Élections européennes Le président prend la parole à cinq jours du scrutin du 26 mai : « Je ne peux pas rester spectateur »

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:37:08

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Élections européennes Le président prend la parole à cinq jours du scrutin du 26 mai
Élections européennes Le président prend la parole à cinq jours du scrutin du 26 mai : « Je ne peux pas rester spectateur »
Dans un entretien à la presse régionale, le président explique pourquoi il s'engage, et pas à moitié, dans la campagne :« Si, en tant que chef de l'État, je laisse se disloquer l'Europe qui a construit la paix, et qui a apporté de la prospérité,j'aurais une responsabilité devant l'histoire. »

 
n président « heureux » d'être en campagne. C'est sa première réponse ce lundi dans le salon des aides de Camp de l'Élysée lors de cet entretien de 90 minutes accordé à neuf journalistes de la presse régionale pour « parler concret ». « J'ai le sentiment, moi, de mettre un maximum d'engagement et d'enthousiasme », explique-t-il. «L'abstention devrait tous nous désespérer »

Emmanuel Macron ne laisse à personne le soin de prendre la tête de la campagne de la majorité. La sienne en France et celle qu'il espère constituer au niveau des institutions européennes en proposant une convention, « un conclave », réunissant les dirigeants du pays, du parlement et de la commission après l'élection. À Paris, comme à Bruxelles et à Strasbourg, le Président se voit donc en position centrale autour d'un « modèle appuyé sur trois piliers : le climat, la souveraineté européenne, la solidarité avec les territoires ».. Signe qu'il est décidé à faire bouger les lignes politiques : après cet entretien, il recevait les sociaux-démocrates polonais et portugais Donald Tusk et Antonio Costa. « La menace aujourd'hui, c'est que si les replis, les égoïsmes, la déconstruction l'emportent, comme le veulent les nationalistes, non seulement les démocraties seront menacées, mais encore les pays européens deviendront le terrain de jeu d'autres grandes puissances », avertit le président tout en rappelant « que la France sera d'autant plus forte si nous faisons un bon score ».

Dans sa tête c'est clair : le score de la liste Renaissance sera le sien.
À l'Élysée, Pascal JALABERT

 

 
 

 

Vous êtes en désaccord avec les Allemands sur de nombreux sujets... La mécanique est-elle grippée ?

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:24:27

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Emmanuel Macron a reçu la presse régionale. Photo PQR/Olivier Corsan
Vous êtes en désaccord avec les Allemands sur de nombreux sujets... La mécanique est-elle grippée ?

« Je ne pense pas qu'elle soit grippée, je pense qu'elle s'est rééquilibrée. Nous faisons entendre notre voix. Avec le discours de la Sorbonne, nous avons eu de vrais résultats. Sur le budget de la zone euro, la défense, le droit d'auteur, la protection d'intérêts européens face aux grandes puissances, les travailleurs détachés... les Allemands ont accepté de vrais compromis. Nous devons bâtir l'acte II de ce projet. Et ce nouvel acte doit être marqué par l'ambition et la cohérence. À ce titre, la position française rejetant de construire un nouvel accord commercial avec les États-Unis est essentielle. On ne peut pas imposer des règles plus dures à nos industriels tout en négociant un accord avec les États-Unis qui ont décidé de ne plus respecter l'accord de Paris. Ce serait faciliter l'importation de biens industriels produits dans des conditions ne respectant pas ce que nous imposons à nos entreprises. C'est déloyal. »
Mais ces désaccords entre Français et Allemands ont rarement été aussi forts...

« Vous avez oublié ce qu'étaient les grands temps du projet franco-allemand. De Gaulle-Adenauer, Mitterrand-Kohl, Schröder-Chirac : ces trois grands tandems ont eu de vrais désaccords, qui ont permis de vraies avancées. Avec Angela Merkel, nous nous respectons et nous travaillons très bien ensemble, mais je ne crois pas à l'entente feinte et stérile, qu'il faille gommer les différences quand elles existent. Si on ne dit pas les choses on ne peut pas progresser. Mais on ne peut pas faire progresser l'Europe sur un désaccord franco-allemand. »
Mais avec qui allez-vous pouvoir faire alliance pour peser ?

« Je ne sais pas dire demain ce que sera l'état des forces politiques sur le plan européen. Il y aura sans doute des forces d'extrême droite qui seront à un niveau non négligeable mais divisées. Mon ambition c'est que nous puissions être au coeur d'une nouvelle coalition de progrès et d'avenir. L'Europe peut s'offrir tous les luxes sauf celui de la paralysie. Soit, nous voulons nous diviser et nous devenons le théâtre de jeux d'influence extérieurs, chinois russes, américains, soit on décide de se ressaisir et d'être souverainement nous-mêmes. Il faut être unis car c'est l'union qui fait la force. »
Quels postes la France doit-elle obtenir au sein des institutions pour espérer peser ?

« Je ne raisonne pas de cette manière. Je souhaite d'abord que l'on ait des dirigeants aux postes clés qui soient forts et compétents. On a trop souvent fait des compromis pour choisir les dirigeants qui feraient le moins d'ombre autour de la table. Je ferai tout pour avoir le maximum de personnes qui partagent la vision que j'évoque. Cela ne s'arrête pas à des questions de nationalité. »
Qui est le plus grand ennemi de l'Europe ? Trump, Poutine, ou les Européens eux-mêmes ?

« Est ennemi de l'Europe celui qui ne croit pas en son avenir. Les nationalistes qui veulent la diviser sont ses premiers ennemis. Je suis un patriote français donc européen. Et je vois pour la première fois une connivence entre les nationalistes et des intérêts étrangers, dont l'objectif est le démantèlement de l'Europe. Des lobbyistes comme M. Bannon, proches du pouvoir américain, le disent. Les Russes et quelques autres n'ont jamais été à ce point intrusifs pour financer, aider les partis extrêmes. On ne peut être que troublé. Il ne faut pas être naïf. Mais je ne confonds pas les États et certains individus, même si les groupes d'influence américains ou les oligarques russes affichent des proximités avec les gouvernements. »

L'Europe est le cache-sexe de la lâcheté des dirigeants nationaux ou parfois locaux.

 

 
 

Macron Chef de campagne...

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:21:02

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Macron Chef de campagne...
 

 
À cinq jours du scrutin européen, l'exécutif accélère. Depuis le week-end dernier, la macronie redouble d'efforts pour dramatiser l'enjeu alors que la liste de la majorité présidentielle est malmenée dans les sondages.
L'Europe, une stratégie pour Macron

En tête des intentions de vote depuis des mois, talonnée par le Rassemblement national, la liste de Nathalie Loiseau est désormais devancée, dans la plupart des enquêtes, par celle de Jordan Bardella. Or, c'est une règle en science politique : il est difficile d'inverser les dynamiques de fin de campagne.

Pire, les sondages montrent que les électeurs qui peuvent changer d'avis ne choisissent que peu la liste de la République en marche en deuxième choix. En revanche, la porosité existe entre les listes de gauche et celles de droite.

Pour Emmanuel Macron, qui a fait de ce scrutin un objectif stratégique pour lancer la deuxième partie de son quinquennat, c'est une semaine capitale. Ne pas arriver en tête dimanche soir, c'est ne pas sortir par le haut de la crise des gilets jaunes, c'est être en position de faiblesse pour préparer les municipales et c'est hypothéquer la réussite des réformes à venir (chômage, retraite, etc.).
Parler aux territoires

Alors le président se démultiplie, d'autant que la plupart des listes d'opposition ont fait du scrutin de dimanche un référendum anti-Macron.

L'interview qu'il accorde aujourd'hui à la presse quotidienne régionale est une façon de peser dans le débat et de parler à la France des territoires qui se sent souvent loin des décisions de Bruxelles. Il présidera jeudi le premier conseil de défense écologique dont il a annoncé la création après le grand débat national.
Opération mobilisation

Emmanuel Macron est partout et son gouvernement aussi. Le Premier ministre fait une réunion publique par jour et ses ministres aussi.

Le but est de mobiliser les électeurs d'Emmanuel Macron du premier tour de la présidentielle en insistant sur ce que représenterait une victoire du Rassemblement national. Bref, en espérant un « vote utile » dans la dernière ligne droite. C'est comme cela qu'il faut interpréter le tir de barrage de la majorité contre la présence à Paris de Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump et soutien de Marine Le Pen. « Une Europe forte, c'est la condition de notre souveraineté et je vois bien que ça gêne Monsieur Bannon et Monsieur Trump », répète Édouard Philippe. Quant à Nathalie Loiseau, elle en est à demander aux chaînes de télévision un dispositif anti fake news en direct pour les débats de cette semaine. Une position défensive qui montre la fébrilité de l'exécutif.
Nathalie MAURET

 

 
 

Vincent Lambert finalement maintenu en vie

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:38:28

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Société Santé
Vincent Lambert finalement maintenu en vie
Énième rebondissement dans l'affaire Vincent Lambert. L'arrêt des traitements du patient, en état végétatif depuis plus de dix ans, avait débuté lundi au CHU de Reims. Mais, dans la soirée, la cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des soins.
 

 
Viviane Lambert, la mère de Vincent, à son arrivée à l'hôpital lundi.
Un temps impalpable pour Vincent Lambert et un contre-la-montre, judiciaire et politique, de ses parents qui semblait leur échapper : ce lundi matin avait débuté, au CHU de Reims, l'arrêt des traitements de ce patient de 42 ans, tétraplégique et en état végétatif chronique depuis un accident de la route en 2008. Dans l'après-midi, la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg, appelée pour la troisième fois à la rescousse par les avocats des parents de Vincent Lambert, hostiles à ce qu'ils qualifient de « crime », a de nouveau rejeté leur requête.

Mais, énième rebondissement, lundi soir vers 22h30 : la cour d'appel de Paris, saisie par les parents de Vincent Lambert, a ordonné le rétablissement des traitements visant à le maintenir en vie, jusqu'à ce qu'un comité de l'ONU se prononce sur le fond de son dossier. La cour « ordonne à l'État français [...] de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l'alimentation et l'hydratation » de Vincent Lambert, selon la décision des juges. Cette reprise des traitements durera six mois, a précisé Jean Paillot, avocat des parents. La mère, Viviane Lambert, s'est réjouie : « C'est une très grande victoire ! [...] Pour une fois, je suis fière de la justice ». Opposé à cette décision, le neveu François Lambert a dénoncé « du sadisme pur de la part du système médico-judiciaire ».
La classe politique divisée

Entre ces deux événements la journée de lundi a suscité de nombreuses réactions politiques : le Rassemblement national demandait à son tour la suspension de l'arrêt des traitements tandis que les Républicains étaient divisés. De son côté, le président Emmanuel Macron déclarait sur sa page Facebook qu'il ne lui « appartient pas de suspendre une décision qui relève de l'appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois ». Une prise de position similaire à celle de son prédécesseur Jacques Chirac. À l'époque, c'était un autre patient, Vincent Humbert, tétraplégique, aveugle et muet, qui lui avait demandé le droit de mourir.

À Reims, dans la journée, le va-et-vient devant l'hôpital Sébastopol s'est déroulé sans renfort visible de police. Informés tôt le matin, par un courriel du docteur Vincent Sanchez, chef du service des soins palliatifs, les parents et deux autres membres de la fratrie se sont aussitôt rendus au chevet du patient. Ancien gynécologue, le père du malade, Pierre Lambert, 90 ans, a interpellé quelques secondes le docteur Sanchez. « Vous n'avez pas le droit, ni médicalement, ni moralement », lui a-t-il lancé. « Ce sont des monstres, des nazis », s'est insurgée, pour sa part, Viviane Lambert, 73 ans. Ils sont revenus dans la soirée, accompagnés de deux moines en soutane, avant de connaître la « bonne nouvelle » de la cour d'appel.
Rachel Lambert : « Le voir partir en homme libre »

François Lambert, une des figures de ce combat contre l'« acharnement thérapeutique », s'est rendu à l'unité des « cérébrolésés » dans l'après-midi. Quant à Rachel Lambert, épouse et tutrice légale de Vincent Lambert, elle avait demandé, sur RTL, de la retenue : « Là, je fais abstraction de tout, le moment est à la dignité, à l'accompagnement et à l'amour ». Pour elle, « le voir partir, c'est le voir en homme libre ». Soutenue par cinq autres frères et soeurs de son mari, elle avait souhaité, plus encore qu'avant, observer une grande discrétion. Ce qui ne l'a pas empêché d'annoncer, via son avocat Francis Fossier, son intention de porter plainte pour la diffusion d'une vidéo de son mari sur le site de Valeurs actuelles et le site jesoutiensvincent. La mère de Vincent Lambert a en effet diffusé un petit film qu'elle dit avoir tourné dimanche soir, dans la chambre de son fils. « On le voit cligner des yeux, bouger la tête, ce ne sont que des manifestations réflexes. Elles ne traduisent en rien une vie de relation ou d'une vie d'interaction », a estimé Vincent Morel, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs.
Catherine Daudenan (avec AFP)

 

 
 

 

Jean-Luc Romero-Michel: « Sortir de l'hypocrisie »

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:41:32

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Paris
Jean-Luc Romero-Michel: « Sortir de l'hypocrisie »
Pour Jean-Luc Romero-Michel, la France n'a jamais été aussi près d'une légalisation du suicide assisté. Raison pour laquelle, il fait le tour de France pour tenter de convaincre, encore et encore.
 

 
Jean-Luc Romero-Michel, président de l'ADMD.
Jean-Luc Romero-Michel, le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), sera à Colmar le 14 juin et à Strasbourg le 15 juin pour une conférence intitulée : Pour une loi visant à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté et à assurer l'accès universel aux soins palliatifs.
? Donnez-vous souvent des conférences ?

«Plusieurs fois par semaine, je fais le tour de France ! Comme on espère obtenir une loi, c'est le moment ou jamais de se mobiliser.»
? Que souhaitez-vous ?

«Qu'on sorte de l'hypocrisie de la loi Leonetti. On veut une loi qui protège ceux qui veulent vivre et qui entende ceux qui n'en peuvent plus. Que les Français qui le souhaitent puissent opter pour un suicide assisté sur le modèle belge ou néerlandais. Il n'y a pas de principe supérieur qui vous oblige à vivre le plus tard possible. On veut aussi que cette loi instaure l'accès aux soins palliatifs pour tous, car actuellement, seuls 20 à 25 % des malades en bénéficient en France.»
? Les détracteurs craignent des dérapages...

«En Belgique, le suicide assisté ne concerne que 2,5 % des morts. C'est 4,5 % aux Pays-Bas et 1 % en Suisse. Et j'ajoute qu'on dit que 0,8 % des patients reçoivent une sédation létale en France. Ce qu'on veut, c'est une loi d'ultime liberté. L'Espagne et le Portugal vont bientôt s'y mettre. L'Italie travaille également sur le sujet.»
? Quels sont les éléments qui vous font dire que c'est le moment ?

«C'est la première fois qu'on a une majorité à l'Assemblée nationale. On a des défenseurs dans tous les groupes. Comme la ministre de la Santé est contre la légalisation de l'euthanasie, on espère qu'une loi sera mise au débat, à l'initiative des parlementaires fin 2019 ou début 2020.»
? La ministre est contre, et le président ?

«On ne sait pas. Pendant la campagne, il a dit qu'à titre personnel, il aimerait choisir. Sans aller plus loin. Il garde une grande neutralité.»
? En tout cas, il n'a pas mis ce sujet à l'ordre du grand débat.

«Il n'a pas mis la santé à l'ordre du Grand débat. Mais le thème de la fin de vie est quand même sorti, avec une unanimité sur l'euthanasie. Ça a surpris les pouvoirs publics, mais pas nous. Tous les gens ont vécu des choses difficiles et savent que la loi actuelle ne fonctionne pas.»
? Pourquoi cela n'avance-t-il pas ?

«À cause du milieu médical. Je ne parle pas des médecins qui sont pour l'euthanasie à 60 %, mais des mandarins, des chefs de service, des institutions. Et il y a de nombreux médecins parlementaires. Et les députés catholiques, très bien organisés.»
? En attendant, les directives anticipées existent...

«Oui, sauf que ça ne marche pas. Il n'y a pas de fichier national, donc quand vous arrivez aux urgences, les médecins ne savent pas et, fort légitimement, vous réaniment. L'ADMD dispose d'un fichier, mais les médecins ne peuvent y accéder. Du coup, ça met tout le monde dans l'embarras, y compris les médecins à qui on donne tous les pouvoirs et qui n'en demandent pas tant. Mais il faut quand même rédiger ses directives et choisir une personne de confiance qui pourra intervenir s'il le faut.»
? Il y a aussi la sédation terminale.

«La sédation profonde fonctionne si ça prend moins de 24 heures. Mais ça peut durer des semaines, avec des conséquences affreuses : des escarres, des étouffements... En quoi est-ce scandaleux de faire mourir quelqu'un en quelques secondes, au lieu de l'obliger à mourir en trois semaines ?»
? Avez-vous un avis sur le dernier arrêt Lambert ?

C'est encore de la responsabilité de Leonetti. En Belgique, il n'y aurait pas d'affaire Lambert, car la loi prévoit qui décide quand il n'y a ni directive, ni personne de confiance : d'abord le conjoint ou la conjointe, ensuite l'enfant adulte, ensuite les parents, etc. En France, on n'a pas voulu prendre cette décision et, du coup, c'est épouvantable ! [NDLR: ce lundi soir, la cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des traitements].
? Vous dites et répétez que c'est une question de bon sens.

Quand vous entrez dans un hôpital, vous avez du mal à être un citoyen. Il faut du courage.

L'acharnement thérapeutique continue, même Leonetti reconnaît qu'en Ehpad on force les gens à se soigner. Des médecins reconnaissent qu'on meurt mal en France. Et on continue, pour une raison idéologique.
Jean-Luc Romero-Michel sera au Cref à Colmar le 14 juin à 17 h et à la Maison des associations, place des Orphelins à Strasbourg, le 15 juin à 10 h 30. Entrée libre.

Jean-Luc Romero-Michel sera au Cref à Colmar le 14 juin à 17 h et à la Maison des associations, place des Orphelins à Strasbourg, le 15 juin à 10 h 30. Entrée libre.

 
 

 

Fin de vie (1/2) : Il a choisi, elle l'a accompagné

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:39:23

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Fin de vie (1/2)
Fin de vie (1/2) : Il a choisi, elle l'a accompagné
Il y a trois ans, un médecin mulhousien faisait le choix d'aller mourir en Suisse, par suicide assisté. Sa compagne et sa fille racontent ce moment « grandiose et difficile ».

 
«Accepter le choix de l'autre, celui de mourir, n'est pas facile, mais il le faut, par respect pour lui. »
Au départ, c'était « non ». Pas envie de se replonger dans ces moments difficiles. Et puis finalement, elle a dit oui. Une sorte de défi lancé à elle-même, puisqu'elle a toujours voulu mettre des mots. Colette (*) a aujourd'hui 89 ans et vit dans la région mulhousienne. Il y a quatre ans, elle a accompagné en Suisse son compagnon, Robert (*), pour que soit mis fin à ses jours. Il avait 85 ans. Ce médecin hospitalier à la retraite était atteint d'une polyarthrite chronique évolutive incurable. Une maladie qui le faisait terriblement souffrir et qui avait fini par le clouer dans une chaise roulante, « avec toutes les dépendances qui tournent autour... », se souvient Colette.
Le droit de mourirdans la dignité

Le couple a fait partie des premiers militants de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). « Nous avions participé à la fondation du planning familial à Mulhouse. On trouvait que l'ADMD, c'était aussi un droit de choisir, comme la contraception. » Elle rappelle aussi qu'à l'époque, on entendait beaucoup parler de suicide. Il y avait eu ce livre : Suicide mode d'emploi, rapidement retiré de la vente en France, et des cas de personnes célèbres ayant fait le choix de mettre fin à leurs jours, comme la mère de Lionel Jospin.

« On a beaucoup parlé entre nous, raconte l'octogénaire. Moi, j'étais à SOS Amitié. J'écoutais des gens qui voulaient se suicider, d'autres qui étaient en train de le faire. Entendre tout cela m'a beaucoup sensibilisée, alors j'ai accepté le choix de Robert. »

Elle le concède : « Accepter n'est pas facile, mais il le faut. » Elle parle de « respect de l'autre, de ses choix » et poursuit : « Imaginez, forcer à vivre quelqu'un de complètement dépendant. Allez faire un petit tour dans un Ehpad... Quand vous réfléchissez un peu plus loin, vous pensez à la douleur physique et morale de l'autre. Le regard se porte ailleurs... »

Et puis le couple entend parler de la façon dont l'euthanasie est traitée en Suisse par un ami auteur d'une thèse sur le sujet. « On a appris qu'il y avait une adresse à Bâle. On a téléphoné. Une doctoresse est venue voir Robert. C'était en janvier, se rappelle-t-elle. Je crois qu'elle s'est très bien entendue avec lui. Ils ont fixé une date. Un autre médecin est venu plus tard. Puis sa demande a été acceptée. Je crois qu'à partir du moment où il a vu la médecin, il s'est décidé. »

Colette assiste aux deux entretiens. Elle souligne à quel point l'accompagnement est important. En Suisse, il peut durer plusieurs années. Dans ce dispositif, il faut être capable de se faire une injection ou d'avaler un produit, et d'être « dans le vouloir ». Il faut exprimer son choix de mourir « jusqu'au dernier instant ».

« Robert a eu le bonheur d'être accompagné par tous ses enfants, ainsi que par un ami très proche et moi. C'était cadeau Le dernier ! » Après un silence, elle s'échappe vers d'autres histoires. « Mme Jospin, elle désirait ne voir personne je crois. Je connais un cas où ils [la famille et la personne en fin de vie, NDLR] ont fait un repas en commun juste avant ; un autre a vu les uns et les autres avant... Ça dépend des gens. »

Elle ajoute : « Je trouve que c'est à la fois grandiose, parce que la personne a toute sa tête, qu'elle est présente à ce qu'elle fait, et à la fois très dur pour ceux qui restent. » Car bien sûr, après, il y a la douleur. « On ne peut pas juste passer un coup de gomme. J'ai perdu un fils, un ex-mari, un compagnon... Toute séparation est dure, il faut vraiment la traverser. »
La France en retard

Colette regrette que la France « ne progresse pas beaucoup » sur le sujet. « Une fois passé 80 ans, on sait bien que les jours sont comptés. Même si aujourd'hui, il y a de plus en plus de centenaires, concède-t-elle. Ça fait un peu peur ! Personnellement, je n'ai aucune envie d'aller jusque-là. » La vieille dame ne se satisfait pas de la loi Leonetti [la loi de 2005 fixe les alternatives des médecins face à des personnes en fin de vie, NDLR] qui, selon elle, « n'est pas très bien appliquée », puis développe : « Se retrouver dans un hôpital, c'est la hantise des personnes âgées. Les médecins apprennent à guérir les gens, ils les prolongent à tout prix, c'est complètement dingue. » Elle s'est fixé un âge maximum : 92 ans. « Mais on est tous pareil, au fil du temps, on repousse. »

Colette est « contente d'avoir réussi à raconter cette histoire très intime ». Avant de conclure : « Il faut dire qu'avec Robert, on était très engagés dans la vie. Ce choix du suicide assisté, on a pu le faire, parce qu'on est un tout. »
Annick WOEHL (*) Les prénoms ont été modifiés.

(*) Les prénoms ont été modifiés.

 
 

 

Fin de vie (2/2) : Un choix pas toujours honoré

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:40:36

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Fin de vie (2/2)
Fin de vie (2/2) : Un choix pas toujours honoré
Audrey raconte la mort de sa soeur, il y a quelques jours à Colmar. Au-delà de la tristesse, elle a le désagréable sentiment de ne pas avoir réussi à faire respecter le souhait de la défunte de ne pas « subir » d'acharnement thérapeutique.

 
« L'acharnement thérapeutique commence quand ? Quand il s'agit de quelqu'un de proche, c'est insupportable. ».
Quelques jours après le décès de sa soeur aînée, Audrey (*), 62 ans, se dit « secouée », « culpabilisée ». Cette Colmarienne est hantée par le sentiment de ne pas avoir réussi à faire respecter les dernières volontés de Martine (*), la défunte. Au point de l'avoir exprimé dans l'annonce de décès par ces mots : « Elle nous a quittés après deux années de souffrances, la loi l'ayant privée de son souhait de mourir dans la dignité».

