Loi Alsace : l'heure des auditions et des doléances

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:51:43

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Politique
Loi Alsace : l'heure des auditions et des doléances
 

 
La commission des Lois de l'Assemblée nationale, présidée par Yaël Braun-Pivet (LaREM, Yvelines), a débuté ses auditions sur le projet de loi relatif aux compétences de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). Rémy Rebeyrotte (LaREM, Saône-et-Loire) est le rapporteur du texte et Raphaël Schellenberger (LR, Haut-Rhin), rapporteur d'application.

La ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, a été entendue hier.

Des membres de la commission de Lois profiteront de leur passage à la Cour européenne des droits de l'Homme pour auditionner, ce jeudi 13 juin à à la préfecture à Strasbourg, le président de la Région Grand Est, les présidents des deux Départements, des représentants des maires du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ainsi que les présidents de l'Eurométropole de Strasbourg et des agglomérations de Colmar et Mulhouse.
« Un intérêt à travailler tous ensemble »

Les articles du projet de loi seront examinés en commission à partir du mardi 18 juin. Les débats débuteront dans l'hémicycle le lundi 24 juin.

Le Premier ministre Édouard Philippe a reçu le 4 juin dernier les parlementaires du Grand Est pour une réunion de travail sur le projet de loi Alsace à laquelle seuls les élus de la majorité (LaREM) et de ses alliés (MoDem, Agir) étaient conviés. Séance de rattrapage : les députés Les Républicains alsaciens seront reçus le 11 juin. « Dans ce dossier, tout le monde a intérêt à travailler ensemble », glisse l'un d'eux. Dans la perspective du débat, des parlementaires alsaciens, dont les députés Straumann, Thiébaut, Hetzel, Reiss et Schellenberger, ont rencontré à Paris les membres du bureau du Mouvement pour l'Alsace (MPA), dont son président, le sénateur André Reichardt, la vice-présidente Marie-Christine Huber et son secrétaire général Robert Hertzog.
Une collectivité à statut particulier

Enfin, Initiative citoyenne alsacienne (ICA) a adressé un courrier au président de l'Assemblée nationale, à la présidente de la commission des Lois et au rapport du projet de loi Alsace, ainsi qu'à l'ensemble des députés français demandant la création d'une collectivité d'Alsace à statut particulier. L'ICA proposera aux députés qui le voudront bien de déposer un amendement visant à la création d'une telle collectivité. Lors de son audition par le rapporteur, le député Patrick Hetzel (LR) a insisté lui aussi pour que la future collectivité obtienne ce statut particulier. Le gouvernement a déjà répété son opposition à une telle perspective.
F. BY

 

 
 

 

L'heure des auditions et des doléances

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:04:35

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L'heure des auditions

et des doléances
 

 
La commission des lois de l'Assemblée nationale, présidée par Yaël Braun-Pivet (LaREM, Yvelines), a débuté ses auditions sur le projet de loi relatif aux compétences de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). Rémy Rebeyrotte (LaREM, Saône-et-Loire) est le rapporteur du texte, et Raphaël Schellenberger (LR, Haut-Rhin), rapporteur d'application.

La ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, a été entendue hier.

Des membres de la commission des lois profiteront de leur passage à la Cour européenne des droits de l'Homme pour auditionner, ce jeudi 13 juin à la préfecture de Strasbourg, le président de la Région Grand Est, les présidents des deux Départements, des représentants des maires du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, ainsi que les présidents de l'Eurométropole de Strasbourg et des agglomérations de Colmar et Mulhouse.

« Un intérêt à travailler tous ensemble »

Les articles du projet de loi seront examinés en commission à partir du mardi 18 juin. Les débats débuteront dans l'hémicycle le lundi 24 juin.

Le Premier ministre Édouard Philippe a reçu, le 4 juin dernier, les parlementaires du Grand Est pour une réunion de travail sur le projet de loi Alsace, à laquelle seuls les élus de la majorité (LaREM) et de ses alliés (MoDem, Agir) étaient conviés. Séance de rattrapage : les députés LR alsaciens seront reçus le 11 juin. « Dans ce dossier, tout le monde a intérêt à travailler ensemble », glisse l'un d'eux.

Dans la perspective du débat, des parlementaires alsaciens, dont les députés Straumann, Thiébaut, Hetzel, Reiss et Schellenberger, ont rencontré à Paris les membres du bureau du Mouvement pour l'Alsace (MPA), dont son président, le sénateur André Reichardt, la vice-présidente Marie-Christine Huber et son secrétaire général, Robert Hertzog.

Une collectivité à statut particulier

Enfin, l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA) a adressé un courrier au président de l'Assemblée nationale, à la présidente de la commission des lois et au rapporteur du projet de loi Alsace, ainsi qu'à l'ensemble des députés français, pour demander la création d'une collectivité à statut particulier. L'ICA proposera aux députés qui le voudront bien de déposer un amendement visant à la création d'une telle collectivité.

Lors de son audition par le rapporteur, le député Patrick Hetzel (LR) a insisté, lui aussi, pour que la future collectivité obtienne ce statut particulier. Le gouvernement a déjà répété son opposition à une telle perspective.

Franck BUCHY

 

Retraites : travailler encore plus ?

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:54:40

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Social Le rapport du Conseil d'Orientation alerte sur la dégradation des comptes
Retraites : travailler encore plus ?
Douche froide juste avant la réforme des régimes de retraite : il manquera 10 milliards dans la caisse du régime général à la fin du quinquennat. Durée de cotisation allongée? Age pivot de 64 ans? Les solutions pour boucher le trou ne sont pas légion.
 

 
Les retraites, « ce n'est plus un problème financier », assurait le président Macron le 18 mai. Eh bien si, lui répond le Conseil d'Orientation des retraites (COR), chargé de suivre la situation des caisses et de prévoir leur avenir financier ! Le déficit des régimes de retraite sera deux fois plus important que prévu à la fin du quinquennat. Soit 10 milliards d'euros au lieu des 5 milliards prévus en 2022. À moins d'un mois de la restitution du rapport commandé au haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, l'équation se complique pour le gouvernement qui entend profiter de cette réforme phare de la deuxième partie du quinquennat pour remettre le système à plat afin de le rendre durable.
Pourquoi ce déficit

D'une part, la croissance du Produit intérieur brut n'est pas assez soutenue, aussi les recettes de cotisations pour les retraites ne sont pas aussi élevées que prévu, d'autant qu'en réduisant le nombre de fonctionnaires, l'État et les collectivités ont réduit le nombre de cotisants. D'autre part, le nombre de nouveaux retraités a augmenté en 2018 (666 452 soit 5,3 % de plus qu'en 2017). Le cap des 17 millions de retraités a été franchi en incluant les pensions de réversion aux veufs et veuves n'ayant jamais travaillé.
Pourquoi il y a urgence

En 2030, quelque 20 millions d'habitants auront dépassé 62 ans, l'âge légal actuel. Il faudrait une croissance annuelle favorable de +1,8 % des revenus d'activité pour retrouver l'équilibre en 2042 et non en 2036 comme estimé il y a un an. Si cette croissance tourne autour de 1,5 %, il faudra attendre 2056. Et en cas de croissance inférieure, le déficit se creusera encore. Or, le gouvernement a fait de l'équilibre une priorité. Dans son souci d'apparaître plus social, il n'a pas renoncé à étendre les droits en termes de pénibilité, de temps partiel, de parentalité, d'invalidité.

Comment éviter le déficit sans toucher à l'âge légal (62 ans), sans baisser les pensions, sans augmenter les cotisations - les trois interdits absolus énoncés par le président Macron ?
Cotiser plus longtemps

La possibilité la plus immédiate pour trouver 10 milliards est de rallonger la durée de cotisation nécessaire pour l'obtention du taux plein du régime général sans attendre l'application de la réforme à venir programmée au plus tôt en 2025. Elle compte en plus une période transitoire pour 2025-2030 voire 2035 afin de remplacer la multitude de régimes existants par un système universel (lire repères). Les futurs retraités nés entre 1960 et 1968 (ou 1973 si 2035) devraient travailler plus longtemps.
L'âge pivot pour le calcul

L'autre solution est d'instaurer le fameux âge pivot de 64 ans. Un système de « bonus-malus » sur les pensions, calculé avant et après 64 ans inciterait les actifs à travailler plus longtemps y compris ceux qui peuvent prétendre au taux plein dès 62 ans. Ou même avant : 22 % des retraités partis en 2018 soit 150 000 ont bénéficié de départs anticipés dans le cadre du dispositif « carrière longue » après 162 000 en 2017. L'impact a été sous-estimé pour les natifs des années 1950 et 1960 qui valident des trimestres de boulots d'été, de jobs étudiants voire le service et les préparations militaires pour les hommes.

« Un salarié qui travaille un an de plus, ce sont des cotisations supplémentaires et des dépenses en moins pour le régime général », soulignait le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin. Encore faut-il que ce salarié senior ait un emploi, l'envie de continuer et que son employeur souhaite le garder après 60 ans. Pour le moment, seulement 52 % des Français de 55 à 64 ans travaillent.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

« On ne réformera pas sans revoir l'emploi des seniors »

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:30:54

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« On ne réformera pas sans revoir l'emploi des seniors »
 

 
Photo AFP
Comment réagir à ce déficit ?
Je suis étonné de cette cascade de chiffres alarmistes qui donnent une version contraire aux tendances précédentes. Si on engage une réforme en ne parlant que des déficits, on ne donne pas confiance aux salariés qui sont les retraités de demain. La question actuelle n'est pas d'ordre budgétaire. L'objectif, la priorité, ce doit être l'amplification de l'emploi des seniors, autrement dit à partir de 56-57 ans. Pas travailler plus mais travailler plus nombreux à ces âges-là. La France est en retard de 5 points par rapport à nos voisins. Si on rattrape la moyenne européenne, on générera les recettes supplémentaires qui financeront le système. On ne réformera pas les retraites sans revoir l'emploi des seniors. Cela passe sans doute par des aménagements de fin de carrière dans la fonction publique comme dans le privé et par la possibilité de donner à chacun le choix du moment de cesser l'activité.
Faut-il reculer l'âge de départ pour y parvenir ?

À 62 ans, quasiment un Français sur deux est en situation de chômage, d'inaptitude, d'invalidité. Reculer l'âge légal, cela reportera les dépenses vers l'assurance maladie ou l'assurance chômage. C'est une fausse bonne solution. La constitution d'un système plus simple, plus transparent avec une harmonisation progressive des règles, une période de transition de 20 ans pour aller de régimes particuliers à un régime global, sera plus efficace. Nous proposons une personnalisation des droits à la retraite avec un compte personnel retraite pourquoi pas intégré au compte personnel d'activité. Cela permettrait de prendre en compte des mesures de progrès sociaux comme la pénibilité, les carrières longues, le temps partiel imposé aux femmes notamment, les mécanismes d'interruption de carrière et pour les générations futures les stages, l'apprentissage, l'alternance...
Recueilli par Pascal JALABERT

 

 
 

Hôpitaux : la fièvre risque de monter pendant l'été

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:53:56

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Social Conditions de travail
Hôpitaux : la fièvre risque de monter pendant l'été
Le mouvement de contestation, initié il y a trois mois par les services d'urgence en colère, pourrait durer si les annonces du gouvernement ne satisfont pas les revendications du personnel hospitalier qui était mobilisé mardi.
 

 
Les syndicats veulent « élever le rapport de force » face à la ministre de la Santé. Encouragés par la colère des services d'urgence, qui dure depuis trois mois et a poussé Agnès Buzyn à de premières concessions la semaine dernière, des personnels hospitaliers se sont mobilisés mardi, jour du vote de la loi Santé au Sénat.

À Paris, en fin de matinée, une centaine de manifestants s'est rassemblée devant le ministère, dont une majorité de militants CGT, FO et SUD. À leurs côtés se trouvaient des membres du collectif Inter-Urgences, à l'origine du mouvement parti de la capitale mi-mars et qui n'a cessé de s'étendre depuis, avec, selon le collectif, 95 services d'urgences en grève dimanche.
« Tant qu'on n'aura pas ce qu'on veut on n'arrêtera pas »

Reçus à Paris par le directeur adjoint de cabinet d'Agnès Buzyn, les représentants syndicaux n'ont pas caché leur déception. « Nous ne sommes pas entendus, il va falloir nous montrer plus agressifs, plus virulents », a affirmé l'urgentiste Christophe Prudhomme de la CGT-Santé après l'entretien. « Le mouvement de grève est illimité, tant qu'on n'aura pas ce qu'on veut on n'arrêtera pas », a ajouté Candice Laparge du collectif Inter-Urgences. Plusieurs actions ont également eu lieu en région.

Agnès Buzyn avait déjà tenté jeudi dernier, alors que plus de 200 urgentistes manifestaient à Paris, de désamorcer la crise en promettant une « stratégie d'ensemble » mêlant primes pour les personnels, crédits pour les travaux nécessaires et commande d'un rapport pour l'automne.

Des mesures aussitôt jugées « insuffisantes » par le collectif Inter-Urgences et les syndicats.

La ministre de la Santé avait de son côté défendu son action, qui « ne peut pas se réduire à ce (qu'elle a) annoncé la semaine dernière ». Et d'ajouter : « Les urgences payent lourdement tous les problèmes d'organisation » du système de santé et « il n'y a pas de mesures miracles qui permettraient d'éteindre le feu rapidement ».
Une réforme trop éloignée de l'urgence

La ministre a assuré que son projet de loi Santé vise notamment à « améliorer l'accueil en ville en amont » et à « ne pas laisser les urgences seules faire face à l'afflux de patients » dans les établissements.

Le texte, adopté fin mars par les députés, était soumis au vote des sénateurs mardi après-midi. Mais sur le terrain, cette réforme semble bien éloignée des préoccupations immédiates. Ces deux dernières semaines, le mouvement de grève a franchi un palier avec la recrudescence d'arrêts de travail pour échapper aux assignations.

Pour contenir cette poussée de fièvre, le directeur de l'AP-HP (hôpitaux de Paris), Martin Hirsch, a promis « des réponses fortes », à commencer par une hausse des effectifs de ses services d'urgence « parallèlement au nombre de patients », et ce « maintenant, en 2019 ».

Ces renforts se feront via « des embauches supplémentaires, on ne les prend(ra) pas dans certains hôpitaux », a-t-il affirmé sur France Info.

 

 
 

 

Taxes de Trump : l'Alsace ne panique pas

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:13:22

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Taxes de Trump : l'Alsace ne panique pas
 

 
Les ventes de crémant d'Alsace se portent bien aux États-Unis. Archives L'Alsace /Thierry GACHON
Avec plus de 2,5 millions de bouteilles (près de 19 000 hl), les États-Unis sont le troisième marché à l'export en volumes - et le deuxième en valeur - pour les vins d'Alsace. Si le président Trump met à exécution sa menace d'alourdir la taxation des vins français, la viticulture alsacienne pourrait trinquer. Mais entre ses annonces fracassantes et le passage à l'acte, il y a loin de la coupe aux lèvres.

« On ne sait pas si c'est encore une rodomontade », s'interroge Foulques Aulagnon, directeur marketing et export au Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace (Civa), faisant allusion à une mesure lancée en période préélectorale. « J'ai regardé Fox News, la chaîne réputée pro-Trump. Elle n'en a pas parlé. Aujourd'hui, on n'a aucune visibilité. Et même s'il y a une décision forte prise contre les vins français, on ignore quel sera l'impact sur nos vins d'Alsace ».

« Si les droits de douane augmentent, ce ne sera pas une bonne nouvelle pour le commerce. On aura du mal à atteindre nos objectifs », ne cache pas Pierre Heydt-Trimbach. La maison de Ribeauvillé exporte 30 % de sa production vers les États-Unis, « soit entre 300 000 et 350 000 bouteilles » chaque année.

Mais le viticulteur relativise. « La hausse, qui ne devrait pas dépasser quelques cents, pourrait être prise en charge par notre importateur et nous-même, pour ne pas impacter le prix final ». Trimbach a déjà augmenté ses tarifs au 1er janvier 2018, en raison des petites récoltes que l'Alsace connaît depuis 2010.
Un marché « post-Prohibition »

Après avoir plongé avec la crise de 2008, les ventes de vins tranquilles alsaciens outre-Atlantique sont remontées depuis plusieurs années. Le riesling pèse à lui seul 42 % des volumes commercialisés aux États-Unis.

C'est le premier marché de l'entreprise Hugel, de Riquewihr, qui y réalise 15 % de ses ventes. « On sait que l'augmentation des droits de douane nous pend au nez. Ce n'est pas la première fois que Trump brandit cette menace », relève Jean-Frédéric Hugel. Il estime qu'une augmentation des droits de douane de 10 centimes serait « potentiellement » préjudiciable aux entrées de gamme.

« Les États-Unis, précise-t-il, sont un marché post-Prohibition, où les vins sont peu taxés. Mais le système américain - le three tiers system - prévoit que le vin français qui entre aux États-Unis passe obligatoirement par un importateur, un distributeur et un revendeur, et chacun prend sa marge. Tout cela fait monter les prix, et le gouvernement se rattrape sur la taxe sur les ventes. »

Bertrand Dufour se montre plus direct : « Les marges prises par chacun sont des droits de douane camouflés », pointe le directeur de Wolfberger. Le groupe d'Eguisheim est le premier exportateur de vins d'Alsace aux États-Unis, grâce à ses trois marques (Wolfberger, Albrecht, Willm) et au crémant. Il écoule 800 000 à 900 000 bouteilles sur le marché américain, ce qui représente 6,5 % de ces ventes.

« On ne sait pas si Trump va augmenter de 3 cents ou doubler les droits de douane, auquel cas nous aurons une discussion avec l'importateur et le distributeur pour répartir la hausse et la répercuter au niveau du consommateur. Mais pour l'instant, on ne sait rien. Et on ne crie pas avant d'avoir mal », tranche Bertrand Dufour.
« On ne crie pas avant d'avoir mal »

Les ventes de crémant caracolaient à plus de 864 000 bouteilles (6481 hl) l'an dernier. « Les États-Unis sont devenus notre troisième débouché à l'export, après la Belgique et l'Allemagne. C'est un marché en pleine croissance. La commercialisation du crémant y a connu une progression significative par rapport à 2017, où on était à 744 000 cols. Le projet de Trump est d'autant plus inquiétant que les États-Unis sont, depuis deux ans, le premier consommateur mondial de vins effervescents », analyse de son côté Olivier Sohler, directeur du syndicat des producteurs de crémant d'Alsace. Mais il reste assez serein. « Avec une hausse de 5 % du prix, cela ne représente pas grand-chose. Une bouteille de crémant se vend autour de 18-20 dollars (15,90 à 17,67 EUR) sur le marché américain. »

Ce serait dommage de couper les ailes aux bulles alsaciennes, en pleine ascension aux États-Unis. Aujourd'hui dans l'inconnue, les viticulteurs alsaciens attendent la réponse de l'Union européenne aux déclarations du président américain.
Isabelle NASSOY

 

 
 

Gilets jaunes : le mea culpa de Macron

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:28:30

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Gilets jaunes : le mea culpa de Macron
 

 
Emmanuel Macron était mardi en Suisse. Photo Fabrice COFFRINI/AFP
Emmanuel Macron a-t-il fait son mea culpa sur la crise des gilets jaunes qui a secoué la France cet hiver et qui se poursuit encore ? Le président de la République a reconnu « une erreur fondamentale » lors d'un discours mardi pour le centième anniversaire de l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève.

« Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu'il y avait des sachants et des subissants. C'était une erreur fondamentale », a-t-il concédé d'un ton grave: « Quand le peuple français dit avec force ce qu'il a dit, il faut avec beaucoup d'humilité savoir l'écouter.
« Je ne veux pas commettre la même erreur »

Savoir constater ce qu'on a mal fait, ne pas arrêter de faire ce qu'on doit faire, savoir changer de méthode et entendre le message profond. Nous devons transformer notre manière de faire [...] et remettre l'homme au coeur, l'humanité au coeur. Je ne veux pas commettre la même erreur. »

Devant l'OIT, le chef de l'État a plaidé pour une mondialisation avec davantage de justice sociale et moins d'inégalités. Il a encore insisté sur la lutte contre les inégalités et la prise en compte des normes internationales du travail dans les accords multilatéraux.

Ce discours à connotation très sociale a précédé l'allocution du Premier ministre Édouard Philippe qui doit prononcer ce mercredi son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale. Le Président cherche à imprimer une marque sociale (et écologique) à l'acte II de son quinquennat. Au Premier ministre de confirmer devant le Parlement.

 

 
 

Loto du Patrimoine : 121 sites

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:55:48

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Culture Jeux
Loto du Patrimoine : 121 sites
Le ministre de la Culture Franck Riester a révélé mardi 103 nouveaux monuments en péril sélectionnés pour la deuxième édition du Loto, soit un total de 121 sites retenus en 2019.
 

 
Pour cette deuxième année, 121 monuments en péril ont été désignés par le ministère de la Culture afin de bénéficier de la manne de la 2e édition du Loto du patrimoine. L'édition 2019 a totalisé 1 300 sites candidats pour seulement 121 retenus. Dix-huit monuments « emblématiques » avaient déjà été annoncés en mars.
Un site par département

La sélection a été faite à partir des mêmes critères que l'année précédente. « Nous prenons d'abord en compte l'état de péril du monument. Mais aussi l'impact économique territorial du projet. Enfin, il faut que le dossier soit prêt, notamment en termes de montant de subventions », a rappelé Stéphane Bern à nos confrères du Parisien.

Petite nouveauté toutefois cette année : un seul site a été retenu par département. Ce choix a été fait « pour essayer de ne léser personne. L'an passé, certains départements s'étaient sentis délaissés. Cela permet de faire tourner », a justifié l'animateur.

L'année dernière, les 269 monuments sélectionnés s'étaient partagé 22 millions d'euros. Le nombre de projets retenus a été réduit pour mieux les financer mais également de « pouvoir continuer à aider les monuments de la première édition », avait expliqué Stéphane Bern.
Deux jeux à gratter et un tirage exceptionnel du Loto

Pour « l'an 2 de la Mission Patrimoine », la Française des Jeux monte en puissance avec un jeu à gratter supplémentaire et un tirage exceptionnel avancé au 14 juillet. Alors que l'an dernier, le lancement d'un jeu à gratter et le tirage du « Super Loto » s'étaient concentrés autour des Journées du patrimoine, ce dernier aura cette fois lieu le 14-Juillet pour « en faire un événement plus important », avait annoncé Stéphane Pallez, la PDG de la FDJ.

Le jackpot reste en revanche inchangé à 13 millions d'euros. En amont des Journées européennes du patrimoine, prévues du 13 au 15 septembre, seront ensuite lancés des jeux à gratter. Le jeu à 15 euros (pour un gain de 1,5 million d'euros) sera reconduit. Il sera accompagné cette année d'une gamme de douze tickets, présentant chacun un monument, proposés à 3 euros pièce pour un gain possible de 30 000 euros.

 

 
 

 

LOTO du PATRIMOINE En Alsace : Les châteaux du Haut-Andlau et de Wesserling retenus

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:17:32

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LOTO du PATRIMOINE  En Alsace
LOTO du PATRIMOINE En Alsace : Les châteaux du Haut-Andlau et de Wesserling retenus
Un site ancré dans la mémoire industrielle pour le Haut-Rhin, un château qui raconte les grandes heures du Moyen Âge pour le Bas-Rhin : Wesserling et le Haut-Andlau ont été retenus comme projets de maillage en Alsace dans le cadre de la Mission Patrimoine et de son Loto.

 
Le château du Haut-Andlau : une dernière tranche pour clôturer deux décennies de travaux de restauration.
« Ce sont deux projets qui méritaient effectivement d'être soutenus. Je suis aussi ravi parce que ces choix récompensent, avec Guillaume d'Andlau pour le château du Haut-Andlau et François Tacquard pour le château industriel de Wesserling, deux figures qui s'investissent depuis des années dans la défense du patrimoine ».

Délégué régional de la Fondation du Patrimoine, Pierre Goetz affiche une certaine satisfaction à l'annonce, mardi après-midi, des deux projets de maillage retenus en Alsace dans le cadre de la Mission Patrimoine. Ils bénéficieront ainsi du financement exceptionnel du fameux Loto du patrimoine.
Wesserling en maillage à défaut d'être emblématique...

Longtemps donné, comme probable « projet emblématique », le lourd dossier du site de Wesserling n'avait finalement pas été retenu dans cette catégorie convoitée de premier rang. « On avait vraiment pensé qu'on serait retenus et du coup la déception avait été très forte », confie François Tacquard. D'être versé dans la catégorie « projet de maillage » lui permettra cependant de bénéficier d'un sérieux coup de pouce financier pour un dossier « aussi politique que culturel », qui nécessite quatre millions d'euros.

« Trois pour la restauration du château proprement dite, et un pour assurer la mise en place d'un projet éco-muséal qui soit à la fois ludique et didactique afin d'expliquer l'histoire de ce site industriel rural, l'un des derniers en Europe de ce genre », commente François Tacquard. Il rappelle que dans leur première phase de développement, entre 1750 et 1850, les industries s'installaient d'abord à la campagne, à la recherche d'eau pour faire tourner leurs usines et au plus près des forêts pour s'alimenter en bois. De là sont nées les cités-usines comme celle de Wesserling que François Tacquard s'évertue à faire revivre sur le plan patrimonial, avec 90 000 visiteurs par an, mais aussi économique puisque 250 emplois y ont été créés. Déjà retenu l'an passé par la Mission Patrimoine, Wesserling avait ainsi obtenu une enveloppe de 110 000 EUR.

Pour le Haut-Andlau, en revanche, l'adoubement de la Mission Patrimoine constitue une grande première. « Deux châteaux forts avaient été retenus lors de la première édition. Je me suis dit qu'il y avait peut-être une chance qu'on attire l'attention sur nous cette année », réagit Guillaume d'Andlau. D'autant qu'il s'agit pour lui de clore, avec une dernière tranche estimée à 390 000 EUR, vingt ans de travaux de restauration sur le site du Haut-Andlau. C'est le rocher même sur lequel est édifié le château qui aujourd'hui doit être renforcé, de même que certains murs. « Après cela, on sera tranquilles pour plusieurs décennies », ajoute Guillaume d'Andlau.

Un Super Loto Mission Patrimoine de 13 MEUR se déroulera le 14 juillet prochain, tandis qu'une véritable gamme de jeux à gratter sera lancée par la Française des Jeux en septembre, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine. Pour la première édition, pas moins de 2,8 millions de Français avaient été pris par la frénésie du grattage patrimonial...
Serge HARTMANN

 

 
 

 

Patrimoine Les châteaux du Haut-Andlauet de Wesserling retenus

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:15:38

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Patrimoine Les châteaux du Haut-Andlauet de Wesserling retenus
 

 
Le château du Haut-Andlau.  Photo DNA
« Ce sont deux projets qui méritaient effectivement d'être soutenus. Je suis aussi ravi parce que ces choix récompensent, avec Guillaume d'Andlau pour le château du Haut-Andlau, et François Tacquard pour le château industriel de Wesserling, deux figures qui s'investissent depuis des années dans la défense du patrimoine ».

Délégué régional de la Fondation du Patrimoine, Pierre Goetz affiche une certaine satisfaction à l'annonce, mardi après-midi, des deux projets de maillage retenus en Alsace dans le cadre de la Mission Patrimoine. Ils bénéficieront ainsi du financement exceptionnel du fameux Loto du Patrimoine.

Longtemps donné, comme probable « projet emblématique », le lourd dossier du site de Wesserling n'avait finalement pas été retenu dans cette catégorie convoitée de premier rang. « On avait vraiment pensé qu'on serait retenu, et du coup, la déception avait été très forte », confie François Tacquard, D'être versé dans la catégorie « projet de maillage » lui permettra cependant de bénéficier d'un sérieux coup de pouce financier, pour un dossier qui nécessite quatre millions d'euros.

« Trois pour la restauration du château proprement dite, et un pour assurer la mise en place d'un projet éco-muséal qui soit à la fois ludique et didactique, afin d'expliquer l'histoire de ce site industriel rural, l'un des derniers de ce genre en Europe », commente François Tacquard.
Wesserling en maillage à défaut d'être emblématique...

Il rappelle que, dans leur première phase de développement, entre 1750 et 1850, les industries s'installaient d'abord à la campagne, à la recherche d'eau pour faire tourner leurs usines et au plus près des forêts pour s'alimenter en bois.

De là sont nées les cités-usines comme celle de Wesserling, que François Tacquard s'évertue à faire revivre sur le plan patrimonial, avec 90 000 visiteurs par an, mais aussi économique, puisque 250 emplois y ont été créés. Déjà retenu l'an passé par la Mission Patrimoine, Wesserling avait ainsi obtenu une enveloppe de 110 000 EUR.

Pour le Haut-Andlau, en revanche, l'adoubement de la Mission Patrimoine constitue une grande première. « Deux châteaux forts avaient été retenus lors de la première édition. Je me suis dit qu'il y avait peut-être une chance qu'on attire l'attention sur nous cette année », réagit Guillaume d'Andlau. D'autant qu'il s'agit pour lui de clore, avec une dernière tranche estimée à 390 000 EUR, vingt ans de travaux de restauration sur le site du Haut-Andlau. C'est le rocher même sur lequel est édifié le château qui aujourd'hui doit être renforcé, de même que certains murs. « Après cela, on sera tranquille pour plusieurs décennies », ajoute Guillaume d'Andlau.
Serge HARTMANN

 

 
 

Wesserling Sur les traces de Mowgli

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:16:59

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Wesserling Sur les traces de Mowgli
 

 
 
Avec plus de 60 000 entrées en 2018, le Festival des jardins métissés est devenu l'un des principaux rendez-vous « jardins » du Grand Est. Cette année encore, des équipes d'artistes ont répondu à l'appel à projets, pour créer de superbes et magiques jardins éphémères sur le thème des « Jardins de Mowgli », inspiré du célèbre ouvrage de Rudyard Kipling, Le livre de la jungle. Et en accord avec le fil rouge de la saison du Parc de Wesserling cette année : l'Inde.

Le Parc invite donc à partir à l'aventure dans les jardins où petits et grands peuvent s'essayer à composer des musiques de la jungle, se perdre dans des labyrinthes surprenants, croiser les personnages du livre (et du dessin animé qui en a été tiré), comme le redoutable serpent hypnotiseur Kaa, le roi des singes Louis, la panthère Bagheera, qui veille sur Mowgli, et bien sûr le débonnaire ours Baloo...

Quatre jardins éphémères ont été retenus par le jury, et l'équipe du Parc a transformé l'ancienne Maison de thé de l'an dernier (le thème 2018 était le Japon) en Cité perdue, grand terrain de jeu où les enfants peuvent se faufiler sous les planchers, à la recherche de réservoirs asséchés et autres mystères. Différentes installations ont aussi pris place au gré des détours du parc, comme des animaux géants, un étonnant Kaapé (contraction de canapé et du nom du serpent Kaa) ou une jungle sonore.

Mais Wesserling, c'est aussi un étonnant potager, mêlant textile, fleurs, fruits, légumes, et, cette année, épices, évoquant bien sûr l'Inde. C'est encore la Grande chaufferie, à l'ambiance toujours mystérieuse, où des divinités indiennes ont pris leurs quartiers (à voir lors de visites guidées, et l'écomusée textile, qui fait lui aussi la part belle à l'Inde, à travers la présentations de saris et l'exposition temporaire « Inde et indiennages », immersive et ludique. N'oublions pas, enfin, le sentier pieds-nus et les nombreuses animations proposées tout au long de l'été, la prochaine étant, le 30 juin, un voyage chorégraphique entre danse et patrimoine, nouveauté 2019.
Isabelle BOLLÈNE Y ALLER Festival des jardins métissés, au Parc de Wesserling, du 9 juin au 13 octobre, tous les jours de 10 h à 18 h (18 h 30 en juillet-août). Entrée : adulte 10 EUR, enfant 6-18 ans et étudiant 5 EUR. Tél. 03.89.38.28.12, site internet : www.parc-wesserling.fr SURFER Voir notre vidéo sur deux artistes sur lalsace.fr

 

 
 

patrimoine Mulhouse : Le Musée de l'impression sur étoffes mobilise

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:04:49

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patrimoine Mulhouse
patrimoine Mulhouse : Le Musée de l'impression sur étoffes mobilise
Joli succès vendredi pour la réunion publique organisée par Carole Ecoffet et Maryvonne Buckenmeyer, créatrices du collectif Sauvons le Mise. Les paroles fortes et les bonnes volontés se sont exprimées... en l'absence remarquée de représentants des collectivités et du président du musée.

 
La réunion publique sur l'avenir du Musée de l'impression sur étoffes (Mise) a attiré une centaine de personnes. Au micro, Christian Lehr, administrateur.
Il a fallu rajouter des chaises dans la belle salle de la Sim (Société industrielle de Mulhouse), à Mulhouse. L'appel lancé par Maryvonne Buckenmeyer et Carole Ecoffet, « simples citoyennes de l'agglomération », à l'origine du collectif Sauvons le Mise, créé en mars dernier, a été entendu : une centaine de personnes ont participé à la réunion organisée vendredi soir. À propos de ce musée confronté depuis un an à la plus grave crise de sa longue histoire (pillage en interne de ses collections, problème de gouvernance...), « il y avait un besoin de parole », a constaté Carole Ecoffet en ouverture de la réunion. Besoin pour des citoyens d'exprimer leur attachement à ce lieu, leurs inquiétudes, leurs questions. Qui en sont restées à ce stade, en l'absence remarquée de représentants de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et de la Ville de Mulhouse, ainsi que du président du musée, Pascal Bangratz, qui s'était excusé.
« Trouver les moyens »

rois représentants du conseil d'administration du Musée de l'impression sur étoffes étaient pourtant là, à commencer par Frédéric Guthmann, qui a retracé l'histoire de la Sim, du Mise et des liens qui les unissent. Il a fait remonter l'origine de la crise actuelle à la grande « restructuration du musée entre 1994 et 1997 », avec « des travaux sous-évalués, une crise financière, un plan social ». C'est dans « cette structure fragilisée », avec des financements publics en baisse que se sont déroulés les événements de 2018, mort du directeur et vols « au coeur même de la collection, le Sud (Service d'utilisation des documents) ».

Évidemment, on attendait le représentant du CA sur l'attitude de ce dernier face à la crise. « Soit on communique et on rompt le secret de l'instruction (toujours en cours), soit on se tait et l'opinion publique nous traite d'incurie », a résumé Frédéric Guthmann. [C'est la deuxième option, qui a d'abord été choisie]. Mais aujourd'hui, a-t-il fait valoir, « le CA s'est engagé dans un processus de refondation du musée, pour redresser d'ici deux à trois ans la situation financière et scientifique ».

Administrateur du Mise depuis six mois, appelé à la rescousse en décembre dernier, le chef d'entreprise Christian Lehr s'est montré nettement plus cash dans ses propos. « Bien sûr, a-t-il lancé, tout le monde veut savoir ce qui s'est passé, et avec quelles complicités. Mais si on sait ça demain, ça ne nous donnera pas les moyens de rebondir. Or, ce qui nous importe, c'est de sauver le Mise. » Un musée « qui est aujourd'hui plus proche de fermer ses portes, et où 30 personnes par jour seulement payent pour la visite », a-t-il déploré. Le besoin de compétences est incontestable, mais les embauches dans la situation actuelle sont impossibles, a-t-il encore argué. « Nous avons un conservateur identifié en vue, un directeur aussi, mais nous ne savons pas si nous aurons les moyens de les payer jusqu'à la fin de l'année. Il faut trouver les moyens d'aider le musée, aider à sa promotion. » Pour « remettre le Mise sur les rails », il a avancé trois pistes : « Soit on mise tout sur la pédagogie locale ; soit on essaie d'attirer les touristes, et je vois mal le Mise y arriver tout seul ; soit on fait rayonner Mulhouse à travers ce musée : pourquoi pas des boutiques du Mise dans tous les grands aéroports ? » Il a aussi invité les membres du collectif à se rapprocher de l'association des Amis du Mise, qui est représentée au CA.

Le débat s'est ensuite engagé avec la salle, entre interventions musclées (lire en encadré) et l'expression de bonnes volontés.
« Comme un incendie »

Parmi elles, celle du « textilien » Hervé François, créateur de la société Mitwill Textiles Europe, à Sausheim. « Ce qui est arrivé, c'est comme un incendie, maintenant il faut repartir de zéro. Il y a d'énormes possibilités autour de ce musée et pas de temps à perdre dans des conflits... » « Le monde du textile a changé, il faut faire appel aux jeunes », a-t-il lancé, après s'être étonné que les étudiants de la Hear, notamment, n'aient pas pu collaborer davantage avec le Mise. « Vous avez ici un trésor que vous pouvez utiliser pour recréer de l'attractivité économique. » Il n'était pas le seul à le penser...
Hélène POIZAT

 

 
 

 

M2A Entre la centrale thermique et l'hôpital, la chaleur monte

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:08:35

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M2A Entre la centrale thermique et l'hôpital, la chaleur monte
 

 
La délégation officielle, ici lors de la visite de la chaufferie de l'hôpital Émile-Muller, écoutant les explications de Richard Marmet (à droite), responsable des réseaux de chaleur de M2A. Photo L'Alsace /Thierry GACHON
Ça y est, depuis ce mardi 11 juin, le Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) est officiellement raccordé au réseau de chaleur de Mulhouse Alsace agglomération (M2A), grâce à 6,4 km de tuyaux en acier qui le relie à la centrale thermique de l'Illberg. Bon, en creusant un peu, on apprend que la centrale et le centre hospitalier ont été reliés dès fin 2017, et que la mise en service effective du raccordement date de décembre 2018. Mais quand on sait que ledit raccordement permet de fournir de la chaleur à plus de 50 % renouvelable - 53 % de la chaleur produite par la centrale thermique est issue d'une énergie renouvelable, le bois - et de réduire, pour le GHRMSA, ses émissions de gaz à effet de serre de 4000 tonnes chaque année, cela vaut bien une petite cérémonie officielle.

Direction donc l'institut de formation des métiers de la santé, mardi, pour entendre Corinne Krencker, la directrice du GHRMSA, affirmer que « comme on nous parle beaucoup d'énergies renouvelables et d'économie d'énergie, et au vu des volumes à chauffer qui sont conséquents, ce raccordement permet de réduire à notre façon l'effet de serre ».

Jérôme Betton, le directeur régional de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) Grand Est, a rappelé que sa structure soutient le territoire dans le développement des énergies renouvelables depuis 2010. « Des financements accompagnent les projets, notamment au niveau du fonds chaleur. Avec ces investissements, on vise 75 % d'énergie renouvelable, contre 50 % aujourd'hui. »
20 000 tonnes de bois

Fabian Jordan, président de M2A et Jean Rottner, à la fois président du conseil de surveillance du GHRMSA et de la Région Grand Est, ont tous deux employé, à bon escient, le terme « concitoyens ». « L'agglomération mulhousienne a aujourd'hui une culture de l'énergie renouvelable. Nos concitoyens attendent de la cohérence dans nos actions et ce chantier l'illustre bien, même s'il y a encore à faire sur les comportements individuels et collectifs », estiment-ils.

