PAGE CHUCHOTEMENTS : À fond de train

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 05:57:36

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PAGE CHUCHOTEMENTS : À fond de train
Visite express jeudi matin à Strasbourg d'Édouard Philippe et de huit de ses ministres sur le thème de la lutte contre la radicalisation et la délinquance. Vive le TGV Est ! (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

EDITORIAL : Médecine de brancards

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:00:55

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EDITORIAL : Médecine de brancards
 

 
Encore une fièvre hospitalière, encore une fois aux urgences, encore dans des établissements de référence. La colère monte dans des centres de soins à Paris. Quelques jours à peine après l'alerte rouge vécue à Strasbourg. L'engorgement des urgences y a été patent en début de vacances scolaires, comme par hasard au moment où, de son côté, la médecine de ville lève le pied. À nouveau s'est révélé le malaise de soignants débordés.

Cette plaie ne guérit pas. La France pâtit de ses urgences thrombosées. Mais les discours emballés sur une assurance-maladie en regain de forme se multiplient quand même. Comme s'il n'y avait pas de cause à effet.

On a pourtant ordonné la disette hospitalière pour rétablir des comptes publics mal en point. Réputés dévoreurs d'argent, les mastodontes du soin urgent ou spécialisé ont été sommés de perdre du gras, toujours plus.

Ménage à tous les étages : l'hôpital s'est fait chirurgien de ses propres organes internes, y compris les plus vaillants. Sur la pression des déficits organisés par l'autorité, il n'a pas eu le choix. La course budgétaire est devenue l'exercice imposé dans le quotidien des services.

Sauf que la posologie peut s'avérer toxique. Paradoxalement, pas à cause de l'hôpital lui-même. Le schéma sanitaire des urgences se lézarde sous le poids d'un afflux qu'il ne maîtrise pas. Les patients s'y bousculent car ils restent peu filtrés par le réseau de ville, parfois pas assez responsabilisés, souvent frappés de simple bobologie.

Un mal en appelant un autre, les urgences ont été en même temps affaiblies par la suppression de lits pour les vrais malades stabilisés. Une médecine de brancards et de gymkhana administratif s'est installée, les fermetures de lits étant surtout prises par l'État pour une économie.

Entonnoir sous-dimensionné du système de soins, les urgences n'ont pas supporté un régime hypocrite imposé sous couvert de nécessaires réformes. Elles en souffrent. Jusqu'à devenir potentiellement pathologiques, on l'a vu dans des affaires retentissantes. Mais l'État se donne le temps de ne pas se précipiter. Tant que, par ailleurs, un soin attentif peut encore être apporté aux chiffres.

 

 
 

 

Social Fin du grand débat : Le quinquennat se joue maintenant

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 05:54:34

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Social Fin du grand débat
Social Fin du grand débat : Le quinquennat se joue maintenant
Le président annoncera ce lundi à 20 heures et mercredi les mesures pour mettre fin à la crise sociale qui a débuté en novembre avec les gilets jaunes. Rarement un chef de l'État a été confronté à un tel chantier, à autant d'arbitrages en un seul coup.

 
Plus « rien ne sera comme avant »... C'est la promesse de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. En écho, le président LR du Sénat Gérard Larcher reprend : « Emmanuel Macron n'aura pas de seconde chance. Les réponses ne pourront pas être uniquement cosmétiques ou purement institutionnelles ».

« C'est un nouvel acte, des changements en profondeur vont être lancés », garantissait l'entourage du Président. Bref, l'avenir du quinquennat se joue cette semaine. Interdit de décevoir, interdit de rater l'annonce... Elle s'effectuera en deux temps, ce soir à 20 heures à la télévision puis mercredi après le conseil des ministres. Au bout de cinq mois d'une crise sociale déclenchée par six centimes de taxes en sus sur le diesel, attisée par une limitation de vitesse autoritaire, quelques petites phrases maladroites ou mal perçues, le Président doit trouver les réponses à un malaise français plus ancien. On peut dater les origines au moins à son année de naissance (1977).
Seul à décider

Rupture élites-peuple, fractures territoriales, injustice fiscale, interrogations identitaires, sauvetage du modèle social, chômage de masse ou plus prosaïquement difficultés à terminer la fin du mois et à changer de voiture : un homme seul est attendu pour répondre à tout ça. C'est le job. C'est d'ailleurs lui-même qui a imaginé le grand débat pour sortir de ce grand dépit national. « Nous sommes suspendus à sa seule volonté », avouait un ministre avant de se rendre ce dimanche soir à l'Élysée où après Édouard Philippe, plusieurs membres du gouvernement ont défilé.