Martine, qui avait « un genre d'Alzheimer », se trouvait depuis longtemps dans un Ehpad de Colmar. Sa situation s'est aggravée il y a deux mois. « On nous a dit qu'elle avait développé une infection, raconte la sexagénaire. Elle a été transférée dans un service de soins et, à partir de là, ça s'est très vite dégradé. Elle n'en avait plus que pour quelques jours. »
« On a été surprisde voir qu'elle allait mieux »

Audrey va rendre visite à sa soeur Martine, alors qu'elle est dans le coma. « Quelques jours plus tard, on a été surpris de voir qu'elle allait mieux, qu'elle répondait aux questions par oui ou par non, livre-t-elle. Je ne l'avais jamais constaté. »

Le médecin indique alors à la famille, que la malade est nourrie par perfusion « avec une pompe à morphine ».

Mais Martine n'a pas rédigé de directives anticipées, elle a seulement parlé oralement au médecin, de son désir de ne pas subir d'acharnement thérapeutique. « La médecin lui a demandé ce qu'elle souhaitait. Ma soeur a été très crue et lui a dit : si je deviens un légume, je veux que vous m'acheviez, se remémore Audrey. C'est ce qu'elle craignait le plus. »

La Colmarienne se souvient de sa soeur qui avait perdu 40 kg, « recroquevillée sur elle-même ». L'image la hante. « Après coup, on se dit qu'on n'a pas réussi à faire ce qu'elle demandait. »

Et pourtant, Audrey a exprimé, à un médecin et à deux infirmières, le souhait de sa soeur d'en finir. « J'ai l'impression que dès qu'on abordait le sujet de la mort, c'était tabou. À chaque fois, la discussion était déviée vers le confort, mais c'est quoi le confort ? L'acharnement, ça commence quand ? Quand c'est quelqu'un de proche, c'est insupportable. »

Aujourd'hui, la soeur de la défunte n'en veut pourtant pas au personnel médical. « Ce n'est pas de leur faute, je comprends qu'ils soient limités par la loi française, alors qu'ils ont un pouvoir immense dans le domaine de la fin de vie. »
Un manque criantde communication

Elle regrette néanmoins, que personne n'ait eu « le courage » de donner « un coup de pouce ». Et de poursuivre : « Je me suis même dit qu'ils la maintenaient en vie pour faire des tests, comme un cobaye. En tout cas, ça m'est passé par la tête. » Audrey ignore aussi si sa soeur a été sédatée. À l'entendre, il semble qu'il y ait surtout eu un manque de communication entre l'hôpital et la famille.

La Colmarienne espère désormais que la France légalise le suicide assisté. « On devrait être libre de choisir sa mort. » C'est à cause de cette profonde et ancienne conviction qu'elle a adhéré il y a une vingtaine d'années à l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité). Pour ne pas revivre le cauchemar de sa soeur, elle a rédigé ses directives anticipées, mais reste convaincue que « c'est compliqué de les faire respecter ».

Selon elle, la position des uns et des autres sur le thème de la fin de vie reste figée. « Certains disent que c'est à Dieu seul de décider », précise-t-elle. Pour Audrey, ce tabou sociétal soulève une question essentielle : « La mort lente est-elle humaine ? »
Un dossier d'Annick WOEHL (*) Les prénoms ont été modifiés.

(*) Les prénoms ont été modifiés.

 
 

 

wintzenheim Les gens du voyage au quartier Logelbach : Des caravanes sur un terrain pollué au lindane

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:57:45

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wintzenheim Les gens du voyage au quartier Logelbach
wintzenheim Les gens du voyage au quartier Logelbach : Des caravanes sur un terrain pollué au lindane
Des gens du voyage se sont installés sur deux terrains privés situés à Wintzenheim-Logelbach.Dans le sous-sol de l'un d'eux se trouve un dépôt de lindane, un insecticide peu biodégradable et cancérogène.

 
Une centaine de caravanes de gens du voyage sont installées sur un terrain situé à proximité du Village alsacien à Colmar.
L'absence d'aire d'accueil de grand passage pour les gens du voyage oblige ces derniers à s'installer là où ils le peuvent dès qu'ils arrivent dans le nord du Haut-Rhin.

Depuis dimanche, plus d'une centaine de caravanes se trouvent sur deux champs situés sur le ban communal de Wintzenheim, à l'arrière de la zone d'activités Europe, près du Village alsacien de Colmar. Des terrains appartenant à un privé.
« Je leur ai demandé d'évacuer car le siteest potentiellement dangereux » Serge Nicole

Dès dimanche et de nouveau hier, le maire, Serge Nicole, s'est déplacé pour rencontrer les pasteurs évangéliques de l'association Action grand passage et leur signaler la présence, en sous-sol, de déchets de lindane. « Je leur ai demandé d'évacuer car le site est potentiellement dangereux », dit l'élu. « Je leur ai proposé de s'installer sur le terrain voisin qui, lui, n'est pas pollué ».

Selon l'un des pasteurs, le terrain serait moins praticable. Le groupe évangélique devrait rester deux semaines. Un chapiteau pouvant accueillir quelque 200 personnes doit être monté pour les cultes dont le premier aura lieu ce soir. Ils quitteront ensuite Colmar pour Besançon où se trouve un site de « grand passage ».

Chaque année, au printemps, c'est la même chanson. Les itinérants posent leurs caravanes sur des terrains privés ou publics et suscitent l'ire des élus et des riverains. Mais les gens du voyage rappellent que le nord du Haut-Rhin n'est toujours pas doté d'une aire de grand passage contrairement au sud du département où un terrain a été aménagé à Rixheim.
Une aire rue de la Semm,au sud-est de l'échangeur autoroutier

Cependant, sous l'impulsion de la préfecture, un site a été trouvé et validé en mars dernier par les élus de Colmar Agglomération. L'aire en question - un terrain de 4,2 ha - se situe au sud-est de l'échangeur autoroutier de la Semm à Colmar. Mais elle est située en zone inondable et donc inconstructible. Elle a déjà suscité des oppositions. Notamment de la part d' Alsace Nature.

Lors du vote, en mars, le président de Colmar Agglomération, Gilbert Meyer, indiquait que le site « échappait aux contraintes du SCoT et du PLU ». « On n'aura pas besoin de construire, seulement de poser des réseaux », soulignait-il.

« Il est temps d'avoir une aire de grand passage », clame Serge Nicole qui a soutenu ce projet. « On se sent impuissant ». Le maire a obtenu des gens du voyage qu'ils participent financièrement au coût de l'évacuation des ordures ménagères. Une grande benne doit être installée à cet effet.
NICOLAS ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Des riverains inquiets
C'est durant les années 60 et 70 que l'entreprise Produits chimiques Ugine-Kulmann (PCUK) a déchargé en vrac et en fûts du lindane sur trois sites alsaciens dont celui de Wintzenheim où se trouve l'équivalent de 700 tonnes de résidus de cet insecticide. L'usine a cessé son activité en 1974 et a été mise en liquidation judiciaire. L'État, à l'époque actionnaire majoritaire, a, à la fin des années 2010, pris en charge des travaux de confinement de ce dépôt. Une couverture en polyéthylène a été posée et permet d'éviter toute infiltration d'eau de pluie, bloquant ainsi la contamination de la nappe phréatique déjà fortement polluée au droit du dépôt.

Depuis ces travaux, l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) réalise régulièrement des mesures de la qualité des eaux souterraines.

L'arrivée des gens du voyage a poussé plusieurs riverains (notamment du Village alsacien) à écrire une lettre ouverte à destination des autorités de l'État. Ils s'inquiètent de la possible détérioration de cette membrane par la pose de piquets métalliques dans le sol. Surtout, ils renouvellent leur demande de protection de l'endroit. « Malgré des demandes répétées pour sécuriser le site (pose d'une clôture, panneaux d'interdiction de circulation aux motos) pour éviter toute pénétration de véhicules, aucune mesure n'a été prise à ce jour ». « Les habitants ont eux-mêmes invité les gens du voyage à ne pas soulever ou jeter de déchets dans les piézomètres mis en place pour la surveillance de la nappe phréatique », ajoutent les signataires. Selon Serge Nicole, l'État « devrait racheter ce terrain et le fermer ».

 

Colmar Agglo Des caravanes sur un terrain pollué

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:58:56

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Colmar Agglo Des caravanes sur un terrain pollué
 

 
Près de 100 caravanes de gens du voyage sont installées sur un terrain situé à proximité du Village alsacien à Colmar.

Photos L'Alsace/Hervé Kielwasser

L'absence d'aire d'accueil de grand passage pour les gens du voyage oblige ces derniers à s'installer là où ils le peuvent dès qu'ils arrivent dans le nord du Haut-Rhin.

Depuis dimanche, plus d'une centaine de caravanes se trouvent sur deux champs situés sur le ban communal de Wintzenheim, à l'arrière de la zone d'activités Europe, près du Village alsacien de Colmar. Des terrains appartenant à un privé.
« Je leur ai demandé d'évacuer car le site est potentiellement dangereux »

Dès dimanche et de nouveau hier, le maire, Serge Nicole, s'est déplacé pour rencontrer les pasteurs évangéliques de l'association Action grand passage et leur signaler la présence, en sous-sol, de déchets de lindane. « Je leur ai demandé d'évacuer car le site est potentiellement dangereux », dit l'élu. « Je leur ai proposé de s'installer sur le terrain voisin qui, lui, n'est pas pollué ».

Selon l'un des pasteurs, le terrain serait moins praticable. Le groupe évangélique devrait rester deux semaines. Un chapiteau pouvant accueillir quelque 200 personnes doit être monté pour les cultes dont le premier aura lieu ce mardi 21 mai. Ils quitteront ensuite Colmar pour Besançon où se trouve un site de « grand passage ».

Chaque année, au printemps, c'est la même chanson. Les itinérants posent leurs caravanes sur des terrains privés ou publics et suscitent l'ire des élus et des riverains. Mais les gens du voyage rappellent que le nord du Haut-Rhin n'est toujours pas doté d'une aire de grand passage contrairement au sud du département où un terrain a été aménagé à Rixheim.
Une aire rue de la Semm...

Cependant, sous l'impulsion de la préfecture, un site a été trouvé et validé en mars dernier par les élus de Colmar Agglomération. L'aire en question -un terrain de 4,2 ha- se situe au sud-est de l'échangeur autoroutier de la Semm à Colmar. Mais elle est située en zone inondable et donc inconstructible. Elle a déjà suscité des oppositions. Notamment de la part d'Alsace Nature.

Lors du vote, en mars, le président de Colmar agglomération, Gilbert Meyer, indiquait que le site « échappait aux contraintes du Scot et du PLU ». « On n'aura pas besoin de construire, seulement de poser des réseaux », soulignait-il.

« Il est temps d'avoir une aire de grand passage », clame Serge Nicole qui a soutenu ce projet. « On se sent impuissant ». Le maire a obtenu des gens du voyage qu'ils participent financièrement au coût de l'évacuation des ordures ménagères. Une grande benne doit être installée à cet effet.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

MULHOUSE : Le ticket Soléa en baisse au 1er juillet

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:51:09

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Conseil d'agglomération Transports
MULHOUSE : Le ticket Soléa en baisse au 1er juillet
Un ordre du jour resserré a occupé ce lundi le conseil d'agglomération. Une information intéressante pour les habitants des 39 communes de m2A : le prix du ticket bus et tram passera de 1,50EUR à 1,40EUR, avec un voyage valable une heure, retour possible.
 

 
L'objectif de Mulhouse Alsace Agglomération est d'augmenter de 15 % le nombre de passagers d'ici 6 ans.
Il y a dix jours, Soléa présentait son nouveau réseau, qui sera complètement modifié le 2 septembre (les DNA du 11 mai). M2A a profité ce lundi de la tenue de son conseil d'agglo pour annoncer une... baisse de la tarification d'une partie de ses tickets.

« On est vraiment engagés dans une mobilité durable et plus juste, note Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace Agglomération. Clairement, on a mis en place des actions concrètes, comme les cinq bus électriques au mois d'avril. »

Avec cette baisse des tarifs, qui ne touche pas les abonnements cependant (lire encadré), m2a et Soléa veulent fidéliser la clientèle actuelle et « convaincre de nouveaux usagers » de délaisser leur voiture et de prendre les transports en commun.

« Pour réussir la mise en place de ce nouveau réseau, nous devons atteindre une hausse de 15 % d'usagers à la fin de la délégation de service public (DSP), dans six ans, indique Denis Rambaud, vice-président m2A, délégué aux transports et mobilités. Cela concerne aussi bien Soléa que Domibus, pour les personnes à mobilité réduite. » Pour pallier la baisse des recettes, liée à la baisse du prix des tickets (-1,10 % « en effet masse »), l'agglo consent cette année à participer à un effort financier à hauteur de 200 000 EUR.
« Le droit d'user du réseau pendant soixante minutes »

La grille tarifaire a été simplifiée pour plus de lisibilité lors de l'achat des tickets et des abonnements : treize titres seront proposés à compter de cet été, contre vingt actuellement.

« Le ticket unitaire passe de 1,50EUR à 1,40EUR, avec le droit d'user du réseau pendant soixante minutes, souligne Denis Rambaud. » On a le droit de prendre ses correspondances et même d'effectuer le retour, à condition de descendre du bus ou du tramway moins d'une heure après l'oblitération. Si on dépasse ce temps, on poinçonne un second ticket. Le carnet de dix tickets passe aussi au prix avantageux de 12EUR, contre 13,40EUR aujourd'hui.
Expliquer « commune après commune »

Pour Soléa et m2A, il est important d'expliquer « commune après commune la réorganisation du réseau le 2 septembre, avec des pôles mieux desservis, comme Carrefour Ile-Napoléon, la piscine de Rixheim/Habsheim et le prolongement de la ligne rejoignant l'hôpital... La desserte de la ville-centre et de la première commune est de bonne qualité, poursuit Denis Rambaud, on veut que cela soit aussi le cas pour les autres communes, quel que soit l'endroit où l'on habite. » Des réunions publiques sont au programme.

« Il risque d'y avoir des réactions par rapport aux changements de lignes, cela fait treize ans qu'il n'y en avait pas eus, reconnaît Christiane Eckert, présidente de Soléa. Forcément, cela va entraîner des modifications des habitudes. Le but est de fluidifier les déplacements, avec le moins de changements possible. »
Karine DAUTEL

 

 
 

 

La nouvelle offre de tarifs
Les changements de tarifs de Soléa, à compter du 1er juillet concernent les tickets de transport.

- Le ticket de « un voyage une heure » passe de 1,50EUR à 1,40EUR (valable 1heure après validation, correspondances et retour autorisés).

- Le carnet de « dix voyages une heure » passe de 13,40EUR à 12EUR.

- Le ticket « un voyage une heure compte mobilité » (une appli téléchargeable sur son smartphone) passe de 1,34EUR à 1,20EUR.

- Le ticket « Domibus, un voyage », passe de 1,50EUR  à 1,40EUR  (valable 1 heure après validation).

- Pas de changement pour le ticket « 24 heures », et le ticket « famille », qui restent respectivement à 4,40EUR et 4,60EUR. Les abonnements, les titres événementiels, spécifiques et multimodaux conservent les mêmes tarifs, y compris le P + tram à 2EUR.

 

M2A Soléa : en juillet, les prix fondent

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:12:19

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M2A Soléa : en juillet, les prix fondent
 

 
 
Il y a dix jours, Soléa présentait son nouveau réseau, qui sera complètement modifié à compter du 2 septembre (lire L'Alsace du vendredi 10 mai). « Une quasi-révolution », dixit Denis Rambaud, vice-président de M2A, délégué aux transports et aux mobilités.

M2A a profité, ce lundi 20 mai, de la tenue de son conseil d'agglomération pour annoncer une baisse significative de la tarification d'une partie de ses titres de transport.

« On est vraiment engagés dans une mobilité durable et plus juste, note Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération. Clairement, on a mis en place des actions concrètes, comme les cinq bus électriques au mois d'avril. »
Objectif : fidélisation et conquête

Avec cette baisse des tarifs (les tarifs des abonnements, eux, sont « gelés »), M2A et Soléa veulent fidéliser la clientèle actuelle et « convaincre de nouveaux usagers » de délaisser leur voiture et de prendre les transports en commun.

« Pour réussir la mise en place de ce nouveau réseau, nous devons atteindre une hausse de 15 % d'usagers à la fin de la délégation de service public (DSP) dans six ans, indique Denis Rambaud. Cela concerne aussi bien Soléa que Domibus, le service pour les personnes à mobilité réduite. »

Pour pallier la baisse des recettes, liée à la baisse du prix des tickets (-1,10 % « en effet masse »), l'agglo consent cette année à participer à un effort financier à hauteur de 200 000 EUR.

La grille tarifaire a été simplifiée pour plus de lisibilité à l'achat des tickets et des abonnements : 13 titres seront proposés à compter de cet été, contre 20 actuellement.

« Le ticket unitaire passe de 1,50 EUR à 1,40 EUR, avec le droit d'user du réseau pendant soixante minutes », souligne Denis Rambaud. On a le droit de prendre ses correspondances et même d'effectuer le retour, à condition de descendre du bus ou du tramway moins d'une heure après l'oblitération.

Si on dépasse ce temps, on poinçonne un second ticket. Le carnet de dix tickets passe aussi au prix avantageux de 12 EUR, contre 13,40 EUR aujourd'hui. À noter que le tarif du ticket à l'unité baissera même à 1,20 EUR en utilisant le Compte mobilité (une appli gratuite, utilisable sur son smartphone, qui permet de payer bus, tram, parking, location de vélo et de voiture en autopartage de manière groupée et non plus à chaque utilisation).

Pour Soléa et M2A, il est important d'expliquer « commune après commune la réorganisation du réseau le 2 septembre, avec des pôles mieux desservis, comme Carrefour Île-Napoléon, la piscine de Rixheim/Habsheim et le prolongement de la ligne rejoignant l'hôpital... La desserte de la ville-centre et de la première commune est de bonne qualité, poursuit Denis Rambaud, on veut que cela soit aussi le cas pour les autres communes, quel que soit l'endroit où l'on habite. » Des réunions publiques sont au programme.

« Il risque d'y avoir des réactions par rapport aux changements de lignes, cela fait treize ans qu'il n'y en avait pas eus, reconnaît Christiane Eckert, présidente de Soléa. Forcément, cela va entraîner des modifications des habitudes. Le but est de fluidifier les déplacements, avec le moins de changements possibles. »

Ce lundi, lors du vote, Philippe Duffau, élu de Wittenheim et militant de la gratuité totale des transports, a souhaité s'abstenir.
Karine DAUTEL et É.C.

 

 
 

M2A Un nouvel élan pour le vélo

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:11:13

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M2A Un nouvel élan pour le vélo
 

 
 
Mulhouse Alsace agglomération, territoire vélo ? M2A affirme en tout cas donner « un nouvel élan à l'usage du vélo » avec son schéma directeur cyclable qui « représente le monde idéal dans vingt ans ». Parmi ses cinq objectifs, figurent des aménagements plus lisibles, continus et sécurisés, des nouveaux services comme les vélos électriques (un parc de 565 deux-roues à louer), ou encore la lutte contre le vol (une assurance proposée prochainement).

« On n'impose rien, on écoute les demandes et on tente de proposer des solutions », indique Paul-André Striffler, conseiller communautaire délégué à la mobilité douce et partagée.

Il évoque les aménagements cyclables, qui ne sont pas forcément continus, et qui suscitent les critiques les plus fréquentes.

Sur 505 km d'itinéraires à terme, 292 km sont déjà aménagés. « Il nous reste à aménager encore énormément de voies », reconnaît le conseiller communautaire. Parmi les nouvelles pistes cyclables dans les cartons, on trouve celles de Zillisheim/Hochstatt, Heimsbrunn/Galfingue (« on y pense depuis des années ») ou encore la rue de Belfort, entre les Coteaux et Morschwiller-le-Bas. Ce qui est sûr, c'est que « les nouveaux cyclistes ont besoin de se sentir en sécurité ».

M2A mène en parallèle une politique de promotion du vélo qui, peu à peu, pourra amener « le vélo comme une évidence ». « Il s'agit pour nous de nous adresser aussi bien aux cyclistes du quotidien que ceux du loisir. » Le 12 juin, M2A signera la convention label Territoire vélo avec la Fédération française de cyclotourisme, en présence de 350 cyclotouristes européens.
K.D. PLUS WEB Notre vidéo et la carte des aménagements cyclables de M2A sur www.lalsace.fr

 

 
 

Bischwihr Journée citoyenne : 108 volontaires pour 17 ateliers

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:54:13

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Bischwihr  Journée citoyenne
Bischwihr Journée citoyenne : 108 volontaires pour 17 ateliers
Cent huit bénévoles ont participé à la journée citoyenne organisé samedi 11 mai, par la commune de Bischwihr.

 
Les bénévoles ont participé aux 17 ateliers proposés.
Ils se sont donné rendez-vous à 7 h à l'atelier communal, où le maire, Marie-Joseph Helmlinger, et les adjoints les ont accueillis pour cette journée d'action en faveur de la commune. Café et brioche ont été proposés aux participants avant la répartition des équipes sur les 17 ateliers. Tous les participants ont été dotés d'un gilet de sécurité, financé en partie par le Crédit Mutuel Le Castel de Horbourg-Wihr.

Au programme a figuré : le rempotage des jardinières et des suspentes, le fleurissement des bacs, la mise en place des jardinières et des suspentes, le ponçage et la mise en peinture des volets de la salle des fêtes, le nettoyage de la commune (Haut-Rhin propre), le nettoyage des murs de la chapelle, et la pose de dalle dans l'abri pêche.

Les bénévoles se sont aussi chargés de la mise en peinture, par les enfants du Foyer Club Aurore de notre amitié, de la maisonnette de style alsacien réalisée par Philippe Schaller, qui ornera prochainement le giratoire, à l'entrée de la commune, ainsi que la maçonnerie de bordure, autour des arbres rues des Alouettes et de la Foulque.
Installation d'une porte coupe-feu à la maternelle

Cette matinée a aussi permis l'installation de panneau d'affichage, pour les élections Européennes, ainsi qu'une porte coupe-feu à l'école maternelle, le pavage de l'emplacement des poubelles rue du Lavoir ainsi que de la sortie de secours du périscolaire Les Lucioles et la mise en place, dans les combles du bâtiment de l'école, d'un mur anti-feu.

Le désherbage du village ainsi que le nettoyage des vitres de la salle des fêtes et de la mairie ont aussi été réalisés. A 13 h, tous les chantiers étant terminés, les bénévoles ont rejoint la salle des fêtes pour le repas offert par la commune. Un diaporama leur a été présenté, portant sur le déroulement de la journée citoyenne, avec les différents chantiers et la bonne humeur qui y a régné.

 

 
 

 

Assemblée générale des bénévoles du CDRS : Grégory Merlen, nouveau président

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:34:27

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Assemblée générale des bénévoles du CDRS
Assemblée générale des bénévoles du CDRS : Grégory Merlen, nouveau président
A l'occasion de leur 10 e assemblée générale, les membres de l'association des bénévoles du centre départemental de repos et de soins de Colmar se sont retrouvés, ce jeudi, à la salle des fêtes du CDRS.

 
Le nouveau bureau avec au centre le directeur entouré du nouveau président à sa droite et du vice-président ; à l'extrême droite la responsable de l'équipe d'animation.
Dans son mot de bienvenue, le président Claude Masson a remercié les invités pour leur présence qui prouve l'intérêt qu'ils portent à l'association. Notamment la présidente du conseil de surveillance Brigitte Klinkert, le directeur de l'établissement Nicolas Dubuy, ainsi que la coordinatrice de l'animation sociale Annick Zimmermann.

Le procès-verbal 2018, lu par Grégory Merlen qui remplaçait la secrétaire Eliane Hassler absente, a été approuvé à l'unanimité. Le rapport d'activités 2018, présenté par le président, a mis en évidence les réunions mensuelles qui sont un point incontournable de l'association. Echanges, élaboration des plannings d'actions en relation avec les animateurs sont les points majeurs des ordres du jour.

