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Grand Est Chambre des comptes : un rapport contrasté sur une fusion compliquée

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:53:00

© L'alsace, Mercredi le 16 Octobre 2019
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Grand Est Chambre des comptes : un rapport contrasté sur une fusion compliquée
 

 
Le plafonnement des indemnités des élus régionaux a généré une baisse des dépenses de l'assemblée régionale de 4,7 % entre 2015 et 2018. Archives DNA
Une fusion « sans évaluation complète » des surcoûts et des risques
« La région Grand Est ne dispose pas d'évaluation complète des coûts liés à la fusion entre 2015 et 2018. [...] Il en va de même pour l'identification des risques de surcoûts pérennes induits par le regroupement » des trois anciennes régions.

C'est sans doute l'observation la plus sévère du rapport, remarque qui renvoie elle-même à l'absence totale d'évaluation gouvernementale lors de la mise en chantier de la réforme territoriale, en 2014. En dehors de « certains gains », la région Grand Est « n'appréhende que partiellement les facteurs d'économie ».
Une efficacité à n'attendre « qu'à partir de 2019 »

Le rapport relève « l'absence de mesure de rationalisation ou de mutualisation susceptible de dégager des économies d'échelle », de 2016 à 2018. C'est ce sujet qui a fait polémique il y a quelques jours lorsque la Cour des comptes a publié son bilan sur la fusion des régions au niveau national (L'Alsace du 25 septembre).

« Ni la masse salariale, ni l'effectif des agents n'ont diminué » dans le Grand Est, relèvent les contrôleurs. Mais la chambre nuance ses remarques en précisant que les effets en termes d'efficacité du regroupement des trois régions ne pourront apparaître « qu'à partir de 2019 ».
Une situation financière « favorable »

La chambre juge la situation financière de la région « favorable » à la fin de l'année 2017 « alors même qu'elle a été confrontée » à des changements de structures « conséquents ». Malgré une hausse de ses charges, la collectivité est parvenue à accroître ses capacités d'autofinancement, « ce qui lui permet de maintenir un niveau d'investissement élevé ». L'encours de la dette a été « maîtrisé » et la capacité de désendettement s'est « améliorée ».
Des économies dans les deux assemblées

Le conseil économique, social et environnemental régional (Ceser Grand Est) est passé de 253 à 180 membres, soit une baisse de l'effectif de 29 %. Cette baisse a permis de réaliser une économie de 600 000 euros entre 2015 et 2018, malgré l'harmonisation au niveau supérieur des indemnités brutes annuelles des membres du Ceser.

Parallèlement, les indemnités des élus ont été fixées à un niveau inférieur de 20 % au niveau maximum autorisé par la loi. Combinée à la diminution du nombre de vice-présidents (de 41 à 15) et de celui des membres de la commission permanente (de 89 à 40), cette mesure s'est traduite par une baisse des dépenses de 4,7 % entre 2015 et 2018.
Des orientations budgétaires peu lisibles

La chambre considère que les documents financiers présentés aux élus avant le vote du budget devraient « gagner en lisibilité » avec des synthèses plus précises, et une meilleure présentation des dépenses de fonctionnement et d'investissement, mais aussi des engagements pluriannuels.
Une masse salariale en hausse

La masse salariale a augmenté de 7 millions d'euros, passant de 271 millions en 2015 à 278 millions en 2017, constate la chambre. Cette dernière précise que l'application du régime indemnitaire harmonisé des agents a engendré un surcoût de 16 millions, la collectivité ayant fait le choix assumé d'harmoniser les rémunérations au niveau lorrain, le plus favorable pour l'ensemble des agents. L'effectif des emplois a progressé de 254 équivalents temps plein entre 2015 et 2017.

Les contrôleurs recommandent à la région de mettre en place « une organisation plus efficiente » de l'ensemble de ses services « pour parvenir à stabiliser la masse salariale ».
Comités régionaux des services de transport : ça ne roule pas partout

Au-delà de ce constat, la chambre estime que la région Grand Est peut améliorer sa gestion du transport ferroviaire. Elle observe ainsi que les comités régionaux des services de transport (Corest) - les anciens comités de lignes -, « se sont peu réunis, excepté en Alsace », entre 2016 et 2017. Aucun n'a été organisé sur le périmètre du Corest Est Mosellan, de même que pour certaines lignes, comme Kalhausen-Sarre-Union. Le rapport préconise un meilleur suivi de ces Corest et une meilleure remontée de leurs travaux vers la région et la SNCF.
Harmoniser la gestion des agents des 242 lycées

Sur les 7 417 agents que comptait la région Grand Est en 2018, 5 363 étaient des adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement (AATEE) répartis dans 242 lycées. Constatant une grande disparité de charge entre les 12 agences qui gèrent ces personnels, la chambre recommande à la région de rééquilibrer le portefeuille d'activités entre ces agences. Elle préconise aussi d'harmoniser les dotations des lycées en ATTEE suite aux départs à la retraite non remplacés de près de 200 agents en 2016 et 2017. La région Grand Est a répondu à cette problématique par le développement d'équipes mobiles.
Franck BUCHY (*) Contrôle des comptes et de la gestion de la région Grand Est à compter de l'exercice 2016. PLUS WEB Le rapport est disponible dans son intégralité sur www.lalsace.fr.

 

 
 

Un rapport contrasté sur une fusion compliquée

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:56:52

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Politique  Chambre des comptes de la Région Grand Est
Un rapport contrasté sur une fusion compliquée
Le premier rapport de la Chambre des comptes sur la Région Grand Est appelle à une gestion budgétaire « plus lisible » de la collectivité, et émet des réserves sur la gestion des TER et des agents des lycées (*). Les élus régionaux en débattront ce vendredi à Metz.
 

 
Le plafonnement des indemnités des élus régionaux a généré une baisse des dépenses de l'assemblée régionale de 4,7 % entre 2015 et 2018.
Une fusion « sans évaluation complète » des surcoûts et des risques
« La région Grand Est ne dispose pas d'évaluation complète des coûts liés à la fusion entre 2015 et 2018. [...] Il en va de même pour l'identification des risques de surcoûts pérennes induits par le regroupement » des trois anciennes régions.

C'est sans doute l'observation la plus sévère du rapport, remarque qui renvoie elle-même à l'absence totale d'évaluation gouvernementale lors de la mise en chantier de la réforme territoriale, en 2014. En dehors de « certains gains », la Région Grand Est « n'appréhende que partiellement les facteurs d'économie ».
Une efficacité à n'attendre « qu'à partir de 2019 »

Le rapport relève « l'absence de mesure de rationalisation ou de mutualisation susceptible de dégager des économies d'échelle », de 2016 à 2018. C'est ce sujet qui a fait polémique il y a quelques jours lorsque la Cour des comptes a publié son bilan sur la fusion des régions au niveau national (nos éditions du 25 septembre).

« Ni la masse salariale, ni l'effectif des agents n'ont diminué » dans le Grand Est, relèvent les contrôleurs. Mais la chambre nuance ses remarques en précisant que les effets en termes d'efficacité du regroupement des trois régions ne pourront apparaître « qu'à partir de 2019 ».
Une situation financière « favorable »

La chambre juge la situation financière de la Région « favorable » à la fin de l'année 2017 « alors même qu'elle a été confrontée » à des changements de structures « conséquents ». Malgré une hausse de ses charges, la collectivité est parvenue à accroître ses capacités d'autofinancement, « ce qui lui permet de maintenir un niveau d'investissement élevé ».

L'encours de la dette a été « maîtrisé » et la capacité de désendettement s'est « améliorée ».
Des économiesdans les deux assemblées

Le conseil économique, social et environnemental régional (CESER Grand Est) est passé de 253 à 180 membres, soit une baisse de l'effectif de 29 %. Cette baisse a permis de réaliser une économie de 600 000 euros entre 2015 et 2018, malgré l'harmonisation au niveau supérieur des indemnités brutes annuelles des membres du CESER.

Parallèlement, les indemnités des élus ont été fixées à un niveau inférieur de 20 % au niveau maximum autorisé par la loi. Combinée à la diminution du nombre de vice-présidents (de 41 à 15) et de celui des membres de la commission permanente (de 89 à 40), cette mesure s'est traduite par une baisse des dépenses de 4,7 % entre 2015 et 2018.
Des orientations budgétaires peu lisibles

La chambre considère que les documents financiers présentés aux élus avant le vote du budget devraient « gagner en lisibilité » avec des synthèses plus précises, et une meilleure présentation des dépenses de fonctionnement et d'investissement, mais aussi des engagements pluriannuels.
Une masse salariale en hausse

La masse salariale a augmenté de 7 millions d'euros, passant de 271 millions en 2015 à 278 millions en 2017, constate la chambre. Cette dernière précise que l'application du régime indemnitaire harmonisé des agents a engendré un surcoût de 16 millions, la collectivité ayant fait le choix assumé d'harmoniser les rémunérations au niveau lorrain, le plus favorable pour l'ensemble des agents.

L'effectif des emplois a progressé de 254 équivalents temps plein entre 2015 et 2017.

Les contrôleurs recommandent à la Région de mettre en place « une organisation plus efficiente » de l'ensemble de ses services « pour parvenir à stabiliser la masse salariale ».
Comités régionaux des services de transport : ça ne roule pas partout

Au-delà de ce constat, la chambre estime que la Région Grand Est peut améliorer sa gestion du transport ferroviaire. Elle observe ainsi que les comités régionaux des services de transport (COREST) - les anciens comités de lignes - « se sont peu réunis, excepté en Alsace », entre 2016 et 2017. Aucun n'a été organisé sur le périmètre du COREST Est Mosellan, de même que pour certaines lignes, comme Kalhausen-Sarre-Union.

Le rapport préconise un meilleur suivi de ces COREST et une meilleure remontée de leurs travaux vers la Région et la SNCF.
Harmoniser la gestion des agents des 242 lycées

Sur les 7 417 agents que comptait la Région Grand Est en 2018, 5 363 étaient des adjoints techniques territoriaux des établissements d'enseignement (AATEE) répartis dans 242 lycées.

Constatant une grande disparité de charge entre les 12 agences qui gèrent ces personnels, la chambre recommande à la Région de rééquilibrer le portefeuille d'activités entre ces agences.

Elle préconise aussi d'harmoniser les dotations des lycées en ATTEE suite aux départs à la retraite non remplacés de près de 200 agents en 2016 et 2017. La Région Grand Est a répondu à cette problématique par le développement d'équipes mobiles.
Franck BUCHY (*) Contrôle des comptes et de la gestion de la Région Grand Est à compter de l'exercice 2016. Le rapport est disponible dans son intégralité sur dna.fr

(*) Contrôle des comptes et de la gestion de la Région Grand Est à compter de l'exercice 2016.

 
 

 

Saverne  Festival « Vos oreilles ont la parole » « Conter, une façon de communiquer, avec des mots simples »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:44:37

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Saverne  Festival « Vos oreilles ont la parole »
« Conter, une façon de communiquer, avec des mots simples »
Saverne a accueilli lundi soir le premier spectacle du festival de contes et art du récit, « Vos oreilles ont la parole », porté par les deux conseils départementaux, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
 

 
De nombreuses personnalités ont assisté lundi soir à l'inauguration du festival à Saverne.
« La culture est un lien essentiel qui relie les Savernois », souligne d'emblée l'adjoint au maire Francois Schaeffer, ravi d'accueillir autant d'invités et de servir de lieu de rencontre culturelle, pour ce festival, entre les deux départements.

Et c'est aussi la culture qui a réuni lundi soir des centaines de personnes, originaires du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sous l'égide des organisateurs, les conseils départementaux, représentés par le président Frédéric Bierry pour le Bas-Rhin et la présidente Brigitte Klinkert pour le Haut-Rhin.
Dix dates au pays de Saverne et en Alsace Bossue

Ce festival, qui fête ses 10 ans, se déroule dans 75 communes alsaciennes, et dans différents lieux, notamment dans les bibliothèques départementales ou municipales. Initié dans le Bas-Rhin, il est rejoint désormais rejoint par le Haut-Rhin.

Dans le pays de Saverne et en Alsace Bossue, dix dates sont ainsi programmées (voir DNA du dimanche 13 octobre). « Le festival "Vos oreilles ont la parole" n'existe que parce que c'est un projet partagé, devenu au fil des ans emblématique de la relation de la BDBR (bibliothèque départementale du Bas-Rhin, ndlr) avec son réseau et au coeur de la politique de lecture publique du Bas-Rhin », commente la directrice de la BDBR, Anne-Marie Bock.
Des pépites artistiques

Ce festival mobilise également de nombreuses collectivités locales et de partenaires culturels, soit près de 270 bénévoles et 170 professionnels.

