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PAGE CHUCHOTEMENTS : Un âge pivot spécial Meyer

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:37:51

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Un âge pivot spécial Meyer
 

 
chuchotements Gilbert Meyer rempile
Maire de Colmar depuis 1995, Gilbert Meyer a annoncé vendredi qu'il briguera un nouveau mandat en mars prochain. Voilà six ans, il avait pourtant promis de passer la main en 2020. (Dessin Yannick Lefrançois)

 

 
 

 

EDITORIAL : Noël, date pivot

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:43:22

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EDITORIAL : Noël, date pivot
 

 
de Didier Rose

Un train pour les fêtes, ce n'est pas qu'un voeu d'enfant au Père Noël. Tout le pays doute de la marche des transports en fin d'année. Trêve ou grève, c'est une bataille dans la bataille, un pont miné sur les rails de la réforme des retraites.

Qu'on soit aux manettes de l'État ou en rébellion, rater le coche de Noël frôle la hantise. D'avance, on se renvoie la faute d'un sabrage du réveillon des Français. Si bien que, dans le débat d'avenir que suscite la refondation des pensions, l'échéance de Noël devient cruciale, sans avoir la moindre portée sur le fond du sujet. La fête des familles et des bons procédés se mue en match social.

Le maître des horloges, à l'Élysée, y a oeuvré. Lever le flou sur la réforme si près de la trêve des confiseurs, après des années de palabres, est tout sauf fortuit. C'est une façon d'imposer aux grévistes la pression des congés proches.

Du coup, le conflit entre le pouvoir et la rue vire à la gestion de risques. Pas seulement pour les syndicats, d'ailleurs. Bien sûr, les clés du blocage sont entre leurs mains, avec le danger de chaos et d'impopularité qui en découle.

Mais, pour l'instant, ils ont le soutien de l'opinion. De telle manière qu'un gouvernement qui ne lâcherait à court terme pourrait être lui aussi tenu pour un briseur de Noël.

Préoccupé d'en remontrer, le pouvoir l'est par essence. Remontés, les syndicats le sont par nécessité. On arrive donc à une date pivot, dans une réforme qui voudrait tant se projeter au-delà d'un temps sacré de retrouvailles.

Avant Noël se joue pour chaque camp l'intérêt de lâcher du lest et de faire cadeau au pays d'une trêve. Après Noël viendront les comptes, pas uniquement des trains qui auront circulé. Pour tous, la tradition des bilans et des résolutions sera le moment d'observer si la méthode Macron change en seconde partie de mandat, comme promis. Ou non.

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace... Feu rouge

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:02:55

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L'éditorial de l'Alsace... Feu rouge
 

 
Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Laurent Bodin

Y aura-t-il des trains à Noël ? Probablement pas. L'affaire est encore loin d'être entendue mais la manière dont les cheminots se défaussent de leurs responsabilités sur le gouvernement indique qu'ils ne feront aucun cadeau aux Français pour les fêtes de Noël. Tout concorde donc pour que la grève se poursuive à la SNCF et à la RATP durant les fêtes, compliquant plus la vie de millions de familles que celle du gouvernement.

Le jusqu'au-boutisme des cheminots n'a rien de surprenant. Car si diverses professions, dont les policiers, bénéficieront de mesures dérogatoires légitimes dans le nouveau régime de retraites, ce n'est pas le cas des agents de la SNCF ou de la RATP. Eux vont perdre leur statut avantageux qui ne se justifie plus, en termes de pénibilité, aux yeux des Français. Et encore ne sont-ils pas trop malheureux avec une réforme qui s'appliquerait aux agents nés après 1980, voire 1985. Donc moins d'un cheminot sur deux aujourd'hui en activité.

Pour l'heure, les raisons corporatistes de la grève dans les transports sont quelque peu occultées dans l'opinion publique par la mobilisation interprofessionnelle. Celle-ci a un impact limité et concerne autant les retraites que les situations catégorielles d'un côté, le point spécifique d'âge pivot de l'autre côté. L'ouverture de négociations sur cette dernière question pourrait changer la donne et placer les cheminots et agents de la RATP en porte à faux avec des Français qui se déplacent par nécessité plus que par plaisir.

Face à des cheminots qui ne parviendront pas à faire croire qu'ils défendent un modèle social, le gouvernement joue la carte de l'opinion. Cela ne suffira pas. L'exécutif n'a cependant pas d'autre atout dans sa manche. Car après avoir reculé au maximum l'application du nouveau système pour les cheminots, il ne peut céder plus sans donner l'impression de renoncer à sa réforme. La paralysie des transports ferroviaires pourrait d'autant plus durer qu'il n'y a pas grand-chose à négocier s'agissant de la suppression des régimes spéciaux, en particulier celui de la SNCF et de la RATP.

 

 
 

transports  Pas de trêve en vue dans la grève contre le projet de réforme des retraites La grande débrouille pour Noël

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:41:45

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transports  Pas de trêve en vue dans la grève contre le projet de réforme des retraites
La grande débrouille pour Noël
Votre train circulera-t-il à Noël ? Réponse mardi. La SNCF annonce d'ores et déjà que près de la moitié des voyageurs resteront à quai. Les alternatives au rail s'organisent. Mais face à la forte demande, cela risque de coincer... et de coûter cher.
 

 
La moitié des voyageurs ayant prévu de prendre le train à Noël risquent de rester à quai.
Grande pagaille en vue pour le réveillon de Noël. Alors que gouvernement et partenaires sociaux s'affrontent à coups de déclarations dans la presse, les Français s'organisent pour parvenir à se retrouver en famille malgré la grève qui risque de se prolonger à la SNCF pendant les fêtes.
Trains : réponse demain

Vous aviez prévu de prendre le train pour les vacances ? C'est demain que vous saurez si vous partirez ou pas. La SNCF doit alors annoncer son plan de transports pour la période de mardi à dimanche inclus. Préparez-vous à trouver une solution de rechange. « Au moins plus de la moitié des voyageurs partiront », prédit Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF. Ce qui signifie que l'autre moitié restera à quai. Une incertitude pèse également sur les trajets aller-retour. Il se peut qu'un seul des deux trajets de votre voyage soit annulé, vous laissant en plan pour l'autre.
Les cars montent en charge

À défaut d'un train, vous pouvez essayer de monter dans un bus. Les entreprises de cars longue distance s'organisent pour faire face à l'explosion de la demande. BlaBlaBus a augmenté son offre de 10 % pour les vacances scolaires, renforcé certains axes comme Paris-Lyon ou Paris-Strasbourg et demandé à ses équipes de reporter les vacances.

Même ambiance chez Flixbus : « A une semaine de Noël, la demande est déjà supérieure de 50 % à ce qu'elle était l'an dernier pour les vacances. Une partie est liée à de la croissance structurelle, l'autre - de l'ordre de 20 à 30 % - est liée à la grève. Et cela devrait encore augmenter mardi, après l'annonce des trains annulés. Le car apparaît comme une valeur refuge des personnes qui veulent arriver à destination pour Noël », observe Raphaël Daniel, porte-parole de l'entreprise.

