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Cinq maisons en feuet un disparu

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:50:13

© L'alsace, Jeudi le 22 Aout 2019
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Cinq maisons en feuet un disparu
 

 
Les sapeurs-pompiers ont lutté pendant plus de trois heures pour circonscrire le sinistre. Photo L'Alsace /Stéphane CARDIA
Un spectaculaire incendie s'est déclaré hier, en fin d'après-midi, dans le centre-ville de Rouffach, où cinq maisons ont été la proie des flammes. Le sinistre, dont l'origine restait indéterminée hier soir, a pris vers 16 h 30 au 15 de la rue des Bouchers, dans une maison ancienne à colombages.
Risque d'effondrement

Très vite, un important dispositif de secours a été mis en place, composé de 90 sapeurs-pompiers, placés sous les ordres du lieutenant-colonel Thierry Kellenberger. Les soldats du feu ont lutté pendant plus de trois heures pour circonscrire le sinistre, qui menaçait de s'étendre à plusieurs habitations de ce secteur composé d'un dédale de ruelles et de maisons anciennes accolées. Le feu a totalement ravagé la maison où s'est déclaré l'incendie. Quatre autres maisons accolées ont subi des dégâts, importants pour deux d'entre elles.

On ignorait, hier soir, si le sinistre avait fait des victimes, mais l'inquiétude était vive pour la personne qui vivait, seule, dans la maison détruite par l'incendie. Cet homme, âgé d'environ 70 ans et souffrant de problèmes de motricité, n'avait toujours pas été retrouvé à l'heure où nous mettions sous presse. Les sapeurs-pompiers n'ont pu effectuer immédiatement de reconnaissance dans sa maison, en raison d'un risque important d'effondrement, mais une équipe cynotechnique a été dépêchée sur place dans la soirée.

« Nous allons rester sur place toute la nuit, et sans doute une partie de la journée de demain, afin de surveiller le site et de prévenir toute reprise de l'incendie », expliquait hier soir le lieutenant-colonel Thierry Kellenberger. Dix lances étaient encore en action à 21 h 30.

Un sapeur-pompier a été légèrement blessé en début d'intervention. La présidente du conseil départemental, Brigitte Klinkert, ainsi que le sous-préfet Daniel Mérignargues se sont rendus sur place. Plusieurs élus rouffachois étaient également présents, la commune ayant réquisitionné la salle polyvalente afin d'héberger, si nécessaire, les personnes touchées par le sinistre. Le festival A dos d'arts a été annulé pour la soirée : il devrait reprendre aujourd'hui.
Stéphane CARDIA

 

 
 

 

Macron veut un G7 sans « chicaya bureaucratique »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:37:35

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Macron veut un G7 sans « chicaya bureaucratique »
 

 
Il y a un an, lors du G7 au Canada, en compagnie, notamment, de Donald Trump et Angela Merkel. Photo SAUL LOEB/AFP
« Personne ne lit les communiqués ! » Emmanuel Macron a ainsi désamorcé mercredi tout suspense sur la rédaction ou non d'une déclaration commune à l'issue du G7 réuni samedi à Biarritz.

Instruit de l'expérience du G7 de l'année passée, qui avait vu Donald Trump déchirer d'un tweet l'équilibre d'une nuit de négociation, le président français a revendiqué de « prendre des risques ». Il veut, durant ces trois jours, déjouer les « perversités du système », qui accaparent les dirigeants du monde sur « des chicayas bureaucratiques ».
Un budget« des plus réduits »

Comment ? « Il faut rapprocher les esprits, et frotter les cervelles », a expliqué Emmanuel Macron mercredi durant plus de deux heures devant l'Association de la presse présidentielle. C'est dans cet esprit qu'il a rencontré Vladimir Poutine à Brégançon, qu'il voit ce jeudi l'Indien Narendra Modi, ou qu'il reçoit pour la quatrième fois Donald Trump en France, dans une relation « franche, sincère, amicale ».

