Une loi à la rentrée

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:37:11

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Une loi à la rentrée
 

 
La ministre Jacqueline Gourault lors de la rencontre avec une soixantaine de maires, ce jeudi à Altorf. Photo DNA/Michel Frison
Au-delà des échanges sur le statut de l'élu, les hôpitaux publics et la baisse des dotations, la soixantaine de maires présents ce jeudi dans la salle des fêtes d'Altorf retiendront de la discussion avec Jacqueline Gourault que le gouvernement présentera une « loi Territoire à la rentrée ». Un scoop.

Sans dévoiler les annonces que le président de la République fera la semaine prochaine, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales a indiqué qu'Emmanuel Macron « réfléchissait à des idées originales » pour atténuer les difficultés relatives aux compétences induites par la loi NOTRe. « Il estime qu'il faut donner de la souplesse pour que les collectivités territoriales s'entendent entre elles », dit-elle.
Une nouvelle étapede la réorganisation territoriale de l'État

Jacqueline Gourault a aussi confirmé la volonté d'Emmanuel Macron de mettre en oeuvre la réforme constitutionnelle dont « le projet initial sera corrigé ». « Le droit à la différenciation sera dans la Constitution », prévient-elle. Le chef de l'État envisage par ailleurs de « lancer une nouvelle étape de la réorganisation territoriale de l'État avec une volonté de proximité ».

« Le président de la République a pris conscience des difficultés engendrées par l'agrandissement des régions et l'organisation régionale de l'administration. Beaucoup d'élus s'en plaignent », note la ministre en annonçant que « le département sera au coeur » de cette réorganisation.

Jacques Gourault a lancé ces pistes de réflexion lors d'une rencontre avec des maires de la circonscription de Molsheim-Obernai-Schirmeck. Une initiative du député Laurent Furst (LR) à laquelle la ministre a répondu favorablement. Les élus ont exprimé les difficultés de la fonction et celles qu'ils rencontrent parfois avec l'administration.

Traitement des cartes d'identité, contraintes des architectes des bâtiments de France, les 80 km/h... Jacqueline Gourault a écouté les témoignages et les revendications des maires en y répondant parfois.
F. By

 

 
 

 

CEA : à l'Assemblée en juin

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:09:40

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CEA : à l'Assemblée en juin
 

 
Jacqueline Gourault a rencontré ce jeudi Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry pour faire un point d'étape sur le projet de loi relatif à la Collectivité européenne d'Alsace (CEA), après son adoption amendée par le Sénat. Le texte devrait être discuté à l'Assemblée nationale « fin juin » et adopté en commission mixte paritaire à la fin du mois de juillet.

La ministre a indiqué vouloir revenir sur un certain nombre d'amendements apportés par les sénateurs en refusant d'indiquer lesquels. « Ce que nous allons faire, c'est respecter les accords de Matignon », se contente-t-elle de dire. « Il y a des éléments qui ne peuvent pas être contraires à la loi existante et il faudra les revoir. »

L'amendement permettant à tous les départements de métropole et d'outre-mer qui en font la demande de bénéficier des compétences et prérogatives attribuées à l'Alsace pourrait être visé, le gouvernement ne souhaitant pas une généralisation mais une loi spécifique à l'Alsace.

Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry aspirent à « enrichir » voire à « muscler » le texte, et à avoir « des assurances sur les recettes nécessaires à la gestion des compétences transférées ». Les deux présidents de département demandent à gérer davantage de fonds européens que ceux accordés par le Sénat.

Frédéric Bierry « veut le pouvoir d'agir ». « Face aux avancées et aux reculs du texte, nous devrons intégrer des amendements qui conviennent au gouvernement et à notre territoire », résume Brigitte Klinkert.

En attendant, les deux présidents ont déà rencontré Yaël Braun-Pivet, la présidente de la commission des Lois de l'Assemblée. Le nom du rapporteur ou de la rapporteure n'est pas encore connu.
F. BY

 

 
 

 

CEA : à l'Assemblée en juin

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:07:45

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CEA : à l'Assemblée en juin
 

 
Jacqueline Gourault a rencontré ce jeudi Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry pour faire un point d'étape sur le projet de loi relatif à la collectivité européenne d'Alsace (CEA) après son adoption amendée par le Sénat. Le texte devrait être discuté à l'Assemblée nationale « fin juin » et adopté en commission mixte paritaire à la fin du mois de juillet.

La ministre a indiqué vouloir revenir sur un certain nombre d'amendements apportés par les sénateurs en refusant d'indiquer lesquels. « Ce que nous allons faire, c'est respecter les accords de Matignon, se contente-t-elle de dire. Il y a des éléments qui ne peuvent pas être contraires à la loi existante et il faudra les revoir. »

L'amendement permettant à tous les départements de métropole et d'outre-mer qui en font la demande de bénéficier des compétences et prérogatives attribuées à l'Alsace pourrait être visé, le gouvernement ne souhaitant pas une généralisation mais une loi spécifique à l'Alsace. Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry aspirent à « enrichir », voire à « muscler » le texte, et à avoir « des assurances sur les recettes nécessaires à la gestion des compétences transférées ». Les deux présidents de département demandent à gérer davantage de fonds européens que ceux accordés par le Sénat. Frédéric Bierry « veut le pouvoir d'agir ». « Face aux avancées et aux reculs du texte, nous devrons intégrer des amendements qui conviennent au gouvernement et à notre territoire », résume Brigitte Klinkert.

En attendant, les deux présidents ont déjà rencontré Yaël Braun-Pivet, la présidente de la commission des lois à l'Assemblée. Le nom du rapporteur ou de la rapporteure n'est pas encore connu.
F. By

 

 
 

 

L'Ena « refondée »,pas supprimée

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:39:05

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L'Ena « refondée »,pas supprimée
 

 
L'entrée de l'ENA. Archives - Laurent REA
Le président de la République n'a pas encore exposé les conclusions auxquelles a mené le grand débat, pour cause d'incendie à Notre-Dame de Paris, mais la suppression de l'Ena a fuité parmi les pistes possibles explorées par l'exécutif. Ce mercredi, l'École nationale d'administration, basée rue Sainte-Marguerite à Strasbourg, a publié un tweet dans lequel elle se défend de favoriser la reproduction des « élites » ou de certaines classes sociales. « Dans la promotion actuelle de l'Ena, il y a 26 % d'élèves boursiers de l'enseignement supérieur, 14 % d'élèves petits-enfants d'ouvriers, 9 % de petits-enfants d'agriculteurs, 12 % de petits-enfants d'artisans ou commerçants, 12 % de petits-enfants d'employés », écrit la direction de l'Ena, qui ajoute : « 56 % d'élèves ont fait leurs études secondaires en région. »

Patrick Gérard, le directeur de l'Ena, a pris la parole devant les étudiants pour « rassurer » : il n'y aura pas de fermeture de l'école, mais une « refondation ». L'annonce distillée dans les médias a en effet inquiété les élèves. Le directeur a évoqué une « transformation » et non une « suppression absolue ».

 

 
 

 

Quatre décisions européennes qui changent votre quotidien

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:36:09

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Quatre décisions européennes qui changent votre quotidien
 

 
Fin des surfacturations dans la téléphonie mobile, protection des données numériques, interdiction des plastiques en 2021, mesures contre la surpêche en mer les eurodéputés ont voté ces mesures. Photos LRL/Julio PELAEZ
Dernière séance, dernier vote pour protéger les lanceurs d'alerte (lire par ailleurs). Les travaux parlementaires sont terminés pour les élus de 2014. Voici quatre mesures qui vont harmoniser des pratiques pour les consommateurs dans 27 ou 28 pays de l'UE en fonction de la sortie du Royaume-Uni.
La fin des plastiques jetables

Les photos d'océans saturés et d'animaux marins étouffés par des produits plastiques ont produit leur effet. En mars, à une large majorité (560 voix pour, 35 contre et 28 abstentions), le Parlement européen a voté de façon définitive l'interdiction des produits plastiques à usage unique. Elle sera effective à partir de 2021. Sont concernés les couverts, assiettes et pailles en plastique à usage unique et les cotons-tiges en plastique, de même que les récipients pour aliments et gobelets en polystyrène expansés comme la restauration rapide en utilise souvent.

Des objectifs de recyclage ont aussi été fixés : les États de l'Union devront collecter au moins 90 % des bouteilles en plastique d'ici 2029, et celles-ci devront être composées d'au moins 25 % de matériau recyclé d'ici 2025, et 30 % d'ici 2030.
Interdiction de la pêche électrique

Adoptée en janvier 2018, l'interdiction de la pêche électrique a été consolidée mardi par un nouveau vote, encore plus massif (571 voix pour, 60 contre et 20 abstentions). L'interdiction sera effective en juillet 2021.

Le Parlement a dû batailler ferme pour l'emporter face à la Commission européenne, qui voulait, au contraire, supprimer la limitation du nombre de bateaux autorisés à pratiquer la pêche électrique. Cette technique consiste à envoyer des impulsions électriques dans l'eau pour une pêche plus efficace, mais qui s'avère destructrice pour les fonds marins et tue tous les poissons d'une zone sans distinction d'âge ou d'espèce. Elle était autorisée à titre expérimental pour un quota limité de navires néerlandais. Mais la flotte néerlandaise a largement dépassé son quota.

Cette interdiction doit beaucoup au lobbying de l'association écologiste française Bloom.
Téléphoner sans frontières au même prix

Les frontaliers et touristes ont tout de suite vu la différence : depuis le 15 juin 2017, ils osent décrocher leur téléphone portable ou envoyer un SMS dans le pays voisin. Après un vote d'octobre 2015 au Parlement européen, entré en vigueur un an et demi plus tard, les appels, SMS et même utilisations de données internet depuis un autre pays de l'Union ne sont plus surfacturées. Les prix de la consommation en itinérance (aussi appelée roaming) étaient jusque-là très élevés.
La protection des données

Les données que stockent les sites et applications internet permettent de savoir énormément de choses sur nos vies privées. Elles ont maintenant une valeur marchande, pour cibler des groupes de personnes à des fins commerciales ou politiques. Le scandale Cambridge Analytica, révélé en 2015, a mis au jour le fait que les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook a permis de cibler des électeurs. Quand ce scandale a éclaté, la négociation d'un règlement européen sur la protection des données personnelles était en cours depuis plus d'un an. Elle a été votée en avril 2016 et est entrée en vigueur le 25 mai 2018. La RGPD oblige les entreprises qui collectent des données à demander le consentement explicite des internautes sur les données collectées (le « J'accepte » sur les pages internet, derrière lequel on peut refuser certains cookies). Les internautes ont aussi le droit de demander l'effacement des données personnelles qui les concernent.
À Strasbourg Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

La transition énergétique en pôle position

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:24:46

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FINANCES Bilan 2018 de la Banque des Territoires
La transition énergétique en pôle position
L'an passé la Banque des Territoires a engagé 340 millions d'euros au profit des collectivités locales et des bailleurs sociaux d'Alsace.
 

 
Patrick François et Laurence Dehan.
Depuis la réorganisation de la Caisse des dépôts en juin dernier, ses activités d'accompagnement-financement des collectivités locales, des entreprises publiques locales, des organismes de logement social et des professions juridiques, ont été regroupées sous le nom de Banque des Territoires (BdT). « Le nom a changé mais on continue sur notre lancée. Nous voulons être encore davantage présents partout et pas seulement dans les métropoles, afin de soutenir aussi les petits projets de développement local qui visent à rendre les territoires plus connectés, plus attractifs, plus inclusifs et plus durables », a rappelé Patrick François, son directeur régional Grand Est, qui présentait mercredi le bilan d'activité de l'établissement public en Alsace.
Prises de participation en hausse

L'an passé la BdT y a engagé 40 millions d'euros sous forme de prêts au secteur public et accordé 300 millions d'euros de prêts aux bailleurs sociaux. « Le premier chiffre est en baisse mais rien d'anormal puisqu'il s'agit d'une activité contracyclique. Le second est en hausse en raison notamment des chantiers de réhabilitation thermique de 2 022 logements engagés dans l'Eurométropole de Strasbourg », a précisé Laurence Dehan, directrice déléguée Alsace. Au final, ajoute-t-elle, « ces 340 millions représentent tout de même près de la moitié du bilan des financements accordés par la BdT dans le Grand Est ».

Les prises de participation ont elles aussi augmenté l'an passé en Alsace, atteignant un montant global de 30 millions d'euros (contre 25,5 millions en 2017). En matière d'accompagnement et d'ingénierie financière, 76 dossiers alsaciens ont par ailleurs bénéficié de l'appui des collaborateurs de l'établissement.

Parmi les opérations emblématiques soutenues l'an passé par la BdT en Alsace, Patrick François en cite volontiers quatre. « Dans le Haut-Rhin nous avons accompagné la communauté de communes Pays Rhin-Brisach et l'État dans l'élaboration du projet de territoire pour l'avenir de Fessenheim en cofinançant les études de faisabilité de la liaison ferroviaire Colmar-Fribourg et en contribuant au montage de plusieurs projets dont une SEM binationale ».

Dans le Bas-Rhin, la BdT a apporté 20 millions d'euros de fonds propres à ESSIG, la filiale du groupe ES qui porte le projet de centrale de géothermie profonde à Illkirch-Graffenstaden. Elle est également devenue actionnaire minoritaire du parc éolien de Belfays (Saâles) aux côtés des communes rurales concernées dont elle a également financé les mises de fonds.

À Strasbourg, la banque publique a entre autres choisi de contribuer à la mutation économique du quartier de Hautepierre. Pour cela elle a signé un partenariat avec Locusem et l'ANRU pour la réalisation d'un bâtiment de 8 500 m² mêlant commerces, bureaux et pépinière d'entreprises.
X.T.

 

 
 

 

Réouverture partielle de la route des Crêtes

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:41:36

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Réouverture partielle de la route des Crêtes
 

 
Les équipes du département du Haut-Rhin achèvent le nettoyage de la route des Crêtes. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
La route des Crêtes est rendue à la circulation progressivement. Depuis ce jeudi, les usagers peuvent déjà emprunter la portion de route entre le col de la Schlucht et le lieu-dit Breitzhouse ainsi que le tronçon Grand Ballon, Markstein et route des Américains. La réouverture de la partie vosgienne (sections Route des Américains-Breitzhouse et col de la Schlucht-lac Blanc) est prévue mardi 30 avril par le conseil départemental des Vosges.

Le traditionnel déneigement démarré le 8 avril par les équipes du département du Haut-Rhin se poursuit. Les derniers jours de l'opération seront consacrés au balayage, au nettoyage de la route ainsi qu'à la mise en place de la signalisation. Les agents départementaux mobilisent leurs fraises pour venir à bout des 2,50 m de neige encore présents par endroits. Même si cette année, la pluie a limité la hauteur des congères.
PLUS WEB Notre vidéo surle site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

Patrimoine Cherche bénévoles Veilleurs de pierres

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:22:35

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Patrimoine Cherche bénévoles
Veilleurs de pierres
Depuis 2016, le Haut-Rhin et les associations locales coordonnent le réseau des veilleurs de châteaux. Un appel au bénévolat a été lancé cette semaine.
 

 
Les veilleurs doivent surveiller l'usure et la dégradation des ruines, comme ici au château du Hagueneck (Wettolsheim).
Les veilleurs de châteaux sont le premier maillon de la chaîne de préservation du patrimoine castral haut-rhinois. Ce sont eux qui se rendent régulièrement sur site afin de faire remonter à la commune et au département les interventions nécessaires. Le département a donc lancé le 5 avril dernier une nouvelle campagne de recrutement pour renforcer le réseau des veilleurs de châteaux. Les bénévoles seront formés par le conseil départemental et ses partenaires aux gestes qui permettent de prévenir l'usure et la dégradation des ruines et de leur environnement.

La formation s'organise autour de visites présentées par des spécialistes d'architecture militaire médiévale, ou encore de petits chantiers de maçonnerie. Outre les sensibilisations à l'histoire et à l'archéologie, les veilleurs sont également formés aux premiers secours. Le département fournit aux volontaires le matériel nécessaire à leur mission : casques, gants et gilets de sécurité, matériel pour des chantiers de débroussaillage et de petite maçonnerie.
Des expériences concluantes depuis 2016

L'Alsace est la région d'Europe qui compte le plus grand nombre de châteaux forts en montagne, avec une centaine de sites répartis dans la région. Dans le Bas-Rhin, le réseau des veilleurs de nuit a été mis en place il y a une quinzaine d'années. L'initiative a ensuite traversé les frontières du département. Depuis 2016 des expériences concluantes ont permis à déjà neuf châteaux du Haut-Rhin d'être préservés, grâce à l'action d'une trentaine de bénévoles. Mais ce sont plus de trente « ruines » qui nécessitent aujourd'hui la surveillance des veilleurs. La priorité est mise sur les châteaux qui ne disposent pas déjà d'une association active, et dont les communes sont propriétaires. La préservation du patrimoine est un enjeu culturel et touristique important pour la région. Le département a alloué sur le budget 2019 une enveloppe de neuf millions d'euros sur dix ans, dédiée à la préservation du patrimoine, dont les châteaux. « La période la plus prenante c'est l'été », rappelle François Tachon, veilleur du château du Hagueneck. « Il faut venir régulièrement pour nettoyer les ordures des promeneurs. En hiver c'est plus de l'entretien lié à la forêt, j'ai moins besoin de venir ». Une activité qui lui plaît puisqu'elle permet de se balader, « de se sentir proche de l'héritage que nous ont laissé ceux qui nous ont précédés. Quand on voit que certains châteaux ne sont plus qu'un tas de pierres, c'est un peu désolant... ».
Guilhem DORANDEU

 

 
 

 

espoir Un nouveau départ

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:36:44

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espoir Un nouveau départ
 

 
De gauche à droite : Geneviève Bourinet, directrice du pôle support et service judiciaire, Renée Umbdenstock, présidente, et Argine Jermann, directrice adjointe du pôle vie associative, réunies au bistrot solidaire ouvert en septembre, rue Roesselmann. Photo DNA/Laurent Habersetzer
Première vice-présidente de l'association Espoir depuis plus de cinq ans, Renée Umbdenstock a naturellement pris la succession, par intérim, de Bernard Rodenstein, le président-fondateur d'Espoir, lors de sa démission surprise le 8 janvier dernier.

Le 26 mars, le conseil d'administration l'a confirmée dans cette fonction, un mois avant l'assemblée générale qui est programmée mercredi 24 avril.

