PAGE CHUCHOTEMENTS : À fond de train

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 05:57:36

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PAGE CHUCHOTEMENTS : À fond de train
Visite express jeudi matin à Strasbourg d'Édouard Philippe et de huit de ses ministres sur le thème de la lutte contre la radicalisation et la délinquance. Vive le TGV Est ! (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

EDITORIAL : Médecine de brancards

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:00:55

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EDITORIAL : Médecine de brancards
 

 
Encore une fièvre hospitalière, encore une fois aux urgences, encore dans des établissements de référence. La colère monte dans des centres de soins à Paris. Quelques jours à peine après l'alerte rouge vécue à Strasbourg. L'engorgement des urgences y a été patent en début de vacances scolaires, comme par hasard au moment où, de son côté, la médecine de ville lève le pied. À nouveau s'est révélé le malaise de soignants débordés.

Cette plaie ne guérit pas. La France pâtit de ses urgences thrombosées. Mais les discours emballés sur une assurance-maladie en regain de forme se multiplient quand même. Comme s'il n'y avait pas de cause à effet.

On a pourtant ordonné la disette hospitalière pour rétablir des comptes publics mal en point. Réputés dévoreurs d'argent, les mastodontes du soin urgent ou spécialisé ont été sommés de perdre du gras, toujours plus.

Ménage à tous les étages : l'hôpital s'est fait chirurgien de ses propres organes internes, y compris les plus vaillants. Sur la pression des déficits organisés par l'autorité, il n'a pas eu le choix. La course budgétaire est devenue l'exercice imposé dans le quotidien des services.

Sauf que la posologie peut s'avérer toxique. Paradoxalement, pas à cause de l'hôpital lui-même. Le schéma sanitaire des urgences se lézarde sous le poids d'un afflux qu'il ne maîtrise pas. Les patients s'y bousculent car ils restent peu filtrés par le réseau de ville, parfois pas assez responsabilisés, souvent frappés de simple bobologie.

Un mal en appelant un autre, les urgences ont été en même temps affaiblies par la suppression de lits pour les vrais malades stabilisés. Une médecine de brancards et de gymkhana administratif s'est installée, les fermetures de lits étant surtout prises par l'État pour une économie.

Entonnoir sous-dimensionné du système de soins, les urgences n'ont pas supporté un régime hypocrite imposé sous couvert de nécessaires réformes. Elles en souffrent. Jusqu'à devenir potentiellement pathologiques, on l'a vu dans des affaires retentissantes. Mais l'État se donne le temps de ne pas se précipiter. Tant que, par ailleurs, un soin attentif peut encore être apporté aux chiffres.

 

 
 

 

Social Fin du grand débat : Le quinquennat se joue maintenant

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 05:54:34

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Social Fin du grand débat
Social Fin du grand débat : Le quinquennat se joue maintenant
Le président annoncera ce lundi à 20 heures et mercredi les mesures pour mettre fin à la crise sociale qui a débuté en novembre avec les gilets jaunes. Rarement un chef de l'État a été confronté à un tel chantier, à autant d'arbitrages en un seul coup.

 
Plus « rien ne sera comme avant »... C'est la promesse de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. En écho, le président LR du Sénat Gérard Larcher reprend : « Emmanuel Macron n'aura pas de seconde chance. Les réponses ne pourront pas être uniquement cosmétiques ou purement institutionnelles ».

« C'est un nouvel acte, des changements en profondeur vont être lancés », garantissait l'entourage du Président. Bref, l'avenir du quinquennat se joue cette semaine. Interdit de décevoir, interdit de rater l'annonce... Elle s'effectuera en deux temps, ce soir à 20 heures à la télévision puis mercredi après le conseil des ministres. Au bout de cinq mois d'une crise sociale déclenchée par six centimes de taxes en sus sur le diesel, attisée par une limitation de vitesse autoritaire, quelques petites phrases maladroites ou mal perçues, le Président doit trouver les réponses à un malaise français plus ancien. On peut dater les origines au moins à son année de naissance (1977).
Seul à décider

Rupture élites-peuple, fractures territoriales, injustice fiscale, interrogations identitaires, sauvetage du modèle social, chômage de masse ou plus prosaïquement difficultés à terminer la fin du mois et à changer de voiture : un homme seul est attendu pour répondre à tout ça. C'est le job. C'est d'ailleurs lui-même qui a imaginé le grand débat pour sortir de ce grand dépit national. « Nous sommes suspendus à sa seule volonté », avouait un ministre avant de se rendre ce dimanche soir à l'Élysée où après Édouard Philippe, plusieurs membres du gouvernement ont défilé.

En bras de chemise, jouant de sa maîtrise de lauréat du grand oral de l'ENA et de l'aisance du comédien de club théâtre du lycée La Providence d'Amiens, Emmanuel Macron a renoué le contact avec les élus pendant ces trois mois. Il a préservé sa base électorale. Il a gardé l'écoute des Français qui ne sont ni des fans invétérés ni des gilets jaunes définitivement hostiles réclamant sa démission de samedi en samedi. Cette majorité ni participative au grand débat ni boycotteuse jugera sur pièce.

Du concret, pas des gadgets

À propos de concours de l'ENA, voilà l'ancien élève Emmanuel Macron confronté à l'épreuve de synthèse la plus redoutable jamais imaginée : plus de 2 millions de contributions au grand débat, 16 000 cahiers de doléances et 10 000 comptes-rendus de réunions. Il a demandé aux ministres d'ajouter des notes, aux conseillers de produire des idées, aux poids lourds de sa majorité leurs opinions (Bayrou, Le Drian, Ferrand). Et aux inspecteurs des finances de chiffrer.

Car le président ne peut renier ni ses engagements électoraux de réformes ni ses engagements budgétaires pris à Bruxelles. Or dix milliards ont déjà été lâchés le 10 décembre avec le renoncement aux taxes sur les carburants et des mesures sociales.

« Il exige du visible, du concret, du solide, du renversant et un impact immédiat dans la vie des Français. Bref, pas des gadgets comme la réduction du nombre de députés, les référendums, la suppression de l'ENA », explique un député de la majorité qui ajoute : « Mais ce n'est pas open bar ». L'ISF ne sera pas rétabli, les médecins ne seront pas obligés de s'installer dans les déserts médicaux, la FDJ et Aéroports de Paris privatisés, l'assurance-chômage, la fonction publique seront réformées, et l'épineux dossier des retraites est sur la table.
Contradictions

Mais comment répondre à la double exigence de donner les moyens au service public et de baisser les impôts ? Comment renforcer les mécanismes de solidarité sans creuser les déficits ? Comment garder la cohésion d'une majorité ? Dans ces instants difficiles, chacun retrouve son origine initiale centre gauche ou droite carrément libérale (Philippe, Darmanin...).

Illustration de ces arbitrages délicats : dimanche, des responsables d'ONG écologistes autour de Nicolas Hulot, de Laurent Berger (CFDT), d'humanitaires publiaient une tribune dans le JDD pour demander une vraie transition écologique et de mettre fin à la rigueur budgétaire et de financer le service public. Or, jeudi, le Premier ministre parlait « d'exaspération fiscale » et samedi, les ouvriers de Bosch en Aveyron rappelaient que les croisades anti-diesel menacent 2 300 emplois.

Les Français seront-ils convaincus ? Ils ne tarderont pas à donner la réponse. Le 26 mai, ils sont appelés aux urnes. Les européennes ? Un autre critère à prendre en compte.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Face à la phobie scolaire, le désarroi

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 05:55:38

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SOCIÉTÉ Le phénomène comporte de nombreux mystères
Face à la phobie scolaire, le désarroi
Le « refus scolaire anxieux » est un mal mystérieux qui concerne environ 1 % des élèves français. Encore mal expliquée, cette phobie touche en majorité les adolescents. Explications et témoignage de Louise, 14 ans.
 

 
« L'angoisse concerne surtout les adolescents, avec un pic entre la quatrième et la seconde », analyse Odile Mandagaran, présidente de l'Association Phobie Scolaire.
La phobie scolaire, angoisse irrationnelle massive d'aller à l'école, est une pathologie encore mal connue. Pour mieux comprendre ses mécanismes et le parcours de soin des familles qui y sont confrontées, l'Inserm a lancé en 2018 une vaste enquête.

Combien d'enfants sont touchés ? Le phénomène est-il en augmentation ? Quels médecins contactent les parents ? Dans quels délais sont-ils reçus ? Quel est le coût, pris en charge ou non par la sécurité sociale, du suivi médical des enfants ? Autant de questions auxquelles tente de répondre le questionnaire rempli par environ 2 000 familles, et dont les résultats seront rendus publics à la rentrée prochaine.
«Une peur massive, irrationnelle»

« La phobie scolaire est une peur massive, irrationnelle, d'aller à l'école. Elle se cristallise sur l'école, mais les causes peuvent être multifactorielles », explique Laelia Benoit, pédopsychiatre et chercheuse à l'Inserm. D'autres diagnostics peuvent être associés : une dépression, des problèmes familiaux ou de la précocité. « La phobie scolaire peut-être liée à l'école, mais aussi à l'environnement de l'enfant. Tout est entremêlé », poursuit la jeune femme qui conduit l'enquête. Démêler les fils de l'angoisse est donc un travail complexe, et long. « Sortir de la phobie scolaire peut prendre du temps », explique Laelia Benoit. « Il faut d'abord retrouver confiance en soi, et ensuite reprendre le chemin de l'école par des petites étapes, en se fixant des petits défis réalisables. Une des clés est de ne pas reprendre tout de suite à 100 %, mais pas à pas ».
« Chaque enfant est différent»

Par exemple, en reprenant une matière à la fois. Et en acceptant qu'il peut y avoir des rechutes. « Chaque enfant est différent. Plusieurs solutions existent en fonction des parcours : revenir quelques heures au collège, privilégier les cours à domicile ou mettre en place un dispositif dans un établissement permettant un parcours soin-études », explique la pédopsychiatre.

Seul fil rouge : s'adapter au rythme de l'enfant tout en l'incitant à sortir de sa peur, lui offrir de la souplesse et du temps. Pour qu'il puisse se réconcilier avec lui-même, et avec l'école.

 

 
 

 

Colmar Gilets jaunes : un flop à la statue

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:08:56

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Colmar
Colmar Gilets jaunes : un flop à la statue

 
Les gilets jaunes appelant à « reprendre les ronds-points » ce week-end un peu partout en France. Ceux de Colmar avaient prévu de se rassembler sur celui de la statue de la Liberté pour « un barbecue, du partage, de la musique, des jeux et de la bonne humeur ». Ça a tourné court sur le giratoire : ils n'étaient qu'une dizaine samedi, et sont restés moins d'une heure sur place avant de se résoudre à quitter les lieux. Ils ont peu goûté l'épandage de fumier par le service des espaces verts de la Ville, vendredi soit la veille de leur rassemblement annoncé, ne croyant guère à une coïncidence (notre édition de samedi). Ce qui ne les a pas empêchés de fouler ce qu'il reste de pelouse. En s'étonnant du fait que le fumier n'ait pas été répandu partout là où l'herbe manque, si vraiment cela visait à la faire repousser. Ils ont ironisé sur le fait que « ça fait pousser les pissenlits, donc du jaune, c'est bon signe... » S'ils estimaient que cela a pu en décourager certains, ils attribuaient ce flop du week-end essentiellement à la météo quasi hivernale, peu favorable à un barbecue.

 

 
 

 

environnement : Après les pesticides

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:02:34

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environnement
environnement : Après les pesticides
Depuis le premier janvier, il est formellement interdit aux particuliers d'utiliser des pesticides dans leur jardin. Certains n'ont pas attendu cette mesure pour promouvoir le jardinage au naturel et prodiguent leurs conseils à travers l'Alsace.

 
À Neuve-Église, un jardin naturel.
Un quart d'hirondelles en moins en une quinzaine d'années en Alsace, des insectes qui ont déserté notre air : autant d'indices qui attestent de la détérioration rapide de la biodiversité. Les jardiniers amateurs, ceux-là même qui, par exemple, colorent nos villes en ornant leurs balcons de géraniums, n'y sont pas étrangers. Depuis le premier janvier 2019, il leur est interdit (ainsi qu'aux collectivités) d'acheter ou d'utiliser des pesticides. Ils sont invités à rapporter leurs bidons là où ils les ont achetés.

« Le Round Up, ça s'achetait comme de la farine ! », se souvient Christiane Pfister, gérante de la jardinerie éponyme. Le tristement célèbre herbicide du géant Monsanto figurait parmi ses best-sellers. Si « les particuliers le demandent encore », ils n'en trouvent plus qu'une nouvelle formule, bien moins nocive pour l'environnement.
« Une dame voulait se débarrasser des abeilles »

Il faut dire que certains jardiniers ont oublié comment l'on faisait autrefois. Ou comment la nature faisait bien les choses : « Une dame nous a demandé un produit parce qu'elle voulait se débarrasser des abeilles qui envahissaient son jardin », grince Christiane Pfister.

« Ce n'est pas parce que les gens sont au courant de l'interdiction qu'ils savent comment se passer des pesticides », juge Guillaume Delaunay, chef de projet du pôle maraîchage des Sillons de Haute-Alsace, qui rassemble les lycées agricoles de Wintzenheim et Rouffach.

« Les pouvoirs publics n'ont pas mis énormément de moyens pour que les jardiniers amateurs soient capables de continuer à réussir leur jardinage sans utiliser ces produits », ajoute-t-il.

« Établir un calendrier de culture », « réussir ses semis et plantations » : le pédagogue anime régulièrement des ateliers à destination du grand public, dans le cadre des Rendez-vous du jardinage écologique organisés depuis 2014.

« Mon approche, ce n'est pas d'aller leur dire "vous n'avez plus le droit d'utiliser ce produit pour ce problème", raconte l'expert. C'est plutôt d'amener les gens à réfléchir globalement à l'équilibre écologique de leur jardin. Quand il y a une pullulation [d'insectes ou d'animaux ravageurs - NDLR], c'est qu'il n'y a pas de régulation écologique. Pour ça, il faut une biodiversité importante, des êtres vivants qui vont se réguler les uns les autres. »
Savon noir et huile de coude

Parmi les mille méthodes et produits naturels pour protéger et faire fructifier un jardin sans chimie, il y a l'utilisation d'« auxiliaires », comme l'hyménoptère qui mange les pucerons, le savon noir, les huiles végétales ou encore, la meilleure substance : « l'huile de coude », rit Christiane Pfister.

« La différence entre notre façon de faire et le conventionnel est la même qu'entre les médecines chinoise et européenne : nous faisons en sorte que la plante soit la plus costaude possible pour ne pas avoir besoin d'être traitée », explique quant à lui Augustin Frigeni, président de l'Association des amis du compostage et du jardin de Centre-Alsace (ACJCA). Quelques dizaines de fois par an, les « Amis » interviennent dans des écoles ou lors de manifestations diverses pour parler « jardin naturel ». Cette année, et pour la sixième fois, l'association a formé ceux qui « répondent au titre pompeux de Guide jardin naturel », s'amuse Augustin Frigeni. Ceux-ci, 26 de plus en 2019, seront chargés d'aller répandre la bonne parole dans les jardins alentour des leurs.
Une « réelle prise de conscience »

Signe des temps : « cette année, on a dû refuser du monde », note le président, qui constate une « réelle prise de conscience de la nécessité de respecter l'environnement » qui va crescendo avec le temps. Un « engouement parfois très intégriste », notamment chez des jeunes, « plus en révolte, plus militants » que ne l'étaient les précurseurs de sa génération.

Parmi les réfractaires : son voisin, qui « s'y met peu à peu. Quand on va au contact de gens comme ça, la réaction est parfois violente : "me faites pas chier, ça marche, je ne vais pas faire autrement". Les gens ont le droit de douter ». Pour éteindre ce doute, c'est encore l'exemple qui marche le mieux : l'association compte dix jardins témoins - dont celui d'Augustin Frigeni - ouverts aux agnostiques.
Loup ESPARGILIÈRE

 

 
 

 

Avec ce froid, les vignes ont eu chaud

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:04:38

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Météorologie
Avec ce froid, les vignes ont eu chaud
Une grande partie de la France s'est réveillée ce dimanche matin avec de fortes gelées, qui ont toutefois épargné l'Alsace. Dans les autres régions viticoles, comme en Bourgogne, les producteurs ont embrasé les vignes pour lutter contre le gel.
 