Après les discours, la délégation officielle a rapidement visité la chaufferie de l'hôpital Émile-Muller. L'occasion pour Richard Marmet, responsable des réseaux de chaleur de M2A, d'expliquer le fonctionnement de la chaufferie, l'intérêt du raccordement et l'origine des 20 000 tonnes de bois livrés chaque année à la centrale thermique de l'Illberg - du bois prélevé dans un rayon de 50 km autour de la centrale.
Pierre GUSZ SUR LE WEB Plus d'explications en vidéo avec Richard Marmet sur www.lalsace.fr

 

 
 

Une respiration pour les aidants de malades Alzheimer

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:14:51

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trois-épis « Séjour-répit »
Une respiration pour les aidants de malades Alzheimer
Se mettre au vert, s'extraire d'un quotidien rythmé par la maladie... L'association France Alzheimer 68 a organisé son 3e « séjour-répit » aux Trois-Épis. Une initiative destinée à soutenir les proches de malades souvent isolés, guettés par l'épuisement physique et psychologique.
 

 
Des études ont mis en lumière la diminution de l'espérance de vie des aidants en raison de l'énergie qu'ils déploient pour s'occuper de leur proche atteint de la maladie d'Alzheimer. Les « séjours-répit » organisés par l'association France Alzheimer 68 visent justement à prévenir l'épuisement des aidants.
« V ous aider à toujours profiter de la vie ! » C'est le slogan choisi par l'association France Alzheimer pour décrire les actions qu'elle met en place afin de soutenir les malades et leurs familles sur le long chemin de la maladie. Une trentaine de personnes - douze aidants, huit malades et huit bénévoles - ont séjourné cinq jours aux Trois-Épis, la semaine dernière, afin de rompre l'isolement et de se ressourcer dans l'agréable cadre de la station climatique. « Ici, nous passons un maximum de temps à l'extérieur car, souvent, ces familles restent cloîtrées dans leurs maisons » , pointe Jocelyne Aniorté, vice-présidente de l'association. Des études ont notamment mis en lumière la diminution de l'espérance de vie des aidants en raison de l'énergie qu'ils déploient pour s'occuper de leur proche atteint de la maladie d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée.
Des histoiresà la fois semblableset très différentes

Éliane Vonau a perdu son mari de 86 ans en 2018, après six ans de maladie. Tous deux très sportifs tout au long de leur vie, ils ont pratiqué ski, tennis, vélo et randonnée, « ce qui n'a pas empêché mon époux de devenir malade Alzheimer. » « Avant d'être diagnostiqué, il a craint la maladie durant des années, il sentait ses capacités diminuer mais a tout fait pour nous le cacher. »

Lorsque le verdict tombe, Éliane décide immédiatement de s'organiser. Elle quitte la spacieuse maison d'architecte qu'elle habitait avec son époux, ses hauteurs sous plafond différentes selon les pièces et ses nombreux escaliers pour emménager dans l'ancienne maison de ses parents qu'elle fait entièrement rénover. « J'ai tout transformé pour accueillir mon mari malade dans les meilleures conditions possibles. » Mais très vite, son état se dégrade. « Lui qui était un homme très gentil, très calme, est devenu mauvais, j'étais devenue son souffre-douleur. » Son médecin traitant lui conseille alors de faire appel à une auxiliaire de vie pour l'épauler. « Il était dans son monde, ne parlait plus, ne marchait plus, ne s'occupait plus. » Son seul plaisir jusqu'à sa mort aura été d'écouter de la musique classique tout au long de la journée. « Dans ces moments-là, il était heureux, souriant. » L'extrême dépendance est cependant difficile à assumer. Victime d'un infarctus, Éliane est hospitalisée pendant huit jours et parvient à installer son mari dans le même hôpital, à l'étage inférieur. « Pendant cette période, il a refusé de manger, c'était terrible, j'étais pourtant juste à côté ; c'est aussi à partir de cet épisode qu'il n'a plus jamais marché. » Malgré la maladie, le lien entre les deux époux reste extrêmement fort. « J'ose croire que le sentiment amoureux a perduré » , espère Éliane, qui évoque tout de même une « délivrance, un soulagement » lors de la mort de son époux.

« C'était difficile de le voir dans cet état-là. » Aujourd'hui, à 82 ans, elle continue de fréquenter les membres d'Alzheimer 68, tout en souhaitant espacer ses visites : « Cela me rappelle trop mon mari, je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie. »

Le « deuil blanc »

Si la maladie est la même, peu d'histoires se ressemblent, l'évolution de chaque malade étant très différente. « C'est pour cette raison que je n'ai pas souhaité participer aux groupes de parole », explique Joëlle Kienlen, qui a accompagné sa mère malade d'Alzheimer pendant douze ans. « Je n'avais pas envie d'anticiper, de m'inquiéter de son état futur, ça ne sert à rien. »

Tous cependant connaissent ce qui est désigné sous le terme de « deuil blanc », cette perte de la personnalité de l'être aimé, le patient se transformant et perdant ses capacités, au point de ne plus ressembler à la personne qu'il était auparavant. « Aujourd'hui, il me reconnaît encore un tout petit peu », explique Patricia Gauer en parlant de son mari, diagnostiqué en 2010. « En général, la journée se déroule bien, mais c'est en fin d'après-midi que ses angoisses le reprennent, il craint que je le laisse seul, je dois le rassurer. C'est ça qui est très, très fatigant : il faut sans cesse parler, expliquer, justifier... à des moments où on aurait envie de calme, de sérénité. » Devenue bénévole à France Alzheimer 68, Patricia a trouvé un soutien précieux auprès de l'association et recommande à tous les aidants de la rejoindre, plutôt que de penser qu'ils peuvent « gérer seuls ». « Ici, nous sommes entourés, il ne faut pas hésiter à en profiter. »
Véronique BERKANI Voir notre reportage photos complet sur www.dna.fr

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Déremboursement de l'homéopathie :un enjeu économique en Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:58:28

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Santé
Déremboursement de l'homéopathie :un enjeu économique en Alsace
Président du directoire de Weleda France, Florian Petitjean estime que le déremboursement de l'homéopathie accroîtrait le nomadisme médical. Il porterait également un coup dur à l'activité de Weleda en Alsace, qui est tournée vers l'homéopathie et emploie près de 300 personnes à Huningue.
 

 
Pastilles homéopathiques avant imprégnation, chez Weleda France à Huningue (Haut-Rhin).
La polémique concernant le déremboursement de l'homéopathie (lire ci-dessous) creuse-t-elle davantage le fossé entre médecine conventionnelle et médecines traditionnelles et complémentaires qui sont réunies sous le terme de « médecine intégrative » ? Celle-ci remet l'humain au centre des préoccupations médicales en se basant sur une réflexion globale, estime Florian Petitjean.
Une baisse des ventesde l'ordre de 10 %

Celui-ci déplore le fait que le débat sur le déremboursement de l'homéopathie cristallise une différence d'approche entre les deux médecines, alors même que les ponts entre ces pratiques se font de plus en plus fréquents, et les convergences plus évidentes. « La médecine intégrative considère les thérapies complémentaires comme partie de la pratique médicale et non comme des alternatives. En France, nous sommes connus pour être assez clivants sur le sujet alors que la question est plutôt d'identifier leur place dans les pratiques médicales et d'envisager leur intégration dans le parcours de soins. »

La véritable problématique n'est pas le déremboursement de l'homéopathie qui, du reste, n'aurait que peu d'impact sur le budget de la santé, poursuit Florian Petitjean. « Ce n'est pas de la normalisation de toutes ces pratiques qu'il s'agit, mais de leur intégration : comment faire pour que les patients restent dans le système, et ne sortent pas du parcours coordonné de soins ? Or l'homéopathie est un trait d'union entre ces pratiques non conventionnelles et la médecine conventionnelle », estime-t-il. « Son déremboursement portera un coup terrible à sa pérennité. Si l'homéopathie n'est plus aidée, d'ici vingt ans il n'y aura plus de médecin susceptible de faire le lien entre ces deux pratiques. On ne fera alors qu'accroître le nomadisme en dehors du champ médical. »
Le développement des compléments alimentaires

Le déremboursement de l'homéopathie représente également un enjeu régional, en Alsace : sur son site de Huningue, Weleda emploie 280 personnes en particulier à la fabrication de médicaments homéopathiques. « Depuis 2012, leur production a subi une forte augmentation. Mais le lancement de la polémique sur le déremboursement de l'homéopathie il y a un an a eu pour effet une baisse des ventes des médicaments homéopathiques de Weleda de l'ordre de 10 % », selon Jean-Yves Saffroy, le directeur industriel de Weleda à Huningue.

Pour pallier cette érosion, Weleda mise sur le développement des compléments alimentaires. « Mais l'homéopathie, c'est dans notre ADN, c'est notre coeur de métier depuis 1924 », insiste Florian Petitjean, qui dit craindre les retombées du déremboursement de l'homéopathie sur les activités de l'entreprise, et en particulier du site de Huningue, avec une baisse attendue de 50 % du chiffre d'affaires de l'entreprise. « Plus encore, le fait d'ôter à l'homéopathie son statut de médicament (comme le revendiquent certains de ses opposants, N.D.L.R.), avec la garantie d'une fabrication dans des conditions de sécurité et d'encadrement très élevées, irait à l'envers d'une volonté de maintien d'un bon niveau de santé publique », insiste Florian Petitjean, qui rappelle que les plantes sont aux racines du métier de pharmacien.
Jean-François OTT

 

 
 

 

Mulhouse La 250e plaque de rue bilingue

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:10:30

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Mulhouse La 250e plaque de rue bilingue
 

 
Sous la 250e plaque de rue bilingue de Mulhouse et autour de l'oeuvre du Gang des tricoteuses, une partie des nombreux invités, vendredi. Photos L'Alsace /F.F.
Rue des Brodeuses en français, Stìckera Stross en alsacien : c'est le double nom que la Ville de Mulhouse a choisi de donner à l'artère principale du site DMC. Le dévoilement de sa plaque bilingue, vendredi après-midi, a pris un relief tout particulier parce que c'était aussi l'occasion de fêter le cap de la 250e rue mulhousienne dotée d'une plaque bilingue.

« Il faut rendre hommage aux précurseurs », a entamé l'adjointe Anne-Catherine Goetz, en charge notamment du bilinguisme et de la culture régionale, en rappelant que l'idée de créer des rues bilingues à Mulhouse a été impulsée, en 1990, par la Schweissdissi confrérie. Et cette dernière, comme l'a relaté son président Gérard Wunderlé, a trouvé une solide alliée au sein de la municipalité d'alors : Évelyne Schmitt-Troxler, grâce à qui l'idée a pu se concrétiser.

La rue du Sauvage a été la première à se voir attribuer son nom en alsacien, en 1991. Et depuis, 249 autres rues ont donc suivi. Anne-Catherine Goetz et Michèle Lutz, la maire de Mulhouse, y ont vu une illustration de la volonté municipale de préserver et faire vivre la langue et la culture régionale. Et toutes deux ont salué le travail que fait, sous la houlette de Patrick Hell, « passionné de notre langue régionale », la commission signalétique bilingue de la Dankfàwrìk (l'instance extra-municipale créée en 2015 par la Ville pour fédérer les défenseurs mulhousiens de l'alsacien et promouvoir la langue et la culture régionales dans la cité).

« Nous sommes une ville, une région qui bénéficient de la richesse que constitue une langue régionale [...] Il est essentiel de valoriser et promouvoir ce bilinguisme inné, ouverture vers un trilinguisme, voire, surtout à Mulhouse, un multilinguisme aisé [...] », a plaidé Patrick Hell, suggérant au passage que Mulhouse, dont les habitants puisent leurs origines dans tant de pays différents, se fixe comme ambition « de devenir un jour un pôle d'excellence linguistique ».
« À Mulhouse, le dictionnaire est dans la rue »

Il voit dans la multiplication des plaques de rue bilingues un beau moyen de partager ce « patrimoine » que constitue l'alsacien : « En mettant les habitants et nos visiteurs en contact permanent avec la langue régionale, en la faisant sortir de la sphère privée pour lui permettre d'investir l'espace public, nous avons l'ambition, certes, de rendre les dialectophones fiers de leur langue et de leur culture, mais aussi de piquer la curiosité des non-dialectophones, de susciter leur intérêt, de leur donner envie de l'acquérir cette langue régionale. Et à Mulhouse, comme certains le disent, le dictionnaire est dans la rue, on peut se familiariser avec l'alsacien, on peut l'apprendre en se baladant dans les rues. Et je dirais à tous les Mulhousiens, quelles que soient leurs origines, de partager ce patrimoine et de faire valoir leur droit du coeur à être ou à devenir alsacien. Car à plus d'un égard, être bilingue dans notre région transfrontalière, c'est un levier d'identification et d'intégration, un levier d'épanouissement personnel et professionnel. On vit pleinement cette région transfrontalière à partir du moment où on est peu ou prou bilingue. »

« Faire émerger des appellations pertinentes »

Patrick Hell a encore relevé que ces plaques bilingues étaient appréciées tant des autochtones que des touristes, « car Mulhouse gagne ainsi en authenticité, en particularité et en pittoresque ». Et il a apporté cette explication à ceux qui s'étonnent que certains noms de rues en alsacien ne soient pas la traduction fidèle du nom français (Zum Rundbàui pour l'avenue Auguste-Wicky, Stressla pour l'avenue Aristide-Briand...) : « Quand ce n'est pas une traduction, le nom en alsacien puise son origine des traditions mulhousiennes, du patrimoine linguistique, historique, toponymique, anecdotique mulhousien, ce qui permet au passage de les valoriser. Et c'est là qu'intervient tout le travail de la commission signalétique bilingue de la Dankfàwrìk, un travail de recherche, de concertation, de discussion, souvent de longue haleine, pour faire émerger des appellations pertinentes Uf Elsassisch. »

Avant le dévoilement de la plaque de la rue des Brodeuses, les participants à la cérémonie de vendredi ont pu découvrir l'oeuvre textile qu'a réalisée, tout spécialement pour l'occasion, le Gang des tricoteuses de Mulhouse, que préside Évelyne Kessler : « C'est une magnifique oeuvre préparée avec du fil DMC, qui rend hommage aux brodeuses de DMC », a commenté Anne-Catherine Goetz.

Des élèves de l'école bilingue ABCM de Mulhouse, accompagnés par Karine Sarbacher, la présidente du réseau des onze écoles ABCM d'Alsace-Moselle, ont quant à eux lu devant les nombreux invités les noms français et alsaciens de la bonne vingtaine de rues mulhousiennes devenues bilingues au fil de l'année écoulée. Et Michèle Lutz a chaleureusement remercié ces enfants d'être venus participer à ce rendez-vous dédié à la langue et à la culture régionale en observant : « Les jeunes, c'est notre avenir. C'est sur eux qu'on compte pour transmettre tout ça ! »
François FUCHS SURFER Un site, dont le webmaster est Patrick Hell, est consacré aux plaques de rue bilingues mulhousiennes : https ://plaquesbilingues.fr

 

 
 

Hésingue Construction : Le chantier de la résidence seniors, Les Hirondelles, est lancé

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:03:12

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Hésingue  Construction
Hésingue Construction : Le chantier de la résidence seniors, Les Hirondelles, est lancé
Le chantier Les Hirondelles sort de terre à l'arrière de la maison médicale de Hésingue. Ce bâtiment, livrable à l'automne 2020, accueillera 22 appartements dédiés aux seniors. Il sera doté d'un parc paysager, clôturé mais accessible à tous, de 8 ares.

 
Le chantier de l'immeuble Les Hirondelles, dédié aux personnes âgées, à mobilité réduite ou handicapées, vient d'être lancé à l'arrière du pôle médical de Hésingue. Ses 22 logements, dont 8 aidés, devraient être livrés au cours du troisième trimestre 2020.
Depuis quelques jours, la grande grue est en place et les pelleteuses à l'oeuvre sur le chantier de la résidence Les Hirondelles. Située à l'arrière de la maison médicale de Hésingue, la nouvelle construction répond à une volonté communale de proposer des appartements adaptés aux personnes âgées, à mobilité réduite ou handicapées. Et en priorité aux habitants de Hésingue. En amont, la commune de Hésingue a vendu le terrain à Dagon Résidences pour un montant de 450 300 EUR TTC. Puis a convenu avec le concepteur de racheter tous les extérieurs, parc, voirie et cheminement, à hauteur de 637 704 EUR TTC. La commune est donc aujourd'hui propriétaire de tous les espaces extérieurs.
Une architecture contemporaine et douce

Ce chantier, dont la durée est évaluée à environ 16 mois, est porté par Dagon Résidences de Sausheim, maître d'ouvrage, et l'architecte Isabelle Mallet du cabinet « architecture, ville & Paysage » de Colmar. Sur le terrain, la maîtrise d'ouvrage a été confiée à Jean-Marc Heitz du cabinet E2I de Sausheim. « L'architecture contemporaine du bâtiment est plus douce que celle de la maison médicale », précise Isabelle Mallet. Façade recouverte de bois, toiture végétalisée, terrasses protégées et exposées sud-ouest... déjà fortement impliquée dans des chantiers de réaménagement du centre de Hésingue, l'architecte décrit une construction d'une emprise de 1 700 m² sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée étant réservé à la location de logements aidés et les deux étages à des appartements en accession à la propriété (encadré ci-contre).

Développée afin d'offrir un maximum de confort tout en favorisant l'esprit de convivialité, cette construction se distingue à différents titres. Elle ne présentera pas d'espaces communs, comme on en trouve actuellement dans les immeubles, mais proposera un système de coursives extérieures donnant un accès individualisé à chaque appartement. Elle prévoit la mise en oeuvre de petits espaces de convivialité privatifs situés à une distance de trois mètres des fenêtres et des portes d'entrée de chaque foyer. Chaque appartement est également équipé d'un cabanon en bois, placé à côté de la porte d'entrée et dédié au rangement d'objets encombrants.
« Des prestations au-delà des préconisationsde Saint-Louis Habitat »

Côté parking, des places de stationnement sont réservées en extérieur pour les locataires du rez-de-chaussée. Tandis que les propriétaires des appartements situés en étage disposeront d'un garage pouvant accueillir deux voitures en sous-sol. Dans son ensemble, le bâtiment disposera de deux entrées distinctes et d'un ascenseur desservant les deux étages supérieurs.

Tout au long de leur travail de réflexion, les différents partenaires ont misé sur des prestations de qualité : chauffage au sol avec régulation de la température, brise-soleil motorisés, parquet en bois massif...

Autant de commodités qui « vont au-delà des préconisations de Saint-Louis Habitat dans le cadre des logements pour les seniors », a convenu Isabelle Mallet.

Mais la plus-value du site reste sans conteste la création d'un parc de 8 ares, en cours de conception, dont la commune prendra en charge l'entretien. Les eaux récupérées grâce à la toiture végétalisée du bâtiment, seront filtrées et envoyées dans un réservoir situé sous le parc. Déjà des idées fleurissent comme celle de créer des petits jardins partagés desservis par un chemin accessible aux personnes à mobilité réduite. D'ici là, après les travaux de terrassement dont l'achèvement est prévu d'ici quelques semaines, le gros-oeuvre s'étalera sur 6 mois. En tout, le chantier réunira 25 entreprises, pour la plupart originaires de la région.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Bollwiller Conférence Compteurs Linky : une question de choix

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:19:43

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Bollwiller  Conférence
Bollwiller Conférence Compteurs Linky : une question de choix
Environ 160 personnes ont assisté au foyer Saint-Charles de Bollwiller à la conférence organisée par le rassemblement d'élus pour les libertés citoyennes alternatives au Linky (Relcal).