Pour accompagner la demande, Flixbus augmente de 25 % son offre, en termes d'horaires et de nombre de cars sur l'ensemble du territoire. Pendant toutes les vacances scolaires, 400 cars circuleront. Flixbus espère, avec la grève, outre une hausse du chiffre d'affaires, convaincre des « néoclients », qui n'avaient pas l'habitude de ses lignes pour ensuite les fidéliser.
Voitures : la pénurie avant les blocages ?

Pas de place de bus ? Essayez le covoiturage (lire ci-dessous) ou la location de voitures. Mais, là aussi, le chemin est semé d'embûches. Pierre a une réservation de TGV direction Montgenèvre pour samedi prochain et cherche une alternative. « Entre jeudi et vendredi dernier, sur le site internet où je réserve habituellement, toutes les petites voitures ont été réservées. Il ne reste que des grosses berlines à plus de 1 000 euros la semaine. Et, en plus, je ne vais pas en louer une si jamais mon train est maintenu ! Alors, si mon train est annulé au dernier moment, je ne suis pas sûr de pouvoir trouver un véhicule ! », raconte-t-il.

Sans compter qu'un autre mouvement risque de ralentir votre route. Les blocages routiers devraient se multiplier à partir de ce lundi, partout en France, à l'initiative des salariés du secteur du transport routier.
Avion, hors de prix...

Vous êtes tenté par la voie des airs ? Les avions - et les contrôleurs aériens - n'ont pas annoncé de grève pour les fêtes. Mais les places qui restent risquent d'être très chères.
E.B.

 

 
 

 

SNCF La grande débrouille pour Noël

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:04:31

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SNCF    La grande débrouille pour Noël
 

 
La moitié des voyageurs ayant prévu de prendre le train à Noël risquent de rester à quai. Photo Martin BUREAU/AFP
Grande pagaille en vue pour le réveillon de Noël. Alors que gouvernement et partenaires sociaux s'affrontent à coups de déclarations dans la presse, les Français s'organisent pour parvenir à se retrouver en famille malgré la grève qui risque de se prolonger à la SNCF pendant les fêtes.
Trains : réponse demain

Vous aviez prévu de prendre le train pour les vacances ? C'est demain que vous saurez si vous partirez ou pas. La SNCF doit alors annoncer son plan de transports pour la période de mardi à dimanche inclus. Préparez-vous à trouver une solution de rechange. « Au moins plus de la moitié des voyageurs partiront », prédit Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF. Ce qui signifie que l'autre moitié restera à quai. Une incertitude pèse également sur les trajets aller-retour. Il se peut qu'un seul des deux trajets de votre voyage soit annulé, vous laissant en plan pour l'autre.
Les cars montent en charge

À défaut d'un train, vous pouvez essayer de monter dans un bus. Les entreprises de cars longue distance s'organisent pour faire face à l'explosion de la demande. BlaBlaBus a augmenté son offre de 10 % pour les vacances scolaires, renforcé certains axes comme Paris-Lyon ou Paris-Strasbourg et demandé à ses équipes de reporter les vacances.

Même ambiance chez Flixbus : « A une semaine de Noël, la demande est déjà supérieure de 50 % à ce qu'elle était l'an dernier pour les vacances. Une partie est liée à de la croissance structurelle, l'autre - de l'ordre de 20 à 30 % - est liée à la grève. Et cela devrait encore augmenter mardi, après l'annonce des trains annulés. Le car apparaît comme une valeur refuge des personnes qui veulent arriver à destination pour Noël », observe Raphaël Daniel, porte-parole de l'entreprise.

Pour accompagner la demande, Flixbus augmente de 25 % son offre, en termes d'horaires et de nombre de cars sur l'ensemble du territoire. Pendant toutes les vacances scolaires, 400 cars circuleront. Flixbus espère, avec la grève, outre une hausse du chiffre d'affaires, convaincre des « néoclients », qui n'avaient pas l'habitude de ses lignes pour ensuite les fidéliser.
Voitures : la pénurie avant les blocages ?

Pas de place de bus ? Essayez le covoiturage (lire ci-dessous) ou la location de voitures. Mais, là aussi, le chemin est semé d'embûches. Pierre a une réservation de TGV direction Montgenèvre pour samedi prochain et cherche une alternative. « Entre jeudi et vendredi dernier, sur le site internet où je réserve habituellement, toutes les petites voitures ont été réservées. Il ne reste que des grosses berlines à plus de 1 000 euros la semaine. Et, en plus, je ne vais pas en louer une si jamais mon train est maintenu ! Alors, si mon train est annulé au dernier moment, je ne suis pas sûr de pouvoir trouver un véhicule ! », raconte-t-il.

Sans compter qu'un autre mouvement risque de ralentir votre route. Les blocages routiers devraient se multiplier à partir de ce lundi, partout en France, à l'initiative des salariés du secteur du transport routier.
Avion, hors de prix...

Vous êtes tenté par la voie des airs ? Les avions - et les contrôleurs aériens - n'ont pas annoncé de grève pour les fêtes. Mais les places qui restent risquent d'être très chères.
E.B.

 

 
 

Transports  Grève nationale La circulation des trains toujours très perturbée ce lundi en Alsace

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:41:13

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Transports  Grève nationale
La circulation des trains toujours très perturbée ce lundi en Alsace
 

 
En raison d'une grève nationale interprofessionnelle, la circulation ferroviaire sera encore très fortement perturbée sur l'ensemble du réseau en Alsace ce lundi 16 décembre.
Les prévisions de trafic TER

- TER 200 : 6 allers-retours seront assurés entre Strasbourg et Bâle et 11 allers-retours seront assurés entre Mulhouse et Bâle

- Strasbourg-Saverne : 3 allers-retours

- Strasbourg-Molsheim : 6 allers-retours

- Strasbourg-Haguenau : 6 allers-retours

- Tram Train Mulhouse-Thann : circulation normale

- Strasbourg-Offenburg : 16 allers-retours (pas de circulation sur parcours français entre 12 h et 15 h et après 21 h).

- Pas d'autre train TER sur le reste du territoire alsacien

- 127 cars ont été commandés pour assurer la desserte de certaines lignes régionales avec un accès non garanti et un nombre de places limité
Les prévisions de trafic TGV

- Strasbourg - Paris : 9 allers-retours en grande vitesse, dont TGV Inouï, 3 allers-retours entre Strasbourg et Paris ; TGV Ouigo, 1 aller-retour entre Strasbourg et Paris ; Alléo, 3 allers-retours sur la liaison Stuttgart-Paris (via Strasbourg), ainsi que 2 allers-retours sur la liaison Francfort-Paris (via Strasbourg) ; Paris - Mulhouse - Bâle : 2 allers-retours assurés par Lyria.

 

 
 

 

SOCIAL  Manifestations Comment sortir de la crise des retraites ?

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:42:22

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SOCIAL  Manifestations
Comment sortir de la crise des retraites ?
Gouvernement et partenaires sociaux haussent le ton à l'approche de la nouvelle mobilisation de mardi contre la réforme de retraites. Matignon tente de remettre la CFDT dans le jeu des négociations. Laurent Berger, son patron, rappelle sa ligne rouge : l'âge pivot.
 