Quant au programme de cette dixième édition, il fourmille de pépites artistiques de qualité. Plus de 100 événements dont « 67 bulles de joie bas-rhinoises », dixit la directrice. « Les contes touchent quelque chose d'essentiel, des mythes fondateurs aux histoires les plus foutraques. Conter, c'est une façon de communiquer, d'exprimer la complexité avec des mots simples », ajoute-t-elle encore dithyrambique en rappelant qu'en 2018, 873 séances de contes ont été proposées dans le réseau départemental de lecture publique du Bas-Rhin.

Isabelle Pierre-Siegendaler, directrice de la médiathèque du Haut-Rhin, rappelle qu'au printemps prochain la manifestation haut-rhinoise « Bibliothèques à la Une » associera pour la première fois les médiathèques du Bas-Rhin. Un rapprochement entre les deux départements qui préfigure déjà la prochaine collectivité européenne d'Alsace, sur le volet culturel.

La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, rappelle l'importance de faire rayonner les livres et souligne que cette expérience de festival à l'échelle alsacienne est reconnue au niveau national. Et d'ajouter, « toute l'année, nos deux départements mettent également en place des actions à destination des publics en difficulté. »

« La culture est un des premiers services publics de proximité », se réjouit le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry. « La parole, l'oralité, les contes font partie de notre patrimoine séculaire commun. Les contes nous font rêver depuis notre plus tendre enfance », ajoute le président en saluant l'investissement des communes et intercommunalités dans ce festival. Qui converge vers la future collectivité « rêvée » d'Alsace, riche de ses terroirs et territoires.
S.G. Programme complet : bas-rhin.fr/bibliotheque

Programme complet : bas-rhin.fr/bibliotheque

 
 

 

Dessine-moi des contes
C'est avec le spectacle « Envol, de terre et de feu », à l'Espace Rohan de Saverne, que le festival « Vos oreilles ont la parole » a débuté. Marc Buléon, conteur et musicien, a raconté deux contes initiatiques pendant que Odile Kayser, artiste plasticienne, projetait ses dessins réalisés en direct : un sculpteur rêvant de voir ses oiseaux sculptés voler ou une jeune fille inuit à la découverte de la vie avec les animaux. La musique parfois jazzy, souvent moderne, à la limite de l'expérimental, complète parfaitement les dessins, à base d'aquarelles diluées ou de projections de couleurs se diluant, de façon presque abstraite. Des dessins qui prennent vie et sens sous les yeux du spectateur, projetés sur la scène et qui illustrent les histoires contées. On se laisse emporter avec ce sculpteur et cette jeune inuit dans de belles leçons de vie, illustrant le dépassement de soi ou le passage à l'âge adulte. Entre dessins, musique et la douce voix du conteur, la part belle est faite à la poésie et à l'imaginaire.
P.V.

 

Finances : 3 000 emplois concernés par la déconcentration

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:52:56

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Finances : 3 000 emplois concernés par la déconcentration
 

 
Avec 103 000 fonctionnaires, l'effectif de Bercy est l'un des plus importants de l'administration d'État.
Pour l'« acte II » de son quinquennat, Emmanuel Macron avait prévenu en avril dernier : il souhaite rapprocher les concitoyens des administrations publiques. Une volonté de déconcentration que le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin entend prendre en considération dès à présent en revoyant l'organisation territoriale des services de la direction générale des Finances publiques (DGFiP).

Objectifs : augmenter le nombre de communes dans lesquelles les services fiscaux seront présents (avec la création de 30 % de points d'accueil de proximité supplémentaires) et localiser une partie des services situés en Ile-de-France dans les métropoles, territoires ruraux et périurbains.
Des services de 15 à 50 agents

Un appel à candidatures est ainsi lancé ce mercredi à l'ensemble des communes françaises souhaitant accueillir des services de la DGFiP. Gestion des dossiers, ressources humaines... Pour l'heure, aucune certitude sur les services qui pourraient être délocalisés mais « à terme 3 000 emplois sont concernés », explique-t-on dans l'entourage de Gérald Darmanin.

Les communes retenues, quelques dizaines, devront remplir un cahier des charges spécifique, détaillé dans l'appel à candidatures : « détenir le potentiel immobilier disponible pour accueillir » des équipes de 15 à 50 agents et pouvoir fournir aux familles des fonctionnaires des services suffisants (logement, transports, santé, éducation, etc.). Des mutations qui se feront sur la « base du volontariat et sur plusieurs années ».

Niveau budget, rien n'est encore défini : « Cela va dépendre des collectivités retenues, car certaines pourraient nécessiter plus d'investissements de la part de l'État », précise-t-on de même source.

L'appel à candidatures est ouvert jusqu'au 29 novembre. Mais selon l'entourage de Gérald Darmanin, une quarantaine de communes et collectivités, les plus motivées, se sont déjà fait connaître : « Les villes de Vesoul, Belfort ou encore Lure sont notamment intéressées. »
J. B.

 

 
 

 

Pompiers : des heurts à la manifestation

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:02:16

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Pompiers : des heurts à la manifestation
 

 
Entre 7 000 et 10 000 combattants du feu ont manifesté mardi dans les rues de Paris. Photo AFP
Le défilé des sapeurs-pompiers de France avait pourtant commencé mardi à Paris dans une ambiance bon enfant avec sifflets, sirènes et fumigènes. Vêtus de leurs manteaux bleu marine avec bandes jaunes fluorescentes, entre 7 000 et 10 000 combattants du feu (selon les syndicats) brandissaient des pancartes barrées de slogans tels que « Faire plus avec moins, bienvenue chez les pompiers » ou « Stop au mépris du politique ».

Mais aux alentours de 18 heures, les forces de l'ordre ont tiré des dizaines de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants rassemblés sur la place de la Nation, destination finale du cortège. Des canons à eau ont également été utilisés.

À quelques centaines de mètres de là, plusieurs pompiers sont descendus sur le périphérique parisien à hauteur de la Porte de Vincennes pour tenter de perturber la circulation. Des policiers étaient lancés à leurs trousses.

Selon la préfecture de police de Paris, six pompiers ont été interpellés pour violences et jets de projectiles.

Un rassemblement sauvage devant les marches de l'Assemblée nationale avait lui été dispersé en fin de journée après plusieurs heures de face-à-face tendu avec les forces de l'ordre.
« On ne va plus y arriver »

« Il y a une baisse des effectifs préoccupante alors qu'on est débordés par le nombre d'interventions. On nous demande tout, y compris de remplacer des ambulances. À un moment donné on ne va plus y arriver. Et en plus on menace notre régime de retraite qui nous permet de partir à 57 ans », a expliqué Mathias Gosse, 53 ans, pompier à Grasse (Alpes-Maritimes).

Interrogé sur la mobilisation lors des questions au gouvernement, le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré que les problèmes des sapeurs-pompiers étaient pris à « bras-le-corps » par le gouvernement. Il a annoncé l'expérimentation d'un « numéro unique » d'urgence - le 112 - qui permettrait de mieux orienter les appels.

 

 
 

Départements crispés face à l'État

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:50:43

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Politique Collectivités locales
Départements crispés face à l'État
Le 89 e Congrès des départements débute ce mercredi à Bourges. Au programme, trois jours de débats autour de ce qui crispe les collectivités dans leur relation avec l'État.
 

 
La limitation de vitesse à 80 km/h sera aussi abordée lors du Congrès des départements.
Suppression de la taxe d'habitation, transfert vers les communes de leur part du foncier bâti, prise en charge croissante des mineurs étrangers isolés, 80 km/h sur les routes départementales à deux voies : les sujets de crispation ne manquent pas entre les conseils départementaux et le gouvernement. Tous seront débattus dès ce mercredi matin à Bourges à l'occasion du 89e congrès des départements de France.
Des budgets contraints

Il se tient au moment où le Parlement débute l'examen du projet de loi de finances, qui concerne par ricochet les Départements. Or, le compte n'y est pas. Selon l'Assemblée des départements de France (ADF), il a manqué 9 milliards aux Départements l'an dernier pour boucler leurs budgets dévolus essentiellement aux prestations sociales. L'accueil des mineurs migrants isolés, que les conseils départementaux prennent en charge, a généré 2 milliards d'euros supplémentaires.

En tout, environ 40 000 adolescents sont concernés (une fois détectés les 65 % de faux mineurs), essentiellement des garçons en provenance de pays d'Afrique subsaharienne. « La création d'un fichier commun contribue à faire baisser un peu les flux mais la prise en charge de ceux qui ont besoin d'aide et de formation doit être mieux répartie car nos services ne peuvent pas gérer ces jeunes, comme les enfants en général qui nous sont confiés par la justice par exemple », estime Dominique Bussereau, président de l'ADF.

Il insiste sur la proximité avec la population « qui s'est renforcée dans les régions qui se sont agrandies et sont devenues plus lentes à répondre. Des communes, des intercommunalités, de petites entreprises, qui souvent entretenaient un dialogue naturel avec les Régions du fait de leur compétence sur développement économique, se tournent vers les Départements ».

Enfin, la colère des pompiers sera aussi en discussion du congrès. Les Départements soutiennent la création au niveau national d'un vrai numéro unique d'appel pour aiguiller les demandes.

 

 
 

 

Départements crispés face à l'État

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:03:04

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Départements crispés face à l'État
 

 
La limitation de vitesse à 80 km/h sera aussi abordée lors du Congrès des départements. Photo Julio PELAEZ
Suppression de la taxe d'habitation, transfert vers les communes de leur part du foncier bâti, prise en charge croissante des mineurs étrangers isolés, 80 km/h sur les routes départementales à deux voies : les sujets de crispation ne manquent pas entre les conseils départementaux et le gouvernement. Tous seront débattus dès ce mercredi matin à Bourges à l'occasion du 89e congrès des départements de France.
Des budgets contraints

Il se tient au moment où le Parlement débute l'examen du projet de loi de finances, qui concerne par ricochet les Départements. Or, le compte n'y est pas. Selon l'Assemblée des départements de France (ADF), il a manqué 9 milliards aux Départements l'an dernier pour boucler leurs budgets dévolus essentiellement aux prestations sociales. L'accueil des mineurs migrants isolés, que les conseils départementaux prennent en charge, a généré 2 milliards d'euros supplémentaires.

En tout, environ 40 000 adolescents sont concernés (une fois détectés les 65 % de faux mineurs), essentiellement des garçons en provenance de pays d'Afrique subsaharienne. « La création d'un fichier commun contribue à faire baisser un peu les flux mais la prise en charge de ceux qui ont besoin d'aide et de formation doit être mieux répartie car nos services ne peuvent pas gérer ces jeunes, comme les enfants en général qui nous sont confiés par la justice par exemple », estime Dominique Bussereau, président de l'ADF.

Il insiste sur la proximité avec la population « qui s'est renforcée dans les régions qui se sont agrandies et sont devenues plus lentes à répondre. Des communes, des intercommunalités, de petites entreprises, qui souvent entretenaient un dialogue naturel avec les Régions du fait de leur compétence sur développement économique, se tournent vers les Départements ».

Enfin, la colère des pompiers sera aussi en discussion du congrès. Les Départements soutiennent la création au niveau national d'un vrai numéro unique d'appel pour aiguiller les demandes.

 

 
 

Alain Fontanel candidat à Strasbourg

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:57:41

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MUNICIPALES 2020
Alain Fontanel candidat à Strasbourg
 

 
Sans surprise, Alain Fontanel a annoncé ce mardi sa candidature aux élections municipales à Strasbourg.
Le premier adjoint au maire Alain Fontanel a officialisé mardi sa candidature aux élections municipales à Strasbourg devant un parterre de 250 personnes réunies dans un bar de la Krutenau. À l'issue d'une intervention millimétrée, l'élu souhaite d'abord rassembler autour de son projet. Avant de demander l'investiture de son parti LaREM.

L'élu strasbourgeois macroniste, protégé par le maire Roland Ries (PS) - qui a autorisé la création d'un groupe dans sa majorité en juin 2017 -, officialise ainsi sa candidature, pressentie depuis un moment. Dans son entourage, personne ne doutait que l'élu prendrait la tête d'une liste LaREM.

Fontanel n'a pas encore l'investiture LaREM. Il souhaite d'abord se présenter devant les Strasbourgeois, avant de rassembler son parti. Il a annoncé sa décision lundi à Roland Ries, a-t-il précisé.

