Alsace20 : La nouvelle collectivité européenne d’Alsace à l'honneur à la Maison de l'Alsace à Paris

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:22:42

Alsace20 : La nouvelle collectivité européenne d’Alsace à l'honneur à la Maison de l'Alsace à Paris

Chaque mois, la Maison de l’Alsace à Paris organise une soirée pour ses membres autour d’une thématique. Cette fois-ci, la nouvelle collectivité européenne d’Alsace était à l’honneur. Les présidents des deux départements alsaciens ont fait le point sur l’avancée du dossier.

Lien vers le reportage du 12 mars 2019

Antisémitisme Michel Wieviorka : Le paysage alsacien

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:04:02

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Antisémitisme Michel Wieviorka
Antisémitisme Michel Wieviorka : Le paysage alsacien
Le sociologue Michel Wieviorka voit dans l'Alsace « un laboratoire original de l'antisémitisme contemporain », notamment en raison de son histoire.

 
Le sociologue Michel Wieviorka constate en Alsace « la rémanence, la permanence d'un vieil antisémitisme lié à des sensibilités d'extrême droite ».
Vous avez écrit en 2005 un ouvrage « La tentation antisémite (*)» avec un chapitre consacré à l'Alsace. Pour quelles raisons ?

« L'Alsace n'est pas une région plus antisémite que d'autres, mais ce qu'il y a de particulier en Alsace, pour des raisons historiques, c'est d'une part l'existence d'un vieil antisémitisme qu'on ne voit presque pas ailleurs, qui se manifeste en particulier par des profanations de tombes dans des cimetières juifs. C'est la rémanence, la permanence d'un vieil antisémitisme lié à des sensibilités d'extrême droite, néonazi, skinhead et qui ont à voir avec le passé alsacien. Je pense en particulier à la présence de juifs dans les campagnes alsaciennes, et pas seulement dans les villes, qui est un phénomène assez singulier.

La deuxième caractéristique propre à l'Alsace est le traitement des religions qui n'est pas le même que dans les autres parties de la France, hormis en Moselle. La façon dont jaillissent les problèmes de type antisémitisme prend une coloration un peu singulière. On peut y ajouter plus récemment les transformations des phénomènes migratoires. L'immigration des années 50-70, qui était une immigration de travail, s'est transformée en immigration de peuplement, je pense en particulier à l'immigration venue d'Afrique du Nord avec, dans certains milieux, ou dans certaines familles, l'existence ou la réactivation d'un vieux fond antisémite musulman. Ce qui ne veut pas dire que tous les musulmans sont antisémites. Tout cela mis bout à bout donne une spécificité du paysage alsacien. Par ailleurs, pour des raisons historiques également, la culture juive alsacienne n'est pas exactement la même que celle des autres régions de France. Il y a une histoire singulière des juifs d'Alsace, de l'antijudaïsme religieux puis de l'antisémitisme moderne, des caractéristiques propres à l'Alsace qu'il faut prendre en considération ».

Vous n'avez donc pas été surpris par la nouvelle vague d'actes antisémites ?

« Non. Il y a un an a été publié dans un quotidien parisien, un appel signé par 250 personnalités pour dire que l'antisémitisme en France est en lien avec l'islam radical, pour certains même avec l'islam tout court, et avec un antisémitisme de gauche lié à la haine de l'État d'Israël. J'avais protesté en disant que bien sûr cela existe, mais n'oublions pas que l'antisémitisme classique, plutôt d'extrême droite, plutôt dans le prolongement de l'antijudaïsme chrétien n'a pas disparu. En disant cela, je pensais à l'Alsace, où c'était visible avec les profanations de cimetières. Donc je n'ai pas été surpris par les affaires plus récentes. De la même manière, j'avais en tête l'Europe centrale, la résurgence d'un antisémitisme assez explicite qui n'a pas grand-chose à voir avec l'islamisme et l'antisémitisme de gauche. Elle a à voir avec la réactivation de vieux thèmes d'un antisémitisme plus classique. J'étais sensible à ce qui se passait en dehors de France et je savais qu'en Alsace j'avais rencontré des éléments un peu de ce type également. Dans le débat national, il suffisait d'avoir un petit intérêt pour l'Alsace pour comprendre que les positions de cet appel manquaient complètement de nuances ».
« Heureux » que l'Université de Strasbourg se mobilise contre l'antisémitisme

Michel Deneken, président de l'Unistra vient d'appeler la communauté universitaire strasbourgeoise à prendre la tête du combat contre le fléau de l'antisémitisme. Qu'en pensez-vous?

« J'aimerais que l'Alsace devienne un laboratoire d'analyse et de lutte contre l'antisémitisme et je suis heureux de voir que l'Université de Strasbourg se mobilise dans cette direction. Je suis en train de mettre en place, avec la Fondation Maison des sciences de l'homme que je préside et l'École des hautes études en sciences sociales une plateforme internationale de recherche sur le racisme et l'antisémitisme qui sera inaugurée le 20 mars. J'ai été très heureux de voir le président de l'Université de Strasbourg intervenir. Parmi les 15 membres de mon conseil de surveillance, il y a l'Université de Strasbourg qui est membre de droit. C'est l'occasion d'avoir des liens plus tangibles ».
Propos recueillis par Jean-François CLERC (*) La tentation antisémite. Haine des juifs dans la France d'aujourd'hui, livre réédité en poche chez Hachette Pluriel.

(*) La tentation antisémite. Haine des juifs dans la France d'aujourd'hui, livre réédité en poche chez Hachette Pluriel.

 
 

 

Politique La consultation s'achève ce vendredi : Après le grand débat, le casse-tête

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:52:11

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Politique La consultation s'achève ce vendredi
Politique La consultation s'achève ce vendredi : Après le grand débat, le casse-tête
15 janvier - 15 mars : aujourd'hui s'achève le grand débat mais le processus de concertation se poursuit avant une restitution en avril et l'annonce de mesures, sans doute avant l'été.

 
Le président au contact des Français, ici dans les Alpes de Haute-Provence : une image qui était devenue inhabituelle.
Le plus dur reste à faire. Comment ne pas créer de désillusion après le grand débat ? L'exercice inédit sous la Ve République a plutôt intéressé les Français. Il suscite une forte attente.
Un avant et un après

Lancé pour répondre à la crise des gilets jaunes, le grand débat a sans doute pacifié le climat dans le pays. Les manifestations continuent mais la mobilisation s'est considérablement affaiblie, ce qui ne signifie pas que le niveau de colère des Français a chuté dans les mêmes proportions. L'exécutif le sait. L'implication personnelle d'Emmanuel Macron dans le grand débat en est l'illustration. Quand l'Élysée et Matignon parlent de l'acte II du quinquennat, ils entérinent que le pays ne pourra plus être gouverné de façon aussi verticale qu'avant. Des changements sont obligatoires.
Fiscalité et dépenses publiques en tête

Sur les quelque 500 000 contributions laissées sur la plateforme du grand débat, la fiscalité et la dépense publique ont le plus mobilisé les contributeurs. Logique : la crise des gilets jaunes a été motivée par la hausse des taxes sur les carburants ; le ras-le-bol fiscal est en tête des sujets débattus par les Français.

Les Français ont aussi exprimé beaucoup d'idées sur la démocratie. Parmi celles-ci, une meilleure prise en compte du vote blanc (voir notre dossier du 4 mars), proposition beaucoup plus avancée que le référendum d'initiative partagée pourtant réclamé fortement par des gilets jaunes dans la rue. Les Français veulent aussi du changement dans leur représentation : le parlement actuel, dans sa formation et son fonctionnement, a sans doute vécu...
Arbitrages délicats

Comment baisser la pression fiscale et maintenir voire augmenter le niveau de services publics ? Quid du très symbolique impôt sur les grandes fortunes ? Les citoyens peuvent-ils être proches de leurs représentants si l'on diminue le nombre d'élus ? Le gouvernement devra répondre avec précision mais aussi s'interroger plus largement : comment répondre aux demandes des Français et ne pas renier le programme sur lequel Emmanuel Macron a été élu par 20 millions de votants ? C'est beaucoup plus de bulletins que de contributions au grand débat. Celui-ci est-il plus ou moins légitime que l'élection présidentielle ?