Bénévole aux ateliers de la rue Ampère depuis très longtemps, membre du conseil d'administration depuis 2005, elle connaît bien le fonctionnement de l'association.
Un déficit de plus de 500 000 EUR

« C'est un vrai défi de succéder à une personne aussi charismatique que Bernard Rodenstein, président durant plus de 45 ans. Mais je suis motivée et je bénéficie du soutien du personnel » indique-t-elle. Elle peut compter notamment sur la direction à quatre têtes : Jacques Rodenstein pour le pôle hébergement, Michel Vié pour l'insertion, Marie-Pierre Starck pour la vie associative et Geneviève Bourinet pour le pôle support et judiciaire.

Si les orientations profondes de l'association restent inchangées, la nouvelle présidente va devoir arbitrer en fonction des sollicitations et des projets.

Et surtout faire face à un nouveau paramètre : le creusement du déficit, induit par la baisse continue des subventions publiques (de l'ordre de 3 % par an) et par la suppression des contrats aidés. « Jusqu'en 2016, l'association était à l'équilibre. En 2017, nous avons été pour la première fois en déficit. En 2018, celui-ci a doublé pour atteindre 509 000 EUR sur un budget de fonctionnement de 6 millions d'euros » déplore la présidente.

Pas de quoi mettre l'association en péril dans l'immédiat, car elle bénéficie d'une « trésorerie très solide » et du maintien des dons, mais « il va falloir réagir. »
« Travailler sur la notoriété de l'association »

La suppression des contrats aidés a conduit l'association a embaucher une vingtaine de bénéficiaires en CDI. Ce qui a eu pour effet d'augmenter la masse salariale du Centre d'adaptation à la vie active (CAVA). Dans ce pôle qui concentre la plus grande part des 92 salariés, le déficit est chronique malgré un chiffre d'affaires (1,43 million d'euros ) et une activité en croissance constante. « La salle des ventes de la rue Ampère, réaménagée, fonctionne très bien », se réjouit la présidente.

Autre pôle en plein développement, le service judiciaire et d'aide aux victimes, dirigé par Geneviève Bourinet, fait l'objet de constantes sollicitations de la part du ministère de la Justice. Des sollicitations qui concernent la mise en place des stages relatifs aux infractions sexuelles, pour les victimes comme pour les auteurs. Trois stages ont déjà été organisés depuis ce début d'année. Le service est également référent en cas d'attentat terroriste.

Près de 970 victimes ont été reçues dans l'une des cinq permanences dont plus de 770 au bureau mis en place au tribunal de grande instance en 2017.

Du côté de l'hébergement, les chiffres restent stables. Près de 1 200 personnes ont été hébergées et suivies dans les différents CHRS (Centre d'hébergement et de réinsertion sociale). En 2018, pour mutualiser les moyens, Espoir a opéré la fusion du centre Clair Horizon de Volgelsheim (qui a fermé) avec le centre Tjibaou de Colmar. Le nombre de places reste stable. L'activité a été très soutenue dans l'hébergement d'urgence en 2018, avec 328 personnes accueillies contre 283 en 2017. Le foyer Schoelcher n'a pas désempli.

De gros défis attendent aussi le pôle vie associative. « Il faut notamment travailler sur la notoriété de l'association, dissociée de la personnalité de Bernard Rodenstein » indique Argine Jermann, directrice adjointe. Cela passe par une restructuration du service pour rendre la recherche de donateurs et de mécènes plus efficaces.
Recherche bénévoles

« La proportion entre fonds propres et subventions publiques, qui était de 40/60, est en train de bouger. Nous n'avons pas le choix, il faut augmenter nos fonds propres », relève Renée Umbdenstock.

L'association recherche aussi des bénévoles, avec des profils très diversifiés. Ceux qui s'intéressent à l'aide aux victimes bénéficieront d'une formation spécifique. Ils sont 358 actuellement, mais ce n'est pas assez.

L'année 2018 a également été marquée par l'ouverture, en septembre, de la Maison des solidarités, rue Roesselmann et par son bistrot solidaire qui vise à tisser du lien. « Les consommations, sans alcool, sont à 1 EUR. Et on n'est pas obligé de consommer », rappelle Argine Jermann. Les plages d'ouverture ont déjà pu être élargies grâce à l'implication de bénévoles.
Valérie FREUND DONNER Les dons à l'association sont possibles en ligne (avec déduction fiscale de 75 %) sur le site de l'association association-espoir.org.

 

 
 

 

24 % de seniors isolés dans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:21:33

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24 % de seniors isolés dans le Haut-Rhin
 

 
La grande majorité des personnes âgées isolées sont encore autonomes et ne bénéficient d'aucune aide au quotidien.

Archives L'Alsace/Darek Szuster

Le Haut-Rhin est bien dans la moyenne nationale en termes d'isolement des personnes âgées. Une précédente étude, datant de 2015 et intitulée « Les solitudes en France » faisait apparaître que 25 % des plus de 75 ans souffrent de solitude en France. « Rapporté au Haut-Rhin, cela ferait 14 000 personnes, c'est beaucoup plus que les 210 personnes que nous visitons chaque semaine dans le cadre de nos actions de lutte contre l'isolement », détaille Carine Schindler, du service animations prévention santé de l'Apa.
Profil type : une femme, seule et autonome

Pour en avoir le coeur net et adapter ses actions, l'association haut-rhinoise a donc commandé un sondage au cabinet parisien Viavoice. Réalisé par téléphone entre 26 septembre et le 3 octobre 2018 auprès d'un panel représentatif de 501 personnes, ce sondage dessine le profil des seniors dans le département.

24 % des Haut-Rhinois de plus de 65 ans sont considérés comme isolés, dans 34 % des cas en raison du décès de leur conjoint et dans 25 % des cas parce que leurs proches habitent loin. 61 % de ces personnes habitent seules, 78 % sont encore autonomes pour leurs déplacements et 61 % ne bénéficient d'aucune aide au quotidien. Plutôt féminin (63 % contre 37 % d'hommes), ce public est presque équitablement réparti entre ville (44 %) et campagne (56 %).

S'ils communiquent principalement par téléphone (91 %), ils ne sont pas déconnectés pour autant car 53 % utilisent des équipements internet. « Ce n'est pas notre public habituel, remarque Carine Schindler, car dans le cadre de nos aides à domicile, nous rencontrons plutôt des personnes dépendantes de plus de 80 ans qui ne sont pas connectées à internet. »
Décès du conjoint, manque d'argent

Un deuxième volet du sondage s'est penché sur le sentiment de solitude, une donnée plus subjective. Les seniors dépendants, qui représentent 8 % des personnes âgées dans le Haut-Rhin, sont ceux qui se sentent le plus isolés (46 %). Âgé de 80 ans en moyenne, plutôt rural et plutôt féminin, ce public est aussi le seul à citer le manque d'argent comme source de son isolement et frein à sa sociabilisation.

Les autres catégories, les seniors « intégrés » (51 %), âgés de 75 ans en moyenne, plutôt urbains et féminins ne sont que 18 % à se sentir seuls, tandis que les « intermédiaires » (41 % des seniors dans le Haut-Rhin), 75 ans de moyenne d'âge aussi, plutôt ruraux et en majorité masculins, sont 26 % à se déclarer isolés, souvent en raison du décès de leur conjoint.
Objectif 1 500 personnes

À l'aune de ces chiffres, l'Apa s'est fixé comme objectif « de passer de 210 à 1 500 personnes visitées par les bénévoles dans les trois ans qui viennent », a martelé Daniel Rebert. Mais le vice-président de l'Apa prévient : « On ne pourra pas le faire seul » face à l'ampleur de la tâche. Et de citer l'exemple de Barcelone, où la municipalité s'appuie sur les commerçants pour repérer les personnes âgées isolées et leur proposer les services des associations locales.

Dans le Haut-Rhin, c'est sur le conseil départemental et les municipalités ainsi que les associations partenaires que l'Apa compte. Après Colmar, l'Apa compte présenter ces chiffres à Mulhouse et Saint-Louis, entre autres, pour tenter de sortir les milliers de seniors haut-rhinois de l'isolement. Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Le Réseau Apa et Domisol« en marche ensemble »

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:37:49

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Le Réseau Apa et Domisol« en marche ensemble »
 

 
Les responsables du Réseau Apa et Domisol se sont retrouvés pour marquer la fusion des deux structures . Photo L'Alsace/Sabine Hartmann
La fusion de l'association d'aide à domicile Domisol de Saône-et-Loire avec le Réseau Apa s'est déroulée officiellement le 11 avril. Elle a pour but de développer les activités de services de l'Apa au-delà du département du Haut-Rhin. Et offre à Domisol des compétences supplémentaires sur son territoire.

Avec cette nouvelle fusion, le Réseau Apa élargit son territoire. Désormais, il rassemble plus de 3 400 salariés, 800 bénévoles et accompagne 30 000 bénéficiaires par an.

« Il s'agit de créer dans le département de Saône-et-Loire un pôle territorial d'aide à domicile du Réseau Apa. Domisol nous apporte sa connaissance du terrain et des bassins de vie », explique Matthieu Domas, directeur général adjoint du Réseau Apa. Domisol a été créée en 1967 et est spécialisé dans le service à la personne, le portage des repas, et compte une structure dédiée aux soins infirmiers à domicile. « Nous représentons 600 salariés pour une prise en charge moyenne annuelle de 5 000 personnes. Notre secteur d'intervention est difficile, étendu et essentiellement rura l », précise Sylvie Teixeira, directrice de Domisol qui conserve sa fonction.
« Pas d'unionde principe »

Jean-Pierre Emorine, président de cette structure complète : « Nous partageons les mêmes valeurs et il est nécessaire d'unir nos moyens. Nous allons garder notre marque et rien ne change pour nos bénéficiaires. Et nous conservons l'ensemble de nos salariés. »

Le Réseau Apa apportera ses connaissances en termes de bénévolat, de garde itinérante de nuit, de prise en charge des personnes en situation de handicap quel que soit leur âge...

Sur le terrain, Domisol se trouvera enrichi de ces nouveaux services. « Avec cette fusion, nous serons le 2e pôle de ce type en Bourgogne Franche-Comté, avec d'ici la fin de l'année 1 000 salariés. Il s'agit pour nous de pérenniser et développer notre activité. Des regroupements sont également envisagés avec des structures de moin-dre importance qui n'auront pas l'opportunité de rester indépendantes », ajoute Jean-Pierre Emorine. Pour Denis Thomas, président du Réseau Apa, « la fusion est la seule manière de pérenniser nos compétences. Il ne s'agit pas d'une union de principe, mais de se mettre en marche ensemble. »
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

Athlétisme Le président de la FFA, André Giraud, en visite à Mulhouse

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:12:38

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Athlétisme Le président de la FFA, André Giraud, en visite à Mulhouse
« La salle est en bonne voie »
Le président de la Fédération française d'athlétisme André Giraud donnera ce soir le coup d'envoi du semi-marathon de Mulhouse. Hier, il en a profité pour affirmer son soutien à une région qui manque cruellement d'une salle spécialisée.
 

 
Le président de la FFA André Giraud vient concrétiser plusieurs projets aujourd'hui à Mulhouse.
André Giraud semble vraiment se plaire en Alsace. Le président de la Fédération française d'athlétisme (FFA) avait assisté le 6 avril à l'assemblée générale de la Ligue du Grand Est à Strasbourg, il revient aujourd'hui pour signer avec la Ville de Mulhouse une convention de deux ans avant de donner le coup d'envoi du semi-marathon de Mulhouse.

- André Giraud, vous revoilà en Alsace moins de deux semaines après l'AG de la LARGE. Vous devenez un habitué des lieux.

- Je suis abonné à votre région, je commence même à prendre l'accent alsacien (rires).
« Les JO de 2024, chez nous à Paris, on n'a pas le droit de les rater »

- Pouvez-vous nous expliquer votre présence à Mulhouse aujourd'hui.

- Je viens signer avec Madame la Maire Michèle Lutz une convention de deux ans qui permettra à Mulhouse d'accueillir un grand événement par an. Il y aura en 2020 les championnats de France cadets-juniors sur piste, le Congrès (assemblée générale) de la fédération et, en octobre, un stage de l'équipe de France jeunes de cross-country en vue des championnats d'Europe 2020. On m'a proposé de valider tout ça lors d'un événement athlétique, comme c'est le cas ce vendredi soir avec le semi-marathon. J'en profiterai également pour visiter les lieux du prochain Congrès (l'Université de Haute Alsace, ndlr).

- Pourquoi avoir choisi Mulhouse ?

- C'est une demande de la Ville. J'ai rencontré Madame Lutz à Paris il y a quelques mois. Elle m'avait fait part de sa volonté de travailler avec la FFA sur des projets de développement. Dès que cela parle d'athlétisme, nous ne pouvons être que favorables à ce genre de démarche. Surtout lorsque cela vient d'une ville comme Mulhouse où l'athlétisme semble bien implanté.

- Cette convention n'a pas le seul sujet abordé avec Michèle Lutz. L'absence d'une salle en Alsace était-elle également au centre des débats ?

- Oui. Il n'y a aucune salle sur le sol alsacien et cela a été l'un des points importants de nos entretiens. Madame la Maire souhaite que nous l'aidions à en faire une priorité. J'ai d'ailleurs rencontré le président de la Région Grand Est, Jean Rottner, à Vittel, et nous en avons discuté. Il était à l'écoute, il semblerait que ce dossier soit en très bonne voie et qu'il y ait un accord. Un emplacement aurait même déjà été trouvé. Mais je ne veux pas m'avancer.
« On se serait bien passé de l'histoire Calvin »

- À un peu plus d'un an des Jeux Olympiques de Tokyo, quel regard portez-vous sur l'athlétisme français ?

- Il n'y a aucune raison d'être inquiet. La génération qui a brillé à Rio en 2016 vieillit un peu, mais une nouvelle pleine de talent arrive. Les récents résultats internationaux jeunes l'ont prouvé. La génération 2020-2024 est prometteuse et on peut se montrer confiant pour Tokyo. Le plan "Athlé 2024" a été mis en place pour les accompagner vers le très haut niveau. Tous ces jeunes ne seront pas encore arrivés à maturité l'an prochain, mais les JO de 2024, chez nous à Paris, on n'a pas le droit de les rater.

- L'affaire Calvin (*) ne risque-t-elle pas de porter préjudice à l'athlétisme français ?

- C'est vrai qu'on se serait bien passé de cette histoire. Ce serait se voiler la face de ne pas dire que c'est une mauvaise publicité pour notre sport. Mais aujourd'hui, une instruction est en cours. Nous ne sommes plus en capacité de prendre la moindre sanction, tout cela est entre les mains de l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage). On est prêt à collaborer, mais elle ne nous a rien demandé. Donc, on ne va pas se mêler de cette affaire.
Propos recueillis par Marc CALOGERO (*) Clémence Calvin est accusée de s'être soustraite à un contrôle antidopage le 27 mars dernier. Suspendue à titre provisoire par l'AFLD, elle a vu depuis sa sanction levée par le Conseil d'État.

(*) Clémence Calvin est accusée de s'être soustraite à un contrôle antidopage le 27 mars dernier. Suspendue à titre provisoire par l'AFLD, elle a vu depuis sa sanction levée par le Conseil d'État.

 
 

 

Giraud : « La salle est en bonne voie »

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:11:08

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Giraud : « La salle est en bonne voie »
 

 
Le président de la FFA André Giraud vient concrétiser plusieurs projets aujourd'hui à Mulhouse. Photo DNA/Cédric Joubert
André Giraud semble vraiment se plaire en Alsace. Le président de la Fédération française d'athlétisme (FFA) avait assisté le 6 avril dernier à l'assemblée générale de la Ligue du Grand Est à Strasbourg, il revient aujourd'hui pour signer avec la Ville de Mulhouse une convention de deux ans avant de donner le coup d'envoi du semi-marathon de Mulhouse. Partenariat, affaire Calvin, absence de salle dans la région, mais aussi l'Olympique de Marseille : l'homme fort du sport olympique n°1 français parle de tout. Sans langue de bois. Entretien.
André Giraud, vous revoilà en Alsace moins de deux semaines après l'AG de la LARGE. Vous devenez un habitué des lieux.

Je suis abonné à votre région, je commence même à prendre l'accent alsacien (rires).
Pouvez-vous nous expliquer votre présence à Mulhouse aujourd'hui...

Je viens signer avec Madame la Maire Michèle Lutz une convention de deux ans qui permettra à Mulhouse d'accueillir un grand événement par an. Il y aura en 2020 les championnats de France cadets-juniors sur piste, le Congrès (assemblée générale) de la fédération et, en octobre, un stage de l'équipe de France jeunes de cross-country en vue des championnats d'Europe 2020. On m'a proposé de valider tout ça lors d'un événement athlétique, comme c'est le cas ce vendredi soir avec le semi-marathon. J'en profiterai également pour visiter les lieux du prochain Congrès (Ndlr : l'Université de Haute Alsace).
« Les JO de 2024, chez nous à Paris, on n'a pas le droit de les rater » Pourquoi avoir choisi Mulhouse ?

C'est une demande de la Ville. J'ai rencontré Madame Lutz à Paris il y a quelques mois. Elle m'avait fait part de sa volonté de travailler avec la FFA sur des projets de développement. Dès que cela parle d'athlétisme, nous ne pouvons être que favorables à ce genre de démarche. Surtout lorsque cela vient d'une ville comme Mulhouse où l'athlétisme semble bien implanté.
Cette convention n'a pas le seul sujet abordé avec Michèle Lutz. L'absence d'une salle en Alsace était-elle également au centre des débats ?

Oui. Il n'y a aucune salle sur le sol alsacien et cela a été l'un des points importants de nos entretiens. Madame la Maire souhaite que nous l'aidions à en faire une priorité. J'ai d'ailleurs rencontré le président de la Région Grand Est, Jean Rottner, à Vittel et nous en avons discuté. Il était à l'écoute, il semblerait que ce dossier soit en très bonne voie et qu'il y ait un accord. Un emplacement aurait même déjà été trouvé. Monsieur Rottner connaît d'ailleurs bien les lieux, non ? Mais je ne veux pas m'avancer.
À un peu plus d'un an des Jeux Olympiques de Tokyo, quel regard portez-vous sur l'athlétisme français ?

Il n'y a aucune raison d'être inquiet. La génération qui a brillé à Rio en 2016 vieillit un peu, mais une nouvelle pleine de talent arrive. Les récents résultats internationaux jeunes l'ont prouvé. La génération 2020-2024 est prometteuse et on peut se montrer confiant pour Tokyo. Le plan « Athlé 2024 » a été mis en place pour les accompagner vers le très haut niveau. Tous ces jeunes ne seront pas encore arrivés à maturité l'an prochain, mais les JO de 2024, chez nous à Paris, on n'a pas le droit de les rater.
« On se serait bien passé de l'histoire Calvin » L'affaire Calvin* ne risque-t-elle pas de porter préjudice à l'athlétisme français ?