 

 
 

 

Forte mobilisation dans les CFA publics

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:01:04

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Strasbourg Réforme de la formation professionnelle
Forte mobilisation dans les CFA publics
En vue de défendre la spécificité des Centres de formation d'apprentis d'Alsace, des actions ont été menées mardi matin dans les 15 CFA publics. Puis 200 manifestants se sont rassemblés devant le rectorat de Strasbourg, qui évoque « une année de transition ». Les personnels restent « dans le flou ».
 

 
Près de 200 manifestants se sont fait entendre à Strasbourg, avec tambourins, casseroles et cornes de brume.
« CFA du bâtiment Le Corbusier en démolition », « Pourquoi changer ce qui marche ? », « Mme la rectrice, à quand le dialogue ? », pouvait-on lire parmi les slogans portés par les manifestants qui se sont rassemblés, mardi après-midi, devant le rectorat de Strasbourg, pour défendre la spécificité du système alsacien d'apprentissage dans les CFA publics. La réforme de la formation professionnelle, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2020, bouleverse les modalités d'organisation et de financement de l'apprentissage, en permettant à de nouveaux acteurs d'ouvrir des CFA et en modifiant le rôle de la Région, explique le rectorat. Conséquence de cette réforme : les 15 CFA publics d'Alsace, qui accueillent près de 5 300 apprentis en cette année scolaire, seront placés sous la direction d'un CFA académique et transformés en Unités de formation par apprentissage (UFA).

En changeant de statut, les CFA publics « seront rattachés au ministère du Travail, à la formation continue destinée à des travailleurs actifs ou à des chômeurs, et non plus au ministère de l'Éducation nationale », regrettent des professeurs qui redoutent de « faire 25 % d'heures supplémentaires pour le même salaire ». Remettre en cause les 648 heures actuelles aurait pour effet de favoriser « le départ de professeurs dans le privé, le turnover des équipes mettrait en péril la qualité de la formation, la concertation permanente et le travail avec les entreprises et les branches professionnelles », affirment les manifestants avant d'indiquer que les CFA publics ont « des taux de réussite élevés aux examens (84,2 %) et des taux d'insertion post-formation, au bout de trois mois, de 82,6 %, dont 84 % en CDI ».
« Un début de dialogue »

La mobilisation des personnels a été exceptionnelle dès mardi matin dans les CFA d'Alsace. Les quinze professeurs permanents du CFA de Sélestat ont manifesté devant le lycée Schweisguth, avec le soutien d'une dizaine d'élus du Centre-Alsace et d'anciens apprentis. À Schiltigheim, tous les enseignants du CFA Émile-Mathis étaient en grève. L'ensemble des personnels du CFA Jules-Verne s'est également mobilisé devant l'établissement savernois pour une journée « CFA mort », les 348 apprentis n'ayant pas cours. Pour la majorité des manifestants, il s'agit là de la première mobilisation de leur carrière. Mobilisation totale également au CFA Heinrich-Nessel de Haguenau, où 100 % des enseignants étaient grévistes. Avec le personnel administratif, ils ont distribué des tracts aux automobilistes. À Wissembourg, une vingtaine de professeurs du CFA du lycée Stanislas ont manifesté avec le soutien du député Frédéric Reiss, de maîtres de stage et d'anciens élèves.

En milieu d'après-midi, une délégation de manifestants a été reçue au rectorat de Strasbourg, qui a rappelé que, pour « conduire cette restructuration ambitieuse, une année de transition s'est révélée nécessaire », et que l'année 2019-2020 sera « consacrée au dialogue social ». Si rien n'avait bougé depuis la commission consultative de juin, « un début de dialogue s'est instauré, mais nous restons vigilants », a prévenu David Grisinelli, secrétaire académique du SE-Unsa à sa sortie du rectorat. « Les 648 heures, qui sont essentielles pour le maintien d'un dispositif efficace en CFA, pourraient être maintenues. Le rectorat a montré sa bonne volonté, mais il est incapable de prendre une décision qui appartient au ministère et qui pose des problèmes juridiques. » Une deuxième commission consultative doit se réunir début novembre. En attendant, les personnels restent « dans le flou ».
J.-F.C. (avec les agences) (*) L'Alsace compte 30 CFA, 15 centres publics gérés par les lycées de l'Éducation nationale, un CFA universitaire public gérant les apprentis de l'Université de Strasbourg, de l'Université de Haute-Alsace et des cinq IUT de l'académie et 14 CFA privés. En 2018-2019, ils avaient accueilli 15 378 apprentis (7 718 en CFA publics et 7 660 en CFA privés).

(*) L'Alsace compte 30 CFA, 15 centres publics gérés par les lycées de l'Éducation nationale, un CFA universitaire public gérant les apprentis de l'Université de Strasbourg, de l'Université de Haute-Alsace et des cinq IUT de l'académie et 14 CFA privés. En 2018-2019, ils avaient accueilli 15 378 apprentis (7 718 en CFA publics et 7 660 en CFA privés).

 
 

 

Mulhouse Urgences Le nouveau chef de service a été nommé

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:26:40

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Mulhouse Urgences Le nouveau chef de service a été nommé
 

 
Le docteur Marc Noizet dirige actuellement les urgences du centre hospitalier de Châlons-en-Champagne. Photo MAXPPP /L'Union de Reims
C'est par un bref communiqué que la direction du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) a annoncé, ce mardi en fin d'après-midi, la nomination du nouveau chef du service des urgences de l'hôpital Émile-Muller et du Samu 68. Il s'agit du Dr Marc Noizet. Jusqu'à présent, il occupait la fonction de chef de service des urgences au centre hospitalier de Châlons-en-Champagne dans la Marne. Le Dr Noizet rejoindra le GHRMSA « à compter du mois de novembre ». Le communiqué précise également que « dans un premier temps, il occupera le poste à temps partiel. Puis à temps plein à partir de janvier 2020. »

Le Dr Noizet remplacera le Dr Philippe Guiot, chef du pôle de médecine intensive du GHRMSA et chef des urgences par intérim depuis le mois de juillet.

Pour la direction du GHRMSA, l'arrivée du Dr Noizet « est une étape importante dans la phase de refondation du service. » Elle mettra peut-être aussi fin à une période de turn-over important à la tête du service : en un an, quatre chefs se sont succédé.
C. F.

 

 
 

Marc Noizet, nouveau chef des urgences

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:01:40

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Mulhouse
Marc Noizet, nouveau chef des urgences
 

 
Le Dr Marc Noizet.
C'est par un bref communiqué que la direction du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) a annoncé, ce mardi en fin d'après-midi, la nomination du nouveau chef du service des urgences de l'hôpital Émile-Muller et du Samu 68. Il s'agit du Dr Marc Noizet.

Jusqu'à présent, il occupait la fonction de chef de service des urgences au centre hospitalier de Châlons-en-Champagne, dans la Marne. Le Dr Noizet rejoindra le GHRMSA « à compter du mois de novembre ». Le communiqué précise également que « dans un premier temps, il occupera le poste à temps partiel. Puis à temps plein à partir de janvier 2020 ».

Le Dr Noizet remplacera le Dr Philippe Guiot, chef du pôle de médecine intensive du GHRMSA et chef des urgences par intérim depuis le mois de juillet.

Pour la direction du GHRMSA, l'arrivée du Dr Noizet « est une étape importante dans la phase de refondation du service ». Elle mettra peut-être aussi fin à une période de turn-over important à la tête du service : en un an, quatre chefs se sont succédé.
C. F.

 

 
 

 

Mulhouse 50 lits devant la sous-préfecture

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:21:35

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Mulhouse 50 lits devant la sous-préfecture
 

 
L'opération « 100 lits pour les sans-lit » a rassemblé une centaine de personnes. Photo L'Alsace
Vers 17 h ce mardi 15 octobre, sous une pluie fine, une centaine de personnes a convergé devant la sous-préfecture de Mulhouse et a progressivement installé symboliquement une cinquantaine de lits de camp, dortoir à ciel ouvert. Parmi eux, des salariés et des bénévoles des structures qui accompagnent les personnes à la rue (Pôle urgence Accès, Service d'urgence sociale de Mulhouse, Emmaüs, Association d'accueil des demandeurs d'asile...).

À l'origine de cette mobilisation baptisée « 100 lits pour les sans-lit », l'AU 68 (collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement) qui réclame « la mise en oeuvre d'un accueil inconditionnel pour tous sans discrimination, une mise à l'abri pérenne, dans des conditions dignes ».
« Trois personnes par commune dans l'agglo »

« Actuellement, on a chaque jour 95 à 100 personnes sans solution d'hébergement, indique Raymond Kohler, responsable du 115 dans le Haut-Rhin et représentant de la Fas (Fédération des acteurs de la solidarité). Ça dure depuis des mois, alors qu'on sait qu'à Mulhouse, les bâtiments vides ne manquent pas. »

Le directeur du Pôle Urgence d'Accès, dont les salariés sont en première ligne quand les gens appellent le 115, tient à ramener ces chiffres à l'échelle de l'agglomération : « 100 personnes à répartir dans 39 communes, c'est moins de trois par commune... » Les structures qui gèrent l'hébergement d'urgence et l'accompagnement des personnes réclament depuis de nombreuses années une gestion pérenne de cette question, déplorant une « gestion du thermomètre » qui vise à ouvrir des places supplémentaires en hiver et à les refermer au printemps.

« On voit l'état de ces personnes qui vivent à la rue se dégrader et c'est beaucoup plus lourd ensuite de les aider à s'en sortir », souligne Odile Fournier, déléguée locale de la fondation Abbé-Pierre.
« La misère est là... »

Parmi les manifestants, Jean-Marc Bellefleur, président d'Accès. « L'État fait de réels efforts mais cela ne suffit pas, constate-t-il. En tant que président d'une association qui gère notamment le 115, je soutiens ce mouvement qui rappelle que la misère est là ; on ne doit pas la passer sous silence. »

Parmi ces personnes sans-abri, il y a aussi des familles avec enfants, demandeurs d'asile primo-arrivants. « En tant qu'employeur, je suis préoccupé par les risques psychosociaux, on a parfois des salariés en larmes... Quand on vous interpelle, qu'on vous demande si vous êtes parents et qu'on vous dit "Moi, ce soir, je suis dehors avec mes enfants", c'est très éprouvant... »

Même tension au Service d'urgence sociale de Mulhouse qui accueille quotidiennement 80 à 100 personnes dans ses locaux. Pour la plupart, des gens à la rue et notamment, des familles de demandeurs d'asile qui attentent parfois 15 jours à trois semaines pour un rendez-vous à la préfecture.

« L'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration) traîne et pendant ce temps, on a les familles sur les bras », déplore un responsable.

Comme si la météo s'en mêlait, la pluie n'a cessé de s'intensifier, obligeant les manifestants à plier bagage un peu avant l'heure prévue, vers 18 h. Pas un temps à mettre un chat dehors.
Frédérique MEICHLERPhoto : Darek SZUSTER PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr.

 

 
 

La croissance mondiale en berne

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:43:20

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La croissance mondiale en berne
 

 
Gita Gopinath, l'économiste en chef du FMI, a présenté mardi le rapport sur la prévision de croissance.  Photo O. DOULIERY/AFP
« À 3 % de croissance, il n'y a pas de place pour les erreurs politiques. » En dévoilant la dernière prévision de progression de l'économie mondiale pour 2019, Gita Gopinath, l'économiste en chef du FMI, a pressé les décideurs politiques à réduire « urgemment » les tensions commerciales.

Le Fonds monétaire international a annoncé mardi qu'il tablait pour 2019 sur une croissance la plus faible depuis la crise financière de 2012, incriminant en premier lieu la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui entame durement le commerce international. La croissance américaine devrait ainsi tomber à 2,4 % (-0,2 point), celle de la Chine à 6,1 % (-0,1 point).

La persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la difficile sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit) et un secteur manufacturier - en particulier automobile - en berne constituent les autres principaux risques ayant conduit le Fonds à abaisser, pour la cinquième fois en un an, sa prévision de croissance mondiale.
La prévision de la zone euro plombée par l'Allemagne

Le FMI a fortement dégradé mardi ses perspectives de croissance pour l'Iran et l'Arabie saoudite, les deux poids lourds économiques du Moyen Orient, citant l'effet des sanctions américaines, des tensions géopolitiques, et la faiblesse des cours du pétrole.

Concernant les prévisions pour la zone euro en 2019 et 2020, elles sont en baisse en raison de la situation de l'Allemagne, très affectée par les tensions commerciales et les déboires de son industrie automobile. Le FMI table sur une croissance de 1,2 % en 2019 puis 1,4 % en 2020 dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique.

