Alsace20 : La nouvelle collectivité européenne d’Alsace à l'honneur à la Maison de l'Alsace à Paris

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:22:42

Alsace20 : La nouvelle collectivité européenne d’Alsace à l'honneur à la Maison de l'Alsace à Paris

Chaque mois, la Maison de l’Alsace à Paris organise une soirée pour ses membres autour d’une thématique. Cette fois-ci, la nouvelle collectivité européenne d’Alsace était à l’honneur. Les présidents des deux départements alsaciens ont fait le point sur l’avancée du dossier.

Lien vers le reportage du 12 mars 2019

Antisémitisme Michel Wieviorka : Le paysage alsacien

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:04:02

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Antisémitisme Michel Wieviorka
Antisémitisme Michel Wieviorka : Le paysage alsacien
Le sociologue Michel Wieviorka voit dans l'Alsace « un laboratoire original de l'antisémitisme contemporain », notamment en raison de son histoire.

 
Le sociologue Michel Wieviorka constate en Alsace « la rémanence, la permanence d'un vieil antisémitisme lié à des sensibilités d'extrême droite ».
Vous avez écrit en 2005 un ouvrage « La tentation antisémite (*)» avec un chapitre consacré à l'Alsace. Pour quelles raisons ?

« L'Alsace n'est pas une région plus antisémite que d'autres, mais ce qu'il y a de particulier en Alsace, pour des raisons historiques, c'est d'une part l'existence d'un vieil antisémitisme qu'on ne voit presque pas ailleurs, qui se manifeste en particulier par des profanations de tombes dans des cimetières juifs. C'est la rémanence, la permanence d'un vieil antisémitisme lié à des sensibilités d'extrême droite, néonazi, skinhead et qui ont à voir avec le passé alsacien. Je pense en particulier à la présence de juifs dans les campagnes alsaciennes, et pas seulement dans les villes, qui est un phénomène assez singulier.

La deuxième caractéristique propre à l'Alsace est le traitement des religions qui n'est pas le même que dans les autres parties de la France, hormis en Moselle. La façon dont jaillissent les problèmes de type antisémitisme prend une coloration un peu singulière. On peut y ajouter plus récemment les transformations des phénomènes migratoires. L'immigration des années 50-70, qui était une immigration de travail, s'est transformée en immigration de peuplement, je pense en particulier à l'immigration venue d'Afrique du Nord avec, dans certains milieux, ou dans certaines familles, l'existence ou la réactivation d'un vieux fond antisémite musulman. Ce qui ne veut pas dire que tous les musulmans sont antisémites. Tout cela mis bout à bout donne une spécificité du paysage alsacien. Par ailleurs, pour des raisons historiques également, la culture juive alsacienne n'est pas exactement la même que celle des autres régions de France. Il y a une histoire singulière des juifs d'Alsace, de l'antijudaïsme religieux puis de l'antisémitisme moderne, des caractéristiques propres à l'Alsace qu'il faut prendre en considération ».

Vous n'avez donc pas été surpris par la nouvelle vague d'actes antisémites ?

« Non. Il y a un an a été publié dans un quotidien parisien, un appel signé par 250 personnalités pour dire que l'antisémitisme en France est en lien avec l'islam radical, pour certains même avec l'islam tout court, et avec un antisémitisme de gauche lié à la haine de l'État d'Israël. J'avais protesté en disant que bien sûr cela existe, mais n'oublions pas que l'antisémitisme classique, plutôt d'extrême droite, plutôt dans le prolongement de l'antijudaïsme chrétien n'a pas disparu. En disant cela, je pensais à l'Alsace, où c'était visible avec les profanations de cimetières. Donc je n'ai pas été surpris par les affaires plus récentes. De la même manière, j'avais en tête l'Europe centrale, la résurgence d'un antisémitisme assez explicite qui n'a pas grand-chose à voir avec l'islamisme et l'antisémitisme de gauche. Elle a à voir avec la réactivation de vieux thèmes d'un antisémitisme plus classique. J'étais sensible à ce qui se passait en dehors de France et je savais qu'en Alsace j'avais rencontré des éléments un peu de ce type également. Dans le débat national, il suffisait d'avoir un petit intérêt pour l'Alsace pour comprendre que les positions de cet appel manquaient complètement de nuances ».
« Heureux » que l'Université de Strasbourg se mobilise contre l'antisémitisme

Michel Deneken, président de l'Unistra vient d'appeler la communauté universitaire strasbourgeoise à prendre la tête du combat contre le fléau de l'antisémitisme. Qu'en pensez-vous?

« J'aimerais que l'Alsace devienne un laboratoire d'analyse et de lutte contre l'antisémitisme et je suis heureux de voir que l'Université de Strasbourg se mobilise dans cette direction. Je suis en train de mettre en place, avec la Fondation Maison des sciences de l'homme que je préside et l'École des hautes études en sciences sociales une plateforme internationale de recherche sur le racisme et l'antisémitisme qui sera inaugurée le 20 mars. J'ai été très heureux de voir le président de l'Université de Strasbourg intervenir. Parmi les 15 membres de mon conseil de surveillance, il y a l'Université de Strasbourg qui est membre de droit. C'est l'occasion d'avoir des liens plus tangibles ».
Propos recueillis par Jean-François CLERC (*) La tentation antisémite. Haine des juifs dans la France d'aujourd'hui, livre réédité en poche chez Hachette Pluriel.

(*) La tentation antisémite. Haine des juifs dans la France d'aujourd'hui, livre réédité en poche chez Hachette Pluriel.

 
 

 

Politique La consultation s'achève ce vendredi : Après le grand débat, le casse-tête

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:52:11

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Politique La consultation s'achève ce vendredi
Politique La consultation s'achève ce vendredi : Après le grand débat, le casse-tête
15 janvier - 15 mars : aujourd'hui s'achève le grand débat mais le processus de concertation se poursuit avant une restitution en avril et l'annonce de mesures, sans doute avant l'été.

 
Le président au contact des Français, ici dans les Alpes de Haute-Provence : une image qui était devenue inhabituelle.
Le plus dur reste à faire. Comment ne pas créer de désillusion après le grand débat ? L'exercice inédit sous la Ve République a plutôt intéressé les Français. Il suscite une forte attente.
Un avant et un après

Lancé pour répondre à la crise des gilets jaunes, le grand débat a sans doute pacifié le climat dans le pays. Les manifestations continuent mais la mobilisation s'est considérablement affaiblie, ce qui ne signifie pas que le niveau de colère des Français a chuté dans les mêmes proportions. L'exécutif le sait. L'implication personnelle d'Emmanuel Macron dans le grand débat en est l'illustration. Quand l'Élysée et Matignon parlent de l'acte II du quinquennat, ils entérinent que le pays ne pourra plus être gouverné de façon aussi verticale qu'avant. Des changements sont obligatoires.
Fiscalité et dépenses publiques en tête

Sur les quelque 500 000 contributions laissées sur la plateforme du grand débat, la fiscalité et la dépense publique ont le plus mobilisé les contributeurs. Logique : la crise des gilets jaunes a été motivée par la hausse des taxes sur les carburants ; le ras-le-bol fiscal est en tête des sujets débattus par les Français.

Les Français ont aussi exprimé beaucoup d'idées sur la démocratie. Parmi celles-ci, une meilleure prise en compte du vote blanc (voir notre dossier du 4 mars), proposition beaucoup plus avancée que le référendum d'initiative partagée pourtant réclamé fortement par des gilets jaunes dans la rue. Les Français veulent aussi du changement dans leur représentation : le parlement actuel, dans sa formation et son fonctionnement, a sans doute vécu...
Arbitrages délicats

Comment baisser la pression fiscale et maintenir voire augmenter le niveau de services publics ? Quid du très symbolique impôt sur les grandes fortunes ? Les citoyens peuvent-ils être proches de leurs représentants si l'on diminue le nombre d'élus ? Le gouvernement devra répondre avec précision mais aussi s'interroger plus largement : comment répondre aux demandes des Français et ne pas renier le programme sur lequel Emmanuel Macron a été élu par 20 millions de votants ? C'est beaucoup plus de bulletins que de contributions au grand débat. Celui-ci est-il plus ou moins légitime que l'élection présidentielle ?

Les Français ont largement contribué mais c'est aussi le cas des élus locaux (lire par ailleurs) de plusieurs partis politiques, de syndicats, du conseil économique social et environnemental, de scientifiques, d'organisations professionnelles, d'associations... Comment prendre en compte toutes ces contributions sans décevoir ces corps intermédiaires ? Les ministères ont commencé à proposer des solutions depuis mi-février.
Les solutions envisagées

Elles sont nombreuses mais pas encore définitives et surtout elles seront annoncées de manière perlée. Certaines relèveront de la loi et prendront donc du temps : on ne réforme pas la fiscalité en trois jours. On ne décentralise pas davantage en trois semaines. Transformer les idées en actes prend du temps.

L'exécutif sait qu'il faudra des mesures fortes, qui symbolisent un changement dans le court terme. Remaniement d'ampleur ? Référendum ? « On ne sortira de ce grand débat qu'avec des décisions fortes », a promis Macron en janvier. On attend.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Objectif « zéro SDF » : l'impossible défi

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:51:45

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Société Pauvreté
Objectif « zéro SDF » : l'impossible défi
Le nombre de personnes sans domicile fixe mortes dans la rue en France a encore augmenté en 2018. Malgré la volonté affichée par les pouvoirs publicsdepuis longtemps, l'objectif « zéro SDF » semble encore lointain.
 

 
Selon l'Insee, la France comptait 143 000 personnes sans domicile fixe en 2012.
« Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri [...] Comptez sur ma détermination entière en la matière. » Lors de ses voeux aux Français pour l'année 2018, Emmanuel Macron affiche une ambition forte. La même que ses prédécesseurs. En ce début 2019, les chiffres publiés par le collectif « Les Morts de la rue » démontrent que le nombre de décès de personnes sans domicile fixe ne cesse d'augmenter : 511 décès, 566 en 2018.

Parmi ces victimes de la rue, « mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu'un parking, une cage d'escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d'hébergement » figurent 50 femmes et 13 mineurs, dont 6 avaient moins de 5 ans. Tous les ans, le collectif rappelle qu'une personne âgée en moyenne de 48 ans meurt chaque jour des conséquences de la vie dans la rue.
Prise en charge défaillante

Pour Cécile Rocca, coordinatrice au collectif « Les Morts de la rue », il n'est cependant pas question de baisser le bras : « Arriver à zéro SDF est un objectif ambitieux, mais cette ambition vaut la peine. La difficulté aujourd'hui se situe au niveau de la prise en charge de ces personnes au moment où ils retrouvent à la rue ; si le début est rattrapable, la suite devient rapidement complexe ». Sorties sèches de prison, sorties d'hôpitaux psychiatriques, expulsions sans relogement, séparation... Les causes sont multiples. « À cela s'ajoute l'engorgement des centres d'hébergement », précise la coordinatrice, pour qui les pouvoirs publics doivent avant tout se pencher sur « le moment de l'arrivée à la rue et sur celui de la sortie afin d'envisager une réelle prise en charge ».

À propos de l'augmentation du nombre de décès, Cécile Rocca reste prudente : « S'agit-il d'une augmentation du nombre du décès ou alors d'une augmentation du nombre de signalements ? ».

En effet, le recensement s'effectue d'abord par les remontées du terrain des associations, d'institutions, de proches ou encore de riverains qui rapportent un décès. Le collectif se livre ensuite à un travail d'enquête méticuleux afin d'obtenir toutes les précisions nécessaires sur la situation rapportée.

Si les causes des décès en 2018 ne sont pour le moment pas connues, la majorité de ceux recensés en 2017 résultaient soit de maladies, soit de morts violentes (agressions, suicide, rixes).
Recensement complexe

Créé en 2002, le collectif « Les Morts de la rue » interpelle sur les conditions des sans-abri et rappelle au quotidien -aux pouvoirs publics comme aux citoyens- que « la rue tue ».

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, la France comptait environ 143 000 personnes sans domicile fixe en 2012, soit une progression de 50  % sur 10 ans. Depuis cette date, aucun nouveau recensement national n'a été effectué. L'opération est complexe car beaucoup se déplacent.
C. D.

 

 
 

 

France Objectif « zéro SDF » : l'impossible défi

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:40:49

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France Objectif « zéro SDF » : l'impossible défi
 

 
Selon l'Insee, la France comptait 143 000 personnes sans domicile fixe en 2012. Photo Julio PELAEZ
« Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri [...] Comptez sur ma détermination entière en la matière. » Lors de ses voeux aux Français pour l'année 2018, Emmanuel Macron affiche une ambition forte. La même que ses prédécesseurs. En ce début 2019, les chiffres publiés par le collectif « Les Morts de la rue » démontrent que le nombre de décès de personnes sans domicile fixe ne cesse d'augmenter : 511 décès, 566 en 2018.

Parmi ces victimes de la rue, « mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu'un parking, une cage d'escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d'hébergement » figurent 50 femmes et 13 mineurs, dont 6 avaient moins de 5 ans. Tous les ans, le collectif rappelle qu'une personne âgée en moyenne de 48 ans meurt chaque jour des conséquences de la vie dans la rue.
Prise en charge défaillante

Pour Cécile Rocca, coordinatrice au collectif « Les Morts de la rue », il n'est cependant pas question de baisser le bras : « Arriver à zéro SDF est un objectif ambitieux, mais cette ambition vaut la peine. La difficulté aujourd'hui se situe au niveau de la prise en charge de ces personnes au moment où ils retrouvent à la rue ; si le début est rattrapable, la suite devient rapidement complexe ». Sorties sèches de prison, sorties d'hôpitaux psychiatriques, expulsions sans relogement, séparation... Les causes sont multiples. « À cela s'ajoute l'engorgement des centres d'hébergement », précise la coordinatrice, pour qui les pouvoirs publics doivent avant tout se pencher sur « le moment de l'arrivée à la rue et sur celui de la sortie afin d'envisager une réelle prise en charge ».

À propos de l'augmentation du nombre de décès, Cécile Rocca reste prudente : « S'agit-il d'une augmentation du nombre du décès ou alors d'une augmentation du nombre de signalements ? ».

En effet, le recensement s'effectue d'abord par les remontées du terrain des associations, d'institutions, de proches ou encore de riverains qui rapportent un décès. Le collectif se livre ensuite à un travail d'enquête méticuleux afin d'obtenir toutes les précisions nécessaires sur la situation rapportée.

Si les causes des décès en 2018 ne sont pour le moment pas connues, la majorité de ceux recensés en 2017 résultaient soit de maladies, soit de morts violentes (agressions, suicide, rixes).
Recensement complexe

Créé en 2002, le collectif « Les Morts de la rue » interpelle sur les conditions des sans-abri et rappelle au quotidien -aux pouvoirs publics comme aux citoyens- que « la rue tue ».

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, la France comptait environ 143 000 personnes sans domicile fixe en 2012, soit une progression de 50  % sur 10 ans. Depuis cette date, aucun nouveau recensement national n'a été effectué. L'opération est complexe car beaucoup se déplacent.
C. D.

 

 
 

Réchauffement : la France poursuivie en justice

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:51:23

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Climat Procédure
Réchauffement : la France poursuivie en justice
 

 
C'était annoncé, désormais c'est concrétisé : quatre ONG, fortes du soutien de deux millions de pétitionnaires, ont attaqué l'État en justice jeudi pour « manquements » à son obligation d'action contre le réchauffement, début d'une longue procédure et nouvelle étape dans la mobilisation citoyenne sur le climat.

Greenpeace, Oxfam France, Notre Affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot, à l'origine de la pétition à succès baptisée « l'Affaire du siècle », ont annoncé avoir chacune déposé en ligne leur recours auprès du tribunal administratif de Paris.
Marches ce vendredi et samedi

Insatisfaites de la réponse du gouvernement à une demande préalable envoyée en décembre, elles sont passées à l'étape suivante, le jour même où le président Emmanuel Macron se posait de nouveau en champion du climat lors d'un « One Planet Summit » au Kenya. Depuis Nairobi, Emmanuel Macron a estimé que « cette plainte traduit une mobilisation ». « Je ne pense pas qu'elle mènera à un débouché judiciaire et ce n'est pas là que ça se joue. Ce n'est pas le peuple contre le gouvernement, il faut arrêter ces bêtises [...] C'est nous tous qui devons bouger, les gouvernements, les grandes entreprises, les citoyens », a-t-il dit.

Dans le même temps, les manifestations pour le climat se poursuivent : les étudiants se mobilisent encore en masse ce vendredi et une grande marche, « la marche du siècle », est prévue ce samedi.

 

 
 

 

Le grand débat national En Alsace : 255 débats, 638 cahiers citoyens

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:49:30

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Le grand débat national En Alsace : 255 débats, 638 cahiers citoyens
Le grand débat national qui s'achève ce vendredi soir s'est soldé en Alsace par 255 débats et 638 cahiers. L'avenir de l'Alsace a souvent été évoqué. Les synthèses de ces expressions seront analysées lors de la conférence citoyenne régionale qui se tiendra à Strasbourg les 22 et 23 mars.

 
Un des nombreux débats organisés à travers l'Alsace, ici à Erstein.
153 réunions dans le Bas-Rhin, dont 46 à Strasbourg et une dizaine non encore déclarée ; 78 réunions et 14 autres non labellisées dans le Haut-Rhin. Tel est le bilan alsacien du grand débat qui s'achève aujourd'hui. Pour compléter la photographie, il faut rajouter les 638 cahiers de doléances en traitement depuis le 20 février : 362 dans le Bas-Rhin, 266 dans le Haut-Rhin. Bémol notable dans ce dernier département : une bonne cinquantaine des cahiers se sont révélés vides.

« Les réunions se sont globalement bien déroulées avec des débats constructifs. Le nombre de débats et de contributions traduit une belle dynamique », commente Clara Thomas, sous-préfète de Molsheim et référente pour le Bas-Rhin. « 72,7 % des communes ont mis des cahiers à disposition des habitants. Tout cela donne un niveau de participation plutôt honorable », relève pour sa part Emmanuelle Guénot, sous-préfète d'Altkirch et référente pour le Haut-Rhin.
Une écotaxe pour les poids lourds

Si le matériel des débats et des cahiers est en cours de traitement, Emmanuelle Guénot avance déjà les revendications les plus fréquentes. « Sur le thème de la fiscalité et des dépenses publiques, ce qui revient le plus, c'est la suppression de la TVA, celle de la CSG sur les retraites, le rétablissement de l'ISF, la taxation des grandes multinationales et la réduction du train de vie du gouvernement et des grands élus », détaille-t-elle.

En matière de démocratie et de citoyenneté, référendum d'initiative populaire, prise en compte du vote blanc, réduction du nombre de parlementaires et non cumul des mandats dans le temps reviennent le plus souvent. S'agissant de l'organisation de l'État, la référente haut-rhinoise cite « la restauration de services publics de qualité et de proximité. » « L'avenir de l'Alsace au sein du Grand Est et la future Collectivité européenne d'Alsace ont aussi beaucoup été évoqués dans les débats », précise encore Emmanuelle Guénot.

Le quatrième et dernier thème (la transition énergétique) s'avère dominé par certaines revendications très précises : la gratuité des transports en commun, une écotaxe pour les poids lourds, les circuits courts, l'agriculture biologique et le recyclage.

Les députés de la majorité présidentielle se sont aussi mobilisés. Thierry Michels (Strasbourg) a organisé quatre débats, sur la transition énergétique et le service public de la santé notamment, réunissant quelque 450 personnes. Sylvain Waserman en a initié cinq. Parmi les idées avancées, le député de Strasbourg-Illkirch est attaché à « la reconnaissance du vote blanc » et à la nécessité de mettre en oeuvre « un autre modèle démocratique basé sur la sobriété et la transparence de l'organisation de l'État et des services publics ».
« Une véritable opportunité pour la vie politique »

Vincent Thiebaut a programmé quatre débats dans sa circonscription de Haguenau qui ont réuni près de 550 participants. « Le grand débat national est une véritable opportunité pour la vie politique nationale ou locale », estime le député en jugeant « nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir ».

Les synthèses des débats et des cahiers seront analysées lors de la conférence citoyenne régionale qui se tiendra à Strasbourg les 22 et 23 mars. Elle réunira 100 citoyens tirés au sort dans le Grand Est. Charge à eux de « formuler des propositions concrètes » qui seront « transmises aux Français et aux gouvernements ».
F.BY et E.D.

 

 
 

 

Grand débat national La transition énergétique discutée à Sélestat : Le coût de la vie

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:02:21

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Grand débat national La transition énergétique discutée à Sélestat
Grand débat national La transition énergétique discutée à Sélestat : Le coût de la vie
Les gilets jaunes de Sélestat ont clos le grand débat par une discussion autour de la transition écologique, sujet à l'origine de leur mouvement. Une conclusion qui a mis en tension le prix de la qualité de vie face au coût de l'économie de marché.

 
La transition écologique était au coeur du débat organisé, mercredi, à Sélestat par les gilets jaunes.
En s'emparant de giratoires stratégiques de la ville, dès le 17 novembre, les gilets jaunes de Sélestat n'imaginaient pas finir le grand débat national, lancé entre-temps par l'exécutif, par une réunion publique consacrée à la transition écologique. « L'écologie a un lien étroit avec le pouvoir d'achat, la fiscalité ou la citoyenneté », annonce d'emblée l'un d'eux aux personnes présentes ce mercredi soir.

À l'entrée, les participants étaient invités à signer une pétition pour des « transports en commun à la hauteur de nos besoins ». Elle a déjà recueilli plus d'un millier de signatures. La mobilité et les nuisances du trafic routier sont des préoccupations majeures. « On nous dit que le chemin de fer coûte trop cher, mais il est question de santé et de qualité de vie, pas de chiffres », s'insurge Françoise.
« L'ultra-mobilité, nous ne l'avons pas choisie »

Jean demande le rétablissement de la liaison de fret ferroviaire vers la zone d'activité de Lièpvre et assure que le GCO transformera l'Alsace en « couloir à camions ». « 40 000 poids lourds vont rentrer à Lauterbourg et traverser la région du nord au sud », dit-il en rappelant les effets des microparticules sur la santé. « Le coût énergétique du pétrole est moins taxé que le coût du travail », déplore Léa.

« L'ultra-mobilité, nous ne l'avons pas choisie », remarque Christine. « Aujourd'hui, le développement économique se fait autour des centres urbains au détriment des pôles ruraux », note l'ancienne salariée de la filature de Sélestat qui juge toujours d'actualité le slogan syndical scandé lors de la fermeture de l'usine, en 1979 : « Vivre et travailler dans notre pays ».

La question des emballages et des déchets renvoie les débatteurs au poids des lobbys et aux modes de vie. « L'obsolescence programmée est une réalité qui pousse à la consommation », regrette Emmanuel. « C'est trop facile de culpabiliser les individus », s'énerve un gilet jaune. « On nous dit que si la planète va mal c'est parce que nous ne faisons pas ce qu'il faut. C'est par la loi qu'il faut imposer les choses aux industriels. »

De l'emballage on passe aux produits chimiques dans l'agriculture, à l'alimentation et aux énergies alternatives. Les circuits courts et la relocalisation de l'agriculture sont plébiscités. « Arrêtez de pointer du doigt les agriculteurs mais tendez leur la main car la France en aura besoin », clame Denis, maraîcher et conseiller municipal de Sélestat.

Chaque proposition est soumise à un vote, façon référendum d'initiative citoyenne (RIC). Une majorité très claire se dégage pour demander la tenue d'un « vrai débat national sur le fret ferroviaire » et l'obligation de la consigne pour les bouteilles en verre. Ils plaident aussi pour « une agriculture bio, locale et rémunératrice pour les agriculteurs ».
« Trop souvent spectateurs »

Il est un peu plus de 22 h lorsqu'émergent du cercle des questions philosophiques. Croissance à tout va ou sobriété heureuse ? La révolution ou le bulletin de vote ? Économie de marché ou communisme ? « Envoyer mes notes à Emmanuel Macron ne servira à rien parce que la pensée politique du gouvernement ne peut pas changer le paradigme », se résigne une gilet jaune.

Emmanuel dénonce l'évanescence des contre-pouvoirs et la corruption des élus nationaux. « Les contre-pouvoirs existent, il faut s'en saisir », réplique aussitôt une dame. « Nous avons été trop souvent spectateurs », enchaîne un monsieur. « Tout ce que nous avons fait depuis les ronds-points nous ne l'avions pas fait avant », relève la secrétaire de séance. « Nous n'avons jamais autant discuté et confronté des programmes, des idées, des idéaux. C'est extraordinaire ! » La taxe carbone, quel formidable détonateur démocratique.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Altkirch « Grand débat national » : « Ouvrez la porte de la mairie... »

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:54:28

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Altkirch « Grand débat national »
Altkirch « Grand débat national » : « Ouvrez la porte de la mairie... »
Le dernier volet du grand débat national organisé par les communes d'Altkirch et de Carspach jeudi soir à Altkirch, n'a attiré qu'une trentaine de personnes. Le thème de la vie institutionnelle et démocratique a presque exclusivement alimenté les débats, plusieurs participants considérant même « hors sujet » les questions sur la vie citoyenne.

 
Le livret distribué aux habitants en Suisse lors de référendums d'initiative populaire : un outil d'aide à la compréhension et à la décision selon une habitante de Hindlingen.
Pour ce dernier opus du Grand débat national à Altkirch, il n'y avait donc pas foule à la Halle-au-Blé, en revanche les échanges ont duré plus de trois heures...

Même scénario que les fois précédentes, avec une courte introduction de Dany Hasch, citoyen d'Altkirch dans le rôle de modérateur, puis formation de petits groupes autour de cinq tables pour répondre au questionnaire du grand débat sur le thème de la démocratie et de la citoyenneté.
Focalisés sur le fossé entre les élus et les citoyens

Au menu, pas moins de trente-quatre questions, regroupées en trois thèmes, d'abord sur la vie institutionnelle et démocratique, puis sur la vie citoyenne avec une première question concernant la laïcité ; enfin, le dernier thème portait sur l'immigration et l'intégration. Autant dire que les personnes qui se sont déplacées jeudi soir n'étaient pas venues pour discuter des deux derniers thèmes soulevés, plus sociétaux.

Elles étaient bien plus focalisées sur la question de savoir comment diminuer le fossé qu'elles ressentaient entre les élus censés les représenter et les citoyens.

« Comment construire cette citoyenneté ? S'il y a du répondant du côté politique, le citoyen aura envie de s'engager », a introduit Dany Hasch, avant de recommander aux présents « de rester vigilants quant à la suite des informations que vous avez pu collecter » et de remercier à titre personnel « les gilets jaunes d'être vigilants ».

À l'une des tables, on trouvait par exemple Marie-Paule, habitante d'Altkirch, qui participait pour la première fois ou encore Robin, habitant de Carspach, qui s'est avéré être, à 34 ans, le benjamin de la salle, et le « seul jeune » au grand regret de tous. Sébastien, quadragénaire de Feldbach, figurait aussi parmi les plus jeunes présents. Ce dernier a souligné avoir envoyé « vingt SMS à des jeunes de ma connaissance pour leur proposer de venir mais aucun n'est là ! ». La grande majorité de l'assemblée était composée de quinquagénaires et plus.
L'exemple de Greta

Le débat mit en exergue le fait que les jeunes n'étaient pas non plus au rendez-vous des associations, des syndicats ou de la vie collective. Comment les mobiliser aujourd'hui ? C'est là que Robin a fourni une explication inattendue, un effet « pervers » du règlement général de la protection des données : « avec la sécurité accrue, par exemple chez les donneurs de sang, on n'a plus accès aux noms des personnes, tout est anonymisé, on ne peut plus les solliciter comme avant pour participer à la vie de l'association... ».

Plusieurs participants ont néanmoins fait part de leur confiance sur la capacité des jeunes à se mobiliser d'une autre manière, citant l'action de Greta Thunberg, cette adolescente scandinave qui a appelé les jeunes à faire grève pour dénoncer l'inaction politique face au réchauffement climatique.

Pour certains présents, la fin du service national a fait que les jeunes n'ont plus le sentiment et l'expérience du projet collectif. Proposition est faite du « retour d'un service national obligatoire pour les filles et les garçons pour créer une solidarité intergénérationnelle, favoriser la vie en commun et la découverte d'autres régions ».

L'une des grandes revendications de la soirée fut d'avoir une meilleure information de l'action des hommes politiques, notamment des parlementaires.
«C'est parfois barbant...»

« Le journal télévisé devrait consacrer tous les soirs 5 mn à expliquer quelles lois sont discutées et votées à Paris », demande Marie-Paule. « On reçoit de temps en temps un journal du député mais ce n'est pas assez », ajoute l'Altkirchoise. Certains évoquent La chaîne parlementaire. « C'est en journée, on n'a pas le temps de regarder »...

Sa voisine, septuagénaire de Hindlingen, avoue son ressenti dans un soupir, « les débats politiques, c'est parfois barbant... ».
Toujours l'exemple suisse !

Et de brandir un fascicule distribué en Suisse lors des référendums d'initiative populaire, « ce qui éduque le peuple ». Elle explique qu'on y trouve la question clairement posée, les délibérations des commissions parlementaires, les recommandations du Parlement et du Conseil fédéral, les arguments des initiateurs, bref de quoi selon elle, se faire une opinion !

Une tablée refuse « le chèque en blanc donné pour 5 ou 6 ans » et propose que les parlementaires nationaux et européens « fassent des réunions mensuelles d'information sur des sujets discutés dans les assemblées et rendent publics les textes avant qu'ils ne soient votés ». Et dénonce « les lois faites par des experts qui s'en remettent aux lobbies, des lois que les députés votent à la file sans connaître vraiment tous les sujets ».

Les lobbies ? « Ils ne sont pas forcément méchants, par exemple, le lobby de la sécurité routière a fait passer les 80 km/h ! Et dans les villages, il y aussi des lobbies agissants : le club de foot, les paroissiens, les parents d'élèves... c'est la vie ! », réagit un participant.
Voter comme pour les concours de chant ?

La question du vote blanc divise aussi : oui pour les uns avec vote obligatoire pour qu'il ait un intérêt, oui pour les autres mais sans obligation, « la liberté étant le principe de base de la démocratie ». Le « permis de voter » sous condition d'avoir un minimum de connaissances civiques ne remporte pas l'adhésion non plus : « ce qui signifie qu'il y a des Français c... s et d'autres intelligents ? »

Les avis sont encore partagés sur le référendum : « il faudrait savoir si on vote pour la question posée ou pour ou contre celui qui la pose ! ». « Le référendum, ça coûte de l'argent, pourquoi ne pas profiter des nouvelles technologies pour demander directement aux gens ce qu'ils pensent comme quand on vote pour les concours de chant ? », ose un participant...

« Savoir supprimer des lois avant d'en refaire, durant cinq ans par exemple », est une autre proposition de la soirée. « En France, on répond aux inquiétudes et aux angoisses par des lois car on croit qu'elle peut tout », commente quelqu'un.

Robin suggère, pour être informés, « d'ouvrir la porte de votre mairie. Ecoutez les débats du conseil, vous apprendrez plein de choses, cent fois plus que ce que vous entendez ici... »

Une proposition est aussi faite de pouvoir « révoquer les élus qui ont failli ». N'est-ce pas le rôle rempli régulièrement par les différentes échéances électorales, jugées « trop nombreuses en France » par plusieurs participants ? Mais cette question n'est pas soulevée.

« Séparer l'État et le monde de la finance », demande une tablée. « L'ennemi, c'est l'ultra-riche ! 8 personnes cumulent 50 % de la richesse de la planète ». Pour les gilets jaunes, « la finance est arrivée à ses fins en verrouillant le système par la corruption pour dicter ses lois... ». Ils réclament de « changer de République avec le contrôle des élus par les citoyens avec une nouvelle constitution dans laquelle figure le référendum d'initiative citoyenne. »

D'autres participants se veulent moins pessimistes : « à force de voir le mal partout, il n'y a plus que le mal. Les consciences sont prêtes pour que les choses changent, voyez l'Algérie ! Même si tout ne se fera pas en un jour ».
Noëlle BLIND-GANDEr

 

 
 

 

Grand débat Comment les contributions sont-elles traitées ?

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:14:42

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Grand débat Comment les contributions sont-elles traitées ?
 

 
La numérisation des cahiers de doléances a débuté. Photo Guillaume SOUVANT/AFP
Comment va être analysé l'ensemble des opinions exprimées lors de la consultation citoyenne ? Qui en est chargé ? Quand seront présentées les principales idées qui ressortent de ce remue-méninges national ? À l'approche de la fin du « grand débat », de nombreuses questions se posent sur le traitement de cette masse de données.
Algorithmes et têtes pensantes

Premier type d'inventaire : les avis exprimés sur la plateforme numérique du « grand débat » (jusqu'au lundi 18 mars, date de clôture) font l'objet d'une exploitation par l'institut de sondage OpinionWay. Ces témoignages concernent les réponses individuelles et collectives apportées sur les quatre thèmes retenus : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l'État et des services publics.

Un second mode de traitement est appliqué aux cahiers de doléances et autres contributions libres comme les courriers, dont la collecte s'est achevée le 20 février, ainsi qu'aux comptes rendus des réunions d'initiatives locales, conférences régionales et nationales. Ils sont transmis à la Bibliothèque nationale de France qui est chargée de référencer et numériser leurs contenus.

Ces documents sont ensuite analysés par un consortium piloté par le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger, associé à Cognito et Bluenove, prestataires spécialisés dans l'intelligence collective et le traitement des données. Ils les passent à la moulinette de l'« humain augmenté », selon l'expression de Laurent Benarousse, directeur associé chez Roland Berger. Autrement dit : algorithmes et têtes pensantes feront émerger les principales propositions des contributeurs au « grand débat ».

OpinionWay et Roland Berger doivent rendre leurs copies pour fin mars, début avril. Le gouvernement devrait présenter le résultat des courses à la mi-avril.
Pascal MAZOUÉ

 

 
 

L'édito de L'Alsace GJ Grand débat Quadrature du cercle

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:42:56

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L'édito de L'Alsace GJ Grand Débat Quadrature du cercle
 

 
Laurent Bodin

Avant même que l'on en connaisse les conclusions, le grand débat voulu par le président de la République pour régler la crise des gilets jaunes restera un événement du quinquennat d'Emmanuel Macron. Impossible de faire comme si rien ne s'était passé depuis deux mois alors que 600 000 personnes ont participé et que le nombre de contributions a atteint 1,4 million. Cela pèse peu en comparaison des 8,6 millions de voix obtenues par le candidat Macron au premier tour de la présidentielle en 2017. C'est important rapporté au mouvement des gilets jaunes, qui n'a jamais mobilisé plus de 300 000 personnes.

Ces chiffres confirment le numéro d'équilibrisme qui attend l'exécutif alors que la colère exprimée chaque week-end depuis le 17 novembre n'est pas retombée. L'exercice est d'autant plus périlleux que les gilets jaunes ont des revendications contradictoires, voire impossibles à satisfaire. C'est bien parce que le mouvement s'inscrit en opposition à l'action présidentielle que les gilets jaunes, plus prompts à dénoncer qu'à proposer, ont majoritairement refusé de participer au grand débat. Iront-ils plus facilement voter aux élections européennes ? Leur propension à refuser tout cadre organisé laisse peu d'espoir.

À la décharge des gilets jaunes, le grand débat, dans le cadre restrictif imposé par le chef de l'État, symbolisé par l'exclusion de la question de l'ISF, n'est pas de nature à rebattre fondamentalement les cartes. Les Français qui y ont participé ont exprimé leur souhait d'une démocratie plus proche des citoyens, d'un pouvoir d'achat digne pour tous, d'un redéploiement des services publics partout sur le territoire national et d'une baisse des impôts. Cette ambition forte relève de la quadrature du cercle. Or, Emmanuel Macron n'est pas magicien. Il peut faire disparaître Édouard Philippe de Matignon, consulter les Français par référendum, amender son action... À défaut d'accepter de réinitialiser son logiciel, le président de la République va devoir inventer des applications susceptibles de changer concrètement la vie des Français.

 

 
 

Le Brexit, c'est pour quand ?

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:44:59

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Le Brexit, c'est pour quand ?
 

 
Chaude ambiance, hier, à la Chambre des Communes. Photo PRU/AFP
« Je suis surpris de voir à quel point tout ça se passe mal » : Donald Trump a une nouvelle fois, jeudi, clamé son mépris pour Theresa May.

Et la Première ministre britannique paraît s'en ficher comme de son premier tailleur, imperturbable sur son chemin de crête. Jouer la montre, retarder l'échéance, et ne laisser à la toute fin aux députés que le choix entre son accord et pas d'accord du tout, ce « no deal » qui les effraie.
Européennes obligatoires

Theresa May a ainsi fait voter jeudi par une large majorité (412 voix contre 202) le principe d'un report de la date limite du 29 mars. Mais cela changerait quoi ?

Rien, si les Communes adoptent la semaine prochaine le « deal » de Theresa May : il serait alors de quelques semaines seulement. Et les 27 ne pourraient le refuser jeudi, au Conseil européen, sauf à endosser la responsabilité d'un « no deal ».

Il en va autrement d'un report de plusieurs mois, qui serait entraîné par un nouveau vote négatif sur l'accord. S'il excède le 2 juillet, date de la première session du nouveau Parlement européen, il oblige le Royaume-Uni à participer aux élections européennes.

Déroute assurée pour les Conservateurs de May, sans doute aussi pour les Travaillistes de Corbyn, et autoroute vers le succès pour le Ukip nationaliste de Nigel Farage. Les sièges britanniques redistribués aux autres délégations leur seraient retirés, et la France repasserait ainsi de 79 à 74 eurodéputés.
Référendum rejeté

Un long délai ouvre la voie à des législatives ou un référendum. Mais aucune des deux options n'a aux Communes la majorité nécessaire à leur tenue, comme l'a confirmé le rejet d'un amendement réclamant un nouveau vote sur le Brexit.

Plus probable est le renversement de Theresa May, dont l'ancien conseiller politique Nick Thimoty disait hier qu'elle a « perdu l'aptitude à conduire son parti, son gouvernement, et le pays ». Les candidats se pressent, les partisans d'un Brexit dur partent favoris. Mais attention au séisme des Européennes...
« Ne fantasmons pas ! »

Un report de longue durée ferait une victime, l'économie. C'est dans « un nuage d'incertitude » que le ministre des Finances a présenté mercredi son budget, tandis qu'un institut abaissait la prévision de croissance cette année de 1,6 % à 1,2 %.

Report, court ou long ? « Ne fantasmons pas », coupe Herbert de Saint Simon, président de l'Union Transport et Logistique de France (TLF). « Si la Grande-Bretagne sort le 30 mars, ou le 30 juin, ou plus tard, c'est pareil ! Ce qu'il y a à faire, il faudra bien le faire. »
Francis BROCHET

 

 
 

Brexit : les entreprises doivent se préparer au pire

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:06:03

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COMMERCE
Brexit : les entreprises doivent se préparer au pire
Le Medef Alsace, la CCI Grand Est, la direction générale des douanes et le cabinet Valoris Avocats organisaient jeudi une réunion d'information à destination des entreprises intitulée « Le Brexit aura bien lieu ». De quoi mesurer l'étendue des bouleversements à venir.
 

 
Deal ou no deal, à moyen ou très court terme, le Royaume-Uni s'apprête à (re) devenir un pays tiers à l'Union européenne. Pour les entreprises, en Alsace, comme dans le reste de l'hexagone, cette perspective ne va pas sans poser d'importantes questions sur tout un éventail de sujets qui seront d'actualité, dès le 30 mars dans le cas d'une sortie sans accord, ou à partir du 31 décembre 2020 dans le cadre d'un accord, s'il était finalement trouvé.

Libre circulation des produits, des personnes, des services et des capitaux : « tout ce qui a été acquis ne sera plus vrai dans l'hypothèse d'une sortie sans accord », résume Me Luc Julien-Saint-Amand, qui rappelle que les secteurs de l'automobile, l'aéronautique, la banque, la technologie et l'industrie sont particulièrement exposés. « Des entreprises seront privées de débouchés pour des questions de normes et d'homologation », prévient le spécialiste.
« Vous allez devenir importateur ou exportateur »

D'après les chiffres de la direction des douanes, 1 250 entreprises bas-rhinoises ont des relations commerciales avec le Royaume-Uni. Et 603 d'entre elles ne sont pas familières des procédures de dédouanement qui pourraient s'appliquer lorsque le Royaume-Uni sortira effectivement de l'Union européenne.

« Dans l'hypothèse d'un no deal, vous allez devenir importateur ou exportateur », résume Daniel Stengel, chef du pôle action économique à la direction régionale des douanes. Un numéro EORI, obligatoire pour toute démarche douanière, devra être établi ; de même que des documents douaniers, qui serviront également de justificatif fiscal ; et les autorisations ou certifications devront être obtenues s'il s'agit de biens soumis à une réglementation particulière au Royaume-Uni dans le cas d'exportations, en Union européenne s'il s'agit d'importations. Globalement, les chaînes logistiques pourront être affectées par les passages en douane et des coûts supplémentaires doivent être envisagés, préviennent les experts.
Contrats commerciaux, protection des données, propriété intellectuelle et mobilité

Les contrats commerciaux avec le Royaume-Uni ou tout autre pays soumis au droit britannique doivent en outre être scrupuleusement étudiés : quel est le droit applicable et la juridiction compétente ? Quelles sont les adaptations nécessaires ? Quelles sont les règles britanniques applicables au secteur de l'entreprise ?

Une pareille attention doit être portée à la protection des données personnelles et à la propriété intellectuelle, qui pourront elles aussi l'objet d'une modification du cadre légal avec le Brexit.

Enfin, dans le cadre de la mobilité de ses salariés, les entreprises pourront avoir à prendre des dispositions en termes de cotisations comme de procédures d'immigration. « Vous devrez être particulièrement attentif aux évolutions réglementaires », recommandent les avocats experts qui ont fondé une cellule dédiée au Brexit en lien avec un cabinet londonien.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Wettolsheim : Fin du conflit chez Ricoh

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:52:36

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Wettolsheim
Wettolsheim : Fin du conflit chez Ricoh

 
Dimanche, les salariés de Ricoh Industrie France se sont mis en grève en raison d'un désaccord portant sur les négociations annuelles obligatoires 2019 (DNA du 12.03). Un accord est intervenu aujourd'hui entre les organisations syndicales et la direction. Quatre réunions de négociation ont été nécessaires pour aboutir à la résolution du conflit.

Selon un communiqué transmis hier par la direction, cet accord prévoit une enveloppe pour les accroissements de 1,9 % de la masse salariale et une augmentation minimale garantie (talon) sur les augmentations générales. La direction a accepté de verser une prime d'activité (prime Macron) de 700 EUR en dépit des pertes subies par l'entreprise. Enfin, la prime de transport sera revalorisée de 10 % avec création d'une sixième zone.

 

 
 

 

Fin du conflit chez Ricoh à Wettolsheim

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:10:03

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Fin du conflit chez Ricoh

à Wettolsheim
 

 
Dimanche, les salariés de Ricoh Industrie France, à Wettolsheim, se sont mis en grève en raison d'un désaccord portant sur les négociations annuelles obligatoires 2019. Un accord est intervenu hier entre les organisations syndicales et la direction.

Quatre réunions de négociation ont été nécessaires pour aboutir à la résolution du conflit.

Selon un communiqué transmis par la direction, cet accord prévoit une enveloppe pour les accroissements de 1,9 % de la masse salariale et une augmentation minimale garantie (talon) sur les augmentations générales. La direction a accepté de verser une prime d'activité (prime Macron) de 700 EUR en dépit des pertes subies par l'entreprise.

Enfin, la prime de transport sera revalorisée de 10 % avec création d'une sixième zone.

 

 
 

saint-louis Economie : Le coworking se déploie

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:09:16

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saint-louis Economie
saint-louis Economie : Le coworking se déploie
A Saint-Louis, un espace privé de coworking vient de voir le jour. A la pépinière d'entreprises de Saint-Louis Agglomération, à Schlierbach, un espace similaire est en cours de réalisation. Le coworking correspond à une nouvelle tendance de l'immobilier d'entreprise qui est lié à de nouveaux besoins. Il s'agit donc de se mettre à la page...

 
Le coworking (ici au fief à Saint-Louis), une nouvelle façon de travailler, et de nouveaux besoins en matière d'immobilier d'entreprise.
Tout le monde connaît l'histoire des deux étudiants en informatique qui ont démarré une activité dans un garage et en ont fait une multinationale hégémonique...

Laissons les garages aux automobiles : aujourd'hui, l'immobilier d'entreprise se développe et propose des offres intermédiaires destinées aux entreprises en devenir, startups et autres, dont les besoins en flexibilité et les relatives liquidités ne leur permettent pas de disposer d'un local professionnel à plein-temps. A l'opposé, certains entrepreneurs n'ont pas forcément envie de mélanger les dossiers administratifs et les torchons ménagers, chez eux...
« L'industrie a besoin de prestataires de services pour se développer »

« Sur le secteur des Trois frontières, il y a un nombre croissant d'indépendants, d'auditeurs ou de consultants, en particulier des personnes qui quittent le marché de l'emploi suisse pour lancer une activité libérale de ce côté-ci de la frontière, qui travaillent souvent à domicile mais qui cherchent un lieu professionnel, même temporaire, pour s'installer, décrit Catherine Gouttefarde, chargée du développement économique à Saint-Louis Agglomération. L'industrie se développe dans notre secteur, et la principale préoccupation à laquelle elle est confrontée, est de s'entourer de prestataires de service dans tous les domaines. Or ces derniers ne trouvent pas d'immobilier d'entreprise pour s'implanter parce que le marché privé est trop cher ou que tout simplement, il n'y a pas assez d'offres. »

Ces indépendants, startupers et autres jeunes pousses prometteuses ne pourront pas tout accomplir à domicile entre la poire et le fromage, et recherchent des espaces de travail de petite taille, le plus souvent limités à un bureau connecté, pour des usages ponctuels ou réguliers, et pour répondre à des besoins en flexibilité qui deviennent de plus en plus la norme. « Ils ont également besoin de lieux pour se rencontrer. Ces entrepreneurs peuvent se retrouver isolés, et ont donc besoin de lieux pour échanger avec leurs pairs, à condition de veiller à ce qu'il y ait une diversité d'activités et donc de profils. Il y a une demande de plus en plus forte », poursuit Catherine Gouttefarde.

La pépinière d'entreprises de Saint-Louis Agglomération, installée dans la zone d'activité de Schlierbach, fonctionne depuis six ans, et héberge actuellement 12 entreprises dans toutes activités : de l'expertise-comptable à la recherche nucléaire... Ces entreprises y sont installées à demeure, pour une période supérieure à 12 mois, certaines sont présentes depuis le début. Elles ont toutes moins de quatre années d'existence lors de leur installation dans la pépinière.

Pour autant, celle-ci ne cible pas les indépendants qui ont des besoins ponctuels et modestes en immobilier d'entreprise. Raison pour laquelle Saint-Louis Agglomération investit 200 000EUR dans un espace de coworking de 30² et six postes accolés à la pépinière, et qui sera achevé au mois de mai.

L'agglomération vise sur un renforcement de l'immobilier d'entreprise tous azimuts. Ainsi, à la pépinière et à son espace coworking, devrait venir se greffer un type d'immobilier, l'hôtel d'entreprise, qui pourrait se concrétiser à Schlierbach même, mais également à Saint-Louis, dans le futur quartier d'affaires Euro3lys. Chacun correspond à une étape particulière du développement de l'entreprise, et représentera un soutien non négligeable via l'offre tertiaire, apporté au développement industriel.
Jean-François OTT (Lire également page 40)

(Lire également page 40)

 
 

 

MULHOUSE Conseil municipal : Le marronnier de la majorité

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:12:02

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Conseil municipal
MULHOUSE Conseil municipal : Le marronnier de la majorité
Au conseil municipal de Mulhouse, le vote de mise à jour des indemnités de fonction devient une habitude... C'était au tour de Denis Rambaud, ce jeudi, de se voir signifier son éviction de la majorité.

 
Au fond de la salle, des manifestants qui souhaitaient débattre des transports gratuits et de la gratuité du parking de l'hôpital se sont finalement assis dans le calme. Au premier plan, Emmanuelle Suarez qui a intégré la majorité ; alors qu'au deuxième plan, Fatima Jenn et Denis Rambaud ont eux rejoint les bancs de l'opposition...
Il espérait ouvrir la séance sur son cas, mais Denis Rambaud a dû attendre la fin du déroulement de l'ordre du jour, avant le vote en bloc des délibérations non débattues, pour pouvoir prendre la parole... C'est que ce point n'était pas à l'ordre du jour initial, « vous avez pourtant trouvé le temps de modifier le site web de la ville me concernant », a-t-il lancé...

La situation était connue en effet (DNA des 2 et 6 mars), et « votre décision était prise depuis le 25 février », souligne l'élu qui annonce prendre la parole, « trois quarts d'heure, pour trente ans de mandat, ça ne sera pas trop ». Pour lui, « ces chicayas politiques ne sont pas à la hauteur des défis que nous devons collectivement relever ».

Denis Rambaud rappelle ses « trente années de présence continue dans l'exécutif municipal », qui se terminent « sans qu'aucun reproche sur mes qualités d'engagement, de force de proposition, de réalisations concrètes », ne puisse être fait. Et de relire sa déclaration de la séance précédente qui a mis le feu aux poudres, parlant de l'apaisement nécessaire entre Mulhouse et m2A dont il est vice-président, « la petite phrase d'Alain [Couchot] est de trop »... Un « prétexte », selon lui, à sa convocation chez le procureur Couchot qui l'a exclu de la majorité.

Pour Michèle Lutz, « 30 d'engagement municipal, ce n'est pas rien [...] Je ne le nie pas et je souhaite par cette occasion le reconnaître et le dire publiquement. [...] Cependant, vos attaques régulières, souvent en public mais hélas très rarement en face-à-face, les dénigrements à l'extérieur, imposaient une clarification ».