En bras de chemise, jouant de sa maîtrise de lauréat du grand oral de l'ENA et de l'aisance du comédien de club théâtre du lycée La Providence d'Amiens, Emmanuel Macron a renoué le contact avec les élus pendant ces trois mois. Il a préservé sa base électorale. Il a gardé l'écoute des Français qui ne sont ni des fans invétérés ni des gilets jaunes définitivement hostiles réclamant sa démission de samedi en samedi. Cette majorité ni participative au grand débat ni boycotteuse jugera sur pièce.

Du concret, pas des gadgets

À propos de concours de l'ENA, voilà l'ancien élève Emmanuel Macron confronté à l'épreuve de synthèse la plus redoutable jamais imaginée : plus de 2 millions de contributions au grand débat, 16 000 cahiers de doléances et 10 000 comptes-rendus de réunions. Il a demandé aux ministres d'ajouter des notes, aux conseillers de produire des idées, aux poids lourds de sa majorité leurs opinions (Bayrou, Le Drian, Ferrand). Et aux inspecteurs des finances de chiffrer.

Car le président ne peut renier ni ses engagements électoraux de réformes ni ses engagements budgétaires pris à Bruxelles. Or dix milliards ont déjà été lâchés le 10 décembre avec le renoncement aux taxes sur les carburants et des mesures sociales.

« Il exige du visible, du concret, du solide, du renversant et un impact immédiat dans la vie des Français. Bref, pas des gadgets comme la réduction du nombre de députés, les référendums, la suppression de l'ENA », explique un député de la majorité qui ajoute : « Mais ce n'est pas open bar ». L'ISF ne sera pas rétabli, les médecins ne seront pas obligés de s'installer dans les déserts médicaux, la FDJ et Aéroports de Paris privatisés, l'assurance-chômage, la fonction publique seront réformées, et l'épineux dossier des retraites est sur la table.
Contradictions

Mais comment répondre à la double exigence de donner les moyens au service public et de baisser les impôts ? Comment renforcer les mécanismes de solidarité sans creuser les déficits ? Comment garder la cohésion d'une majorité ? Dans ces instants difficiles, chacun retrouve son origine initiale centre gauche ou droite carrément libérale (Philippe, Darmanin...).

Illustration de ces arbitrages délicats : dimanche, des responsables d'ONG écologistes autour de Nicolas Hulot, de Laurent Berger (CFDT), d'humanitaires publiaient une tribune dans le JDD pour demander une vraie transition écologique et de mettre fin à la rigueur budgétaire et de financer le service public. Or, jeudi, le Premier ministre parlait « d'exaspération fiscale » et samedi, les ouvriers de Bosch en Aveyron rappelaient que les croisades anti-diesel menacent 2 300 emplois.

Les Français seront-ils convaincus ? Ils ne tarderont pas à donner la réponse. Le 26 mai, ils sont appelés aux urnes. Les européennes ? Un autre critère à prendre en compte.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Face à la phobie scolaire, le désarroi

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 05:55:38

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SOCIÉTÉ Le phénomène comporte de nombreux mystères
Face à la phobie scolaire, le désarroi
Le « refus scolaire anxieux » est un mal mystérieux qui concerne environ 1 % des élèves français. Encore mal expliquée, cette phobie touche en majorité les adolescents. Explications et témoignage de Louise, 14 ans.
 

 
« L'angoisse concerne surtout les adolescents, avec un pic entre la quatrième et la seconde », analyse Odile Mandagaran, présidente de l'Association Phobie Scolaire.
La phobie scolaire, angoisse irrationnelle massive d'aller à l'école, est une pathologie encore mal connue. Pour mieux comprendre ses mécanismes et le parcours de soin des familles qui y sont confrontées, l'Inserm a lancé en 2018 une vaste enquête.

Combien d'enfants sont touchés ? Le phénomène est-il en augmentation ? Quels médecins contactent les parents ? Dans quels délais sont-ils reçus ? Quel est le coût, pris en charge ou non par la sécurité sociale, du suivi médical des enfants ? Autant de questions auxquelles tente de répondre le questionnaire rempli par environ 2 000 familles, et dont les résultats seront rendus publics à la rentrée prochaine.
«Une peur massive, irrationnelle»

« La phobie scolaire est une peur massive, irrationnelle, d'aller à l'école. Elle se cristallise sur l'école, mais les causes peuvent être multifactorielles », explique Laelia Benoit, pédopsychiatre et chercheuse à l'Inserm. D'autres diagnostics peuvent être associés : une dépression, des problèmes familiaux ou de la précocité. « La phobie scolaire peut-être liée à l'école, mais aussi à l'environnement de l'enfant. Tout est entremêlé », poursuit la jeune femme qui conduit l'enquête. Démêler les fils de l'angoisse est donc un travail complexe, et long. « Sortir de la phobie scolaire peut prendre du temps », explique Laelia Benoit. « Il faut d'abord retrouver confiance en soi, et ensuite reprendre le chemin de l'école par des petites étapes, en se fixant des petits défis réalisables. Une des clés est de ne pas reprendre tout de suite à 100 %, mais pas à pas ».
« Chaque enfant est différent»

Par exemple, en reprenant une matière à la fois. Et en acceptant qu'il peut y avoir des rechutes. « Chaque enfant est différent. Plusieurs solutions existent en fonction des parcours : revenir quelques heures au collège, privilégier les cours à domicile ou mettre en place un dispositif dans un établissement permettant un parcours soin-études », explique la pédopsychiatre.