Les Français ont largement contribué mais c'est aussi le cas des élus locaux (lire par ailleurs) de plusieurs partis politiques, de syndicats, du conseil économique social et environnemental, de scientifiques, d'organisations professionnelles, d'associations... Comment prendre en compte toutes ces contributions sans décevoir ces corps intermédiaires ? Les ministères ont commencé à proposer des solutions depuis mi-février.
Les solutions envisagées

Elles sont nombreuses mais pas encore définitives et surtout elles seront annoncées de manière perlée. Certaines relèveront de la loi et prendront donc du temps : on ne réforme pas la fiscalité en trois jours. On ne décentralise pas davantage en trois semaines. Transformer les idées en actes prend du temps.

L'exécutif sait qu'il faudra des mesures fortes, qui symbolisent un changement dans le court terme. Remaniement d'ampleur ? Référendum ? « On ne sortira de ce grand débat qu'avec des décisions fortes », a promis Macron en janvier. On attend.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Objectif « zéro SDF » : l'impossible défi

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:51:45

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Société Pauvreté
Objectif « zéro SDF » : l'impossible défi
Le nombre de personnes sans domicile fixe mortes dans la rue en France a encore augmenté en 2018. Malgré la volonté affichée par les pouvoirs publicsdepuis longtemps, l'objectif « zéro SDF » semble encore lointain.
 

 
Selon l'Insee, la France comptait 143 000 personnes sans domicile fixe en 2012.
« Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri [...] Comptez sur ma détermination entière en la matière. » Lors de ses voeux aux Français pour l'année 2018, Emmanuel Macron affiche une ambition forte. La même que ses prédécesseurs. En ce début 2019, les chiffres publiés par le collectif « Les Morts de la rue » démontrent que le nombre de décès de personnes sans domicile fixe ne cesse d'augmenter : 511 décès, 566 en 2018.

Parmi ces victimes de la rue, « mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu'un parking, une cage d'escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d'hébergement » figurent 50 femmes et 13 mineurs, dont 6 avaient moins de 5 ans. Tous les ans, le collectif rappelle qu'une personne âgée en moyenne de 48 ans meurt chaque jour des conséquences de la vie dans la rue.
Prise en charge défaillante

Pour Cécile Rocca, coordinatrice au collectif « Les Morts de la rue », il n'est cependant pas question de baisser le bras : « Arriver à zéro SDF est un objectif ambitieux, mais cette ambition vaut la peine. La difficulté aujourd'hui se situe au niveau de la prise en charge de ces personnes au moment où ils retrouvent à la rue ; si le début est rattrapable, la suite devient rapidement complexe ». Sorties sèches de prison, sorties d'hôpitaux psychiatriques, expulsions sans relogement, séparation... Les causes sont multiples. « À cela s'ajoute l'engorgement des centres d'hébergement », précise la coordinatrice, pour qui les pouvoirs publics doivent avant tout se pencher sur « le moment de l'arrivée à la rue et sur celui de la sortie afin d'envisager une réelle prise en charge ».

À propos de l'augmentation du nombre de décès, Cécile Rocca reste prudente : « S'agit-il d'une augmentation du nombre du décès ou alors d'une augmentation du nombre de signalements ? ».

En effet, le recensement s'effectue d'abord par les remontées du terrain des associations, d'institutions, de proches ou encore de riverains qui rapportent un décès. Le collectif se livre ensuite à un travail d'enquête méticuleux afin d'obtenir toutes les précisions nécessaires sur la situation rapportée.

Si les causes des décès en 2018 ne sont pour le moment pas connues, la majorité de ceux recensés en 2017 résultaient soit de maladies, soit de morts violentes (agressions, suicide, rixes).
Recensement complexe

Créé en 2002, le collectif « Les Morts de la rue » interpelle sur les conditions des sans-abri et rappelle au quotidien -aux pouvoirs publics comme aux citoyens- que « la rue tue ».

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, la France comptait environ 143 000 personnes sans domicile fixe en 2012, soit une progression de 50  % sur 10 ans. Depuis cette date, aucun nouveau recensement national n'a été effectué. L'opération est complexe car beaucoup se déplacent.
C. D.

 

 
 

 

France Objectif « zéro SDF » : l'impossible défi

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:40:49

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France Objectif « zéro SDF » : l'impossible défi
 

 
Selon l'Insee, la France comptait 143 000 personnes sans domicile fixe en 2012. Photo Julio PELAEZ
« Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri [...] Comptez sur ma détermination entière en la matière. » Lors de ses voeux aux Français pour l'année 2018, Emmanuel Macron affiche une ambition forte. La même que ses prédécesseurs. En ce début 2019, les chiffres publiés par le collectif « Les Morts de la rue » démontrent que le nombre de décès de personnes sans domicile fixe ne cesse d'augmenter : 511 décès, 566 en 2018.

Parmi ces victimes de la rue, « mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu'un parking, une cage d'escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d'hébergement » figurent 50 femmes et 13 mineurs, dont 6 avaient moins de 5 ans. Tous les ans, le collectif rappelle qu'une personne âgée en moyenne de 48 ans meurt chaque jour des conséquences de la vie dans la rue.
Prise en charge défaillante

Pour Cécile Rocca, coordinatrice au collectif « Les Morts de la rue », il n'est cependant pas question de baisser le bras : « Arriver à zéro SDF est un objectif ambitieux, mais cette ambition vaut la peine. La difficulté aujourd'hui se situe au niveau de la prise en charge de ces personnes au moment où ils retrouvent à la rue ; si le début est rattrapable, la suite devient rapidement complexe ». Sorties sèches de prison, sorties d'hôpitaux psychiatriques, expulsions sans relogement, séparation... Les causes sont multiples. « À cela s'ajoute l'engorgement des centres d'hébergement », précise la coordinatrice, pour qui les pouvoirs publics doivent avant tout se pencher sur « le moment de l'arrivée à la rue et sur celui de la sortie afin d'envisager une réelle prise en charge ».

À propos de l'augmentation du nombre de décès, Cécile Rocca reste prudente : « S'agit-il d'une augmentation du nombre du décès ou alors d'une augmentation du nombre de signalements ? ».

En effet, le recensement s'effectue d'abord par les remontées du terrain des associations, d'institutions, de proches ou encore de riverains qui rapportent un décès. Le collectif se livre ensuite à un travail d'enquête méticuleux afin d'obtenir toutes les précisions nécessaires sur la situation rapportée.

Si les causes des décès en 2018 ne sont pour le moment pas connues, la majorité de ceux recensés en 2017 résultaient soit de maladies, soit de morts violentes (agressions, suicide, rixes).
Recensement complexe

Créé en 2002, le collectif « Les Morts de la rue » interpelle sur les conditions des sans-abri et rappelle au quotidien -aux pouvoirs publics comme aux citoyens- que « la rue tue ».

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, la France comptait environ 143 000 personnes sans domicile fixe en 2012, soit une progression de 50  % sur 10 ans. Depuis cette date, aucun nouveau recensement national n'a été effectué. L'opération est complexe car beaucoup se déplacent.
C. D.

 

 
 

Réchauffement : la France poursuivie en justice

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:51:23

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Climat Procédure
Réchauffement : la France poursuivie en justice
 

 
C'était annoncé, désormais c'est concrétisé : quatre ONG, fortes du soutien de deux millions de pétitionnaires, ont attaqué l'État en justice jeudi pour « manquements » à son obligation d'action contre le réchauffement, début d'une longue procédure et nouvelle étape dans la mobilisation citoyenne sur le climat.

Greenpeace, Oxfam France, Notre Affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot, à l'origine de la pétition à succès baptisée « l'Affaire du siècle », ont annoncé avoir chacune déposé en ligne leur recours auprès du tribunal administratif de Paris.
Marches ce vendredi et samedi

Insatisfaites de la réponse du gouvernement à une demande préalable envoyée en décembre, elles sont passées à l'étape suivante, le jour même où le président Emmanuel Macron se posait de nouveau en champion du climat lors d'un « One Planet Summit » au Kenya. Depuis Nairobi, Emmanuel Macron a estimé que « cette plainte traduit une mobilisation ». « Je ne pense pas qu'elle mènera à un débouché judiciaire et ce n'est pas là que ça se joue. Ce n'est pas le peuple contre le gouvernement, il faut arrêter ces bêtises [...] C'est nous tous qui devons bouger, les gouvernements, les grandes entreprises, les citoyens », a-t-il dit.

Dans le même temps, les manifestations pour le climat se poursuivent : les étudiants se mobilisent encore en masse ce vendredi et une grande marche, « la marche du siècle », est prévue ce samedi.