Le changement de style est aussi dans l'organisation. À 34 millions d'euros, le budget du G7 de Biarritz, souligne le président, « est l'un des plus réduits de tous les G7 de ces dernières années ». Il veut aussi qu'il soit l'un des plus sûrs, grâce à l'action des forces de l'ordre dont il reconnaît la « fatigue ». Mais il « n'y a pas de liberté s'il n'y a pas d'ordre public ».
L'Allemagne à la relance

Les dossiers ne manquent pas, pour ce G7 : conflits en cours, de la Libye à l'Iran et à la Syrie (« je serai intraitable sur Idlib », dit-il), sans oublier l'Ukraine : il devrait demander samedi, avec la chancelière Angela Merkel, une rencontre à quatre avec les présidents russe et ukrainien.

Mais aussi réchauffement climatique, guerre commerciale et croissance en berne... Sur ce point, l'Allemagne sera appelée à réviser ses dogmes, et à accepter de faire de la « relance budgétaire », insiste le président français.
Johnson rappelé au « sérieux »

L'objectif de Biarritz est de parvenir, à défaut de communiqué commun, à bâtir des « coalitions d'action » sur chaque sujet, des « coalitions à géométrie variable ». Il est aussi d'affirmer la « souveraineté européenne », par exemple sur le désarmement : « L'Europe ne peut pas s'en remettre pour sa sécurité au dialogue entre les États-Unis et la Russie. »

À la veille de déjeuner à Paris avec Boris Johnson, le Président a, sans surprise, confirmé l'inflexibilité européenne sur le Brexit. Pas question de revenir sur les garanties données à l'Irlande, car « la paix irlandaise, c'est la paix européenne ». Et face aux menaces britanniques de bloquer la libre circulation des personnes au 31 octobre, il appelle sans ménagement le Premier ministre à en revenir à « l'esprit de sérieux ».

Et pour conclure, une formule qu'il nomme « la leçon de l'Italie » : « Quand on s'allie avec l'extrême droite, à la fin, c'est toujours l'extrême droite qui gagne. »
Francis BROCHET

 

 
 

 

Retraites : Agnès Buzyn promet une « consultation citoyenne »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:38:42

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Retraites : Agnès Buzyn promet une « consultation citoyenne »
 

 
La consultation « pourra se faire sur internet, dans les mairies, via des associations et via des syndicats », selon Agnès Buzyn. Bertrand GUAY/AFP
Quelques mois après le grand débat, le gouvernement va à nouveau consulter les Français. Cette fois-ci, le sujet sera précis : il s'agit de demander l'avis de la population concernant la future réforme des retraites. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé mercredi qu'une « consultation citoyenne » sera lancée, « probablement la semaine prochaine ».

« Nous attendons les retours de nos concitoyens sur les propositions qui ont été faites », a-t-elle expliqué, en référence au rapport rendu mi-juillet par le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui avait lui-même mené une « consultation citoyenne » l'an dernier.
Les modalités pas encore fixées

« Ce sera probablement moins lourd que la consultation citoyenne du grand débat qui a mobilisé énormément de monde et de financement », a-t-elle expliqué au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV/RMC. La ministre a évoqué quelques pistes : « Cela pourra se faire sur internet, dans les mairies, via des associations et via des syndicats. Tout cela va être mis sur la table au mois de septembre. »

À l'issue du Conseil des ministres, Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, a confirmé cette annonce. Mais elle a précisé que les modalités de cette consultation « ne sont pas encore arrêtées ». Son objectif ? « Détailler la réforme aux Français et les faire réagir », a commenté Sibeth Ndiaye.

Les huit syndicats de salariés doivent rencontrer le Premier ministre Edouard Philippe les 5 et 6 septembre prochains pour un nouveau cycle de discussion. Mais trois journées d'action sont d'ores et déjà annoncées les 16, 21 et 24 septembre...

 

 
 

 

L'état des voies ferrées inquiète

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:41:15

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L'état des voies ferrées inquiète
 

 
Une nouvelle catastrophe comme celle de Brétigny-sur-Orge (2013) serait-elle possible ? Photo d'illustration Julio PELAEZ
La France risque-t-elle un autre déraillement comme celui qui avait fait sept morts et 70 blessés en juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge (Essonne) ? Un rapport, qui semble alarmant, de l'Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) relance le débat sur l'état du réseau ferré. L'audit dévoilé par Le Parisien porte sur des milliers de kilomètres de voies dans cinq régions de l'ouest de la France. Le gendarme du ferroviaire relève de nombreuses anomalies qui constituent « un écart majeur sur le niveau de maîtrise du processus de maintenance de l'infrastructure ».
Câbles électriques rongés et éclisses sans boulons

Les inspecteurs ont notamment découvert des câbles électriques rongés sur un passage à niveau. En juillet 2014, des fils dévorés par des rongeurs avaient provoqué la collision entre un TER et un TGV, qui avait fait une trentaine de blessés dans les Pyrénées-Atlantiques.