Seul fil rouge : s'adapter au rythme de l'enfant tout en l'incitant à sortir de sa peur, lui offrir de la souplesse et du temps. Pour qu'il puisse se réconcilier avec lui-même, et avec l'école.

 

 
 

 

Colmar Gilets jaunes : un flop à la statue

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:08:56

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Colmar
Colmar Gilets jaunes : un flop à la statue

 
Les gilets jaunes appelant à « reprendre les ronds-points » ce week-end un peu partout en France. Ceux de Colmar avaient prévu de se rassembler sur celui de la statue de la Liberté pour « un barbecue, du partage, de la musique, des jeux et de la bonne humeur ». Ça a tourné court sur le giratoire : ils n'étaient qu'une dizaine samedi, et sont restés moins d'une heure sur place avant de se résoudre à quitter les lieux. Ils ont peu goûté l'épandage de fumier par le service des espaces verts de la Ville, vendredi soit la veille de leur rassemblement annoncé, ne croyant guère à une coïncidence (notre édition de samedi). Ce qui ne les a pas empêchés de fouler ce qu'il reste de pelouse. En s'étonnant du fait que le fumier n'ait pas été répandu partout là où l'herbe manque, si vraiment cela visait à la faire repousser. Ils ont ironisé sur le fait que « ça fait pousser les pissenlits, donc du jaune, c'est bon signe... » S'ils estimaient que cela a pu en décourager certains, ils attribuaient ce flop du week-end essentiellement à la météo quasi hivernale, peu favorable à un barbecue.

 

 
 

 

environnement : Après les pesticides

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:02:34

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environnement
environnement : Après les pesticides
Depuis le premier janvier, il est formellement interdit aux particuliers d'utiliser des pesticides dans leur jardin. Certains n'ont pas attendu cette mesure pour promouvoir le jardinage au naturel et prodiguent leurs conseils à travers l'Alsace.

 
À Neuve-Église, un jardin naturel.
Un quart d'hirondelles en moins en une quinzaine d'années en Alsace, des insectes qui ont déserté notre air : autant d'indices qui attestent de la détérioration rapide de la biodiversité. Les jardiniers amateurs, ceux-là même qui, par exemple, colorent nos villes en ornant leurs balcons de géraniums, n'y sont pas étrangers. Depuis le premier janvier 2019, il leur est interdit (ainsi qu'aux collectivités) d'acheter ou d'utiliser des pesticides. Ils sont invités à rapporter leurs bidons là où ils les ont achetés.

« Le Round Up, ça s'achetait comme de la farine ! », se souvient Christiane Pfister, gérante de la jardinerie éponyme. Le tristement célèbre herbicide du géant Monsanto figurait parmi ses best-sellers. Si « les particuliers le demandent encore », ils n'en trouvent plus qu'une nouvelle formule, bien moins nocive pour l'environnement.
« Une dame voulait se débarrasser des abeilles »

Il faut dire que certains jardiniers ont oublié comment l'on faisait autrefois. Ou comment la nature faisait bien les choses : « Une dame nous a demandé un produit parce qu'elle voulait se débarrasser des abeilles qui envahissaient son jardin », grince Christiane Pfister.

« Ce n'est pas parce que les gens sont au courant de l'interdiction qu'ils savent comment se passer des pesticides », juge Guillaume Delaunay, chef de projet du pôle maraîchage des Sillons de Haute-Alsace, qui rassemble les lycées agricoles de Wintzenheim et Rouffach.

« Les pouvoirs publics n'ont pas mis énormément de moyens pour que les jardiniers amateurs soient capables de continuer à réussir leur jardinage sans utiliser ces produits », ajoute-t-il.

« Établir un calendrier de culture », « réussir ses semis et plantations » : le pédagogue anime régulièrement des ateliers à destination du grand public, dans le cadre des Rendez-vous du jardinage écologique organisés depuis 2014.