 

 
 

 

Le grand débat national En Alsace : 255 débats, 638 cahiers citoyens

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:49:30

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Le grand débat national En Alsace : 255 débats, 638 cahiers citoyens
Le grand débat national qui s'achève ce vendredi soir s'est soldé en Alsace par 255 débats et 638 cahiers. L'avenir de l'Alsace a souvent été évoqué. Les synthèses de ces expressions seront analysées lors de la conférence citoyenne régionale qui se tiendra à Strasbourg les 22 et 23 mars.

 
Un des nombreux débats organisés à travers l'Alsace, ici à Erstein.
153 réunions dans le Bas-Rhin, dont 46 à Strasbourg et une dizaine non encore déclarée ; 78 réunions et 14 autres non labellisées dans le Haut-Rhin. Tel est le bilan alsacien du grand débat qui s'achève aujourd'hui. Pour compléter la photographie, il faut rajouter les 638 cahiers de doléances en traitement depuis le 20 février : 362 dans le Bas-Rhin, 266 dans le Haut-Rhin. Bémol notable dans ce dernier département : une bonne cinquantaine des cahiers se sont révélés vides.

« Les réunions se sont globalement bien déroulées avec des débats constructifs. Le nombre de débats et de contributions traduit une belle dynamique », commente Clara Thomas, sous-préfète de Molsheim et référente pour le Bas-Rhin. « 72,7 % des communes ont mis des cahiers à disposition des habitants. Tout cela donne un niveau de participation plutôt honorable », relève pour sa part Emmanuelle Guénot, sous-préfète d'Altkirch et référente pour le Haut-Rhin.
Une écotaxe pour les poids lourds

Si le matériel des débats et des cahiers est en cours de traitement, Emmanuelle Guénot avance déjà les revendications les plus fréquentes. « Sur le thème de la fiscalité et des dépenses publiques, ce qui revient le plus, c'est la suppression de la TVA, celle de la CSG sur les retraites, le rétablissement de l'ISF, la taxation des grandes multinationales et la réduction du train de vie du gouvernement et des grands élus », détaille-t-elle.

En matière de démocratie et de citoyenneté, référendum d'initiative populaire, prise en compte du vote blanc, réduction du nombre de parlementaires et non cumul des mandats dans le temps reviennent le plus souvent. S'agissant de l'organisation de l'État, la référente haut-rhinoise cite « la restauration de services publics de qualité et de proximité. » « L'avenir de l'Alsace au sein du Grand Est et la future Collectivité européenne d'Alsace ont aussi beaucoup été évoqués dans les débats », précise encore Emmanuelle Guénot.

Le quatrième et dernier thème (la transition énergétique) s'avère dominé par certaines revendications très précises : la gratuité des transports en commun, une écotaxe pour les poids lourds, les circuits courts, l'agriculture biologique et le recyclage.

Les députés de la majorité présidentielle se sont aussi mobilisés. Thierry Michels (Strasbourg) a organisé quatre débats, sur la transition énergétique et le service public de la santé notamment, réunissant quelque 450 personnes. Sylvain Waserman en a initié cinq. Parmi les idées avancées, le député de Strasbourg-Illkirch est attaché à « la reconnaissance du vote blanc » et à la nécessité de mettre en oeuvre « un autre modèle démocratique basé sur la sobriété et la transparence de l'organisation de l'État et des services publics ».
« Une véritable opportunité pour la vie politique »

Vincent Thiebaut a programmé quatre débats dans sa circonscription de Haguenau qui ont réuni près de 550 participants. « Le grand débat national est une véritable opportunité pour la vie politique nationale ou locale », estime le député en jugeant « nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir ».

Les synthèses des débats et des cahiers seront analysées lors de la conférence citoyenne régionale qui se tiendra à Strasbourg les 22 et 23 mars. Elle réunira 100 citoyens tirés au sort dans le Grand Est. Charge à eux de « formuler des propositions concrètes » qui seront « transmises aux Français et aux gouvernements ».
F.BY et E.D.

 

 
 

 

Grand débat national La transition énergétique discutée à Sélestat : Le coût de la vie

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:02:21

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Grand débat national La transition énergétique discutée à Sélestat
Grand débat national La transition énergétique discutée à Sélestat : Le coût de la vie
Les gilets jaunes de Sélestat ont clos le grand débat par une discussion autour de la transition écologique, sujet à l'origine de leur mouvement. Une conclusion qui a mis en tension le prix de la qualité de vie face au coût de l'économie de marché.

 
La transition écologique était au coeur du débat organisé, mercredi, à Sélestat par les gilets jaunes.
En s'emparant de giratoires stratégiques de la ville, dès le 17 novembre, les gilets jaunes de Sélestat n'imaginaient pas finir le grand débat national, lancé entre-temps par l'exécutif, par une réunion publique consacrée à la transition écologique. « L'écologie a un lien étroit avec le pouvoir d'achat, la fiscalité ou la citoyenneté », annonce d'emblée l'un d'eux aux personnes présentes ce mercredi soir.

À l'entrée, les participants étaient invités à signer une pétition pour des « transports en commun à la hauteur de nos besoins ». Elle a déjà recueilli plus d'un millier de signatures. La mobilité et les nuisances du trafic routier sont des préoccupations majeures. « On nous dit que le chemin de fer coûte trop cher, mais il est question de santé et de qualité de vie, pas de chiffres », s'insurge Françoise.
« L'ultra-mobilité, nous ne l'avons pas choisie »

Jean demande le rétablissement de la liaison de fret ferroviaire vers la zone d'activité de Lièpvre et assure que le GCO transformera l'Alsace en « couloir à camions ». « 40 000 poids lourds vont rentrer à Lauterbourg et traverser la région du nord au sud », dit-il en rappelant les effets des microparticules sur la santé. « Le coût énergétique du pétrole est moins taxé que le coût du travail », déplore Léa.

« L'ultra-mobilité, nous ne l'avons pas choisie », remarque Christine. « Aujourd'hui, le développement économique se fait autour des centres urbains au détriment des pôles ruraux », note l'ancienne salariée de la filature de Sélestat qui juge toujours d'actualité le slogan syndical scandé lors de la fermeture de l'usine, en 1979 : « Vivre et travailler dans notre pays ».

La question des emballages et des déchets renvoie les débatteurs au poids des lobbys et aux modes de vie. « L'obsolescence programmée est une réalité qui pousse à la consommation », regrette Emmanuel. « C'est trop facile de culpabiliser les individus », s'énerve un gilet jaune. « On nous dit que si la planète va mal c'est parce que nous ne faisons pas ce qu'il faut. C'est par la loi qu'il faut imposer les choses aux industriels. »

De l'emballage on passe aux produits chimiques dans l'agriculture, à l'alimentation et aux énergies alternatives. Les circuits courts et la relocalisation de l'agriculture sont plébiscités. « Arrêtez de pointer du doigt les agriculteurs mais tendez leur la main car la France en aura besoin », clame Denis, maraîcher et conseiller municipal de Sélestat.

Chaque proposition est soumise à un vote, façon référendum d'initiative citoyenne (RIC). Une majorité très claire se dégage pour demander la tenue d'un « vrai débat national sur le fret ferroviaire » et l'obligation de la consigne pour les bouteilles en verre. Ils plaident aussi pour « une agriculture bio, locale et rémunératrice pour les agriculteurs ».
« Trop souvent spectateurs »

Il est un peu plus de 22 h lorsqu'émergent du cercle des questions philosophiques. Croissance à tout va ou sobriété heureuse ? La révolution ou le bulletin de vote ? Économie de marché ou communisme ? « Envoyer mes notes à Emmanuel Macron ne servira à rien parce que la pensée politique du gouvernement ne peut pas changer le paradigme », se résigne une gilet jaune.

Emmanuel dénonce l'évanescence des contre-pouvoirs et la corruption des élus nationaux. « Les contre-pouvoirs existent, il faut s'en saisir », réplique aussitôt une dame. « Nous avons été trop souvent spectateurs », enchaîne un monsieur. « Tout ce que nous avons fait depuis les ronds-points nous ne l'avions pas fait avant », relève la secrétaire de séance. « Nous n'avons jamais autant discuté et confronté des programmes, des idées, des idéaux. C'est extraordinaire ! » La taxe carbone, quel formidable détonateur démocratique.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Altkirch « Grand débat national » : « Ouvrez la porte de la mairie... »

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:54:28

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Altkirch « Grand débat national »
Altkirch « Grand débat national » : « Ouvrez la porte de la mairie... »
Le dernier volet du grand débat national organisé par les communes d'Altkirch et de Carspach jeudi soir à Altkirch, n'a attiré qu'une trentaine de personnes. Le thème de la vie institutionnelle et démocratique a presque exclusivement alimenté les débats, plusieurs participants considérant même « hors sujet » les questions sur la vie citoyenne.