A ce jour, l'association est forte de 44 bénévoles dont 20 au titre de l'aumônerie, avec un total de 3 274 heures de bénévolat en 2018. Il a conclu par : « Derrière la froideur des chiffres, il y a la chaleur des contacts avec les résidents, témoignages des liens qui se tissent au fil des activités tout au long de l'année ».

Le rapport financier, développé par la trésorière Danielle Buckel, laisse apparaître un solde positif confirmé par les réviseurs aux comptes Albertine Lehmann et Anita Haeffélé qui ont demandé quitus à la trésorière et décharge à l'assemblée. Parmi les projets d'activités en 2019 : relancer le recrutement de bénévoles et poursuivre l'action dans le cadre de la nouvelle année universitaire de recrutement d'étudiants bénévoles. Mais également maintenir la présence des bénévoles dans le domaine de la gériatrie et l'augmenter après formation préalable dans le handicap ; enfin relancer l'espace de l'association du site internet du CDRS.
Une nouvelle équipe rajeunie

L'élection d'un nouveau bureau a suivi avec la nomination de Grégory Merlen comme président, le poste de vice-président a été attribué à Claude Masson qui, pour raisons de santé, a préféré prendre du recul.

Brigitte Klinkert s'adressant à la nouvelle équipe rajeunie a remercié les membres de leur engagement au détriment de leur vie personnelle. Elle a remis la médaille d'honneur du conseil départemental au président sortant qu'elle a qualifié de vrai rayon de soleil auprès des résidents.

Le directeur a remercié pour son implication l'équipe des bénévoles qui remplace les familles de ceux qui n'en ont pas. Le mot de la fin est revenu à Annick Zimmermann, qui a valorisé les anciens à l'origine de l'association pour leurs compétences qu'ils vont transmettre aux nouveaux.
Le nouveau comité

Président : Grégory Merlen, vice-président : Claude Masson, trésorière : France Lamette, trésorière adjointe Carmen Gauer, secrétaire : Danielle Haumesser, secrétaire adjointe : Angélique Martz.

Les nouveaux réviseurs aux comptes élus sont : Michèle Ott et Marinette Simonis.

 

 
 

 

colmar-Houssen Ancienne gravière : Holcim cède du terrain

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:58:18

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colmar-Houssen Ancienne gravière
colmar-Houssen Ancienne gravière : Holcim cède du terrain
Colmar Agglomération vient d'acquérir 26 hectares supplémentaires sur le site de l'ancienne gravière, cédés par l'entreprise Holcim, qui ne conserve que deux hectares. Aucun projet précis n'est encore arrêté à ce stade.

 
L'actuelle base nautique avec ses plages se situe à l'est du site (au premier plan). La partie acquise hier par Colmar Agglomération se trouve à l'ouest (au fond).
« C'est une opération importante, voire très importante » a commenté le président de Colmar Agglomération, Gilbert Meyer, lundi matin, lors de la signature de l'acte de vente avec l'entreprise Holcim Béton Granulat du Haut-Rhin.

Colmar Agglomération vient de doubler la surface qu'elle possède sur le site de l'ancienne gravière située à cheval sur Colmar et Houssen, passant ainsi de 26 hectares à 52.

Les 26 hectares supplémentaires ont été cédés par l'entreprise Holcim, à la faveur de plusieurs actes : la majeure partie l'est pour un euro symbolique, conformément à une convention signée en 1993 entre l'ancien Syndicat de communes regroupant Houssen et Colmar (SIHOCO) et Holcim. À cette rétrocession s'ajoute une cession de 1,4 hectares de terrain pour un montant de 479 000 EUR. Et un échange entre deux terrains de même taille.

Pour sa part la commune de Houssen cède, pour 26 000 EUR au total, un ancien chemin rural (environ 5 ares) pour partie à CA, pour partie à Holcim, qui était représentée par son directeur haut-rhinois Laurent Bihri.

Le cimentier ne conserve que deux hectares pour poursuivre son activité de production de béton. « Il alimente notamment le chantier de la Montagne-Verte » souligne le maire de Colmar.
« Tout est possible »

Pour décider de la destination de ces 26 hectares de plan d'eau et de terrains, situés à l'ouest du site, Colmar Agglomération va mettre en place un comité de pilotage composé de Gilbert Meyer, Christian Klinger, vice-président de CA et maire de Houssen, Lucien Muller, Matthieu Thomann et Gérard Hirtz. « Ce projet est une vraie page blanche. Tout est possible. On a quelques pistes, peut-être un mix entre zone économique et de loisirs. Pourquoi pas une zone de jeux indoor pour la saison froide. De nouvelles activités nautiques sont également possibles » indique Christian Klinger. Pour Gilbert Meyer, « une externalisation de l'exploitation n'est pas exclue. »

Ouverte en 2009, l'actuelle base nautique, exploitée en régie, est située à l'est du site. En 2015, les élus ont voté une extension pour un million d'euros. Deux tranches, déjà réalisées pour 650 000 EUR, ont abouti à la création, en 2016, sur la partie sud-est, d'une promenade boisée et d'une colline de glissade. Les deux dernières tranches de travaux sont prévues à l'automne 2019 et au printemps 2020 pour créer une plaine de jeux et reconfigurer les terrains de beach soccer et de beach-volley.

Très courue durant ses trois mois annuels d'ouverture, de juin à fin août, la base nautique accueille plus de 40 000 usagers par an. En 2018, un record a été battu avec 60 000 entrées vendues.
VALÉRIE FREUND

 

 
 

 

Colmar Agglo Holcim cède du terrain

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:58:01

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Colmar Agglo Holcim cède du terrain
 

 
L'actuelle base nautique avec ses plages se situe à l'Est du site (au premier plan). La partie acquise hier par Colmar Agglomération se trouve à l'Ouest (au fond). Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
« C'est une opération importante, voire très importante » a commenté le président de Colmar Agglomération, Gilbert Meyer, lundi matin, lors de la signature de l'acte de vente avec l'entreprise Holcim Béton Granulat du Haut-Rhin.
26 hectares cédés par Holcim

Colmar Agglomération vient de doubler la surface qu'elle possède sur le site de l'ancienne gravière située à cheval sur Colmar et Houssen, passant ainsi de 26 hectares à 52.

Les 26 hectares supplémentaires ont été cédés par l'entreprise Holcim, à la faveur de plusieurs actes : la majeure partie l'est pour un euro symbolique, conformément à une convention signée en 1993 entre l'ancien Syndicat de communes regroupant Houssen et Colmar (Sihoco) et Holcim. À cette rétrocession s'ajoute une cession de 1,4 hectare de terrain pour un montant de 479 000 EUR. Et un échange entre deux terrains de même taille.
« Tout est possible »

Pour sa part la commune de Houssen cède, pour 26 000 EUR au total, un ancien chemin rural (environ 5 ares) pour partie à CA, pour partie à Holcim, qui était représentée par son directeur haut-rhinois Laurent Bihri.

Le cimentier ne conserve que deux hectares pour poursuivre son activité de production de béton. « Il alimente notamment le chantier de la Montagne verte » souligne le maire de Colmar.

Pour décider de la destination de ces 26 hectares de plan d'eau et de terrains, situés à l'Ouest du site, Colmar Agglomération va mettre en place un comité de pilotage composé de Gilbert Meyer, Christian Klinger, vice-président de CA et maire de Houssen, Lucien Muller, Matthieu Thomann et Gérard Hirtz. « Ce projet est une vraie page blanche. Tout est possible. On a quelques pistes, peut-être un mix entre zone économique et de loisirs. Pourquoi pas une zone de jeux indoor pour la saison froide. De nouvelles activités nautiques sont également possibles » indique Christian Klinger. Pour Gilbert Meyer, « une externalisation de l'exploitation n'est pas exclue. »

Ouverte en 2009, l'actuelle base nautique, exploitée en régie, est située à l'Est du site. En 2015, les élus ont voté une extension pour un million d'euros. Deux tranches, déjà réalisées pour 650 000 EUR, ont abouti à la création, en 2016, sur la partie Sud Est, d'une promenade boisée et d'une colline de glissade.

Les deux dernières tranches de travaux sont prévues à l'automne 2019 et au printemps 2020 pour créer une plaine de jeux et reconfigurer les terrains de beach soccer et de beach-volley.

Très courue durant ses trois mois annuels d'ouverture, de juin à fin août, la base nautique accueille plus de 40 000 usagers par an. En 2018, un record a été battu avec 60 000 entrées vendues.
Valérie FREUND

 

 
 

Papeterie Turckheim Bientôt la fin

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:09:35

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Papeterie Turckheim Bientôt la fin
 

 
La pelle grand bras peut arracher du béton et de la ferraille à plus de 20 mètres de haut.

Photos L'Alsace

Depuis de longues semaines, la déconstruction de la papeterie Schwindenhammer attire son lot de curieux. Quelques anciens papetiers viennent ainsi découvrir un site, désormais vide ou presque de bâtiments et de hangars. Il ne subsiste que quelques pans de murs, deux silos et de nombreux monticules de pierres, de briques et de gravats.
« La partie la plus spectaculaire du chantier »

Depuis quelques jours, la route qui mène au centre-ville de Turckheim est fermée à la circulation, sur la partie qui longe l'ancien site industriel, le temps que les engins de la société Lingenheld terminent les travaux de démolition du bâtiment. Ce qui devrait être fait d'ici dimanche selon Adrien Haenn, ingénieur travaux au sein de l'entreprise alsacienne.

« Il s'agit de la partie la plus spectaculaire du chantier », dit-il. Une pelle grand bras, qui peut arracher béton et ferraille à plus de 20 mètres de hauteur, tourne autour de cet ancien hangar qui accueillait, il y a bien longtemps maintenant, l'une des anciennes machines.
« De 90 à 95 % des matériaux seront revalorisés »

Une fois ce bâtiment à terre, il ne restera plus que les deux grands silos à faire tomber et quelques murs à casser.

Selon les estimations de l'entreprise de TP, quelque 25 000 tonnes de béton seront recyclées tout comme 850 tonnes de métaux. Les ouvriers ont également récupéré 400 tonnes de bois et 150 tonnes de déchets industriels banals (DIB). « De 90 à 95 % des matériaux seront revalorisés », précise Adrien Haenn.

Le chantier a débuté fin décembre par des travaux de désamiantage. Une centaine de tonnes du produit toxique -présent dans des toitures fibrociments, dans le carrelage, dans des joints- a été récupérée et évacuée vers le site spécialisé de Lingenheld, à Saint-Louis en Lorraine.

La société pense terminer le chantier de déconstruction courant août puis enchaînera sur les travaux de voirie. Le promoteur Deltaménagement, filiale du groupe Lingenheld, doit construire une centaine de logements sur ces 2,7 ha. L'ensemble immobilier jouxtera une vaste zone d'activités, déjà « débarrassée » de ses anciens bâtiments industriels (dont l'ancienne station d'épuration). Ces 6,5 ha, aujourd'hui propriété de la ville de Turckheim, seront, dans le futur, gérés par Colmar Agglomération.
Nicolas ROQUEJEOFFRE PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Hommage à Agnès Varda

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:03:00

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Hommage à Agnès Varda
 

 
Dans le cadre de son hommage à Agnès Varda, la médiathèque du Haut-Rhin proposera notamment la projection du film « Visages Villages » le 24 mai. Photo Agnès Varda-JR-Ciné-Tamaris
À l'instar du Festival de Cannes, la Médiathèque départementale, qui dispose d'une collection de 12 000 DVD, a souhaité rendre hommage à Agnès Varda à travers le premier cycle de « La Médiathèque départementale fait son cinéma ». L'occasion pour la structure de valoriser son offre et en particulier celle correspondant au cinéma documentaire.
Projection du documentaire « Visages Villages »

Dans ce cadre, elle organise une projection publique du documentaire Visages Villages, le dernier film tourné par cette réalisatrice aux multiples récompenses, en collaboration avec le célèbre photographe JR, le 24 mai à 17 h 30, à l'Hôtel du Département (100 avenue d'Alsace à Colmar). Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma, JR la photographie. Quand ils se rencontrent en 2015, ils ont aussitôt envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique et « magique » de JR.

Hasard des rencontres ou projet préparé, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés. Le film raconte aussi l'histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.

Les agents du Département pourront, quant à eux, voir ou revoir la série de documentaires Agnès de-ci de-là Varda, diffusée à leur intention durant la pause déjeuner, du 20 au 23 mai à l'Hôtel du Département.
Y ALLER Renseignements et inscriptions pour la projection publique : 03.89.22.90.10 - www.mediatheque68.fr

 

 
 

Photographie A la Petite Camargue alsacienne à Saint-Louis : La biodiversité en images

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:02:18

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Photographie A la Petite Camargue alsacienne à Saint-Louis
Photographie A la Petite Camargue alsacienne à Saint-Louis : La biodiversité en images
Le photographe allemand Huber Reinhard, expose ses oeuvres à la Maison éclusière, à Saint-Louis.

 
Huber Reinhard, passionné de photo et de nature.
Jusqu'au 28 juillet, la Maison éclusière à Saint-Louis/Neuweg accueille une exposition de Huber Reinhard, sur la biodiversité des espaces reliés par le Rhin et la barre d'Istein.

On parle beaucoup de la biodiversité et de la menace qui plane sur sa préservation ces derniers temps. Or, pour mieux la protéger, il est impératif de mieux la connaître. L'exposition temporaire Biodiversité de part et d'autre du Rhin qui lui est actuellement consacrée à la Maison éclusière de la Petite Camargue y contribue de manière éclatante. Les superbes photos de Huber Reinhard en sont de parfaites ambassadrices.

Des images qui sont autant d'hymnes à la nature, comme on aimerait en voir encore et encore. Des prises de vue patiemment glanées tout au long de l'année entre le Markgräflerland et la Petite Camargue alsacienne, de préférence au petit matin, quand la lumière est la plus douce et irisée par la rosée.

Originaire d'Eimeldingen, la commune proche de Weil am Rhein, où il vit toujours, Huber est passionné de photo et de nature depuis plus de trente ans. L'homme fait partie de la société des photographes allemands, section Pays de Bade. Il a déjà exposé à l'office de tourisme des Trois Frontières et deux fois en Petite Camargue, dont l'exposition de posters le long du canal de Huningue, et contribue régulièrement à des conférences sur la biodiversité.

En Petite Camargue, Huber s'est lié d'amitié avec des photographes et des ornithologues de toutes origines. Quand on vous dit que c'est un passionné de biodiversité. « L'objectif de cette exposition qui sera visible jusqu'au 28 juillet à la Maison éclusière est de montrer au public ce qu'il ne verra pas forcément. Et de partager mon enthousiasme. » Les 17 magnifiques prises de vue exposées, non manipulées, il tient à le préciser, sont de nature à épater la galerie et à sensibiliser les visiteurs.
J.-L.N. Exposition, Maison éclusière, jusqu'au 28 juillet, du mercredi au dimanche de 13 h 30 à 17 h 30. Entrée libre. Contact : Huber Reinhard, annereinihuber@t-online.de ; tél. 0049.7621.65128.

Exposition, Maison éclusière, jusqu'au 28 juillet, du mercredi au dimanche de 13 h 30 à 17 h 30. Entrée libre. Contact : Huber Reinhard, annereinihuber@t-online.de ; tél. 0049.7621.65128.

 
 

 

Altkirch Lycée Jean-Jacques Henner : 50 ans d'échanges franco-allemands

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:35:08

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Altkirch EchanLycée Jean-Jacques Henner
Altkirch Lycée Jean-Jacques Henner : 50 ans d'échanges franco-allemands
Le lycée Jean-Jacques-Henner d'Altkirch fête cette année cinquante ans d'échanges franco-allemands avec le Markgrafen-Gymnasium de Karlsruhe en Allemagne. L'occasion d'organiser une petite cérémonie et de planter un arbre qui scelle symboliquement « ce lien très fort » entre les deux établissements.

 
Les élèves ont planté un arbre, dans un coin de verdure de ce véritable « campus universitaire » qu'est le lycée Henner, selon le mot du député Jean-Luc Reitzer.
Cinquante ans d'échanges franco-allemands, ça se fête ! D'autant qu'en 1969, le lycée Jean-Jacques-Henner d'Altkirch et le Markgrafen-Gymnasium de Karlsruhe-Durlach en Allemagne faisaient partie des pionniers. Ce jumelage était en effet l'un des premiers entrepris, dans les années 1960, entre des établissements français et allemands.
« Planter un arbre, c'est planter une idée qui aura des ramifications »

L'idée a germé dans l'esprit de deux professeurs d'allemand à Altkirch, Messieurs Heinrich et Brunner, qui ont noué ce partenariat outre-Rhin avec leurs homologues du lycée Markgrafen. Après eux, d'autres enseignants ont poursuivi cette belle idée : il y a eu Messieurs Koch et Meier, Mesdames Munsch et Harno-Gonthier..., puis aujourd'hui, Fabienne Reck et Martine Dietsch.

Ainsi, presque sans interruption depuis cinquante ans, une classe de seconde du lycée altkirchois entretient chaque année une correspondance avec une classe allemande - autrefois par courrier, aujourd'hui par internet ! Deux temps forts viennent rythmer l'année : les rencontres dans les pays respectifs. Après un premier échange en février, c'était au tour des élèves de seconde en section européenne d'allemand au Henner de recevoir leurs correspondants du lycée Markgrafen, la semaine dernière, accompagnés de leurs professeures de français, Nadine Fesenmayr et Mirjam Wittorski.

Dans le riche programme d'activités et de visites qu'ils avaient concocté durant cinq jours, les lycéens altkirchois et leurs professeures avaient prévu une petite cérémonie en présence de familles et d'officiels pour marquer le cinquantenaire de ce jumelage. « Nous avons voulu sceller ce lien très fort par la plantation d'un arbre », a commenté Fabienne Reck. L'enseignante a ensuite demandé à des élèves d'illustrer cette plantation symbolique de quelques mots bien choisis : « Planter un arbre, c'est planter une idée qui aura des ramifications », ont déclamé deux d'entre eux. Mais encore : « Mon capital amitié fructifie » ; « Ce voyage m'est précieux, nous pouvons nous enrichir l'un l'autre mais aussi nous entraider » ; « Planter un arbre, c'est parier sur l'avenir... »

La proviseure Marie-Christine Bosswingel a salué les professeurs qui s'impliquent autant et qui transmettent « l'amour de la langue allemande ». « Il n'y a pas que l'anglais qui compte, nous sommes dans un pays aux Trois frontières, avec la Suisse et l'Allemagne, il est important de parler la langue de nos voisins. Nous vivons actuellement dans un monde en constante mutation avec tout ce que ça implique de repli identitaire, d'intolérance, de racisme. » La proviseure s'est alors tournée vers les élèves, « qui sont l'incarnation de l'Europe, le lien indéfectible entre la France et l'Allemagne. Cette amitié entre les jeunes, c'est un coeur qui bat à l'unisson pour la paix. »

Avec humour, Isabelle Pi, première adjointe au maire d'Altkirch et professeur d'anglais de profession, s'est fendu d'un discours entièrement en allemand, avec l'aide ponctuelle d'une élève de Karlsruhe. Sabine Drexler, conseillère départementale, a elle aussi prononcé quelques mots en allemand et félicité, en français, les lycéens du Henner pour leurs bons résultats en section européenne. « Ces échanges sont les outils d'une véritable identité rhénane qui est renforcée ! » Le mot de la fin est revenu au maire honoraire d'Altkirch, qui connaît les formules de politesse dans la langue de Goethe. « Herzlich willkommen ! » (bienvenue).
Large ouverture sur le monde

L'élu s'est rappelé son premier voyage à Berlin à l'âge de 14 ans, en 1966. « C'est par les échanges qu'on apprend à se connaître et qu'on s'enrichit mutuellement. » Les lycéens altkirchois ne sont pas en reste... Une classe de section européenne d'espagnol a aussi accueilli pour la première fois ces jours derniers des élèves de Guadalajara au Mexique. Quand d'autres sont partis à Dresde en Allemagne, à Zionsville dans l'Indiana aux États-Unis, à Asker près d'Oslo en Norvège ou encore en Italie... Une ouverture sur le monde nécessaire à « la construction d'une société de paix, de compréhension et de tolérance ».
A.D.

 

 
 

 

Foir'Expo : 82 200 visiteurs en dix jours

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:13:16

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Foir'Expo : 82 200 visiteurs en dix jours
 

 
Déco'Folie est aujourd'hui très clairement l'un des moteurs de la Foir'Expo de Mulhouse. Impossible de savoir quelle part des 82 200 visiteurs est d'abord venue au Parc-Expo pour voir le show, mais elle doit être chaque année un peu plus importante depuis cinq ans et la création de cet espace. Archives L'Alsace/Darek Szuster
Il y a des signes qui ne trompent pas. Ce lundi matin, quelques heures après la fermeture de la 72e Foir'Expo de Mulhouse qui s'est déroulée du 10 au 19 mai, l'équipe du Parc-Expo avait les traits tirés et le sourire. Les premiers mots de Laurent Grain, le directeur du Parc-Expo, ont confirmé ce qui se lisait sur les visages : « Ça a été une belle foire. » En chiffre, cela veut dire que « l'objectif » des 80 000 visiteurs a été atteint. 82 200 entrées précisément en dix jours (entrées payantes et gratuites confondues, sachant que les invitations comptent pour une « grosse part »). C'est un peu plus qu'en 2018, où la foire, qui se déroulait sur douze jours, avait attiré 81 800 visiteurs.

Comme souvent, si la foire a été belle, c'est parce que le ciel, lui, ne l'a pas été. « La météo a été en notre faveur, confirme Christiane Eckert, la présidente du Parc-Expo. Il n'a fait ni trop chaud, ni trop pluvieux. » Seulement un peu venteux les premiers jours. Ce qui a obligé les exposants installés à l'extérieur à bien arrimer leur stand, mais n'a visiblement pas joué sur la fréquentation, surtout les week-ends. À eux seuls, les 11, 12, 18 et 19 mai représentent 61 % de la fréquentation totale, avec 50 000 visiteurs.

Et dans quelles allées du Parc-Expo ces visiteurs ont-ils déambulé et potentiellement consommé ? Plusieurs secteurs, qui commencent à bien s'installer dans le paysage de la Foir'Expo, jouent un rôle de locomotive.
Déco'Folie, Rêves de bain et l'Elsass store : les locomotives de la foire

Le premier, c'est Déco'Folie. Depuis cinq ans, l'espace, dédié à la décoration intérieure, monte en puissance. Désormais, comme certains visiteurs viennent aux Journées d'octobre surtout, voire uniquement, pour Folie'Flore, Déco'Folie a aussi son public.

Autre espace incontournable de la manifestation, l'espace Rêves de bain, lancé en 2018 et consacré à l'une des pièces principales d'une habitation : la salle de bains. Les artisans de la corporation des installateurs chauffage climatisation sanitaire zinguerie chaudronnerie du Haut-Rhin Sud, qui ont monté l'espace, indiquent avoir pris « 70 à 80 contacts cette année, contre 50 à 60 en 2018 ».

Lui aussi a été lancé en 2018 et a encore cartonné en 2019 : L'Elsass store. Ce dimanche, à 18 h, au moment de la fermeture de la foire, il y avait encore beaucoup de monde dans les 900 m2 de boutique, aménagés à la sortie de Déco'Folie, où les visiteurs pouvaient trouver les produits d'une trentaine de créateurs alsaciens. La responsable du lieu indique que « le volume de vente est le même qu'en 2018 » .

Et puis, il y a aussi l'espace des structures gonflables réservé aux enfants qui a bien fonctionné. Ouvert seulement les week-ends, il a vu défiler « 4000 enfants » et leurs parents. Un nombre qui n'a rien d'anecdotique pour l'équipe du Parc-Expo. Sans vouloir perdre "leur" public de retraités - « ce sont des très bons clients, indique Laurent Grain. Ils ont du pouvoir d'achat et ce sont eux qui font des travaux de réhabilitation de leur maison » et vont donc à la rencontre des dizaines d'artisans présents à la foire -, les organisateurs veulent s'adresser davantage aux familles. Et cela passe par ce type d'espaces.

Voilà pour les tops de la Foir'Expo 2019. Et sinon, y a-t-il eu des flops ? Sans aller jusque-là, Laurent Grain reconnaît que « si les retours sont positifs dans le secteur de l'habitat, c'est un peu plus compliqué pour ce qui concerne les petits produits gastronomiques à emporter ».