 
Vue de la Montagne de Beaune (Côte d'Or) après l'allumage des feux de paille vers 6 h 30 ce dimanche 14 avril.
Ce dimanche matin, les températures sont descendues très bas. En Bourgogne, jusqu'à -6,5 °C dans la Nièvre (à Nevers), par exemple. Dans le Grand Est, les températures étaient également hivernales. À Lesse, en Moselle, non loin de Baudrecourt, à quelque 150 km de Strasbourg, il faisait -4,9 °C. Plus à l'ouest encore, le thermomètre a affiché -9 °C à Mourmelon-le-Grand, au coeur de la Champagne pouilleuse (département de la Marne). En Haute-Marne, il n'était pas rare de mesurer -7 °C, voire - 8 °C ce dimanche matin. Plus au sud, en descendant vers Belfort, il faisait 0 °C. Et puis Mouthe, dans le Haut-Doubs, a encore mérité son surnom de « Sibérie française » : il y faisait -10 °C.

Dans les régions viticoles, les vignerons étaient en première ligne pour lutter contre ce froid. En Champagne, dans le Jura, en Bourgogne, ils se sont battus contre la gelée qui décime les vignes. Les vignerons de la Côte d'Or, près de Dijon et de Beaune étaient à pied d'oeuvre dès 3 h du matin. Afin de protéger leurs vignes, et tenter de limiter les dégâts, ils ont brûlé des tonnes de paille et en allumant des bougies entre les rangs de vignes. Les paysages ont ainsi rapidement disparu laissant place à un épais nuage de fumée. Plusieurs habitants ont d'ailleurs dénoncé la pollution qu'engendrent ces fumées dans le petit matin... Dans le Jura aussi, les vignerons ont allumé de la paille, avant d'ajouter de l'eau au fil des heures afin de produire un épais nuage de fumées.

L'Alsace, région viticole également, a été relativement épargnée par ce matin frisquet, protégée qu'elle était par une importante couverture nuageuse. Toutefois, il fallait quand même mettre sa petite laine ce dimanche. Au centre-ville de Strasbourg, on a mesuré 2,4 °C. À l'aéroport d'Entzheim, il faisait 1,6 °C. Plus au sud, il faisait 1,6 °C à Mulhouse et 2,3 °C à Colmar. Des gelées plus sévères ont été naturellement constatées sur les hauteurs (-1 °C, voire -2 °C dès 500 ou 600 mètres d'altitude). Même à Waltenheim-sur-Zorn, dans la plaine d'Alsace, il ne faisait que 0,1 °C à 7 h.

On rappellera que des gelées peuvent encore être observées dans un printemps bien avancé déjà, notamment dans l'est de la France et en Alsace en particulier. Les dates des 11, 12 et 13 mai, les fameux « saints de glace », saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, correspondent aux limites des gelées les plus tardives dans un printemps bien avancé. « Mais ça ne veut pas dire qu'il va geler chaque année ces jours-là ! », tempère Frédéric Decker, expert prévisionniste chez MétéoNews.
D. T.

 

 
 

 

Les vignes ont eu chaud

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:44:49

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Les vignes ont eu chaud
 

 
Vue de la Montagne de Beaune après l'allumage des feux de paille vers 6 h 30 ce dimanche. Photo Le Bien Public/Thibault Simonnet
Ce dimanche matin, les températures sont descendues très bas. Dans l'Est, elles ont parfois été négatives, comme à Mouthe, dans le Haut-Doubs, où il a fait -10 °C. Dans les régions viticoles, les vignerons étaient en première ligne pour lutter contre ce froid. En Champagne, dans le Jura, en Bourgogne, ils se sont battus contre la gelée qui décime les vignes. Les vignerons de la Côte d'Or, près de Dijon et de Beaune, étaient à pied d'oeuvre dès 3 h du matin. Afin de protéger leurs vignes, ils ont brûlé des tonnes de paille et en allumant des bougies entre les rangs de vignes.

L'Alsace a été protégée par une importante couverture nuageuse. Au centre de Strasbourg, on a mesuré 2,4 °C. À Entzheim, il faisait 1,6 °C. Plus au sud, il faisait 1,6 °C à Mulhouse et 2,3 °C à Colmar. Des gelées plus sévères ont été constatées sur les hauteurs (-1 °C, voire -2 °C dès 500 ou 600 mètres d'altitude). On rappellera que des gelées peuvent encore être observées dans un printemps bien avancé déjà, jusqu'au 11, 12 et 13 mai, les fameux « saints de glace ». « Mais ça ne veut pas dire qu'il va geler chaque année ces jours-là ! », tempère Frédéric Decker, expert prévisionniste chez MétéoNews.
D. T.

 

 
 

 

Colmar Deuxième dimanche d'ouverture des commerces : Des avis contrastés

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:09:39

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Colmar  Deuxième dimanche d'ouverture des commerces
Colmar Deuxième dimanche d'ouverture des commerces : Des avis contrastés
Ouvrir ou ne pas ouvrir le dimanche ? Si pour certains commerçants colmariens la question ne se pose même pas, pour d'autres, c'est hors de question. Petit inventaire des bonnes raisons de se reposer ou de travailler en ce dimanche presque pascal.

 
Pour Julie, de l'Entre-pot. « Ce serait dommage de ne pas jouer le jeu ».
Du monde, il y en a. Des nuages aussi, et la foule est plutôt là pour flâner au marché de Pâques que pour faire du shopping.

« Je ne vois aucun intérêt d'ouvrir le dimanche », disait samedi Alain, gérant du magasin Lancaster de la rue Vauban. « Je ne suis pas là en exposition pour que les gens me regardent dans le blanc des yeux et continuent leur chemin. Et je crois au repos dominical ! » Pour ce commerçant qui aligne 43 années de présence rue Vauban, « le seul dimanche où ça vaut vraiment le coup d'ouvrir, c'est le premier dimanche des soldes. Sinon, les gens viennent en ville pour se promener, pas pour acheter. Ils marchent au milieu de la rue et ne regardent même pas les vitrines. Ça n'est pas cela qui fait rentrer des sous. Depuis le début de l'année, il y a un vrai marasme au centre-ville ».
« On a des frais mais on ne fait pas de chiffre. »

Non loin de là, Sylvie, gérante de La boîte à bas et 36 ans de rue Vauban au compteur, n'est guère plus optimiste : « Dans le temps, il y avait ici des enseignes qui attiraient du monde comme Zimmermann, Record ou Otan. Aujourd'hui, c'est juste une rue de passage et les touristes n'achètent pas chez nous, ils s'arrêtent seulement pour nous demander où est le marché de Pâques. Le dimanche, il faut rémunérer le personnel davantage, et nous devons aussi payer pour le tréteau qui est devant la boutique, ainsi que pour l'auvent et le fait que la vitrine est en légère avancée sur la rue. On a des frais mais on ne fait pas de chiffre. Pour moi, c'est hors de question d'ouvrir le dimanche ».

Dans cette même rue Vauban que d'aucuns voient mourante et moribonde, Nordine, apiculteur et gérant des Trésors de la ruche depuis un an, a fait le choix d'ouvrir ce dimanche et distille un avis plus nuancé. « Avec un temps comme aujourd'hui, ça ne vaut clairement pas le coup d'ouvrir. Les gens ne s'arrêtent même pas et quand il fait froid, ils marchent très vite ! Mais je voulais être dans le mouvement, et je souhaitais aussi découvrir comment cela se passe car je n'ouvre jamais le dimanche ». En face de là, Thuy, gérante du Petit Vauban qui propose des spécialités asiatiques, est ravie. « Quand les magasins sont ouverts, cela draine du monde dans la rue. Il y a un flux qui se dirige vers la place du 2-Février et ses animations, et c'est bon pour nous. Le dimanche en général, c'est une très bonne journée ».
« On ne peut pas vraiment se permettre de fermer »

Un peu plus loin, Grand-rue, Julie, gérante du « café-fleurs » L'entre-pot, estime que « quand on est indépendant, on ne peut pas vraiment se permettre de fermer le dimanche alors qu'on a le droit d'ouvrir. Quand on est chef d'entreprise, ça n'est pas gênant de travailler le dimanche ». En outre, « les gens sont plus détendus. Avec l'attractivité que génère l'ouverture des commerces le dimanche, ce serait dommage de ne pas jouer le jeu. Puis ça n'est que deux dimanches... » Le lundi, elle baisse le rideau « car il n'y a pas d'arrivages de fleurs ». D'autres ouvrent dès le lundi matin, comme Cynthia, gérante de l'épicerie fine Sézanne, elle sise aussi Grand-rue. « On ouvre déjà six jours sur sept, alors le dimanche, c'est repos et famille. C'est la seule raison qui fait que nous fermons le dimanche ». C'est simple.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Contrastes dominicaux

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:43:39

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Contrastes dominicaux
 

 
Pour Julie, gérante du « café-fleurs » L'Entre-pot, « ce serait dommage de ne pas jouer le jeu ». Photos DNA/Nicolas Pinot
Du monde, il y en a. Des nuages aussi, et la foule est plutôt là pour flâner au marché de Pâques, plutôt que pour faire du shopping. « Je ne vois aucun intérêt d'ouvrir le dimanche », disait samedi Alain, gérant du magasin Lancaster de la rue Vauban. « Je ne suis pas là en exposition pour que les gens me regardent dans le blanc des yeux et continuent leur chemin. Et je crois au repos dominical ! »

Pour ce commerçant qui aligne 43 années de présence rue Vauban, « le seul dimanche où ça vaut vraiment le coup d'ouvrir, c'est le premier dimanche des soldes. Sinon, les gens viennent en ville pour se promener, pas pour acheter. Ils marchent au milieu de la rue et ne regardent même pas les vitrines. Ça n'est pas cela qui fait rentrer des sous. Depuis le début de l'année, il y a un vrai marasme au centre-ville ».
« On a des frais mais on ne fait pas de chiffre »

Non loin de là, Sylvie, gérante de La boîte à bas et 36 ans de rue Vauban au compteur, n'est guère plus optimiste : « Dans le temps, il y avait ici des enseignes qui attiraient du monde comme Zimmermann, Record ou Otan. Aujourd'hui, c'est juste une rue de passage et les touristes n'achètent pas chez nous, ils s'arrêtent seulement pour nous demander où est le marché de Pâques. Le dimanche, il faut rémunérer le personnel davantage, et nous devons aussi payer pour le tréteau qui est devant la boutique, ainsi que pour l'auvent et le fait que la vitrine est en légère avancée sur la rue. On a des frais mais on ne fait pas de chiffre. Pour moi, c'est hors de question d'ouvrir le dimanche. »

Dans cette même rue Vauban que d'aucuns voient mourante et moribonde, Nordine, apiculteur et gérant des Trésors de la ruche depuis un an, a fait le choix d'ouvrir ce dimanche et distille un avis plus nuancé. « Avec un temps comme aujourd'hui, ça ne vaut clairement pas le coup d'ouvrir. Les gens ne s'arrêtent même pas et quand il fait froid, ils marchent très vite ! Mais je voulais être dans le mouvement, et je souhaitais aussi découvrir comment cela se passe car je n'ouvre jamais le dimanche. »

En face, Thuy, gérante du Petit Vauban, qui propose des spécialités asiatiques, est ravie. « Quand les magasins sont ouverts, cela draine du monde dans la rue. Il y a un flux qui se dirige vers la place du 2-Février et ses animations, et c'est bon pour nous. Le dimanche en général, c'est une très bonne journée. »
« On ne peut pas vraiment se permettre de fermer »

Un peu plus loin, Grand'Rue, Julie, gérante du « café-fleurs » L'Entre-pot, estime que « quand on est indépendant, on ne peut pas vraiment se permettre de fermer le dimanche alors qu'on a le droit d'ouvrir. Quand on est chef d'entreprise, ça n'est pas gênant de travailler le dimanche ». En outre, « les gens sont plus détendus. Avec l'attractivité que génère l'ouverture des commerces le dimanche, ce serait dommage de ne pas jouer le jeu. Et puis ça n'est que deux dimanches... » Le lundi, elle baisse le rideau « car il n'y a pas d'arrivage de fleurs ».

D'autres ouvrent dès le lundi matin, comme Cynthia, gérante de l'épicerie fine Sézanne, également installée Grand'Rue. « On ouvre déjà six jours sur sept, alors le dimanche, c'est repos et famille. C'est la seule raison qui fait que nous fermons le dimanche. » C'est simple.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Bach à sable aux Dominicains

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:40:03

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Bach à sable aux Dominicains
 

 
Musique classique et dessin sur sable en direct avec Daria Kotyukh aux Dominicains. DR
Le prestigieux Orchestre de chambre de Bâle interprète Telemann, Vivaldi et Bach et la voix cristalline de Valer Sabadus est accompagnée des créations éphémères réalisées en direct sur sable et projetées sur grand écran par l'artiste russe Daria Kotyukh. La poésie, la fragilité et l'évanescence des volutes, arabesques et envolées des grains de sable magnifient la musique. Cet accompagnement visuel, en support du concert, est une invitation au rêve, une échappatoire, une incitation à la méditation.
Y ALLER Jeudi 18 avril à 20 h 30 aux Dominicains de Haute-Alsace, à Guebwiller. Tarifs : de 5,50 EUR à 27 EUR. Tél. 03.89.62.21.82 ; www.les-dominicains.com

 

 
 

 

Devenir guide nature sans frontières

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:41:06

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Devenir guide nature sans frontières
 

 
Le centre pour l'écologie trinational (Truz) de Weil am Rhein propose la deuxième partie de sa formation de guide animateur nature. Photo Petite Camargue alsacienne
Le deuxième module de la formation « Guides nature sans frontières » a lieu les 17 et 18 mai prochains à Huningue.

Le centre trinational pour l'environnement organise cette formation avec la Petite Camargue alsacienne et des partenaires de projets en Suisse.

Étant donné que les conditions pour accompagner des groupes dans la nature sont différentes dans les trois pays, l'échange d'expériences et de savoir est capital pour un comportement adapté dans la nature.

Les organisateurs souhaitent, par cette suite de 4 modules trinationaux, dépasser les frontières et mettre en réseau les guides nature des trois pays, professionnels ou bénévoles : faire connaissance, échanger et inciter des coopérations.
Rendez-vous à Huningue

Chaque module donne un aperçu des cadres juridiques et professionnels et des caractéristiques des différents pays. Les participants peuvent améliorer et tester avec des spécialistes leur didactique pour leurs visites guidées. Chaque module s'achève avec une sortie dans les habitats et réserves naturelles de la région.

Il est possible d'intégrer la formation lors du deuxième module les 17 et 18 mai à Huningue. Il n'est pas indispensable de participer à tous les modules.

Les organisateurs souhaitent une répartition trinationale équilibrée entre les participants et proposent un programme très varié : découverte sportive de la nature dans le parc des eaux vives de Huningue le vendredi matin et exposés, rencontres entre participants et ateliers l'après-midi. Une traduction professionnelle est assurée toute l'après-midi.

Pendant la soirée les guides nature ont la possibilité de faire connaître leurs propres activités et d'échanger avec les autres.

Une excursion dans la Petite Camargue Alsacienne est prévue le samedi matin.
S'INSCRIRE Inscription à naturerlebnis@truz.org. Le nombre de places est limité. Plus d'infos sur www.natur-erlebnis.org. Les frais de participation s'élèvent à 20 EUR par personne plus 10 EUR pour la sortie dans le parc des eaux vives.

 

 
 

 

Schlierbach Sortie de route : un mort et un blessé grave

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:11:39

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Schlierbach
Schlierbach Sortie de route : un mort et un blessé grave

 
La voiture s'est encastrée dans une clôture.
Un accident s'est produit ce dimanche vers 5 h 30 route Nationale à Schlierbach, à la hauteur de la zone artisanale de Dietwiller-Schlierbach. Une voiture a fait une sortie de route pour une raison indéterminée. À son bord deux hommes de 28 et 29 ans. La voiture s'est encastrée dans une clôture. C'est un riverain qui a alerté les secours.