 
Le livret distribué aux habitants en Suisse lors de référendums d'initiative populaire : un outil d'aide à la compréhension et à la décision selon une habitante de Hindlingen.
Pour ce dernier opus du Grand débat national à Altkirch, il n'y avait donc pas foule à la Halle-au-Blé, en revanche les échanges ont duré plus de trois heures...

Même scénario que les fois précédentes, avec une courte introduction de Dany Hasch, citoyen d'Altkirch dans le rôle de modérateur, puis formation de petits groupes autour de cinq tables pour répondre au questionnaire du grand débat sur le thème de la démocratie et de la citoyenneté.
Focalisés sur le fossé entre les élus et les citoyens

Au menu, pas moins de trente-quatre questions, regroupées en trois thèmes, d'abord sur la vie institutionnelle et démocratique, puis sur la vie citoyenne avec une première question concernant la laïcité ; enfin, le dernier thème portait sur l'immigration et l'intégration. Autant dire que les personnes qui se sont déplacées jeudi soir n'étaient pas venues pour discuter des deux derniers thèmes soulevés, plus sociétaux.

Elles étaient bien plus focalisées sur la question de savoir comment diminuer le fossé qu'elles ressentaient entre les élus censés les représenter et les citoyens.

« Comment construire cette citoyenneté ? S'il y a du répondant du côté politique, le citoyen aura envie de s'engager », a introduit Dany Hasch, avant de recommander aux présents « de rester vigilants quant à la suite des informations que vous avez pu collecter » et de remercier à titre personnel « les gilets jaunes d'être vigilants ».

À l'une des tables, on trouvait par exemple Marie-Paule, habitante d'Altkirch, qui participait pour la première fois ou encore Robin, habitant de Carspach, qui s'est avéré être, à 34 ans, le benjamin de la salle, et le « seul jeune » au grand regret de tous. Sébastien, quadragénaire de Feldbach, figurait aussi parmi les plus jeunes présents. Ce dernier a souligné avoir envoyé « vingt SMS à des jeunes de ma connaissance pour leur proposer de venir mais aucun n'est là ! ». La grande majorité de l'assemblée était composée de quinquagénaires et plus.
L'exemple de Greta

Le débat mit en exergue le fait que les jeunes n'étaient pas non plus au rendez-vous des associations, des syndicats ou de la vie collective. Comment les mobiliser aujourd'hui ? C'est là que Robin a fourni une explication inattendue, un effet « pervers » du règlement général de la protection des données : « avec la sécurité accrue, par exemple chez les donneurs de sang, on n'a plus accès aux noms des personnes, tout est anonymisé, on ne peut plus les solliciter comme avant pour participer à la vie de l'association... ».

Plusieurs participants ont néanmoins fait part de leur confiance sur la capacité des jeunes à se mobiliser d'une autre manière, citant l'action de Greta Thunberg, cette adolescente scandinave qui a appelé les jeunes à faire grève pour dénoncer l'inaction politique face au réchauffement climatique.

Pour certains présents, la fin du service national a fait que les jeunes n'ont plus le sentiment et l'expérience du projet collectif. Proposition est faite du « retour d'un service national obligatoire pour les filles et les garçons pour créer une solidarité intergénérationnelle, favoriser la vie en commun et la découverte d'autres régions ».

L'une des grandes revendications de la soirée fut d'avoir une meilleure information de l'action des hommes politiques, notamment des parlementaires.
«C'est parfois barbant...»

« Le journal télévisé devrait consacrer tous les soirs 5 mn à expliquer quelles lois sont discutées et votées à Paris », demande Marie-Paule. « On reçoit de temps en temps un journal du député mais ce n'est pas assez », ajoute l'Altkirchoise. Certains évoquent La chaîne parlementaire. « C'est en journée, on n'a pas le temps de regarder »...

Sa voisine, septuagénaire de Hindlingen, avoue son ressenti dans un soupir, « les débats politiques, c'est parfois barbant... ».
Toujours l'exemple suisse !

Et de brandir un fascicule distribué en Suisse lors des référendums d'initiative populaire, « ce qui éduque le peuple ». Elle explique qu'on y trouve la question clairement posée, les délibérations des commissions parlementaires, les recommandations du Parlement et du Conseil fédéral, les arguments des initiateurs, bref de quoi selon elle, se faire une opinion !

Une tablée refuse « le chèque en blanc donné pour 5 ou 6 ans » et propose que les parlementaires nationaux et européens « fassent des réunions mensuelles d'information sur des sujets discutés dans les assemblées et rendent publics les textes avant qu'ils ne soient votés ». Et dénonce « les lois faites par des experts qui s'en remettent aux lobbies, des lois que les députés votent à la file sans connaître vraiment tous les sujets ».

Les lobbies ? « Ils ne sont pas forcément méchants, par exemple, le lobby de la sécurité routière a fait passer les 80 km/h ! Et dans les villages, il y aussi des lobbies agissants : le club de foot, les paroissiens, les parents d'élèves... c'est la vie ! », réagit un participant.
Voter comme pour les concours de chant ?

La question du vote blanc divise aussi : oui pour les uns avec vote obligatoire pour qu'il ait un intérêt, oui pour les autres mais sans obligation, « la liberté étant le principe de base de la démocratie ». Le « permis de voter » sous condition d'avoir un minimum de connaissances civiques ne remporte pas l'adhésion non plus : « ce qui signifie qu'il y a des Français c... s et d'autres intelligents ? »

Les avis sont encore partagés sur le référendum : « il faudrait savoir si on vote pour la question posée ou pour ou contre celui qui la pose ! ». « Le référendum, ça coûte de l'argent, pourquoi ne pas profiter des nouvelles technologies pour demander directement aux gens ce qu'ils pensent comme quand on vote pour les concours de chant ? », ose un participant...

« Savoir supprimer des lois avant d'en refaire, durant cinq ans par exemple », est une autre proposition de la soirée. « En France, on répond aux inquiétudes et aux angoisses par des lois car on croit qu'elle peut tout », commente quelqu'un.

Robin suggère, pour être informés, « d'ouvrir la porte de votre mairie. Ecoutez les débats du conseil, vous apprendrez plein de choses, cent fois plus que ce que vous entendez ici... »

Une proposition est aussi faite de pouvoir « révoquer les élus qui ont failli ». N'est-ce pas le rôle rempli régulièrement par les différentes échéances électorales, jugées « trop nombreuses en France » par plusieurs participants ? Mais cette question n'est pas soulevée.

« Séparer l'État et le monde de la finance », demande une tablée. « L'ennemi, c'est l'ultra-riche ! 8 personnes cumulent 50 % de la richesse de la planète ». Pour les gilets jaunes, « la finance est arrivée à ses fins en verrouillant le système par la corruption pour dicter ses lois... ». Ils réclament de « changer de République avec le contrôle des élus par les citoyens avec une nouvelle constitution dans laquelle figure le référendum d'initiative citoyenne. »

D'autres participants se veulent moins pessimistes : « à force de voir le mal partout, il n'y a plus que le mal. Les consciences sont prêtes pour que les choses changent, voyez l'Algérie ! Même si tout ne se fera pas en un jour ».
Noëlle BLIND-GANDEr

 

 
 

 

Grand débat Comment les contributions sont-elles traitées ?

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:14:42

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Grand débat Comment les contributions sont-elles traitées ?
 

 
La numérisation des cahiers de doléances a débuté. Photo Guillaume SOUVANT/AFP
Comment va être analysé l'ensemble des opinions exprimées lors de la consultation citoyenne ? Qui en est chargé ? Quand seront présentées les principales idées qui ressortent de ce remue-méninges national ? À l'approche de la fin du « grand débat », de nombreuses questions se posent sur le traitement de cette masse de données.
Algorithmes et têtes pensantes

Premier type d'inventaire : les avis exprimés sur la plateforme numérique du « grand débat » (jusqu'au lundi 18 mars, date de clôture) font l'objet d'une exploitation par l'institut de sondage OpinionWay. Ces témoignages concernent les réponses individuelles et collectives apportées sur les quatre thèmes retenus : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l'État et des services publics.

Un second mode de traitement est appliqué aux cahiers de doléances et autres contributions libres comme les courriers, dont la collecte s'est achevée le 20 février, ainsi qu'aux comptes rendus des réunions d'initiatives locales, conférences régionales et nationales. Ils sont transmis à la Bibliothèque nationale de France qui est chargée de référencer et numériser leurs contenus.