Et puis, il y a eu « ce gros point noir », comme le qualifie Christiane Eckert, ce dimanche 19 mai, au moment de la fermeture, à 18 h : « Après une très bonne journée en termes de fréquentation, on a eu une heure très compliquée avec des gros bouchons sur les parkings à la sortie... », développe Laurent Grain. De ce côté-là, les choses devraient mieux rouler dans les prochaines années. Lors de l'inauguration de la Foir'Expo, Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), qui a dévoilé les grandes lignes du projet d'extension et de rénovation du Parc-Expo pour quelque 13 millions d'euros, a indiqué que ce chantier se ferait « en lien avec la réalisation d'un nouvel échangeur » pour « renforcer l'accessibilité » du site depuis l'A36. Très prudemment, Christiane Eckert a indiqué : « On nous parle de 2021. » En attendant, ce qui est sûr, c'est qu'en 2020, la 73e édition de la Foir'Expo se déroulera du 15 au 24 mai.
Cécile FELLMANN

 

 
 

Jungholtz Société ASC : Roi des quilles !

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 05:35:57

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Jungholtz Société ASC
Jungholtz Société ASC : Roi des quilles !
La Société de quilles ASC St-Joseph, présidée par Claude Nguyen, a primé le Roi des quilles 2019 ainsi que les trois premiers de chaque catégorie.

 
À Jungholtz, le roi des quilleurs, Raphaël Hilberer, et les trois premiers de chaque catégorie ont été primés.
? Catégorie seniors : 1er Raphaël Hilberer 180 bois, 2e Eric Laucher 169 bois, 3e Alban Greth 159 bois.

? Catégorie dames : 1re Christiane Grimaz 138 bois, 2e Isabelle Greth 128 bois, 3e Annick Pabst 126 bois.

? Catégorie vétérans : 1er Jean Woinson 143 bois, 2e Patrice Perocchi 137 bois, 3e Roland Billing 123 bois.

? Catégorie juniors : Hugo Garrigos 92 bois.

Lors d'un repas ce même jour, le président a remis les trophées aux gagnants et en a profité pour faire un récapitulatif de la saison écoulée.

? Equipe Jungholtz : elle a gagné le challenge du Conseil départemental contre Logelheim et a fait 2e en Coupe de France contre Andolsheim.

? Equipe I : 2e en Division Nationale.

En senior A : 3e Raphaël Hilberer avec 147,17 de moyenne, qualifié pour les championnats de France individuels.

En senior B : 1er Eric Laucher 149 de moyenne, qualifié pour les championnats d'Alsace, de France individuels ainsi que qualifié pour l'équipe de France qui se rendra au Luxembourg au mois d'octobre 2019 ; 4e Jean-Louis Reisser 143 de moyenne, qualifié pour les championnats de France individuels.

? Equipe II : 1er dans sa division et monte en Excellence.

En senior A : 1er Alban Greth avec 148,89 de moyenne, qualifié pour les Championnats d'Alsace, de France individuel ainsi que qualifié pour l'Equipe de France qui se rendra au Luxembourg au mois d'octobre 2019.

En dame B : 2e Isabelle Greth avec 121,06 de moyenne, qualifiée pour les championnats de France individuel.

? Equipe III : 4e en Division Promotion.

En senior A : 1er Vincent Garrigos avec 131,33 de moyenne, qualifié pour les championnats d'Alsace individuel ; 3e Emmanuel Robé avec 127,61 de moyenne.

En dame B : 2e Christiane Grimaz avec 116, 11 de moyenne, qualifiée pour les championnats d'Alsace et de France individuel ; 3e Martine Irig avec 108,59 de moyenne.

En vétéran : 3e Jean Woinson avec 126,78 de moyenne, qualifié pour les championnats de France individuel.

? Equipe IV : 1re et monte en Division II.

En senior A : 2e Louis Josse avec 122,53 de moyenne.

En senior B : 1er Serge Pabst avec 137 de moyenne, qualifié pour les championnats d'Alsace Individuel ; 3e Francis Fallecker avec 114,81 de moyenne.

En dame A : 1re Valérie Stutz avec 128,47 de moyenne, qualifiée pour les championnats d'Alsace et de France individuel.

En dame B : 3e Annick Pabst avec 98,47 de moyenne.

 

 
 

 

Colmar Opération antidrogue : quinze personnes arrêtées

Publié dans le panorama le Mardi 21 mai 2019 à 06:05:12

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Colmar Opération antidrogue : quinze personnes arrêtées
 

 
Les forces de l'ordre sont notamment intervenues rue de Lausanne, à Colmar. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Pilotée par les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Strasbourg et le Groupe d'intervention régional (GIR) Alsace, l'opération a mobilisé des moyens considérables, sous l'égide de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy.
Plusieurs arrestations à Ingersheim

Hier à l'aube, ce sont ainsi près de 300 personnels (enquêteurs de la SR, militaires du groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, policiers du commissariat de Colmar, CRS) qui ont été engagés simultanément à Colmar et alentour. Les hommes de l'antenne du GIGN ont également pris part au dispositif.

Quinze interpellations ont été réalisées, en particulier dans le quartier Europe de Colmar, centre névralgique du réseau. En milieu de matinée, les forces de l'ordre étaient encore présentes en nombre dans le secteur, notamment rue de Lausanne et rue des Trois-Châteaux. Des personnes ont également été appréhendées à Ingersheim, dans la périphérie colmarienne.

Des perquisitions ont été effectuées tout au long de la matinée, en présence de chiens renifleurs, spécialisés dans la détection de drogue. Des voitures, à Ingersheim notamment où deux jeunes ont été interpellés, ont été inspectées par les chiens. Les gendarmes ont saisi des produits stupéfiants dans plusieurs logements.

Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue afin d'être interrogées par les enquêteurs. Elles sont soupçonnées d'être impliquées dans un vaste trafic portant sur différents produits : cannabis, cocaïne et héroïne. C'est la brigade de recherches (BR) de Colmar qui avait initié les investigations en 2018, avant d'obtenir le renfort de la SR de Strasbourg début 2019.
Un réseau structuré autour d'un clan familial

Le réseau, qui opérait depuis au moins un an, se serait constitué autour d'une famille colmarienne, dont plusieurs membres figurent parmi les interpellés. Certains d'entre eux ont déjà été condamnés et incarcérés par le passé pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.
Antoine BONIN et Philippe MARCHEGAY

 

 
 

PAGE CHUCHOTEMENTS : N'allons pas trop vite

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:34:00

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PAGE CHUCHOTEMENTS : N'allons pas trop vite
Le Premier ministre Édouard Philippe vient de s'y résoudre : les Départements pourront fixer eux-mêmes la vitesse maximale autorisée. La Collectivité européenne d'Alsace aussi... quand elle existera. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Europe Journée portes ouvertes : Le Parlement fait le plein

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:37:29

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Europe Journée portes ouvertes
Europe Journée portes ouvertes : Le Parlement fait le plein
Le Parlement européen tenait ses portes ouvertes annuelles, ce dimanche à Strasbourg. Cette année, ce sont près de 12 000 citoyens qui ont pu en arpenter les couloirs. À une semaine des élections européennes, le rendez-vous était donc crucial pour les formations politiques présentes... moins pour les visiteurs.

 
Les portes ouvertes du Parlement européen sont aussi l'occasion de réviser sa géographie du Vieux continent, comme ici sur le stand du Parti populaire européen.
Chaque année, c'est le même plébiscite. À l'occasion des portes ouvertes, ils sont plusieurs milliers à faire la queue - parfois pendant plus d'une heure - pour découvrir, le temps d'une journée, les entrailles du Parlement européen.

Et dès l'entrée dans le célèbre édifice strasbourgeois, le ton est donné : chaque visiteur reçoit un petit drapeau, un stylo et des autocollants aux couleurs de l'Union européenne (UE).
Des portes ouvertesun peu spéciales

Si cette Fête de l'Europe n'a rien de surprenant dans la capitale alsacienne, les militants et les employés des groupes parlementaires s'emploient à dire qu'elle a, cette année, une saveur particulière. « Les élections ont lieu la semaine prochaine, alors forcément ces portes ouvertes sont un peu spéciales, précise Eugen Sandu, attaché de presse au Parti populaire européen (conservateurs). On essaie de ne pas trop distribuer de gadgets pour ne pas acheter le vote des gens. »

À quelques mètres de là, sur une affiche bleue et jaune, format A3, figure le slogan #ThisTimeIamVoting, « cette fois, je vote ». « Peu importe le parti, l'essentiel c'est de voter », ajoute-t-il.

Sur l'aile opposée, les Verts interpellent les citoyens pour tester leurs connaissances sur la parité en Europe, l'accueil des réfugiés ou sur le taux de cohésion au sein des différents groupes parlementaires. Isabelle s'en sort avec un score honorable et repart avec son totebag du groupe écologiste. « De manière générale, je trouve qu'on ne parle pas assez d'Europe et c'est regrettable », concède-t-elle. Inscrite sur les listes électorales allemandes, cette Française ne manquera pas le scrutin de dimanche prochain. « Il est très important que la jeune génération prenne conscience que l'UE doit rester unie, assure-t-elle. C'est pour ça que je suis venue avec mon fils. »
« L'Europe, ça m'étouffe »

Roues de la fortune, puzzles, quiz ludiques, séances photo, jeux, concerts... Les groupes parlementaires rivalisent de créativité pour rendre la politique européenne séduisante, et le fonctionnement de ses institutions limpide. Mais malgré tous ces efforts, nombreux sont les visiteurs qui avouent ne pas se sentir concernés. « Je suis simplement venue découvrir les lieux. Le bâtiment est magnifique mais l'Europe, ça m'étouffe », lâche Pasqualina.

Un comportement qui agace Matteo Aletta, chargé de communication du groupe de la GUE/NGL (extrême gauche). « On a abandonné le militantisme pendant les portes ouvertes. L'écrasante majorité des gens fait son shopping de goodies, quel que soit le parti », explique-t-il, frustré.

« Franchement Monsieur, cachez-moi ce sac de l'ENL, lance-t-il en interpellant un passant. Vous savez que c'est le groupe auquel appartient le Rassemblement national de Marine Le Pen ? » Réponse négative du badaud, qui accepte volontiers son sac de la GUE. « Je ne suis pas communiste, mais c'est moins pire que le FN. » « Vous voyez, ils s'en fichent ! », reprend-il.
Affiner son vote

Étudiantes en kiné en Allemagne, Justine et Romane ont fait la même erreur, en prenant, au début de leur visite, des produits dérivés du groupe nationaliste européen. « On s'est fait avoir au premier stand. Maintenant on regarde sur Internet et on fait attention à ce qu'on prend », indiquent-elles en choeur.

Novices en politique européenne, les amies réalisent au fur et à mesure du parcours l'importance de l'Union, européenne. « Je me suis rendu compte que les députés pouvaient avoir de vrais leviers d'action, admet Justine. En faveur du climat par exemple ! » Et son amie de compléter : « Ça permet d'y voir plus clair et d'affiner notre vote de dimanche prochain. »
Robin DUSSENNE

 

 
 

 

Breisach Défendre le drapeau bleu étoilé

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:09:05

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Breisach Défendre le drapeau bleu étoilé
 

 
 
Pour la troisième fois, le collectif franco-allemand Run for Europe, créé en 2017, a invité ce dimanche 19 mai, à la journée Run for Europe sur la Marktplatz à Breisach.

« Avec le Brexit, l'élection de Donald Trump et la montée du Front national à l'élection présidentielle, nous voulions mettre en avant les côtés positifs de l'Europe. Montrer que même si elle n'est pas parfaite, nous, nous avons envie de cette solidarité », explique Sophie Frantz, une des organisatrices.

« Au départ, c'est la peur de la montée des extrêmes qui m'a donné envie de faire quelque chose, de rencontrer des gens portés par les mêmes valeurs que les miennes. Je suis née au Brésil, mon père est né et a travaillé en Allemagne, je suis dans la multiculturalité. Et je pense qu'on ne peut répondre à certains problèmes, comme le climat, qu'à l'échelle européenne. »
« Donner la parole à la majorité silencieuse »

Pour ce rassemblement qui se voulait avant tout festif, les organisateurs ont fait le choix de ne pas inviter l'AFD et le RN, partis d'extrême droite, quitte à perdre leur subvention. « Ça a été un choix important. On a souhaité donner la parole à la majorité silencieuse qui est pour l'Europe contre la minorité trop bruyante qui est contre l'Europe », estime Lionel Macor, le président du collectif.

Après un début de journée en musique, plus de 500 personnes ont pris part à la course à 11 h. Quittant le centre de Breisach, coureurs et marcheurs ont traversé le pont du Rhin pour continuer sur l'île du Rhin avant de revenir à leur point de départ. Une traversée de la frontière toute symbolique pour ces pro-européens.

Sur leurs stands, les militants défendaient leurs programmes et échangeaient leurs points de vue sur l'Europe. « Il y a une urgence européenne, d'où notre présence », note Isabelle Beunard, militante Envie d'Europe (coalition de gauche). « On veut changer les instances européennes pour qu'elles soient plus démocratiques, mettre en place une fiscalité verte et lutter contre les lobbies qui ne doivent pas prendre des décisions européennes. On veut une Europe démocratique, sociale et écologique. Nous sommes venus défendre nos valeurs », ajoute-t-elle.

Non loin de là se trouvent les militants de la liste Renaissance qui souhaitaient, eux aussi, participer à « cet événement proeuropéen. On défend une Europe plus forte, très décriée mais qui fait partie de l'ADN de notre parti », souligne Thierry Crepin-Leblond, coordinateur Europe LREM 68. « On veut une Europe engagée dans la protection de l'environnement, qui protège au niveau social, qui doit être plus forte pour sa sécurité et plus humaniste ».

Dirk Labuch, lui, a été séduit par le parti Volt qu'il soutient sans en être membre. « J'ai été séduit par cet esprit européen avec un programme à l'échelle de l'union et en dehors des intérêts nationaux. Je suis fasciné par l'idée. Le parti sera candidat dans huit pays », souligne le Fribourgeois. La France n'en fait pas partie.

À la tribune, pendant le forum de l'après-midi, chacun avait quelques minutes pour défendre sa vision, à commencer par le maire de Breisach, Oliver Rein. « Toutes les manifestations qui défendent l'Europe sont les bienvenues à Breisach. Il ne faut pas laisser la main aux populistes et s'engager pour elle. Elle doit parler d'une seule voix pour être forte à l'international. » S'il ne s'est prononcé en faveur d'aucune formation politique particulière, il a invité le public « à aller voter pour un parti qui veut de l'Europe ».
« Certains compromis ne sont pas tolérables »

Brigitte Klinkert, présidente du Conseil département du Haut-Rhin, qui avait chaussé ses baskets dans la matinée, s'est également exprimée. « Il est important de mobiliser nos concitoyens à aller voter en faveur de l'Europe. Aujourd'hui, par le sport, on a montré qu'on peut surmonter les frontières. Nous avons besoin de construire des ponts, des passerelles. » Et le premier pont que les deux représentants aimeraient voir construit, c'est celui de la liaison ferroviaire Fribourg-Colmar.

Côté allemand, Marianne Schäfa, militante FDP (Freie demokraten partei, parti libéral démocrate) défend « la vision d'une nation européenne » et se demande « pourquoi il y a encore une frontière. J'aime l'Europe, c'est important spécialement ici, en zone frontalière ».

Également invité, le député démocrate italien Andrea Burzacchini a, quant à lui, tenu à alerter sur la situation dans son pays : « En Italie, il a une coalition entre deux partis populistes. On a sous-estimé leur côté néfaste pour l'Europe. [...] En politique, les compromis sont importants mais il y a des valeurs - l'intégration, la protection de l'Europe et du climat, la tolérance - où ces compromis ne sont pas tolérables. »
Christelle DIDIERJEAN PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Européennes : l'abstention favorite

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:27:38

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Européennes : l'abstention favorite
 

 
Les Européens se rendront-ils aux urnes le 26 mai ? Photo OMER MESSINGER/AFP
Tous les sondages sont d'accord sur un point : les abstentionnistes seront plus nombreux que les votants le 26 mai, lors des élections européennes.

Si la participation est de 45  % (hypothèse basse mais réaliste), plus de 25 millions de Français auront donc boudé ses élections. 25 millions sur 47 millions d'électeurs ! C'était deux fois moins lors du second tour de la présidentielle, qui a pourtant battu des records (un électeur sur quatre est resté chez lui).
Moins d'un électeur sur deux depuis 1994

Ce n'est pas nouveau. Les Français boudent les Européennes, dont la participation n'a pas dépassé 50  % depuis 1994.

En 1979, il y a quarante ans, 38  % des électeurs avaient préféré faire autre chose que de remplir leur devoir de citoyen. Il y a cinq ans, ils étaient 57  %, et il y a dix ans la barre des 60  % avait été frôlée, un record jusqu'ici.

Les politiques ont toujours regretté l'abstention, mais l'oublient assez vite pour mesurer leurs scores à l'aune des équilibres nationaux. Le Front national (devenu Rassemblement national) était en tête d'une élection et cette première a fini par éclipser l'abstention massive.
Une abstention très politique

Pourtant, les abstentionnistes sont régulièrement en tête des élections. Lors des dernières législatives, l'abstention a dépassé 50  % pour atteindre 58  % au second tour. Là aussi, un record. Mêmes les élections municipales, longtemps préservées, voient leurs urnes moins se remplir, de scrutin en scrutin.

L'abstention est devenue une réponse politique pour une partie de l'électorat, une façon de montrer sa défiance vis-à-vis des politiques. Ne pas voter est pour certains une façon d'affirmer une opinion.
La course à la mobilisation

C'est à ceux-là, ces abstentionnistes intermittents, que s'adressent désormais tous les partis à la peine dans les sondages. Manon Aubry (La France insoumise), Yannick Jadot (EÉ-LV) sont loin de leur objectif de score à deux chiffres et savent que c'est chez les abstentionnistes qu'ils trouveront les voix qui leur manquent.

Raphaël Glucksmann (Place publique/PS) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) tentent de mobiliser pour franchir la barre des 5  %, synonyme d'élus pour Bruxelles.

Même chose pour Ian Brossat (PC) et Benoît Hamon (Génération-s), mais pour dépasser la barre des 3  % et obtenir le remboursement de leur campagne.
Nathalie MAURET

 

 
 

Berlin Ils se mobilisent contre le nationalisme

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:28:41

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Berlin Ils se mobilisent contre le nationalisme

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche dans plusieurs villes d'Allemagne contre le nationalisme. À Berlin, 20 000 manifestants, selon les organisateurs (plusieurs milliers selon la police), ont défilé dans le centre de la capitale. Ils étaient des milliers de pro-Européens à Francfort (14 000 selon la police), Hambourg, Cologne ou encore Munich. Dans un pays où les Verts ont le vent en poupe mais où l'extrême droite défend des idées climato-sceptiques, les sympathisants écologistes se sont mobilisés en nombre. Ils arboraient des pancartes « Le climat ne connaît pas de frontières » ou « Les abeilles ne votent pas mais vous, si ! ». Ces manifestations s'inscrivaient dans le cadre d'une journée de mobilisation européenne « contre le nationalisme » dans plusieurs pays d'Europe, à l'appel de plus de 250 organisations, dont Attac, Pro Asyl, Campact, et des partis. Photo OMER MESSINGER/AFP

 

 
 

La Suisse durcit la loi sur les armes

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:32:44

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La Suisse durcit la loi sur les armes
 

 
Les Suisses ont approuvé dimanche, à une large majorité, un durcissement de la législation sur les armes. Le « oui » l'a emporté à 63,7  %. La Suisse n'appartient pas à l'Union européenne, mais elle était tenue de transposer dans son droit national les dispositions prises par l'UE après les attentats de Paris en novembre 2015, pour rester membre de l'espace Schengen de libre circulation. Le pays devra donc mieux contrôler l'achat et la possession d'armes automatiques et semi-automatiques, dans le but d'éviter qu'elles puissent être utilisées par des terroristes.

Le référendum avait été demandé par les populistes de l'UDC, le premier parti suisse, et 14 clubs de tir, farouchement opposés à un contrôle des armes imposé par Bruxelles. Tous les autres partis étaient favorables à la transposition des règles européennes, avec des exceptions pour le tir sportif et pour que les miliciens continuent à garder leur fusil d'assaut chez eux après leur service militaire.
Trois armes pour dix habitants

La Suisse est l'un des pays européens où les armes sont les plus répandues, en raison notamment de cette tradition d'armes militaires à la maison. Plus de 2,3 millions d'armes étaient détenues par des civils en Suisse en 2017, selon le centre de recherche genevois Small Arms Survey. Soit près de trois pour 10 habitants, ce qui classe la Suisse au 16e rang mondial pour le nombre d'armes par habitant. Les propriétaires de près de 200 000 armes vont être obligés de les déclarer.

Le rejet de la loi aurait conduit à un rétablissement des frontières très préjudiciable à l'économie et au tourisme. La Suisse se serait aussi automatiquement exclue du système Dublin, qui empêche les migrants de demander l'asile dans plusieurs pays. Le pays aurait donc été confronté à un afflux de demandeurs d'asile, une perspective qui a effrayé les électeurs.
L.C.

 

 
 

horbourg-wihr : Le QG des gilets jaunes noir de cendres

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:38:23

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horbourg-wihr
horbourg-wihr : Le QG des gilets jaunes noir de cendres
Deux campements de gilets jaunes avaient déjà été incendiés dans l'agglomération colmarienne. Hier, c'est le QG d'Horbourg-Wihr qui est parti en fumée.

 
Après deux départs de feu, le QG a été totalement détruit dans la nuit de samedi à dimanche
Le gilet jaune est peut-être ignifugé. Les campements brûlent, les uns après les autres dans l'agglomération colmarienne mais les occupants sont toujours là. Après le « QG » de la rue du Ladhof à Colmar, celui de la rue de Morat, près de l'avenue de Lorraine, c'est celui d'Horbourg-Wihr qui a été hier détruit par les flammes.

Un habitant d'Andolsheim qui passait sur la RD 415 a donné l'alerte juste avant minuit samedi. Les sapeurs-pompiers sont intervenus, ont extrait deux bouteilles de gaz des décombres et ont sauvé une partie du camp. Une bouteille avait explosé.

Mais un second départ de feu, vers 4h du matin a été fatal. Un témoin a aperçu deux silhouettes prenant la fuite. « Il est arrivé que certains d'entre nous dorment ici », s'inquiète Steve, l'un des vingt gilets jaunes à l'ouvrage hier.
« On va reconstruire, c'est sûr »

Les gilets jaunes étaient pourtant fiers de leur construction, bâtie avec les habituels matériaux premiers, pneus, palettes, bâches... Une rampe, destinée notamment aux personnes à mobilité réduite a même été installée. Elle a échappé à la destruction.

Les gilets jaunes avaient jusqu'à présent subi quelques actes délinquance, de petits vols par exemple. Mais hier, c'est le coup le plus sérieux porté à leur installation qui remonte au début de l'année, le campement originel situé de l'autre côté du rond-point ayant été déménagé.

Le feu a même fait fondre l'armature d'aluminium du dôme, principal abri. Dès hier matin, les bâtisseurs commençaient le déblayage des débris. Ils n'ont pas renoncé à poursuivre l'occupation des lieux, sur ce bout de champ concédé par un exploitant agricole : « On va reconstruire, c'est sûr », promet Steve. Gilles lui, lance un appel : « Si par hasard quelqu'un peut nous mettre à disposition un local, en dur, on est preneur ».
Ph.M.

 

 
 

 

GJ Le QG d'Horbourg-Wihr noir de cendres

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:13:57

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Le QG d'Horbourg-Wihr

noir de cendres

Le gilet jaune est peut-être ignifugé. Les campements brûlent, les uns après les autres dans l'agglomération colmarienne mais les occupants sont toujours là. Après le QG de la rue du Ladhof à Colmar, celui de la rue de Morat, près de l'avenue de Lorraine, c'est celui d'Horbourg-Wihr qui a été détruit ce dimanche par les flammes.

Un habitant d'Andolsheim qui passait sur la RD 415 a donné l'alerte juste avant minuit samedi. Les sapeurs-pompiers sont intervenus, ont extrait deux bouteilles de gaz des décombres et sauvé une partie du camp. Une bouteille avait explosé. Mais un second départ de feu, vers 4h du matin a été fatal. Un témoin a aperçu deux silhouettes prenant la fuite. « Il est arrivé que certains d'entre nous dorment ici », s'inquiète Steve, l'un des vingt gilets jaunes à l'ouvrage hier.