 
Des panneaux « Stop Linky » ont été installés par la municipalité aux entrées du village.
La conférence organisée récemment à Bollwiller par le Relcal (Rassemblement d'élus pour les libertés citoyennes alternatives au Linky) a rassemblé près de 160 personnes au foyer Saint-Charles. Se trouvaient à la tribune, Jean-Paul Julien, maire de la commune et son adjoint Jean-Pierre Beltzung, Bertrand Ivain (Relcal), maire de Saint-Bernard, Marie Gaspard et Philippe Biehlmann (collectif Stop Linky).
Enedis veut remplacer environ 35 millions de compteurs au total

Un diaporama intitulé « Le vrai visage du Linky » a été projeté et commenté : « Les factures s'envolent, selon certains usagers qui ont le compteur. Ensuite, des données très détaillées de notre vie quotidienne sont collectées et transmises. Les dysfonctionnements du compteur peuvent avoir de graves conséquences sur les appareils ménagers et la domotique. Des incendies se déclarent. Notre santé peut-être impactée par le courant porteur en ligne ou CPL à des fréquences élevées qu'utilise le compteur. Le Linky représente aussi un gaspillage économique et écologique. En effet 11 millions de compteurs en état de marche ont été remplacés aux frais des usagers et de la collectivité. Enedis veut remplacer environ 35 millions de compteurs au total. »

Le collectif est catégorique : « Linky n'est pas obligatoire pour les particuliers et la loi n'oblige absolument pas à accepter sa pose. » La procédure de refus est détaillée, avec lettres modèles à télécharger sur le site www.stop-linky-68.com. Le public s'est ensuite exprimé. Certains ont abordé le domaine de la santé : « Il faudrait refuser collectivement entre voisins afin de ne pas être impacté. » Une personne électrosensible a témoigné.

Bertrand Ivain a pour sa part expliqué : « L'objectif du groupement d'élus du département n'est pas de dire qui a raison ou tort, mais face au mécontentement de nos administrés, d'exiger que la parole des citoyens de nos communes ou de nos cantons soit entendue. » Jean-Paul Julien a, quant à lui, invité l'auditoire à rester vigilant face au progrès technologique. La conclusion revenant à Jean-Pierre Beltzung : « Rien n'est plus démocratique que de laisser le choix aux habitants d'être pour ou contre l'installation des compteurs Linky. »
M.H.

 

 
 

 

Quelle estla situation ?
En 2018 le conseil municipal a décidé de s'opposer au déclassement des compteurs électriques existants (18 voix pour, quatre contre et trois abstentions) puis il s'est prononcé (4 voix contre et deux abstentions) pour la pose de panneaux « Stop Linky » aux entrées du village. La carte de déploiement d'Enedis (espace-client-particuliers.enedis.fr/) indique : « 81 compteurs déjà posés ; pose à venir entre janvier et juin 2021 ».Sachant que les logements neufs sont équipés d'office en Linky. Pour les autres logements, la pose n'aurait pas encore commencé.

 

Bollwiller 60 ans de la MJC : deux cerises sur le gâteau

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:11:57

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Bollwiller 60 ans de la MJC : deux cerises sur le gâteau
 

 
La MJC de Bollwiller, qui a fêté ses 60 ans, a obtenu l'agrément de centre socioculturel ainsi que le label départemental « École centre de danse ».  Photo DNA
Bon d'accord, ce n'était pas un vrai gâteau, mais, vu sa taille, le symbole était fort pour le 60e anniversaire de la MJC de Bollwiller qui a été fêté mi-mai. En grande cérémonie d'abord, puis en faisant la fête et en ouvrant les portes de la maison pour des expositions, des jeux, de la musique, des animations et de la danse. Et pour finir, un bal populaire a réuni tout le monde, comme au bon vieux temps...

Étaient présents pour souffler les bougies, Jean-Paul Julien, maire de Bollwiller, et ses adjoints, les maires honoraires Armand Lehmann et Richard Lasek, des élus des communes participant au Service actions jeunesse (SAJ), Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), Pierre Vogt, conseiller départemental, et Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental 68, chargée de la culture, ainsi que Jacques Rimeize, président de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin. Sans oublier Menotti Bottazzi ni Adolphe Fuchs, deux des membres fondateurs de la MJC, le second faisant toujours partie de son conseil d'administration.
Deux nouveautés

Bertrand Naudin, président de la MJC-CSC, a retracé l'historique de la création de cette dernière. Il a ensuite rendu hommage aux fondateurs ainsi qu'à tous ceux qui, depuis soixante ans, « ont accompagné de nombreux jeunes dans leurs passions » et permis l'évolution de l'association d'éducation populaire bollwilleroise qui réunit cette année 1700 membres et emploie 61 personnes.

Bertrand Naudin a ensuite présenté les deux nouveautés importantes de cette année 2019, cerises sur le gâteau d'anniversaire, à savoir d'une part, le passage en centre socioculturel (CSC), officiellement inauguré pour l'occasion et fonctionnant en concomitance avec la MJC qui devient MJC-CSC, et d'autre part, l'obtention du label départemental « École centre de danse ».
M.H.

 

 
 

Ottmarsheim Caserne : Validation ministérielle pour une nouvelle gendarmerie

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:21:02

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Ottmarsheim  Caserne
Ottmarsheim Caserne : Validation ministérielle pour une nouvelle gendarmerie
Ouverture du point d'information touristique, du pôle santé et construction d'une gendarmerie ont été abordés par les conseillers municipaux.

 
Les actuels locaux de la gendarmerie pourraient être transformés en logements. La construction d'une nouvelle caserne a été validée par Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.
Le maire, Marc Munck a fait lecture d'un récent courrier émanant du ministre de l'Intérieur. Il est annoncé la validation du « projet de réalisation par la commune d'Ottmarsheim, sur son territoire, d'une nouvelle caserne de gendarmerie, prise à bail par l'État, au profit de la brigade de proximité d'Ottmarsheim, à l'effectif de douze militaires de la gendarmerie ». Le maire s'est félicité de voir prise en compte ce projet. « Reste à chiffrer le coût de la construction sachant qu'un loyer sera versé mensuellement par l'État » a-t-il souligné en ajoutant qu'il serait « logique que les autres communes du secteur participent au plan de financement ». Des contacts avec un bailleur social permettront ensuite de définir le devenir des anciens locaux.
Route romane : ouverture en continu

La maison de la santé a ouvert ses portes il y a quelques semaines. Jean-Marie Behe, premier adjoint au maire a fait remarquer que les professionnels y exerçant ainsi que les usagers se disent satisfaits de cet équipement.

Autre structure, le point Information « La Route romane ». Les élus ont donné leur aval à la nouvelle organisation du travail mise en place. Elle permet désormais une ouverture en continu le week-end pendant la haute saison. « Je me réjouis qu'un accord avec les deux agents territoriaux concernés aient pu être conclus. Les samedis et dimanches, la fréquentation touristique est importante » a commenté Marc Munck.

Attractivité de la commune encore avec le marché de Noël. Le conseil a fixé le tarif de location des cabanons pour les musées et créateurs soit 60EUR TTC (50EUR auparavant). Michel Leroy, adjoint au maire en a profité pour remercier les services techniques communaux qui ont restauré les cabanons acquis auprès d'une autre collectivité.
Trois édifices

La commune d'Ottmarsheim abrite sur son territoire trois édifices protégés au titre du patrimoine (monument historique) à savoir, une église classée, une maison d'habitation et la chapelle Sainte-Anne du prieuré, inscrites. Chacun de ces édifices génère une servitude d'utilité publique appelé périmètre de protection de 500 mètres. Dans le cadre de la transformation du plan d'occupation des sols en plan local d'urbanisme, un nouveau périmètre des abords a été approuvé. Il est moins étendu que le précédent. « Le cône de vision » en a délimité les contours.
B.S.

 

 
 

 

Buethwiller Les attelages et cavaliers du canal : Élégantes prestations

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:49:51

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Buethwiller  Les attelages et cavaliers du canal
Buethwiller Les attelages et cavaliers du canal : Élégantes prestations
La rencontre annuelle de l'association des « Attelages et cavaliers du canal » a connu le succès tant pour le concours d'attelage, une épreuve unique du championnat du Haut-Rhin, la chevauchée et les arts équestres.

 
Succès du concours d'attelage
C'est en présence, ce dimanche du conseiller départemental Rémy With, du président de la communauté de communes Sud Alsace-Largue, Pierre Schmitt, du maire de Buethwiller Eric Bringel et du président du comité départemental d'équitation du Haut-Rhin, Daniel Sommerque s'est tenu le concours d'attelage où des participants Haut-Rhinois ont brillé, à savoir, Thierry Muringer (amateur 2 paire), Michel Futsch (amateur 2 trait solo) et, ex aequo, Justine Krafft et Véronique Muringer (club élite solo).
Les Arts équestres d'Alsace au rendez-vous malgré la pluie

Le lundi de Pentecôte pluvieux n'a pas découragé les 60 participants à la « Chevauchée du Courlis » d'une vingtaine de kilomètres. Le repas servi sous le chapiteau a été le bienvenu à l'issue de la chevauchée populaire !

L'après-midi à partir de 14 h a vu un spectacle de grande qualité avec les Arts Équestres d'Alsace présidés par Pierre Mattler et le poney club Hopla Geiss.

D'élégants quadrilles, duos et solos ont présenté leurs chorégraphies, parfois sous une pluie battante, mais toujours avec entrain et un sourire communicatif. Le public quelque peu refroidi par la météo, ne s'est pas déplacé en nombre, mais à l'abri sous le chapiteau ou sous l'auvent du club-house a pu apprécier les prestations des cavaliers.

Les organisateurs y avaient glissé quelques chorégraphies de « dog-dancing » qui ont séduit les spectateurs, tout comme le numéro présenté par deux enfants à poney, qui augure encore de belles choses dans le futur !

La présidente Betty Futsch s'est dite satisfaite du déroulé de ces deux journées et espère voir un jour « la poisse pluvieuse de la Pentecôte » se dissiper. Les spectateurs ont dit avoir apprécié les repas, la qualité du spectacle, de la sonorisation et de l'ambiance générale.
FAC

 

 
 

 

Guebwiller Urbanisme : Le pôle médical n° 2 ouvrira en septembre sur la friche Monoprix

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:00:47

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Guebwiller Urbanisme
Guebwiller Urbanisme : Le pôle médical n° 2 ouvrira en septembre sur la friche Monoprix
Le colossal chantier de la friche Monoprix est en passe d'être achevé. Le pôle médical accueillera ses premiers occupants cet été. Idem pour les logements sociaux à destination des seniors.

 
Le coin droit du bâtiment (en regardant le vignoble) : la pharmacie du Centre (Mahrer) occupera le rez-de-chaussée ; au-dessus on trouvera les logements seniors.
Quiconque s'est promené au centre-ville de Guebwiller ces dernières semaines l'a constaté : le pôle médical voulu par l'entrepreneur Denis Kuentz prend forme. Façades, baies vitrées et galeries (150 m de part et d'autre du bâtiment, éclairés par 330 ampoules de 3W) sont bien visibles de l'extérieur. Manquent encore les miroirs qui habilleront les piliers.
On est surdu haut standing

À l'intérieur, on s'active : 20 lots sont/seront proposés à la vente : huit au rez-de-chaussée (pour une superficie totale de 1 900m2) et douze à l'étage (de 65 à 80m2) plus 270m2 de terrasses et 170m2 de « rue intérieure ». Ce couloir central, lumineux et monumental, surplombé d'une verrière donne le ton : on est sur du haut standing. Quatre vitrines exposeront des oeuvres de Théodore Deck ou des céramiques issues de l'IEAC.

Au sous-sol, un parking d'une trentaine de places accueillera les véhicules des propriétaires des lots. Denis Kuentz n'a rien laissé au hasard : il a réservé des places pour les vélos, ainsi que pour les véhicules électriques et mis en place un marquage au sol à destination du public handicapé.

Les travaux seront terminés d'ici fin juillet. Les travaux d'aménagement intérieur seront effectués par les nouveaux occupants. L'inauguration, quant à elle, est prévue pour le mois de septembre.

Ce pôle médical sera « le n° 2, puisqu'il y a eu un n° 1 », explique son concepteur, faisant ainsi référence au projet porté par la Ville dans l'ancien bâtiment des Prud'hommes. Pas forcément un cadeau : devancé par la municipalité, Denis Kuentz reconnaît que la commercialisation des lots n'avance pas forcément aussi vite que prévu (lire ci-dessous). « Peu importe, balaie l'homme d'affaires pas inquiet. On va faire en sorte que les offres soient complémentaires. »
Mathieu PFEFFER Notre diaporama sur www.dna.fr

Notre diaporama sur www.dna.fr

 
 

 

Colmar Concours départemental « Un des meilleurs apprentis de France » : L'excellence des métiers manuels

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:01:55

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Colmar  Concours départemental « Un des meilleurs apprentis de France »
Colmar Concours départemental « Un des meilleurs apprentis de France » : L'excellence des métiers manuels
Les lauréats du 25e concours départemental « Un des meilleurs apprentis de France », organisé par les CFA du Haut-Rhin, ont été conviés jeudi soir à l'hôtel du département pour recevoir leurs distinctions.

 
Les 52 lauréats du concours départemental d'un des meilleurs apprentis de France, reçus à l'hôtel du département.
Ils étaient 52 apprentis, âgés entre 17 et 21 ans, représentant quinze métiers, à avoir participé librement au concours départemental.

Parmi eux, ceux qui ont obtenu une médaille d'or ont également participé aux sélections régionales, dont les vainqueurs pourront participer à la finale nationale, à la rentrée prochaine et peut-être décrocher le titre de meilleur apprenti de France. Entre l'or, l'argent et le bronze, pas moins de 69 médailles, dont 44 en or, ont été distribuées jeudi.
« Les meilleurs apprentis seront demain les meilleurs ouvriers »

Comme l'a annoncé Jeanne Baumgratz présidente départementale de la société des meilleurs ouvriers de France, « les meilleurs apprentis seront demain les meilleurs ouvriers ».

Pour ces jeunes, le prestige du ruban tricolore est une source de motivation et une valorisation de leur engagement en participant à l'excellence de leurs corps de métiers. « Ces concours leur permettent de développer leur goût du travail bien fait, d'affirmer à travers leur passion, leur personnalité et leur esprit d'initiative », estime Céline Baumgratz, secrétaire de la société des MOF qui ajoute, « le concours a un véritable impact sur l'employabilité des jeunes. Les employeurs valorisent cette récompense et un titulaire d'une médaille d'or au concours régional des MAF a plus de chances d'obtenir un entretien d'embauche qu'un candidat titulaire d'un diplôme supérieur ».

Le concours est organisé sur trois niveaux : départemental, régional et national. Seules les médailles d'or régionales sont sélectionnées pour participer aux épreuves finales nationales.

Cette année, pour le département du Haut-Rhin, 23 apprentis ont décroché la médaille d'or et pourront à la rentrée prochaine participer à la finale qui se tiendra à la Roche-sur-Yon. L'année dernière, trois candidats du département avaient obtenu le titre d'« Un des meilleurs apprentis de France ».
JO.K

 

 
 

 

Illhaeusern Vie associative : Pour le plaisir des boulistes

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:50:24

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Illhaeusern  Vie associative
Illhaeusern Vie associative : Pour le plaisir des boulistes
L'amicale des boules de l'Ill, nouvelle venue dans le paysage associatif illhousien, inaugurait son terrain derrière le stade de foot du FCI.

 
Les parties ont été endiablées.
Claude Wiss, son premier président, a organisé en marge de l'inauguration un tournoi avec douze équipes de triplette qui ont répondu à l'invitation mais surtout cherché à remporter le challenge.

L'inauguration s'est donc faite en grande pompe avec la présence de Pierre Bihl du conseil départemental qui sait que « ce bel espace va tisser des liens entre les habitants. C'est un bien beau projet que vous avez créé », poursuivit l'élu en s'adressant à l'assemblée.

Le nouveau président se dit « fier de pouvoir offrir aux Illhousiens des moments de partage. C'est un vrai sport. » Pour parvenir à ce bel écrin, les boulistes ont dû s'adresser à beaucoup de sponsors et ont pu profiter du soutien de la mairie représentée par Denis Platz : « vous avez su mettre en valeur un emplacement laissé à l'abandon. Je souhaite une longue et belle vie à votre association. » Enfin, le député Jacques Cattin, constate que : « l'excellence gastronomique et sportive d'Illhaeusern n'est plus à démontrer. Nous veillons sur les liens qui permettent d'animer le village. Merci aux hommes et aux femmes qui s'engagent. »

Le club de l'amicale des boules de l'Ill qui comptent déjà une quarantaine de membres à de beaux jours devant lui.

 

 
 

 

Bennwihr Cercle Les Aigles Noirs : Quarante années d'échecs

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:49:22

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Bennwihr  Cercle Les Aigles Noirs
Bennwihr Cercle Les Aigles Noirs : Quarante années d'échecs
Dimanche 9 juin, le cercle d'échecs Les Aigles Noirs de Bennwihr passait le cap de son 40e anniversaire à l'occasion d'une journée conviviale à la salle polyvalente locale.

 
Remise de la médaille au président par Pierre Bihl.
Sur les coups de midi, les personnes ayant répondu à l'invitation du comité se sont retrouvées pour le moment officiel de cette commémoration.

Dans son allocution, le président Rémy Goettelmann, après avoir salué entre autre le conseiller départemental Pierre Bihl, Patricia Hild maire de la commune, les maires précédents, Jean-Paul Schmitt et Richard Fuchs, qui ont côtoyé et soutenu les Aigles Noirs lors de leurs mandats successifs, a retracé les quatre décennies de l'histoire du club d'échecs avec les présidents successifs, Joseph Deiber président fondateur en 1979, Alvézio Buanasorte, Martial Fix, Alain Jouchter et Hervé Frantz.

Il est également revenu sur les excellents résultats obtenus à tous les niveaux, les multiples titres tant en individuel que par équipes et le rôle primordial développé dans la mission éducative dans les écoles et les collèges du secteur.

Dans leurs interventions successives, Patricia Hild et Pierre Bihl qui soutiennent au maximum le club d'échecs local ont salué la dynamique du club, la qualité de son enseignement auprès surtout des jeunes générations, sans oublier de rappeler la difficulté à gérer une telle association, à la faire prospérer, à trouver des bénévoles et des financements pour mener à bien sa mission.
Une médaille pour le président Rémy Goettelmann

Tous deux ont ensuite tenu à rendre un vibrant hommage, en y associant son épouse Nicole, au président Rémy Goettelmann, à la tête du club depuis treize années, en lui remettant la médaille de la vie associative.

Un buffet copieux a ensuite permis à toutes et tous d'échanger quarante années de souvenirs avant que l'après-midi ne se poursuive par une simultanée pour les joueurs présents avec Etienne Mensch, maître international, Emma Richard et Guillaume Goettelmann.

Pour clôturer cette journée festive, une rencontre au féminin a opposé de manière conviviale mais toutefois très disputée, une sélection zone Alsace composée de joueuses de haut niveau avec Sélénia Riss, Anyssia, Appoline et Amarylis Thomas, Emma Schmidt, Solène Schebacher et Delphine Bergmann, à une sélection de Bennwihr comprenant joueuse actuelles et anciennes avec Emma Richard, Isabelle Guerlain Kientzler, Aurélia Hid, Rita Mirete, Keziah Birgkan, Laurence Faivre, Frieda Wipff et Mélanie Guerlain.

 

 
 

 

Algolsheim Paroisse protestante : Culte festif pour le départ du pasteur

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 05:51:01

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Algolsheim  Paroisse protestante
Algolsheim Paroisse protestante : Culte festif pour le départ du pasteur
L'église d'Algolsheim était pleine à l'occasion du départ du pasteur Olivier Richard-Molard, samedi. Paroissiens, amis, élus et représentants du monde religieux sont venus l'entourer au cours d'un culte consistorial festif de 2 h passées trop vite, tant son contenu a été vivant.