Ces documents sont ensuite analysés par un consortium piloté par le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger, associé à Cognito et Bluenove, prestataires spécialisés dans l'intelligence collective et le traitement des données. Ils les passent à la moulinette de l'« humain augmenté », selon l'expression de Laurent Benarousse, directeur associé chez Roland Berger. Autrement dit : algorithmes et têtes pensantes feront émerger les principales propositions des contributeurs au « grand débat ».

OpinionWay et Roland Berger doivent rendre leurs copies pour fin mars, début avril. Le gouvernement devrait présenter le résultat des courses à la mi-avril.
Pascal MAZOUÉ

 

 
 

L'édito de L'Alsace GJ Grand débat Quadrature du cercle

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:42:56

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L'édito de L'Alsace GJ Grand Débat Quadrature du cercle
 

 
Laurent Bodin

Avant même que l'on en connaisse les conclusions, le grand débat voulu par le président de la République pour régler la crise des gilets jaunes restera un événement du quinquennat d'Emmanuel Macron. Impossible de faire comme si rien ne s'était passé depuis deux mois alors que 600 000 personnes ont participé et que le nombre de contributions a atteint 1,4 million. Cela pèse peu en comparaison des 8,6 millions de voix obtenues par le candidat Macron au premier tour de la présidentielle en 2017. C'est important rapporté au mouvement des gilets jaunes, qui n'a jamais mobilisé plus de 300 000 personnes.

Ces chiffres confirment le numéro d'équilibrisme qui attend l'exécutif alors que la colère exprimée chaque week-end depuis le 17 novembre n'est pas retombée. L'exercice est d'autant plus périlleux que les gilets jaunes ont des revendications contradictoires, voire impossibles à satisfaire. C'est bien parce que le mouvement s'inscrit en opposition à l'action présidentielle que les gilets jaunes, plus prompts à dénoncer qu'à proposer, ont majoritairement refusé de participer au grand débat. Iront-ils plus facilement voter aux élections européennes ? Leur propension à refuser tout cadre organisé laisse peu d'espoir.

À la décharge des gilets jaunes, le grand débat, dans le cadre restrictif imposé par le chef de l'État, symbolisé par l'exclusion de la question de l'ISF, n'est pas de nature à rebattre fondamentalement les cartes. Les Français qui y ont participé ont exprimé leur souhait d'une démocratie plus proche des citoyens, d'un pouvoir d'achat digne pour tous, d'un redéploiement des services publics partout sur le territoire national et d'une baisse des impôts. Cette ambition forte relève de la quadrature du cercle. Or, Emmanuel Macron n'est pas magicien. Il peut faire disparaître Édouard Philippe de Matignon, consulter les Français par référendum, amender son action... À défaut d'accepter de réinitialiser son logiciel, le président de la République va devoir inventer des applications susceptibles de changer concrètement la vie des Français.

 

 
 

Le Brexit, c'est pour quand ?

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:44:59

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Le Brexit, c'est pour quand ?
 

 
Chaude ambiance, hier, à la Chambre des Communes. Photo PRU/AFP
« Je suis surpris de voir à quel point tout ça se passe mal » : Donald Trump a une nouvelle fois, jeudi, clamé son mépris pour Theresa May.

Et la Première ministre britannique paraît s'en ficher comme de son premier tailleur, imperturbable sur son chemin de crête. Jouer la montre, retarder l'échéance, et ne laisser à la toute fin aux députés que le choix entre son accord et pas d'accord du tout, ce « no deal » qui les effraie.
Européennes obligatoires

Theresa May a ainsi fait voter jeudi par une large majorité (412 voix contre 202) le principe d'un report de la date limite du 29 mars. Mais cela changerait quoi ?

Rien, si les Communes adoptent la semaine prochaine le « deal » de Theresa May : il serait alors de quelques semaines seulement. Et les 27 ne pourraient le refuser jeudi, au Conseil européen, sauf à endosser la responsabilité d'un « no deal ».

Il en va autrement d'un report de plusieurs mois, qui serait entraîné par un nouveau vote négatif sur l'accord. S'il excède le 2 juillet, date de la première session du nouveau Parlement européen, il oblige le Royaume-Uni à participer aux élections européennes.

Déroute assurée pour les Conservateurs de May, sans doute aussi pour les Travaillistes de Corbyn, et autoroute vers le succès pour le Ukip nationaliste de Nigel Farage. Les sièges britanniques redistribués aux autres délégations leur seraient retirés, et la France repasserait ainsi de 79 à 74 eurodéputés.
Référendum rejeté

Un long délai ouvre la voie à des législatives ou un référendum. Mais aucune des deux options n'a aux Communes la majorité nécessaire à leur tenue, comme l'a confirmé le rejet d'un amendement réclamant un nouveau vote sur le Brexit.

Plus probable est le renversement de Theresa May, dont l'ancien conseiller politique Nick Thimoty disait hier qu'elle a « perdu l'aptitude à conduire son parti, son gouvernement, et le pays ». Les candidats se pressent, les partisans d'un Brexit dur partent favoris. Mais attention au séisme des Européennes...
« Ne fantasmons pas ! »

Un report de longue durée ferait une victime, l'économie. C'est dans « un nuage d'incertitude » que le ministre des Finances a présenté mercredi son budget, tandis qu'un institut abaissait la prévision de croissance cette année de 1,6 % à 1,2 %.

Report, court ou long ? « Ne fantasmons pas », coupe Herbert de Saint Simon, président de l'Union Transport et Logistique de France (TLF). « Si la Grande-Bretagne sort le 30 mars, ou le 30 juin, ou plus tard, c'est pareil ! Ce qu'il y a à faire, il faudra bien le faire. »
Francis BROCHET

 

 
 

Brexit : les entreprises doivent se préparer au pire

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:06:03

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COMMERCE
Brexit : les entreprises doivent se préparer au pire
Le Medef Alsace, la CCI Grand Est, la direction générale des douanes et le cabinet Valoris Avocats organisaient jeudi une réunion d'information à destination des entreprises intitulée « Le Brexit aura bien lieu ». De quoi mesurer l'étendue des bouleversements à venir.
 

 
Deal ou no deal, à moyen ou très court terme, le Royaume-Uni s'apprête à (re) devenir un pays tiers à l'Union européenne. Pour les entreprises, en Alsace, comme dans le reste de l'hexagone, cette perspective ne va pas sans poser d'importantes questions sur tout un éventail de sujets qui seront d'actualité, dès le 30 mars dans le cas d'une sortie sans accord, ou à partir du 31 décembre 2020 dans le cadre d'un accord, s'il était finalement trouvé.

Libre circulation des produits, des personnes, des services et des capitaux : « tout ce qui a été acquis ne sera plus vrai dans l'hypothèse d'une sortie sans accord », résume Me Luc Julien-Saint-Amand, qui rappelle que les secteurs de l'automobile, l'aéronautique, la banque, la technologie et l'industrie sont particulièrement exposés. « Des entreprises seront privées de débouchés pour des questions de normes et d'homologation », prévient le spécialiste.
« Vous allez devenir importateur ou exportateur »

D'après les chiffres de la direction des douanes, 1 250 entreprises bas-rhinoises ont des relations commerciales avec le Royaume-Uni. Et 603 d'entre elles ne sont pas familières des procédures de dédouanement qui pourraient s'appliquer lorsque le Royaume-Uni sortira effectivement de l'Union européenne.

« Dans l'hypothèse d'un no deal, vous allez devenir importateur ou exportateur », résume Daniel Stengel, chef du pôle action économique à la direction régionale des douanes. Un numéro EORI, obligatoire pour toute démarche douanière, devra être établi ; de même que des documents douaniers, qui serviront également de justificatif fiscal ; et les autorisations ou certifications devront être obtenues s'il s'agit de biens soumis à une réglementation particulière au Royaume-Uni dans le cas d'exportations, en Union européenne s'il s'agit d'importations. Globalement, les chaînes logistiques pourront être affectées par les passages en douane et des coûts supplémentaires doivent être envisagés, préviennent les experts.
Contrats commerciaux, protection des données, propriété intellectuelle et mobilité

Les contrats commerciaux avec le Royaume-Uni ou tout autre pays soumis au droit britannique doivent en outre être scrupuleusement étudiés : quel est le droit applicable et la juridiction compétente ? Quelles sont les adaptations nécessaires ? Quelles sont les règles britanniques applicables au secteur de l'entreprise ?