Les inspecteurs de l'EPSF ont également trouvé des éclisses dont les boulons étaient desserrés ou manquants. La défaillance d'une de ces attaches métalliques entre deux rails est la cause de l'accident de Bretigny.

La SNCF rétorque que la plupart des écarts mentionnés par l'audit ne concernent pas la sécurité et que les événements de sécurité les plus graves ont diminué de 30 % en quatre ans.

La ministre des Transports Élisabeth Borne voit dans ce rapport les conséquences de « décennies de sous-investissements et de tout-TGV » et rappelle que le gouvernement s'est engagé à augmenter de 50 % le plan de modernisation des voies ferrées pour le porter à 3,6 milliards d'euros par an.

Tout en se demandant « quelle stratégie sert ce rapport fantôme », la CGT cheminots s'inquiète des diminutions de personnel. « La réforme de 2014 prévoyait le recrutement de 500 agents par an jusqu'en 2020 pour faire face au défi de la régénération des voies. Cet objectif n'a jamais été réalisé. Pire, en 2018, nous avons perdu 285 agents pour l'entretien. Depuis 2014, la sous-traitance a augmenté de 35 % », déplore le syndicat.
L.C.

 

 
 

 

La Harth, forêt témoin du changement climatique

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:49:13

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La Harth, forêt témoin du changement climatique
 

 
Bruno Gaston, responsable de l'unité territoriale de la Harth à l'ONF, constate depuis quatre ans les conséquences des sécheresses sur les pins sylvestres et les charmes. Depuis ce printemps, les chênes commencent aussi à sécher. Les précipitations récentes ne suffiront pas à changer la donne. Photo L'Alsac e
Dès 2015, les charmes de la Harth ont été les premières victimes des phénomènes de sécheresses, estivaux et hivernaux (lire ci-contre), ainsi que des épisodes caniculaires à répétition de ces dernières années. Tout un symbole pour cet important massif forestier alsacien, la plus grande charmeraie naturelle d'Europe.
La plus grande charmeraie d'Europe décimée

Si les charmes ont été les premiers touchés, c'est à cause de leur système racinaire, « superficiel et traçant, qui les rend particulièrement vulnérables à la sécheresse », explique Bruno Gaston, le responsable de l'unité territoriale de la Harth à l'ONF (Office national des forêts). « Aujourd'hui, près de 30 % des charmes sont plus ou moins touchés, selon les secteurs. »

2015, c'est aussi l'année où les pins sylvestres ont commencé à se retrouver nus, déshabillés de leurs aiguilles. « Dans leur cas, la sécheresse a été une cause indirecte du dépérissement, commente le forestier. Les pins cohabitent avec un hôte naturel : un champignon appelé sphaeropsis sapinea. Mais quand les arbres sont en situation de stress hydrique, le champignon se développe. Il devient pathogène et provoque la mort de l'arbre. »

Le peuplement quasi centenaire de cinq hectares que nous avons sous les yeux, situé sur le ban de Rixheim, est ainsi « grillé à 99 % ». Jusqu'à récemment, le pin sylvestre était la quatrième essence la plus représentée dans le massif. Mais les perspectives ne sont pas bonnes : « Une disparition complète de l'essence pourrait être envisagée d'ici cinq ans. »
« Quand les chênes commencent à sécher, c'est qu'il y a alerte »

« Triste nouveauté constatée cette année, les chênes, l'autre essence emblématique et dominante de la Harth, sont désormais également impactés. » Certains n'ont pas refait de feuilles au printemps. Pour le moment, seul un petit pourcentage est touché : entre « 0 et 5 % », selon Bruno Gaston.