Et le maire de considérer qu'« il n'y a rien de choquant à ne plus être en accord au sein d'un groupe. Cela arrive dans tous les groupes. Certains partent, d'autres arrivent. Mulhouse n'a rien de singulier en ce sens quand je regarde la situation des autres grandes villes. Rien de bien nouveau non plus quand on se souvient les mouvements dans la majorité en 2007 ou 2013, années préélectorales ».

Denis Rambaud le lui avait lancé quelques minutes auparavant : « vous ouvrez avec vos proches, élus ou non, la campagne municipale bien en avance. J'oeuvrerai à rendre la parole que vous avez confisquée aux Mulhousiens. Rendez-vous en mars 2020. »

Au moment du vote pour la mise à jour des indemnités, outre l'opposition qui n'a pas pris part au vote, Annette Bour, Jean-Pierre Walter et Lara Million s'abstiennent alors que Michèle Striffler vote contre, « au risque de se faire exclure, car Denis Rambaud ne le mérite pas et que cette décision prive la ville d'un vice-président à l'agglo ».
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Mulhouse Un audit pour le Musée de l'impression sur étoffes

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:04:46

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Mulhouse Un audit pour le Musée de l'impression sur étoffes
 

 
Le conseil d'administration du Mise avait laissé sans suite une première demande d'audit formulée en décembre dernier par M2A, semble-t-il par manque de fonds. Photo L'Alsace/Hélène Poizat
Retrait des oeuvres prêtées par le musée Yves Saint-Laurent et par la créatrice de mode agnès b., profondes difficultés financières, sous-effectif chronique du personnel (par ailleurs sérieusement éprouvé)... Onze mois après la mort dramatique de son directeur Éric Bellargent et la découverte du pillage de ses collections, la situation au Musée de l'impression sur étoffes à Mulhouse (Mise) reste des plus préoccupantes (cf. nos éditions du 9 mars dernier) - au point que le sujet s'est naturellement imposé aux élus mulhousiens, réunis hier après-midi en séance publique au Parc-Expo.
« Jeter les basesd'un nouveau départ »

Dès lundi dernier, l'élue d'opposition Cléo Schweitzer (PS) a d'ailleurs fait connaître son intention de soumettre une motion au vote du conseil municipal. Extrait de son texte : « L'assemblée des élus mulhousiens souhaite : que toute la lumière soit faite sur les vols répétés et importants qui ont impacté les différents fonds du musée ; que l'ensemble du fonctionnement de ce musée soit analysé afin d'identifier toutes les problématiques qui entravent désormais son bon fonctionnement ; qu'un audit indépendant permette au plus vite de jeter les bases d'un nouveau départ pour ce joyau du patrimoine mulhousien. »

Hélas pour elle, plutôt que de débattre de sa motion, la majorité préfère prendre solennellement position, dès l'ouverture de la séance, par la voix du maire Michèle Lutz : « La situation du Mise est préoccupante et c'est avec une attention constante que le président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) Fabian Jordan et moi-même suivons ce dossier d'une grande complexité. » Le maire cède alors la parole à son premier adjoint Jean Rottner : « Le Mise possède le label "Musée de France", ce qui impose de la rigueur dans la gestion des collections et ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. Il appartiendra à la justice de déterminer les responsabilités dans les vols qui ont été commis. Nous ne sommes pas là, nous, responsables politiques, pour mener l'enquête. Un audit budgétaire et financier, ainsi qu'un récolement des collections, vont en revanche être menés dans un délai d'un mois, en accord avec M2A et la Direction régionale des affaires culturelles, afin de bien comprendre la situation [Ndlr : la décision de cet audit, financièrement pris en charge par M2A, a été acceptée mardi dernier par le conseil d'administration du Mise ; en décembre dernier, il avait laissé sans suite une demande identique de M2A, semble-t-il par manque de fonds]. Il s'agit aussi de réfléchir le plus rapidement possible à l'avenir de cette structure, mais il n'est pas possible de trancher dès aujourd'hui, compte tenu des éléments dont nous disposons. »

Cléo Schweitzer revient à la charge : « Notre motion va tout à fait dans le sens de ce que vous dites , M. Rottner. Je plaide pour la maintenir. » Sur le moment, la décision est renvoyée à la fin de séance. Vers 16 h 30, l'assemblée, unanime, tombe finalement d'accord sur une motion remaniée à la marge par rapport à la « version Schweitzer ». L'essentiel, de toute façon, est ailleurs : le Mise est loin d'être tiré d'affaire.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Mulhouse Tour de l'Europe : la Ville veut sauver le restaurant

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:03:55

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Mulhouse Tour de l'Europe : la Ville veut sauver le restaurant
 

 
La Ville demande à Citivia une étude pour savoir « quelles actions mener » sur le bâtiment. Archives L'Alsace
Le restaurant panoramique du sommet de la Tour de l'Europe, sa terrasse et ses annexes ont été préemptés, le 12 novembre 2018, par le maire de Mulhouse au nom de la commune, comme elle en a délégation : 400 000 EUR pour une surface totale de 910 m² (L'Alsace du 9 mars) et le conseil a pris acte de cette décision ce jeudi.

« Un bâtiment emblématique, devenu symbole de la ville », estime Michèle Lutz. Mais aussi « une copropriété en difficulté » [...] prise dans « la spirale de la dévalorisation » [...] qui, grâce à la Ville et à M2A, a obtenu « le soutien de l'État pour les copropriétés dégradées ». La Ville espère à terme que le restaurant panoramique puisse rouvrir, avec l'impulsion des pouvoirs publics, et a demandé à Citivia SPL « une étude pour savoir quelles actions mener pour lui rendre son attractivité »... Des travaux sur les locaux, mais aussi sur le système de rotation, la recherche d'un exploitant de qualité. Une issue que tous les Mulhousiens ne peuvent qu'attendre. Sauf que, dans l'opposition, Fatima Jenn estime que « c'est un dossier lourd » : « La copropriété doit aujourd'hui faire face à l'impossibilité technique et financière d'effectuer les travaux nécessaires de rénovation... Comment imaginer une tour sans ascenseur ? Sans énergie ? Ne garantissant pas la sécurité des publics accueillis ? Et le désamiantage ? » Et de regretter « l'opacité » de cette transaction : « Qui est l'acheteur initial ? Quel est le coût de cette préemption avec les travaux, la rénovation... ? Quel est le projet ? » Et Jean Rottner de prendre la défense de cette décision, opposant « les apôtres du déclinisme » et ceux « qui prennent des risques », qui « portent la tour à bout de bras », comme le syndic, le conseil syndical, malgré les 62 500 EUR de charges annuelles. La Tour de l'Europe est « une priorité », pour le premier adjoint : « Un sujet délicat qui va durer. C'est un pari. L'équipe municipale y croit. » Mais Cléo Schweitzer considère « qu'on n'a pas toutes les informations sur ce projet », qui est « très léger ». Le groupe Mulhouse Positive, Fatima Jenn et Denis Rambaud s'abstiennent.
M.M. PLUS WEB Voir notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Nambsheim Ecole du Tilleul : Les écoliers au secours des crapauds

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:47:22

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Nambsheim Ecole du Tilleul
Nambsheim Ecole du Tilleul : Les écoliers au secours des crapauds
Les jours rallongent et les températures radoucissent ! C'est le moment pour les amphibiens (crapauds, grenouilles,...) de sortir de leurs gîtes hivernaux pour rejoindre leurs lieux de reproduction, l'étang de la carrière Nieder près de Meyenheim.

 
L'équipe de sauveteurs du jour
Avant d'y parvenir, ils seront confrontés à de multiples obstacles et notamment la traversée de la D3bis, particulièrement meurtrière pour eux. Fort heureusement, le dernier obstacle qu'ils rencontreront est le filet posé par les services du Conseil Départemental qui les guidera jusque dans les seaux enterrés. C'est là que, par centaines, ces animaux protégés et menacés de disparition attendront le passage de bénévoles pour poursuivre leur voyage.

Depuis la mi-février plusieurs associations de protection de l'environnement qui militent pour la sauvegarde des batraciens se relaient, matin et soir, pour les aider à traverser la route sans risque.

Ce mardi, ce sont 20 élèves de Marie Martin de l'école du Tilleul qui sont venus les sortir des seaux. Equipés de gants, ils ont pu extraire délicatement avec plus ou moins d'appréhension ces animaux qu'ils n'ont pas forcément eu l'occasion d'observer de si près. L'heure est ensuite venue de leur rendre la liberté. Toute la classe s'est dirigée vers le plan d'eau pour y relâcher la trentaine d'amphibiens. Les élèves étaient accompagnés de leur maîtresse, de Jessica et Luc, parents d'élève, et de Fernand Kasel, responsable de la section de la LPO Jeunes Passion Nature et coordinateur du site de Meyenheim. Ses explications données aux élèves sur les amphibiens et leur mode de vie contribueront peut-être à en faire des citoyens respectueux de la nature et de l'environnement. En voilà une mission des plus passionnantes que viennent de vivre les jeunes écoliers !

 

 
 

 

colmar Exposition : Le zapping de Phil Umbdenstock

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:48:01

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colmar Exposition
colmar Exposition : Le zapping de Phil Umbdenstock

 
Phil Umbdenstock en autoportrait.
C'est l'exposition dont la visite offre la garantie de ne pas s'ennuyer ! Nos lecteurs connaissent le coup de crayon à la fois drôle et tellement juste de Phil Umbdenstock. Ses dessins de presse sont un régal auquel le Conseil départemental du Haut-Rhin a eu la bonne idée d'offrir une sélection qu'on imagine pleine de saveur. Un Zapping qui se tiendra du 16 au 28 mars avec un vernissage annoncé ce samedi à 11 h. Au Conseil départemental du Haut-Rhin, 100 avenue d'Alsace à Colmar.

 

 
 

 

Bibliothèques Des rendez-vous pourune société plus solidaire

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:01:40

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Bibliothèques Des rendez-vous pourune société plus solidaire
 

 
Un atelier de fabrication de baumes est prévu mercredi 20 mars, à 10 h. DR
Durant l'événement Bibliothèques à la une du 15 au 30 mars, le conseil départemental et le Réseau des bibliothèques du Haut-Rhin ont choisi de mettre cette année en lumière des initiatives citoyennes du territoire à travers le thème « Une société plus solidaire » : au programme, rencontres, débats, ateliers, expositions et spectacles témoignent de la richesse des initiatives oeuvrant au développement de la société.

La bibliothèque municipale de Huningue (au deuxième étage du CACL, place Abbatucci) organise et accueille 4 rendez-vous entre les 18 et 27 mars dans ce cadre : une exposition et une conférence autour de l'esperanto, le spectacle Des Cailloux dans les chaussures de la Cie Quelqu'unS, et un atelier Do it Your Self.

Ce sera l'occasion de découvrir l'association SEL à vie (pour Système d'échange local) qui s'adresse à tous les habitants de la région des Trois frontières. Ce réseau local permet aux personnes d'échanger des services, des savoirs et des biens, d'égal à égal, sans contrepartie financière, simplement pour créer du lien.

L'un de ses membres proposera par exemple, mercredi 20 mars à 10 h, un atelier do-it-yourself. Une praticienne en médecine traditionnelle chinoise mettra ses compétences en partage lors de la fabrication de deux baumes d'utilisation courante, l'un à la manière de celui dit « du tigre » et un autre pour combattre le rhume.

Cet atelier est gratuit mais limité à huit participants, sur inscription auprès de la bibliothèque. Les enfants des participants pourront éventuellement s'installer avec des livres dans la bibliothèque le temps de l'atelier.
RÉSERVER Au 03.89.69.26.98 ou par mail à :bibliotheque@ville-huningue.fr

 

 
 

COLMAR : Baisse de la délinquance

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:53:32

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Gendarmerie Le bilan 2018
COLMAR : Baisse de la délinquance
Délinquance et cambriolages en baisse, violences aux personnes en hausse,tel est le bilan 2018 sur le territoire de la compagnie de gendarmerie de Colmar.
 

 
Le commandant de la compagnie de la gendarmerie, le chef d'escadron Mikaël de Miras, a présenté les chiffres de 2018.
L'inspection de la compagnie de Colmar, vendredi dernier, par le colonel Guillaume Le Blond, commandant le groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, a été l'occasion de dresser le bilan de 2018 pour la compagnie.

En 2018, la délinquance globale a baissé de 11 % par rapport à 2017. Plus précisément, 2018 se caractérise par des vols et cambriolages en baisse (-26 %), mais des actes de violence en hausse de +5,3 %. Hausse également pour les atteintes à la tranquillité publique (+13,5 %).

En tout, 3 285 actes de délinquance ont été recensés en 2018, contre 3 703 en 2017.

Satisfaction pour la compagnie, son taux d'élucidation est de 50 % alors que la moyenne nationale est de 40 %.

Vols et cambriolages. Leur baisse spectaculaire de 26 % est due à une chute des vols à la roulotte (-40 %) et des cambriolages dans les commerces (-57 %). Explication du chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant la compagnie : « Le travail de nos enquêteurs nous a permis de démanteler une équipe de trois hommes qui avaient commis plus de 60 vols à la roulotte ; et surtout de démanteler une équipe d'une dizaine de personnes qui avaient commis plus de 200 cambriolages pour un préjudice de plus de 941 000 EUR. »

Atteintes aux personnes. La hausse des violences (551 faits en 2018 contre 523 en 2017) vient principalement de trois causes, dont deux concernent les mineurs : hausse des coups et blessures volontaires ainsi que du harcèlement sexuel ou des violences sexuelles sur des mineurs.

La majorité de ces violences sont commises au sein même des familles. Le chef d'escadron reste cependant prudent sur la signification de ces hausses : « Il est difficile de dresser une tendance. Y a-t-il hausse réelle de ces violences ou est-ce le fait que les victimes osent plus parler qu'avant ? »

D'autant plus que ce phénomène est difficile à appréhender : « Entrer dans les structures familiales et y déceler des violences est un travail long et délicat... » Aussi la gendarmerie a-t-elle des référents dans les brigades, qui rencontrent régulièrement les chefs d'établissement.
« Nulle violencen'a été commise par les gilets jaunes »

Le troisième cas de violences en augmentation concerne directement les forces de l'ordre, victimes de violences et injures lors des interpellations. « En revanche, tient-il à préciser, nulle violence n'a été commise par les gilets jaunes. »

Cela dit, les principales atteintes aux personnes restent les coups et blessures volontaires : ceux-ci représentent près de 40 % avec 212 actes en 2018. Dans la moitié des cas les femmes en ont été victimes, principalement dans le cadre de violences conjugales (73 femmes).

2018 n'a connu heureusement qu'un seul homicide, à Munster en juillet dernier, et une tentative d'homicide en août, toujours à Munster.

Les viols, eux, ont particulièrement touché les mineurs : 14 viols ont été constatés (12 en 2017), dont un sur un garçon. Huit femmes ont été victimes d'un viol, elles étaient neuf en 2017.

Sécurité routière. En 2018, les accidents de la route ont baissé (113 contre 148 en 2017), mais ils ont fait plus de morts : neuf personnes sont décédées, elles étaient quatre en 2017. Les causes des accidents restent le trio habituel : alcool, vitesse et inattention.

Quant aux infractions à la sécurité routière, elles concernent principalement l'absence du port de la ceinture et, sans surprise, l'utilisation du téléphone au volant.

Les gendarmes - comme partout en France - ont été particulièrement mobilisés par de la sécurisation en 2018.
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

quartier Saint-Vincent-de-Paul : Un appel aux nouveaux membres

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:46:53

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quartier Saint-Vincent-de-Paul
quartier Saint-Vincent-de-Paul : Un appel aux nouveaux membres

 
Bernard Blatz présente le programme des manifestations tandis que la présidente lançait un appel aux bénévoles
La 36e assemblée générale de l'association de Culture et de Loisirs Saint-Vincent-de-Paul de Colmar s'est déroulée dimanche 10 mars, elle a été ouverte par la présidente, Yvette Paciello, dans la salle Marcel-Berbett du Foyer.

La présidente a salué les membres et les personnalités présentes, elle a fait observer une minute de silence en hommage aux membres décédés l'an passé, André Zwingelstein et Jean-Jacques Keller.

La secrétaire Françoise Burger a fait la lecture du procès-verbal de la dernière assemblée, et Yvette Paciello a remercié les bénévoles pour leur investissement tout en lançant un appel aux nouveaux membres, qui sont invités à venir étoffer les rangs de l'association.

Le rapport d'activité 2018 a été présenté par Bernard Batz, tandis que les responsables des ateliers, Yvette Paciello pour le crochet et André Roess pour la peinture ont présenté leurs activités, la présidente a poursuivi avec le bilan de la location des salles.
Des travaux réalisésdans la mesure des moyens de l'association

Le vice-président Antoine Paciello a évoqué les travaux réalisés par les entreprises ou en propre régie, en 2018. Il a remercié le conseil départemental et la mairie de Colmar pour les subventions qui ont permis la réalisation des travaux d'étanchéité de la toiture du foyer.

Le trésorier Michel Frick a présenté un bilan financier négatif, Marie-Claudine Paciello et Marc Ubéral veilleront sur les comptes. Le tiers sortant est reconduit pour trois ans. La cotisation annuelle passe à 20 EUR pour 2020.

Après la présentation du budget prévisionnel par Michel Frick, Antoine Paciello a fait part des travaux prévisionnels, qui seront réalisés par des entreprises dans la mesure des moyens de l'association.

Il a fait état de ces prévisions : mise en place par détection, de l'allumage du couloir du sous-sol, révision de l'éclairage du hall d'entrée principal, aménagement du dessous de l'évier dans le hall, nouvelles fermetures du placard dans le hall d'entrée et du portail, entretien du sol de la grande salle.

Travaux prévus par les membres : pose de ferme-porte dans le local archives et mise sur roulettes des deux bars.

Achats : remplacement de la vaisselle et acquisition d'un mélangeur professionnel avec entrée USB, pour la sono.
Burahhoff, la nouvellepièce de la troupeà l'automne

Bernard Blatz a commenté le programme des manifestations qui auront lieu d'ici fin mai et a annoncé la nouvelle représentation théâtrale de la troupe de Saint-Vincent. Une pièce en deux actes Burahhoff, qui sera jouée, les dimanches 17 et 24 novembre, sur la scène de la salle Marcel-Berbett du foyer.

Tour à tour, le président fondateur André Graff, le président de l'OMC Michel Glénat, la conseillère départementale Martine Dietrich, le 1er adjoint Yves Hemedinger, le maire Gilbert Meyer et le curé Jean-Marie Bottais ont remercié et félicité la présidente et son équipe de bénévoles pour leur investissement, ils ont également relevé le travail en bonne entente avec la paroisse.

Le verre de l'amitié a clos de manière conviviale l'assemblée générale, suivie d'un bon déjeuner partagé par les membres.

 

 
 

 

Masevaux Le Club vosgien par monts et par vaux

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:02:32

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Masevaux Le Club vosgien par monts et par vaux
 

 
Les membres distingués à l'occasion de l'assemblée générale en présence du président du Club vosgien de Masevaux, d'élus et de représentants du Club vosgien district VI et de la fédération.  Photo L'Alsace/Y.C.
Samedi 9 mars, les membres du Club vosgien de Masevaux se sont retrouvés en grand nombre à la salle festive de Mortzwiller à l'occasion de leur assemblée générale.

C'est avec rigueur que le président René Hirth a débuté cette assemblée qui s'est déroulée en présence de Rémy With, premier vice-président du conseil départemental, le maire délégué de Mortzwiller, Christophe Beltzung, puis les maires de Haut-Soultzbach, Frank Dudt, de Masevaux-Niederbruck, Laurent Lerch, également président de la communauté de communes de la Doller et du Soultzbach, les maires de Guewenheim, Jean-Luc Barberon, de Sentheim, Bernard Hirth, Alain Ferstler, président de la fédération du Club vosgien, Robert Jacquot, président du district VI, la représentante de la brigade verte, la présidente du Ski-club vosgien, Florence Trommenschlager, d'anciens élus, le comité du Club vosgien de Masevaux ainsi que ses membres. Une minute de silence a été observée en mémoire des défunts.
Une année de consécrations

Sur grand écran, les différentes activités et les sorties, organisées par le club en 2018, ont été commentés par les responsables des sections. En préambule et après l'intervention du premier vice-président du conseil départemental, Rémy With, le président René Hirth a retracé des faits historiques concernant la commune de Mortzwiller appelée autrefois Mormaigny. Puis de retour à l'époque actuelle, il a présenté le bilan 2018 qui fut une année de consécrations pour le Club vosgien avec l'attribution du label au titre du Patrimoine européen de la culture, grâce à l'opiniâtreté d'Alain Ferstler, président de la fédération du Club vosgien.

Le club est resté très actif durant cette année, avec des opérations coups de poing, la réfection de ponts et passerelles emportées par les eaux, sans compter un inlassable travail sur les berges de la Doller mené par Hubert et Adrien.

Autant de travaux d'intérêt général réalisés par les parrains de sentiers dont une nouvelle, Jeannine Studer, et un nouvel inspecteur des sentiers, Guy Lasbennes. Rappelons que Masevaux est devenu un carrefour de trois sentiers de grande randonnée : le GR5, le GR531 et le GR532. Un nouveau mur d'escalade a également vu le jour le 19 octobre dernier. Pour la 29e année, cette activité connaît un vif succès.

Sur le plan de la compétition, les jeunes ont réalisé des performances honorables grâce à des animateurs qui s'investissent dans la formation. Des animateurs qui se sont aussi impliqués dans le calendrier des randonnées, menant les participants sur des terrains variés comme les Vosges, le Sundgau, le Jura, les Alpes suisses et autrichiennes. La saison des randonnées s'est terminée par une marche mémorielle autour du Vieil-Armand.

Enfin, Paul Kohler, membre du Club vosgien de Masevaux, a offert deux ouvrages photographiques au choix aux membres du club : Croisière en terre humaine et De retour du grand paradis.
Diplômes et houx

Plusieurs membres du club ont té mis à l'honneur à l'occasion de cette assemblée générale.

Diplômes d'honneur : François Wiesniewsky, Pierre Verbist, Éric Vialas.

Houx d'argent : Maurice Blessing, Alain Feike et Hubert Hingre.

Houx d'or : Nicole Ehret.

Avant de clore cette réunion, René Hirth a réitéré ses remerciements envers les collectivités locales du secteur, la commune de Sentheim et son maire ainsi que la communauté des communes et son président. Puis tout le monde s'est retrouvé autour d'un verre placé sous le signe de l'amitié intergénérationnelle.
Yves CROZELON

 

 
 

Colmar Brant L'école de tout un quartier

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:05:40

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Colmar Brant L'école de tout un quartier
 

 
Les représentants de l'inspection académique, les élus et le sous-préfet ont visité les différentes classes. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Alors que l'extension de l'école maternelle Sébastien Brant à Colmar est utilisée depuis la rentrée 2017, le nouveau bâtiment a été inauguré seulement ce lundi 11 mars. En effet, le maire de la ville, Gilbert Meyer espérait pouvoir accueillir le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, pour ce moment, ce que son calendrier a rendu impossible.

Le bâtiment en U de 611 m² offrant quatre classes supplémentaires, une salle d'activité, un dortoir, la BCD et le bureau de la directrice, réalisé en sept semaines à l'été 2017, et qui a regroupé les écoles maternelles des Hortensias et des Marguerites sur le même site a ainsi été inauguré en présence du maire, de Christophe Marx, sous-préfets du Haut-Rhin, de Sophie Béjean, rectrice de l'Académie de Strasbourg ainsi que les représentants de l'inspection académique, des élus et des parents d'élèves. La directrice de l'école, Zsuzsa Weinek a fait visiter l'ensemble de ses nouveaux locaux qui accueille actuellement 113 élèves dont une classe de très petite section (dès 2 ans).

« L'agrandissement de l'école maternelle Brant s'inscrit dans la programmation de rénovation urbaine du quartier Bel'air-Florimont, a rappelé Gilbert Meyer.

La rectrice Sophie Béjean a souligné que « cette inauguration est l'illustration parfaite de l'un des points essentiels du projet de loi de "l'école de la confiance" et qui devrait rendre l'école obligatoire dès 3 ans. L'école maternelle n'a pas toujours été perçue comme une véritable école, or les travaux de la recherche soulignent que les années passées à l'école maternelle sont décisives pour la maîtrise future des savoirs fondamentaux », complète-t-elle.
Un site de restauration collective en 2020

Le renforcement du groupe scolaire Brant s'inscrit dans un projet plus global pour la Ville dans la restructuration du quartier. D'abord au niveau de l'école Brant qui devrait être équipé d'un centre périscolaire incluant un site de restauration collective de 160 places - les travaux ont déjà commencé et le nouveau bâtiment devrait être livré en janvier 2020 - ainsi que d'un nouveau gymnase destiné aux écoles et aux associations sportives pour 2021.

En ajoutant l'extension de la bibliothèque Bel'Flore (2019), la construction d'un centre socioculturel (2020) ainsi que de nouveaux logements, le quartier Bel'Air-Florimont devrait être considérablement transformé en quelques années, le tout articulé autour de la rue de Riquewihr.

« Avec ce projet nous aurons rassemblé tous les équipements neufs sur un même site. C'est un signal fort pour attirer de nouveaux habitants », conclut Odile Ulrich-Mallet, adjointe au maire aux développements éducatifs.
Christelle DIDIERJEAN PLUS WEB Découvrez toutes les photos de l'inauguration et des travaux du nouveaux périscolaire dans notre diaporama sur lalsace.fr.

 

 
 

Colmar Énergie Habitat puissance 40

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:18:31

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Colmar Énergie Habitat puissance 40
 

 
L'entrée au salon Énergie Habitat sera gratuite vendredi et lundi, au Parc des expositions de Colmar.

Photo DNA/J.-L.W.

Depuis quarante ans, la recette du salon Énergie Habitat n'a pas changé : réunir en un lieu unique l'univers de la construction, de l'aménagement et de la rénovation pour que le visiteur puisse s'inspirer, se projeter, concrétiser ou encore finaliser ses projets. Pour cela, plus de 300 exposants spécialisés, dont plus de 95 % sélectionnés dans la région, seront répartis sur cinq halls au Parc des expositions de Colmar, dont, cette fois-ci, un et demi, dédié à l'univers jardin occupé par Castorama et Truffaut.
Promouvoir les solutions durables

La Fédération française de la construction passive assurera une présence qui s'inscrit dans une démarche écoresponsable, et affirme la volonté du salon colmarien de promouvoir les solutions durables basées sur des matériaux propres et la maîtrise des ressources.

Durant quatre jours, le Parc des expositions se transforme en un lieu de rencontre privilégiée entre professionnels et public averti. Que ce soit sur les stands, les pôles d'animation ou bien sur l'espace conférence, de l'idée la plus confidentielle au projet le plus concret, chacun devrait trouver ici un conseil avisé ou une solution efficace !

Le carré des experts, l'espace outdoor et le parcours aventure constituent autant d'offres qui ont fait leurs preuves les années précédentes.
Y ALLER Au Parc des expositions, avenue de la Foire aux vins à Colmar, vendredi 15 mars, samedi 16 et dimanche 17, de 10 h à 19 h. Lundi 18, de 10 h à 18 h. Tarifs : gratuit pour tous le vendredi 15 mars et le lundi 18 mars ; samedi et dimanche, 5,50 EUR. Tarif réduit : 4,50 EUR (étudiants, handicapés). Prévente : 3 EUR sur le site internet www.energiehabitat-colmar.fr jusqu'à la veille de l'événement. Gratuit pour les enfants jusqu'à 12 ans et pour les étudiants sur présentation de leur carte. Parking gratuit.

 

 
 

UFFHEIM Chantier : Le périscolaire arrive par les airs

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:10:34

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UFFHEIM Chantier
UFFHEIM Chantier : Le périscolaire arrive par les airs
Le futur périscolaire d'Uffheim prend forme. Mercredi, les huit modules ont été déplacés à l'aide d'une grue et assemblés pour former la structure. Des travaux d'aménagement suivront avant la mise en service, prévue pour septembre 2019.

 
La mise en place des huit modules avait lieu mercredi. Dès ce lundi, la société Portakabin se chargera de l'aménagement intérieur du bâtiment et des raccordements.
Drôle de ballet aérien, mercredi matin, à deux pas de l'école et de la Maison des associations d'Uffheim. Bon, on n'est pas non plus sur de la haute voltige mais les ouvriers et techniciens de la société Portakabin manoeuvrent, habilement et à quelques mètres du sol, huit modules de près de cinq tonnes chacun pour les assembler les uns aux autres.

Il s'agit de construire le futur périscolaire du village, sur l'espace qui servait encore il y a peu de plateau sportif. Enfin... « Il ne servait plus beaucoup, précise le maire, Christian Martinez. Il n'y avait plus trop d'enfants qui y jouaient. » La municipalité y avait même interdit la pratique du football, compte tenu de la vétusté des lieux. « C'était plus devenu un lieu de squat qu'un lieu sportif. On avait d'ailleurs constaté pas mal d'actes de vandalisme à proximité », poursuit le premier magistrat.
Deux ans sans périscolaire

Quand il a fallu trouver un lieu pour accueillir le futur périscolaire, l'ancien plateau sportif s'est donc imposé comme une évidence. Il faut dire qu'il est quasiment accolé à l'école et situé juste en face de la Maison des associations, dans laquelle sont accueillis les enfants du périscolaire depuis la rentrée de septembre 2016. Avant cela, les écoliers uffheimois pouvaient bénéficier des installations voisines à Sierentz. « Mais la convention avec la Ville de Sierentz n'a pas été renouvelée après 2016. Le périscolaire ne pouvait plus accueillir nos enfants car la population avait augmenté entre-temps, aussi bien à Sierentz qu'à Uffheim », explique Christian Martinez. Le nouveau périscolaire aurait dû voir le jour à la rentrée 2018, mais « des lenteurs administratives » ont retardé le projet, les résultats de l'étude de sol tardant notamment à arriver.

La pose du bâtiment modulaire, mercredi, marquait donc une étape importante pour le village. Après le terrassement et la préparation du site par Travaux publics du Pays de Sierentz ces dernières semaines, la société Portakabin, spécialisée dans la pose et l'installation de bâtiments modulaires, a pris le relais pour monter la structure à vitesse grand V. En une journée, tout était assemblé..

Aux premières loges, les enfants du périscolaire ont assisté à cet assemblage de rectangles. La directrice du périscolaire, Fanny Dubois, ne cachait pas non plus son enthousiasme : « Ce nouveau périscolaire, on l'attend avec impatience. On aura plus de place et ce sera notre espace, on ne devra plus bouger le mobilier chaque semaine, comme à la Maison des associations, que l'on partage avec d'autres associations. » De quoi ravir les 43 enfants accueillis le midi en semaine et la trentaine qui fréquentent le périscolaire après l'école.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Cancer Alsace Les collectes

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:37:31

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Cancer      Alsace Les collectes
 

 
Des collectes en faveur de la Ligue contre le cancer sont prévues dans plusieurs communes. DR
Plusieurs collectes au profit de la Ligue contre le cancer sont programmées à partir du 15 mars. Merci de réserver un bon accueil aux personnes bénévoles chargées de cette collecte.

? À Illhaeusern

La collecte au profit de la Ligue contre le cancer aura lieu du 15 au 22 mars à Illhaeusern.

? À Guémar

La collecte au profit de la Ligue contre le cancer à Guémar aura lieu lundi 18 mars. Comme les années précédentes, les quêteurs bénévoles, munis d'une autorisation de quêter approuvée par la mairie, feront appel à la générosité des habitants de Guémar en passant à leur domicile.

? À Saint-Hippolyte

La campagne de quête de la Ligue contre le cancer à Saint-Hippolyte est programmée du 18 au 25 mars. Des habitants de la commune passeront dans les foyers.

? À Ostheim

À partir du 18 mars, des bénévoles d'Ostheim passeront dans le village d'Ostheim afin de collecter des dons au profit de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin. Les sommes collectées sont essentiellement destinées à la recherche, à l'aide aux malades, à l'équipement des hôpitaux, au dépistage et à l'information dans la région Alsace. Les donateurs sont informés que les dons à partir de 8 EUR sont déductibles des impôts à hauteur de 66 % pour les particuliers.

 

 
 

Colmar et sa région Rafales de vent : deux arbres tombent sur la chaussée

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:48:36

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Colmar et sa région
Colmar et sa région Rafales de vent : deux arbres tombent sur la chaussée

 
RÉGION DE COLMAR
Abattu par une rafale de vent, un arbre s'est immobilisé en travers de la RD11.2 entre Niedermorschwihr et Trois-Épis, hier vers 15 h 30. La chaussée a été rapidement dégagée par les services de la direction des routes du conseil départemental. Vers 17 h, c'est dans le col du Petit Haut, entre Ribeauvillé et Sainte-Marie-aux-Mines, qu'un arbre est tombé en travers de la route. Les agents départementaux l'ont dégagée vers 18 h 15.
COLMAR Chute de tuiles :les pompiers interviennent

Les pompiers ont été appelés pour prévenir la chute de tuiles, mercredi vers 18 h 30 rue du Rempart à Colmar, en face du cinéma Le Colisée. Ils ont sécurisé les lieux, y compris une partie du bardage qui menaçait également de tomber.
Fuite de gaz

Appelés pour une odeur de gaz dans la rue Pfeffel, les pompiers et les services de Vialis ont en trouvé l'origine : une légère fuite au niveau d'une vanne d'un client, immédiatement fermée.
Odeur suspectedans un immeuble

Deux occupants d'un immeuble de la rue de Zurich à Colmar ont signalé aux pompiers une odeur de brûlé dans les communs, hier vers 14 h. Elle provenait d'une poubelle en feu à l'extérieur du bâtiment, éteinte par piétinement.

 

 
 

 

Colmar Baisse de la délinquance

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:29:14

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Colmar Baisse de la délinquance
 

 
Le commandant de la compagnie de gendarmerie de Colmar, le chef d'escadron Mikaël de Miras, a présenté les chiffres de 2018. Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
L'inspection de la compagnie de Colmar vendredi 8 mars par le colonel Guillaume Le Blond, commandant le groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, a été l'occasion de dresser le bilan de 2018 pour la compagnie.

En 2018, la délinquance globale a baissé de 11 % par rapport à 2017. Plus précisément, 2018 se caractérise par des vols et cambriolages en baisse (-26 %), mais des actes de violence en hausse de +5,3 %. Hausse également pour les atteintes à la tranquillité publique (+13,5 %).

En tout, 3 285 actes de délinquance ont été recensés en 2018, contre 3 703 en 2017.

Satisfaction pour la compagnie, son taux d'élucidation est de 50 % alors que la moyenne nationale est de 40 %.
Dix voleurs, 200 cambriolages

Vols et cambriolages. Leur baisse spectaculaire de 26 % est due à une chute des vols à la roulotte (-40 %) et des cambriolages dans les commerces (-57 %). Explication du chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant la compagnie : « Le travail de nos enquêteurs nous a permis de démanteler une équipe de trois hommes qui avaient commis plus de 60 vols à la roulotte ; et surtout de démanteler une équipe d'une dizaine de personnes qui avaient commis plus de 200 cambriolages, pour un préjudice de plus de 941 000 EUR. »
Violences sur les mineurs en hausse

Atteintes aux personnes. La hausse des violences (551 faits en 2018 contre 523 en 2017) vient principalement de trois causes, dont deux concernent les mineurs : hausse des coups et blessures volontaires ainsi que du harcèlement sexuel ou des violences sexuelles sur des mineurs.

La majorité de ces violences sont commises au sein même des familles. Le chef d'escadron reste cependant prudent sur la signification de ces hausses : « Il est difficile de dresser une tendance. Y a-t-il hausse réelle de ces violences ou est-ce le fait que les victimes osent plus parler qu'avant ? »

D'autant plus que ce phénomène est difficile à appréhender : « Entrer dans les structures familiales et y déceler des violences est un travail long et délicat... » Aussi la gendarmerie a-t-elle des référents dans les brigades, qui rencontrent régulièrement les chefs d'établissement.
Hausse des violences sur les forces de l'ordre

Le troisième cas de violences en augmentation concerne directement les forces de l'ordre, victimes de violences et injures lors des interpellations. « En revanche, tient-il à préciser, nulle violence n'a été commise par les gilets jaunes. »

Cela dit, les principales atteintes aux personnes restent les coups et blessures volontaires : ceux-ci en représentent près de 40 % avec 212 actes en 2018. Dans la moitié des cas les femmes en ont été victimes, principalement dans le cadre de violences conjugales (73 femmes).

2018 n'a connu heureusement qu'un seul homicide, à Munster en juillet dernier, et une tentative d'homicide en août, toujours à Munster.

Les viols, eux, ont particulièrement touché les mineurs : 14 viols ont été constatés (12 en 2017), dont un sur un garçon. Huit femmes ont été victimes d'un viol, elles étaient neuf en 2017.

Sécurité routière. En 2018, les accidents de la route ont baissé (113 contre 148 en 2017), mais ils ont fait plus de morts : neuf personnes sont décédées, elles étaient quatre en 2017. Les causes des accidents restent le trio habituel : alcool, vitesse et inattention.

Quant aux infractions à la sécurité routière, elles concernent principalement l'absence du port de la ceinture et, sans surprise, l'utilisation du téléphone au volant.
Françoise Marissal

Les gendarmes - comme partout en France - ont été particulièrement mobilisés par de la sécurisaiton en 2018.

 

 
 

Munster conseil municipal « Et la transition énergétique ? »

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:35:33

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Munster conseil municipal « Et la transition énergétique ? »
 

 
La question de la transition énergétique a été au coeur des discussions. Serge Jaeggy regrette qu'il n'y ait « pas de trace » de cette thématique dans les orientations budgétaires. Pierre Dischinger n'est pas de cet avis. Il souligne que la commune a déjà été primée pour « ses efforts conséquents » engagés pour l'environnement. « On n'a pas fait des choses extraordinaires qui ont coûté deux millions d'euros mais, bout à bout, on a fait beaucoup de progrès avec la chasse aux pesticides ou l'extinction des feux ce qui nous permet de financer le nouvel éclairage public plutôt que de le faire par fiscalité ». Serge Jaeggy l'a coupé net : « On n'est pas dans le passé, on parle du budget 2019, qu'est ce qu'on fait pour améliorer la planète ? ». Réponse du maire : « On attend les propositions de ton équipe, au moins on ne fera pas de faute de goût. » L'adjoint Jean-François Wollbrett pense que les actions pour l'environnement ne se voient pas forcément dans le budget. Selon lui, elles passent d'abord par « l'écoute du terrain », en citant l'association Vallée de Munster en transition. Dans la majorité, Colm Garvey aimerait malgré tout « aller plus loin ». Sur une veine humoristique, il a suggéré à Serge Jaeggy de promouvoir l'idée d'un adjoint à la transition énergétique, histoire de mettre la puce à l'oreille à son maire.

 

 
 

Collectivités Guebwiller : deux démissions au conseil municipal ce soir

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:26:38

Collectivités Guebwiller : deux démissions au conseil municipal ce soir

Hier soir 21 h pdf non disponible

Marie-Noël Chavigny et Joffrey Mosteiro, deux conseillers municipaux du groupe d'opposition Priorité Guebwiller, ont démissionné ce jeudi soir à l'issue du conseil municipal.

Ils seront remplacés par deux membres de la liste majoritaire, Hélène Cornec et François Lengler.

Plus d'informations dans nos prochaines éditions

Andolsheim Club bel Automne : L'amitié fêtée autour d'un repas

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:45:34

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Andolsheim Club bel Automne
Andolsheim Club bel Automne : L'amitié fêtée autour d'un repas

 
Belle prestation du Club de gymnastique de Fortschwihr
Le Club Bel Automne d'Andolsheim a organisé dimanche 10 mars, à partir de midi, son traditionnel repas de l'amitié dans la salle des fêtes.

Après l'apéritif, la présidente Lucie Rebert a eu le plaisir de souhaiter la bienvenue aux nombreux convives, aux représentants du Club de l'Amitié de Horbourg-Wihr et Automne Fleuri de Sundhoffen, à la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, au député Eric Straumann, au maire Christian Rebert et aux adjoints et conseillers municipaux d'Andolsheim, avant de souhaiter un bon appétit et une bonne après-midi à tous.

Après le repas, les gymnastes du Club de gymnastique rythmique de Fortschwihr ont présenté de belles prestations au ballon, corde, cerceau, ruban et massue, sur la scène.

Puis Lucie et Jacqueline ont été très applaudies pour leurs sketches en alsacien, pleins d'humour.

Après le dessert, l'animation musicale était assurée par Angelo, permettant aux couples d'effectuer un pas de danse dans une ambiance agréable et conviviale.

 

 
 

 

Ruelisheim AG de l'UNC : « La France éternelle »

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:46:22

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Ruelisheim AG de l'UNC
Ruelisheim AG de l'UNC : « La France éternelle »
A l'heure de la messe dominicale, la section UNC Wittenheim/Ruelisheim s'est réunie pour son assemblée générale annuelle au foyer Saint-Nicolas.

 
Des élus et des médailles.
Le président Gérard Ichters y accueillait une quarantaine de personnes sur les 149 membres que compte son mouvement. Le rapport moral, le bilan des multiples activités, un hommage aux disparus et une remise de médailles étaient à l'ordre du jour. Une pléiade d'élus, dont notamment le député Bruno Fuchs, les maires Francis Dussourd de Ruelisheim et Antoine Homé de Wittenheim, les adjoints Anne-Catherine Lutolf et Jean-Michel Faivre ainsi que le binôme du Conseil Départemental, Marie-France Vallat et Pierre Vogt sont venus témoigner de leur amitié et solidarité à l'endroit de l'UNC locale. Tous étaient unanimes pour saluer et glorifier le rôle et les actions de l'UNC, son devoir de mémoire notamment, afin que perdure « la France éternelle. » Au terme des débats, une gerbe offerte par Roger Deplanque, Libérateur de Wittenheim en février 1945 était déposée devant l'église. Gérard Ichters remerciait le donateur et précisait : « Croix de Guerre et officier de la Légion d'Honneur, M. Deplanque n'a pas pu se déplacer, âgé de 91 ans il vit dans la Sarthe, près du Mans ».

Distinctions : Médaille de la vie associative à Alain Collet (porte-drapeau), médaille du centenaire de l'UNC aux maires Francis Dussourd et Antoine Homé.
dw

 

 
 

 

Colmar Deux cavalcades à Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:22:42

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Colmar Deux cavalcades à Colmar
 

 
Dimanche, la cavalcade internationale devrait drainer la grande foule. Archives DNA/Laurent Habersetzer
Demain samedi à partir de 14 h 30, les enfants et la cour princière, défileront dans les rues de la cité de Bartholdi. Le lendemain dimanche, ils laisseront la place à la 58e édition de la grande cavalcade de l'association du carnaval de Colmar. Le départ des chars, personnages déguisés, groupes musicaux, majorettes et autres wagges, sera donné à 14 h 30. La cour royale fraîchement élue sera évidemment de la partie. Une animation musicale et une petite restauration sont prévues à l'arrivée du défilé au gymnase du Ladhoff. La parade empruntera les rues suivantes : rue du Nord, Golbéry, du Rempart, quai de la Sinn, et rues des Clefs et Vauban. L'entrée aux deux manifestations est gratuite. Dans certains sachets de confetti vendus par l'association, des jetons dissimulés, donneront droit à une entrée gratuite au cirque Arlette Gruss, ou à la patinoire.

 

 
 

Grève scolaire pour le climat : toute absence sera signalée

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:24:16

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Grève scolaire pour le climat : toute absence sera signalée
 

 
En cette journée de grève mondiale des jeunes pour le climat, de nombreux élèves participeront ce vendredi 15 mars aux manifestations contre « l'inaction climatique ». Dans le même temps, des débats sur le climat sont organisés de 16 h à 18 h dans tous les lycées de France à la demande du ministre de l'Éducation nationale et à la satisfaction des associations de parents d'élèves FCPE et Peep Alsace. Sa présidente Juliette Staraselski « souhaite que la jeunesse prenne conscience de son mode de vie et de sa consommation le plus tôt possible et que les questions écologiques deviennent des modules à part entière au cours de la scolarité des élèves ».

À Strasbourg, une manifestation pour le climat partira à 13 h de la place Kléber pour rejoindre les institutions européennes. Mais les élèves ne pourront pas manquer les cours sans explications. « Il est de la responsabilité des chefs d'établissement de signaler aux parents l'absence de leur enfant », a rappelé Sophie Béjean, rectrice de l'académie de Strasbourg.

 

 
 

L'activité des voyagistes plombée à cause... du soleil ?

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:27:33

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L'activité des voyagistes plombée à cause... du soleil ?
 

 
Les géants du tourisme subissent surtout des changements structurels. Photo illustration Julio PELAEZ
Il y a quelques semaines, TUI, numéro un du voyage en Europe, a lourdement chuté en Bourse après avoir annoncé un creusement de ses pertes trimestrielles et l'abandon de ses objectifs de croissance.

Parmi les principales raisons avancées par le groupe allemand aux 27 millions de clients annuels : « l'impact d'un été inhabituellement et extraordinairement chaud en 2018 dans le nord de l'Europe, qui s'est traduit par une augmentation des réservations tardives et des marges plus faibles ».

Son rival Thomas Cook, dont les comptes ont basculé dans le rouge l'an dernier, déplore lui aussi, outre la livre faible et un moindre engouement pour l'Espagne, « la période prolongée de chaleur durant la saison clé de l'été ».

Les températures caniculaires de l'été dernier ont-elles joué à ce point sur les flux touristiques en Europe ? « Ça me paraît hautement improbable », juge pour sa part Alain Capestan, PDG de Comptoir des Voyages et directeur général de Voyageurs du Monde. Des retards dans les prises de réservations ? « Admettons. Mais que cela ait un impact sur les souhaits de voyager des gens, en termes de "je pars" ou "je ne pars pas", je n'y crois pas, du moins en France. Je ne vois pas une variation de climat suffisamment forte pour les faire renoncer. »
Le tourisme de masse, la vraie raison de la baisse ?

Alors, la météo, vraie raison ou faux prétexte à une perte d'activité des voyagistes ? « Les deux », estime Didier Arino, directeur du cabinet spécialisé Protourisme. « Ça y a contribué : les Anglais, Allemands et Néerlandais, quand il fait beau chez eux ou sur le littoral de la Manche, vont moins chercher le soleil ailleurs. Mais ce n'est pas la cause principale. Et ça permet de cacher des problèmes structurels, comme un marché atone ou le fait que les vacanciers réservent de plus en plus seuls leurs séjours. »

Didier Arino juge également que « TUI et Thomas Cook ne se sont pas adaptés à un modèle de tourisme de masse qui tend à changer, les jeunes vont par exemple moins au soleil et préfèrent les destinations urbaines même en été ».

 

 
 

Colmar Piétonne renversée sur la piste cyclable : du sursis

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:20:18

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Colmar Piétonne renversée sur la piste cyclable : du sursis
 

 
À la barre, l'homme qui comparaissait ce jeudi 14 mars au tribunal de grande instance de Colmar, ne cesse de s'excuser.

« Je ne l'ai vraiment pas fait exprès. Je n'avais rien à faire sur la piste. J'avais un peu bu », reconnaît l'habitant d'Ensisheim, âgé de 39 ans.

L'accident a eu lieu le 14 juillet, peu après minuit. Pour rentrer plus rapidement chez lui, le prévenu emprunte la piste cyclable avec son scooter. Il ne peut éviter un groupe de piétons et percute une femme qui est projetée au sol. Bilan : un jour d'ITT.

Au départ, la victime ne souhaitait pas porter plainte. Puis elle a réfléchi. « Je me suis dit : "J'ai eu de la chance. Ça aurait pu être un enfant, une femme enceinte". Ce que je voudrais, c'est que Monsieur comprenne que ça aurait pu être beaucoup plus grave que ça », explique-t-elle.

« La route, c'est déjà suffisamment dangereux. Alors si en plus on transgresse les règles, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des accidents », abonde Marie-Eugénie Avazeri, la représentante du parquet, alors que Me Frédérique Brunn assure que son client « a pris conscience du risque. » Un peu moins de dix grammes de résine de cannabis avaient également été retrouvés chez le trentenaire, dont le casier comporte onze mentions, notamment pour des problèmes de violence et d'alcool.

Il sera finalement condamné à six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve, comme l'avait requis le parquet. L'homme devra également indemniser la victime à hauteur de 300 EUR, et s'acquitter d'une amende de 50 EUR pour avoir roulé sur la piste cyclable.
M.B.

 

 
 

Voiture contre camion : l'A 35 coupée durant une heure

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:21:05

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Voiture contre camion : l'A 35 coupée durant une heure
 

 
 
La circulation a dû être interrompue entre 6 h 15 et 7 h 15 environ à la suite d'une violente collision entre une voiture et un poids lourd, ce jeudi sur l'autoroute A 35 à hauteur d'Ensisheim dans le sens Mulhouse - Colmar. L'accident s'est produit quelque 800 mètres avant la sortie vers Ensisheim : une Citroën DS 4 a percuté l'arrière gauche d'un camion-citerne roumain transportant du dentifrice.

La voiture, dont l'avant a été fortement endommagé, s'est immobilisée sur la voie de gauche, tandis que le semi-remorque s'est arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence : sa barre anti-encastrement a été brisée et des feux ont été arrachés. Le chauffeur routier s'en est sorti indemne, tandis que les occupants de la voiture, deux hommes d'une vingtaine d'années domiciliés à Ensisheim, très légèrement blessés d'après les premiers examens des secours, ont été évacués à l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse. Le dépistage d'alcool s'est révélé positif à pour l'automobiliste, un résultat qui devra être confirmé - ou infirmé - par une analyse de sang.