 
La mobilisation s'annonce massive dans la rue mardi.
Tension maximale à l'approche de la prochaine journée de mobilisation contre la réforme des retraites mardi. Avec en toile de fond la perspective d'un blocage des transports pendant les fêtes. Dans Le Parisien, Édouard Philippe, le Premier ministre, a donné le ton de la bataille de l'opinion : « Noël, c'est un moment important. Il faudra que chacun prenne ses responsabilités. Je ne crois pas que les Français accepteraient que certains puissent les priver de ce moment. »
La CGT veut « le retrait de la réforme par points »

Un argument non recevable pour la CGT-Cheminots. « Si le gouvernement veut que le conflit cesse avant les fêtes, il a toute la semaine prochaine pour prendre la décision de bon sens qui s'impose : le retrait de la réforme par points », avait déjà prévenu Laurent Brun, son leader.

Au milieu, Laurent Berger, le patron de la CFDT, reste ferme sur sa ligne rouge : l'âge pivot. Mais plaide pour qu'il n'y ait « pas de blocage des transports à Noël ». Le syndicat réformiste appelle à une manifestation mardi. Pas à continuer les jours qui suivent. Quitte à revenir dans la rue en janvier si elle n'obtient pas satisfaction.

Mardi, le gouvernement observera attentivement la mobilisation. Et le message - complexe - envoyé par la rue. Un cortège (avec la CGT/FO/Solidaires/Sud/FSU) défilera pour demander le retrait pur et simple de la reforme.
L'âge pivot au coeur du débat

L'autre, emmené par la CFDT, toujours favorable à la mise en place d'un régime universel à points, réclamera le retrait de « l'âge d'équilibre » à 64 ans. Et des améliorations du projet gouvernemental sur plusieurs plans, comme l'élargissement des critères de pénibilité.

Depuis mercredi, le gouvernement tente de renouer le dialogue avec le syndicat réformiste pour sauver son projet. L'âge pivot est l'étroite porte de sortie de crise pour le pouvoir. Cette revendication présente un avantage : offrir un terrain de compromis concret. Et un inconvénient : « L'âge d'équilibre est la question où on a le moins de marge de manoeuvre », a expliqué un proche du président de la République au Journal du Dimanche.

En coulisses, les conseillers techniques font leurs calculs et leurs scénarios pour avancer sur ce chemin de crête. Dans les médias, les ministres continuent d'envoyer des signaux à la centrale de Belleville. « L'âge pivot n'est pas le totem de la réforme », a ainsi redit sur RTL-LCI-Le Figaro le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer. À partir de mercredi, les partenaires sociaux devraient être à nouveau invités officiellement autour de la table.

En attendant, la circulation ferroviaire restera « très perturbée » ce lundi avec un TGV sur 3, un Transilien sur 4 et quatre TER sur 10 en moyenne. La SNCF recommande aux clients du Transilien et du TER de « ne pas venir en gare et d'utiliser d'autres moyens de transports » lundi et surtout mardi, où le trafic sera plus réduit que la veille du fait de l'appel syndical à manifester.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Comment sortir de la crise des retraites ?

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:05:21

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Comment sortir de la crise des retraites ?
 

 
La mobilisation s'annonce massive dans la rue mardi. Photo Christophe ARCHAMBAULT/AFP
Tension maximale à l'approche de la prochaine journée de mobilisation contre la réforme des retraites mardi. Avec en toile de fond la perspective d'un blocage des transports pendant les fêtes. Dans Le Parisien, Édouard Philippe, le Premier ministre, a donné le ton de la bataille de l'opinion : « Noël, c'est un moment important. Il faudra que chacun prenne ses responsabilités. Je ne crois pas que les Français accepteraient que certains puissent les priver de ce moment. »
La CGT veut « le retrait de la réforme par points »

Un argument non recevable pour la CGT-Cheminots. « Si le gouvernement veut que le conflit cesse avant les fêtes, il a toute la semaine prochaine pour prendre la décision de bon sens qui s'impose : le retrait de la réforme par points », avait déjà prévenu Laurent Brun, son leader.

Au milieu, Laurent Berger, le patron de la CFDT, reste ferme sur sa ligne rouge : l'âge pivot. Mais plaide pour qu'il n'y ait « pas de blocage des transports à Noël ». Le syndicat réformiste appelle à une manifestation mardi. Pas à continuer les jours qui suivent. Quitte à revenir dans la rue en janvier si elle n'obtient pas satisfaction.

Mardi, le gouvernement observera attentivement la mobilisation. Et le message - complexe - envoyé par la rue. Un cortège (avec la CGT/FO/Solidaires/Sud/FSU) défilera pour demander le retrait pur et simple de la reforme.
L'âge pivot au coeur du débat

L'autre, emmené par la CFDT, toujours favorable à la mise en place d'un régime universel à points, réclamera le retrait de « l'âge d'équilibre » à 64 ans. Et des améliorations du projet gouvernemental sur plusieurs plans, comme l'élargissement des critères de pénibilité.

Depuis mercredi, le gouvernement tente de renouer le dialogue avec le syndicat réformiste pour sauver son projet. L'âge pivot est l'étroite porte de sortie de crise pour le pouvoir. Cette revendication présente un avantage : offrir un terrain de compromis concret. Et un inconvénient : « L'âge d'équilibre est la question où on a le moins de marge de manoeuvre », a expliqué un proche du président de la République au Journal du Dimanche.

En coulisses, les conseillers techniques font leurs calculs et leurs scénarios pour avancer sur ce chemin de crête. Dans les médias, les ministres continuent d'envoyer des signaux à la centrale de Belleville. « L'âge pivot n'est pas le totem de la réforme », a ainsi redit sur RTL-LCI-Le Figaro le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer. À partir de mercredi, les partenaires sociaux devraient être à nouveau invités officiellement autour de la table.

En attendant, la circulation ferroviaire restera « très perturbée » ce lundi avec un TGV sur 3, un Transilien sur 4 et quatre TER sur 10 en moyenne. La SNCF recommande aux clients du Transilien et du TER de « ne pas venir en gare et d'utiliser d'autres moyens de transports » lundi et surtout mardi, où le trafic sera plus réduit que la veille du fait de l'appel syndical à manifester.
Élodie BÉCU

 

 
 

Santé  Hôpital Quelque 660 médecins prêts à démissionner

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:42:47

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Santé  Hôpital
Quelque 660 médecins prêts à démissionner
Pour les signataires de la tribune « L'hôpital public se meurt », les annonces gouvernementales du « Plan hôpital » en novembre ne vont pas assez loin.
 

 
Dans une tribune parue dimanche dans Le Journal du dimanche, près de 660 médecins hospitaliers menacent de démissionner si la ministre de la Santé Agnès Buzyn n'entame pas « de réelles négociations ».

« L'hôpital public se meurt, faute de moyens à même d'assurer la qualité des soins et de garantir la sécurité des patients. Afin de crier leur désespoir, des chefs de service, responsables d'unités de soins et médecins participant à la gestion des hôpitaux nommés ou élus, ne demandant rien pour eux-mêmes, s'engagent à démissionner si la ministre n'ouvre pas de réelles négociations pour desserrer la contrainte imposée à l'hôpital public », peut-on lire.
L'objectif des mille signataires

Les mesures du « Plan hôpital » annoncées par le gouvernement « se résument pour 2020 à moins de 300 millions supplémentaires, détaillent les signataires, alors que de l'avis général il manque 1,3 milliard d'euros pour répondre à la seule augmentation des charges », expliquent les signataires.