« On va reconstruire

Coller

Les gilets jaunes étaient pourtant fiers de leur construction, bâtie avec les habituels matériaux premiers, pneus, palettes, bâches... Une rampe, destinée notamment aux personnes à mobilité réduite,a même été installée. Elle a échappé à la destruction. Ils avaient jusqu'à présent subi quelques actes de délinquance, de petits vols par exemple. Mais hier, c'est le coup le plus sérieux porté à leur installation qui remonte au début de l'année, le campement originel situé de l'autre côté du rond-point ayant été déménagé.

Le feu a même fait fondre l'armature d'aluminium du dôme, principal abri. Dès hier matin, les bâtisseurs commençaient le déblayage des débris. Ils n'ont pas renoncé à poursuivre l'occupation des lieux, sur ce bout de champ concédé par un exploitant agricole. « On va reconstruire, c'est sûr », promet Steve. Gilles lui, lance un appel : « Si par hasard quelqu'un peut nous mettre à disposition un local, en dur, on est preneur. »

Ph.M.

 

Le gilet jaune est peut-être ignifugé. Les campements brûlent, les uns après les autres dans l'agglomération colmarienne mais les occupants sont toujours là. Après le QG de la rue du Ladhof à Colmar, celui de la rue de Morat, près de l'avenue de Lorraine, c'est celui d'Horbourg-Wihr qui a été détruit ce dimanche par les flammes.

Un habitant d'Andolsheim qui passait sur la RD 415 a donné l'alerte juste avant minuit samedi. Les sapeurs-pompiers sont intervenus, ont extrait deux bouteilles de gaz des décombres et sauvé une partie du camp. Une bouteille avait explosé. Mais un second départ de feu, vers 4h du matin a été fatal. Un témoin a aperçu deux silhouettes prenant la fuite. « Il est arrivé que certains d'entre nous dorment ici », s'inquiète Steve, l'un des vingt gilets jaunes à l'ouvrage hier.

« On va reconstruire

Coller

Les gilets jaunes étaient pourtant fiers de leur construction, bâtie avec les habituels matériaux premiers, pneus, palettes, bâches... Une rampe, destinée notamment aux personnes à mobilité réduite,a même été installée. Elle a échappé à la destruction. Ils avaient jusqu'à présent subi quelques actes de délinquance, de petits vols par exemple. Mais hier, c'est le coup le plus sérieux porté à leur installation qui remonte au début de l'année, le campement originel situé de l'autre côté du rond-point ayant été déménagé.

Le feu a même fait fondre l'armature d'aluminium du dôme, principal abri. Dès hier matin, les bâtisseurs commençaient le déblayage des débris. Ils n'ont pas renoncé à poursuivre l'occupation des lieux, sur ce bout de champ concédé par un exploitant agricole. « On va reconstruire, c'est sûr », promet Steve. Gilles lui, lance un appel : « Si par hasard quelqu'un peut nous mettre à disposition un local, en dur, on est preneur. »

Ph.M.

 

 
Après deux départs de feu, le QG a été totalement détruit dans la nuit de samedi à dimanche.

Photo DNA/Ph.M.

 
 

Marcher pour le climat

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:25:25

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Marcher pour le climat
 

 
En mars à Mulhouse. Archives L'Alsace/Vincent Voegtlin
Face à l'urgence climatique, le collectif Citoyens pour le climat, regroupant plusieurs associations locales, appelle à une nouvelle mobilisation samedi 25 mai pour agir en faveur de la biodiversité et contre le réchauffement climatique. Une marche pour préserver la biodiversité, limiter les pollutions, réduire la production de déchets, freiner l'artificialisation des terres, etc.
Y ALLER Marche pour le climat et la biodiversité, samedi 25 mai à 14 h, place de la Bourse à Mulhouse.

 

 
 

Mulhouse : Gigantesque incendie gare du Nord

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:39:23

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Mulhouse
Mulhouse : Gigantesque incendie gare du Nord
Un incendie de grande ampleur s'est déclaré dans la nuit du samedi à dimanche à Mulhouse. Plus de 80 pompiers ont oeuvré pour éteindre le feu qui a totalement détruit des bâtiments de la SNCF gare du Nord, sur 8000 m2, sans faire de victimes.

 
Les charpentes de métal et de bois se sont rapidement effondrées, ne laissant plus debout que la façade en grès.
D'immenses flammes sur plus d'une centaine de mètres, des explosions sporadiques, un millier de riverains dehors pour assister au triste spectacle et des pompiers courant dans tous les sens : la nuit de samedi à dimanche 19 mai a été mouvementée rue Josué-Hofer, au nord de Mulhouse. Cette rue a été totalement bloquée à la circulation et infranchissable pour les habitants : les anciens hangars SNCF de la gare du Nord ont brûlé sur 8 000 m².

Ce violent incendie, dont l'origine reste encore inconnue, a mobilisé plus de 80 pompiers venus de tout le département du Haut-Rhin. Car sur une surface totale de 12 000 m² de bâtiments, plus de 8 000 m² étaient en feu. Il a fallu faire vite pour éviter toute éventuelle propagation aux immeubles voisins.

Il a d'abord été question de sécuriser les lieux et d'évacuer les riverains qui se trouvaient face aux hangars de la gare du Nord. Un important périmètre de sécurité a ensuite été dressé tout au long de la rue Josué-Hofer. Policiers nationaux, municipaux mais aussi des gendarmes venus en renfort ont empêché quiconque de passer. La maire de la ville Michèle Lutz, son adjoint à la sécurité Paul Quin, puis le président de Mulhouse Alsace Agglomération Fabian Jordan, le sous-préfet mulhousien Jean-Noël Chavanne, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet et le député mulhousien Bruno Fuchs se sont retrouvés sur place.

Tous ont observé les nombreux fourgons de pompiers qui se trouvaient sur les lieux avec des centaines de mètres de lances déployées. La première difficulté, pour les hommes du feu a été d'être suffisamment alimentés en eau pour mettre en oeuvre trois lances sur des échelles au-dessus des flammes et quelques-unes au sol. Une cellule dévidoir a été requise pour assurer une partie de l'approvisionnement.

Les pompiers ont arrosé pendant des heures les bâtiments afin de contenir l'incendie. « La difficulté principale était d'entrer dans le bâtiment pour attaquer les flammes car avec une charpente métallique, il y a un risque d'effondrement, indiquait le colonel hors classe René Cellier, directeur du Service d'incendie et de secours du Haut-Rhin. La priorité a été de protéger les bâtiments et de limiter la propagation. »
Quelles causes?

Ce dimanche matin, trois lances étaient encore en action pour venir à bout des derniers foyers, avec une vingtaine de pompiers qui sont encore restés sur place durant toute la journée.

Une réunion s'est tenue vers 16 h, entre les pompiers, les responsables de la Ville, mais aussi des membres de la SNCF, parmi lesquels le directeur immobilier basé à Strasbourg Laurent Fevre : « Ce site était exploité en partie par six entreprises, qui y faisaient du stockage, et un épicier italien qui pouvait recevoir du public. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a aucune victime. On est en train de voir avec nos locataires comment assurer la continuité de leur activité et faciliter la reprise du travail de ces entreprises. »

Des experts étaient déjà sur place ce dimanche et devraient encore se retrouver aujourd'hui afin de déterminer les causes de cet incendie hors norme.
Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

Gigantesque incendie gare du Nord

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:18:54

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Gigantesque incendie gare du Nord
 

 
Les entrepôts de la SNCF, ici côté rue Josué-Hofer, étaient presque totalement embrasés à l'arrivée des pompiers, peu après 23 h. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
D'immenses flammes, sur plus d'une centaine de mètres de longueur, des explosions sporadiques, un millier de riverains dehors pour assister au spectacle et des pompiers courant dans tous les sens : la nuit de samedi à dimanche a été mouvementée rue Josué-Hofer, au nord de Mulhouse. La rue a été totalement bloquée à la circulation et rendue infranchissable pour les habitants : les anciens hangars SNCF de la gare du Nord ont brûlé sur 8000 m2, sous les yeux ébahis des riverains et badauds.
Riverains évacués

Ce violent incendie, dont l'origine reste encore inconnue à ce jour, a mobilisé plus de 80 pompiers venus de tout le département du Haut-Rhin. Car sur la surface totale de bâtiments, s'étendant sur 12 000 m², plus de 8000 m² étaient en feu. Il a fallu faire vite pour éviter toute propagation aux immeubles voisins.

Il a d'abord fallu sécuriser les lieux et évacuer les riverains qui se trouvaient face aux hangars de la gare du Nord. Un important périmètre de sécurité a ensuite été dressé tout le long de la rue Josué-Hofer, depuis la rue de la Passerelle jusqu'à celle de Steinbach. Policiers nationaux, municipaux mais aussi des gendarmes venus en renfort ont empêché quiconque de passer. La maire de la ville Michèle Lutz, son adjoint à la sécurité Paul Quin, puis le président de Mulhouse Alsace Agglomération Fabian Jordan, le sous-préfet mulhousien Jean-Noël Chavanne, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet et le député mulhousien Bruno Fuchs se sont retrouvés sur place. Tous ont observé les nombreux fourgons de pompiers qui se trouvaient sur les lieux avec des centaines de mètres de lances déployées. La première difficulté, pour les hommes du feu, a été celle d'être suffisamment alimenté en eau. Car pour mettre en oeuvre trois lances sur des échelles au-dessus des flammes et quelques-unes au sol, il fallait de nombreux points d'eau. Une cellule dévidoir a été requise sur place pour assurer une partie de l'approvisionnement.
« Un risque d'effondrement »

Les pompiers ont arrosé pendant des heures les bâtiments afin de contenir l'incendie. « La difficulté principale était d'entrer dans le bâtiment pour attaquer les flammes car avec une charpente métallique, il y a un risque d'effondrement, indiquait le colonel hors classe René Cellier, directeur du Service d'incendie et de secours du Haut-Rhin. La priorité a été de protéger les bâtiments et de limiter la propagation. »

Ce dimanche matin, trois lances étaient encore en action pour venir à bout des derniers foyers, avec une vingtaine de pompiers qui sont restés sur place durant toute la journée.

Une réunion s'est tenue vers 16 h, entre les pompiers, les responsables de la Ville, mais aussi des membres de la SNCF, parmi lesquels le directeur immobilier basé à Strasbourg Laurent Fevre. « Ce site était exploité en partie par six entreprises, qui y faisaient du stockage, et un épicier italien qui pouvait recevoir du public. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y ait aucune victime. On est en train de voir avec nos locataires comment assurer la continuité de leur activité et faciliter la reprise du travail de ces entreprises », a-t-il indiqué. Des experts étaient déjà sur place dimanche et devraient encore se retrouver ce lundi afin de déterminer les causes de cet incendie hors norme.
Grégory LOBJOIE LIRE Également en page 22. VOIR Nos photos et vidéossur lalsace.fr

 

 
 

Ungersheim Ecomusée d'Alsace : Nuit martienne à l'Ecomusée

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 05:41:24

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Ungersheim  Ecomusée d'Alsace
Ungersheim Ecomusée d'Alsace : Nuit martienne à l'Ecomusée
À l'occasion de la Nuit des musées et de la Nuit des mystères, l'Écomusée d'Alsace a prolongé certaines de ses animations jusqu'à minuit. Certains visiteurs ont même rebroussé chemin, par manque de place sur le parking, par ailleurs plongé dans le noir à cause des ombrières.

 
Quelques-uns des Martiens qui ont envahi l'Ecomusée dans le cadre de la Nuit des mystères.
La Nuit des mystères étant consacrée aux invasions extraterrestres, une effervescence supplémentaire s'est ajoutée à la Nuit des musées de l'Écomusée. Certains visiteurs ont traqué le Martien ou, à l'inverse, se sont transformés en petits bonshommes verts. Pour les autres, un voyage dans le temps était proposé jusqu'au milieu de la nuit. Le « grenier aux souvenirs » a ouvert ses portes sur une partie de l'incroyable collection d'objets anciens donnés au musée par les Alsaciens depuis trente ans et racontés dans le cadre d'une visite guidée.

De son côté, le barbier a rasé ces messieurs à l'ancienne, au blaireau, au savon à barbe et au rasoir coupe-choux. Sans oublier ni la pierre d'alun, ni la serviette chaude, s'il vous plaît. La vitrailliste, le potier et le forgeron ont montré et expliqué les savoir-faire d'autrefois. Les manèges vintages ont tourné tandis qu'une animation musicale égayait l'une des places du village. Les visites guidées sur le thème des croyances et des superstitions dont les empreintes sont visibles ici et là dans le village (à condition d'ouvrir l'oeil) furent diablement intéressantes.

Les plaisirs de la bouche n'ont pas été oubliés, « La Taverne » a proposé un menu spécial « Nuit des mystères » et les cuisinières de la maison des goûts et des couleurs ont concocté des plats « extraterrestres » : kryptonite, soupe au chou et infusion regénérante...
M.H.

 

 
 

 

Musées Visiter autrement

Publié dans le panorama le Lundi 20 mai 2019 à 06:22:50

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Musées Visiter autrement
 

 
La Nuit des musées était animée par plusieurs collégiens et lycéens au Musée Unterlinden, qui avaient au préalable décrypté en cours d'année diverses oeuvres (ici les élèves du collège Schweitzer de Kaysersberg).  Photos DNA/Nicolas Pinot
Pour pimenter la déambulation entre le Musée Unterlinden, le Musée Bartholdi, le Musée du jouet, le Musée d'histoire naturelle et d'ethnographie et le plus excentré Musée des usines municipales, le « bureau des missions secrètes » avait mis sur pied un passionnant jeu de piste destiné aux enfants de six à quinze ans. Traquant le gang des « Jaimepalart », les jeunes visiteurs ont ainsi été amenés à s'arrêter sur des détails nichés dans les collections et à faire fonctionner leurs méninges pour obtenir des codes secrets, déjouer des pièges et sauver des oeuvres. Un réjouissant moyen de se divertir tout en s'éveillant aux fonds patrimoniaux, aux trésors parfois, et aux expositions temporaires de ces musées dont l'accès était gratuit samedi soir.

Une riche idée due aux élèves de la classe « option patrimoine » du lycée Camille-Sée et à leur professeur Nadine Resch-Rosin qui, après avoir visité les musées, ont élaboré un scénario croustillant et fourmillant d'énigmes, couché sur un livret ludique distribué aux visiteurs.
Associer les écoles

Le Musée Unterlinden accueillait en outre des élèves issus des collèges Molière de Colmar et Schweitzer de Kaysersberg, et des lycées Ribeaupierre de Ribeauvillé et Camille-Sée de Colmar. Ayant décrypté certaines oeuvres en cours d'année avec leurs professeurs, ils se sont fait un plaisir de restituer leurs connaissances au public, s'improvisant guides d'un soir, tandis que les élèves de l'option théâtre de Camille Sée proposaient quelques lectures théâtrales au pied des oeuvres.

Dans chaque établissement, un cheminement spécifique était mis en place et la fréquentation était partout flatteuse avec un public essentiellement familial. C'était aussi l'occasion pour certains de découvrir le Musée des usines municipales qui n'ouvre habituellement que sur demande. Au Musée Bartholdi, les membres de la société des amis du Musée Bartholdi (SAMBA) proposaient quant à eux une visite guidée axée sur des pièces judicieusement choisies. De quoi découvrir l'oeuvre du plus célèbre des sculpteurs colmariens sous un jour nouveau.
Nicolas PINOT PLUS WEB Voir aussi notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

conseil départemental du haut-rhin L'ode à l'Europe de Brigitte Klinkert

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:48:34

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conseil départemental du haut-rhin
L'ode à l'Europe de Brigitte Klinkert
Quelque 300 personnes ont assisté vendredi à la « Grande soirée européenne » voulue par la présidente du Conseil départemental, en lieu et place des habituels voeux de nouvel an.
 

 
« Nous avons, ensemble, la responsabilité et la chance d'être le laboratoire de l'Europe de demain, une Europe palpable, facile, concrète, humaine », a plaidé Brigitte Klinkert.
Ce vendredi, une douzaine de grands portraits ont fait leur apparition aux murs du vaste hall de l'hôtel du département du Haut-Rhin, à Colmar : Winston Churchill, Jean Monet, Konrad Adenauer, Simone Veil, Louise Weiss, Sophie Scholl, Robert Schuman... Des pères fondateurs de l'Union européenne et des « figures inspirantes », en somme.
« Nous avons connu dans notre chair, le prix du manque d'Europe »

Voilà un cadre idéal pour la « Grande soirée européenne » voulue par Brigitte Klinkert, en lieu et place de l'habituelle cérémonie des voeux de nouvel an. À moins de dix jours du prochain scrutin européen, la date choisie n'est pas anodine. 300 personnes ont répondu à l'invitation, au bas mot. Des élus locaux, des représentants des communes voisines d'Allemagne et de Suisse, des représentants des forces de l'ordre, le préfet Joseph Zimet, directeur général de la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale... Mais aussi une vingtaine d'élèves du collège Victor-Hugo de Colmar, fin prêts à interpréter l'Ode à la joie tirée de la 9e symphonie de Beethoven -l'hymne européen, si l'on préfère.

Un soupçon d'émotion dans la voix, la présidente du conseil départemental entame son discours par un rappel poignant : «Je suis européen parce que je suis Alsacien» . Cette déclaration forte de Pierre Pflimlin prend chaque jour un peu plus de sens. Si pour beaucoup l'Europe est une affaire étrangère, pour nous Alsaciens, elle est une affaire familière. Nous avons connu dans notre chair le prix du manque d'Europe, nous connaissons aujourd'hui dans nos coeurs la chaleur de plus d'Europe. L'Europe a un coeur et je crois pouvoir dire que c'est ici, dans le Rhin supérieur, qu'il bat , poursuit Brigitte Klinkert. Nous avons, ensemble, la responsabilité et la chance d'être le laboratoire de l'Europe de demain, une Europe palpable, facile, concrète, humaine. Ensemble, Zusammen ! »
« C'est ici, dans le Rhin supérieur, que bat le coeur de l'Europe »

Dans la foulée, la voici qui évoque le projet de Collectivité européenne d'Alsace (CEA), actuellement en débat au parlement : « Oui il reste beaucoup de travail. Oui, comme le bon vin notre projet se bonifiera avec le temps. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir l'Alsace renaître. L'Alsace retrouve la maîtrise de son destin au service des Alsaciens, de la France et de l'Europe. Vous voyez tout autour de cette salle des portraits inspirants... À nous, à notre échelle, de continuer leurs oeuvres et leurs combats. »

Après avoir cité Simone Veil (« Nous ne sommes pas de ceux et celles qui redoutent l'avenir ! »), Brigitte Klinkert termine son « ode européenne » sur une dernière tirade enthousiaste, juste avant de céder la place à la 9e de Beethoven : « Vive le Haut-Rhin, vive l'Alsace, vive la France et vive l'Europe ! Es lebe Europa ! »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

L'ode à l'Europe de Klinkert

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:46:55

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L'ode à l'Europe de Klinkert
 

 
« Nous avons, ensemble, la responsabilité et la chance d'être le laboratoire de l'Europe de demain », a estimé Brigitte Klinkert.

Photo L'Alsace/Vanessa Meyer

Vendredi, une douzaine de grands portraits ont fait leur apparition aux murs du vaste hall de l'hôtel du département du Haut-Rhin, à Colmar : Winston Churchill, Jean Monet, Konrad Adenauer, Simone Veil, Louise Weiss, Sophie Scholl, Robert Schuman... Des pères fondateurs de l'Union européenne et des « figures inspirantes », en somme.

Voilà un cadre idéal pour la « grande soirée européenne » voulue par Brigitte Klinkert, en lieu et place de l'habituelle cérémonie des voeux de nouvel an. À moins de dix jours du prochain scrutin européen, la date choisie n'est pas anodine. Trois cents personnes ont répondu à l'invitation, au bas mot. Des élus locaux, des représentants des communes voisines d'Allemagne et de Suisse, des représentants des forces de l'ordre, le préfet Joseph Zimet, directeur général de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, mais aussi une vingtaine d'élèves du collège Victor-Hugo de Colmar, fin prêts à interpréter l'Ode à la joie tirée de la 9e Symphonie de Beethoven - l'hymne européen, si l'on préfère.
« Une affaire familière »

Un soupçon d'émotion dans la voix, la présidente du conseil départemental entame son discours par un rappel poignant : « "Je suis européen parce que je suis Alsacien." Cette déclaration forte de Pierre Pflimlin prend chaque jour un peu plus de sens. Si pour beaucoup l'Europe est une affaire étrangère, pour nous, Alsaciens, elle est une affaire familière. Nous avons connu dans notre chair le prix du manque d'Europe, nous connaissons aujourd'hui dans nos coeurs la chaleur de plus d'Europe. »

« L'Europe a un coeur et je crois pouvoir dire que c'est ici, dans le Rhin supérieur, qu'il bat, insiste Brigitte Klinkert. Nous avons, ensemble, la responsabilité et la chance d'être le laboratoire de l'Europe de demain, une Europe palpable, facile, concrète, humaine. Ensemble, Zusammen ! »

Dans la foulée, la voici qui évoque le projet de collectivité européenne d'Alsace, en débat au Parlement : « Oui il reste beaucoup de travail. Oui, comme le bon vin notre projet se bonifiera avec le temps. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir l'Alsace renaître. L'Alsace retrouve la maîtrise de son destin au service des Alsaciens, de la France et de l'Europe. Vous voyez tout autour de cette salle des portraits inspirants... À nous, à notre échelle, de continuer leurs oeuvres et leurs combats. »

Après avoir cité Simone Veil - « Nous ne sommes pas de ceux et celles qui redoutent l'avenir ! » -, Brigitte Klinkert termine sur une dernière tirade enthousiaste, juste avant de céder la place à la 9e de Beethoven : « Vive le Haut-Rhin, vive l'Alsace, vive la France et vive l'Europe ! Es lebe Europa ! »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Le Haut-Rhin, premier de France

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:52:30

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Le Haut-Rhin, premier de France
 

 
La signature de la charte LGBT + entre le conseil départemental du Haut-Rhin, représenté ici par sa présidente Brigitte Klinkert, et l'association l'Autre Cercle, s'est tenue au sein du collège René-Schickelé, à Saint-Louis. Photo CD 68
« Lorsqu'on vous demande si vous êtes gay, vous le prenez mal ? » Jeudi, à la veille de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, les élèves de 3e du collège ludovicien René-Schickelé ont été invités à s'exprimer sur le sujet. Un moment particulier, initié notamment par Sylvie Graber, infirmière scolaire, et s'inscrivant dans le cadre de l'adhésion du conseil départemental du Haut-Rhin à la charte LGBT + (* et lire ci-contre). Gérant de la construction et de l'entretien des collèges, le conseil départemental est aussi acteur des politiques éducatives.
« Un moment clé de leur construction »

Deux bénévoles de l'association SOS Homophobie sont intervenus tout au long de la journée pour sensibiliser les collégiens à la question de l'homophobie. Vocabulaire, définitions, mises en situation : les jeunes se sont montrés attentifs, curieux, parfois timides. L'établissement ludovicien ne déplore pas particulièrement de discriminations de ce type, l'opération était surtout instaurée à titre préventif, à « un moment clé de leur construction », note Pascale Schmidiger, adjointe déléguée à l'enseignement. « L es élèves de 3e et 4e ont des questions sur ce thème spécifique. Ce genre d'échanges permet de les rassurer, de lever des tabous », indique Pamela Ottmann, principale. Mais aussi de les sensibiliser « à une banalisation du langage. Dans la cour de récréation, les élèves emploient souvent des mots sans savoir réellement à quoi ils font référence... »

Sébastien Prioul-Bernard, vice-président de l'association l'Autre Cercle Alsace, porteuse de la charte, leur a souhaité « d'être libres et épanouis », tenant à montrer aux élèves que, comme lui, on pouvait être homosexuel et père de famille. « Il est important aussi qu'ils puissent avoir des modèles au niveau des personnalités médiatiques », citant l'exemple de Bilal Hassani, candidat de la France à l'Eurovision.