« Mon approche, ce n'est pas d'aller leur dire "vous n'avez plus le droit d'utiliser ce produit pour ce problème", raconte l'expert. C'est plutôt d'amener les gens à réfléchir globalement à l'équilibre écologique de leur jardin. Quand il y a une pullulation [d'insectes ou d'animaux ravageurs - NDLR], c'est qu'il n'y a pas de régulation écologique. Pour ça, il faut une biodiversité importante, des êtres vivants qui vont se réguler les uns les autres. »
Savon noir et huile de coude

Parmi les mille méthodes et produits naturels pour protéger et faire fructifier un jardin sans chimie, il y a l'utilisation d'« auxiliaires », comme l'hyménoptère qui mange les pucerons, le savon noir, les huiles végétales ou encore, la meilleure substance : « l'huile de coude », rit Christiane Pfister.

« La différence entre notre façon de faire et le conventionnel est la même qu'entre les médecines chinoise et européenne : nous faisons en sorte que la plante soit la plus costaude possible pour ne pas avoir besoin d'être traitée », explique quant à lui Augustin Frigeni, président de l'Association des amis du compostage et du jardin de Centre-Alsace (ACJCA). Quelques dizaines de fois par an, les « Amis » interviennent dans des écoles ou lors de manifestations diverses pour parler « jardin naturel ». Cette année, et pour la sixième fois, l'association a formé ceux qui « répondent au titre pompeux de Guide jardin naturel », s'amuse Augustin Frigeni. Ceux-ci, 26 de plus en 2019, seront chargés d'aller répandre la bonne parole dans les jardins alentour des leurs.
Une « réelle prise de conscience »

Signe des temps : « cette année, on a dû refuser du monde », note le président, qui constate une « réelle prise de conscience de la nécessité de respecter l'environnement » qui va crescendo avec le temps. Un « engouement parfois très intégriste », notamment chez des jeunes, « plus en révolte, plus militants » que ne l'étaient les précurseurs de sa génération.

Parmi les réfractaires : son voisin, qui « s'y met peu à peu. Quand on va au contact de gens comme ça, la réaction est parfois violente : "me faites pas chier, ça marche, je ne vais pas faire autrement". Les gens ont le droit de douter ». Pour éteindre ce doute, c'est encore l'exemple qui marche le mieux : l'association compte dix jardins témoins - dont celui d'Augustin Frigeni - ouverts aux agnostiques.
Loup ESPARGILIÈRE

 

 
 

 

Avec ce froid, les vignes ont eu chaud

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:04:38

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Météorologie
Avec ce froid, les vignes ont eu chaud
Une grande partie de la France s'est réveillée ce dimanche matin avec de fortes gelées, qui ont toutefois épargné l'Alsace. Dans les autres régions viticoles, comme en Bourgogne, les producteurs ont embrasé les vignes pour lutter contre le gel.
 

 
Vue de la Montagne de Beaune (Côte d'Or) après l'allumage des feux de paille vers 6 h 30 ce dimanche 14 avril.
Ce dimanche matin, les températures sont descendues très bas. En Bourgogne, jusqu'à -6,5 °C dans la Nièvre (à Nevers), par exemple. Dans le Grand Est, les températures étaient également hivernales. À Lesse, en Moselle, non loin de Baudrecourt, à quelque 150 km de Strasbourg, il faisait -4,9 °C. Plus à l'ouest encore, le thermomètre a affiché -9 °C à Mourmelon-le-Grand, au coeur de la Champagne pouilleuse (département de la Marne). En Haute-Marne, il n'était pas rare de mesurer -7 °C, voire - 8 °C ce dimanche matin. Plus au sud, en descendant vers Belfort, il faisait 0 °C. Et puis Mouthe, dans le Haut-Doubs, a encore mérité son surnom de « Sibérie française » : il y faisait -10 °C.

Dans les régions viticoles, les vignerons étaient en première ligne pour lutter contre ce froid. En Champagne, dans le Jura, en Bourgogne, ils se sont battus contre la gelée qui décime les vignes. Les vignerons de la Côte d'Or, près de Dijon et de Beaune étaient à pied d'oeuvre dès 3 h du matin. Afin de protéger leurs vignes, et tenter de limiter les dégâts, ils ont brûlé des tonnes de paille et en allumant des bougies entre les rangs de vignes. Les paysages ont ainsi rapidement disparu laissant place à un épais nuage de fumée. Plusieurs habitants ont d'ailleurs dénoncé la pollution qu'engendrent ces fumées dans le petit matin... Dans le Jura aussi, les vignerons ont allumé de la paille, avant d'ajouter de l'eau au fil des heures afin de produire un épais nuage de fumées.