En juillet dernier, il prévoyait encore une croissance de 1,3 % en 2019 et de 1,6 % en 2020. Pour l'Allemagne, la correction est encore plus forte : le FMI prévoit désormais 0,5 % de croissance en 2019 et 1,2 % en 2020. En juillet dernier, il tablait sur une hausse du PIB de 0,7 % en 2019 et 1,7 % en 2020.

La zone euro est, avec les pays émergents, l'une des causes du ralentissement économique mondial, et cette situation pourrait encore se détériorer l'an prochain, selon le FMI. D'autant que le divorce du Royaume-Uni avec l'UE pèse sur ces perspectives.

Le FMI anticipe cependant un rebond de la croissance en 2020 à 3,4 % (-0,1 point).

 

 
 

J1J Le Gerplan, un bon plan pour la biodiversité ?

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:05:12

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J1J  Le Gerplan, un bon plan pour la biodiversité ?
 

 
Parmi les installations financées par le Gerplan, ce nid d'hirondelles rue Jules-Verne à Saint-Louis.  Photo J1J/Angelo DI BLASI
Le Gerplan, ou plan de gestion des espaces ruraux et périurbains, est une politique pédagogique d'encouragement qui vise à soutenir financièrement les actions écologiques et environnementales des communes ou des agriculteurs. Ce financement est soutenu par le Conseil départemental du Haut-Rhin. Chaque commune ou chaque agriculteur est censé faire la demande et remplir un formulaire pour pouvoir y accéder.

Cette action ne date pas d'hier, comme l'indique Andrée Giolai, de la direction de l'aménagement, de l'environnement et de la construction à la Ville de Saint-Louis, qui gère le cofinancement des projets. « Elle existe depuis plus de 20 ans dans le Haut-Rhin mais était auparavant spécifiquement réservée aux communes rurales. À présent, elle s'est développée dans les milieux périurbains, notamment à cause du réchauffement climatique. »

En 2017, Saint-Louis, qui est une zone périurbaine, décide de mettre en place un « site d'expérimentation de biodiversité », en aménageant des hôtels à insectes et des panneaux explicatifs, le tout financé, en partie, par le Gerplan. Deux ans plus tard, un corridor écologique est créé pour préserver des espaces proches de la ville. « Ça incite les habitants à ne pas trop tailler leur haie », poursuit Andrée Giolai.
Des projets concrets pour demain

Et pour demain, que prévoit la Ville de Saint-Louis ? Continuer à planter des arbres - l'objectif est d'atteindre les 2020 -, financés à 40 % le Gerplan, afin de lutter contre les îlots de chaleur. Des formations d'éco-jardiniers, dispensés par des bénévoles, seront proposées aux habitants. Trois nids à hirondelles supplémentaires devraient être installés pour limiter la population de moustiques. Tout comme le développement d'un verger avec des arbres fruitiers d'Alsace. Autre projet : installer des bancs avec des nids à insectes intégrés ou aménager des nouveaux sentiers de découverte et de promenade pour sensibiliser les enfants et les familles à la nature. Merci qui ? Merci le Gerplan qui finance en partie toutes ces actions et respecte les normes de biodiversité.
Noéline BIERON-TOETSCH,Angelo DI BLASIet Adrien FALLECKER

 

 
 

J1J Éric Straumann : « Un beau projet de coordination franco-allemande... »

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:50:55

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J1J Éric Straumann : « Un beau projet de coordination franco-allemande... »
 

 
La réouverture de la ligne Colmar-Freiburg fait partie des priorités du groupe « Villes et territoires ». Archives L'Alsace : Thierry GACHON
Membre du groupe « Villes et territoires pour le train Colmar-Freiburg », créé à l'initiative de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, le député Éric Straumann s'exprime sur le projet de réouverture de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg.
À quel stade se trouve le projet de réouverture de la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg ?

Il s'agit, pour l'instant, d'une étude sans engagement concret de la part des deux États français et allemand. En ne réalisant pas cette ligne, nous aurions un rare exemple de deux agglomérations, de 250 000 habitants à Freiburg et 70 000 à Colmar, séparées de 50 km, qui ne seraient pas directement reliées par un réseau ferroviaire. Cela permettrait une redynamisation de la commune de Neuf-Brisach.
Quelles sont les difficultés du projet ?

Il y a de nombreux travaux nécessaires à entreprendre, comme la reconstruction d'un pont ferroviaire au-dessus du Rhin et la construction de passages souterrains du côté français. Les différentes mises à niveau et rénovations nécessitent 300 millions d'euros.
Quand est-ce que le projet aboutira ?

Il faudra prévoir une dizaine d'années avant sa finalisation. Un groupe de travail franco-allemand étudie ce dossier, ainsi que le département du Haut-Rhin, la Région Grand Est et les États français et allemands. C'est un très beau projet de coordination franco-allemande qui s'inscrit dans le traité d'Aix-la-Chapelle, signé le 22 janvier 2019 par Angela Merkel et Emmanuel Macron.
Lucie FISCHER et Aurore NABOULET

 

 
 

Féminicides : enfin des mesures ?

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:55:02

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Société Le phénomène est en hausse, le Grenelle des violences conjugales se poursuit
Féminicides : enfin des mesures ?
Un triste cap vient d'être atteint au moment où l'Assemblée vote une disposition pour imposer le bracelet électronique aux conjoints violents : depuis le 1 er  janvier, 121 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex, soit autant que sur toute l'année 2018.
 

 
Les Femen lors d'une action contre les féminicides au cimetière du Père Lachaise à Paris, le 5 octobre.
Le mois d'octobre n'est pas fini et le nombre de féminicides enregistrés en France en 2019 a déjà égalé celui de 2018 (1) et approche celui de 2017 (123). La 121e femme tuée par son mari ou ex-compagnon avait 73 ans. Elle a été retrouvée morte lundi à son domicile d'Issoudun (Indre) et son mari s'est accusé du meurtre.

Ce chiffre symbolique tombe quelques jours avant que les douze groupes de travail constitués pour le Grenelle des violences conjugales rendent leurs propositions. Le 28 octobre, la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, les recevra pour qu'ils lui restituent leurs travaux.
« Les ministres ont une vraie volonté d'action »

Jusqu'ici, les associations que nous avons contactées se déclarent globalement satisfaites de cette concertation, lancée le 3 septembre. Auparavant, certaines craignaient qu'il ne s'agisse que d'une opération de communication. « L'ensemble des professionnels de l'aide aux victimes et des partenaires sont réunis, et c'est vraiment ça qu'on souhaitait », commente Olivia Mons, porte-parole de la fédération France Victimes. Du côté des familles de victimes, on sent « que les ministres ont une réelle volonté d'action. Mais je pense qu'il ne sortira pas du Grenelle le budget demandé par les associations », 500 millions voire un milliard d'euros, regrette Céline Lolivret, l'une des porte-parole de l'Association des familles de victimes de féminicides.

Au premier jour du Grenelle, le Premier ministre, Édouard Philippe, annonçait un premier train de mesures visant à endiguer le fléau des violences conjugales. Entre autres, de nouvelles places d'hébergement d'urgence, des « procureurs référents spécialisés » ou encore la possibilité de déposer plainte à l'hôpital.

À la fin du Grenelle, le 25 novembre, journée pour l'élimination des violences faites aux femmes, de nouvelles annonces sont attendues, issues des propositions des douze groupes de travail.
Course à la proposition de loi

En parallèle, le député LR Aurélien Pradié, soutenu par la majorité, a présenté jeudi une proposition de loi contre les violences faites aux femmes par les hommes. Le texte a été voté à la quasi-unanimité ce mardi. Au programme, une limite de six jours donnée au juge aux affaires familiales saisi d'une ordonnance de protection pour mettre à l'abri une personne violentée. Mais surtout la mise en place d'un bracelet anti-rapprochement pour les conjoints violents. Le dispositif avait été annoncé durant l'été par la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui espérait sa mise en place « début 2020 », et un député LREM planchait sur une proposition de loi.

Aurélien Pradié a pris de court la majorité, obtenant l'inscription de son propre texte dans la « niche » LR, journée réservée en séance à son groupe.

Longtemps, la question des violences conjugales n'a pas été inscrite à l'agenda politique. Aujourd'hui, après des années d'inaction et poussés par une campagne médiatique et associative, les élus de tous bords se pressent pour légiférer sur le sujet, quitte à se bousculer. Enfin.
Florence TRICOIRE (1) Selon le décompte très fiable du collectif « Féminicides par compagnons ou ex », qui épluche chaque jour les médias français.

(1) Selon le décompte très fiable du collectif « Féminicides par compagnons ou ex », qui épluche chaque jour les médias français.

 
 

 

Colmar Elle s'oppose au renouvellement d'une carte de séjour

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:14:57

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Colmar Elle s'oppose au renouvellement d'une carte de séjour
 

 
Devant la préfecture de Colmar, Sonia (*) manifeste contre le renouvellement du titre de séjour de son ancien compagnon.  Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Sonia (*), une mère de famille tunisienne originaire de Marseille, a entamé une grève de la faim ce mardi 14 octobre devant la préfecture à Colmar. Elle proteste contre le possible renouvellement du titre de séjour de son ancien compagnon, tunisien comme elle. Le dossier est entre les mains de la préfecture du Haut-Rhin du fait que l'ex-compagnon habite désormais dans le sud du département.

Sonia conteste que le titre de séjour de son ex puisse être renouvelé sur la base du motif « vie privée et familiale ». Si le couple, séparé depuis 2015, a eu un enfant en 2012, le père n'a plus donné de nouvelles depuis son installation dans le Haut-Rhin en 2018. Un juge aux affaires familiales de Marseille a d'ailleurs pris acte de la situation en confiant entièrement l'autorité parentale à la mère, par un jugement du 4 février 2019.
Un compagnon radicalisé ?

Sonia accuse surtout son ancien compagnon de violences sur elle et ses deux premiers enfants, nés d'un précédent mariage. À Marseille, elle a déposé plainte à plusieurs reprises pour ces motifs. Elle soutient que les violences auraient débuté lorsqu'elle a décidé, en 2015, de créer une association appelée « Immigration, espoir et intégration », qui vise à « lutter contre tout type d'intégrisme » et à « défendre les valeurs de la République ».

Elle prétend en effet que son compagnon l'aurait « forcée pendant des années à porter le voile intégral » et l'accuse aujourd'hui de dérive islamiste radicale. Elle a d'ailleurs procédé à des signalements à la préfecture et au centre national de prévention de la radicalisation.

Alors qu'elle avait déployé des pancartes hier matin devant la préfecture de Colmar, Sonia a eu une entrevue avec la commissaire de Colmar Virginie Peyret et le directeur de la Réglementation et des libertés publiques de la préfecture du Haut-Rhin, Antoine Deberdt. Ce dernier a assuré la manifestante que le dossier était encore « en attente » et suivi par les services de la préfecture. Il lui a toutefois rappelé qu'en l'absence de condamnation, l'ancien compagnon restait présumé innocent des accusations portées. Sonia, elle, fustige le « laxisme des autorités françaises » et assure se battre pour une cause plus large que son cas personnel : « Je défends les valeurs de la République. Je voudrais que la loi change et que les extrémistes ne puissent pas rester en France. »
F.Ma. et C.T. (*) Le prénom a été modifié.

 

 
 

Société Signes religieux La laïcité, une épine pour le gouvernement

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:57:39

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Société Signes religieux
La laïcité, une épine pour le gouvernement
Le débat autour du port du voile met en lumière l'absence de ligne claire sur la laïcité et les profondes divisions au sein de la majorité et du gouvernement. Le président devra s'emparer de la question.
 

 
Édouard Philippe a dû rappeler la loi sur le port du voiledes accompagnants scolaires face aux divisions que la question suscite dans la majorité.
Pour le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, « il n'est pas souhaitable que demain, dans la société française, les femmes soient voilées... La religion doit rester dans la sphère intime, privée et n'a pas sa place sur l'espace public ». Selon notre décompte, ils sont au moins cinq ministres à tenir ce discours porté dès dimanche par Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation.

Au contraire, pour la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ou le secrétaire d'État au numérique Cédric O, « cela n'est pas et n'a jamais été un problème qu'une mère voilée accompagne des élèves en sorties scolaires ».

Partie de l'interpellation par l'élu RN Julien Odoul d'une mère coiffée d'un foulard accompagnant des élèves lors d'une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté vendredi, cette polémique électrise le gouvernement et la majorité. Certains plaident pour une application stricte de la laïcité « pour lutter contre le communautarisme ». D'autres estiment qu'accepter les femmes musulmanes voilées favorise leur inclusion ou constatent que sans ces mères des écoles de certains quartiers ne pourraient plus organiser de sorties.
Macron doit s'exprimer mais quand ?

