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PAGE CHUCHOTEMENTS : Mauvaises vibrations

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:39:57

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Mauvaises vibrations
 

 
Dessin Région DNL Chuchotements (Y.Lefrançois) - Tremblements en Alsace
Une fois n'est pas coutume, le séisme qui a touché Strasbourg mardi dernier n'a rien voir avec une cause institutionnelle, telle que la disparition de la Région Alsace survenue début 2016. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

Journée contre la violence faiteaux femmes

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:37:59

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Journée contre la violence faite aux femmes

Mercredi 20 novembre à 14h30, à l'amphithéâtre du Conseil Départemental à Colmar, l'association Ensemble pour la Parité, présidée par Annette Frieh, invite tout public à une journée contre la violence faite aux femmes. Cette journée est placée sous le haut patronage de la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert.

Plusieurs associations du réseau d'aide de proximité pour Colmar et sa région se mobiliseront lors de cette journée. Seront autour de la table ronde : Geneviève Bourinet et Benoit Wehrlé représentant « Espoir », M. Gauvrit avec deux professionnels pour « Résonance », et Médici Yaucoub Diné présentera « Appuis ». Laetitia Loux accompagnées de plusieurs assistantes sociales des Hôpitaux civils de Colmar apporteront leurs témoignages, et Déborah Baumann-Paulus, avocate, clôturera cette table ronde.

Le verre de l'amitié offert par le conseil départemental terminera de façon conviviale cette Journée. - Entrée libre - Accès handicapés assuré.

Contact et renseignements auprès d'Annette Frieh au 03 89 71 40 81 ou 06 03 52 95 96.

 

 
 

 

CD68 Prévenir les violences faites aux femmes handicapées

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:17:59

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CD68 Prévenir les violences faites aux femmes handicapées
 

 
Le conseil départemental du Haut-Rhin à Colmar accueillera ce mardi 19 novembre un colloque baptisé « femmes, handicap et violences », destiné aux professionnels travaillant avec des personnes en situation de handicap.

Cette initiative part d'un constat : 80 % des femmes handicapées subissent des violences, qu'elles soient verbales, physiques, psychologiques ou sexuelles. Ces violences sont en général perpétrées par des personnes proches, ce qui accroît les difficultés et la crainte de dénoncer ces actes.

Le colloque s'inscrit dans le cadre du 5e plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes, qui comporte un axe handicap. Il s'agit d'agir sur le repérage et la prise en charge des violences, de former les professionnels, de renforcer la coordination des acteurs.

En présence de nombreux professionnels du handicap, le colloque doit permettre de mettre en lumière ce phénomène, de développer les outils de prévention, d'aborder les questions de l'accompagnement à la vie relationnelle, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap.

 

 
 

Une marche rose en mémoire de Sylvia Auchter

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:46:40

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Oberhoffen-sur-moder Violences faites aux femmes
Une marche rose en mémoire de Sylvia Auchter
Dimanche matin, plus de 300 personnes ont participé à la marche blanche organisée par Stella Guitton en hommage à sa mère, Sylvia Auchter, blessée mortellement de plusieurs coups de couteau chez elle dimanche dernier. Le cortège s'est dirigé vers la maison de la victime, où des fleurs ont été déposées.
 

 
Stella Guitton et ses proches ont pris la tête du cortège derrière une bannière rose, la couleur préférée de sa mère. Un bandeau y rappelle que Sylvia est la 131e femme à avoir été tuée par son mari depuis le début de l'année, selon le compte « Féminicides par compagnons ou ex ».
En tête de cortège, Stella Guitton avance, entourée des siens, en silence. Une lanterne dans une main, une rose dans l'autre. Derrière elle, plus de trois cents personnes ont bravé le vent glacial pour venir la soutenir ce dimanche matin, et rendre hommage à sa mère.

Sylvia Auchter avait 40 ans. Elle est morte sur le perron de son appartement dimanche 10 novembre, poignardée à plusieurs reprises au cou et au thorax. Son mari, avec qui elle était en instance de divorce, Jacky Walter, a été mis en examen pour meurtre sur conjoint. La quadragénaire subissait des violences conjugales depuis plusieurs années, et avait déposé une main courante ainsi qu'une plainte, il y a un mois.

Au terme de la marche, des proches, des riverains et des sympathisants sont venus déposer des roses devant le domicile de Sylvia Auchter. Photo DNA /Cédric JOUBERT
« Elle ne disait rien »

Parmi les proches de Sylvia Auchter présents ce dimanche matin, certains ignoraient tout des violences qu'elle subissait. « Elle s'était mariée l'année dernière, elle avait l'air heureuse », témoigne une amie d'enfance, l'émotion dans la gorge. « Elle avait un très fort caractère. On n'imagine pas forcément qu'une personne comme ça puisse subir ce genre de choses », regrette une autre de ses proches.

« Elle ne disait rien, abonde Corinne, qui l'avait connue lorsqu'elle était enfant, à Weyersheim, avant de la perdre de vue. On avait échangé des messages en septembre. Elle me disait qu'elle avait demandé le divorce. Je lui avais dit en plaisantant que dans mon couple, c'est moi qui tiens la culotte. Elle m'avait répondu "tu as raison, ça évite les coups". Je n'avais pas réalisé... »

La quinquagénaire est venue « lui rendre hommage, et marcher pour toutes les personnes qui se font battre, les femmes qui ne disent rien. Pour faire bouger les choses aussi. Même si les choses ne bougeront pas, juge-t-elle. Ma mère était victime de violences conjugales, elle a fini dans un fauteuil à cause des coups. Les gendarmes disaient : "On ne vient pas s'il n'y a pas de sang." »
« On ne veut plus compter nos mortes »

Agnès, elle, est venue de Haguenau. « Ce n'est pas très loin. On se dit toujours que les féminicides, ça arrive loin de chez soi, mais non. Ce sont nos voisines, nos collègues, nos amies, regrette-t-elle. Et puis, c'est une histoire assez emblématique de ce qui arrive lorsqu'il y a des violences conjugales : la victime avait porté plainte. Mais porter plainte, ça ne change pas grand-chose. Il faut attendre que les maris aient tué pour qu'ils soient arrêtés. »

L'inefficacité de la justice en matière de violences conjugales revient régulièrement dans les discussions à mi-voix entre marcheurs. Tout comme le meurtre d'Élisabeth Hoerth, assassinée par son mari il y a quatre ans, à Oberhoffen-sur-Moder également.

« On ne veut plus compter nos mortes ! » réagit Barbara Rimlinger, coprésidente d'Osez le féminisme 57, venue soutenir la famille de Sylvia Auchter. « Ça suffit ce décompte macabre ! Ce n'est pas une fatalité, ce n'est pas un drame de la séparation. On ne tue pas par amour, c'est le machisme qui tue ! »

Une colère partagée par des proches de Stella. « Il faut que les choses bougent, s'indigne une jeune femme. Des choses comme ça ne devraient plus arriver, surtout en 2019 ! »

Au terme d'un parcours de deux kilomètres, le cortège s'arrête finalement devant l'immeuble où vivait Sylvia Auchter pour un moment de recueillement. Stella dépose sa lanterne et sa rose devant le portail. Rapidement, c'est tout un parterre qui fleurit, parsemé de bougies et de petits mots. Sur la bannière rose accrochée à la grille, un petit bandeau rappelle que Sylvia Auchter est la 131e femme à avoir été tuée par son conjoint depuis le début de l'année, selon le collectif « Féminicide par conjoint ou ex ».

Cinq autres noms de femmes sont, depuis, venus compléter cette liste funèbre.
Anne MELLIER

 

 
 

 

Bas-Rhin Une marche rose en mémoire de Sylvia Auchter

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:22:14

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Une marche rose

en mémoire de Sylvia Auchter
 

 
Stella Guitton et ses proches ont pris la tête du cortège derrière une bannière rose, la couleur préférée de sa mère. Un bandeau y rappelle que Sylvia est la 131e femme à avoir été tuée par son mari depuis le début de l'année, selon le compte "Féminicides par compagnons ou ex." Photo DNA /Cedric JOUBERT

En tête de cortège, Stella Guitton avance, entourée des siens, en silence. Une lanterne dans une main, une rose dans l'autre. Derrière elle, plus de trois cents personnes ont bravé le vent glacial pour venir la soutenir ce dimanche matin, et rendre hommage à sa mère.