L'Alsace, région viticole également, a été relativement épargnée par ce matin frisquet, protégée qu'elle était par une importante couverture nuageuse. Toutefois, il fallait quand même mettre sa petite laine ce dimanche. Au centre-ville de Strasbourg, on a mesuré 2,4 °C. À l'aéroport d'Entzheim, il faisait 1,6 °C. Plus au sud, il faisait 1,6 °C à Mulhouse et 2,3 °C à Colmar. Des gelées plus sévères ont été naturellement constatées sur les hauteurs (-1 °C, voire -2 °C dès 500 ou 600 mètres d'altitude). Même à Waltenheim-sur-Zorn, dans la plaine d'Alsace, il ne faisait que 0,1 °C à 7 h.

On rappellera que des gelées peuvent encore être observées dans un printemps bien avancé déjà, notamment dans l'est de la France et en Alsace en particulier. Les dates des 11, 12 et 13 mai, les fameux « saints de glace », saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, correspondent aux limites des gelées les plus tardives dans un printemps bien avancé. « Mais ça ne veut pas dire qu'il va geler chaque année ces jours-là ! », tempère Frédéric Decker, expert prévisionniste chez MétéoNews.
D. T.

 

 
 

 

Les vignes ont eu chaud

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:44:49

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Les vignes ont eu chaud
 

 
Vue de la Montagne de Beaune après l'allumage des feux de paille vers 6 h 30 ce dimanche. Photo Le Bien Public/Thibault Simonnet
Ce dimanche matin, les températures sont descendues très bas. Dans l'Est, elles ont parfois été négatives, comme à Mouthe, dans le Haut-Doubs, où il a fait -10 °C. Dans les régions viticoles, les vignerons étaient en première ligne pour lutter contre ce froid. En Champagne, dans le Jura, en Bourgogne, ils se sont battus contre la gelée qui décime les vignes. Les vignerons de la Côte d'Or, près de Dijon et de Beaune, étaient à pied d'oeuvre dès 3 h du matin. Afin de protéger leurs vignes, ils ont brûlé des tonnes de paille et en allumant des bougies entre les rangs de vignes.

L'Alsace a été protégée par une importante couverture nuageuse. Au centre de Strasbourg, on a mesuré 2,4 °C. À Entzheim, il faisait 1,6 °C. Plus au sud, il faisait 1,6 °C à Mulhouse et 2,3 °C à Colmar. Des gelées plus sévères ont été constatées sur les hauteurs (-1 °C, voire -2 °C dès 500 ou 600 mètres d'altitude). On rappellera que des gelées peuvent encore être observées dans un printemps bien avancé déjà, jusqu'au 11, 12 et 13 mai, les fameux « saints de glace ». « Mais ça ne veut pas dire qu'il va geler chaque année ces jours-là ! », tempère Frédéric Decker, expert prévisionniste chez MétéoNews.
D. T.

 

 
 

 

Colmar Deuxième dimanche d'ouverture des commerces : Des avis contrastés

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:09:39

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Colmar  Deuxième dimanche d'ouverture des commerces
Colmar Deuxième dimanche d'ouverture des commerces : Des avis contrastés
Ouvrir ou ne pas ouvrir le dimanche ? Si pour certains commerçants colmariens la question ne se pose même pas, pour d'autres, c'est hors de question. Petit inventaire des bonnes raisons de se reposer ou de travailler en ce dimanche presque pascal.

 
Pour Julie, de l'Entre-pot. « Ce serait dommage de ne pas jouer le jeu ».
Du monde, il y en a. Des nuages aussi, et la foule est plutôt là pour flâner au marché de Pâques que pour faire du shopping.

« Je ne vois aucun intérêt d'ouvrir le dimanche », disait samedi Alain, gérant du magasin Lancaster de la rue Vauban. « Je ne suis pas là en exposition pour que les gens me regardent dans le blanc des yeux et continuent leur chemin. Et je crois au repos dominical ! » Pour ce commerçant qui aligne 43 années de présence rue Vauban, « le seul dimanche où ça vaut vraiment le coup d'ouvrir, c'est le premier dimanche des soldes. Sinon, les gens viennent en ville pour se promener, pas pour acheter. Ils marchent au milieu de la rue et ne regardent même pas les vitrines. Ça n'est pas cela qui fait rentrer des sous. Depuis le début de l'année, il y a un vrai marasme au centre-ville ».
« On a des frais mais on ne fait pas de chiffre. »

Non loin de là, Sylvie, gérante de La boîte à bas et 36 ans de rue Vauban au compteur, n'est guère plus optimiste : « Dans le temps, il y avait ici des enseignes qui attiraient du monde comme Zimmermann, Record ou Otan. Aujourd'hui, c'est juste une rue de passage et les touristes n'achètent pas chez nous, ils s'arrêtent seulement pour nous demander où est le marché de Pâques. Le dimanche, il faut rémunérer le personnel davantage, et nous devons aussi payer pour le tréteau qui est devant la boutique, ainsi que pour l'auvent et le fait que la vitrine est en légère avancée sur la rue. On a des frais mais on ne fait pas de chiffre. Pour moi, c'est hors de question d'ouvrir le dimanche ».