Édouard Philippe a dû rappeler la loi de 2004 mardi à l'Assemblée : « On peut porter un voile lors d'une sortie scolaire en tant qu'accompagnant ». La maman a le droit, pas l'enseignante ou les agents territoriaux.

Cela n'a pas calmé l'opposition qui demande « une offensive républicaine contre l'islam politique et les dérives communautaristes ». « On ne peut pas parler d'hydre islamiste comme l'a fait le chef de l'État et ne pas passer aux actes », estime le nouveau président des Républicains Christian Jacob, qui réclame l'interdiction du port du voile lors des sorties scolaires. Avis partagé par deux Français sur trois, selon un sondage IFop-Fiducial.

À l'inverse, un collectif de 90 personnalités, dont l'acteur Omar Sy et le rappeur Nekfeu, demande aux ministres Christophe Castaner et Jean-Michel Blanquer : « Dire que le voile n'est pas souhaitable dans notre société, n'est-ce pas ici l'illustration même d'une stigmatisation assumée jusqu'au plus haut niveau ? »

Si le débat est tendu, c'est que le rapport entre laïcité et islam en France n'a pas été traité par le gouvernement. Le grand discours du président sur la laïcité, promis en avril 2018, « est toujours à l'ordre du jour » selon l'Élysée qui se garde bien d'avancer une date.

Le sujet figurait dans le grand débat. Il a été évité à la sortie pour dépassionner les questions relatives à l'islam : foulard, repas sans porc, prières de rue, financement du culte. « On n'a pas de ligne sur ces sujets, on sait qu'un compromis dans la majorité est impossible sur la laïcité », reconnaît un ministre qui esquisse une solution : « La préoccupation des citoyens porte sur l'islam. C'est aux musulmans que doit s'adresser le président et fixer des cadres. Car si le voile n'est qu'une péripétie, il y a un sujet. »

L'exécutif aurait renoncé à toucher à la loi de 1905 sur la séparation de l'État et de la religion. Emmanuel Macron choisira-t-il d'éclaircir sa ligne sur la laïcité ? La réponse est politiquement sensible et complexe.
P. J.

 

 
 

Strasbourg attentat Noël Radicalisation de Chekatt : deux personnes interpellées

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:30:25

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Strasbourg attentat Noël Radicalisation de Chekatt : deux personnes interpellées
 

 
Deux personnes ont été arrêtées ce mardi dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre 2018, les enquêteurs cherchant à comprendre le rôle qu'elles ont pu jouer dans la radicalisation de l'auteur de l'attaque, a-t-on appris de sources concordantes.

Les deux suspects, un détenu de 30 ans et une jeune femme de 17 ans domiciliée dans la Marne, ont été arrêtés mardi matin par des policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat), a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.
Un trentenaire déjà incarcéré, une jeune fille de 17 ans radicalisée

L'homme de 30 ans est déjà incarcéré pour d'autres faits. Selon Le Parisien, la jeune femme est considérée comme radicalisée. L'homme n'est connu que pour des faits de droit commun.

Chérif Chekatt, 29 ans, avait tué cinq personnes et en avait blessé 11 autres le 11 décembre 2018, avec un couteau et un revolver. Il avait été abattu par une patrouille de police après deux jours de traque, dans le quartier de Neudorf.

L'assaillant, un délinquant multirécidiviste fiché pour radicalisation islamiste, avait prêté allégeance à l'organisation État islamique (EI) dans une vidéo trouvée sur une clé USB. Une grenade défensive, un autre revolver et des munitions avaient été trouvés à son domicile.

Depuis l'attentat, quatre hommes soupçonnés d'être liés à la fourniture du revolver dont s'est servi Chérif Chekatt ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Une cinquième personne a été mise en examen pour la fourniture des armes retrouvées chez l'auteur de l'attaque.

 

 
 

Tourisme L'Alsace toujours prisée

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:20:15

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Tourisme L'Alsace toujours prisée
 

 
En juillet-août, les nuitées dans les hébergements marchands ont augmenté de 8 % par rapport à 2018 . Archives L'Alsace /Thierry GACHON
« Cette année, nous avons maintenu le cap avec une présence offensive sur une sélection de marchés étrangers à potentiel et des actions sur des marchés d'avenir. Cette dynamique nous permet d'afficher de très bons résultats », a résumé Marie-Reine Fischer, présidente de l'Agence régionale du tourisme Grand Est, en présentant ce mardi le bilan de la fréquentation touristique en Alsace, de janvier à août 2019.

L'an prochain, a-t-elle annoncé, des opérations de promotion et de prospection sont notamment prévues à Dubaï, qui accueille l'exposition universelle 2020, en Chine et en Belgique.
6,8 millions de nuitées touristiques

Sur les huit premiers mois de l'année, les hébergements marchands alsaciens (hôtels, villages de vacances, meublés et résidences de tourisme) ont comptabilisé 6,8 millions de nuitées, soit une progression de 5  % par rapport à la même période l'an passé (*).

Si tous les types d'hébergements sont orientés à la hausse, l'agence relève que les meublés loués via la plateforme californienne Airbnb affichent ici la plus forte croissance (840 000 nuitées ; +23 %). « À Strasbourg, l'attentat de décembre n'a pas eu d'effets sur le long terme, a précisé Jean-Philippe Kern, directeur de l'hôtel Sofitel Grande île. Chez nous, il y a eu quelques annulations dans les 2-3 jours qui ont suivi. Il n'y a pas eu de nouvelles réservations par la suite, mais comme le taux était à 85  % on a fait un mois de décembre très correct. »
Plus d'Américainset de Chinois

Avec 522 300 nuitées de janvier à août, les voisins allemands affichent une progression de 2  % et restent le premier groupe de visiteurs européens. Deux autres clientèles européennes, les Espagnols (82 700 nuitées) et les Néerlandais (108 000 nuitées), présentent toutefois des hausses plus fortes, respectivement de 9  % et 8  %.

Pour les clientèles lointaines, originaires des pays hors d'Europe, l'augmentation globale atteint 11  % (406 000 nuitées). Trois groupes enregistrent ici des chiffres en forte croissance, à savoir les touristes venant des États-Unis (91 000 nuitées ; +15  %), de Chine (66 000 nuitées ; +40 %) et d'Australie (11 000 nuitées ; +21 %).
Fréquentation estivaleen hausse de 8 %

Malgré les épisodes de canicule, la saison estivale a été globalement propice au secteur touristique alsacien. En juillet-août, les nuitées dans les hébergements marchands (2,3 millions dont 34 % relevant des clientèles étrangères) ont augmenté de 8 % par rapport à l'été précédent.

Comme la clientèle française (+4 %), la plupart des clientèles étrangères ont conforté cette progression. L'agence pointe toutefois deux marchés en baisse pendant cette période, à savoir les touristes en provenance des pays du Golfe (26 000 nuitées ; -9 %) et du Canada (4 000 nuitées ; -13 %). Dans les trois principales villes, le secteur de l'hôtellerie a particulièrement profité de cet engouement : Strasbourg (600 000 nuitées ; +7 %) devance Colmar (220 000 nuitées ; +11 %) et Mulhouse (170 000 nuitées ; +4 %).
Le zoo de Mulhouse plébiscité

Les principaux lieux de visite payants d'Alsace ont tous enregistré une fréquentation estivale en hausse par rapport à juillet-août 2018. Les champions sont le parc zoologique de Mulhouse (+16 %), la Montagne des singes (+9 %) et le Haut-Koenigsbourg (+6 %). X. T.
(*) De janvier à août 2019, les hébergements marchands du Grand Est totalisent 14 601 754 nuitées touristiques (+5 % par rapport à la même période de 2018) selon les données de l'Agence régionale du tourisme. PLUS WEB Notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Tourisme  Bilan des huit premiers mois de 2019 L'Alsace toujours prisée

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:10:06

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Tourisme  Bilan des huit premiers mois de 2019
L'Alsace toujours prisée
L'attentat de décembre à Strasbourg, les manifestations des gilets jaunes et la canicule n'ont pas pénalisé la destination Alsace : selon l'Agence régionale du tourisme Grand Est, les nuitées touristiques ont augmenté de 5% sur les huit premiers mois de l'année.
 

 
Un couple de touristes dans le quartier de la Petite-Venise
« Cette année nous avons maintenu le cap, avec une présence offensive sur une sélection de marchés étrangers à potentiel et des actions sur des marchés d'avenir. Cette dynamique nous permet d'afficher de très bons résultats », a résumé Marie-Reine Fischer, présidente de l'Agence régionale du tourisme Grand Est, en présentant mardi le bilan de la fréquentation touristique en Alsace, de janvier à août 2019.
Américains, Chinois et Australiens plus nombreux

L'an prochain, a-t-elle annoncé, des opérations de promotion et de prospection sont notamment prévues à Dubaï, qui accueille l'exposition universelle 2020, en Chine et en Belgique.

? 6,8 millions de nuitées touristiques. - Sur les huit premiers mois de l'année, les hébergements marchands alsaciens (hôtels, villages de vacances, meublés et résidences de tourisme) ont comptabilisé 6,8 millions de nuitées, soit une progression de 5 % par rapport à la même période l'an passé (*).

Si tous les types d'hébergements sont orientés à la hausse, l'agence relève que les meublés loués via la plateforme californienne Airbnb affichent ici la plus forte croissance (840 000 nuitées ; +23 %). « À Strasbourg, l'attentat de décembre n'a pas eu d'effets sur le long terme, a précisé Jean-Philippe Kern, directeur de l'hôtel Sofitel Grande île. Chez nous il y a eu quelques annulations dans les 2-3 jours qui ont suivi. Il n'y a pas eu de nouvelles réservations par la suite, mais comme le taux était à 85 % on a fait un mois de décembre très correct ».

? Plus d'Américains et de Chinois. - Avec 522 300 nuitées de janvier à août les voisins allemands affichent une progression de 2 % et restent le premier groupe de visiteurs européens. Deux autres clientèles européennes, les Espagnols (82 700 nuitées) et les Néerlandais (108 000 nuitées), présentent toutefois des hausses plus fortes, respectivement de 9 % et 8 %.

Pour les clientèles lointaines, originaires des pays hors d'Europe, l'augmentation globale atteint 11 % (406 000 nuitées). Trois groupes enregistrent ici des chiffres en forte croissance, à savoir les touristes venant des États-Unis d'Amérique (91 000 nuitées; +15 %), de Chine (66 000 nuitées; +40 %) et d'Australie (11 000 nuitées ; +21 %).

? Fréquentation estivale en hausse de 8 %. - Malgré les épisodes de canicule, la saison estivale a été globalement propice au secteur touristique alsacien. En juillet-août les nuitées dans les hébergements marchands (2,3 millions dont 34 % relevant des clientèles étrangères) ont augmenté de 8% par rapport à l'été précédent.

Comme la clientèle française (+4%), la plupart des clientèles étrangères ont conforté cette progression. L'agence pointe toutefois deux marchés en baisse pendant cette période, à savoir les touristes en provenance des pays du Golfe (26 000 nuitées ; -9 %) et du Canada (4 000 nuitées ; -13 %). Dans les trois principales villes, le secteur de l'hôtellerie a particulièrement profité de cet engouement : Strasbourg (600 000 nuitées ; +7 %) devance ici Colmar (220 000 nuitées ; +11 %) et Mulhouse (170 000 nuitées ; +4 %).

? Le zoo de Mulhouse plébiscité. - Les principaux lieux de visite payants d'Alsace ont tous enregistré une fréquentation estivale en hausse par rapport à juillet-août 2018. Les trois qui affichent la plus forte croissance sont le parc zoologique de Mulhouse (+16 %), la Montagne des singes (+9 %) et le Haut-Koenigsbourg (+6 %).
X.T. * De janvier à août 2019, les hébergements marchands du Grand Est totalisent 14 601 754 nuitées touristiques (+5% par rapport à la même période de 2018) selon les données de l'Agence régionale du tourisme. Notre vidéo sur DNA.fr

* De janvier à août 2019, les hébergements marchands du Grand Est totalisent 14 601 754 nuitées touristiques (+5% par rapport à la même période de 2018) selon les données de l'Agence régionale du tourisme.