Ils concluent leur texte en annonçant qu'une fois qu'ils seront 1 000, ils enjoindront la ministre de la Santé d'ouvrir des négociations avec le Collectif Inter-Hôpitaux, l'un des collectifs mobilisés depuis le début des revendications du secteur hospitalier.

Après neuf mois de crise à l'hôpital public, médecins, soignants ou encore internes sont de nouveau appelés à se mobiliser partout en France ce mardi pour réclamer davantage de moyens et d'effectifs et « rester visibles », malgré les actions prévues le même jour contre la réforme des retraites.

 

 
 

 

Politique  Élections municipales Les Français veulent la sécurité

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:44:59

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Politique  Élections municipales
Les Français veulent la sécurité
L'environnement est l'une des préoccupations principales des Français. Mais c'est la sécurité qui arrive en tête du sondage « la voix des territoires » réalisé par Odoxa pour la presse régionale comme étant l'un des sujets les plus importants pour les municipales.
 

 
Selon le sondage Odoxa pour la presse régionale, 58 % des Français sont favorables à l'armement des polices municipales.
Alors que les candidats commencent à faire campagne sur le terrain pour les élections municipales de mars prochain, le sondage Odoxa-CGI (1) montre que la sécurité arrive en tête des préoccupations des Français (47 %). Ce chiffre monte à plus d'un Français sur deux chez les habitants des grandes villes et des banlieues défavorisées.

Les habitants des petites communes rurales placent aussi ce thème comme une priorité. À noter que les électeurs de droite (RN et LR) sont plus sensibles à cette problématique que ceux qui sont plus à gauche. Géographiquement, c'est en Île-de-France et dans le Grand Est que la sécurité est la plus citée.
Patrouille et intervention dans les immeubles

Concrètement, les Français estiment que les thématiques sécuritaires pourraient être abordées plus fréquemment. Les électeurs de droite sont les plus nombreux à le penser, mais pas seulement : 54 % des sympathisants d'EELV, 52 % de ceux de LFI et 48 % de ceux du PS partagent aussi ce sentiment d'une question trop peu présente dans le débat local.

La sécurité n'est en tout cas pas un sujet « national » pour 77 % des Français, pour qui les maires sont les mieux placés pour protéger les biens et les personnes.

Les citoyens sont globalement favorables aux mesures entendues lors de ces premières semaines de pré-campagne. Trois propositions sont plébiscitées par au moins 8 Français sur 10 : permettre à la police municipale d'intervenir dans les parties communes des immeubles, des patrouilles en civil pour lutter contre les flagrants délits et la vidéosurveillance.

58 % (un peu plus dans les grandes villes) des Français sont favorables à l'armement des polices municipales. Actuellement, peu le sont mais le débat pourrait prendre de l'importance dans les semaines qui précèdent le scrutin. À Paris, le candidat de la République en marche Benjamin Griveaux propose d'équiper les policiers d'armes à feu tandis que l'actuelle maire, Anne Hidalgo, est favorable à des agents armés de matraque.
N.M. (1) Enquête réalisée par Odoxa-CGI pour France Info, France Bleu et la presse en région auprès d'un échantillon de 3 005 Français interrogés sur internet du 27 novembre au 3 décembre.

(1) Enquête réalisée par Odoxa-CGI pour France Info, France Bleu et la presse en région auprès d'un échantillon de 3 005 Français interrogés sur internet du 27 novembre au 3 décembre.

 
 

 

Préoccupations Les Français veulent la sécurité

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:09:18

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Préoccupations    Les Français veulent la sécurité
 

 
Selon le sondage Odoxa pour la presse régionale, 58 % des Français sont favorables à l'armement des polices municipales. Photo RL /Julio PELAEZ
Alors que les candidats commencent à faire campagne sur le terrain pour les élections municipales de mars prochain, le sondage Odoxa-CGI (1) montre que la sécurité arrive en tête des préoccupations des Français (47 %). Ce chiffre monte à plus d'un Français sur deux chez les habitants des grandes villes et des banlieues défavorisées.

Les habitants des petites communes rurales placent aussi ce thème comme une priorité. À noter que les électeurs de droite (RN et LR) sont plus sensibles à cette problématique que ceux qui sont plus à gauche. Géographiquement, c'est en Île-de-France et dans le Grand Est que la sécurité est la plus citée.
Patrouille et intervention dans les immeubles

Concrètement, les Français estiment que les thématiques sécuritaires pourraient être abordées plus fréquemment. Les électeurs de droite sont les plus nombreux à le penser, mais pas seulement : 54 % des sympathisants d'EELV, 52 % de ceux de LFI et 48 % de ceux du PS partagent aussi ce sentiment d'une question trop peu présente dans le débat local.

La sécurité n'est en tout cas pas un sujet « national » pour 77 % des Français, pour qui les maires sont les mieux placés pour protéger les biens et les personnes.

Les citoyens sont globalement favorables aux mesures entendues lors de ces premières semaines de pré-campagne. Trois propositions sont plébiscitées par au moins 8 Français sur 10 : permettre à la police municipale d'intervenir dans les parties communes des immeubles, des patrouilles en civil pour lutter contre les flagrants délits et la vidéosurveillance.

58 % (un peu plus dans les grandes villes) des Français sont favorables à l'armement des polices municipales. Actuellement, peu le sont mais le débat pourrait prendre de l'importance dans les semaines qui précèdent le scrutin. À Paris, le candidat de la République en marche Benjamin Griveaux propose d'équiper les policiers d'armes à feu tandis que l'actuelle maire, Anne Hidalgo, est favorable à des agents armés de matraque.
N.M. (1) Enquête réalisée par Odoxa-CGI pour France Info, France Bleu et la presse en région auprès d'un échantillon de 3 005 Français interrogés sur internet du 27 novembre au 3 décembre.

 

 
 

gauche  Communautarisme Mélenchon s'offre une polémique avec le Crif

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:45:20

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gauche  Communautarisme
Mélenchon s'offre une polémique avec le Crif
 

 
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a dénoncé les « propos inadmissibles » du patron de LFI Jean-Luc Mélenchon à son égard sur un commentaire sur les élections britanniques.
« Rhétorique vichyste »

Ces propos « relèvent d'un amalgame aussi choquant que surprenant : quel lien existe-t-il entre le Crif et les élections britanniques ? », a demandé le président du Crif, Francis Kalifat, dans un communiqué publié samedi soir sur Twitter, en estimant que Jean-Luc Mélenchon « tombe dans une dérive complotiste qui en dit long sur l'évolution de sa pensée ». Selon lui, ces propos « inadmissibles » sont « inspirés d'une rhétorique vichyste du complot juif ».

Les ministres Castaner et Blanquer ont eux aussi fustigé ces déclarations.

Le leader de la France insoumise avait évoqué le Crif dans un post de blog commentant la défaite historique du travailliste Jeremy Corbyn, accusé pendant la campagne de manque de fermeté face à l'antisémitisme au sein de sa formation. « Retraite à points, Europe allemande et néolibérale, capitalisme vert, génuflexion devant les ukases arrogants des communautaristes du Crif : c'est non », y écrit-il.