Dans cette même rue Vauban que d'aucuns voient mourante et moribonde, Nordine, apiculteur et gérant des Trésors de la ruche depuis un an, a fait le choix d'ouvrir ce dimanche et distille un avis plus nuancé. « Avec un temps comme aujourd'hui, ça ne vaut clairement pas le coup d'ouvrir. Les gens ne s'arrêtent même pas et quand il fait froid, ils marchent très vite ! Mais je voulais être dans le mouvement, et je souhaitais aussi découvrir comment cela se passe car je n'ouvre jamais le dimanche ». En face de là, Thuy, gérante du Petit Vauban qui propose des spécialités asiatiques, est ravie. « Quand les magasins sont ouverts, cela draine du monde dans la rue. Il y a un flux qui se dirige vers la place du 2-Février et ses animations, et c'est bon pour nous. Le dimanche en général, c'est une très bonne journée ».
« On ne peut pas vraiment se permettre de fermer »

Un peu plus loin, Grand-rue, Julie, gérante du « café-fleurs » L'entre-pot, estime que « quand on est indépendant, on ne peut pas vraiment se permettre de fermer le dimanche alors qu'on a le droit d'ouvrir. Quand on est chef d'entreprise, ça n'est pas gênant de travailler le dimanche ». En outre, « les gens sont plus détendus. Avec l'attractivité que génère l'ouverture des commerces le dimanche, ce serait dommage de ne pas jouer le jeu. Puis ça n'est que deux dimanches... » Le lundi, elle baisse le rideau « car il n'y a pas d'arrivages de fleurs ». D'autres ouvrent dès le lundi matin, comme Cynthia, gérante de l'épicerie fine Sézanne, elle sise aussi Grand-rue. « On ouvre déjà six jours sur sept, alors le dimanche, c'est repos et famille. C'est la seule raison qui fait que nous fermons le dimanche ». C'est simple.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Contrastes dominicaux

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:43:39

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Contrastes dominicaux
 

 
Pour Julie, gérante du « café-fleurs » L'Entre-pot, « ce serait dommage de ne pas jouer le jeu ». Photos DNA/Nicolas Pinot
Du monde, il y en a. Des nuages aussi, et la foule est plutôt là pour flâner au marché de Pâques, plutôt que pour faire du shopping. « Je ne vois aucun intérêt d'ouvrir le dimanche », disait samedi Alain, gérant du magasin Lancaster de la rue Vauban. « Je ne suis pas là en exposition pour que les gens me regardent dans le blanc des yeux et continuent leur chemin. Et je crois au repos dominical ! »

Pour ce commerçant qui aligne 43 années de présence rue Vauban, « le seul dimanche où ça vaut vraiment le coup d'ouvrir, c'est le premier dimanche des soldes. Sinon, les gens viennent en ville pour se promener, pas pour acheter. Ils marchent au milieu de la rue et ne regardent même pas les vitrines. Ça n'est pas cela qui fait rentrer des sous. Depuis le début de l'année, il y a un vrai marasme au centre-ville ».
« On a des frais mais on ne fait pas de chiffre »

Non loin de là, Sylvie, gérante de La boîte à bas et 36 ans de rue Vauban au compteur, n'est guère plus optimiste : « Dans le temps, il y avait ici des enseignes qui attiraient du monde comme Zimmermann, Record ou Otan. Aujourd'hui, c'est juste une rue de passage et les touristes n'achètent pas chez nous, ils s'arrêtent seulement pour nous demander où est le marché de Pâques. Le dimanche, il faut rémunérer le personnel davantage, et nous devons aussi payer pour le tréteau qui est devant la boutique, ainsi que pour l'auvent et le fait que la vitrine est en légère avancée sur la rue. On a des frais mais on ne fait pas de chiffre. Pour moi, c'est hors de question d'ouvrir le dimanche. »

Dans cette même rue Vauban que d'aucuns voient mourante et moribonde, Nordine, apiculteur et gérant des Trésors de la ruche depuis un an, a fait le choix d'ouvrir ce dimanche et distille un avis plus nuancé. « Avec un temps comme aujourd'hui, ça ne vaut clairement pas le coup d'ouvrir. Les gens ne s'arrêtent même pas et quand il fait froid, ils marchent très vite ! Mais je voulais être dans le mouvement, et je souhaitais aussi découvrir comment cela se passe car je n'ouvre jamais le dimanche. »

En face, Thuy, gérante du Petit Vauban, qui propose des spécialités asiatiques, est ravie. « Quand les magasins sont ouverts, cela draine du monde dans la rue. Il y a un flux qui se dirige vers la place du 2-Février et ses animations, et c'est bon pour nous. Le dimanche en général, c'est une très bonne journée. »
« On ne peut pas vraiment se permettre de fermer »