Sylvia Auchter avait 40 ans. Elle est morte sur le perron de son appartement dimanche 10 novembre, poignardée à plusieurs reprises au cou et au thorax. Son mari, avec qui elle était en instance de divorce, Jacky Walter, a été mis en examen pour meurtre sur conjoint. La quadragénaire subissait des violences conjugales depuis plusieurs années, et avait déposé une main courante ainsi qu'une plainte, il y a un mois.

Au terme de la marche, des proches, des riverains et des sympathisants sont venus déposer des roses devant le domicile de Sylvia Auchter. Photo DNA /Cédric JOUBERT

« Elle ne disait rien »

Parmi les proches de Sylvia Auchter présents ce dimanche matin, certains ignoraient tout des violences qu'elle subissait. « Elle s'était mariée l'année dernière, elle avait l'air heureuse », témoigne une amie d'enfance, l'émotion dans la gorge. « Elle avait un très fort caractère. On n'imagine pas forcément qu'une personne comme ça puisse subir ce genre de choses », regrette une autre de ses proches.

« Elle ne disait rien, abonde Corinne, qui l'avait connue lorsqu'elle était enfant, à Weyersheim, avant de la perdre de vue. On avait échangé des messages en septembre. Elle me disait qu'elle avait demandé le divorce. Je lui avais dit en plaisantant que dans mon couple, c'est moi qui tiens la culotte. Elle m'avait répondu "tu as raison, ça évite les coups". Je n'avais pas réalisé... »

La quinquagénaire est venue « lui rendre hommage, et marcher pour toutes les personnes qui se font battre, les femmes qui ne disent rien. Pour faire bouger les choses aussi. Même si les choses ne bougeront pas, juge-t-elle. Ma mère était victime de violences conjugales, elle a fini dans un fauteuil à cause des coups. Les gendarmes disaient : "On ne vient pas s'il n'y a pas de sang." »

« On ne veut plus compternos mortes »

Agnès, elle, est venue de Haguenau. « Ce n'est pas très loin. On se dit toujours que les féminicides, ça arrive loin de chez soi, mais non. Ce sont nos voisines, nos collègues, nos amies, regrette-t-elle. Et puis, c'est une histoire assez emblématique de ce qui arrive lorsqu'il y a des violences conjugales : la victime avait porté plainte. Mais porter plainte, ça ne change pas grand-chose. Il faut attendre que les maris aient tué pour qu'ils soient arrêtés. »

L'inefficacité de la justice en matière de violences conjugales revient régulièrement dans les discussions à mi-voix entre marcheurs. Tout comme le meurtre d'Élisabeth Hoerth, assassinée par son mari il y a 4 ans, à Oberhoffen-sur-Moder également.

« On ne veut plus compter nos mortes ! » réagit Barbara Rimlinger, coprésidente d'Osez le féminisme 57, venue soutenir la famille de Sylvia Auchter. « Ça suffit ce décompte macabre ! Ce n'est pas une fatalité, ce n'est pas un drame de la séparation. On ne tue pas par amour, c'est le machisme qui tue ! »

Une colère partagée par des proches de Stella. « Il faut que les choses bougent, s'indigne une jeune femme. Des choses comme ça ne devraient plus arriver, surtout en 2019 ! »

Au terme d'un parcours de deux kilomètres, le cortège s'arrête finalement devant l'immeuble où vivait Sylvia Auchter pour un moment de recueillement. Stella dépose sa lanterne et sa rose devant le portail. Rapidement, c'est tout un parterre qui fleurit, parsemé de bougies et de petits mots. Sur la bannière rose accrochée à la grille, un petit bandeau rappelle que Sylvia Auchter est la 131e femme à avoir été tuée par son conjoint depuis le début de l'année, selon le collectif "Féminicide par conjoint ou ex".

Cinq autres noms de femmes sont, depuis, venus compléter cette liste funèbre.

Anne MELLIER

 

 

 

Violences conjugales : « Très clairement, ça ne va pas »

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:44:19

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Justice Féminicides
Violences conjugales : « Très clairement, ça ne va pas »
 

 
Nicole Belloubet, ministre de la Justice.
« Dans 65 % des cas d'homicide et de violences conjugales, la justice ou la police avaient été saisies » : la ministre de la Justice a rendu public dimanche le rapport sur les homicides conjugaux, martelant que la « chaîne pénale n'est pas satisfaisante ».

Ce rapport a été confié en juin dernier à l'Inspection générale de la justice, chargée d'un état des lieux après l'examen de 88 dossiers d'homicides conjugaux et de tentatives d'homicides commises en 2015 et 2016 et définitivement jugés, afin d'identifier d'éventuelles failles.

Selon ce texte, il apparaît que dans 65 % des cas d'homicide et de violences conjugales, la gendarmerie ou la police avaient été saisies. Les mains courantes et les procès-verbaux de renseignements judiciaires ne débouchent sur des investigations que dans 18 % des cas. 80 % des plaintes transmises au parquet sont classées sans suite. Dans 41 % des 88 homicides conjugaux et tentatives, la victime s'était déjà signalée.
Difficultés et dysfonctionnements

« Très clairement, ça ne va pas. La chaîne pénale n'est pas satisfaisante. Ce rapport met le doigt sur les difficultés et les dysfonctionnements », explique la ministre au JDD. Nicole Belloubet dit être « consciente de la difficulté pour les personnes qui recueillent les plaintes de mesurer la réalité et l'ampleur du danger. C'est pour ça qu'elles doivent être formées. Il faut des formations à l'accueil des victimes, à leur suivi, dans les commissariats, dans les gendarmeries et dans les tribunaux », a-t-elle demandé.

« Permettre à tout professionnel de santé de signaler les faits même en cas de refus des patientes », « élaborer une grille d'évaluation des facteurs de risques à destination des parquets » ou encore inviter les parquets à « donner une réponse pénale dès le premier fait » : le rapport établit une liste de 24 recommandations pour « mieux prendre en charge les victimes ».

Concernant les auteurs et pour éviter les récidives, le rapport préconise des protocoles permettant leur mise à l'écart temporaire, y compris en hébergement autonome, mais aussi un suivi par des médecins addictologues, des psychiatres, psychologues...

En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences conjugales, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. En 2019, les chiffres explosent : on recense déjà 135 décès, à un mois et demi de la fin de l'année.

 

 
 

 

Municipales : « Unser Land » veut en être

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:27:17

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Régis Bashung. Archives DNA /Michèle MARCHETTI
Municipales : « Unser Land » veut en être

Régis Bashung vient d'être désigné par Unser Land pour conduire sa liste mulhousienne aux élections municipales de mars prochain, sous le double intitulé « Mulhouse pour tous/Mìlhüsa fer àlla.

« Pour l'instant, concède toutefois l'intéressé, nous sommes une juste vingtaine de personnes, mais je pense qu'on arrivera à monter une liste complète [N.D.L.R. : il faut pour cela 55 noms à Mulhouse], tout comme à Strasbourg, Colmar et Sélestat ». Voilà qui nécessitera quelques solides moyens financiers... Mais déjà Régis Bashung égrène ses premières pistes programmatiques, dont plusieurs méritent d'être précisées, telle l'instauration de la gratuité des transports en commun (ces derniers relevant d'une compétence communautaire), l'« élimination des emprunts toxiques » ou encore la suppression des « logements insalubres ou indignes ».

Promesse plus facile à tenir : « Retour des séances du conseil municipal au Rothüs » [N.D.L.R. : depuis septembre 2014, elles se tiennent au parc-expo de Mulhouse].
Tacles pré-électoraux

Séance publique électrique, jeudi dernier, pour le conseil municipal de Mulhouse, marqué par la tenue du débat d'orientations budgétaires. « Meeting électoral de fin de mandat », « l'autosatisfaction systématique », attaque l'ancien élu majoritaire Denis Rambaud ; « absence de vision d'avenir », renchérit Cléo Schweitzer (PS). Précisons que tous deux sont désormais alliés à la candidate Lara Million (soutenue par LaREM), laquelle dénonce pour sa part « un problème d'écoute » de la part de la majorité - ceci explique cela.

Elle aussi candidate à la mairie, avec ses soutiens de l'association « Osons Mulhouse », Fatima Jenn y va de son tacle, à l'issue de la séance : « Ce à quoi on a assisté jeudi, c'est à une guéguerre entre la majorité et les membres d'une future liste "pro-M2A". Et puis, alors qu'elle critiquait Emmanuel Macron il y a encore six mois, Lara Million lui attribue désormais tous les mérites, y compris pour le montant des fonds alloués à Mulhouse par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). C'est ridicule, ça ne dépend pas de lui, il y a des barèmes nationaux, et pas vraiment de quoi se réjouir que Mulhouse y soit classé si haut. S'il faut féliciter quelqu'un, c'est Jean-Louis Borloo, qui a créé l'Anru. »

Serai-ce à dire (horresco referens) que Fatima Jenn - toujours adhérente de LaREM -, ne trouve aucun mérite au président de la République ?
Il paraît que...