 
 

 

Chez Wolfberger, la révolution culturale est en marche

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:16:56

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Chez Wolfberger, la révolution culturale est en marche
 

 
Vendange d'une parcelle de riesling grand cru Muenchberg (cultivée autrement) sur les hauteurs de Nothalten. Photo DNA /Franck DELHOMME
Dans le grand cru Muenchberg qui domine Nothalten, les vendanges tirent à leur fin (lire ci-dessous). Les vignes parées d'or laissent apparaître çà et là quelques taches de feuillage encore vert. Un coup de pelle dans le sol matelassé de paillage montre une terre brune, meuble et un peu humide. Le résultat du travail du viticulteur au niveau du sol et du couvert végétal.

Hubert Gerber n'est pas bio. Mais depuis 2004, le viticulteur a arrêté de faucher pour garder la fraîcheur et préserver la vie microbienne du sol. Il a cessé les amendements (organique, minéral) et le chaulage (destiné à corriger l'acidité) voilà une dizaine d'années. « On fait deux semis directs dans l'année avec un mélange de 7 ou 8 variétés de plantes. »
Augmenter la fertilité des sols naturellement

Pour travailler ses vignes autrement, il a conçu ses propres outils comme le Rolofaca, un rouleau qui permet de coucher l'herbe afin de réaliser un paillage protecteur. Hubert Gerber n'emploie que du soufre et du cuivre pour la protection de ses vignes. Il utilise encore un chouïa d'herbicide pour l'entretien du cavaillon, la partie située sous le cep difficile à atteindre.

Depuis 4-5 ans, sa méthode commence à payer. « Après avoir diminué au début, les rendements évoluent bien. On augmente la qualité et la fertilité des sols naturellement avec des plantes, en travaillant moins. Avant, je faisais 4 fauches dans l'année, et 4 à 5 travaux du sol. Aujourd'hui, deux semis et deux passages de rouleau suffisent », commente, satisfait, le viticulteur de Nothalten. Les baies de riesling qu'il vient de vendanger en grand cru titrent 14,2°. Très aromatiques, elles n'en conservent pas moins une certaine fraîcheur.

Chez Wolfberger, on encourage les coopérateurs à faire leur révolution culturale. « Nos adhérents ont pris conscience de la nécessité de trouver des méthodes alternatives », indique Hervé Schwendenmann, le président de la cave coopérative. Mais, tempère-t-il, il n'y a pas de recette miracle. Certaines méthodes marchent dans un endroit, pas dans un autre. Chacun doit essayer de trouver sa solution. Il va falloir réfléchir à quelles doses, quelles substances et à quel moment, et ne pas rester sur de vieux schémas
Objectif : 80 % des surfaces sans intrants d'ici 5 ans

Wolfberger, certifiée Agriconfiance (un label environnemental), qui a 80 hectares en bio, travaille sur une 3e voie pour réduire les intrants et préserver la biodiversité, explique en substance son directeur Bertrand Dufour. Objectif : qu'à un horizon de 5 à 6 ans, 80 à 90 % des surfaces de vignes du groupe d'Eguisheim n'utilisent plus ces produits. L'entreprise expérimente elle-même de nouvelles techniques comme le numérique ou la robotisation. Depuis trois saisons, elle dispose de stations météo connectées qui permettent de réduire les doses de produits de plus de 60 %. Elle teste par ailleurs des robots pour nettoyer la partie sous le cep, appelés à remplacer les herbicides.

La démarche environnementale prend en compte le dérèglement climatique. Wolfberger envisage de créer un conservatoire des cépages alsaciens (issus de vieilles vignes qualitatives) pour les préserver et les développer dans le futur. Par ailleurs, la crainte d'avoir moins de riesling à l'avenir pousse le groupe à des essais de cépages résistants (Voltis et Floreal) avec l'Inra et l'Institut français de la vigne, pour les bulles. « On ne parle pas de crémant pour l'instant », précise Hervé Schwendenmann, en référence au cahier des charges de l'effervescente appellation. Il s'agit de voir comment garder la typicité et la fraîcheur.
Isabelle NASSOY

 

 
 

Horbourg-Wihr  Conseil municipal Une zone 30 pas respectée

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:47:20

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Horbourg-Wihr  Conseil municipal
Une zone 30 pas respectée
Les panneaux sont posés mais la limitation de vitesse à 30 km/h (hors Grand'rue) n'est pas respectée. Le maire souhaite que l'on verbalise. Mais sur les trois policiers municipaux, deux sont en arrêt maladie...
 

 
Les panneaux de la zone 30 ont bien été installés dans la commune mais sont peu respectés.
Gérard Kritter qui, depuis près de trois ans, questionnait l'exécutif sur l'avancement du dossier de la vidéoprotection, n'était pas présent hier. Il aurait été ravi d'apprendre, par la voix de l'adjoint Philippe Klinger, que la vingtaine de caméras, qui quadrilleront toute la commune, seraient opérationnelles d'ici la mi-novembre.

Ce dernier a rappelé le plan de financement de cet équipement dont le coût total est de 237 000 euros. Mais, insiste-t-il, seuls 61 390 euros seront à la charge de la municipalité, le reste de la somme étant couvert par la dotation d'équipement des territoires ruraux (65 600 euros), le fonds de concours de Colmar Agglomération (80 000 euros) et le conseil départemental (3 000 euros). L'adjoint complète en indiquant que la commune payera annuellement un contrat de maintenance (5 580 euros) et la location des fourreaux (4 300 euros).

L'arrivée de ces caméras est la conséquence d'une décision municipale qui faisait suite à un diagnostic sécurité réalisé en collaboration avec la gendarmerie. Et il en ressortait que cette vidéo protection pouvait faire diminuer de près de 40 % les incivilités et la délinquance dans la commune. Sur cette thématique, la conseillère municipale Elisabeth Hoischen-Oster a pris la parole pour évoquer la mise en place depuis la fin de l'année dernière de la zone 30 dans la commune (hors Grand'rue), une initiative préconisée en 2015 par la société Transitec qui, à l'époque, avait réalisé une étude globale sur la circulation dans Horbourg-Wihr. Une ville traversée quotidiennement par plus de 20 000 véhicules.
« Il ne reste plus qu'à verbaliser »

Pour la conseillère, très peu d'automobilistes respectent cette limitation de vitesse. Constat partagé par d'autres élus. « Il ne reste plus qu'à verbaliser », lui répond Philippe Rogala. Mais le maire ajoute dans la foulée que ces contrôles radar ne peuvent s'effectuer que si la commune a les effectifs suffisants. Or, elle ne « tourne » plus qu'avec un seul policier municipal, les deux autres étant en arrêt maladie. Philippe Rogala relève que la gendarmerie est présente dans la commune et effectue des patrouilles, notamment nocturnes. « Elle verbalise aussi les conducteurs, notamment ceux qui téléphonent au volant ». La réponse ne satisfait pas vraiment la conseillère Nathalie Schell qui relance le débat. « Si l'on a trois policiers municipaux, c'est qu'on en a l'utilité. Que peut-on faire en l'absence de deux d'entre eux ? »

Le maire botte un peu en touche en réaffirmant que la gendarmerie « assure la sécurité » de Horbourg-Wihr. Et que les militaires viendront saisir les images de vidéosurveillance quand ils enquêteront sur un fait divers. Mais pas sur les excès de vitesse dans la commune...
N.R.

 

 
 

 

Horbourg-Wihr Une zone 30 pas respectée

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:10:57

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Horbourg-Wihr Une zone 30 pas respectée
 

 
Les panneaux de la zone 30 ont bien été installés dans la commune de Horbourg-Wihr, mais sont peu respectés. Photo DNA
Gérard Kritter qui, depuis près de trois ans, questionnait l'exécutif sur l'avancement du dossier de la vidéoprotection, n'était pas présent lundi soir en réunion du conseil municipal de Horbourg-Wihr. Il aurait été ravi d'apprendre, par la voix de l'adjoint Philippe Klinger, que la vingtaine de caméras qui quadrilleront toute la commune seraient opérationnelles d'ici la mi-novembre.

Ce dernier a rappelé le plan de financement de cet équipement dont le coût total est de 237 000 euros. Mais, insiste-t-il, seuls 61 390 euros seront à la charge de la municipalité, le reste de la somme étant couvert par la dotation d'équipement des territoires ruraux (65 600 euros), le fonds de concours de Colmar Agglomération (80 000 euros) et le conseil départemental (3000 euros). L'adjoint complète en indiquant que la commune payera annuellement un contrat de maintenance (5 580 euros) et la location des fourreaux (4300 euros).

L'arrivée de ces caméras est la conséquence d'une décision municipale qui faisait suite à un diagnostic sécurité réalisé en collaboration avec la gendarmerie. Et il en ressortait que cette vidéoprotection pouvait faire diminuer de près de 40 % les incivilités et la délinquance dans la commune. Sur cette thématique, la conseillère municipale Élisabeth Hoischen-Oster a pris la parole pour évoquer la mise en place, depuis la fin de l'année dernière, de la zone 30 dans la commune (hors Grand-rue), une initiative préconisée en 2015 par la société Transitec qui, à l'époque, avait réalisé une étude globale sur la circulation dans Horbourg-Wihr. Une ville traversée quotidiennement par plus de 20 000 véhicules.
« Il ne reste plus qu'à verbaliser »

Pour la conseillère, « très peu d'automobilistes respectent cette limitation de vitesse ». Constat partagé par d'autres élus. « Il ne reste plus qu'à verbaliser », lui répond Philippe Rogala. Mais le maire ajoute dans la foulée que ces contrôles radar ne peuvent s'effectuer que si la commune a les effectifs suffisants. Or, elle ne « tourne » plus qu'avec un seul policier municipal, les deux autres étant en arrêt maladie. Philippe Rogala relève que la gendarmerie est présente dans la commune et effectue des patrouilles, notamment nocturnes. « Elle verbalise aussi les conducteurs, notamment ceux qui téléphonent au volant ». La réponse ne satisfait pas vraiment la conseillère Nathalie Schell qui relance le débat : « Si l'on a trois policiers municipaux, c'est qu'on en a l'utilité. Que peut-on faire en l'absence de deux d'entre eux ? »

Le maire botte un peu en touche en réaffirmant que la gendarmerie « assure la sécurité » de Horbourg-Wihr. Et que les militaires viendront saisir les images de vidéosurveillance quand ils enquêteront sur un fait divers. Mais pas sur les excès de vitesse dans la commune...
N.R.

 

 
 

Colmar Unterlinden Les surprises de la Crucifixion

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:46:32

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Colmar Unterlinden Les surprises de la Crucifixion
 

 
 
Depuis lundi, l'équipe de restauratrices d'Anthony Pontabry est de retour au musée Unterlinden pour nettoyer et amincir les vernis des panneaux de la Crucifixion, de l'Annonciation et la Résurrection, qui se trouvent au dos, de saint Sébastien et de saint Antoine qui sont sur les côtés, ainsi que de la prédelle (la Mise au tombeau).
« Le noir estla couleur la plus fragile, elle vieillit très mal »

Et la magie opère déjà, à mesure que les restauratrices manipulent leurs cotons-tiges imbibés de solvants. Le voile de la Vierge éclate d'un blanc lumineux, les doigts de saint Jean l'Évangéliste sont plus nets, et la barbe de saint Antoine se révèle bien moins jaunâtre. Sur la cape de ce dernier est même apparu un fermoir que Pantxika De Paepe, la directrice du musée, n'avait jamais vu auparavant, malgré ses longues observations du tableau à la loupe.

Les restaurateurs ont aussi fait des surprises d'un autre type, moins heureuses. « On a découvert que le panneau de la Crucifixion a été souvent repris dans le passé. C'est le panneau « star », donc il a été choyé. Mais son nettoyage s'en trouve compliqué, avec plusieurs couches de vernis plus résistants » explique Anthony Pontabry, le responsable de cette campagne de restauration.

Autre découverte, encore plus désagréable. Le ciel a été entièrement repeint en noir sur une couche picturale originelle plus nuancée, qui s'obscurcit à mesure que l'on monte vers le haut du tableau. « Le noir est la couleur la plus fragile, elle vieillit très mal. Et comme la Crucifixion était le panneau le plus regardé, on a tout recouvert d'un badigeon noir pour cacher les craquelures » commente Anthony Pontabry. Ce repeint, qu'il est impossible de dater, « on va proposer au comité scientifique de le retirer pour laisser apparaître la couche picturale d'origine. Mais ce n'était prévu ni dans le programme, ni dans le devis » souligne le restaurateur.

Pour faciliter le passage du public, les panneaux de saint Sébastien et saint Antoine ont été déposés et sont restaurés au fond de la chapelle. Cette étape devrait durer cinq semaines, peut-être six, s'il faut retirer le badigeon noir.