Un peu plus loin, Grand'Rue, Julie, gérante du « café-fleurs » L'Entre-pot, estime que « quand on est indépendant, on ne peut pas vraiment se permettre de fermer le dimanche alors qu'on a le droit d'ouvrir. Quand on est chef d'entreprise, ça n'est pas gênant de travailler le dimanche ». En outre, « les gens sont plus détendus. Avec l'attractivité que génère l'ouverture des commerces le dimanche, ce serait dommage de ne pas jouer le jeu. Et puis ça n'est que deux dimanches... » Le lundi, elle baisse le rideau « car il n'y a pas d'arrivage de fleurs ».

D'autres ouvrent dès le lundi matin, comme Cynthia, gérante de l'épicerie fine Sézanne, également installée Grand'Rue. « On ouvre déjà six jours sur sept, alors le dimanche, c'est repos et famille. C'est la seule raison qui fait que nous fermons le dimanche. » C'est simple.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Bach à sable aux Dominicains

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:40:03

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Bach à sable aux Dominicains
 

 
Musique classique et dessin sur sable en direct avec Daria Kotyukh aux Dominicains. DR
Le prestigieux Orchestre de chambre de Bâle interprète Telemann, Vivaldi et Bach et la voix cristalline de Valer Sabadus est accompagnée des créations éphémères réalisées en direct sur sable et projetées sur grand écran par l'artiste russe Daria Kotyukh. La poésie, la fragilité et l'évanescence des volutes, arabesques et envolées des grains de sable magnifient la musique. Cet accompagnement visuel, en support du concert, est une invitation au rêve, une échappatoire, une incitation à la méditation.
Y ALLER Jeudi 18 avril à 20 h 30 aux Dominicains de Haute-Alsace, à Guebwiller. Tarifs : de 5,50 EUR à 27 EUR. Tél. 03.89.62.21.82 ; www.les-dominicains.com

 

 
 

 

Devenir guide nature sans frontières

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:41:06

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Devenir guide nature sans frontières
 

 
Le centre pour l'écologie trinational (Truz) de Weil am Rhein propose la deuxième partie de sa formation de guide animateur nature. Photo Petite Camargue alsacienne
Le deuxième module de la formation « Guides nature sans frontières » a lieu les 17 et 18 mai prochains à Huningue.

Le centre trinational pour l'environnement organise cette formation avec la Petite Camargue alsacienne et des partenaires de projets en Suisse.

Étant donné que les conditions pour accompagner des groupes dans la nature sont différentes dans les trois pays, l'échange d'expériences et de savoir est capital pour un comportement adapté dans la nature.

Les organisateurs souhaitent, par cette suite de 4 modules trinationaux, dépasser les frontières et mettre en réseau les guides nature des trois pays, professionnels ou bénévoles : faire connaissance, échanger et inciter des coopérations.
Rendez-vous à Huningue

Chaque module donne un aperçu des cadres juridiques et professionnels et des caractéristiques des différents pays. Les participants peuvent améliorer et tester avec des spécialistes leur didactique pour leurs visites guidées. Chaque module s'achève avec une sortie dans les habitats et réserves naturelles de la région.

Il est possible d'intégrer la formation lors du deuxième module les 17 et 18 mai à Huningue. Il n'est pas indispensable de participer à tous les modules.

Les organisateurs souhaitent une répartition trinationale équilibrée entre les participants et proposent un programme très varié : découverte sportive de la nature dans le parc des eaux vives de Huningue le vendredi matin et exposés, rencontres entre participants et ateliers l'après-midi. Une traduction professionnelle est assurée toute l'après-midi.

Pendant la soirée les guides nature ont la possibilité de faire connaître leurs propres activités et d'échanger avec les autres.

Une excursion dans la Petite Camargue Alsacienne est prévue le samedi matin.
S'INSCRIRE Inscription à naturerlebnis@truz.org. Le nombre de places est limité. Plus d'infos sur www.natur-erlebnis.org. Les frais de participation s'élèvent à 20 EUR par personne plus 10 EUR pour la sortie dans le parc des eaux vives.

 

 
 

 

Schlierbach Sortie de route : un mort et un blessé grave

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:11:39

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Schlierbach
Schlierbach Sortie de route : un mort et un blessé grave

 
La voiture s'est encastrée dans une clôture.
Un accident s'est produit ce dimanche vers 5 h 30 route Nationale à Schlierbach, à la hauteur de la zone artisanale de Dietwiller-Schlierbach. Une voiture a fait une sortie de route pour une raison indéterminée. À son bord deux hommes de 28 et 29 ans. La voiture s'est encastrée dans une clôture. C'est un riverain qui a alerté les secours.

