constructibles, deviennent inconstructibles.
Désigné en juin 2019 par le tribunal administratif de Strasbourg, le commissaire enquêteur Jean-Claude Braun a rendu - le 21 novembre - un avis défavorable sur le projet de révision du Plan local d'urbanisme (PLU) de Herrlisheim-près-Colmar. Une décision rare qui intervient dans moins de 1 % des enquêtes publiques. En cause, des contestations par des propriétaires privés du statut de plusieurs parcelles situées entre le terrain de tennis et le terrain de football, au sud-ouest de la commune, de l'autre côté de la voie de chemin de fer Strasbourg-Bâle. « Notre terrain situé à proximité des terrains de tennis - lieu-dit du Langenstein -, qui était constructible jusqu'à présent, devient non constructible dans le nouveau PLU », écrit Vivien François au commissaire enquêteur (*). « La décision prise par la mairie de Herrlisheim est motivée par un souci de limiter l'étalement urbain, ce qui en soit est une bonne idée, mais il me semble que le mal est déjà fait concernant les parcelles visées par la révision. La voie de chemin de fer ne peut plus être considérée comme la limite de la ville du fait des constructions et des aménagements qui ont été réalisés au-delà de cette limite. La zone urbanisée s'étend de fait jusqu'aux terrains de tennis. »
Refiler le bébé à la prochaine équipe municipale ?

Propriétaire d'un terrain dans le même secteur, Henri Polimeni demande également son maintien en zone UC (vocation mixte habitat, services et équipements). Dans son courrier à Jean-Claude Braun, il évoque « une discrimination incontestable » puisque des terrains voisins appartenant à l'adjoint au maire Hugues Bannwarth sont dorénavant classés en zone constructible. « L'on peut considérer qu'il s'agit donc d'une prise illégale d'intérêts », ajoute-t-il.

M. et Mme Erhart Bernard utilisent la même qualification envers l'adjoint Hugues Bannwarth, ajoutant que le cousin d'un autre adjoint au maire, Jérôme Bauer, a été autorisé à construire une maison d'habitation dans une zone sensible. Ils relèvent : « On autorise des zones constructibles dans des secteurs sensibles " risques d'inondation" (route de Niederhergheim et route de Sainte-Croix-en-Plaine), alors qu'on exclut les zones constructibles et viabilisées. »

Dans ses conclusions, le commissaire enquêteur considère que « dans le contexte actuel et dans le doute de cette suspicion qui règne sur la régularité dans l'élaboration du projet du PLU, suspicion qui n'a pas été confirmée ni infirmée en réponse à mon procès-verbal de synthèse », il ne peut qu'émettre un avis défavorable.

Contacté, le maire de Herrlisheim-près-Colmar Gérard Hirtz affirme que certaines des assertions reprises dans l'enquête publique, notamment celles liées à la prise illégale d'intérêts, « sont fausses ». Le sujet sera à l'ordre du jour du prochain conseil municipal, qui aura lieu le 17 ou le 27 février. Lors de cette séance, soit les membres du conseil décideront de ne pas tenir compte de l'avis défavorable du commissaire enquêteur, soit ils reconnaîtront l'irrégularité de l'élaboration du projet, soit, hypothèse plus probable, ils refileront le bébé à leurs successeurs, le maire actuel ne briguant pas un nouveau mandat.
Véronique BERKANI À CONSULTER (*) Extrait d'« Enquête publique. Révision du Plan local d'urbanisme et zonage d'assainissement de la commune de Herrlisheim-près-Colmar », consultable sur www.herrlisheim-pres-colmar.fr

À CONSULTER (*) Extrait d'« Enquête publique. Révision du Plan local d'urbanisme et zonage d'assainissement de la commune de Herrlisheim-près-Colmar », consultable sur www.herrlisheim-pres-colmar.fr

 
 

 

PFASTATT  Élections municipales Nicolas Zimmermann : « jeunesse et expérience »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:59:35

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PFASTATT  Élections municipales
Nicolas Zimmermann : « jeunesse et expérience »
Après avoir animé quatre réunions publiques, Nicolas Zimmermann a constitué sa liste « Pfastatt, décidons ensemble » pour les prochaines élections municipales et met l'accent sur la démocratie participative.
 

 
Nicolas Zimmermann a constitué une liste de « personnes qui veulent avancer pour la commune ».
Nicolas Zimmermann s'était déclaré candidat aux élections municipales dès le 21 mars 2019 ( L'Alsace du 12 avril), « pour préparer mon projet », rappelle-t-il. Depuis, il a animé quatre réunions de quartier : « On a discuté avec les habitants de Pfastatt, noté leurs attentes, échangé sur beaucoup de sujets : la sécurité, la démocratie participative, la voirie, les associations et les manifestations, le commerce de proximité, le développement durable. On a brossé toutes les thématiques qui touchent une commune. »
« Une liste d'entente communale »

À partir de quoi il a élaboré un programme et constitué son équipe, « Pfastatt, décidons ensemble ». « Nous mettons l'accent sur la démocratie participative, explique-t-il. C'est la nouveauté : on n'a jamais vraiment concerté la population sur de gros projets ; les 29 élus décident pour la population. Il faut remettre les habitants dans le processus décisionnel durant tout le mandat ». Pour ce faire, ce célibataire sans enfant, assistant de justice auprès de la procureure de Mulhouse et collaborateur politique auprès des élus du Département, compte mettre en place trois conseils de quartier.

« Je souhaite fédérer toutes les énergies positives pour développer le territoire de Pfastatt, annonce encore Nicolas Zimmermann. Dans l'équipe, il y a toutes les sensibilités politiques : c'est une liste d'entente communale dont la moyenne d'âge est de 49 ans. »

Lui en affiche 29 : « Ce qui fait ma force, ce sont la jeunesse et l'expérience, affirme-t-il. J'ai une expérience de six ans d'élu au conseil municipal et je connais très bien l'institution administrative de par ma formation de juriste. » Il cite encore, parmi les enjeux : « la sécurité, le développement durable et il y a un véritable défi intergénérationnel qui nous attend. Il faut renouer le dialogue entre jeunes et anciens et ne pas faire de clivage. »
Antoinette OBER

 

 
 

 

Pfastatt Nicolas Zimmermann : « jeunesse et expérience »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:15:23

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Pfastatt Nicolas Zimmermann : « jeunesse et expérience »
 

 
Nicolas Zimmermann a constitué une liste de « personnes qui veulent avancer pour la commune ». Photo L'Alsace /A.O.
Nicolas Zimmermann s'était déclaré candidat aux élections municipales dès le 21 mars 2019 ( L'Alsace du 12 avril), « pour préparer mon projet », rappelle-t-il. Depuis, il a animé quatre réunions de quartier : « On a discuté avec les habitants de Pfastatt, noté leurs attentes, échangé sur beaucoup de sujets : la sécurité, la démocratie participative, la voirie, les associations et les manifestations, le commerce de proximité, le développement durable. On a brossé toutes les thématiques qui touchent une commune. »
« Une liste d'entente communale »

À partir de quoi il a élaboré un programme et constitué son équipe, « Pfastatt, décidons ensemble ». « Nous mettons l'accent sur la démocratie participative, explique-t-il. C'est la nouveauté : on n'a jamais vraiment consulté la population sur de gros projets ; les 29 élus décident pour la population. Il faut remettre les habitants dans le processus décisionnel durant tout le mandat ». Pour ce faire, ce célibataire sans enfant, assistant de justice auprès de la procureure de Mulhouse et collaborateur politique auprès des élus du Département, compte mettre en place trois conseils de quartier.

« Je souhaite fédérer toutes les énergies positives pour développer le territoire de Pfastatt, annonce encore Nicolas Zimmermann. Dans l'équipe, il y a toutes les sensibilités politiques : c'est une liste d'entente communale dont la moyenne d'âge est de 49 ans. »

Lui en affiche 29 : « Ce qui fait ma force, ce sont la jeunesse et l'expérience, affirme-t-il. J'ai une expérience de six ans d'élu au conseil municipal et je connais très bien l'institution administrative de par ma formation de juriste. » Il cite encore, parmi les enjeux : « la sécurité, le développement durable et il y a un véritable défi intergénérationnel qui nous attend. Il faut renouer le dialogue entre jeunes et anciens et ne pas faire de clivage. »
Antoinette OBER

Vieux-Thann  Voeux de Nouvel An Des invités d'honneur pour bien entamer l'année

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:37:24

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Vieux-Thann  Voeux de Nouvel An
Des invités d'honneur pour bien entamer l'année
Dimanche matin, les Vieux-Thannois ont été conviés à la salle Sainte-Odile pour assister aux traditionnels voeux du maire Daniel Neff et de son conseil municipal pour l'année 2020.
 

 
Le maire de Vieux-Thann pendant son discours.
La cérémonie des voeux a débuté sous les airs des musiques réunies de Vieux-Thann et de Bitschwiller-lès-Thann, sous la direction de Bernard Meyer. Avant de saluer les diverses personnalités présentes dans la salle, le maire a partagé avec ses concitoyens une pensée pour l'adjoint Michel Joly, décédé il y a peu, et pour l'ancien policier municipal, Gaston Fischer, décédé la semaine passée.

Le maire a accueilli la sénatrice Catherine Troendlé, le député Raphaël Schellenberger, le vice-président de la Région du Grand Est, Jean-Paul Omeyer, François Horny, premier vice-président de la communauté de communes de Thann-Cernay et président du Pays Thur Doller et le conseiller départemental du Haut-Rhin, Pascal Ferrari. Beaucoup de maires des communes des deux vallées ainsi que des maires honoraires étaient présents avec leurs adjoints.