À l'arrivée des secours, les deux hommes étaient vivants. Mais le passager est décédé. Le conducteur, lui, est grièvement blessé. Il a été transporté au Centre hospitalier Émile Muller de Mulhouse. Les gendarmes de Sierentz sont chargés de l'enquête.

 

 
 

 

Violente collision sur l'A 35

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:45:57

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Violente collision sur l'A 35
 

 
Fortement dégradée, la Maserati immobilisée sur la voie rapide a dû être dépannée. DR
Une Masareti a violemment percuté l'arrière d'une Peugeot 307, ce dimanche vers 16 h sur l'A 35 à hauteur de Houssen, dans le sens Sélestat-Colmar. Présentant une contusion à un genou d'après les premiers examens des pompiers, l'enfant d'une dizaine d'années se trouvant dans la Maserati a été évacué par les pompiers à l'hôpital Pasteur.

Ni son père, un Strasbourgeois d'une quarantaine d'années qui conduisait un véhicule d'une société de la région parisienne, ni le conducteur de la Peugeot, un Colmarien d'une vingtaine d'années, n'ont été blessés.

La Peugeot provenant du rond-point du Rosenkranz, les gendarmes du peloton de Sainte-Croix-en-Plaine ont ouvert une enquête pour établir si elle a coupé la route de la Maserati en s'insérant, ou si une éventuelle vitesse excessive de la grosse cylindrée serait à l'origine de l'accident.

La Maserati s'étant immobilisée sur la voie de gauche, la circulation a été fortement perturbée pendant une heure sur au moins un kilomètre. L'autre véhicule était arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence. Fortement dégradées, les deux voitures ont dû être dépannées. J.-F. S.

 

 
 

 

Le plaisir de la revanche

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 09:17:21

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Le plaisir de la revanche
 

 
La joie des joueurs kingersheimois Matthieu Py, Étienne Dumortier, Raphaël Gornik, Houssine Oumouch et Lucas Bisel (de g. à d.) après leur victoire contre Creutzwald. Photo L'Alsace/Darek Szuster
Le VBCK ne voulait pas rater ses adieux avec son fidèle public. Défait au tie-break à Val d'Europe le week-end dernier, il a su réagir et s'imposer en trois sets, hier, face à des Lorrains qui ont baissé pavillon.

Concentrés, les Kingersheimois prennent les choses en main dès le début de la rencontre et font la course en tête (16-12) avant de connaître un petit passage à vide. Creutzwald inscrit cinq points consécutifs (16-17) sous l'impulsion de Stibling au service.

Pas de quoi faire douter les Haut-Rhinois, qui retrouvent de leur superbe en se montrant redoutables au contre. Py et Valet forment un mur infranchissable et Bisel, en bon capitaine, porte ses coéquipiers en fin de set (25-19).
Des rocs au block

Les Kingersheimois poursuivent sur leur lancée dans la deuxième manche (5-1) face à des Creutzwaldois désorganisés. L'entrée en jeu de Djarmaila de l'autre côté du filet apporte de la puissance. Le pointu lorrain décoche plusieurs attaques supersoniques, mais les Kingersheimois sont solides en défense et ne se laissent guère impressionner (19-14).

Toujours aussi incisifs au block, ils gèrent parfaitement le money time (23-21) et empochent le set sur une attaque gagnante de Bisel (25-22).

Rien ne semble pouvoir freiner la marche en avant du VBCK, en feu au début du 3e acte (3-0). Mais il prend le risque de se brûler face à des Lorrains un peu plus accrocheurs (6-6, 11-11, 15-13). Les joueurs de Zbigniew Latoszek ne laissent cependant aucun espoir à Creutzwald et accélèrent le rythme. Bien orchestrés à la passe par Valet, ils s'envolent en fin de partie grâce aux services puissants de Py (22-17) et signent une probante victoire (25-20).

Grâce à ce succès, le VBCK passe devant Creutzwald et intègre le top 5 avant d'aller défier le leader, Grand Nancy II, le 28 avril pour le dernier match de la saison.
C.H. VBC Kingersheim - Creutzwald 3-0. Les sets : 25-19 (25'), 25-22 (25'), 25-20 (28'). Temps effectif de jeu : 1 h 18. Cosec. Arbitrage de MM. Cosson et Mamet. VBCK : Py, Bisel, Valet (passe), Woeber puis Oumouch, Dumortier, Bauch (libéro), Gornik. Entraîneur : Zbigniew Latoszek. Creutzwald : Englet puis Fontaine, Balhaceanu (passe), Stibling, Acampo puis Djarmaila, Walter (libéro), Renaux, Coulibaly. Entraîneur : Fabrice Fisch.

 

 
 

europeennes - « On va manger des kilomètres »

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:59:24

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europeennes - « On va manger des kilomètres »
 

 
Nadine Morano, Anne Sander et Arnaud Danjean pour le lancement de leur campagne pour la liste Est aux européennes de 2014. Ils se remettent en route pour une nouvelle tournée, cette fois sur une liste nationale. Archives DNA/Anne-Camille Beckelynck
Nadine Morano faisant un selfie avec une vache, Jean-Claude Juncker dans un tracteur, et Arnaud Danjean sur des ballots de paille. Mieux valait ne pas être allergique au foin pour ce lancement de la campagne UMP-PPE 2014 dans la ferme de Joseph Daul à Pfettisheim... mais Arnaud Danjean avait passé l'après-midi à se moucher.

Avaient suivi de nombreux autres selfies, de nombreuses autres fermes, et des milliers de kilomètres. Six semaines au pas de course pour une campagne sur un territoire grand comme la Hongrie et qui compte autant d'habitants que l'Autriche. Depuis, la « circo Est » a disparu : en novembre 2017, le gouvernement décidait de revenir aux listes nationales qui avaient prévalu en France du scrutin de 1979 à celui de 1999. Au grand regret des premiers concernés.
« Un éloignemententre élu et citoyen »

« J'avais la faiblesse de croire que cet enracinement territorial était important. Avec ces circonscriptions, même imparfaites, on avait l'occasion de mettre le scrutin en adéquation avec un territoire », critique Arnaud Danjean, 2e de la liste UMP de l'Est en 2014, aujourd'hui 3e de la liste LR nationale. « Depuis près de vingt ans, toutes les réformes électorales et territoriales ont abouti à un éloignement de l'élu du citoyen. Il ne faut pas s'étonner, après, s'il y a une défiance ! », poursuit le Bourguignon.

Quoique candidats sur des listes nationales, la plupart d'entre eux vont surtout faire campagne régionalement. « On va sillonner le territoire avec quelques déplacements plus nationaux que si on avait une liste régionale », explique Pernelle Richardot, à l'heure qu'il est 8e de la liste PS-Place Publique. Celle qui se veut « la voix des territoires » dans le futur Parlement européen mise sa campagne sur un axe : « Le terrain, le terrain, le terrain », pour « sentir les choses, écouter les gens et expliquer ce qu'est l'Europe ».

Sa campagne couvrira l'Alsace, plus largement le Grand Est - un déplacement à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, est déjà prévu -, et ira « jusqu'en Bourgogne Franche Comté ». Résultat : « On va manger des kilomètres, ça, c'est sûr ! »
« Cette fois, ça va être une campagnetrès nationale... »

Saint-Dié, Cernay, dans le Doubs, en Haute-Saône, en Moselle... Anne Sander (8e de la liste LR) a déjà mis le compteur en route. Son agenda, très rempli, ne semble pas différer de celui de sa campagne de 2014, « mais dans l'organisation, c'est totalement différent : avant, on s'organisait par circonscriptions. Cette fois, notre coordinateur de campagne et nos comptes de campagne sont nationaux », note Anne Sander, seule eurodéputée alsacienne sortante.

Elle fera, assure-t-elle, « avant tout une campagne de proximité en Alsace », mais « regrette beaucoup les listes régionales. Ici, en Alsace, il va y avoir une vraie campagne de terrain, mais ça ne sera pas le cas partout, loin de là. Les listes régionales permettaient qu'il y ait des candidats qui viennent d'un peu partout, et donc une campagne mieux répartie. Cette fois, ça va être une campagne très nationale... »

Fabienne Keller, candidate Agir sur la liste En marche, a commencé sa campagne officielle par un événement national : le grand meeting d'Aubervilliers le 30 mars. La sénatrice du Bas-Rhin a participé lundi à une réunion de réflexion militante à Strasbourg, mais enchaîne aussi les interviews télé à Paris : CNews, LCI, FranceInfoTV, BFMTV... où elle est ravie de pouvoir « parler d'Europe, porter une vision, au moment où l'Europe est à un tournant ». La vacance parlementaire qui commence la semaine prochaine, explique-t-elle, va être propice à une « campagne de terrain indissociable de celle dans les médias nationaux ».
« On prêchepour des convaincuset c'est assez frustrant »

Jean-Marie Brom, lui, a commencé dès janvier « un tour de France ». En Normandie, en Lorraine et bien sûr en Alsace : des réunions publiques à la pelle, pour celui qui est 48e sur la liste de la France insoumise (FI)... et n'a donc aucune chance d'être élu. « Je suis l'un des "anciens" de la liste et l'un des spécialistes sur le nucléaire. Or la FI organise des réunions publiques thématiques », explique-t-il. Ces réunions sont « petites » : une cinquantaine de personnes par salle, parfois trente. Le militant écolo alsacien relève le paradoxe de cette formule que beaucoup ont choisie : « Si on ne fait pas ces petits meetings, on nous reproche de ne pas aller à la rencontre des électeurs. Mais dans ces réunions, on rencontre en fait surtout des sympathisants, alors on prêche pour des convaincus et c'est assez frustrant... » Et « épuisant », admet-il. Quant au bilan carbone, ça va : « Je fais tout en train ! »

Sur l'abandon des listes régionales au profit de listes nationales, l'écologiste insoumis se dit « partagé. D'un côté c'est une bonne chose, parce que les députés européens doivent défendre l'Europe et leur pays, et non les intérêts d'une région. » « L'inconvénient, ajoute-t-il, c'est que ce sont les leaders nationaux qui vont incarner cette campagne. Elle va par conséquent être plus parisienne... »

Chez EELV, la tête de liste nationale Yannick Jadot n'a que deux grands meetings à l'agenda : le premier a eu lieu à Lyon pour le lancement de la campagne, le second sera à Paris pour la clôture. Le choix est délibéré, explique la porte-parole nationale du parti, Sandra Regol, qui a longtemps vécu en Alsace et a été candidate aux législatives à Strasbourg : « La société ne fonctionne plus autour de grands meetings. Mais on fait beaucoup de rencontres plus petites, un peu partout en France. » Mercredi, en marge de la dernière session parlementaire avant les élections, Yannick Jadot se déplacera donc une nouvelle fois à Kolbsheim pour contester le GCO. Il y sera 24 heures après le passage d'autres candidats : ceux de la France insoumise, parmi lesquels Jean-Marie Brom.

Cette campagne s'annonce certes plus nationale, plus télévisuelle, mais les photographies de candidats dans les champs ont encore de beaux jours devant elles - au moins pour les six prochaines semaines.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Les Alsaciens votent moins, mais votent « oui »

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 09:02:42

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Les Alsaciens votent moins, mais votent « oui »
 

 
La participation plus faible des électeurs alsaciens ne se manifeste pas que pour les élections européennes : c'est le cas pour le nombre de scrutins depuis le début de ce siècle.

Pour les européennes, elle est traditionnellement inférieure de plus d'un point à la participation au niveau national - déjà elle-même toujours inférieure à la moyenne européenne. En 2014, 41,95 % des inscrits alsaciens s'étaient déplacés, contre 43,9 % des inscrits au niveau national. En 2009, la participation était de 39,25 % en Alsace, 40,5 % en France. En 2004, elle était de 38,73 % en Alsace et 42,76% au niveau national. L'écart était même encore plus fort, de près de 4 points, en 1999, avec 42,7 % de votants en Alsace contre 46,8 % de moyenne nationale.
En 1992, 65,58 %pour Maastricht

Ce n'est donc pas grâce à sa mobilisation que la région est traditionnellement considérée comme électoralement « plus européenne »... C'est pour la façon dont elle s'exprime quand on interroge les Français par référendum. En 1992, le référendum sur Maastricht avait été approuvé d'un cheveu par les électeurs (51,04 %), mais les Alsaciens avaient largement approuvé la ratification du traité, par 65,58 % des voix, soit 14,5 point d'écart.

Écart moins net, mais écart tout de même, de huit points, lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen : les Alsaciens avaient dit oui à 53,44 %, alors que, dans son ensemble, le territoire français disait non à 54,67 %. La participation, en 2005, était aussi plus faible en Alsace qu'au niveau national (68,3 % contre 69,4 %). Pour Maastricht en 1992, les Alsaciens s'étaient un peu plus déplacés (70,4 %) que l'ensemble du pays (69,7 %).
A.-C. B.

 

 
 

 

Sundgau - sante - « Une politique de déclassement »

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:37:27

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Sundgau - sante - « Une politique de déclassement »
 

 
« Nous attendons de l'Agence régionale de santé et du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace une position de soutien à l'hôpital d'Altkirch pour éviter un désastre sanitaire dans le secteur Sundgau et le garder attractif pour de nouveaux généralistes », explique la coordination du centre hospitalier Saint-Morand. Photo DNA
Si le centre hospitalier d'Altkirch est depuis longtemps considéré comme un hôpital de proximité pour le Sundgau au sens géographique du terme, le Dr Pierre Heitz d'Oltingue, porte-parole de la coordination des professionnels de santé sundgauviens, s'indigne de la confusion que peut provoquer ce mot dans les esprits. Il souligne avec force que l'établissement sundgauvien n'est en rien un hôpital de proximité comme on l'entend désormais au ministère de la Santé (*), un nouveau statut qu'on chercherait cependant à lui faire endosser dans un avenir proche, avec la suppression du service des urgences, de la maternité et la diminution de l'activité du service de chirurgie.
Qui portera la responsabilité de la désertification médicale du secteur ?

Ce qui justifie le cri d'alarme de la coordination : « Si 40 médecins et 53 infirmiers et infirmières libérales se positionnent contre les fermetures annoncées du service des urgences et de la maternité d'Altkirch, ce n'est pas par hasard. C'est parce qu'ils savent quelles en seront les conséquences négatives sur l'offre de soins et sur leurs conditions de travail dans le Sundgau ».

Les médecins sundgauviens, dont 37 % sont âgés de plus de 60 ans, soulignent qu'ils travaillent « dans une relation de confiance forte avec l'hôpital d'Altkirch » et que « ce recours au centre hospitalier Saint-Morand avec un niveau de prise en charge médicale de qualité des patients, fait partie de ce qui permet de conserver une attractivité en milieu rural pour les généralistes actuels et aussi ceux à venir ! » Qui portera à l'avenir la responsabilité de la désertification médicale du secteur, « d'un désastre sanitaire » ? C'est la question qui est soulevée in fine.

Dans leur dernier courrier adressé début avril aux responsables de l'Agence régionale de santé Grand Est, à la directrice du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA), au président de la commission médicale d'établissement (CME), au président du conseil départemental de l'Ordre des médecins et à tous les élus, parlementaires et maires du Sundgau, la coordination détaille les mesures qui conduiront, selon elle, à terme, au déclassement objectif de l'hôpital, une « politique menée depuis 2017, depuis la fusion de l'hôpital d'Altkirch avec celui de Mulhouse ».
Réduction du nombre de lits en médecine et en chirurgie

Pour les professionnels de santé sundgauvien, le GHRMSA fait illusion à Altkirch : « Bien sûr, des consultations spécialisées sont assurées par des spécialistes de Mulhouse sur le site d'Altkirch. Bien sûr, une activité de chirurgie ambulatoire est proposée à Altkirch. Mais en même temps, en deux ans, il y a eu une réduction drastique du nombre de lits d'hospitalisation du service de chirurgie, dont la capacité est passée de 32 à 18 lits. Idem pour le nombre de lits d'hospitalisation en service de médecine dont la capacité est passée de 56 à 42 lits. »

Les médecins dénoncent encore la transformation - depuis la semaine dernière - du système de garde existant à Altkirch assuré par le chirurgien orthopédiste d'Altkirch. Désormais, les urgences orthopédiques et traumatologiques ne sont plus assurées à Altkirch à partir de 18 h le soir et le week-end. Cette transformation s'accompagne de la décision de mettre en place un seul chirurgien orthopédiste de garde pour l'ensemble des sites du groupement hospitalier (Mulhouse, Altkirch, Thann et Saint-Louis). « Un super-chirurgien orthopédiste capable d'opérer à Mulhouse, capable de répondre en même temps aux problèmes postopératoires éventuels survenant sur l'ensemble des sites ? », s'interroge le Dr Heitz.