Son entourage s'est défendu de tout antisémitisme en soulignant qu'il voulait par ces mots dire qu'il ne se laisserait « pas influencer par des lobbys quels qu'ils soient, financiers ou communautaristes ».

 

 
 

 

La COP25, occasion « ratée »

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:10:59

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La COP25, occasion « ratée »
 

 
Fin en eau de boudin pour la COP25. Photo Cristina QUICLER/AFP
La communauté internationale réunie à Madrid pour la COP25 a « raté une occasion importante d'être à la hauteur de la crise climatique », a regretté dimanche le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à peine la réunion terminée, après un accord a minima sur le climat.

Après une année marquée par des catastrophes climatiques tous azimuts, les appels vibrants de millions de jeunes descendus dans la rue derrière la jeune Suédoise Greta Thunberg, et des rapports scientifiques toujours plus glaçants, les quelque 200 signataires de l'Accord de Paris étaient sous une pression sans précédent pour cette COP25 présidée par le Chili mais délocalisée à Madrid en raison de la crise qui frappe le pays d'Amérique du Sud.

Mais au terme de cette conférence qui a débordé de plus de 40 heures son programme initial, tout le monde n'a pas vu dans les textes adoptés dimanche le reflet de cette demande d'actions radicales et immédiates. Cette COP « laisse un goût doux-amer », a commenté la ministre espagnole de l'Environnement Teresa Ribera.

Le texte final appelle certes à des « actions urgentes » pour réduire l'écart entre les engagements et les objectifs de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à +2 °C, voire +1,5 °C.
L'Accord de Paris, « plus qu'un lointain souvenir »

Mais le langage est « tortueux » et le résultat « médiocre », a estimé Catherine Abreu, du Climate Action Network. Certains pays particulièrement touchés par les dérèglements climatiques ont exprimé leur colère. Le résultat « n'est pas proche du tout de ce que nous voulions. C'est le strict minimum », a dénoncé la représentante climat des Îles Marshall Tina Stege.

« Ces discussions reflètent le décalage entre les dirigeants, d'un côté, et l'urgence montrée par la science et les demandes des citoyens dans les rues, de l'autre côté », résume Helen Mountford, du think tank World Resources Institute, estimant que l'esprit de l'Accord de Paris « n'était plus qu'un lointain souvenir ».

Sans surprise, quasiment aucun des grands pays émetteurs n'a fait d'annonce significative pour rehausser ses ambitions, ni donné de signe clair d'une telle intention pour 2020. Évidemment pas les États-Unis, qui quitteront l'accord de Paris en novembre prochain, mais pas non plus la Chine ou l'Inde. Également dans le collimateur, l'Arabie Saoudite, ainsi que le Brésil et l'Australie.

Parmi les grands émetteurs, nombre d'observateurs ont au contraire souligné le rôle positif de l'UE, qui a endossé cette semaine à Bruxelles l'objectif de neutralité climatique d'ici 2020, malgré les réserves de la Pologne.

Au rythme actuel des émissions de CO2, le mercure pourrait gagner jusqu'à 4 ou 5 °C d'ici la fin du siècle. Et même si les quelque 200 signataires de l'Accord de Paris respectent leurs engagements, le réchauffement pourrait dépasser les 3 °C.
La COP26 à Glasgow « sous pression », promet Thunberg

Alors pour tenter de réduire cet écart, tous les États doivent soumettre d'ici la COP26 à Glasgow l'année prochaine une version révisée de leurs plans de réductions d'émissions. Mais les deux semaines de discussions ont mis en pleine lumière une division flagrante au sein de la communauté internationale en matière d'ambition.

Les Britanniques, qui organiseront la COP26, ont eux promis de tout faire pour que Glasgow soit un succès. Greta Thunberg a d'ores et déjà prévenu que cette année de préparation se ferait sous la pression de la rue.

 

 
 

Mulhouse Stocamine « Sinistre Noël alsacien »

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:36:34

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Mulhouse Stocamine  « Sinistre Noël alsacien »
 

Le collectif ANV-COP21 Mulhouse Sud Alsace a investi le marché de Noël de Mulhouse pour faire passer un message…
 
À l'aide de banderoles et de tracts, masqués et arborant la coiffe alsacienne revisitée d'une tête de mort et du mot Stocamine, les militants d'ANV-Cop 21 ont transformé l'espace d'un instant le marché de Noël de Mulhouse en « Sinistre Noël alsacien » pour sensibiliser les habitants et les touristes, car « c'est peut-être la dernière année de résistance... pour sauver notre eau, nos ressources ! » L'objectif de cette manifestation était d'informer la population, mais plus largement les visiteurs de ce marché, sur les enjeux de Stocamine. « l'État a décidé de laisser les 42 000 tonnes au fond de la mine. Elles se mêleront à la plus grande nappe phréatique d'Europe et pollueront ainsi l'eau de 7 millions d'habitants, de Mulhouse à Francfort. Après ça sera trop tard, alors qu'il existe des solutions, loin de cette ressource vitale, voire en stockage externe aérien. L'État souhaite officiellement bétonner les déchets d'ici fin 2020. »
A. C. SE RENSEIGNER Plus d'information sur la page Facebook : https://www.facebook.com/anvcop21mulhouse/et aussi https://www.destocamine.fr/rapports-officiels/

Dossier Restos du Coeur Alsace À la campagne, recevoir la détresse et atteindre les « invisibles »

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:32:18

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Dossier Restos du Coeur Alsace    À la campagne, recevoir la détresse

et atteindre les « invisibles »
 

 
Aux Restos du Coeur de la vallée de la Bruche, « on reçoit surtout des personnes âgées et des gens qui sont dans des situations de précarité inimaginables... ». Photo DNA /Franck DELHOMME

« On ouvre à 9 h 30, mais certains sont souvent déjà là à 8 h 30... C'est parce qu'ils n'ont pas de voiture : ils viennent à pied ou en stop, parfois en covoiturage avec des gens qui vont travailler. » Attentif au stock de denrées, au nombre d'inscrits, Patrick Jonvaux est aussi attentif aux gens. À leurs habitudes, à leurs silences, à l'addition de leurs difficultés.

Dégradation des conditions de vie, éloignement et sensation d'abandon

« Quand je sors de mon village, plus haut, y a toujours quelqu'un en train de faire du stop », raconte le responsable de la permanence des Restos du Coeur à La Broque, juste à côté de Schirmeck. Dans cette vallée où les routes montent et descendent, les déplacements sont un problème de fond qui s'ajoute à d'autres. Dégradation des conditions de vie, éloignement, sensation d'abandon : c'est ce mal-vivre que disaient aussi les gilets jaunes de l'hiver dernier, nombreux et actifs à La Broque.