Le maire n'a pas oublié ses administrés, ni les pompiers, la police la gendarmerie, l'ONF, les brigades vertes ainsi que les associations et autres professions faisant « honneur » à la commune.
Un jumelage honoré

À noter des salutations toutes particulières à Trudpert Hurst, maire de la ville allemande de Rammersweier, jumelée à Vieux-Thann. Accompagné de son épouse, le maire allemand a fait l'honneur à la ville de sa présence. Le consul de Hongrie, Richard Jungto, était également présent parmi les élus, à côté de Jean-Paul Heider, conseiller régional et vice-président honoraire de la Région Alsace. Après la projection d'une vidéo retraçant les activités de la commune de l'année 2019, les projets et réalisations pour l'année 2020 ont été énumérés dans le détail. Le travail des services techniques a d'ailleurs été souligné par le premier magistrat ainsi que ceux de l'administration.
Prises de paroles

Avant de passer au verre de l'amitié, les personnalités politiques ont pris la parole. Pascal Ferrari, conseiller départemental du Haut-Rhin, a détaillé les initiatives de l'assemblée départementale en faveur des communes du Haut-Rhin. Il a rappelé la naissance, en 2021, de la Communauté européenne d'Alsace et en a énuméré ses nouvelles compétences. Jean-Paul Omeyer, vice-président de la région Grand Est, a insisté sur les avantages de la grande région, en soulignant fortement que « rien ne la fera renoncer aux initiatives et projets en cours et à venir. »

François Horny a donné le bilan et les perspectives pour la communauté de communes en expliquant le bilan et les projets de l'intercommunalité. Catherine Troendlé a repassé en revue l'actualité nationale en soulignant, en particulier, les événements qui se déroulent dans le pays depuis quelques mois. Le député Raphaël Schellenberger a terminé les discours en expliquant que parmi toutes les collectivités d'un pays, « la commune est le seul endroit qui rassemble le plus étroitement les citoyens et élus de façon amicale pour la gestion du bien public. »
Dominique PY

 

 
 

 

ILLFURTH  Voeux du maire « Il fait bon vivre à Illfurth ! »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:37:49

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ILLFURTH  Voeux du maire
« Il fait bon vivre à Illfurth ! »
Le maire d'Illfurth, Christian Sutter, a présenté ses voeux aux habitants et aux forces vives de sa commune, vendredi soir, dans une salle polyvalente comble. Une cérémonie sobre et sans fioriture pour l'édile, qui briguera un deuxième mandat en mars.
 

 
L'association Aide et loisirs a remis un chèque de 500 euros à Caritas.
Le célèbre orchestre d'accordéon du Sundgau, dirigé par Philippe Rey, a ouvert en musique la cinquième cérémonie de voeux du maire d'Illfurth, vendredi 24 janvier, dans la salle polyvalente. Comme de coutume depuis son élection en 2014, c'est à la fin du mois de janvier que Christian Sutter s'installe au pupitre pour présenter ses voeux à la population, au personnel communal, à l'équipe municipale, aux forces vives du village et aux élus, venus en nombre. Il a d'abord commenté une rétrospective en images des grands événements qui ont rythmé la vie du village en 2019, avant de souhaiter la bienvenue à 50 nouvelles familles, soit 110 personnes. Preuve qu'« il fait bon vivre à Illfurth ! », s'est plu à répéter le maire.
Environnement

S'inquiétant des « effets du réchauffement climatique que nous subissons depuis quelques années », le maire a cité les actions communales menées en faveur de l'environnement : limitation des arrosages et des apports d'engrais, proscription des produits phytosanitaires, installation d'ampoules à leds pour l'éclairage public. Elles sont « très modestes, mais démontrent une réelle prise de conscience ». À l'échelle du territoire, la communauté de communes Sundgau (CCS), dont il est le 4e vice-président en charge du développement économique, porte le Plan climat air énergie territorial (PCAET), qui vient d'être validé. Ce plan prévoit, « au travers d'un ambitieux programme d'actions, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de développer la production et la consommation d'énergies renouvelables ».
Vivre ensemble

La qualité de vie passe aussi par le bien-être de la population et le renforcement du lien social. Soulignant « le rôle de catalyseur social » des communes, Christian Sutter a rappelé qu'Illfurth avait organisé une réunion dans le cadre du grand débat national, le 28 février dernier. « Il faut continuer dans cette voie d'une démocratie ouverte, locale et participative. » Il s'est félicité du nombre de bénévoles qui ont participé à la journée citoyenne le 27 avril (150). Il a salué les efforts des 28 associations qui organisent « un nombre impressionnant de manifestations rythmant la vie du village et drainant un public nombreux ». Dans la série des remerciements, l'édile n'a pas oublié de citer le corps des sapeurs-pompiers, fort de 28 personnes qui ont assuré 124 interventions en 2019, ainsi que les écoliers du conseil municipal des enfants, présents dans l'assemblée.
Commerce et économie

Au chapitre économique et commercial, Illfurth a poursuivi sur sa belle lancée. La troisième édition du marché du printemps, dont « la notoriété a dépassé les limites communales », connaîtra une suite en 2020 avec douze rendez-vous chaque dimanche, de mi-avril à début juillet. Deux marchés d'automne dominicaux se dérouleront en septembre.

Quatre cent trente établissements illfurthois sont dotés d'un numéro d'immatriculation Siret : ils permettent de « préserver 730 emplois existant aujourd'hui ». Six nouvelles enseignes ont fleuri à Illfurth en 2019 : un bar-tabac-presse, un salon de coiffure, une pizzeria et trois entreprises localisées dans l'enceinte de la scierie Nollinger. Une boucherie devrait ouvrir dans le futur bâtiment de la Zac centre, près de la mairie. Du côté de la Zac du Feldélé, deux parcelles ont été vendues : la première, de 20 ares, au Crédit mutuel pour un montant de 175 000 EUR, la seconde, de 22,3 ares, au cabinet d'expert-comptable de Michael Chiavus, pour 223 000 EUR.
Travaux

Le maire a détaillé les travaux réalisés en 2019 : cheminement sécurisé le long du cimetière, mise aux normes de la salle polyvalente, pose de nouveaux enrobés route de Spechbach et route d'Altkirch, financés par le Département, suivie de marquages routiers qui sont en cours d'achèvement. Christian Sutter a annoncé la réfection de la route de Mulhouse au cours de cette année. Engagée fin décembre, la restauration du clocher de la Burnkirch et du choeur de la chapelle, en partenariat avec la Fondation du patrimoine, se poursuivra cette année. La mise aux normes de l'école élémentaire est elle aussi dans les tablettes. « Ces travaux ont été décidés en fonction de nos possibilités budgétaires et du montant des subventions auxquelles nous pouvions prétendre », a-t-il relevé. Si le Département, représenté dans l'assemblée par Nicolas Jander, a octroyé 27 000 EUR d'aides à la commune, le maire a prévenu qu'il attendait d'autres subventions de la Région, lançant par la même occasion un appel du pied à Laurent Wendlinger et Christian Debève, conseillers régionaux, assis l'un à côté l'un de l'autre dans la salle...

Quatre élus se sont exprimés au micro, concluant ainsi la série des allocutions. Citons dans l'ordre : Michel Willemann, président de la CCS et maire de Hochstatt, Nicolas Jander, conseiller départemental et maire d'Altkirch, Laurent Wendlinger, conseiller départemental, et enfin Jean-Luc Reitzer, député.
A.D.

 

 
 

 

Staffelfelden  Conseil municipal Unanimité sur les budgets

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:39:15

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Staffelfelden  Conseil municipal
Unanimité sur les budgets
À l'occasion de ce qui aura sans doute été le denier conseil municipal de la mandature, les élus de Staffelfelden ont adopté le budget.
 

 
Les travaux de la rue de la République, entre l'école Jules-Verne et la rue du 4 février (3e tranche), devraient se faire en 2020, après accord du Conseil départemental.
Le conseil municipal de Staffelfelden a adopté à l'unanimité le budget primitif présenté par l'adjoint aux finances Johan Genet. Les taxes locales qui n'augmenteront pas devraient rapporter 1,211 M EUR.

La section de fonctionnement s'équilibre à 2,702 M EUR. En dépenses, « les charges à caractère général baissent sensiblement ». Les dépenses de personnel « sont stables » et devraient atteindre 1,192 M EUR. Le montant des subventions est estimé à 200 000 EUR, les charges financières (intérêts des emprunts) atteindront 32 800 EUR, les dépenses imprévues sont fixées à 62 550 EUR. Les dotations aux amortissements se montent à 173 900 EUR. Enfin, le virement à la section d'investissement (épargne disponible) devrait être de 160 000 EUR.

Les recettes de fonctionnement seront principalement assurées par les impôts et taxes (1,409 M EUR), les dotations, subventions et participations (815 800 EUR) et le résultat de fonctionnement reporté, estimé à 283 862 EUR. Les services du domaine et les loyers rapporteront respectivement 75 550EUR et 61 500 EUR.

Pour ce qui concerne la section d'investissement, elle aussi équilibrée, son montant est arrêté à 1,247 M EUR. En recettes, le report de l'excédent 2019 est estimé à 547 537 EUR et les subventions à 110 000 EUR. Les autres recettes comprennent notamment le FCTVA (40 000 EUR), la taxe d'aménagement (19 467 EUR), l'excédent de fonctionnement 2019 viré en investissement (160 000 EUR) et les amortissements (173 900 EUR). Un emprunt de 70 000 EUR « qui ne devrait pas être mobilisé » permet d'assurer l'équilibre.

En dépenses d'investissement, le remboursement du capital des emprunts se montera à 116 150 EUR et 32 500 EUR sont prévus pour les frais d'étude ; le versement de subventions d'équipement est fixé à 19 050 EUR et les dépenses imprévues sont chiffrées à 34 812 EUR. Les immobilisations en cours atteignent 324 136 EUR et les opérations d'ordre 43 600 EUR. Pour ce qui concerne les travaux (voiries, mairie, services techniques, etc.) une enveloppe globale de 670 102 EUR a été annoncée. « Il s'agit essentiellement de nouveaux projets qui seront à qualifier. Ce budget prévisionnel est construit sur des projets dont la liste n'est pas arrêtée à ce jour, les restes à réaliser étant prioritaires ».

Le budget de l'eau 2020 d'un montant de 252 473 EUR a lui aussi été voté à l'unanimité. Une somme de 112 219 EUR est inscrite pour la troisième tranche des travaux concernant la rue de la République.
Agenda

4 février : 75e anniversaire de la libération de la commune. 9 février : théâtre alsacien avec la troupe de Morschwiller-le-Bas. 29 février : concert de l'harmonie des MDPA. 4 et 5 avril : Arti'Staff. 15 et 22 mars : élections municipales. 28 mars : soirée carnavalesque avec élection de la reine. 29 mars : cavalcade de carnaval.
M.H.