Pour mieux faire comprendre ses inquiétudes, il prend un exemple : « Vous avez 65 ans, vous vous cassez le col du fémur à 17 h 30 dans le Sundgau, vous êtes désormais dirigé vers les urgences de Mulhouse. Vous avez 80 ans, vous vous cassez une jambe à 20 h dans un Ehpad sundgauvien, direction les urgences de Mulhouse, avec ce que cela comporte d'attente et de stress. Car la prise en charge performante et à taille humaine dans un centre hospitalier de proximité a disparu. Et si vous vous cassez le col du fémur un vendredi matin à 10 h à Feldbach, vous êtes opéré dans la journée à Altkirch mais à 22 h, vous alertez l'infirmière pour une douleur au niveau d'une éventuelle prothèse, comment fera le chirurgien de garde à Mulhouse, confronté à une activité parfois très lourde, pour venir voir à Altkirch ce qui se passe vraiment ? »
Le « parent pauvre »du GHRMSAdepuis la fusion

Autre illustration du processus en cours : l'évolution de la régulation par le 15. « Les patients nécessitant une prise en charge chirurgicale sont de moins en moins orientés vers Altkirch même pour des prises en charge basiques, d'où une baisse d'activité qui permettra une nouvelle fois de justifier la fermeture de lits ! »

Les médecins estiment qu'Altkirch « est le parent pauvre du GHRMSA depuis la fusion » et souffre d'un manque total de soutien, « notoirement connu », alors qu'un autre scénario est possible : « Une réflexion sur une collaboration en multisite, avec l'intervention de praticiens de Mulhouse à Altkirch et vice-versa et faire profiter le GHRMSA des infrastructures d'Altkirch, accueillantes pour le service des urgences, d'un haut niveau technique pour le soin continu (7 lits) et un bloc opératoire moderne et aux normes ».

Alors que le service des urgences de Mulhouse « se porte très mal » (lire ci-dessous), la coordination sundgauvienne conclut sur le non-sens qui consiste à vouloir fermer celui d'Altkirch alors qu'il pourrait venir en aide à celui de Mulhouse.
Textes : Noëlle BLIND-GANDER (*) L'hôpital de proximité défini dans le projet de loi exerce « obligatoirement une activité de médecine, qui comprend le cas échéant des actes techniques. Ils n'exercent pas d'activité de chirurgie ni d'obstétrique ». Ils peuvent « à titre dérogatoire, pour favoriser l'accès aux soins et au regard des besoins de la population et de l'offre de soins présente sur le territoire, pratiquer certains actes chirurgicaux » sur décision du directeur général de l'Agence régionale de santé.

 

 
 

 

Le drapeau du Haut-Rhin battu par celui du Finistère !

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:32:58

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Le drapeau du Haut-Rhin battu par celui du Finistère !
 

 
Le Finistère s'est imposé face au Haut-Rhin. Document remis
Les votes ont pris fin : la coupe de France des drapeaux de départements, organisée par la société française de vexillologie (l'étude et la passion des drapeaux, armoiries, blasons, pavillons...), a été remportée par le drapeau du Finistère, qui bat, par 52 % des voix, celui du Haut-Rhin (48 %). Le vote était organisé sur Twitter et mettait à l'origine aux prises 106 drapeaux. Le drapeau du Haut-Rhin avait battu d'abord celui du Tarn-et-Garonne, puis ceux des Vosges, du Gers, de Meurthe-et-Moselle et du Doubs. Le drapeau du Finistère avait battu celui de la Gironde, de la Meuse, des Pyrénées-Atlantiques, du Cantal puis de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le podium est donc le suivant : 1) Finistère 2) Haut-Rhin 3) Saint-Pierre-et-Miquelon (qui s'est imposé en « petite finale » face au drapeau du Doubs).

Le département du Haut-Rhin et sa présidente Brigitte Klinkert se sont investis dans cette compétition sur Twitter, en publiant des appels à voter. La Société française de vexillologie a d'ailleurs salué la collectivité pour son investissement dans cette étrange compétition.

Rappelons que les « régions » s'étaient opposées en 2018. Le drapeau alsacien s'était imposé face à celui de la Martinique (et ses fameux serpents) par 6 % des voix ! Il avait battu la Touraine et le Pays basque, avant d'être opposé au Périgord, qu'il avait également battu... avant d'être à son tour défait (de peu) par le drapeau du comté de Nice (lequel s'était imposé en finale face à celui de Bourgogne - Franche-Comté).

La société française de vexillologie donne rendez-vous en octobre 2019 pour la coupe de France des drapeaux des régions.

 

 
 

 

La brigade verte fête ses 30 ans Un environnement qui évolue

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:33:44

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La brigade verte fête ses 30 ans
Un environnement qui évolue
Bien installée dans le paysage haut-rhinois, la Brigade verte fête ses 30 ans. Le conseil syndical réuni à Pulversheim est revenu sur la question de l'équipement des agents avec des armes à feu, qui renvoie à l'évolution des missions du corps de gardes, ainsi que de la société.
 

 
Parmi les nombreuses missions qu'ils exercent, les gardes champêtres participent à des opérations aux côtés de forces de l'ordre, qui sont armées, a insisté l'un d'entre eux, lors du Conseil syndical.
En juin, la Brigade verte aura 30 ans. 328 communes alsaciennes, dont 326 haut-rhinoises, sont actuellement adhérentes au corps de gardes champêtres, dont le Conseil syndical s'est réuni à Pulversheim. Si la Brigade verte semble poursuivre sereinement son chemin, un échange policé a cristallisé les différences d'opinions sur la question de l'équipement des gardes avec des armes de défense individuelle - des armes à feu.
Faut-il armer les gardes champêtres?

Henri Masson, maire de Roggenhouse et président du Conseil syndical, a indiqué que la préfecture du Haut-Rhin, sollicitée pour une demande d'autorisation d'acquisition et de détention d'armes et de munitions, « est convaincue de la légitimité de cette demande au vu des missions que nos agents accomplissent toute l'année. Toutefois, il nous a été précisé que sans l'accord unanime des communes le dossier ne pourra évoluer favorablement ».

Or, lors d'un sondage réalisé en 2017, plusieurs communes n'ont pas répondu et une trentaine ont répondu négativement. « Dès demain, nous engagerons une nouvelle démarche pour leur expliquer l'intérêt de la dotation d'une arme de protection individuelle. Chaque commune devra prendre une délibération et des réunions seront organisées pour chacun des 11 postes de Brigade verte » a annoncé le président, qui a évoqué la modification les statuts comme autre solution.

Les divergences de points de vue sur les missions de la Brigade verte, « garante de la préservation du patrimoine naturel, rural et urbain », mais qui se veut également une « police de proximité » selon le site internet du corps de gardes champêtres, témoignent d'une « évolution de la société », ont constaté plusieurs intervenants.
Rural, périurbain et urbain : des réalités différentes

Elles révèlent aussi des différences de réalité de terrain et de vision des élus entre communes rurales, périurbaines et urbaines.

Sur les autres points à l'ordre du jour, le consensus a presque toujours été de mise. Les comptes 2018 (en léger excédent) ont été adoptés à l'unanimité, et le budget primitif 2 019 - « l'exercice s'annonce stable »- a été validé à deux abstentions près : « Il me semble qu'il peut paraître choquant qu'on provisionne 8 000 euros pour organiser une fête d'anniversaire, alors qu'on demande aux communes une augmentation de leur contribution de 0,05 EUR par habitant et par hectare» , a fait remarquer Jeanne Stoltz-Nawrot, la maire d'Husseren-Wesserling.
Moto, cheval, moustique tigre

Le président a aussi annoncé que la Brigade verte a engagé « une réflexion sur la place du cheval, le nombre de cavaliers étant en recul constant », ceci alors que « de nombreuses jeunes recrues sont titulaires du permis moto et souhaitent réaliser des patrouilles moto. Une commission moto a été constituée ».

La signature d'une convention de partenariat pour la mutualisation des moyens techniques et humains dans la lutte contre le moustique tigre, avec l'EID Rhône Alpes, le syndicat de lutte contre les moustiques 67 et le service de démoustication 68, a été approuvée par l'assemblée. Le financement de cette lutte, jusqu'ici assuré par le Département, sera à la charge de l'Agence Régionale de Santé dès 2020.

La Brigade verte aura 30 ans en juin. Pour sa fête d'anniversaire, organisée le 8 juillet au conseil départemental, elle conviera également Frédéric Bierry, le président du conseil départemental du Bas-Rhin, « au vu de la mise en oeuvre de la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace. Nous faisons le nécessaire pour que toutes les communes soient satisfaites », a conclu le président.
Romain GASCON SE RENSEIGNER www.brigade-verte.fr

SE RENSEIGNER www.brigade-verte.fr

 
 

 

2018 en chiffres
o59 agents statutaires et cinq assistants gardes champêtres répartis sur 11 postes.

o633 procès-verbaux et 55 rapports de constatation.

oInfractions : 2 269 au code de la route, 496 en matière de dépôts sauvages, 87 pour diverses nuisances et pollutions, 71 à l'urbanisme, 486 actes de police funéraire.

oSurveillance de l'environnement : 971 pneumatiques ramassés (contre 381 en 2017), 1 495 dépôts d'immondices sans indices ramassés (contre 901 en 2017), 27 services de surveillance de la cueillette de l'arnica, 1 440 interventions pour divagation de chiens et 757 de chats, 736 oiseaux blessés transportés, 285 relevés de sites de batraciens, 1 029 contrôles de cartes de pêche.

 

Toujours l'espoir d'un dédommagement pour les orphelins

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 09:01:14

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Histoire Malgré-nous
Toujours l'espoir d'un dédommagement pour les orphelins
 

 
Gérard Michel, président de l'OPMNAM (au centre), et Jean Bézard (à droite), de l'association Soutien normand aux incorporés de force d'Alsace-Moselle.
Pour les orphelins de Malgré-nous, les années passent et apportent chaque fois leur lot de surprises. Bonnes ou mauvaises. Parfois juste un espoir.

À l'assemblée générale annuelle de l'OPMNAM, la nouveauté est venue cette année de cette information, tombée en février dernier, selon laquelle l'Allemagne versait une pension à - selon toute vraisemblance et dans des conditions qui méritent d'être éclaircies - des enrôlés volontaires étrangers dans l'armée nazie. « Ça me retourne... », laisse échapper Gérard Michel, président de l'OPMNAM, fils de Malgré-nous lui-même, et qui se bat pour un dédommagement. Car la pension, selon les informations parcellaires que donne l'Allemagne depuis deux mois, serait largement supérieure aux 1 400 euros versés à 86 000 Malgré-nous et leurs ayants droit au début des années 1980. Bien plus pour des volontaires que pour des incorporés de force, c'est ça qui le « retourne », Gérard Michel.

« C'est exactement le genre de pension que nous demandons à l'Allemagne depuis des années ! », poursuit le président, qui se bat pour que les enfants de Malgré-nous dont le père a disparu au front soient dédommagés. L'affaire est en cours, l'espoir maintient la flamme.

Une cinquantaine de personnes assistait à l'assemblée générale de l'association, vendredi à Saint-Hippolyte. Parmi lesquelles Jean et Nicole Bézard, qui se sont déplacés de Normandie où ils maintiennent eux aussi le Soutien normand aux incorporés de force d'Alsace-Moselle (Snifam). Un millier d'entre eux avaient été envoyés en Normandie sous uniforme nazi. « Je les revois, ces soldats, j'avais 9 ans mais je les revois. Ils pleuraient. » Et les Normands, raconte Jean Bézard, les soutenaient.

L'un d'entre eux, René Briwa, tué au bord de la Manche par son officier SS qui lui reprochait de ne plus vouloir avancer contre les libérateurs, a été rapatrié en Alsace en 1951.

Avec le soutien de l'OPMNAM, le Snifam organise le 29 avril prochain une cérémonie commémorative sur sa tombe à Petersbach.
ACB

 

 
 

 

Ligne Karlsruhe-Rastatt-Haguenau-Saarbrücken : une lettre à Rottner

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:35:04

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Haguenau  Politique
Ligne Karlsruhe-Rastatt-Haguenau-Saarbrücken : une lettre à Rottner
Les députés du Bas-Rhin Patrick Hetzel (LR), Frédéric Reiss (LR) et Vincent Thiebaut (LaREM) ont adressé un courrier au président de la Région Jean Rottner concernant la ligne ferroviaire Karlsruhe-Rastatt-Haguenau-Saarbrücken.
 

 
Les trois parlementaires estiment que la réactivation de cette ligne constitue une « préoccupation majeure » pour le territoire de Pamina, qui concerne le tiers nord du département du Bas-Rhin. « L'appartenance au Réseau de Transport Européen (RTE-T) est la condition pour obtenir le cofinancement des études et travaux d'infrastructures par la Commission Européenne », écrivent-ils. Et d'ajouter : « L'intégration du projet dans le Mécanisme pour l'Interconnexion en Europe (MIE) apparaît comme un préalable et une formidable opportunité pour concrétiser un projet stratégique pour notre territoire mais aussi l'ensemble du Rhin Supérieur. » D'autant que « ce « chaînon manquant » est reconnu comme « l'un des 19 projets potentiellement les plus profitables au niveau européen en vue d'améliorer le maillage ferroviaire européen ». Pour eux, la ligne est « stratégique pour le corridor du réseau central Rhin-Alpes et induit un effet essentiel de connexion au bassin économique du Bade-Württemberg, en particulier de la Technologieregion de Karlsruhe, ce qui peut bénéficier à l'attractivité de notre territoire et de ses entreprises. »

Leur préoccupation concerne aussi « les flux quotidiens de salariés frontaliers : le Landkreis accueille à lui seul environ 7 000 frontaliers ». Le dossier répond aussi à « un intérêt politique partagé avec nos voisins allemands, exprimé notamment par les travaux engagés de longue date sur le sujet par Pamina ».

Et de solliciter Jean Rottner pour soutenir ce dossier auprès de la ministre des Transports.

 

 
 

 

La cathédrale millénaire de Bâle

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 09:00:13

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La cathédrale millénaire de Bâle
 

 
L'aspect extérieur de la cathédrale de Bâle, qui fête ses mille ans cette année, n'a quasiment pas changé depuis 1500. Photo Oliver Hochstrasser
La cathédrale de Bâle se dresse sur sa colline, quelques dizaines de mètres au-dessus des eaux du Rhin, depuis mille ans. Elle est un peu moins flamboyante que Notre-Dame de Strasbourg, son aînée de quelques années, dont la flèche unique est un des symboles de l'Alsace tout entière. Et elle est restée protestante depuis le XVIe siècle - la Réforme a été introduite en 1529 à Bâle -, contrairement à sa grande soeur alsacienne retournée en 1681 dans le giron catholique par la volonté de Louis XIV.

Les Bâlois vont fêter leur cathédrale tout au long de l'année. Tout commencera ce dimanche des Rameaux, le 14 avril, avec un culte, explique la pasteure Caroline Schröder-Field. Il sera oecuménique : l'évêque de Bâle, Felix Gmürr, a annoncé sa venue.
Culte oecuméniqueet musique grégorienne

Ce même dimanche, à 18 h, celle que les Bâlois appellent aussi Heinrichsmünster, parce que sa construction a été voulue par Henri II, dernier Ottonien à avoir régné sur le Saint Empire, et sa femme Cunégonde, invite à un concert inaugural. Et l'organiste de la cathédrale Andreas Liebig de préciser : « Nous avons choisi de faire découvrir la musique qu'on pouvait entendre en 1019. J'ai été subjugué par le talent du Choeur grégorien de Paris-Voix de femmes, qui a accepté de venir jusqu'à nous. »

L'orgue sera, quant à lui, la vedette de nombreux autres concerts programmés tout au long de cette année du millénaire. « Cet "instrument du diable", comme l'appelait le réformateur Ulrich Zwingli, est cité dès 1303 dans la cathédrale de Bâle - c'est la plus ancienne mention d'un orgue en Suisse », commente Andreas Liebig.