Signe de la nervosité ambiante, les élus mulhousiens de tous bords ne cessent d'échanger à propos des résultats du récent sondage OpinionWay commandé par la majorité. Problème : seule une poignée l'a vraiment lu, ce sondage - ce qui alimente encore la rumeur, d'autant que les chiffres avancés ici et là sont aussi spectaculaires qu'invérifiables.

Contribuer - si peu que ce soit - à la propagation d'un on-dit étant une chose aussi antijournalistique que possible, on ne citera donc qu'un seul chiffre : celui de la marge d'erreur, évaluée entre 1,5 et 3 points.

 

 
 

L'éditorial de l'Alsace De l'accessoire à l'essentiel

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:49:03

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L'éditorial de l'Alsace...De l'accessoire à l'essentiel
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Et si c'était Baroin ? Le Tout-Paris politique et médiatique, ainsi que la droite républicaine, frémissent de plaisir à l'idée que le maire de Troyes, président de la puissante - et transpartisane -- Association des maires de France (AMF), joue le trublion dans le duel annoncé à l'élection présidentielle de 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. À 29 mois du scrutin, ce scénario est encore totalement hypothétique. Il ne suffit pas de publier « Une histoire romantique », titre du dernier livre de François Baroin, pour conquérir le coeur des Français. Il ne suffit pas plus d'en avoir envie ou d'avoir la conviction d'être à la hauteur de la fonction pour y parvenir. La recette est beaucoup plus complexe et aléatoire.

Mais à 54 ans, François Baroin, espoir de la droite depuis un quart de siècle, peut aussi croire en ses chances. Dans le désert idéologique d'un parti Les Républicains en quête de candidat crédible en 2022, l'ancien journaliste, ex-ministre, est légitime à revendiquer un dossard. D'autant plus qu'au lieu de quitter son parti après la débâcle de 2017, il a su prendre du recul et se faire oublier. Ce qui n'a rendu que plus remarquable son retour au sein des instances de LR au lendemain de l'élection de Christian Jacob cet automne.

Ses idées n'étant pas si éloignées de celles d'Emmanuel Macron, François Baroin n'a cependant aucun intérêt à quitter l'Aventin que constitue la présidence de l'AMF. Cela n'en rendra pas moins intéressant le numéro d'équilibrisme auquel il va devoir se soumettre en recevant, ce mardi, le président de la République en ouverture du congrès des maires de France.

L'essentiel est cependant ailleurs. Il est dans la capacité du chef de l'État à renouer le lien avec les élus préférés des Français. Ce rendez-vous est capital si Emmanuel Macron veut réconcilier la France des villes et celle des champs. Cela implique une restauration du pacte de confiance entre l'État et les corps intermédiaires que symbolisent les maires et, plus globalement, les élus locaux. À condition, bien sûr, que les annonces soient suivies des faits...

 

 
 

Macron Baroin : duel à distance

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:43:31

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Politique Congrès des maires
Macron Baroin : duel à distance
François Baroin reçoit mardi Emmanuel Macron au congrès des maires. L'occasion d'observer le duel entre celui qui est à l'Élysée et celui qui pourrait tenter de le déloger en 2022.
 

 
François Baroin et Emmanuel Macron il y a deux ans au congrès des maires.
La confrontation sera bien sûr républicaine. François Baroin aura soin de recevoir avec les égards qui s'imposent Emmanuel Macron au congrès des maires ce mardi à Paris.

Mais que l'on ne s'y trompe pas : la rencontre entre le président des maires de France et le chef de l'État dépassera largement le contexte dans lequel elle aura lieu. Ce ne sera pas seulement le président de la République reçu par celui qui représente les maires. Ce sera l'actuel locataire de l'Élysée face à celui qui pourrait le challenger, dans un peu plus de deux ans.
Le recours ?

François Baroin, 54 ans, est un espoir pour de nombreux électeurs de droite, déboussolés par les échecs à répétition de leur parti, les Républicains (LR). Le nouveau président des LR, Christian Jacob, mise beaucoup sur le maire de Troyes et l'a intégré dans le comité stratégique du parti.

Si l'on ajoute que François Baroin vient de publier un livre (Une histoire sentimentale, chez Albin Michel) à mi-chemin entre l'histoire et l'essai politique, on voit assez nettement qu'il n'est pas loin de la politique politicienne, qu'il avait pourtant quittée après les législatives de juin 2017.
Baroin, l'anti Macron

Politiquement pas si éloigné d'Emmanuel Macron, il prend soin de se démarquer du chef de l'État grâce à son ancrage territorial. Il est maire depuis presque 25 ans, est le chantre des corps intermédiaires foulés aux pieds par Emmanuel Macron en début de mandat. Il chasse, il pêche, il a gardé de son passé de journaliste une capacité d'écoute et souhaite une nouvelle forme de décentralisation. Les territoires plus que Paris, l'homme de dialogue plus que Jupiter, les traditions plus que le high-tech : François Baroin fait entendre une petite musique. Celle d'un recours qui ne sera possible que si Emmanuel Macron n'est pas en capacité de se représenter.

Voilà pourquoi leur confrontation de mardi sera à analyser. Elle permettra peut-être aussi de lever un doute souvent mis en avant sur la force du désir élyséen de Baroin.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Congrès des maires Macron Baroin : duel à distance

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:31:26

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Congrès des maires Macron Baroin : duel à distance
 

 
François Baroin et Emmanuel Macron il y a deux ans au congrès des maires. Photo Ludovic MARIN/AFP
La confrontation sera bien sûr républicaine. François Baroin aura soin de recevoir avec les égards qui s'imposent Emmanuel Macron au congrès des maires ce mardi à Paris.

Mais que l'on ne s'y trompe pas : la rencontre entre le président des maires de France et le chef de l'État dépassera largement le contexte dans lequel elle aura lieu. Ce ne sera pas seulement le président de la République reçu par celui qui représente les maires. Ce sera l'actuel locataire de l'Élysée face à celui qui pourrait le challenger, dans un peu plus de deux ans.
Le recours ?

François Baroin, 54 ans, est un espoir pour de nombreux électeurs de droite, déboussolés par les échecs à répétition de leur parti, les Républicains (LR). Le nouveau président des LR, Christian Jacob, mise beaucoup sur le maire de Troyes et l'a intégré dans le comité stratégique du parti.

Si l'on ajoute que François Baroin vient de publier un livre (Une histoire sentimentale, chez Albin Michel) à mi-chemin entre l'histoire et l'essai politique, on voit assez nettement qu'il n'est pas loin de la politique politicienne, qu'il avait pourtant quittée après les législatives de juin 2017.
Baroin, l'anti Macron

Politiquement pas si éloigné d'Emmanuel Macron, il prend soin de se démarquer du chef de l'État grâce à son ancrage territorial. Il est maire depuis presque 25 ans, est le chantre des corps intermédiaires foulés aux pieds par Emmanuel Macron en début de mandat. Il chasse, il pêche, il a gardé de son passé de journaliste une capacité d'écoute et souhaite une nouvelle forme de décentralisation. Les territoires plus que Paris, l'homme de dialogue plus que Jupiter, les traditions plus que le high-tech : François Baroin fait entendre une petite musique. Celle d'un recours qui ne sera possible que si Emmanuel Macron n'est pas en capacité de se représenter.

Voilà pourquoi leur confrontation de mardi sera à analyser. Elle permettra peut-être aussi de lever un doute souvent mis en avant sur la force du désir élyséen de Baroin.
Nathalie MAURET

 

 
 

Automobile CO2 : Bruno Le Maire propose de déplafonner le malus automobile

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:39:13

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Automobile CO2 : Bruno Le Maire propose de déplafonner le malus automobile

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a proposé dimanche de déplafonner le malus frappant les véhicules les plus émetteurs de CO2, lors de l'émission BFM Politique de BFM-Le Parisien. Le système actuel limite le malus à 12 500 euros pour les véhicules atteignant 173 grammes de CO2. « Au-dessus, (le malus) ne progresse plus » et « je propose qu'on le déplafonne », a-t-il dit. Il a aussi préconisé que la publicité pour les voitures soit assortie d'une information sur leur impact environnemental.
Privatisation Français des Jeux : plus d'un milliard d'euros de souscription des particuliers

« Plus d'un milliard d'euros » d'actions ont été souscrits par les particuliers dans le cadre de l'opération de privatisation de La Française des Jeux, qui entre en Bourse jeudi, a annoncé le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire dimanche. « C'est un immense succès populaire [...] C'est considérable », a-t-il déclaré lors de l'émission BFM Politique de BFM-Le Parisien. « Les Français sont au rendez-vous, les souscripteurs sont au rendez-vous », s'est-il félicité. L'offre a été lancée avec une fourchette indicative de prix comprise entre 16,50 et 19,90 euros par action.