 

 
 

 

Hirtzfelden  Cérémonie des voeux Agnès Matter-Balp ne briguera plus d'autre mandat

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:39:50

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Hirtzfelden  Cérémonie des voeux
Agnès Matter-Balp ne briguera plus d'autre mandat
 

 
Agnès Matter-Balp ne briguera plus de mandat municipal.
La cérémonie des voeux de la municipalité a été présidée, vendredi 24 janvier, par la maire Agnès Matter-Balp. Une élue qui avait déjà annoncé l'an dernier qu'elle ne briguera plus de mandat. Elle a dressé le bilan de son action, satisfaite du travail réalisé avec son équipe et sans regret pour la suite.

Agnès Matter-Balp a derrière elle un mandat de conseillère municipale (2001-2008), deux mandats de maire, ainsi que deux campagnes aux cantonales, en 2011 et 2015.

Elle a donc ouvert cette cérémonie avec une rétrospective sur ses années d'engagement, déclinée à l'aide des 26 lettres de l'alphabet. Ce qui a permis de faire le point sur les principales réalisations, la vie de la commune, les hommages aux bénévoles ou encore le statut de l'élu avec ses satisfactions et ses contraintes.

Aux associations, elle a rappelé que leur existence est primordiale pour une collectivité et a remercié les bénévoles pour leur engagement. Côté travaux, elle a rappelé la mise en place d'une rampe d'accès à la porte principale de l'église et au club-house du football club, mais aussi différents aménagements piétonniers (chemin du Kappellenweg, à l'école, rue de la Fraxinelle). Pour la protection de l'environnement, elle a préconisé le désherbage thermique, ce qui a permis à la commune l'obtention du label « 2 libellules ».

Elle s'est réjouie de la mise en place de feux tricolores sur l'intersection de la RD2/RD3b, ce qui a permis de renforcer la sécurité pour la traversée de l'agglomération. À son actif également, la fusion de trois corps de sapeurs-pompiers dont ceux de Hirtzfelden, Rustenhart et Roggenhouse. Agnès Matter-Balp a exprimé son découragement à la suite des démarches engagées pour l'installation d'un médecin au village, alors que les travaux d'aménagement du cabinet médical avaient été faits en régie. Une ostéopathe s'est par la suite installée dans ces locaux.
Médaille d'honneur départementale

Agnès Matter-Balp a voulu, pour terminer, mettre l'accent sur la difficulté d'être maire d'une commune et a cité la parole de Jean Clarétie : « Tout homme qui dirige a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens, beaucoup plus sévères, qui ne font rien. » Enfin, elle a remercié toutes celles et ceux qui l'ont soutenue, notamment son conseil municipal.

Michel Habig, en tant que vice-président du Conseil départemental du Haut-Rhin, lui a remis la médaille d'honneur de la reconnaissance départementale.

 

 
 

 

Hirtzfelden Agnès Matter-Balp ne briguera plus d'autre mandat

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:10:24

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Hirtzfelden  Agnès Matter-Balp ne briguera plus d'autre mandat
 

 
Agnès Matter-Balp ne briguera plus de mandat municipal. Photo L'Alsace /Christian WERTHE
La cérémonie des voeux de la municipalité a été présidée, vendredi 24 janvier, par la maire Agnès Matter-Balp. Une élue qui avait déjà annoncé l'an dernier qu'elle ne briguera plus de mandat. Elle a dressé le bilan de son action, satisfaite du travail réalisé avec son équipe et sans regret pour la suite.

Agnès Matter-Balp a derrière elle un mandat de conseillère municipale (2001-2008), deux mandats de maire, ainsi que deux campagnes aux cantonales, en 2011 et 2015.

Elle a donc ouvert cette cérémonie avec une rétrospective sur ses années d'engagement, déclinée à l'aide des 26 lettres de l'alphabet. Ce qui a permis de faire le point sur les principales réalisations, la vie de la commune, les hommages aux bénévoles ou encore le statut de l'élu avec ses satisfactions et ses contraintes.

Aux associations, elle a rappelé que leur existence est primordiale pour une collectivité et a remercié les bénévoles pour leur engagement. Côté travaux, elle a rappelé la mise en place d'une rampe d'accès à la porte principale de l'église et au club-house du football club, mais aussi différents aménagements piétonniers (chemin du Kappellenweg, à l'école, rue de la Fraxinelle). Pour la protection de l'environnement, elle a préconisé le désherbage thermique, ce qui a permis à la commune l'obtention du label « 2 libellules ».

Elle s'est réjouie de la mise en place de feux tricolores sur l'intersection de la RD2/RD3b, ce qui a permis de renforcer la sécurité pour la traversée de l'agglomération. À son actif également, la fusion de trois corps de sapeurs-pompiers dont ceux de Hirtzfelden, Rustenhart et Roggenhouse. Agnès Matter-Balp a exprimé son découragement à la suite des démarches engagées pour l'installation d'un médecin au village, alors que les travaux d'aménagement du cabinet médical avaient été faits en régie. Une ostéopathe s'est par la suite installée dans ces locaux.
Médaille d'honneur départementale

Agnès Matter-Balp a voulu, pour terminer, mettre l'accent sur la difficulté d'être maire d'une commune et a cité la parole de Jean Clarétie : « Tout homme qui dirige a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens, beaucoup plus sévères, qui ne font rien. » Enfin, elle a remercié toutes celles et ceux qui l'ont soutenue, notamment son conseil municipal.

Michel Habig, en tant que vice-président du Conseil départemental du Haut-Rhin, lui a remis la médaille d'honneur de la reconnaissance départementale.

 

 
 

Largitzen Distinction Gérard Dangel médaillé de la vie associative

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:40:15

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Largitzen Distinction
Gérard Dangel médaillé de la vie associative
 

 
Gérard Dangel médaillé de la vie associative.
Rémy With, premier vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, et le maire de Largitzen, Jean-Jacques Schloesslen, ont eu le plaisir de remettre dernièrement la médaille de la vie associative à Gérard Dangel en présence de la famille et des amis de la commune.

À cette occasion, le premier magistrat a récapitulé le parcours associatif de Gérard Dangel démarré en 1977 à l'occasion de l'élection du récipiendaire comme adjoint au maire de Gérard Pfleger. « Après la construction de la salle des fêtes au début des années 1980, Gérard Dangel est devenu président de l'association de gestion de la Maison du temps libre et a occupé ce poste durant trente-cinq ans. Une fonction qui n'avait rien d'honorifique car il fallait être disponible à chaque manifestation et location : faire visiter la salle, intervenir le jour même, faire l'inventaire et l'état des lieux. Au fil des ans, Gérard s'est forgé une réputation d'intransigeance et de rigueur grâce auxquelles notre salle est restée dans un état exceptionnel. Il a également été actif au sein de la société de pêche et le foot a aussi profité de son aide et de son matériel. »

Gérard et son épouse Mariette ont aussi organisé de nombreuses expositions de leurs collections qui ont toutes eu un grand succès. Ils collectionnent faïences, porcelaines, photos, cartes postales anciennes et autres, tandis que leur fille Corinne s'est lancée dans la peinture. C'est d'ailleurs elle qui a peint la belle fresque de la salle des fêtes.
Clément HEINIS

 

 
 

 

Bitschwiller les Thann Regard serein sur trente ans d'engagement

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:11:41

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Bitschwiller les Thann  Regard serein sur trente ans d'engagement
 

 
Le maire de Bitschwiller-lès-Thann, entouré par les personnes méritantes et distinguée, avec les élus. Photo L'Alsace /D.P.
De nombreux habitants de Bitschwiller-lès-Thann étaient présents, vendredi soir, dans la salle de fête pour assister aux voeux du maire, Jean-Marie Michel, pour l'année 2020, mais aussi pour saluer ses trente années d'engagement pour sa commune. Les festivités ont débuté, comme chaque année, avec l'incontournable orchestre des Dampf Pfifla et son chef, Luc Braun.

Le premier adjoint Pascal Ferrari a accueilli François Horny, le premier vice-président de la communauté de communes de Thann-Cernay et président du Pays Thur-Doller, et Francine Gross, dixième vice-présidente, en charge de l'enfance et de la jeunesse. Il a remercié pour leur présence tous les maires et maires honoraires du Pays Thur-Doller et leurs adjoints ou représentants ainsi que ses collègues du conseil municipal de Bitschwiller.

Le premier adjoint et conseiller départemental du Haut-Rhin a salué la présence des pompiers, gendarmes, brigades vertes, de l'ONF, les responsables des associations et des cultes et tous les habitants de la commune. Il a aussi remercié tous les acteurs, élus ou non, pour l'organisation de la soirée.
Un long bilan

Le premier magistrat a retracé tous les travaux engagés dans sa commune en 2019. Malgré l'arrêt volontaire de son mandat de maire après trente années d'engagement comme élu municipal, il a présenté quelques projets de travaux qui pourront être pris en charge par son successeur. Il a rappelé, entre autres, le projet du giratoire du Kerlenbach, dont les études se poursuivent. Il a parlé des écoles, de l'intercommunalité qui lui tient à coeur, de l'urbanisme et de l'économie.

Le maire a également souligné l'importance de l'environnement naturel en détaillant par des exemples concrets les problèmes d'eau, les conséquences de la sécheresse dans les forêts et, d'une façon générale, les conséquences d'une modification du climat qui se jouent, même, localement... Jean-Marie Michel a évoqué la présence du loup qui est passé à Bitschwiller en mars dernier, avec un certain humour partagé avec l'auditoire. « Nous n'avons pas peur du loup, nous les Bitschwillerois. »
Un clipsur la vie locale

Le discours s'est poursuivi après la projection d'une vidéo d'Active Media sur la vie et les animations de la commune en 2019. Au chapitre sécurité, principale préoccupation du maire, ont été citées les interventions des pompiers, des brigades vertes et des gendarmes.

Jean-Marie Michel a aussi parlé du problème des hôpitaux de Thann et d'Altkirch et des nombreuses conséquences pour les habitants confrontés à l'absence des maternités et au manque de médecins. Il a aussi traité la démocratie locale en évoquant quelques exemples concrets.