La cathédrale qu'on voit aujourd'hui est l'un des monuments emblématiques de Bâle, avec ses deux tours de taille inégale, Saint-Martin et Saint-Georges, avec ses pierres en grès rose (des Vosges !) et ses tuiles multicolores. Ce n'est pas celle qu'ont connue Henri II et son épouse Cunégonde de Luxembourg. C'était en 1019 une basilique à nef triple, dont les tours se trouvaient côté fleuve. Incendiée en 1185, en grande partie détruite par le grand tremblement de terre de 1356, puis reconstruite, elle a finalement trouvé peu ou prou sa forme actuelle, du moins extérieure, le 23 juillet 1500 - « avant la cathédrale de Strasbourg », sourit Gian Casper Bott, directeur du musée Kleines Klingental.

La Heinrichsmünster a changé au fil des siècles. Mais elle a toujours été un centre cultuel et culturel important : n'est-ce pas dans ses murs qu'a eu lieu le concile de Bâle, de 1431 à 1449 ? Ou qu'a été créée l'université de Bâle en 1460 ? Elle reste aujourd'hui « un phare spirituel et intellectuel au coeur de la vieille ville, avance Matthias Zehnder, président de l'association 1000 Jahre Münster. Et nous y restons très attachés. » Il utilise cette image : « Elle est pour nous ce que sont les sommets des montagnes à l'habitant d'une vallée. » Un repère.
Schweitzer et Érasme

Les Alsaciens s'attarderont un instant, s'ils flânent sur la place, et avant d'accéder au cloître au sud de l'édifice, devant les troncs jumeaux du tilleul Albert Schweitzer et Hélène Bresslau. Une pancarte rappelle la fête qui s'est tenue là le 24 mars 2013, pour les cent ans du départ du docteur alsacien et de son épouse pour l'Afrique et Lambaréné.

Dans la cathédrale elle-même, après avoir gravi les marches pour accéder à la petite plateforme au bas des deux tours, ou découvert la crypte qui abrite notamment le sarcophage de l'évêque Rodolphe II, tué par les Hongrois en 917, il faut s'avancer loin dans la nef latérale gauche pour trouver la pierre tombale du grand Érasme de Rotterdam. Le « prince des humanistes », qui a donné son nom au programme européen d'échange pour les étudiants, est mort à Bâle en 1536 - il a été enterré dans la cathédrale.

Pour se documenter plus avant, Matthias Zehnder signale un ouvrage qui devrait paraître pour le 11 octobre, date anniversaire de la consécration de l'édifice : « Une équipe de spécialistes travaille depuis 2012 à cette monographie qui paraîtra aux éditions GSK [Société d'histoire de l'art en Suisse]. » Le livre de référence pour tout savoir sur la Heinrichsmünster.
Jean-Christophe MEYER PLUS WEB Notre diaporama surle site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

conservatoire de Colmar après la rétrogradation d'Hélène Sanglier

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:56:42

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conservatoire de Colmar après la rétrogradation d'Hélène Sanglier
Dissonance et division
La rétrogradation de la directrice du conservatoire de Colmar, Hélène Sanglier, a fait suiteà une tentative de médiation au sein de l'équipe. Deux camps se dessinent désormaisparmi les enseignants, entre ceux qui soutiennent la directrice adjointe et les autres.
 

 
L'harmonie et la sérénité ont quitté le conservatoire de Colmar.
Difficile d'obtenir des informations sur ce qu'il se passe au conservatoire de Colmar et de connaître précisément les faits qui ont mené à la rétrogradation de la directrice Hélène Sanglier, au poste (inexistant jusque-là) de directrice adjointe (DNA du 25 mars).

La Ville « ne souhaite pas exposer le dossier ». Quant aux professeurs, soumis au devoir de réserve, ils rechignent à parler, évoquant même des pressions de leur hiérarchie. Il apparaît cependant qu'ils sont divisés, entre ceux qui soutiennent la directrice, ceux qui lui reprochent des choses et les derniers qui gardent une certaine neutralité.

Contrairement à ce qu'a indiqué le maire lors du dernier conseil municipal (notre édition du 26 mars), le conservatoire de Colmar n'a pas fait l'objet d'un audit, mais d'une médiation, menée par un cabinet indépendant, au courant de l'automne.

« Le but de cette médiation était de permettre à tous les enseignants du conservatoire de s'exprimer. Toute l'équipe était au courant qu'une médiatrice était dans les locaux et pouvait aller lui parler » explique Cécile Striebig-Thevenin, adjointe en charge de la culture.
« Pour redynamiser l'établissement, trouverdes subventions, animer la ville, elle a rempli le contrat »

« La médecine du travail nous avait alertés sur des signes préoccupants concernant un certain nombre d'enseignants » précise-t-elle, en évoquant une vingtaine d'entre eux sur les 55 que compte le conservatoire.

Cette médiation, qui a échoué à ramener la sérénité au sein du conservatoire, est contestée par une partie du corps enseignant. Vingt-deux d'entre eux ont d'ailleurs adressé un courrier à la direction des ressources humaines de la Ville.

« Nous mettons en doute la qualité et l'impartialité du travail de la médiatrice. Nous pensons qu'Hélène Sanglier est victime d'une cabale animée par quelques professeurs, dont certains s'arc-boutent sur des privilèges et s'affranchissent des règles et usages en vigueur dans un tel établissement » ont-ils écrit.

Le texte fait allusion aux mesures prises par Hélène Sanglier, - notamment pour faire baisser les coûts et renforcer la sécurité -- qui auraient déplu à certains de leurs collègues : transferts d'heures d'un professeur en ayant trop à un autre, baisse de rémunérations pour des coordinations, respect du nombre autorisé d'élèves par classe...

En juillet, ces professeurs mécontents avaient rallié des parents d'élèves, pour rencontrer, avec eux, la municipalité et se plaindre de leur direction. « Ils se sentent agressés par la gestion d'Hélène Sanglier et ont l'impression que c'est tourné contre eux » commente un professeur.

La qualité du travail réalisé par Hélène Sanglier, depuis sa prise de poste de directrice, en septembre 2014, ne fait pourtant pas débat pour la Ville. « En ce qui concerne la gestion budgétaire et administrative du conservatoire, nous n'avons rien à lui reprocher. Pour redynamiser l'établissement, trouver des subventions, animer la ville, elle a rempli le contrat. En revanche, en ce qui concerne l'animation de l'équipe d'enseignants, elle a montré des faiblesses » relève Cécile Striebig. « Il fallait lui apporter une aide. Et c'est pour cela qu'elle reste directrice adjointe. »

Par l'intermédiaire de son avocat, Hélène Sanglier a déposé un recours gracieux pour contester cette rétrogradation, considérée comme une sanction déguisée.
L'ambiance estplus que délétère

« Elle a choisi la voie gracieuse et non l'agressivité de la voie contentieuse, car elle souhaite une solution à l'amiable » commente son avocat Me Clamer. « Nous contestons sa décharge de fonction et son affectation sur un poste qui n'existait pas et dont elle n'a même pas la fiche de poste. Ce recours est un moyen strictement juridique portant sur le non-respect de la procédure » précise-t-il. La Ville a deux mois pour répondre, sinon l'affaire ira au tribunal administratif.

Les soutiens d'Hélène Sanglier reconnaissent « qu'elle a parfois manqué de tact ou fait preuve de maladresse. Mais elle a su l'entendre et se remettre en question. »

Aujourd'hui, la souffrance s'est propagée à davantage de professeurs. L'ambiance est plus que délétère. La méfiance règne entre collègues. « Avant j'étais heureuse d'aller au travail, aujourd'hui ce n'est plus le cas, relève une enseignante. Cette situation est inconfortable pour tout le monde. »
Valérie FREUND

 

 
 

 

création d'un collège de professeurs
Pour seconder la nouvelle directrice par intérim, Françoise Guillon-Fontaine, cadre de la Ville mais totalement étrangère au monde de l'enseignement musical, un collège de trois professeurs va être créé, jusqu'à l'embauche d'une nouvelle direction, en septembre. « Ce collège, ouvert à toutes les candidatures, est en phase de validation. Il participera aux prochaines réunions portant sur des décisions spécifiques » indique Cécile Striebig.

 

La plus civique des promotions

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:31:51

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La plus civique des promotions
 

 
Brigitte Klinkert (à droite) s'est entretenue avec trois des cinq jeunes ayant accompli leur service civique au Sdis 68. Un chantier pionnier dans le Haut-Rhin, appelé à se renouveler tous les ans.

Photo DNA/Nicolas Pinot

Dispositif national impulsé en 2011, le service civique s'est étendu depuis peu à l'activité de sapeur-pompier. En pionnier, à Colmar, le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) 68 a ainsi accueilli cinq jeunes volontaires du département.

Ils ont bénéficié d'une formation citoyenne et d'une formation complémentaire d'équipier SPV (sapeur-pompier volontaire) toutes missions, avant d'être affectés dans différents centres d'incendie et de secours, où ils ont eu l'occasion de mettre à l'épreuve leur sens des responsabilités, leur esprit d'équipe et leur engagement au service des citoyens.
Des jeunes d'Illzach, de Mulhouse,de Wittenheim...

Âgés de 17 à 21 ans, Margaux Muller du centre d'Illzach, Alexandre Kraft du centre de Mulhouse, Florian de Bortoli du centre de Wittenheim, Sylvain Gabriel du centre de Sainte-Marie-aux-Mines et Clément Palese du centre de Colmar, font partie des six jeunes dont la candidature a été retenue par le Sdis 68 pour cette première promotion.

D'une durée de neuf mois à partir de juillet 2018, leur engagement dans une mission d'intérêt général leur a permis d'acquérir une première expérience fort utile puisqu'ils sont déjà tous pompiers volontaires.

Ils ont notamment pris part à des actions de promotion du volontariat lors des rencontres nationales de la sécurité en octobre, des interventions au profit de la mission citoyenne du Sdis 68 comme l'opération « Trois gestes pour une vie » dans les collèges, des formations aux gestes qui sauvent, de la sensibilisation aux risques d'incendie domestiques et des actions de prévention avec la gendarmerie.

Au Sdis 68, ils ont reçu les félicitations de la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, en présence du directeur du Sdis, le colonel hors classe René Cellier, et du responsable adjoint du groupement de développement du volontariat au Sdis, François Notter. « Vous nous avez également beaucoup apporté », a déclaré à leur adresse René Cellier qui loue ce « chantier pionnier dans le Haut-Rhin », accueillant en tout onze jeunes en service civique chez les pompiers du département, et qui constitue un formidable tremplin pour leur avenir professionnel.

Le Sdis ayant obtenu un agrément triennal de l'agence du service civique, la prochaine promotion en est déjà aux candidatures via le site internet de ladite agence. Deux jeunes sont d'ores et déjà été sélectionnés pour la promotion 2019.
N.P.

 

 
 

 

Logelheim Challenge de quilles du conseil départemental Le club Espoir termine deuxième

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:39:17

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Logelheim  Challenge de quilles du conseil départemental
Le club Espoir termine deuxième
Le club de quilles Espoir de Logelheim, présidé par Richard Kamper, poursuit sa belle saison après avoir obtenu de haute lutte le titre de champion de France en quilles Saint-Gall.
 

 
Les équipes finalistes du challenge du conseil départemental.
Le week-end dernier, l'équipe 1 s'est illustrée en se classant deuxième au challenge du conseil départemental qui se déroulait sur la piste de Riedisheim. Vendredi soir, ils ont remporté la demi-finale de la zone Nord en battant Houssen par 6 à 0, et 1071 bois contre 1020.

Le lendemain, dans la demi-finale de la zone Sud, Jungholtz a battu Ungersheim par 4 à 2, et 1321 bois contre 1296.

Dimanche matin, lors de la petite finale, Ungersheim a battu Houssen par 6 à 0, et 1238 bois contre 1134.

L'après-midi, Jungholtz n'a laissé aucune chance à l'équipe de Logelheim avec une victoire de 6 à 0, et 1322 bois contre 1279.

Classement du challenge 2019 du conseil départemental du Haut-Rhin : 1) Jungholtz, 2) Logelheim, 3) Ungersheim, 4) Houssen.

 

 
 

 

Un concert austro-hongrois qui en vaut la chandelle

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:40:44

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Un concert austro-hongrois qui en vaut la chandelle
 

 
Un bel écrin pour un beau concert.  Photos L'Alsace /M.T.
Les lueurs subtiles et délicates des chandelles ainsi que les valses de Strauss et les danses populaires hongroises, reflets du crépuscule des empires au XIXe siècle, ont illuminé le bel écrin néobyzantin de la synagogue de Thann.

De Prague à Trieste, de Vienne à Budapest, l'assistance a ainsi pu s'imprégner de l'immense héritage culturel qui régnait au temps des valses de Strauss, de l'empereur François Joseph et de sa célèbre épouse Élisabeth (Sissi)...
Des hommages en musique

Pour cette occasion unique, les organisateurs ont également tenu à rendre hommage à Charles Ier et à l'impératrice Zita, grands-parents paternels de son altesse impériale et royale l'archiduc Rudolf d'Autriche, prince de Hongrie, de Croatie et de Bohème, qui a honoré ce concert austro-hongrois par sa présence. Parmi les officiels, ont également pris part à la soirée Daniel Mérignargues, sous-préfet de Thann-Guebwiller, Élie Cohen, président du consistoire du Haut-Rhin, Flavia Diet, adjointe et représentante du maire de Thann et Annick Luttenbacher, conseillère départementale du Haut-Rhin.

« En nous produisant dans cet ancien lieu de culte, nous avions à relever un double défi : nous adapter à l'acoustique et arranger les compositions de Johann Strauss, père et fils, à nos instruments à vent », a indiqué Bernard Meyer, directeur de l'harmonie.

À l'évidence, les 40 musiciens, en enchaînant les mouvements du Beau Danube bleu jusqu'à la célèbre Marche de Radetzky, ont réussi à répandre avec fougue une ambiance joviale et festive. Au final, un bel hommage à la musique juive avec un Shalom Aleichem des plus entraînants.

En première partie, le trio composé de Julien Pidancier, violoniste, Sorin Gueraliu, cymbaliste, et Natali Pavlovic au piano a fait miroiter un autre regard sur les cultures traditionnelles de l'Europe centrale et des Balkans. Parfois par des mouvements introductifs lents suivis par des allegro vivo, ils ont exprimé avec talent la frénésie des czardas (danses) hongroises ainsi que la nostalgie et les rythmes populaires des airs roumains et tziganes.
Michel TSCHANN

 

 
 

 

Des gilets jaunes moins mobilisés, mais Macron sous pression

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:45:53

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Des gilets jaunes moins mobilisés, mais Macron sous pression
 

 
Nouvelle mobilisation des gilets jaunes, ce samedi à Toulouse. Photo Pascal PAVANI / AFP
Maintenir la pression. Ce samedi, les gilets jaunes avaient fait du Capitole de Toulouse leur « capitale » pour protester contre la politique du gouvernement. À Paris, Emmanuel Macron peaufinait, lui, ses pistes de sortie du grand débat. Dans l'espoir de mettre un terme à une crise qui dure depuis cinq mois.

Quelques milliers de personnes ont défilé dans les rues de la ville rose et aussi dans d'autres villes, de Marseille à Bordeaux en passant par Montpellier, Laval et Paris. La participation nationale était proche de celle observée la semaine passée, la plus faible depuis le début du mouvement (*).

À Toulouse, la tension est montée en début d'après-midi entre cortège et forces de l'ordre, qui ont lancé gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes pour réduire le périmètre de la manifestation, interdite de centre-ville et de la place du Capitole. La préfecture a recensé deux blessés et 23 interpellations.