Aux Restos du Coeur de la vallée de la Bruche, « on reçoit surtout des personnes âgées et des gens qui sont dans des situations de précarité inimaginables... », résume Patrick Jonvaux, avant de laisser planer un silence sidéré. « On amène parfois du petit mobilier à ceux qui ont besoin d'un frigo, d'un lit ou d'une chaise. À ces occasions, on va chez les gens, et là on voit les conditions dans lesquelles vivent certaines de ces personnes au fond de la vallée : elles ont froid chez elles. Les conditions de logement sont scandaleuses, avec une absence d'isolation, des mauvaises installations de chauffage... Ce que ces gens-là ne paient pas en loyer, ils le paient en électricité. »

Il ne fait pas bien chaud non plus dans les locaux des Restos du Coeur de La Broque, que nous visitons par 2° C à l'extérieur. Le local de stockage n'est pas chauffé, celui pour la distribution demeure glacial malgré un convecteur électrique et un radiateur d'appoint posé entre une cloison trop fine et un rideau de fortune. « On se serre les coudes, ici, au propre et au figuré », ironise un bénévole en réajustant son bonnet.

« Les gens ont des budgets très, très serrés »

Une autre bénévole raconte : « Les gens ont des budgets très, très serrés. Remplir la cuve de fioul met les gens en difficulté, c'est pour ça que certains viennent ici, pour deux mois, pour pouvoir se nourrir tout en payant leurs factures. On en connaît d'autres qui ne se chauffent pas pendant plusieurs semaines pour payer le moins possible d'électricité », explique Clotilde, qui donne de son temps aux Restos depuis qu'elle est partie à la retraite il y a 3 ans.

À La Broque comme dans les autres permanences, on cherche des bénévoles supplémentaires : « Comme on a de plus en plus de personnes à accueillir, on est passé en septembre de 4 à 6 heures d'ouverture par semaine, par nécessité », explique Patrick Jonvaux. Pour l'instant, 110 personnes sont inscrites pour la campagne d'hiver, « mais à la vitesse où ça va, on s'attend à arriver très vite à 200 personnes. On n'a jamais eu autant de monde. »

La tendance se confirme partout dans la région, en ville ou en zones rurales. Pour ces dernières, les bénévoles des Restos du Coeur réfléchissent à approfondir leur action. « Nous travaillons à la création de structures itinérantes » au départ de Sainte-Marie-aux-Mines, Seppois, Munster, Orbey ou Hirsingue, dans les vallées vosgiennes et le Sundgau, explique Richard Guth, président des Restos du Haut-Rhin. L'enjeu est de venir en aide « aux personnes dont on sait qu'elles ne viennent pas trouver de l'aide chez nous alors qu'elles en ont besoin », faute de moyens de transport ou par pudeur. Pudiquement lui aussi, il les appelle « les invisibles ».

« Il y a une forme de misère qui se cache »

« C'est assez délicat à mettre en place », poursuit Richard Guth. Il énumère : « Ce dispositif demande plus de bénévoles pour préparer des colis, charger les camionnettes et les conduire » ; or l'association manque déjà de bras. Il faut aussi « plus de moyens pour les camions réfrigérés et l'essence ». Aussi faut-il « pouvoir repérer les personnes en difficulté pour savoir où aller. On connaît des situations de personnes très isolées, qui habitent dans des zones reculées, mais on ne les connaît pas toutes. Et souvent, ce sont des personnes qui n'osent pas franchir la porte des Restos du Coeur parce qu'elles ont peur qu'on les y voie. Alors c'est délicat d'aller jusqu'à chez elles avec une camionnette qui porte le logo des Restos... ».

Richard Guth soupire : « Il y a une forme de misère qui se cache. »

Un dossier d'Anne-Camille BECKELYNCK

Neuf-Brisach interview du maire Richard Alvarez « De l'art de la guerre à la paix »

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:13:37

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Neuf-Brisach  interview du maire Richard Alvarez  « De l'art de la guerre à la paix »
 

 
La forteresse de Neuf-Brisach, devant laquelle se tient le maire Richard Alvarez, est la dernière des douze citadelles réalisées par Vauban. Photo L'Alsace /Hervé KIELWASSER
Pourquoi avoir choisi de restaurer la tour bastionnée n° 2 plus qu'une autre tour des remparts de Neuf-Brisach ?
Richard Alvarez : Cette tour est intéressante car la plupart des visiteurs de la ville arrivent par la porte de Belfort puis se dirigent vers la droite pour se rendre porte de Colmar. De ce fait, ils passent devant la tour bastionnée n° 2. Cela permet donc de mettre en valeur le circuit. Par ailleurs, cette tour offre un très bon accès à la place d'Armes et est à un endroit stratégique pour mener aux casemates. D'ici dix à quinze ans, les huit tours auront été remises en état.
Quelle sera la destination de la tour bastionnée n° 2 ?

Jusqu'à récemment, les différentes tours servaient de salles pour des associations, de champignonnières... La tour n° 2 accueillait l'association de pétanque. Désormais, elle pourra être utilisée pour des expositions, des concerts, des colloques. Ce qui est intéressant puisqu'elle est proche du Musée Vauban [dans la porte de Belfort, N.D.L.R.] et du Mausa [Musée des arts urbains et du street art, dans la galerie entre la porte de Belfort et la tour bastionnée n° 1, N.D.L.R.]. Après avoir été dédiée à l'art de la guerre, la tour sera destinée à la culture et à la paix ; développer la culture aide à promouvoir la paix.
Le chantier a duré 18 mois. C'est long...

Il a fallu d'abord faire une étude archéologique ; celle-ci n'a rien donné. Ce n'est pas ici qu'on trouvera le trésor de Vauban ! [rire] Ensuite, pour obtenir l'agrément d'ERP, établissement recevant du public, il nous a fallu percer les murs pour faire des issues de secours, faire les aménagements pour les personnes à mobilité réduite... La capacité d'accueil de la tour est de 300 personnes.
Le classement des remparts Vauban au patrimoine mondial de l'Unesco a-t-il eu une influence sur le chantier ?

Non, car il s'agit d'une restauration et réhabilitation.
Quel a été le coût de cette restauration ?

Le chantier lui-même s'est monté à quelque 700 000 EUR. Il s'intègre dans le projet de restauration des remparts, phase III, qui doit s'achever en 2021. Le coût total du projet est de 5 millions d'euros ; il bénéficie d'aides de l'État (50 %), de la Région (30 %), ainsi que du Département et de la communauté de communes.
Propos recueillis par Françoise MARISSAL

 

 
 

Strasbourg Un microséisme vers 19 h 30 ce dimanche

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:47:24

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Strasbourg
Un microséisme vers 19 h 30 ce dimanche
 

 
Ce lundi, les analystes du RéNaSS se pencheront sur le profil de cette microsecousse de ce dimanche soir.
Ce sont les appareils de mesure automatique du Réseau national de surveillance sismique (RéNaSS) qui l'ont relevé ce dimanche soir : à 19 h 36, heure locale, la terre a tremblé à Strasbourg. Un événement de magnitude 2, pour l'instant... La secousse en elle-même a été « mesurée », mais elle n'a pas été « validée » : en l'espèce, il peut s'agir d'un séisme naturel, ou d'un événement induit (relatif aux opérations de géothermie à Reichstett-Vendenheim, ainsi que l'affirment les scientifiques à propos des récents événements du même ordre), voire d'un « tir de carrière » (plus improbable un dimanche soir).

Le séisme semble encore avoir son épicentre du côté de la Robertsau, à Strasbourg, comme celui du 12 novembre 2019, dont la magnitude validée était de 3,1. Là encore, les analyses auxquelles se livreront les sismologues ce lundi matin permettront d'affiner la localisation, l'origine, la magnitude.