L'orateur a ensuite fait le point, avec émotion, sur son mandat de maire en soulignant, entre autres, sa ligne de conduite et les trois principes qui l'ont guidé : la compétence, le dynamisme et l'intérêt général. Il a signalé qu'il aurait encore quelques engagements publics après ceux à la mairie de Bitschwiller.

Jean-Marie Michel a également mis en avant des questions plus régionales en rappelant, par exemple, la naissance en 2021 de la Communauté européenne d'Alsace qui regroupera les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Des habitants de la commune ont été mis à l'honneur (lire l'encadré).

La soirée s'est terminée par la participation de tous les invités à Oh Happy Day.
Dominique PY

 

 
 

Pôle emploi : « Faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:02:57

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Pôle emploi : « Faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin »
 

 
Pierric Ouvrard, le nouveau directeur territorial de Pôle emploi Haut-Rhin, dans son bureau à Mulhouse, au siège départemental, dans la zone d'activité de la mer Rouge. Photo L'Alsace/F.F.
Pierric Ouvrard, nouveau directeur territorial de Pôle emploi Haut-Rhin, arrive d'Avignon où il dirigeait les équipes du Vaucluse (lire son parcours en encadré). Basé à Mulhouse, il succède à Catherine Haas, partie prendre de nouvelles fonctions à la direction régionale à Strasbourg. Il sera bientôt entouré de deux directeurs territoriaux délégués, alors qu'il n'y en avait qu'un seul jusqu'à présent : l'un couvrira le territoire des bassins de Colmar, Guebwiller et Thann, l'autre la région mulhousienne et le Sundgau.
Pierric Ouvrard, combien d'agences et de collaborateurs compte Pôle emploi dans le Haut-Rhin ?

On a un réseau de dix agences de proximité, pour pouvoir délivrer des services au plus près des usagers et des entreprises : quatre agences à Mulhouse, deux à Colmar, une à Saint-Louis, une à Altkirch, une à Guebwiller et une à Thann. Il y a environ 400 personnes dans le réseau, dédiées à l'emploi et à la formation.
Quelle est la situation de l'emploi dans le Haut-Rhin ?

On a un taux de chômage qui est très proche du taux national : 8 % (n.d.l.r. : chiffre au 2e trimestre 2019), contre 8,2 % pour la France métropolitaine. Ce taux est en baisse de 0,4 point sur un an. Les projets de recrutement pour 2019 étaient en hausse de 7 %. Et, chiffre plus parlant parce qu'il s'agit là non plus de projets mais de réel, on a enregistré et suivi l'an dernier dans nos services haut-rhinois plus de 25 000 offres d'emploi, un chiffre en sensible augmentation.
Combien y a-t-il de demandeurs d'emploi dans le département ?

Il y a 37 906 demandeurs d'emploi de catégorie A à la fin novembre 2019 (n.d.l.r. : donnée la plus récente établie), un chiffre en baisse de 2,5 % sur deux ans.
Quelles sont vos priorités pour l'année qui s'ouvre ?

Il y a cinq points essentiels. Le premier est la sécurisation de l'indemnisation des demandeurs d'emploi. Cet aspect est très important. La première préoccupation de la personne qui pousse la porte de Pôle emploi, c'est de savoir à quelle sauce elle va être mangée. On ne peut pas structurer sa recherche d'emploi si elle a cette inquiétude. On se doit donc de calculer l'allocation-chômage dans des délais très court.

Deuxième point extrêmement important pour nous : la personnalisation des services. Pôle emploi a vécu des transformations majeures ces dernières années. En arrivant, certains ont encore la représentation : "mon Dieu, il va y avoir une longue file d'attente", alors que ça n'existe plus ! Il y a tout de suite une personnalisation de la relation, le conseiller fait un diagnostic de la situation de la personne et délivre un niveau d'accompagnement adapté aux besoins. Avec quelqu'un qui est extrêmement autonome et qualifié, par exemple, on va s'orienter vers des services plutôt à distance et en autonomie, notamment avec l'Emploi store, un portail de plus de 200 services. Pour des personnes qui, elles, nécessitent vraiment un suivi régulier, on a des possibilités d'accompagnement renforcé et là, on fait presque les démarches avec la personne. Il faut faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin.
« Analyser les besoinsde chaque territoire »

Troisième enjeu : l'accélération des recrutements. Dans le Haut-Rhin, Pôle emploi organise tous les mois une quarantaine d'événements (jobs dating, découvertes de métiers et filières, etc.), en se centrant sur les difficultés réelles de recrutement, en analysant les emplois déficitaires. C'est un programme entamé début 2019, qui s'appelle Vers un métier. On travaille avec les branches professionnelles et les collectivités locales pour analyser les besoins de chaque territoire. Et ça nous permet d'anticiper, d'élaborer un programme de formation - Pôle emploi est financeur de la formation professionnelle au côté de la Région - qui tient compte de ces besoins. On ne finance plus la formation macramé ! La formation, la qualification des publics, c'est le quatrième point essentiel à nos yeux. Dans le Haut-Rhin, 9000 personnes sont entrées en formation en 2019 par le biais de Pôle emploi. Et le cinquième point, ce sont les publics prioritaires.
Quels sont ces publics prioritaires ?

Ça concerne toutes les situations d'exclusion qu'on peut rencontrer, pour plein de raisons socio-économiques. Il y a les personnes handicapées, à qui on apporte un accompagnement personnalisé. Il faut aussi sensibiliser les employeurs, des aides peuvent être mobilisées pour faciliter l'embauche. Il y a les habitants des quartiers prioritaires de la ville. Il faut faire en sorte que le lien se recrée avec les quartiers. Il y a aussi les bénéficiaires des minima sociaux. On a un partenariat avec le conseil départemental. Nous, on traite de la question de l'emploi et de la formation ; les travailleurs sociaux du Département traitent les problèmes périphériques : santé, famille, logement, couverture sociale...
Propos recueillispar François FUCHS

 

 
 

Service public Haut-Rhin Pôle emploi : « Faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:38:54

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Service public Haut-Rhin
Pôle emploi : « Faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin »
Les équipes haut-rhinoises de Pôle emploi ont un nouveau directeur territorial : Pierric Ouvrard, qui a pris ses fonctions à Mulhouse début décembre. Échange avec ce Vendéen d'origine pour évoquer ses priorités, l'activité de ses services et la situation de l'emploi dans le département.
 

 
Pierric Ouvrard, le nouveau directeur territorial de Pôle emploi Haut-Rhin, dans son bureau à Mulhouse, au siège départemental, dans la zone d'activité de la mer Rouge.
Pierric Ouvrard, nouveau directeur territorial de Pôle emploi Haut-Rhin, arrive d'Avignon où il dirigeait les équipes du Vaucluse (lire son parcours en encadré). Basé à Mulhouse, il succède à Catherine Haas, partie prendre de nouvelles fonctions à la direction régionale à Strasbourg. Il sera bientôt entouré de deux directeurs territoriaux délégués, alors qu'il n'y en avait qu'un seul jusqu'à présent : l'un couvrira le territoire des bassins de Colmar, Guebwiller et Thann, l'autre la région mulhousienne et le Sundgau.
Pierric Ouvrard, combien d'agences et de collaborateurs compte Pôle emploi dans le Haut-Rhin ?

On a un réseau de dix agences de proximité, pour pouvoir délivrer des services au plus près des usagers et des entreprises : quatre agences à Mulhouse, deux à Colmar, une à Saint-Louis, une à Altkirch, une à Guebwiller et une à Thann. Il y a environ 400 personnes dans le réseau, dédiées à l'emploi et à la formation.
Quelle est la situation de l'emploi dans le Haut-Rhin ?

On a un taux de chômage qui est très proche du taux national : 8 % (n.d.l.r. : chiffre au 2e trimestre 2019), contre 8,2 % pour la France métropolitaine. Ce taux est en baisse de 0,4 point sur un an. Les projets de recrutement pour 2019 étaient en hausse de 7 %. Et, chiffre plus parlant parce qu'il s'agit là non plus de projets mais de réel, on a enregistré et suivi l'an dernier dans nos services haut-rhinois plus de 25 000 offres d'emploi, un chiffre en sensible augmentation.
Combien y a-t-il de demandeurs d'emploi dans le département ?

Il y a 37 906 demandeurs d'emploi de catégorie A à la fin novembre 2019 (n.d.l.r. : donnée la plus récente établie), un chiffre en baisse de 2,5 % sur deux ans.
Quelles sont vos priorités pour l'année qui s'ouvre ?

Il y a cinq points essentiels. Le premier est la sécurisation de l'indemnisation des demandeurs d'emploi. Cet aspect est très important. La première préoccupation de la personne qui pousse la porte de Pôle emploi, c'est de savoir à quelle sauce elle va être mangée. On ne peut pas structurer sa recherche d'emploi si elle a cette inquiétude. On se doit donc de calculer l'allocation-chômage dans des délais très court.

Deuxième point extrêmement important pour nous : la personnalisation des services. Pôle emploi a vécu des transformations majeures ces dernières années. En arrivant, certains ont encore la représentation : "mon Dieu, il va y avoir une longue file d'attente", alors que ça n'existe plus ! Il y a tout de suite une personnalisation de la relation, le conseiller fait un diagnostic de la situation de la personne et délivre un niveau d'accompagnement adapté aux besoins. Avec quelqu'un qui est extrêmement autonome et qualifié, par exemple, on va s'orienter vers des services plutôt à distance et en autonomie, notamment avec l'Emploi store, un portail de plus de 200 services. Pour des personnes qui, elles, nécessitent vraiment un suivi régulier, on a des possibilités d'accompagnement renforcé et là, on fait presque les démarches avec la personne. Il faut faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin.
« Analyser les besoinsde chaque territoire »

Troisième enjeu : l'accélération des recrutements. Dans le Haut-Rhin, Pôle emploi organise tous les mois une quarantaine d'événements (jobs dating, découvertes de métiers et filières, etc.), en se centrant sur les difficultés réelles de recrutement, en analysant les emplois déficitaires. C'est un programme entamé début 2019, qui s'appelle Vers un métier. On travaille avec les branches professionnelles et les collectivités locales pour analyser les besoins de chaque territoire. Et ça nous permet d'anticiper, d'élaborer un programme de formation - Pôle emploi est financeur de la formation professionnelle au côté de la Région - qui tient compte de ces besoins. On ne finance plus la formation macramé ! La formation, la qualification des publics, c'est le quatrième point essentiel à nos yeux. Dans le Haut-Rhin, 9000 personnes sont entrées en formation en 2019 par le biais de Pôle emploi. Et le cinquième point, ce sont les publics prioritaires.
Quels sont ces publics prioritaires ?