Sur les pancartes, la défiance à l'égard de l'exécutif s'exprimait sans détours. « Le grand débat, grand blabla », « Macron on n'attend rien de vos annonces », pouvait-on ainsi lire sur les pancartes du petit cortège parisien. « Pour que le mouvement s'arrête, il faudrait qu'il annonce le RIC (référendum d'initiative citoyenne) et la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité », explique Phil, un brancardier de 58 ans, protestataire depuis le 17 novembre.
Justice fiscale

Entre ces irréductibles de la rue et l'Élysée, le dialogue est rompu. Le président de la République cherche à rétablir la confiance avec le reste des Français. Il doit annoncer les conclusions qu'il tire du grand débat. Et les mesures concrètes qui vont sortir de cet exercice qui a permis à l'exécutif de reprendre du terrain médiatique au mouvement des gilets jaunes.

Emmanuel Macron est sous pression : si ses mesures convainquent la majorité silencieuse, le président peut ouvrir une nouvelle page du quinquennat. À l'inverse, si ses annonces tombent à plat, il s'embourbe dans une opération perçue comme un simple outil de communication. Le chef de l'État se trouverait alors entravé dans la poursuite de ses réformes.

Sous pression des Français, sous pression budgétaire (les finances publiques n'offrent pas de marge de manoeuvre), Emmanuel Macron l'est aussi au sein de son équipe. Adepte du « en même temps », il a construit un gouvernement alliant sensibilités de droite, et de gauche.

Mais l'aile droite est beaucoup plus organisée et structurée que l'aile gauche. Elle pousse ses pions. Édouard Philippe, le Premier ministre, a mis en avant la nécessité de baisser les impôts. L'aile gauche, plaide, elle, pour des mesures de justice sociale.

Le président de la République ne laisse rien fuiter. Pour donner de la force aux mesures que l'exécutif promet « concrètes ».

Le suspense sera bientôt levé. Le chef de l'État devrait s'exprimer en début de semaine
(*) Ils étaient 31 000 en France selon le ministère de l'Intérieur. un décompte contesté par les gilets jaunes, qui ont compté 81 000 participants.

 

 
 

 

FAITS DIVERS Colmar et Ingersheim colmar -Dix cabanons de jardin incendiés

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:57:20

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FAITS DIVERS Colmar et Ingersheim
colmar -Dix cabanons de jardin incendiés
Huit cabanons de jardins ont été incendiés à Colmar dans la nuit de vendredi à samedi, et deux autres une heure plus tôt à Ingersheim, même si aucun lien ne peut être établi à ce jour.
 

 
COLMAR.- Ignace Alberti (à gauche), vice-président de l'association des jardins familiaux et un bénévole devant l'endroit où ont brûlé quatre cabanons accolés, sur les huit incendiés au Dagsbourg vers 4 h.
« On venait de terminer la reconstruction des deux cabanons, qui ont brûlé dans la nuit du 2 au 3 mars, aux jardins de l'Espace de l'Ill au Ladhof, lorsqu'on a appris la mauvaise nouvelle... », soupirent Ignace Alberti, vice-président de l'association des jardins familiaux de Colmar et son ami Jean-Pierre.

Tous deux sont venus constater les dégâts au Dagsbourg, près du quartier Europe tout au bout de l'avenue de Rome, où quatre cabanons « doubles » - aménagés par huit bénéficiaires - ont brûlé à trois endroits différents dans la nuit de vendredi à samedi.

Des petits coins de paradis, il ne reste quasiment que des cendres, malgré l'intervention d'une dizaine de pompiers de 4 h 20 à 6 h 50. Au moins deux bouteilles de gaz se trouvaient à l'intérieur, mais aucun blessé n'est à déplorer. D'autres jardiniers montrent l'endroit où le ou les incendiaires auraient découpé le grillage et indiquent que quelques autres cabanons ont été forcés et fouillés, sans être brûlés.

Un peu plus d'une heure plus tôt, à 3 h 10, les pompiers ont été appelés pour l'incendie de deux gloriettes - non accolées - aux jardins familiaux près des étangs d'Ingersheim, chemin Mattensteinweg. Ici aussi, d'autres cabanons auraient été forcés et fouillés.

Policiers et gendarmes ont procédé hier aux constatations. Si l'origine volontaire des feux ne fait pas de doute, à ce stade des investigations rien ne permet d'affirmer que les faits ont été commis par un ou les mêmes auteurs à Colmar et Ingersheim.
J-F.S

 

 
 

 

Vandalisme ou vol à la tire ?

Publié dans le panorama le Dimanche 14 avril 2019 à 08:38:45

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Vandalisme ou vol à la tire ?
 

 
La rédaction

Vraisemblablement dans la nuit de vendredi à samedi, le véhicule de service de la rédaction colmarienne de L'Alsace, a été sérieusement endommagé.

Garé sur le « parking » propriété du conseil départemental entre la rue Bruat et la rue de la Gare à Colmar, la Peugeot 208 faisait pâle figure samedi matin : un ou plusieurs individus se sont servis d'un piquet en bois trouvé sur place pour briser deux vitres et endommager à divers endroits la carrosserie d'un véhicule de service affichant à peine 500 km. Il n'y avait rien à dérober dans cette voiture servant aux journalistes de la rédaction, en particulier aux faits diversiers, souvent sur la route.

C'est donc bien un outil de travail qui a été bêtement ciblé et qui devra faire l'objet d'une immobilisation a priori longue. Plainte pour dégradations a été déposée au commissariat de police.

 

 
 

 

Hautes Vosges Circulation Le déneigement de la Route des Crêtes est en cours

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:26:18

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Hautes Vosges Circulation
Le déneigement de la Route des Crêtes est en cours
 

 
Cycliste devançant l'ouverture du 26 avril, au milieu des opérations de déneigement, ce jeudi sur la Route des Crêtes.
La Route des Crêtes devrait être rendue à la circulation automobile le 26 avril prochain entre le Grand-Ballon et le col du Rothenbach. Depuis la fin de la semaine dernière, les équipes du service route du conseil départemental du Haut-Rhin sont en action. Ils ont travaillé ce jeudi dans les congères en contrebas du Batteriekopf et du Rothenbachkopf. Celles-ci ne sont pas très hautes cette année. La portion qui dépend du département des Vosges devrait rouvrir d'ici le 30 avril.
Voir notre vidéo et notre diaporama sur dna.fr.

Voir notre vidéo et notre diaporama sur dna.fr.

 
 

 

Technoport : priorité à l'écologie`

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:29:09

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Technoport : priorité à l'écologie
 

 
Premier scénario : une rue centrale desservant des constructions de part et d'autre, entourée d'un parc périphérique. Document Urban Act
Le projet de Zac du Technoport avance bien. Et la deuxième réunion publique de concertation, mercredi soir à Saint-Louis, l'a confirmé. Après une présentation globale il y a un mois, Saint-Louis agglo (SLA) est cette fois entré dans le vif du sujet avec la présentation de trois variantes d'aménagement (numéro 1 : une rue centrale ; numéro 2 : un parc central ; numéro 3 : pas de parc), avant de retenir la deuxième option. Une présentation effectuée par Alexandre Bouton, architecte urbaniste chez Urban Act. Chacun des scénarios retenus a été évalué (bon, neutre ou mauvais) et comparé aux autres selon quatre thématiques : écologie, économie, usages et mobilité.

ÉCOLOGIE.- Sur le plan environnemental, le scénario numéro 3 est clairement à bannir puisque la restauration d'un corridor écologique serait compromise, de même que la renaturation du Liesbach. La pollution lumineuse et le renforcement de l'effet îlots de chaleur avec la concentration des constructions sont aussi des éléments très négatifs. Les deux autres scénarios sont plus avantageux, notamment le numéro 2, qui offre un corridor écologique plus large, une renaturation du cours d'eau optimale et la création de milieux favorables à la biodiversité.
Vélos et piétons éloignés du trafic

ÉCONOMIE.- Le scénario numéro 3 se démarque nettement des deux autres, mais positivement cette fois puisque le renforcement du programme de constructions permettrait de créer 6500 emplois au lieu des 4000 prévus actuellement et à SLA de vendre 440 000 m² de surface de plancher contre 280 000 m² pour les deux autres scénarios. Des arguments insuffisants pour convaincre l'agglo, qui a même opté pour l'option la moins avantageuse économiquement puisque le projet numéro 2 prévoit la création de deux voies de communication, soit un montant de travaux de voirie plus élevé.

USAGES.- En termes de confort d'usage du parc et de qualité des espaces publics, seul le projet numéro 2 se démarque, notamment par sa cohérence et sa continuité d'ensemble. « Le parc sera plus éloigné de l'A35 et de la voie ferrée et la nature deviendra un espace public à part entière. Les constructions le long de l'autoroute serviront aussi de barrières acoustiques, ce qui rendra le parc plus tranquille », relève l'architecte urbaniste.

MOBILITÉ.- Si le deuxième projet est légèrement en dessous des deux autres en ce qui concerne la desserte des transports en commun, avec notamment des arrêts de tram un peu plus éloignés des constructions (plus de 200 mètres), il présente d'autres avantages non négligeables, à commencer par la création de cheminements piétons et vélos en site propre, éloignés de la circulation, mais aussi des flux routiers mieux répartis et non plus concentrés sur un axe nord-sud, comme le prévoit l'option numéro 1.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

technoport - Pollution, parkings, vélos, golf...

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:28:30

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technoport - Pollution, parkings, vélos, golf...
 

 
En fin de présentation, la parole a été laissée à l'auditoire, pour une séance de questions-réponses très instructive. Parmi la trentaine de personnes présentes, une petite partie s'est exprimée et a donné son avis. Principales préoccupations de l'assistance, les questions touchant à la mobilité et à l'environnement. Mais pas seulement...
« L'endroit le plus pollué »

Une habitante du secteur s'est ainsi étonnée de la création d'un parc « en plein milieu de l'endroit le plus pollué du coin, où personne ne va aller ». Réponse d'Alain Girny, le président de Saint-Louis agglomération (SLA), un brin agacé par cette remarque : « Faudrait-il alors ajouter des bâtiments et encore plus de pollution ? » Ce dernier a pris en exemple ce qui a déjà été fait chez le voisin suisse, avec le Lange Erlen et le Park im Grünen, des lieux de nature qui restent très fréquentés par le public malgré la proximité d'axes routiers importants qui génèrent énormément de trafic.

Pour répondre à la question de cette même habitante qui mettait en cause l'utilité de la création d'un pôle commercial et de loisirs, l'architecte urbaniste Alexandre Bouton a, lui, mis en avant le potentiel du secteur : « L'EuroAirport, ce sont 15 000 employés qui trouveront ici un lieu de récréation et de consommation qu'ils n'avaient pas avant. »

Olivier Boule, président d'Arcoba (association des artisans et commerçants de Bartenheim) a tenu à en savoir plus sur la surface commerciale totale du projet porté par Unibail. Et c'est Christophe Noël, en charge du projet dans le secteur, qui lui a répondu : « Il y aura bien 60 000 m² de surface de vente, mais la superficie totale du projet est de 85 000 m² de surface utile. Ces 25 000 m² supplémentaires serviront à déployer des espaces culturels, de loisirs et de divertissement. »
Un parking silo de 4500 places

Au fil des échanges, on a aussi pu apprendre que l'agglo allait privilégier les parkings souterrains et aériens pour le stationnement, un parking silo de 4500 places étant déjà prévu dans le projet. Les modes de déplacements doux ne seront pas négligés pour autant « mais il faut aussi que les gens prennent en compte les efforts que l'on fait et prennent l'habitude de se déplacer autrement qu'en voiture, estime Alain Girny. Nous avons prévu d'améliorer tout ce qui concerne les piétons et les cyclistes, en se basant sur le modèle bâlois qui, rappelons-le, ne s'est pas construit en un jour. Mais nous allons y arriver. » Dans cette optique, une place importante sera laissée aux pistes cyclables, qui ne seront pas trop proches de la route. La conseillère départementale Pascale Schmidiger a, quant à elle, souligné que le département était engagé dans le développement de parkings relais pour faire la promotion des transports collectifs. Le Technoport ne devrait donc pas échapper à la règle... Le cadencement des bus sera aussi augmenté, avec deux lignes supplémentaires qui viendront prochainement du Sundgau.
Un viaduc pour la voie ferrée

L'emplacement de la voie ferrée, qui sera prolongée jusqu'à l'EuroAirport, a également été défini puisqu'un viaduc enjambera le Technoport. Viaduc au-dessous duquel une ouverture de 170 mètres de large sera laissée afin de faire passer les routes, le tramway, le ruisseau du Liesbach et le corridor écologique. Le golf 9 trous sera, lui, réparti sur l'ensemble des 20 hectares du parc, « avec quelques protections à certains endroits », précise Alain Girny. Le tracé de l'extension du tram 3 n'est, en revanche, pas définitivement validé. S'il est situé sur le côté est pour l'instant, il pourrait bien basculer à l'ouest, le long de l'A35, où les terrains sont la propriété de SLA, alors qu'ils appartiennent à la SNCF de l'autre côté et devraient donc être rachetés.

Enfin, un habitant s'est inquiété d'éventuels « problèmes de squat, de drogue et de délinquance qui pourraient apparaître, dans une zone sans habitation et qui sera déserte après 20 h ». Une problématique que l'agglo compte combattre à grand renfort d'animations : « Cette zone fonctionnera aussi le soir et parfois assez tard le week-end, avec une offre événementielle et de restauration très régulière », promet Christophe Noël.
S.Sp.

 

 
 

 

Et la communauté européenne d'Alsace ?

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:17:02

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Et la communauté européenne d'Alsace ?
 

 
Le Lions Club Sélestat Haut-Koenigsbourg a eu davantage de chance que le PS puisqu'il organise vendredi 26 avril à partir de 19 h à la Bibliothèque humaniste deux conférences : « Présentation de la Communauté européenne d'Alsace » avec Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert, présidents des deux conseils départementaux et « L'Europe à la veille des élections européennes » avec la sénatrice Fabienne Keller, Marcel Bauer, maire de Sélestat, et Pierre Bihl, maire de Bergheim et vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin.

 

 
 

 

Europe : Macron en solo

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:17:56

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Europe : Macron en solo
 

 
Laurent Bodin

Nathalie Loiseau est officiellement la tête de liste du parti présidentiel, La République en Marche, allié au MoDem, aux élections européennes. La désormais ex-ministre des Affaires européennes n'est cependant pas la tête d'affiche. C'est bel et bien le président de la République, Emmanuel Macron, qui passe un test grandeur nature avec ce scrutin. Tout particulièrement s'agissant de LREM, les résultats dépendront moins des promesses de campagne de Mme Loiseau que du bilan de l'exécutif après deux années d'exercice du pouvoir, dont six mois sous la pression du mouvement des gilets jaunes.

Après avoir échoué à convaincre l'Allemagne de le suivre dans son projet de réforme du fonctionnement de l'Union européenne, Emmanuel Macron a décidé de jouer sa propre carte. Le chef de l'État a donné son feu vert à la taxation des géants du numérique, projet qui n'avait pu voir le jour à l'échelle de l'UE. Au fur et à mesure qu'approche le 26 mai, Emmanuel Macron se montre de plus en plus ferme. Ce fut le cas, cette semaine, sur le Brexit, mais aussi sur les négociations commerciales entre les États-Unis et l'Europe. Le président français a voté contre, sans que cela n'empêche la reprise du processus. Dans ce message clairement destiné aux Français, le chef de l'État tente d'appliquer l'une de ses promesses : faire en sorte que l'Europe protège les citoyens des États membres plutôt que de les fragiliser à travers une concurrence débridée.

Sans préjuger de leur sincérité, les prises de position d'Emmanuel Macron ne peuvent que satisfaire des Français qui entendent que l'Union européenne leur facilite la vie au lieu d'imposer des règles techniques en même temps qu'une libéralisation totale de l'économie. Le problème est que, s'il ne parvient pas à convaincre ses homologues qu'il est dans leur intérêt de suivre la même voie, cette position servira ses intérêts nationaux mais ne fera nullement avancer une Europe qui, aujourd'hui, n'est pas loin de la paralysie.

 

 
 

 

Dans un courrier à Rottner, Macron rassure Strasbourg

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:18:23

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Dans un courrier à Rottner, Macron rassure Strasbourg
 

 
Le Parlement européen va-t-il rester à Strasbourg ?