Pour que la sensibilisation soit percutante, elle passe ainsi par les témoignages de personnes homosexuelles. « Ils nous demandent par exem-ple comment nos parents ont réagi à l'annonce de notre homosexualité. Nous, notre objectif, c'est de leur donner un peu d'optimisme », souligne Julien Defer, bénévole pour l'association SOS Homophobie. La structure intervient auprès de 3 000 élèves, chaque année, et doit, faute de personnes disponibles, décliner certaines demandes.
« Bourrage de crâne »

Ce que tous les élèves semblent avoir assimilé, c'est cette nouvelle liberté d'être dont ils peuvent jouir : « Il y a trente ou quarante ans, les gens assumaient moins leur homosexualité », « ils considéraient que la norme, c'est un homme et une femme », relèvent-ils. Certaines questions les divisent : « Est-ce que l'on choisit son orientation sexuelle ? », interrogent les intervenants. « Si les parents répètent à l'enfant que ce n'est pas bien d'aimer quelqu'un du même sexe, alors il peut choisir qui il va aimer », suggère un garçon. « Ça, c'est du bourrage de crâne ! On naît comme ça, on ne peut pas choisir de qui l'on tombe amoureux », rétorque une camarade. « L'orientation sexuelle, tu ne la choisis pas. Mais tu peux choisir de la vivre ou pas, éclaire Floriane Varieras, bénévole. Moi, je suis homosexuelle. Et si je suis là, c'est parce qu'à votre âge, j'ai été victime de discrimination. Mais on n'est pas obligé d'être homo pour faire partie de l'association et pour avoir envie de défendre ces valeurs. »

Les notions de tolérance et de respect véhiculées par les bénévoles se sont parfois heurtées aux objections de nature religieuse ou aux appréhensions physiques de certains élèves : « Je ne serais pas trop à l'aise si j'apprenais que mon meilleur ami est homosexuel, j'aurais peur qu'il me touche... » Néanmoins, si certains messages semblent avoir profondément capté leur attention, un combat d'envergure reste à mener sur le long terme : la discrimination sur les réseaux sociaux. Caroline ANFOSSI
(*) Lesbiennes, gay, bisexuelleset transgenres.

 

 
 

 

charte LGBT - « Donner de la visibilité »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:45:22

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charte LGBT - « Donner de la visibilité »

 
C'est la première fois en France qu'un conseil départemental signe la charte LGBT +, portée par l'association L'Autre Cercle Alsace. Le document vise, entre autres, à assurer à l'égard des personnes LGBT, dans le cadre de leur sphère professionnelle, « un environnement inclusif, une égalité de droits et un soutien en cas de discrimination ».

« L'intolérance est encore trop présente en France, estime Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Parmi nos missions, nous avons celle de nous occuper des plus fragiles, de veiller à la solidarité et à l'humanité. Je parle en tant que présidente du conseil départemental, mais aussi en tant qu'employée et femme. » Le conseil départemental 68 compte environ 2 500 salariés, « notre rôle est de veiller à ce que chacun s'y sente bien... »

Une centaine de structures diverses sont déjà signataires de la charte - Axa, France Télévisions, EDF, La Poste, Monoprix, Total, les ministères de la Culture, de la Santé, du Travail ou encore, au niveau local, l'eurométropole de Strasbourg et l'Opéra National du Rhin - « et nous sommes heureux qu'un département la signe, souligne Sébastien Prioul-Bernard, vice-président de l'Autre Cercle Alsace. La vie personnelle est toujours présente au travail, on est forcément amené à y faire référence, lorsque l'on rentre de vacances, par exemple. Notre objectif est de donner de la visibilité aux personnes LGBT. C'est une manière d'inciter les services des ressources humaines des entreprises et organi-sations à inclure cette thématique dans leur politique. »

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Je vous lance un appel : ne laissez pas ce fléau pourrir votre avenir ! On est tous différent de quelqu'un. Écoutez, soutenez vos amis qui sont victimes de discrimination homophobe et, surtout, parlez-en !

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin

 
 

 

La Suisse va fermer ses frontières

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:24:47

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La Suisse va fermer ses frontières
 

 
Un message informant les téléspectateurs de l'abandon de la TNT , le 3 juin prochain, apparaît depuis début janvier sur les chaînes suisses. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
« Une date historique » : c'est ainsi qu'un lecteur qualifie d'avance la date du 3 juin prochain, jour de l'arrêt de la diffusion des chaînes de télévision suisses hors des frontières du pays.

Cette disparition est d'abord liée à une contrainte budgétaire. Si l'initiative populaire « No Billag », visant à supprimer la redevance, a été rejetée par 71,6 % des votants l'an dernier, cette redevance a été plafonnée et la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) est désormais contrainte de réaliser 100 millions de francs d'économies par an.
Des raisons budgétaires avant tout

Constatant qu'en 2018, seul 1,4 % des ménages suisses possédant un téléviseur regardaient ses chaînes via la TNT, elle a décidé d'arrêter ce mode de diffusion, ce qui lui permettrait d'économiser 10 millions par an à partir de 2020.

Donc plus de diffusion par antenne terrestre à compter du 3 juin, comme l'annonce, depuis plusieurs semaines, un bandeau déroulant sur les chaînes concernées. Mais les restrictions sont encore plus larges, puisque la SSR profite de ce changement technologique pour reprendre le contrôle total de ses programmes, à contre-pied des logiques de diffusion mondiale observées dans l'audiovisuel.

« La SSR acquiert les droits des productions tiers (blockbusters, sport, documentaires, etc.) pour le territoire suisse uniquement, explique Lauranne Peman, porte-parole de la direction générale de la SSR. Or la TNT est une technologie qui permet un débordement naturel des ondes [overspill] au-delà du territoire sur lequel nous sommes autorisés à diffuser ces productions ; il n'y a en effet aucun moyen technique de limiter la diffusion en fonction des frontières. Ce cas de figure, jusqu'alors toléré par les détenteurs des droits, n'a plus de raison d'être avec la fin de la diffusion par TNT. »

Résultat : les chaînes suisses vont également disparaître des bouquets audiovisuels des câblo-opérateurs français, comme SFR (qui proposait les chaînes SRF 1, RTS 1 et RTS 2) ou Vialis (dont les offres comprenaient les chaînes RTS 1, RTS 2, SRF 1 et RSI la 1). « Il n'existe pas de base légale permettant cette pratique, souligne au passage Lauranne Peman. La SSR est un média de service public financé à 75 % par la redevance des ménages suisses et elle acquiert en conséquence les droits de diffusion pour le marché suisse uniquement. Étendre l'acquisition de ces droits à l'étranger pour un marché plus large ne serait financièrement pas viable pour la SSR et ne répondrait pas à son mandat. »

Des droits acquis pourle seul marché suisse

Pour les mêmes raisons de droits d'auteur, les programmes de la SSR relayés par satellite seront désormais cryptés et seuls les ressortissants suisses pourront commander la carte d'accès nécessaire au décryptage (lire encadré ci-contre).

La SSR souligne que ses productions originales - dont elle détient les droits - resteront visibles par les étrangers sur internet, via le site de rattrapage www.rts.ch/play/tv. « En tant qu'entreprise de média, nous n'avons aucun intérêt à restreindre l'accès au contenu que nous produisons », ajoute Lauranne Peman.

Mais pas question de regarder le « direct » sur internet, en tout cas pas depuis une adresse IP française (lire la parade proposée ci-dessous). « Pour des raisons juridiques, cette vidéo n'est visible qu'en Suisse », est-il déjà écrit sur l'écran noir du site de la RTS, sans attendre le black-out total du 3 juin. Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

tv suisse - Une relation privilégiée

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:03:36

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tv suisse - Une relation privilégiée
 

 
La RTS permettait de voir gratuitement des matches de la Ligue des Champions.
Pouvoir regarder les chaînes de télévision suisses a longtemps constitué davantage qu'un signe distinctif des régions françaises frontalières : une sorte de privilège. Avant la révolution numérique, la TSR (rebaptisée TSR1 lors de la création de la TSR2 en 1997, puis RTS1 en 2012) concentrait à elle seule le meilleur des télévisions publiques et privées.

Le panthéon des productions maison comprend des émissions humoristiques comme « Carabine FM » (1986-1998) et « Le Fond de la corbeille » (1989-2003), des variétés avec « Les Oiseaux de nuit » (1973-1980), des programmes pour enfants comme « Les Babibouchettes » (1981-1999) ou pour ados dingues de rock comme « Juke-Box Heroes », les interviews de Christian Defaye, le Bernard Pivot du 7e Art, dans « Spécial cinéma » (1974-1995), les enquêtes et reportages du magazine « Temps présent », lancé en 1969 et toujours dans la grille...
«La Suisse sera encore plus isolée en Europe»

Dans les années 80-90, la TSR a également été très en avance dans la diffusion des séries anglo-saxonnes les plus pointues, à une époque où elles ne passaient que sur des chaînes payantes comme Canal + ou sur des chaînes du câble assez confidentielles (Jimmy). Les films récents passaient également avec plusieurs mois d'avance par rapport aux chaînes françaises gratuites.

Le tout en VO sous titrée, bien avant que cette option apparaisse dans le paysage audiovisuel hexagonal. Entre « Twin Peaks » et les concerts de cors des Alpes, la TSR cultivait l'art du grand écart et une certaine idée du service public, à la fois populaire et intello.

Les chaînes suisses se sont aujourd'hui banalisées avec la multiplication des offres, en particulier celles des opérateurs téléphoniques, mais on pouvait toujours y voir gratuitement les matches de la Ligue des champions ou ceux de Roger Federer, où qu'il joue dans le monde, la diffusion des séries y gardait une longueur d'avance...

Le 3 juin, l'Alsace va non seulement perdre une composante forte de son environnement culturel, mais aussi un lien privilégié avec son voisin.

« Nous allons peu à peu oublier ce qui se passe en Suisse, déplore un lecteur. Elle sera encore plus isolée en Europe. »
O.Br.

 

 
 

 

udi - « Transformer en recentrant »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:23:48

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udi - « Transformer en recentrant »
 

 
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, était vendredi à Mulhouse, au coté du sénateur et ancien maire Jean-Marie Bockel, pour défendre son programme. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
« On peut regretter que la famille centriste soit dispersée », introduit l'ancien maire socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel, aujourd'hui sénateur UDI. Mais partir seuls leur permet de « faire entendre notre projet pour l'Europe », sujet qui est « au coeur de la tradition et des valeurs centristes ». Il faut « développer une Europe qui est aujourd'hui en danger », « menacée par les forces extérieures qui veulent la détruire et qui ont des complices à l'intérieur, comme Marine Le Pen », explique Jean-Christophe Lagarde.

C'est aussi le projet présenté par Emmanuel Macron, mais « sa méthode n'est pas la bonne », lui reproche le président de l'UDI : « Il y a deux ans Emmanuel Macron était un espoir dans beaucoup de capitales européennes... Aujourd'hui, il est isolé et je regrette cette situation. »
Une Europe« plus démocratique »

En 2017, l'UDI avait soutenu Juppé à la primaire, puis Fillon, jusqu'à ce que « l'affaire Pénélope » n'accentue les désaccords internes : une partie du parti a soutenu Emmanuel Macron. Aujourd'hui crédité de 2 % dans les sondages, Jean-Christophe Lagarde compte sur les indécis... et tape aussi bien sur la campagne LR que sur celle de LaRem, dont il espère attirer les déçus.

Son projet ? D'abord, une Europe « plus démocratique. Il n'est pas normal que ce soit les chefs d'État, et non les députés européens, qui choisissent le président de la Commission. » Pour le profil du président en question, Lagarde dit d'ailleurs rêver « d'un nouveau Delors », du nom du socialiste français « qui a su lancer des projets concrets pour sortir l'UE de la panne dans les années 1980 ».

Il souhaite aussi réserver l'unanimité aux questions sur les droits des personnes - « Je ne voudrais pas que l'Union puisse imposer la GPA à tous les États », dit-il, alors que les États restent seuls souverains en la matière -, aux nouvelles adhésions d'États et à la politique étrangère.

La liste de l'UDI qu'il mène souhaite surtout « transformer profondément l'Europe en la recentrant », notamment sur la lutte contre le réchauffement climatique et la politique énergétique.

Il prône aussi d'investir massivement « dans l'intelligence artificielle, les ordinateurs quantiques, les nano et biotechnologies, sinon l'Europe va très vite devenir une colonie de la Chine et des États-Unis ». Il défend le siège du Parlement à Strasbourg, qui va être l'objet « de pressions énormes pendant le mandat à venir ».

S'il est élu, il devrait partager les bancs du groupe centriste libéral ALDE, dont l'UDI est membre, avec les élus de LaRem.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Européennes Italie Scandale en Autriche, les souverainistes affaiblis

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:06:21

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Européennes Italie
Scandale en Autriche, les souverainistes affaiblis
La démission du sulfureux vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, après une affaire de collusion avec la Russie, a terni la grand-messe des partis nationalistes à Milan et le rapprochement entre Matteo Salvini et Marine Le Pen.
 

 
Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini avec Marine Le Pen, samedi à Milan.
Le grand rassemblement des partis souverainistes samedi à Milan devait être une démonstration de force, à une semaine des élections européennes. Mais la grand-messe des europhobes a été ternie par le scandale qui a entraîné la démission du vice-chancelier autrichien. Heinz-Christian Strache, le chef du Parti autrichien de la liberté (FPÖ), a été contraint de quitter son poste au sein de la coalition au pouvoir après avoir été mis en cause dans une tentative de collusion avec un oligarque russe.

Une vidéo tournée en caméra cachée il y a deux ans montre le leader d'extrême droite autrichien en train de discuter d'un possible soutien financier russe, en échange de l'accès à des marchés publics autrichiens.

La discussion, filmée lors d'une soirée arrosée, évoque également une prise de contrôle par l'investisseur russe du premier journal tabloïd autrichien afin d'en faire un média favorable au FPÖ.
La compétition entre Salvini et Le Pen

La démission du sulfureux vice-chancelier autrichien, piégé par un coup monté, tombe mal pour ses alliés politiques Matteo Salvini et Marine Le Pen, au moment où le ministre de l'Intérieur italien et la présidente du Rassemblement national tentent d'afficher leur unité, malgré leur compétition pour le leadership souverainiste en Europe.

Marine Le Pen a tenté de minimiser la chute du « Monsieur Propre » autrichien, qu'elle résume à « une affaire intérieure ». Le départ fracassant de Heinz-Christian Strache la fragilise pourtant, quand elle prétend s'appuyer sur l'expérience au pouvoir de ses alliés en Italie et en Autriche pour démontrer sa capacité à gouverner.

Le séisme au sein de l'extrême droite autrichienne remet aussi en lumière les relations financières et idéologiques entre le Rassemblement national et la Russie. Marine Le Pen a obtenu un prêt d'une banque russe pour financer sa campagne présidentielle de 2017 et Vladimir Poutine l'a reçue peu avant le scrutin.
Viktor Orban, absent de taille

À Milan, Matteo Salvini et Marine Le Pen ont cherché à souder l'alliance de 12 partis nationalistes et identitaires, avec l'objectif de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) la troisième force du Parlement européen. Ils n'ont pas réussi cependant à faire taire leurs divergences sur de nombreuses questions, comme la répartition des migrants ou la discipline budgétaire. Outre l'eurodéputé autrichien Harald Vilimsky, tête de liste du FPÖ aux Européennes, qui a annulé en catastrophe sa présence aux côtés des deux ténors de la droite souverainiste en Europe, une autre absence a été très remarquée à Milan : celle de Viktor Orban.

Le Premier ministre hongrois s'est rapproché de Matteo Salvini, mais cet autre sérieux prétendant pour prendre la tête des nationalistes européens refuse toute alliance avec Marine Le Pen.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Des électionsanticipées
L'affaire de tentative de collusion avec un oligarque russe a fait imploser le gouvernement autrichien. Le Premier ministre Sebastian Kurz a annoncé samedi soir des élections législatives anticipées et la fin de la coalition avec le parti d'extrême droite dirigé par Heinz-Christian Strache. Le jeune chef du gouvernement autrichien était arrivé en pouvoir fin 2017 en faisant alliance avec le FPÖ, malgré la proximité de son allié avec des néonazis dans sa jeunesse et ses liens troubles avec le président russe Vladimir Poutine. Le FPÖ avait obtenu six portefeuilles dans le gouvernement, dont trois ministères régaliens : l'Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères. La fin de la coalition « turquoise-bleue » entre le Parti populaire autrichien (ÖVP) de Sebastian Kurz et le FPÖ pourrait remettre en selle le parti social-démocrate (SPÖ), qui a dirigé l'Autriche jusqu'en 2017 au sein d'une grande coalition à l'allemande avec les conservateurs du parti ÖVP.

 

© L'alsace, Dimanche le 19 Mai 2019 Droits de reproduction et de diffusion réservés Fonction publique : les députés votent les 35 heures effectives Les députés ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi un amendement gouvernemental de dernière minu

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:07:58

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Fonction publique : les députés votent les 35 heures effectives
 

 
Les députés ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi un amendement gouvernemental de dernière minute au projet de loi de transformation de la fonction publique, stipulant que « la durée du travail effectif des agents de l'État » est celle fixée par le Code du travail.

La règle s'appliquera aussi aux agents de la fonction publique hospitalière et de la territoriale, mais pas aux enseignants, qui déjà « travaillent largement la durée légale », selon le secrétaire d'État Olivier Dussopt. Il est prévu des adaptations possibles pour tenir compte des sujétions particulières de certains agents, telles le travail de nuit, le travail le dimanche, ou les travaux pénibles et dangereux.
Fin des particularités

« Un rapport d'audit évalue à 120 000 le nombre de fonctionnaires de l'État travaillant moins de 1 607 heures dans l'année sans qu'il y ait de raison objective », avait relevé lundi Olivier Dussopt, qui disait ne pas « doute (r) de notre capacité à mettre fin à ces "particularités" sur le temps de travail à la fin 2020, par souci d'équité ».

Le projet de loi prévoyait déjà d'harmoniser la durée du travail dans la territoriale, en supprimant d'ici à 2022 les régimes dérogatoires à la durée légale du travail (1 607 heures) antérieurs à la loi de 2001. La mesure a été critiquée par la gauche comme une atteinte au principe de libre administration des collectivités et comme un coup de « communication sur le dos des fonctionnaires », selon Stéphane Peu (PCF).

Les Républicains, par la voix d'Olivier Marleix (LR), ont pointé un gouvernement « jouant les redresseurs de torts » et faisant « de l'esbroufe », tout en appelant l'État à avoir le « courage » de se pencher sur ses propres pratiques. Olivier Dussopt a fait valoir que par son amendement, l'État s'imposait la même obligation. Et un rapport sera remis au Parlement d'ici un an, « pour montrer ce que le gouvernement aura mis en place ».

 

 
 

 

Sécurité routière Fédération des motards en colère Un rassemblementavant le cortège

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:57:02

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Sécurité routière Fédération des motards en colère
Un rassemblementavant le cortège
Cent vingt motards se sont retrouvés à Colmar, vendredi, sous l'égide de ceux qui sont en colère. Ils seront encore plus nombreux la semaine prochaine.
 

 
Non au port du gilet jaune mais oui aux casques qui décoiffent.
L'invitation de la Fédération des motards en colère a été honorée vendredi soir par plus de 120 motards. La FFMC avait donné rendez-vous au Champ-de-Mars à Colmar pour porter la bonne parole de la sécurité par la voix de son coordinateur haut-rhinois Christophe Ritz qui a parlé notamment reprise de guidon.

Ils sont venus de Ribeauvillé, Habsheim, Mulhouse, Rixheim mais aussi de Sélestat pour partager un moment de convivialité à deux-roues. La FFMC entend renouveler l'opération tous les mois. Les motards se retrouveront ainsi en juin à Altkirch, en juillet et septembre à Colmar, à Mulhouse en août.
Un cortège revendicatif,la semaine prochaine

Samedi prochain, deux cortèges de motards devraient converger vers Colmar depuis le Sud, par la RD 83 de Burnhaupt et par l'autoroute A 36 pour un rassemblement devant la préfecture.

La FFMC a des choses à dire. Elle dit par exemple non au port obligatoire du gilet jaune pour les motards mais oui au retour des 90 km/h et à la baisse des taxes sur les carburants.

Les représentants de la FFMC s'expriment déjà dans les commissions départementales : « Nous nous félicitons de l'excellente collaboration avec le conseil départemental », annonce Christophe Ritz. Il y est notamment question d'infrastructures, de route des Crêtes, de gravillonnage...
Ph.M.

 

 
 

 

Les motards se rassemblent à Colmar

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:53:55

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Les motards se rassemblent à Colmar
 

 
Non au portdu gilet jaune,mais oui auxcasques quidécoiffent !

Photo DNA/ Philippe Marchegay

L'invitation de la Fédération des motards en colère a été honorée vendredi soir par plus de 120 motards. La FFMC avait donné rendez-vous au Champ-de-Mars à Colmar pour porter la bonne parole de la sécurité par la voix de son coordinateur haut-rhinois Christophe Ritz qui a parlé notamment reprise de guidon. Ils sont venus de Ribeauvillé, Habsheim, Mulhouse, Rixheim mais aussi de Sélestat pour partager un moment de convivialité à deux-roues. La FFMC entend renouveler l'opération tous les mois. Les motards se retrouveront ainsi en juin à Altkirch, en juillet et septembre à Colmar, à Mulhouse en août.

Samedi prochain, deux cortèges de motards devraient converger vers Colmar depuis le sud, par la RD83 depuis Burnhaupt et par l'autoroute A36 pour un rassemblement devant la préfecture. La FFMC a des choses à dire. Elle dit par exemple non au port obligatoire du gilet jaune pour les motards, mais oui au retour des 90 km/h et à la baisse des taxes sur les carburants. Les représentants de la FFMC s'expriment déjà dans les commissions départementales : « Nous nous félicitons de l'excellente collaboration avec le conseil départemental », annonce Christophe Ritz. Il y est notamment question d'infrastructures, de route des Crêtes, de gravillonnage... Ph. M.

 

 
 

 

Un dôme numérique pour mieux comprendre l'histoire de l'Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:17:49

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Un dôme numérique pour mieux comprendre l'histoire de l'Alsace
 

 
Le dôme numérique est remarquable tant sur le plan technologique que sur le plan artistique.  Photo L'Alsace
Le grand dôme blanc installé pour une semaine au fond de la cour du collège de Bourtzwiller, à Mulhouse, ne passe pas inaperçu. Ce défi technologique et artistique a été réalisé avec les Dominicains de Haute-Alsace à partir d'images issues des archives départementales.

En poussant la porte de cette installation baptisée Le Dovni, un espace sphérique de huit mètres de diamètre muni de huit vidéoprojecteurs, les élèves vont vivre une « expérience immersive et émotionnelle », qui leur permettra de mieux comprendre la situation des Alsaciens au sortir de la guerre 1914-1918 et d'en appréhender la complexité. Ce matin-là, une classe de 4e est concernée. « À tour de rôle, une moitié approfondira la visite de l'exposition avec Lucas qui m'accompagne, tandis que l'autre se rendra dans le dôme », annonce Laurence Brasseur, archiviste, aux jeunes rassemblés autour des douze panneaux dans le hall du collège.

Dans le bâtiment un peu surréaliste, les élèves ont le plaisir de s'installer à demi couchés dans des fauteuils. Les images qui vont les englober, belles et marquantes, leur parleront efficacement de la sortie de la guerre, des flux de population, de la nouvelle appartenance, des difficultés administratives, de l'identité, des problèmes de rationnement, de la reconstruction, de la question linguistique, du concordat...

Si certains ont déjà eu l'occasion de visiter un dôme numérique (mais beaucoup plus grand, à Europa-Park), ils n'en sont pas moins séduits par celui-ci, impressionnés surtout par ce qu'ils viennent de voir. Au passage, les élèves ont repéré des documents qu'ils avaient déjà rencontrés dans l'exposition : cartes postales, cartes d'identité, films, photos...

Après cette semaine au collège de Bourtzwiller, où il était accessible à d'autres établissements de la ville qui l'auraient souhaité (comme c'est le cas dans chacun des lieux où il s'arrête), le dôme numérique va poursuivre au collège d'Altkirch sa tournée, entamée à Sainte-Marie-aux-Mines, puis l'achever au collège Forlen à Saint-Louis.