Ça concerne toutes les situations d'exclusion qu'on peut rencontrer, pour plein de raisons socio-économiques. Il y a les personnes handicapées, à qui on apporte un accompagnement personnalisé. Il faut aussi sensibiliser les employeurs, des aides peuvent être mobilisées pour faciliter l'embauche. Il y a les habitants des quartiers prioritaires de la ville. Il faut faire en sorte que le lien se recrée avec les quartiers. Il y a aussi les bénéficiaires des minima sociaux. On a un partenariat avec le conseil départemental. Nous, on traite de la question de l'emploi et de la formation ; les travailleurs sociaux du Département traitent les problèmes périphériques : santé, famille, logement, couverture sociale...
Propos recueillispar François FUCHS

 

 
 

 

Le chantier du pôle d'inclusion de l'Apei Sud Alsace est lancé

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:12:47

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Le chantier du pôle d'inclusion de l'Apei Sud Alsace est lancé
 

 
La grande famille de l'Apei Sud Alsace, association de parents et amis de personnes handicapées mentales, s'est déplacée jeudi matin à Saint-Louis pour la pose de la première pierre de son immeuble collectif, pôle des plus novateurs dans le domaine de l'accueil et de l'accompagnement des personnes en situation de handicap. Un moment symbolique et marquant dans l'histoire de l'association et du Fonds de dotation de l'Apei au cours duquel les partenaires financiers et institutionnels du projet ont côtoyé les salariés impliqués mais aussi les nombreux bénévoles et familles concernés par le handicap. Le président de l'Apei, Fernand Heinis, a souligné une volonté de promouvoir l'adaptation de l'offre de service en direction des personnes handicapées sur le territoire Sud Alsace en général et en particulier à Saint-Louis.
« Environ 14 100 personnes en situation de handicap, reconnues ou non »

Saint-Louis agglomération compte 78 351 habitants, « selon les estimations, il y aurait sur le territoire environ 14 100 personnes en situation de handicap, reconnues ou non », a noté le président. Un constat qui a poussé les différents acteurs du territoire à prendre les devants.

Jeudi, après la pose de la première pierre, Fernand Heinis a présenté les grandes lignes du projet actuellement en construction. Il prévoit un habitat inclusif de 20 appartements pour un minimum de 20 personnes handicapées. Mais également une cuisine centrale dotée d'une légumerie et un restaurant solidaire qui fonctionneront avec des travailleurs handicapés.

Ces trois espaces distincts du site devraient être livrés d'ici la fin de cette année. Sachant qu'une priorité sera donnée à la cuisine centrale collective. Un accompagnement adapté sera mis en place au domicile de 70 personnes adultes et un accueil de jour pour 20 autres. Le pôle se tiendra à disposition de tous les publics à travers un accueil et un conseil de la Maison départementale des personnes handicapées.

C'est pour finaliser ce programme qu'en amont, depuis au moins deux ans, les échanges se sont notamment multipliés entre l'Apei et les acteurs politiques de Saint-Louis, de Saint-Louis agglomération et leurs homologues sundgauviens. Pour en arriver à des synergies fructueuses « à vocation sociale et économique dans l'intérêt de ceux qui en ont le plus besoin », a convenu Jean-Marie Zoellé, maire de Saint-Louis. La Ville a d'ailleurs soutenu le projet en mettant gracieusement à disposition un terrain, situé rue François-Wittersbach (à l'arrière de l'enseigne Grand Frais). Tandis que Saint-Louis agglomération s'est portée caution pour l'Apei sur un emprunt à hauteur de 2,5 millions d'euros. Le Gal (groupe d'action locale) du Sundgau et le Pays du Sundgau ont apporté leur aide à l'investissement de la cuisine centrale.

De son côté, le Département s'est associé au projet du pôle d'inclusion à travers un soutien financier au logement à hauteur de 75 000 EUR (50 000 EUR en 2020 et 25 000 EUR en 2021). Présente jeudi matin, Pascale Schmidiger, vice-présidente du conseil départemental, a salué le dynamisme du président de l'Apei et de son équipe : « L'émergence de cette nouvelle forme d'habitat va dans le sens de notre conception de l'accompagnement des personnes handicapées. »
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

economie  CPME 68 « Il faut continuer à défendre nos entreprises »

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:18:25

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economie  CPME 68
« Il faut continuer à défendre nos entreprises »
Les chefs d'entreprises haut-rhinois sont invités à faire preuve de cohésion. Il s'agit d'affronter avec sérénité la mise en place de la collectivité économique d'Alsace prévue en janvier 2021.
 

 
Devant des murs ornés de peintures aborigènes, Richard Grandgladen (à gauche) et Jean-Michel Haget, l'ancien et le nouveau président.
Cette année, la CPME 68 (Confédération des petites et moyennes entreprises) a décidé d'innover. Elle a programmé deux réceptions des voeux : lundi soir à Colmar - c'était une première-, et mercredi à Mulhouse, à l'instar des années précédentes. Un bureau sera d'ailleurs implanté prochainement à Colmar. C'est l'un des membres de l'organisation patronale, Christophe Martin, directeur des magasins Champion de Colmar et Sélestat, qui a, pour l'occasion, mis à disposition ses locaux. Les oeuvres aborigènes de la future Jungle Art Galerie de Colmar y ont apporté leur note colorée, et les chansons de Swan une ambiance musicale de bon aloi.
Changement de président

2019 a été marquée par un changement de président. Élu pour trois ans, Jean-Michel Haget, qui est à la tête de deux entreprises colmariennes, Transhygiène et Just my Home, a remplacé Richard Grandgladen, dirigeant de la société Meng, à Rixheim.

« L'image forte que nous souhaitons donner, c'est celle de notre ancrage dans tout le Haut-Rhin ». Richard Grandgladen confirme ce désir de rassemblement. À ses yeux, les cérémonies des voeux représentent un « moment très particulier » dans la vie des entreprises « parce que c'est le moment de s'appuyer sur l'expérience du passé et de se projeter dans le futur immédiat ». Il trouve même l'exercice « périlleux. On essaie de convaincre l'auditoire que l'avenir sera meilleur que le passé ».
Une association d'aide aux travailleurs en souffrance

L'ancien président insiste sur la nécessité d'être à l'unisson. « La CPME est un collectif qui a besoin d'exister » d'autant plus qu'une nouvelle instance va se constituer le 1er janvier 2021 : la collectivité économique d'Alsace. « Il faut continuer à défendre nos entreprises face au Bas-Rhin, un département économiquement très fort. Nous devons être unis dans le Haut-Rhin ». En 2020, craint-il, « nos entreprises et nos commerces seront chahutés ». Et d'évoquer la mutation des pôles de compétitivité, de nouveaux transferts de compétences entre l'État et les collectivités locales, l'émergence d'un partenariat franco-allemand destiné à préparer l'après Fessenheim, une fois la centrale fermée. « Tout le Haut-Rhin sera impacté ».

Le dirigeant annonce que la confédération, forte de 2 585 adhérents, sera davantage présente au sein des institutions. « Nous nous engageons à intégrer la nouvelle collectivité économique par le biais d'un collectif regroupant Colmar et Mulhouse. C'est ainsi que nous serons forts et représentatifs ». La nomination d'un président colmarien est le signe que cette volonté est bien perçue. « C'était inimaginable il y a cinq ans... », souligne en souriant Richard Grandgladen.

Le nouveau président aura pour tâche de renforcer ce collectif. Jean-Michel Haget en est conscient lorsqu'il rappelle que « la CPME est aux petites et moyennes entreprises ce que le Medef est aux grandes ». Il aura à coeur de faire aboutir un autre projet : la mise en place d'une association d'aide aux entrepreneurs en souffrance.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

communauté de communes 15 millions d'investissement 2020, année des grands chantiers

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:06:07

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communauté de communes 15 millions d'investissement
2020, année des grands chantiers
Les élus de la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, réunis ce lundi soir à Volgelsheim, ont adopté des orientations budgétaires ambitieuses, marquées par une forte hausse des dépenses d'investissement, notamment pour le centre franco-allemand Art'Rhéna et la rénovation de la piscine.
 

 
Le chantier du centre culturel franco-allemand Art'Rhéna avance à Volgelsheim.
Le contexte est rude mais l'ambition est forte. Telle pourrait être, en résumé, la tonalité qui régnait lundi soir 27 janvier au siège de la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (CCPRB), lors d'un débat d'orientations budgétaires censé flécher les deniers publics pour l'année 2020. Dans le contexte difficile de la fin de la taxe d'habitation et de la fermeture de Fessenheim (lire encadré), les élus communautaires ont choisi la voie de l'investissement avec plus de 15 millions d'euros de dépenses provisionnées.

Le chantier du centre culturel franco-allemand Art'Rhéna est de loin l'investissement le plus lourd cette année, avec 6,9 millions d'euros prévus au budget, suivi par l'acquisition du foyer d'Espoir Clair Horizon (notre édition du 27 septembre 2019) pour 626 000 EUR et divers travaux à la piscine (dont l'aménagement d'une plage minérale) pour 269 000 EUR. À noter que 236 000 EUR de dépenses sont prévues pour des études d'impact liées à l'aménagement de la zone de Balgau, Nambsheim, Heiteren, Geiswasser, 690 000 EUR pour l'installation de la fibre optique sur le territoire, 631 000 EUR pour la phase 1 de l'aménagement de l'Île du Rhin et presque 900 000 EUR pour l'aménagement des 8,2 hectares la Zone d'activité Les Romains II à Fessenheim (lire notre article du 26 septembre 2016).
Deux millions d'euros d'emprunt

En regard de ces dépenses, la CCPRB peut compter sur 7,2 millions d'euros de recettes nouvelles. Additionné au solde prévisionnel positif de 2019 (4,7 millions d'euros), ce montant couvre en partie les investissements prévus. Il faudra donc prévoir un emprunt de deux millions d'euros pour équilibrer le budget 2020. « Mais l'endettement de la communauté de communes (660 000 EUR, ndlr) reste tout à fait raisonnable avec 24 euros par habitant » précise le président Gérard Hug à l'adresse de ses collègues élus.