La circulation a pu être rouverte sur une voie vers 7 h 15, puis sur les deux vers 7 h 40. Un bouchon a atteint environ quatre kilomètres au plus fort des perturbations. J-.F.S

 

 
 

CEA Réunion publique à Obersaasheim

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:52:10

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CEA Réunion publique à Obersaasheim
 

 
L'association Notre Canton Demain organise une réunion publique ce jeudi 14 mars à 19 h, à la salle des fêtes d'Obersaasheim.

Deux thèmes seront abordés au cours de cette soirée : en première partie, la présentation de la collectivité européenne d'Alsace par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et en deuxième partie, la présentation du projet de développement de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach (CCPRB) par Gérard Hug, président de la CCPRB et par Brigitte Klinkert. Tous les habitants du Pays Rhin-Brisach y sont cordialement invités.
Y ALLER Réunion publique organisée par Notre Canton Demain, jeudi 14 mars à 19 h à la salle des fêtes d'Obersaasheim.

 

 
 

De plus en plus d'églises vandalisées

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:11:09

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De plus en plus d'églises vandalisées
 

 
La statue en bois de saint Joseph retrouvée au sol, ce lundi dans l'église Saint-Louis de la Robertsau, à Strasbourg. Photo DNA/Laurent Réa
Mardi matin, les paroissiens ont nettoyé l'église Saint-Louis de la Robertsau, à Strasbourg, souillée la veille (L'Alsace de mardi). De la mousse d'extincteur sur les bancs, de la cire répandue, le linge d'autel déchiré, une statue en bois de saint Joseph gisant au sol... Les témoignages de soutien, innombrables, ont afflué, de toute la classe politique et de tous les responsables des familles religieuses. Manière de signifier que, là aussi, ça suffit.
« Une églisedoit rester ouverte »

« Un lieu de culte, un lieu de sépulture, quelle que soit la confession, est un lieu sacré auquel on ne touche pas. C'est une règle, or il y a beaucoup d'ignorance », regrette le chanoine Didier Muntzinger, curé de la paroisse et vicaire épiscopal. « Même si les faits sont minimes, il faut être attentif. Il ne faut pas passer sous silence ce genre d'événements », ajoute-t-il.

Une plainte avait déjà été déposée il y a trois mois et le père Muntzinger demande officiellement à la municipalité d'installer une caméra de vidéosurveillance sur la place Saint-Louis, où se produisent des incivilités de longue date. Mais pas question de rester portes closes : « L'église est toujours ouverte de 9 h à 19 h, rappelle le curé. Les gens viennent comme ils veulent. C'est pour nous un lieu de rencontre entre Dieu et les hommes, il ne faut pas céder sur ce point. »

Un an plus tôt, une église de la Montagne-Verte, toujours à Strasbourg, avait été vandalisée et les auteurs s'en étaient pris au tabernacle. À l'époque, l'événement n'avait pas fait l'objet de communication.

Tous les actes ne relèvent pas d'une « haine de la foi », observe Bernard Xibaut, chancelier du diocèse de Strasbourg. Et d'évoquer les tentatives de vols début janvier dans les églises Saint-Georges et Sainte-Foy, à Sélestat. Des voleurs ont tenté de forcer les troncs, sans succès.
« C'est la successionde ces derniers joursqui est préoccupante »

Pour autant, si la liste des faits remontés au chancelier n'est pas très longue, « la succession de ces derniers jours est préoccupante, dans le contexte général. » Moins d'une semaine plus tôt, le 6 mars, un vitrail de l'église catholique de Reichstett a été brisé et une porte forcée.

Pour Bernard Xibaut, il est trop tôt pour savoir si c'est le début de quelque chose. « On encourage à la vigilance des communautés chrétiennes, il faut prier dans les églises. Une église ouverte mais fréquentée par les fidèles est davantage protégée que certaines qui sont fermées. » Rien que sur ces deux dernières années, si les exactions connues sont mises bout à bout, la liste apparaît longue.

En octobre 2018, des visiteurs entraient par effraction dans l'église de Schirmeck, dans la vallée de la Bruche. L'un d'eux s'est soulagé. Des parties de l'orgue ont été arrachées. Ce même mois, à Village-Neuf, près de Saint-Louis, cinq extincteurs ont été vidés sur les bancs de l'église Saint-Nicolas. En juin 2018, à Niederbronn-les-Bains, un extincteur encore était vidé dans l'église. Des croix gammées ont également été retrouvées sur plusieurs chaises - les trois jeunes gens qui se sont fait pincer ont nié être à l'origine de ces dernières. En mai 2018, à Nordheim, dans le Kochersberg, la porte de l'église était en train de se consumer à petit feu lorsqu'une voisine a donné l'alerte. En février 2017, à Réguisheim, près d'Ensisheim, des dégradations ont été commises dans l'église, tandis que dans les cimetières, des pots de fleurs étaient renversés ou cassés sur plusieurs tombes.
Vases brisés, contenu d'un sac-poubelle répandu s sur l'autel...

Côté protestant, Christian Albecker, président de l'Uépal (Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine), a en tête trois affaires récentes, deux d'entre elles n'ont pas été ébruitées.

À Ostheim, au nord de Colmar, il y a un peu plus d'un an, des jets de pierre ont endommagé l'église. À Reichstett, non loin de Strasbourg, au mois de novembre, quatre vitres et des vitraux ont notamment été brisés - c'est dans la même commune qu'a été vandalisée l'église catholique mercredi dernier.

Et puis, il y a une dizaine de jours, c'était au tour de l'église romane de Neuwiller-lès-Saverne, qui reste ouverte pour que les gens puissent visiter et se recueillir : « Des vases ont été brisés, les documentations renversées, un sac-poubelle contenant entre autres des couches-culottes sales a été répandu sur et autour de l'autel, liste Christian Albecker. Ça a beaucoup choqué la paroisse. Il y a eu un dépôt de plainte et des caméras de surveillance devraient être installées. »
Les évangéliques aussi

« Le choix a été fait de ne pas en parler, note-t-il. On ne sait pas toujours si ce sont des actes anti-protestants. Mais il y a une levée d'interdits dans les esprits qui est très préoccupante. Pour nous, Dieu est partout. L'église n'est donc pas sacrée, ce n'est pas dramatique, mais c'est quand même un lieu de recueillement et ce respect disparaît. » Les coupables ont depuis été identifiés, c'était deux enfants.

Les évangéliques aussi sont concernés. La petite église baptiste d'Illkirch-Graffenstaden a été taguée à l'été 2017 : la phrase découverte sur l'extérieur du bâtiment, qu'on ne reproduira pas, était sans équivoque. Le pasteur, Matthieu Hodapp, et la communauté, avaient préféré ne pas en faire publicité à l'époque. À cette attaque, ils ont un temps envisagé de répondre par un autre tag sur la façade, « Jésus t'aime ». Ils ont surtout pu apprécier la diligence des services de la municipalité, venus très vite effacer l'injure, ainsi que le soutien des habitants du quartier, qui a été un baume. Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

Strasbourg Siège du Parlement : Appels à Macron pour une « clarification »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:46:59

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Strasbourg Siège du Parlement
Strasbourg Siège du Parlement : Appels à Macron pour une « clarification »
La tribune de la présidente de la CDU, qui s'attaque notamment au siège du Parlement à Strasbourg, suscite de nouveaux appels à une clarification de la part du chef de l'État. Jean Rottner lui a écrit directement pour le lui demander.

 
« Je n'ose imaginer que ce propos ait pu être tenu sans concertation au plus haut niveau du couple franco-allemand », écrit le président de la Région Grand Est au président de la République, rappelant en sous-texte que des rumeurs insistantes prêtent à Emmanuel Macron l'intention de « lâcher » Strasbourg. La voix du chef de l'État « mériterait assurément d'être entendue sur l'intangibilité des traités fondateurs gravant Strasbourg comme siège du Parlement européen », poursuit Jean Rottner dans son courrier.

Roland Ries insiste lui aussi : « J'attends des déclarations claires de notre gouvernement, et surtout du président de la République, qui s'inscrivent en faux contre cette idée », a dit le maire de Strasbourg dans une interview à l'hebdomadaire Le Point - la question du siège est devenue d'intérêt national. En juillet dernier, le conseil municipal de Strasbourg avait voté une motion demandant une parole claire et un soutien « sans faille » « au plus haut niveau de l'État ». Huit mois plus tard, et neuf mois après la petite phrase de Merkel disant qu'il fallait en finir avec Strasbourg (DNA du 14 juin), Emmanuel Macron ne s'est toujours pas exprimé...

« Jamais Emmanuel Macron n'a démenti lui-même les propos tenus par Angela Merkel : la réalité c'est que le siège du Parlement européen a déjà été négocié par le président de la République ! Mais contre quoi Emmanuel Macron accepte-t-il par ses silences de le brader ? », interroge l'élue municipale Pernelle Richardot, qui espère être sur la liste PS aux élections européennes.

L'eurodéputée alsacienne Anne Sander, 8e sur la liste LR pour le scrutin de mai (et jusqu'ici seule Alsacienne en position éligible sur une liste), considère que, malgré les déclarations d'Angela Merkel et d'Annegret Kramp-Karrenbauer, « la CDU a toujours compté parmi elle des défenseurs de Strasbourg et qu'ils continueront ». Elle note en revanche, comme beaucoup d'autres, que le parti du président de la République est affilié au groupe des libéraux au Parlement européen, dont le président, le Belge Guy Verhofstadt, fait ouvertement campagne contre Strasbourg. Ce qui ne manque pas, là aussi, d'entretenir le trouble.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Lilla Merabet rejoint le MoDem

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:46:25

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Politique
Lilla Merabet rejoint le MoDem
 

 
Lilla Merabet.
Lilla Merabet, vice-présidente de la Région Grand Est, rejoint le MoDem. Élue aux dernières élections régionales avec l'étiquette UDI, l'élue se tourne aujourd'hui vers le parti centriste qui a « su faire preuve de l'audace nécessaire pour défendre ses opinions, à la fois dans notre majorité régionale et dans le paysage national ». « Le Mouvement Démocrate contribue positivement au pluralisme politique comme socle de nos valeurs démocratiques », précise encore Lilla Merabet qui se définit comme « profondément européenne et réaliste ».

Le MoDem est une des composantes de la majorité régionale avec Les Républicains et l'Union des centristes et indépendants (UDI, les radicaux, le Nouveau Centre, l'Alliance centriste). À l'échelle nationale, le MoDem fait partie de la majorité présidentielle.

 

 
 

 

Nathalie Loiseau,discrète mais pugnace

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:42:43

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Politique Gouvernement
Nathalie Loiseau,discrète mais pugnace
La ministre des Affaires européennes défiera ce soir Marine Le Pen sur France 2. Un exercice amené à se reproduire car Nathalie Loiseau devrait mener la liste En marche pour les Européennes.
 

 
Nathalie Loiseau est en charge des affaires européennes au gouvernement.
Inconnue du grand public, Nathalie Loiseau, ministre en charge de l'Europe, apportera ce soir la contradiction à Marine Le Pen dans l'Émission politique, sur France 2. Elle devrait également être la tête de liste de la République en marche (LaREM), le parti d'Emmanuel Macron, pour les élections européennes du 26 mai, même si elle nie être candidate.

À 54 ans, Nathalie Loiseau est faussement discrète. Elle parle doucement mais ses mots sont percutants. Ancienne directrice de l'ENA (École nationale d'administration), cette diplomate connaît parfaitement les dossiers européens. En janvier, elle a signé une tribune remarquée où elle étrillait le bilan du Rassemblement national (ex-FN) sur la scène européenne. Depuis, elle a régulièrement haussé le ton, sans jamais s'énerver, mais en choisissant des arguments cinglants, qui font mouche.
Féministe et ambitieuse

Sa carrière au Quai d'Orsay (elle parle l'indonésien et le chinois) ne l'a pas empêchée d'avoir quatre enfants et de se revendiquer féministe. En 2014, elle l'a même raconté dans un livre intitulé « Choisissez tout ». Un ouvrage pour dire aux femmes de ne pas freiner leur ambition professionnelle et dénoncer le milieu familial et scolaire qui ne les encourage pas.

« Il n'y a pas de spécificité de caractère féminin ou masculin, mais culturellement, ce n'est pas facile pour une femme de dire qu'elle a de l'ambition. L'ambition des femmes n'est pas valorisée », dit-elle.

À son entrée au gouvernement, elle incarnait la société civile, bien qu'elle soit juppéiste pour avoir travaillé au cabinet de l'ancien maire de Bordeaux quand celui-ci était ministre des Affaires étrangères entre 1993 et 1995. Son parcours lui vaut les critiques de l'opposition : « C'est le symbole de la technocratie française et bruxelloise », raille Damien Abad, député Les Républicains de l'Ain.
Pole positionpour Bruxelles

Ses collègues de la majorité en revanche sont conquis. « Elle allie la parfaite maîtrise des dossiers complexes comme le Brexit avec une approche de terrain et très concrète. Elle est bonne camarade, ce qui est une grande qualité dans le monde politique », explique son collègue ministre au Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Lemoyne.

Après le refus poli d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé, pour mener la liste LaREM aux élections européennes, Nathalie Loiseau semble la mieux placée. Sa prestation ce jeudi soir face à Marine Le Pen pourrait être déterminante, même si son profil de centre droit dérange l'aile gauche des marcheurs.

« La gauche, la droite... Cela ne veut rien dire ! Nathalie Loiseau est Européenne et c'est la seule chose qui compte », balaie Gilles Le Gendre, patron des députés de la majorité.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

UE Nathalie Loiseau,discrète mais pugnace

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:41:36

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UE Nathalie Loiseau,discrète mais pugnace
 

 
Nathalie Loiseau est en charge des affaires européennes au gouvernement. Photo NIKLAS HALLE'N/afp
Inconnue du grand public, Nathalie Loiseau, ministre en charge de l'Europe, apportera ce soir la contradiction à Marine Le Pen dans l'Émission politique, sur France 2. Elle devrait également être la tête de liste de la République en marche (LaREM), le parti d'Emmanuel Macron, pour les élections européennes du 26 mai, même si elle nie être candidate.

À 54 ans, Nathalie Loiseau est faussement discrète. Elle parle doucement mais ses mots sont percutants. Ancienne directrice de l'ENA (École nationale d'administration), cette diplomate connaît parfaitement les dossiers européens. En janvier, elle a signé une tribune remarquée où elle étrillait le bilan du Rassemblement national (ex-FN) sur la scène européenne. Depuis, elle a régulièrement haussé le ton, sans jamais s'énerver, mais en choisissant des arguments cinglants, qui font mouche.
Féministe et ambitieuse

Sa carrière au Quai d'Orsay (elle parle l'indonésien et le chinois) ne l'a pas empêchée d'avoir quatre enfants et de se revendiquer féministe. En 2014, elle l'a même raconté dans un livre intitulé « Choisissez tout ». Un ouvrage pour dire aux femmes de ne pas freiner leur ambition professionnelle et dénoncer le milieu familial et scolaire qui ne les encourage pas.

« Il n'y a pas de spécificité de caractère féminin ou masculin, mais culturellement, ce n'est pas facile pour une femme de dire qu'elle a de l'ambition. L'ambition des femmes n'est pas valorisée », dit-elle.

À son entrée au gouvernement, elle incarnait la société civile, bien qu'elle soit juppéiste pour avoir travaillé au cabinet de l'ancien maire de Bordeaux quand celui-ci était ministre des Affaires étrangères entre 1993 et 1995. Son parcours lui vaut les critiques de l'opposition : « C'est le symbole de la technocratie française et bruxelloise », raille Damien Abad, député Les Républicains de l'Ain.
Pole positionpour Bruxelles

Ses collègues de la majorité en revanche sont conquis. « Elle allie la parfaite maîtrise des dossiers complexes comme le Brexit avec une approche de terrain et très concrète. Elle est bonne camarade, ce qui est une grande qualité dans le monde politique », explique son collègue ministre au Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Lemoyne.

Après le refus poli d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé, pour mener la liste LaREM aux élections européennes, Nathalie Loiseau semble la mieux placée. Sa prestation ce jeudi soir face à Marine Le Pen pourrait être déterminante, même si son profil de centre droit dérange l'aile gauche des marcheurs.

« La gauche, la droite... Cela ne veut rien dire ! Nathalie Loiseau est Européenne et c'est la seule chose qui compte », balaie Gilles Le Gendre, patron des députés de la majorité.
Nathalie MAURET

 

 
 

Parlement européen Barnier : « Le moment est grave »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:40:33

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Parlement européen Barnier : « Le moment est grave »
 

 
Michel Barnier, le 13 mars 2019. Photo FREDERICK FLORIN/AFP
La lassitude semble avoir succédé à l'exaspération. Au Parlement européen à Strasbourg, où l'on suit de près les débats et les votes de Westminster, on cite le film « Un jour sans fin » : députés comme négociateurs se sentent comme condamnés à vivre et revivre encore et encore la même journée, à l'issue de laquelle personne ne sait ce que souhaitent leurs partenaires.
La responsabilité britannique

« Nous nous trouvons dans les mains du Parlement britannique. C'est à lui de nous dire ce qu'il faut faire, où nous devons aller », répétait hier matin le vice-président de la Commission Frans Timmermans dans l'hémicycle strasbourgeois. Il ne disait rien d'autre déjà en janvier, lors d'un débat sur le même sujet au lendemain d'un vote similaire. Et deux mois plus tard on n'est toujours pas plus avancé.

« Dans l'impasse dans laquelle se trouve cette négociation, la première responsabilité appartient au Royaume-Uni », a aussi rappelé hier matin Michel Barnier, négociateur du Brexit. « Le moment est très grave. Le risque d'un "no deal" n'a jamais été aussi élevé. Je recommande de ne pas sous-estimer ce risque ni ses conséquences », a-t-il à nouveau prévenu dans la foulée.

Sur son pupitre, le Français avait posé les quelque 600 pages de l'accord de sortie négocié avec le gouvernement de Londres, celui-là même rejeté à nouveau mardi soir : « Si le Royaume-Uni veut toujours quitter l'UE, et la quitter de façon ordonnée, alors ce traité que nous avons négocié pendant un an et demi avec Theresa May est le seul disponible », a-t-il dit en attrapant la lourde liasse de feuilles.

« Nous ne souhaitons pas le scénario d'un "no deal". Nous avons toujours travaillé pour trouver un accord. Mais nous sommes prêts pour affronter cette situation », a-t-il encore prévenu.
Limiter l'impactd'un « no deal »

Quelques minutes plus tard, l'hémicycle comble adoptait une série de mesures d'urgence pour limiter l'impact d'un éventuel Brexit sans accord. Elles concernent par exemple le droit à la sécurité sociale des citoyens de l'Union Européenne au Royaume-Uni et des citoyens britanniques dans l'Union Européenne, les autorisations liées à la pêche, au transport par route et au trafic aérien, ou encore la poursuite des programmes européens de coopération transfrontalière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. Le tout, bien sûr, sous réserve que le Royaume-Uni les adopte de façon réciproque. S'il le veut bien...
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Culture Troisième baromètre Ipsos pour le Centre national du livre, Les jeunes aiment lire : merci Harry Potter !

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:43:47

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Culture Troisième baromètre Ipsos pour le Centre national du livre
Culture Troisième baromètre Ipsos pour le Centre national du livre, Les jeunes aiment lire : merci Harry Potter !
La jeune génération a appris à aimer lire grâce au magicien créé par J.K Rowling. Plus de 20 ans après la parution du premier tome de la saga, Harry Potter exerce sa magie. La fantasy opère.

 
91  % des 15-24 ans se déclarent lecteurs.
Sauver la lecture, ce n'était finalement peut-être pas si sorcier. Il suffisait d'inventer un jeune orphelin, petit héros doué de pouvoir, de magie, de mystère, de lui donner des amis, une école qui ne serait pas comme les autres (Poudlard), et de le faire grandir à travers des épreuves initiatiques, dans un monde fantastique, à nul autre pareil.

Très sérieusement, les aventures d'Harry Potter de J.K Rowling, sept romans à la saga, dont le premier a été publié en France en 1998, ont remis des livres entre les mains des enfants. Vincent Monadé, le président du Centre national du livre (CNL), est formel « Il y a eu un avant et un après-Harry Potter. Merci à J.K Rowling pour avoir transformé nos gamins en lecteurs ».
À l'encontredes idées reçues

Alors que s'ouvre vendredi à Paris le Salon du livre, c'est l'enseignement étonnant du troisième baromètre bisannuel du CNL sur les habitudes de lecture des Français, réalisé par Ipsos : il montre non seulement que les Français lisent toujours autant, voire plus qu'en 2017, mais que les 15-24 ans lisent de plus en plus. De quoi contrarier l'idée reçue que les jeunes ne lisent plus, dans un monde saturé d'écrans.

C'est le chiffre surprise de ce baromètre 2019: 91  % des 15-24 ans interrogés se déclarent lecteurs, un chiffre en hausse de 9 points par rapport à 2017. C'est la plus forte progression parmi toutes les catégories d'âge.

Ce lectorat jeune porte le succès de plusieurs genres, particulièrement prisés : la bande dessinée (+13 % chez les 15-24 ans) ; les mangas-comics (+14 %) et les romans de science-fiction (+21 %).
Petits lecteurs deviendront grands ?

Les jeunes lecteurs, tous enfants d'Harry Potter, ont été servis par toute une nouvelle offre de littérature jeunesse au rayon SF et fantastique. Et des sagas best-sellers, comme les livres de J.K Rowling, sont encore montées en puissance après avoir été adaptées au cinéma en blockbusters : Twilight, Hunger Games, Le Labyrinthe, Divergente.

Petits lecteurs deviendront grands lecteurs ? Le succès de ces sagas pour ados ne suffit peut-être pas à promettre que les Français de demain liront de plus en plus. Le baromètre CNL/Ipsos insiste sur le rôle essentiel de la transmission : « La place de la lecture accordée au sein du foyer pendant l'enfance continue d'avoir une forte incidence sur les pratiques de lecture des Français. » Les parents savent ce qu'il leur reste à faire : direction la bibliothèque ou la librairie s'ils veulent que leurs enfants développent le goût de lire. Lire et faire lire vont ensemble
Merci aussi à l'école

Merci à Harry Potter, aux parents, mais aussi : « Merci l'école », dit Vincent Monadé. L'école aussi a un rôle important dans les habitudes de lecture.

Le président du CNL salue le développement, dans les établissements scolaires français, de temps de lecture quotidiens - 15 à 20 minutes en silence : « C'est ce qu'il faut faire. L'école primaire valorise la lecture plaisir. » Le CNL est derrière le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, qui souhaite que la lecture au collège et au lycée ne se résume pas à des oeuvres obligatoires.
Nathalie CHIFFLET * Baromètre IPSOS pour le CNL : échantillon national représentatif des Français, 1 000 interviews F/H 15 ans et plus entre le 11 et le 22 janvier 2019. Mode de recueil : téléphone.

* Baromètre IPSOS pour le CNL : échantillon national représentatif des Français, 1 000 interviews F/H 15 ans et plus entre le 11 et le 22 janvier 2019. Mode de recueil : téléphone.

 
 

 

Un nouveau patron pour les agriculteurs de la région ?

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:48:51

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GRAND EST
Un nouveau patron pour les agriculteurs de la région ?
Vendredi, les nouveaux élus des chambres d'agriculture d'Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine vont désigner leurs instances régionales. Le président sortant, Jean-Luc Pelletier, pourrait passer la main. Le nom de Maximin Charpentier est cité pour lui succéder.
 

 
Le Lorrain Jean-Luc Pelletier, ici à l'inauguration du stand Grand Est au Salon de l'agriculture à Paris, pourrait passer le relais au Marnais Maximin Charpentier, vendredi à Strasbourg.
Qui sera élu, ce vendredi à Strasbourg, président de la Chambre régionale d'agriculture du Grand Est ? Le Meusien Jean-Luc Pelletie, président sortant qui a joué un rôle déterminant dans la mise en place de cette structure régionale, pourrait en effet passer le relais. En l'occurrence, à son deuxième vice-président, le Champardennais Maximin Charpentier, l'une des figures de proue de la bioéconomie. Ce dernier ne s'est pas représenté à la présidence de la chambre départementale de l'agriculture de la Marne. Issue de la liste majoritaire, FNSEA/JA (Jeunes agriculteurs), Maximin Charpentier est également président de l'association TerraSolis qui gère le réseau testant des systèmes innovants de production à la Ferme 112 près de Reims.

De facto, dans le Grand Est tout particulièrement, l'instance consulaire régionale détient un rôle clé : la nouvelle région truste de nombreuses premières places en termes de productions agricoles et de chiffre d'affaires, y compris à l'export. Autre paramètre, la bioéconomie qui est, avec l'usine du futur, l'un des deux piliers du schéma de développement économique régional.

Vendredi donc, les membres nouvellement élus des chambres départementales et interdépartementales (Alsace) vont désigner leurs représentants à la CRAGE. La séance d'installation du président et du bureau, non publique, se déroulera dans la foulée. Comme cela est en vigueur depuis fin 2015, les deux premières vice-présidences devraient refléter l'équilibre entre les trois entités territoriales historiques.
Catherine DAUDENHAN

 

 
 

 

Climat Dossier Ils portent plainte contre l'État

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:39:14

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Climat Dossier  Ils portent plainte contre l'État
 

 
Depuis plusieurs semaines, les jeunes se retrouvent dans la rue le vendredi, comme ici à Paris, le 8 mars dernier. Photo A. JOCARD/AFP
Le vent se lève sur le front de la lutte climatique. Plainte et manifestations donnent, à partir de jeudi, le coup d'envoi à un « printemps climatique et social ». Associations et citoyens veulent mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il en fasse plus pour l'environnement.

Ce jeudi matin, la pétition « l'Affaire du siècle » - visant à poursuivre l'État pour inaction climatique - passe à la vitesse supérieure. Après avoir interpellé les pouvoirs publics en décembre dernier, les quatre ONG (*) à l'initiative du texte déposent officiellement leur recours devant le tribunal administratif.
Qu'est-ce que« l'Affaire du siècle » ?

Entre-temps, elles ont réuni plus de 2,15 millions de signatures, un record pour une pétition en ligne, pour dénoncer les « carences » de l'État en matière de défense de l'environnement.

Un soutien de poids pour accompagner une procédure judiciaire qui risque d'être longue (les associations n'attendent pas de décision avant deux ans).

Vendredi, lycéens et étudiants prendront le relais pour demander au gouvernement de relever ses ambitions climatiques. Inspirés par le mouvement de grève scolaire pour le climat, lancé par la Suédoise de 16 ans Greta Thunberg, les jeunes veulent faire entendre leur voix dans la rue. Jusqu'à présent, le mouvement avait eu du mal à prendre en France, contrairement aux manifestations belges ou allemandes.

Cette fois, 200 villes participeront à la mobilisation que ses organisateurs espèrent « inédite ». Ils veulent marquer le début d'une « longue suite de mobilisations », au moins jusqu'aux européennes. Objectif : obliger les politiques à verdir - et pas qu'en paroles - leurs programmes. « Aucune liste ne sera légitime pour se présenter si elle n'a pas un message fort sur le climat », explique Claire Renauld, étudiante, membre de YouthForClimate France.

Au menu de la journée de vendredi, « désobéissance civile » le matin (des actions seront organisées pour bloquer ou interpeller des institutions ou des entreprises) et défilé l'après-midi.
Des portraitsdu président décrochés

La « désobéissance civile » est aussi à l'agenda de la « marche du siècle » pour le climat, qui se déroulera le lendemain, samedi, à Paris, et dans 170 lieux en France, mais aussi dans 100 pays, à l'appel de 140 organisations. L'action a déjà pris la forme d'un happening : une vingtaine de portraits d'Emmanuel Macron ont été décrochés des murs de mairies pour « symboliser le vide de l'action politique sur le plan climatique et social », selon Élodie Nace, d'Alternatiba Paris, co-organisatrice de la marche.

La manifestation - qui rejoindra à un moment celle de la marche des solidarités et des gilets jaunes - veut interpeller un « gouvernement sourd à l'urgence climatique », explique la militante écologiste. Et, plus que « les grands discours, les grands débats », demander « des mesures concrètes pour vivre aujourd'hui, et survivre demain ».
Élodie BÉCU (*) Oxfam, Notre affaire à tous, la Fondation pour la Nature et l'Homme, et Greenpeace France.

 

 
 

Mobilisations pour le climat

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:45:09

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environnement
Mobilisations pour le climat
 

 
Vendredi 15 mars sera une journée de grève mondiale pour le climat. De nombreux mouvements écologistes appellent les collégiens, les lycéens et les étudiants à se mobiliser en suivant l'appel de Greta Thumberg.

À Strasbourg, cette journée d'action débutera à 8h par un sit-in sur le campus de l'Esplanade suivi à midi par un pique-nique place Kléber puis, à 13h par une marche qui partira de la place Kléber et se dirigera vers les institutions européennes.

Le lendemain samedi 16 mars, un collectif citoyen organisera à Strasbourg une marche contre l'inaction climatique. Le point de ralliement des manifestatnts est fixé à 14h devant la faculté de droit à l'Esplanade.

Plusieurs syndicats enseignants et la fédération de parents d'élèves FCPE apportent leur soutien à ces deux initiatives. C'est le cas du SE-Unsa pour qui « les questions environnementales conditionnent notre avenir commun [...]. La jeunesse a raison de se préoccuper maintenant, du monde qu'elle aura à assumer demain ». Pour la FSU 67, « la justice climatique ne peut s'envisager sans justice sociale et fiscale ».

La FCPE se félicite pour sa part de l'organisation par le ministère de l'Éducation nationale de débats sur le climat, vendredi après-midi, dans tous les lycées de France et se déclare « rassurée sur le fait que les élèves qui décideront de participer à cette journée de mobilisation ne seront ni pénalisés ni sanctionnés ». Elle invite également le ministre à « aller plus loin ». Elle propose que « les spécialités qui couvrent les questions de l'environnement et du développement durable puissent être accessibles à tous les lycéens, qu'ils soient d'un lycée général, agricole ou technologique ou professionnel ».
Gilets jaunes et écologie

De nombreux gilets jaunes alsaciens feront ce samedi 16 mars le voyage pour Paris où aura lieu une manifestation nationale. Ceux qui resteront à Strasbourg comptent participer à la marche pour le climat qui partira à 14h de la faculté de droit. Auparavant, ils tiendront, comme chaque samedi, leur assemblée populaire à 19h place de la République.

 

 
 

 

Carspach-Altkirch Mouvement social : Manifestation samedi pour la clôture du « Grand débat national »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:20:22

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Carspach-Altkirch Mouvement social
Carspach-Altkirch Mouvement social : Manifestation samedi pour la clôture du « Grand débat national »

 
Départ du cortège à 14h au Mobil Jaune.
Les « gilets jaunes » installés à Carspach organisent l'acte 18 du mouvement ce samedi 16 mars à l'occasion de la fin du Grand débat national. Ils invitent la population sundgauvienne à participer à une grande manifestation, déclarée en préfecture et autorisée, et qui prendra le départ à 14 h au rond-point de la RD419 où se trouve le « Mobil Jaune ».

« Rien n'est gagné, restons mobilisés et vigilants face aux conclusions du grand débat », expliquent les gilets jaunes qui soulignent les thèmes qui les mobilisent : l'augmentation du pouvoir d'achat, la baisse de la fiscalité, le maintien des services publics et l'écologie. Localement, ils mettent notamment l'accent sur la défense des hôpitaux d'Altkirch et de Thann, avec le maintien des maternités des deux établissements et du service d'urgence d'Altkirch.

Sur place au Mobil Jaune, les gilets jaunes proposeront également samedi une petite restauration midi et soir.

A noter que le cortège se rendra du rond-point de la RD419 vers celui devant le cimetière d'Altkirch pour ensuite emprunter la voie rapide jusqu'au rond-point devant le Leclerc puis se diriger vers la rue du 3e Zouaves pour passer devant l'hôpital d'Altkirch. Poursuite du défilé place de la Réunion, rue Henner, rue Poincaré, place Xavier-Jourdain, rue Charles-de-Gaulle, place de l'Eglise puis retour par la rue des Remparts, la rue de l'Ill et la rue du 8e Régiment-de-Hussards vers le Mobil Jaune. Les routes seront momentanément barrées à la circulation le temps du passage du cortège.

 

 
 

 

Éducation Réforme du lycée : Vraies et fausses peurs

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:45:34

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Éducation Réforme du lycée
Éducation Réforme du lycée : Vraies et fausses peurs
Journées de grève, rejets des dotations horaires... La mise en oeuvre de la réforme du lycée soulève questions et oppositions parmi les enseignants et parents d'élèves. La rectrice tente de rassurer.

 
Des représentants de syndicats du second degré et du supérieur, de la FCPE 67 et d'un syndicat lycéen se sont réunis la semaine dernière à Strasbourg pour coordonner les actions de contestation contre la réforme du lycée.
? Choix de spécialités limités ou offre enrichie ?

« En réalité, les choix des spécialités accessibles dans votre lycée seront extrêmement contraints. Toutes les combinaisons de spécialités ne sont pas possibles », a expliqué Élisabeth Del Grande de la FCPE 67, lors d'une réunion d'information et d'échanges sur la réforme du lycée organisée la semaine dernière à Strasbourg (*).

« La réforme enrichie l'offre de formation », affirme de son côté Sophie Béjean, rectrice de l'académie de Strasbourg. « Actuellement, 75 % des 43 lycées publics en Alsace proposent les trois séries L, S et ES. Avec la réforme, 95 % des lycées (42) proposeront au moins sept enseignements de spécialité, dont 39 les sept de base (**). L'offre est plus riche, plus présente sur tout le territoire, dans les lycées les plus ruraux, les plus défavorisés ».
? Art, latin... où trouver ces spécialités rares ?

« Pourra-t-on vraiment s'inscrire dans le lycée d'à côté pour suivre une spécialité ? », se demande Élisabeth Del Grande.

« Les spécialités rares (**) sont un atout pour les établissements, nous avons été attentifs à leur répartition territoriale », explique la rectrice. La spécialité Numérique et sciences informatiques est proposée dans 18 lycées. « C'est un enseignement nouveau. Actuellement, seuls 5 % des élèves étudient l'informatique. Plus d'une soixantaine de professeurs participent à un programme de formation pour l'enseigner ». La spécialité Sciences de l'ingénieur est également proposée dans 18 lycées, la spécialité Art dans 13 lycées « alors qu'actuellement seuls les élèves de la série L, soit 12 %, ont accès à un enseignement artistique approfondi. En plus, nous avons des options arts dans 31 lycées ». De même, la spécialité Littérature, langues et cultures de l'Antiquité est présente dans huit lycées et dans 29 lycées en enseignement optionnel.
? Face à un casse-tête : « des voeux plus traditionnels qu'on le croit »

« Que se passera-t-il quand les demandes dépasseront le nombre de places dans un lycée ? », s'inquiète la représentante de la FCPE.

Les élèves n'ont pas à craindre un manque de places, rassure la rectrice : « Il n'y a pas de capacité d'accueil. Un élève ce sont des moyens. La question que l'on se pose plutôt est « est-ce qu'on attirera suffisamment d'élèves en Numérique et sciences informatiques ? ».

Concrètement : un élève exprime son choix pour quatre spécialités. Il est conseillé par le conseil de classe. La famille en retiendra trois pour la classe de première. « Si dans ses choix un enseignement de spécialité rare n'est pas présent dans son lycée de secteur, il existe deux possibilités. Soit il suit cet enseignement dans un lycée voisin dans le cadre d'un réseau d'établissement. Soit on passe par une procédure lui permettant d'accéder à un autre établissement. Ces dispositifs existent déjà et ont été éprouvés... Les élèves n'ont pas à se restreindre dans leurs choix ». Même si des dossiers doivent être remplis pour « vérifier la cohérence, la motivation d'un élève qui choisit Art, ou bien latin alors qu'il n'en a jamais fait avant d'arriver en première ».

Cependant, il ne sera pas possible, avant la semaine prochaine « quand les choix des élèves auront été consolidés en conseil de classe », de savoir s'il existe des spécialités en tension et dans quels établissements. Pour l'heure, le rectorat n'a pas reçu d'alerte de la part des proviseurs qui se retrouveraient face à des problèmes d'organisation insolubles. « Les combinaisons de spécialités ne sont pas si énormes et les voeux sont plus traditionnels qu'on le croit », constate la rectrice.
? La fin du bac national ?

Le renforcement du contrôle continu signe la fin d'un examen national, dénoncent les syndicats enseignants de la FSU, FO, CGT, SUD.

« Faux », conteste Sophie Béjean. Le contrôle continu représente 40 % de la note finale du bac, dont 10 % pour la prise en compte des bulletins de première et terminale. « Pour les 30 % correspondant aux épreuves communes de contrôle continu, les sujets sont issus d'une banque nationale des sujets, les feuilles d'examen sont anonymes et corrigées par deux professeurs extérieurs à la classe ou à l'établissement pour les petits lycées. C'est un bac national, les conditions d'équité entre les élèves et les établissements sont respectées ».
? Un manque de moyens ?

Plusieurs conseils d'administration de lycées ont rejeté la répartition des dotations horaires globales (DHG) en raison d'un manque de moyens, déplorent plusieurs syndicats et la FCPE.

« Actuellement, sur 17 conseils d'administration, seulement quatre ont refusé la répartition de leur DHG », relativise la rectrice avant de souligner que « les moyens en postes sont maintenus alors qu'il est prévu, pour la rentrée prochaine, une diminution de 230 élèves dans les lycées technologiques ».

La baisse des DHG trouve son origine dans la suppression de certains enseignements en seconde. Dans le même temps, outre les « marges » horaires pour les classes de seconde et de première, des heures seront accordées aux établissements en fonction des difficultés scolaires, aux lycées de petites tailles, à la politique des langues... Mais pour les syndicats le compte d'heures n'est pas bon pour assurer le dédoublement des classes et éviter des classes surchargées.
Jean-François CLERC (*) Un rassemblement contre les réformes de l'éducation est organisé, mardi 19 mars à 12 h devant le rectorat de Strasbourg. (**) Il existe douze spécialités. Sept spécialités de base : histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères ; mathématiques ; sciences de la vie et de la Terre ; sciences économiques et sociales ; physique chimie. Quatre spécialités rares : sciences de l'ingénieur ; arts ; littérature, langues et cultures de l'Antiquité ; numérique et sciences informatiques. La spécialité biologie, écologie est proposée dans les lycées agricoles.

(*) Un rassemblement contre les réformes de l'éducation est organisé, mardi 19 mars à 12 h devant le rectorat de Strasbourg.

 
 

 

Classes prépa Lycée Montaigne : « Le concours de plus »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:34:40

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Classes prépa Lycée Montaigne
Classes prépa Lycée Montaigne : « Le concours de plus »
Des professeurs de classe préparatoire au lycée Michel-de-Montaigne de Mulhouse ont créé une association pour financer des inscriptions supplémentaires aux concours d'écoles de commerce.

 
Une partie des étudiants de deuxième année de classe préparatoire économique, avec des anciennes du Montaigne, jurés bénévoles.
L'association se nomme Les Montaignards. Elle a été lancée par Florent Aubry, professeur en sciences économiques et sociales en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), qui avait déjà eu cette idée dans son ancien établissement à Rouen, sans pouvoir la mettre en pratique. Ses collègues mulhousiens l'ont soutenu et il est aujourd'hui le secrétaire de l'association. Son prédécesseur retraité, Arcangelo Figliuzzi, a accepté d'en être le président.
Viser plus haut

Le but des Montaignards est de trouver des fonds (dons, tombola...). Il a déjà récolté plus de 2 600 EUR pour cette première édition, soit une mise en route très rapide depuis le 2 janvier. Une subvention de 400 EUR a été attribuée par le Conseil départemental du Haut-Rhin. Plus de la moitié des étudiants de 2e année (26 sur 43) bénéficient de ce coup de pouce cette année. Lara Million, vice-présidente du conseil départemental, a cité le cas de sa fille, une ancienne étudiante de classe prépa, en dernière année d'école de commerce et sur le point de signer son CDI. La formation au lycée Montaigne, « c'est l'excellence dans la proximité et la bienveillance, dit-elle. Après, il n'y a que de la réussite ; il faut avoir confiance en vous ».

Comme pour l'appuyer, le mot d'ordre des étudiants est : « Aidez-nous à financer nos concours, nous nous chargeons de les réussir », Ils savent, en entrant en classe préparatoire, qu'ils auront à prévoir un budget en deuxième année ; le reste de la formation au sein du lycée étant gratuite, hormis une partie des droits d'inscription à l'université de Haute-Alsace. Mais tout de même, avec une moyenne d'une centaine d'euros par grande école par le biais de deux banques d'épreuves, cela peut chiffrer vite pour les étudiants non boursiers.

Marie et Zoé, par exemple, vont piocher dans leurs économies ou demander à leurs parents de débourser une somme qui se situe entre 800 et 1 200 EUR, pour 8 ou 10 inscriptions, sans compter les frais liés aux oraux un peu partout en France. Grâce aux Montaignards, elles ont décidé de viser plus haut, sans se contenter par prudence « de valeurs sûres ». En l'occurrence l'ESCP, une grande école de commerce à Paris, pour Marie.

Le but des Montaignards est d'aider « au financement d'un "concours de plus", ce concours auquel il est si simple de renoncer, faute de moyens », relève Agnès Arnoux, professeure de culture générale et lettres. Ils « pourront atteindre les plus hautes écoles auxquelles ils peuvent prétendre après deux années, voire trois, d'un travail très intensif ».
Des jurés bénévoles

Le principe de solidarité entre les étudiants actuels et les anciens s'applique toujours. Évelyne Seignez, de la promotion 1998-2000, aujourd'hui coach professionnelle et formatrice à Colmar, est venue encourager les Montaignards. Tout comme Anaïs Zeh, juriste à Strasbourg, et Amandine Contardo, contrôleuse de gestion ressources humaines à Francfort, toutes deux au lycée Montaigne en 2010-2012. Deux samedis dans l'année, elles font partie du jury pour les oraux blancs. Les examens écrits des « préparationnaires » vont arriver très vite à présent, dès le mois d'avril. « Vous allez être face à des obstacles qui ne sont rien d'autre que des parcours de vie, a prévenu la proviseure du lycée Montaigne, Emmanuelle Hardy. Un stress, ce n'est pas forcément négatif, cela permet de donner un peu plus qu'en temps normal. »
Karine DAUTEl

 

 
 

 

emploi L'entrepreneuriat porté par des femmes : « Bien dans son métier, bien dans son foyer »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:00:50

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emploi L'entrepreneuriat porté par des femmes
emploi L'entrepreneuriat porté par des femmes : « Bien dans son métier, bien dans son foyer »
Dans le cadre de la 7 e édition des semaines de sensibilisation des jeunes à l'entrepreneuriat féminin, la délégation colmarienne des Femmes cheffes d'entreprises rencontrait, ce mardi, des jeunes issus de lycées de Colmar et de Ribeauvillé sous le format du « speed meeting ».

 
Les lycéens ont pu prendre la mesure de certaines contraintes inhérentes au fait d'être cheffe d'entreprise et maman.
Tout est possible quand on aime. Même si ce n'est pas facile. Ce mardi au CREF à Colmar, une douzaine de femmes cheffes d'entreprises rencontraient 85 élèves issus de trois classes de première et de terminale des lycées Ribeaupierre de Ribeauvillé et Bartholdi de Colmar. Si l'objectif était de sensibiliser à l'entrepreneuriat porté par des femmes et à l'importance de la mixité dans les organisations, il a beaucoup été question des manières de concilier vie de famille et vie professionnelle pour des femmes qui sont généralement des mamans.

Parmi les témoignages, celui de Marina Patroucheva, consultante en levée de fonds pour le secteur associatif qui s'est lancée dans l'aventure après quinze ans passés en tant que salariée. « C'est un choix qui s'est imposé à moi après avoir eu trois enfants, qui sont aujourd'hui âgés de six, huit et dix ans. J'avais ainsi la volonté d'être plus flexible et présente. Mais j'ai vite compris que travailler à domicile, c'est aussi un leurre, notamment à cause de l'énergie énorme que l'on y consacre ». D'où l'importance de « travailler collectivement » et de faire partie de réseaux, comme celui de « Mampreneure » qui organise des réunions une fois par mois « afin de parler du défi d'être maman et cheffe d'entreprise ».
« Ils manquent d'exemplesconcrets autour d'eux »

Les lycéens se sont notamment intéressés aux qualités requises afin de se lancer : « Il faut de l'audace et de la persévérance. Comme beaucoup d'entre eux viennent d'un milieu où il y a surtout du salariat, ils sont aussi attirés par l'idée de travailler à son compte. Ils n'imaginent pas forcément ce que cela représente car ils manquent d'exemples concrets autour d'eux ». Gérer une entreprise et une famille implique donc des enjeux « qui leur échappent encore. Il faut alors commencer par leur rappeler le quotidien de leurs propres familles, et ça leur ouvre parfois les yeux sur ce que vivent leurs parents ». Signe de la méconnaissance du secteur, « une jeune fille dont la maman possède quatre commerces m'a dit qu'elle n'avait aucun parent entrepreneur ! »

Pour Michelle Kunegel, présidente de la délégation locale des Femmes cheffes d'entreprises (FCE) qui organisait cette rencontre inédite en partenariat avec l'association « 100 000 entrepreneurs » et la chambre de commerce et d'industrie (CCI), « nous sommes toutes mamans et nous aimons toutes notre métier. Mais si on est bien dans son métier, on est bien dans son foyer ». Egrenant les idées compilées sur des post-it par les lycéens, elle retient qu'il ne faut « rien lâcher et savoir s'épanouir », mais aussi qu'il faut « charbonner pour réussir. Même les garçons s'inspirent de certains parcours de femmes devenues entrepreneuses ». Pour Audrey Steinmann, professeure d'éco-gestion au lycée Ribeaupierre de Ribeauvillé qui a pris l'initiative d'emmener une classe à la rencontre après avoir constaté que l'envie est bel et bien présente, « il est surtout important qu'ils comprennent que tout est possible ».
N.P.

 

 
 

 

CFA Colmar Dans les coulisses des métiers de l'hôtellerie-restauration

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:33:34

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CFA Colmar Dans les coulisses des métiers de l'hôtellerie-restauration
 

 
Cuisines et restaurant pédagogiques, notamment, ouvriront leurs portes aux visiteurs. DR
Le samedi 16 mars, de 9 h à 12 h, le CFA des Métiers de l'hôtellerie-restauration de Colmar ouvrira ses portes au public, notamment aux collégiens et aux parents en recherche d'informations pour construire leur projet professionnel.

Au programme de cette matinée, la présentation du métier de cuisiner et d'employé de restaurant par le biais d'ateliers animés par les apprentis et les formateurs.

Les futurs apprentis prendront contact avec l'établissement, dialogueront avec les jeunes et les formateurs du CFA, afin de découvrir ou de confirmer leur choix d'orientation.
Expériences ludiques

Pour montrer les savoir-être et savoir-faire professionnels, les cuisines et le restaurant pédagogiques, ainsi que l'ensemble des locaux, seront ouverts au public.

Un espace accueil-formation renseignera les visiteurs sur les atouts de l'apprentissage et sur les différentes filières proposées allant du CAP au brevet professionnel, passant par les mentions complémentaires.

L'ensemble des formateurs renseignera les visiteurs sur les différents enseignements du CFA en les illustrant avec des expériences ludiques en mathématiques et en physique. La démonstration des gestes de base en formation Sauveteur secouriste du travail sont également au programme.

Pour agrémenter la visite, le CFA proposera aux parents des futurs apprentis un test de connaissances sous forme de concours.

Le gagnant se verra offrir un repas pour deux personnes lors de l'examen « Brevet professionnel des arts du service et commercialisation en restauration ».
Y ALLER Portes ouvertes samedi 16 mars de 9 h à 12 h, 5 rue de la Gare à Colmar. Tél. 03.89.41.17.70. Plus d'informations sur le site Internet www.cfahotrest-colmar.com

 

 
 

Chavannes-sur-l'Étang Abattoir de volailles : En liquidation judiciaire

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:51:40

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Chavannes-sur-l'Étang Abattoir de volailles
Chavannes-sur-l'Étang Abattoir de volailles : En liquidation judiciaire
En proie à d'importantes difficultés depuis sa reprise en 2016, l'abattoir de volailles de Chavannes-sur-l'Étang (anciennement Freyburger) a été placé en liquidation judiciaire par la chambre commerciale du tribunal de Mulhouse.

 
La chaîne d'abattage pouvait voir défiler jusqu'à 2 500 bêtes par semaine, destinées à des enseignes de boucheries, traiteurs ou restaurateurs.
Le jugement a été prononcé le 6 février dernier par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse. La société Eléonor La Rose des sables (anciennement Freyburger), spécialisée dans l'activité d'abattage et de découpe de volailles, est désormais sous le coup d'une liquidation judiciaire. L'étude de MJM Froehlich et associés (Mulhouse) a été mandatée pour répertorier les créanciers et mener la liquidation de l'entreprise de Chavannes-sur-l'Étang, qui avait accumulé les difficultés depuis sa reprise en 2016.
Bras de fer à l'automne 2018

Voilà plusieurs mois que l'abattoir avait cessé son activité. À l'automne 2018, un bras de fer s'était engagé entre la direction et une partie du personnel : plusieurs salariées avaient entamé un mouvement de grève illimité à partir de la mi-octobre pour réclamer le versement de salaires impayés ou non intégralement versés. L'entreprise venait alors de récupérer son agrément sanitaire et devait lancer l'abattage d'une cargaison de poulets fraîchement livrée. La chaîne d'abattage n'avait pas pu tourner faute de personnel. Le lendemain, l'entreprise avait connu un épisode houleux, avec l'intervention des services de gendarmerie et de l'Inspection du travail, sur fond de suspicion de travail dissimulé. Les grévistes avaient quant à elles été invitées à rentrer chez elles. Au final, les salariées n'auront jamais remis les pieds sur leur lieu de travail. Plusieurs d'entre elles avaient saisi le conseil des prud'hommes et restent d'ailleurs en attente d'une décision, initialement attendue pour début mars. D'autres procédures avaient été engagées en parallèle, dont une expulsion locative du local commercial.