Une pareille attention doit être portée à la protection des données personnelles et à la propriété intellectuelle, qui pourront elles aussi l'objet d'une modification du cadre légal avec le Brexit.

Enfin, dans le cadre de la mobilité de ses salariés, les entreprises pourront avoir à prendre des dispositions en termes de cotisations comme de procédures d'immigration. « Vous devrez être particulièrement attentif aux évolutions réglementaires », recommandent les avocats experts qui ont fondé une cellule dédiée au Brexit en lien avec un cabinet londonien.
Hélène DAVID

 

 
 

 

Wettolsheim : Fin du conflit chez Ricoh

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:52:36

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Wettolsheim
Wettolsheim : Fin du conflit chez Ricoh

 
Dimanche, les salariés de Ricoh Industrie France se sont mis en grève en raison d'un désaccord portant sur les négociations annuelles obligatoires 2019 (DNA du 12.03). Un accord est intervenu aujourd'hui entre les organisations syndicales et la direction. Quatre réunions de négociation ont été nécessaires pour aboutir à la résolution du conflit.

Selon un communiqué transmis hier par la direction, cet accord prévoit une enveloppe pour les accroissements de 1,9 % de la masse salariale et une augmentation minimale garantie (talon) sur les augmentations générales. La direction a accepté de verser une prime d'activité (prime Macron) de 700 EUR en dépit des pertes subies par l'entreprise. Enfin, la prime de transport sera revalorisée de 10 % avec création d'une sixième zone.

 

 
 

 

Fin du conflit chez Ricoh à Wettolsheim

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:10:03

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Fin du conflit chez Ricoh

à Wettolsheim
 

 
Dimanche, les salariés de Ricoh Industrie France, à Wettolsheim, se sont mis en grève en raison d'un désaccord portant sur les négociations annuelles obligatoires 2019. Un accord est intervenu hier entre les organisations syndicales et la direction.

Quatre réunions de négociation ont été nécessaires pour aboutir à la résolution du conflit.

Selon un communiqué transmis par la direction, cet accord prévoit une enveloppe pour les accroissements de 1,9 % de la masse salariale et une augmentation minimale garantie (talon) sur les augmentations générales. La direction a accepté de verser une prime d'activité (prime Macron) de 700 EUR en dépit des pertes subies par l'entreprise.

Enfin, la prime de transport sera revalorisée de 10 % avec création d'une sixième zone.

 

 
 

saint-louis Economie : Le coworking se déploie

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:09:16

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saint-louis Economie
saint-louis Economie : Le coworking se déploie
A Saint-Louis, un espace privé de coworking vient de voir le jour. A la pépinière d'entreprises de Saint-Louis Agglomération, à Schlierbach, un espace similaire est en cours de réalisation. Le coworking correspond à une nouvelle tendance de l'immobilier d'entreprise qui est lié à de nouveaux besoins. Il s'agit donc de se mettre à la page...

 
Le coworking (ici au fief à Saint-Louis), une nouvelle façon de travailler, et de nouveaux besoins en matière d'immobilier d'entreprise.
Tout le monde connaît l'histoire des deux étudiants en informatique qui ont démarré une activité dans un garage et en ont fait une multinationale hégémonique...

Laissons les garages aux automobiles : aujourd'hui, l'immobilier d'entreprise se développe et propose des offres intermédiaires destinées aux entreprises en devenir, startups et autres, dont les besoins en flexibilité et les relatives liquidités ne leur permettent pas de disposer d'un local professionnel à plein-temps. A l'opposé, certains entrepreneurs n'ont pas forcément envie de mélanger les dossiers administratifs et les torchons ménagers, chez eux...
« L'industrie a besoin de prestataires de services pour se développer »

« Sur le secteur des Trois frontières, il y a un nombre croissant d'indépendants, d'auditeurs ou de consultants, en particulier des personnes qui quittent le marché de l'emploi suisse pour lancer une activité libérale de ce côté-ci de la frontière, qui travaillent souvent à domicile mais qui cherchent un lieu professionnel, même temporaire, pour s'installer, décrit Catherine Gouttefarde, chargée du développement économique à Saint-Louis Agglomération. L'industrie se développe dans notre secteur, et la principale préoccupation à laquelle elle est confrontée, est de s'entourer de prestataires de service dans tous les domaines. Or ces derniers ne trouvent pas d'immobilier d'entreprise pour s'implanter parce que le marché privé est trop cher ou que tout simplement, il n'y a pas assez d'offres. »

Ces indépendants, startupers et autres jeunes pousses prometteuses ne pourront pas tout accomplir à domicile entre la poire et le fromage, et recherchent des espaces de travail de petite taille, le plus souvent limités à un bureau connecté, pour des usages ponctuels ou réguliers, et pour répondre à des besoins en flexibilité qui deviennent de plus en plus la norme. « Ils ont également besoin de lieux pour se rencontrer. Ces entrepreneurs peuvent se retrouver isolés, et ont donc besoin de lieux pour échanger avec leurs pairs, à condition de veiller à ce qu'il y ait une diversité d'activités et donc de profils. Il y a une demande de plus en plus forte », poursuit Catherine Gouttefarde.

La pépinière d'entreprises de Saint-Louis Agglomération, installée dans la zone d'activité de Schlierbach, fonctionne depuis six ans, et héberge actuellement 12 entreprises dans toutes activités : de l'expertise-comptable à la recherche nucléaire... Ces entreprises y sont installées à demeure, pour une période supérieure à 12 mois, certaines sont présentes depuis le début. Elles ont toutes moins de quatre années d'existence lors de leur installation dans la pépinière.

Pour autant, celle-ci ne cible pas les indépendants qui ont des besoins ponctuels et modestes en immobilier d'entreprise. Raison pour laquelle Saint-Louis Agglomération investit 200 000EUR dans un espace de coworking de 30² et six postes accolés à la pépinière, et qui sera achevé au mois de mai.

L'agglomération vise sur un renforcement de l'immobilier d'entreprise tous azimuts. Ainsi, à la pépinière et à son espace coworking, devrait venir se greffer un type d'immobilier, l'hôtel d'entreprise, qui pourrait se concrétiser à Schlierbach même, mais également à Saint-Louis, dans le futur quartier d'affaires Euro3lys. Chacun correspond à une étape particulière du développement de l'entreprise, et représentera un soutien non négligeable via l'offre tertiaire, apporté au développement industriel.
Jean-François OTT (Lire également page 40)

(Lire également page 40)

 
 

 

MULHOUSE Conseil municipal : Le marronnier de la majorité

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:12:02

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Conseil municipal
MULHOUSE Conseil municipal : Le marronnier de la majorité
Au conseil municipal de Mulhouse, le vote de mise à jour des indemnités de fonction devient une habitude... C'était au tour de Denis Rambaud, ce jeudi, de se voir signifier son éviction de la majorité.

 
Au fond de la salle, des manifestants qui souhaitaient débattre des transports gratuits et de la gratuité du parking de l'hôpital se sont finalement assis dans le calme. Au premier plan, Emmanuelle Suarez qui a intégré la majorité ; alors qu'au deuxième plan, Fatima Jenn et Denis Rambaud ont eux rejoint les bancs de l'opposition...
Il espérait ouvrir la séance sur son cas, mais Denis Rambaud a dû attendre la fin du déroulement de l'ordre du jour, avant le vote en bloc des délibérations non débattues, pour pouvoir prendre la parole... C'est que ce point n'était pas à l'ordre du jour initial, « vous avez pourtant trouvé le temps de modifier le site web de la ville me concernant », a-t-il lancé...

La situation était connue en effet (DNA des 2 et 6 mars), et « votre décision était prise depuis le 25 février », souligne l'élu qui annonce prendre la parole, « trois quarts d'heure, pour trente ans de mandat, ça ne sera pas trop ». Pour lui, « ces chicayas politiques ne sont pas à la hauteur des défis que nous devons collectivement relever ».

Denis Rambaud rappelle ses « trente années de présence continue dans l'exécutif municipal », qui se terminent « sans qu'aucun reproche sur mes qualités d'engagement, de force de proposition, de réalisations concrètes », ne puisse être fait. Et de relire sa déclaration de la séance précédente qui a mis le feu aux poudres, parlant de l'apaisement nécessaire entre Mulhouse et m2A dont il est vice-président, « la petite phrase d'Alain [Couchot] est de trop »... Un « prétexte », selon lui, à sa convocation chez le procureur Couchot qui l'a exclu de la majorité.