C'est vrai qu'on se serait bien passé de cette histoire. Ce serait se voiler la face de ne pas dire que c'est une mauvaise publicité pour notre sport. Mais aujourd'hui, une instruction est en cours. Nous ne sommes plus en capacité de prendre la moindre sanction, tout cela est entre les mains de l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage). On est prêt à collaborer, mais elle ne nous a rien demandé. Donc, on ne va pas se mêler de cette affaire. Je ne sais d'ailleurs rien de plus que ce que tout le monde sait déjà.
Dernière question : en tant que Marseillais, que pensez-vous de l'Olympique de Marseille ?

(rires) Ah le foot... Évidemment que je me passionne pour l'OM, mais là, ça devient personnel, ce n'est plus le président de la FFA qui parle ! C'est une saison ratée, les résultats de l'an dernier nous permettaient de croire à autre chose. Il sera difficile d'atteindre les objectifs fixés par le club, mais il reste six matches de championnat. Alors, sait-on jamais...
Propos recueillis par Marc CALOGERO * Clémence Calvin est accusée de s'être soustraite à un contrôle antidopage le 27 mars dernier. Suspendue à titre provisoire par l'AFLD, elle a vu depuis sa sanction levée par le Conseil d'État.

 

 
 

 

Groupe Vogésia Médaille de la vie associative Dominique Larose à l'honneur

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:08:11

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Groupe Vogésia Médaille de la vie associative
Dominique Larose à l'honneur
Ce mardi soir, les membres du groupe folklorique Vogésia se sont retrouvés à la Maison des Associations de Colmar, à l'occasion de la remise de la médaille et du diplôme de la vie associative du conseil départemental à Dominique Larose.
 

 
Une médaille qui récompense 44 années de vie associative au sein de la Vogésia.
C'est en présence du président de l'office municipal de la culture Michel Glénat, que le député Eric Straumann qui représentait la présidente du Département Brigitte Klinkert, a mis à l'honneur le récipiendaire pour qui la surprise était complète.

Musicien dans le quintet Vogésia comme accordéoniste et organiste depuis 1974, Dominique Larose est marié et père de deux enfants, il est né à Châteauroux (36) le 3 avril 1958. « Sa présence infaillible chaque semaine depuis 44 ans, que ce soit lors des répétitions, des spectacles ou de l'organisation en tout genre, a été un précieux soutien pour l'association », comme l'a souligné la présidente Colette Meinrad.

Il assume également avec rigueur et droiture, le poste de trésorier général depuis 1975, un bel exemple d'assiduité dans le monde associatif qui méritait d'être mis en lumière.

 

 
 

 

Grussenheim Football club Des vestiaires supplémentaires

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:08:39

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Grussenheim  Football club
Des vestiaires supplémentaires
Dimanche dernier, c'était un grand jour pour le FCG, avec l'inauguration du nouveau club-house, venu compléter l'ancien bâtiment.
 

 
Le nouveau club-house est tout bleu et porte fièrement le blason de Grussenheim.
Un chapiteau de toile avait été dressé pour abriter le public. A 14h, les personnalités ont entouré le président du FCG, Dan Wilhelm, pour couper le ruban tricolore, avant les discours officiels.

Le premier à intervenir était Martin Klipfel, maire de Grussenheim. « Le FCG a fêté ses 70 ans en 2017. C'est un club dynamique qui mène un bon travail de formation envers les plus jeunes. » Le club avait besoin de vestiaires supplémentaires. En accord avec la commune, une solution a été trouvée. Cette dernière a pris en charge l'achat des matériaux et les bénévoles du FCG ont assuré la construction.

Plus de cinquante bénévoles ont assuré 2 500 heures de travail, pour un budget de 167 973 EUR. Des subventions ont été accordées : la LAFA avec 15 000 EUR, le conseil départemental avec 8 000 EUR et l'enveloppe parlementaire du député Eric Straumann avec 7 320 EUR, le projet ayant été mis en route il y a plus de deux ans.
60 semaines de travail

Dan Wilhelm a expliqué que les vestiaires supplémentaires devenaient indispensables, puisque le club a lancé une équipe féminine, une équipe 3 et une équipe de vétérans. Cela représente une centaine de licenciés en plus. « Nous avons réalisé quelque chose d'impressionnant, a-t-il déclaré. Soixante semaines de travail, surtout les samedis, avec des anciens, des jeunes, des râleurs, des rigolos... ». Il a remis des cadeaux à tous ceux qui ont été les piliers du projet, notamment Mathieu Jaegler, le « chef de chantier », et Paul Fleith, présent presque tous les jours. Suprême récompense, Paul a été promu capitaine de l'équipe 1 pour le match de la journée. Les joueurs de l'équipe 1 ont tous reçu un nouveau maillot offert par un sponsor.

René Marbach, président du district d'Alsace, a félicité le FCG pour la « bonne image » qu'il donnait du football amateur.

Brigitte Klinkert a rappelé quelques chiffres qui honorent le FCG : 34e club au niveau départemental, avec 235 licenciés, mais premier club dans les communes de moins de 1 000 habitants ; une vingtaine d'équipes inscrites ; 70 licenciées...

Pour Eric Straumann, « Grussenheim est vraiment une référence, un exemple remarquable où les gens se prennent en charge, s'organisent, créent une ambiance ».

La partie officielle a été suivie par un apéritif offert par le FCG et une visite libre des nouveaux locaux. La construction abrite deux grands vestiaires avec douches pour les joueurs, un autre pour l'arbitre, un local technique avec une pompe à chaleur, une pièce de rangement pour le matériel et un garage pour la grande tondeuse. À 16h, un match opposait l'équipe 1 au FC Illhaeusern : les bleus du FCG ont obtenu un match nul (1-1) grâce à un penalty quelques minutes avant la fin du match.

En soirée, le public a pu déguster des tartes flambées cuites sur place.

 

 
 

 

Dominique Larose à l'honneur

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:14:08

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Groupe Vogésia Médaille de la vie associative
Dominique Larose à l'honneur
Ce mardi soir, les membres du groupe folklorique Vogésia se sont retrouvés à la Maison des Associations de Colmar, à l'occasion de la remise de la médaille et du diplôme de la vie associative du conseil départemental à Dominique Larose.
 

 
Une médaille qui récompense 44 années de vie associative au sein de la Vogésia.
C'est en présence du président de l'office municipal de la culture Michel Glénat, que le député Eric Straumann qui représentait la présidente du Département Brigitte Klinkert, a mis à l'honneur le récipiendaire pour qui la surprise était complète.

Musicien dans le quintet Vogésia comme accordéoniste et organiste depuis 1974, Dominique Larose est marié et père de deux enfants, il est né à Châteauroux (36) le 3 avril 1958. « Sa présence infaillible chaque semaine depuis 44 ans, que ce soit lors des répétitions, des spectacles ou de l'organisation en tout genre, a été un précieux soutien pour l'association », comme l'a souligné la présidente Colette Meinrad.

Il assume également avec rigueur et droiture, le poste de trésorier général depuis 1975, un bel exemple d'assiduité dans le monde associatif qui méritait d'être mis en lumière.

 

 
 

 

Sémaphore s'implante dans le Bassin potassique

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:15:48

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Sémaphore s'implante dans le Bassin potassique
 

 
Michèle Lutz entourée de nombreux invités, avant la visite des nouveaux locaux. Photo L'Alsace/L.S.
Depuis lundi, l'antenne du Bassin potassique de l'association Sémaphore est officiellement installée dans ses nouveaux locaux, au 2, rue de Kingersheim. Elle y occupe un espace bureaux et salles de réception d'environ 200 m² au rez-de-chaussée de la résidence Constant Richert.

Lundi en fin d'après-midi, le maire de Wittenheim Antoine Homé y a accueilli la maire de Mulhouse Michèle Lutz, présidente de Sémaphore, accompagnée par Emmanuelle Luttenauer, directrice de Sémaphore, de Stéphanie Lemoine, directrice d'agence Pôle emploi, des élus départementaux Marie-France Vallat et Pierre Vogt et de nombreux élus de Mulhouse et des communes du Bassin potassique.
Des formations aux nouvelles technologies

Après les salutations, la présidente a rappelé l'objet de Sémaphore, « une association qui informe et accompagne essentiellement les jeunes et les adultes demandeurs d'emploi. Sémaphore permet aux jeunes de s'informer, de se documenter, de rencontrer des personnes-ressources ». Sémaphore propose aussi des formations pour s'initier aux nouvelles technologies afin d'être en mesure d'utiliser internet pour les recherches professionnelles. Michèle Lutz a ensuite présenté la structure de travail de Sémaphore forte de quatre antennes dont les 60 permanents assistent et accompagnent de nombreuses personnes en difficulté d'insertion vers l'emploi et la qualification.

Elle s'est ensuite félicitée de « la qualité de ces nouveaux locaux de l'antenne du Bassin potassique qui complètent le maillage du territoire ». Marie-France Vallat, en tant conseillère départementale et déléguée M2A à l'insertion par l'activité économique, a ensuite précisé qu'autant pour le Département que pour M2A « les jeunes et l'emploi sont des priorités... L'une et l'autre de ces instances sont très attachées aux actions de Sémaphore... Que cette nouvelle antenne rayonne bien sur l'ensemble du Nord de l'agglo. »

Pour finir toutes les personnes présentes ont été invitées à visiter l'ensemble de locaux.
Laurent SCHNEIDER Y ALLER Sémaphore 2, rue de Kingersheim à Wittenheim. Ouvert les lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 8 h 30 à 12 h et 13 h 30 à 17 h, mardi de 13 h 30 à 17 h. tél : 03.89.62.51.20 et 03.89.66.33.13.

 

 
 

 

Expérience de vie inédite pour 5O jeunes musiciens

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:20:01

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Expérience de vie inédite pour 5O jeunes musiciens
 

 
L'orchestre des jeunes musiciens, âgés de 7 à 17 ans, était dirigé par Céline Pellmont. Photos DNA
Grâce aux écoles de musique de Hochstatt, Ferrette/Waldighoffen et d'Altkirch, une cinquantaine de jeunes musiciens âgés de 7 à 17 ans ont suivi une session musicale inédite au centre Don Bosco à Ferrette. Une session qui a été conclue par un concert et un succès qui en ammènera d'autres.

Tout est parti d'une idée et d'une belle envie qui, en novembre 2018, a fusé dans l'esprit de la directrice de l'école de musique de Hochstatt, Marie-Odile Hecklen.

De l'idée à l'écriture de la partition débouchant sur ce concert inédit, il y eut fort à faire. Transmis à sa collègue du service enfance à la comcom Sundgau, Noémie Lopez, le projet de créer un stage d'orchestre pour les plus jeunes musiciens rassemblés au sein du Groupement des sociétés de musique Mulhouse-Sundgau présidé par Gérard Bauer, a pris doucement la forme d'une architecture artistique à laquelle tendaient tous les promoteurs concernés.

Séduit par ce projet hors cadre conventionnel, le vice-président chargé de la culture à la com-com Sundgau, Gilles Fremiot, l'a appuyé avec enthousiasme en apportant une contribution financière de 9500 EUR. Un programme de cette envergure exigeant un budget conséquent, cette somme a été apportée par le Conseil départemental et des sponsors tels que le Crédit mutuel de Waldighoffen et la Caf de Mulhouse, ce qui a permis de le concrétiser.

Tous les paramètres étaient réunis pour bâtir un assemblage cohérent à partir d'éléments hétéroclites fait de jeunes musiciens en herbe, de professeurs de musique expérimentés, de personnels du service Enfance de la comcom Sundgau très investis et de très nombreux autres acteurs de ce qui s'apparente à une belle aventure humaine.
Une pièce, trois mouvements

Rémi Peterschmitt, directeur à Altkirch de l'école de musique du Sundgau, a mis son expérience de musicien et d'organisateur au service du projet. Il a notamment fait appel à un compositeur-arrangeur, Nicolas Jarrigue, professeur au conservatoire de Mulhouse, pour créer une pièce en trois mouvements.

En ouverture du concert les jeunes musiciens ont interprété un morceau de Coldplay avant d'entamer une création aux accents mélancoliques signée Nicolas Jarrigue. Ce dernier a salué l'interprétation d'un bref commentaire : « c'est techniquement difficile à jouer. »

Une brève critique venue d'un professionnel se voulant être un coup de chapeau sincère. Dans les rangs de l'orchestre d'harmonie se trouvaient des musiciens adultes qui, par leur assurance à leur instrument respectif ont soutenu de leurs notes les jeux musicaux des musiciens en devenir.

Au total ce sont une dizaine de pupitres recouvrant une large gamme d'instruments qui furent mis à contribution. Une heure durant, l'orchestre d'harmonie, dirigée tout en finesse par Céline Pellmont a charmé le public.
JJT

 

 
 

 

L'UNC se renouvelle

Publié dans le panorama le Vendredi 19 avril 2019 à 08:23:45

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L'UNC se renouvelle
 

 
Le nouveau bureau de l'UNC Fellering et envions. Excusé, Jean-Jacques Sitter est absent de la photo.  Photo L'Alsace /G.M.
L'assemblée générale de l'UNC (Union nationale des combattants) Fellering et environs s'est tenue le 29 mars. Le président, Robert Koehl, absent pour raison de santé, a été remplacé par Maurice Ehlinger.

Annick Lutenbacher, maire de Fellering et conseillère départementale, a été saluée. Étaient également présents Marcel Girard, président de l'UNC sous-groupe de Thann, Henri Juncker, vice-président de l'UNC 68, Paul Luttenbacher, secrétaire des médaillés militaires, ainsi que Sylvette Godier, adjointe au maire.

Une minute de silence a été observée en mémoire d'Étienne Chericato, décédé récemment, ainsi que pour les autres disparus. Le trésorier, René Naegelen, a présenté son rapport, avalisé par les réviseurs aux comptes. Quitus lui a été donné, à l'unanimité.

Ancien trésorier et démissionnaire de longue date, Faustin Mast a été remercié. Suite à des décès et démissions, le comité a dû être complété. Patrick Choffel, Jean-Paul Ernst, Michel Godier, Béatrice Marbach, Dominique Peduzzi et Jean-Jacques Sitter sont élus à main levée et à l'unanimité.

Maurice Ehlinger a remercié et félicité les porte-drapeaux Jean Gewiss et Patrick Choffel pour leur assiduité. Il a également remercié la municipalité pour son soutien. Marcel Girard a salué le dynamisme de la section de Fellering et la présence régulière de ses porte-drapeaux. Il a, à l'inverse, regretté ce qu'il voit comme « un manque de patriotisme et de mémoire » dans notre société contemporaine, redoutant et ne voulant pas « qu'un jour, un maire se retrouve seul devant un monument aux morts. »

Henri Juncker a détaillé la cotisation UNC et confirmé sa répartition. La maire a félicité les membres de l'UNC pour le toilettage du monument aux morts avant la mise en place de la plaque avec les noms des victimes des conflits successifs. L'assemblée s'est close autour du traditionnel pot de l'amitié.
Élection du bureau

Une séance extraordinaire s'est tenue le mercredi 10 avril pour élire les membres du bureau. Ont été élus, à l'unanimité : Robert Koehl, président ; Maurice Ehlinger, vice- président ; Edmond Bally, secrétaire ; Béatrice Marbach, secrétaire adjointe ; René Naegelen, trésorier ; Michel Godier, trésorier adjoint ; Jean Gewiss et Patrick Choffel, porte-drapeaux.
Gérard MURA

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace « Salauds de riches » !

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:55:17

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L'édito de l'Alsace « Salauds de riches » !
 

 
Laurent Bodin

Le formidable élan de solidarité pour financer la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris est en train de virer à la polémique stérile. La France a beau être championne du monde de la spécialité, cette récurrence, qui veut que l'accessoire prenne le pas sur l'essentiel, procure toujours un goût amer aux hommes et femmes de bonne volonté. Car enfin quoi ? Quand les riches sont solidaires, ils sont taxés d'être des opportunistes profitant de l'optimisation fiscale pour s'offrir une publicité à peu de frais. Et quand ils ne font rien publiquement, les voilà accusés d'égoïsme. « Salauds de riches » est un slogan à la mode chez certains bien-pensants toujours prêts à faire une leçon de démagogie au pays. Réclamer la restauration d'un impôt de solidarité sur la fortune est un droit démocratique. Faire un procès d'intention aux personnes fortunées du seul fait de leur richesse est plus contestable. Comme si gagner de l'argent en France était un délit !

Si les grandes fortunes françaises ne sont pas toutes exemplaires, l'éthique et la morale ne sont pas des qualités réservées aux seules personnes démunies ou en difficulté. C'est cette vision manichéenne de la société qui fracture le pays. La famille Pinault a eu la bonne idée de renoncer à l'exonération fiscale de 66 % que lui ouvrait son don de 100 MEUR. Le peut-elle réellement ou doit-elle faire un chèque de 300 MEUR pour qu'il lui en coûte réellement 100 MEUR? Ces comptes de boutiquiers s'agissant de milliardaires comptent peu pour les Français. Plus ceux qui en ont les moyens et considèrent que la cause est juste et noble paieront, moins il en coûtera, au final, aux contribuables. L'impôt n'est pas un choix, c'est un devoir. Qu'il s'agisse des Restos du Coeur ou de la reconstruction de Notre-Dame de Paris, le don aux bonnes oeuvres, par contre, est d'abord question de conscience. En espérant que soutenir Paul ne déshabillera pas Pierre, qui sommes-nous pour juger ? Question passionnante en ce Jeudi saint !

 

 
 

À 18 h 50, les cloches ont sonné en Alsace

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:30:41

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À 18 h 50, les cloches ont sonné en Alsace
 

 
Ce mercredi soir à 18 h 50, les cloches de la cathédrale de Strasbourg ont résonné en hommage à Notre-Dame de Paris. Photo DNA/Jean-François Badias
Et soudain, les quelque 300 personnes rassemblées sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg se sont figées. Ce mercredi soir à 18 h 50 précises, heure du début de l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris lundi, les cloches de l'édifice se sont mises à sonner, comme l'ont fait celles de toutes les cathédrales de France et de l'immense majorité des églises d'Alsace - rejointes par des temples protestants.

Les badauds, pour certains de passage mais pour la plupart venus spécialement pour l'occasion, ont écouté durant de longues minutes la mélodie composée par le campanologue de la cathédrale, immobiles, les yeux - parfois embués - levés vers la flèche. Ce moment de recueillement, voulu par l'archevêque de Strasbourg Mgr Ravel, n'a pas eu partout le même écho. Dans de nombreuses communes de la région, les parvis des églises sont restés dépeuplés.
PLUS WEB Notre vidéo surle site internet www.lalsace.fr

 

 
 

Notre-Dame : un chantier express fera une croix sur le passé

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:39:52

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Patrimoine Un conseil des ministres entièrement consacré à la reconstruction
Notre-Dame : un chantier express fera une croix sur le passé
Le choix d'un calendrier accéléré de cinq ans rend quasiment impossible une reconstruction de la cathédrale Notre-Dame à l'identique, avec les matériaux d'origine. Un concours international d'architectes sera lancé pour la flèche.
 