Depuis la reprise de l'ancien abattoir Freyburger en 2016, la SAS Eléonor La Rose des sables avait fait face à d'importantes difficultés financières, notamment en raison de plusieurs suspensions de l'agrément sanitaire indispensable à son activité d'abattage.

En dépit d'investissements consentis par les nouveaux exploitants, l'activité de l'entreprise avait largement souffert de ces différentes interruptions. À Chavannes-sur-l'Étang, la chaîne d'abattage pouvait voir défiler jusqu'à 2 500 bêtes par semaine, principalement destinées à des enseignes de boucheries, traiteurs ou restaurateurs.

La liquidation judiciaire prononcée, les ex-grèvistes ont été licenciées et espèrent désormais pouvoir récupérer tout ou partie des sommes dues par leurs anciens employeurs. Se disant sans salaire depuis fin juin 2018, certaines salariées n'avaient pas manqué de pointer « la lenteur des procédures ».
Vivian MILLET

 

 
 

 

Chavannes L'abattoir de volailles en liquidation judiciaire

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:43:08

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Chavannes L'abattoir de volailles en liquidation judiciaire
 

 
La chaîne d'abattage pouvait voir défiler jusqu'à 2500 bêtes par semaine, destinées à des enseignes de boucheries, traiteurs ou restaurateurs. Archives L'Alsace/V.M.
Le jugement a été prononcé le 6 février par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse. La société Eléonor La Rose des sables (ex-Freyburger), spécialisée dans l'abattage et la découpe de volailles, est désormais sous le coup d'une liquidation judiciaire. L'étude de MJM Froehlich et associés (Mulhouse) a été mandatée pour répertorier les créanciers et mener la liquidation de l'entreprise de Chavannes-sur-l'Étang, qui a accumulé les difficultés depuis sa reprise en 2016.
Salaires impayés

Voilà plusieurs mois que l'abattoir a cessé son activité. À l'automne 2018, un bras de fer s'était engagé entre la direction et une partie du personnel : plusieurs salariées avaient entamé un mouvement de grève illimitée, mi-octobre, pour réclamer le versement de salaires impayés ou versés partiellement. L'entreprise venait de récupérer son agrément sanitaire et devait lancer l'abattage d'une cargaison de poulets fraîchement livrée.

La chaîne d'abattage n'avait pu tourner faute de personnel. Le lendemain, l'entreprise avait connu un épisode houleux, avec l'intervention des services de gendarmerie et de l'Inspection du travail sur fond de suspicion de travail dissimulé. Les grévistes avaient, quant à elles, été invitées à rentrer chez elles. Au final, les salariées n'ont jamais remis les pieds sur leur lieu de travail. Plusieurs d'entre elles ont saisi le conseil des prud'hommes et restent en attente d'une décision, initialement attendue début mars. D'autres procédures ont été engagées en parallèle, dont une expulsion locative du local commercial.

Depuis la reprise de l'ancien abattoir Freyburger en 2016, la SAS Eléonor La Rose des sables avait fait face à d'importantes difficultés financières, notamment en raison de plusieurs suspensions de l'agrément sanitaire indispensable à son activité d'abattage. En dépit d'investissements de la part des nouveaux exploitants, l'activité de l'entreprise avait largement souffert de ces interruptions. À Chavannes-sur-l'Étang, la chaîne d'abattage pouvait voir défiler jusqu'à 2500 bêtes par semaine, principalement destinées à des enseignes de boucheries, traiteurs et restaurateurs. La liquidation judiciaire prononcée, les ex-grèvistes ont été licenciées et espèrent désormais récupérer tout ou partie des sommes dues par leurs anciens employeurs. Se disant sans salaire depuis fin juin 2018, certaines salariées n'ont pas manqué de pointer « la lenteur des procédures ».
Vivian MILLET

 

 
 

Saint-Amarin Conseil municipal : Cycla-men inquiète

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:52:42

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Saint-Amarin Conseil municipal
Saint-Amarin Conseil municipal : Cycla-men inquiète
Le conseil municipal de Saint-Amarin a statué sur de nombreux points de gestion courante. Et l'éventuelle implantation de l'entreprise Cycla-men au parc de Malmerspach a fait beaucoup parler.

 
Le conseil municipal de Saint-Amarin s'est réuni vendredi à la mairie sous la présidence du maire Charles Wehrlen.

Les rues du Puits et des Teinturiers vont faire l'objet de travaux d'assainissement et d'eau potable. Des travaux d'eaux pluviales sont également nécessaires. Ces derniers relèvent de la compétence communale. La communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin propose de réaliser la maîtrise d'ouvrage de l'ensemble de ces travaux et de se faire rembourser par la commune pour la partie eaux pluviales. La participation de la commune de Saint-Amarin s'élèverait à un montant estimé à 251 594,60 EUR et s'opérerait sur le budget 2020. Le conseil a donné son accord pour ce montage à l'unanimité.

Unanimité aussi pour mettre le rez-de-chaussée de la maison du Bailli à la disposition de la communauté de communes pour y héberger le service pôle touristique moyennant un loyer mensuel de 285 EUR à compter du 1er janvier 2019.

Le conseil a ensuite donné son accord pour mettre le personnel et le matériel de la Ville à disposition de la communauté de communes pour le déplacement des bennes de tri réparties sur l'ensemble des quinze communes, Véolia n'effectuant plus ces interventions. Le coût horaire est fixé à 65 EUR, payé par la comcom à la commune.

Un poste d'adjoint administratif principal deuxième classe a été transformé en poste d'adjoint administratif principal première classe et un poste d'agent de maîtrise en poste d'agent de maîtrise principal dans le cadre d'avancement de grade.

Le centre de gestion prévoit de refaire une consultation pour l'assurance des risques statutaires car le contrat arrive à échéance le 31 décembre 2019. Le conseil a donné à nouveau mandat au centre de gestion pour agir pour le compte de la commune de Saint-Amarin pour le renouvellement du contrat groupe d'assurance statutaire.

Par délibération en date du 20 septembre 2018, le conseil municipal a décidé de fixer le montant de la participation employeur au contrat d'assurance prévoyance à 20 EUR par personne. Ce montant a été relevé à 50 EUR maximum par agent.

Une subvention de 85 EUR a été accordée au groupement d'actions sociales (GAS). Ces 85 EUR correspondant à l'adhésion de la Ville au GAS.
« On ne monte pasune usine comme ça »

460 EUR ont été alloués à l'association paroissiale pour le voyage à Lourdes du groupe Pélé.

Le conseil a adopté une motion de soutien au groupe Nous voulons des coquelicots qui milite pour la suppression totale des pesticides. Une autre motion a été votée pour le retrait total des déchets stockés par Stocamine dans le Bassin potassique.

Le conseil s'est terminé par un long débat concernant l'implantation éventuelle de l'entreprise Cycla-men au parc de Malmerspach. Des conseillers ont interpellé le maire, s'étonnant de ne pas avoir été mis au courant de ce projet lequel, selon certains, « serait dans les tuyaux depuis deux ans ». Charles Wehrlen a informé le conseil que lui-même avait été prévenu il y a deux semaines par un riverain et président d'une association locale : « Je ne savais rien du tout de ce projet avant cela », a-t-il expliqué. Même son de cloche chez les conseillers communautaires représentant la Ville de Saint-Amarin. « Nous avons eu l'information lors de la dernière réunion du conseil, il y a une semaine », ont-ils déclaré.

« Que des discussions et tractations aient lieu pendant un certain temps au début sans en faire état, c'est normal. Mais deux ans, c'est quand même long... », a précisé le maire. Et d'ajouter : « Je serai un voisin vigilant dans cette affaire, le dossier sera suivi, car on ne joue pas avec la santé publique. S'il y a le moindre doute, il faut s'abstenir. »

Charles Wehrlen s'est tout de même voulu rassurant : « Normalement, un dossier comme ça est également étudié par les services de l'État, la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, on ne monte pas une usine comme ça », a-t-il conclu.
François FROEHLY

 

 
 

 

Vallée de Munster À un an des municipales...

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:29:56

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Vallée de Munster À un an des municipales...
 

 
Au minimum cinq maires sur les 16 de la communauté de communes so nt en partance. Photo DNA/Julien Kauffmann
Le paysage politique de la vallée de Munster changera en profondeur en mars 2020. Le retrait d'au moins cinq maires, mais certainement plus dans les mois à venir, aura aussi des conséquences à la communauté de communes. Où trois vice-présidents sont sur le départ (Pierre Gsell, Christian Ciofi, Daniel Furth). Le point à un an de l'échéance.
ILS REMPILENT

Maire de Munster depuis 2008, Pierre Dischinger a été le premier à annoncer officiellement qu'il briguerait un troisième mandat dans le chef-lieu.

Il a dévoilé ses intentions lors du dernier conseil municipal suite à une question de l'opposition. Dans le débat qui s'est engagé, il a précisé qu'il était déjà en train de constituer sa nouvelle équipe, et qu'il espérait que l'une ou l'autre liste émerge face à lui dans un an.

La conseillère régionale Denise Buhl compte bien se représenter en mars 2020 à Metzeral. « A priori, je repars bien sûr », confie la vice-présidente de la communauté de communes. En 2014, elle avait pris la succession d'André Kaesser, qui venait d'enchaîner six mandats à la mairie.

À Muhlbach-sur-Munster, Patrick Althusser sera en lice pour un troisième mandat. Il considère « qu'il y a encore beaucoup de choses à terminer et à pérenniser » après douze années qui ont vu aboutir des projets structurants, de la nouvelle boulangerie-pâtisserie aux pavillons pour personnes âgées.

Maire de Wihr-au-Val depuis 2014, Gabriel Burgard a plus ou moins vendu la mèche à son dernier conseil municipal.

« La question m'a été posée de façon indirecte. On discutait de notre périscolaire, et des solutions pour trouver de la place, et j'ai annoncé que j'étais motivé à l'idée de mener ce projet jusqu'au bout, comme celui de l'eau d'ailleurs. »

Au service de la commune « depuis plus de 40 ans », Jean-Louis Feuerstein est sur la ligne de départ pour un deuxième mandat à Soultzbach-les-Bains. Il y a connu toutes les étapes : conseiller municipal, adjoint, et enfin maire.
ILS DISENT STOP

Maire indéboulonnable de Breitenbach depuis 25 ans, Pierre Gsell a décidé de s'arrêter pour privilégier « des projets personnels », mais aussi en réaction « aux différentes politiques menées à l'encontre du monde rural pour le pousser à tout mutualiser. C'est une mauvaise idée car ce seront les contribuables qui paieront la note ».

En plus de la mairie, l'ancien conseiller général (2004-2015) lâche aussi la présidence de l'office du tourisme et du syndicat mixte des stations de montagne.

La nouvelle était déjà officieuse. Christian Ciofi ne sera pas candidat à sa succession à Soultzeren dans un an. « Après 31 ans de mandat, dont 25 de maire, je n'ai peut-être plus la "gnaque" suffisante. Il faut du sang neuf, renouveler un peu. » Lui-même avait pris les rênes de la commune très jeune : il avait seulement 33 ans.

À Griesbach-au-Val, Daniel Furth avait déjà annoncé la couleur en 2014. Il reste « fidèle » à sa parole. « En mars 2020, j'aurai consacré 31 ans à la vie publique au cours de mes cinq mandats (deux de maires, deux comme adjoint, un comme conseiller). J'estime que ça suffit. Place aux jeunes et à de nouvelles idées. »

Francis Klein, à Luttenbach-près-Munster, estime qu'il « faut être raisonnable ». « Il y a un temps pour tout. J'ai près de 75 ans et je ne suis pas sénateur », plaisante l'élu. Maire depuis 1989, il détient des records de longévité. « Je termine mon cinquième mandat, et j'en avais déjà fait deux comme conseiller auparavant. »

Il a déjà en tête un successeur, même s'il reconnaît que la fonction est de « moins en moins agréable » et avec de « moins en moins de moyens ».

Volontaire en 2008 à Wasserbourg alors en pénurie de candidat, Gilbert Ruhlmann était reparti pour un tour en 2014. Cette fois, il ne fera pas campagne. « C'était une belle expérience, ça maintient en forme mais j'ai l'âge pour arrêter. » Il ne s'inquiète pas pour l'avenir. « Une très bonne relève s'annonce avec mon premier adjoint. »
ILS SE TÂTENT

Maire d'Eschbach-au-Val depuis cinq mandats et président de la communauté de communes depuis 2008, Norbert Schickel considère qu'il est « trop tôt » pour se prononcer. À ce stade, « aucune décision n'est prise ».

Élu en 2014 à Hohrod, Bernard Florence laisse planer le suspense. Il se donne « jusqu'à l'automne » avant de prendre une décision. « C'est ce qu'on a décidé avec mon équipe. On verra à ce moment-là. Tout est envisageable. »

À Stosswihr, Michel Klinger a été élu maire en 2017 lors d'élections partielles organisées suite à la disparition du maire sortant - depuis quatre mandats - Louis Schermesser. « Des réflexions sont en cours, mais rien n'a encore été acté », précise son successeur. Sa position devrait être connue avant l'été.

André Tingey, maire de Gunsbach, laisse lui aussi une petite part au doute. « C'est encore un peu tôt, mais je me prononcerai bientôt », dit-il. Après quatre mandats au conseil municipal, il avait succédé à Jean-Louis Schiele aux élections municipales de 2014.

À Mittlach, Bernard Zinglé n'a pas encore décidé s'il se lancera pour un quatrième mandat de maire. « C'est encore très loin, on verra en fin d'année. »
Philippe VIGNERON À NOTER Jean-Jacques Oberlin, à Sondernach, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Il est maire de la dernière commune de la Grande Vallée depuis cinq mandats. La tendance serait à un départ.

 

 
 

Wintzeheim Projet de zone d'activités : un nouvel appel à manifester

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:32:16

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Wintzeheim Projet de zone d'activités :

un nouvel appel à manifester
 

 
Jean-Paul Roth (au premier plan) avec d'autres opposants devant les cerisiers à Wintzenheim. A rchives DNA

Après la soupe paysanne, le café. Après une première manifestation le 23 février, les opposants à la création d'une zone d'activités le long de la rue du Tiefenbach à Wintzenheim récidivent en invitant, ce dimanche, à « une marche civile et citoyenne sur le site des cerisiers », à 150 mètres du rond-point de la Croix-Blanche (*).

Et les organisateurs - l'association Tiefenbach environnement (ATE) et les Amis de la confédération paysanne - offriront donc le café, à 14 h.

Le sentier des Cerisiers se situe au beau milieu de cette route qui longe résidences et propriétés privées d'un côté, champs et parcelles à arbres fruitiers de l'autre. La municipalité projette de créer une zone d'activités de quelque 22 hectares sur ces terrains.

Le maire, Serge Nicole, avait annoncé la création de cette zone en octobre dernier, lors d'une réunion publique qui portait sur la modification du plan local d'urbanisme (PLU). Dans la foulée, plusieurs riverains décidaient de se regrouper en association afin de contrer ce projet qu'ils estiment nuisible pour l'environnement.
« Nous devons sauvegarder ces terres pour nourrirla planète »

Président d'ATE, Jean-Paul Roth a longuement rappelé, dans une lettre récemment adressée au préfet, les raisons pour lesquelles l'association souhaite contrer ce projet. Soulignant qu'en douze années, l'Alsace a perdu « 6 700 hectares de terres agricoles au profit de l'urbanisation », ATE dénonce ce nouveau projet qui participe « au grignotage et à la bétonisation des terres agricoles ».

Pour les responsables de l'association, la future zone d'activités de Wintzenheim apportera toutes sortes de nuisances, « sonores, olfactives, vibratoires, visuelles, polluantes... »

Le discours, déjà avancé lors de la première manifestation, est de rappeler que les terres agricoles sont à préserver face à l'urbanisation galopante. « Nous devons sauvegarder ces terres pour nourrir la planète », assure Jean-Paul Roth. « C'est ce que nous ferons valoir au commissaire enquêteur », ajoute le président d'ATE. L'enquête va s'ouvrir le 25 mars.

Face à cette opposition naissante, la municipalité a tout d'abord légèrement amendé son projet en déplaçant le giratoire qui desservira la zone. Elle a également décidé de créer une « barrière végétale » qui longera la rue du Tiefenbach.

Sur le fond, Serge Nicole reste droit dans ses bottes. Cette zone d'activités (qui nécessitera l'achat de plusieurs dizaines de parcelles) sera positive pour Wintzenheim car elle créera de l'emploi et des revenus fonciers.
N.R. (*) Rendez-vous dimanche 17 mars, à 14 h, sur le site des cerisiers, rue du Tiefenbach à Wintzenheim.

 

 
 

Ensisheim Aménagement du territoire : Le PLUI pour la fin de l'année

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:50:14

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Ensisheim Aménagement du territoire
Ensisheim Aménagement du territoire : Le PLUI pour la fin de l'année
Le projet de Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) qui est en chantier depuis 2015 dans le Centre Haut-Rhin et doit être approuvé en cette fin d'année 2019, sera présenté à la population lors d'une réunion publique le vendredi 29 mars à 19 h, à l'Espace des Trois Coeurs de Réguisheim.

 
Le Parc d'activités de la Plaine d'Alsace à Ensisheim qui doit accueillir 900 emplois d'ici deux ans est le symbole du développement économique du territoire.
Le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUI) est un document réglementaire qui fixe les règles d'occupation et d'utilisation du sol du territoire. Il précise la stratégie de développement en matière notamment de transports, d'habitat, de développement économique, d'emploi, de création d'équipements, de préservation du patrimoine, d'urbanisme ou encore d'activité agricole et d'environnement. À la faveur de la Loi ALUR de 2014, qui prévoit le dessaisissement des communes au bénéfice des intercommunalités pour la conception et la mise en oeuvre des plans locaux d'urbanisme (PLU) pour devenir des PLUI, les neuf communes du Centre Haut-Rhin (Ensisheim, Reguisheim, Meyenheim, Munwiller, Biltzheim, Oberentzen, Niederentzen, Oberhergheim et Niederhergheim) se sont engagées depuis quatre ans déjà dans l'élaboration de ce nouveau document à l'échelle du territoire. « Le PLUI doit répondre aux besoins de la population, anticiper les besoins futurs et développer une cohérence à l'échelle de la communauté de communes, le tout en respectant le cadre du SCOT Rhin vignoble Grand-Ballon (Schéma de cohérence territoriale) qui date de 2016. C'est un outil au service du développement et de la cohérence du territoire qui s'inscrit aussi dans le développement durable avec notamment le souci de consommer moins d'espaces agricoles », explique Camille Truchot, la chargée de mission PLUI à la communauté de communes du Centre Haut-Rhin. « Le nouveau document prévoit notamment de réduire de 22 hectares la possibilité de construire » indique Gilbert Moser, le maire de Niederhergheim et vice-président en charge de l'urbanisme à la communauté de communes.
2612 habitants de plusà l'horizon 2035

Lancée en 2015, cette démarche d'élaboration du PLUI a d'abord vu la réalisation de plusieurs diagnostics en 2016-2017 en matière aussi bien économique, environnementale, agricole... Le projet politique, l'élaboration du plan de zonage et du règlement ont suivi en 2017 et 2018, avec aussi plusieurs réunions avec les services publics associés et tout un travail de concertation et d'information de la population. Le projet sera arrêté en avril et le lancement de l'enquête publique aura lieu en septembre.

« Le PLUI est élaboré pour dix ans et devra être approuvé au niveau de la communauté de communes et de chacune des communes concernées pour la fin de l'année. Ce qui est positif, c'est qu'un bilan sera effectué au bout de neuf ans pour voir si les objectifs sont atteints et si les prévisions sont bonnes », précise Gilbert Moser. L'avenir de ce territoire de neuf communes de plus de 15 000 habitants, où les projections prévoient un apport de 2612 habitants à l'horizon 2035 (avec notamment la création du nouveau quartier des Oréades à Ensisheim et ses 550 logements), Gilbert Moser l'envisage comme « un territoire harmonieux, au cadre agréable avec la possibilité de se loger et de travailler sur place, le tout dans un environnement qui soit préservé, où il fait bon vivre et avec les équipements et services dont les habitants ont besoin ».
Une réunion publique

Alors que toutes les informations sur le PLUI (les éléments relatifs au dossier et notamment les diagnostics et enjeux du territoire, le Projet d'Aménagement et de Développement Durables (PADD), les documents réglementaires graphiques et écrit ainsi que les orientations d'aménagement et de programmation) sont à la disposition du public sur le site internet de la communauté de communes ou dans les mairies, une réunion publique pour la présentation du projet est organisée le vendredi 29 mars prochain à 19 h, à l'Espace des Trois Coeurs de Réguisheim.
Jean-Alain HAAN Plus d'infos sur http://ccchr.fr/cadre-de-vie/urbanisme/

Dans la communauté de communes voisine du Pays Rhin-Brisach, un PLUI est aussi en cours d'élaboration (DNA d'hier). Le Projet d'Aménagement et de Développement Durable (PADD) qui définit les grandes orientations du PLUI pour les années à venir et porte sur l'ensemble du territoire donnera lieu à une réunion publique le mardi 19 mars à 19h à la salle polyvalente d'Hirtzfelden. En ce qui concerne, le règlement et le plan de zonage (règlement graphique) qui définissent les zones constructibles et non-constructibles et les règles applicables à chaque zone, des réunions publiques sont prévues le vendredi 12 avril à 19h à la salle des fêtes de Blodelsheim pour les communes de Blodelsheim, Munchhouse, Roggenhouse et Rumersheim-le-Haut, le mardi 16 avril à la salle polyvalente d'Hirtzfelden pour les communes de Dessenheim, Hirtzfelden et Rustenhart et le mercredi 17 avril à 19h à la salle des fêtes de Fessenheim. pour les communes de Balgau, Nambsheim et Fessenheim.

Plus d'infos sur http://ccchr.fr/cadre-de-vie/urbanisme/

 
 

 

Collège Molière Mercredi du volley avec les joueuses de l'ASPTT : « On espère créer des vocations »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:35:52

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Collège Molière Mercredi du volley avec les joueuses de l'ASPTT
Collège Molière Mercredi du volley avec les joueuses de l'ASPTT : « On espère créer des vocations »
Pour leur 4 e « mercredi du volley », les joueuses de l'ASPTT Mulhouse se sont déplacées, hier, au collège Molière de Colmar.

 
Un entraînement particulier avec les volleyeuses de l'ASPTT Mulhouse.
Dans le cadre des « mercredis du sport », proposés par le conseil départemental du Haut-Rhin, les volleyeuses de l'ASPTT Mulhouse ne se sont pas rendues comme à leur habitude dans un club mais au collège Molière de Colmar.

Une soixantaine d'élèves issus de deux classes de 4e et deux classes de 3e sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) ont eu le bonheur de partager un entraînement particulier.

« C'est intéressant pour les élèves de se confronter à des professionnelles. Ils n'ont jamais vu des joueuses de haut niveau dans leur quartier. Et ils n'ont pas l'habitude que des intervenants extérieurs prennent le cours en main », explique Yannick Grawey, professeur d'EPS.

L'équipe de l'ASPTT au complet, soit les douze joueuses, ont proposé différents ateliers aux collégiens : passes, services et smashs. « On a tous fait un cycle de volley, ils ont déjà les bases. Mais la plupart sont impressionnés par le gabarit des filles, de réaliser aussi que volleyeuse est leur métier », complète Yannick Grawey.
« Ils sortentde leur cadre habituel »

« On est agréablement surprises. Ils ont un niveau correct, ils sont intéressés et à l'écoute. En venant dans un collège jugé difficile, on espère créer des vocations pour les pousser à faire du sport, que ce soit du volley ou une autre discipline », précise Magali Magail, l'entraîneur de l'ASPTT Mulhouse.

À la fin de l'entraînement, les élèves ont également pu participer à un groupe d'échange où les jeunes ont pu poser toutes sortes de questions aux volleyeuses.

Cette rencontre s'inscrit dans le projet pédagogique des professeurs d'EPS. « On souhaite, par le sport, les faire sortir du quartier. Même si aujourd'hui, on reste dans notre gymnase, ils sortent de leur cadre habituel », conclut le professeur d'EPS.
Ch. D.

 

 
 

 

Les volleyeuses professionnelles de l'ASPTT à la rencontre des collégiens

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:06:27

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Les volleyeuses professionnelles de l'ASPTT à la rencontre des collégiens
 

 
Pendant les « mercredis du volley », les élèves jouent avec des volleyeuses professionnelles. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Dans le cadre des « mercredis du sport », proposés par le Conseil départemental du Haut-Rhin, les volleyeuses de l'ASPTT Mulhouse ne se sont pas rendues comme à leur habitude dans un club mais au collège Molière de Colmar, mercredi 12 mars.

Ainsi, une soixantaine d'élèves issus de deux classes de 4e et de deux classes de 3e SEGPA (sections d'enseignement général et professionnel adapté) ont eu le bonheur de partager un entraînement particulier.
« Ils n'ont jamais vu des joueuses de haut niveau dans leur quartier »

« C'est intéressant pour les élèves de se confronter à des professionnelles. Ils n'ont jamais vu des joueuses de haut niveau dans leur quartier. Et ils n'ont pas l'habitude que des intervenants extérieurs prennent le cours en main », explique Yannick Grawey, professeur d'EPS.

L'équipe de l'ASPTT au complet, soit les douze joueuses, ont proposé différents ateliers aux collégiens : passes, services et smashs. « On a tous fait un cycle de volley, ils ont déjà les bases. Mais la plupart sont impressionnés par le gabarit des filles, de voir aussi que volleyeuse est leur métier », complète Yannick Grawey.

« On est agréablement surprises. Ils ont un niveau correct, ils sont intéressés et à l'écoute. En venant dans un collège jugé difficile, on espère créer des vocations pour les pousser à faire du sport, que ce soit du volley ou une autre discipline », précise Magali Magail, l'entraîneur de l'ASPTT Mulhouse.

À la fin de l'entraînement, les élèves ont également pu participer à un groupe d'échange où les jeunes ont pu poser toutes sortes de questions aux volleyeuses.

Cette rencontre s'inscrit dans le projet pédagogique des professeurs d'EPS. « On souhaite, par le sport, les faire sortir du quartier. Même si aujourd'hui, on reste dans notre gymnase, ils sortent de leur cadre habituel », conclut Yannick Grawey.
C. D.

 

 
 

Bergheim Bibliothèque à la Une : Pour renforcer les liens intergénérationnels

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:35:08

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Bergheim Bibliothèque à la Une
Bergheim Bibliothèque à la Une : Pour renforcer les liens intergénérationnels
À l'occasion de la nouvelle édition de « Bibliothèques à la Une », le conseil départemental et les bibliothèques haut-rhinoises ont choisi de mettre en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité sur le territoire, à travers la thématique : une société plus solidaire.

 
Resserrer les liens intergénérationnels est un défi sociétal.
Mercredi 20 mars à 14 h aura lieu la projection du documentaire Vivre ensemble de Julie Benzoni (52 minutes- à partir de 12 ans). Si la question du vieillissement interroge l'ensemble de la société, accepter cette transition démographique devrait être de nature à renforcer le lien entre les générations.

Le film présente un modèle du « Vivre ensemble » unique en France : à Souvigny-de-Touraine, les générations ont été rassemblées en créant une MARPA-École, un établissement qui abrite sous le même toit une maison de retraite et une école élémentaire. La projection suivie d'un débat avec des professionnels de santé et élus.

Cela se passera à l'Ehpad, 21 rue des Fraxinelles à Bergheim. Entrée libre. La réservation est indispensable auprès du site : animation@ehpad-bergheim.fr.
Faire germer des idées

Le mercredi 27 mars de 14 h à 15 h aura lieu un atelier intergénérationnel « Üs'm Kernel » animé par Isabelle Grussenmeyer (auteure, compositrice, interprète). Il est pour tous les publics et durera une heure. Il est organisé en partenariat avec le réseau des bibliothèques de la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé. « Üs'm Kernel », que l'on peut traduire par « extraire de la graine » est conçu pour faire germer des idées, des mots, des histoires, des chansons en alsacien et pour créer un lien vivant entre les générations.

Lors de cet atelier intergénérationnel, chacun est invité à s'exprimer en alsacien autour de différents supports (des chansons, des objets concrets du quotidien d'aujourd'hui ou d'hier, des jeux...). Afin de garder une trace de ces rencontres, Isabelle Grussenmeyer produira avec les participants et ses partenaires des productions écrites, sonores et visuelles qui seront présentées et diffusées dans l'environnement des participants.

À l'Ehpad de Bergheim, entrée libre. Inscription indispensable à biblio.bergheim@wanadoo.fr.
Programme complet du festival à découvrir sur : http://www.mediatheque68.fr.

Programme complet du festival à découvrir sur : http://www.mediatheque68.fr.

 
 

 

Pfastatt Les mini-olympiades des Ehpad

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:45:48

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Pfastatt Les mini-olympiades des Ehpad
 

 
Les participants se sont vu offrir un diplôme pour leurs performances et un cadeau, réalisé par l'atelier créatif du Home Haeffely : un collier pour les dames, un porte-clefs pour les hommes.  Photos L'Alsace/A.O.
La Maison des associations de Pfastatt a connu une grande première, vendredi : les mini-olympiades interétablissements des Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) du centre hospitalier de Pfastatt.

« Les Olympiades existent déjà, en beaucoup plus grand, au niveau régional, explique Nathalie Beyer, une des animatrices à l'origine, avec l'éducatrice sportive Pauline Kinder, de ces mini-olympiades. Mais il n'y avait encore rien au niveau local. »
Cinq épreuves

Elles ont donc repris cinq des épreuves des Olympiades régionales : billard, tir au but, anneaux, quilles et jeux de mémoire. Cinq établissements y ont participé : outre le Home Haeffely et les Roseaux pfastattois, l'Ehpad de Munster, celui de Soultz-Issenheim, le pôle gérontologique Saint-Damien à Mulhouse et la MMPA (Maison médicalisée pour personnes âgées) du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace).

« On a fait une sélection le vendredi 1er mars, avec les mêmes épreuves et les mêmes critères, continue Nathalie Beyer. Cinq de ceux qui se sont classés parmi les premiers et qui étaient volontaires ont été retenus. C'était aussi un entraînement pour les bénévoles de l'association des Amis de la maison de retraite, qui ont assuré le rôle d'arbitre. »
« Si on vit encore,on revient »

À Munster aussi, on s'est entraîné : « On prépare la journée avec les résidents depuis deux ou trois mois. Ils ont décidé entre eux qui participeraient », confirme l'animatrice Sarah Lander.

« On s'entraîne toutes les semaines avec une bénévole, témoigne Elsa, qui a été sacrée championne en mémoire. D'après le résultat, c'est efficace ! Les animatrices ont préparé des listes [de mots en rapport avec un thème tiré au sort, comme le corps humain, les insectes et les oiseaux, les ingrédients pour confectionner un gâteau...]. Je suis tombée sur les vêtements. »

C'est Pfastatt qui a terminé premier, devançant Soultz (2e) et Munster (3e). L'équipe compte deux championnes, Jeanne en billard et Marie-Louise en tir au but. « C'est vraiment bien, apprécie Renée. Toute la bande a mérité [d'être première]. Et Pauline, notre sauterelle, l'a mérité aussi. On aurait dit qu'elle était vraiment remontée. » Elle a aussi goûté le repas : « une bonne soupe et des sandwichs, un café et une tarte alsacienne ».

« C'est une jolie idée », estime Jean-Marcel, qui a « bientôt 80 ans ». « C'est très convivial, très bien, juge également Marguerite, de Munster. Si on vit encore l'an prochain, on revient. »

« Ça s'est vraiment bien passé, on va réfléchir à la suite », se réjouit de son côté Emmanuelle Prada-Prada, cadre de santé à Pfastatt.
Antoinette OBER

 

 
 

EHPAD Dites-le

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:05:42

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EHPAD Dites-le
 

 
EHPAD : LE (SAC) PLASTIQUE, C'EST PAS FANTASTIQUE... - Une famille de Mulhouse est abattue par un décès familial... et l'attitude de l'Ehpad mulhousien dans laquelle se trouvait la personne décédée. « Après presque un an passé en Ehpad, notre père est tombé malade, grippe et infection pulmonaire. Il a été hospitalisé en urgence mi-février et est décédé à l'hôpital Émile-Muller le 23 février. Lorsque l'Ehpad a été informé du décès, sans nous tenir au courant, toutes ses affaires personnelles ont été mises dans des sacs-poubelles et les meubles déposés dans un local de stockage au rez-de-chaussée de l'Ehpad. Nous n'avons plus eu accès à sa chambre ! Finalement, sa vie s'achève dans un sac plastique ! De qui viennent les directives ? Conseil départemental ou politique Ehpad ? Et pourtant, notre père était apprécié par le personnel pour sa gentillesse ! Vieux vous n'êtes plus rien, juste une chose encombrante dont on se débarrasse... sans état d'âme et de façon inhumaine... En plus de la douleur du deuil, ces images resteront à jamais gravées dans notre mémoire ! »

MODE D'EMPLOI.-Nous ne publions aucun courrier anonyme. Même si les identités ne paraissent pas dans la rubrique, tous les courriers (électroniques ou postaux) doivent comporter les coordonnées de leur auteur (prénom, nom, adresse complète et numéro de téléphone). Les courriers sont à envoyer à alsredactionmul@lalsace.fr ou à L'Alsace, 2C, rue Schlumberger, BP 52482, 68947 Mulhouse cedex 9.

 

 
 

Rouffach Bollenberg : 60 participants au chantier nature

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:53:23

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Rouffach Bollenberg : 60 participants au chantier nature
 

 
 
Près de 60 bénévoles, dont 35 participants de l'association Rouffach Incitation Nature, ont pris part à un important chantier de débroussaillage et de taille, samedi 2 mars, sur les hauteurs du Bollenberg.

Cette initiative locale, conduite par le vice-président du conseil départemental et maire d'Orschwihr Alain Grappe, et Hubert Ott, président de Rouffach Incitation Nature, a connu un grand succès. Près de 60 participants se sont déployés sur la colline pour limiter l'emprise des arbustes et des buissons sur la prairie à orchidées. L'objectif de cette opération était d'arracher les repousses d'épineux et de tailler les grands arbustes conservés, afin de faciliter le passage prochain des chèvres et moutons auxquels sera confié ce pâturage naturel.

L'association RIN, avec plus de 35 participants, était particulièrement mobilisée autour d'Hubert Ott, qui n'a pas manqué de remercier les viticulteurs locaux pour leur aide précieuse, ainsi que les ornithologues allemands et français, en particulier Christian Stange, qui oeuvre pour le bien de la nature depuis plus de trente ans, et Bruno Frey, fervent défenseur des richesses naturelles du Bollenberg. Il a également remercié les botanistes, venus de tout le département pour s'associer à ce chantier. « Pour que le monde de demain soit au rendez-vous des espoirs de nos enfants et des nôtres, pour qu'il soit plus humain, qu'il reconnaisse à chacune et à chacun d'entre nous l'utilité de la différence, rien ne vaut ce type de rencontre, dont l'objectif est de réussir ensemble la mise en valeur de notre espace de vie », a-t-il souligné.

Tous les participants ont ensuite été conviés à un repas par Alain Grappe.

Hubert Ott a tenu à rendre hommage à Henri-Paul Marty, le berger rouffachois récemment disparu : « Il était un ami de longue date, qui pratiquait son métier avec coeur et dont le destin professionnel était intimement lié à nos collines, car issu d'une longue tradition familiale. »

 

 
 

gendarmerie : La Cob Dannemarie-Pfetterhouse au rapport

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:34:02

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gendarmerie
gendarmerie : La Cob Dannemarie-Pfetterhouse au rapport
Jeudi dernier, l'inspection annuelle menée à la brigade de proximité de Dannemarie a permis aux militaires de présenter aux élus les tenants et aboutissants de cette refonte territoriale pour la nouvelle communauté de brigades (Cob) de Dannemarie-Pfetterhouse.

 
Le lieutenant Hugues Monnot (à droite) a présenté aux élus locaux le périmètre de la nouvelle communauté de brigades (Cob) Dannemarie-Pfetterhouse aux côtés du chef d'escadron Stéphane Mottet, patron de la compagnie d'Altkirch (à gauche).
« Il faut vivre avec son temps », résume le commandant de compagnie de gendarmerie de l'arrondissement d'Altkirch, Stéphane Mottet. Jeudi dernier, c'était jour d'inspection annuelle annoncée pour les militaires de la nouvelle communauté de brigades (CoB) de Dannemarie-Pfetterhouse, qui remplace donc depuis le 1er mars l'ex-communauté de brigades Dannemarie-Illfurth (lire ci dessus). Un redécoupage territorial cohérent puisque la nouvelle CoB « colle avec la nouvelle com.com Sud Alsace - Largue ». De 41, le périmètre d'intervention de la nouvelle CoB est désormais passé à 44 communes, d'Eglingen à Pfetterhouse et de Ballersdorf à Mooslargue en passant évidemment par Dannemarie, Seppois-le-Bas ou Bernwiller.
Activité en hausse, effectifs en baisse...

Rituel incontournable, cette inspection était déjà l'occasion pour le patron de la compagnie de faire une revue des troupes, de rencontrer l'ensemble des militaires de la nouvelle CoB, toujours dirigée par le lieutenant Hugues Monnot, secondé par l'adjudant-chef Sandra Rémy (seule femme de l'effectif), de présenter le bilan de l'activité 2018 (voir ci-contre), mais aussi tout simplement de faire découvrir les locaux de la brigade de Dannemarie aux maires des communes fraîchement rattachées à ce nouveau secteur. Plusieurs élus du cru, ainsi que le conseiller départemental Rémi With, avaient fait le déplacement.

Le chef d'escadron Stéphane Mottet a d'emblée rassuré les élus : pas question que cette nouvelle organisation territoriale débouche sur une fermeture de brigade de proximité. « La brigade de Pfetterhouse n'a pas vocation à être fermée. » Mais le patron de la compagnie n'a pas caché aux élus certaines difficultés à surmonter en termes d'effectifs, notamment pour cause d'application d'une directive européenne sur le temps de récupération au travail, soit onze heures consécutives. Pas toujours évident à conjuguer avec le bon fonctionnement du service...

Pour la brigade de Pfetterhouse, ouverte pour l'heure les mardis et vendredis matins, la gendarmerie planche actuellement sur un basculement des horaires d'accueil du public l'après-midi. Une réorganisation qui devra se faire « en concertation avec les élus locaux ». Rappelons en revanche qu'à Dannemarie, la brigade reste ouverte sept jours sur sept.

La CoB de Dannemarie-Pfetterhouse compte actuellement 18 militaires, dont 7 rattachés à la brigade de proximité de Pfetterhouse, placée encore jusqu'en mai sous le commandement de l'adjudant Christophe Tischmacher. Des effectifs « appelés à baisser dans les prochains mois », prévient toutefois le commandant Mottet qui pointe un certain déficit « d'attractivité » du Sundgau (et des secteurs ruraux en général). Difficile de séduire les nouvelles recrues... Principale difficulté redoutée : d'ici l'été, la nouvelle CoB ne comptera plus cinq mais seulement trois officiers de police judiciaire (OPJ), seuls habilités à mener certaines tâches et missions spécifiques dans le cadre de la procédure pénale. S'ajoutent à ce cadre « contraint » certaines difficultés matérielles, notamment liées à un parc de véhicules vieillissants. Qu'importe, « la gendarmerie, c'est d'abord une force humaine », a martelé l'officier, saluant au passage « une équipe performante » et « l'excellent travail » mené dans le secteur l'an dernier, marqué notamment par une augmentation de l'activité et une hausse du taux d'élucidation des affaires. « Vous pouvez être sereins », a lancé le commandant de compagnie aux élus, rappelant aux côtés du lieutenant Hugues Monnot la volonté des gendarmes d'améliorer encore les liens avec les élus tout comme avec les citoyens. Par exemple à travers le dispositif de « participation citoyenne ». Une démarche en ce sens est par exemple lancée par des habitants de Balschwiller. Les militaires ont également rappelé aux élus la possibilité d'étudier avec eux l'éventuelle implantation de caméras de vidéoprotection, « une plus-value énorme » pour les enquêtes qui a déjà fait ses preuves, entre autres à Dannemarie.
Vivian MILLET

 

 
 

 

Altkirch gendarmerie Gagner en cohérence

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:43:59

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Altkirch gendarmerie Gagner en cohérence
 

 
Les trois communautés de brigades sundgauviennes ont été modifiées de sorte à être plus cohérentes avec les communautés de communes et cantons. DR
Était-elle inéluctable ? Elle était en tout cas logique : « Nous avons procédé à une réorganisation territoriale au niveau du secteur historique de la compagnie de gendarmerie départementale d'Altkirch », explique son commandant, le chef d'escadron Stéphane Mottet. Historique dans le sens sundgauvien du terme, les deux brigades de Masevaux et Burnhaupt-le-Haut, relevant de ladite compagnie depuis l'été 2015, n'étant pas concernées par le changement intervenu au 1er mars dernier.

Aucune raison du reste, puisque la communauté de brigades qu'elles forment était déjà cohérente géographiquement avec le canton de Masevaux. Ce qui n'était donc pas le cas pour les brigades situées dans le prolongement de ce canton après la réforme territoriale opérée début 2015, lorsque la vallée de la Largue et l'ex-canton de Dannemarie avaient été rattachés à Masevaux. Rien de nature à empêcher le fonctionnement de la «territoriale», mais autant que les contours se recoupent, ce à quoi la tête de la compagnie s'est employée ces derniers mois, à commencer par le commandant Mottet et son adjoint, le capitaine Christian Roth.
Défaites et refondues

En clair, les trois communautés de brigades existantes dans le Sundgau ont été défaites puis refondues en de nouvelles entités. Dannemarie a ainsi été liée avec Pfetterhouse qui était auparavant en binôme avec Ferrette, dont la brigade fait désormais cause commune avec Durmenach. Quant à Altkirch avec laquelle cette dernière se trouvait par le passé, elle forme désormais communauté avec Illfurth qui fut jusqu'il y a peu avec Dannemarie. La boucle est bouclée. « C'est plus cohérent. Nous collons ainsi au canton de Masevaux et d'Altkirch, mais également aux deux communautés de communes Sud Alsace Largue et Sundgau », poursuit Stéphane Mottet, en précisant que « nous en avons profité pour modifier les zones de compétences d'une dizaine de communes ». En l'occurrence, Eglingen, Ballersdorf et Mooslargue, qui relèvent maintenant de la communauté de brigade Dannemarie-Pfetterhouse ; de Hirsingue et Heimersdorf, rattachées à la communauté de brigades (Cob) Altkirch-Illfurth ; de Ruederbach, Willer, Bisel, Feldbach et Riespach affilées à la Cob Ferrette-Durmenach.

Toutefois, personne ne perd à ce jeu de chaises musicales. Ni la compagnie, qui demeure à effectifs constants, ni les administrés. « Cela ne change pas grand-chose pour la population puisque nous fonctionnons sur le principe du guichet unique. La victime peut déposer plainte partout sur le territoire national, mais les unités territoriales seront ensuite compétentes », c'est là qu'intervient la modification des zones de compétences pour les dix communes citées ci-contre. Là encore, dans un objectif de rationaliser, ce qu'impliquent aussi les nouvelles Cob vis-à-vis des axes routiers structurants sur un périmètre particulièrement étendu puisqu'il court du Ballon d'Alsace à la frontière suisse. Et dont les profils, et avec lui la diversité des missions que cela implique, varient puisque comprenant de la partie urbaine, périurbaine ou rurale avec des personnes employées dans le tertiaire, l'agriculture, l'artisanat ou encore des travailleurs frontaliers. Soit une circonscription de 825 km² au total comptant 127 communes et 80 000 habitants. « Une zone 100 % gendarmerie », conclut le chef d'escadron Mottet.
Nicolas LEHR PLUS WEB Notre interview du commandant Stéphane Mottet en vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Syndicat mixte d'aménagement du bassin Aux petits soins pour la Doller

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:55:36

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Syndicat mixte d'aménagement du bassin Aux petits soins pour la Doller

 
Visite de la nouvelle passe à poissons à Kirchberg-Wegscheid . Photo L'Alsace/J.-M.R.
Entre giboulées de neige et éclaircies ensoleillées, une vingtaine de personnes ont participé, lundi, à la traditionnelle visite de terrain guidée par les techniciens du service des Rivières de Haute Alsace (RHA). Elle a permis aux représentants des communes riveraines de la Doller et ses affluents de constater les travaux réalisés pour la protection et le bon fonctionnement de la rivière, sur deux seuils à Kirchberg-Wegscheid et Niederbruck.

Le groupe s'est ensuite rendu au siège de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, à Masevaux-Niederbruck, où le président du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de la Doller (SMABD), Laurent Lerch, a accueilli les participants, les représentants du service des rivières et barrages et de la brigade verte.

Il a d'abord demandé une minute de silence à la mémoire de Joseph Wirth, gardien de l'histoire des rives du secteur de Guewenheim et ancien président du syndicat. Olivia Ghazarian, directrice des RHA, a présenté son équipe et le fonctionnement du nouveau syndicat, qui regroupe les 14 syndicats locaux du département, dont le SMABD. Créé en 2017, le RHA vise à mutualiser l'ingénierie en matière de gestion de rivières à l'échelle du territoire du Haut-Rhin et permet d'assurer une gestion cohérente sur l'ensemble des cours d'eau.

Georges Walter, directeur du service environnement et cadre de vie au conseil départemental, a rappelé les nouvelles dispositions réglementaires qui ont pris effet au 1er janvier 2018.
Les travaux réalisésen 2018

Puis, en commentant un diaporama, Olivia Ghazarian a fait le point sur les travaux effectués le long du bassin-versant de la Doller l'année passée, dont voici la liste. À Sewen, consolidation du mur de rive rue Elbach ; à Wegscheid, reprise de deux seuils et d'une protection de berge sur le Soultzbach ; à Kirchberg, reprise des fondations du seuil et mise en place d'une passe à poissons ; à Niederbruck, abaissement du seuil en amont de la mairie ; à Bourbach-le-Haut, création d'une zone humide après la renaturation de l'ancienne décharge ; à Sentheim, étude de renforcement des berges du Bourbach avant sa confluence avec la Doller ; à Roderen, mise en place d'une protection de berge le long du chemin communal ; à Guewenheim, protection de berge en amont du camping ; à Reiningue, équipement en passe à poissons du seuil palplanche de prise de l'abbaye et reprise du seuil de l'étang du Wehr, avec restauration du bras mort du Leimbach ; à Mulhouse, réouverture du Steinbaechlein. Enfin, coupes sélectives, plantations et enlèvement d'embâcles ont été effectués entre Masevaux et Lutterbach.
Les chantiers prévusou en cours

Les opérations en cours concernent, à Kirchberg - Niederbruck, une étude pour la protection contre les crues ; à Niederbruck, la reprise du seuil de la passerelle ; à Masevaux, la diminution de l'envasement de la prise du canal CSA ; à Sentheim, la mise en place d'une passe à poissons au seuil de prise du barrage de Michelbach ; à Heimsbrunn, la création du bassin écrêteur. Des travaux restent à réaliser au titre des années antérieures, de Dolleren à Lutterbach, principalement des reprises de seuils et de murs, canaux usiniers, mise en place ou amélioration de passes à poissons.

Pour 2019, les travaux sont programmés principalement dans le cadre du PPRI (prévention des risques d'inondation) : reprises de seuils, consolidation de murs et enrochements, création d'une zone humide, protection de berges et renforcement de digues, restauration d'un ancien bras mort...
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

Orbey Abattage d'un arbre remarquable

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:37:03

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Orbey Abattage d'un arbre remarquable
 

 
Le hêtre pleureur, arbre remarquable du parc Lefébure, a dû être abattu, il était devenu dangereux car atteint par un champignon.  Photo L'Alsace/Jean-Charles Ancel
Le hêtre pleureur du Parc Lefébure, arbre remarquable, était atteint depuis plusieurs années par un champignon qui progressait et fragilisait l'ensemble du végétal. L'arbre a été expertisé à plusieurs reprises, deux branches se sont cassées et ont chuté dans un secteur fréquenté par tous. Sans solution qui permette de maintenir ce hêtre en garantissant la sécurité à ses abords, il a donc fallu l'abattre.

Il s'agit d'un champignon lignivore Ustulina Deusta. Les dernières expertises ont montré que ses fructifications démarraient à environ 2 m du sol et remontaient dans les grosses charpentières jusqu'aux premières ramifications. Cela s'est traduit par la rupture de l'une d'entre elle. Selon l'élagueur qui a abattu l'arbre, la pourriture liée aux attaques de champignons n'avait laissé qu'une dizaine de centimètres de bois sain en périphérie du tronc. Consciente de l'importance et du caractère exceptionnel de cet arbre emblématique du parc Lefébure, la municipalité a décidé d'en replanter un à l'avenir.
Jean-Charles ANCEL

 

 
 

Metzeral Justice, Carrière : la révision s'impose

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:57:46

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Metzeral Justice
Metzeral Justice, Carrière : la révision s'impose
Le pourvoi en cassation des Nouvelles carrières d'Alsace a été retoqué par le Conseil d'État. L'exploitant et la municipalité de Metzeral tablent sur la mise en conformité du plan local d'urbanisme.