Mais « quand les chênes commencent à sécher, c'est qu'il y a alerte », s'inquiète le forestier. S'il dit cela, c'est parce que l'essence, dotée d'une racine centrale, appelée « pivot », qui lui permet d'aller chercher en profondeur l'eau dont elle a besoin, est censée mieux résister à la sécheresse.

Autre constat qui inquiète Bruno Gaston : « La sécheresse frappe aussi bien les chênes plantés il y a une trentaine d'années, que les arbres centenaires, présents naturellement, dont le patrimoine génétique n'arrive plus à s'adapter, parce que les changements climatiques sont devenus beaucoup trop rapides. »

L'état des lieux est tel qu'aujourd'hui, « on peut parler de dépérissement à l'échelle de la forêt, même si certaines zones restent épargnées, notamment dans le centre du massif ». « Est-ce parce que cette zone est un peu plus arrosée ? Est-ce à cause du canal du Rhône au Rhin, qui traverse la forêt à cet endroit et permet de maintenir une humidité ambiante plus importante qu'ailleurs ? », interroge Bruno Gaston, qui ne s'explique pas vraiment cette « poche verte pour le moment préservée ».

La carte de l'IGN (Institut national de l'information géographique et forestière) qui vient d'être réalisée confirme ces propos. Elle montre des dépérissements allant de 0-5 % à 75-100 %, selon les secteurs. Globalement, ils se sont aggravés partout entre 2015 et 2018.

« Les dépérissements ont d'abord surtout touché le nord du massif, dans la poche de Colmar, où l'hydrométrie est plus faible qu'au sud et le sol moins fertile et davantage filtrant, avec peu de réserve utile en eau. Mais depuis deux ans, le sud de la forêt est aussi concerné », retrace Bruno Gaston.
« On a du mal à imaginer la Harth dans 20-30 ans »

Ce constat, qui a des conséquences pour tout un écosystème environnemental et économique (lire ci-dessous), laisse le forestier dubitatif. « L'avenir de la forêt est incertain. On a du mal à imaginer la Harth dans 20-30 ans. Trente ans, c'est normalement ce qu'il faut pour qu'un forestier commence à voir le résultat de son travail. Il n'en voit jamais la finalité, puisque les arbres pour lesquels il travaille sont coupés après une centaine d'années, ou plus, selon les essences. Alors, imaginez l'état d'esprit d'un forestier quand il voit le travail d'une carrière anéanti par deux-trois années de sécheresse, qui obligent à couper les arbres au plus vite pour les valoriser à minima, en bois de chauffage, avant leur dépérissement complet... »

Une des solutions pour préserver la forêt, qui joue notamment un rôle dans la régulation du climat, c'est de « planter des arbres plus résistants à la sécheresse ». Cela ne serait pas une première pour la Harth (lire ci-dessous).
Textes : Cécile FELLMANN Photos : Thierry GACHON PLUS WEB Nos vidéo et diaporama sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Christophe Schwalbach nommé directeur

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:51:11

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Christophe Schwalbach nommé directeur
 

 
Le père Christophe Schwalbach était curé de Soultz depuis octobre 2011. DR
Son nom circulait depuis la démission du chanoine Geissler, à la mi-juin (lire L'Alsace du mercredi 3 juillet), l'information vient d'être confirmée dans la dernière livraison du bulletin L'Église en Alsace, datée du mois de septembre 2019 : à la rubrique « Nominations diocésaines », on y apprend que le curé de Soultz (Haut-Rhin) Christophe Schwalbach est nommé directeur du Mont Sainte-Odile et recteur de la basilique Sainte-Odile. Cette nomination met fin à une petite période de vacance à la tête du pèlerinage. Le chanoine Geissler avait lui-même succédé au père Patrick Koehler, parti neuf mois plus tôt, en septembre 2018. En un an, le Mont Sainte-Odile aura ainsi connu trois recteurs différents.
H. de C.