Pour Michèle Lutz, « 30 d'engagement municipal, ce n'est pas rien [...] Je ne le nie pas et je souhaite par cette occasion le reconnaître et le dire publiquement. [...] Cependant, vos attaques régulières, souvent en public mais hélas très rarement en face-à-face, les dénigrements à l'extérieur, imposaient une clarification ».

Et le maire de considérer qu'« il n'y a rien de choquant à ne plus être en accord au sein d'un groupe. Cela arrive dans tous les groupes. Certains partent, d'autres arrivent. Mulhouse n'a rien de singulier en ce sens quand je regarde la situation des autres grandes villes. Rien de bien nouveau non plus quand on se souvient les mouvements dans la majorité en 2007 ou 2013, années préélectorales ».

Denis Rambaud le lui avait lancé quelques minutes auparavant : « vous ouvrez avec vos proches, élus ou non, la campagne municipale bien en avance. J'oeuvrerai à rendre la parole que vous avez confisquée aux Mulhousiens. Rendez-vous en mars 2020. »

Au moment du vote pour la mise à jour des indemnités, outre l'opposition qui n'a pas pris part au vote, Annette Bour, Jean-Pierre Walter et Lara Million s'abstiennent alors que Michèle Striffler vote contre, « au risque de se faire exclure, car Denis Rambaud ne le mérite pas et que cette décision prive la ville d'un vice-président à l'agglo ».
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Mulhouse Un audit pour le Musée de l'impression sur étoffes

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:04:46

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Mulhouse Un audit pour le Musée de l'impression sur étoffes
 

 
Le conseil d'administration du Mise avait laissé sans suite une première demande d'audit formulée en décembre dernier par M2A, semble-t-il par manque de fonds. Photo L'Alsace/Hélène Poizat
Retrait des oeuvres prêtées par le musée Yves Saint-Laurent et par la créatrice de mode agnès b., profondes difficultés financières, sous-effectif chronique du personnel (par ailleurs sérieusement éprouvé)... Onze mois après la mort dramatique de son directeur Éric Bellargent et la découverte du pillage de ses collections, la situation au Musée de l'impression sur étoffes à Mulhouse (Mise) reste des plus préoccupantes (cf. nos éditions du 9 mars dernier) - au point que le sujet s'est naturellement imposé aux élus mulhousiens, réunis hier après-midi en séance publique au Parc-Expo.
« Jeter les basesd'un nouveau départ »

Dès lundi dernier, l'élue d'opposition Cléo Schweitzer (PS) a d'ailleurs fait connaître son intention de soumettre une motion au vote du conseil municipal. Extrait de son texte : « L'assemblée des élus mulhousiens souhaite : que toute la lumière soit faite sur les vols répétés et importants qui ont impacté les différents fonds du musée ; que l'ensemble du fonctionnement de ce musée soit analysé afin d'identifier toutes les problématiques qui entravent désormais son bon fonctionnement ; qu'un audit indépendant permette au plus vite de jeter les bases d'un nouveau départ pour ce joyau du patrimoine mulhousien. »

Hélas pour elle, plutôt que de débattre de sa motion, la majorité préfère prendre solennellement position, dès l'ouverture de la séance, par la voix du maire Michèle Lutz : « La situation du Mise est préoccupante et c'est avec une attention constante que le président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) Fabian Jordan et moi-même suivons ce dossier d'une grande complexité. » Le maire cède alors la parole à son premier adjoint Jean Rottner : « Le Mise possède le label "Musée de France", ce qui impose de la rigueur dans la gestion des collections et ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. Il appartiendra à la justice de déterminer les responsabilités dans les vols qui ont été commis. Nous ne sommes pas là, nous, responsables politiques, pour mener l'enquête. Un audit budgétaire et financier, ainsi qu'un récolement des collections, vont en revanche être menés dans un délai d'un mois, en accord avec M2A et la Direction régionale des affaires culturelles, afin de bien comprendre la situation [Ndlr : la décision de cet audit, financièrement pris en charge par M2A, a été acceptée mardi dernier par le conseil d'administration du Mise ; en décembre dernier, il avait laissé sans suite une demande identique de M2A, semble-t-il par manque de fonds]. Il s'agit aussi de réfléchir le plus rapidement possible à l'avenir de cette structure, mais il n'est pas possible de trancher dès aujourd'hui, compte tenu des éléments dont nous disposons. »

Cléo Schweitzer revient à la charge : « Notre motion va tout à fait dans le sens de ce que vous dites , M. Rottner. Je plaide pour la maintenir. » Sur le moment, la décision est renvoyée à la fin de séance. Vers 16 h 30, l'assemblée, unanime, tombe finalement d'accord sur une motion remaniée à la marge par rapport à la « version Schweitzer ». L'essentiel, de toute façon, est ailleurs : le Mise est loin d'être tiré d'affaire.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Mulhouse Tour de l'Europe : la Ville veut sauver le restaurant

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:03:55

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Mulhouse Tour de l'Europe : la Ville veut sauver le restaurant
 

 
La Ville demande à Citivia une étude pour savoir « quelles actions mener » sur le bâtiment. Archives L'Alsace
Le restaurant panoramique du sommet de la Tour de l'Europe, sa terrasse et ses annexes ont été préemptés, le 12 novembre 2018, par le maire de Mulhouse au nom de la commune, comme elle en a délégation : 400 000 EUR pour une surface totale de 910 m² (L'Alsace du 9 mars) et le conseil a pris acte de cette décision ce jeudi.

« Un bâtiment emblématique, devenu symbole de la ville », estime Michèle Lutz. Mais aussi « une copropriété en difficulté » [...] prise dans « la spirale de la dévalorisation » [...] qui, grâce à la Ville et à M2A, a obtenu « le soutien de l'État pour les copropriétés dégradées ». La Ville espère à terme que le restaurant panoramique puisse rouvrir, avec l'impulsion des pouvoirs publics, et a demandé à Citivia SPL « une étude pour savoir quelles actions mener pour lui rendre son attractivité »... Des travaux sur les locaux, mais aussi sur le système de rotation, la recherche d'un exploitant de qualité. Une issue que tous les Mulhousiens ne peuvent qu'attendre. Sauf que, dans l'opposition, Fatima Jenn estime que « c'est un dossier lourd » : « La copropriété doit aujourd'hui faire face à l'impossibilité technique et financière d'effectuer les travaux nécessaires de rénovation... Comment imaginer une tour sans ascenseur ? Sans énergie ? Ne garantissant pas la sécurité des publics accueillis ? Et le désamiantage ? » Et de regretter « l'opacité » de cette transaction : « Qui est l'acheteur initial ? Quel est le coût de cette préemption avec les travaux, la rénovation... ? Quel est le projet ? » Et Jean Rottner de prendre la défense de cette décision, opposant « les apôtres du déclinisme » et ceux « qui prennent des risques », qui « portent la tour à bout de bras », comme le syndic, le conseil syndical, malgré les 62 500 EUR de charges annuelles. La Tour de l'Europe est « une priorité », pour le premier adjoint : « Un sujet délicat qui va durer. C'est un pari. L'équipe municipale y croit. » Mais Cléo Schweitzer considère « qu'on n'a pas toutes les informations sur ce projet », qui est « très léger ». Le groupe Mulhouse Positive, Fatima Jenn et Denis Rambaud s'abstiennent.
M.M. PLUS WEB Voir notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Nambsheim Ecole du Tilleul : Les écoliers au secours des crapauds

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:47:22

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Nambsheim Ecole du Tilleul
Nambsheim Ecole du Tilleul : Les écoliers au secours des crapauds
Les jours rallongent et les températures radoucissent ! C'est le moment pour les amphibiens (crapauds, grenouilles,...) de sortir de leurs gîtes hivernaux pour rejoindre leurs lieux de reproduction, l'étang de la carrière Nieder près de Meyenheim.

 
L'équipe de sauveteurs du jour
Avant d'y parvenir, ils seront confrontés à de multiples obstacles et notamment la traversée de la D3bis, particulièrement meurtrière pour eux. Fort heureusement, le dernier obstacle qu'ils rencontreront est le filet posé par les services du Conseil Départemental qui les guidera jusque dans les seaux enterrés. C'est là que, par centaines, ces animaux protégés et menacés de disparition attendront le passage de bénévoles pour poursuivre leur voyage.

Depuis la mi-février plusieurs associations de protection de l'environnement qui militent pour la sauvegarde des batraciens se relaient, matin et soir, pour les aider à traverser la route sans risque.