 
L'église était pleine pour le culte de départ d'Olivier Richard-Molard.
Les différentes interventions ont témoigné du respect et de l'attachement de tous à un pasteur dont on retiendra, entre autres, son côté atypique, son fort investissement auprès des jeunes et son dynamisme. Parmi les intervenants Sébastien Storck, Laurence Riess et Ingrid Forjonnel, au nom du conseil presbytéral, Zénodore Storck, Salomé Riess et Émilie Forjonnel, au nom du groupe des jeunes. Ils ont témoigné - avec émotion pour certains - de leur reconnaissance envers un pasteur qui « laissera un grand vide ».

Ont également pris la parole Dany Schmidt, ancien président du conseil presbytéral, Jean Daniel Steib, Christiane Burdloff, Évelyne Klinger et Brigitte Huckel, membres de l'équipe mission du consistoire d'Andolsheim et la pasteure Véronique Spindler, présidente du consistoire, ainsi que les pasteurs des églises évangéliques du Pays de Brisach, Claude Riess et Mario Leimgruber, et le père Didier Karon pour la communauté de paroisses catholiques Saint-Etienne, qui ont lu des textes bibliques. Jean Matter a remis un tableau au pasteur, cadeau du conseil presbytéral.
« Le départ d'un ami »

Le pasteur Olivier Richard-Molard a, quant à lui, pris place sur la chaire pour célébrer avec ferveur la fin officielle de son ministère pastoral et pour une dernière prédication « ex cathedra ». Le pasteur Marc Fritsch, inspecteur ecclésiastique de Colmar a mis très officiellement un terme à la mission du pasteur, soulignant son « parcours riche et diversifié », et notamment son engagement auprès des jeunes et dans le dialogue interconfessionnel. Il a invité « déontologiquement » le nouveau retraité à vivre son engagement « ailleurs que dans le consistoire ». L'inspecteur a par ailleurs évoqué la venue d'une personne au service du consistoire dès septembre. Une nouvelle toute récente dont les précisions devraient être apportées avant la rentrée.

Le culte a été rehaussé, par les interventions musicales, de la chorale dirigée par Théo Ziegler, de Charles Reinhart au violon, de Ruth Schermesser et de Jean Ittel à l'orgue, du pasteur au piano et par une chanson surprise (Mistral gagnant), interprétée par le groupe des jeunes.

André Sieber, maire d'Algolsheim, a lui aussi souligné l'engagement d'Olivier Richard-Molard, regrettant « le départ d'un ami » et lui a remis la médaille d'honneur de la commune, avant de laisser la parole à Betty Muller, conseillère départementale et au député Eric Straumann. A noter la présence de Philippe Richert président du conseil régional et de Christian Zimmermann, conseiller régional. Le culte a été suivi d'un verre de l'amitié offert par la commune d'Algolsheim, à la ferme Schultz, mise à disposition par l'association Espoir.
Sy.S.

 

 
 

 

Kaysersberg vignoble Remise des prix du concours Eurojeunes aux écoliers

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:23:20

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Kaysersberg vignoble Remise des prix du concours Eurojeunes aux écoliers
 

 
Les lauréats du concours Eurojeunes de Kaysersberg, entourés de l'équipe pédagogique Photo L'Alsace /Marie-Louise STEIN
La semaine dernière, Martine Bulber, responsable commerciale et Julie Laemmel, chargée de clientèle, toutes deux représentantes du Crédit Mutuel Albert Schweitzer, ont rencontré au groupe scolaire Jean-Geiler de Kaysersberg les lauréats du 49e concours international Eurojeunes organisé par le Crédit Mutuel.

Anne-Sophie Bicart, directrice, a précisé que l'ensemble des classes a participé à ce concours et que les quatre meilleurs dessins de chaque classe sont récompensés.
Un million de participants

Martine Bulber a chaleureusement salué tous les membres de l'équipe pédagogique de l'établissement, tout en les remerciant de permettre aux élèves de participer à ce concours.

Martine Bulber a ensuite remercié et félicité l'ensemble des participants de ce concours dont le thème général était « Quand la musique te transporte », pour les jeunes de 6 à 10 ans et « La musique dans ton quotidien » et « La musique et ses effets » pour les plus grands. Elle a précisé que le concours Eurojeunes rassemble des jeunes de sept pays avec un total de près d'un million de participants chaque année.

Avant la remise des prix, Martine Bulber a également souligné que tous les dessins ont été réalisés à l'école et non pas à la maison. « Le travail du jury a été particulièrement difficile, six dessins (Izia Pauli, Timéo Klein, Léo Waeckerlé, Mathilde Lince, Lizea Coret et Eline Farlet) ont été transmis pour la sélection fédérale et nationale. »

Par ailleurs, tous les participants seront récompensés.

Les récompenses : premier prix : une mini-enceinte, deuxième prix : un écran lumineux, troisième prix : une lame de poche et quatrième prix : une compilation Riff X
Le palmarès

- Classe CP : 1er : Izia Pauli, 2e : Jules Kempf, 3e : Roméo Pascoa, 4e : Romane de Saint Maur.

- Classe CE1 : 1er : Timéo Klein, 2e : Lou Gerardin, 3e : Susan Nicoullaud, 4e : Lenny Meyer-Natolini.

- Classe CE2 : 1er : Charline Munier, 2e : Léo Waeckerlé, 3e : Ainhoa Panetta, 4e : Mélanie Georges.

- Classe CM1 : 1er : Mathilde Lince, 2e : Océane Cuvillier, 3e : Romane Zachary, 4e : Emeline Schmitt.

- Classe CM2 : 1er : Lizea Coret, 2e : Eline Farlet, 3e : Timéo Zachary, 4e : Charles Gelineau.
Marie-Louise STEIN

 

 
 

Un gilet jaune condamné pour outrages

Publié dans le panorama le Mercredi 12 juin 2019 à 06:18:52

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Un gilet jaune condamné pour outrages
 

 
Le tribunal correctionnel de Colmar a condamné un gilet jaune de Horbourg-Wihr, ce mardi, à 300 EUR d'amende avec sursis, pour des outrages à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique. Âgé d'une cinquantaine d'années, il devra verser 200 EUR de dommages et intérêts au gendarme visé.
« Le gilet jaune n'est pas un totem d'immunité »

Les faits remontent au 18 décembre dernier. Arrivant dans la soirée sur le campement des gilets jaunes de Horbourg-Wihr, dont il était « membre », un homme constate qu'un incendie s'est déclaré sur le site. D'autres gilets jaunes et des gendarmes sont aussi sur place. En colère, il invective un militaire. « Vous lui auriez dit "Sale nazi et M comme grosse merde" », lui a indiqué le juge du tribunal correctionnel, au cours de l'audience du 21 mai dernier. Entendu une première fois début février lors d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, le quinquagénaire avait refusé la peine proposée, comme il en avait le droit.

Renvoyé devant le tribunal correctionnel, il a déclaré que ses propos avaient été mal interprétés : « J'ai plutôt dit que ça me rappelait les pages sombres de l'Histoire, avec les nazis et la Gestapo. Je reconnais que la comparaison n'était pas appropriée, mais je ne visais personne en particulier ». « Laissons de côté la comparaison, a insisté la représentante du parquet. Quand on dit à quelqu'un "M comme grosse merde", c'est une insulte ou non d'après vous ? » « En un certain sens, oui », a concédé le prévenu.

Soulignant que « le gilet jaune n'est pas un totem d'immunité », le ministère public avait requis une peine de soixante jours-amende à quinze euros. L'avocat de la défense avait plaidé la relaxe, arguant du fait que « l'outrage ne tient que s'il y a un élément matériel et intentionnel ».
J-F.S.

 

 
 

Politique Gouvernement : Edouard Philippe, saison 2

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:49:48

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Politique Gouvernement
Politique Gouvernement : Edouard Philippe, saison 2
Le Premier ministre prononcera mercredi à l'Assemblée son deuxième discours de politique générale. Un moment institutionnel qui lance l'acte II du quinquennat.

 
Édouard Philippe et, au second plan, Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale.
Édouard Philippe est encore là. Alors que certains prédisaient son départ au creux de l'hiver quand le président de la République était sur toutes les estrades du grand débat, le Premier ministre a repris des couleurs. Renforcé dans ses fonctions par un chef de l'État qui a choisi de le garder et de ne pas remanier l'équipe gouvernementale, il prononcera ce mercredi son second discours de politique générale.
Un discours pour quoi faire ?

Un discours de politique générale est un rendez-vous institutionnel, le plus souvent fastidieux pour ceux qui l'écoutent. Etudié par les passionnés des sciences politiques, il est surtout destiné à caler le calendrier parlementaire, les réformes sont déjà connues.

Emmanuel Macron a égrené des mesures le 25 avril lors de sa conférence de presse ; le chef du gouvernement, également chef de la majorité, est chargé de les mettre en musique. C'est ce qu'il va faire devant les députés (son discours sera lu au même moment aux sénateurs).
Acte II du quinquennat

Ce discours intervient après deux années de pouvoir et surtout après la crise des gilets jaunes et le grand débat qui a suivi. Baisse significative des impôts, revalorisation des retraites, soutien aux familles monoparentales, baisse du nombre de parlementaires : Édouard Philippe devra donner des détails sur le menu de cette deuxième partie du quinquennat. Celle-ci aura une coloration plus sociale après une première partie davantage consacrée aux réformes économiques (flexibilité du travail, SNCF, loi agriculture et alimentation, éducation, etc.).
Embouteillage parlementaire

Le petit monde de l'Assemblée et du Sénat attend beaucoup du discours du Premier ministre pour connaître le calendrier parlementaire. C'est éminemment politique : la loi autorisant la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes passera-t-elle avant la réduction du nombre de parlementaires ? La nouvelle assurance chômage sera-t-elle débattue avant la réforme des retraites (les deux textes poids lourds de la deuxième partie du mandat) ? Quelle loi fait-on voter avant les municipales pour ne pas craindre un débat très politique ?

Tout n'est pas encore arbitré et l'Élysée et Matignon sont en liaison constante.
Une forme très convenue mais verte !

Un discours de politique générale se prépare avec tout le gouvernement. Chaque ministre veut que son son périmètre soit évoqué. La réunion de vendredi avec tous les ministres a été très animée. « Le deuxième discours de politique générale n'efface pas le premier », prévient l'entourage du Premier ministre qui ne parlera donc pas de tout ce mercredi. Les propos d'Édouard Philippe devront être équilibrés.

Une chose est certaine : l'écologie sera très présente. Le grand débat a montré que la sauvegarde de la planète était une priorité pour les Français et les résultats des européennes l'ont à nouveau rappelé. Sur ce point le Premier ministre, qui ne passe pas pour être le plus écolo que Matignon ait connu, n'a pas le droit de décevoir.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Edouard Philippe, saison 2

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 06:12:00

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Edouard Philippe, saison 2
 

 
Édouard Philippe et, au second plan, Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale. AFP Photo / Guillaume SOUVANT
Édouard Philippe est encore là. Alors que certains prédisaient son départ au creux de l'hiver quand le président de la République était sur toutes les estrades du grand débat, le Premier ministre a repris des couleurs. Renforcé dans ses fonctions par un chef de l'État qui a choisi de le garder et de ne pas remanier l'équipe gouvernementale, il prononcera ce mercredi son second discours de politique générale.
Un discours pour quoi faire ?

Un discours de politique générale est un rendez-vous institutionnel, le plus souvent fastidieux pour ceux qui l'écoutent. Etudié par les passionnés des sciences politiques, il est surtout destiné à caler le calendrier parlementaire, les réformes sont déjà connues.

Emmanuel Macron a égrené des mesures le 25 avril lors de sa conférence de presse ; le chef du gouvernement, également chef de la majorité, est chargé de les mettre en musique. C'est ce qu'il va faire devant les députés (son discours sera lu au même moment aux sénateurs).
Acte II du quinquennat

Ce discours intervient après deux années de pouvoir et surtout après la crise des gilets jaunes et le grand débat qui a suivi. Baisse significative des impôts, revalorisation des retraites, soutien aux familles monoparentales, baisse du nombre de parlementaires : Édouard Philippe devra donner des détails sur le menu de cette deuxième partie du quinquennat. Celle-ci aura une coloration plus sociale après une première partie davantage consacrée aux réformes économiques (flexibilité du travail, SNCF, loi agriculture et alimentation, éducation, etc.).
Embouteillage parlementaire

Le petit monde de l'Assemblée et du Sénat attend beaucoup du discours du Premier ministre pour connaître le calendrier parlementaire. C'est éminemment politique : la loi autorisant la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes passera-t-elle avant la réduction du nombre de parlementaires ? La nouvelle assurance chômage sera-t-elle débattue avant la réforme des retraites (les deux textes poids lourds de la deuxième partie du mandat) ? Quelle loi fait-on voter avant les municipales pour ne pas craindre un débat très politique ?

Tout n'est pas encore arbitré et l'Élysée et Matignon sont en liaison constante.
Une forme très convenue mais verte !

Un discours de politique générale se prépare avec tout le gouvernement. Chaque ministre veut que son son périmètre soit évoqué. La réunion de vendredi avec tous les ministres a été très animée. « Le deuxième discours de politique générale n'efface pas le premier », prévient l'entourage du Premier ministre qui ne parlera donc pas de tout ce mercredi. Les propos d'Édouard Philippe devront être équilibrés.

Une chose est certaine : l'écologie sera très présente. Le grand débat a montré que la sauvegarde de la planète était une priorité pour les Français et les résultats des européennes l'ont à nouveau rappelé. Sur ce point le Premier ministre, qui ne passe pas pour être le plus écolo que Matignon ait connu, n'a pas le droit de décevoir.
Nathalie MAURET

 

 
 

Quarante ans de reconquête agricole remis en question ?

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 06:07:11

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Quarante ans de reconquête agricole remis en question ?
 

 
Entièrement boisé il y a encore vingt ans, le Chauvelin est un bel exemple d'aménagement sylvo-pastoral. Photo L'Alsace/François FROEHLY
« Il y a une quarantaine d'années, la forêt avait pris beaucoup de place dans le massif vosgien et poussait quasiment jusqu'aux premières maisons des villages... Avec la disparition de l'ouvrier paysan qui, en plus de son travail à l'usine, avait une petite activité agricole, la friche s'est progressivement installée à la place des pâturages et des champs existants à l'époque, rappelle François Tacquard, vice-président de l'Association du massif vosgien. Puis, à partir de 1946, on a commencé à subventionner la plantation de conifères - principalement des épicéas - par l'entremise du fonds forestier national. »

Ces forêts, plantées souvent sur de bonnes terres agricoles, n'ont pas donné les résultats escomptés, bien au contraire. Les paysages se sont refermés et les villages se sont retrouvés « emprisonnés » par la végétation : humidité, manque d'ensoleillement, perte des repères locaux, rien de bien réjouissant pour les habitants... Selon les vallées, on pouvait arriver à près de 80 %, voire plus de taux de fermeture du paysage (lire encadré).

Une prise de conscience quasi générale a permis la mise en oeuvre d'une « politique volontariste et extrêmement active d'ouverture des paysages » conjuguée avec l'installation d'agriculteurs pour entretenir ces espaces.

Le premier plan paysage a vu le jour en 1990 dans la vallée de la Bruche. Il a permis des ouvertures paysagères et le développement d'une agriculture de qualité. La vallée de Saint-Amarin a fait de même en 1993 et a été pionnière, avec l'appui du Parc des Ballon, en matière de mesure agri-environnementale (MAE). Tout le massif s'est lancé dans la même démarche au cours de cette période.

« Cette réouverture pastorale a présenté de nombreux avantages, explique Laurent Seguin, président du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Des agriculteurs se sont installés, proposant des productions respectueuses de l'environnement et favorisant les circuits courts. L'impact touristique a également été très important, car les visiteurs aiment nos paysages ouverts. »
« Ces plantations d'épicéas en rang militaire sont des désastres écologiques »

Mais depuis 2014, l'État, qui souscrivait pleinement à la politique de reconquête des paysages, a changé de regard sur la montagne. En effet, la loi d'Avenir pour l'agriculture et la forêt remet tout en question. « L'argument est simpliste, s'alarme François Tacquard. Au prétexte que la forêt protège l'environnement et capte du carbone, il ne faut plus y toucher... Or ces plantations d'épicéas en rang militaire sont des désastres écologiques ! »

Selon les acteurs locaux, depuis cette loi, « tout bloque, tout est verrouillé. Les techniciens de la direction de l'environnement appliquent le texte à la lettre, tout en méconnaissant les réalités du terrain. »

Or les spécialistes s'accordent à dire qu'un pâturage réhabilité contient 200 espèces différentes à l'hectare, alors qu'une forêt d'épicéas en compte une. « Ça ne va plus, il faut tout remettre sur la table !, tempête François Tacquard. Certes il y a eu des abus de défrichement forestier, notamment autour des villes, mais là, on est dans l'extrémisme. »

L'objectif du colloque de ce mercredi est d'inviter les élus et techniciens, et de montrer ce qui a été fait avec l'argent public et ce qui resterait à faire dans le massif vosgien. « Nous voulons montrer que nous sommes des gens raisonnables, soucieux de l'équilibre sylvo-pastoral et du bien-être des habitants. Nous voulons aussi dialoguer pour mettre en place des procédures efficaces, proches des besoins du terrain et respectueuses des milieux naturels et des paysages », insitent les organisateurs.
François FROEHLY Y ALLER Colloque organisé par l'Association de massif vosgien,le Parc naturel des Ballons des Vosges et le Parc des Vosges du Nord, ce mardi 12 juin de 9 h à 13 h, dans la salle de la Laub, 12 rue Saint-Grégoire à Munster.

 

 
 

Massif des Vosges : 40 années de reconquête agricole remises en question ?

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:55:09

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Massif des Vosges
Massif des Vosges : 40 années de reconquête agricole remises en question ?
La loi d'avenir pour l'agriculture et la forêt marque un sévère coup d'arrêt à la politique de reconquête agricole et paysagère mise en place dans le massif vosgiendepuis 40 ans. Un colloque organisé à Munster devrait permettre de mettre la problématique à plat et de déboucher sur des solutions.

 
Entièrement boisé il y a encore 20 ans, le Chauvelin à Storckensohn est un bel exemple d'aménagement sylvo-pastoral.
« Il y a une quarantaine d'années, la forêt avait pris beaucoup de place dans le massif vosgien et poussait quasiment jusqu'aux premières maisons des villages. Avec la disparition de l'ouvrier paysan qui, en plus de son travail à l'usine, avait une petite activité agricole, la friche s'est progressivement installée à la place des pâturages et des champs existants à l'époque , explique François Tacquard, vice-président de l'association du massif vosgien. Puis, à partir de 1946, on subventionnait la plantation de conifères - principalement des épicéas -- par l'entremise du fonds forestier national »...

Ces forêts, plantées souvent sur de bonnes terres agricoles, n'ont pas donné les résultats escomptés, bien au contraire. Les paysages se sont refermés, et les villages se sont retrouvés « emprisonnés » par la végétation : humidité, manque d'ensoleillement, perte des repères locaux, rien de bien réjouissant pour les habitants... Selon les vallées, on pouvait arriver à près de 80 %, voire plus de taux de fermeture du paysage...
« Ces plantations d'épicéas en rang militaire sont des désastres écologiques »

Une prise de conscience quasi générale a permis la mise en oeuvre d'une politique volontariste et extrêmement active d'ouverture des paysages conjuguée avec l'installation d'agriculteurs pour entretenir ces espaces.