 
L'intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris est jonché de débris de poutres calcinées et de pierres arrachées par l'incendie qui a provoqué un brasier dont la température a dépassé 900 degrés.
Pour Emmanuel Macron, la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris doit aller vite. En fixant un objectif de cinq ans, le président semble enterrer le choix d'une restauration à l'identique, avec des matériaux d'origine. Le chef de l'État veut en effet que l'édifice le plus visité à Paris et en Europe soit prêt pour les Jeux olympiques de 2024.

Pour tenir ce délai très serré, les entreprises chargées de rebâtir la cathédrale devront faire appel à des techniques et des matériaux modernes. Une reconstruction « à l'ancienne » prendrait beaucoup plus de temps. Le Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques évoque un chantier titanesque de 10 à 15 ans au minimum. Les Compagnons du devoir préviennent eux que la France risque de manquer de tailleurs de pierre, charpentiers et couvreurs pour cette reconstruction.
« Il faut des matériaux de synthèse »

Jean-Michel Wilmotte est partisan d'une reconstruction s'éloignant des méthodes des bâtisseurs du Moyen Âge pour respecter l'objectif de 2024. « Il faut faire Notre-Dame à l'identique mais avec les technologies d'aujourd'hui. Vu le choix du président, il faudra absolument utiliser des matériaux de synthèse », explique l'architecte, auteur de multiples projets dans le monde, dont la restauration du Musée du Louvre : « On n'est pas obligés de réutiliser du plomb, ni du chêne pour la charpente qui est au-dessus d'une voûte et donc invisible. Si on choisit une structure métallique, elle sera deux fois moins lourde ».

Les experts citent en exemple la cathédrale de Reims, presque entièrement détruite par des bombardements pendant la Première Guerre mondiale. La charpente a été reconstruite en béton armé, la technologie de l'époque. La charpente en bois de la cathédrale de Nantes, partie en fumée en 1972, a également été remplacée par une structure en béton.
Un toit en titane et une flèche en carbone ?

Jean-Michel Wilmotte suggère de refaire la toiture de la cathédrale Notre-Dame en titane, un matériau très léger et pas inflammable. « Le patrimoine est vivant et il doit évoluer », estime l'architecte. Il lance aussi l'idée d'une flèche en carbone. « Ce serait un beau signal, une troisième histoire pour cette flèche déjà reconstruite au XIXe siècle par Viollet-le-Duc ».

Le Premier ministre a annoncé ce mercredi le lancement d'un concours international d'architectes pour la flèche, à l'issue d'un conseil des ministres entièrement consacré à la reconstruction de la cathédrale. « Ce concours devra trancher la question de savoir s'il faut reconstruire une flèche, s'il faut la reconstruire à l'identique, ou s'il faut se doter d'une flèche adaptée aux techniques et enjeux de notre époque », précise Édouard Philippe.

Jean-Marie Henriquet, l'arrière arrière petit-fils de Viollet-le-Duc, estime que ne pas rebâtir la flèche « ce serait amputer la cathédrale d'un élément qui lui appartient ».

L'exécutif a choisi un ancien militaire, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des Armées sous Chirac et Sarkozy, pour superviser la reconstruction de la cathédrale.

Les professionnels du bois défendent pour leur part « un édifice qui doit garder son patrimoine architectural et utiliser le chêne français comme structure historique pour sa charpente ». Les coopératives de propriétaires forestiers se disent prêtes à participer à l'élan de solidarité pour la cathédrale en offrant les 1 300 chênes nécessaires.

Le groupe Charlois reconnaît toutefois une difficulté en termes de délai. D'après le premier producteur de bois de chêne en France, il faudra plusieurs années pour constituer un stock de 3 000 mètres cubes de grumes de qualité. Ce calendrier ne colle pas avec celui décidé par Emmanuel Macron.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Un milliard d'euros et une polémique

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:40:27

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Patrimoine Dons
Un milliard d'euros et une polémique
Entreprises et mécènes fortunés se sont pressés au chevet de Notre-Dame. Un empressement qui ne fait pas l'unanimité. De son côté, le gouvernement a annoncé un dispositif fiscal spécial pour les particuliers.
 

 
Opportunisme ou réelle générosité ? Les dons des riches divisent.
Il faut se méfier des bonnes intentions. Ou du moins les regarder de près. La preuve, avec l'incendie de Notre-Dame de Paris, qui a provoqué un élan de solidarité inouï. Vertigineux. Les millions volent drus. Et c'est le concours des milliardaires : cent millions de Pinault, deux cents de Bernard Arnault, cent de Total et de L'Oréal...

À l'heure où vous lisez ces lignes, le milliard d'euros de dons, tous horizons confondus, a peut-être été franchi. Le coût total du chantier n'a pas encore été évalué, mais il sera largement couvert. On pourrait s'en réjouir. Dans le monde politique et associatif, les sentiments sont plutôt mêlés.
« Qu'on revienne à la réalité... »

« J'aimerais qu'il y ait maintenant une mobilisation équivalente pour ces millions de femmes, d'hommes, d'enfants, de familles qui sont à eux tous une cathédrale humaine qu'il faut aussi protéger », a résumé mercredi le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. « J'aimerais juste qu'on revienne à la réalité », disait pour sa part Ingrid Levavasseur, aide-soignante et figure des gilets jaunes, sur BFMTV. « En un clic, 200 millions, 100 millions, ça montre aussi les inégalités », a pesté Philippe Martinez, patron de la CGT.

Ironiquement, la Fondation Abbé Pierre a tweeté : « Merci Kering, Total et LVMH pour votre générosité : nous sommes très attachés au lieu des funérailles de l'abbé Pierre. Mais nous sommes également très attachés à son combat. Si vous pouviez abonder 1 % pour les démunis, nous serions comblés ». En 2018, les dons aux associations ont baissé de 4,2 %, selon France Générosités.
Dons des uns, générosité de tous

Autre aspect de la polémique : la générosité des plus fortunés sera payée en grande partie... par l'État (donc par tous les Français). Dès le lendemain de la catastrophe, des voix discordantes, comme celle du député Gilles Carrez (lire par ailleurs), ont tiré la sonnette d'alarme sur ce point, effrayées par les effets de cet afflux soudain de dons sur le budget de l'État. Le système du mécénat, organisé par la loi Aillagon de 2003, autorise les entreprises qui investissent dans la culture de déduire 60 % de leurs dépenses de leurs impôts, dans la limite de 0,5 % de leur chiffre d'affaires annuel. Il faut sortir les calculettes pour comprendre : L'Oréal réalise un chiffre d'affaires de 26 milliards d'euros. Elle peut donc prétendre àune somme de 136 millions d'euros de réduction d'impôts. Le groupe, ayant promis 100 millions, va donc pouvoir déduire 60 millions de ses impôts. Mieux, la loi l'autorise à utiliser ce crédit durant cinq ans...
Pinault, grand seigneur

Reste une solution : ne pas utiliser ce crédit d'impôt. C'est ce que va faire la famille Pinault (Kering). Laquelle, alors que Notre-Dame était encore fumante, lundi soir, avait promis 100 millions : « La donation pour Notre-Dame de Paris ne fera l'objet d'aucune déduction fiscale. La famille Pinault considère en effet qu'il n'est pas question d'en faire porter la charge aux contribuables français ». Voilà Jean-Jacques Aillagon, directeur de la collection Pinault, désavoué : il avait proposé lundi de porter à 90 % la déduction fiscale pour reconstruire Notre-Dame ! Il a finalement rétropédalé.

Cette option n'a de toute façon pas été retenue par le gouvernement. Édouard Philippe a annoncé mercredi que le dispositif existant pour les entreprises demeurerait inchangé. En revanche, les particuliers auront droit à une déduction de 75 % pour les dons de moins de 1 000 euros.

Et si vous faites partie des 55 % de Français qui ne payent pas d'impôt sur le revenu, sachez que rien n'est prévu pour vous. Du moins, vous, personne ne pourra douter de votre bonne intention...
R.B.

 

 
 

 

Notre-Dame L'installateur de l'échafaudage exclut toute responsabilité

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:22:37

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L'installateur de l'échafaudage exclut toute responsabilité
 

 
Julien Le Bras, PDG du groupe Le Bras Frères, lors de la présentation du projet de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en 2017. Archives Le Républicain Lorrain/ Frédéric Lecocq
« Lundi, lorsque j'ai eu connaissance de l'incendie, j'ai été submergé par l'émotion, se souvient Julien Le Bras. C'est presque inqualifiable ! Puis tout s'est mélangé, des questions sur les fautes potentielles... J'étais à la fois inquiet et bouleversé. »

Depuis Jarny (Meurthe-et-Moselle), le patron de Le Bras Frères - entreprise qui a notamment travaillé sur le chantier de la chapelle du musée Unterlinden à Colmar, en 2014 et 2015 - s'est immédiatement rendu à Paris. « Sur le trajet, j'ai appelé les salariés sur le site. Mon message était clair : je voulais déculpabiliser chacun mais leur dire que si une faute avait été commise, il fallait le dire tout de suite. » Mais les salariés avaient beau tourner et retourner chaque geste et procédure accomplis, ils étaient certains d'avoir tout respecté.

Les douze salariés d'Europe Échafaudages, filiale de Le Bras Frères, ont été entendus par la police judiciaire, chacun plusieurs fois. « Ils ont apporté tous les éléments nécessaires avec une vraie volonté de collaborer. Qu'on sache le plus rapidement possible ce qui s'est passé et qu'on soit mis hors de cause », affirme Julien Le Bras.

Car pour l'entreprise et ses quelque deux cents salariés « c'est un calvaire ! Il faut être fort pour supporter ça. C'est facile de nous pointer du doigt. Mais plus les jours passent, plus je me sens serein. J'ai la ferme conviction qu'on n'est pas lié à l'événement. »

Si le chantier de l'échafaudage n'est pas en cause, c'est le grand mystère. « Franchement, c'est dur à expliquer. Il n'y avait pas de travaux par points chauds ni travaux électriques... » Quelques personnes seulement s'attelaient au montage de l'échafaudage. « Le montage, c'est un marteau et une clé de 22 ! », note le PDG.

Soudure, court-circuit électrique ? « Les gens parlent beaucoup sans savoir... Il n'y avait pas de soudure sur plomb comme j'ai pu l'entendre. Certains ont même parlé de soudure sur bois ! Quant à l'alimentation électrique, elle a été homologuée par un organisme agréé. Et les ascenseurs étaient distincts de 7-8 m de la cathédrale. » En fin de chantier, comme le préconise une des multiples et draconiennes mesures de sécurité, les hommes ont coupé l'alimentation électrique propre au chantier, lumières et ascenseur. « L'armoire électrique est alors fermée à clé et la clé remise au concierge », explique Marc Eskenazi, conseiller en cette période de crise. « Au moment du départ de l'incendie, plus aucun salarié n'était sur place », assure-t-il

Côté charpente, Julien Le Bras exprime la surprise de beaucoup de spécialistes : « Il faut une vraie source de chaleur pour enflammer de telles sections de bois. » Alors le PDG s'interroge et n'exclut pas l'intrusion, le pari stupide : « Beaucoup de gens cherchent à monter en haut de Notre-Dame... »

Laurence SCHMITT, avec Grégory INGELBERT

 

 
 

Hier soir, au pied de la collégiale Saint-Martin : Le plénum sonne pour Notre-Dame

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:36:00

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Hier soir, au pied de la collégiale Saint-Martin
Hier soir, au pied de la collégiale Saint-Martin : Le plénum sonne pour Notre-Dame

 
Environ cent personnes se sont massées devant la collégiale Saint-Martin dont les huit cloches ont sonné en soutien à Notre-Dame de Paris, hier à Colmar.
Une bonne centaine de Colmariens, mais aussi quelques touristes, se sont massés hier à 18 h 50 au pied de la collégiale Saint-Martin de Colmar qui devait, comme toutes les églises et cathédrales de France, faire sonner son plénum, soit huit cloches, en écho à l'incendie ayant meurtri Notre-Dame de Paris, lundi 15 avril.

Reprise sur les réseaux sociaux par le premier adjoint au maire Yves Hemedinger, l'invitation a attiré de nombreuses personnalités parmi lesquelles la conseillère départementale Martine Dietrich, des responsables associatifs et bien sûr le curé de la collégiale Christian Kamenisch.

Dix minutes durant, la totalité des cloches de Saint-Martin ont ainsi résonné dans tout le centre-ville devant un public de toutes origines et de toutes confessions, uni dans le témoignage d'un vibrant soutien à la mère de toutes les cathédrales.
N.P.

 

 
 

 

Grand débat : Macron à l'oral de rattrapage

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:41:00

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Politique Crise sociale
Grand débat : Macron à l'oral de rattrapage
Depuis lundi, la priorité du président c'est le sauvetage de Notre-Dame de Paris. Passée l'émotion, le chef de l'État devra assurer le service après-vente des mesures déjà dévoilées, et faire taire les critiques qui s'expriment déjà.
 

 
Déjà ratée la sortie du Grand débat ? Après trois mois de consultations tous azimuts, la parole du président était attendue avec impatience. Mais l'incendie de Notre-Dame, lundi, a « carbonisé » le plan de communication de l'Élysée. Et la « fuite », mardi dans la presse, des mesures qu'il devait annoncer pour mettre fin à la crise des « gilets jaunes » oblige Emmanuel Macron à revoir sa copie. Sur la forme et sur le fond. « Cela peut lui permettre de transformer le ballon d'essai en prenant en compte les réactions à l'annonce de ses mesures. Mais il est indispensable qu'il attende un peu maintenant », analyse Franck Louvrier, ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy. En pleine Semaine sainte, « le calendrier religieux s'impose autant que le calendrier politique », fait-il en outre valoir.
Une intervention mardi ?

Tenu à un devoir de réserve jusqu'au lundi de Pâques, le chef de l'État pourrait s'adresser mardi devant les Français. Ce sera l'occasion de confirmer, voire de préciser le contenu d'annonces encore très floues. De les compléter sans doute, peut-être de corriger le tir face aux critiques qui s'expriment déjà. « Est-ce que la suppression de l'Ena va nous apporter quelque chose au niveau du pouvoir d'achat ? », s'est interrogée mercredi Ingrid Levavasseur, une des figures historiques de la contestation en gilet jaune. « Pour énormément de Français rien ne va changer. » Le leader de la CGT, Philippe Martinez, fustige, lui, le seuil de 2 000 euros a priori décidé pour l'indexation des retraites sur l'inflation : « Qu'est-ce qui justifie que des retraités soient augmentés et d'autres moins ? On crée des inégalités ».

Pour convaincre, Emmanuel Macron devra faire preuve de pédagogie. « Il ne peut plus s'exprimer de manière solennelle comme il l'a fait mardi soir pour Notre-Dame, explique encore Franck Louvrier, désormais vice-président LR de la région Pays de la Loire. Ce pourrait être une intervention télévisée sous la forme d'une conversation plus longue avec deux journalistes de 20 heures pour entrer dans l'ensemble des foyers français. » Le chef de l'État devra aussi expliquer comment ses solutions seront mises en oeuvre et seront compatibles avec sa volonté de garder le cap des réformes et de réduction des dépenses publiques, selon son projet de l'allocution.
Baisse d'impôts : qui paiera ?

Les premières mesures en faveur du pouvoir d'achat des plus modestes concédées fin 2018 ont coûté 10 milliards d'euros au budget de l'État. La future baisse des impôts, dont devraient bénéficier les classes moyennes, sera financée par la « suppression de certaines niches fiscales, la nécessité de travailler davantage et des réductions de notre dépense publique », est-il précisé dans le discours présidentiel. Mais cette notion de classe moyenne (50 % de la population) regroupe des foyers fiscaux qui gagnent du simple au double : bénéficieront-ils des mêmes rabais ?

Travailler plus longtemps, cela signifie-t-il remettre en cause la semaine à 35 heures, diminuer jours fériés et de congés ou reporter l'âge de départ à la retraite ? Cette dernière hypothèse est déjà le scénario envisagé par plusieurs membres du gouvernement afin de dégager la manne nécessaire à la future réforme de la dépendance (dix milliards par an). Mais les députés LREM ne veulent pas toucher à l'âge légal de la retraite (62 ans) et l'ont vertement dit au Premier ministre.

Avant l'oral de rattrapage de son ancien protégé, Gérard Collomb, maire de Lyon et ex-ministre, fait ce constat : « Il faut relier un peu ces propositions entre elles sinon cela fait un peu réponse à chaque catégorie. Il va falloir leur donner un sens, savoir où l'on va ».
C. B.

 

 
 

 

Triste querelle franco-allemande

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:13:36

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Triste querelle franco-allemande
 

 
Le Parlement européen à Strasbourg. Photo DNA/Jean-Christophe Dorn
C'est au terme d'une semaine particulière dans la relation franco-allemande qu'est arrivée la lettre du président français. Vendredi soir, Jean Rottner, président de la région Grand Est, faisait savoir qu'Emmanuel Macron avait répondu au courrier qu'il lui avait envoyé un mois plus tôt pour lui demander de prendre clairement position pour le siège du Parlement européen à Strasbourg face aux attaques de la CDU allemande.

Cette même semaine dernière, les fractures franco-allemandes se sont aussi approfondies. Lors du sommet extraordinaire sur le Brexit, Angela Merkel et Emmanuel Macron se sont opposés sur le délai à accorder à Londres. Merkel n'a pas mâché ses mots à l'égard du président français, jugeant « incompréhensible » son « raisonnement » sur la question.

Le report du Brexit s'ajoute à une liste, de plus en plus longue, de désaccords entre Paris et Berlin. L'un d'eux, apparu dès juin l'année dernière, a une valeur plus symbolique que politique : le siège du Parlement européen. Et sur la question, Emmanuel Macron, resté silencieux face à la pique de Merkel il y a neuf mois, puis face aux attaques de la présidente de la CDU le mois dernier - le ministre-président du Land de Sarre, Tobias Hans, en a aussi remis une couche la semaine dernière -, a donc fini par répondre. « Strasbourg est un symbole de la réconciliation de notre continent. [...] Dans le combat que je mène pour une Europe ambitieuse, cette ville occupe une place éminente et constitue une chance pour la France et l'Europe. Aussi, soyez certain que je continuerai de défendre cette ville, dont le statut de capitale européenne, inscrit dans les traités, est intangible et non négociable », écrit le chef de l'État. Il y avait comme un air de réponse à Merkel sous la réponse à Jean Rottner.
La CDU « cherche justeà agacer Macron »

En attaquant Strasbourg, la CDU « cherche juste à agacer Macron », nous disait le mois dernier l'eurodéputé allemand Andreas Schwab, CDU lui-même. C'est donc ça, la politique au XXIe siècle ? On prend des symboles fondateurs, on les traite d'« anachronismes », comme l'a fait la chef de la CDU en mars, et on « s'agace » avec ?