Julien Bayou tout proche de prendre la tête d'EELV

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:50:37

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Photo archives AFP
Julien Bayou tout proche de prendre la tête d'EELV

La motion du porte-parole d'EELV Julien Bayou, soutenue par le secrétaire national sur le départ David Cormand, a été placée largement en tête du vote des militants samedi, un avantage certain pour prendre la tête du parti lors du congrès le 30 novembre. Dirigeants et militants écologistes sont focalisés sur les élections municipales de mars, où ils espèrent gagner plusieurs grandes et moyennes villes après leur percée aux élections européennes de juin.

Dans les HLM, toujours plus de pauvres

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:42:51

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Société Social
Dans les HLM, toujours plus de pauvres
Longtemps prisés des classes moyennes, les HLM sont désormais les logements des plus pauvres. Une paupérisation qui dit beaucoup de l'évolution de notre société en un demi-siècle.
 

 
En périphérie des grandes villes, comme ici à Marseille, des quartiers entiers de HLM ont été bâtis dans les années 60-70.
Le tiers des locataires de HLM vivent sous le seuil de pauvreté. C'est beaucoup plus que la moyenne française : 14 %. Surtout, c'est bien davantage que par le passé. En 1973, seuls 12 % des occupants de locataires HLM vivaient sous le seuil de pauvreté, selon les chiffres de l'Union sociale de l'habitat (USH).

C'était l'époque où les classes moyennes ne dédaignaient pas les barres des habitations à loyers modérés. Au contraire même. « Dans les années 60 et 70, le parc social a attiré un large public, explique Jean-Claude Driant, professeur à l'École d'urbanisme de Paris. Il a servi à résorber les bidonvilles et sortir les gens des taudis. De leur côté, les classes moyennes appréciaient les grands ensembles, qui présentaient un confort sanitaire absent du parc privé : toilettes, salle d'eau, chauffage, etc. Mais progressivement, elles en sont sorties. »

Car les années 70 sont aussi celles du pavillon et de la naissance de la France périurbaine. « Il y a eu un effet de filtre, ajoute Jean-Claude Driant. D'un côté, le développement de la propriété populaire a permis à des ménages de devenir propriétaires sans être riches. Les petites classes moyennes ont donc quitté le parc social et ont été remplacées par des populations plus paupérisées. »
2,1 millions de demandes

De sorte qu'aujourd'hui, les HLM accueillent souvent des gens qui ne peuvent pas trouver ailleurs. Thierry Asselin, directeur des politiques urbaines à l'USH, est bien au fait de ce phénomène : « Quand les ménages ont des ressources modestes, c'est moins facile d'avoir un bail, des garants, etc. Le parc social a vocation à attirer ces publics. D'ailleurs, le nombre de demandes augmente. En 2018, il y a eu 2,1 millions de demandes. » Et la mécanique est toujours à l'oeuvre : la moitié des attributaires l'an dernier vivaient sous le seuil de pauvreté, qu'ils fussent chômeurs ou petits retraités, mères célibataires ou ex-SDF.

Évidemment, cette évolution préoccupe bailleurs et pouvoirs publics. L'absence de mixité sociale pose d'évidents problèmes d'urbanisme, avec des risques - déjà observés - de ghettoïsation.
Construire plus, mieux répartir

Pour conjurer cette tendance, les pouvoirs publics ont mis en place des outils pour mieux distribuer la présence de logements sociaux sur le territoire. La loi SRU, par exemple, oblige les communes à avoir 20 % minimum de logements sociaux. Depuis 2000, elle a permis la construction de 600 000 logements, ce qui n'est pas rien. Dans le même temps, l'Anru a rénové de nombreux quartiers défavorisés, cassant les enclaves, réintroduisant de la petite propriété.

« Toute la politique du logement consiste à construire du HLM là où il n'y en a pas, et à en détruire là où il y en a trop », détaille Jean-Claude Driant. Thierry Asselin ajoute : « Quoiqu'on fasse, une part de la population française se paupérise, le logement social en est le symptôme, rien d'autre. »
Ryad BENAIDJI

 

 
 

 

Dans les HLM, toujours plus de pauvres

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:46:59

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Dans les HLM, toujours plus de pauvres
 

 
En périphérie des grandes villes, comme ici à Marseille, des quartiers entiers de HLM ont été bâtis dans les années 60-70. Photo AFP
Le tiers des locataires de HLM vivent sous le seuil de pauvreté. C'est beaucoup plus que la moyenne française : 14 %. Surtout, c'est bien davantage que par le passé. En 1973, seuls 12 % des occupants de locataires HLM vivaient sous le seuil de pauvreté, selon les chiffres de l'Union sociale de l'habitat (USH).

C'était l'époque où les classes moyennes ne dédaignaient pas les barres des habitations à loyers modérés. Au contraire même. « Dans les années 60 et 70, le parc social a attiré un large public, explique Jean-Claude Driant, professeur à l'École d'urbanisme de Paris. Il a servi à résorber les bidonvilles et sortir les gens des taudis. De leur côté, les classes moyennes appréciaient les grands ensembles, qui présentaient un confort sanitaire absent du parc privé : toilettes, salle d'eau, chauffage, etc. Mais progressivement, elles en sont sorties. »

Car les années 70 sont aussi celles du pavillon et de la naissance de la France périurbaine. « Il y a eu un effet de filtre, ajoute Jean-Claude Driant. D'un côté, le développement de la propriété populaire a permis à des ménages de devenir propriétaires sans être riches. Les petites classes moyennes ont donc quitté le parc social et ont été remplacées par des populations plus paupérisées. »
2,1 millions de demandes

De sorte qu'aujourd'hui, les HLM accueillent souvent des gens qui ne peuvent pas trouver ailleurs. Thierry Asselin, directeur des politiques urbaines à l'USH, est bien au fait de ce phénomène : « Quand les ménages ont des ressources modestes, c'est moins facile d'avoir un bail, des garants, etc. Le parc social a vocation à attirer ces publics. D'ailleurs, le nombre de demandes augmente. En 2018, il y a eu 2,1 millions de demandes. » Et la mécanique est toujours à l'oeuvre : la moitié des attributaires l'an dernier vivaient sous le seuil de pauvreté, qu'ils fussent chômeurs ou petits retraités, mères célibataires ou ex-SDF.

Évidemment, cette évolution préoccupe bailleurs et pouvoirs publics. L'absence de mixité sociale pose d'évidents problèmes d'urbanisme, avec des risques - déjà observés - de ghettoïsation.
Construire plus, mieux répartir

Pour conjurer cette tendance, les pouvoirs publics ont mis en place des outils pour mieux distribuer la présence de logements sociaux sur le territoire. La loi SRU, par exemple, oblige les communes à avoir 20 % minimum de logements sociaux. Depuis 2000, elle a permis la construction de 600 000 logements, ce qui n'est pas rien. Dans le même temps, l'Anru a rénové de nombreux quartiers défavorisés, cassant les enclaves, réintroduisant de la petite propriété.

« Toute la politique du logement consiste à construire du HLM là où il n'y en a pas, et à en détruire là où il y en a trop », détaille Jean-Claude Driant. Thierry Asselin ajoute : « Quoiqu'on fasse, une part de la population française se paupérise, le logement social en est le symptôme, rien d'autre. »
Ryad BENAIDJI

 

 
 

Les gilets jaunes restent mobilisés à Paris

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:45:00

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Social Contestation
Les gilets jaunes restent mobilisés à Paris
Ils étaient quelques centaines ce dimanche à occuper le quartier des Halles, au coeur de Paris. Les Galeries Lafayette sont restées fermées toute la journée et des incidents ont éclaté place de la République..
 