 
La carrière de granit des Nouvelles carrières d'Alsace à Metzeral.
Le feuilleton des Nouvelles carrières d'Alsace (NCA) connaît à Metzeral un nouvel épisode, le dernier puisque l'exploitant a utilisé son ultime va-tout judiciaire. Le pourvoi en cassation formulé en mars dernier a été rejeté par la 6e chambre du contentieux du Conseil d'État alors que François Introia, patron de cette société employant une dizaine de personnes, espérait faire annuler l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy.

Son pourvoi a été jugé « irrecevable », une décision rendue le 15 février. La société NCA avait mandaté au printemps dernier un cabinet d'avocats au Conseil d'État et à la cour de cassation (comme l'exige cette procédure spéciale) pour attaquer la décision de la cour d'appel lorraine datée du 30 janvier 2018. Ce tribunal administratif avait cassé les jugements en première instance du tribunal administratif voisin, celui de Strasbourg.

Il faut remonter à l'année 2014 pour démêler l'écheveau judiciaire autour de cette carrière de granit dont l'exploitation (née en 1967) a été prolongée jusqu'en 2026 par arrêté préfectoral (en mai 2011), pour une durée de 15 ans donc.

Alsace Nature et des riverains très mécontents des nuisances, estimant que cette exploitation devait cesser toute activité, avaient alors saisi le tribunal administratif strasbourgeois, espérant l'annulation de cet arrêté signé par le préfet d'alors, Alain Perret.

Les opposants avaient d'abord été déboutés en première instance mais avaient rapidement fait appel auprès de la cour administrative de Nancy. Celle-ci leur donnait raison, en novembre 2016. Puis, un mois plus tard, nouveau rebondissement : le Conseil d'État, statuant au contentieux, annulait purement et simplement l'arrêt, renvoyant les parties dos à dos pour un nouvel examen de l'affaire par cette même cour d'appel nancéenne. C'est justement l'arrêt du 30 janvier 2018 que François Introia a voulu attaquer puisque Nancy confortait les opposants dans leur lecture du plan local d'urbanisme de Metzeral. La cour d'appel avait en effet considéré que les dispositions du PLU n'autorisaient pas les NCA à étendre l'extraction de pierres sur de nouvelles parcelles, portant l'emprise totale à près de 8 ha, sur la partie sommitale du Kefey.
« Pas l'intention d'arrêter une activité pareille »

François Introia, patron des NCA, encore sous le coup de la mauvaise et coûteuse nouvelle, a simplement indiqué qu'il n'a « pas l'intention d'arrêter une activité pareille », rappelant qu'elle est « d'utilité publique » et que la mise en sécurité - l'un des volets du dossier - est déjà bien entamée. « Sur les six gradins programmés dans le projet, trois ont déjà été réalisés. Nous arrivons à faire quelque chose de bien, avec l'appui de l'ONF chargé de les revégétaliser ; on fait les choses correctement », tient à redire le gérant.

Il subsiste encore un espoir, de taille, qui éviterait à la société NCA de fermer ses grilles avant l'échéance de 2026 : la révision simplifiée du PLU de Metzeral. Une réunion publique est d'ores et déjà programmée sur ce point en particulier.

Denise Buhl, maire de la commune, parle « d'une mise en conformité » entre le PLU communal et l'arrêté préfectoral qui, pour l'heure, demeure « incompatible », comme la cour d'appel de Nancy le soulignait par le passé.
Jean Daniel KIENTZ À SAVOIR La commune de Metzeral organise le 25 mars à 19 h une réunion publique consacrée à la révision simplifiée du plan local d'urbanisme et à la carrière.

À SAVOIR La commune de Metzeral organise le 25 mars à 19 h une réunion publique consacrée à la révision simplifiée du plan local d'urbanisme et à la carrière.

 
 

 

Metzeral Carrière : la révision s'impose

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:31:06

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Metzeral Carrière : la révision s'impose
 

 
La carrière de granit des Nouvelles Carrières d'Alsace à Metzeral. Photo L'Alsace/Dom Poirier
Le feuilleton des Nouvelles carrières d'Alsace (NCA) connaît à Metzeral un nouvel épisode, le dernier puisque l'exploitant a utilisé son ultime va-tout judiciaire. Le pourvoi en cassation formulé en mars dernier a été rejeté par la 6e chambre du contentieux du Conseil d'État alors que François Introia, patron de cette société employant une dizaine de personnes, espérait faire annuler l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy.

Son pourvoi a été jugé « irrecevable », une décision rendue le 15 février. La société NCA avait mandaté au printemps dernier un cabinet d'avocats au Conseil d'État et à la cour de cassation (comme l'exige cette procédure spéciale) pour attaquer la décision de la cour d'appel lorraine datée du 30 janvier 2018. Ce tribunal administratif avait cassé les jugements en première instance du tribunal administratif voisin, celui de Strasbourg.

Il faut remonter à l'année 2014 pour démêler l'écheveau judiciaire autour de cette carrière de granit dont l'exploitation (née en 1967) a été prolongée jusqu'en 2026 par arrêté préfectoral (en mai 2011), pour une durée de 15 ans donc.

Alsace Nature et des riverains très mécontents des nuisances, estimant que cette exploitation devait cesser toutes activités, avaient alors saisi le tribunal administratif strasbourgeois, espérant l'annulation de cet arrêté signé par le préfet d'alors, Alain Perret.
L'utilité publique des NCA

Les opposants avaient d'abord été déboutés en première instance mais avaient rapidement fait appel auprès de la cour administrative de Nancy. Celle-ci leur donnait raison, en novembre 2016. Puis, un mois plus tard, nouveau rebondissement : le Conseil d'État, statuant au contentieux, annulait purement et simplement l'arrêt, renvoyant les parties dos à dos pour un nouvel examen de l'affaire par cette même cour d'appel nancéenne. C'est justement l'arrêt du 30 janvier 2018 que François Introia a voulu attaquer puisque Nancy confortait les opposants dans leur lecture du plan local d'urbanisme de Metzeral. La cour d'appel avait en effet considéré que les dispositions du PLU n'autorisaient pas les NCA à étendre l'extraction de pierres sur de nouvelles parcelles, portant l'emprise totale à près de 8 ha, sur la partie sommitale du Kefey. François Introia, patron des NCA, encore sous le coup de la mauvaise et coûteuse nouvelle, a simplement indiqué qu'il n'a « pas l'intention d'arrêter une activité pareille », rappelant qu'elle est « d'utilité publique » et que la mise en sécurité - l'un des volets du dossier - est déjà bien entamée. « Sur les six gradins programmés dans le projet, trois ont déjà été réalisés. Nous arrivons à faire quelque chose de bien, avec l'appui de l'ONF chargé de les revégétaliser ; on fait les choses correctement », tient à redire le gérant.

Il subsiste encore un espoir, de taille, qui éviterait à la société NCA de fermer ses grilles avant l'échéance de 2026 : la révision simplifiée du PLU de Metzeral. Une réunion publique est d'ores et déjà programmée sur ce point en particulier.

Denise Buhl, maire de la commune, parle « d'une mise en conformité » entre le PLU communal et l'arrêté préfectoral qui, pour l'heure, demeure « incompatible », comme la cour d'appel de Nancy le soulignait par le passé.
Jean Daniel KIENTZ À SAVOIR La commune de Metzeral organise le 25 mars à 19 h une réunion publique consacrée à la révision simplifiée du plan local d'urbanisme et à la carrière.

 

 
 

Sélestat Un char politiquement incorrect ?

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:09:30

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Sélestat Un char politiquement incorrect ?
 

 
Le club de lutte de Sélestat souhaitait défiler dans un esprit festif, inspiré du sketch des Inconnus intitulé les « Rap-tout ». Mais la présence de mannequins vêtus de gilets jaunes sur leur char a engendré un quiproquo sur leurs intentions. Au final, les autorités les ont obligés à retirer toutes les décorations. Photo DNA/Jean-Paul Kaiser
Il est environ 14 h, en ce dimanche de carnaval à Sélestat. Le club de lutte local finalise la décoration de son char, 51e sur 54 dans l'ordre de passage, au niveau du Frac (Fonds régional d'art contemporain). Alors que les membres s'activent, ils reçoivent la visite du responsable de la cavalcade Christophe Koenig. « Il nous a dit qu'on ne pouvait pas défiler dans ces conditions », raconte un membre du club témoin de la scène. Christophe Koenig confirme : « C'est un ordre de la ville. J'ai fait un premier passage auprès du groupe et relevé que la décoration pouvait porter à confusion, sans plus. »
« Il y a quand même un minimum d'atteinte àla liberté d'expression »

La raison de cet avertissement : la présence de deux mannequins vêtus d'un gilet jaune, pendus par les bras et la tête, sur les côtés du char, portant pour l'un un masque d'Emmanuel Macron, pour l'autre un masque de Donald Trump. Le groupe avait également préparé des affiches représentant un portrait détourné du président de la République.

« Notre thème, c'était les Rap-Tout du carnaval, inspirés du sketch des Inconnus, poursuit le membre du club, qui souhaite rester anonyme. Nous ne voulions pas faire quelque chose de violent, c'était vraiment pour la blague, un délire entre copains. Mais ça a été monté en épingle et c'est allé loin... »

En effet, peu après le passage du responsable de la cavalcade, plusieurs policiers interviennent auprès du club de lutte. Le tout dans une grande confusion liée au contexte particulièrement bruyant de la cavalcade. « Ils pensaient que nous étions des gilets jaunes, mais nous sommes apolitiques, nous aimons l'esprit du carnaval à l'allemande, avec une critique des élites, quelle que soit l'étiquette politique ! », poursuit le témoin anonyme. Avant d'ajouter : « Il y avait une telle cacophonie... C'était vraiment un dialogue à sens unique. Ils nous prenaient vraiment pour des fauteurs de trouble alors que ce n'était vraiment pas le but... »

Après plusieurs minutes d'une discussion courtoise mais ferme avec les forces de l'ordre, décision est prise par le groupe « d'arracher toute la déco à la demande de la police ». Ils se voient interdire l'utilisation des portraits de Macron, au grand dam du groupe : « Là, je trouve que c'est trop. Il y a quand même un minimum d'atteinte à la liberté d'expression. »
« Des menaces d'infiltration du cortège par des gilets jaunes »

Le témoin évoque une cavalcade précédente durant laquelle le club de lutte avait défilé avec un char montrant les visages de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Dominique Strauss-Kahn : « Nous avions utilisé des mots encore plus crus cette année-là et nous n'avions eu aucun problème. Le public nous avait même applaudis ! »

La police, elle, justifie la célérité de son intervention par des « menaces d'infiltration du cortège par des gilets jaunes » en amont. « Des menaces ne venant pas de Sélestat, mais de groupes extérieurs », précise le commandant Raphaël Briand, chef de la circonscription de police de Sélestat. Ce dernier l'assure : « Nous n'avons pas eu d'instructions particulières du gouvernement. »

Pour lui, c'est bien ce risque de perturbation de la cavalcade qui a primé dimanche. En laissant défiler un char avec des mannequins vêtus de gilets jaunes, il existait un risque de débordement ou de ralliement de gilets jaunes sur le parcours, assure-t-il...
Qui des portraitsde Macron ?

Reste le détournement des portraits d'Emmanuel Macron, qui ont également dû être retirés du char des lutteurs. Si le délit d'offense au chef de l'État n'existe plus depuis 2013, il est possible d'être poursuivi pour injure ou diffamation. Même lors d'un carnaval, où la satire et l'impertinence politiques font partie des traditions ? « Ce serait à un juge de trancher », dit le commandant Briand.

Un char égratignant les hommes politiques a-t-il sa place dans le défilé sélestadien ? « Cela dépend de l'esprit que les organisateurs veulent donner à leur cavalcade », estime l'officier. Le responsable de la cavalcade Christophe Koenig avoue que l'épisode lui laisse « de gros doutes quant à la liberté d'expression ». « Dans le passé, j'ai toujours connu des chars qui affichaient des slogans ou des blagues sur les politiques. Je déplore cette situation et je ne comprends pas non plus la position des autorités. Est-ce une question de contexte ? En tout cas, cette interdiction, ça fait un peu dictatorial. » Dimanche dernier, les lutteurs sélestadiens ont pu rire de tout, mais pas devant tout le monde.
Thierry MARTEL et Luc SORGIUS

 

 
 

défense 152 e régiment d'infanterie : Décès du caporal-chef Lonati-Ruffin

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:59:10

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défense 152 e régiment d'infanterie
défense 152 e régiment d'infanterie : Décès du caporal-chef Lonati-Ruffin
Le soldat du 152 e régiment d'infanterie de Colmar, engagé depuis 2012, a été tué lors d'un accident de la route en Bourgogne.Il était en mission puisqu'il venait de récupérer un autre Diable rouge de retour d'opération extérieure.

 
Lors de la cérémonie hommage, au quartier Walter, hier après-midi.
Durant toute la nuit de mardi à mercredi, la dépouille de Steven Lonati-Ruffin a été veillée par ses frères d'armes, dans la salle d'honneur du quartier Walter à Colmar. Ces mêmes soldats étaient tous rassemblés hier après-midi pour un dernier hommage à ce caporal-chef décédé dans la nuit de vendredi à samedi, lors d'un accident de la route, sur l'autoroute A6, à hauteur de la commune d'Appoigny dans le département de l'Yonne.
Deux autres Diables rouges indemnes

Le militaire était en mission puisqu'il avait récupéré à la base aérienne 123 de Orléans-Bricy un autre Diable rouge qui rentrait d'opération extérieure. Avec un troisième soldat, ils rentraient sur Colmar. L'accident s'est produit sur l'A6, vers 1h30. Selon nos confrères de l'Yonne Républicaine, la voiture, dans laquelle se trouvaient les trois hommes, circulait sur l'autoroute, dans le sens Paris/Lyon, lorsque le véhicule, voulant dépasser un poids lourd, a heurté l'arrière du semi-remorque puis a fait une sortie de route.

Toujours selon le quotidien départemental, le chauffeur du poids lourd, immatriculé en Italie, ne s'est aperçu de rien et a continué sa route. Les gendarmes l'ont retrouvé sur une aire de repos, à une dizaine de kilomètres du lieu de l'accident. Une enquête est en cours pour connaître les circonstances de l'accident.

Le choc a été fatal au caporal-chef Lonati-Ruffin. Les deux autres personnes à bord, dont le conducteur, sont sorties indemnes de l'accident mais étaient très choquées. Les deux militaires ont été pris en charge par les pompiers et évacués vers le centre hospitalier d'Auxerre. Les dépistages (alcool, drogue) réalisés se sont révélés négatifs.
Au Liban et en Guyane

Comme l'a rappelé le colonel Kossahl, chef de corps du 152e RI, dans son discours hommage lu hier après-midi, le caporal-chef aurait eu 27 ans dans deux mois.

Originaire de Haute-Savoie, Steven Lonati-Ruffin s'était engagé en 2012, tout d'abord au sein de la 2e compagnie de combat avec laquelle il avait été en mission au Liban entre 2014 et 2015. « Outre l'expérience opérationnelle, c'est dans cette compagnie qu'il a construit le socle de ses compétences », a indiqué le chef de corps. Puis il a rejoint la toute nouvelle 5e compagnie, créée en 2016. « Sa carrière connaît alors une véritable accélération », selon le colonel Kossahl. Soldat de première classe, il est promu caporal puis caporal-chef. « Une ascension rapide qui, pour l'officier, ne doit rien au hasard. Il s'épanouit dans un rôle qu'il découvre et pour lequel il est taillé : celui d'éducateur et d'instructeur ».

Il avait été récemment projeté en Guyane avec son unité, où il avait participé à la mission de lutte contre l'orpaillage clandestin. Pour le colonel Kossahl, le disparu, à la personnalité « rayonnante, bienveillante et joyeuse », était « un modèle de professionnalisme ».

Il devrait être inhumé à Hyères où réside sa famille qui était présente hier à Colmar. « Nous, Diables rouges, nous resterons présents pour accompagner sa maman, son jeune frère et les aider à faire vivre le souvenir de Steven », a conclu le chef de corps.
N.R.

 

 
 

 

Colmar Diables rouges Décès du caporal-chef Lonati-Ruffin

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:34:56

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Colmar Diables rouges Décès du caporal-chef Lonati-Ruffin
 

 
Durant toute la nuit de mardi à mercredi, la dépouille de Steven Lonati-Ruffin a été veillée par ses frères d'armes, dans la salle d'honneur du quartier Walter à Colmar.

Ces mêmes soldats étaient tous rassemblés hier après-midi pour un dernier hommage à ce caporal-chef décédé dans la nuit de vendredi à samedi, lors d'un accident de la route, sur l'autoroute A6, à hauteur de la commune d'Appoigny dans le département de l'Yonne.
Deux autres Diables rouges indemnes

Le militaire était en mission puisqu'il avait récupéré à la base aérienne 123 de Orléans-Bricy un autre Diable rouge qui rentrait d'opération extérieure. Avec un troisième soldat, ils rentraient sur Colmar. L'accident s'est produit sur l'A6, vers 1 h 30. Selon nos confrères de L'Yonne Républicaine, la voiture, dans laquelle se trouvaient les trois hommes, circulait sur l'autoroute, dans le sens Paris/Lyon, lorsque le véhicule, voulant dépasser un poids lourd, a heurté l'arrière du semi-remorque puis a fait une sortie de route.

Toujours selon le quotidien départemental, le chauffeur du poids lourd, immatriculé en Italie, ne s'est aperçu de rien et a continué sa route. Les gendarmes l'ont retrouvé sur une aire de repos, à une dizaine de kilomètres du lieu de l'accident. Une enquête est en cours pour connaître les circonstances de l'accident.

Le choc a été fatal au caporal-chef Lonati-Ruffin. Les deux autres personnes à bord, dont le conducteur, sont sorties indemnes de l'accident mais étaient très choquées. Les deux militaires ont été pris en charge par les pompiers et évacués vers le centre hospitalier d'Auxerre. Les dépistages (alcool, drogue) réalisés se sont révélés négatifs.

Comme l'a rappelé le colonel Kossahl, chef de corps du 152e RI, dans son discours hommage lu hier après-midi, le caporal-chef aurait eu 27 ans dans deux mois.

Originaire de Haute-Savoie, Steven Lonati-Ruffin s'était engagé en 2012, tout d'abord au sein de la 2e compagnie de combat avec laquelle il avait été en mission au Liban entre 2014 et 2015. « Outre l'expérience opérationnelle, c'est dans cette compagnie qu'il a construit le socle de ses compétences », a indiqué le chef de corps.

Puis il a rejoint la toute nouvelle 5e compagnie, créée en 2016. « Sa carrière connaît alors une véritable accélération », selon le colonel Kossahl. Soldat de première classe, il est promu caporal puis caporal-chef. « Une ascension rapide qui, pour l'officier, ne doit rien au hasard. Il s'épanouit dans un rôle qu'il découvre et pour lequel il est taillé : celui d'éducateur et d'instructeur. »

Il avait été récemment projeté en Guyane avec son unité, où il avait participé à la mission de lutte contre l'orpaillage clandestin. Pour le colonel Kossahl, le disparu, à la personnalité « rayonnante, bienveillante et joyeuse », était « un modèle de professionnalisme ».

Il devrait être inhumé à Hyères où réside sa famille qui était présente hier à Colmar. « Nous, Diables rouges, nous resterons présents pour accompagner sa maman, son jeune frère et les aider à faire vivre le souvenir de Steven », a conclu le chef de corps.
N. R.

 

 
 

Les villes suisses trustent le classement mondial

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:12:32

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Les villes suisses trustent le classement mondial
 

 
La ville de Zurich arrive 2e au classement du cabinet Mercer. DR
La capitale autrichienne Vienne reste pour la dixième année consécutive la ville du monde offrant la meilleure qualité de vie, selon le classement 2019 du cabinet Mercer, qui fait de nouveau la part belle aux villes européennes. Trois cités suisses sont dans le top 10, quatre dans le top 15.

Zurich prend la 2e place de ce classement et Munich la 3e, ex aequo avec Vancouver au Canada et Auckland en Nouvelle-Zélande. Les villes allemandes de Düsseldorf et Francfort sont respectivement 6e et 7e. La danoise Copenhague est classée 8e, juste devant Genève (9e) et Bâle (10e). Berne pointe au 14e rang.

Huit villes dans le top 10 sont situées en Europe. Mais la première ville française, Paris, est classée... 39e, suivie de Lyon (40e). Côté italien, Milan est 41e et Rome, 56e.

Pour établir sa hiérarchie, le cabinet américain Mercer prend en compte des dizaines de critères allant de la criminalité à la gestion des déchets en passant par les transports en commun, l'approvisionnement en électricité, les services de téléphonie et le climat. Cette étude annuelle est utilisée pour calculer la rémunération des expatriés partant en mission à l'international.

Autre fait marquant de l'édition 2019, « toutes les villes des États-Unis analysées cette année sont descendues dans le classement », sauf New York (44e) qui « gagne une place à la suite de la baisse continue de sa criminalité ». « Le score a changé en raison des relations économiques et commerciales de plus en plus tendues avec beaucoup de pays et même avec leurs alliés », explique Mercer.

En Asie, c'est Singapour (25e) qui est la mieux classée pour la qualité de vie, suivie par Tokyo (49e) et quatre autres villes japonaises. Les deux capitales à forte pollution atmosphérique que sont Pékin et New Delhi arrivent respectivement à la 120e et à la 162e place.

 

 
 

Alsace Centrale Peine aggravée pour l'ancien pompier incendiaire

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:28:18

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Alsace Centrale Peine aggravée pour l'ancien pompier incendiaire
 

 
Condamné en première instance à cinq ans de prison dont trois avec sursis pour cinq incendies à Aubure et Sainte-Marie-aux-Mines, un ancien gendarme et pompier volontaire a écopé de trois ans ferme, ce mercredi devant la cour d'appel de Colmar.

Le jeune homme s'en serait surtout pris à des proches. L'immeuble où habitait son frère avait intégralement brûlé, le 11 novembre 2015 route de Sainte-Marie-aux-Mines, ainsi que l'appentis situé sous la chambre où dormait son propre fils, dans la maison de son ex-femme rue des Larges-Champs, le 20 décembre toujours à Aubure. Trois jours plus tard, dans la rue du Dr-Weisgerber où habitait une de ses amies sainte-marienne, c'est un conteneur à ordures qui a été incendié, puis un autre le 5 janvier dans la même rue, près de l'Asepam (Association spéléo pour l'étude et la protection des anciennes mines).

Le 27 mars 2016 rue de la Sapinière, encore à Aubure et toujours de nuit, un feu de cartons contenant des déchets a heureusement été rapidement maîtrisé. Le 10 janvier de la même année, à Ribeauvillé, près du domicile d'une « amie », c'est sa voiture personnelle qui était partie en fumée... Un moyen d'éteindre les soupçons naissants ?

Son avocat Me Charpentier a cette fois encore plaidé la relaxe, ce mercredi en appel, estimant que ce dossier manquait de certitudes. Convaincue de la culpabilité du prévenu, qui se trouvait sous contrôle judiciaire, l'avocat général Sandra Di Rosa a requis cinq ans de prison ferme.

À l'encontre de Mickaël Tschaen, aujourd'hui âgé de 35 ans, la cour a donc fixé la peine à trois ans de prison ferme, avec un suivi sociojudiciaire pendant trois ans. S'il ne respecte pas ses obligations, il risque deux ans de prison ferme supplémentaires.
J-F.S

 

 
 

Églises vandalisées : le phénomène inquiète

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:53:44

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Alsace Christianisme
Églises vandalisées : le phénomène inquiète
Une église catholique à Strasbourg lundi, une autre à Reichstett mercredi dernier, une dizaine de faits entre 2017 et 2019 : les lieux de cultes chrétiens ne sont pas que la cible des voleurs de troncs, l'accumulation devient préoccupante.
 

 
La statue en bois de saint Joseph au sol, dans l'église Saint-Louis de la Robertsau à Strasbourg.
Hier matin, les paroissiens ont nettoyé l'église Saint-Louis de la Robertsau, à Strasbourg, souillée la veille. De la mousse d'extincteur sur les bancs, de la cire répandue, le linge d'autel déchiré, une statue en bois de saint Joseph gisant au sol...

Les témoignages de soutien, innombrables, ont afflué, de toute la classe politique et de tous les responsables des familles religieuses. Manière de signifier que, là aussi, ça suffit.

« Un lieu de culte, un lieu de sépulture, quelle que soit la confession, est un lieu sacré auquel on ne touche pas, c'est une règle, il y a beaucoup d'ignorance », regrette le chanoine Didier Muntzinger, curé de la paroisse et vicaire épiscopal.
« Il ne faut pas passer sous silence ce genre d'événements. »

« Même si les faits sont minimes, il faut être attentif. Il ne faut pas passer sous silence ce genre d'événements. »

Une plainte avait déjà été déposée il y a trois mois et le père Muntzinger demande officiellement à la municipalité d'installer une caméra de vidéosurveillance sur la place Saint-Louis, où se produisent des incivilités de longue date. Mais pas question de rester portes closes : « L'église est toujours ouverte, de 9 h à 19 h, les gens viennent, c'est pour nous un lieu de rencontre entre Dieu et les hommes, il ne faut pas céder. »

Un an plus tôt, une église de la Montagne-Verte, toujours à Strasbourg, avait été vandalisée, les auteurs s'en étaient pris au tabernacle. L'événement n'avait pas fait l'objet de communication.

Tous les actes ne relèvent pas d'une « haine de la foi », observe Bernard Xibaut, chancelier du diocèse de Strasbourg. Et d'évoquer les tentatives de vols début janvier dans les églises Saint-Georges et Sainte-Foy de Sélestat. Des voleurs ont tenté de forcer les troncs, sans succès.
« On encourage à la vigilance des communautés chrétiennes »

Pour autant, si la liste des faits remontés au chancelier n'est pas très longue, « la succession de ces derniers jours est préoccupante, dans le contexte général. » Moins d'une semaine plus tôt, mercredi dernier, un vitrail de l'église catholique de Reichstett a en effet été brisé et une porte forcée.

Pour Bernard Xibaut, il est trop tôt pour savoir si c'est le début de quelque chose. « On encourage à la vigilance des communautés chrétiennes, il faut prier dans les églises. Une église ouverte mais fréquentée par les fidèles est davantage protégée que certaines qui sont fermées. »

Rien que sur ces deux dernières années, si les exactions connues sont mises bout à bout, la liste apparaît longue.

En octobre 2018, des visiteurs entraient par effraction dans l'église de Schirmeck, dans la vallée de la Bruche. L'un d'eux s'est soulagé. Des parties de l'orgue ont été arrachées.

Ce même mois, à Village-Neuf, près de Saint-Louis, cinq extincteurs ont été vidés sur les bancs de l'église Saint-Nicolas.

En juin 2018, à Niederbronn-les-Bains, un extincteur encore était vidé dans l'église. Des croix gammées ont également été retrouvées sur plusieurs chaises - les trois jeunes gens qui se sont fait pincer ont nié être à l'origine de ces dernières.

En mai 2018, à Nordheim, dans le Kochersberg, la porte de l'église était en train de se consumer à petit feu lorsqu'une voisine a donné l'alerte.

En février 2017, à Réguisheim, tout près d'Ensisheim, des dégradations ont été commises dans l'église, tandis que dans les cimetières, des pots de fleurs étaient renversés ou cassés sur plusieurs tombes.
L'église romane de Neuwiller-lès-Saverne vandalisée

Côté protestant, Christian Albecker, président de l'UEPAL (Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine), a en tête trois affaires récentes, deux d'entre elles n'ont pas été ébruitées.

À Ostheim, au nord de Colmar, il y a un peu plus d'un an, des jets de pierre ont endommagé l'église. À Reichstett, non loin de Strasbourg, au mois de novembre, quatre vitres et des vitraux ont notamment été brisés - c'est dans la même commune qu'a été vandalisée l'église catholique mercredi dernier.

Et puis, il y a une dizaine de jours, c'était au tour de l'église romane de Neuwiller-lès-Saverne, qui reste ouverte pour que les gens puissent visiter et se recueillir : « Des vases ont été brisés, les documentations renversées, un sac-poubelle contenant entre autres des couches-culottes sales a été répandu sur et autour de l'autel, liste Christian Albecker. Ça a beaucoup choqué la paroisse. Il y a eu un dépôt de plainte et des caméras de surveillance devraient être installées. »

« Le choix a été fait de ne pas en parler. On ne sait pas toujours si ce sont des actes anti-protestants. Mais il y a une levée d'interdits dans les esprits qui est très préoccupante. Pour nous Dieu est partout, l'église n'est pas sacrée, ce n'est pas dramatique, mais c'est quand même un lieu de recueillement et ce respect disparaît. »

Les coupables ont depuis été identifiés, c'était deux enfants.
Les évangéliques aussi

Les évangéliques aussi sont concernés. La petite église baptiste d'Illkirch-Graffenstaden a été taguée à l'été 2017 : la phrase découverte sur l'extérieur du bâtiment, qu'on ne reproduira pas, était sans équivoque. Le pasteur, Matthieu Hodapp, et la communauté, avaient préféré ne pas en faire publicité à l'époque. À cette attaque, ils ont un temps envisagé de répondre par un autre tag sur la façade, « Jésus t'aime ». Ils ont surtout pu apprécier la diligence des services de la municipalité, venus très vite effacer l'injure, ainsi que le soutien des habitants du quartier, qui a été un baume.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

Bruche Tags racistes et antisémites sur les murs de la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:23:32

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Bruche Tags racistes et antisémites sur les murs de la mairie
 

 
Les murs de la mairie du village de Heiligenberg (650 habitants), à l'entrée de la vallée de la Bruche, ainsi que ceux d'un foyer attenant ont été recouverts dans la nuit de lundi à mardi de plusieurs inscriptions racistes, antisémites et nazies.

« L'alsace aux blancs, Macron pantin des sémites du Crif, Der weisse Werwolf » (sic, Werwolf - le loup-garou - pourrait, ici, être une référence à un corps franc de volontaires créé par les nazis à l'automne 1944), ou encore le nombre « 1488 » qui fait sans doute référence aux 14 mots du slogan des suprémacistes américains et à la 8e lettre de l'alphabet doublée, HH, pour Heil Hitler : en tout, une dizaine de mètres de murs ont été couverts de ces inscriptions. « Il y a aussi une croix gammée, des allusions à l'autonomisme, bref toute la terminologie habituelle en pareil cas », déplore le maire, Guy Ernst, qui n'avait jamais été confronté à de tels actes dans son village et a fait part de son indignation et de celle de ses concitoyens. Il a déposé plainte à la gendarmerie de Molsheim, tandis qu'une équipe de l'identification criminelle est venue prélever des indices.
Nombreux précédents

Cet acte fait suite aux profanations des cimetières de Herrlisheim, puis de Quatzenheim. En septembre, la mairie de Mollkirch avait fait également l'objet de tags racistes et antisémites. Depuis, une douzaine d'autres inscriptions du même genre ont été découvertes dans le Bas-Rhin sur des mairies, des bâtiments publics ou encore la permanence du député LaRem Bruno Studer et le domicile du maire de Brumath, Etienne Wolf. H.M.

 

 
 

Heiligenberg : Tags racistes et antisémites sur les murs de la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:55:27

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Heiligenberg
Heiligenberg : Tags racistes et antisémites sur les murs de la mairie

 
Les murs de la mairie du village d'Heiligenberg (650 habitants à l'entrée de la vallée de la Bruche) ainsi que ceux d'un foyer attenant ont été recouverts dans la nuit de lundi à mardi de plusieurs inscriptions racistes, antisémites et nazies. « L'alsace aux blancs, Macron pantin des sémites du Crif, Der weisse Werwolf » (Werwolf - le loup-garou - pourrait, ici, être une référence à un corps franc de volontaires créé par les nazis à l'automne 1944), ou encore le nombre 1488 qui fait sans doute référence aux 14 mots du slogan des suprémacistes américains et à la 8e lettre de l'alphabet doublée, HH, pour Heil Hitler : en tout une dizaine de mètres de murs ont été couverts de ces inscriptions. « Il y a aussi une croix gammée, des allusions à l'autonomisme, bref toute la terminologie habituelle en pareil cas », déplore le maire, Guy Ernst, qui n'avait jamais été confronté à de tels actes dans son village et a fait part de son indignation et de celle de ses concitoyens. Il a déposé plainte à la gendarmerie de Molsheim tandis qu'une équipe de l'identification criminelle est venue prélever des indices.

Cet acte fait suite aux profanations des cimetières d'Herrlisheim, puis de Quatzenheim. En septembre, la mairie de Mollkirch avait fait également l'objet de tags racistes et antisémites. Depuis, une douzaine d'autres inscriptions du même genre ont été découvertes dans le Bas-Rhin sur des mairies, des bâtiments publics ou encore la permanence du député LaREM Bruno Studer et le domicile du maire de Brumath Etienne Wolf.
H.M.

 

 
 

 

Brexit : les expatriés alsaciens dans le brouillard

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:51:28

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Royaume-Uni
Brexit : les expatriés alsaciens dans le brouillard
À 17 jours de la date prévue de la sortie de l'Union européenne, l'absence d'accord sur Brexit plonge le Royaume-Uni dans l'inconnu sur son avenir. La situation inquiète autant qu'elle impacte des Alsaciens vivant outre-Manche. Témoignages.
 

 
Les plus de 300 000 Français expatriés à Londres et dans le reste du Royaume-Uni restent dans l'expectative quant à l'issue que prendra le Brexit ce 29 mars ou après tout potentiel report.
« J'ai l'impression de voir l'histoire s'écrire sous mes yeux mais que, malheureusement, cette histoire est assez mal racontée par les dirigeants britanniques », lance Martin. Depuis deux ans, ce Strasbourgeois étudie au Pays de Galles dans le cadre d'un échange entre l'université de Cardiff et Sciences Po Bordeaux, école à laquelle il est rattaché. Autant dire qu'il vit « au sursaut des annonces » et de l'évolution du dossier Brexit, dont l'issue est théoriquement fixée à ce 29 mars, avec ou sans accord (« no deal ») entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

« Autour de moi, de mon camarade d'amphi au chauffeur de taxi, tout le monde a son mot à dire sur la situation », témoigne-t-il en relevant que deux « tendances claires » se détachent. « La première : leur pays est gouverné par une classe totalement coupée du reste de la population. La seconde : beaucoup ne comprennent même pas ce qu'est et ce que leur veut l'Union européenne. » Dans son viseur, entre autres : le fait que 52,5 % des Gallois aient voté « pour » la sortie de l'Europe lors du référendum de 2016 alors que « leur pays est un important récipiendaire des fonds structurels européens ».
« Le Brexit est un non-sens »

Cette incompréhension semble partagée par bien d'autres Alsaciens établis au Royaume-Uni. « Le Brexit est un non-sens. Pas grand monde aime l'Europe, mais pour la changer mieux vaut être à l'intérieur qu'à l'extérieur », lance par exemple Eloi, un Strasbourgeois qui réside depuis 22 ans outre-Manche, dont 17 en Écosse. « Beaucoup d'expatriés bossent dans de grosses entreprises qui souvent ont leur siège européen au Royaume-Uni, poursuit-il. À cause du Brexit, certaines ont ou vont relocaliser ces centres, ce qui a déjà entraîné des pertes d'emplois ».

Si Nicolas, un Brumathois travaillant depuis douze ans à Londres comme sales trader, ne craint pas de perdre son job, son avenir n'en est pas moins obscur. En cause : un vide juridique qui, sauf solution adaptée d'ici au 29 mars, va interdire aux établissements bancaires de continuer à vendre depuis le Royaume-Uni des produits financiers à des clients implantés dans l'Union.

« Pour ne pas cesser ces flux, les banques ont ouvert des succursales dans divers pays d'Europe, explique-t-il. Celle pour laquelle je travaille l'a fait à Paris, où elle a déjà transféré des employés. D'autres, dont moi, pourraient encore l'être en urgence si aucun accord n'est trouvé. Dans un mois, je pourrais être amené à quitter Londres. Personne ne peut encore le dire, ce qui n'est pas confortable quand on a une épouse britannique et deux enfants scolarisés. »

Tout en soulignant « ne ressentir aucune animosité des Anglais envers les ressortissants européens et inversement, même envers ceux qui ont voté le Brexit ou le souhaitent toujours », Nicolas ne cache pas « vivre la situation dans la douleur. Depuis le référendum de 2016, on est dans l'incertitude, ce qui grippe l'économie et les investissements, pose des soucis d'organisation pour les entreprises et tend à réduire les opportunités de jobs pour les étrangers voulant s'installer ». Il soupçonne d'ailleurs le gouvernement britannique d'avoir « volontairement laissé planer un flou pour décourager et réduire une immigration européenne jugée trop importante ».
« Beaucoup d'expatriés ont fait des démarches pour obtenir le statutde résident »

Pour minimiser les impacts sur leur quotidien, « beaucoup d'expatriés ont fait des démarches pour obtenir le statut de résident britannique », pointe Charles Bilger, président de l'Association des Alsaciens de Grande-Bretagne. Dit « settled status », ce statut permanent s'adresse aux ressortissants européens habitant au Royaume-Uni depuis au moins cinq ans et ce sans absence de plus de six mois consécutifs par année.

Il leur confère « un droit de résidence illimité », ainsi que des avantages fiscaux et sociaux, à l'instar d'allocations-chômage et logement. Il ouvre aussi la voie à la double nationalité, une possibilité pour laquelle « certains » expatriés ont opté, avance Charles Bilger, alors qu'ils ne « l'auraient peut-être pas fait sans cette situation » de Brexit.

« Je crains un retour en arrière, un protectionnisme qui rendra difficile les échanges entre le Royaume-Uni et le continent », raconte également Charles Bilger en se réjouissant qu'« actuellement, c'est encore très facile de rentrer en Alsace pour un week-end. Le contrôle aux frontières est rapide, les vols sont fréquents et peu onéreux. » Mais en cas de « no deal », certaines compagnies aériennes pourraient perdre - temporairement - leur autorisation de voler dans l'espace aérien britannique. En février, la Commission européenne a par ailleurs présenté un plan destiné à « éviter des perturbations majeures des opérations ferroviaires transfrontalières et des services de navette ». Celui-ci vise à maintenir durant trois mois le fonctionnement d'Eurostar, d'Eurotunnel et du fret si le Royaume-Uni ne se plie pas à des normes de sécurité exigées par Bruxelles.

Malgré ces problématiques, le consulat général de France à Londres stipule, sur son site internet, que la conclusion fin mars d'un Brexit, avec ou sans accord, « n'induit pas de changement du régime de circulation pour les ressortissants français et européens dans l'immédiat ». Ainsi, la présentation d'un passeport - sans visa - ou d'une carte d'identité continuera à être suffisante, « au moins jusqu'au 31 décembre 2020 », pour rentrer dans l'un des États de l'United Kingdom. La représentation souligne qu'« à partir du 1er  janvier 2021 en revanche, il est possible que les voyageurs devront être munis d'un passeport. Le gouvernement britannique a fait part de son intention de ne pas soumettre les ressortissants européens à l'obligation de visa pour les courts séjours (moins de trois mois). »
Nouveaux frais et taxes

Autre domaine, autre crainte. « La vie en Angleterre n'est pas donnée, notamment parce que la moitié des produits alimentaires est importée [dont 30 à 40 % dans l'UE, NDLR], déplore Patrick, un informaticien colmarien installé près de Liverpool depuis sept ans. Avec le Brexit, le pays ne va pas produire plus et donc continuer à acheter à l'étranger. De nouveaux frais et taxes douanières vont s'ajouter, ce qui va encore gonfler les prix. » Faisant remarquer que le tarif de certaines denrées a déjà augmenté de 10 à 15 % depuis l'annonce du Brexit en 2016, le sales trader Nicolas observe que « des Britanniques vont jusqu'à constituer des réserves de conserves et de médicaments par peur d'en manquer ». Cette attitude s'accompagne d'une « peur de voir la livre Sterling chuter et avec elle le pouvoir d'achat », commente le Haut-Rhinois Patrick. La Banque d'Angleterre avance qu'un Brexit sans deal pourrait causer une baisse de 25 % du cours de la devise. À la seule récente évocation d'un possible report de l'échéance du 29 mars (peut-être jusqu'au printemps), sa valeur est remontée de 0,95 % ce 1er  mars. « Cette possibilité serait essentielle pour que les gens saisissent réellement la gravité de la situation, réagit Martin, l'étudiant de Cardiff. Beaucoup d'amis britanniques y sont d'ailleurs favorables et d'autres sont même pour l'organisation d'un nouveau référendum. » Hier, les députés britanniques ont rejetté pour la deuxième fois l'accord sur le Brexit, plongeant encore davantage le Royaume-Uni dans le brouillard quant à son avenir.
Philippe WENDLING

 

 
 

 

UE Adoption d'une nouvelle liste noire des paradis fiscaux

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:29:51

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UE Adoption d'une nouvelle liste noire des paradis fiscaux

Les 28 ministres des Finances de l'Union européenne ont adopté mardi une nouvelle liste noire de paradis fiscaux, ajoutant 10 nouveaux mauvais élèves, dont les Émirats arabes unis, pour porter le total à 15 pays. Outre les 5 déjà présents sur la liste (les Samoa américaines, Samoa, Guam, Trinidad et Tobago et les îles Vierges américaines) se sont ajoutés : Aruba, Belize, Bermude, les Fidji, Oman, Vanuatu, Dominique, Barbados et les îles Marshall.

 

 
 

STRASBOURG Parlement européen : Sixième levée d'immunité pour Jean-Marie Le Pen

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:40:38

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STRASBOURG Parlement européen
STRASBOURG Parlement européen : Sixième levée d'immunité pour Jean-Marie Le Pen

 
Jean-Marie Le Pen lors d'une séance de vote au Parlement européen, le 19 mai 2015.
STRASBOURG, PARLEMENT EUROPÉEN.-

L'immunité de Jean-Marie Le Pen a de nouveau été levée hier par le Parlement européen. Demandée par le ministère français de la Justice, cette levée d'immunité va permettre aux magistrats chargés de l'enquête sur l'affaire des assistants parlementaires fictifs du Front national d'interroger Jean-Marie Le Pen.
« Mépris des textes européens en vigueur »

L'ancien président du parti avait « refusé de répondre aux convocations des enquêteurs le 21 juin 2018 et à celles des magistrats instructeurs, en juillet 2018, en invoquant son immunité parlementaire », rappelle le rapport de la commission des affaires juridiques du Parlement européen.

Jean-Marie Le Pen, tout comme sa fille Marine, est visé par une information judiciaire « pour les chefs présumés d'abus de confiance, de recel d'abus de confiance, d'escroquerie en bande organisée, de faux et usage de faux, et de travail dissimulé par dissimulation de salariés, concernant les conditions d'emploi d'assistants parlementaires », rappelle aussi le texte voté hier midi à Strasbourg.

L'enquête, résume le rapport, a notamment « révélé qu'en sa qualité de président du Front national à l'époque des délits présumés, Jean-Marie Le Pen a mis en place le système dénoncé par le Parlement européen, qui consistait à faire financer une partie des salariés du Front national par des fonds européens, via des contrats parlementaires avec des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti, au mépris des textes européens en vigueur ». Le Parlement a aussi levé l'immunité de la députée européenne FN Dominique Bilde, demandée dans le cadre de la même information judiciaire sur les assistants.
Une première

C'était donc la sixième fois que le Parlement européen levait l'immunité de l'élu d'extrême droite. Mais celle-ci était en soi une première : les poursuites concernent cette fois des faits, et non des mots. Les autres cinq procédures (en 2017, 2016, 1998, 1990 et 1989) faisaient suite à des poursuites pour incitation à la haine raciale.

« Pour la énième fois, le Parlement européen, sollicité par le parquet français, a levé mon immunité [...] rien d'étonnant de la part d'une assemblée qui se partage entre deux groupes complices : la gauche socialiste et la droite soi-disant libérale », a réagi mardi Jean-Marie Le Pen avant d'ajouter que, en tant que « député de l'opposition depuis plus de 35 ans, je ne m'attendais ni à l'indulgence ni à l'objectivité de mes collègues que je me ferai un plaisir de quitter en avril. ».
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

En Éthiopie, Macron défie la « Chinafrique »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:22:35

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En Éthiopie, Macron défie la « Chinafrique »
 

 
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et Emmanuel Macron. Photo Ludovic MARIN/AFP
Addis Abeba.- Envoyé spécial

Emmanuel Macron et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ont bousculé le protocole ce mardi soir en quittant le siège de la primature à Addis Abeba après un entretien en tête à tête et la signature de plusieurs accords. Abiy Ahmed et le président français devaient s'asseoir à l'arrière de la voiture qui les conduisait à l'ancien palais de l'empereur Hailé Sélassié pour un dîner d'État avec la présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, la seule femme présidente en Afrique, une francophone qui a fait ses études à Montpellier.

À la dernière minute, le Premier ministre éthiopien a proposé de prendre le volant et Emmanuel Macron s'est assis à côté de lui. Les deux quadras réformateurs veulent faire avancer l'Afrique ensemble et ils le montrent par cette image symbolique.
Un allié contre le terrorisme

Pendant sa visite de 24 heures en Éthiopie, le président français a fait les louanges d'Abiy Ahmed, qui « modernise l'Éthiopie à marche forcée, fait tout pour le réconcilier et amener la paix dans la région ».

La France a signé un accord de défense et de sécurité avec l'Éthiopie. Des militaires éthiopiens viendront se former en France et les deux pays mèneront des opérations conjointes. L'armée éthiopienne joue un rôle crucial dans la lutte contre le terrorisme, notamment en Somalie où les « shebabs » proches d'Al Qaida sont très actifs.

Cette rencontre comportait également une forte dimension économique. La France veut accompagner le développement de ce « dragon africain » et l'aider à être moins dépendant de la tutelle chinoise. Le Premier ministre éthiopien a lui-même parlé de « goulet d'étranglement », une référence aux emprunts chinois responsables de l'endettement record du pays. Le président français souhaite un bond des investissements des entreprises hexagonales. Une cinquantaine seront réunies par le Medef vendredi à Addis Abeba pour confirmer que la Chine ne sera pas le seul investisseur.

Emmanuel Macron a visité le site exceptionnel des églises rupestres de Lalibela dont la France va financer une restauration devenue urgente pour qu'il reste inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Arrivé en Éthiopie deux jours après le crash du vol ET302, le président français s'en est tenu à une brève déclaration en adressant « un mot de condoléances pour les familles de victimes ». Une sobriété voulue par son hôte éthiopien qui redoute que cette catastrophe ternisse l'image d'une compagnie réputée, la première en Afrique.

Dans la Corne de l'Afrique, Emmanuel Macron s'offre une parenthèse dans la crise des gilets jaunes mais Aby Ahmed lui a remémoré l'actualité française en répondant à une question sur l'État de droit en Éthiopie : « Regardez la France. La police a le droit de se défendre. En Éthiopie, nous avons interdit à la police de riposter car elle avait commis des abus par le passé ».
Luc CHAILLOT

 

 
 

Services publics, LBD : le réquisitoire de Toubon

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:43:35

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Société Libertés fondamentales
Services publics, LBD : le réquisitoire de Toubon
Du recul des services publics au renforcement de la répression, le rapport du Défenseur des droits Jacques Toubon pointe l'état du pays en matière de libertés.
 

 
Le Défenseur des droits et ancien ministre Jacques Toubon. Photo AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT
Pour le Défenseur des droits, le climat actuel en matière de droits et de libertés n'est pas bon. « En France, parallèlement au recul des services publics, s'est implantée une politique de renforcement de la sécurité et de la répression face à la menace terroriste, aux troubles sociaux et à la crainte d'une crise migratoire alimentée par le repli sur soi », résume dans un rapport, publié ce mardi, l'autorité indépendante chargée de défendre les citoyens face à l'administration.
Difficulté avecles services publics

« En 2017, 84 % des réclamations adressées à nos délégués concernaient des difficultés avec le service public. En 2018, c'est 93 %. Cette évolution négative, c'est une réalité vécue. Mon boulot, c'est de savoir si le service public est toujours capable de donner accès au droit de manière égalitaire, détaille Jacques Toubon. À cette question, la réponse est : de moins en moins. L'illustration la plus évidente, c'est la dématérialisation des services publics. On est dans la perspective d'une dématérialisation complète en 2022, c'est dans trois ans et demi. La question, c'est : qu'est-ce que nous préparons pour que le service public numérisé continue à donner cet accès égal au droit ? J'ai des inquiétudes, notamment parce que la fameuse expérience de la délivrance des cartes grises et des permis de conduire en ligne a été un échec. »
Gilets jaunes : harosur les interpellations

Dans son rapport de 2018, qui couvre la période d'éclosion du mouvement social des gilets jaunes, l'institution s'interroge notamment sur « le nombre jamais vu d'interpellations et de gardes à vue intervenues de manière préventive » lors de certaines manifestations. Les directives des autorités pour gérer la contestation sociale « semblent s'inscrire dans la continuité des mesures de l'état d'urgence », décrété après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015. Ce régime d'exception, resté en vigueur pendant deux ans et dont certaines dispositions ont été conservées dans la loi, a agi comme une « pilule empoisonnée » venue « contaminer progressivement le droit commun, fragilisant l'État de droit », estime le rapport.

Le Défenseur prône par ailleurs l'interdiction du LBD et de la grenade de désencerclement GLI-F4, deux armes controversées accusées d'avoir blessé, parfois grièvement, des « gilets jaunes ». Sans ces armes, « il restera les armes de poing ou le contact physique » dans les moments d'émeute, a rétorqué mardi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, agacé que M. Toubon fasse « la tournée des plateaux de télévision pour parler de ces sujets-là ». « J'aimerais que le Défenseur des droits ne néglige jamais les droits des for ces de l'ordre », a ajouté le ministre. Privilégier la sécurité au détriment de la liberté, c'est ce que déplore Jacques Toubon.