« C'est très triste, ce sont de très mauvaises manières... Ça ne se fait pas entre pays européens, et à plus forte raison entre Français et Allemands », commente l'eurodéputé français Alain Lamassoure, qui s'étonne que ces attaques surviennent alors que la France et l'Allemagne ont commémoré ensemble la fin de la Première Guerre mondiale.

« Ça m'inquiète », réagit lui aussi Roland Ries. « L'Union européenne mais aussi le Conseil de l'Europe se sont construits sur la base de l'amitié franco-allemande. Je reconnais que cet aspect est moins prégnant pour les générations actuelles que pour ceux qui ont fondé l'Europe, après la Seconde guerre mondiale... », soupire le maire de Strasbourg.

Mardi, le sujet a été sur la table d'une conversation entre le maire de Strasbourg et la secrétaire d'État aux Affaires européennes Amélie de Montchalin - la 11e depuis le retour de Roland Ries dans le bureau de maire en 2008, « ce qui n'aide pas ». « Je trouve très dommage qu'on en fasse en Allemagne un sujet de campagne électorale », insiste la ministre. Les symboles valent en effet mieux que cela.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Parlement Straumann et Michels en mission

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:11:04

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Parlement Straumann et Michels en mission
 

 
Ils sont passés, brièvement, des dorures de l'Assemblée nationale au style épuré du Parlement de Strasbourg : les députés alsaciens Eric Straumann (LR) et Thierry Michels (LaRem) sont en mission « à domicile » cette semaine, dans le cadre de la réalisation d'un rapport sur « l'action des autorités françaises pour l'attractivité de Strasbourg, siège du Parlement européen ». Ils ont rencontré la ministre Amélie de Montchalin (lire ci-dessus), mais aussi des élus locaux, des représentants des hôteliers... « On veut pouvoir répondre aux arguments disant que ce lieu de travail fonctionne mal et que la France n'en fait pas assez », explique Thierry Michels. Et aussi « faire oeuvre de pédagogie envers nos collègues députés nationaux qui ne sont pas forcément sensibles à la question »... « Bruxelles, c'est le lieu de la technostructure, commente Eric Straumann, et cette technostructure prend le pouvoir sur les députés européens, contre Strasbourg. C'est un fonctionnement qui n'est pas sain. » Leur rapport doit être présenté en commission des affaires européennes, le 13 juin. A.-C. B.

 

 
 

Parlement de Strasbourg : Straumann et Michels en mission pour « sensibiliser à Paris »

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:48:37

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Parlement de Strasbourg : Straumann et Michels en mission pour « sensibiliser à Paris »

 
Ils sont passés, brièvement, des dorures de l'Assemblée nationale au style épuré du Parlement de Strasbourg : les députés alsaciens Éric Straumann (LR) et Thierry Michels (LaRem) sont en mission "à domicile" cette semaine, dans le cadre de la réalisation d'un rapport sur « l'action des autorités françaises pour l'attractivité de Strasbourg, siège du Parlement européen ». Ils ont rencontré la ministre Amélie de Montchalin, mais aussi des élus locaux, des représentants des hôteliers... « On veut pouvoir répondre aux arguments disant que ce lieu de travail fonctionne mal et que la France n'en fait pas assez », explique Thierry Michels. Et aussi « faire oeuvre de pédagogie envers nos collègues députés nationaux qui ne sont pas forcément sensibles à la question »... «Bruxelles, c'est le lieu de la technostructure, commente Éric Straumann, et cette technostructure prend le pouvoir sur les députés européens, contre Strasbourg. C'est un fonctionnement qui n'est pas sain. »Leur rapport doit être présenté en commission des Affaires européennes le 13 juin

 

 
 

 

Parlement européen : Strasbourg argument d'une querelle franco-allemande : triste symbole

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:47:46

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Parlement européen
Parlement européen : Strasbourg argument d'une querelle franco-allemande : triste symbole
Entre Paris et Berlin, le désaccord s'approfondit. La prise de distance d'Angela Merkel et la CDU vis-à-vis d'Emmanuel Macron passe notamment, depuis près d'un an, par la remise en cause du siège du Parlement européen à Strasbourg, dans une Alsace qui fut si disputée. Que le symbole de la réconciliation franco-allemande soit devenu un sujet de conflit est en soi inquiétant.

 
Le siège du Parlement européen est devenu un sujet de conflit.
C'est au terme d'une semaine particulière dans la relation franco-allemande qu'est arrivée la lettre du président français. Vendredi soir, Jean Rottner, président de la région Grand Est, faisait savoir qu'Emmanuel Macron avait répondu au courrier qu'il lui avait envoyé un mois plus tôt pour lui demander de prendre clairement position en faveur du siège du Parlement européen à Strasbourg face aux attaques de la CDU allemande.

Cette même semaine dernière, les fractures franco-allemandes se sont aussi approfondies. Lors du sommet extraordinaire sur le Brexit, Angela Merkel et Emmanuel Macron se sont opposés sur le délai à accorder à Londres. Merkel n'a pas mâché ses mots à l'égard du président français, jugeant « incompréhensible » son « raisonnement » sur la question.
« Strasbourg est un symbole de la réconciliation de notre continent»

Le report du Brexit s'ajoute à une liste, de plus en plus longue, de désaccords entre Paris et Berlin. L'un d'eux, apparu dès juin l'année dernière, a une valeur plus symbolique que politique : le siège du Parlement européen. Et sur la question, Emmanuel Macron, resté silencieux face à la pique de Merkel il y a 9 mois, puis face aux attaques de la présidente de la CDU le mois dernier (le ministre-président du Land de Sarre, Tobias Hans, en a aussi remis une couche la semaine dernière), a donc fini par répondre. « Strasbourg est un symbole de la réconciliation de notre continent [...] Dans le combat que je mène pour une Europe ambitieuse, cette ville occupe une place éminente et constitue une chance pour la France et l'Europe. Aussi, soyez certain que je continuerai de défendre cette ville, dont le statut de capitale européenne, inscrit dans les traités, est intangible et non négociable », écrit le chef de l'État. Il y avait comme un air de réponse à Merkel sous la réponse à Jean Rottner.

En attaquant Strasbourg, la CDU « cherche juste à agacer Macron », nous disait le mois dernier l'eurodéputé allemand Andreas Schwab, CDU lui-même. C'est donc ça la politique au XXIe siècle ? On prend des symboles fondateurs, on les traite d'« anachronismes », comme l'a fait la chef de la CDU en mars, et on « s'agace » avec ?

« C'est très triste, ce sont de très mauvaises manières. Ça ne se fait pas, entre pays européens et à plus forte raison entre Français et Allemands », commente l'eurodéputé français Alain Lamassoure, qui s'étonne que ces attaques surviennent alors que la France et l'Allemagne ont commémoré ensemble la fin de la Première Guerre mondiale.

« Ça m'inquiète », réagit lui aussi Roland Ries, sollicité par les DNA. « L'Union européenne, mais aussi le Conseil de l'Europe, se sont construits sur la base de l'amitié franco-allemande. Je reconnais que cet aspect est moins prégnant pour les générations actuelles que pour ceux qui ont fondé l'Europe après la Seconde Guerre mondiale... », soupire-t-il.

Mardi, le sujet a été sur la table d'une conversation entre le maire de Strasbourg et la secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin (la 11e depuis le retour de Roland Ries dans le bureau de maire en 2008, « ce qui n'aide pas »). « Je trouve très dommage qu'on en fasse en Allemagne un sujet de campagne électorale », insiste la ministre. Les symboles valent en effet mieux que cela.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

GCO Ce contournement incontournable

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:24:20

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GCO Ce contournement incontournable
 

 
Yannick Jadot (à droite) et Dany Karcher, candidats écologistes aux élections européennes, en réunion publique ce mercredi soir à Kolbsheim. Photo DNA/Michel Frison
Ils se tiennent devant le public réuni dans le parc du château de Kolbsheim et face au soleil couchant que les Vosges empêchent de brûler les cicatrices laissées les engins de terrassement du futur GCO. Yannick Jadot (EELV), tête de la liste écologiste aux européennes, est ce mercredi soir au côté du maire de la commune, Dany Karcher, candidat lui aussi au scrutin du 26 mai, à la 75e place.

C'est le combat contre le projet autoroutier et « le partage de valeurs » qui réunissent aujourd'hui les deux hommes. « L'écologie et l'environnement sont des sujets trop graves et urgents pour des partis qui n'ont pas ce domaine dans leur ADN », observe Dany Karcher. Il est convaincu, comme les observateurs les plus sensés, que « c'est au niveau européen qu'il faut intervenir pour éviter que l'Alsace ne devienne un couloir à camions ».
« Pour les terroirs »

Yannick Jadot emploiera souvent le terme « combat » : combat « pour la nature, le patrimoine, la culture, l'économie, le social ». « Un combat pour des terroirs, ces lieux de vie, et non ces espaces marchandisés par des lobbies qui veulent faire du profit », relève l'eurodéputé sortant. « Le combat mené ici est aussi un combat pour l'ensemble de l'humanité et contre le libéralisme qui s'est affranchi de l'environnement et de la dignité des femmes et des hommes », dit-il.

Rappelant que l'interdiction totale de la pêche électrique avait été approuvée la veille par les parlementaires européens, Yannck Jadot souligne que « l'échelon européen est indispensable pour sauver les océans, sortir du plastique, dépendre du vent, du soleil et de la géothermie, et non des dictatures du Golfe ». Les écologistes « ne se résignent pas à ce que le projet européen fixe à 3 % du déficit l'horizon civilisationnel ».

« Protéger l'environnement permet de nous réconcilier avec l'avenir et avec nous-mêmes », avance encore la tête de liste devant un parterre d'individus qui n'au-raient jamais constitué un collectif sans la lutte contre le CGO. À l'horizon, le disque de feu s'est retranché derrière la ligne bleue des Vosges pour éclairer le lendemain une nouvelle page de la campagne électorale. F. By

 

 
 

Mulhouse : Non, la démocratie n'est pas exemplaire !

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:59:18

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Mulhouse
Mulhouse : Non, la démocratie n'est pas exemplaire !

 
Bernard Stoessel, conseiller municipal de Mulhouse communique :

« La municipalité de Mulhouse a prétendu récemment que son action était exemplaire en matière de démocratie. En fait, il n'en est rien. Pour preuves : la réduction du nombre de séances publiques du Conseil municipal, l'allongement des ordres du jour allant régulièrement jusqu'à une soixantaine de points et limitant ainsi la possibilité de prise de parole par les élus, le déplacement en début d'après-midi des séances rendant la participation des élus exerçant une profession plus compliquée, une organisation de la démocratie participative rendant celle-ci plus symbolique que réelle tant par le nombre limité de participants que par le caractère anecdotique des sujets soumis aux choix des citoyens retenus.

Pour rendre la démocratie exemplaire à Mulhouse, il faudra renforcer la possibilité pour tous les citoyens de débattre et décider plus largement sur les sujets qui touchent leur vie quotidienne, faire du Conseil municipal un outil démocratique permettant de relayer les attentes des habitants au lieu d'en faire une simple chambre d'enregistrement des décisions du maire et de la municipalité. »

 

 
 

 

Samu Le transport d'urgence en souffrance

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:18:51

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Samu Le transport d'urgence en souffrance
 

 
 
« Ma fille a eu une grippe début mars, explique cette Bas-Rhinoise, qui désire rester anonyme. Au bout de quatre jours, nous avons rappelé le médecin traitant car elle ne s'alimentait plus, avait 39° de fièvre et ne tenait plus sur ses jambes. Le médecin a diagnostiqué une pneumonie surinfectée et prescrit des antibiotiques, qu'elle a vomis aussitôt. J'ai rappelé le médecin à 14 h qui m'a dit qu'il fallait l'hospitaliser. Il a fait appel aux pompiers qui sont venus rapidement. »

Après une conversation avec le Samu, les pompiers lui disent que celui-ci estime que l'hospitalisation n'est pas nécessaire. « Ma fille était livide, poursuit la mère. Elle m'a dit : "Maman, je vais mourir." J'ai rappelé notre médecin traitant à 15 h 40. Il m'a répondu : "Je m'occupe de tout et je vous rappelle." » Quarante minutes plus tard, le médecin la contacte et lui confirme que sa fille sera cherchée par un véhicule sanitaire pour être conduite à l'hôpital de Saverne. « Il m'a donné un délai d'une heure à une heure et demie. » Elle précise que sa fille élève seule deux enfants : l'aîné souffre d'un handicap et ne peut rester seul et l'autre a 6 ans.
Trois heures de retard

À 18 h 30, la mère rappelle le Samu car le véhicule promis n'est toujours pas arrivé. « On m'a reliée à un médecin régulateur, une femme, qui était agressive. Elle m'a dit qu'elle n'était au courant de rien et demandé pourquoi ma fille n'appelait pas elle-même. Je lui ai répondu qu'elle n'avait plus la force de le faire et que comme j'avais mes petits-enfants à prendre en charge, j'allais faire appel à un ami. Elle m'a demandé le numéro de téléphone de l'ami en question et elle lui a téléphoné pour lui dire de conduire lui-même ma fille à l'hôpital. L'hôpital attendait ma fille depuis 17 h et ma fille n'y est arrivée qu'à 20 h... Puis elle a attendu jusqu'à 23 h 45 avant d'être vue par un médecin ! Elle a ensuite été hospitalisée quatre jours en pneumologie sous perfusion d'antibiotiques. Elle a eu une côte fêlée, une complication de sa pneumonie... »

Très en colère contre le Samu, la mère a prévenu les gendarmes et introduit une réclamation auprès du CHU de Strasbourg. Le 11 avril, elle a été reçue par le médiateur de l'établissement. « Il a reconnu qu'il avait eu un dysfonctionnement d'un des régula teurs destinataire de mon appel. » Un point que la direction des HUS s'est refusé à confirmer ou infirmer.

Le médecin traitant de la famille confirme le récit de la mère : « J'avais vu la patiente le matin, puis à nouveau l'après-midi. Son état s'était dégradé, nécessitant une hospitalisation. J'ai dit à sa mère d'appeler le Samu. » Quand il apprend que les pompiers sont venus et repartis sans hospitaliser sa patiente, il appelle lui-même le Samu qui accepte cette fois d'hospitaliser la jeune mère. « Comme il n'y avait pas d'urgence vitale, on est tombé d'accord avec le médecin régulateur pour que le Samu envoie un véhicule dans un délai d'une à deux heures. Mais il n'est jamais arrivé. »
Des urgences saturées

Ce n'est pas une surprise pour lui : « Cela m'est déjà arrivé de ne pas voir arriver un véhicule promis... Là, on sortait des vacances de février et les urgences étaient submergées. » Il estime navrant cet incident, même s'il tempère : « Aux urgences, c'est toujours difficile de trouver un VSL [véhicule sanitaire léger] le jour même. Car le 15 sert trop souvent de transport d'urgence. Cette histoire pose un problème de fond qui est le marqueur d'une chaîne saturée. »

L'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est est bien conscience du problème. Elle a lancé récemment au CHU de Strasbourg le dispositif 116 117 pour réguler le flux entrant aux urgences en associant la médecine de ville dans la permanence des soins (L'Alsace du 19 février).

Interrogée sur la question du transport, la déléguée territoriale de l'ARS pour le Bas-Rhin, Adeline Jenner, indique : « Le Samu peut faire appel à des transports privés pour des patients à domicile, ou aux pompiers quand ces patients sont sur la voie publique. Les ambulances privées sont censées répondre à l'urgence, mais peuvent aussi refuser par manque de véhicules disponibles. »
Impliquer davantageles ambulances privées

Elle note que l'indisponibilité des ambulances privées tend à augmenter, « sans doute en raison du temps d'attente aux urgences, avant de pouvoir déposer un malade. » Pour elle, si ce temps d'attente est réduit, le problème d'indisponibilité des ambulances privées devrait se résorber. « On analysera l'évolution de ces temps d'attente au CHU de Strasbourg après la mise en place du 116 117. »

L'ARS ne s'interdit pas non plus de réfléchir comment, à l'instar de la médecine de ville pour les urgences, les ambulances privées pourraient être invitées à davantage s'investir dans la prise en charge des urgences.
Geneviève DAUNE

 

 
 

Le transport d'urgence en souffrance

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:52:27

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Samu
Le transport d'urgence en souffrance
Une patiente victime d'une pneumonie a attendu en vain une ambulance du Samu de Strasbourg, avant de se faire conduire par un ami aux urgences. Sa mère a déposé une réclamation auprès du CHU de Strasbourg.
 

 
Le Samu se heurte souvent à une pénurie de véhicules de transport de patients.
« Ma fille a eu une grippe début mars, explique Brigitte (*), une habitante de la périphérie de Strasbourg. Au bout de quatre jours, nous avons rappelé le médecin traitant car elle ne s'alimentait plus, avait 39 de température et ne tenait plus sur ses jambes. Il a diagnostiqué une pneumonie surinfectée, a prescrit des antibiotiques, qu'elle a vomis aussitôt. J'ai rappelé le médecin à 14 h qui m'a dit qu'il fallait l'hospitaliser. Il a fait appel aux pompiers de Wasselonne qui sont venus rapidement. »
«L'hôpital attendait ma fille depuis 17 h etma fille n'y est arrivée qu'à 20 h»

Après une conversation avec le Samu, les pompiers lui disent que celui-ci estime que l'hospitalisation n'est pas nécessaire. « Ma fille était livide, poursuit la mère. Elle m'a dit : "Maman, je vais mourir". J'ai rappelé notre médecin traitant à 15 h 40. Il m'a répondu : "Je m'occupe de tout et je vous rappelle" ». Quarante minutes plus tard, le médecin la contacte et lui confirme que sa fille sera cherchée par un véhicule sanitaire pour être conduite à l'hôpital de Saverne. « Il m'a donné un délai d'une heure à une heure et demie. » Elle précise que sa fille élève seule deux enfants : l'aîné souffre d'un handicap et ne peut rester seul, l'autre n'a que six ans.