Archives L'Alsace/Jean-Marc Loos

Le président de la région Grand Est, Jean Rottner, avait adressé, le 12 mars dernier, un courrier au président de la République pour l'alerter sur la pérennité du Parlement européen à Strasbourg. Emmanuel Macron a répondu à Jean Rottner, qui vient de délivrer dans un communiqué la teneur de cette réponse. Le président de la région, comme d'autres élus, avait été interpellé par la prise de position de la nouvelle patronne de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, « dauphine » d'Angela Merkel, qui s'était prononcée dans une tribune pour le déménagement du siège à Bruxelles...

« Soyez certain que je continuerai de défendre cette ville, dont le statut de capitale européenne, inscrit dans les traités, est intangible et non négociable », a écrit Emmanuel Macron dans sa réponse en date de ce lundi 8 avril.
Attention aux mots

Jean Rottner s'est félicité de ce soutien du président de la République qui « conforte, officiellement et avec force, le rôle de capitale européenne de Strasbourg ». « Le chef de l'État a entendu notre appel lancé pour le respect des traités fondateurs gravant Strasbourg comme siège intangible du Parlement européen », conclut Jean Rottner.

Toutefois, l'extrait de la lettre d'Emmanuel Macron, tel qu'il nous est donné, ne permet pas d'être pleinement optimiste. La phrase du président de la République ne cite pas explicitement le siège du Parlement européen. De la même façon, dans une interview qu'il avait accordée lors de sa venue au Parlement il y a un an, le chef de l'État avait défendu le statut de capitale européenne de Strasbourg. Ce statut, la ville le doit aussi à la présence du Conseil de l'Europe, qui a pour siège Strasbourg depuis sa création en 1949. C'est d'ailleurs par un traité, celui de Londres, qu'a été fixé à Strasbourg le siège du Conseil de l'Europe. Celui-ci n'est pas contesté. Mais celui du Parlement européen l'est et les mots « siège du Parlement européen » restent invisibles dans les réponses du président de la République, qui peu-vent tout à fait, de façon sibylline, évoquer le Conseil de l'Europe... Allez, encore un petit effort !

 

 
 

 

OMNISPORTS La ministre des Sports Roxana Maracineanu de retour à Mulhouse « Les gens sont heureux pour moi »

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:21:12

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OMNISPORTS La ministre des Sports Roxana Maracineanu de retour à Mulhouse
« Les gens sont heureux pour moi »

Roxana Maracineanu n'avait pas encore remis les pieds à Mulhouse depuis sa nomination à la tête du ministère des Sports il y a huit mois. Vendredi, elle a évolué en terrain conquis, avec fierté et émotion.
 

 
La ministre des Sports a découvert avec émotion la plaque qui jouxte désormais le "Bassin Olympique Roxana Maracineanu".
Roxana Maracineanu en a vu d'autres. Mais ce vendredi, l'ancienne petite sirène de l'Illberg a quand même été rattrapée à plusieurs reprises par l'émotion.

- C'est la première fois que vous revenez à Mulhouse. Le moment est forcément particulier, non ?

- Oui, même si j'ai bien sûr été en contact téléphonique avec mes proches depuis ma nomination. La dernière fois que j'étais là, c'était en avril 2018, pour donner une petite formation sur le "savoir nager" au Mulhouse Olympic Natation et pour remettre une médaille à François Matter, mon médecin du temps où j'étais nageuse ici.

Alors, oui, c'est évidemment particulier de revenir en tant que ministre parce que les gens sont heureux pour moi, autant qu'ils ont été surpris, comme moi, au moment où le poste m'a été proposé.
« Ici, le lien de confiance existe déjà »

- Vous mesurez le chemin parcouru ?

- Oui, il y a de ça, mais il y a aussi le plaisir de partager avec ma famille agrandie, parce qu'ici c'est vraiment ma famille. C'est le club qui m'a accueillie à un moment particulier de ma vie, de mon enfance, de mon arrivée en France, et qui m'a toujours accompagnée, du début à la fin de ma carrière, un peu après aussi. On est pas mal resté en contact ces dix dernières années. Déjà en avril, j'étais vraiment contente, parce qu'on avait renoué le contact aussi sur le plan professionnel, entre le club et l'association que j'avais montée en région parisienne, "J'peupa G piscine !".

- Il y a cette petite phrase qui circule au Mulhouse Olympic Natation ces temps-ci : « Au MON, on a formé des champions d'Europe, du monde, des médaillés olympiques et maintenant, des ministres »...

- Oui, j'imagine bien que pour Laurent Horter (président d'honneur du MON et entraîneur à ses débuts) et son épouse Marie-Octavie, ça doit être très réjouissant de me voir là. Je l'avais d'ailleurs déjà dit en venant il y a un an... (elle coupe, submergée par l'émotion).

- Comment avez-vous effectué vos choix pour cette visite ?

- En fonction de nos priorités ministérielles, d'abord, mais aussi parce que c'était le bon moment pour parler du plan "Aisance Aquatique" que je porte et qui est sur le point d'être publié. Nous sommes lancés dans un processus de démocratisation du contenu pédagogique de la natation et du vélo.

À Mulhouse, il y avait l'occasion de prendre la température sur le terrain, de voir comment ça peut être accueilli, et ici, c'est très bien accueilli. À l'Agglo, on m'a dit que seulement 30% des enfants savaient nager en 6e, c'est encore moins que la moyenne nationale. C'est donc un bon choix d'en avoir parlé ici, parce qu'il y a vraiment quelque chose à faire sur le territoire de Mulhouse Alsace Agglomération.
« Je suis une citoyenne de l'Europe »

- Vous trouvez encore le temps de nager ?

- Oui, je m'y suis remise une fois par semaine, le lundi. Ce n'est pas facile, on est tout le temps à droite, à gauche, souvent en voiture...

- Et ça vous manque ?

- Non, pas à moi, mais peut-être un peu plus à mon corps, oui... (rires) Moi, ça va. Intellectuellement, ce que je fais est très satisfaisant et me suffit.

- Est-ce toujours juste de parler de Roxana la Mulhousienne ?

- Oui, oui (rires). Mais moi, je suis une citoyenne de l'Europe comme on dit. Il y a Roxana la Roumaine, Roxana de Bucarest, Roxana de Mulhouse, Roxana de Clamart et maintenant Roxana du ministère des Sports, dans le 13e arrondissement à Paris.

De toute façon, j'ai connu dans ma vie tellement de moments forts depuis mon départ de Roumanie à l'âge de 9 ans qu'on a créé des contacts forts partout où on est passé avec ma famille. Mais évidemment que mon long passage à Mulhouse est loin d'être anodin.

- Vous avez encore le temps de suivre l'actualité de la natation françai se et alsacienne en particulier ?

- Il va falloir, parce que la saison des championnats de France reprend, par la natation la semaine prochaine justement. Je serai d'ailleurs à Rennes dimanche je pense, le jour où Louise (Lefebvre, grand espoir du Mulhouse ON, ndlr) nagera le 200 m dos, ma spécialité. Cette petite, je la suis, oui. Déjà parce que j'ai nagé avec sa maman à l'époque (Delphine Rousseau) et puis parce que j'ai moi aussi ma fille aînée (Nina, bientôt 10 ans) qui vient de commencer la natation. J'ai montré une vidéo d'elle à Lionel (Horter, son emblématique entraîneur) jeudi soir et il m'a dit : ''Qu'est-ce qu'elle nage bien !''. Je me dis que, peut-être, elle suivra les traces de Louise et que ça permettra d'assurer une continuité (rires). Il y a vraiment un truc spécial dans cette piscine de l'Illberg. Je souhaite en tout cas à Louise la plus grande réussite possible. Je suis convaincue qu'elle va y arriver parce qu'elle a les qualités physiques, mentales et de travail. Je suis très confiante.

- Vous allez encore assister au match de handball féminin Metz - Bucarest ce samedi soir en Ligue des champions...

- Toutes les étoiles sont alignées ! Et en ce qui concerne le match, j'ai déjà dit que j'étais 100% Française et 100% Roumaine. Là, je serai 50-50 !
Propos recueillis par Fabien ROUSCHOP

 

 
 

 

60 ans de la maison ferber - « La chance de pouvoir choisir »

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:39:06

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60 ans de la maison ferber - « La chance de pouvoir choisir »
 

 
Christine Ferber a conçu 1 400 recettes différentes. Photos DNA/Julien Kauffmann
Elle n'a « rien inventé », « rien créé ». Christine Ferber l'affirme sans fausse modestie. « Celui qui a fait la première confiture, qui a permis aux gens de manger des fruits en plein hiver. L'inventeur de la pâte brisée, de la pâte à choux. Eux ont créé, eux ont inventé. Je ne fais que composer », développe-t-elle d'une voix douce.

Si elle n'a rien inventé, Christine Ferber a, au moins, transformé la confiture en produit gastronomique. Dans son laboratoire, pas de fruits congelés, évidemment, et un respect du produit presque obsessionnel.
« Les machines ne remplacent pas les gestes »

Chez elle, « toutes les pêches arrivent entières. Elles sont étuvées, épluchées, coupées à la main. Si on veut en faire une purée ensuite, on les transforme en purée. Je pourrais utiliser une centrifugeuse, mais les machines ne remplaceront pas les gestes. Il faut respecter le produit », en le malmenant le moins possible.

Les griottes sont dénoyautées à la main. Les mirabelles triées selon leur maturité, débarrassées de leurs tâches et griffures dues aux feuilles, aux oiseaux...

Cette matière première est sélectionnée avec l'exigence d'un grand chef. Pour ses confitures de cerises, elle ne travaille que trois variétés différentes, dont la rare Blanche de Napoléon. Même chose pour les fraises, seules la Korona et la Mara des bois trouvent grâce à ses yeux... et au palais des amateurs de confiture Ferber. « Je travaille avec les mêmes producteurs depuis 35 ans. » Ils sont principalement situés dans le Bas-Rhin.

Dès le printemps, elle les appelle, pour s'enquérir de la floraison des arbres. « C'est une angoisse permanente », grimace-t-elle.
« Les agriculteurs ont eu la patience d'attendre »

Et quand la nature est moins généreuse, elle doit s'adapter. Le client aussi. « Depuis 1999 les récoltes de mirabelles sont plus compliquées. Il fait chaud, les arbres manquent d'eau et font parfois tomber leurs fruits, dans un réflexe de survie. L'an dernier, j'en ai reçu des magnifiques, le 15 septembre. Les agriculteurs ont eu la patience d'attendre, il y a eu un peu de pluie. » Sur la rhubarbe, elle n'en veut plus après le 15 mai, car sa texture change, elle devient moins acide. Il lui arrive de recevoir 300 comme 1 300 kilos, selon les années et la météo.

Cette exigence est-elle un luxe ? « Si on n'avait pas eu d'autres activités, la pâtisserie, le traiteur, la boulangerie, un peu de chocolat, je n'aurais pas pu me permettre de faire de la confiture de cette manière. » C'est-à-dire trois à quatre kilos à la fois, précuits, puis cuits lentement, dans des bassines en cuivre. Jusqu'à huit, sur autant de feux.

Une fois, elle a suivi les conseils du comptable de son père, critique sur les coûts de revient et soucieux d'augmenter la rentabilité. « J'ai mis 10 kilos de framboises dans un cuiseur. Pendant qu'elles cuisaient, j'ai fait autre chose. Mais le résultat n'était ni beau, ni bon. Même mon père était d'accord. »
« La confiture, c'était ma mère »

Un père, une mère longtemps sceptique sur l'intérêt de faire des confitures. L'histoire commence en 1989, avec un visiteur qui laisse des griottes sur la table de la cuisine. Christine décide d'en faire la confiture. « J'avais envie de faire autre chose que mon père, de suivre le rythme des saisons. » Chez sa grand-mère, elle récupère des morceaux de tissus pour agrémenter les pots.

« Ma mère n'était pas d'accord. La confiture, c'était elle ! Pour les beignets, le glaçage des gâteaux. En plus, on en vendait à l'épicerie, de la Beyer®, de la Bonne-Maman®. Je lui ai répondu que ce n'était pas pour les vendre, juste pour décorer. D'ailleurs des clients ont voulu acheter les pots, elle a refusé. »

Ce qui n'empêche pas Christine de continuer à faire ses confitures, après sa journée de travail. Elle se crée une clientèle. Au bout de trois ans ou quatre ans - elle ne s'en souvient plus - les seules confitures en vente au Relais des Trois-Épis sont les siennes. « Quand on commence un produit, on ne sait jamais si ça va plaire. Il n'y avait pas de pub, de marketing. Quand ça fonctionne, c'est magique. »

La presse nationale prend le relais du bouche-à-oreille. « Après le premier article, dans le Figaro , on a reçu 150 demandes d'information. 30 commandes. Le premier client a appelé parce qu'un pot était cassé. On a contacté tous les autres pour savoir si c'était aussi le cas ! On n'avait pas demandé de paiement d'avance, on n'était vraiment pas au point. »

Tous les clients ont réglé rubis sur l'ongle et les confitures de Christine Ferber sont aujourd'hui connues dans le monde entier. Elle en vend 200 000 chaque année.
Cyril TROMSON

 

 
 

 

zapping - Société de consommation

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:38:05

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zapping - Société de consommation
 

 
Le 1er salon du Grand Est destiné aux enfants investit le parc-expo ce week-end. Des animations multiples pour la jeunesse et des conférences pour les parents composent un programme pour séduire les deux générations. On reste néanmoins dubitatif face à cette déclinaison de l'appel à consommation. Déjà outrancière pour les adultes, elle s'attaque aujourd'hui à un nouveau public.

? ADJOINT FANTÔME. - Lors de la réunion de quartier Ladhof - Saint-Antoine jeudi soir, un riverain a relaté l'entrevue qu'il avait eue il y a un an « avec l'adjoint » à propos de problèmes de circulation. Son interlocuteur s'était engagé à faire un comptage des camions passant par sa rue ; mais le riverain n'a plus eu de nouvelles depuis. Jean-Paul Sissler, chargé de la voirie, lui a répondu qu'il n'avait pas souvenir d'une quelconque entrevue avec ce monsieur. Le riverain l'a regardé, étonné : « Mais vous êtes qui, vous ? », déclenchant des rires dans la salle. On ne saura pas qui le riverain a rencontré. Y aurait-il des adjoints fantômes au sein de la municipalité ?

? COU TORDU. - Les illuminations et projections sur façades du « plan lumière » ont été réactivées dans le cadre de Colmar fête le printemps (notre édition d'hier). Il n'y en a pas que pour l'hyper-centre : on peut ainsi admirer un panneau du Retable d'Issenheim, celui de la Résurrection, sur l'église Saint-Vincent-de-Paul. Seul bémol : le panneau est à l'envers. Pour éviter de se tordre le cou, mieux vaut aller voir le Retable en entier au musée Unterlinden.

? FAUSSE NAÏVETÉ ? - Il y avait du monde vendredi dernier à l'inauguration de la permanence de Benoît Nicolas. Autour de l'avocat candidat à la mairie de Colmar, beaucoup de collègues du barreau, bien sûr, mais aussi deux gilets jaunes et quelques militants politiques, dont Paul Martin, candidat du Mouvement des progressistes aux dernières législatives, ainsi qu'un ancien soutien de Gilbert Meyer aux municipales de 2014. Frédéric Hilbert, lui, n'est pas venu. « Hors de question ! », aurait répondu l'écologiste à son nouveau concurrent, qui feint de s'en étonner.

? LES GJ PAS EN ODEUR DE SAINTETÉ. - Comme ailleurs en France, les gilets jaunes colmariens ont prévu de « reprendre les ronds-points » ce week-end. Sont prévus un barbecue, des jeux et « de la bonne humeur » sur celui de la statue de la Liberté. Mais les GJ n'y sont visiblement pas en odeur de sainteté : les espaces verts de la Ville ont épandu du fumier sur le rond-point hier en fin d'après-midi. Vous avez dit coïncidence ?