La présentation des orientations budgétaires, dont on vous épargnera les détails techniques ici, fait apparaître des recettes fiscales annuelles de 24 millions d'euros. « Après redistribution aux communes, il ne reste sur ces 24 millions que dix millions d'euros en net » note Gérard Hug. Une fois payés les dépenses de fonctionnement et autres frais fixes, il reste 3,5 millions d'euros. C'est la « capacité d'autofinancement » de la communauté de communes pour mener ses grands projets.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Déchets Mulhouse Alsace agglomération L'agression qui a fait déborder la benne des éboueurs

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:00:10

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Déchets Mulhouse Alsace agglomération
L'agression qui a fait déborder la benne des éboueurs
La grande majorité des éboueurs de l'agglomération mulhousienne sont en grève depuis samedi, une manière pour eux de protester contre l'agression de l'un de leurs collègues. Ils ont décidé de reprendre le travail ce mercredi tout en se réservant le droit de reprendre la grève mardi prochain.
 

 
Réunis mardi matin en assemblée générale, les éboueurs de Mulhouse Alsace agglomération ont décidé de reprendre le travail ce mercredi.
À la suite de l'agression de l'un de leurs collègues ayant reçu plusieurs coups de poing, survenue jeudi matin à Mulhouse, la majeure partie des 120 agents (chauffeurs et rippeurs) chargés de la collecte des déchets à Mulhouse et dans son agglomération ont d'abord exercé leur droit de retrait avant de se mettre, samedi, en grève. Près de la moitié d'entre eux étaient réunis, mardi matin, au service de la propreté urbaine, à Richwiller, pour décider de la suite à donner à ce mouvement de grève.

Une première rencontre avec Pascale Stoltz, responsable des ressources humaines de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), n'a pas abouti à une sortie de crise. Pour beaucoup de ces agents, cet incident est « la goutte d'eau venant déborder d'un vase déjà bien plein ». « Les agressions et les insultes ne datent pas d'hier mais là, le ras-le-bol est total. On rencontre un vrai problème de sécurité lors de nos tournées », résume Mickaël Cordonnier, délégué syndical Force ouvrière (FO).
« On gêne »

« On observe depuis un an un véritable climat de tension, particulièrement dans certains quartiers de Mulhouse mais aussi dans d'autres communes. Les agressions sont plus fréquentes qu'auparavant », souligne pour sa part Christian, chauffeur depuis une quinzaine d'années. « Certains jours, on appréhende d'aller dans certaines rues. On se demande si tout va bien se passer. Parfois, on est même soulagés de constater que personne n'arrive en voiture en face, ce qui nous permet de nous engager dans la rue. » Christian a encore la sensation d'un manque de civisme. « L'usager nous voit comme un perturbateur. On gêne. Alors que nous ne sommes pas là pour perturber le bon fonctionnement de la société. »
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Réunis en assemblée générale, les éboueurs ont demandé, mardi midi, un nouveau rendez-vous avec l'administration, en vue de reprendre le travail, sous certaines conditions. Leurs principales revendications ? La fin du ramassage avec un seul rippeur (soit le passage en bi-rippage), une revalorisation de leur prime, la prise en compte de la pénibilité de leur travail par l'ensemble des communes de M2A et des vêtements plus adaptés à leurs missions.
Une demande de moyens supplémentaires entendue par M2A

En début d'après-midi, les éboueurs ont décidé de reprendre le travail dès ce mercredi 29 janvier. L'intersyndicale FO, FA (Fédération autonome de la fonction publique territoriale) et CGT a, en revanche, fait savoir qu'il ne s'agit que d'une suspension de la grève. S'ils n'obtiennent pas satisfaction, ils se réservent le droit de reprendre la grève mardi prochain.

Du côté de Mulhouse Alsace agglomération, un communiqué confirme que le rattrapage des collectes « va être progressivement engagé » à partir de ce mercredi 29 janvier. Trois communes ont été particulièrement impactées mardi par l'absence de ramassage des ordures ménagères : Lutterbach, divers quartiers de Mulhouse et Wittenheim. Le président de M2A, Fabian Jordan, et sa vice-présidente déléguée à la collecte des déchets, Lara Million, condamnent « avec force » les actes d'incivilités et les agressions dont sont victimes « les agents qui oeuvrent chaque jour pour le bien commun ». Ils ont sollicité des premières mesures afin d'assurer la protection des agents dans l'exercice de leur mission et ont souhaité, dès ce mardi, que des moyens supplémentaires soient mobilisés « pour traiter les points de collecte les plus sensibles ».
Pierre GUSZ CONTACTER Pour toute question relative à la collecte des déchets, M2A a mis en place un numéro vert dédié, le 0 800 318 122. PLUS WEB Les éboueurs s'expliquent en vidéo sur www.dna.fr

CONTACTER Pour toute question relative à la collecte des déchets, M2A a mis en place un numéro vert dédié, le 0 800 318 122.

 
 

 

Université IUT de Mulhouse Les défis du nouveau directeur, Patrice Wira

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:19:05

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Université IUT de Mulhouse
Les défis du nouveau directeur, Patrice Wira
L'IUT de Mulhouse, 1 200 étudiants, est dirigé depuis janvier par Patrice Wira. De grandes mutations attendent l'enseignant-chercheur, entre la réforme du DUT qui deviendra bachelor et un futur déménagement du site sur le campus de l'Illberg.
 

 
Patrice Wira dirige des recherches en génie informatique, automatique et traitement du signal. Les objets connectés comme celui-ci permettent des exercices très concrets.
Patrice Wira, 46 ans, est loin d'être un nouveau venu à l'IUT de Mulhouse. Il y enseigne et y fait de la recherche depuis son doctorat en 2002. Il est professeur des universités depuis 2011. Le 1er janvier, il a succédé à Jean-Charles Fontaine à la direction. Son domaine, c'est « le génie informatique, automatique et traitement du signal ». Il poursuit ses recherches au sein de l'Irimas (*) pour lequel il est auteur ou co-auteur de plus de 200 publications dans le traitement du signal, et plus particulièrement dans l'utilisation des réseaux de neurones artificiels et de l'apprentissage automatique ou machine learning.
Analyser les données pour les entreprises

Il est intarissable sur ces sujets, notamment sur les objets connectés qui permettent de proposer « des choses très concrètes aux étudiants ». Et de montrer l'un de ces boîtiers équipés de fils et de capteurs conçu par le département Génie électronique et informatique industriel pour instrumenter une cafetière. Les étudiants travaillent aussi sur la consommation d'eau au restaurant universitaire de l'IUT sur le campus des Collines et établissent des bases de données. Une dizaine de doctorants analysent ensuite les données. Patrice Wira enseigne également à la faculté des sciences et techniques de Mulhouse et à l'Ensisa, l'École nationale supérieure d'ingénieurs Sud-Alsace. Il est responsable des disciplines mathématiques, informatique, traitement du signal et mécanique au sein de l'université de Haute-Alsace.
Prédire les comportements

Élu directeur pour cinq ans, un mandat renouvelable, il a pour objectif de « faire évoluer l'IUT vers des enseignements en adéquation avec ce qu'attendent les jeunes et les entreprises. Les grands groupes industriels et informatiques croulent sous les données ; il faut les analyser. Les besoins sont énormes dans l'industrie et le numérique. Nous voulons travailler au plus près des entreprises et des collectivités territoriales et proposer des aménagements de diplômes. »

Qu'attend-on de ces jeunes, qui ont appris les mathématiques et la programmation ? Développer des logiciels, prédire le comportement des utilisateurs, gérer au niveau local l'utilisation des parkings... Parmi les étudiants de l'IUT, « 70 à 80 % choisissent la poursuite d'études et la moitié continuent en licence professionnelle. Ils ont bénéficié de deux premières années assez cadrées avec des cours magistraux, des travaux dirigés et des travaux pratiques. » C'est cela qu'ils sont venus chercher.

 
Le DUT devient BUT

Un chambardement se prépare pour la rentrée 2021 avant la préparation en amont. « Le DUT, diplôme universitaire de technologie va se transformer en BUT, bachelor universitaire de technologie, qui se fera en trois ans. On travaille sur les programmes, on remet à plat toutes les matières, on rénove certains enseignements, on s'interroge sur les équipements. »

Il est probable que dans les dix ans à venir, peut-être plus tard, l'IUT dans son ensemble quittera le campus des Collines pour celui de l'Illberg (lire par ailleurs), toujours à Mulhouse. L'ensemble des sept à huit bâtiments migreront dans un seul, celui de l'Ensisa-Werner agrandi, pendant que les étudiants de l'école d'ingénieurs auront rejoint leurs camarades de l'Ensisa-Lumière tout proche, bâtiment lui aussi doté d'une extension. Tout cela est d'ailleurs déjà à programmer pour le transfert : l'atelier mécanique, les salles d'informatique et les 800 PC, le FabLab...
Karine DAUTEL (*) Irimas : Institut de recherche en informatique, mathématiques, automatique et signal.

(*) Irimas : Institut de recherche en informatique, mathématiques, automatique et signal.

 
 

 

Disparition du chef triplement étoilé du Crocodile Les obsèques d’Émile Jung auront lieu ce lundi à la Cathédrale de Strasbourg

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:59:43

Disparition du chef triplement étoilé du Crocodile Les obsèques d’Émile Jung auront lieu ce lundi à la Cathédrale de Strasbourg

 

Les obsèques d’Émile Jung, le chef triplement étoilé du Crocodile décédé lundi à l’âge de 78 ans, auront lieu lundi 3 février à 14h30 à la cathédrale de Strasbourg. La présence de grands noms de la gastronomie est attendue.