À 18 h 30, la mère rappelle le Samu car le véhicule promis n'est toujours pas arrivé. « On m'a reliée à un médecin régulateur, une femme, qui était agressive. Elle m'a dit qu'elle n'était au courant de rien et demandé pourquoi ma fille n'appelait pas elle-même. Je lui ai répondu qu'elle n'avait plus la force de le faire, et que comme j'avais mes petits-enfants à prendre en charge, j'allais faire appel à un ami. Elle m'a demandé le numéro de téléphone de l'ami en question et elle lui a téléphoné pour lui dire de conduire lui-même ma fille à l'hôpital. L'hôpital attendait ma fille depuis 17 h et ma fille n'y est arrivée qu'à 20 h. Elle a attendu jusqu'à 23 h 45 avant d'être vue par un médecin. Elle a ensuite été hospitalisée quatre jours en pneumologie sous perfusion d'antibiotiques. Elle a eu une côte fêlée, une complication de sa pneumonie. »

Très en colère contre le Samu, la mère a prévenu les gendarmes et introduit une réclamation auprès du CHU de Strasbourg. Le 11 avril, elle a été reçue par le médiateur de l'établissement. « Il a reconnu qu'il avait eu un dysfonctionnement d'un des régulateurs destinataire de mon appel. » Un point que la direction des HUS s'est refusé à confirmer ou infirmer.

Le médecin traitant de la famille confirme le récit de la mère : « J'avais vu la patiente le matin, puis à nouveau l'après-midi. Son état s'était dégradé, nécessitant une hospitalisation. J'ai dit à sa mère d'appeler le Samu. » Quand il apprend que les pompiers sont venus et repartis sans hospitaliser sa patiente, il appelle lui-même le Samu qui accepte cette fois d'hospitaliser la jeune mère. « Comme il n'y avait pas d'urgence vitale, on est tombé d'accord avec le médecin régulateur pour que le Samu envoie un véhicule dans un délai d'une à deux heures. Mais il n'est jamais arrivé. »

Ce n'est pas une surprise pour lui. « Cela m'est déjà arrivé de ne pas voir arriver un véhicule promis. Là, on sortait des vacances de février et les urgences étaient submergées. » Il estime navrant cet incident, même s'il tempère : « Aux urgences, c'est toujours difficile de trouver un VSL (véhicule sanitaire léger) le jour même. Car le 15 sert trop souvent de transport d'urgences. Cette histoire pose un problème de fond qui est le marqueur d'une chaîne saturée. »

L'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est est bien conscience du problème. Elle a lancé récemment au CHU de Strasbourg le dispositif 116 117 pour réguler le flux entrant aux urgences en associant la médecine de ville dans la permanence des soins.

Interrogée sur la question du transport, la déléguée territoriale de l'ARS pour le Bas-Rhin, Adeline Jenner, indique : « Le Samu peut faire appel à des transports privés pour des patients à domicile, ou aux pompiers quand ces patients sont sur la voie publique. Les ambulances privées sont censées répondre à l'urgence, mais peuvent aussi refuser par manque de véhicules disponibles. » Elle note que l'indisponibilité des ambulances privées tend à augmenter, « sans doute en raison du temps d'attente aux urgences, avant de pouvoir déposer un malade. » Pour elle, si ce temps d'attente est réduit, le problème d'indisponibilité des ambulances privées devrait se résorber. « On analysera l'évolution de ces temps d'attente au CHU de Strasbourg après la mise en place du 116 117. » L'ARS ne s'interdit pas non plus de réfléchir comment, à l'instar de la médecine de ville pour les urgences, les ambulances privées pourraient être invitées à davantage s'investir dans la prise en charge des urgences.
Geneviève DAUNE (*) La famille a souhaité conserver l'anonymat.

(*) La famille a souhaité conserver l'anonymat.

 
 

 

Service national universel : premier test en juin

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:41:53

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Société Jeunesse
Service national universel : premier test en juin
Dans deux mois, plus de 3 000 jeunes volontaires testeront, pendant 15 jours, la première session du Service national universel. Manon, 16 ans, en fait partie. Rencontre.
 

 
Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et chargé du Service national universel, et Manon, qui porte la tenue du SNU.
« Ça peut être constructif pour notre avenir ! » Manon, 16 ans, originaire d'un petit village de Haute-Saône, fait partie des plus de 3 000 jeunes volontaires qui testeront, fin juin, le premier Service national universel (SNU). Ce programme, qui devrait monter en puissance d'ici à 2023 pour concerner tous les jeunes de 15 à 16 ans ayant achevé leur classe de 3e, avait été imaginé par le candidat Macron. Il le voyait comme un moment de brassage social permettant de favoriser un partage des valeurs de la République.
Cours d'autodéfense

Manon, scolarisée en seconde générale à Vesoul (Haute-Saône), et ses camarades, originaires des 13 régions métropolitaines, seront, 15 jours durant, logés en internat par groupe de 200. Tous changeront de département pour l'occasion : « Ça pourrait être bien de faire de nouvelles rencontres ! », confie la jeune fille, dont de nombreux amis avaient souhaité participer à ce test.

Au programme : des bilans personnels (santé, fondamentaux de la langue française, compétences numériques...), et des formations (Code de la route, connaissance des services publics, sensibilisation à l'égalité femmes-hommes...). Un module d'autodéfense, particulièrement plébiscité par les jeunes filles durant les consultations, est également prévu : « C'est quelque chose qui me plaît, ça peut être utile ! », s'enthousiasme Manon.

Parmi le personnel d'encadrement figureront (entre autres) des militaires : « Pour le moment, je ne sais pas encore ce que je veux faire plus tard. Mais peut-être que les métiers de l'armée m'intéresseront... », imagine l'adolescente.

Après cette session que l'État a appelée « de cohésion », chaque volontaire devra réaliser 15 jours de mission d'intérêt général d'ici à juin 2020. « Je ferai peut-être la mienne aux Restos du coeur », indique la lycéenne.

A cela pourra, éventuellement, s'ajouter une phase d'engagement (service civique, sapeur-pompier volontaire, réserviste...), de 3 mois à un an. Elle aura jusqu'à ses 25 ans pour le décider.

Pour l'heure, la jeune fille et 12 autres adolescents ont été sélectionnés pour promouvoir le SNU. Durant quatre jours, jusqu'à ce jeudi après-midi, ils visitent Paris, ses monuments et ses institutions.
F. T.

 

 
 

 

Rammersmatt Politique : Le coup de gueule du maire

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:58:19

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Rammersmatt Politique
Rammersmatt Politique : Le coup de gueule du maire
Maire de Rammersmatt et vice-président de l'association des maires ruraux du Haut-Rhin, Jean-Marie Bohli n'a pas sa langue dans la poche. Aujourd'hui, ce « poil à gratter » politique pousse un coup de gueule contre l'injustice fiscale et la mise à mort programmée des petites communes.

 
Jean-Marie Bohli.
« La situation des petites communes est dramatique. On est en train de nous faire crever sans avoir l'honnêteté de nous le dire. La plupart des décisions vont dans ce sens, elles pénalisent les communes de moins de 3 000 habitants. »

Pour le maire de Rammersmatt - 240 habitants - c'est la double peine : « Des communes comme la mienne ne disposent pas des services capables d'absorber le travail, c'est le maire qui fait presque tout. Pas étonnant que la moitié des maires ne souhaite pas briguer un nouveau mandat et que la relève peine à se faire connaître. » À titre personnel, Jean-Marie Bohli s'interroge : « Si je n'ai pas la garantie de pouvoir aller au bout des projets que je désire porter, je ne pense pas me représenter. »
« Des économies,ce sont des sacrifices »

Et aujourd'hui, des garanties, l'élu rural en manque : « En 2019, la commune enregistrera une baisse des dotations de 8 000 EUR. L'exercice précédent, nous avions déjà perdu 5 000 EUR. Ça pèse dans un budget comme celui de Rammersmatt. Si je voulais entreprendre ce qui a été réalisé au cours des dix dernières années dans le village - la mairie, la salle communale, les ateliers techniques, le matériel de déneigement - ce ne serait tout simplement plus possible. » Pour compenser ces pertes sèches, la commune - qui accuse un endettement de 300 000 EUR - est en perpétuelle recherche d'économies : « Mais des économies, ce sont des sacrifices, estime l'élu. Il faut gérer l'urgence et privilégier les priorités. Nous faisons aussi beaucoup appel à la bonne volonté des habitants pour limiter les dépenses. Mais cette culture du bénévolat est difficile à transmettre aux nouveaux arrivants. Car il y en a ! La démographie est stable, l'école pleine... »
Ruraux contre urbains

Mais ce que veut surtout dénoncer Jean-Marie Bohli, c'est « cette injustice qui consiste à monter les petites communes contre les grandes, les ruraux contre les urbains, en octroyant des aides calculées au prorata de la population. Subventions qui peuvent aller du simple au double. Cette politique fait de nous des adversaires et non des partenaires. Mon concitoyen à la même valeur qu'un citoyen de Thann ou de Mulhouse. »
Frédéric STENGER

 

 
 

 

Pulversheim Groupe Rodolphe : Le rêve d'une ouverture permanente au public

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:36:54

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Pulversheim  Groupe Rodolphe
Pulversheim Groupe Rodolphe : Le rêve d'une ouverture permanente au public
L'an dernier, l'association Groupe Rodolphe a connu, une fois de plus, une activité particulièrement intense.

 
Les visites guidées de l'ancien carreau minier constituent l'une des activités du Groupe Rodolphe.
Plus de 120 personnes ont participé à l'assemblée générale du Groupe Rodolphe présidée par Jean Misano : « Engagée depuis 25 ans, l'association a une nouvelle fois connu une activité très intense en 2018. Depuis 2005, nous constatons une augmentation moyenne de nos adhérents de 15 % par an. Nous pouvons compter sur les nombreux dons des adhérents et sur les subventions qui nous sont allouées par le Conseil départemental (en augmentation de 30 % l'an dernier), par les communes, les différentes collectivités, les sponsors et sur l'aide des MDPA. »
Un voyage au coeur du métier de mineur

Les travaux d'entretien de la zone foncière du carreau Rodolphe, les travaux de réparation, de restauration et de mise en situation du matériel réuni par l'association ont été à nouveau de grande ampleur et réalisés par une équipe dont l'effectif a augmenté.

Le circuit de visite propose « un véritable voyage au coeur du métier du mineur ».

Le centre documentaire a publié un nouveau cahier d'histoires. Les bénévoles continuent d'assurer les visites au public. Les journées européennes du patrimoine ont apporté de nombreux visiteurs. La 5e édition de Kalistoire, la fête du Bassin potassique, a connu le succès et m2A a organisé ses assises territoriales sur le carreau. L'association a enfin été distinguée par un prix du patrimoine, dans la catégorie « interprétation et diffusion ».
La sondeuse Hausherr sera inaugurée le 2 juin

Après cette évocation très satisfaisante de l'année 2018, Jean Misiano a présenté les projets 2019. Une liste impressionnante comprenant de gros travaux (comme la restauration du chevalement Rodolphe 1, la réfection de la toiture du bâtiment de la recette de Rodolphe 1 ou encore la sécurisation de certaines travées du hangar « parapluie »), qui seront entrepris sous l'égide du Conseil départemental.

Certains autres travaux, entrepris par les membres de l'atelier du Groupe Rodolphe, sont déjà en cours, dont l'installation d'une porte à l'arrière de l'ancienne station électrique de Rodolphe 1, la création d'un accueil visiteur du côté des parkings, la mise en valeur d'une molette en fonte de la mine Max, la création d'une saynète composée d'une galerie boisée et d'un ensemble composé d'une locomotive et de ses wagonnets ainsi que la restauration de la sondeuse Hausherr cédée par les MDPA en avril 2016 et qui sera inaugurée le 2 juin lors de Kalistoire...

Sans oublier la mise en place de nouveaux panneaux d'information concernant les méthodes de fonçage des puits et la légende de sainte-Barbe, ni la publication du n°4 des Cahiers d'histoires.

Conclusion du président : « L'association Groupe Rodolphe plaide pour voir naître une reconversion intelligente, respectueuse de l'architecture et accompagnée d'une ouverture permanente du musée au public. »
M.H.

 

 
 

 

Wittenheim Sémaphore MSA : Une nouvelle antenne pour le Bassin Potassique

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:56:17

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Wittenheim  Sémaphore MSA
Wittenheim Sémaphore MSA : Une nouvelle antenne pour le Bassin Potassique
La nouvelle antenne de Sémaphore MSA a été inaugurée à Wittenheim. Michèle Lutz, présidente de Sémaphore a salué cette implantation au coeur du Bassin Potassique.

 
La présidente Michèle Lutz avec à sa droite la directrice de Sémaphore Emmanuelle Luttenauer dans les nouveaux locaux Résidence Constant Richert..
De très nombreux élus du bassin potassique, notamment les maires Francis Dussourd (Ruelisheim), Antoine Homé (Wittenheim) et Jean-Claude Eicher (Pulversheim) ainsi que le binôme départemental Marie-France Vallat et Pierre Vogt, ont découvert des locaux flambant neufs situés à proximité de la place Thiers : « un local vaste et agréable qui, avec plus de 200 m² et 9 salariés permettra, et c'est fondamental, un accueil digne... » soulignait la présidente Michèle Lutz. Pour sa part, Emmanuelle Luttenauer, directrice de Sémaphore MSA expliquait : « Sémaphore compte 9 antennes sur le territoire de m2A, une soixantaine de collaborateurs y sont au service des jeunes ou adultes qui ont besoin d'être orientés et (ou) conseillés au sujet de leur avenir professionnel. Ici, à Wittenheim pour une meilleure qualité d'accueil du public, les 2 antennes de Sémaphore du Bassin Potassique (à Schoenensteinbach dans la Maison du Bassin Potassique et à Wittenheim centre) n'en font plus qu'une dans de nouveaux locaux ». Il était encore rappelé que Sémaphore est une plateforme de services qui intervient sur le territoire de la région mulhousienne depuis près de 30 ans. Pour structurer son action, elle anime différents « espaces » qui sont autant de possibilités d'interventions auprès de ses publics : L'Information Jeunesse en particulier qui accueille, informe, conseille et accompagne gratuitement le public dans tous les domaines de recherche d'information de la vie personnelle et professionnelle (métiers, formations, santé, logement, loisirs, sport, mobilité internationale, études, vie pratique, etc.)
dw Contact : Sémaphore MSA, antenne du Bassin Potassique. Résidence Constant Richert - 2 rue de Kingersheim, 68 270 Wittenheim.

Contact : Sémaphore MSA, antenne du Bassin Potassique. Résidence Constant Richert - 2 rue de Kingersheim, 68 270 Wittenheim.

 
 

 

Pénurie de main-d'oeuvre saisonnière, bénéficiaires du RSA : La récolte des asperges démarre vraiment

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:35:20

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Haguenau Association des producteurs d'asperges d'Alsace
Pénurie de main-d'oeuvre saisonnière, bénéficiaires du RSA : La récolte des asperges démarre vraiment
Le lancement officiel de la saison des asperges alsaciennes a eu lieu lundi, à Haguenau. La grand-messe a réuni de nombreuses personnalités du monde agricole et politique. L'occasion de faire un état des lieux du légume.

 
Les premières asperges ont été récoltées le 19 mars, sans doute un record de précocité. Depuis, la fraîcheur du temps a ralenti la production.
Si quelques producteurs ont commencé à récolter il y a trois semaines, la grande précocité des asperges alsaciennes n'est finalement pas au rendez-vous. C'est ce qu'ont appris les personnalités réunies lundi sur l'exploitation des Jardins d'Altaïr, à Haguenau, pour le lancement officiel de la saison des asperges.

« La météo n'a pas été favorable ces quinze derniers jours, et l'avance s'est effritée. Dorénavant, l'état des cultures est tout à fait de saison. Mais au moins, nous aurons des asperges pour Pâques », expliquait lundi Jean-Charles Jost, président des producteurs d'asperges d'Alsace. Il se disait plutôt optimiste quant à la suite de la récolte.

Produit de filière courte par excellence, l'asperge d'Alsace se consomme essentiellement dans la région. Avec une production annuelle de plus de 1 500 tonnes, elle génère un chiffre d'affaires de 8 millions d'euros. Les exploitants sont fédérés en association depuis 1991 : ses 46 membres représentent environ 80 % de la production régionale sur 300 hectares.

Pénurie de main-d'oeuvre saisonnière, impossibilité de rivaliser avec les prix des asperges du sud de la France, mais aussi dynamisme du réseau et qualité de l'asperge d'Alsace... Les élus de tous horizons - collectivités, chambre d'agriculture ou encore interprofession - s'étaient déplacés en nombre pour écouter l'état des lieux brossé par le président et prendre à leur tour la parole.

Les présidents des conseils départementaux Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry ont notamment avancé la piste des bénéficiaires du RSA pour les récoltes. Franck Sander, président de la FDSEA 67, a insisté sur la nécessité de mettre des produits locaux au menu des structures publiques. Après les échanges, les invités sont allés voir une butte, avant de déguster un buffet à base d'asperges.
Marie GERHARDY

 

 
 

 

La récolte des asperges démarre vraiment

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:09:42

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La récolte des asperges démarre vraiment
 

 
Les premières asperges ont été récoltées le 19 mars, sans doute un record de précocité. Depuis, la fraîcheur du temps a ralenti la production. Photo DNA/Alfred Jung
Si quelques producteurs ont commencé à récolter il y a trois semaines, la grande précocité des asperges alsaciennes n'est finalement pas au rendez-vous. C'est ce qu'ont appris les personnalités réunies lundi sur l'exploitation des Jardins d'Altaïr, à Haguenau, pour le lancement officiel de la saison des asperges.

« La météo n'a pas été favorable ces quinze derniers jours et l'avance s'est effritée. Dorénavant, l'état des cultures est tout à fait de saison. Mais au moins, nous aurons des asperges pour Pâques », expliquait lundi Jean-Charles Jost, président des producteurs d'asperges d'Alsace. Il se disait plutôt optimiste quant à la suite de la récolte.

Produit de filière courte par excellence, l'asperge d'Alsace se consomme essentiellement dans la région. Avec une production annuelle de plus de 1 500 tonnes, elle génère un chiffre d'affaires de 8 millions d'euros. Les exploitants sont fédérés en association depuis 1991 : ses 46 membres représentent environ 80 % de la production régionale sur 300 ha.

Pénurie de main-d'oeuvre saisonnière, impossibilité de rivaliser avec les prix des asperges du sud de la France, mais aussi dynamisme du réseau et qualité de l'asperge d'Alsace... Les élus de tous horizons - collectivités, chambre d'agriculture ou encore interprofession - s'étaient déplacés en nombre pour écouter l'état des lieux brossé par le président et prendre à leur tour la parole.