Le premier plan paysage a vu le jour en 1990 dans la vallée de la Bruche. Il a permis des ouvertures paysagères et le développement d'une agriculture de qualité. La vallée de Saint-Amarin a fait de même en 1993 et a été pionnière, avec l'appui du Parc des Ballons, en matière de Mesure Agri Environnementale (MAE). Tout le massif s'est lancé dans la même démarche au cours de cette période. « Cette réouverture pastorale a présenté de nombreux avantages , explique Laurent Seguin, président du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Des agriculteurs se sont installés, proposant des productions respectueuses de l'environnement et favorisant les circuits courts. L'impact touristique a aussi été très important : les gens aiment nos paysages ouverts... »

Mais depuis 2014, l'État, qui souscrivait pleinement à la politique de reconquête des paysages, a changé de regard sur la montagne. En effet, la loi d'avenir pour l'agriculture et la forêt remet tout en question. « L'argument est simpliste , estime François Tacquard. Au prétexte que la forêt protège l'environnement et capte du carbone, il ne faut plus y toucher. Or ces plantations d'épicéas en rang militaire sont des désastres écologiques. »
200 espèces à l'hectare dans un pâturage réhabilité

Selon les acteurs locaux, depuis cette loi, « tout bloque, tout est verrouillé, les techniciens de la direction de l'environnement appliquent le texte à la lettre, méconnaissant les réalités du terrain. »

Or, les spécialistes s'accordent à dire qu'un pâturage réhabilité contient 200 espèces différentes à l'hectare ; une forêt d'épicéas en compte une. « Ça ne va plus, il faut tout remettre sur la table », tempête François Tacquard. « Certes il y a eu des abus de défrichements forestiers, notamment autour des villes, mais là, on est dans l'extrémisme. »

L'objectif du colloque du 12 juin est d'inviter les élus et techniciens et de montrer ce qui a été fait avec l'argent public et ce qui resterait à faire dans le massif vosgien. « Nous voulons montrer que nous sommes des gens raisonnables, soucieux de l'équilibre sylvo-pastoral et du bien-être des habitants. Nous voulons aussi dialoguer pour mettre en place des procédures efficaces, proches des besoins du terrain et respectueuses des milieux naturels et des paysages », insistent les organisateurs.
François FROEHLY Colloque organisé par l'association de massif vosgien, le parc naturel des Ballons des Vosges et le parc des Vosges du Nord, mercredi 12 juin de 9 h à 13 h, salle de la Laub, 12, rue Saint-Grégoire à Munster.

Colloque organisé par l'association de massif vosgien, le parc naturel des Ballons des Vosges et le parc des Vosges du Nord, mercredi 12 juin de 9 h à 13 h, salle de la Laub, 12, rue Saint-Grégoire à Munster.

 
 

 

Saint-Martin : Une inscription hostile à Roland Ries sur la mairie

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:57:26

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Saint-Martin
Saint-Martin : Une inscription hostile à Roland Ries sur la mairie

 
Une inscription mentionnant le maire de Strasbourg « Ries, tu es sous surveillance », suivie d'une adresse a été découverte lundi matin sur une des façades de la mairie de Saint-Martin, petite commune de la vallée de Villé.
Pas de résidence secondaire

« Je suis aussi étonné que vous, réagit Raymond Wirth, maire de Saint-Martin. Je n'ai aucune relation avec M. Ries, il n'a pas de résidence secondaire ici... » C'est un voisin qui a découvert l'inscription et qui a prévenu le maire.

Le ou les auteurs ont agi dans la nuit de dimanche à lundi et ont peut-être été dérangés dans leur méfait puisque qu'un début de phrase, « Il faut brûler les », apparaît également sur la façade.

Raymond Wirth doit aller déposer plainte ce mardi à la gendarmerie. Les gendarmes se sont toutefois déjà déplacés ce lundi pour faire les constatations d'usage. Une enquête a été ouverte.

Des inscriptions hostiles à Roland Ries, Georges Soros et aux migrants avaient été découvertes dans plusieurs communes du Ried à la même période l'an dernier.

 

 
 

 

Une inscription hostile à Roland Ries sur la mairie

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 06:03:58

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Une inscription hostile à Roland Ries sur la mairie
 

 
Une inscription mentionnant le maire de Strasbourg « Ries, tu es sous surveillance », suivie d'une adresse, a été découverte ce lundi matin sur une des façades de la mairie de Saint-Martin, petite commune de la vallée de Villé. « Je suis aussi étonné que vous, réagit Raymond Wirth, maire de Saint-Martin. Je n'ai aucune relation avec Roland Ries, il n'a pas de résidence secondaire ici... »
Déjà l'année dernière

C'est un voisin qui a découvert l'inscription et qui a prévenu le maire. Le ou les auteurs ont agi dans la nuit de dimanche à lundi et ont peut-être été dérangés dans leur méfait puisqu'un début de phrase, « Il faut brûler les », apparaît également sur la façade. Raymond Wirth doit aller déposer plainte ce mardi à la gendarmerie. Les gendarmes se sont toutefois déjà déplacés ce lundi pour faire les constatations d'usage. Une enquête a été ouverte.

Des inscriptions hostiles à Roland Ries, Georges Soros et aux migrants avaient été découvertes dans plusieurs communes du Ried à la même période l'an dernier.

 

 
 

Démographie médicale Davantage d'exercices regroupés en Alsace : La maison de santé, remède de proximité

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:54:09

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Démographie médicale  Davantage d'exercices regroupés en Alsace
Démographie médicale Davantage d'exercices regroupés en Alsace : La maison de santé, remède de proximité
Une dizaine existe déjà en Alsace et une quinzaine de projets sont plus ou moins avancés : les maisons de santé, regroupant des professionnels de plusieurs disciplines médicales et paramédicales, préfigurent peut-être l'avenir du système de soins de proximité.

 
L'une des structures recensées en Alsace par l'ARS : la Maison urbaine de santé du Neuhof.
Le docteur de famille débordé de consultations et de visites, c'est une vision de la médecine que certains jugent passéiste et qui, pourtant, pourrait devenir plus fréquente dans le futur. La crise démographie de la médecine de proximité a déjà frappé durement d'autres régions : là où les médecins, notamment généralistes, deviennent plus rares, ils sont de plus en plus sollicités.
Faciliter l'accès aux soins

En Alsace, on n'en est pas encore à ces cabinets libéraux globalement pris d'assaut, mais il faut préparer l'avenir : c'est l'un des messages que portera en fin de semaine la Fédération des maisons de santé d'Alsace (Femalsace), qui rencontrera à Strasbourg les organismes homologues du Grand Est.

Regrouper en un seul lieu des praticiens de médecine, de kinésithérapie, d'orthophonie, de soins infirmiers, etc. est une idée qui fait son chemin, soutenue par les autorités sanitaires et institutionnelles. Cette structuration de l'offre de santé au plus près des territoires a le double avantage de mieux organiser une certaine continuité des soins, parfois difficilement tenable pour des libéraux isolés dans leurs cabinets respectifs, tout en optimisant le fonctionnement de chaque professionnel. Le patient doit y gagner, les médecins et les auxiliaires médicaux aussi.

Faciliter l'accès aux soins des assurés sociaux en ville ou à la campagne est une mesure bienvenue, alors que les départs à la retraite de praticiens vont se multiplier. C'est une évolution de bon sens, pointe le Dr Pierre Tryleski, vice-président de la Femalsace et de son extension sur le Grand Est, la Femage. « Cet exercice coordonné de manière la plus efficiente possible permet de mieux répondre à des situations de plus en plus complexes, provoquées par exemple par le vieillissement de la population ou par le fait que l'hôpital, débordé, n'est plus le recours qu'il a longtemps été. »
De vraies petites entreprises de santé

Les maisons de santé dites « pluri-professionnelles » sont appelées à devenir des lieux de prise en charge plus adaptés à l'offre de soins actuelle : toquer à une seule porte permet d'accéder à une diversité de compétences, sans pour cela devoir migrer à l'autre bout du canton - ou du quartier.

La mise en place assez contraignante de ce genre de structures intéresse plutôt des professionnels déjà installés auparavant, les jeunes médecins préférant faire leurs débuts de manière plus classique. « C'est qu'il s'agit de bâtir une petite entreprise de santé, explique Pierre Tryleski, un ensemble à vocation « artisanale », au sens noble du terme, structuré autour de qualifications réunies en un seul endroit. »

Monter non seulement le programme médical mais aussi trouver son cadre immobilier, déposer les contrats d'objectif et faire valider le projet de santé sont autant de nécessités financières, juridiques ou administratives.

« C'est lourd, regrette-t-on à la Femalsace, car derrière les discours déterminés de soutien à l'Agence régionale de santé ou à l'assurance-maladie, la réalité des dossiers à remplir peut rebuter. »

Certaines maisons de santé ont même confié ce suivi à un salarié, qui doit y consacrer une part non négligeable de son temps de travail. « Mais on voit aussi comment la Région a pris la mesure du phénomène et intervient positivement, de même que certains maires conscients du problème de l'accès aux soins. »
Imaginer l'avenir

Tous les élus ne sont pas pour autant engagés ou convaincus, loin de là. Pour Pierre Tryleski, la question est de se projeter au-delà du quotidien : « En 30 ans j'ai vu moi-même le paysage médical changer dans les territoires, qu'ils soient urbains ou ruraux. Nous devons nous organiser pour ne pas subir passivement les évolutions démographiques et d'exercice des praticiens, et imaginer l'avenir : les maisons de santé ont toute leur place dans le nouvel équilibre des soins de proximité. »
DiR Les maisons de santé qui ont été recensées en Alsace il y a deux mois par l'Agence régionale de santé étaient notamment situées à Strasbourg (3), Schirmeck, Fréland, Woerth, Mulhouse (2), Kingersheim ou Bartenheim. Des projets ont aussi été examinés ou validés entre autres à Strasbourg, Schiltigheim, Lingolsheim, Goxwille r, Marlenheim, Gerstheim, Kaysersberg, Colmar, Orbey, Thann. Des études ont en particulier été menées pour Schirrhein, Barr, Neuf-Brisach, Merxheim, Montreux-Vieux, Altkirch.

Les maisons de santé qui ont été recensées en Alsace il y a deux mois par l'Agence régionale de santé étaient notamment situées à Strasbourg (3), Schirmeck, Fréland, Woerth, Mulhouse (2), Kingersheim ou Bartenheim.

 
 

 

« Séjour répit » : une respiration pour les aidants de malades Alzheimer

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 06:01:57

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« Séjour répit » : une respiration pour les aidants de malades Alzheimer
 

 
Des études ont mis en lumière la diminution de l'espérance de vie des aidants en raison de l'énergie qu'ils déploient pour s'occuper de leur proche atteint de la maladie d'Alzheimer. Les « séjours répit » organisés par l'association France Alzheimer 68 visent justement à prévenir l'épuisement des aidants. Photos L'Alsace /Christelle DIDIERJEAN
« Vous aider à toujours profiter de la vie ! » C'est le slogan choisi par l'association France Alzheimer pour décrire les actions qu'elle met en place afin de soutenir les malades et leurs familles sur le long chemin de la maladie. Une trentaine de personnes - douze aidants, huit malades et huit bénévoles - ont séjourné cinq jours aux Trois-Épis cette semaine afin de rompre l'isolement et de se ressourcer dans l'agréable cadre de la station climatique. « Ici, nous passons un maximum de temps à l'extérieur car, souvent, ces familles restent cloîtrées dans leurs maisons », pointe Jocelyne Aniorté, vice-présidente de l'association. Des études ont notamment mis en lumière la diminution de l'espérance de vie des aidants en raison de l'énergie qu'ils déploient pour s'occuper de leur proche atteint de la maladie d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée.
Des histoires à la fois semblables et très différentes

Éliane Vonau a perdu son mari de 86 ans en 2018, après six ans de maladie. Tous deux très sportifs tout au long de leur vie, ils ont pratiqué ski, tennis, vélo et randonnée, « ce qui n'a pas empêché mon époux de devenir malade Alzheimer. » « Avant d'être diagnostiqué, il a craint la maladie durant des années, il sentait ses capacités diminuer mais a tout fait pour nous le cacher. »

Lorsque le verdict tombe, Éliane décide immédiatement de s'organiser. Elle quitte la spacieuse maison d'architecte qu'elle habitait avec son époux, ses hauteurs sous plafond différentes selon les pièces et ses nombreux escaliers pour emménager dans l'ancienne maison de ses parents qu'elle fait entièrement rénover. « J'ai tout transformé pour accueillir mon mari malade dans les meilleures conditions possibles. » Mais très vite, son état se dégrade. « Lui qui était un homme très gentil, très calme, est devenu mauvais, j'étais devenue son souffre-douleur. » Son médecin traitant lui conseille alors de faire appel à une auxiliaire de vie pour l'épauler. « Il était dans son monde, ne parlait plus, ne marchait plus, ne s'occupait plus. » Son seul plaisir jusqu'à sa mort aura été d'écouter de la musique classique tout au long de la journée. « Dans ces moments-là, il était heureux, souriant. » L'extrême dépendance est cependant difficile à assumer. Victime d'un infarctus, Éliane est hospitalisée pendant huit jours et parvient à installer son mari dans le même hôpital, à l'étage inférieur. « Pendant cette période, il a refusé de manger, c'était terrible, j'étais pourtant juste à côté ; c'est aussi à partir de cet épisode qu'il n'a plus jamais marché. » Malgré la maladie, le lien entre les deux époux reste extrêmement fort. « J'ose croire que le sentiment amoureux a perduré », espère Éliane, qui évoque tout de même une « délivrance, un soulagement » lors de la mort de son époux.

« C'était difficile de le voir dans cet état-là. » Aujourd'hui, à 82 ans, elle continue de fréquenter les membres d'Alzheimer 68, tout en souhaitant espacer ses visites : « Cela me rappelle trop mon mari, je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie. »

Si la maladie est la même, peu d'histoires se ressemblent, l'évolution de chaque malade étant très différente. « C'est pour cette raison que je n'ai pas souhaité participer aux groupes de parole », explique Joëlle Kienlen, qui a accompagné sa mère malade d'Alzheimer pendant douze ans. « Je n'avais pas envie d'anticiper, de m'inquiéter de son état futur, ça ne sert à rien. »
Le « deuil blanc »

Tous cependant connaissent ce qui est désigné sous le terme de « deuil blanc », cette perte de la personnalité de l'être aimé, le patient se transformant et perdant ses capacités, au point de ne plus ressembler à la personne qu'il était auparavant. « Aujourd'hui, il me reconnaît encore un tout petit peu », explique Patricia Gauer en parlant de son mari, diagnostiqué en 2010. « En général, la journée se déroule bien, mais c'est en fin d'après-midi que ses angoisses le reprennent, il craint que je le laisse seul, je dois le rassurer. C'est ça qui est très, très fatigant : il faut sans cesse parler, expliquer, justifier... à des moments où on aurait envie de calme, de sérénité. » Devenue bénévole à France Alzheimer 68, Patricia a trouvé un soutien précieux auprès de l'association et recommande à tous les aidants de la rejoindre, plutôt que de penser qu'ils peuvent « gérer seuls ». « Ici, nous sommes entourés, il ne faut pas hésiter à en profiter. »
Véronique BERKANI PLUS WEB Voir notre reportage photo complet sur www.alsace.fr

 

 
 

Alsace Dépendance : Un nouveau livret pour les aidants

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:48:42

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Alsace  Dépendance
Alsace Dépendance : Un nouveau livret pour les aidants
Un nouveau livret à destination des aidants a été présenté mercredi à Obernai, par les Conseils départementaux de la citoyenneté et de l'autonomie des deux départements alsaciens.

 
Le Bas et le Haut-Rhin se sont associés pour réactualiser le livret d'aide à l'usage des aidants des personnes âgées dépendantes à domicile.

Élaboré par Patricia Baechler (ergothérapeute), Christine Chaudrand (directrice de l'association Vivre chez moi) et Danielle Weber (coordinatrice de la première édition), ce guide vient apporter des conseils et des solutions aux tracas du quotidien rencontrés par les familles et les personnes aidantes, comme l'adoption des bons réflexes en matière de communication ou d'aide à la mobilité.

Un premier guide avait été réalisé en 2005 et il était nécessaire de le mettre à jour. « Les technologies ont bien évolué, il fallait s'adapter », rappelle Christine Chaudrand.

Un des apports de ce nouveau livre, d'une cinquantaine de pages, est la mise à disposition d'un nouveau carnet d'adresses pour faciliter les démarches auprès des différents acteurs de l'aide à domicile : associations, hôpitaux de jour, plateformes d'accompagnement...

L'objectif, également, est la mise à disposition en ligne des fiches d'aide, sur les sites internet d'associations ou du département. Ces fiches pourraient ainsi être actualisées régulièrement. Le livret, quant à lui, sera imprimé avec l'aide de la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat). Il pourra être distribué aux structures et aidants qui en font la demande.
Renseignements complémentaires et demande de livrets auprès de Lise Romand, à la Maison de l'autonomie, rue du Verdon à Strasbourg, lise.romand@bas-rhin.fr

Renseignements complémentaires et demande de livrets auprès de Lise Romand, à la Maison de l'autonomie, rue du Verdon à Strasbourg, lise.romand@bas-rhin.fr

 
 

 

Wintzenheim SIVOM du canton : La première pierre de l'extension du COSEC a été posée

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:46:35

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Wintzenheim  SIVOM du canton
Wintzenheim SIVOM du canton : La première pierre de l'extension du COSEC a été posée
Le chantier du COSEC de Wintzenheim a été le cadre, samedi, d'une cérémonie pour la pose de la première pierre des travaux d'extension de ce complexe évolutif couvert du canton.

 
Les présidentes du conseil départemental et du SIVOM posant la première pierre.
Lucette Spinhirny, présidente du SIVOM, a accueilli Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Jacques Cattin, député, Lucien Muller, conseiller départemental, Jacques Rimeize, président de la caisse d'allocation familiale et les maires du canton.

La présidente du SIVOM a indiqué que ce projet, mûri depuis quatre ans, devient réalité et est conforme aux attentes des usagers et du territoire. Elle a ajouté : « Toutes les décisions ont été prises de façon concertée, entérinées par le comité directeur à l'occasion de séances publiques ! » L'investissement porte sur 1 668 000 EUR TTC, dont 40  % d'un plafond pour subventions de 1 100 000 EUR sont financés par le conseil départemental (440 000 EUR).

Les travaux concernent la rénovation du COSEC existant mais aussi la construction d'une salle annexe multisports de 400 m2 dévolue notamment à la pratique de la gymnastique, des sports de combat, du tennis de table et dotée d'un mur d'escalade.

Quant aux architectes Laurent Kauffmann et Julien Wasmer, ils ont su analyser les besoins et prendre en compte les modifications demandées. Lucette Spinhirny a ensuite donné rendez-vous à l'assistance, dans une petite année, pour l'inauguration du complexe sportif.
Deux priorités :l'emploi et la jeunesse

Jacques Rimeize a indiqué que la CAF octroie une subvention de 10 500 EUR pour la partie du chantier concernant la restructuration du Relais d'assistantes maternelles dont le coût s'élève à 20 125 EUR. Il a ainsi noté : « Ce soutien permet d'améliorer les conditions de travail de l'animatrice et l'accueil des familles et des assistants maternels. Les travaux de transplantation du RAM étaient devenus une nécessité. »

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a rappelé que cet important soutien financier du Département s'inscrit dans la nouvelle politique jeunesse « P.R.E.T. = Prêt pour la Réussite Éducative de Tous » qui mobilisera 500 MEUR d'investissement sur dix ans dont 150 MEUR pour la seule construction et modernisation des collèges haut-rhinois. Pour la présidente, ces investissements sont « une démarche vertueuse et un choix politique faisant preuve d'audace » en même temps qu'un message à la population : « Ici, nous investissons pour vous avec deux priorités : l'emploi et la jeunesse. » Elle a ensuite fait l'éloge de la pratique sportive qui est une école de vie et de rigueur aidant à construire la conscience citoyenne : « Le sport correspond aux valeurs de la République, liberté, égalité et fraternité. » Elle a rappelé que ce chantier s'ajoute à la réhabilitation générale du collège Prévert.