 
Ce dimanche, entre 500 et mille personnes ont manifesté dans le quartier des Halles.
Ils l'avaient annoncé sur leurs réseaux sociaux. L'objectif de ce dimanche était « d'occuper un temple de la consommation ». Les gilets jaunes ont choisi Les Galeries Lafayette, prestigieux magasin très prisé des touristes et situé dans les beaux quartiers de la capitale. Une occupation de très courte durée, les forces de l'ordre les ayant délogés en quelques minutes, mais a priori sans utiliser la force. L'incident a tout de même poussé les responsables des Galeries à fermer les portes pour la journée.

Une action qui fait écho aux revendications des gilets jaunes sur le pouvoir d'achat et les inégalités sociales. « En un an, rien n'a été résolu. Nous en sommes toujours au même point », commente Fa-ouzi Lellouche, l'un des porte-paroles du mouvement parisien. Les mesures prises par le gouvernement comme la non-augmentation des taxes sur le carburant ou la baisse des impôts sont bien loin du compte pour Faouzi Lellouche : « une goutte d'eau. Ce qu'il faut c'est un changement profond de la société, un autre système politique », rappelle le gilet jaune.

Ce dimanche, ils étaient plusieurs centaines à partager cette opinion et à le dire haut et fort, sur une place au beau milieu du quartier des Halles, à Paris. Un rassemblement qui s'est déroulé dans le calme, sous la surveillance des forces de l'ordre.
155 gardes à vue dont 8 mineurs

Une ambiance qui tranchait avec les incidents particulièrement violents de ce samedi entre la Place d'Italie et ce même quartier des Halles. Les jets de pierre d'un côté et les tirs de gaz lacrymogène de l'autre avaient duré plusieurs heures. 254 interpellations ont eu lieu, dont 173 à Paris. À la mi-journée ce dimanche, 155 personnes dont huit mineurs étaient toujours en garde à vue et selon les gilets jaunes, au moins quatre manifestants ont été blessés.

En fin de journée, ce dimanche, des incidents ont éclaté place de la République. Le feu a été mis à des barricades et les forces de l'ordre ont délogé les personnes présentes en faisant usage de gaz lacrymogène.
Boris IVANOFF

 

 
 

 

Les gilets jaunes restent mobilisés à Paris

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:25:49

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Les gilets jaunes restent mobilisés à Paris
 

 
Ce dimanche, entre 500 et mille personnes ont manifesté dans le quartier des Halles. Photo Boris IVANOFF
Ils l'avaient annoncé sur leurs réseaux sociaux. L'objectif de ce dimanche était « d'occuper un temple de la consommation ». Les gilets jaunes ont choisi Les Galeries Lafayette, prestigieux magasin très prisé des touristes et situé dans les beaux quartiers de la capitale. Une occupation de très courte durée, les forces de l'ordre les ayant délogés en quelques minutes, mais a priori sans utiliser la force. L'incident a tout de même poussé les responsables des Galeries à fermer les portes pour la journée.

Une action qui fait écho aux revendications des gilets jaunes sur le pouvoir d'achat et les inégalités sociales. « En un an, rien n'a été résolu. Nous en sommes toujours au même point », commente Fa-ouzi Lellouche, l'un des porte-paroles du mouvement parisien. Les mesures prises par le gouvernement comme la non-augmentation des taxes sur le carburant ou la baisse des impôts sont bien loin du compte pour Faouzi Lellouche : « une goutte d'eau. Ce qu'il faut c'est un changement profond de la société, un autre système politique », rappelle le gilet jaune.

Ce dimanche, ils étaient plusieurs centaines à partager cette opinion et à le dire haut et fort, sur une place au beau milieu du quartier des Halles, à Paris. Un rassemblement qui s'est déroulé dans le calme, sous la surveillance des forces de l'ordre.
155 gardes à vue dont 8 mineurs

Une ambiance qui tranchait avec les incidents particulièrement violents de ce samedi entre la Place d'Italie et ce même quartier des Halles. Les jets de pierre d'un côté et les tirs de gaz lacrymogène de l'autre avaient duré plusieurs heures. 254 interpellations ont eu lieu, dont 173 à Paris. À la mi-journée ce dimanche, 155 personnes dont huit mineurs étaient toujours en garde à vue et selon les gilets jaunes, au moins quatre manifestants ont été blessés.

En fin de journée, ce dimanche, des incidents ont éclaté place de la République. Le feu a été mis à des barricades et les forces de l'ordre ont délogé les personnes présentes en faisant usage de gaz lacrymogène.
Boris IVANOFF

 

 
 

Hommage à la première victime gilet jaune

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:24:00

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Hommage à la première victime gilet jaune
 

 
Photo Le DL/Thierry GUILLOT
Une centaine de personnes, gilets jaunes et sympathisants du mouvement, se sont retrouvées hier matin sur le rond-point du Pont-de-Beauvoisin (Savoie) où Chantal Mazet avait été mortellement renversée le 17 novembre 2018. Elle fut la première victime du mouvement des gilets jaunes. Les participants ont respecté un moment de recueillement, avant d'entamer une marche dans la zone commerciale.

bédéciné  Illzach « Dessiner est un métier de passion et d'énergie »

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:49:13

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bédéciné  Illzach
« Dessiner est un métier de passion et d'énergie »
Pendant tout le week-end, 150 auteurs sont passés à l'Espace 110 d'Illzach pour dédicacer leurs livres au festival Bédéciné. Parmi eux se trouvait Tatiana Domas, qui autoproduit ses livres depuis quelques années. La rencontre avec le public est essentielle pour elle.
 

 
La dessinatrice Tatiana Domas est l'auteure, avec sa soeur Ève, de la série « Miralda, la sorcière écocitoyenne ». Elle participe à de nombreux festivals chaque année.
« Dessiner est un métier de passion et d'énergie. Si on en manque, on tombe vite dans l'oubli. Mais je préfère rencontrer le public que les éditeurs. » Tatiana Domas est dessinatrice de BD et auteure, avec sa soeur Ève, de la série Miralda. Depuis quelques années, elle a choisi d'autoproduire ses ouvrages. « Quand on est publié par un éditeur, on touche 8 à 10 % du prix du livre à se partager entre les auteurs. Quand on s'autoproduit, on arrive à 50 %. »
« Chaque salonprend quatre jours »

Évidemment, chaque système a ses avantages et ses inconvénients. « Passer par une maison d'édition permet d'avoir du stock et d'être distribué en librairie, par exemple. Mais en s'autoproduisant, on garde tous nos droits et notre liberté de création est totale. »

Pour se faire connaître, Tatiana passe donc beaucoup de temps dans les salons. « J'en fais entre 15 et 20 par an. Chaque salon prend quatre jours. »

Selon les lieux et les dates, le succès est variable. « Avant, dans ce salon, j'étais dans l'espace jeunesse. Cette année, les familles ont du mal à me trouver », explique la dessinatrice.

L'expérience aidant, elle réussit à accrocher les visiteurs en expliquant son travail.

Rosalie et sa grand-mère arrivent sur son stand d'abord par dépit. La petite a loupé l'auteur qu'elle voulait voir. Ce qui n'arrête pas Tatiana, qui commence à lui montrer sa BD Le royaume d'Estompe, dont le scénario a été écrit par Jean-Christophe Deveney. Cet ouvrage navigue dans les mêmes univers que le Monde de Narnya ou l'Histoire sans fin avec un côté très onirique. « Quand je reçois le scénario, je suis la première lectrice de l'histoire. »

Rosalie est conquise et a droit à une dédicace où Noémie et Monsieur Pigs, les héros, sont dessinés en direct et peints à l'aquarelle. Devant le résultat, la jeune lectrice retrouve le sourire. C'est le meilleur moment de la dédicace.