À noter que cette exposition itinérante peut être mise à disposition de l'ensemble des acteurs de la politique culturelle et sociale du territoire.
Catherine LUDWIG EN SAVOIR PLUS Sur le site http://1918-1925-lesalsaciens.fr

 

 
 

 

Conseil départemental Exposition sur la Maison d'accueil de jour Pain d'Epices 11 ans d'accompagnement à la parentalité

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:47:24

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Conseil départemental  Exposition sur la Maison d'accueil de jour Pain d'Epices
11 ans d'accompagnement à la parentalité
Les anniversaires sont des occasions de réunir famille et amis, de se réjouir, de se souvenir... C'est ce qui s'est passé cette semaine au conseil départemental pour le 11e anniversaire de la Maison d'Accueil de Jour Pain d'Epices.
 

 
Lors des dix ans de la crèche.
Guy Zolger, président de Résonance (la structure qui réunit désormais l'association Caroline-Binder de Colmar et la Fondation St-Jean de Mulhouse) et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin mais qui lors de la création de Pain d'épices était vice-présidente en charge du Pôle solidarité, n'étaient pas peu fiers de fêter les 11 ans de cette structure qui accueille à titre préventif une trentaine d'enfants qui ont entre 3 mois et 5 ans, dont les parents rencontrent des difficultés mais sont volontaires pour être accompagnés.

En effet « Pain d'épices » est le fruit d'une réflexion commune à l'association Caroline-Binder et aux élus et services départementaux en charge de la Solidarité.

D'ailleurs ce qui était à l'époque considéré comme une innovation (maintenir les enfants au domicile familial tout en leur apportant un fort soutien éducatif) est maintenant vu comme une nécessité dans le cadre du Plan national de lutte contre la pauvreté.

Les objectifs de l'équipe pluridisciplinaire qui anime Pain d'épices et que dirige Christelle Lassiat sont de favoriser l'épanouissement et l'éveil des enfants ainsi que les premiers apprentissages en y impliquant le plus possible leurs parents au travers d'ateliers parents-enfants, des cafés des parents... Pour cela les professionnels travaillent en partenariat avec l'Education nationale, le Centre socio-culturel Europe et peuvent s'appuyer sur les bénévoles de l'association des amis de Caroline et de Gustave qui forment une précieuse passerelle avec le milieu ordinaire, association que préside Martine Burdloff.

Brigitte Klinkert a rappelé que le Département consacre 80 millions EUR par an à la protection de l'enfance soit 10 % du budget départemental et qu'en 2019, 15 postes ont été créés pour cette mission.

Pour sa part Guy Zolger a remercié pour leur soutien les paroisses protestantes de Colmar et de Mulhouse.

Les cadeaux offerts pour cet anniversaire sont le recueil Il était une fois la Maison d'accueil pain d'épices. Ce document en vente au prix de 10 EUR fait l'historique de ce projet. Il contient aussi de poignants témoignages de parents et de professionnels qui disent le bout de route fait ensemble dans un lieu où l'on s'écoute, on se questionne, on s'explique, on s'épaule, on fait l'artiste, on joue, on pleure, on cuisine, on ose croire que l'avenir sera meilleur que le présent... on vit quoi.

Autres cadeaux : un livret de recettes, une belle fresque réalisée par des parents, par des enfants et des panneaux d'exposition.
Le tout est visible dans le hall du conseil départemental 100, avenue d'Alsace à Colmar jusqu'au 23 mai de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h. M.P.

Le tout est visible dans le hall du conseil départemental 100, avenue d'Alsace à Colmar jusqu'au 23 mai de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h.

 
 

 

Football Exposition au Conseil Général du Haut-Rhin jusqu'au 6 juin La naissance du foot alsacien

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:55:09

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Football Exposition au Conseil Général du Haut-Rhin jusqu'au 6 juin
La naissance du foot alsacien
Depuis le 13 mai et jusqu'au 6 juin, le Conseil Général du Haut-Rhin, à Colmar, accueille une exposition sur la naissance du football en Alsace.
 

 
Pour Quentin Joerger, l'expérience a été d'une grande richesse.
Grand passionné d'histoire et de football, Quentin Joerger s'est plongé dans le vaste sujet de la naissance du football en Alsace en octobre 2017, l'objectif étant de préparer l'exposition pour l'assemblée générale de la Fédération Française de Football de juin 2018. À la demande de la "Fédé", l'expo trouvait ensuite sa place au Stade de France dans le cadre du match France-Allemagne en octobre dernier.

« Notre présence était symbolique, on était un peu en dehors des salons officiels, mais on peut dire qu'on y était », relève Quentin Joerger.
Des racines en Alsace dès 1893

Après ce détour parisien, l'exposition s'installe au Mémorial Alsace Moselle pour une durée de deux mois et demi, en fin d'année 2018. « Le succès reste mitigé, elle a surtout profité aux visiteurs qui venaient au Mémorial. On n'a pas réussi à toucher un public qui venait spécialement pour cela, peut-être n'a-t-on pas assez appuyé sur la communication. »

Cependant, quelques groupes s'étaient déplacés à Schirmeck. Parmi les visiteurs les plus intéressés, des anciens footballeurs, des dirigeants, curieux de savoir quelle place prenait alors le football dans ce processus d'intégration alsacienne à la France, comment il allait se structurer durant cette période de la Première Guerre mondiale.

« Dans les premières années, le football alsacien fait face à de nombreuses difficultés. Bien qu'étant essentiellement matérielles, la première d'entre elles découle du conflit mondial et de ses nombreuses victimes. En effet, la guerre a décimé toute une catégorie d'âge. Difficile, dans ces conditions, de remonter des équipes et de trouver des dirigeants », narre Quentin Joerger.

Née des ruines de la "Süddeutscher Fussball Verband", la Ligue d'Alsace a vu jour le 1er novembre 1919. « C'est là, une grande date dans les annales de notre sport. Elle consacre définitivement notre libération du Deutscher Fussball Verein », titrait L'Alsace Sportive le 6 août 1919. Mais si le football a été popularisé pendant la "Grande Guerre", il a pris son essor en Alsace, avec la création du premier Comité du football alsacien, le 25 janvier 1919.

L'exposition retrace ainsi le début de l'histoire de cette institution, mais un coup d'oeil dans le rétroviseur, rappelle que le football a pris racine en Alsace en 1893, grâce à des étudiants de l'école de chimie de Mulhouse qui ont fondé le FC Mulhouse.

Pour Quentin Joerger, l'expérience aura en tout cas été d'une grande richesse. Elle lui a permis de se plonger dans les archives de ce sport si populaire en Alsace (et ailleurs) avant de les partager avec le grand public. Son travail n'aura pas été vain puisqu'il servira aussi de support dans le cadre du 100e anniversaire de la LAFA (devenu District) avec, comme point d'orgue, l'assemblée générale qui se tiendra en novembre à Sélestat.

En attendant, elle a trouvé sa place au Conseil Départemental du Haut-Rhin (100, avenue d'Alsace à Colmar) depuis le 13 mai et jusqu'au 6 juin. L'occasion pour le grand public de se replonger dans les débuts de l'histoire de la LAFA, mais qui tente à prouver que le football existait déjà bien avant.
Jean-Marie HOLTZ

 

 
 

 

Jeunesse «Mercredi sportif» à Saint-Louis... Avec l'US Altkirch

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:56:04

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Jeunesse «Mercredi sportif» à Saint-Louis...
Avec l'US Altkirch
Il y avait moins d'enfants que l'année précédente pour les Mercredis sportifs du handball à Saint-Louis. Mais la bonne ambiance apportée par les filles de l'équipe Une de l'US Handball Altkirch a compensé ce manque.
 

 
Travail de la coordination des mouvements pour les jeunes handballeurs, sous l'oeil avisé des filles de l'AS Altkirch.
Pour la deuxième année, le CS Saint-Louis Handball (CSSL) organisait les mercredis sportifs, version handball, au gymnase municipal à Saint-Louis. Petite déception, la faible participation. « Il y a environ 25 jeunes des catégories U9, U11 et U13. La moitié par rapport à l'an passé », souligne Laurent Juge, président du CSSL. Et toutes ces jeunes filles et garçons sont licenciés dans le club ludovicien, en entente avec Village-Neuf. Ce qui signifie que l'événement Mercredis sportifs, initié par le conseil départemental du Haut-Rhin, a du mal à intéresser les enfants non familiarisés avec le handball. Pourtant, l'an passé, ils étaient quelques-uns non licenciés à s'être essayés à ce sport, cette séance étant ouverte à tous. Il suffit de s'inscrire sur le site internet du conseil départemental du Haut-Rhin, le moment venu.
« C'est impressionnant de la voir en vrai »

Mais les enfants présents n'ont pas caché leur plaisir de participer à cet après-midi handballistique. Les plus jeunes ne demandant qu'à jouer, les plus grands raffolant des ateliers. Des ateliers organisés par huit filles de l'équipe Une de l'AS Altkirch handball - qui évolue en N1 -, dont la championne du monde Sophie Herbrecht. « C'est trop bien ! On apprend plein de choses, à mieux jouer, à améliorer notre dribble », annoncent Lilia, Alisa et Malen, toutes trois âgées de 10 ans et licenciées au CSSL. Et se trouver face à une championne du monde, « c'est impressionnant et un peu bizarre de la voir en vrai ! ». Dribbles, coordination des mouvements, tirs au but, matches... Sans oublier les précieux conseils qui vont avec, de quoi ravir la jeunesse. Un véritable entraînement particulier avec des joueuses de haut-niveau, où toutes les catégories évoluent ensemble, filles et garçons.
« Le transfert d'expériencevers la jeunesse »

« Les clubs qui participent à ces mercredis du hand sont volontaires. Et ce sont les clubs évoluant au plus haut niveau, comme Altkirch ou Kingersheim, qui se partagent les rendez-vous, qui ont la responsabilité de faire venir leurs joueuses ou joueurs des équipes Une », expliquent Frédéric Bois, chargé de développement au conseil départemental, et Bruno Tschann, représentant le conseil.

Un rendez-vous qui permet aux joueuses d'Altkirch « de ne pas trop s'éloigner de la réalité du terrain, de se rappeler d'où elles viennent. Mais le plus important reste le transfert d'expérience vers la jeunesse », souligne Bruno Tschann. Et « ça peut aussi donner aux filles des idées de reconversion en tant qu'entraîneur. » Des filles méritantes car quasiment toutes ont dû prendre congé pour être présentes mercredi, à Saint-Louis.

Robert Pallaro, entraîneur de l'équipe Une de l'AS Altkirch, souhaiterait voir plus d'après-midi de ce style. Car le handball attire les foules, surtout après « les deux titres de champions du monde décrochés par les féminines et les masculins, du jamais vu. Et chez nous, à Altkirch, les soirs de matches, la salle est remplie. Il faut dire qu'Altkirch est une terre de handball », conclut l'entraîneur.
Nadine MULLER

 

 
 

 

...et à Sierentz Joueurs en herbe

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:56:33

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...et à Sierentz
Joueurs en herbe
Les Mercredis sportifs sont déclinés à travers plusieurs activités, notamment le football avec la présence des joueurs du FC Saint-Louis/Neuweg.
 

 
Près de 50 jeunes ont participé au Mercredi du foot.
Mercredi après-midi, une cinquantaine de jeunes footballeurs étaient présents sur la pelouse synthétique du FC Sierentz dans le cadre des Mercredis sportifs. Cette manifestation, organisée par le conseil départemental du Haut-Rhin, est destinée aux jeunes afin de promouvoir la pratique des sports collectifs.
Plusieurs ateliers

Les participants qui évoluent en catégorie U9 et U 11 étaient encadrés par 13 footballeurs du FC Saint-Louis/Neuweg venus pour leur donner des conseils avisés. Plusieurs ateliers étaient au programme, mis en place par Thomas Martinet, préparateur physique du club ludovicien : technique, coordination, mobilité et jonglage.

Après ces exercices, les jeunes impatients de mettre en application les conseils, ont disputé un match de 45 minutes.
« Je suis content d'être avec les joueurs de Saint-Louis »

Tous ces jeunes footballeurs étaient ravis de côtoyer ces sportifs de haut niveau, à l'image d'Axel Bohrer qui évolue au sein des U9 du FC Sierentz : « Je suis content d'être avec les joueurs de Saint-Louis car ils vont me montrer les gestes techniques pour marquer beaucoup de buts lors des matchs. » Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, a remis des ballons au FC Sierentz, représenté par Marc Larger, président des jeunes. Après l'animation sportive, Philippe Steiner, président du FC Saint-Louis/Neuweg, a remercié ses joueurs en leur exprimant sa satisfaction pour le bon déroulement de la manifestation.
Chr.M.

 

 
 

 

COnseil départemental Hommage à Agnès Varda

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:58:27

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COnseil départemental
Hommage à Agnès Varda
 

 
Avec sa nouvelle action « La Médiathèque départementale fait son cinéma », la Médiathèque départementale du Haut-Rhin met à l'honneur le travail de la réalisatrice Agnès Varda.

À l'instar du Festival de Cannes, la Médiathèque départementale, qui dispose d'une collection de 12 000 DVD, a souhaité rendre hommage à Agnès Varda à travers le premier cycle de « La Médiathèque départementale fait son cinéma ». L'occasion pour la structure de valoriser son offre et en particulier celle correspondant au cinéma documentaire.

Dans ce cadre, elle organise une projection publique du documentaire Visages Villages, le dernier film tourné par cette réalisatrice aux multiples récompenses, en collaboration avec le célèbre photographe JR, le 24 mai à 17h30, à l'Hôtel du Département (100 avenue d'Alsace à Colmar).

« Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma, JR la photographie. Quand ils se rencontrent en 2015, ils ont aussitôt envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique et « magique » de JR.

Hasard des rencontres ou projet préparé, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés. Le film raconte aussi l'histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences ».

Les agents du Département pourront, quant à eux, voir ou revoir la série de documentaires Agnès de-ci de-là Varda, diffusée à leur intention durant la pause déjeuner, du 20 au 23 mai à l'Hôtel du Département.

De nouveaux rendez-vous seront proposés dès l'automne.

Renseignements et inscriptions pour la projection publique

? 03 89 22 90 10

www.mediatheque68.fr

 

 
 

 

[Cliquer et glisser pour déplacer] Wintzenheim SIVOM Les travaux du COSEC avancent à grands pas

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:47:58

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Wintzenheim  SIVOM
Les travaux du COSEC avancent à grands pas
 

 
L'impressionnant chantier du COSEC.
Les travaux de restructuration et d'extension du COSEC de Wintzenheim entrepris par le SIVOM vont bon train.

Ils respectent quasiment le planning.

Une cérémonie de pose de première pierre présidée par Lucette Spinhirny, présidente du SIVOM et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, aura lieu le samedi 8 juin.

Les travaux de gros oeuvre avancent à grand pas et ces jours-ci a été coulée la chape béton de la nouvelle salle. D'ici quelques jours commenceront les travaux de pose de la charpente et de la toiture.

La nouvelle salle qui sera équipée d'un mur d'escalade scolaire, devrait être opérationnelle en avril 2020, et la restructuration complète du complexe terminée pour la rentrée scolaire de septembre 2020.

Pour mémoire, les travaux entrepris concernent les restructurations mises en accessibilité et réfection partielle du COSEC existant et la construction d'une nouvelle salle multisport de 400 m² avec vestiaires.

 

 
 

 

Enseignement Lycée Bartholdi L'option « japonais » menacée

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:50:00

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Enseignement Lycée Bartholdi
L'option « japonais » menacée
Héritière de la présence japonaise dans le secteur de Colmar, la section de langue japonaise est sur la sellette pour la rentrée prochaine au lycée Bartholdi. Ses élèves et son réseau étendu d'anciens élèves se mobilisent auprès du rectorat et du public.

 
 

 
Florian, Iona, Linh, Arthur et Antoine (de gauche à droite) se mobilisent pour sauver l'option japonais au lycée Bartholdi à la rentrée prochaine.
La nouvelle est tombée lors des dernières portes ouvertes au lycée Bartholdi. « On nous a informés que la section japonais risquait de disparaître à la rentrée prochaine », lâche Florian Nicolas, élève de 1re et membre de la « famille » japonaise au lycée Bartholdi (76 élèves au total). Comme ses camarades, il s'est mobilisé immédiatement : « J'ai écrit à la rectrice pour lui demander de sauver l'option ».

Car Florian, comme Arthur, Antoine, Iona et les autres n'imaginent pas le lycée sans cette option. « À Strasbourg, ils ont ouvert une section japonais au lycée Jean-Monnet il y a deux ans et elle n'est pas menacée. Nous, ça fait 30 ans qu'elle existe à Colmar et on risque de nous la fermer », s'étrangle Iona Guth, élève de Terminale.
« Madame Endo nous fait cours comme au Japon »

Iona n'est théoriquement pas concernée par la fermeture de la section au lycée, puisqu'elle passe son bac cette année. Cela ne l'empêche pas de se mobiliser, tout comme la flopée d'anciens élèves qui ont déjà signé la pétition mise en ligne sur change.org (560 signatures à ce jour) et qui ont pour certains adressé un courrier à la rectrice afin de défendre cette option qui a « changé leur vie ».

« Ici à Colmar, la professeure, Mme Endo est japonaise. Elle nous fait cours comme au Japon, nous pousse à monter des projets comme le font les élèves au Japon. C'est plus que des cours de langue, c'est un véritable échange culturel » argumente Antoine Mancho, élève de 1re et japonisant heureux. En cas de fermeture de l'option, Antoine sera contraint d'arrêter : « Je n'aurai pas le choix. Je fais déjà une heure de bus par jour pour venir de Labaroche à Colmar, je ne pourrai pas aller à Strasbourg ».
Il manque six heures.

En l'état actuel des choses, Antoine n'aura pourtant pas à arrêter le japonais. « Pour l'instant, nous n'avons pas les moyens d'ouvrir cette option en Seconde et Première, mais le maintien du groupe de Terminale est acté », explique le proviseur du lycée Eric Mariet, qui « attend toujours les moyens supplémentaires demandés au rectorat » pour maintenir le japonais en 2nd et 1re : il manque six heures.

Dans le cadre de la réforme du lycée, les élèves ne peuvent en effet plus cumuler autant d'options qu'auparavant. Ils ne pourront prendre qu'une ou deux options, sauf en ce qui concerne le latin, qui reste cumulable avec deux options afin d'éviter que l'enseignement de cette langue morte, déjà en perte de vitesse, ne disparaisse. Les moyens horaires ont été fléchés en fonction de ce nouveau cadre et le japonais n'est pas le seul à pâtir de la réforme. L'espagnol en langue vivante 3 est également sur la sellette à la rentrée prochaine.

Mais le Japon et Colmar ont une histoire particulière. Issue de la présence japonaise à Colmar, la section japonais a même eu les honneurs d'une question au gouvernement posée par Eric Straumann à l'Assemblée cette semaine (notre édition d'hier).

Cela illustre l'attachement de la Ville et de ses habitants à cette option, une des dernières traces de la présence japonaise à Colmar. Marie Endo, professeure à Bartholdi depuis 13 ans, en est elle-même l'héritière. Ancienne professeure au lycée Seijo, fermé en 2006, elle donne aussi des cours aux enfants et aux épouses de cadres japonais encore présents à Colmar.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

 

Des photos pour ne pas détourner le regard

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:44:04

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Des photos pour ne pas détourner le regard

 
 

 
L'exposition « propose de rester vigilants dans le combat pour la dignité humaine ». DR
L'association Tourni Gay présente une exposition de photographies, Mulhouse Tchétchénie - À qui le tour ?, jusqu'au 23 mai à la brasserie Gambrinus à Mulhouse.

Les 22 photographies réalisées par Arnaud Martin, dans le cadre d'un projet mené en collaboration avec Cédric Schorr et Karim Ben Salem, illustrent les discriminations homophobes. « L'exposition veut créer un pont entre les exactions subies par les communautés LGBTQI à l'étranger et les métastases de l'intolérance qui ne cessent de se développer en France et partout dans le monde. Ainsi, placés dans un environnement familier, 52 Mulhousiens développent l'idée que, face à cette violence sociale, il ne faut pas oublier les leçons de l'histoire, ne pas détourner le regard de la Tchétchénie ou des pays qui condamnent l'homosexualité, en se disant : c'est loin de chez nous. Le message invite à se questionner sur notre acceptation de la différence et sur ce que nous pouvons mettre en oeuvre pour que l'indifférence ne conditionne pas nos réactions. Elle nous propose de rester vigilants dans ce combat pour la dignité humaine », affirme Arnaud Martin.

Lors de l'inauguration de l'exposition, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a soutenu par sa présence l'action de Tourni Gay et a souligné la qualité du travail effectué par les bénévoles. Présentes aussi, les élues mulhousiennes Fatima Jenn, Marie Corneille, Anne-Catherine Goetz et Emmanuelle Suarez, qui témoignent elles aussi de la nécessité de lutter encore et toujours contre toutes les discriminations.
Y ALLER Jusqu'au 23 mai à la brasserie Gambrinus, 5, rue des Franciscains à Mulhouse.

 

 
 

 

Émotion et fierté pour la tour restaurée

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:54:22

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Émotion et fierté pour la tour restaurée
 

 
Mission accomplie, la tour des Fripons a été inaugurée hier par le maire et son conseil en tenue d'époque. Photo L'Alsace /Bruno Meyer
Entouré de son conseil en costume d'époque, le maire d'Ammerschwihr Patrick Reinstettel a salué toutes les personnalités présentes, dont le député Jacques Cattin, Pierre Bihl et Émilie Helderlé, conseillers départementaux, Pierre Wick de la Fondation du patrimoine, maires et élus des communes environnantes, ainsi que tous les artisans de cette belle réalisation, sous la houlette de l'architecte Denis Valette. Il a dit toute sa satisfaction de voir terminé cet imposant chantier de la tour emblématique d'Ammerschwihr, reprise sur bon nombre d'étiquettes de vin ou sur d'innombrables photographies. Grâce à ces dernières, les deux cadrans solaires d'avant-guerre ont ainsi pu être reconstitués avec l'aide de passionnés bénévoles comme Jean Balthazard qui encore aujourd'hui donneront toutes les explications nécessaires au pied de la tour.
Souscription publique

Pierre Wick, de la Fondation du patrimoine, s'est aussi félicité d'une telle réalisation et d'un beau partenariat qui se poursuit désormais avec la restauration de la tour des Bourgeois de 1535, une autre tour plus discrète celle-là, mais tout aussi charmante et intéressante. Une souscription publique est d'ailleurs en cours. Pierre Bihl, représentant la présidente du conseil général du Haut-Rhin, a félicité tous les acteurs de cette belle réalisation. Il a rappelé l'aide de 41 200 EUR accordée à ce projet par le Département : « le patrimoine contribue à l'attractivité de notre territoire [...] tous ces monuments façonnent notre cadre de vie et fondent notre identité culturelle » a-t-il souligné. Il a mentionné le fonds de solidarité territoriale doublé en 2018 pour apporter une aide à des projets d'équipement des communes et d'autre part une aide de 12 M d'EUR sur 3 ans pour accompagner les investissements de proximité tout comme un plan départemental en faveur de la préservation du patrimoine alsacien. Le député Jacques Cattin a également félicité tous les acteurs de cette restauration avant de couper le ruban inaugural.
Jeu concours et exposition photo

On pourra encore aujourd'hui visiter librement la tour des Fripons de 14 h à 18 h. De très belles sculptures sur le thème de la Renaissance agrémentent la visite, jusqu'au sommet où une magnifique reproduction de la tour réalisée par Martine Warth, greffier de la ville, est soumise à un jeu concours : deviner le poids de la tour (la maquette, pas la réelle !) avec la promesse de décrocher quelques bonnes bouteilles de vins d'Ammerschwihr. Une exposition de photos, sous les tilleuls de la place, retrace les principales étapes du chantier et les cadrans solaires seront présentés par les bénévoles passionnés.
Bruno MEYER

 

 
 

 

mulhouse musées - Voyage avec les extraterrestres

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:16:23

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mulhouse musées - Voyage avec les extraterrestres
 

 
La Nuit des mystères a connu une belle affluence dès le début d'après-midi. Pour y participer, il faut être concentré, certes, mais aussi afficher un esprit festif. Photos L'Alsace/Darek Szuster
Le centre-ville de Mulhouse a connu ce samedi 18 mai une concentration importante... d'extraterrestres. Et pour cause, la Nuit des mystères, qui a débuté à 14 h pour se terminer à minuit, avait choisi ce thème.