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace, loi anti casseurs... Gribouille

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:09:16

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L'édito de l'Alsace, loi anti casseurs... Gribouille
 

 
Emmanuel Delahaye

On vit une époque formidable : par la grâce d'une loi définitivement adoptée au Sénat hier après-midi, les casseurs sont désormais interdits de manifestation. Soudain respectueux des institutions républicaines, subjugués par la force et le prestige de la chose votée, les fautifs avérés s'inclineront sans barguigner, ravis d'être assignés à domicile pour la journée. Quant aux autres - les cas tangents, les cas douteux, les cas de conscience... bref, tous les autres - les préfets sauront bien démasquer parmi eux les Black Blocs-à-l'insu-de-leur-plein-gré.

Dire que la solution était si simple et que personne n'y avait encore songé. Enfoncé, Ferdinand Lop (1891-1974), qui militait pour l'extinction du paupérisme à partir de 10 heures du soir : c'est écrit dans la loi, on peut désormais manifester tout à loisir (mais pourquoi diable le voudrait-on ?) sans crainte des destructions ni des échauffourées.

Il se trouve certes quelques belles âmes pour dénoncer une loi de circonstance, une dérive liberticide... Pures médisances ! Où va-t-on, si l'on se laisse ébranler par des anarchistes aussi endurcis que le député centriste Charles de Courson et l'avocat François Sureau citant Chateaubriand (« La mode est aujourd'hui d'accueillir la liberté d'un rire sardonique, de la regarder comme une vieillerie tombée en désuétude ») ?

Le président de la République, dans son immense sagesse, a de surcroît prévu d'interroger le Conseil constitutionnel, histoire de vérifier, quand même, si deux-trois babioles prévues dans la loi ne sont pas légèrement hors des clous. D'une pierre, deux coups : cela coupe l'herbe sous le pied des élus d'opposition, qui entendaient déposer une question prioritaire de constitutionnalité, sitôt la loi promulguée. Bah ! Il leur restera la rue pour protester - dans le calme, en bon ordre, et poliment. Ainsi va ces jours-ci la politique française : politique de gribouille.

 

 
 

Services publics, LBD : le réquisitoire de Toubon

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:06:51

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Services publics, LBD : le réquisitoire de Toubon
 

 
Le Défenseur des droits et ancien ministre Jacques Toubon. Photo AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT
Pour le Défenseur des droits, le climat actuel en matière de droits et de libertés n'est pas bon. « En France, parallèlement au recul des services publics, s'est implantée une politique de renforcement de la sécurité et de la répression face à la menace terroriste, aux troubles sociaux et à la crainte d'une crise migratoire alimentée par le repli sur soi », résume dans un rapport, publié ce mardi, l'autorité indépendante chargée de défendre les citoyens face à l'administration.
Difficulté avecles services publics

« En 2017, 84 % des réclamations adressées à nos délégués concernaient des difficultés avec le service public. En 2018, c'est 93 %. Cette évolution négative, c'est une réalité vécue. Mon boulot, c'est de savoir si le service public est toujours capable de donner accès au droit de manière égalitaire, détaille Jacques Toubon. À cette question, la réponse est : de moins en moins. L'illustration la plus évidente, c'est la dématérialisation des services publics. On est dans la perspective d'une dématérialisation complète en 2022, c'est dans trois ans et demi. La question, c'est : qu'est-ce que nous préparons pour que le service public numérisé continue à donner cet accès égal au droit ? J'ai des inquiétudes, notamment parce que la fameuse expérience de la délivrance des cartes grises et des permis de conduire en ligne a été un échec. »
Gilets jaunes : harosur les interpellations

Dans son rapport de 2018, qui couvre la période d'éclosion du mouvement social des gilets jaunes, l'institution s'interroge notamment sur « le nombre jamais vu d'interpellations et de gardes à vue intervenues de manière préventive » lors de certaines manifestations. Les directives des autorités pour gérer la contestation sociale « semblent s'inscrire dans la continuité des mesures de l'état d'urgence », décrété après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015. Ce régime d'exception, resté en vigueur pendant deux ans et dont certaines dispositions ont été conservées dans la loi, a agi comme une « pilule empoisonnée » venue « contaminer progressivement le droit commun, fragilisant l'État de droit », estime le rapport.

Le Défenseur prône par ailleurs l'interdiction du LBD et de la grenade de désencerclement GLI-F4, deux armes controversées accusées d'avoir blessé, parfois grièvement, des « gilets jaunes ». Sans ces armes, « il restera les armes de poing ou le contact physique » dans les moments d'émeute, a rétorqué mardi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, agacé que M. Toubon fasse « la tournée des plateaux de télévision pour parler de ces sujets-là ». « J'aimerais que le Défenseur des droits ne néglige jamais les droits des for ces de l'ordre », a ajouté le ministre. Privilégier la sécurité au détriment de la liberté, c'est ce que déplore Jacques Toubon.

 

 
 

Le Sénat prêt à voter la loi anticasseurs

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:44:07

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Sécurité Débat
Le Sénat prêt à voter la loi anticasseurs
 

 
Selon le président des sénateurs LR Bruno Retailleau, « ce texte ne vise pas les gilets jaunes » mais « les cagoules noires ».
Le Sénat a entamé mardi l'examen en deuxième lecture du texte Les Républicains dit anticasseurs, défendu par le gouvernement comme « une loi de protections », qui devait être voté en fin de journée, ce qui vaudra adoption définitive par le Parlement.

Réclamées par des syndicats policiers, mais critiquées sur certains aspects par des magistrats et avocats, les mesures ont été amendées à l'Assemblée, pour un meilleur équilibre entre maintien de l'ordre et libertés publiques. Des sénateurs estiment au contraire que le texte a été « durci ».
Un texte liberticide ?

Interdictions préventives de manifester, fouilles, délit de dissimulation du visage : la majorité sénatoriale de droite s'apprête pourtant à approuver le même texte que celui voté par les députés début février, dénoncée comme « liberticide » à gauche et critiquée par certains élus de la majorité présidentielle.

Mais avant sa promulgation, le Conseil constitutionnel aura à se prononcer. Des recours sont en effet en préparation, y compris de la part d'Emmanuel Macron, ce qui pourrait conduire à l'annulation de certaines mesures. « Cette saisine permettra de lever les doutes, elle permettra de lever tous les soupçons », a expliqué devant les sénateurs le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, défendant « une proposition de loi de protections ».

L'annonce d'une saisine présidentielle, avant même l'adoption du texte, a été critiquée sur quasiment tous les bancs au Sénat. Le président du groupe socialiste, Patrick Kanner, y a vu « une intrusion anormale dans le débat parlementaire », tandis que Roger Karoutchi (LR) estimait que « le message n'est pas clair ».

De son côté, le Défenseur des droits Jacques Toubon a salué la saisine par M. Macron du Conseil Constitutionnel. « Nous verrons bien ce que le Conseil dira mais il est clair que cette disposition sur l'interdiction de manifester peut paraître contradictoire avec nos principes constitutionnels », a-t-il estimé.

 

 
 

 

Le Sénat prêt à voter la loi anticasseurs

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:06:03

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Le Sénat prêt à voter la loi anticasseurs
 

 
Selon le président des sénateurs LR Bruno Retailleau, « ce texte ne vise pas les gilets jaunes » mais « les cagoules noires ». Photo FRED TANNEAU/AFP
Le Sénat a entamé mardi l'examen en deuxième lecture du texte Les Républicains dit anticasseurs, défendu par le gouvernement comme « une loi de protections », qui devait être voté en fin de journée, ce qui vaudra adoption définitive par le Parlement.

Réclamées par des syndicats policiers, mais critiquées sur certains aspects par des magistrats et avocats, les mesures ont été amendées à l'Assemblée, pour un meilleur équilibre entre maintien de l'ordre et libertés publiques. Des sénateurs estiment au contraire que le texte a été « durci ».
Un texte liberticide ?

Interdictions préventives de manifester, fouilles, délit de dissimulation du visage : la majorité sénatoriale de droite s'apprête pourtant à approuver le même texte que celui voté par les députés début février, dénoncée comme « liberticide » à gauche et critiquée par certains élus de la majorité présidentielle.

Mais avant sa promulgation, le Conseil constitutionnel aura à se prononcer. Des recours sont en effet en préparation, y compris de la part d'Emmanuel Macron, ce qui pourrait conduire à l'annulation de certaines mesures. « Cette saisine permettra de lever les doutes, elle permettra de lever tous les soupçons », a expliqué devant les sénateurs le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, défendant « une proposition de loi de protections ».

L'annonce d'une saisine présidentielle, avant même l'adoption du texte, a été critiquée sur quasiment tous les bancs au Sénat. Le président du groupe socialiste, Patrick Kanner, y a vu « une intrusion anormale dans le débat parlementaire », tandis que Roger Karoutchi (LR) estimait que « le message n'est pas clair ».

De son côté, le Défenseur des droits Jacques Toubon a salué la saisine par M. Macron du Conseil Constitutionnel. « Nous verrons bien ce que le Conseil dira mais il est clair que cette disposition sur l'interdiction de manifester peut paraître contradictoire avec nos principes constitutionnels », a-t-il estimé.

 

 
 

SOCIÉTÉ Lutte contre la haine sur internet : ce que contient le projet de loi

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:17:06

SOCIÉTÉ Lutte contre la haine sur internet : ce que contient le projet de loi

L'ALSACE du 13/03  6h15

PDF NON DISPONIBLE

Photo Oli SCARFF / AFP

Incitations à la haine, injures racistes, remarque sexistes ou encore les insultes homophobes...

Sur internet, et particulièrement sur les réseaux sociaux, la haine sous toutes ses forme, pullule.

La députée LaREM, Laetitia Avia, a présenté lundi une proposition de loi pour tenter de la contenir. Voici les principales mesures. Le texte devrait être débattu à l'Assemblée en mai prochain.

Bouton unique de signalement

L'objectif du texte est la mise en place d'une procédure de signalement des contenus haineux simplifiée et unifiée afin de retirer le plus vite possible les contenus illicites qui pullulent sur le web, mais aussi d'identifier plus facilement les auteurs de ces contenus.

Cela passera par la création d’un bouton unique de signalement, facilement identifiable par les internautes. Et les sites tels que Facebook ou Twitter, devront répondre à tout signalement sous 7 jours maximum. Si un contenu est illicite, alors ces sites auront l'obligation de retirer les contenus haineux sous 24 heures maximum.

Lever l'anonymat plus facilement

Mais le projet de loi va plus loin puisqu'il propose des mesures visant à lever plus efficacement l’anonymat des auteurs de contenus en cas de délit.

Et si un site ne joue pas le jeu, si, par exemple, il retient des informations permettant l’identification d'une personne, alors il s'exposera non plus à une amende de 375 000 euros comme c'est le cas actuellement mais à un sanction jusqu'à 1 million d’euros.

Bloquer les sites haineux

Enfin, les fournisseurs d'accès devront s'assurer du blocage définitif des sites haineux mais aussi des sites miroirs.

 

Infographie Visactu

Chômage Nouvelles ombres sur le marché du travail

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:27:37

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Chômage Nouvelles ombres sur le marché du travail
 

 
La France n'a pas créé suffisamment d'emplois en 2018 pour faire baisser le chômage. Très exactement le solde entre postes créés et postes supprimés s'établit à +149 000. Dans le détail, le secteur privé a enregistré une progression de l'emploi salarié de 0,8 % (+160 300) pour atteindre 19,46 millions de postes quand le public supprimait 11 000 postes. C'est moitié moins de créations qu'en 2017, année record avec un solde positif de 328 000 postes, le plus élevé depuis le début du siècle. Il expliquait le reflux du chômage sur l'année 2017 et sur le début 2018. À seulement +149 000, pas question d'envisager un nouveau recul au début de cette année 2019 en France. Pourtant le Royaume-Uni, avec un solde positif de +167 000 emplois, vient de faire passer le chômage sous les 4 % quand le taux en France reste à 9,1 % depuis le mois de juin (8,8 % sans les DOM). L'Allemagne, avec un solde à peine supérieur, doit même avoir recours à de la main-d'oeuvre étrangère.

« La dynamique démographique de la France est supérieure à celles d'autres pays de la zone euro et de l'UE en général. Le recul du départ de l'âge à la retraite joue également. Cela signifie qu'il y a eu plus d'entrées que de sorties sur le marché du travail. Et même si l'on crée des emplois, cela ne suffit pas pour absorber les nouveaux entrants », explique Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). La demande de nouveaux entrants sur le marché du travail, à 90 % des moins de 30 ans, est estimée à environ 150 000 par an. Pratiquement le double que chez nos voisins. Cette dynamique démographique ne devrait pas mollir avant 2025.

En plein grand débat, cette situation interroge le gouvernement à propos de l'impact de ses réformes. Celle des retraites qui, si elle allonge les carrières, diminuera le volume des sorties du marché de l'emploi et celle de la fonction publique qui augmentera de 11 000 à 40 000 par an le nombre de fonctionnaires non remplacés. Et enfin la situation des DOM où plus d'une personne sur cinq est au chômage.

 

 
 

L'effet plombant des carburants sur le pouvoir d'achat

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:19:57

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L'effet plombant des carburants sur le pouvoir d'achat
 

 
Le niveau de vie d'une grande majorité des Français reste trop dépendant aux carburants. Photo Julio PELAEZ
Les mesures du gouvernement pour la feuille de paye en 2018 ont-elles fait gagner du pouvoir d'achat aux ménages comme promis ? La réponse est non. Ont-elles évité une perte de pouvoir d'achat ? La réponse est oui. C'est même, pour les salariés, une forte diminution qui a été amortie par les baisses de cotisations sociales (transférées en partie vers la CSG) intervenues en janvier et en octobre 2018, en application de décisions budgétaires.
Carburants : les gilets jaunes ont compté juste

L'explication, livrée ce mardi par l'Insee, tient en un mot : carburants. La hausse des taxes indirectes sur les produits hydrocarburés (TICPE et TVA) et la remontée des cours du pétrole ont majoré les prix TTC de l'essence, du gazole et du fioul de 11 %, 19 % et 27 % entre octobre 2017 et octobre 2018.

En octobre 2018, les dépenses de carburants et de fioul domestique des ménages sont plus élevées de 500 millions d'euros par rapport à une situation sans la hausse des prix des produits pétroliers (un tiers à cause des taxes, deux tiers à cause des cours du brut). Pour bien comprendre, les baisses de cotisations sur les salaires ont permis aux Français de gagner 5 euros de plus par mois de niveau de vie, mais la fiscalité des énergies en a coûté 4 et la flambée des cours du brut encore 8. Donc 7 de pertes. Les gilets jaunes ont compté juste.
Qui a le plus perdu :les retraités aisés

Évidemment, il s'agit de moyennes et chaque ménage s'avère être un cas particulier. Le chauffage au fioul et au gaz (aligné sur le cours du pétrole) a par exemple coûté plus cher à 61 % de foyers concernés, pas aux autres.

L'Insee distingue cependant les ménages en emploi des retraités. Les premiers auraient gagné jusqu'à 17 euros sans carburants. Ils se contentent de 5 euros par mois en moyenne. Les retraités qui ont subi à la fois la hausse de la CSG et celle des hydrocarbures ont perdu 2 % de niveau de vie soit 39 euros. Mais attention : cette moyenne est relevée par les 10 % de retraités aisés qui ont subi de fortes hausses de la CSG. Les retraités modestes ont vu leur niveau stagner à cause des carburants sans lesquels il aurait progressé.
Qui a perdu le moins :les actifs aisés, les Parisiens

C'est le contraire pour les actifs : « Le niveau de vie des ménages en emploi appartenant aux 10 % les plus modestes de la population diminue de 0,6 %, car leurs dépenses en carburants et en fioul domestique représentent une part plus importante de leur revenu disponible. À l'autre extrémité, le niveau de vie des 10 % les plus aisés est quasi inchangé » écrit l'Insee.

Deuxième disparité relevée dans l'étude : pour les ménages des agglomérations parisiennes et lyonnaises, la perte s'est limitée à 0,3 %. On monte à - 0,9 % dans les communes rurales et les petites unités urbaines (-20 000 habitants) où l'usage de la voiture est quotidien. Confirmation : le carburant alimente le moteur de la fracture territoriale.
Au centre du grand débat

La conclusion de l'enquête ressemble à un slogan publicitaire d'une application de covoiturage : pour gagner du pouvoir d'achat, il est plus rapide de pédaler ou de trouver trois collègues pour «covoiturer» que de demander une augmentation à votre patron ou de réclamer une baisse des charges au gouvernement.

Plus sérieusement, les effets bénéfiques escomptés de la baisse des charges sur la consommation et le marché de l'emploi ont été fortement minorés par rapport à 2017 (lire par ailleurs).

Ce vendredi 15 mars, l'exécutif doit répondre aux contributeurs du grand débat qui placent pouvoir d'achat, fiscalité et déplacements quotidiens au firmament des préoccupations et revendications. Le sujet carburant reste brûlant.
Pascal JALABERT

 

 
 

L'effet plombant des carburants sur le pouvoir d'achat

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:39:52

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Finances Les Français ont perdu à la pompe ce qu'ils ont gagné sur la fiche de paye
L'effet plombant des carburants sur le pouvoir d'achat
En 2018, les baisses de cotisations sur les salaires ont été totalement anéanties par les hausses des carburants et de l'énergie. Face à l'absence d'effet attendu, le sujet des hydrocarbures et des déplacements s'impose déjà dans l'après grand débat.
 

 
Le niveau de vie d'une grande majorité des Français reste trop dépendant aux carburants.
Les mesures du gouvernement pour la feuille de paye en 2018 ont-elles fait gagner du pouvoir d'achat aux ménages comme promis ? La réponse est non. Ont-elles évité une perte de pouvoir d'achat ? La réponse est oui. C'est même, pour les salariés, une forte diminution qui a été amortie par les baisses de cotisations sociales (transférées en partie vers la CSG) intervenues en janvier et en octobre 2018, en application de décisions budgétaires.
Carburants : les gilets jaunes ont compté juste

L'explication, livrée ce mardi par l'Insee, tient en un mot : carburants. La hausse des taxes indirectes sur les produits hydrocarburés (TICPE et TVA) et la remontée des cours du pétrole ont majoré les prix TTC de l'essence, du gazole et du fioul de 11 %, 19 % et 27 % entre octobre 2017 et octobre 2018.

En octobre 2018, les dépenses de carburants et de fioul domestique des ménages sont plus élevées de 500 millions d'euros par rapport à une situation sans la hausse des prix des produits pétroliers (un tiers à cause des taxes, deux tiers à cause des cours du brut). Pour bien comprendre, les baisses de cotisations sur les salaires ont permis aux Français de gagner 5 euros de plus par mois de niveau de vie, mais la fiscalité des énergies en a coûté 4 et la flambée des cours du brut encore 8. Donc 7 de pertes. Les gilets jaunes ont compté juste.
Qui a le plus perdu :les retraités aisés

Évidemment, il s'agit de moyennes et chaque ménage s'avère être un cas particulier. Le chauffage au fioul et au gaz (aligné sur le cours du pétrole) a par exemple coûté plus cher à 61 % de foyers concernés, pas aux autres.

L'Insee distingue cependant les ménages en emploi des retraités. Les premiers auraient gagné jusqu'à 17 euros sans carburants. Ils se contentent de 5 euros par mois en moyenne. Les retraités qui ont subi à la fois la hausse de la CSG et celle des hydrocarbures ont perdu 2 % de niveau de vie soit 39 euros. Mais attention : cette moyenne est relevée par les 10 % de retraités aisés qui ont subi de fortes hausses de la CSG. Les retraités modestes ont vu leur niveau stagner à cause des carburants sans lesquels il aurait progressé.
Qui a perdu le moins :les actifs aisés, les Parisiens

C'est le contraire pour les actifs : « Le niveau de vie des ménages en emploi appartenant aux 10 % les plus modestes de la population diminue de 0,6 %, car leurs dépenses en carburants et en fioul domestique représentent une part plus importante de leur revenu disponible. À l'autre extrémité, le niveau de vie des 10 % les plus aisés est quasi inchangé » écrit l'Insee.

Deuxième disparité relevée dans l'étude : pour les ménages des agglomérations parisiennes et lyonnaises, la perte s'est limitée à 0,3 %. On monte à - 0,9 % dans les communes rurales et les petites unités urbaines (-20 000 habitants) où l'usage de la voiture est quotidien. Confirmation : le carburant alimente le moteur de la fracture territoriale.
Au centre du grand débat

La conclusion de l'enquête ressemble à un slogan publicitaire d'une application de covoiturage : pour gagner du pouvoir d'achat, il est plus rapide de pédaler ou de trouver trois collègues pour «covoiturer» que de demander une augmentation à votre patron ou de réclamer une baisse des charges au gouvernement.

Plus sérieusement, les effets bénéfiques escomptés de la baisse des charges sur la consommation et le marché de l'emploi ont été fortement minorés par rapport à 2017 (lire par ailleurs).

Ce vendredi 15 mars, l'exécutif doit répondre aux contributeurs du grand débat qui placent pouvoir d'achat, fiscalité et déplacements quotidiens au firmament des préoccupations et revendications. Le sujet carburant reste brûlant.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Les éthylotests antidémarrage généralisés

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:45:18

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Sécurité routière Alcool
Les éthylotests antidémarrage généralisés
 

 
Un éthylotest antidémarrage (EAD).
Souffler dans un éthylotest pour démarrer sa voiture pourrait bientôt remplacer la suspension de permis pour les personnes contrôlées en état d'alcoolémie. Les préfets ont en effet désormais la possibilité d'autoriser l'installation d'un éthylotest antidémarrage (EAD) pour certains cas de conduite en état d'alcoolémie sur l'ensemble du territoire.

Cette mesure, annoncée en janvier 2018 lors d'un Conseil interministériel de sécurité routière, est généralisée « après une préfiguration réussie dans sept départements (Drôme, Finistère, La Réunion, Loiret, Manche, Nord et Vendée) », explique la Sécurité routière.
L'alcoolémie : 20,8 % des délits routiers

Ce dispositif, un éthylotest couplé au circuit d'alimentation du véhicule dans lequel le conducteur doit souffler pour pouvoir démarrer, concerne les personnes interceptées avec une alcoolémie relevant du tribunal correctionnel (supérieure à 0,8 g/l de sang) et qui ne sont pas en état de récidive alcoolique. Au lieu de voir son permis suspendu, le contrevenant pourra être autorisé, par décision préfectorale, à continuer à conduire des véhicules équipés d'EAD, que ce soit le sien ou un autre véhicule. L'installation (1 300 euros environ ou location de 100 euros par mois) sera à sa charge.

Cette alternative à une suspension de permis vise notamment à permettre au contrevenant de garder son activité professionnelle, en conservant le droit de conduire pour se rendre à son travail ou pour l'exercer. Cette mesure préfectorale, d'une durée initiale maximale de six mois, peut être prolongée par un tribunal jusqu'à cinq ans.

En 2017, 1 035 personnes ont perdu la vie dans un accident de la route impliquant un conducteur au-dessus des seuils autorisés. L'alcoolémie représentait 20,8 % des délits routiers.

 

 
 

 

Haut-Rhin propre

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:04:28

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Haut-Rhin propre
 

 
 
Comme chaque année, le conseil départemental organise l'opération Haut-Rhin propre, les 29, 30 et 31 mars. La ville d'Ensisheim s'y associera et participera à ce traditionnel nettoyage de printemps de la nature, samedi 30 mars. Toutes les bonnes volontés sont attendues à 8 h 30 devant la mairie. Sacs et gants seront fournis. Pour remercier les participants, un vin d'honneur sera servi à la maison des associations (salle 3) à 11 h.

Les personnes intéressées devront prendre contact avec Laurence Battmann du service scolaire et associatif de la mairie au 03.89.83.32.14 pour lui communiquer, dans les meilleurs délais, le nombre de participants afin qu'elle puisse prévoir le matériel nécessaire.

 

 
 

Agglo de Mulhouse Sets de table contre le gaspillage

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:52:51

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Agglo de Mulhouse    Sets de table contre le gaspillage
 

 
Les collégiens ont découvert les sets avec plaisir. Photos L'Alsace/A.O.
« Chacun de nous, dans la vie de tous les jours, fait des efforts pour lutter contre le gaspillage alimentaire, révèle Elyes, qui fait partie de la commission Projets du conseil municipal des jeunes (CMJ) de Pfastatt. Mais, dans les cantines, on jette beaucoup de nourriture, surtout du pain. Alors on a eu l'idée de faire des sets de table, car tout le monde n'a pas la chance, comme nous, d'avoir des assiettes pleines. »
« Un message clair »

Les douze ados de cette commission se sont répartis en deux groupes, encadrés chacun par un graphiste : Güngör Canavar et Camille Cornec. « On a noté plein d'idées, poursuit Elyes, puis on les a mises en commun et on a voté. »

Deux propositions ont obtenu la majorité : « Il fallait que le message soit clair », explique Elyes. Un set montre une assiette à moitié remplie, avec le slogan : « Si tu n'es pas sûr de terminer, ne prends que la moitié. »

L'autre met en scène une fille et un garçon qui porte un plateau rempli à déborder : « Sérieux ? Tu vas vraiment manger tout ça ? », questionne la fille, pendant qu'une poubelle très anthropomorphique se réjouit. Le slogan conseille : « Ne fais pas de gâchis, si tu ne veux pas la FAIM du monde ! »

« Il y a des enfants qui ne mangent pas à leur faim et nous, on en a trop sur l'assiette », rappelle Andi, un autre élu du CMJ, pendant qu'Inès constate : « Les jeunes devraient se rendre compte qu'il faut moins prendre sur l'assiette, quitte à en redemander. »
Sur du papier recyclé

Ces sets, tirés à 14 000 exemplaires, de quoi garnir les tables pendant deux ans, ont été déployés récemment sous les assiettes des collégiens qui fréquentent la restauration scolaire.

« Qu'est-ce qui a changé ? », a demandé Nicolas Zimmermann, conseiller municipal délégué de Pfastatt. Les ados l'ont remarqué dès leur passage à table. « Le CMJ a voulu sensibiliser les autres jeunes au gaspillage alimentaire », leur explique-t-il. « Ces sets ont été imprimés sur du papier recyclé, pour préserver l'environnement », note-t-il encore.

Sabine Drexler, conseillère départementale, collectivité qui a financé le projet à hauteur de 400 EUR sur un total de 1600 EUR, rappelle la volonté de la présidente du Département, Brigitte Klinkert, « d'éduquer à une consommation raisonnée et de faire des collégiens des écocitoyens ». Elle révèle aussi que la nourriture gaspillée dans les cantines scolaires représente une perte financière d'un million d'euros par an. « Mme Klinkert s'est donné pour mission de faire baisser de 50 % le gâchis alimentaire dans les 57 collèges du Haut-Rhin, qui seront aussi amenés à consommer local. » À Pfastatt, on y pense sérieusement.
Antoinette OBER

 

 
 

Mulhouse Agglo Européenne Michèle Striffler défend la cause des animaux

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:14:38

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Mulhouse Agglo Européenne Michèle Striffler défend la cause des animaux
 

 
Michèle Striffler est candidate aux élections européennes, sur la liste du Parti animaliste. Photo DNA/Michele Marchetti
Michèle Striffler, vice-présidente de Mulhouse Alsace agglomération et élue mulhousienne, a annoncé sur Facebook, ce lundi, sa candidature à l'élection européenne de mai prochain sur la liste du... Parti animaliste.

L'ancienne élue de la Gauche moderne au sein du Parti populaire européen - « à l'époque avec les radicaux et l'UMP », dans un ensemble de partis de droite et de centre droit d'inspiration démocrate chrétienne et libérale-conservatrice à l'échelle de l'Europe - était aussi passée quelques semaines par La République en marche pour les législatives de 2017. « Mais j'ai vite été déçue pour tout ce qui concerne l'écologie », explique celle qui, il y a plusieurs mois, a alors été sollicitée par les défenseurs des animaux.

À 62 ans, également engagée dans l'association L214 qui lutte contre la maltraitance animale, la Mulhousienne a fini par accepter de rallier le Parti animaliste. Michèle Striffler ne connaît pas encore son classement dans la liste, et n'espère pas forcément une place « éligible ». « De plus en plus sensible à la cause animale », elle veut surtout « soutenir un petit parti, une formation résolument tournée vers l'avenir, pour faire évoluer les mentalités en matière de consommation et de transition énergétique ». M. M.

 

 
 

Politique : Le regard « particulier » de Jean-Michel Monteillet sur les journaux locaux...

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:42:31

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Politique
Politique : Le regard « particulier » de Jean-Michel Monteillet sur les journaux locaux...

 
En haut, le commentaire de Jean-Michel Monteillet, maire délégué de Spechbach, après l'incident entre Dupont-Aignan et un journaliste.
L'incident a fait grand bruit et continue d'en faire d'ailleurs, le conseil supérieur de l'audiovisuel étant saisi. La semaine dernière, sur le plateau d'une émission de télévision, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président du parti « Debout la France », ex-allié de Marine le Pen à la présidentielle, s'en prend verbalement à un journaliste qu'il accuse de « cirer les pompes à Macron ». Le ton monte au point que Nicolas Dupont-Aignan est prié de quitter l'émission.

Cette affaire a visiblement eu le don de faire sortir de ses gonds le maire délégué de Spechbach, Jean-Michel Monteillet, éminent représentant dans le Haut-Rhin de ce parti de droite. Jean-Michel Monteillet s'est littéralement lâché sur les réseaux sociaux : « Ce que dit Nicolas Dupont-Aignan est tout à fait vrai. Les journalistes sont des cireurs de pompes de la Macronie. Des journaux locaux à la télévision, c'est tous pourris ». Rien que ça !

Un grand merci à M. le maire, Jean-Michel Monteillet, pour cette belle leçon de vérité ! Pour une fois, voilà un élu qui ne manie pas la langue de bois. Au moins, lui assume ouvertement qu'avant de remettre la France debout, il convient donc de coucher la presse, y compris (et surtout ?) les journaux locaux.

Les « cireurs de pompes » locaux des DNA et de L'Alsace auraient pu se saisir de la tribune quotidienne dont ils disposent pour rappeler à Jean-Michel Monteillet combien de fois dans l'année ils se déplacent avec diligence dans le village dont il est maire pour relater, avec honnêteté et professionnalisme, l'actualité locale : du conseil municipal aux grands âges en passant par la kermesse scolaire ou encore la très prochaine fête de la rhubarbe.

Néanmoins, plutôt que de justement user de notre vilaine et partiale plume pour critiquer les propos de M. Monteillet, nous préférons faire ici simplement notre travail. C'est la raison pour laquelle nous venons de livrer in extenso les paroles de cet édile. Les faits et rien d'autre que les faits. Qu'avant de conclure on se plaît donc à rappeler une dernière fois : « Des journaux locaux à la télévision, c'est tous pourris » a écrit sur un réseau social M. le maire délégué de Spechbach.

Tous, et en premier lieu les habitants de Spechbach qui sont les électeurs et les administrés de M. Monteillet, peuvent ainsi juger par eux-mêmes de sa conception très particulière du travail de la presse locale.
Julien STEINHAUSER

 

 
 

 

Spechbach Les médias vus par Jean-Michel Monteillet

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:26:20

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Spechbach Les médias vus par Jean-Michel Monteillet
 

 
En haut, le commentaire de Jean-Michel Monteillet, maire délégué de Spechbach, après l'incident entre Dupont-Aignan et un journaliste. Capture d'écran
L'incident a fait grand bruit et continue d'en faire d'ailleurs, le conseil supérieur de l'audiovisuel étant saisi. La semaine dernière, sur le plateau d'une émission de télévision, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout la France, ex-allié de Marine le Pen à la présidentielle, s'en prend verbalement à un journaliste qu'il accuse de « cirer les pompes à Macron ». Le ton monte au point que Nicolas Dupont-Aignan est prié de quitter l'émission.

Cette affaire a visiblement eu le don de faire sortir de ses gonds le maire délégué de Spechbach, Jean-Michel Monteillet, éminent représentant dans le Haut-Rhin de ce parti de droite. Jean-Michel Monteillet s'est littéralement lâché sur les réseaux sociaux : « Ce que dit Nicolas Dupont-Aignan est tout à fait vrai. Les journalistes sont des cireurs de pompes de la Macronie. Des journaux locaux à la télévision, c'est tous pourris ». Rien que ça !

Un grand merci à M. le maire, Jean-Michel Monteillet, pour cette belle leçon de vérité ! Pour une fois, voilà un élu qui ne manie pas la langue de bois. Au moins, lui assume ouvertement qu'avant de remettre la France debout, il convient donc de coucher la presse, y compris (et surtout ?) les journaux locaux.

Les « cireurs de pompes » locaux des DNA et de L'Alsace auraient pu se saisir de la tribune quotidienne dont ils disposent pour rappeler à Jean-Michel Monteillet combien de fois dans l'année ils se déplacent avec diligence dans le village dont il est maire pour relater, avec honnêteté et professionnalisme, l'actualité locale : du conseil municipal aux grands âges en passant par la kermesse scolaire ou encore la très prochaine fête de la rhubarbe.

Néanmoins, plutôt que de justement user de notre vilaine et partiale plume pour critiquer les propos de M. Monteillet, nous préférons faire ici simplement notre travail. C'est la raison pour laquelle nous venons de livrer in extenso les paroles de cet édile. Les faits et rien d'autre que les faits. Qu'avant de conclure on se plaît donc à rappeler une dernière fois : « Des journaux locaux à la télévision, c'est tous pourris » a écrit sur un réseau social M. le maire délégué de Spechbach.

Chacun, et en premier lieu les habitants de Spechbach qui sont les électeurs et les administrés de M. Monteillet peuvent ainsi juger par eux-mêmes de sa conception très particulière du travail la presse locale.
Julien STEINHAUSER

 

 
 

Kunheim Stocamine : motion de soutien

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:47:53

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Kunheim Stocamine : motion de soutien
 

 
Des fûts de déchets stockés par la société Stocamine à près de 535 mètres de profondeur dans l'ancienne mine de potasse Joseph-Else à Wittelsheim (Haut-Rhin). Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Le conseil municipal s'est réuni en séance ordinaire, à la mairie de Kunheim, jeudi 28 février, sous la présidence d'Eric Scheer, maire. Voici l'essentiel des débats :

Stocamine.- Par arrêté préfectoral du 3 février 1997, le préfet du Haut-Rhin a autorisé la société Stocamine à exploiter un centre de stockage de déchets industriels ultimes sur le site de la mine Joseph Else situé sur le ban de la commune de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin.

Entre 1998 et 2002, 44 000 tonnes de déchets (essentiellement des résidus d'épuration des fumées d'incinération d'ordures ménagères et de déchets industriels, des déchets arséniés, de l'amiante ou encore des sels de traitement, y compris cyanurés et du mercure...) ont été stockées à 550 m de profondeur dans des galeries de sel gemme spécialement creusées pour les accueillir.

Le conseil municipal, a approuvé la motion de soutien pour le déstockage intégral des déchets ultimes de Stocamine à Wittelsheim.

Stationnement.- Contraventions au stationnement, mission de la Brigade verte : Eric Scheer a fait le point des interventions de la Brigade verte en matière de stationnement interdit, gênant ou dangereux.

Lotissement.- Projet de lotissement SOVIA : Eric Scheer a présenté le projet du lotisseur comprenant 12 parcelles constructibles avec voie de desserte des parcelles et aire de retournement conforme aux exigences en matière de collecte des déchets urbains.

Divers.- Le conseil municipal a approuvé une étude d'aménagement de sécurité et une étude de réseau pour optimiser les performances de la réhabilitation du système d'éclairage public rue du Rhin et s'engage à inscrire les crédits nécessaires au budget 2019.

Le conseil municipal a donné un accord de principe au versement de plusieurs voies ou tronçons de voies propriété de l'association foncière dans le domaine communal.

Le conseil municipal a donné un accord de principe à la location d'un garage communal aux futurs acquéreurs de la maison 77 rue des Vosges et fixe les conditions de cette location.

Eric Scheer a informé le conseil municipal de l'évolution de la procédure de renégociation des emprunts de la commune et rend compte en séance d'un avis de la chambre régionale des comptes.
À RETENIR Remise des prix des maisons fleuries : vendredi 15 mars à la salle des fêtes ; Haut-Rhin Propre : 29, 30 et 31 mars ; prochaine séance du conseil municipal : jeudi 4 avril à 20h30 ; réunion publique PLUI : lundi 15 avril 19h salle des fêtes.

 

 
 

Mémorial Alsace-Moselle : fréquentation en hausse

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:39:30

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Mémorial Alsace-Moselle : fréquentation en hausse
 

 
Le Mémorial accueille notamment jusqu'à la fin de la semaine une exposition en accès libre sur le football après la Première Guerre mondiale. Photo DNA/Jean-Stéphane Arnold
Le 1er mars représente le démarrage de la saison haute pour le Mémorial Alsace-Moselle/Chemins d'Europe, à Schirmeck. Les records de fréquentation, depuis sa refonte en 2017 risquent d'être battus.

Une majorité de scolaires fréquente le Mémorial. La plupart d'entre eux, venus de France, mais également d'Italie et d'Allemagne, découvrent essentiellement les lieux de mars à mi-juillet et d'octobre à mi-décembre. Les individuels et les familles s'y rendent plutôt en été, « sauf aléas météorologiques, comme l'an dernier, avec la canicule », observe Sabine Bierry, chargée des relations publiques du lieu de mémoire bruchois.
« Contre le racismeet l'intolérance »

De ce mois de mars jusqu'à juin, le Mémorial enregistre déjà 22 700 visiteurs scolaires inscrits, un chiffre en forte hausse par rapport à l'an dernier. « Nous avions déjà constaté 8 à 9 % de visiteurs supplémentaires à la réouverture, après travaux, début octobre 2017. » Le Parlement européen et la région avaient investi 4 millions d'euros dans cette rénovation de l'équipement culturel. Une convention a été passée avec la première entité : les groupes qui ont visité le Parlement peuvent découvrir en accès libre le Mémorial. « Depuis cet accord récent, nous avons 10 % de groupes en plus », souligne Sabine Bierry. Danois, Norvégiens, Grecs et Italiens viennent aussi en nombre.

Le Mémorial voit passer environ 50 000 visiteurs par an. Une dizaine de guides y accompagnent le public, pour un parcours d'environ deux heures. Un carnet de visite pour les 7 à 12 ans a été édité récemment. Il est fourni gratuitement aux jeunes visiteurs.

Ce début d'année est aussi la saison des salons pour le Mémorial, avec notamment le Salon international du tourisme, à Paris, des 14 au 17 mars, les Rendez-vous France, à Marseille, les 19 et 20 mars (rencontre avec les professionnels du tourisme, autocaristes, etc.).

Les échos de l'Histoire qui font actualité dernièrement « avec les actes antisémites, ont une résonance jusqu'ici, estime Sabine Bierry, également guide au Mémorial. Nous poursuivons aussi notre mission d'information et de sensibilisation face au racisme et à l'intolérance. » J.-S. A.

 

 
 

Grand Est : Ordinateurs gratuits pour les futurs lycéens

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:52:32

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Grand Est
Grand Est : Ordinateurs gratuits pour les futurs lycéens
La région Grand Est a décidé d'offrir l'équipement informatique aux futurs élèves de 2nde des lycées qui passeront au numérique (4.0). La mesure de gratuité s'appliquera à la rentrée de septembre. Près de 100 000 familles sont concernées.

 
En septembre, tous les nouveaux lycéens du Grand Est bénéficieront d'un équipement informatique gratuit, qu'ils pourront conserver au terme de leurs études.
À la rentrée de septembre, tous les nouveaux lycéens du Grand Est qui entreront en classe de 2nde bénéficieront d'un équipement informatique gratuit, qu'ils pourront conserver au terme de leurs études secondaires. La mesure pourra être étendue aux élèves de 1re et de terminale si leur établissement décidait de devenir lycée 4.0 sur la totalité de ses niveaux - le livre numérique supplante le manuel papier.

Près de 100 000 familles d'Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne bénéficieront de la décision prise par l'exécutif régional, a confirmé ce mardi Jean Rottner. « C'est une décision politique forte qui permettra un égal accès à tous au numérique », insiste le président du Grand Est.

Le projet de gratuité du matériel informatique était à l'étude depuis le début de l'année. Dévoilé partiellement lors de la session du conseil régional à Metz, les 21 et 22 janvier, puis à la réunion des proviseurs des lycées du Grand Est qui s'est tenue à Nancy, le 29 janvier. « Décision dans les prochains jours », promettait alors Jean Rottner.

Le choix opéré est loin d'être neutre sur le plan budgétaire : le coût de la mesure pour la prochaine rentrée est évalué à 24 MEUR (millions d'euros), autant l'année suivante, 10 MEUR en 2021, et 12 MEUR en 2022 pour boucler le programme de la numérisation des 353 lycées - dont 116 privés - amorcée à la rentrée 2017, avec une première vague de 49 lycées, puis une deuxième de 62, dans des conditions parfois difficiles.

Jean Rottner opte pour la généralisation numérique à toutes les classes de 2nde, saisissant l'occasion de la réforme du lycée et des programmes. « Les lycées qui souhaitent différer leur entrée dans le 4.0 d'un an le pourront sur décision rectorale », note toutefois le président de région.

Pour optimiser l'achat du matériel et sa maintenance, le choix entre deux ordinateurs portables et une tablette est évacué au profit d'un seul type de matériel, un modèle unique d'ordinateur. Le choix de la gratuité et de la généralisation s'accompagne d'une batterie de mesures, « prises à la lumière des remontées du terrain, après avoir écouté les parents et les proviseurs. Chaque chef d'établissement disposera d'un fonds d'urgence et pourra prêter du matériel en cas de casse, de perte ou d'incidents divers. Une hotline sera à la disposition des enseignants et des proviseurs. Nous passons de 76 à 98 référents-intervenants dans les lycées. Nous avons également augmenté la puissance des réseaux wifi », énumère Jean Rottner.

« Après avoir insisté auprès de Jean-Michel Blanquer, qui met les moyens, nous avons simplifié et sécurisé l'accessibilité et nous avons décidé d'écarter les éditeurs qui se limitaient à produire des livres en PDF, sans enrichissement numérique », complète le président du Grand Est.
Philippe RIVET

 

 
 

 

éducation Année de l'autisme : En attente d'une classe adaptée

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:04:04

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éducation Année de l'autisme
éducation Année de l'autisme : En attente d'une classe adaptée
Plus de 1500 signataires soutiennent Aurélia Bécot-Moitrier, maman d'un enfant diagnostiqué Asperger, qui redoute qu'aucune classe de maternelle adaptée à ses troubles ne l'accueille dès septembre 2019.

 
Pierre et Aurélia avec le petit Baptiste, ont lancé une pétition en faveur de l'ouverture dès septembre 2019 d'une classe adaptée aux besoins spécifiques de leur enfant, à Colmar.
Aurélia Bécot-Moitrier a initié sur internet une pétition en faveur de l'ouverture à Colmar d'une « classe » de maternelle dédiée aux enfants atteints de troubles du spectre de l'autisme.

Son fils, Baptiste (le prénom a été modifié) est atteint d'un trouble du spectre autistique (TSA), un diagnostic posé dernièrement à l'âge de 2 ans et 3 mois. « Ce n'est pas un autiste à proprement parlé », expose-t-elle.
« Un peu dépassé par le monde qui l'entoure »

Mme Bécot-Moitrier le décrit comme un enfant « intelligent » qui « s'exprime extrêmement bien » mais se trouve « un peu dépassé par le monde qui l'entoure. Quand les choses le dérangent, il ne l'exprime pas toujours et sa réaction n'est pas forcément adaptée. En tout cas, mon enfant a toujours besoin que l'on s'occupe de lui ».

Le diagnostic posé, les parents du petit Baptiste font connaissance avec les professionnels de l'Edipa (Équipe de diagnostic et d'intervention précoce de l'autisme en Alsace) qui orientent le couple vers le secteur libéral pour un suivi nécessairement constant : orthophoniste, médecin psychomoteur, psychologue. « Plus de 1 000 EUR de frais de santé non remboursés », précisent les parents confrontés à un autre défi : la scolarisation de Baptiste dès la rentrée prochaine. Les professionnels d'une crèche de la région de Colmar l'ont accueilli avec bienveillance, assure la maman, s'adaptant à son comportement hors norme ; rapidement « des progrès ont été constatés. Mais il va devoir quitter le cocon de la crèche. Que sera son comportement dans une classe de 33 enfants ? » s'inquiète déjà la maman. « Il a les capacités intellectuelles pour faire sa rentrée mais pourquoi le secteur de Colmar n'est-il pas doté d'une Unité d'enseignement en maternelle autisme (UEMA) » comme c'est le cas à Strasbourg (la première à ouvrir en 2014 en Alsace), Scherwiller ou Mulhouse ?
Suffisamment d'enfants concernés

Selon Mme Bécot-Moitrier, un projet de création d'une UEMA à Colmar aurait été « repoussé » alors que le projet semblait pouvoir se concrétiser dès septembre, selon elle. Une dizaine de parents d'enfants Asperger de la grande région de Colmar serait potentiellement concernée. « Il y aurait suffisamment d'enfants pour justifier la création d'une UEMA à Colmar », confirme une source travaillant dans le secteur médico-social. « Il n'y a pas eu encore d'appel à projet à Colmar mais nous avons pris les devants, expose pour sa part Véronique Simon, directrice de l'IME Les Catherinettes et de l'Impro « Les Artisans », à Colmar. Nous avons la volonté de nous inscrire dans cette inclusion mais la mise en place d'un tel dispositif prend du temps ; ce genre de structure ne se monte pas en un claquement de doigts : elle nécessite un minimum de réflexion pour bien faire les choses ».
Le souhait de tout le monde

Du côté de l'Éducation nationale, Nicole Forget, inspectrice d'académie, signale pour sa part l'existence d'une volonté locale de monter un projet dans le nord du département. « C'est le souhait de tout le monde mais il n'y a pas de projet abouti pour la rentrée 2019 ; cela dit, si le ministère nous l'y autorise... »

Les UEMA existent en France depuis septembre 2014 ; en Alsace, ce dispositif fonctionne à titre expérimental dans un cadre médico-social, avec l'appui de l'Éducation nationale. Il s'adosse administrativement à une association (un institut médico-éducatif, par exemple), matériellement aux écoles maternelles existantes et nécessite des moyens humains spécifiques : enseignant(e), éducateur (trice) spécialisée, personnels médico-sociaux. L'UEMA permet à des enfants atteints de troubles du spectre autistique d'être pris en charge d'« une manière intensive » dès les premiers pas à l'école, l'ambition étant de les préparer à intégrer le milieu ordinaire après la maternelle. Ces enfants sont d'ailleurs « notifiés » par les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) et les professionnels de santé.
En 2020 à Colmar ?

L'ARS (Agence régionale de santé) est chargée de décliner les politiques nationales dans les régions avec les fonds que l'État lui alloue. Concernant les UEMA et les UEEA (Unité d'enseignement en élémentaire autisme), l'ARS joue un rôle moteur dans la concrétisation de cette offre spécifique, s'appuyant sur des ressources médico-éducatives régionales et locales, avec le soutien de l'Éducation nationale.

L'ARS du Grand Est a bien voulu nous répondre par mail sur le projet colmarien : « Le Haut-Rhin a pour l'instant une UEMA à Mulhouse (APBA), créée au titre du dernier plan autisme. Il est prévu au niveau national une politique de création d'UEMA et UEEA sur les années 2019-2022 au titre de la nouvelle stratégie nationale autisme. Suivant ce plan, une UEMA supplémentaire pourrait voir le jour dans le secteur de Colmar à l'horizon 2020 ».
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Colmar Autisme En attente d'une classe adaptée

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:45:02

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Colmar Autisme En attente d'une classe adaptée
 

 
Pierre et Aurélia Becot avec le petit Baptiste, ont lancé une pétition en faveur de l'ouverture dès septembre 2019, d'une classe adaptée aux besoins spécifiques de leur enfant, à Colmar. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Aurélia Bécot-Moitrier a lancé sur internet une pétition en faveur de l'ouverture à Colmar d'une « classe » de maternelle dédiée aux enfants atteints de troubles du spectre de l'autisme.

Son fils, Baptiste, (le prénom a été modifié) est atteint d'un trouble du spectre autistique (TSA), un diagnostic posé dernièrement à l'âge de 2 ans et 3 mois. « Ce n'est pas un autiste à proprement parler », expose-t-elle.
« Un peu dépassé par le monde qui l'entoure »

Mme Bécot parle de son 2e enfant comme de quelqu'un d'« intelligent » qui « s'exprime extrêmement bien » mais se trouve « un peu dépassé par le monde qui l'entoure. Quand les choses le dérangent, il ne l'exprime pas toujours et sa réaction n'est pas forcément adaptée. En tout cas, mon enfant a toujours besoin que l'on s'occupe de lui ».

Le diagnostic posé, les parents du petit Baptiste font connaissance des professionnels de l'Edipa (Équipe de diagnostic et d'intervention précoce de l'autisme en Alsace) qui orientent le couple vers le secteur libéral pour un suivi nécessairement constant : orthophoniste, médecin psychomoteur, psychologue. « Plus de 1000 EUR de frais de santé non remboursés », précisent les parents confrontés à un autre défi : la scolarisation de Baptiste à la rentrée prochaine.