Patrimoine Mulhouse Le retour des canons au bercail

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:03:21

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Patrimoine Mulhouse
Le retour des canons au bercail
Ils avaient été enterrés pour être sauvés de l'avancée de l'armée prussienne en 1871 puis avaient disparu durant 150 ans. Les deux canons du XVIe siècle ont fait leur retour dans le plus grand secret dans la nuit de lundi à Mulhouse et ont été présentés ce mardi en comité très restreint à quelques privilégiés.
 

 
Le retour des canons à Mulhouse
Rares vestiges de la petite République de Mulhouse (1347-1798), les deux canons de 1554, tous deux frappés de la roue du Bollwerk, sont arrivés en camion depuis Munich et ont été déballés le temps de quelques clichés dans la salle des Colonnes place de la Réunion.

Ils vont rejoindre ensuite un endroit tenu secret, le temps que l'affaire opposant la Ville à celui qui s'est retrouvé en possession de ces deux pièces, ne soit jugée (lire les DNA du 28 janvier).

Comme a pu le redire Michèle Lutz, présente pour ce moment quasi historique, « ce retour résulte d'un accord transactionnel avec la société de vente bavaroise Hermann Historica auprès de laquelle la Ville de Mulhouse avait fait annuler in extremis, fin 2012, la vente de ces deux couleuvrines ».

À l'époque c'est un amateur féru d'antiquités qui avait contacté le CCPM, le Conseil consultatif du patrimoine mulhousien, après être tombé par hasard sur un bulletin qui annonçait, parmi de nombreux objets proposés à la vente, la cession par la société bavaroise, de ces deux canons en bronze remontant à la Renaissance ; des pièces exceptionnelles mesurant 1,22 mètre et pesant chacune 150 kg...

Or ces pièces d'artillerie étaient portées disparues. La Ville avait ainsi été alertée de cette vente imminente. Ces deux canons avaient été cachés, aux fins de préservation, en 1870/71 lors du conflit entre la France et la Prusse. Ils avaient été retrouvés par hasard au cours d'un chantier de terrassement en 1972 de ce qui est devenu aujourd'hui la cour de Maréchaux. Avant de disparaitre à nouveau.

Et ils n'avaient pas été retrouvés avant cette mise en vente programmée à Munich le 17 octobre 2012. La maire a encore précisé qu'à ce moment-là, « la ville n'ayant jamais entendu se départir de la propriété de ces canons qui relèvent de son domaine public mobilier, avait porté plainte en France pour vol et recel des canons et engagé une procédure en référé à l'encontre de la société Hermann Historica devant le tribunal civil de Munich pour suspendre la vente ».
Un moment d'émotion

Aujourd'hui c'est presque un « happy end », même si le volet judiciaire, entamé contre l'acheteur de ces deux pièces, , n'est pas terminé. L'homme est toujours mis en examen pour exportation illégale de trésor national à Mulhouse et de recel.

« Le retour de ces deux pièces du patrimoine qui appartient aux Mulhousiens est une histoire totalement rocambolesque. C'est le retour de près de cinq siècles d'histoire. Il est évident que nous trouverons à ces deux couleuvrines un écrin digne de ce nom », a conclu la première magistrate de la cité du Bollwerk.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Patrimoine  Mulhouse Les canons de retour au bercail

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:03:55

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Patrimoine  Mulhouse
Les canons de retour au bercail
 

 
Les canons, frappés de la tour du Bollwerk, ont été stockés dans un lieu secret.
C'est la fin d'un imbroglio judiciaire : Mulhouse a retrouvé, dans la nuit de lundi à mardi, ses deux pièces d'artillerie en bronze datant du XVIe siècle (DNA d'hier).

Les canons s'étaient volatilisés en 1972 puis avaient réapparu lors d'une vente opérée par la société allemande Hermann Historica, avant d'être placés sous scellés après l'intervention de la Ville qui avait porté plainte pour vol et recel. Ils auraient été achetés par un collectionneur de Wintzenheim à un brocanteur qui les avait récupérés sur le chantier d'un centre commercial au coeur de Mulhouse, là même où ils avaient été enfouis par les pompiers en 1871 avant l'arrivée des Prussiens...

« Ce retour résulte d'un accord transactionnel avec la société de vente bavaroise Hermann Historica », a indiqué hier la Ville dans un communiqué.

 

 
 

 

Mulhouse Le retour des canons

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:01:41

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Mulhouse Le retour des canons
 

 
 
Rares vestiges de la petite République de Mulhouse (1347-1798), deux canons de 1554, tous deux frappés de la roue du Bollwerk, sont arrivés lundi en camion depuis Munich et ont été déballés le temps de quelques clichés dans la salle des Colonnes place de la Réunion.

Ces couleuvrines vont rejoindre ensuite un endroit tenu secret, le temps que l'affaire opposant la Ville de Mulhouse à celui qui s'est retrouvé en possession de ces deux pièces ne soit jugée (L'Alsace du 28 janvier).

Comme l'a redit la maire Michèle Lutz, présente pour ce moment quasi historique, « ce retour résulte d'un accord transactionnel avec la société de vente bavaroise Hermann Historica, auprès de laquelle la Ville de Mulhouse avait fait annuler in extremis, fin 2012, la vente de ces deux couleuvrines ».

À l'époque, c'est un amateur féru d'antiquités qui avait contacté le CCPM, le Conseil consultatif du patrimoine mulhousien, après être tombé par hasard sur un bulletin qui annonçait, parmi de nombreux objets proposés à la vente, la cession par la société bavaroise de ces deux canons en bronze remontant à la Renaissance ; des pièces exceptionnelles mesurant 1,22 mètre et pesant chacune 150 kg... Or ces pièces d'artillerie étaient portées disparues. La Ville avait ainsi été alertée de leur vente imminente.

Ces deux canons avaient été cachés, à des fins de préservation, en 1870/71, lors du conflit entre la France et la Prusse. Ils avaient ressurgi par hasard en 1972, au cours du chantier de terrassement de ce qui est devenu aujourd'hui la Cour de Maréchaux, avant de disparaître à nouveau. Ils n'avaient pas été retrouvés avant cette mise en vente, programmée à Munich le 17 octobre 2012. La maire a encore précisé qu'à ce moment-là, « la Ville, n'ayant jamais entendu se départir de la propriété de ces canons, qui relèvent de son domaine public mobilier, avait porté plainte en France pour vol et recel des canons et engagé une procédure en référé à l'encontre de la société Hermann Historica devant le tribunal civil de Munich pour suspendre la vente ».
Un moment d'émotion

Aujourd'hui c'est presque un « happy end », même si le volet judiciaire entamé contre l'acheteur de ces deux pièces n'est pas terminé. L'homme est toujours mis en examen à Mulhouse pour exportation illégale de trésor national et recel.

« Le retour de ces deux pièces du patrimoine qui appartient aux Mulhousiens est une histoire totalement rocambolesque. C'est le retour de près de cinq siècles d'histoire. Il est évident que nous trouverons à ces deux couleuvrines un écrin digne de ce nom », a conclu la première magistrate de la cité du Bollwerk.
Alain CHEVAL

 

 
 

cabaret Mulhouse Herre-n-Owe : cuvée spéciale du 110e anniversaire

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:58:12

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cabaret Mulhouse
Herre-n-Owe : cuvée spéciale du 110e anniversaire
Le Tam avait à peine terminé sa revue de Noël que déjà les acteurs enchaînaient avec leur prochaine production, celle qui est sans doute la plus attendue chaque année : le Herre-n-Owe ou soirée des messieurs.
 

 
Toute la troupe du Herre-n-Owe est fin prête et va s'en donner à coeur joie dans la gaudriole et la satire politique.
Cette édition 2020 aura une saveur particulière : les conflits sociaux, les élections municipales constitueront incontestablement une mine inépuisable pour les auteurs de la revue satirique mulhousienne. Mais, en plus, cette année 2020 sera celle du 110e anniversaire du Herre-n-Owe !

Les débuts de l'histoire herre-n-owienne sont assez flous. Les archives du Tam (Théâtre alsacien Mulhouse E.T.M.) ne donnent aucune précision. Seul le passeport de la République herre-n-owienne indique : 1910, De erscht lustige Herre-n-Owe (le premier Herre-n-Owe rigolo) Il aurait donc vu le jour pratiquement pour le dixième anniversaire de l'ETM. Il aurait...

La consultation de la presse locale, le Mülhauser Tagblatt, de l'année 1910, ne nous apporte rien. Pas un mot du Herre-n-Owe. Les représentations de l'ETM y figurent pourtant en bonne place, dans la rubrique « Theater und Konzerte » (théâtre et concerts), en deuxième position derrière le Stadttheater (théâtre municipal). Nous en sommes donc réduits à des supputations.
Pour les messieursde la « haute »

Dès le départ, l'ETM avait un statut particulier à Mulhouse et occupait une place prépondérante dans le paysage culturel de la ville. À partir des années 1909, 1910, 1911, l'ETM aurait invité les messieurs de la « haute » à une soirée de divertissement où l'on se racontait des histoires d'hommes entre hommes. Si on dit des « messieurs de la haute », c'est bien pour faire le distinguo entre Männer (hommes) et Herre (messieurs). Venaient donc les bourgeois, en chemise blanche, noeud papillon noir et frac. C'étaient des messieurs, des Herre.
Les femmes manquent encore

Par la suite, après la guerre, en 1946, le Herre-n-Owe s'est ouvert aux autres couches de la société, mais seulement au sexe masculin. « Cent ans après, coquin de sort, comme disait Brassens, les femmes manquent encore... ». Depuis quelque temps, elles se sont bien rattrapées en créant leur Dàme-n-Owe, la soirée de dames, et non pas Frauje-n-Owe, soirée de femmes. Ce sont des nuances qui ont leur importance.

Cent dix ans : il n'y a pas de raison que cela ne continue pas. « Herre-n-Owe un kei And » (Herre-n-Owe sans fin) sera donc le maître-mot de ce spectacle version 2020 qui évoquera les Tony Troxler, Freddy Willenbucher, Roger Bixel, Albert Schnell et autres qui ont donné tant de plaisir à ces milliers de Herre qui se sont succédé au cercle du Tam.

À l'époque, la satire était plus aisée. Aujourd'hui, et on l'a vu l'an passé, pour un dessin humoristique (extrêmement vulgaire, reconnnaissons-le, NDRL), on menace les auteurs de poursuites.