Devant le Musée des beaux-arts à 14 h, la file est longue et fait le tour du bâtiment. Cinq minutes plus tard, déjà, les premiers participants sortent en courant. Une fusée doit les attendre pour la suite des épreuves. Jules et Parany, 20 ans, patientent à l'entrée. Ils sont motivés par l'esprit de compétition et par le premier prix, un voyage dans l'Ouest des États-Unis. Ces jeunes gens ont préparé leur voyage mulhousien en achetant en amont le passeport pour y participer et en calculant les itinéraires les plus courts possibles d'un musée à l'autre. Lucile attend ses amis dans la longue file : « C'est ma première participation. Ils m'ont tous motivée pour que je sois avec eux. Ouf, je les vois. » Romane, Rose, Axelle et Antoine sont présents pour la première fois : « Désolés, nous n'avons pas le temps de parler. Il faut filer rue du Marteau à Mulhouse pour chercher un glyphe (un indice). »
Pas un regardpour Marianne

Le portable reste indissociable de cette épreuve, tout comme le sac à dos, le stylo... et l'esprit logique. À l'intérieur du musée, des combinaisons blanches de la Nasa côtoient des perruques improbables et des tenues étranges. Les participants ne voient pas les peintures exposées, mais lisent avec attention leurs cartouches. Même Vénus et Cupidon n'ont pas droit à un regard. Arnaud est un habitué des escapes games et découvre ce musée pour la première fois. Aynur, surveillante du musée, souligne : « Certains jeunes entrent dans notre musée lors de cette manifestation. C'est une bonne chose. »

Pour Théophile, 8 ans, venu avec ses parents et sa petite soeur, Diane, 13 mois, c'est l'occasion de découvrir ce lieu. « Je vais aussi aller à la Cité du train. Je me réjouis. »

Installé au premier étage, Joël Delaine, conservateur du Musée historique et de celui des beaux-arts de Mulhouse, connaît son public : « Les plus motivés arrivent dès le tout début d'après-midi, puis c'est le tour d'un public familial. Tandis que le soir, ce sont les personnes qui viennent se faire plaisir et s'amuser. »

Arrivent des participants déguisés : costumes et cravates noirs version Men in black, mais aussi des grunges, des gothiques ou encore des tenues tout en argent, comme cette robe en pare-soleil. Certains sont affublés d'un 3e oeil, d'autres, d'ampoules sur la tête ou de gants vert pistache en caoutchouc.

Un peu plus loin au Musée historique, une garde rapprochée surveille discrètement le buste et les seins bien ronds de la Marianne. Ils n'ont pas fait un carton : le passeport en main, les participants ne l'ont pas vue. Valérie est venue avec sa peluche E.T. dans une cagette. « Vous savez, c'est la mascotte des BMX. Depuis une semaine, nous travaillons avec les enfants pour les costumes », explique, à côté d'elle, cet étrange astronaute venu avec ses petits extraterrestres, Kaïs, 8 ans, et Inaya, 7 ans.
En Espace

Puis direction les bains romains à la piscine Pierre-et-Marie-Curie de Mulhouse. Une partie du bâtiment normalement inaccessible au grand public est aménagée en Hôtel de la galaxie, équipé de quatre chambres. Il est demandé aux candidats de faire une valise pour un voyage intersidéral, sous le regard d'une réplique de... Mona Lisa. Cinq objets sont à découvrir pour réussir cette épreuve. « Non, non, monsieur, là, la brosse à dents et les palmes, ça ne va pas », explique l'une des aliens, chargée d'ouvrir la porte d'une chambre. Des couples la visitent avec envie, les amis rient de se trouver dans ce décor insolite.

En bas de l'escalier, trois générations d'une même famille participent à ce jeu de piste. Elles utilisent un véhicule Renault Espace, « de 1987, il faut le savoir. Nous nous lançons dans cette aventure depuis le début. C'est l'occasion de découvrir des endroits méconnus et insolites. On rit ensemble et, en plus, ça fait monter l'adrénaline. L'an dernier, on était dans le carré final. Cette année, on compte bien décrocher le premier prix. On a déjà l'Espace », indique Marc avec conviction.
Sabine HARTMANN PLUS WEB Voir notre vidéo et notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

« Message de paix » depuis la passerelle de Huningue

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:20:06

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« Message de paix » depuis la passerelle de Huningue
 

 
De gauche à droite, Dominique Fuchs, Jean-Mathieu Thallinger, Gerd Möller et Bärbel Schaefer. Photo L'Alsace/Nadine Muller
Quatre membres de Kirk, le groupe de travail transfrontalier des églises catholiques et protestantes des trois pays, Allemagne, France et Suisse, se sont réunis, ce samedi en fin de matinée, pour porter « un message de paix et de confiance » du haut de la passerelle de Huningue, en vue des élections européennes. Une passerelle symbole « du lien entre la France et l'Allemagne ».
Contre « le populisme »

Dominique Fuchs, animatrice de la zone pastorale mulhousienne, Gerd Möller, doyen du décanat catholique de Wiesental, Jean-Mathieu Thallinger, pasteur à Mulhouse, et Bärbel Schaefer, doyenne et pasteur allemande, à la tête du Kirk, ont affirmé d'une seule et même voix que « l'Église et l'Union européenne portent les mêmes valeurs : paix, justice sociale, confiance et abolition des frontières. L'oecuménisme avance aussi dans ce sens. Les défis politique et religieux sont les mêmes, nous pouvons les relever ensemble. La liberté religieuse permise au sein de l'Union européenne nous permet d'avancer. Ce n'est pas le populisme qui nous aidera à construire l'Europe de demain, ni un repli confessionnel... »

Leur souhait principal étant, « tout comme celui de l'Europe, de placer l'homme au centre des projets. Nous ne pouvons avancer que si l'on construit ensemble et que nous nous ouvrons aux autres. » Un message que les quatre représentants de Kirk ont adressé aux Français, Suisses et Allemands ce samedi via les représentants des médias invités à Huningue, mais qui n'a pas encore été transmis aux paroissiens des paroisses respectives des membres de Kirk.
Nadine MULLER

 

 
 

 

école Saint-Exupéry De l'oeuf à la poule Une belle leçon de viepour les enfants

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:57:30

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école Saint-Exupéry De l'oeuf à la poule
Une belle leçon de viepour les enfants
L'équipe enseignante de l'école Saint-Exupéry de Colmar a renouvelé, cette année avec quatre classes de l'établissement, un projet sur le monde vivant à travers le cycle de vie de l'oeuf à la poule.
 

 
Entourés de l'équipe enseignante et de Gilbert Schaffauser, les enfants tiennent fièrement dans leurs mains les petits poussins noirs qui piaillent.
Ce projet concernant les animaux ovipares a pu se concrétiser grâce au partenariat avec l'association avicole de Logelbach, et son président et référent Gilbert Schaffauser.

Ainsi une couveuse a été mise à la disposition de l'école, ainsi qu'une quarantaine d'oeufs fécondés. Grâce à une mire artisanale fournie par l'association, les enfants, qui avaient quotidiennement et à tour de rôle tourné les oeufs, ont pu observer le processus du développement de l'embryon à l'intérieur des oeufs.
Le moment magiquede l'éclosiondes petits poussins

Au terme des 21 jours d'incubation, ce sont 25 petits poussins noirs de race poule noire d'Alsace qui ont vu le jour. C'est avec émerveillement que les élèves ont assisté au moment magique où les poussins avec leur petit bec muni d'un diamant ont brisé leur coquille.

La directrice Mélanie Steinmetz et les trois enseignantes Magali Schreck, Annemarie Hilbert et Aude Benoit ont, quant à elles, été sollicitées les week-ends pour retourner les oeufs deux fois dans la journée. Une opération importante qui permet au poussin de s'orienter avant l'éclosion.

Cette belle leçon de vie aura une suite avec la présentation des poules issues des poussins que les petits ont vu naître. Pout tout apprendre sur les poules et les lapins, des valises pédagogiques sont disponibles pour les scolaires par l'union des aviculteurs du Haut-Rhin en collaboration avec le conseil départemental.

 

 
 

 

hoHLandsbourg animations au château

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:20:52

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hoHLandsbourg animations au château
Cap sur la Renaissance
 

 
Des danses et costumes d'époque.
Plutôt timidement étant donné les menaces de pluie qui finalement même si elle n'est pas tombée, a tout de même dissuadé nombre de personnes à prendre le chemin du château du Hohlandsbourg. Un public clairsemé donc mais réceptif et ravi de découvrir en ces murs séculaires des animations axées sur le thème de la Renaissance. Musique de circonstance, combats à l'épée, costumes d'époque ont apporté leur contribution à cette ambiance particulière de l'Histoire revisitée.

La danserie de Ribeauvillé accompagnée des musiciens de Hauvoy, avec luths, vièles et chalemies, présentait des danses du XVe et du XVIe siècles en habits d'époque. Une fête comme en a certainement connu le baron de Schwendi, seigneur du fief à cette époque.

Les trognes de la compagnie Scaramouche de Rilleux La Pape, personnages masqués de la commedia dell'arte, offraient quant à elles un spectacle plus baroque.

À souligner aussi la présentation vivante d'un atelier d'imprimerie et des savoir-faire ancestraux : relieur, coloriste, relieur, orfèvre... ou encore l'exposition permanente de costumes d'époque Renaissance en vogue dans les pays européens selon le rang et le rôle dans la société.
Encore ce dimanche, de 10 h à 18 h. De 7 EUR à 9,50 EUR; 0389301020.

Encore ce dimanche, de 10 h à 18 h. De 7 EUR à 9,50 EUR; 0389301020.

 
 

 

Ils veulent « sauver » le soldat nippon

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:49:19

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Ils veulent « sauver » le soldat nippon

 
 

 
Florian, Iona, Linh, Arthur et Antoine (de gauche à droite) se mobilisent pour sauver l'option japonais au lycée Bartholdi à la rentrée prochaine. Photos L'Alsace/Vanessa Meyer
La nouvelle est tombée lors des dernières portes ouvertes au lycée Bartholdi. « On nous a informés que la section japonais risquait de disparaître à la rentrée prochaine », lâche Florian Nicolas, élève de 1re et membre de la « famille » japonaise au lycée Bartholdi (76 élèves au total).

Comme ses camarades, il s'est mobilisé immédiatement : « J'ai écrit à la rectrice pour lui demander de sauver l'option. »

Car Florian, comme Arthur, Antoine, Iona et les autres n'imaginent pas leur lycée sans cette option. « À Strasbourg, ils ont ouvert une section japonais au lycée Jean-Monnet il y a deux ans et elle n'est pas menacée. Nous, ça fait 30 ans qu'elle existe à Colmar et on risque de nous la fermer », s'étrangle Iona Guth, élève de Terminale.
Une pétition en ligne

Iona n'est théoriquement pas concernée par la fermeture de la section au lycée, puisqu'elle passe son bac cette année. Cela ne l'empêche pas de se mobiliser, tout comme la flopée d'anciens élèvesqui a déjà signé la pétition mise en ligne sur le site change.org (560 signatures à ce jour) et qui ont pour certains adressé un courrier à la rectrice afin de défendre cette option qui a « changé leur vie ».

« Ici à Colmar, la professeure, Mme Endo, est japonaise. Elle nous fait cours comme au Japon, nous pousse à monter des projets comme le font les élèves au Japon. C'est plus que des cours de langue, c'est un véritable échange culturel », argumente Antoine Mancho, élève de 1re et japonisant heureux.

En cas de fermeture de l'option, Antoine sera contraint d'arrêter : « Je n'aurai pas le choix. Je fais déjà une heure de bus par jour pour venir de Labaroche à Colmar, je ne pourrai pas aller à Strasbourg. »
Six heures à trouver

En l'état actuel des choses, Antoine n'aura pourtant pas à arrêter le japonais. « Pour l'instant, nous n'avons pas les moyens d'ouvrir cette option en Seconde et Première, mais le maintien du groupe de Terminale est acté », explique le proviseur du lycée Eric Mariet, qui « attend toujours les moyens supplémentaires demandés au rectorat » pour maintenir le japonais en 2de et 1re : il manque six heures.
Une conséquence de la réforme

Dans le cadre de la réforme du lycée, les élèves ne peuvent en effet plus cumuler autant d'options qu'auparavant. Ils ne pourront prendre qu'une ou deux options, sauf en ce qui concerne le latin, qui reste cumulable avec deux options afin d'éviter que l'enseignement de cette langue morte, déjà en perte de vitesse, ne disparaisse.

Les moyens horaires ont été fléchés en fonction de ce nouveau cadre et le japonais n'est pas le seul à pâtir de la réforme. L'espagnol en langue vivante 3 est également sur la sellette à la rentrée prochaine.

Mais le Japon et Colmar ont une histoire particulière. Héritière de la présence japonaise à Colmar, la section japonais a même eu les honneurs d'une question au gouvernement posée par Éric Straumann à l'Assemblée cette semaine (notre édition d'hier).

C'est dire l'attachement de la Ville et de ses habitants à cette option, une des dernières traces de la présence japonaise à Colmar. Marie Endo, professeure à Bartholdi depuis 13 ans, en est elle-même l'héritière. Ancienne professeure au lycée Seijo, fermé en 2006, elle donne aussi des cours aux enfants et aux épouses de cadres japonais encore présents à Colmar.
Textes : Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Ammerschwihr Inauguration Emotion et fierté pour la tour restaurée

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:58:56

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Ammerschwihr  Inauguration
Emotion et fierté pour la tour restaurée
Après plus de six mois de restauration, la tour des Fripons a été inaugurée hier matin. L'occasion pour chacun d'admirer les travaux extérieurs réalisés sur cette imposante tour de fortification du XVIe siècle que l'on peut visiter encore aujourd'hui.
 

 
Mission accomplie, la tour des Fripons a été inaugurée hier par le maire et son conseil en tenue d'époque.
Entouré de son conseil en costume d'époque, le maire d'Ammerschwihr Patrick Reinstettel a salué toutes les personnalités présentes, dont le député Jacques Cattin, Pierre Bihl et Emilie Helderlé, conseillers départementaux, Pierre Wick de la Fondation du Patrimoine, maires et élus des communes environnantes, ainsi que tous les artisans de cette belle réalisation, sous la houlette de l'architecte Denis Valette.

Il a dit toute sa satisfaction de voir terminé cet imposant chantier de la tour emblématique d'Ammerschwihr, reprise sur bon nombre d'étiquettes de vin ou sur d'innombrables photographies.

Grâce à ces dernières, les deux cadrans solaires d'avant-guerre ont ainsi pu être reconstitués avec l'aide de passionnés bénévoles comme Jean Balthazard qui aujourd'hui encore donneront toutes les explications nécessaires au pied de la tour.

Pierre Wick, de la Fondation du Patrimoine s'est aussi félicité d'une telle réalisation et d'un beau partenariat qui se poursuit désormais avec la restauration de la tour des Bourgeois de 1535, une autre tour plus discrète celle-là, mais tout aussi charmante et intéressante. Une souscription publique est d'ailleurs en cours.

Pierre Bihl, représentant la présidente du conseil général du Haut-Rhin a félicité tous les acteurs de cette belle réalisation. Il a rappelé l'aide de 41 200 EUR accordée à ce projet par le département : « le patrimoine contribue à l'attractivité de notre territoire [...] tous ces monuments façonnent notre cadre de vie et fondent notre identité culturelle » a-t-il souligné.

Il a mentionné le fonds de solidarité territoriale doublé en 2018 pour apporter une aide à des projets d'équipement des communes et d'autre part une aide de 12MEUR sur 3 ans pour accompagner les investissements de proximité tout comme un plan départemental en faveur de la préservation du patrimoine alsacien. Le député Jacques Cattin a également félicité tous les acteurs de cette restauration avant de couper le ruban inaugural.

On pourra encore aujourd'hui visiter librement la tour des Fripons de 14 h à 18 h. De très belles sculptures sur le thème de la Renaissance agrémentent la visite, jusqu'au sommet où une magnifique reproduction de la tour réalisée par Martine Warth, greffier de la ville, est soumise à un jeu concours : deviner le poids de la tour (la maquette, pas la réelle !) avec la promesse de décrocher quelques bonnes bouteilles de vins d'Ammerschwihr.

Une exposition de photos retrace les principales étapes de chantier sous les tilleuls de la place et les cadrans solaires seront présentés par les bénévoles passionnés.
B.M.

 

 
 

 

La salle multi-activités s'appellera « La Vigneraie »

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:59:26

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La salle multi-activités s'appellera « La Vigneraie »
 

 
Le maire de Wettolsheim a annoncé le nom de la salle multi-activité « La Vigneraie » dont les travaux d'accès sont en cours. Photo L'Alsace /Hélène Bléger
Les habitants de Wettolsheim ont répondu nombreux à l'invitation à la réunion publique animée par le maire et conseiller départemental Lucien Muller et Antoine Bohrer, premier adjoint, ce jeudi 16 mai à 19 h 30 dans la salle de la société Espérance.

Les villageois ont été accueillis par Lucien Muller, Antoine Bohrer, chargé de la communication, les adjoints et les élus. Cette rencontre a permis d'évoquer l'évolution de la commune, ses projets mais aussi les problèmes rencontrés par les habitants.

À l'aide d'un rétroprojecteur, Lucien Muller a expliqué le budget communal et son évolution, la vidéo-projection urbaine qui sera installée prochainement, la salle multi-activité et dévoilé son nom de baptême : « La Vigneraie ». La livraison reste fixée à la fin de l'été 2019.

Le maire a également évoqué le projet du cimetière de la Feldkirch, Colmar Agglomération, l'environnement : le zéro phyto et les libellules ; Haut-Rhin propre : une première à Wettolsheim, le périscolaire Quat'Saisons, les nouvelles « En bref » dont le jumelage avec Fleurie en Beaujolais, le recensement, la chasse, le renforcement 20 000 volts Enedis, le Tour de France, le compteur intelligent Linky, ou les élections européennes. Le maire a ensuite répondu aux questions écrites posées à la mairie puis à celles de la salle. La soirée s'est prolongée autour des discussions et par le verre de l'amitié.
Hélène BLÉGER

 

 
 

 

hwk - Une Fête de la nature pour découvrir le site mémoriel

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 06:53:07

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hwk - Une Fête de la nature pour découvrir le site mémoriel
 

 
La Fête de la nature traitera du reboisement après le conflit. DR
La Fête de la nature au Hartmannswillerkopf est un ensemble d'événements (exposition éphémère, projection, visites guidées) qui permettent de découvrir le site mémoriel sous un angle inédit.
Le programme

Exposition éphémère « Experts du camouflage » jusqu'au 26 mai.

Présentation en fil rouge de l'exposition « Experts du camouflage » dans l'Historial réalisée par le Musée d'histoire naturelle et d'ethnographie de Colmar et qui présente des clichés réalisés par des photographes naturalistes alsaciens. Bien avant son emploi par les militaires, à partir XVIIIe siècle, le camouflage est une technique de défense employée par différentes espèces animales dans leur milieu naturel. À l'occasion de la Fête de la nature, les visiteurs pourront découvrir différentes photographies d'espèces d'Alsace et d'ailleurs qui usent de cette technique pour se fondre dans leur environnement.

Gratuit pour les visiteurs de l'Historial.

Visite thématique du champ de bataille accompagnée d'un garde forestier, mercredi 22 mai.

Accompagnés d'un garde forestier de l'Office national des forêts, possibilité de découvrir le site mémoriel du Hartmannswillerkopf sous un angle inédit qui a été le théâtre d'expérimentations en matière de régénération forestière au lendemain de la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, histoire et environnement y forment un ensemble exceptionnel. Avec Pierre Tettamanzi (ONF) et Florian Hensel (CMNHWK). Rendez-vous à 14 h à l'Historial, gratuit (durée deux heures environ). Chaussures de randonnée conseillées.

Sortie sur le terrain avec Nathalie Savey, artiste-photographe, samedi 25 mai.

Balade sur le site historique en compagnie de l'artiste-photographe Nathalie Savey, co-auteure des photographies composant l'exposition temporaire Mutations-Wandlungen, présentée à l'Historial jusqu'au 23 juin.

Nathalie Savey : « J'invite à découvrir sur place, sur la montagne du Hartmannswillerkopf, différents points de vue issus de mes photographies. De la même manière que vous essayeriez de deviner les épices dans un dessert, je propose, avec mon appareil photographique, de retrouver d'où mes photos ont été faites. Ainsi nous partagerons un moment sur la création, sur le médium photo, sur le regard et, bien sûr, sur la nature. » Départ à 14 h devant l'Historial, gratuit (durée deux heures environ). Chaussures de randonnée conseillées.

Projection du documentaire « Verdun : forêt d'exception » dimanche 26 mai.

Verdun : forêt d'exception est un documentaire sur l'évolution de la forêt de Verdun d'avant 1914 à nos jours. Il a été réalisé par Fabrice Millot en partenariat avec l'atelier Canopé 55, la Mission histoire du Conseil départemental de la Meuse et l'ONF.

La forêt domaniale et communale du Verdunois est une implantation récente. La zone rouge du champ de bataille étant impropre à la culture et à la réintroduction de l'urbanisme, l'État a fait le choix de la boiser après la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, elle constitue un écosystème unique sur le plan environnemental, économique et historique. C'est à ce titre que cette forêt a été labélisée en 2014.

Cette forêt souffre aujourd'hui des effets du réchauffement climatique. Le court métrage Une forêt d'exception, la forêt domaniale de Verdun porte sur différentes thématiques telles que la genèse et la constitution de l'espace forestier, la présentation de cet espace productif à dominante agricole/forestière mais aussi son écosystème biologique et les espèces obsidionales, c'est-à-dire les végétaux qui ont été propagés lors des conflits armés ou des occupations militaires, que l'on y trouve encore aujourd'hui.

Dimanche 26 mai à 15 h à l'Historial, gratuit pour les visiteurs de l'Historial (durée une heure environ). Le documentaire sera présenté par François Wittersheim, responsable de l'atelier Canopé 68.
Y ALLER Fête de la nature du mercredi 22 au dimanche 26 mai ; Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf - Lieu-dit Vieil Armand à Wattwiller. Renseignements et réservations : 09.71.00.88.77. accueil@memorial-hwk.eu

 

 
 

 

Inauguration du rucher-école

Publié dans le panorama le Dimanche 19 mai 2019 à 07:00:07

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Inauguration du rucher-école
 

 
Les membres du Syndicat des apiculteurs de Kaysersberg et environs se sont retrouvés, dimanche 12 mai en fin de matinée, pour déclarer ouvert leur rucher-école. Ce fut une agréable fête sous un soleil radieux. Toutes bourdonnantes, les abeilles des nombreuses ruches posées sur le terrain étaient de la partie.

Le président Bernard Marck a salué Émilie Helderlé, conseillère départementale, Pascal Lohr, maire de Kaysersberg Vignoble, et André Frieh, président de la Fédération des syndicats d'apiculteurs du Haut-Rhin et Patricia Hild, maire de Bennwihr.
14e rucher-écoledu département

Dans les discours on a parlé bien sûr de la nécessité de protéger les abeilles pour garantir une parfaite biodiversité et assurer la pollinisation des arbres fruitiers. Il a été également question du glyphosate et des autres molécules nocives en usage dans les vignes et dans l'agriculture. Ici, dans le Kirchtal, dans l'ancienne pépinière au coeur d'une forêt à essences mixtes, le fameux Mischwald cher aux forestiers allemands, les butineuses pourront s'épanouir tranquillement. Ce 14e rucher-école du département permettra de former les apiculteurs débutants qui trouveront tout le matériel nécessaire sur place avant de se lancer dans la profession. Ce nouvel outil appartenait à Gilbert Mattern, ancien technicien de l'Office national des forêts (ONF), qui a décidé de céder les deux bâtiments à son syndicat et la Ville loue le terrain.

Conçu à l'origine pour exploiter des ruches « alsaciennes », le grand rucher sera cloisonné pour créer une miellerie ou salle d'extraction et un espace de rangement du matériel et d'atelier. Grâce à ces installations, le Syndicat de Kaysersberg pourra travailler confortablement et suivre les progrès de ses jeunes membres.
Yvan HOBEL