Après la pose de la première pierre par les élus, Brigitte Klinkert a remis la médaille d'argent pour 20 ans de service à Charles Lell, adjoint technique principal 2e classe et d'or pour 35 ans de service à Sven Bachert, directeur général des services du SIVOM.

 

 
 

 

Wintzenheim Extension du Cosec : la première pierre est posée

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:55:05

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Wintzenheim Extension du Cosec : la première pierre est posée
 

 
Brigitte Klinkert (G.) et Lucette Spinhirny ont posé la première pierre de l'extension du Cosec, samedi 8 juin, à Wintzenheim.  Photo L'Alsace
À l'occasion de la pose de la première pierre sur le chantier d'extension du Cosec à Wintzenheim, samedi 8 juin, Lucette Spinhirny, présidente du Sivom, a accueilli Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Jacques Cattin député, Lucien Muller conseiller départemental, Jacques Rimeize, président de la caisse d'allocation familiale, et les maires du canton.
« Conforme aux attentes »

Mme Spinhirny a indiqué que ce projet, mûri depuis quatre ans, « devient réalité et est conforme aux attentes des usagers et du territoire ». Et d'ajouter : « Toutes les décisions ont été prises de façon concertée, et entérinées par le comité directeur à l'occasion de séances publiques. »

L'investissement porte sur 1 668 000 EUR TTC, dont 40 % d'un plafond pour subventions de 1 100 000 EUR sont financés par le conseil départemental (440 000 EUR).
Inauguration dans « une petite année »

Les travaux concernent la rénovation du Cosec existant, mais aussi la construction d'une salle annexe multisports de 400 m² dévolue notamment à la pratique de la gymnastique, des sports de combat, du tennis de table, et dotée d'un mur d'escalade.

Quant aux architectes - Laurent Kauffmann et Julien Wasmer -, ils ont su analyser les besoins et prendre en compte les modifications demandées. Lucette Spinhirny a ensuite donné rendez-vous à l'assistance « dans une petite année », pour l'inauguration du complexe sportif.

Jacques Rimeize a indiqué que la CAF octroie une subvention de 10 500 EUR pour la partie du chantier concernant la restructuration du Relais d'assistantes maternelles (RAM) dont le coût s'élève à 20 125 EUR EUR : « Ce soutien permet d'améliorer les conditions de travail de l'animatrice et l'accueil des familles et des assistants maternels. Les travaux de transplantation du RAM étaient devenus une nécessité. »
« Nouvelle politique jeunesse »

Brigitte Klinkert a rappelé que cet important soutien financier du Département « s'inscrit dans la nouvelle politique jeunesse "Pret" (Pour la réussite éducative de tous) qui nécessitera 500 MEUR d'investissement sur dix ans, dont 150 MEUR pour les seules construction et modernisation des collèges haut-rhinois ».

Pour Mme Klinkert, ces investissements sont « une démarche vertueuse et un choix politique faisant preuve d'audace ». E n même temps qu'un un message à la population : « Ici nous investissons pour vous avec deux priorités, l'emploi et la jeunesse. »
Une médaille d'argent et une médaille d'or

Elle a ensuite fait l'éloge de la pratique sportive, « qui est une école de vie et de rigueur aidant à construire la conscience citoyenne » : « Le sport correspond aux valeurs de la République : liberté, égalité et fraternité. » Et Brigitte Klinkert de rappeler que « ce chantier s'ajoute à la réhabilitation générale du collège Prévert ».

Après la pose de la première pierre par les élus, Brigitte Klinkert a remis la médaille d'argent pour 20 ans de service à Charles Lell, adjoint technique principal 2e classe, et d'or pour 35 ans de service à Sven Bachert, directeur général des services du Sivom.
Jean-Louis MEYER

 

 
 

MULHOUSE : Le centre-ville bouge, et même le dimanche

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 06:04:59

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Commerce
MULHOUSE : Le centre-ville bouge, et même le dimanche
Le P'tit dèj des Ateliers du commerce de Mulhouse du mois de juin, ce mardi, a été l'occasion de passer en revue de nombreux sujets : animations estivales, nouvelles enseignes, travaux au centre-ville... Le manager du commerce a aussi voulu battre en brèche l'idée que la ville serait morte le dimanche.
 

 
La fresque est déjà rénovée. Le réaménagement de la place Lucien-Dreyfus va démarrer.
Dernier de ces rendez-vous mensuels avant la trêve estivale, le P'tit dèj de l'Atelier du commerce de Mulhouse de juin s'est tenu dans son cadre habituel, le salon de thé 1924 Un monde de café. Voilà quelques-unes des infos livrées par Frédéric Marquet, le manager du commerce, et ses invités du jour, devant la grosse trentaine de participants.

? Les animations de l'été.- Chrystel Schackis, directrice adjointe du service communication de la Ville, a présenté le programme des animations estivales à Mulhouse, intitulé cette année Mulhouse l'épopée : plus de 80 événements en tous genres recensés entre le 24 mai et le 1er septembre. Relevons trois nouveautés : la prolongation des Jeudis du parc en août (jusqu'au 22) ; un concert gratuit de Bénabar place de la Réunion le 27 juillet ; la présence pour l'été (à partir du 21 juin) d'une guinguette dans le square du Musée de l'impression sur étoffes, avec la possibilité de faire depuis là des petits tours en bateau sur le canal. Scènes de rue sera, du 18 au 21 juillet, un grand temps fort de Mulhouse l'épopée. Et Emmanuelle Telega, membre de l'équipe du festival, est venue évoquer ce cru 2019, qui accueillera 32 compagnies pour 34 spectacles et 67 représentations dans 21 espaces de jeu (là aussi, on y reviendra).

Chrystel Schackis a salué l'engagement des nombreux acteurs, en particulier associatifs, qui contribuent très largement à la richesse de ce programme d'animations estivales. Elle a aussi parlé de la campagne de communication d'envergure engagée par la Ville autour de Mulhouse l'épopée, avec un budget de 125 000 EUR, « pour pouvoir attirer de plus en plus de monde » autour de ces événements : brochure de 68 pages éditée à 15 000 exemplaires ; affichage (200 panneaux) ; site internet dédié (mulhouse-lepopee.fr) ; encarts dans la presse ; goodies (5 000 éventails), etc. Les réseaux sociaux, aussi, avec les Facebook, Instagram et Twitter de la Ville, qui comptent respectivement plus de 16 500, 8 000 et 7 500 abonnés, précise Chrystel Schackis, qui souligne : « On a vraiment envie que l'été devienne notre second temps fort de l'année à Mulhouse, le premier étant bien sûr Noël. » Dans la salle, un acteur du quartier Franklin souhaiterait que la Ville communique davantage sur les animations qui se déroulent dans son secteur. « Quand il se passe quelque chose place Franklin, les gens du quartier ne sont pas au courant. On pourrait mettre une banderole, par exemple. »

? Les dimanches.- Le manager du commerce juge « très positif » le bilan du premier festival culinaire Street bouche corner mulhousien, qui s'est déroulé dimanche place de la Réunion (le second de la saison aura lieu le 7 juillet de 11 h 30 à 19 h 30). « Il y avait du monde, une belle ambiance. Et c'est quelque chose qui fait bouger Mulhouse le dimanche », se réjouit Frédéric Marquet, tout en battant en brèche l'idée que tout serait fermé et qu'il ne se passerait rien les dimanches dans la cité du Bollwerk. Et d'illustrer : « Une quarantaine de restaurants sont ouverts toute l'année le dimanche, avec des choses sympas, des brunchs par exemple... »

? Place Lucien-Dreyfus.- La fresque vient d'être rénovée. Les travaux de réaménagement de la place, avec « un salon urbain », ont débuté. Ils devraient durer cinq mois.

? Ouvertures/fermetures de commerces au centre-ville.- « En huit ans, depuis 2011, on est à 487 ouvertures de commerces, dont 75 % d'indépendants », indique Frédéric Marquet. Il y a eu évidemment de nombreuses fermetures dans le même temps. Mais beaucoup moins, assure le manager du commerce : « On est à deux ouvertures pour une fermeture. » Il recense à ce jour 59 locaux vacants sur le périmètre de Mulhouse grand centre, contre 109 en 2011. Et à un participant qui s'étonne ( « Quand je passe dans les rues, j'ai l'impression d'en voir beaucoup plus », dit-il ), Frédéric Marquet précise qu'il n'y a pas dans son décompte la trentaine de locaux encore vacants mais déjà reloués.
François FUCHS Y ALLER Prochain P'tit dèj des Atelier du commerce mardi 3 septembre, à 8 h 30, au salon de thé 1924 Un monde de café, 16, rue du Sauvage à Mulhouse.

Y ALLER Prochain P'tit dèj des Atelier du commerce mardi 3 septembre, à 8 h 30, au salon de thé 1924 Un monde de café, 16, rue du Sauvage à Mulhouse.

 
 

 

Saint-Louis Au Collège Forlen : « 1918-1925 : les Alsaciens - Paix sur le Rhin ? » s'expose

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:47:56

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Saint-Louis  Au Collège Forlen
Saint-Louis Au Collège Forlen : « 1918-1925 : les Alsaciens - Paix sur le Rhin ? » s'expose
Le collège Forlen de Saint-Louis accueille jusqu'au 14 juin l'exposition itinérante « 1918-1925 : les Alsaciens - Paix sur le Rhin ? » Une passionnante plongée dans l'Histoire dont les échos résonnent jusque dans l'actualité.

 
Lucas Rivals (Archives du Haut-Rhin) guide les élèves à travers l'exposition.
11 novembre 1918. L'Armistice est signé. C'est la fin de la Première Guerre mondiale, et l'Alsace, allemande depuis 1871, redevient française. Une simple formalité ? Loin s'en faut. Entre les dégâts matériels à réparer, les nouvelles démarches administratives à gérer, les changements de langue et de monnaie, ou encore les expulsions des Allemands, ou le retour des soldats alsaciens qui ont combattu sous l'uniforme ennemi, les problématiques sont nombreuses.
Dans la bouedes tranchées

L'exposition a été réalisée conjointement par le Conseil départemental et les Archives du Haut-Rhin. Avant Saint-Louis, itinérante, elle a été proposée aux élèves des collèges de Cernay, Sainte-Marie-aux-Mines, Bourtzwiller et Altkirch. Quelque 3 600 personnes ont déjà pu la découvrir. Dans la forme, elle se présente en trois volets : une mallette pédagogique avec documents et questionnaire ; une quinzaine de panneaux didactiques ; une projection vidéo dans un dôme avec immersion à 360°.

Le thème parle aux élèves de Forlen. Et pour cause. Camille Gchwind, professeur d'Histoire, souligne : « La Première Guerre mondiale est au programme des 3e. alors, en cours d'année, nous sommes allés visiter les lieux de mémoire, notamment les tranchées du Hartmannswillerkopf et le mémorial du Linge. » En plus, « les élèves ont étudié de nombreux textes littéraires liés à la Grande Guerre, dans un enseignement interdisciplinaire. »
L'uniforme ennemisur le dos...

Jeudi matin. Les 6e « Saint-Exupéry » se penchent par groupes de 4 ou 5 sur les documents. Images d'époque, images et dessins signés Hansi, leur font « vivre » le quotidien de Gisela et Hans à la fin de la guerre. Gisela ne sait plus vraiment si elle est française ou allemande ? Elia, 11ans, observe : « Oui, elle est française maintenant. Regardez sa carte d'identité ! Un A et du bleu-blanc-rouge la barrent... » Pour les résidents d'origine allemande, la carte d'identité était barrée par un B et une croix rouge ».

Pour Hans, cela a été plus compliqué. Soldat dans l'armée allemande - « en Russie », indique le document, « le plus loin possible de sa terre natale », car, « ce n'est pas sûr qu'il aurait combattu des Français... » - il est libéré. À son retour, uniforme ennemi sur le dos, le passage de la frontière n'a pas été une sinécure...

Le destin des Allemands « expulsés de France » interpelle les élèves. Leonardo, Steven, Nathanael et quelques autres abondent, trouvent que « ça ressemble assez au problème des migrants aujourd'hui ». Et d'expliquer, en tissant un lien avec l'Histoire, que « ces derniers aussi sont chassés de chez eux par la guerre »...
Paul Munch

 

 
 

 

Richwiller Rues de Wittelsheim et de Kingersheim : Renouvellement de la couche de roulement

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 06:02:28

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Richwiller Rues de Wittelsheim et de Kingersheim
Richwiller Rues de Wittelsheim et de Kingersheim : Renouvellement de la couche de roulement

 
Les nuits des 13 et 14 juin, le Département du Haut-Rhin va procéder à des travaux dans la traversée de Richwiller, au niveau de la rue de Wittelsheim (RD191) et du carrefour avec la rue de Kingersheim (RD155). Une nouvelle couche de roulement sera mise en place sur six centimètres d'épaisseur. Afin de réduire la gêne occasionnée aux usagers, la route sera fermée de 20 h à 6 h du matin uniquement. Les voies de circulation seront barrées au croisement des rues de Kingersheim et de Wittelsheim jusqu'à la jonction de cette dernière avec la rue Max. La rue de Kingersheim sera également fermée à partir de l'entrée de la commune. Pendant les travaux, les usagers sont invités à emprunter les itinéraires de déviation suivants : de Richwiller à Wittelsheim : en venant de Pfastatt, prendre la rue de la Paix à Richwiller pour rejoindre le Kaligone à Kingersheim, et ensuite suivre la direction de Wittelsheim, de Wittelsheim à Richwiller : à Richwiller, au giratoire dit de « la carotte » (avant le pont de la gare de Richwiller), les usagers sont invités à rebrousser chemin vers Wittelsheim et suivre la route à travers le Kaligone pour rejoindre le centre de Richwiller. Les conditions de circulation en journée demeureront habituelles. La ligne 12 du réseau SOLEA ne sera pas impactée. Le Département appelle à la plus grande prudence et au respect des personnels mobilisés. Le tronçon concerné par les travaux est fréquenté, en moyenne, par 7 844 véhicules chaque jour.

 

 
 

 

Thann L'établissement Saint-Joseph fêtera ses 150 ans dimanche

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:59:02

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Thann L'établissement Saint-Joseph fêtera ses 150 ans dimanche
 

 
Depuis plusieurs décennies, le spectacle annuel est devenu un événement incontournable. Archives L'Alsace/M.T.
Pour marquer les 150 ans de l'établissement Saint-Joseph, Jean-Claude Larduinat, directeur général du groupe Saint-Sauveur, et Pierre Suchet, directeur de l'établissement, invitent les anciens, les parents, amis, le public thannois et des environs. De nombreuses animations se dérouleront dimanche 16 juin dans ses locaux jusqu'à 17 h : danses, musique, jeux, tombola, diaporama, expo photo, ateliers, etc.

« La fête s'adresse en priorité à nos résidents, indique Pierre Suchet, directeur depuis 2018. Ils sont 96 au total aux capacités variables et parfois surprenantes. Leur autonomie est plus ou moins relative mais doit toujours être respectée. »

On les rencontre dans le quartier du Kattenbach et certains ne sont plus des inconnus pour les Thannois : Robert s'exprime par le chant, Serge communique par le théâtre, d'autres sont attirés par le jardinage, le bricolage, le sport. À Saint-Joseph, on fête la Saint-Nicolas, le carnaval mais l'événement phare, c'est le spectacle donné chaque année au Relais culturel avec une belle histoire choisie, puis réalisée avec l'aide des accompagnateurs.

Ce dimanche anniversaire, le 16 juin, ils seront particulièrement mis à l'honneur sur des panneaux photos grand format et un diaporama projeté à la chapelle.
Un peu d'histoirede Saint-Joseph

Saint-Joseph, autrefois, c'était l'orphelinat fondé par la congrégation des soeurs du Très Saint-Sauveur vers 1868. Les effectifs des « enfants de l'assistance » ont atteint le nombre de 250 entre les deux guerres.

Saint-Joseph a toujours été tourné vers la ville. Les enfants étaient scolarisés dans les écoles de Thann. L'établissement a cultivé l'ouverture et travaillé à l'insertion. Les fournisseurs étaient des locaux : commerçants et artisans travaillaient avec les soeurs et embauchaient des apprentis et salariés parmi les « orphelins ».

Encore élevés jusqu'en 1970, le nombre d'enfants a ensuite diminué, de sorte que l'établissement s'est ouvert à l'accueil de personnes en situation de handicap à partir de 1986.

Situé à proximité du centre-ville de Thann, l'établissement bénéficie d'un emplacement privilégié. Il se veut toujours ouvert sur le territoire et favorise l'accueil et les partenariats. Il facilite, pour les personnes en situation de handicap, l'accès à toutes les ressources de l'environnement.

Dans les années 1980, c'est le grand tournant dans la vie de l'établissement Saint-Joseph. L'intention des soeurs était de s'occuper des « plus pauvres » en accueillant des orphelins. Elles l'ont fait pendant plus d'un siècle. Mais il fallait s'adapter aux besoins de l'époque. C'est ainsi qu'un Foyer d'accueil spécialisé puis un Foyer pour adultes travailleurs handicapés. (FATH), ont été créés à la suite de l'orphelinat.
L'autre vie de l'établissement

Dans le même temps, la congrégation qui assumait la gestion de l'établissement par un conseil comprenant religieuses et laïcs, confie cette gestion à l'association de l'Abbaye de Marbach, puis à l'association Agathea qui deviendra le Groupe Saint-Sauveur en 2007.

Au fil des ans, une autre vie se met en place selon les agréments des autorités de tutelle et les projets des professionnels de l'établissement. Elle s'organise dans un cadre naturel privilégié : la lisière de la forêt, vignoble du Rangen, ruines de l'Engelbourg, et se situe à deux pas du centre-ville. Un lieu paisible, comme un village tranquille avec sa chapelle, sa terrasse ombragée et ses maisons disposées près d'une élégante tourelle renaissance, survivance du Château de Marsilly.

Saint-Joseph, c'est aussi une entreprise chargée d'assurer l'hébergement, la restauration, l'accompagnement et l'administration, avec l'appui du siège mulhousien et l'autorité de tutelle du Département.

Le budget : 4,7 millions d'euros, somme à négocier tous les ans. Les salaires représentent la part la plus importante. Une partie sera destinée aux rémunérations des 40 accompagnateurs de groupes, maîtresses de maison et surveillants de nuit. Un psychiatre et un psychologue apportent un soutien thérapeutique et travaillent avec les équipes (1 jour par semaine).

Quasiment 90 personnes travaillent dans la structure : 60 postes pour l'accompagnement dont 12 de nuit, 17 postes pour les services généraux, dont cinq pour la cuisine, cinq pour le Centre de soins infirmiers. Le Centre de soins infirmiers est né au début de l'année 2018. Un service créé pour faire face aux besoins grandissants de soins paramédicaux et pour mieux accompagner les personnes dans leurs parcours de soins, en lien avec tous les intervenants du territoire.

L'entretien des locaux est assuré sur neuf bâtiments, dont quatre sont pour l'hébergement et les activités. Ces équipements, parfois anciens, sont soumis aux règles de sécurité draconiennes des ERP (Établissements recevant du public). À ce jour, des travaux importants seraient nécessaires pour répondre à l'ensemble des normes.
Un projet de reconstruction

Budgets, salaires et dossiers administratifs sont effectués sur le site, en relation avec le siège du Groupe Saint-Sauveur. Chaque résidant participe aux frais en reversant au Département 70 % de son allocation fixée actuellement à 860 EUR par mois.