Les présidents des conseils départementaux Brigitte Klinkert (68) et Frédéric Bierry (67) ont notamment avancé la piste des bénéficiaires du RSA pour les récoltes... Franck Sander, président de la FDSEA 67, a insisté sur la nécessité de mettre des produits locaux au menu des structures publiques. Après les échanges, les invités sont allés voir une butte, avant de déguster un buffet à base d'asperges, bien sûr. Marie GERHARDY

 

 
 

colmar Parc des expositions Hall 6 : l'adieu au chapiteau

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:03:02

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colmar Parc des expositions
colmar Parc des expositions Hall 6 : l'adieu au chapiteau
Démarré début octobre, le chantier du nouveau hall 6 du parc des expositions devrait être achevé pour l'arrivéedu Tour de France à Colmar le 10 juillet. Une petite mise en jambe pour le bâtiment, avant qu'il ne soit inauguréen grande pompe lors de la 72 e Foire aux vins d'Alsace.

 
La construction d'un nouveau hall 6 (à droite) et d'un bâtiment qui abritera les bureaux de la société Colmar Expo, ainsi que trois salles de 200 m2 (à gauche), marque la fin de dix années de travaux qui ont complètement transformé le parc des expositions de Colmar, avec la couverture du théâtre de plein air en 2009 ou la réhabilitation de la halle aux vins en 2011. Colmar Expo profite de ce nouveau chantier pour climatiser la halle aux vins.
Il accueillera les partenaires et « VIP » du Tour de France qui feront étape à Colmar le 10 juillet et sera officiellement inauguré à l'occasion de la 72e Foire aux vins (FAV) d'Alsace. Le hall 6 du parc des expositions est actuellement en travaux, un chantier qui avance « normalement » selon Marc Fruh, directeur administratif et financier de Colmar Expo.

Bientôt, le mythique lieu de fête et d'excès en tous genres de la FAV ne sera plus un chapiteau de toile provisoirement installé lors de chaque édition, mais un bâtiment en dur, avec charpente en métal et bardage composite afin de constituer un ensemble cohérent avec la halle aux vins contiguë (hall 1). Fonctionnel et pratique, à l'image des cinq autres espaces composant le parc des expositions et des congrès de Colmar, il sera doté d'une entrée indépendante avec quatre caisses pour la billetterie. « Les contraintes sécuritaires de plus en plus drastiques s'appliquant aux lieux accueillant du public nous ont convaincus de faire évoluer nos installations », explique Christophe Crupi, directeur des foires et salons de Colmar Expo.
« Nous ambitionnons de mieux vendre notre outil aux entreprises régionales »

D'une surface de 1 250 m2 et de 11 m de hauteur, le nouveau hall 6 sera climatisé et équipé d'un office traiteur de 100 m2. Son toit sera doté de panneaux photovoltaïques sur 450 m2. Il est relié au reste du site par un édifice tout en longueur, « tunnel » qui abritera les caisses, au fronton duquel sera apposé un écran LED d'affichage dynamique. La construction sera surmontée d'un premier étage accueillant trois salles de 200 m2 chacune - baptisées « Sylvaner », « Pinot noir » et « Pinot gris » -, avec sanitaires et office et d'un dernier niveau qui sera occupé par les bureaux de la société Colmar Expo. « De 350 m2, dans la rotonde, nos locaux passeront à 800 m2 (17 bureaux, un accueil, deux salles de réunion et une salle de détente), ce qui nous permettra d'être plus à l'aise. Entre 2008 et aujourd'hui, nos effectifs ont quand même augmenté de 60 % ! », précise Christophe Crupi.

Cet équipement, qui agrandit de 2 650 m2 l'espace couvert, permettra de nouvelles possibilités d'exploitation et l'accueil de nouveaux événements et congrès, notamment en simultané, espère Christophe Crupi. « Nous ambitionnons d'attirer des congrès d'envergure nationale et de mieux vendre notre outil aux entreprises régionales. » Chargé du développement de l'offre réceptive, Olivier Willig a été recruté en octobre dernier dans ce but.
L'esprit et l'ambiance demeurent, seulel'enveloppe change

Cette nouvelle construction entraîne un réaménagement de toute la zone du parc de plein air durant le déroulement de la Foire aux vins. La « zone jour », qui ferme à 21 h 30, sera déplacée le long de la RD 83, tandis que la zone de vie nocturne, avec les stands « festifs », se retrouvera le long de l'allée principale, dans la continuité du nouveau bâtiment. « La séparation sera ainsi plus rectiligne, dans le sens de la longueur, entre les stands qui baissent le rideau à 21 h 30 et ceux qui ferment à 1 h du matin. Une implantation qui devrait permettre de mieux répartir et d'aérer ces endroits où l'affluence est particulièrement forte en soirée, et de rapprocher ce flux de visiteurs des halls et de la sortie. »

Trois zones seront aménagées dans cette partie du parc de plein air où se répartiront les habituels points de restauration et débitants de boissons, avec des espaces de détente sur des terre-pleins herbeux « pour se poser, avec du mobilier en palette et des guirlandes lumineuses, dans un esprit guinguette ».

Côté bâtiment en dur, Christophe Crupi souligne que 100 % des exposants qui, depuis des années, sont des fidèles du chapiteau du hall 6, ont souhaité reconduire leur participation et se transporter dans le nouvel édifice. « C'est une belle marque de confiance. L'esprit et l'ambiance seront les mêmes, seule l'enveloppe change. Je n'ai pas d'inquiétude, je fais confiance à la magie qui opère entre exposants et visiteurs ! »

Les 30 salariés de Colmar Expo attendront cependant la fin de l'année pour investir leurs nouveaux locaux. « D'ici là, nous n'avons pas une semaine à consacrer à un déménagement ! Nous le ferons après le salon international du tourisme et des voyages. » Facile d'accès, la rotonde sera alors destinée à l'accueil des organisateurs d'événements et des exposants.
VÉRONIQUE BERKANI

 

 
 

 

Colmar Parc Expo Hall 6 : l'adieu au chapiteau

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:44:01

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Colmar Parc Expo Hall 6 : l'adieu au chapiteau
 

 
La construction d'un nouveau hall 6 (à droite) et d'un bâtiment qui abritera les bureaux de la société Colmar Expo, ainsi que trois salles de 200 m2 (à gauche), marque la fin de dix années de travaux qui ont complètement transformé le Parc des expositions de Colmar, avec la couverture du Théâtre de plein air en 2009 ou la réhabilitation de la Halle aux vins en 2011. Colmar Expo profite de ce nouveau chantier pour climatiser la Halle aux Vins. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Il accueillera les partenaires et « VIP » du Tour de France qui feront étape à Colmar le 10 juillet et sera officiellement inauguré à l'occasion de la 72e Foire aux vins (FAV) d'Alsace. Le hall 6 du Parc des expositions est actuellement en travaux, un chantier qui avance « normalement » selon Marc Fruh, directeur administratif et financier de Colmar Expo.

Bientôt, le mythique lieu de fête et d'excès en tous genres de la FAV ne sera plus un chapiteau de toile provisoirement installé lors de chaque édition, mais un bâtiment en dur, avec charpente en métal et bardage composite afin de constituer un ensemble cohérent avec la Halle aux vins contiguë (hall 1). Fonctionnel et pratique, à l'image des cinq autres espaces composant le Parc des expositions et de congrès de Colmar, il sera doté d'une entrée indépendante avec quatre caisses pour la billetterie. « Les contraintes sécuritaires de plus en plus drastiques s'appliquant aux lieux accueillant du public nous ont convaincus de faire évoluer nos installations », explique Christophe Crupi, directeur des foires et salons de Colmar Expo.
Un nouveau hallde 1 250 m2

D'une surface de 1 250 m2 et de 11 m de hauteur, le nouveau hall 6 sera climatisé et équipé d'un office traiteur de 100 m2. Son toit sera doté de panneaux photovoltaïques sur 450 m2. Il est relié au reste du site par un édifice tout en longueur, « tunnel » qui abritera les caisses, au fronton duquel sera apposé un écran LED d'affichage dynamique. La construction sera surmontée d'un premier étage accueillant trois salles de 200 m2 chacune - baptisées « Sylvaner », « Pinot noir » et « Pinot gris » -, avec sanitaires et office, et d'un dernier niveau qui sera occupé par les bureaux de la société Colmar Expo. « De 350 m2, dans la rotonde, nos locaux passeront à 800 m2 (17 bureaux, un accueil, deux salles de réunion et une salle de détente), ce qui nous permettra d'être plus à l'aise. Entre 2008 et aujourd'hui, nos effectifs ont quand même augmenté de 60 % ! », précise Christophe Crupi.

Cet équipement, qui agrandit de 2 650 m2 l'espace couvert, permettra de nouvelles possibilités d'exploitation et l'accueil de nouveaux événements et congrès, notamment en simultané, espère Christophe Crupi. « Nous ambitionnons d'attirer des congrès d'envergure nationale et de mieux vendre notre outil aux entreprises régionales. » Chargé du développement de l'offre réceptive, Olivier Willig a été recruté en octobre dernier dans ce but.
L'esprit demeure, seule l'enveloppe change

Cette nouvelle construction entraîne un réaménagement de toute la zone du Parc de plein air durant le déroulement de la Foire aux vins. La « zone jour », qui ferme à 21 h 30, sera déplacée le long de la RD83, tandis que la zone de vie nocturne, avec les stands « festifs », se retrouvera le long de l'allée principale, dans la continuité du nouveau bâtiment. « La séparation sera ainsi plus rectiligne, dans le sens de la longueur, entre les stands qui baissent le rideau à 21 h 30 et ceux qui ferment à 1 h du matin. Une implantation qui devrait permettre de mieux répartir et d'aérer ces endroits où l'affluence est particulièrement forte en soirée, et de rapprocher ce flux de visiteurs des halls et de la sortie. »

Trois zones seront aménagées dans cette partie du Parc de plein air où se répartiront les habituels points de restauration et débitants de boissons, avec des espaces de détente sur des terre-pleins herbeux « pour se poser, avec du mobilier en palette et des guirlandes lumineuses, dans un esprit guinguette ».

Côté bâtiment en dur, Christophe Crupi souligne que 100 % des exposants qui, depuis des années, sont des fidèles du chapiteau du hall 6, ont souhaité reconduire leur participation et se transporter dans le nouvel édifice. « C'est une belle marque de confiance. L'esprit et l'ambiance seront les mêmes, seule l'enveloppe change. Je n'ai pas d'inquiétude, je fais confiance à la magie qui opère entre exposants et visiteurs ! »

Les 30 salariés de Colmar Expo attendront cependant la fin de l'année pour investir leurs nouveaux locaux. « D'ici là, nous n'avons pas une semaine à consacrer à un déménagement ! Nous le ferons après le Salon international du tourisme et des voyages. » Facile d'accès, la rotonde sera alors destinée à l'accueil des organisateurs d'événements et des exposants.
Véronique BERKANI

 

 
 

Les pompiers en manoeuvre au marché de Pâques de Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:47:05

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Les pompiers en manoeuvre au marché de Pâques de Colmar
 

 
Le véhicule spécialement conçu pour les interventions dans les centres historiques difficiles d'accès, ici devant le Koïfhus.

Photo L'Alsace/Jean-Frédéric Surdey

Les sapeurs-pompiers de Colmar ont procédé à un exercice rapide mais pas passé inaperçu, ce mercredi matin au marché de Pâques de Colmar.

Ils sont restés moins d'une heure, entre 10 h 30 et 11 h 30 environ, le temps de manoeuvrer de part et d'autre du Koïfhus, en bas de la rue des Marchands mais aussi place de l'Ancienne Douane, où sont regroupés les cabanons du marché de Pâques. Les pompiers du centre de secours principal de Colmar ont déployé le bras élévateur aérien de 22 mètres du véhicule acquis l'an dernier pour l'ensemble du Haut-Rhin, très maniable car spécialement conçu pour les interventions dans les centres historiques difficiles d'accès.
Séance photo pour deux magazines

Un exercice prévu de longue date, l'occasion de tester en conditions réelles comment se frayer un chemin au centre-ville, malgré une certaine fréquentation touristique par cette belle matinée. L'occasion, également, de réaliser une série de photos du véhicule très spécifique en situation : elles paraîtront dans les magazines Soldats du feu et Véhicules d'incendies, créés par le Cernéen Carlo Zaglia, tirés respectivement à 25 000 et 15 000 exemplaires et vendus en kiosque en France, en Suisse, en Belgique et au Canada.

Une opération assez spectaculaire, surtout rue des Marchands, qui a attiré la curiosité de nombreux passants. Bien que brève, leur intervention a déclenché la colère d'un exposant affirmant parler au nom de quelques autres - loin de constituer la majorité d'après nos constatations - et venu leur dire fermement qu'il espérait que cela n'allait pas durer trop longtemps, vu que les commerçants pouvaient enfin travailler après plusieurs jours de mauvais temps...
J-F.S

 

 
 

Le Sdis 68 formé pour intervenir rapidement : « Une expérience du sauvetage d'oeuvres »

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:04:43

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Le Sdis 68 formé pour intervenir rapidement
Le Sdis 68 formé pour intervenir rapidement : « Une expérience du sauvetage d'oeuvres »
Chef du service opérationnel du Sdis 68, le commandant Vincent Cherrey évoque les grands enjeux en cas de feu dans « un établissement de culte complexe ».

 
À Colmar, le musée Unterlinden avait connu une grave inondation en août 2011. Les pompiers de Colmar avaient notamment dû évacuer la tapisserie Guernica de Picasso.
Répartis aux quatre coins du Haut-Rhin, la plupart des « établissements de culte complexes, de par leur architecture particulière et souvent imposante », reçoivent la visite des sapeurs-pompiers « au moins une fois par an » : « Cela fait partie de notre formation, on vérifie notamment les points d'accès et de communication, les cheminements intérieurs et les réserves d'oeuvres lorsqu'il y en a », indique le commandant Vincent Cherrey.

En cas d'incendie dans un tel bâtiment, le chef du service opérationnel du Sdis 68 insiste sur l'importance de déployer de gros moyens le plus rapidement possible : « Les opérateurs du centre de traitement des alertes de Colmar, qui répondent au 18, sont formés dans cette optique. L'objectif est bien sûr de sauvegarder au mieux le bâtiment, mais également un maximum d'éléments du patrimoine et d'oeuvres d'art. » En tenant compte du fait que ces trésors peuvent être ravagés par le feu, mais aussi par les fumées... et l'eau projetée. « La protection voire l'évacuation des oeuvres est clairement recherchée lors d'une intervention de ce type, la seule limite étant de ne pas mettre en danger les vies des sauveteurs. » En matière de sauvegarde du patrimoine religieux, le Sdis du Haut-Rhin consulte régulièrement un expert référent, l'abbé Dominique Kress.
Le précédent de l'inondation au musée Unterlinden

Enfin, et non des moindres, le commandant souligne que pour le sauvetage d'oeuvres, le Sdis 68 peut tirer profit de son expérience au musée Unterlinden de Colmar : « Un plan de protection des oeuvres, actuellement en cours d'actualisation avec l'agrandissement du musée, avait été mis en place de longue date à l'initiative de la conservatrice Pantxika de Paepe. Nous avons eu l'occasion de le mettre en pratique en août 2011, lors d'une grosse inondation faisant suite à de violents orages, et en avons tiré des enseignements. » En cas de feu dans un établissement religieux, cette expérience permettrait « de meilleurs réflexes, pour le repérage des oeuvres précieuses et leur manipulation en cas d'évacuation d'urgence ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

COLMAR : Mesures préventives dans les églises

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:05:36

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patrimoine
COLMAR : Mesures préventives dans les églises
 

 
« Les bâtiments cultuels, comme la collégiale, l'église Saint-Matthieu, les Dominicains font l'objet d'une visite de la commission de sécurité tous les cinq ans », indique-t-on à la ville de Colmar, propriétaire des bâtiments.

« Des mesures préventives ont été mises en oeuvre pour la collégiale et l'église des Dominicains au travers de détection incendie dans les combles, avec un contrat de maintenance qui comprend une intervention 7j/7 pour le dépannage. Au musée Unterlinden, également propriété de la Ville, ce dispositif est également en place et des travaux de recoupement des combles et d'isolement des planchers seront entrepris cette année. En cas de sinistre, le musée s'est doté d'un protocole pour la protection en priorité des oeuvres essentielles exposées », en collaboration avec les pompiers.
La visitedes pompiers,hier à la collégiale

Les combles des Catherinettes ont également fait l'objet d'un recoupement coupe-feu pour éviter la propagation du feu par tranche de 300 m². « En phase chantier, la Ville fait appel à un bureau d'études chargé de la sécurité et protection de la santé (SPS) et des permis feu, décrivant la méthodologie des interventions, les risques susceptibles d'être engendrés et les mesures à apporter, sont rendus obligatoires. Outre les bureaux de contrôle de la Ville, les travaux sur les édifices cités sont confiés a des architectes en chef des monuments historiques et contrôlés par l'architecte des Bâtiments de France, voire la DRAC. Toutes les entreprises qui interviennent sur ces équipements ont la qualification « monuments historiques. »

Au-delà des visites de la commission de sécurité et des exercices d'envergure, les pompiers procèdent occasionnellement à des repérages. Ainsi hier matin, une vingtaine de soldats du feu ont visité la collégiale Saint-Martin de fond en comble, des espaces accessibles au public jusqu'au grenier. Ils se sont présentés spontanément sur place, si bien que le sacristain leur a ouvert les portes et les a guidés. Il s'agissait d'un exercice de la garde incendie du centre de secours principal de Colmar, le thème du jour ayant été choisi à la suite du terrible incendie de Notre-Dame de Paris. Les hommes du feu ont attentivement examiné les accès, les cheminemejnts et se sont familiarisés avec les lieux pour agir plus efficacement en cas de besoin.
F.M. et J-F.S

 

 
 

 

Les « mille couleurs »de l'Inde à Wesserling

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:20:18

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Les « mille couleurs »de l'Inde à Wesserling
 

 
Anjum Amirtham, originaire du Nord de l'Inde, a donné un coup de main à l'équipe du parc pour le montage d'une partie des e xpositions. Photo DNA/J.-M. Z.
Après trois mois de fermeture hivernale, le parc de Wesserling a rouvert ses portes au public pour une nouvelle saison qui s'annonce haute en couleurs, puisqu'elle est placée sous le signe de l'Inde, pays où la couleur est reine. Pour commencer la saison, les visiteurs peuvent découvrir dans les jardins, jusqu'au 8 juin, une exposition en plein air d'une soixantaine de photographies intitulée « L'Inde aux mille couleurs, dans le regard des photographes », sélectionnées à l'issue d'un concours ouvert aux amateurs et aux professionnels.

Première animation de la saison, le parc propose ce week-end « Pâques en folie », quatre après-midi de jeux et d'animations, du 19 au 22 avril. Au programme : chasse aux oeufs pour petits et grands, jeu de piste, parcours d'obstacle, et bien sûr ateliers textiles.