« Chaque rencontre dure entre cinq et dix minutes. Mon record est de 99 dessins de Miralda à un festival de Saint-Étienne. La semaine dernière, j'avais trop de monde dans un autre salon. Mais j'avais fait une intervention scolaire avant. Dans ce cas-là, les enfants viennent nous voir avec leurs familles. »
Échange d'infosentre auteurs

De passage sur le stand de Tatiana, Florence Magnin, illustratrice et auteure de BD depuis 40 ans, confirme. « Quand il y a eu une intervention dans une école, il y a plus de visiteurs. Mais sinon, le but des dédicaces n'est pas vraiment promotionnel. Si un ouvrage doit avoir du succès ou ne pas se vendre, la rencontre avec le public va juste apporter un petit plus dans un cas comme dans l'autre. Mais on vient surtout pour le rapport avec le public, en particulier quand on vient de sortir un nouveau livre et qu'on cherche un retour. On vient aussi pour les rencontres avec les autres auteurs. On échange des infos. »

Yannick, le père d'Hercule le chat, vient lui aussi discuter un moment avec Tatiana. Avec un autre dessinateur qui s'invite à la discussion, ils parlent de la Société des gens de lettres, association de défense des intérêts des auteurs, et de l'imprimerie Sepec, avec laquelle la dessinatrice travaille.
« On reste jusqu'à la fin du festival »

« On fait un métier individualiste mais il y a de l'entraide entre nous. En tant que femme, dans un monde qui est davantage masculin, je n'ai jamais ressenti de froideur. Par contre, face à un éditeur, on peut voir des différences sur les rémunérations. Mais c'est plutôt une question de personne. Il faut être armé pour faire du commercial. Ce travail en amont m'a déplu. »

À côté de Tatiana, son mari, Jean-Marc Stalner, illustrateur de Belle et Sébastien, s'éclate en faisant des dédicaces particulièrement léchées. « Il a un style hyperréaliste », commente la dessinatrice. « En général, c'est moi qui colorise ses dessins mais pour les dédicaces, il travaille avec des feutres à alcool. »

Pour réaliser le portrait de Sébastien et sa chienne, il faut bien un bon quart d'heure. Que les lecteurs passent à admirer son travail. « On reste jusqu'à la fin du festival. C'est plus sympa pour le public que de quitter la table à 16 h pour aller prendre son train. »
Isabelle LAINÉ SURFER Pour découvrir la sorcière écocitoyenne Miralda : www.facebook.com/miralda.org Voir aussi la vidéo et le diaporama sur notre site www.dna.fr

SURFER Pour découvrir la sorcière écocitoyenne Miralda : www.facebook.com/miralda.org Voir aussi la vidéo et le diaporama sur notre site www.dna.fr

 
 

 

Colmar La fête au salon des livres

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:35:10

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Colmar La fête au salon des livres
 

 
Claudie Hunzinger échangera avec Pierre Pelot le dimanche 24 à 15 h 45 au Café littéraire, dans le hall 6 du parc expo de Colmar. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Le festival du livre de Colmar est l'événement littéraire de l'année dans la région. Par sa richesse et sa diversité, et par son ouverture à tous les publics.

Parmi les auteurs présents et les nombreuses rencontres littéraires, notons celle de l'américain Harlan Coben samedi à 15 h dans l'Espace congrès. Deuxième vendeur de livres en France, derrière Guillaume Musso, Harlan Coben présentera son dernier polar Ne t'enfuis plus.
Rencontres croisées

Nouveauté de cette édition marquée par l'arrivée du conseiller littéraire Jacques Lindecker, des rencontres sont organisées pour croiser le regard d'auteurs sur un même thème. Samedi, à 13 h 45, François Bégaudeau et Nicolas Mathieu parleront de « la guerre des pauvres ».

Le même jour à 16 h, Valentine Goby, Gilles Paris, Nicolas Delesalle et Renaud Dillies échangeront sur le thème « survivre/revivre ». Les « extraordinaires voyageurs », Gérard Muller, le père Thomas Ziegler et Christian Heinrich se rencontreront à 17 h.

À la même heure, Henri Loevenbruck, Caryl Férey, Ian Manook et Jean-Luc Marcastel évoqueront « le meilleur du suspens français ».

Dimanche à 11 h, l'invitée d'honneur Catel sera présente aux côtés d'Anne Gosciny, Serge Bloch et Miles Hyman pour parler illustration.

Passionnés par la Seconde Guerre mondiale ? Rendez-vous dimanche à 14 h 30 pour rencontrer Romain Slocombe et Olivier Claudon.

Romain Puertolas, Carole Martinez, Marie Dorléans et Jean-Paul Didierlaurent échangeront sur le thème « Quelle imagination ! Mais où vont-ils chercher tout ça ? ».
À la pointe !

Parmi les neuf expositions présentes sur le salon, À la pointe ! réunit sept illustrateurs de renom. Claude Lapointe, professeur à la HEAR de Strasbourg, exposera avec ses anciens élèves Serge Bloch, Catel, Thierry Chapeau, Christian Heinrich, Amandine Laprun, Philippe Matter et Jérôme Peyrat.
Dom POIRIER Y ALLER Le festival du livre de Colmar se déroule au parc des expositions (route de la Foire aux vins à Colmar). Il est ouvert samedi 23 novembre de 9 h à 19 h et dimanche 24 de 9 h à 18 h. Entrée libre. Des navettes gratuites partiront de la gare et des bibliothèques Bel'Flore et Europe Amsterdam. Plus d'infos sur festivaldulivre.colmar.fr.

 

 
 

Plus de 500 alsaces aux enchères

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:51:14

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Kientzheim Confrérie Saint-Etienne : vente aux enchères
Plus de 500 alsaces aux enchères
La confrérie Saint-Etienne organise une vente aux enchères de lots d'alsaces samedi 23 novembre à Kientzheim. La major Céline Stentz a sélectionné 500 bouteilles de vins de 1953 à 2000.
 

 
Céline Stentz a sélectionné 503 bouteilles, pour 139 lots.
Céline Stentz, vous êtes la cheville ouvrière de cette 7e vente aux enchères de vins d'Alsace issus de l'oenothèque, organisée le 23 novembre. Comment avez-vous abordé cette sélection, forcément délicate ?
En déambulant dans les allées de l'oenothèque, j'ai commencé à me mettre à la place des acheteurs potentiels en me posant des questions ; avec quelle bouteille voudront-ils s'éclater ? En petit comité, en famille, entre amis ?
Les lots les plus « jeunes » débutent en 2000 et on remonte le temps jusqu'en 1953 ; pourquoi ce choix ?

Les lots ont été confectionnés en prenant comme base le millésime ; d'où la présence dans certains lots de quatre ou six bouteilles d'une même année composés de plusieurs cépages différents. Pourquoi découvrir un seul cépage dans un même millésime ? Autant proposer de la diversité dans un même colis. Il y a tout de même quelques lots mono-cépage, je pense au pinot noir ; le pinot noir, il me semble, devient grand en Alsace à partir de l'année 1996.
Le plus ancien millésime proposé à la vente date de 1953...

Il s'agit d'un pinot gris de Dopff-Irion (prix de départ : 240 EUR, ndlr) de 1953, date de naissance de mes parents (Simone et Jean-Jacques Stentz, domaine Stentz-Buecher, à Wettolsheim, ndlr). Il est toutefois difficile de trouver une bouteille dont l'étiquette est encore en bon état dans ces millésimes anciens. Et au regard de la rareté de ces vieilles bouteilles, il m'a paru normal de proposer à la vente uniquement un seul exemplaire de ces millésimes anciens (entre 1953 et 1969, ndlr). C'est un choix personnel. De toute façon, quand on choisit 500 bouteilles parmi 65 000 bouteilles, il faut se laisser guider par son instinct.
La sélection a-t-elle été difficile ?

Non, mais le temps de la sélection a été long, plusieurs mois. Il a fallu écarter les étiquettes dégradées, confectionner des lots cohérents. Les Ateliers thématiques proposés par la confrérie tout au long de l'année m'ont beaucoup aidé : ce fut une base de travail. Chaque lot préparé m'a donné l'eau à la bouche : ces vins sont comme une pâtisserie dans la vitrine.
Votre sélection est plurielle : des maisons moins connues ont été associées au sein d'un même lot avec des domaines plus réputés. Un choix politique ?

Les grandes maisons représentent des valeurs sûres mais les maisons moins connues procurent autant de plaisir à la dégustation. C'est ce qui fait la diversité du vignoble d'Alsace. Pour moi, une bouteille de vin, c'est comme un tableau : il y a des styles différents, ancien, contemporain, moderne. Cela relève d'une appréciation personnelle dans tous les cas.
Le temps transforme les vins et les rend parfois méconnaissables ; ça peut déstabiliser le consommateur non averti ?

Les arômes ont forcément évolué ; sur le riesling par exemple, le côté pétrolé s'exprime davantage. Le muscat, après vingt ans, présente des notes d'eucalyptus, mentholées. Il est vrai que la dégustation d'un vieux vin nécessite peut-être d'acquérir une certaine éducation du palais. Tout amateur peut accéder à ces vins-là, à condition d'avoir progressivement ouvert ses horizons gustatifs ou bien d'être accompagné par une personne avertie.
Propos recueillispar Jean Daniel KIENTZ 7e vente aux enchères d'alsaces de 1953 à 2000, samedi 23 novembre à 14 h à la confrérie Saint-Etienne, à Kientzheim. 503 bouteilles réparties dans 139 lots. Mise à prix à partir de 60 EUR, jusqu'à 240 EUR. Voir la liste des lots sur www.confrerie-st-etienne.com.