Les professionnels d'une crèche de la région de Colmar l'ont accueilli avec bienveillance, assure la maman, s'adaptant à son comportement rapidement « des progrès ont été constatés. Mais il va devoir quitter le cocon de la crèche. Que sera son comportement dans une classe de 33 enfants ? », s'inquiète d'ores et déjà la maman. « Il a les capacités intellectuelles pour faire sa rentrée mais pourquoi le secteur de Colmar n'est-il pas doté d'une Unité d'enseignement en maternelle autisme (UEMA) » comme c'est le cas à Strasbourg (la première à ouvrir en 2014 en Alsace), Scherwiller ou Mulhouse ?
Suffisamment d'enfants concernés

Selon Mme Bécot-Moitrier, un projet de création d'une UEMA à Colmar aurait été « repoussé » alors que le projet semblait pouvoir se concrétiser dès septembre, selon elle. Une dizaine de parents d'enfants de la grande région de Colmar serait potentiellement concernée. « Il y aurait suffisamment d'enfants pour justifier la création d'une UEMA à Colmar », confirme une source travaillant dans le secteur médico-social. « Il n'y a pas eu encore d'appel à projet à Colmar mais nous avons pris les devants, expose pour sa part Véronique Simon, directrice de l'IME Les Catherinettes et de l'Impro « Les Artisans », à Colmar. Nous avons la volonté de nous inscrire dans cette inclusion, mais la mise en place d'un tel dispositif prend du temps ; ce genre de structure ne se monte pas en un claquement de doigts : elle nécessite un minimum de réflexion pour bien faire les choses ».
« Le souhait de tout le monde »

Du côté de l'Éducation nationale, Nicole Forget, inspectrice d'académie, signale pour sa part l'existence d'une volonté locale de monter un projet dans le nord du département. « C'est le souhait de tout le monde mais il n'y a pas de projet abouti pour la rentrée 2019 ; cela dit, si le ministère nous l'autorise... »

Les UEMA existent en France depuis septembre 2014 ; en Alsace, ce dispositif fonctionne à titre expérimental dans un cadre médico-social, avec l'appui de l'Éducation nationale. Il s'adosse administrativement à une association (un Institut médico-éducatif, par exemple), matériellement aux écoles maternelles existantes et nécessite des moyens humains spécifiques : enseignant, éducateur spécialisé, personnels médico-sociaux. L'UEMA permet à des enfants atteints de troubles du spectre de l'autisme d'être pris en charge « d' une manière intensive » dès les premiers pas à l'école, l'ambition étant de les préparer à intégrer une classe classique après la maternelle. Ces enfants sont d'ailleurs « notifiés » par les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) et les professionnels de santé. L'ARS (Agence régionale de santé) est chargée de décliner les politiques nationales dans les régions avec les fonds que l'état lui alloue. Concernant les UEMA et les UEEA (Unité d'enseignement en élémentaire autisme), l'ARS joue un rôle moteur dans la concrétisation de cette offre spécifique, s'appuyant sur des ressources médico-éducatives régionales et locales, avec le soutien de l'Éducation nationale.
En 2020 à Colmar ?

L'ARS du Grand Est a bien voulu nous répondre sur le projet colmarien : « Le Haut-Rhin a pour l'instant une UEMA à Mulhouse (APBA), créée au titre du dernier plan autisme. Il est prévu au niveau national une politique de création d'UEMA et UEEA sur les années 2019-2022 au titre de la nouvelle stratégie nationale autisme. Suivant ce plan, une UEMA supplémentaire pourrait voir le jour dans le secteur de Colmar à l'horizon 2020 ».
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

Handicap Thur et Doller : Halte à l'indifférence,place à la différence

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:08:27

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Handicap Thur et Doller
Handicap Thur et Doller : Halte à l'indifférence,place à la différence
Le 21 mars, c'est la journée nationale de la trisomie 21. Notre journal soutient l'opération Chaussettes dépareillées qui symbolise la différence et lance un appel à photographies.

 
Une opération Chaussettes dépareillées avait déjà été organisée autour du petit Gabriel à l'accueil de loisirs de Village-Neuf, en 2016.
Chantal Durliat-Dagon, d'Urbès, est la maman de Nicolas, atteint de trisomie 21. Depuis la toute petite enfance de son fils, la maman est de toutes les actions pour faire changer le regard sur le handicap.

À quelques jours de la journée nationale de la trisomie 21, notre journal soutient cette démarche d'ouverture et lance un appel à photographie dans le secteur Thur et Doller.

Le défi est simplissime. Il consiste à enfiler des chaussettes dépareillées et à se prendre en photo. Tous les clichés reçus à notre rédaction feront l'objet d'un diaporama sur notre site internet (www.dna.fr). Chacun peut participer, seul, grand, maigre, avec de l'embonpoint, entre amis, en famille, avec son animal... peu importe la situation, l'essentiel étant de participer. La prise de vue la plus originale sera également diffusée dans la version papier du journal.
Valoriser la diversité

Pour participer, il suffit d'envoyer son cliché (en version numérique) par courriel à notre rédaction (DNAthann@dna.fr) avant le 18 mars, avec quelques éléments d'identification (prénom, nom, une petite phrase sur les motifs de la participation, le lieu où a été prise la photo).

Bien sûr, l'opération de soutien aura une plus grande portée encore si les participants postent leur cliché sur les réseaux sociaux, accompagné du hashtag #SocksBattle4DS.

Initiée par l'association Down Syndrome International et relayée par Trisomie 21 France, l'action a pour objectif de valoriser la diversité et la différence.

Elle représente notamment une opportunité de faire connaître les conditions de vie des personnes porteuses de la trisomie, ainsi que les associations et organismes qui oeuvrent pour un meilleur accompagnement des trisomiques et de leurs familles. À l'instar, notamment, de l'association Au fil de la vie, dans la vallée de la Thur, ou encore du service d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) à Cernay.

La Maison départementale des personnes handicapées exerce une mission d'accueil, d'information, d'accompagnement et de conseil aux personnes handicapées et à leurs proches, d'attribution des droits ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens au handicap.

Elle s'adresse à tout enfant ou adulte handicapé en situation de handicap physique, sensoriel, mental, cognitif ou psychique, de polyhandicap ou de troubles de santé invalidants. Contact : 08 00 10 97 00, e-mail : mdph@cg68.fr Site internet : www.solidarite.cg68.fr
Elisa MEYER

 

 
 

 

Altkirch Lycéens et collégiens : Face à des situations de handicap

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:07:06

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Altkirch Lycéens et collégiens
Altkirch Lycéens et collégiens : Face à des situations de handicap
Quelque 60 collégiens et lycéens d'Altkirch participent à la semaine de sensibilisation aux handicaps. Divers ateliers intellectuels et sportifs permettent de mieux comprendre les problèmes des personnes handicapés et changer le regard.

 
Un match de handibasket a été organisé par Christophe Bernard sociétaire de l'ASCO à Mulhouse.
Se mettre à la place d'une personne handicapée motrice ou sensorielle ! Pas évident quand on est en pleine santé.

Pour la seconde année consécutive et fort de la première édition qui s'est déroulée l'an dernier, le lycée Jean-Jacques Henner d'Altkirch récidive et organise depuis lundi et jusqu'à vendredi prochain une semaine de sensibilisation aux handicaps à travers divers ateliers sportifs et culturels.

Si tous les élèves n'y participent pas car certains sont en séjour à la montagne, une soixantaine de lycéens de seconde générale qui ont une option santé et social, une classe de 3e générale et une classe Ulis du collège Lucien Herr d'Altkirch participent à cette expérience.

Objectif numéro 1 : « apprendre la tolérance aux valides envers les invalides, expérimenter, mieux comprendre et changer le regard sur les handicaps, avertir les élèves qu'en cas d'accident, leur vie peut basculer d'un instant à l'autre », résume un professeur d'EPS.

Objectif numéro 2, « avoir de l'empathie afin de se rendre compte de la difficulté qu'ont les personnes à mobilité réduite à se déplacer, à vivre le quotidien », poursuit Nasserdine Ouadi, coordinateur en section Ulis et co-organisteur avec deux conseillers principaux d'éducation du lycée de la semaine de sensibilisation.

Au cours d'un quiz, les élèves ont appris « comment cela se fait qu'il y a des personnes handicapées, comment leur handicap apparaît, et comment on réagirait si nous étions nous-mêmes handicapés », expliquent cinq élèves de 3e.

Jusqu'à vendredi, hormis le quiz, la projection du film Patients suivi d'un débat, de témoignages...

De nombreux ateliers sont organisés, une grande part se déroulant à la Palestre où les salles de sport ont été mises à disposition.

Mardi matin, les élèves se sont mis dans la peau d'une personne se déplaçant en fauteuil roulant. Avec l'aide de Jean-Paul Greth, président du comité handisport du Haut-Rhin, de Christophe Bernard, joueur de basket en fauteuil et Claude Knoepflin, ils ont expérimenté le déplacement en fauteuil en ville comme en salle de sport où ils ont été initiés au handibasket. « Ils se sont rendus compte que ce n'était pas une partie de plaisir car tourner le fauteuil, ramasser la balle sont des gestes difficiles », note Nasserdine Ouadi.

Au bout de quelques minutes, les joueurs de basket avaient mal aux bras et aux mains.
« C'est dur ! »

En suivant le parcours citadin semé d'embûches aménagé dans la salle, ils ont également compris qu'il fallait une belle dextérité pour conduire un fauteuil. « Il est très difficile de faire des marches arrières par exemple », avoue l'un des élèves.

Des élèves qui se sont mis également dans la peau d'un malvoyant et d'un non-voyant. « Grâce à des lunettes de simulation, ils ont pris connaissance des différentes visions de la malvoyance », précise Jean-Paul Greth.

« C'est dur d'être une personne handicapée, C'est compliqué. Après, je pense qu'elles s'habituent », note Damien. « J'ai essayé et je suis bien content de pouvoir marcher car ce n'est pas évident tous les jours », conclut Arnaud.

Cette seconde expérience en appellera une troisième dès l'an prochain, promet Nasserdine Ouadi.
Françoise ITAMARD

 

 
 

 

froeningen-hochstatt : Pas de deuxième classe

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:36:33

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froeningen-hochstatt
froeningen-hochstatt : Pas de deuxième classe
L'inspectrice d'académie confirme le maintien d'une classe unique à l'école de Froeningen pour la rentrée prochaine.

 
La manifestation et l'opération escargot menées par les parents d'élèves de Froeningen, ou encore l'action très remarquée du maire de la commune Georges Heim qui n'a pas hésité à passer une heure sur le toit de l'église avec une banderole indiquant « Classe unique à 30, NON. On n'est pas des pions. OUI à l'ouverture d'une deuxième classe», n'auront pas fait bouger les lignes. L'inspectrice d'académie a décidé de maintenir une classe unique pour 30 élèves à la rentrée prochaine à Froeningen. C'est ce qu'il ressort de la correspondance qu'a transmis le secrétariat du député de la circonscription.

Jean-Luc Reitzer est intervenu le 6 février auprès de l'Inspectrice d'académie pour soutenir la demande des parents qui réclament l'ouverture d'une seconde classe à l'école élémentaire de Froeningen. À la rentrée prochaine, le nombre d'élèves de l'école élémentaire augmentera, passant de 22 à 30 élèves minimum. Une classe unique avec cinq niveaux.

Dans son courrier daté du 26 février, l'inspectrice d'académie Anne-Marie Maire indique avoir soumis cette situation au comité technique spécial départemental et au conseil départemental de l'éducation nationale, CDEN, qui se sont réunis le 4 février et le 6 février dernier.

« J'ai décidé, explique l'inspectrice, pour l'école élémentaire de Froeningen, de maintenir une seule classe pour 30 élèves ; deux dérogations ont été accordées pour des élèves provenant de la commune de Hochstatt. Pour l'école élémentaire de Hochstatt, de maintenir les structures en place pour l'accueil d'élèves de Froeningen. 104 élèves (8 dérogations dont 4 provenant de la commune de Froeningen, qui concerne des élèves présents depuis l'école maternelle) sont prévus à la rentrée 2019 pour 5 classes (moyennes 20,8). Une Ulis école de 12 élèves fonctionne parfaitement avec une inclusion effective dans les autres structures de l'école.

Les élèves de maternelles des deux communes sont tous scolarisés à l'école maternelle de Hochstatt depuis de très longues années en raison de problèmes de locaux à Froeningen. L'école de Hochstatt comptera parmi ses effectifs à la rentrée 2019, 18 élèves de maternelle de la commune de Froeningen. »

Elle dit aussi souhaiter « établir entre les deux communes, une convention qui redéfinirait le tissu scolaire au sein des deux communes et garantirait un cadre éducatif et pédagogique qualitatif et pérenne ».

À noter que cette mesure peut encore être ajustée lors du prochain CDEN qui se tiendra en juin 2019.
L.B.

 

 
 

 

Froeningen Pas de deuxième classe

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:01:36

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Froeningen Pas de deuxième classe
 

 
La manifestation et l'opération escargot menées par les parents d'élèves de Froeningen, ou encore l'action très remarquée du maire de la commune Georges Heim qui n'a pas hésité à passer une heure sur le toit de l'église avec une banderole indiquant « Classe unique à 30 NON. On n'est pas des pions. OUI à l'ouverture d'une deuxième classe », n'auront pas fait bouger les lignes. L'inspectrice d'académie a décidé de maintenir une classe unique pour 30 élèves à la rentrée prochaine à Froeningen. C'est ce qu'il ressort de la correspondance qu'a transmise, hier, à L'Alsace, le secrétariat du député de la circonscription. Jean-Luc Reitzer est intervenu le 6 février auprès de l'Inspectrice d'académie pour soutenir la demande des parents qui réclament l'ouverture d'une seconde classe à l'école élémentaire de Froeningen. À la rentrée prochaine, le nombre d'élèves de l'école élémentaire augmentera, passant de 22 à 30 élèves minimum. Une classe unique avec cinq niveaux.

Dans son courrier daté du 26 février, l'inspectrice d'académie Anne-Marie Maire indique avoir soumis cette situation au comité technique spécial départemental et au conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) qui se sont réunis le 4 février et le 6 février dernier.

« J'ai décidé, explique l'inspectrice, pour l'école élémentaire de Froeningen, de maintenir une seule classe pour 30 élèves ; deux dérogations ont été accordées pour des élèves provenant de la commune de Hochstatt. Pour l'école élémentaire de Hochstatt, de maintenir les structures en place pour l'accueil d'élèves de Froeningen. 104 élèves (8 dérogations dont 4 provenant de la commune de Froeningen, qui concerne des élèves présents depuis l'école maternelle) sont prévus à la rentrée 2019 pour 5 classes (moyennes 20,8). Une Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) école de 12 élèves fonctionne parfaitement avec une inclusion effective dans les autres structures de l'école.

Les élèves de maternelles des deux communes sont tous scolarisés à l'école maternelle de Hochstatt depuis de très longues années en raison de problèmes de locaux à Froeningen. L'école de Hochstatt comptera parmi ses effectifs à la rentrée 2019, 18 élèves de maternelle de la commune de Froeningen. »

Elle dit aussi souhaiter « établir entre les deux communes, une convention qui redéfinirait le tissu scolaire au sein des deux communes et garantirait un cadre éducatif et pédagogique qualitatif et pérenne ».

À noter que cette mesure peut encore être ajustée lors du prochain CDEN qui se tiendra en juin 2019.
LB

 

 
 

Université de Strasbourg : Vacataires amers

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:54:39

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Université de Strasbourg
Université de Strasbourg : Vacataires amers
Pour protester contre le doublement du plafond annuel des heures de cours que peuvent assurer les vacataires, des manifestants ont fait annuler le conseil d'administration de l'université de Strasbourg, mardi après-midi.

 
Les vacataires exigent aussi la suppression de l'augmentation des frais de scolarité pour les étudiants extracommunautaires.
À quelques minutes du début du conseil d'administration de l'université de Strasbourg, une centaine d'étudiants, de professeurs et d'enseignants vacataires se massent sur le parvis de la faculté de Droit. Ce mardi après-midi, ils sont venus s'opposer au doublement du nombre maximum d'heures de cours que les vacataires peuvent assurer chaque année, ainsi qu'à l'explosion des frais de scolarité pour les étudiants extracommunautaires.
Un vacataire : « payé en dessous du SMIC horaire »

« Les membres du Conseil d'administration vont voter l'augmentation du plafond à 192 heures par an pour les vacataires comme si de rien n'était alors qu'il s'agit d'un bouleversement des conditions de travail à l'université, considère Timothée, doctorant en philosophie. Les postes de maîtres de conférences et de professeurs qui partiront à la retraite ne seront pas renouvelés et leurs heures de cours seront assurées par des vacataires », prévient-il. Les manifestants dénoncent une précarisation de l'enseignement universitaire : « Aujourd'hui, tu bosses gratuitement pendant 6 mois avant d'être payé par l'université, explique Antoine, vacataire en faculté d'Arts. En plus, je suis payé 41 EUR par heure de cours assurée, ce qui demande 5 heures de travail. Ça fait moins que le SMIC horaire. » Par ailleurs, il a fini d'assurer ses cours en décembre avant de signer son contrat de travail en janvier.

Les protestataires demandent également que la suppression de l'augmentation des frais de scolarité pour les étudiants extracommunautaires soit gravée dans le marbre à l'occasion d'un vote du CA.

Sur les coups de 14 h, ils pénètrent en nombre dans la salle du conseil pour lire aux administrateurs un texte listant leurs exigences. Le président de l'université, Michel Deneken, rétorque que les deux questions seront abordées dès lors que le conseil pourra siéger normalement. Scène surréaliste : les manifestants procèdent eux-mêmes à un vote pour décider s'ils laissent le conseil se poursuivre ou s'ils resteront jusqu'à obtenir satisfaction. Ils choisissent de rester, le président de l'université de reporter le conseil. Il aura lieu le 19 mars à 8h.
L.E.

 

 
 

 

L'information sans frontières questionnée dans les écoles

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:37:50

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L'information sans frontières questionnée dans les écoles
 

 
Découverte de la presse au CDI du collège Jules-Verne, à Illzach. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
« L'information sans frontières » sera, à partir du lundi 18 mars, au coeur de la 30e Semaine de la presse et des médias dans l'école, et pendant tout le mois. Quelque 400 établissements de l'académie de Strasbourg y participent, un effectif stable d'une année à l'autre, ce qui leur permet d'avoir accès à des journaux, des magazines, des médias en ligne, ou de recevoir la visite de journalistes.

Des rencontres sont aussi organisées à l'initiative du Clemi (Centre pour l'éducation aux médias et à l'information) de Strasbourg, notamment avec le dessinateur de presse Yannick Lefrançois ou l'équipe d'Arte Journal junior. En outre, nombre d'enseignants montent des projets pédagogiques en lien avec les médias, dans l'objectif d'aider leurs élèves à développer un goût pour l'actualité et à forger leur esprit critique.
« Une réflexion à avoirsur les sourcesde valeur scientifique »

S'interroger sur l'information sans frontières, c'est aborder sa dimension internationale, mais aussi « savoir quelles sont ses limites, celle d'un organe de presse, par exemple : est-ce le papier ou prend-il d'autres formes ? », développe Sophie Philippi, la coordinatrice du Clemi dans l'académie de Strasbourg.

C'est encore questionner « la fabrique de l'information », ce à quoi « les enseignants sont très attentifs », et pas seulement ceux qui sont en première ligne, les professeurs documentalistes. « Ils ont toujours un rôle très intéressant, mais dans les différentes disciplines, on peut varier les angles », poursuit-elle.

L'éducation aux médias figure en tant que telle au programme de français en 4e et constitue un sujet d'étude - la construction de l'information - en lycée professionnel. Mais plus largement, elle peut contribuer à l'apport d'autres compétences, sur la lecture, la finesse du vocabulaire, l'utilisation d'un lexique, la recherche des sources, l'identification des auteurs et de leurs intentions... En outre, « le travail sur l'esprit critique et la désinformation peut concerner toutes les matières, les sciences de la vie et de la terre (SVT), la philosophie à travers l'éthique, l'histoire... »
« Les jeunes commencentà avoir des réflexes »

Trente enseignants participeront d'ailleurs, ce vendredi, à une formation originale, proposée par le Clemi à la Nef des sciences à Mulhouse, avec le youtubeur de La Tronche en Biais, intitulée « Face aux fake news et à la défiance envers la science, comment répondre aux élèves et développer leur esprit critique ». « Il s'agit de leur donner une méthode, de voir les ficelles. Il y a tout une réflexion à avoir sur les sources de valeur scientifique et celles qui reposent sur une opinion. »

Si la Semaine de la presse et des médias dans l'école existe depuis 30 ans, l'engouement est particulièrement net depuis quelques années, du fait de « la manière dont l'information est produite et diffusée de manière folle sur les réseaux sociaux, et ses conséquences » . « Il y a un enjeu très fort à faire de l'éducation aux médias le plus tôt possible, rappelle Sophie Philippi. D'ailleurs les jeunes commencent à avoir des réflexes. Ce travail n'est donc pas inutile. » C. C.

 

 
 

Misère Cachée aux alentours de Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:46:44

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Misère Cachée aux alentours de Colmar
 

 
Depuis qu'il a un véhicule, l'Ordre de Malte de Colmar peut effectuer des maraudes en dehors de la ville et rencontrer des SDF là où ils ont construit leurs abris. Photo L'Alsace
Quelque part aux alentours de Colmar, vers 20 h. Dans la nuit noire, les bénévoles de l'Ordre de Malte de Colmar garent leur camionnette à l'entrée d'un chemin. Devant eux, un amas de bâches et de sacs-poubelles qui recouvrent une armature de branches.

C'est là que vit « Monsieur Jean », 81 ans. « Il nous arrivait de le croiser en ville, mais nous n'avions aucune idée d'où il habitait. C'est grâce à la camionnette que nous avons pu le trouver », indique Nadia Hoog, déléguée adjointe de l'Ordre de Malte à Colmar, accompagnée ce soir-là de Laura et Frédérique. Depuis janvier dernier, l'Ordre dispose en effet d'un véhicule qui lui permet d'aller à la rencontre des SDF « de la campagne ».
81 ans, sourd et muet

Jusqu'à présent, l'Ordre intervenait - à pied - uniquement sur le centre-ville de Colmar (voir l'encadré). « Nous étions en contact avec une quinzaine de SDF, reprend Nadia Hoog. Depuis que nous avons le véhicule, nous en rencontrons deux fois plus. »

Si, quand on pense SDF, on pense centre-ville, beaucoup préfèrent trouver refuge dans les fourrés, la forêt ou au bord des chemins, à l'abri des regards. Ainsi Monsieur Jean. Le vieil homme est sourd et muet, les bénévoles communiquent donc avec lui à l'aide d'un petit carnet de notes tout en lui amenant un repas chaud.

Depuis qu'ils ont découvert son « logement » ils ont pu faire faire intervenir les services sociaux du Département et du CCAS (centre communal d'action sociale), pour l'aider à retrouver des traces de sa famille, remplir les papiers lui permettant d'avoir sa retraite, la CMU... Car beaucoup de sans-abri ne sont pas au courant de leurs droits.
« Qui penserait qu'on trouve des SDF à Horbourg-Wihr ? »

Après avoir donné un repas chaud à Monsieur Jean, les bénévoles poussent un peu plus loin vers l'abri d'Engin, caché dans un bois en contrebas d'une route. L'homme, à l'âge indéfinissable, s'est bricolé un auvent. Les trois femmes lui amènent un sac de vêtements et l'aident avec ses ordonnances et ses papiers pour le renouvellement de sa carte de séjour. Dans le même coin, on leur a signalé un homme qui se serait retrouvé à la rue avec son fils. Leurs recherches pour le retrouver seront vaines ce soir-là.C'est par des signalements ou grâce aux rondes sur les chemins avec le véhicule que l'Ordre peut localiser les sans-abri « de la campagne ». Ainsi à Horbourg-Wihr, ses membres ont pu rencontrer Patrice, dans une camionnette, ou Christian, travailleur pauvre, dans une caravane. « Qui penserait qu'on puisse trouver des SDF à Horbourg-Wihr ? », ironise Nadia Hoog. Et pourtant...
Cachés dans les vignes

D'autres leur ont été signalés dans la forêt au sud de Colmar, dans les vignes à Turckheim, Wintzenheim, Ingersheim. Ils n'ont pas encore pu être localisés ; dans la nuit, quelqu'un peut être à deux pas de vous, sans que vous le sachiez... « Nous espérons les trouver quand les nuits seront plus courtes. » Histoire d'apporter à ces sans-abri ruraux de la nourriture, des vêtements, les aider avec leurs papiers, tout comme en ville...
Textes et photos :Françoise MARISSAL

 

 
 

M2a Bernard Stalter : « J'ai besoin de vous »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:10:49

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artisanat Convention de partenariat avec Mulhouse Alsace Agglomération et Ville de Mulhouse
M2a Bernard Stalter : « J'ai besoin de vous »
De Berrwiller à Mulhouse, Bernard Stalter, président de la Chambre de Métiers d'Alsace, a arpenté le territoire de Mulhouse Alsace Agglomération. À la rencontre des artisans et avec ce message : « Faites-moi remonter vos propositions et vos difficultés, je suis prêt à les relayer auprès du ministère du Travail, de l'Emploi et auprès du chef de l'État ».
 

 
L'ensemble des artisans installés à Berrwiller a participé à la table ronde organisée par leur maire Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace Agglomération avec Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace. La table ronde s'est tenue dans les locaux de l'entreprise « Techniques agricoles Muller ».
Toujours aussi combatif, Bernard Stalter, accompagné de son cabinet, a ausculté la santé des artisans de m2A. Pas de grand débat au programme, mais de la « proximité, a défendu le président qui a d'ailleurs annoncé la construction d'un nouveau modèle économique pour la Chambre de métiers d'Alsace : « nous allons outiller les conseillers pour qu'ils viennent à la rencontre des artisans dans leurs entreprises, donc au plus près de chez vous ».

À Berrwiller, Bernard Stalter a rencontré les artisans qui peuplent l'une des plus petites communes de m2A. La commune n'a pas été choisie complètement par hasard, le maire de Berrwiller, Fabian Jordan, étant aussi le président de Mulhouse Alsace Agglomération. Les artisans ont discuté à bâtons rompus de leurs problèmes qui se résument très vite à deux préoccupations principales : la fiscalité, mais aussi la recherche des apprentis, mais des apprentis de bon niveau. « Mais je préfère parler économie et donc emploi, avant de parler fiscalité. Il n'y a pas d'économie, pas d'industrie sans artisans. Imaginez seulement huit jours une France sans pain, avec une porte bloquée, des robinets qui fuient... », a rétorqué le président Stalter.

Sur le thème de la recherche des apprentis, Bernard Stalter a fait état des avancées de la réforme de l'apprentissage : « Nous avons beaucoup travaillé avec Muriel Penicaud, le nombre d'apprentis a augmenté de 6 %. Sur l'image nous avons gagné énormément. Nous avons obtenu que la notation accordée aux principaux de collèges, quand ils amenaient les jeunes en seconde, soit enlevée. Cela montre que pour la première fois le ministère du Travail et celui de l'Éducation ont mené une réforme ensemble. Aujourd'hui, on peut aussi, sur la base d'une reconversion professionnelle, entrer en apprentissage jusqu'à 30 ans et on peut y entrer à n'importe quel moment. C'est fini la limite entre le 1er septembre et le 15 décembre », a-t-il listé.

Mais qu'en est-il des charges ?, ont demandé les artisans et des aides à l'embauche des apprentis. Et la baisse du niveau des élèves en sortie de CAP ?

Bernard Stalter défend une nouvelle idée : exonérer les deux premières années d'embauche après le CAP de toutes charges, par exemple pour les entreprises de moins de 20 salariés. Le temps que les jeunes apprentis acquièrent le niveau. « Car si on ne les embauche pas, parce qu'ils n'ont pas de niveau, ils iront tout droit au chômage... »

Et que devient l'artisan quand il tombe malade et doit vivre avec quelques dizaines d'euros par jour ? C'est la misère, ont encore questionné les artisans.

« Il faut aussi penser aux artisans qui gagnent 800-900-1 000 EUR par mois. Alors que les entreprises du CAC 40 ont distribué 57 milliards d'EUR à leurs actionnaires. Les grands groupes font du lobbying, sont en capacité d'aller voir le ministre de l'Économie. Moi j'ai besoin de vous pour que la première entreprise de France soit prise en compte comme une grande entreprise. L'artisan est trop individuel, il n'a jamais milité. Investissez-vous dans les municipales, les départementales, portez la voix de l'artisanat et de l'intérêt général », a lancé M. Stalter.

Puis quittant Berrwiller, le président Stalter a rejoint Mulhouse pour y rencontrer le représentant d'un métier en voie de disparition : Nicolas Burgmeister, tapissier-décorateur qui a repris l'entreprise familiale créée en 1970, qui travaille aussi bien dans le sud Alsace qu'au Danemark ou à Gibraltar mais n'arrive pas à recruter d'apprenti.

« Il faut mener une politique sur ces métiers à faible effectif, les cordonniers, les tapissiers. Il faut travailler à faire évoluer l'alternance, à mutualiser par exemple les centres d'apprentissage, là où il y a un dortoir. Ces métiers rares, il faut pouvoir les transmettre », a répondu Bernard Stalter.

Après ces discussions, le président Stalter a signé une convention avec m2A et la Ville de Mulhouse pour que ces trois partenaires oeuvrent ensemble au développement de l'artisanat du territoire. Trois axes d'intervention sont retenus : faciliter les conditions d'installation des entreprises artisanales, favoriser les nouvelles dynamiques économiques, promouvoir la richesse et la diversité de l'identité artisanale mulhousienne. « En tant qu'élus, nous devons être les facilitateurs, valoriser le savoir-faire du territoire, partager ses valeurs, l'innovation et l'intelligence collective », a précisé Fabian Jordan.

Mais, au-delà des discours, a encore prévenu Bernard Stalter, le mieux ce sont « les preuves d'amour ».
F.Z.

 

 
 

 

industrie Mulhouse : Un challenge pour « inventer les usages de demain »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:05:16

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industrie Mulhouse
industrie Mulhouse : Un challenge pour « inventer les usages de demain »
La troisième édition du Challenge industrie Mulhouse se tiendra les 29 et 30 mars à Mulhouse. Deux jours de créativité collective pour inventer les usages de demain. On peut déjà s'inscrire.

 
Pour Corinne Patuel, directrice du Technopôle et pilote du challenge, « il est temps de déposer les défis et de s'inscrire ».
Les inscriptions pour le Challenge industrie Mulhouse, « c'est maintenant ! », annonce Corinne Patuel, l'instigatrice d'un projet dont le succès ne cesse de grandir au fil des éditions. Ce sera, cette année, la troisième du nom, durant deux jours, les vendredi 29 et samedi 30 mars, sur le campus de l'Université de Haute-Alsace, dans les locaux de l'École d'ingénieurs Ensisa Mulhouse.

Comme le souligne Corinne Patuel, directrice du Technopôle Mulhouse, « ce sont deux jours de créativité collective pour inventer les usages de demain ». Cet « hackathon » est « une formidable opportunité pour stimuler l'innovation dans les entreprises, faire exprimer la créativité et le savoir-faire des salariés et identifier de nouveaux projets grâce à une démarche d'open innovation, un événement destiné à faire émerger de nouveaux projets dans un temps donné en s'appuyant sur la collaboration d'équipes composées de talents, de compétences et de parcours divers qui s'affrontent pour relever des défis d'innovation liés à un thème ou un secteur d'activité, démultiplier les idées, faire émerger de nouvelles solutions à des problématiques d'entreprise » .

Ce challenge réunira, pour deux jours d'intense cogitation, une cinquantaine de participants dont une grosse majorité d'étudiants. « Mais, précise Corinne Patuel, il est ouvert à toutes et tous, quelles que soient leurs compétences. »
Deux jours d'intense cogitation

Les participants se verront proposer une dizaine de défis. « Le principe du défi est de présenter une problématique, humaine, process, logistique, commerciale, technique... issue d'une entreprise et susceptible d'être résolue par une approche collaborative, innovante et, en partie ou totalement, numérique, en la postant sur la plateforme du site. Outre la formulation du défi, cette étape permettra de commencer à intéresser les participants à l'événement et éventuellement à recruter les membres de l'équipe qui relèveront le défi. Ces derniers peuvent être soumis, modifiés, voire supprimés jusqu'au dernier moment. »

Le jour de l'événement, l'auteur du projet disposera d'une minute pour convaincre les participants de rejoindre son équipe. Chaque défi devant être accompagné d'un descriptif de la problématique, de quelques chiffres ou arguments justifiant l'idée et d'une liste de talents nécessaires. « Tout au long de ces deux jours, sont présents des coachs professionnels et des bénévoles pour assurer la cohésion des équipes. Sans oublier la restauration, avec boissons et en-cas. Une occasion unique de sortir de sa zone de confiance. Chacun sera plus riche en repartant », promet la directrice du Technopôle. Alors, ne tardez pas à vous inscrire !
Jean-Marie VALDER Inscriptions: www.technopole-mulhouse.com/nos-evenements/challenge-industrie-mulhouse

Inscriptions: www.technopole-mulhouse.com/nos-evenements/challenge-industrie-mulhouse

 
 

 

Le Bonhomme Réunion publique, Pont sur la RD 415 : bientôt des travaux

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:36:06

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Le Bonhomme Réunion publique
Le Bonhomme Réunion publique, Pont sur la RD 415 : bientôt des travaux
Ce vendredi 8 mars, à 18 h, au Bonhomme, avait lieu une réunion publique organisée par la mairie et le conseil départemental, au sujet des futurs travauxet de l'aménagement de la RD 415.

 
L'ouvrage d'art, qui date de 1947, a besoin d'entretien.
En présence d'Émilie Helderlé, conseillère départementale, et de deux autres représentants du Département, Jean-François Bottinelli, maire du Bonhomme, a immédiatement souligné une affluence particulièrement importante. En effet, ce sont environ 80 personnes qui se sont déplacées, très intéressées par l'aménagement de la RD 415, et les travaux à venir sur le pont enjambant la Béhine.

L'actuel ouvrage d'art, datant de 1947, qui soutient une portion de la RD 415, a effectivement besoin d'entretien. Il supporte environ 5 000 véhicules par jour, dont près de 1 400 poids lourds, et a subi de nombreuses altérations au fil des ans. Le béton est altéré par la météo, le revêtement de la chaussée est abîmé et des fissures sont apparues sous la structure.
Du 15 avril au 5 juillet

Il s'agira donc d'effectuer les réparations qui s'imposent sur la chaussée, de refaire le revêtement, ainsi que de revoir les armatures et de colmater les fissures du dessous. De plus, il a été décidé d'élargir la chaussée de 40 cm, et d'ajouter des murets « chasse-pneus » sur les bords des trottoirs, afin d'éviter que les camions n'y montent, et de protéger ainsi les piétons.

Les travaux auront donc lieu à partir du 15 avril, et jusqu'au 5 juillet, avec la mise en place d'un feu pour ne conserver qu'une seule voie de circulation, en alternance, pendant la durée des travaux. Ce feu sera adapté aux différents flux qui varient selon les horaires de la journée, et les nuisances sonores seront limitées à la journée, entre 8 h et 17 h.

De nombreuses remarques du public ont ensuite concerné la circulation des poids lourds sur cette route RD 415. Les Bonhommiens subissent les nuisances de cette route très fréquentée, notamment par les camions, et qui coupe leur village.

Le conseil départemental a indiqué que les transporteurs routiers seront sensibilisés afin de réduire au maximum leur circulation durant cette période de travaux, en les incitant à suivre un itinéraire conseillé par le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. Émilie Helderlé a également expliqué que cette route étant classée « de grande circulation », l'interdiction de circulation des camions n'est pas du ressort du Département.

Beaucoup de remarques et de questions ont été soulevées ensuite au sujet de l'aménagement de la voirie au Bonhomme, des passages pour piétons qui tardent à être refaits, de la ligne blanche qui n'existe plus sur une portion du village, des bouches d'égouts dégradées... Des sujets qui préoccupent les habitants et qui mériteraient selon certains, une consultation ou réunion ultérieure au niveau communal.

 

 
 

 

Grussenheim Une première avec Obstgàrde : Une taille transfrontalière

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:37:11

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Grussenheim Une première avec Obstgàrde
Grussenheim Une première avec Obstgàrde : Une taille transfrontalière
Samedi matin, pour la première fois dans son histoire, l'association Obstgàrde organisait une grande journée de taille inter-associations et transfrontalière.

 
Pendant la taille, le moniteur fédéral en a profité pour prodiguer quelques conseils avisés.
Environ 80 personnes y ont participé, dont une vingtaine venue d'Allemagne. Il faut remarquer que les dames sont de plus en plus nombreuses à s'intéresser à l'arboriculture et à s'inscrire aux formations.

L'accueil s'est fait à l'étang de pêche de Mackenheim où Christian Schatt, le président d'Obstgàrde, a salué Catherine Greigert, conseillère départementale, et Frédéric Pfliegersdoerffer, maire de Marckolsheim. Plusieurs équipes ont été mises sur pied pour se rendre à Marckolsheim et à Grussenheim. Dans cette dernière commune, les tailles concernaient le verger communal et les arbres fruitiers plantés le long du chemin qui mène au char « Chemin des Dames ». Ce chantier était supervisé par Francis Fuchs, moniteur fédéral, en présence de Martin Klipfel, maire de Grussenheim, et de sa première adjointe Colette Weixler.

A la fin de la matinée, tous les bénévoles se sont retrouvés à Mackenheim pour un déjeuner commun. Le samedi 23 mars, les arboriculteurs du secteur participeront au « Pflegetag ». Cette journée est organisée par le KOGL (Kreisverband Obst, Gemuse Landchaft) d'Emmendigen.

 

 
 

 

Colmar Tour de France L'arrivée (déjà) inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:54:10

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Colmar Tour de France L'arrivée (déjà) inaugurée


 
 
 
Ils partiront de Saint-Dié. Durant 175,5 kilomètres, via le col de Saales et le Haut-Koenigsbourg, ils passeront par les Trois-Épis et la route des Cinq Châteaux avant de traverser Husseren-les-Châteaux et de fendre la bise route de Rouffach à Colmar.
Le centenairedu maillot jaune

Les 176 coureurs répartis en 22 équipes qui disputeront le prochain Tour de France effectueront ensuite sept kilomètres à travers la ville avant de gagner l'arrivée, le 10 juillet route de Strasbourg, entre le giratoire du 15/2 et celui dit du « pressoir ».

L'édition coïncidera en plus avec le centenaire du maillot jaune. La cinquième étape du prochain Tour revient à Colmar pour la huitième fois et l'implantation de la zone d'arrivée exigera sept hectares d'aménagements. Le tout pour un coût de 300 000 EUR partagé entre la Ville, le conseil départemental du Haut-Rhin et la Région.

Samedi, le maire Gilbert Meyer, accompagné d'une impressionnante délégation d'adjoints, ainsi que la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le député Eric Straumann, des représentants des corps du 152e régiment d'infanterie, de la gendarmerie, des polices nationale et municipale et des pompiers inauguraient tout sourire la ligne d'arrivée ainsi qu'un panneau annonçant l'événement.

Les retombées de la course seront bien évidemment très prolifiques pour le tissu local. Première épreuve sportive française et troisième compétition télévisuelle dans le monde en termes de spectateurs, le Tour de France est diffusé dans 190 pays par une centaine de chaînes, télés ou radios. Le nombre de spectateurs, direct ou indirect, est difficile à quantifier mais il pourrait donner le vertige. Une grande satisfaction pour les élus, dont le maire de Saint-Dié, David Valence, qui avait fait le déplacement à Colmar samedi afin de louer son excellente « collaboration » avec la mairie de Colmar. Il a de quoi être ravi, le Tour n'étant pas passé dans la cité déodatienne depuis... 1964.
Nicolas PINOT

 

 
 

Patrimoine : La renaissance du retable sculpté

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:59:57

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Patrimoine
Patrimoine : La renaissance du retable sculpté
La restauration des sculptures du retable d'Issenheim a commencé au Centre de recherche et de restauration des musées de France, à Paris. Avec le constat de la grande qualité des oeuvres et de la bonne conservation des polychromies.

 
Juliette Lévy-Hinstin, responsable des restauratrices, applique du gel pour nettoyer un petit carré du manteau du saint Antoine du retable d'Issenheim.
Pour la première fois de son histoire, le retable d'Issenheim fait l'objet d'une restauration complète : de ses panneaux peints, de ses sculptures et de ses encadrements. Une opération d'ampleur pour le musée Unterlinden, avec un budget de 680 000 EUR et une durée de trois à quatre ans, mais aussi pour le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), à Paris, qui accueille le volet sculpture. « C'est le projet phare de l'année pour nous », indique la directrice.

L'idée de restaurer tout simultanément était judicieuse, puisque les recherches et les tests ont révélé une harmonie de couleurs entre les deux ensembles, notamment un vert malachite et un bleu, découverts sous des repeints des sculptures, que l'on retrouve dans les peintures.

La restauration va donc permettre non seulement de retrouver les couleurs originelles et l'éclat des manteaux et coiffes, mais aussi de mettre en lumière « une cohérence et une homogénéité » de l'ensemble, se réjouit la directrice d'Unterlinden, Pantxika De Paepe.
Une polychromie d'origine encore bien conservée

Le travail réalisé au C2RMF est mené par une équipe de sept restauratrices dirigées par Juliette Lévy-Hinstin, très au fait du dossier, puisqu'elle y travaille depuis... 1986. Cette spécialiste des sculptures polychromes souligne « la haute qualité technique » des oeuvres, mais aussi et surtout « la qualité de la polychromie d'origine, très bien conservée, mieux qu'on ne le pensait ». Et d'ajouter : « C'est très rare. Souvent, il y a de nombreuses couches, les sculptures ayant été dorées et redorées, ou repeintes dix fois. »

Juliette Lévy-Hinstin s'enthousiasme des glacis appliqués sur des feuilles d'argent dans les tons vert, bleu (très rare aussi à l'époque), violet, jaune, rouge, orangé. Technique qui donne un aspect métallique et brillant à la polychromie, et la protège de l'oxydation.

La responsable du projet est d'autant plus heureuse qu'a été décidé le dégagement de repeints datant du XVIIIe siècle qui dissimulaient les couleurs originelles. « Ça va jeter un maximum ! », confiait-elle, imaginant déjà l'éclat retrouvé de la polychromie, la réapparition des couleurs du XVIe  siècle, la barbe bleue grise, et plus noire, de saint Antoine...

Le travail, estimé à 180 jours, débute par le refixage des parties écaillées et soulevées, parallèlement au dépoussiérage. Les sculptures sont ensuite nettoyées pour enlever « la crasse prise dans les vernis posés après le XVIIIe siècle ».

L'opération se pratique notamment grâce à un gel que fabriquent les restauratrices avec des solvants. « C'est plus efficace et cela ne pénètre pas comme un liquide que l'on frotte », précise Juliette Lévy-Hinstin. « Rien qu'en nettoyant, les sculptures reprennent une présence. C'est spectaculaire », se réjouit Pantxika De Paepe. Pour le moment, 90 % du travail se « limitera » à cela.

Une nouvelle intervention a donc été validée : il s'agit d'enlever les repeints. Ils se situent sur le sol des trois grandes statues (recouvert d'une couleur rose, sans doute plus conforme à la mode du XVIIIe   siècle que le vert originel) et sur des parties des vêtements de saint Jérôme et de Guy Guers, le commanditaire du retable.

Cette opération prend du temps ; elle se pratique avec un petit scalpel, sous microscope. Quatre jours rien que pour le col d'une tunique. « Mais comme ils ont souvent laissé de la poussière entre la couche originelle et le repeint, ça adhère moyennement et ça s'enlève assez facilement », explique Juliette Lévy-Hinstin.

Pour le reste, on ne sait pas encore ce qui sera entrepris. Ce sera au comité de suivi de répondre aux questions des restauratrices et de décider des orientations, en s'appuyant sur les investigations scientifiques menées par le C2RMF. Cela concernera, par exemple, ce qu'elles feront des lacunes, ces parties altérées d'aspect blanc. « On peut appliquer une teinte neutre ou faire une retouche illusionniste de la couleur pour imiter celle environnante, tout étant réversible. »

Comme il est d'usage, le C2RMF va réaliser une campagne de photographies pour documenter le rapport de restauration, « conserver la mémoire du passé et du travail entrepris », indique Benoît Delcourte, responsable de la filière sculptures au C2RMF. Cerise sur le gâteau, le centre va également mener une campagne de photogrammétrie en 3D, qui pourra servir à créer un outil ludique pour les visiteurs. Cela contribuera à aider l'équipe du musée colmarien à mettre davantage en valeur ces sculptures, jusqu'alors éclipsées par les panneaux peints de Grünewald dont la restauration a débuté lundi à Colmar.
Annick WOEHL

 

 
 

 

retable d'Issenheim : Contre l'oubli

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:01:49

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Alsace
retable d'Issenheim : Contre l'oubli

 
Les sculptures, à Unterlinden, au moment de leur départ pour Paris.
Si on vous dit retable d'Issenheim, vous imaginez les grands panneaux peints, le Christ crucifié avec sa main tordue de douleur, le Christ ressuscité dans son halo de lumière psychédélique...

Mais le retable, ce sont aussi les sculptures de l'atelier strasbourgeois de Nicolas de Haguenau : saint Antoine sur son trône ; Jérôme et Augustin en pied (1,60 et 1,64 m) ; les apôtres et Jésus en plan rapproché (45 et 58 cm) ; le commanditaire du retable, Guy Guers, en petit format. Cet ensemble sculpté se trouvait dans une caisse en bois ouvragé très haute, qui a été détruite, remplacée aujourd'hui par une caisse de 1930, dessinée par Hansi. L'ensemble était un objet de dévotion pour les pèlerins venus demander à saint Antoine de les guérir du « mal des ardents » (ou ergotisme). « Mais saint Antoine était aussi celui qui pouvait punir en donnant la maladie, précise la conservatrice Pantxika de Paepe. Il faut toujours faire peur pour que perdure la foi. »

La première restauration identifiée des sculptures date de 1884 (1794 pour les panneaux peints). Deux autres ont suivi, l'une en 1889 et l'autre en 1985-1986. Celle menée actuellement soulève des questions sur l'histoire du retable. « La qualité de la polychromie, la superposition de glacis, le choix des couleurs de ces glacis renvoient à la technique des panneaux peints, explique Pantxika De Paepe. On aurait envie d'imaginer que c'est l'atelier de Grünewald qui a réalisé la polychromie des sculptures. Et de là, l'idée que l'ensemble aurait été réalisé dans un lieu unique. »
A.W.

 

 
 

 

Sdis Les pompiers vendent des véhicules aux enchères

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:42:08

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Sdis Les pompiers vendent des véhicules aux enchères
 

 
Ce fourgon Renault T35 de 1990, avec 35 139 km au compteur, a été mis à prix 200 EUR. Qui dit mieux ? Photo Sdis 67
Le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) se sépare de 16 véhicules. Après des années de bons et loyaux services dans des casernes du Bas-Rhin, des utilitaires et des voitures sont mis aux enchères. Il y a un même un fourgon pompe-tonne de 2 000 litres - mieux vaut savoir bricoler puisque l'engin a une fuite sur le moteur...

Les véhicules, cédés en l'état, seront à aller chercher sur une dépanneuse ou sur une remorque plateau. La vente est réservée aux professionnels. Hélas, l'acquisition ne fera pas « pin-pon ». Les équipements spécifiques comme la sirène, les gyrophares, les radios et le balisage rouge et jaune seront retirés.

Les mises à prix varient de 100 EUR à 1 200 EUR. Les enchères sont prises jusqu'à dimanche sur le site internet : www.webencheres.com

 

 
 

Vignoble Ried SCoT : on valide

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:13:12

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Vignoble Ried SCoT : on valide
 

 
Document d'urbanisme, le SCoT permet entre autres de préserver les paysages (ici les Merelles à Lapoutroie) en évitant les constructions anarchiques. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Les élus du syndicat mixte Montagne Vignoble Ried ont certainement poussé un soupir de soulagement mercredi dernier lorsqu'ils ont apposé leur signature au document final de révision du SCoT (schéma de cohérence territoriale).

Quatre ans de travaux ont en effet été nécessaires pour mener à bien cette révision, laquelle fixe les grandes lignes du développement jusqu'en 2035 de ce territoire qui englobe les communautés de communes de la vallée de Kaysersberg et du Pays de Ribeauvillé.

Pour rappel, cette révision du précédent SCoT, qui datait de 2010, avait dû être faite pour prendre en compte deux nouvelles lois, la loi Grenelle (environnement) et la loi Alur (logement et urbanisme).
Touffu, mais utile

Pour rappel encore, ce SCoT révisé avait été finalisé début 2017, puis avait dû suivre tout un cheminement administratif avant la dernière étape, l'enquête publique l'automne dernier (notre édition du 1er septembre 2018). Une fois intégrées les remarques et recommandations de cette enquête, c'est donc « LE » document final qui a été signé mercredi soir.

Précision importante : si le SCoT est un document touffu, il mérite cependant d'être consulté par les administrés, car il concerne leur territoire de façon très concrète.

Sans vouloir (ni pouvoir) être exhaustifs, nous pouvons indiquer les principales modifications.
Soutenir l'agriculture autant que possible

Agriculture et viticulture. De nombreuses modifications visent à soutenir ou préserver l'agriculture. Ainsi, il est rappelé noir sur blanc que l'élevage en montagne « favorise le maintien des espaces ouverts ». Les prairies (ainsi que les bois) existant dans le vignoble devront être préservées, « tout en respectant les aires AOC ». Le tourisme de nature devra respecter les espaces agricoles et viticoles. Les activités agricoles sont clairement indiquées dans les objectifs de développement d'emplois et d'activités.

Les constructions d'équipements collectifs devront être compatibles avec une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain où ils seront construits ; par ailleurs, ils ne devront pas porter atteinte aux paysages et aux espaces naturels.

Les « coupures paysagères », qui visent à laisser des espaces naturels entre les villages, devront rester exploitables et accessibles aux agriculteurs.

Pour la viticulture plus spécifiquement, le maintien des activités viticoles dans le tissu urbain devra être garanti.