Par ailleurs, Pantxika De Paepe espère le retour d'une partie des sculptures pour Noël. Pour rappel, elles sont toujours à Paris au Centre de recherche et de restauration des musées de France. « On aimerait voir revenir le Christ et les apôtres. »
Valérie FREUND

 

 
 

Kaysersberg Vignoble  Conseil municipal Un local pour les Restos

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:48:09

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Kaysersberg Vignoble  Conseil municipal
Un local pour les Restos
Réuni lundi soir, le conseil municipal de Kaysersberg Vignoble a notamment décidé d'attribuer de manière définitive aux Restos du coeur le local situé dans l'enceinte du parc de la médiathèque
 

 
Le futur local de l'antenne des Restos du coeur de Kaysersberg Vignoble.
Les élus ont pris acte des décisions prises par le maire dans le cadre des délégations consenties par le conseil municipal, en particulier pour les marchés publics. Ainsi pour le réaménagement de la rue des Vignes et du Faubourg des pierres à Sigolsheim, trois marchés ont été signés pour un total de 1 520 535 EUR HT.

Le projet d'extension et de transformation du musée Schweitzer entre dans sa phase concrète. Si certains marchés ont été signés, d'autres ont été déclarés infructueux et mis en 2e consultation.
Un emprunt pour les travaux du musée Schweitzer

- Crédits d'investissement : suite aux derniers arbitrages adoptés par le conseil, les élus ont ajusté certains crédits d'investissement votés en février dernier. En présentant ce point, Patricia Bexon, adjointe aux finances a précisé qu'il ne s'agit que de transferts et de virements de chapitre à chapitre.

Dans le cadre de ces décisions modificatives qui concernent entre autres le pont du Geisbourg, la maison médicale pluridisciplinaire de Sigolsheim qui a pris du retard, le parc de la médiathèque, la crèche Bristel, les élus ont exprimé leur volonté d'attribuer définitivement un local à l'antenne locale des Restos du coeur. Il s'agit de la construction (ancien local des potiers) située dans l'enceinte du parc de la médiathèque.

- Investissements : compte tenu de l'avancement du programme d'investissement pour 2019 (taux de réalisation de 65 % au 30 septembre selon l'adjointe des finances) les élus ont contracté à l'unanimité un emprunt de 600 000 EUR destiné notamment à la transformation du musée Schweitzer. Après consultation, c'est la Caisse d'Épargne avec un taux fixe de 0,65 % sur une durée de quinze ans qui a été retenue.
156 000 euros pour réparer les murs du château

- Assurance : la commune est adhérente au contrat d'assurance statutaire proposé par le Centre de Gestion qui couvre les risques financiers découlant de ses obligations statutaires (congé maladie, accident de service, décès...). Après la procédure de mise en concurrence organisée par le Centre de Gestion, c'est la proposition de CNP Assurances qui a été retenue à compter du 1er janvier 2020 jusqu'au 31 décembre 2023.

- Réparation des murs du château : après le violent coup de vent en janvier 2018 et l'effondrement d'un pan de mur des remparts côté est, une mission de diagnostic sanitaire complet puis de maîtrise d'oeuvre a été confiée à Jean-Luc Isner, architecte du patrimoine. Le programme global des travaux de restauration envisage une série d'interventions ordonnées en fonction des urgences (dégradation, sécurité).

Ce lundi soir, les élus ont donc approuvé le projet de restauration des remparts effondrés (mur UA6) ainsi que le plan de financement : montant des travaux 156 000 EUR, à charge de la Ville 95 274 EUR après les aides de la Drac et du conseil départemental et la récupération de la TVA.

Prochain conseil : 18 novembre à 19 h 30 à la mairie de Kaysersberg.
Marie-Louise STEIN

 

 
 

 

Pays Rhin-Brisach  Conseil communautaire Collecte et valorisation des déchets : faire des économies

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:12:34

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Pays Rhin-Brisach  Conseil communautaire
Collecte et valorisation des déchets : faire des économies
Les élus de l'intercommunalité étaient réunis lundi soir au siège de la communauté de communes autour du président Gérard Hug. Voici l'essentiel des délibérations.
 

 
Les conteneurs enterrés sont privilégiés en centre bourg (ici au lotissement les Energies, à Volgelsheim).
Décisions modificatives
Plusieurs décisions modificatives aux budgets ont été prises pour ajuster les dépenses aux recettes.

Dans le budget principal, une subvention de fonctionnement de 126 990 EUR au bénéfice de la commune de Volgelsheim fait partie de ces modifications budgétaires : elle correspond au remboursement de 50  % des travaux de démolition des bâtiments 22 et 23 conformément à un protocole signé en juillet 2003.
Collecte et valorisation des déchets

Plusieurs pistes d'améliorations et d'économies relatives à la politique d'enfouissement des PAV (points d'apport volontaire) ont été étudiées. L'une d'elle concerne l'installation d'un point d'apport volontaire par la comcom à Durrenentzen, qui serait effectuée en simultané avec des travaux de voirie dont la commune est maître d'ouvrage.

Concernant les modalités d'implantation de ces PAV, elles doivent être plus souples afin de pouvoir évoluer et réduire les dépenses d'investissement du budget concerné. Un des objectifs poursuivis est de veiller à une meilleure prise en compte des critères techniques nécessaires à l'implantation de chaque PAV. Par exemple au centre bourg, les conteneurs enterrés sont plus adaptés. En même temps que l'installation de conteneurs enterrés, la remise en état progressive et la customisation des conteneurs aériens seront effectuées.
Convention avec la SEGPA du collège Schumann

Dans le cadre de projets environnementaux comme la plantation de haies et d'arbustes, l'entretien d'espace verts, la lutte contre les espèces végétales invasives, la customisation de point d'apport volontaire, une convention va être signée entre la comcom et le collège Robert-Schumann pour l'implication de la classe de 4e SEGPA à l'instar de ce qui a été signé entre la commune de Volgelsheim et le collège dans le même contexte (DNA du 17 septembre 2019).

Des collégiens de SEGPA encadrés par leur professeur ERE espace rural et environnemental effectueront des chantiers école.
Adhésion au réseau La Transversale des Réseaux Arts Sciences

Art Rhéna va adhérer au réseau Transversale des Réseaux Arts Sciences qui réunit une vingtaine d'acteurs artistiques culturels, universitaires et de recherche, en France et en Belgique.

Cette adhésion permettra une mise en réseau avec des artistes, institutions de recherches et divers professionnels créant ainsi des contacts. L'adhésion coûtera 500 EUR par an.

 

 
 

 

Éducation  Maternelle Porte-du-Miroir Les parents bloquent l'école

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:06:51

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Éducation  Maternelle Porte-du-Miroir
Les parents bloquent l'école
Les parents d'élèves de la maternelle Porte-du-Miroir ont manifesté, ce mardi 15 octobre, une bonne partie de la matinée, devant les portes de l'école, pour demander son passage en réseau d'éducation prioritaire.
 

 
Les élèves de la maternelle Porte-du-Miroir sont restés devant le portail de l'école ce mardi, entre 8 h et 11 h. Pendant trois heures, leurs parents ont bloqué l'école pour manifester leur colère : « Depuis plusieurs années, on demande le passage de l'école en Rep +, mais on n'est pas entendu », expliquent-ils.
Les portes de l'école maternelle Porte-du-Miroir à Mulhouse - qui accueille 146 enfants, répartis dans six classes - sont restées closes ce mardi 15 octobre, de 8 h à 11 h. Symboliquement, le portail a été cadenassé par les parents d'élèves, qui se sont mobilisés pour demander le passage de l'école en Rep + (réseau d'éducation prioritaire).

Devant le portail, garni de banderoles, une mère d'élève explique : « Ça fait plusieurs années qu'on envoie des lettres au rectorat pour demander le passage en Rep +. Comme on ne s'est pas fait entendre jusque-là, on a décidé d'agir autrement. » Cette mobilisation intervient alors que, « la semaine dernière, en cours d'année scolaire, l'école maternelle Filozof située à deux jets de pierre a, elle, obtenu le passage en Rep + ».
« Pourquoi est-ce qu'on n'a pas droit aux mêmes moyens pour nos enfants ? »

Pour la mère d'élève, cela est « incompréhensible. On est dans le même quartier. Le public qui fréquente l'école Filozof et celui qui va à l'école Porte-du-Miroir est exactement le même. À nous, on explique que la carte scolaire est bloquée. Mais, pour l'école Filozof, on peut la modifier en cours d'année. Pourquoi est-ce qu'on n'a pas droit aux mêmes moyens pour nos enfants ? »

Aux côtés des parents, l'enseignante Chloé Muller, du syndicat SGEN-CFDT, abonde : « On est ravi pour l'école Filozof, mais on ne comprend pas pourquoi on ne donne pas les mêmes chances à tout le monde. Une école en Rep ou Rep +, c'est de meilleures conditions de travail et plus de moyens pour tout le monde les enfants et les enseignants. Moins d'élèves par classe, c'est plus de facilités pour les apprentissages. Dans les écoles classées en réseau d'éducation prioritaire, il y a aussi ce que l'on appelle des temps de concertation, qui permettent aux enseignants de monter des projets pédagogiques. Et les enseignants ont une indemnité spécifique. »
L'inspecteur est venu à la rencontre des parents

Vers 10 h 45, Rémy Kozlik, inspecteur de l'Éducation nationale, est venu à la rencontre des parents. « Il nous a écoutés, il nous a parlé gentiment. Il a dit qu'il connaît les difficultés, mais que le passage en Rep + est une prérogative du ministère. Il nous a aussi dit qu'il ferait remonter notre demande à l'Inspection d'académie », explique la mère d'élève, qui indique par ailleurs que : « Nous allons envoyer un nouveau courrier au Rectorat et à la Ville de Mulhouse pour demander à être reçus. »

À 11 h, les parents ont levé le blocage, mais ils ont promis de poursuivre leur mobilisation « si rien ne bouge ».
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Rixheim/Riedisheim Travaux de création d'une piste cyclable

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:49:25

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Rixheim/Riedisheim Travaux de création d'une piste cyclable

Entre la rue de l'Industrie à Riedisheim et le lieu-dit « le petit chemin de Sausheim » à Rixheim, le Conseil départemental du Haut-Rhin aménage une piste cyclable jusqu'à la mi-janvier 2020 pour un montant total de 537 500 EUR. Les travaux consistent à abattre des arbres, réaliser des terrassements et remblais de couche de forme, démolir et poser des bordures dans le giratoire de la rue de l'Industrie, appliquer des enrobés, engazonner la zone et poser la signalisation. Le chantier nécessite la mise en place d'un alternat sur la RD66 jusqu'au 18 octobre, en journée uniquement, de 8 h 30 à 16 h 30.

 

BALSCHWILLER Travaux de voirie Route barrée et déviation à partir du 15 novembre

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:04:39

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BALSCHWILLER Travaux de voirie
Route barrée et déviation à partir du 15 novembre
La réfection d'une partie de la rue du 27 Novembre, âgée d'une soixantaine d'années et usée par un important trafic, est en route depuis le 7 octobre à Balschwiller. Entre circulation alternée et route barrée, les usagers devront prendre des précautions jusqu'à la mi-décembre.
 

 
Les travaux d'enfouissement ont commencé le 7 octobre dans la rue du 27 Novembre.
Depuis le 7 octobre, à Balschwiller, une circulation alternée a été mise en place rue du 27 Novembre, entre le pont du Soultzbach et le carrefour de la rue des Vosges. Cette première étape concerne des travaux d'enfouissement des lignes basse tension, réalisés par l'entreprise Tamas pour le compte d'Enedis. Ils précèdent les travaux de voirie qui auront lieu à compter du 21 octobre. Des premiers travaux d'assainissement avaient été réalisés en 2012. La chaussée, datant des années 60 et subissant le passage de 6 000 véhicules par jour dont une grande part de poids lourds, n'était plus adaptée.

Le début des travaux de voirie n'est enclenché que maintenant, car il a fallu, selon le maire de la commune Jean-Marie Schnoebelen, lancer plusieurs études de sécurité, et notamment des études complémentaires à propos d'anciens enrobés contenant de l'amiante et des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Le déclenchement a également été retardé par les demandes d'aides au financement débloquées après qu'Enedis a jugé vétuste les réseaux électriques.
Les bus scolaires maintenus

À partir du 21 octobre, les travaux de voirie entrepris par Colas Est débuteront, toujours avec une circulation alternée puis, le 15 novembre, la route sera barrée jusqu'au 13 décembre. Seuls les bus scolaires seront maintenus. Une déviation sera mise en place, en venant du nord par l'A36 depuis la zone artisanale de Burnhaupt-le-Bas, par la RD466, Bernwiller, Spechbach, la RD18, Eglingen, Hagenbach pour rejoindre la RD103 en direction de Dannemarie et vice versa.