7e vente aux enchères d'alsaces de 1953 à 2000, samedi 23 novembre à 14 h à la confrérie Saint-Etienne, à Kientzheim. 503 bouteilles réparties dans 139 lots. Mise à prix à partir de 60 EUR, jusqu'à 240 EUR. Voir la liste des lots sur www.confrerie-st-etienne.com.

 
 

 

Confrerie Saint-etienne Plus de 500 alsaces aux enchères

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:16:40

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Confrerie Saint-etienne Plus de 500 alsaces aux enchères
 

 
Céline Stentz a sélectionné 503 bouteilles, pour 139 lots. Photo L'Alsace /Jean Daniel KIENTZ
Céline Stentz, vous êtes la cheville ouvrière de cette 7e vente aux enchères de vins d'Alsace issus de l'oenothèque, organisée le 23 novembre. Comment avez-vous abordé cette sélection, forcément délicate ?
En déambulant dans les allées de l'oenothèque, j'ai commencé à me mettre à la place des acheteurs potentiels en me posant des questions ; avec quelle bouteille voudront-ils s'éclater ? En petit comité, en famille, entre amis ?
Les lots les plus « jeunes » débutent en 2000 et on remonte le temps jusqu'en 1953 ; pourquoi ce choix ?

Les lots ont été confectionnés en prenant comme base le millésime ; d'où la présence dans certains lots de quatre ou six bouteilles d'une même année composés de plusieurs cépages différents. Pourquoi découvrir un seul cépage dans un même millésime ? Autant proposer de la diversité dans un même colis. Il y a tout de même quelques lots mono-cépage, je pense au pinot noir ; le pinot noir, il me semble, devient grand en Alsace à partir de l'année 1996.
Le plus ancien millésime proposé à la vente date de 1953...

Il s'agit d'un pinot gris de Dopff-Irion (prix de départ : 240 EUR, ndlr) de 1953, date de naissance de mes parents (Simone et Jean-Jacques Stentz, domaine Stentz-Buecher, à Wettolsheim, ndlr). Il est toutefois difficile de trouver une bouteille dont l'étiquette est encore en bon état dans ces millésimes anciens. Et au regard de la rareté de ces vieilles bouteilles, il m'a paru normal de proposer à la vente uniquement un seul exemplaire de ces millésimes anciens (entre 1953 et 1969, ndlr). C'est un choix personnel. De toute façon, quand on choisit 500 bouteilles parmi 65 000 bouteilles, il faut se laisser guider par son instinct.
La sélection a-t-elle été difficile ?

Non, mais le temps de la sélection a été long, plusieurs mois. Il a fallu écarter les étiquettes dégradées, confectionner des lots cohérents. Les Ateliers thématiques proposés par la confrérie tout au long de l'année m'ont beaucoup aidé : ce fut une base de travail. Chaque lot préparé m'a donné l'eau à la bouche : ces vins sont comme une pâtisserie dans la vitrine.
Votre sélection est plurielle : des maisons moins connues ont été associées au sein d'un même lot avec des domaines plus réputés. Un choix politique ?

Les grandes maisons représentent des valeurs sûres mais les maisons moins connues procurent autant de plaisir à la dégustation. C'est ce qui fait la diversité du vignoble d'Alsace. Pour moi, une bouteille de vin, c'est comme un tableau : il y a des styles différents, ancien, contemporain, moderne. Cela relève d'une appréciation personnelle dans tous les cas.
Le temps transforme les vins et les rend parfois méconnaissables ; ça peut déstabiliser le consommateur non averti ?

Les arômes ont forcément évolué ; sur le riesling par exemple, le côté pétrolé s'exprime davantage. Le muscat, après vingt ans, présente des notes d'eucalyptus, mentholées. Il est vrai que la dégustation d'un vieux vin nécessite peut-être d'acquérir une certaine éducation du palais. Tout amateur peut accéder à ces vins-là, à condition d'avoir progressivement ouvert ses horizons gustatifs ou bien d'être accompagné par une personne avertie.
Recueillis par Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

Hartmannswillerkopf Dernière cérémonie dans le brouillard

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:13:39

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Hartmannswillerkopf Dernière cérémonie dans le brouillard

 
Plus de 40 chasseurs alpins du 27e bataillon d'Annecy ont été accueillis au Hartmannswillerkopf hier matin en parallèle d'une cérémonie organisée pour le Volkstrauertag. Photos L'Alsace /Dominique PY
Une section de jeunes soldats du 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy est venue au Hartmannswillerkopf, hier matin, pour une cérémonie d'hommage rendue aux soldats tombés sur son champ de bataille et une visite à l'Historial franco-allemand. Montés à pieds depuis Wattwiller, où ils étaient hébergés dans la salle communale des Tilleuls, 45 hommes et 2 femmes ont entrepris un périple mémoriel, aussi intitulé « Marche de la fourragère », sur cinq journées. Ils passeront par le grand site du « Linge », « La Tête des Faux » et autres sites de la Grande Guerre, pour arriver à la fin de leur circuit, à Metzeral, où leur fourragère sera remise.
Des chasseurs venusde Savoie, du Dauphiné et de Corse

C'est sous la conduite du lieutenant Ulrich et de l'adjudant Olivier qu'ils ont été accueillis devant l'Historial par Jean Klinkert, président du Comité national du Hartmannswillerkopf, de Florian Hessel, responsable de l'Historial, et de Gilbert Wagner, guide incontournable du Vieil Armand, en charge de la visite des soldats sur tout le site.

Jean Klinkert a rappelé que les jeunes chasseurs, durant les guerres sur le sommet, étaient originaires de Savoie, du Dauphiné et de Corse. «C'était ici que les Allemands avaient surnommé le bataillon de chasseur, le « Diable Bleu », et, pour les Français du 152e régiment d'infanterie, les « Diables Rouges », a rappelé le président du HWK.

Arrivés à pieds depuis Wattwiller, les 47 chasseurs alpins ont suivi Jean Klinkert, Gilbert Wagner et les responsables de l'Historial sur l'ensemble du mémorial en s'arrêtant d'abord devant la crypte du sommet, où les attendait Pascal Tugler, en charge de la crypte. Jean Klinkert et Gilbert Wagner ont présenté aux soldats, de façon succincte, l'histoire du lieu, puis ont réalisé une petite cérémonie de recueillement devant le « Bouclier », où sont enterrés les soldats tombés sur le champ de bataille. Un peu plus tard, tout le monde s'est retrouvé devant le cimetière où un épais brouillard empêchait les visiteurs d'apercevoir le champ de bataille du sommet... Après les explications fournies par le guide et la projection du film résumant l'histoire de la Grande Guerre, une visite de l'Historial franco-allemand a été entrepris.
Journée nationale allemandedu Volkstrauertag

Lors des explications diverses de la guerre sur le site, il a été rappelé aux jeunes visiteurs qu'en ce deuxième dimanche avant le premier jour de l'avent, en Allemagne, était célébrée la journée nationale du deuil (le Volkstrauertag).

Le Volksbund conçoit ce jour de commémoration comme un jour de deuil. Mais le jour de deuil national est aussi devenu un jour d'exhortation à la réconciliation, à l'entente et à la paix. Aujourd'hui, le Volksbund, soutenu par plus d'un million de membres et de bienfaiteurs, ainsi que par le gouvernement fédéral, entretient, au nom du gouvernement fédéral, les tombes de plus de deux millions de victimes de guerre allemandes dans 832 cimetières militaires, dans 45 pays.

En fin de visite, Jean Klinkert et Florian Hessel ont rappelé que ce dimanche était le dernier jour d'ouverture de l'année de l'Historial. Le président a remercié individuellement, Sylvie, Doris et Karina pour leur remarquable travail effectué tout au long de l'année pour l'accueil des visiteurs et la tenue de la crypte et de la boutique en souhaitant les revoir rapidement pour la prochaine saison, qui s'ouvrira début avril 2020.
Dominique PY

 

 
 

Colmar  Institut Saint-Joseph « À coeurs battants » : ils ont tout donné

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 05:38:44

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Colmar  Institut Saint-Joseph
« À coeurs battants » : ils ont tout donné
En clôture du troisième festival « A coeurs battants », la salle Europe de Colmar mettait en lumière le talent des jeunes résidents de l'institut Saint-Joseph association Adèle de Glaubitz en leur confiant ses planches, samedi soir.
 