Qu'importe, Christian Ketterlin et Daniel Pfister ont concocté quelques sketches dans le plus pur esprit herre-n-owien. Et tant pis pour ceux à qui ça ne plaît pas. Peut-être qu'en pleine bataille pré-électorale, ils se contenteront du parti d'en rire.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Intempéries Coup de vent et chutes d'arbres

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 05:40:50

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Intempéries
Coup de vent et chutes d'arbres
 

 
Un coup de vent a touché mardi matin la plaine d'Alsace, comme en témoigne le relevé météo de l'agence Atmo-Risk, avec de fortes rafales au passage d'averses instables. On a ainsi relevé 138 km/h au Markstein, 113 km/h à Waltenheim-sur-Zorn, 85 km/h à Wolxheim, 79 km/h à Obernai et Berg, 70 km/h à Bâle-Mulhouse.
Des chaussées à dégager dans le Bas-Rhin

Ces rafales n'ont toutefois pas occasionné de dégâts trop importants. Les sapeurs-pompiers du Bas-Rhin sont intervenus à onze reprises, mardi matin, pour dégager des routes encombrées, essentiellement du centre au nord du Bas-Rhin, entre Strasbourg et Wissembourg.

Le service des routes du conseil départemental du Bas-Rhin a été appelé à intervenir à de nombreuses reprises pour des chutes de panneaux, de branches et même d'arbres sur les chaussées. Les premiers appels ont été reçus vers 8 h 45 et se sont faits moins nombreux au fil de la matinée.

Tous les secteurs bas-rhinois ont été concernés : les agents ont dégagé des panneaux de signalisation tombés sur une route à Wasselonne, des arbres à Molsheim, Schirmeck, Erstein, ou encore Sélestat.

Dans la région colmarienne, les pompiers n'ont pas eu à intervenir ce mardi pour des dégâts liés au vent. En revanche, les agents du conseil départemental ont dû dégager deux arbres, tombés respectivement vers 8 h 40 sur la RD4 entre Kunheim et Durrenentzen, puis vers 14 h 30 sur la RD13 entre Balgau et Dessenheim.

A Mulhouse, des toitures ont été endommagées et des arbres se sont abattus sur la chaussée, notamment entre Brunstatt et Bruebach.

 

 
 

 

RÉGION DE COLMAR Vents violents : deux arbres tombés sur les routes

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 06:13:52

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L'arbre tombé en travers de la RD13, ce mardi entre Balgau et Dessenheim, a été rapidement dégagé. Photo DNA/B. K.
RÉGION DE COLMAR Vents violents : deux arbres tombés sur les routes

Les pompiers n'ont pas eu à intervenir ce mardi pour des dégâts liés au vent dans la région colmarienne. En revanche, les agents du conseil départemental ont dû dégager deux arbres, tombés respectivement vers 8 h 40 sur la RD4 entre Kunheim et Durrenentzen, puis vers 14 h 30 sur la RD13 entre Balgau et Dessenheim (photo ci-dessus). Cette RD13 a été rapidement rouverte à la circulation, mais avant l'intervention du Département, des automobilistes ont contourné l'arbre en roulant sur le champ bordant la chaussée.
ORBEY Motard blessé : les dépistages positifs

Un motard a chuté, ce mardi peu avant 16 h au lieu-dit « Basse Tannach » à Orbey. Légèrement blessé selon les examens réalisés sur place, cet habitant d'Orbey âgé de 28 ans a été conduit par les pompiers à l'hôpital Pasteur. D'après les premières constatations des gendarmes, la moto n'était manifestement pas homologuée pour la route, et les dépistages d'alcool et de stupéfiants sont révélés positifs.
COLMAR Dégagement de fumée

Les pompiers ont été appelés pour un dégagement de fumée provenant d'un feu de cave, ce lundi vers 18 h 30 route d'Ingersheim à Colmar, près de la rue Stanislas. Ils ont procédé à l'extinction d'une étagère et ont ventilé les locaux. Aucun blessé n'est à déplorer.
Chute à vélo

Un cycliste a fait une mauvaise chute, ce mardi vers 7 h 45 route de Rouffach près de la gare de Colmar. Légèrement blessé, cet adolescent âgé de 16 ans a été transporté par les pompiers à l'hôpital Pasteur.
Feu de panneau publicitaire

Le panneau publicitaire d'un abri de bus se consumait, ce lundi vers 19 h 30 à l'intersection de l'avenue d'Alsace et de la rue du Rhin à Colmar. Les pompiers ont procédé à son extinction.
HERRLISHEIM Cyclomotoriste blessée

Une cyclomotoriste a chuté, ce mardi vers 11 h 10 route du Vignoble à Herrlisheim-près-Colmar. Cette femme de 24 ans, légèrement blessée, a été évacuée à l'hôpital Pasteur par les pompiers.
PORTE DU RIED Branchages en feu

Un feu de branchages a dû être éteint par les sapeurs-pompiers du corps local, ce lundi vers 22 h rue de la Maison-Rouge à Holtzwihr, sur le ban communal de Porte du Ried.

 

 
 

Une coopération en OR : ont signé ce jour une convention pour l’échange de fonctionnaires entre les deux Collectivités.

Publié dans le panorama le Mercredi 29 janvier 2020 à 10:52:09

 

 

Mercredi 29 janvier à Colmar, rencontre de Brigitte Klinkert,

Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin

 avec Martin Horn, Maire de la Ville de Freiburg

 

Signature d’une convention

pour intensifier les relations transfrontalières­­

dans le cadre de la Stratégie OR-Oberrhein/Rhin supérieur

 

29. Januar 2020, Colmar

Treffen von Martin Horn, Oberbürgermeister der Stadt Freiburg

und Brigitte Klinkert, Präsidentin des Conseil départemental du Haut-Rhin

 

Unterzeichnung einer Vereinbarung
für die Intensivierung der grenzüberschreitenden Kontakte

 

 

Brigitte Klinkert, Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, et Martin Horn, Maire de la Ville de Freiburg ont signé ce jour une convention pour l’échange de fonctionnaires entre les deux Collectivités.

 

Brigitte Klinkert, Präsidentin des Conseil départemental du Haut-Rhin, und Martin Horn, Oberbürgermeister der Stadt Freiburg, haben heute eine Vereinbarung für den Austausch von MitarbeiterInnen unterzeichnet.

 

Ce partenariat se fonde sur le souhait partagé de la Présidente du Conseil Départemental du Haut-Rhin et du Maire de la Ville de Freiburg d’intensifier la coopération de leurs administrations respectives.

 

Diese Partnerschaft basiert auf dem gemeinsamen Wunsch der Präsidentin des Conseil Départemental du Haut-Rhin und dem Oberbürgermeister der Stadt Freiburg, die Zusammenarbeit ihrer beiden Verwaltungen zu intensivieren.

 

 

La convention décrit les modalités pour l’échange de collaborateurs des deux collectivités sous forme de stages de courte durée, dont l’objectif est de pratiquer la langue du partenaire, d’approfondir la connaissance de l’administration voisine, de ses compétences et de leur mise en œuvre, et de promouvoir le dialogue transfrontalier ainsi que les échanges de pratiques entre les administrations publiques (cf convention jointe).

 

Die Vereinbarung legt die Modalitäten für den kurzzeitigen Austausch von MitarbeiterInnen der Gebietskörperschaften fest. Ziel dieser Austausche sind die Verbesserung der Sprachkompetenzen, die Vertiefung der Fachkontakte, die verbesserte Kenntnis der jeweiligen Zuständigkeiten sowie die Förderung des grenzüberschreitenden Dialoges und des praktischen Austausches zwischen den öffentlichen Verwaltungen (s. beigefügte Vereinbarung).

 

Cette nouvelle convention avec la Ville de Freiburg intervient après celles déjà signées avec les Landkreise de Lörrach et Breisgau-Hochschwarzwald, le Regierungspräsidium Freiburg, et la Ville de Breisach am Rhein.

 

Diese neue Vereinbarung mit der Stadt Freiburg ergänzt die bereits unterzeichneten Vereinbarungen mit den Landkreisen Breisgau-Hochschwarzwald und Lörrach, dem Regierungspräsidium Freiburg sowie der Stadt Breisach.

 

A ce jour, 27 agents du Conseil départemental du Haut-Rhin se rendront dans les Collectivités allemandes signataires, et 13 agents allemands seront accueillis au Conseil départemental du Haut-Rhin.

 

Aktuell sind 27 MitarbeiterInnen des Conseil départemental sowie 13 MitarbeiterInnen der deutschen Partnergebietskörperschaften von dem Hospitationsprogramm betroffen.

 

Ces échanges s’inscrivent dans le cadre de la « stratégie OR - Oberrhein / Rhin supérieur », mise en place par les deux Départements alsaciens avec pour perspective la mise en œuvre de la Collectivité européenne d’Alsace.

 

Diese Austausche finden im Rahmen der Strategie „Oberrhein / Rhin supérieur“ statt, die von den zwei elsässischen Départements vor dem Hintergrund der Gründung der EuroRegion Elsass erarbeitet wurde.

 

La nouvelle Collectivité européenne d’Alsace confère à l’Alsace une place prépondérante au cœur de l’Europe, trait d’union privilégié entre la France et l’Allemagne, rôle qui lui a été confié par le Traité de l’Elysée et encore renforcé par celui d’Aix-la-Chappelle.

 

Die neue EuroRegion Elsass gibt dem Elsass als privilegiertes Bindeglied zwischen Deutschland und Frankreich eine entscheidende Rolle im Herzen Europas, welche ihm durch den Vertrag von Aachen übertragen worden ist.

 

Cette identité rhénane passe notamment par un développement accéléré du bilinguisme qui se verra renforcé grâce aux échanges entre fonctionnaires.

 

Das Austauschprogramm für MitarbeiterInnen fördert die Entwicklung der Zweisprachigkeit, die ein entscheidender Faktor für die oberrheinische Identität ist.

 

Contacts presse - Pressekontakt :

 

Conseil départemental du Haut-Rhin :

Anne Pradines

Tél. 06 75 55 23 61 - pradines@haut-rhin.fr

 

Stadt Freiburg :

Petra Zinthäfner

Tél.0761-201-1015 - petra.zinthaefner@stadt.freiburg.de