L'établissement envisage aussi sa reconstruction à 100 m de l'emplacement actuel. Elle devra permettre d'importantes économies de fonctionnement, tout en réglant les problèmes d'accessibilité. Elle sera fonctionnelle et personnalisable, pour faciliter l'apprentissage et le maintien de l'autonomie des personnes accueillies avec des logements indépendants et modulables, pour que chaque personne apprenne à mieux gérer sa vie par elle-même. Pour les plus autonomes, le passage dans cet établissement doit être transitoire, le temps de s'y stabiliser et d'y faire les apprentissages nécessaires aux parcours de vie ordinaires, comme tout citoyen.
Michel TSCHANN

? Budget annuel : 4,7 millions d'euros, dont 70 à 80 % de masse salariale, sous tutelle du conseil départemental.

? 87 employés, dont 5 en cuisine et 40 accompagnateurs.

? Trois structures : le Foyer d'accueil spécialisé (FAS), pour 76 hommes et femmes à partir de 20 ans, qui ne sont pas en capacité de travailler, mais qui ont la possibilité d'effectuer certaines activités manuelles ou créatives ; le Foyer d'accueil spécialisé pour personnes handicapées vieillissantes, accueillant 15 hommes et femmes de plus de soixante ans qui ont besoin d'un accompagnement à un rythme adapté ; le Foyer pour adultes travailleurs handicapés (FATH), occupé par quatre hommes et femmes à partir de 20 ans ayant un emploi en milieu protégé.

? Sept véhicules de service dont deux minibus et deux véhicules électriques.

? 11 000 m2 de surfaces bâties réparties sur neuf bâtiments.

 

 
 

Spechbach Centre de première intervention : Une fête pour les 10 ans de la fusion des corps des pompiers

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:47:13

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Spechbach Centre de première intervention
Spechbach Centre de première intervention : Une fête pour les 10 ans de la fusion des corps des pompiers
Le dixième anniversaire de la fusion des CPI de Spechbach-le-Bas et le Haut a débuté samedi par un défilé qui a mené les sapeurs-pompiers du quartier le Haut à la salle polyvalente du quartier le Bas.

 
Les promus et médaillés entourés par les élus et les responsables hiérarchiques des sapeurs-pompiers.
Précédés par la fanfare du bataillon d'Altkirch et par les majorettes de Carspach, les pompiers de Spechbach ont eu à coeur de se présenter à la population lors d'une parade qui comptait aussi des véhicules anciens et actuels : le cheval tractant du matériel, une charrette et une ancienne pompe à bras datant du début du XIXe siècle.
Photos souvenirs

Dans la salle polyvalente, plusieurs panneaux ont retracé l'épopée du CPI. L'ex-CPI de Spechbach-le-Bas, créé en 1921, aurait eu 99 ans. Son voisin, l'ex-CPI de Spechbach-le-Haut, fêterait ses 88 ans. Depuis dix ans, les deux corps ne font plus qu'un.. Des photos d'époque et des articles de presse ont invité au souvenir des grands moments vécus par les pompiers : cérémonies, médailles mais aussi manoeuvres, interventions, incendies, inondations. Un condensé de l'histoire de deux villages fusionnés aujourd'hui en une seule commune. Fusion précédée par celle des deux corps qui ont misé sur le collectif des hommes, du matériel et du savoir-faire au service de leurs concitoyens il y a déjà 10 ans.
Philippe Steffen a été promu lieutenant

Dimanche matin, la cérémonie officielle a réuni l'ensemble du corps de sapeurs-pompiers de Spechbach ainsi que quelques-uns de leurs homologues de Saint-Bernard et encadré par la clique de Saint-Bernard-Spechbach.

La cérémonie s'est déroulée en présence d'élus dont la sénatrice Catherine Troendlé, le conseiller départemental du canton d'Altkirch Nicolas Jander, le président d'honneur de l'UDSP (Union départementale des sapeurs-pompiers) 68 Alphonse Hartmann, le capitaine Roland Peter, président de l'UDSP section d'Altkirch, le capitaine Franck Koeberlen, chef de centre d'Altkirch. Les pompiers ont été honorés par différentes distinctions et médailles (lire ci-contre). Ainsi l'adjudant-chef Philippe Steffen, chef de corps, a été promu lieutenant. Lors de cette manifestation, le père Nicolas Monneau a béni le nouveau véhicule dont les clés ont été symboliquement remises au chef de corps.

De nombreux pompiers se sont vus remettre le diplôme validant les formations qu'ils ont suivies avec succès.

Les donneurs de sang ont eux aussi été mis à l'honneur par les représentants de Jeunesse et Sports.
Ils ont dit

Paul Stoffel, maire de Spechbach, a félicité les pompiers récipiendaires en soulignant leur implication dans la vie du village. Il a tenu à associer l'amicale pour son soutien et son dynamisme.

Le commandant Roland Peter a rendu hommage aux anciens et a insisté sur la nécessité de se regrouper pour offrir un meilleur service à la collectivité.

Nicolas Jander a souligné le maillage serré pour le prompt secours dans le canton d'Altkirch.

Catherine Troendlé, par ailleurs présidente du Conseil national des sapeurs-pompiers volontaires, a fait part de sa volonté de garder un statut de pompiers volontaires et son souhait de voir se poursuivre la féminisation des CPI.

La cérémonie s'est conclue par le verre de l'amitié qui précédait un après-midi riche en animations et démonstrations techniques.
Danièle MARTIN

 

 
 

 

Les Centrales villageoises prônent le photovoltaïque d'initiative citoyenne

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:52:04

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Énergie renouvelable Centrales villageoises
Les Centrales villageoises prônent le photovoltaïque d'initiative citoyenne
Sur le modèle national des Centrales villageoises, des sociétés locales à gouvernance citoyenne voient le jour en Alsace dans le but de favoriser la production d'énergie renouvelable et l'émergence de centrales solaires. Cinq territoires sont déjà engagés.
 

 
Des panneaux solaires ont été installés sur le toit de la mairie d'Orbey par les Centrales villageoises de la Weiss.
Ici une maison privée, là un bâtiment public : lentement mais sûrement, des panneaux photovoltaïques voient le jour sur des toits alsaciens à l'initiative de citoyens réunis en Centrales villageoises, des sociétés citoyennes fondées dans le but de concevoir et déployer des projets de production d'énergie renouvelable. Près d'une quarantaine de sociétés ont vu le jour dans l'Hexagone, dont cinq en Alsace, à des stades de développement différents.

« L'Alsace est un territoire qui bouge beaucoup, sur lequel on sent une très forte dynamique, analyse Olivier Marin, administrateur de l'association nationale des Centrales villageoises. On a été touchés par la facilité des habitants à intégrer le modèle des Centrales villageoises, il y a manifestement une culture coopérative plus homogène que dans d'autres territoires. »

Ce modèle, la présidente de la structure du Pays de Saverne Paola Criqui le résume ainsi : « On peut, en tant que citoyen, devenir producteurs d'énergie renouvelable en s'associant collectivement. » Outre un partage d'expériences, l'objet du réseau national est justement de faire « monter en compétences » celles et ceux qui souhaiteraient prendre part à cette aventure qui, si elle se concentre aujourd'hui sur le photovoltaïque, n'exclut pas à terme la production d'autres énergies renouvelables. Pas besoin, donc, d'être spécialiste pour s'engager. Les citoyens peuvent le faire selon différentes modalités : en proposant un toit à la location, en étant actionnaire de la société et/ou en devenant bénévole.

À ce jour, la SAS fondée en juin 2017 par les Centrales villageoises du Pays de Saverne compte quatre installations opérationnelles sur des toits de bâtiments publics à Thal-Marmoutier, Dossenheim-sur-Zinsel et Saverne. En résulte, à ce stade, une production d'électricité destinée à la revente totale, équivalente à la consommation d'une quinzaine de foyers. Trois autres toits doivent être équipés dans les mois qui viennent - idéalement d'ici la fin de l'année - et « nous sommes déjà en train de penser à une deuxième vague d'installations en 2020 », signale Paola Criqui.
« Une boîte à outils extrêmement performante »

Ce premier « bouquet » représente un investissement de l'ordre de 300 000 euros pour lequel la structure a bénéficié d'une subvention européenne de 30 000 euros, via le programme Leader et - comme les autres centrales villageoises - du soutien unanimement jugé « indispensable » de la Région Grand Est, via son programme Climaxion. À Saverne, la communauté de communes a en outre cautionné en partie le prêt bancaire de 210 000 euros et délivré une avance sans frais pour permettre à la société de démarrer les travaux. Enfin, au coeur de la philosophie du projet, environ 120 actionnaires viennent, pour un montant de 60 000 euros, compléter le montage financier.

Dans le Haut-Rhin, sur les territoires des communes de Labaroche, Lapoutroie, Le Bonhomme et Orbey, les Centrales villageoises de la Weiss fonctionnent depuis 2017 selon un modèle similaire. Onze toits ont à ce jour été équipés, un douzième le sera en juillet, puis un treizième, celui du musée du bois de Labaroche, dans la foulée. Au total, cela représentera près de 1 000 m² de panneaux photovoltaïques qui produiront l'équivalent de la consommation de 40 foyers.

Pour Philippe Girardin, le président des Centrales villageoises de la Weiss, ancien président du parc régional du Ballon des Vosges, le réseau des Centrales villageoise est « l'association qui est la mieux structurée » pour accompagner de tels projets d'initiative citoyenne. Les pionniers ont mis à disposition toute une boîte à outils extrêmement performante qui permet d'aller beaucoup plus vite. » Compter minimum deux ans pour concrétiser un projet.

Reste néanmoins des difficultés non négligeables à surmonter. « J'en suis à ma deuxième ramette de 500 feuilles de papier, lâche Philippe Girardin pour résumer, malgré tout, la lourdeur administrative d'un tel projet. Autre entrave : « Cela a été très compliqué de trouver une banque qui accepte de nous accompagner. Nous en avons contacté sept. »

Pourtant, les Centrales villageoises, comme n'importe quelle société, visent évidemment la rentabilité. « À terme nous visons une rentabilité supérieure à celle du livret A », indique Paola Criqui tout en précisant que « l'objet premier n'est pas de faire du rendement ». Passé ce seuil de rentabilité et selon le statut choisi, des dividendes pourront être versés et/ou des bénéfices réinvestis dans de nouveaux projets, ce que recommande le réseau qui insiste sur l'ancrage local des projets et leurs retombées sur le territoire.
« Ne pas attendre tout des collectivités »

Surtout, « c'est un moyen de se responsabiliser, de s'investir sur des sujets qui ne nous semblent pas à notre portée et de ne pas attendre tout des collectivités », estime Paola Criqui qui tient également à la dimension pédagogique et incitative des Centrales villageoises.

À Saverne, Thal-Marmoutier, Dossenheim-sur-Zinsel et Orbey, des enfants fréquentent déjà des écoles surmontées de panneaux solaires. À Orbey, indépendamment des centrales villageoises mais peut-être inspirée, la mairie a voté l'installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de l'église. Et trois autres Centrales villageoises alsaciennes doivent concrétiser leurs projets dans les mois qui viennent en Centre Alsace, dans le Pays Bruche-Mossig-Piémont et dans le Bassin potassique.
Hélène DAVID Une rencontre des Centrales villageoises du Grand Est aura lieu le 30 juin à Saâles. Voir également p. 15 notre article sur l'entreprise de panneaux photovoltaïques Voltec Solar.

Le réseau trouve son origine dans le Rhône-Alpes, où les parcs naturels régionaux imaginent dès 2010 un mode alternatif de développement de ces énergies, basé sur une collaboration étroite entre collectivités et populations locales. «Il s'agit de construire une vision qui ne soit pas que pécunière et prenne en compte la localité», résume Olivier Marin, administrateur de l'association nationale fondée en 2018 après plusieurs années d'expérimentation et d'essaimage dans d'autres territoires.

Une rencontre des Centrales villageoises du Grand Est aura lieu le 30 juin à Saâles.

 
 

 

Inter-Logistic s'installe à Ensisheim

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 06:04:43

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Inter-Logistic s'installe à Ensisheim
 

 
Inter-Logistic s'installe sur 9 000 m2 dans le parc d'activités de la Plaine d'Alsace, à Ensisheim. Photo DNA
L'entreprise Inter-Logistc Europe, déjà présente sur le site de l'aéroparc de Fontaine, dans le Territoire de Belfort, est en train d'investir près de 6 millions d'euros pour l'implantation de son siège social et de nouveaux halls sur une surface de 9 000 m2 dans le parc d'activités de la Plaine d'Alsace, à Ensisheim.

Ce projet en deux tranches s'inscrit dans le cadre du développement de l'entreprise spécialisée dans les métiers de la logistique (préparation de commandes, logistique inversée, e-commerce, etc.) et qui réalise aujourd'hui un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros.

Une vingtaine de personnes devraient travailler sur le site alsacien d'Inter-Logistic Europe.

 

 
 

A l'Ecomusée, le retour de la force hydraulique

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:58:21

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Ungersheim-Pulversheim
A l'Ecomusée, le retour de la force hydraulique
Les nombreux invités du 35e anniversaire l'Écomusée d'Alsace ont assisté au retour de la force hydraulique à la scierie.
 

 
Le sciage de long des grumes grâce à la force hydraulique est maintenant possible à l'Écomusée.
Les nombreux invités du 35e anniversaire l'Écomusée d'Alsace ont assisté au retour de la force hydraulique à la scierie.

Les bouviers ont apporté trois grumes de bois avec un chariot tiré par deux boeufs, depuis la forêt jusqu'à la scierie reconstituée en 1989 à partir d'équipements anciens de la scierie Wicky de Moosch, arrêtée en 1979.

Jusqu'alors alimentée occasionnellement par un moteur électrique datant de 1942, la scierie est à nouveau entraînée par la force motrice hydraulique, l'énergie d'origine. Cela grâce à divers travaux de longue haleine menés par un groupe de bénévoles animé par Robert Schleer, épaulé par Bastien Polman, le charron du musée, et Adrien Lacoche, ingénieur mécanicien bénévole.

L'une des grumes, débardée comme cela se pratiquait autrefois, a été installée en face des lames verticales de la machine de coupe fabriquée en 1905 à Leipzig, un « monstre de 14 tonnes capable de couper des grumes de 8 m de long et 90 cm de diamètre ».

Jacques Rumpler, président de l'Écomusée, a alors procédé à l'ouverture complète des vannes. La roue à augets de 6 m de diamètre accrochée au flanc de la scierie, alimentée en eau depuis un bassin de retenue par un canal en bois long de 50 m, a tourné à plein régime, entraînant les lames de sciage, dont la vitesse est démultipliée par un jeu d'engrenages.

La roue avait fait l'objet d'une réfection complète en 2015 grâce au mécénat de l'Acef qui en a assuré le financement. Différents ateliers de sciage et de transformation mécanique du bois seront progressivement mis en place dans le cadre de l'animation de la scierie.
M.H.

 

 
 

 

Wesserling : Bienvenue dans les Jardins de Mowgli

Publié dans le panorama le Mardi 11 juin 2019 à 05:58:48

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Wesserling
Wesserling : Bienvenue dans les Jardins de Mowgli
Pour sa 17e édition, le Festival des jardins métissés de Wesserling invite le public à partir à l'aventure dans les Jardins de Mowgli. Un univers fantastique et sauvage, qui ouvre ses portes aujourd'hui et qu'on pourra découvrir jusqu'au 13 octobre.

 
Justine Balland, chargée de communication du Parc de Wesserling, sur le canapé évoquant le serpent Kaa du livre de la Jungle. Venez vous asseoir, ayez confiansssssssssss...
Cette année, le Parc de Wesserling a choisi l'Inde comme thème de ses animations 2019. C'est donc logiquement que pour la 17e édition du Festival des jardins métissés, temps forts de l'été, il a choisi d'inviter les visiteurs à plonger dans le célèbre roman de Rudyard Kipling, Le livre de la jungle, dont l'histoire se déroule en Inde.

Jusqu'au 13 octobre, petits et grands pourront partir à la découverte des Jardins de Mowgli, s'essayer à composer des musiques de la jungle, se perdre dans des labyrinthes surprenants, croiser les personnages du livre (et dessin animé qui en a été tiré) comme le redoutable serpent hypnotiseur Kaa, le roi des singes Louis, la panthère Bagheera, qui veille sur Mowgli, et bien sûr le débonnaire ours Baloo.
Des tableaux qui évoquent les paysages de l'Inde

Parmi la trentaine de projets proposés, le jury a retenu quatre jardins d'artistes. Arborescence, du Canadien Marc Walter, propose un espace qui évoque un arbre géant stylisé de la jungle indienne, au sein duquel le visiteur se retrouve immergé dans une atmosphère de forêt tropicale sèche. En cherchant bien, peut-être découvrirez-vous où se cache Bagheera, la panthère noire...

Le jardin Impressions d'Inde a été réalisé par un collectif alsacien, L'oiseau bleu. Il invite les visiteurs à s'immerger dans divers tableaux évoquant les paysages de l'Inde et l'univers du Livre de la jungle. Les « impressions » sont aussi celles des tissus aux motifs d'inspiration indienne, présents par petites touches pour rappeler l'histoire du site de Wesserling.

Le lycée Lucien-Quelet (Valdoie) a créé Histoire d'une vie sauvage, qui évoque les différents âges de la vie. On pourra ainsi « grandir » au fil des différentes activités artistiques proposées (peinture sur toile, mimes d'animaux sauvages, pêche, tissage et tamponnage...). Au terme du périple, une vue panoramique permettra de révéler toutes les facettes de ce jardin.

Mowgli adventure, a été conçu par le collectif Pop up (Belgique) et l'artiste Ramya Chuon pour les peintures. Le jardin recrée l'histoire du récit de Kipling en le divisant en sept étapes, sept parties représentant sept univers bien différents. Il faudra suivre les traces de Baloo et Bagheera pour pouvoir trouver son chemin dans ce milieu hostile et se glisser jusqu'au combat final contre le tigre mangeur d'hommes Shere Khan, synonyme de retour à la liberté.

Outre ces quatre jardins, les équipes du Parc de Wesserling ont transformé l'ancienne maison de thé du festival 2018 (consacré au Japon) en « Cité perdue », un grand terrain de jeu qui devrait enthousiasmer les enfants ! Ils pourront sauter par-dessus les précipices et se faufiler sous les planches d'anciens palais.
Jungle sonore et Kaapé

Plusieurs installations sont également à découvrir, comme la Sound jungle, sur la terrasse du château, réalisée par Michael et Anna Rofka (Allemagne). Il s'agit d'une grande installation musicale. On entre dans cette « jungle » composée de multiples éléments de bois qui peuvent être utilisés comme un immense xylophone. Chacun pourra ainsi jouer son morceau de musique ou improviser un concert avec les autres visiteurs.

Et après tout cela, il sera temps de prendre un peu de repos sur le Kaapé (contraction de Kaa et de canapé), le serpent ayant inspiré un banc pas comme les autres ! D'ailleurs, vous pourriez bien, au gré de la balade dans les jardins, rencontrer d'autres animaux géants...

Une visite que le public pourra prolonger par un petit tour dans la chambre mystérieuse du château, une promenade sur le sentier pieds nus et la découverte des magnifiques jardins potagers, qui se sont eux aussi mis à l'heure indienne avec des motifs textiles indiens, des créations d'ambiance autour de la jungle, des épices... Sans oublier la Grande chaufferie et ses créatures mystérieuses, ainsi que l'écomusée et ses expositions.
Texte et photos :Isabelle BOLLÈNE Y ALLER Festival des jardins métissés au Parc de Wesserling, du 9 juin au 13 octobre, ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (18 h 30 en juillet-août). Entrée : adulte 10 EUR, enfant 6-18 ans et étudiant 5 EUR. Tél. 03 89 38 28 12, site internet : www.parc-wesserling.fr

Y ALLER Festival des jardins métissés au Parc de Wesserling, du 9 juin au 13 octobre, ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (18 h 30 en juillet-août). Entrée : adulte 10 EUR, enfant 6-18 ans et étudiant 5 EUR. Tél. 03 89 38 28 12, site internet : www.parc-wesserling.fr