Paysage. Ce qu'on appelle le « bâti diffus » existant devra pouvoir évoluer, mais les extensions devront respecter strictement l'intégration architecturale et paysagère. Idem pour les constructions dans les espaces agricoles. De la même manière, les extensions urbaines devront respecter les toitures traditionnelles, les tons des façades, etc.
Logement : éviter l'extension

Tourisme. Les colonies de vacances ou sanatoriums (Salem) pourront être transformés non seulement en hébergements touristiques mais également en lieux d'activités touristiques, ce qui permettra un choix plus large dans les projets d'aménagements.

Logement et urbanisme. Dans les 2 800 logements neufs prévus à l'horizon 2035, le syndicat mixte avait indiqué que la construction de résidences secondaires ou de tourisme ne devait pas dépasser 25 % de ces nouveaux logements.

Mais les élus n'ont pas le droit de vérifier la destination d'une nouvelle construction. Leur marge de manoeuvre pour éviter la multiplication des hébergements de tourisme au détriment des « vrais » logements est donc mince.

Le SCoT doit donc s'en tenir au pourcentage obligatoire des nouveaux logements (qu'ils soient résidentiels ou de tourisme) qui seront à construire en densification urbaine par le comblement des « dents creuses » ou la réutilisation des friches : 44 %.
Produits phytosanitaires : réduire les nuisances

Par ailleurs, pour les nouveaux quartiers, le stationnement sera regroupé aux abords afin de laisser l'espace du quartier aux déplacements doux et aux loisirs.

Eau. L'interdiction de construire près des cours d'eau passe de 20 mètres à 6 mètres.

Risques et nuisances. En matière de risques d'inondations, les communes ou comcom pourront refuser les constructions dans les secteurs exposés (comme le prescrivent les plans de prévention des inondations) ; lorsque ces secteurs sont déjà urbanisés, elles « mettront en oeuvre » des mesures pour réduire ces risques. Elles pourront également « étudier » les possibilités de réduire les nuisances dues aux produits phytosanitaires des secteurs résidentiels lorsqu'ils sont proches des zones agricoles, et surtout viticoles. Elles pourront également limiter les possibilités de construire près des champs électromagnétiques générés par les lignes à haute tension et les émetteurs de radiofréquence.
Françoise Marissal CONSULTER Le SCoT peut être consulté sur le site scot-mvr.org Il sera également disponible dans les mairies et communautés de communes d'ici deux mois.

Deux points ont soulevé des inquiétudes ou oppositions chez les élus. D'une part, l'objectif d'augmentation démographique de 3 % pour chaque commune.

Maire d'Ostheim, commune susceptible d'attirer de nouveaux habitants, Bernard Kempf craint de voir son développement démographique bloqué. Gabriel Sigrist lui a précisé qu'il ne s'agissait que de projections, qui pouvaient être adaptées chaque année. Bernard Kempf est resté dubitatif.Dans le canton vert, quatre communes (Fréland, Labaroche, Orbey, Le Bonhomme) sont opposées aux objectifs d'un minimum des logements par hectare pour les nouveaux projets : 30 pour les bourgs centres, 25 pour les autres communes. Explication de Jean-Louis Barlier, maire de Fréland : « Quand des gens choisissent de vivre loin, c'est pour avoir plus de place. Si les nouveaux habitants doivent se contenter de petits terrains comme en plaine, ils estimeront que ce n'est pas la peine de venir construire chez nous. » Quant à la densification de l'espace urbain, il n'y croit pas : « Les communes ne sont pas maîtres du foncier. Préempter ou acheter ? Nous n'avons pas les moyens. D'un autre côté, ces terrains sont trop petits pour intéresser des promoteurs privés. » Tout comme Bernard Kempf, il est dubitatif sur la possibilité d'adapter les chiffres chaque année. Le SCoT a donc été voté par 26 voix pour, deux abstentions (Ostheim) et six voix contre (Orbey, Fréland, Le Bonhomme, Labaroche).

 

 
 

Vallée de munster A un an des municipales : Fauteuils à bascule

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:13:43

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Vallée de munster A un an des municipales
Vallée de munster A un an des municipales : Fauteuils à bascule
Qui repart ? Qui s'arrête ? Qui réfléchit encore ? La tendance chez les maires de la vallée de Munster,à un an des élections municipales, laisse présager un grand renouvellement.

 
Au minimum cinq maires sur les 16 de la communauté de communes so
le paysage politique de la vallée de Munster changera en profondeur en mars 2020. Le retrait d'au moins cinq maires, mais certainement plus dans les mois à venir, aura aussi des conséquences à la communauté de communes. Où trois vice-présidents sont sur le départ (Pierre Gsell, Christian Ciofi, Daniel Furth). Le point à un an de l'échéance.
ILS REMPILENT

Maire de Munster depuis 2008, Pierre Dischinger a été le premier à annoncer officiellement qu'il briguerait un troisième mandat dans le chef-lieu. Il a dévoilé ses intentions lors du dernier conseil municipal suite à une question de l'opposition (DNA du 28/02). Dans le débat qui s'est engagé, il a précisé qu'il était déjà en train de constituer sa nouvelle équipe, et qu'il espérait que l'une ou l'autre liste émerge face à lui dans un an.

La conseillère régionale Denise Buhl compte bien se représenter en mars 2020 à Metzeral. « A priori, je repars bien sûr », confie la vice-présidente de la communauté de communes. En 2014, elle avait pris la succession d'André Kaesser, qui venait d'enchaîner six mandats à la mairie.

À Muhlbach-sur-Munster, Patrick Althusser sera en lice pour un troisième mandat. Il considère « qu'il y a encore beaucoup de choses à terminer et à pérenniser » après douze années qui ont vu aboutir des projets structurants, de la nouvelle boulangerie-pâtisserie aux pavillons pour personnes âgées.

Maire de Wihr-au-Val depuis 2014, Gabriel Burgard a plus ou moins vendu la mèche à son dernier conseil municipal. « La question m'a été posée de façon indirecte. On discutait de notre périscolaire, et des solutions pour trouver de la place, et j'ai annoncé que j'étais motivé à l'idée de mener ce projet jusqu'au bout, comme celui de l'eau d'ailleurs ».

Au service de la commune « depuis plus de 40 ans », Jean-Louis Feuerstein est sur la ligne de départ pour un deuxième mandat à Soultzbach-les-Bains. Il y a connu toutes les étapes : conseiller municipal, adjoint, et enfin maire.
ILS DISENT STOP

Maire indéboulonnable de Breitenbach depuis 25 ans, Pierre Gsell a décidé de s'arrêter pour privilégier « des projets personnels », mais aussi en réaction « aux différentes politiques menées à l'encontre du monde rural pour le pousser à tout mutualiser. C'est une mauvaise idée car ce seront les contribuables qui paieront la note ». En plus de la mairie, l'ancien conseiller général (2004-2015) lâche aussi la présidence de l'office de tourisme et du syndicat mixte des stations de montagne.

La nouvelle était déjà officieuse. Christian Ciofi ne sera pas candidat à sa succession à Soultzeren dans un an. « Après 31 ans de mandat, dont 25 de maire, je n'ai peut-être plus la gnaque suffisante. Il faut du sang neuf, renouveler un peu ». Lui-même avait pris les rênes de la commune très jeune : il avait seulement 33 ans.

À Griesbach-au-Val, Daniel Furth avait déjà annoncé la couleur en 2014. Il reste « fidèle » à sa parole. « En mars 2020, j'aurai consacré 31 ans à la vie publique au cours de mes cinq mandats (deux de maires, deux comme adjoint, un comme conseiller). J'estime que ça suffit. Place aux jeunes et à de nouvelles idées ».

Francis Klein, à Luttenbach-près-Munster, estime qu'il « faut être raisonnable ». « Il y a un temps pour tout. J'ai près de 75 ans et je ne suis pas sénateur », plaisante l'élu. Maire depuis 1989, il détient des records de longévité. « Je termine mon cinquième mandat, et j'en avais déjà fait deux comme conseiller auparavant ». Il a déjà en tête un successeur, même s'il reconnaît que la fonction est de « moins en moins agréable » et avec de « moins en moins de moyens ».

Volontaire en 2008 à Wasserbourg alors en pénurie de candidat, Gilbert Ruhlmann était reparti pour un tour en 2014. Cette fois, il ne fera pas campagne. « C'était une belle expérience, ça maintient en forme mais j'ai l'âge pour arrêter ». Il ne s'inquiète pas pour l'avenir. « Une très bonne relève s'annonce avec mon premier adjoint ».
ILS SE TÂTENT

Maire d'Eschbach-au-Val depuis cinq mandats et président de la communauté de communes depuis 2008, Norbert Schickel considère qu'il est «trop tôt» pour se prononcer. A ce satde, «aucune décision n'est prise».

Élu en 2014 à Hohrod, Bernard Florence laisse planer le suspense. Il se donne « jusqu'à l'automne » avant de prendre une décision. « C'est ce qu'on a décidé avec mon équipe. On verra à ce moment-là. Tout est envisageable ».

À Stosswihr, Michel Klinger a été élu maire en 2017 lors d'élections partielles organisées suite à la disparition du maire sortant - depuis quatre mandats - Louis Schermesser. « Des réflexions sont en cours, mais rien n'a encore été acté », précise son successeur. Sa position devrait être connue avant l'été.

André Tingey, maire de Gunsbach, laisse lui aussi une petite part au doute. « C'est encore un peu tôt, mais je me prononcerai bientôt », dit-il. Après quatre mandats au conseil municipal, il avait succédé à Jean-Louis Schiele aux élections municipales de 2014.

À Mittlach, Bernard Zinglé n'a pas encore décidé s'il se lancera pour un quatrième mandat de maire. « C'est encore très loin, on verra en fin d'année ».
Philippe VIGNERON Jean-Jacques Oberlin, à Sondernach, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Il est maire de la dernière commune de la Grande Vallée depuis cinq mandats. La tendance serait à un départ.

Jean-Jacques Oberlin, à Sondernach, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Il est maire de la dernière commune de la Grande Vallée depuis cinq mandats. La tendance serait à un départ.

 
 

 

Montagne vignoble Ried La révision est arrivée à son terme, SCoT : on valide

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:14:37

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Montagne vignoble Ried La révision est arrivée à son terme
Montagne vignoble Ried La révision est arrivée à son terme, SCoT : on valide
La révision du SCoT est enfin arrivée à son terme après quatre ans de travaux. Il définit les grandes lignes d'évolution du territoire Montagne Vignoble Ried jusqu'en 2035.

 
Document d'urbanisme, le SCoT permet entre autres de préserver les paysages (ici les Merelles à Lapoutroie) en évitant les constructions anarchiques.
Les élus du syndicat mixte Montagne Vignoble Ried ont certainement poussé un soupir de soulagement mercredi dernier lorsqu'ils ont apposé leur signature au document final de révision du SCoT (schéma de cohérence territoriale).

Quatre ans de travaux ont en effet été nécessaires pour mener à bien cette révision, laquelle fixe les grandes lignes du développement jusqu'en 2035 de ce territoire qui englobe les communautés de communes de la vallée de Kaysersberg et du Pays de Ribeauvillé.

Pour rappel, cette révision du précédent SCoT, qui datait de 2010, avait dû être faite pour prendre en compte deux nouvelles lois, la loi Grenelle (environnement) et la loi ALUR (logement et urbanisme).
C'est « LE » document final qui a été signé mercredi soir

Pour rappel encore, ce SCoT révisé avait été finalisé début 2017, puis avait dû suivre tout un cheminement administratif avant la dernière étape, l'enquête publique l'automne dernier (notre édition du 1er septembre 2018). Une fois intégrées les remarques et recommandations de cette enquête, c'est donc « LE » document final qui a été signé mercredi soir.

Sans vouloir (ni pouvoir) être exhaustifs, nous pouvons indiquer les principales modifications.
Agriculture et viticulture

De nombreuses modifications visent à soutenir ou préserver l'agriculture. Ainsi, il est rappelé noir sur blanc que l'élevage en montagne « favorise le maintien des espaces ouverts ». Les prairies (ainsi que les bois) existant dans le vignoble devront être préservées, « tout en respectant les aires AOC ». Le tourisme de nature devra respecter les espaces agricoles et viticoles. Les activités agricoles sont clairement indiquées dans les objectifs de développement d'emplois et d'activités.

Les constructions d'équipements collectifs devront être compatibles avec une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain où ils seront construits ; par ailleurs, ils ne devront pas porter atteinte aux paysages et aux espaces naturels.

Les « coupures paysagères », qui visent à laisser des espaces naturels entre les villages, devront rester exploitables et accessibles aux agriculteurs.

Pour la viticulture plus spécifiquement, le maintien des activités viticoles dans le tissu urbain devra être garanti.
Paysage

Ce qu'on appelle le « bâti diffus » existant devra pouvoir évoluer, mais les extensions devront respecter strictement l'intégration architecturale et paysagère. Idem pour les constructions dans les espaces agricoles. De la même manière, les extensions urbaines devront respecter les toitures traditionnelles, les tons des façades, etc.
Tourisme

Les colonies de vacances ou sanatoriums (Salem) pourront être transformés non seulement en hébergements touristiques mais également en lieux d'activités touristiques, ce qui permettra un choix plus large dans les projets d'aménagements.
Logement et urbanisme

Dans les 2 800 logements neufs prévus à l'horizon 2035, le syndicat mixte avait indiqué que la construction de résidences secondaires ou de tourisme ne devait pas dépasser 25 % de ces nouveaux logements.

Mais les élus n'ont pas le droit de vérifier la destination d'une nouvelle construction. Leur marge de manoeuvre pour éviter la multiplication des hébergements de tourisme au détriment des « vrais » logements est donc mince.

Le SCoT doit donc s'en tenir au pourcentage obligatoire des nouveaux logements (qu'ils soient résidentiels ou de tourisme) qui seront à construire en densification urbaine par le comblement des « dents creuses » ou la réutilisation des friches : 44 %.

Par ailleurs, pour les nouveaux quartiers, le stationnement sera regroupé aux abords afin de laisser l'espace du quartier aux déplacements doux et aux loisirs.
Eau

L'interdiction de construire près des cours d'eau passe de 20 mètres à 6 mètres.
Risques et nuisances

En matière de risques d'inondations, les communes ou comcom pourront refuser les constructions dans les secteurs exposés (comme le prescrivent les plans de prévention des inondations) ; lorsque ces secteurs sont déjà urbanisés, elles « mettront en oeuvre » des mesures pour réduire ces risques. Elles pourront également « étudier » les possibilités de réduire les nuisances dues aux produits phytosanitaires des secteurs résidentiels lorsqu'ils sont proches des zones agricoles, et surtout viticoles. Elles pourront également limiter les possibilités de construire près des champs électromagnétiques générés par les lignes à haute tension et les émetteurs de radiofréquence.
Françoise MARISSAL Le SCoT peut être consulté sur le site scot-mvr.org Il sera également disponible dans les mairies et communautés de communes d'ici deux mois.

Le SCoT peut être consulté sur le site scot-mvr.org Il sera également disponible dans les mairies et communautés de communes d'ici deux mois.

 
 

 

Confrerie Saint-Etienne veut élargir son public

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:49:10

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Confrerie Saint-Etienne veut élargir son public
 

 
Les membres de la confrérie Saint-Etienne ont pour mission de valoriser le patrimoine vinique d'Alsace, qu'il soit matériel ou immatériel. Photo L'Alsace/Dom Poirier
« On a beaucoup de secrets, mais on souhaite les partager », affirme Jean-Louis Vézien, grand maître 2019 de la confrérie Saint-Étienne. Car même si les membres partagent des codes établis depuis des lustres, ils sont ouverts aux nouveaux membres, fussent-ils néophytes. En témoignent de régulières initiations à la dégustation, ainsi que des chapitres ouverts à tous les publics (lire encadré ci-contre).

Les objectifs de Jean-Louis Vézien pour son mandat annuel tiennent en trois points forts. Tout d'abord en développant les activités de la confrérie, avec son major Céline Stentz, viticultrice à Wettolsheim, membre du conseil des jeunes et « divine » hyperactive. Ensuite, en multipliant les activi-tés au château Lazare-de-Schwendi, situé à Kientzheim. Ce monument historique datant du XIIIe siècle appartient à la confrérie depuis 1973.

Jean-Louis Vézien souhaite également renforcer les synergies entre le musée du Vignoble et des Vins d'Alsace, à Kaysersberg, la confrérie et le Civa (Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace), dont il a été le directeur durant 20 ans. « Je rêve de construire une nouvelle salle moderne qui pourrait accueillir des expositions temporaires et redynamiser l'accueil du public », dit-il, déplorant que les actions de la confrérie soient souvent mieux connues et appréciées à l'étranger que dans la région.
L'universalitédes vins d'Alsace

Autre thème cher à Jean-Louis Vézien : l'universalité des vins d'Alsace, « par leur richesse et leur diversité, parce qu'ils s'accordent à toutes les cuisines du monde et en toutes circonstances, et parce qu'ils sont des vins inimitables, tant par la variété de leurs terroirs que par le climat alsacien si typique ». Et de rappeler que les vins d'Alsace sont distribués dans 130 pays différents.

Céline Stentz a, quant à elle, décidé de réactiver le voyage annuel des jeunes conseillers, abandonné il y a 19 ans, ce qui leur permettra « de découvrir non seulement comment les choses se passent dans le Piémont italien en matière d'oenotourisme, mais aussi de renforcer les liens entre les jeunes viticulteurs ». C'est aussi elle qui proposera des ateliers d'initiation et des soirées accords mets-vins ouverts à tous, sur réservation.

Rappelons enfin que la vente aux enchères de vins issus de l'oenothèque de la confrérie - qui compte 65 000 flacons -, se déroulera le 23 novembre prochain.

Pierre Ruhlmann, viticulteur et passionné d'histoire, sera le grand maître 2020. Il profitera de son mandat pour rendre hommage à Lazare-de-Schwendi, évoquera l'évolution du vin d'Alsace de 1920 à 2020 et proposera une soirée vendange qui lui tient particulièrement à coeur. « Elle sera comme autrefois, conviviale et festive », promet-il.
Dom POIRIER

Chapitres au château de la Confrérie à Kientzheim

Le 12 avril Chapitre exceptionnel conjoint avec la Confrérie du Taste-Fromage organisée par le Chancelier-Receveur Jean-Paul Goulby.

Le 15 juin Chapitre solennel « les vins d'Alsace et l'humanisme » par Hubert Maetz, chef du Rosenmeer, à Rosheim.

Le 21 septembre Chapitre solennel « les vins d'Alsace et les arts » avec Frédéric Tagliani, Quai 21.

Le 26 octobre Chapitre solennel « les vins d'Alsace à travers le monde » avec Patrick Fullgraff.

Le 23 novembre Chapitre solennel « les vins d'Alsace, économie et politique » avec Olivier Nasty,

Chapitres à l'étranger

Le 11 juillet à Los Angeles, 13 juillet à Fort Worth (Texas), le 26 novembre à Londres et le 6 ou le 13 décembre à Bruxelles.

Initiations à la dégustation

Les 13, 20 et 27 mars au château Lazare-de-Schwendi.

Dégustations de millésimes anciens

Le 16 mai, le muscat à travers les âges. Le 20 juin, le pinot noir de 1995 à 2000. Le 5 septembre, le terroir granitique. Le 17 octobre, les diamants sont éternels (surprise). 12 décembre le riesling garde son sang-froid.

Mariages mets/vins

L'air le 25 avril avec Henri Gagneux chef de La Palette à Wettolsheim.

L'eau le 23 mai avec la poissonnerie Le Chalutier.

Le feu le 3 octobre avec la Maison Hirose, boulanger pâtissier Franco-Japonais.

La terre le 7 novembre avec la boucherie Art Boucherie qui propose exclusivement du gibier.

Les rencontres du Château Schwendi : Et pourquoi pas nous ?

« Il semblerait que les vignerons alsaciens ont tendance à se déprécier. L'objectif de cette conférence est de situer les vins d'Alsace parmi les grandes appellations françaises. Avec Fabrice Renner, caviste à Saint-Louis, et Jérôme Gagnez chroniqueur vins sur France Inter », nous explique Céline Stentz, Major 2019 et viticultrice.

 

 
 

Pays Rhin-Brisach Le conseil communautaire a débattu du PADD du PLUI : Le PADD en questions

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:16:38

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Pays Rhin-Brisach Le conseil communautaire a débattu du PADD du PLUI
Pays Rhin-Brisach Le conseil communautaire a débattu du PADD du PLUI : Le PADD en questions
Les élus ont débattu pendant 2 heures du projet d'aménagement et de développement durable (PADD), trame du futur plan local d'urbanisation intercommunal (PLUI). Routes, écologie, tourisme ont nourri les discussions.

 
La commune de Logelheim est fortement pénalisée par le point de départ retenu, au 14 décembre 2016, daye d'approbation du SCoT de Colmar. Deux lotissements ont été aménagés depuis cette date, consommant l'essentiel des droits à sonctruire accordés dans le cadre du PLUI.
Présenté dans les 29 conseils municipaux des communes membres du Pays Rhin-Brisach, le PADD est encore amené à évoluer, même si ses grands principes sont arrêtés. Nerf de la guerre - et des inquiétudes des habitants - les droits à construire dépendront du type de communes. Et ils ont été sensiblement revus à la baisse par rapport à l'existant : loi SRU, Grenelle, ALUR et Schéma de cohérence territoriale (SCoT) sont passés par là. Les possibilités d'expansion - beaucoup de discussions ont tourné autour de cette question - dépendront du type de commune. Elles ont été classées en trois groupes. Le tripôle (Biesheim-Volgelsheim-Neuf-Brisach) aura droit à 18 hectares, les « villages-relais » à 5, les autres à 3. Sauf Fessenheim, qui bénéficiera de 7 hectares pour accroître son habitat. Pierre Wunsch (directeur-adjoint de l'Adhaur) estime que « c'est bien plus que ce que vous auriez pu obtenir en défendant chacun votre propre PLU ».
Les routes

Arlette Bradat, maire de Weckolsheim, rappelle que sa commune souffre déjà d'une forte circulation. « Comment éviter un trafic supplémentaire », lié au développement touristique et économique ? D'autant plus, estime-t-elle, que les possibilités d'urbanisation dans le secteur seront fortement limitées »

Pierre Wunsch pense que les possibilités d'urbanisation correspondent aux besoins. « A raison de 20 logements à l'hectare, cela représente 60 logements pour les villages qui n'ont que 3 hectares ».

En complément, le maire de Dessenheim Alexis Clur s'interroge sur la matérialisation d'un tracé dans le PADD, pour le contournement de Weckolsheim par le sud, « plus long, plus coûteux. Ne se tire-t-on pas une balle dans le pied en se positionnant de cette manière ? »

« On n'est pas obligé de choisir un tracé », reconnaît Pierre Wunsch. Relancé par le maire de Dessenheim, le directeur-adjoint de l'Adhaur propose de « supprimer graphiquement » le choix d'un tracé, tout en conservant le principe du contournement. « Il faut une réunion avec les maires concernés, propose Gérard Hug.
Le tourisme

Richard Alvarez n'a pas les problèmes de ses collègues concernant l'extension de la construction. Neuf-Brisach ne sortira pas de ses murs. Le maire de la commune s'inquiète plutôt de certains manques dans le projet : « on ne parle plus de tourisme fluvial. Il faudrait remettre à jour le canal du Rhône-au-Rhin, disparu sous les arbres. On pourrait aussi faire figurer l'ensemble des points d'eaux. C'est valorisant pour une commune ».

« On va rajouter la remise en état des canaux dans le PADD », approuve Pierre Wunsch. « On tiendra aussi compte des remarques sur les dessertes cyclables qui sont remontées. »

Alexis Clur soulève le problème des corridors écologiques, prévus dans le schéma régional et le SCoT de Colmar. « Est-ce qu'ils devront être matérialisés, va-t-on devoir planter des haies, des arbustes ? »

« Ce sont des espaces non-constructibles, selon des principes de liaison de la biodiversité. On a repris les éléments du Département, il n'y a aucune obligation autre que la préservation de l'existant. Ce ne sont pas des espaces qui demanderont des plantations », résume Pierre Wunsch.
Un cas particulier : Logelheim

Roger Groshaeny intervient pour évoquer Logelheim, sa commune, victime collatérale du choix du 15 décembre 2016 comme date de référence. Toutes les constructions décidées depuis entrent en compte dans la surface constructible allouée dans le PLUI. « 80 logements ont été ajoutés, dans deux lotissements. On a aussi 1 à 1,5 hectare de dents creuses dans le village, mais dans des secteurs inondables. On est presque au bout des 3 hectares... »

Pierre Wunsch déplore la situation « qui existe ailleurs, mais pas à ce point. Vous êtes contraints ». Il n'a pas de solution à proposer. « Il est difficile de vous faire monter en village-relais, ce ne serait pas justifiable, vous souffrez aussi de votre situation, entre Sundhoffen et Sainte-Croix-en-Plaine. »
L'économie

La zone Ecorhena justifie des quotas de zones constructibles supplémentaires à Balgau et Nambsheim, à hauteur de deux hectares. Cela n'a pas échappé à Dominique Schmitt et Betty Muller. Les maires de Heiteren et Geiswasser, appuyés par Pierre Engasser (Balgau), revendiquent les mêmes droits, rappelant « qu'avant d'être baptisé Ecorhéna, ces 200 hectares constituaient la zone BNHG pour Balgau-Nambsheim-Heiteren-Geiswasser ».

Tout en rappelant les conditions - les terrains doivent être « gelés », servir de variable d'ajustement en cas de développement important de la zone Ecorhena - Pierre Wunsch le dit franchement : « C'est possible mais si quatre communes ont 2 hectares chacune, ce ne sera pas possible », les services de l'Etat étant particulièrement attentifs à une limitation des zones constructibles. « Il y aura des conditions d'ouverture, sinon c'est injouable, indéfendable ».
Le droit

Et si tout ce travail était inutile ? Eric Scheer s'inquiète de la validité juridique du travail élaboré sur la zone Ecorhena. « Des études faune-flore sont en cours et ne seront pas achevées. Comment peut-on partir sur une enquête publique dans ces conditions ? », interroge le maire de Kunheim. La réponse devrait venir des services de l'Etat, le calendrier étant contraint : le PLUI ne peut être repoussé au-delà de 2019. « La DDT s'interroge, une réunion est prévue avec eux », complète Pierre Wunsch. « On préfère se mettre d'accord avec les services de l'Etat », indique Gérard Hug, pour qui ces terrains « ont vocation à rester classés en zone économique », même si les 200 ha ne seront pas tous exploitables. « On verra ce qui restera, après l'étude ».
Cyril TROMSON

 

 
 

 

Sur le vif : « Les gens s'en foutent »
- LYCÉE (Patrick Clur) : « On parle beaucoup de l'augmentation de la population, de 34 à 38 000 habitants, mais que fait-on pour nos jeunes ? Les lycéens partent à 7 h, rentrent à 19 h, travaillent plus que des salariés aux 35 heures A quand un lycée à l'est de Colmar » ?

- TRANSVERSALE (P. Clur) : « Si on fait une transversale Est-Ouest, tout va être gratté sur les surfaces agricoles et nous, on nous limite à 3 hectares pour préserver les terres. Pourquoi ne pas mettre une meilleure signalisation sur l'autoroute, pour que les poids lourds évitent nos villages ». Réponse de Gérard Hug : « Les chauffeurs mettent le GPS et s'en fichent des panneaux ».

- TRAIN (François Koeberlé), à propos de la possible réouverture de la ligne Colmar-Freiburg : « Beaucoup de constructions ont été faites en limite de voie ferrée à Wolfgantzen, Sundhoffen, Volgelsheim. Ça suscite des interrogations, des inquiétudes ». P. Clur a la réponse : « On fera un contournement. »

DÉCHETS (P. Clur), à propos des déchetteries de Dessenheim et Heiteren : « Il faut les mentionner (dans le projet), parce qu'avec 4 000 personnes de plus, si elles disparaissent, je ne vois pas où iront les gens ». Un conseiller intervient : « Ils prendront le train ».

- ZONAGE (Dominique Schmitt) : « 95 % des gens s'en fichent du PADD. Ce qu'ils veulent connaître, c'est le zonage ».

- CHEVEUX (P. Clur), s'adressant à Pierre Wunsch : « Venez en réunion publique avec les cheveux courts, parce qu'on va vous les tirer ». L'intéressé ne semble pas inquiet : « J'ai survécu jusqu'à présent et j'ai toujours les cheveux longs ».
Cy. Tr.

 

Pays Rhin Brisach Le PADD en questions

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:11:56

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Pays Rhin Brisach Le PADD en questions
 

 
La commune de Logelheim est fortement pénalisée par le point de départ retenu, au 14 décembre 2016, date d'approbation du SCoT de Colmar. Deux lotissements ont été aménagés depuis cette date, consommant l'essentiel des droits à construire accordés dans le cadre du PLUI. Photo DNA/Nicolas Pinot
Présenté dans les 29 conseils municipaux des communes membres du Pays Rhin-Brisach, le PADD (projet d'aménagement et de développement durable) est encore amené à évoluer, même si ses grands principes sont arrêtés. Nerf de la guerre - et des inquiétudes des habitants - les droits à construire dépendront du type de communes. Et ils ont été sensiblement revus à la baisse par rapport à l'existant : loi SRU, Grenelle, ALUR et Schéma de cohérence territoriale (SCoT) sont passés par là. Les possibilités d'expansion - beaucoup de discussions ont tourné autour de cette question - dépendront du type de commune. Elles ont été classées en trois groupes. Le tripôle (Biesheim-Volgelsheim-Neuf-Brisach) aura droit à 18 hectares, les « villages-relais » à 5, les autres à 3. Sauf Fessenheim, qui bénéficiera de 7 hectares pour accroître son habitat. Pierre Wunsch, directeur-adjoint de l'Adhaur (Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin), estime que « c'est bien plus que ce que vous auriez pu obtenir en défendant chacun votre propre PLU ».
Les routes

Arlette Bradat, maire de Weckolsheim, rappelle que sa commune souffre déjà d'une forte circulation. « Comment éviter un trafic supplémentaire », lié au développement touristique et économique ? D'autant plus, estime-t-elle, que les possibilités d'urbanisation dans le secteur seront fortement limitées. »

Pierre Wunsc h pense que les possibilités d'urbanisation correspondent aux besoins. « À raison de 20 logements à l'hectare, cela représente 60 logements pour les villages qui n'ont que 3 hectares. »

En complément, le maire de Dessenheim Alexis Clur s'interroge sur la matérialisation d'un tracé dans le PADD, pour le contournement de Weckolsheim par le sud, « plus long, plus coûteux. Ne se tire-t-on pas une balle dans le pied en se positionnant de cette manière ? »

« On n'est pas obligé de choisir un tracé », reconnaît Pierre Wunsch. Relancé par le maire de Dessenheim, le directeur-adjoint de l'Adhaur propose de « supprimer graphiquement » le choix d'un tracé, tout en conservant le principe du contournement. « Il faut une réunion avec les maires concernés », propose Gérard Hug.
Le tourisme

Richard Alvarez n'a pas les problèmes de ses collègues concernant l'extension de la construction. Neuf-Brisach ne sortira pas de ses murs. Le maire de la commune s'inquiète plutôt de certains manques dans le projet : « On ne parle plus de tourisme fluvial. Il faudrait remettre au jour le canal du Rhône-au-Rhin, disparu sous les arbres. On pourrait aussi faire figurer l'ensemble des points d'eau. C'est valorisant pour une commune. »

« On va rajouter la remise en état des canaux dans le PADD », approuve Pierre Wunsch. « On tiendra aussi compte des remarques sur les dessertes cyclables qui sont remontées. »
L'écologie

Alexis Clur soulève le problème des corridors écologiques, prévus dans le schéma régional et le SCoT de Colmar. « Est-ce qu'ils devront être matérialisés, va-t-on devoir planter des haies, des arbustes ? »

« Ce sont des espaces non-constructibles, selon des principes de liaison de la biodiversité. On a repris les éléments du Département, il n'y a aucune obligation autre que la préservation de l'existant. Ce ne sont pas des espaces qui demanderont des plantations », résume Pierre Wunsch.
Un cas particulier : Logelheim

Roger Groshaeny intervient pour évoquer sa commune de Logelheim, victime collatérale du choix du 15 décembre 2016, comme date de référence. Toutes les constructions décidées depuis entrent en compte dans la surface constructible allouée dans le PLUI. « 80 logements ont été ajoutés, dans deux lotissements. On a aussi 1 à 1,5 hectare de dents creuses dans le village, mais dans des secteurs inondables. On est presque au bout des 3 hectares... »

Pierre Wunsch déplore la situation « qui existe ailleurs, mais pas à ce point. Vous êtes contraints ». Il n'a pas de solution à proposer. « Il est difficile de vous faire monter en village-relais, ce ne serait pas justifiable, vous souffrez aussi de votre situation, entre Sundhoffen et Sainte-Croix-en-Plaine. »
L'économie

La zone Ecorhena justifie des quotas de zones constructibles supplémentaires à Balgau et Nambsheim, à hauteur de deux hectares. Cela n'a pas échappé à Dominique Schmitt et Betty Muller. Les maires de Heiteren et Geiswasser, appuyés par Pierre Engasser (Balgau), revendiquent les mêmes droits, rappelant « qu'avant d'être baptisé Ecorhéna, ces 200 hectares constituaient la zone BNHG pour Balgau-Nambsheim-Heiteren-Geiswasser ».

Tout en rappelant les conditions - les terrains doivent être « gelés », servir de variable d'ajustement en cas de développement important de la zone Ecorhena - Pierre Wunsch le dit franchement : « C'est possible mais si quatre communes ont 2 hectares chacune, ce ne sera pas possible », les services de l'État étant particulièrement attentifs à une limitation des zones constructibles. « Il y aura des conditions d'ouverture, sinon c'est injouable, indéfendable. »
Le droit

Et si tout ce travail était inutile ? Éric Scheer s'inquiète de la validité juridique du travail élaboré sur la zone Ecorhena. « Des études faune-flore sont en cours et ne seront pas achevées. Comment peut-on partir sur une enquête publique dans ces conditions ? », interroge le maire de Kunheim. La réponse devrait venir des services de l'État, le calendrier étant contraint : le PLUI ne peut être repoussé au-delà de 2019. « La DDT s'interroge, une réunion est prévue avec eux », complète Pierre Wunsch. « On préfère se mettre d'accord avec les services de l'État », indique Gérard Hug, pour qui ces terrains « ont vocation à rester classés en zone économique », même si les 200 ha ne seront pas tous exploitables. « On verra ce qui restera, après l'étude. »
Cyril TROMSON

 

 
 

Prisons : Filtrage à Strasbourg, intervention de la police à Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:17:54

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Prisons
Prisons : Filtrage à Strasbourg, intervention de la police à Colmar

 
Les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar ont bloqué l'établissement.
À Strasbourg, dès 6 h hier matin, des surveillants pénitentiaires se sont à nouveau postés devant l'entrée de la maison d'arrêt de Strasbourg dans le quartier de l'Elsau. Ils y sont restés pendant toute la matinée. « Avec l'accord des personnes concernées, des agents ont empêché la transmission entre le service de nuit et le service de jour qui a pu se faire avec une bonne heure de retard », relate Fabrice Meder, secrétaire régional Grand Est du Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS).

Un tas de pneus a bloqué l'accès à la porte principale de l'établissement. « Ce n'est pas un blocage mais un filtrage : on ralentit au maximum le fonctionnement : les parloirs, la venue de professeurs, de bénévoles et autres intervenants extérieurs », précise James Cannière, secrétaire local de Force ouvrière (FO) pénitentiaire.

« On attend avec impatience d'entendre ce que dira Madame Belloubet », poursuit Fabrice Meder. La ministre de la Justice recevra les syndicats pénitentiaires ce jeudi 14 mars.
Évacuation à Colmar

À Colmar, les forces de l'ordre sont intervenues hier à la maison d'arrêt pour faire brièvement évacuer les surveillants afin de faire rentrer un détenu. Ils bloquaient l'entrée de l'établissement dans le cadre du mouvement national.

Le blocage total était prévu de 6 h 30 à 16 h. À 12 h 30 cependant, la police a dû placer un individu sous écrou suite à une garde à vue. Une douzaine de gardiens de la paix sont intervenus pour déloger les surveillants. « Les choses se sont passées dans le calme », a indiqué Romuald Sebillote, secrétaire local FO à la maison d'arrêt de Colmar.

Le mouvement national du personnel pénitentiaire avait commencé mercredi 6 mars, au lendemain de l'agression de deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe par un détenu radicalisé.

 

 
 

 

Prisons : Filtrage à Strasbourg, intervention de la police à Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:18:06

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Prisons
Prisons : Filtrage à Strasbourg, intervention de la police à Colmar

 
Les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar ont bloqué l'établissement.
À Strasbourg, dès 6 h hier matin, des surveillants pénitentiaires se sont à nouveau postés devant l'entrée de la maison d'arrêt de Strasbourg dans le quartier de l'Elsau. Ils y sont restés pendant toute la matinée. « Avec l'accord des personnes concernées, des agents ont empêché la transmission entre le service de nuit et le service de jour qui a pu se faire avec une bonne heure de retard », relate Fabrice Meder, secrétaire régional Grand Est du Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS).

Un tas de pneus a bloqué l'accès à la porte principale de l'établissement. « Ce n'est pas un blocage mais un filtrage : on ralentit au maximum le fonctionnement : les parloirs, la venue de professeurs, de bénévoles et autres intervenants extérieurs », précise James Cannière, secrétaire local de Force ouvrière (FO) pénitentiaire.

« On attend avec impatience d'entendre ce que dira Madame Belloubet », poursuit Fabrice Meder. La ministre de la Justice recevra les syndicats pénitentiaires ce jeudi 14 mars.
Évacuation à Colmar

À Colmar, les forces de l'ordre sont intervenues hier à la maison d'arrêt pour faire brièvement évacuer les surveillants afin de faire rentrer un détenu. Ils bloquaient l'entrée de l'établissement dans le cadre du mouvement national.

Le blocage total était prévu de 6 h 30 à 16 h. À 12 h 30 cependant, la police a dû placer un individu sous écrou suite à une garde à vue. Une douzaine de gardiens de la paix sont intervenus pour déloger les surveillants. « Les choses se sont passées dans le calme », a indiqué Romuald Sebillote, secrétaire local FO à la maison d'arrêt de Colmar.

Le mouvement national du personnel pénitentiaire avait commencé mercredi 6 mars, au lendemain de l'agression de deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe par un détenu radicalisé.

 

 
 

 

maison d'arrêt Blocage de l'établissement : Les surveillants délogés par la police

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:18:25

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maison d'arrêt Blocage de l'établissement
maison d'arrêt Blocage de l'établissement : Les surveillants délogés par la police
La police a dû intervenir hier à la maison d'arrêt de Colmar pour faire brièvement évacuer les surveillants afin de faire rentrer un détenu. Les surveillants bloquaient l'établissement dans le cadre du mouvement national.

 
Seuls les passages pour question de santé ou de sécurité (ici un pompier) étaient autorisés.
Hier mardi, la police a dû brièvement faire évacuer les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar, lesquels bloquaient toute entrée à l'établissement dans le cadre du mouvement national de grogne.

Les surveillants avaient indiqué lundi que le blocage de l'établissement colmarien serait total de 6 h 30 à 16 h, y compris pour les transferts, internements ou extractions judiciaires de détenu (DNA d'hier). Ils ont ouvert le passage uniquement aux interventions médicales ou de sécurité technique ainsi qu'aux reconduites à la frontière.
Le soutien de quatregilets jaunes

Mais en milieu de journée, à 12 h 30, les policiers ont dû placer un individu sous écrou suite à une garde à vue. La dizaine de surveillants présents ont refusé de les laisser entrer.

Le préfet du Haut-Rhin a ordonné leur évacuation par la force. Une douzaine de membres des forces de l'ordre sont intervenus pour déloger les surveillants. « Les choses se sont passées dans le calme », a indiqué Romuald Sebillote, secrétaire local FO à la maison d'arrêt de Colmar.

Une fois le détenu entré dans les lieux, les surveillants ont repris leur veille de blocage, jusqu'à 16 h.

Le matin, de 6 h 30 à 7 h 30, ils avaient reçu le soutien de quatre gilets jaunes de l'association « Gilets jaunes de Colmar ». L'un d'eux est resté sur place, les trois autres ayant dû se rendre à leur travail.

Le blocage des prisons est une réaction nationale aux deux agressions de Condé-sur-Sarthe (deux surveillants blessés) et Château-Thierry (un surveillant blessé) le 5 mars dernier.

Ce mercredi, c'est au tour des prisons de l'Elsau à Strasbourg et d'Oermingen de faire l'objet d'un blocage.
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

À Colmar, les surveillants délogés par la police

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:41:01

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À Colmar, les surveillants délogés par la police
 

 
Seules les venues pour question de santé ou de sécurité (ici un pompier) étaient autorisées.

Photo L'Alsace/Françoise Marissal

Ce mardi, la police a dû brièvement faire évacuer les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar, lesquels bloquaient toute entrée à l'établissement dans le cadre du mouvement national de grogne.

Les surveillants avaient indiqué lundi que le blocage de l'établissement colmarien serait total de 6 h 30 à 16 h, y compris pour les transferts, internements ou extractions judiciaires de détenu (L'Alsace d'hier). Ils ont ou-vert le passage uniquement aux interventions médicales ou de sécurité technique, ainsi qu'aux reconduites à la frontière.
« Les choses se sont passées dans le calme »

Mais en milieu de journée, sur les coups de 12 h 30, les policiers ont eu à placer en détention un individu suite à une garde à vue. La dizaine de surveillants présents ont alors refusé de les laisser entrer.

Le préfet du Haut-Rhin a ordonné leur évacuation par la force. Une douzaine de membres des forces de l'ordre sont intervenus pour déloger les surveillants. « Les choses se sont passées dans le calme », a indiqué Romuald Sebillote, secrétaire local FO à la maison d'arrêt de Colmar.

Une fois le détenu entré dans les lieux, les surveillants ont repris leur veille de blocage, jusqu'à 16 h. Le matin, entre 6 h 30 et 7 h 30, ils avaient reçu le soutien de quatre gilets jaunes de l'association Gilets jaunes de Colmar. L'un d'eux est resté sur place, les trois autres ayant dû se rendre à leur travail.

Le blocage des prisons est une réaction nationale aux deux agressions de Condé-sur-Sarthe (deux surveillants blessés) et Château-Thierry (un surveillant blessé), le 5 mars dernier.

Ce mercredi, ce sera au tour des prisons de l'Elsau à Strasbourg et d'Oermingen de faire l'objet d'un blocage.
Françoise MARISSAL

 

 
 

UNC : Alain Guth, nouveau président départemental

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:00:35

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UNC : Alain Guth, nouveau président départemental
 

 
Le nouveau président de l'UNC 68 est originaire de Meurthe-et-Moselle. Photo DNA/P.R.
Le conseil d'administration de début d'année à Kaysersberg a marqué un tournant dans l'organisation départementale de l'Union nationale des combattants du Haut-Rhin avec l'élection au poste de président d'Alain Guth.

Originaire d'un petit village de Meurthe-et-Moselle proche de Baccarat, Alain Guth a fait une longue carrière de trente-huit ans au sein de l'armée de l'air qui l'a vu exercer son choix professionnel sur les bases aériennes de Colmar, Dijon, Reims, Strasbourg, Luxeuil et Paris. Il a également effectué des séjours outre-mer au Tchad, en République démocratique du Congo, au Gabon et comme assistant technique au Venezuela.

Son aspiration à servir s'est poursuivie dans la vie civile avec l'adhésion en 2006 à la section locale de l'UNC d'Illzach, dont il deviendra quelques années plus tard vice-président. En 2008, il a intégré le conseil d'administration départemental et est devenu son secrétaire général. Au congrès national à Montpellier en 2010, il est entré au conseil d'administration national. Président de la commission nationale de législation en 2015, il a été élu au bureau national à Paris la même année. Il y a occupé tout d'abord le poste de secrétaire national adjoint, puis, après une année d'intérim, il a été élu secrétaire national en 2018.
Transmettre le devoirde mémoire

Celui qui a remplacé Étienne Haffner à la tête de l'instance départementale, responsable à qui il faut rendre hommage pour le travail effectué pendant ses vingt années de présidence, s'est déjà fixé ses objectifs et défini sa ligne de conduite. Alain Guth compte s'engager totalement pour le respect des buts de l'association UNC, pour le maintien des liens de camaraderie, d'amitié et de solidarité entre ceux qui ont participé à la défense de la Patrie, toutes générations du feu confondues, en particulier ceux relevant de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre-. Il y associe toutes les personnes partageant les valeurs de l'UNC dans le cadre de la défense des intérêts moraux, sociaux et matériels des adhérents et de leurs ayants droit.

Il souhaite également mettre l'accent sur l'impératif de perpétuer le souvenir des combattants morts pour la France, de servir leur mémoire et surtout de transmettre ce devoir de mémoire aux jeunes générations. Un riche programme en perspective, que le nouveau président compte bien mettre en oeuvre avec l'aide du bureau et du conseil d'administration de l'UNC départementale.
Pierre RUDLER

 

 
 

Colmar La caisse Bartholdi confirme son leadership

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:43:49

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Colmar La caisse Bartholdi confirme son leadership
 

 
Plus d'un millier de sociétaires étaient rassemblés dans les gradins du parc-expo. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Plus d'un millier de sociétaires parmi les 11 000 que compte la caisse assistaient vendredi soir à l'assemblée générale du Crédit Mutuel Bartholdi, au parc-expo de Colmar. Réélu à la présidence de la caisse, qu'il occupe depuis quatre ans, Bertrand Burger, s'est notamment félicité du nombre de clients (18 929 en 2018), à la hausse depuis 2016, y compris chez les moins de 25 ans : « C'est important de renouer avec une nouvelle clientèle. »

M. Burger a également souligné la progression du nombre de clients professionnels (1796 en 2015, 1959 en 2018) et des encours de crédits (386 millions d'euros (MEUR) en 2016, 413 MEUR en 2018), qui traduit selon lui un important « soutien à l'économie locale ». Cet « ancrage local » s'illustre aussi dans les 49 opérations de partenariat et mécénat menées en 2018, pour près de 50 000 EUR.
Une agence et 2000 m2 de bâtiments bientôt rénovés

Le président de la caisse Bartholdi n'a pas manqué de rendre hommage à deux figures disparues en 2018 : Marcel Crosara, l'ancien directeur de la caisse locale, et Michel Lucas, le « grand architecte » de la banque mutualiste et « le premier à avoir mis la technologie au service de l'humain ».

Pour l'avenir, Bertrand Burger a annoncé la rénovation complète de l'agence Bartholdi et la prochaine réhabilitation de « l'impasse des Trois Rois », propriété de la caisse. Un ensemble de 2000 m2 de bâtiments anciens remarquables, rue Morel, à deux pas de la collégiale, qui abritaient jusque dans les années 60 les établissements Gastard et Sommer.

À son tour, Bruno Abenante, le directeur de la caisse a fait le point sur une année 2018 marquée par 89 M EUR de crédits débloqués (-14 % après une « année exceptionnelle en 2017 ») et un niveau d'épargne qui atteint 666 millions d'euros (+ 1 %). À ce rythme, le bilan total de la caisse devrait « dépasser le milliard » en 2019.

L'encours de crédit, toujours à la hausse (413 MEUR, +5 %), ne suffit pas à compenser la baisse de la marge financière (-4 %), imputable aux taux bas. Le produit net bancaire (le « chiffre d'affaires » de la banque, NDLR) reste malgré tout stable à 11,139 MEUR, grâce à la croissance des commissions (+ 5 %). Le résultat, stable également, s'établit à 2,189 MEUR. Une fois encore, la diversification paie avec des services qui progressent largement : + 4 % pour l'assurance et + 13 % pour la téléphonie.

Pour Daniel Baal, directeur général du groupe Crédit Mutuel et invité d'honneur de la soirée, ces résultats confortent la position de la caisse Bartholdi parmi les « leaders de la fédération Centre Est Europe et de l'ensemble de nos caisses ».
Clément Tonnot

 

 
 

Mines Wittenheim Le programme des commémorations

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 07:02:40

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Mines Wittenheim Le programme des commémorations
 

 
Trois cérémonies marquant le 100e anniversaire des catastrophes aux mines Fernand et Théodore, en mars 1919, se tiendront à Wittenheim.

? La commune de Wittenheim organise une cérémonie publique en deux temps, le samedi 16 mars à 17 h. Elle débutera au Mémorial des mineurs, à proximité du chevalement Théodore. Là, lecture sera faite des 26 noms de mineurs décédés les 14 et 25 mars 1919. À chaque fois, une bougie sera posée au pied du Mémorial. Une 27e bougie sera également déposée en mémoire de l'ensemble des 827 victimes recensées sur la stèle. Et puis, la cérémonie se poursuivra à l'espace Roger-Zimmermann (16 rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny), où une exposition photos sur l'exploitation minière après la Grande Guerre sera installée. Le maire, Antoine Homé, y annoncera également les projets de la municipalité en matière de mise en valeur de la mémoire minière.

? L'Association de sauvegarde du chevalement Théodore organise deux cérémonies : aux dates et sur les lieux exacts des catastrophes. Elles sont ouvertes au public. La première se déroulera le jeudi 14 mars à 10 h 30 devant le collège Irène-Joliot-Curie, là où se trouvait autrefois l'un des puits de la mine Fernand. La seconde aura lieu le lundi 25 mars à 10 h, sur le site du puits Théodore. À chaque fois, un dépôt de 13 roses blanches (comme le nombre de victimes de chacune des deux catastrophes) et un lâcher de 13 ballons blancs seront effectués. Sur chaque ballon sera accrochée une étiquette mentionnant le prénom et le nom d'un mineur disparu, ainsi que sa date et son lieu de décès, et la citation attribuée à Ivo Andric, prix Nobel de littérature : « L'homme meurt deux fois : une première fois en quittant ce monde, une seconde lorsqu'il devient victime de l'oubli. »