 

 
 

 

Strasbourg Des riverains dénoncent les dérives du marché de Noël

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:39:43

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Strasbourg Des riverains dénoncent les dérives du marché de Noël
 

 
Magie et féérie... Vraiment, demandent certains habitants du centre-ville ? Photo L'Alsace /Jean-Marc LOOS
Une pétition a été lancée, probablement samedi, par les associations d'habitants de la Petite-France et du quartier Gare à Strasbourg. Elle dénonce les « dérives » du marché de Noël de la ville. Atteignant 100 signataires en ce dimanche après-midi, elle est adressée notamment au premier adjoint au maire de Strasbourg, Alain Fontanel, également candidat à la mairie à la tête d'une liste LaREM.

Les signataires indiquent qu'ils « n'en peuvent plus » de ce marché de Noël qui dure cinq semaines et qui « les dépossède de [leur] ville au prétexte d'une tradition qui remonte à la Renaissance ». Pour eux, il ne s'agit pas là de « tradition », mais d'une « surenchère commerciale et sécuritaire », qui transforme Strasbourg en « bunker illuminé », dans lequel « les citadins et citoyens ne peuvent plus vivre, se rencontrer et circuler normalement ». Faisant fi des retombées économiques du marché, les signataires parlent plutôt de « confiscation de l'usage de la ville » par « deux millions de touristes auxquels on promet magie et féerie ». Ils décrivent des « patrouilles et fouilles sécuritaires [qui] obstruent les rues ». Ils s'insurgent contre les « checkpoints » qui « polluent leur quotidien », contre les transports publics « amputés de nombreuses stations » qui les empêchent d'accéder au centre-ville, et contre les « centaines de chalets » qui « monopolisent » les places publiques. « Le concept de Strasbourg capitale de Noël créé, en 1992, est d'abord une marque déposée. D'année en année il étend son emprise marchande aux dépens du vivre ensemble, obérant nos lieux de vie et de rencontres par une privatisation silencieuse et coûteuse », écrivent les initiateurs de la pétition.

« Exaspérés » par cette « dépossession » de leur propre ville, et « à trois mois des prochaines élections municipales », ils souhaitent interpeller les candidats : « Nous attendons qu'ils nous disent comment ils entendent stopper les dérives marchandes et sécuritaires de Strasbourg Capitale de Noël. Comment ils comptent mettre en oeuvre des mesures effectives limitant les déferlantes du tourisme de masse et redonnant aux Strasbourgeois comme aux visiteurs le sens des fêtes de fin d'année ».

 

 
 

Économie Automobile PSA : après le trou d'air, des raisons d'espérer

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:47:55

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Économie Automobile
PSA : après le trou d'air, des raisons d'espérer
De 230 000 véhicules en 2019, la production chutera à 90 000 en 2020 avant de remonter, avec l'arrivée de la nouvelle 308, à 150 000 en 2021 et 280 000 en 2022. Par contre, l'activité des usines mécanique et forge-fonderie va continuer à croître.
 

 
L'une des grandes inconnues est la vitesse de montée en cadence de l'atelier d'assemblage des trains arrière des véhicules hybrides du groupe.
Derrière les nuages, il y a toujours le soleil... Le plan à moyen terme (PMT) pour la période 2020-2022, présenté jeudi lors d'un comité social et économique (CSE), confirme le gros trou d'air qui attend le site PSA de Mulhouse l'an prochain. L'usine terminale va voir ses volumes de production fondre avec une production de seulement 90 000 véhicules (Peugeot 508 berline et SW et DS7 Crossback), contre 230 000 voitures assemblées en 2019.

La raison de cette chute est due à l'arrêt de la fabrication, le mois dernier, de la Peugeot 2008 dont le nouveau modèle est désormais assemblé à Vigo, en Espagne. Les perspectives s'améliorent cependant dès 2021 avec l'arrivée de la nouvelle Peugeot 308, qui permettra de remonter à un volume de 150 000 voitures, avant d'atteindre 280 000 véhicules en 2022. Soit un niveau légèrement supérieur aux volumes de ces dernières années. Au montage toujours, PSA prévoit d'investir 125 MEUR (millions d'euros) durant les trois années à venir, après une première enveloppe de 90 MEUR en 2019.
Mécanique et forge-fonderie : activité et effectifs en hausse

Si l'usine terminale s'apprête à réduire la voilure avec l'arrêt de la demi-équipe de nuit dans les prochains jours et une production en deux équipes en demi-cadence (29 véhicules par heure), les usines de mécanique, ainsi que forge-fonderie, qui fournissent l'ensemble des sites du groupe PSA, vont pour leur part monter en régime. Malgré les incertitudes liées aux ventes des véhicules hybrides rechargeables, la direction mulhousienne prévoit une hausse de 10 % de l'activité en mécanique, notamment en raison de la montée en puissance de l'atelier d'assemblage des trains arrière hybrides qui équipent tous les véhicules PHEV (Plug-in hybrid electric vehicle, un véhicule hybride dans lequel les motorisations électrique et thermique fonctionnent de concert, NDLR) du groupe PSA.

L'effectif en mécanique, aujourd'hui composé de 930 personnes, devrait dépasser la barre symbolique du millier de salariés en 2020. « Mulhouse veut être le référent industriel dans les liaisons au sol et la technologie hybride », indique une source interne. Après 8 MEUR d'investissement en 2019, dont 5 MEUR consacrés à l'industrialisation du PHEV, 17 MEUR sont encore prévus sur la période 2020-2022 à l'usine mécanique.

En forge-fonderie, ce sont 68 MEUR qui seront investis et s'ajouteront aux 21 MEUR de l'année 2019. Là encore, la hausse moyenne d'activité est estimée à 10 % et atteindra même 20 % en fonderie, avec un objectif de production de carters de 2,5 millions d'unités. Une nouvelle presse de 6 000 tonnes, contre 5 000 tonnes aujourd'hui, est attendue. Là encore, la hausse des effectifs en forge-fonderie (950 salariés aujourd'hui) sera d'autant plus bienvenue que l'usine terminale de Mulhouse tournera au ralenti.
Sochaux-Mulhouse, les vases communicants ?

« La direction est restée très évasive en termes d'emplois », a d'ailleurs regretté, à l'issue du CSE, le responsable de la CFE-CGC, Laurent Gautherat. Et le secrétaire du CSE central du groupe PSA d'évoquer « un pari sur l'avenir ». « La situation sera contrastée en 2020 entre l'usine terminale et mécanique forge-fonderie. Il faut profiter de ce creux pour préparer la suite en termes de process et de formation », estime-t-il.

En 2020, des transferts temporaires de salariés de Mulhouse (5 000 salariés au total) à Sochaux (8 741 salariés, dont 1 800 intérimaires), deux sites distants de 65 km, sont prévus. « Ce sera au détriment des intérimaires de Sochaux, mais pour les salariés de Mulhouse, c'est un moindre mal », note le syndicaliste alsacien, qui s'interroge sur une possible stratégie de vases communicants à long terme.
Laurent BODIN

« La direction est restée très évasive en termes d'emplois », a d'ailleurs regretté, à l'issue du CSE, le responsable de la CFE-CGC, Laurent Gautherat. Et le secrétaire du CSE central du groupe PSA d'évoquer « un pari sur l'avenir ». « La situation sera contrastée en 2020 entre l'usine terminale et mécanique/forge fonderie. Il faut profiter de ce creux pour préparer la suite en termes de process et de formation », ajoute Laurent Gautherat.