Tout au long de la saison, l'Inde sera présente dans les trois lieux différents du parc : les jardins, le Musée textile et la Grande chaufferie. Au Musée textile, on pourra découvrir une nouvelle exposition temporaire, ludique et immersive, sur le thème « Inde et indiennage ». Une exposition en lien avec le passé du site - qui fut une ancienne manufacture d'indiennes - qui fera voyager les visiteurs entre saris et tissus aux couleurs vives, rickshaw et décors façon palais de maharadjah. À voir jusqu'au 30 décembre. D'autres expositions, permanentes ou semi-permanentes attendent les amateurs au musée comme la belle « Expédition Jules Verne », ou encore « DMC, l'art du fil ».
Des divinitésà la Grande chaufferie

Quant à la Grande chaufferie, elle est plus mystérieuse encore depuis qu'elle est habitée par des divinités indiennes, qui ont pris leurs quartiers au coeur des chaudières géantes de cette ancienne centrale à charbon... On peut aller à leur rencontre jusqu'au 13 octobre.

Plusieurs animations se dérouleront pendant la saison, à commencer bien sûr par le festival des Jardins métissés, qui commencera le 9 juin sur le thème « Les Jardins de Mowgli » (jusqu'au 13 octobre).

Avant cela, on pourra participer le 28 avril à Troc Jardin, le 12 mai à la Fête des couleurs - une nouveauté -, sans oublier Cosplay in Wesserling, les 25 et 26 mai. On retrouvera par ailleurs les grands rendez-vous de l'été : la fête du patrimoine industriel, le 7 juillet, la fête du sentier pieds nus, le 21 juillet, et les superbes Féeries nocturnes, du 1er au 18 août.

Si on ajoute à cela les démonstrations de métiers anciens au musée et les visites guidées des jardins, Wesserling offre à chacun la possibilité de voyager sans prendre l'avion et de passer au parc une belle journée aussi naturelle que culturelle.
Isabelle BOLLÈNE Y ALLER Parc de Wesserling, jusqu'au 9 juin, ouvert de 13 h à 18 hen semaine et de 10 h à 18 hles dimanches et jours fériés(sauf lors de Pâques en folie,ouverture à 13 h). La Grandechaufferie est accessible tous les joursmais uniquement sur visite guidée.Tarif : 7 EUR, enfants de 6 à 17 anset étudiants 3,50 EUR, moins de 6 ansgratuit. Programme complet surle site : www.parc-wesserling.fr PLUS WEB Notre vidéo surle site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

À la Harth Voie publique et lieu de travail : La difficile cohabitation

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:06:37

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À la Harth Voie publique et lieu de travail
À la Harth Voie publique et lieu de travail : La difficile cohabitation
Les vignerons propriétaires de parcelles dans la Harth colmarienne sont sous pression. Ils subissent aujourd'hui plus qu'hier des comportements peu civiques de la part de certains automobilistes ou même de cyclistes qui ont fini par croire qu'ils sont prioritaires.

 
Le vignoble de la Harth est de plus en plus fréquenté par voitures, cyclistes et les vignerons se sentent étrangers en leur propre jardin. Ici, un dépôt sauvage de pneumatiques à l'entrée du chemin menant au café de la Harth.
C'est une exaspération, un ras-le-bol récurrent. Automobilistes imprudents refusant parfois la priorité aux engins agricoles, vitesse excessive, dépôts sauvages de détritus, de pneus et autres objets de consommation, la Harth colmarienne n'est plus exclusivement une zone agricole dédiée à la culture de la vigne mais une zone de transit automobile et de « loisirs », affirment en substance des exploitants qui expriment régulièrement leur colère lors des assemblées générales du syndicat viticole de Colmar.
« On se fait engueuler tous les jours ! »

Bernard Schoffit, l'un des trois derniers vignerons indépendants de Colmar, propriétaire de plusieurs hectares dans ce secteur classé en AOP (Appellation d'origine protégée), rappelle que, dans les années 1970 et 1980, le problème était déjà soulevé par les propriétaires. « Ça ne sert à rien d'en reparler ; ce n'est pas un débat pour Colmar. Parce que c'est un problème de respect de chacun vis-à-vis des autres ; il relève de la responsabilité individuelle et le problème est national », réagit le sanguin vigneron qui, comme d'autres de ses collègues, déplore tout de même de devoir se faire tout petit sur son engin agricole, face aux automobilistes et même aux deux-roues. « Les cyclistes, par exemple, se sentent prioritaires. On se fait engueuler tous les jours ! », témoigne Bernard Schoffit.

Le président du syndicat viticole de Colmar-Houssen, André Ducros, rappelle que la Harth doit être considérée comme « un outil de travail, une zone AOC où l'on traite les vignes, on l'on vendange, comme on travaille chez Timken ou Liebherr ».

Un vigneron retraité ne dit pas autre chose : « La Harth est un chantier à ciel ouvert et il y circule du matériel dangereux. C'est donc à leurs risques et périls ; mais ça devient dangereux pour nous aussi ».
« Sauf ayants droit » ou « véhicules autorisés »

Lui aussi déplore « une fréquentation devenue surfréquentation », les dépôts sauvages, la circulation intempestive, en particulier sur le chemin de la Fecht qui, « à force de tolérance », a fini par se confondre avec une route départementale et une piste cyclable ; certes, ce chemin de la Fecht - dont la largeur de la chaussée oblige les automobilistes à ralentir - permet de gagner un peu de temps, depuis la Route des vins à Sigolsheim et le rond-point de la RD 83, à hauteur de la cave Wolfberger. C'est aussi par cette route que l'on accède depuis Colmar aux équipements sportifs (tennis, escrime). « C'est un casse-tête , reconnaît volontiers André Ducros. Sur ce chemin large de 3,50 m reliant Sigolsheim à Colmar, limité à 30 km/h, nombreux sont ceux qui en ont fait un raccourci ». La mise en place d'une kyrielle de sens interdits, de rappels réglementaires, de panneaux de limitation de vitesse (à 30 km/h, très rarement respecté, nous dit-on), n'aurait, semble-t-il, aucun effet sur des comportements jugés « inciviques ».

Le développement du Pôle sportif de la Waldeslust (« niché dans un cadre de verdure exceptionnel, loin des nuisances sonores », dixit le site web de l'Office municipal des sports de Colmar), et le déménagement du refuge de la SPA auraient mécaniquement généré une augmentation du trafic automobile, « un afflux » d'usagers et, par ailleurs, de bénévoles promenant des chiens dans les parcelles des vignes adjacentes. André Ducros parle de « véritable catastrophe » : déjections dans les rangées de vignes, confrontation canine entre toutous de la SPA et ceux des vignerons...
« Ça monte crescendo »

Les cyclistes, eux aussi, auraient oublié qu'ils roulent sur « des itinéraires et non pas des pistes cyclables », nuance un vigneron qui rappelle que les chemins de la Fecht et de la Forêt (Ingersheimerweg) sont « les seules voies publiques autorisées. On veut bien tolérer tous ces usagers à condition qu'ils restent respectueux de notre outil de travail ». Ce n'est pas faute d'avoir alerté les élus locaux. « Depuis plus de dix ans, les problèmes rencontrés sont mis sur la table avec la municipalité qui ne peut pas faire grand-chose face aux incivilités », se résigne le président Ducros. « Alors qu'il y a quand même une augmentation du nombre de personnes transitant à travers la Harth : ça monte crescendo ». Les vignerons ont bien conscience qu'il n'est pas possible d'interdire, bien que des suggestions de cet ordre aient tout de même été évoquées depuis le temps que le syndicat interpelle la municipalité de Colmar. Ralentisseurs, bornes escamotables, barrières levantes avec carte magnétique, ces propositions ont été rejetées par la municipalité, le chemin de la Fecht constituant une « voie publique ».
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Attenschwiller Travaux : La commune s'embellit

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:37:46

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Attenschwiller Travaux
Attenschwiller Travaux : La commune s'embellit
L'aménagement d'une place au centre-ville de la commune ainsi que la réfection de l'ensemble scolaire ont été les derniers gros travaux effectués à Attenschwiller.

 
Un nouveau parking de 27 places a été créé au centre d'Attenschwiller.
Deux importantes réalisations viennent de prendre fin à Attenschwiller. Les premiers travaux portent sur la réfection de la cour de l'école et du périscolaire. « Dans la cour de l'école, nous avons mis une nouvelle couche au sol et installé un parking à vélos de 25 places », souligne le maire d'Attenschwiller, Denis Wiederkehr.

Des travaux en autofinancement

Refait également le parking à proximité de l'ensemble scolaire, ainsi que la rue dans sa totalité, avec ralentisseurs au sol et limitation de vitesse à 30 km/h. Un dégagement a été matérialisé sur la chaussée pour permettre aux bus de se garer devant l'établissement. Durée des travaux : trois mois, pour un coût total de 367 381,25 EUR HT, dont une subvention de la Région Alsace de 20 000 EUR.

Deuxième réalisation importante, l'aménagement d'une place au centre du village, plus précisément la création d'un parking et d'un trottoir en bordure de la route départementale. « Le plus long a été d'attendre un an la venue du lampadaire ! La première entreprise a pris beaucoup trop de temps, nous en avons donc changé », précise le maire. Le parking compte 27 places, dont une place pour personne à mobilité réduite, pour un coût total de 272 839,29 EUR HT (dont une subvention du conseil départemental de 22 061 EUR). « Ce parking est important pour la commune. Il est à proximité de la mairie, de l'église, du cimetière, de l'école », précise l'édile. D'ici quelques jours, les pourtours du parking seront également arborés. De quoi se rendre aisément au restaurant Le Cosy qui vient de rouvrir ses portes après deux ans de travaux, intérieurs et extérieurs.

Ces réalisations communales ont pu se faire sereinement, « nous avons pu discuter et racheter les terrains nécessaires aux héritiers et propriétaires », poursuit le maire, aux côtés de ses adjoints Adrian Kunkler, 1er adjoint, Sylvain Zappelini, 4e adjoint, Gérard Poure, 3e adjoint et Corinne Starck, 2e adjointe. Fierté supplémentaire, « ces travaux se sont faits en autofinancement. Nous n'avons souscrit aucun emprunt », annonce le maire.

Il ne restera plus que quelques menus travaux à réaliser, comme l'isolation des fenêtres de l'école. « Côté assainissement, tout a été fait. Il restera quelques bouts de trottoirs par-ci par-là », conclut Denis Wiederkehr.
Nadine MULLER

 

 
 

 

Oberentzen Convention d'appel à dons

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:16:06

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Oberentzen Convention d'appel à dons
 

 
L'église Saint-Nicolas bénéficiera d'une nouvelle jeunesse.  Photo L'Alsace /Christian Werthe
Le maire de la commune René Mathias et Pierre Wick délégué départemental de la Fondation du patrimoine ont signé, lundi 15 avril en mairie, une convention pour le lancement d'une campagne de mobilisation du mécénat populaire en faveur de la restauration de l'église paroissiale Saint-Nicolas. L'architecte des monuments de France Jean-Luc Isner, le président du conseil de fabrique Gérard Hebding, le curé des paroisses réunies le père Jimmy Barros, des membres du conseil municipal sont parties prenantes du projet.
Pour un montantde 400 000 HT

Le chantier de la rénovation de l'église Saint-Nicolas devrait débuter au deuxième semestre de cette année. Ces travaux se montent à près de 400 000 EUR HT. La municipalité sera la principale financeuse et dans ce cadre espère bénéficier de subventions et notamment de la mobilisation du mécénat populaire. René Mathias a remercié la Fondation du patrimoine pour son engagement dans ce projet de partenariat avec la commune. Il a rappelé que l'église pour la municipalité est un édifice qu'il faut impérativement entretenir avec beaucoup de soin.

Pour Pierre Wick, le projet s'inscrit bien au coeur des actions de préservation du petit patrimoine rural non protégé que mène la délégation régionale de Fondation du patrimoine. Elle peut allouer une dotation de 20 % du montant de la collecte recueillie par la souscription. La Fondation du patrimoine est financée par l'État qui lui verse une partie importante des successions vacantes, par le mécénat, le montant des adhésions des communes et des fonds propres, le tout représente de 900 000 EUR à 1MEUR collectés par an. L'édifice religieux à rénover est un élément majeur du patrimoine local et va bénéficier d'un ravalement de façade avec crépissage, la remise en peinture de l'ensemble, la protection des vitraux, le traitement des charpentes de la nef, du choeur et de la sacristie qui présentent des attaques de capricornes, la réfection de la toiture du clocher et autres interventions nécessaires. Jean-Luc Isner, l'architecte chargé de ce projet a donné les grandes lignes de l'avancée du dossier : lancement des appels d'offres à la fin du mois d'avril, puis ouverture des plis fin mai, début des travaux en août pour une fin en début d'année 2020.
Christian WERTHE SOUTENIR Ce projet de rénovation peut être soutenu par des dons en ligne sécurisés sur www.fondation-patrimoine.org CONTACTER Fondation du patrimoine, délégué départemental du Haut-Rhin Pierre Wick 06.60.31.97.98 ou courriel à : pierrepaul43@gmail.com

 

 
 

innovation Challenge industrie Mulhouse : Un prototype d'assistance électrique pour fauteuil roulant récompensé

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:08:25

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innovation Challenge industrie Mulhouse
innovation Challenge industrie Mulhouse : Un prototype d'assistance électrique pour fauteuil roulant récompensé
Un projet de création d'un prototype d'assistance électrique pour fauteuil roulant manuel a remporté la 3e édition du Challenge industrie Mulhouse.

 
Une compétition acharnée, certes, mais surtout une superbe ambiance lors de la 3e édition du Challenge industrie Mulhouse sur le campus de l'Illberg.
« Cet événement est destiné à bousculer les idées, à faire émerger de nouveaux projets dans les entreprises et les sensibiliser à l'intérêt de participer à une démarche d'open innovation », a rappelé Corinne Patuel, directrice du Technopole, lors de la remise des prix du 3e Challenge industrie Mulhouse, co-organisé par le Technopole et Alsace Digitale, en partenariat avec l'Ensisa (École nationale supérieure d'ingénieurs Sud Alsace).

Durant deux jours de créativité collective, des équipes composées de diverses compétences (développeurs, ingénieurs, designers, salariés et étudiants) ont développé des projets dans le cadre de défis lancés par des entreprises, défis ayant une problématique humaine, de process, logistique, commerciale, technique... rencontrée par l'entreprise et susceptible d'être résolue par une approche collaborative, innovante et, en partie ou totalement, numérique.

Un véritable brainstorming pour les 40 participants appelés à relever les dix défis déposés sur la plateforme du challenge, portés par des entreprises ou des étudiants et développés pendant l'événement. Pour les participants, ce fut « un moment de co-apprentissage, de rencontres enri chissantes, construites sur la collaboration, l'expérimentation et l'innovation. Avec pour défi de concevoir en deux jours des prototypes d'applications, dans un total esprit de convivialité » .

Au final parmi tous les projets, le grand triomphateur est « Trottiwheel », projet de mobilité innovante consistant en la création d'un prototype d'assistance à la mobilité électrique pour fauteuil roulant manuel. Il a remporté trois des sept prix mis en jeu. Mais, durant ces deux jours, ce sont avant tout la créativité et l'esprit d'équipe qui ont triomphé.
J.-M.V. SURFER www.challengeindustriemulhouse.camp

SURFER www.challengeindustriemulhouse.camp

 
 

 

Lièpvre/Rombach : Ecole morte mardi prochain

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:02:17

© Dna, Jeudi le 18 Avril 2019
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Lièpvre/Rombach
Lièpvre/Rombach : Ecole morte mardi prochain

 
Suite aux différentes actions menées début février pour l'ouverture de deux classes bilingue (une en maternelle et une primaire) par les élus et parents d élèves de l école du Chalmont à Liepvre et Rombach-le-Franc, ceux-ci réitèrent leur action école morte mardi 23 avril. Les mairies de Lièpvre et Rombach-le-Franc seront également fermés en solidarité.

« Nous ne sommes pas d'accord sur le nombre de classe bilingue accordé pour la rectrice d académie pour la rentrée prochaine. Les seuils d'ouvertures étant largement suffisants », indique les parents d'élèves.

Un accueil pour les enfants sera assuré.

 

 
 

 

Tellure mise sur les nouveautés

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 06:42:23

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Tellure mise sur les nouveautés
 

 
Deux voies supplémentaires pour la via ferrata de Tellure. Photo Olivier Pépin
Un site touristique ne présentant pas chaque année une ou plusieurs nouveautés peut craindre une baisse de notoriété et une chute de fréquentation. Sans jouer la surenchère, le parc minier Tellure doit constamment faire parler de lui en renouvelant sa proposition de loisirs.
Deux voies supplémentaires pour la via ferrata

L'an dernier, le parc avait créé une via ferrata. Le succès fut au rendez-vous et l'initiative a été saluée par les professionnels du tourisme en Alsace. Tellure avait obtenu un coup de coeur au challenge de l'initiative touristique. Mais la via ferrata avait aussi et surtout été plébiscité par les touristes.

Avec cette nouvelle saison, le parc Tellure avait proposé deux nouvelles voies. « À terme, l'idée est que les visiteurs puissent monter l'intégralité de la grande colonne. Cela devrait être encore un peu plus compliqué que cela n'est déjà ! », souligne Xavier Rustenholz, directeur du parc minier Tellure.

La saison dernière avait aussi vu la proposition d'un dîner insolite au coeur d'une galerie de mines. Cet événement sera reconduit pour 2019.

La boutique de Tellure a également de nouveaux produits. « Elles se complètent assez bien avec l'espace de vente installé à l'Office de tourisme », souligne Xavier Rustenholz.

La saison 2019 du parc minier Tellure est marquée du sceau de la nouveauté.
Vivien MONTAG PLUS WEB Voir la vidéo sur lalsace.fr

 

 
 

Le frère de Cherif Chekatt remis en liberté

Publié dans le panorama le Jeudi 18 avril 2019 à 05:53:12

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Attentat de Strasbourg
Le frère de Cherif Chekatt remis en liberté
 

 
La garde à vue d'Abderrahmane Chekatt, l'un des frères du terroriste Cherif Chekatt, « interpellé sur mandat de recherche dans le cadre de la procédure ouverte à la suite de l'attentat commis à Strasbourg a été levée ce mercredi en l'absence d'élément l'incriminant », indique une source judiciaire.
Aucune chargeretenue contre lui

Le trentenaire, originaire de Strasbourg et qui était parti en Algérie juste après l'attentat, avait été arrêté lundi en début de soirée à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Placé en garde à vue du chef d'association de malfaiteurs terroriste criminelle, il a été entendu par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dont le siège se trouve à Levallois-Perret, au nord de Paris.

Il a été remis en liberté ce mercredi sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.