Pour la circulation de transit venant directement de Dannemarie en direction de Burnhaupt, elle sera invitée à rester sur la RD419 par Ballersdorf en direction de la déviation d'Aspach (RD68) pour rejoindre la RD466 et Spechbach en direction de l'A36.

La circulation alternée est en place jusqu'au 15 novembre, avant que la route soit totalement barrée et qu'une déviation soit mise en place. Photo DNA /Chloé GABORIT
Seulement la 1re tranche des travaux

Les travaux de voirie sur ce tronçon de 350 m ne constituent que la première tranche des travaux engagés par la commune sur la route. Au-delà de la purge du soubassement pour permettre à la chaussée de supporter le trafic important et de l'enfouissement des installations électriques de basse tension, notamment pour la fibre optique, côté voirie le croisement des véhicules avec les poids lourds dans les deux virages du tronçon sera facilité, et un trottoir partagé sera installé sur l'un des deux côtés de la route, pour permettre aux piétons comme aux cyclistes de se déplacer en sécurité.

Cette première phase a coûté dans son ensemble 500 000 EUR H.T, comprenant la participation d'Enedis, du Département (responsable de la chaussée) et de la commune (pour les trottoirs et aménagements). L'objectif est que tout soit terminé définitivement avant le 31 décembre. La prochaine phase, pour lequel aucun calendrier n'a été encore défini, concernera la suite du tronçon du côté du carrefour avec la rue des Vosges et de l'arrêt de bus, en bordure de route.
Chloé GABORIT

 

 
 

 

Guebwiller  Salon Répondre aux besoins des seniors

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:46:44

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Guebwiller  Salon
Répondre aux besoins des seniors
Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Guebwiller a organisé différentes manifestations pendant la Semaine bleue, dont le premier salon des seniors.
 

 
Deux ateliers, l'un le matin, l'autre l'après-midi, ont permis aux visiteurs de s'initier à la gym douce.
Le premier salon des seniors s'est tenu jeudi dernier dans la salle municipale 1860, où 44 exposants, professionnels et associations, répartis sur six pôles, ont donné des conseils sur les thèmes « Bien vivre chez soi, se divertir, s'informer, se déplacer, se soigner, et s'entraider ».
Une kyrielle d'atelierset de conférences

Sur le parking, un appartement témoin du Centre de ressources, d'informations et de conseils en aide technique et accessibilité (Cep. Cicat) a présenté des solutions pour le maintien à domicile. APAmobile a détaillé les prestations du réseau, dont APAlib' pour les animations et APAmad pour l'accueil du jour et l'aide aux aidants, présents dans la salle.

Le food truck A Gueta a confectionné des tartes flambées et une buvette, dans la salle, a été tenue par la société de gymnastique (SG 1860). Un espace de convivialité, destiné à une pause pendant la visite, a proposé de visionner quelques vidéos.

Plusieurs ateliers ont eu pour thème : découvrir la gym équilibre pour la prévention des chutes, animé par APAlib' ; se tester à 80 ans, avec ADHAP Services (Aide à domicile, hygiène et assistances aux personnes) ; découverte de la gym douce avec la section de gymnastique de loisirs SG 1860 ; pratiquer la gymnastique Pilates avec l'Atelier Fitness.

Cinq conférences, animées par des professionnels, suivies d'un échange après l'exposé, se sont déroulées dans une salle annexe : Ma retraite : quand et comment ? (Centre d'information, de conseil et d'accueil des salariés, CICAS) ; Bien manger après 60 ans (une diététicienne nutritionniste du Réseau santé Colmar) ; Bien vieillir à domicile : quel projet ? (le pôle gérontologique et le CCAS) ; Comment protéger ses proches ? (Union départementale des associations familiales -UDAF68) ; EHPAD : inscription, coût et aides (Agence régionale de santé et le conseil départemental).
Des retours positifs

Près de 500 personnes de Guebwiller et des alentours ont franchi les portes du salon, où elles ont retrouvé les thématiques développées dans le guide des seniors. « L'intérêt du salon est de permettre la rencontre avec les partenaires essentiels, dans le but de répondre aux besoins d'information du public », assure Estelle Geney-Odermatt, responsable du CCAS.

Le bilan de la journée est éloquent pour la jeune femme, qui a accueilli le public avec l'aide des membres du conseil des aînés. « Le retour des exposants est très positif, à la fois sur le nombre de visiteurs mais également sur la diversité des partenaires présents, ce qui a permis à beaucoup d'entre eux de faire connaissance et d'envisager des projets en commun. Les retours des visiteurs sont également très positifs. Ils ont trouvé qu'il s'agissait d'une belle initiative et ils souhaitent qu'elle soit renouvelée, car les informations répondaient à leurs attentes ».
GSH

 

 
 

 

Falkwiller  Inauguration La mairie-école rénovée et mise aux normes

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 05:45:33

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Falkwiller  Inauguration
La mairie-école rénovée et mise aux normes
Le petit village de Falkwiller a inauguré, le 5 octobre dernier, sa mairie école réhabilitée, suite aux travaux de mise aux normes d'accessibilité. Beaucoup d'élus locaux se sont rendus au couper de ruban et ont pu constater de visu la nouvelle disposition des locaux.
 

 
Couper de ruban pour l'inauguration la mairie-école réhabilitée avec, de gauche à droite, René Danesi, Pierre Schmitt, Jean-Marc Schnoebelen, Jean-Luc Reitzer, Patricia Schillinger ainsi que les adjoints au maire Roger Hartmann et Pascal Gross.
pour la cérémonie d'inauguration de la mairie-école rénovée, Jean-Marc Schnoebelen, maire de Falkwiller, a accueilli la sénatrice Patricia Schillinger, le sénateur René Danési, le député Jean-Luc Reitzer, le vice-président du conseil départemental Rémy With, le président de la communauté de communes Sud Alsace-Largue Pierre Schmitt, le maire honoraire Louis Gross, les adjoints honoraires, les maires des communes alentour et les habitants du village.

« Léonard Dosda et Sylvain Schreck, architectes et maîtres d'oeuvre du projet, ont travaillé dans un souci constant d'intégrer parfaitement les aménagements extérieurs et intérieurs, mais également de conserver le cachet original de l'immeuble. » Outre la mise aux normes d'accessibilité avec l'installation de deux élévateurs plateau, l'un extérieur, l'autre intérieur, d'autres travaux tels que le ravalement de façade, la réfection de la zinguerie et le renouvellement des fenêtres de toit ont fait partie du chantier pour lequel la commune a bénéficié de subventions. Jean-Marc Schnoebelen a donc fait le point sur les travaux menés à bien avant de laisser la parole aux élus qui l'ont félicité, en l'occurrence pour avoir su mettre en valeur sa mairie-école qui fait partie intégrante du patrimoine rural. Ils ont également émis le regret de ne pas avoir pu offrir de subventions pour ces travaux, « par suppression des réserves parlementaires ou par des compétences territoriales confiées à d'autres institutions ».

Avant de partager le verre de l'amitié, les invités ont pu visiter le bâtiment rénové et profiter du chaleureux accueil dans la salle de classe d'Angéla Ruccolo, directrice du RPI (regroupement pédagogique intercommunal) et enseignante des CM2.
Mireille COMPARON

 

 
 

 

Ungersheim-Pulversheim  Écomusée d'Alsace Rites et croyances d'automne

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:11:15

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Ungersheim-Pulversheim  Écomusée d'Alsace
Rites et croyances d'automne
Pour finir sa saison principale, l'Écomusée d'Alsace se mettra à l'heure des rites et des croyances liés à l'automne et à la période de la Toussaint. Du 19 octobre au 3 novembre.
 

 
L'automne est la saison de l'étrange et des croyances à l'Écomusée d'Alsace.
Le temps d'automne et la période de la Toussaint transforment l'Écomusée, qui devient « propice aux étranges rencontres, au retour des esprits, à la naissance de légendes et de croyances populaires ».

En plus des animations et des médiations qui jalonnent la vie quotidienne du musée (la vie à la ferme, parcours itinérants thématiques, promenades en barque, en calèche, en tracteur, etc.), l'atelier cuisine, à la maison des goûts et des couleurs, s'intéressera à la courge.

Des ateliers thématiques fonctionneront : confection d'une petite poupée porte-bonheur (de 10 h 30 à 13 h 30), sculpture d'un visage grimaçant dans divers légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs (de 14 h à 17 h 30).

Les conteurs du musée entraîneront leurs auditeurs « dans le monde étrange des sorcières, guérisseurs, meneurs de loups, objets maléfiques et personnages diaboliques surgissant d'un brumeux passé empreint de magie » (à 15 h, 16 h et 17 h).

Un parcours « mystère des eaux et des fontaines » sera proposé au départ du lavoir. On y évoquera les multiples croyances et les méfiances attachées à l'eau (départs à 11 h et 16 h).

À la tombée de la nuit, une visite guidée insolite du village, « à la recherche de curiosités, d'éléments étranges ou oubliés et de croyances rurales » partira du pavillon de Ribeauvillé (départ à 17 h).

À l'école enfin, la maîtresse donnera une curieuse leçon : « À la recherche des dragons d'Alsace » (horaires affichés sur place).

Le 26 octobre, l'historien folkloriste Gérard Leser proposera une conférence intitulée « Légendes de serpents, dragons et crapauds en Alsace, un imaginaire ambivalent ».

Suivront un moment d'échange et une séance de dédicaces de son ouvrage Légendes de serpents, dragons et crapauds, paru en 2017 aux Editions Degorce.
M.H. Rites et croyances d'automne à l'Écomusée, du 19 octobre au 3 novembre, tous les jours de 10 h à 18 h, sauf le lundi, jour de fermeture. L'Écomusée rouvrira ses portes pour sa saison de Noe?l, du 30 novembre au 5 janvier de 10 h 30 à 18 h 30. Fermé les lundis et le 24 décembre.

Rites et croyances d'automne à l'Écomusée, du 19 octobre au 3 novembre, tous les jours de 10 h à 18 h, sauf le lundi, jour de fermeture. L'Écomusée rouvrira ses portes pour sa saison de Noe?l, du 30 novembre au 5 janvier de 10 h 30 à 18 h 30. Fermé les lundis et le 24 décembre.

 
 

 

Kruth Un grand nettoyage d'automne autour du lac

Publié dans le panorama le Mercredi 16 octobre 2019 à 06:48:19

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Kruth Un grand nettoyage d'automne autour du lac
 

 
Les bûcherons éliminent des arbres secs ou malades. Photo L'Alsace /R.W.
Depuis quelques jours, une activité intense règne sur les berges, autour du lac de Kruth-Wildenstein. Des centaines d'arbres y sont coupés ! Afin de sécuriser le site, qui est parcouru par de nombreux promeneurs, le Syndicat mixte du barrage de Kruth-Wildenstein a décidé d'abattre les arbres secs ou malades qui présentent un danger.

Le chantier a été confié aux bûcherons du secteur et à l'entreprise Binder de Kruth. Quatre-cent frênes atteints par la chalarose et 100 grands résineux dépérissant en raison de la sécheresse ont ainsi été coupés. Il s'agit, avant les intempéries et l'hiver à venir, d'éliminer un maximum d'arbres dangereux sur ce site ouvert au public. Mais la vigilance reste de mise, tout particulièrement par grand vent.

Cette opération a été mise à profit pour créer, avec l'assistance technique de Patrick Foltzer, agent patrimonial spécialisé de l'ONF, des ouvertures paysagères.
Points de vue

De beaux points de vue sur le lac sont ainsi créés, qui valorisent l'environnement. Ces abattages favoriseront aussi le développement des merisiers avec leur belle floraison printanière et la valorisation des érables avec leurs belles couleurs automnales.

Cette opération s'est déroulée sous le regard des cormorans qui peuplent les alentours du lac depuis quelques jours, preuve que le temps d'automne arrive. Afin de préserver un maximum d'arbres remarquables, une expertise sera menée sur de grands frênes, hêtres et érables, pour s'assurer de leur bonne santé.

Les travaux se poursuivent encore quelques jours au niveau du Schlossberg et de la voie multi-activité, où des déviations peuvent être mises en place. La plus grande prudence est recommandée aux marcheurs et cyclistes.
Romy WALGENWITZ