 
Éclectique et poétique, le spectacle de l'institut Saint-Joseph distillait une grande émotion, samedi soir à la salle Europe.
Cette création originale mêlait le théâtre, la chorégraphie, la musique et le chant choral ; un tremplin formidable pour dix-sept jeunes gens issus de l'institut Saint-Joseph de Colmar, qui après six mois d'écriture puis de répétitions et de stages intensifs, procédaient au grand plongeon face à une salle archi-comble samedi soir au centre Europe.
« Pour eux, le regard des autres est très important »

Outre les jeunes, le spectacle intitulé « Moi » mettait à contribution les musiciens Pauline Haas, harpiste et chanteuse, et Thomas Bloch, spécialisé dans l'interprétation d'instruments rares (ondes Martenot, glassharmonica et cristal Baschet), également coauteurs de la pièce dont le montage a été encadré par les éducateurs Yolaine Terren et Emmanuelle Charron. « Chaque année, la culture et l'art sont des leviers incontournables pour le projet culturel de l'établissement », rappelait sa directrice Céline Rossi-Lévêque.

Ainsi, ils ont grandi. Ils ont gagné de l'estime de soi et se sont ouverts vers l'extérieur. « Ils deviennent des adultes citoyens, et pour eux, le regard des autres est très important ». Samedi soir sur les planches, ils ont crevé l'abcès et brillé de mille feux, bercés par une scénographie touchante au rythme apaisant. L'intrigue policière de la toile de fond n'était que secondaire face à tant de justesse et d'humanité.

Éclectique et poétique, le spectacle distillait une grande émotion, porté par le lâcher prise des deux musiciens qui ont su entraîner les jeunes acteurs sur la piste du don de soi. Une telle aventure brasse « les idées de partage, de respect de l'autre. Elle facilite aussi l'expression et les rencontres », disait Céline Rossi-Lévêque. Samedi soir, les jeunes de l'institut Saint-Joseph ont entraîné le public dans « un bout de chemin » envoûtant. Ils se reproduiront encore le 13 décembre devant le personnel du conseil départemental, avant de revenir durant le mois d'avril à la salle Europe.
Nicolas PINOT salle-europe.colmar.fr et www.glaubitz.fr/association/etablissements/institut-saint-joseph

salle-europe.colmar.fr et www.glaubitz.fr/association/etablissements/institut-saint-joseph

 
 

 

Mulhouse 22, v'là le Père Noël et son marché

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:32:57

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Mulhouse   22, v'là le Père Noël et son marché
 

 
Le marché de Noël de Mulhouse ouvrira ses portes vendredi à 10 h. Archives L'Alsace /Jean-François FREY
Le Marché de Noël de Mulhouse sera inauguré vendredi 22 novembre et il se déroulera jusqu'au 29 décembre. Il se tiendra essentiellement sur et autour de la place de la Réunion et sera symbolisé, comme chaque année, par une grande roue face au temple Saint-Étienne illuminé. Autre « spot » incontournable de la manifestation, la magnifique boutique aux étoffes qui sera en place en bas de l'hôtel de ville.

À signaler le tournage d'un numéro de l'émission de France 2 Affaire conclue, avec Sophie Davant, depuis la place de la Réunion, le samedi 23 novembre. Ce premier samedi du marché de Noël sera aussi l'occasion de participer à l'atelier pelote de Brigitte Bourdon au Musée des beaux-arts de 16 h à 18 h (inscription obligatoire au 03.69.77.77.90 ou edith.saurel@mulhouse-alsace.fr).

Le marché sera ouvert du dimanche au jeudi de 10 h à 20 h, les vendredis et samedis de 10 h à 21 h, le mardi 24 décembre de 10 h à 18 h, le mercredi 25 décembre fermé, le jeudi 26 décembre de 12 h à 20 h, le vendredi 27 décembre de 10 h à 18 h.
PLUS Sur www.noel-mulhouse.fr

 

 
 

Strasbourg fête la Libération

Publié dans le panorama le Lundi 18 novembre 2019 à 06:40:40

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Strasbourg fête la Libération
 

 
La secrétaire d'État Geneviève Darrieussecq, entourée du général Ollier, du maire de Strasbourg Roland Ries et du préfet Jean-Luc Marx. Photo DNA /Jean-François BADIAS
Il reste encore environ 250 anciens de la 2e Division Blindée qui ont combattu pendant la seconde guerre mondiale. C'est le chiffre avancé par le général Bruno Cuche, président de l'association des anciens de la division Leclerc. Cinq d'entre eux étaient là ce dimanche, en ce glacial mois de novembre, pour assister à la cérémonie organisée place Kléber pour le 75e anniversaire de la libération de Strasbourg.

Il s'agit de Roger Le Neures, Jean Gilbert, Dominique Branducci, André Bon et Henry Auvray.
Véhicules d'époque et drapeau en haut de la flèche

Celui-ci, 94 ans, tout en vivacité, réagit avec humour quand on lui demande ses impressions à l'issue de la cérémonie. « C'est un endroit où je ne pensais pas être de retour 75 ans plus tard ». Quant au 23 novembre 1944, il se souvient « des combats à Mittelhausbergen, on a laissé beaucoup de morts ». Il faisait partie de la colonne Massu, l'une des cinq colonnes blindées lancées à l'assaut de Strasbourg par le général Leclerc le matin du 23 novembre.

C'est une autre colonne, celle du lieutenant-colonel Marc Eugène Rouvillois, qui va entrer la première, dans la ville, presque par surprise. Elle enverra le message codé "Tissu est dans iode" peu après 9 h 30.

Ce message est l'un des innombrables chapitres de l'épopée des hommes de la 2e DB, depuis le serment de Koufra, le 2 mars 1941 jusqu'à la Libération de Strasbourg et plus loin en Allemagne.

La commémoration de ce dimanche, avancée de quelques jours en raison du marché de Noël, a compté, derrière le général Ollier, commandant la 2e Brigade Blindée, la présence de militaires de plusieurs unités héritières des formations qui composaient la 2e division blindée, à commencer par le Régiment de marche du Tchad (le RMT est basé à Meyenheim), mais aussi, par exemple, le 12e cuirassiers, celui de Rouvillois. Deux jeeps et un Dodge avec figurants en uniforme d'époque ont rappelé les moyens militaires d'il y a 75 ans, et le drapeau a été hissé en haut de la flèche de la cathédrale en souvenir du geste du soldat Maurice Lebrun, qui accomplissait alors, en ce début d'après-midi du 23 novembre 1944, l'objet du serment de Koufra.
Clôture d'un cycle commémoratif

« Ce 75e anniversaire marque un moment important de cette commémoration, où des acteurs de ces événements peuvent partager avec nous tous leur expérience », a dit le maire de Strasbourg, Roland Ries.

La Ville, qui a commandé un documentaire avec des témoignages d'anciens combattants de la 2e DB, diffusé en marge de la cérémonie, a en effet décidé de modifier quelque peu le rythme des célébrations importantes du 23 novembre 1944.

Habituellement, c'est tous les dix ans que la cérémonie revêt un cadre particulier. Mais compte tenu de l'âge des survivants, il a été décidé que le 75e anniversaire serait également particulier.

La 2e DB a compté 1 227 tués et 5 257 blessés (dont 8 % de soldats originaires d'Afrique du Nord). Le vétéran Henry Auvray, avant Strasbourg, a également participé aux commémorations de la libération de Paris. Car pour Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, au-delà même du souvenir de l'épopée de la 2e DB, la commémoration de la libération de Strasbourg vient clore « un grand cycle commémoratif que l'on a voulu effectuer, qu'il s'agisse du débarquement en Normandie, le débarquement en Provence, la libération de Paris et maintenant la Libération de Strasbourg. Cela a permis de montrer comment le pays a été libéré, les forces en présence qui se sont alliées... La mémoire est un ferment de rassemblement ».
Bientôt le 75e anniversairede la Poche de Colmar

Et d'ajouter : « La libération de Strasbourg est le vrai symbole de la libération de la France. Les combats, ensuite, ne sont pas terminés, mais c'est un symbole ».

Car si Strasbourg est alors libérée, il n'en va pas de même dans toute l'Alsace. L'hiver 44/45 va connaître encore de nombreux combats en terre alsacienne et en particulier ceux de la Poche de Colmar, dont le 75e anniversaire sera commémoré en début d'année prochaine.
Olivier CLAUDON