 

 
 

 

Rencontre franco-allemande : déjà 20 ans d'amitié

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:54:05

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Rencontre franco-allemande : déjà 20 ans d'amitié
 

 
DR
Cela fait 20 ans qu'a été scellée l'amitié entre le Ballersdorf bavarois et son homonyme sundgauvien. Un week-end de juillet dernier a été l'occasion pour les amis de se rencontrer en Bavière à l'occasion du Schloßfest à Neuburg an der Donau. Un accueil chaleureux, comme d'habitude, et la promesse de se revoir en 2021 dans le Sundgau cette fois. Des liens soutenus par le conseil départemental et la caisse du Crédit mutuel locale, pour que se pérennise cette amitié européenne, comme a pu le relever le président, André Hemmerlin.

 

 
 

 

« Nous avons aussi un rôle de conservatoire »

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:54:47

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petit landau -

« Nous avons aussi un rôle de conservatoire »
 

 
L'association locale des arboriculteurs a vu le jour en 1985 à Petit-Landau. Armand Le Gac en a été le président fondateur. « Dans ces années-là, de nombreux vergers écoles ont été créés, des créations accompagnées de subventions allouées par le conseil général », se souvient-il. La commune a mis à disposition, par bail emphytéotique, un terrain de 10 ares situé près du centre du village. L'association devait prendre en charge les différents investissements, les frais de fonctionnement.

Le marché aux puces annuel (le prochain aura lieu le dimanche 13 octobre) permet en grande partie de faire face à ces dépenses. Parmi elles, prochainement, « un grand ménage », selon l'expression du président, une opération qui consiste à remplacer « des fruitiers atteints par la limite d'âge » et aussi à en supprimer une rangée pour avoir davantage d'espace.

Actuellement, un peu plus d'une centaine d'arbres peuplent le verger, majoritairement des pommiers. Parmi les nombreuses variétés présentes, on trouve la « cour pendu » ou encore la « fenouillet rouge ». « Des fruits oubliés. Nous avons aussi un rôle de conservatoire. Un rôle éducatif également », souligne Armand Le Gac. L'exposition fruitière réalisée lors du marché aux puces en donne un aperçu fort instructif.
« Conduite naturelle »

Des démonstrations de greffes, de plantations (prochaine le 23 novembre à 14 h), de tailles sont régulièrement programmées. L'association, forte de 45 membres, compte en son sein deux moniteurs en activité. Pour les participants à ces démonstrations, c'est l'opportunité de découvrir les différentes techniques permettant de façonner un arbre. Une priorité dans la gestion de ce verger école, « la conduite naturelle », insiste Armand Le Gac. Ce « on laisse vivre » se traduit, par exemple, par ne pas retirer la végétation au pied des arbres, garder au minimum 5 cm d'herbe dans les allées, n'opérer que deux traitements dans l'année.

Le champ d'action de l'association ne se limite pas au seul verger. Ses membres ont planté plus de 300 arbres sur le ban communal ; 75 l'ont été dans le cadre du Gerplan (plan de gestion de l'espace rural et périurbain) mené par le conseil départemental et l'ex-communauté des communes Porte de France Rhin Sud. On retrouve donc çà et là, entre autres, des cognassiers, des cerisiers « aigle noir » qui étaient « LE cerisier de Petit-Landau ». Les écoles bénéficient de ces plantations, l'occasion pour les élèves d'apprécier les fruits mais aussi de voir vivre ces arbres. « Et nous donnons du jus aux établissements scolaires chaque fois que l'équipe pédagogique nous le demande », relève Armand Le Gac, « le reste étant vendu lors du vide-greniers ».

L'alambic communal permet une autre mise en valeur des pommes. « On recherche avant tout le goût », fait remarquer le président qui aime distiller de bienveillants conseils. Tout naturellement.
Bernard STICH

 

 
 

 

michelbach le haut - Un appel aux dons pour la restauration de l'église

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:55:40

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michelbach le haut - Un appel aux dons pour la restauration de l'église
 

 
La commune de Michelbach-le-Haut et la Fondation du patrimoine feront oeuvre commune à l'occasion de ce grand chantier. Photos L'Alsace /P.-B.M.
Des travaux d'entretien ont régulièrement été entrepris par le passé afin d'assurer la sauvegarde de l'église de Michelbach-le-Haut : les façades il y a un demi-siècle et l'intérieur en 1990-1991.