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:23:48

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Rapportages

 
Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
Cou tordu
Les illuminations et projections sur façades du « plan lumière » ont été réactivées dans le cadre de « Colmar fête le printemps » (notre édition d'hier). Il n'y en a pas que pour l'hyper-centre : on peut ainsi admirer un panneau du Retable d'Issenheim, celui de la Résurrection, sur l'église Saint-Vincent-de-Paul. Seul bémol : le panneau est à l'envers. Pour éviter de se tordre le cou, mieux vaut aller voir le Retable en entier au musée Unterlinden.
Adjoint fantôme

Lors de la réunion de quartier Ladhof - Saint-Antoine de Colmar jeudi soir, un riverain a relaté l'entrevue qu'il avait eue il y a un an « avec l'adjoint » à propos de problèmes de circulation. « L'adjoint » s'était engagé à faire un comptage des camions passant par sa rue ; mais le riverain n'a plus eu de nouvelles depuis. Jean-Paul Sissler, chargé de la voirie, se lève alors pour lui rétorquer qu'il n'a pas souvenir d'avoir eu une quelconque entrevue avec monsieur. Le riverain le regarde, étonné : « Mais vous êtes qui, vous ? », déclenchant des rires dans la salle. On ne saura donc pas qui le riverain a rencontré. Y aurait-il des adjoints fantômes au sein de la municipalité ou faut-il y voir le fruit d'un déficit de notoriété ?
Fausse naïveté ?

Il y avait du monde vendredi dernier à l'inauguration de la permanence de Benoît Nicolas. Autour de l'avocat candidat à la mairie de Colmar, beaucoup de collègues du barreau, bien sûr, mais aussi deux gilets jaunes, dont l'inévitable Christophe Kleitz, et quelques militants politiques, dont Paul Martin, candidat du « Mouvement des progressistes » de Robert Hue aux dernières législatives. Il y avait même un ancien soutien de Gilbert Meyer aux municipales de 2014. Frédéric Hilbert, lui, n'est pas venu, malgré l'invitation adressée par Benoît Nicolas. « Hors de question ! », aurait répondu l'écologiste à son nouveau concurrent, qui feint de s'en étonner.
Les gilets jaunes pas en odeur de sainteté

Comme ailleurs en France, les gilets jaunes colmariens ont prévu de « reprendre les ronds-points » ce week-end. Sont notamment prévus un barbecue, des jeux et « de la bonne humeur » sur celui de la statue de la Liberté à Colmar. Mais les gilets jaunes n'y sont visiblement pas en odeur de sainteté : les espaces verts de la Ville ont épandu du fumier sur le rond-point hier en fin d'après-midi. Vous avez dit coïncidence ?

 

 
 

 

Tchat & Ratsch

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:20:42

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Tchat & Ratsch
Roxana est passée par ici, elle ne passera pas par là
Suite et fin du feuilleton Maracineanu ; Brexit et bassin potaxit ; la caravane ne passe pas; on ne touche pas aux assoces ; les municipales gagnent la campagne.
 

 
- Elle est où Roxana ? - Partie. - Où ça ? - Là-bas, à Cernay.
? Le bec dans l'eau

On ne remerciera jamais assez Roxana Maracineanu. Même en ne venant pas à Guebwiller, la ministre des Sports, nous a valu un petit feuilleton dans cette modeste rubrique.

Rappel des épisodes précédents : la comcom de la région de Guebwiller rêve d'une inauguration de son nouveau centre aquatique Nautilia en présence de l'ex-nageuse mulhousienne. Mais l'invitation fait un flop (ou splatch, on ne sait pas au juste) : samedi dernier, pas de Roxana...

Bon, jusqu'ici, rien de grave. Sauf que pas plus tard qu'hier, on retrouve la ministre en question en visite dans le Haut-Rhin. Et qu'a-t-elle fait de sa matinée, on vous le demande ? Elle a posé la première pierre de... la future piscine de Cernay, un équipement dont le budget annoncé est de 6,5 M EUR HT, à peine (autant dire qu'un habitant de la comcom de Guebwiller n'en voudrait même pas dans son jardin). Ça valait bien la peine d'en construire une trois fois plus chère...
? Déstockaxit

La séance de conseil communautaire touche à sa fin, jeudi soir à Guebwiller. La motion de soutien au déstockage de Stocamine est approuvée à l'unanimité. La discussion se poursuit sur l'avenir des déchets ultimes. Prise de parole de Francis Zug : « J'ai une idée pour tous ces déchets qui sont dans nos galeries des mines de potasse. Avec toutes ces histoires de Brexit, je connais un grand tunnel qui va bientôt ne plus être utilisé... »

Décidément, les Soultziens ont toujours un atout dans leur Manche...
? Dans quel état j'aire ?

Fin de séance communautaire, acte II. Au point divers, Francis Kleitz glisse une petite phrase, une seule, suivie d'un sourire entendu : « Je vous informe qu'une caravane vient de s'installer sur un terrain privé à Guebwiller ». Le maire de Guebwiller souhaitait évidemment rappeler à ses collègues que l'aire d'accueil pour gens du voyage - ce serpent de terre, sans cesse repoussé - devrait bien finir par voir le jour...

À ce sujet, on ne saurait que proposer aux élus de la CCRG de méditer cette fulgurance de La Fontaine en conclusion du Conseil tenu par les Rats : « Ne faut-il que délibérer/La cour en conseillers foisonne/Est-il besoin d'exécuter/L'on ne rencontre plus personne. »
? Attention, associations fragiles !

Lors du récent conseil municipal de Soultz, Philippe Pierobon (groupe Sette) a trouvé « indigne » les demandes de subventions de certaines associations pour financer des frais de déplacement. Levée de boucliers immédiate du groupe majoritaire.

Ces déclarations faisant suite à d'autres (« Je trouve inadmissible de donner de l'argent à des associations sans contrepartie. La contrepartie de la subvention est d'acheter prioritairement les produits de première nécessité à Soultz », avait-il dit en début d'année) auraient tendance à exaspérer une partie du tissu associatif soultzien. Ce qui n'est jamais bon à un an des élections...
? Les absentssont toujours pléthore

Conseil municipal de Lautenbach-Schweighouse, la semaine dernière. En fin de séance, Bruno Peyrelon, chef de l'opposition, déplore les « absences récurrentes de certains conseillers ».

Le premier adjoint François Grodwohl lui répond que les absents en question (cinq procurations, deux absences) sont excusés. « On peut ne pas être présent en séance et tout de même participer à la vie du conseil », justifie-t-il.

M. Peyrelon n'en démord pas et la joute verbale entre municipalité et opposition dure quelques minutes. Elle en préfigure d'autres : dans certaines petites communes, aussi, la campagne municipale est lancée...

 

 
 

 

Sécurité Forces de l'ordre Suicide chez les policiers : préoccupante série noire

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:23:08

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Sécurité Forces de l'ordre
Suicide chez les policiers : préoccupante série noire
Chiffre hors norme, 24 fonctionnaires de police se sont suicidés depuis le début de l'année (35 sur l'ensemble de 2018). Un nouveau plan de prévention est à l'étude.
 

 
Depuis plusieurs semaines, les syndicats de la police nationale tirent la sonnette d'alarme.
La « police et la gendarmerie ne sont pas malades du suicide », a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lors d'une visite à l'hôpital des gardiens de la paix à Paris. Pourtant, 24 policiers se sont donné la mort depuis le 1er janvier. En 2018 déjà, 35 policiers et 33 gendarmes s'étaient suicidés, selon les chiffres du gouvernement.

Pour Christophe Castaner, ces suicides dans la police ne sont pas une « fatalité ». Il a promis de mettre « les bouchées doubles » pour lutter contre ce fléau persistant dans l'institution. Le locataire de la place Beauvau n'a pas annoncé un nouveau programme de lutte et de prévention des suicides, mais a promis une accélération dans la mise en oeuvre du plan lancé en 2018 par son prédécesseur, Gérard Collomb, après une année 2017 déjà marquée par une recrudescence des suicides au sein des forces de l'ordre.

Le « chiffre hors norme » des suicides depuis le début de l'année, concède un responsable de la sécurité publique, fait craindre une « année noire » comme en 1996, quand 70 suicides avaient été recensés. Un triste record.

Une réaction d'autant plus forte de la part de l'État que les forces de l'ordre ont été particulièrement sollicitées ces vingt-deux dernières semaines, en raison du mouvement des gilets jaunes à travers le pays.
Prévention et suivi social

Une cellule « alerte prévention suicide » pour la police nationale, pilotée par Noémie Angel, membre de l'Inspection générale de l'administration (IGA), sera mise en place. Elle aura pour mission de porter le plan d'action et sera également chargée de faire des propositions au ministre. Un numéro de téléphone dédié, disponible 24 h/24, permettra de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues.

Christophe Castaner a redit l'importance de la hiérarchie dans la prévention du suicide, en estimant qu'elle devait être « une vigie attentive et bienveillante » en écho aux récriminations récurrentes des syndicats et collectifs de policiers, souvent critiques sur son rôle. Selon le ministre, le suivi psychologique, médical et social « dans la durée » doit être amélioré, par exemple en ce qui concerne les agents revenant de maladie ou d'arrêt de travail. Ce chantier a déjà été lancé au sein de la police nationale, comme celui de la détention d'armes en dehors des heures de service. Enfin, reste posée la conciliation de la vie professionnelle avec la vie familiale, de plus en plus difficile pour les fonctionnaires comme pour leur entourage, notamment dans les zones urbaines sensibles.

 

 
 

 

Ce qu'ils ont vu depuis 3 mois, ils ne l'ont jamais vu
Colonel de réserve, vous êtes conseiller du directeur général de la gendarmerie nationale depuis 20 ans. Qu'indique cette vague de suicides chez les forces de l'ordre ?
Nous sommes dans une période particulièrement tendue. Que ce soit du côté de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, de toutes parts les troupes sont fatiguées. Elles se posent beaucoup de questions.
De façon régulière, gendarmes et policiers connaissent pourtant des pics d'activité. Ce fut le cas notamment pendant les attentats de 2015...

Oui, mais la crise des gilets jaunes a quelque chose d'exceptionnel. Tous vous le disent avec clarté : ce qu'ils ont vu depuis trois mois, ils ne l'ont jamais connu.
Le ministre de l'Intérieur recense depuis le début de l'année 24 suicides côté police, et la gendarmerie en compte deux. Comment expliquer cet écart entre les deux corps ?

Par leurs fonctionnements : les policiers sont des civils, mal entourés en dehors des heures de travail notamment. C'est toute la différence avec les gendarmes, qui relèvent eux du fonctionnement militaire et qui vivent 24 h/24 en caserne. À cela s'ajoute la pression toujours plus forte que vivent les policiers pour obtenir des résultats, alors qu'ils sont confrontés aux manques de considération et de moyens. Mais les choses bougent également côté gendarmerie, en particulier chez les jeunes, qui ont aujourd'hui besoin d'un minimum de vie sociale.
La fusion entre police et gendarmerie permettrait-elle de faire avancer les choses ?

Nicolas Sarkozy l'avait un temps envisagée. Heureusement, il n'y est pas parvenu. Cela ne résoudrait rien.
Propos recueillis par Fabrice VEYSSEYRE-REDON

 

Bartenheim Chapelle Saint-Nicolas

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:26:57

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Bartenheim  Chapelle Saint-Nicolas
Les statues sont restaurées
 

 
La restauration des autels latéraux de style baroque viennent de se terminer.
François et Francine Péquignot, restaurateurs d'oeuvres d'art, mettent une dernière main à la restauration des autels latéraux de la chapelle Saint-Nicolas après avoir redonné de l'éclat aux statues. Un travail de longue haleine pour ces spécialistes sollicités il y a trois ans par le président du conseil de fabrique d'alors, Jean-Jacques Arnold. La chapelle Saint-Nicolas date du XVIIe siècle et fait partie du patrimoine cultuel de la commune. Des travaux d'entretien de peinture et de chauffage avaient été entrepris en 2008 et c'est à ce moment que le président du conseil de fabrique a été informé par M. Panel, conservateur des Monuments historiques que toutes ces oeuvres étaient inscrites ou classées. Jean-Jacques Arnold se lance alors dans de longues et fastidieuses démarches afin de faire restaurer les statues ainsi que les autels latéraux et le Maître-autel. Si les statues de Saint-Jean-Baptiste et la Vierge à l'Enfant ont été terminées en 2014, celles de Saint-François d'Assise, Saint-Nicolas, Sainte-Geneviève, Saint-Antoine l'Ermite, les anges Gabriel et Michel qui ont leur place dans le choeur, ainsi que les autels latéraux sont également terminés. À l'automne prochain c'est le Maître-autel qui sera mis entre les mains des spécialistes. La fin de ces travaux est prévue pour début 2020. La restauration de ce joyaux patrimonial, s'élève à près de 200 000 EUR, financés en partie avec l'aide des Monuments historiques, du Conseil départemental et de la commune de Bartenheim mais aussi par les nombreux dons de paroissiens et la souscription ouverte à la Fondation du Patrimoine (par chèque libellés à Fondation du Patrimoine-chapelle de Bartenheim, au 9 Place Kléber 67000 Strasbourg. Vous pouvez également faire parvenir vos dons à la paroisse de Bartenheim qui est habilitée à établir des reçus fiscaux. Le conseil de fabrique organise régulièrement de nombreux événements dont les bénéfices vont également au financement de ces travaux. Le cas, le dimanche 19 mai, lors d'un repas paroissial à l'Espace 2000 (17EUR/adulte et 8EUR/enfant). Réservations : arnoldjeanjacques68@orange.fr tél : 0389683108 ou gil.fuchs@wanadoo.fr tél. 0389682752

 

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Villes, villages et maisons fleuris « Chez Rosalie » premier prix

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:17:20

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Sainte-Croix-en-Plaine  Villes, villages et maisons fleuris
« Chez Rosalie » premier prix
 

 
Mme et M. Thierry Jaegy ont obtenu le 1er prix dans la catégorie hôtels, restaurants, gîtes et prestataires en accueil touristique, pour leur gîte, au concours des villes, villages et maisons fleuris 2018.
Classés 3e, l'an passé, Mme et M. Thierry Jaegy ont, cette fois, décroché le 1 er prix lors du concours des villes, villages et maisons fleuris 2018, dans la catégorie hôtels, restaurants, gîtes et prestataires en accueil touristique, pour leur gîte « Chez Rosalie », situé à Sainte-Croix-en-Plaine.

La remise des prix s'est déroulée au conseil départemental du Haut-Rhin et c'est Brigitte Klinkert, la présidente et Pierre Bihl, le président du jury départemental, qui leur ont remis leur prix.

Il faut dire que leur maison familiale, une ancienne ferme, outre un terre-plein, présente 4 balcons et 32 mètres de terrasse. « Il y a près de 200 géraniums, en tout ! », raconte Mme Jaegy. « Et, peut-être encore plus, cette année, avec l'allongement de 10 m de la terrasse ! »

 

 
 

 

Les grandes vacances pour Danielle Mergenthaler

Publié dans le panorama le Samedi 13 avril 2019 à 07:21:55

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Les grandes vacances pour Danielle Mergenthaler
 

 
Danielle Mergenthaler, avec le bouquet, entourée du maire, Christian Klinger, des adjoints et de ses désormais anciens collègues.  Photo L'Alsace /Robert Furderer
Une réception s'est déroulée lundi 18 mars à la mairie de Houssen à l'occasion du départ à la retraite de Danielle Mergenthaler, agent technique communal, qui a fait valoir ses droits à la retraite au 1er avril.

Née en 1957, Danielle Mergenthaler est entrée dans la vie active à l'âge de 14 ans, et a interrompu sa carrière professionnelle le temps d'élever ses quatre fils : Nicolas, Julien, Jérôme et Vincent. Ayant cessé son activité de responsable de magasin en septembre 2009, elle a rejoint la commune de Houssen en octobre de la même année. Embauchée par le maire de l'époque, Eric Straumann, Danielle Mergenthaler a été chargée de l'entretien des locaux bâtiments communaux.

Elle profitera de sa retraite notamment pour voyager avec son époux, Philippe, et pour s'occuper de ses sept petites-filles.

Le maire de Houssen, Christian Klinger, a remis à un bon pour un dîner gastronomique, avec une nuitée et petit-déjeuner pour deux personnes dans un site agréable, ainsi qu'un bouquet de fleurs à Danielle Mergenthaler.