En 2020, des transferts temporaires de salariés de Mulhouse (5000 salariés au total) à Sochaux (8741 salariés, dont 1800 intérimaires), deux sites distants de 65 km, sont prévus. « Ce sera au détriment des intérimaires de Sochaux mais pour les salariés de Mulhouse, c'est un moindre mal », note le syndicaliste alsacien qui s'interroge sur une possible stratégie de vases communicants à long terme.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Vallée de Munster  Sports d'hiver La saison est lancée sur les pistes du Schnepfenried

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:48:46

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Vallée de Munster  Sports d'hiver
La saison est lancée sur les pistes du Schnepfenried
Plus de 300 skieurs ont pris la direction du Schnepfenried, ce week-end ; le premier d'ouverture de la station. Malgré une météo peu engageante, les amateurs étaient au rendez-vous.
 

 
Plus de 300 skieurs ont profité des pistes du Schnepfenried pour le premier week-end d'ouverture de la station.
« Faut y aller quand la neige est là ! », souligne Christian Weber, surf au pied, au sommet du Schnepfenried. Et c'était bien le mot d'ordre ce week-end sur les pistes de la station qui a ouvert dès vendredi soir en nocturne. Le thermomètre affichait plus de 10 °C en plaine, mais les inconditionnels des sports d'hiver, comme Christian Weber qui n'a pas hésité à faire le déplacement depuis Strasbourg, étaient là. Comme lui, ils étaient 225, samedi, à profiter de la première journée de la station.
« Une remise en jambes »

« La neige est un peu dure, je ne m'attendais pas à ça. Mais à la première occasion, on chausse les skis avec les enfants », raconte Ghislain, un Colmarien venu avec Lucas, 12 ans, et Cloé, 9 ans. « Une remise en jambe. C'est le début d'une longue série puisqu'on vient dès qu'on peut », livre Dominique Grandemange, venue de Munster avec son mari avant de s'élancer elle aussi droit dans la descente. Remise en jambe toujours avec Élise Leclercq et son fils Simon, 4 ans : « Nous ne sommes venus qu'une heure pour retrouver des sensations. C'est la deuxième saison de Simon. On est originaires de Lille, alors on s'adapte à la vallée. On aime aussi le côté familial de la station. »

Pour le moment, seule la moitié du domaine skiable est ouverte au vu des conditions d'enneigement, mais pas de quoi faire perdre le sourire aux amateurs de glisse. Ni aux exploitants de la station. « Après une semaine de froid qui nous a permis de préparer le manteau neigeux avec de la neige de culture et les chutes de neige dans la nuit de jeudi à vendredi, on a choisi d'ouvrir dès vendredi en nocturne », explique Sandrine Miclo, adjointe à l'exploitation du Schnepfenried.

Samedi, les conditions météo annoncées étaient meilleures que prévues, avec un peu de vent sur les hauteurs mais beaucoup d'éclaircies. Hier, ils étaient une centaine de skieurs à avoir pris la direction des pistes malgré la pluie.

Après plusieurs gros investissements, le Schnepfenried mise cette année sur les animations pour faire bouger la station, comme sa soirée du Nouvel An où, après un repas au restaurant le Panoramic et un concert de Tara Esther, les invités pourront glisser en 2020 entre 23 h et 1 h du matin et choisir le meilleur point de vue pour le feu d'artifice. Le snow park (encore fermé) fête ses 20 ans cette saison ; la journée freestyle prévue le 15 février, et organisée par l'association Mouv'Mountain, promet d'être encore plus festive. La station devrait rouvrir ce mercredi, puis samedi et dimanche en fonction des conditions d'enneigement.
Christelle DIDIERJEAN RENSEIGNEMENTS www.leschnepf.com ou 03 89 21 09 84.

RENSEIGNEMENTS www.leschnepf.com ou 03 89 21 09 84.

 
 

 

Pulversheim  Les seniors sous le sapin Pulversheim

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 05:51:29

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Pulversheim  Les seniors sous le sapin
Pulversheim
 

 
À l'invitation du conseil municipal, 120 aînés de la commune se sont retrouvés dans la salle polyvalente, pour la fête de Noël qui leur est réservée. Un moment festif, très apprécié, propice aux échanges, en toute convivialité.

Après les souhaits de bienvenue à l'assistance, parmi laquelle les élus honoraires et anciens, la conseillère départementale Marie-France Vallat, le curé Gabriel Girroy, le pasteur Céline Sauvage, le maire Jean-Claude Eicher fit le point sur le chantier « Les Rosen » en cours de construction, ainsi que sur le Pôle Santé, la pharmacie et le Crédit Mutuel, opérationnels depuis quelques mois. Après le repas préparé par l'Arbre Vert, le nappage des tables réalisé par Agnès Weiss, les cartes de menus par les élèves du CM2, le service à table était assuré par les élèves du lycée Hôtelier de Thann, prestation très appréciée par les invités.

L'après-midi se prolongea par la mise à l'honneur des doyens présents, Alice Bucher, 90 ans, Jean Hug, 92 ans, puis aux sons des accordéonistes de l'ACP, des chants de Noël entonnés par les membres de la chorale « Sainte Cécile et Rossignol Forestier », et le tirage de la tombola.

 

 
 

 

Hirtzfelden Deux véhicules incendiés, dont un bus

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:27:25

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Hirtzfelden    Deux véhicules incendiés, dont un bus
 

 
Deux incendies ont eu lieu à quelques heures d'intervalle dans la nuit de vendredi à samedi à Hirtzfelden. Le premier s'est déclaré vers 22 h 37 rue de la République, où des détritus entreposés sur une remorque de 750 kilos ont pris feu. La remorque se trouvait sous l'auvent d'un hangar de 200 m². Rapidement arrivés sur place, les sapeurs-pompiers ont pu éviter que l'incendie ne se propage au bâtiment lui-même. Vers 3 h 15, les soldats du feu ont été appelés pour un second incendie, cette fois-ci rue du Cimetière. À leur arrivée, ils ont constaté qu'un bus de 50 places était la proie des flammes. Le véhicule a été entièrement détruit. Les deux sinistres n'ont pas fait de blessé. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer l'origine de ces feux.

Faits divers Ostheim / Houssen : une collision entre quatre véhicules provoque un important bouchon sur la N83

Publié dans le panorama le Lundi 16 décembre 2019 à 06:17:51

Faits divers Ostheim / Houssen : une collision entre quatre véhicules

provoque un important bouchon sur la N83

Parution hier soir 19 h

Un accident entre quatre véhicules - et non trois comme indiqué précédemment - s'est produit sur la N83 peu avant 18h15 ce dimanche, dans le sens Strasbourg-Colmar entre Ostheim et Houssen.

La collision n'aurait pas fait de blessé, selon la Dir Est. Une voie de circulation sur deux a été fermée, provoquant la formation d'un bouchon qui a atteint jusqu'à cinq kilomètres au plus fort des perturbations.