À l'arrivée des secours, les deux hommes étaient vivants. Mais le passager est décédé. Le conducteur, lui, est grièvement blessé. Il a été transporté au Centre hospitalier Émile Muller de Mulhouse. Les gendarmes de Sierentz sont chargés de l'enquête.

 

 
 

 

Violente collision sur l'A 35

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 06:45:57

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Violente collision sur l'A 35
 

 
Fortement dégradée, la Maserati immobilisée sur la voie rapide a dû être dépannée. DR
Une Masareti a violemment percuté l'arrière d'une Peugeot 307, ce dimanche vers 16 h sur l'A 35 à hauteur de Houssen, dans le sens Sélestat-Colmar. Présentant une contusion à un genou d'après les premiers examens des pompiers, l'enfant d'une dizaine d'années se trouvant dans la Maserati a été évacué par les pompiers à l'hôpital Pasteur.

Ni son père, un Strasbourgeois d'une quarantaine d'années qui conduisait un véhicule d'une société de la région parisienne, ni le conducteur de la Peugeot, un Colmarien d'une vingtaine d'années, n'ont été blessés.

La Peugeot provenant du rond-point du Rosenkranz, les gendarmes du peloton de Sainte-Croix-en-Plaine ont ouvert une enquête pour établir si elle a coupé la route de la Maserati en s'insérant, ou si une éventuelle vitesse excessive de la grosse cylindrée serait à l'origine de l'accident.

La Maserati s'étant immobilisée sur la voie de gauche, la circulation a été fortement perturbée pendant une heure sur au moins un kilomètre. L'autre véhicule était arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence. Fortement dégradées, les deux voitures ont dû être dépannées. J.-F. S.

 

 
 

 

Le plaisir de la revanche

Publié dans le panorama le Lundi 15 avril 2019 à 09:17:21

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Le plaisir de la revanche
 

 
La joie des joueurs kingersheimois Matthieu Py, Étienne Dumortier, Raphaël Gornik, Houssine Oumouch et Lucas Bisel (de g. à d.) après leur victoire contre Creutzwald. Photo L'Alsace/Darek Szuster
Le VBCK ne voulait pas rater ses adieux avec son fidèle public. Défait au tie-break à Val d'Europe le week-end dernier, il a su réagir et s'imposer en trois sets, hier, face à des Lorrains qui ont baissé pavillon.

Concentrés, les Kingersheimois prennent les choses en main dès le début de la rencontre et font la course en tête (16-12) avant de connaître un petit passage à vide. Creutzwald inscrit cinq points consécutifs (16-17) sous l'impulsion de Stibling au service.

Pas de quoi faire douter les Haut-Rhinois, qui retrouvent de leur superbe en se montrant redoutables au contre. Py et Valet forment un mur infranchissable et Bisel, en bon capitaine, porte ses coéquipiers en fin de set (25-19).
Des rocs au block

Les Kingersheimois poursuivent sur leur lancée dans la deuxième manche (5-1) face à des Creutzwaldois désorganisés. L'entrée en jeu de Djarmaila de l'autre côté du filet apporte de la puissance. Le pointu lorrain décoche plusieurs attaques supersoniques, mais les Kingersheimois sont solides en défense et ne se laissent guère impressionner (19-14).

Toujours aussi incisifs au block, ils gèrent parfaitement le money time (23-21) et empochent le set sur une attaque gagnante de Bisel (25-22).

Rien ne semble pouvoir freiner la marche en avant du VBCK, en feu au début du 3e acte (3-0). Mais il prend le risque de se brûler face à des Lorrains un peu plus accrocheurs (6-6, 11-11, 15-13). Les joueurs de Zbigniew Latoszek ne laissent cependant aucun espoir à Creutzwald et accélèrent le rythme. Bien orchestrés à la passe par Valet, ils s'envolent en fin de partie grâce aux services puissants de Py (22-17) et signent une probante victoire (25-20).

Grâce à ce succès, le VBCK passe devant Creutzwald et intègre le top 5 avant d'aller défier le leader, Grand Nancy II, le 28 avril pour le dernier match de la saison.
C.H. VBC Kingersheim - Creutzwald 3-0. Les sets : 25-19 (25'), 25-22 (25'), 25-20 (28'). Temps effectif de jeu : 1 h 18. Cosec. Arbitrage de MM. Cosson et Mamet. VBCK : Py, Bisel, Valet (passe), Woeber puis Oumouch, Dumortier, Bauch (libéro), Gornik. Entraîneur : Zbigniew Latoszek. Creutzwald : Englet puis Fontaine, Balhaceanu (passe), Stibling, Acampo puis Djarmaila, Walter (libéro), Renaux, Coulibaly. Entraîneur : Fabrice Fisch.