À présent, la commune doit engager d'importants chantiers, dans les meilleurs délais, afin de sécuriser le clocher et ses abords. Les travaux projetés comprennent le ravalement des façades, le remplacement des abat-sons, le traitement des soubassements et des fissures et la réfection de la voirie aux abords de l'édifice. C'est un beau présent pour les 150 ans de ce bâtiment cultuel.

Le coût des travaux est estimé 147 680 EUR TTC. Le conseil départemental, le conseil régional et la Fondation du patrimoine contribueront au financement mais il reste à trouver quelque 30 000 EUR afin de boucler le budget de ce chantier.

Des dons peuvent être adressés à la Fondation du patrimoine, pour l'église Saint-Jacques le Majeur, 9, place Kléber à Strasbourg, ou sur le site sécurisé www.fondation du patrimoine.org/61719. La réduction d'impôt est à hauteur de 66 % du don effectué, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Paul-Bernard MUNCH

 

 
 

 

La rue de Wittelsheim avec trois mois d'avance

Publié dans le panorama le Jeudi 22 août 2019 à 06:56:06

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REININGUE  Travaux
La rue de Wittelsheim avec trois mois d'avance
Prévu d'avril à novembre, l'aménagement de la rue de Wittelsheim à Reiningue sera terminé dès la fin août, pour un montant de 787 815 EUR, répartis entre le conseil départemental (un tiers) et la commune (deux tiers).
 

 
L'aménagement, sous la maîtrise d'ouvrage de Cocyclique, va de l'entrée dans la commune, devant le stade jusqu'au carrefour de la rue des Pierres, soit sur 800 m.
«Il y a déjà eu des morts au carrefour des rues de Wittelsheim et de Cernay », rappelle l'adjoint au maire de Reiningue chargé des travaux, Philippe Fuchs. Sans compter l'accident qui, en 2010, a coûté la vie à trois jeunes à l'entrée de la commune, quand on vient de Wittelsheim.

C'est dire si un aménagement sécuritaire est le bienvenu. Un projet en gestation depuis 2013, mais qui a longtemps été mis en stand-by, étant donné l'augmentation du coût, que le conseil départemental, qui a assuré la réfection de l'enrobé, n'était, au départ, pas prêt à assumer, et que le budget communal ne pouvait supporter. Finalement, le Département a révisé sa position.
La rue toujours condamnée

Les marchés ont été attribués par le conseil municipal le 12 février. Le maire, Alain Leconte, prévoyait alors un chantier qui durerait du début avril à la fin novembre. Or, s'ils ont bien commencé en avril, les travaux devraient être terminés à la fin du mois, au grand soulagement des élus.

« C'est grâce au fait qu'on a bloqué entièrement la rue. Si on avait travaillé en alternat comme projeté d'abord, on aurait mis beaucoup plus de temps », explique Alain Leconte.
Deux plateaux surélevés pour ralentir la vitesse

Le chantier a commencé par le renouvellement du réseau d'eau, pour un montant de 319 789 EUR. Le service des eaux de la Ville de Mulhouse remboursera environ 70 000 EUR, pour le branchement des particuliers.

Puis la chaussée a été décaissée, les réseaux secs enfouis. « On a aussi prévu la fibre », rappelle le maire qui attend avec impatience le raccordement du village. La structure a été entièrement reprise, aux frais du Département, pour 265 307 EUR TTC. La largeur a été ramenée de 8,50 à 6,50 m, dans le but de ralentir la vitesse des automobilistes.

La commune, outre la dissimulation des réseaux secs, a fait réaliser des trottoirs de 1,40 m de chaque côté, adaptés au déplacement des personnes à mobilité réduite, ainsi que deux plateaux surélevés, toujours dans l'optique de la réduction de la vitesse : le premier devant les ateliers municipaux, le second à l'intersection avec la rue de Cernay. « Si les voitures passent à plus de 50 km/h, elles cognent le bas de caisse », affirme le maire.

Quelques places de stationnement ont été aménagées, « mais il n'y a que deux encoches, pour ne pas encourager les riverains à laisser leurs véhicules dehors », explique-t-il.

Les lampadaires devant le stade doivent encore être remplacés jusqu'à la rue de Louhans par des leds, mais les mâts en béton déjà en place un peu plus haut le resteront. Il reste à finir les trottoirs, installer la signalisation au sol et verticale et à garnir les bacs à fleurs.