Ce mardi, ce sont 20 élèves de Marie Martin de l'école du Tilleul qui sont venus les sortir des seaux. Equipés de gants, ils ont pu extraire délicatement avec plus ou moins d'appréhension ces animaux qu'ils n'ont pas forcément eu l'occasion d'observer de si près. L'heure est ensuite venue de leur rendre la liberté. Toute la classe s'est dirigée vers le plan d'eau pour y relâcher la trentaine d'amphibiens. Les élèves étaient accompagnés de leur maîtresse, de Jessica et Luc, parents d'élève, et de Fernand Kasel, responsable de la section de la LPO Jeunes Passion Nature et coordinateur du site de Meyenheim. Ses explications données aux élèves sur les amphibiens et leur mode de vie contribueront peut-être à en faire des citoyens respectueux de la nature et de l'environnement. En voilà une mission des plus passionnantes que viennent de vivre les jeunes écoliers !

 

 
 

 

colmar Exposition : Le zapping de Phil Umbdenstock

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:48:01

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colmar Exposition
colmar Exposition : Le zapping de Phil Umbdenstock

 
Phil Umbdenstock en autoportrait.
C'est l'exposition dont la visite offre la garantie de ne pas s'ennuyer ! Nos lecteurs connaissent le coup de crayon à la fois drôle et tellement juste de Phil Umbdenstock. Ses dessins de presse sont un régal auquel le Conseil départemental du Haut-Rhin a eu la bonne idée d'offrir une sélection qu'on imagine pleine de saveur. Un Zapping qui se tiendra du 16 au 28 mars avec un vernissage annoncé ce samedi à 11 h. Au Conseil départemental du Haut-Rhin, 100 avenue d'Alsace à Colmar.

 

 
 

 

Bibliothèques Des rendez-vous pourune société plus solidaire

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:01:40

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Bibliothèques Des rendez-vous pourune société plus solidaire
 

 
Un atelier de fabrication de baumes est prévu mercredi 20 mars, à 10 h. DR
Durant l'événement Bibliothèques à la une du 15 au 30 mars, le conseil départemental et le Réseau des bibliothèques du Haut-Rhin ont choisi de mettre cette année en lumière des initiatives citoyennes du territoire à travers le thème « Une société plus solidaire » : au programme, rencontres, débats, ateliers, expositions et spectacles témoignent de la richesse des initiatives oeuvrant au développement de la société.

La bibliothèque municipale de Huningue (au deuxième étage du CACL, place Abbatucci) organise et accueille 4 rendez-vous entre les 18 et 27 mars dans ce cadre : une exposition et une conférence autour de l'esperanto, le spectacle Des Cailloux dans les chaussures de la Cie Quelqu'unS, et un atelier Do it Your Self.

Ce sera l'occasion de découvrir l'association SEL à vie (pour Système d'échange local) qui s'adresse à tous les habitants de la région des Trois frontières. Ce réseau local permet aux personnes d'échanger des services, des savoirs et des biens, d'égal à égal, sans contrepartie financière, simplement pour créer du lien.

L'un de ses membres proposera par exemple, mercredi 20 mars à 10 h, un atelier do-it-yourself. Une praticienne en médecine traditionnelle chinoise mettra ses compétences en partage lors de la fabrication de deux baumes d'utilisation courante, l'un à la manière de celui dit « du tigre » et un autre pour combattre le rhume.

Cet atelier est gratuit mais limité à huit participants, sur inscription auprès de la bibliothèque. Les enfants des participants pourront éventuellement s'installer avec des livres dans la bibliothèque le temps de l'atelier.
RÉSERVER Au 03.89.69.26.98 ou par mail à :bibliotheque@ville-huningue.fr

 

 
 

COLMAR : Baisse de la délinquance

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:53:32

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Gendarmerie Le bilan 2018
COLMAR : Baisse de la délinquance
Délinquance et cambriolages en baisse, violences aux personnes en hausse,tel est le bilan 2018 sur le territoire de la compagnie de gendarmerie de Colmar.
 

 
Le commandant de la compagnie de la gendarmerie, le chef d'escadron Mikaël de Miras, a présenté les chiffres de 2018.
L'inspection de la compagnie de Colmar, vendredi dernier, par le colonel Guillaume Le Blond, commandant le groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, a été l'occasion de dresser le bilan de 2018 pour la compagnie.

En 2018, la délinquance globale a baissé de 11 % par rapport à 2017. Plus précisément, 2018 se caractérise par des vols et cambriolages en baisse (-26 %), mais des actes de violence en hausse de +5,3 %. Hausse également pour les atteintes à la tranquillité publique (+13,5 %).

En tout, 3 285 actes de délinquance ont été recensés en 2018, contre 3 703 en 2017.

Satisfaction pour la compagnie, son taux d'élucidation est de 50 % alors que la moyenne nationale est de 40 %.

Vols et cambriolages. Leur baisse spectaculaire de 26 % est due à une chute des vols à la roulotte (-40 %) et des cambriolages dans les commerces (-57 %). Explication du chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant la compagnie : « Le travail de nos enquêteurs nous a permis de démanteler une équipe de trois hommes qui avaient commis plus de 60 vols à la roulotte ; et surtout de démanteler une équipe d'une dizaine de personnes qui avaient commis plus de 200 cambriolages pour un préjudice de plus de 941 000 EUR. »

Atteintes aux personnes. La hausse des violences (551 faits en 2018 contre 523 en 2017) vient principalement de trois causes, dont deux concernent les mineurs : hausse des coups et blessures volontaires ainsi que du harcèlement sexuel ou des violences sexuelles sur des mineurs.

La majorité de ces violences sont commises au sein même des familles. Le chef d'escadron reste cependant prudent sur la signification de ces hausses : « Il est difficile de dresser une tendance. Y a-t-il hausse réelle de ces violences ou est-ce le fait que les victimes osent plus parler qu'avant ? »

D'autant plus que ce phénomène est difficile à appréhender : « Entrer dans les structures familiales et y déceler des violences est un travail long et délicat... » Aussi la gendarmerie a-t-elle des référents dans les brigades, qui rencontrent régulièrement les chefs d'établissement.
« Nulle violencen'a été commise par les gilets jaunes »

Le troisième cas de violences en augmentation concerne directement les forces de l'ordre, victimes de violences et injures lors des interpellations. « En revanche, tient-il à préciser, nulle violence n'a été commise par les gilets jaunes. »

Cela dit, les principales atteintes aux personnes restent les coups et blessures volontaires : ceux-ci représentent près de 40 % avec 212 actes en 2018. Dans la moitié des cas les femmes en ont été victimes, principalement dans le cadre de violences conjugales (73 femmes).

2018 n'a connu heureusement qu'un seul homicide, à Munster en juillet dernier, et une tentative d'homicide en août, toujours à Munster.

Les viols, eux, ont particulièrement touché les mineurs : 14 viols ont été constatés (12 en 2017), dont un sur un garçon. Huit femmes ont été victimes d'un viol, elles étaient neuf en 2017.

Sécurité routière. En 2018, les accidents de la route ont baissé (113 contre 148 en 2017), mais ils ont fait plus de morts : neuf personnes sont décédées, elles étaient quatre en 2017. Les causes des accidents restent le trio habituel : alcool, vitesse et inattention.

Quant aux infractions à la sécurité routière, elles concernent principalement l'absence du port de la ceinture et, sans surprise, l'utilisation du téléphone au volant.

Les gendarmes - comme partout en France - ont été particulièrement mobilisés par de la sécurisation en 2018.
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

quartier Saint-Vincent-de-Paul : Un appel aux nouveaux membres

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:46:53

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quartier Saint-Vincent-de-Paul
quartier Saint-Vincent-de-Paul : Un appel aux nouveaux membres

 
Bernard Blatz présente le programme des manifestations tandis que la présidente lançait un appel aux bénévoles
La 36e assemblée générale de l'association de Culture et de Loisirs Saint-Vincent-de-Paul de Colmar s'est déroulée dimanche 10 mars, elle a été ouverte par la présidente, Yvette Paciello, dans la salle Marcel-Berbett du Foyer.

La présidente a salué les membres et les personnalités présentes, elle a fait observer une minute de silence en hommage aux membres décédés l'an passé, André Zwingelstein et Jean-Jacques Keller.

La secrétaire Françoise Burger a fait la lecture du procès-verbal de la dernière assemblée, et Yvette Paciello a remercié les bénévoles pour leur investissement tout en lançant un appel aux nouveaux membres, qui sont invités à venir étoffer les rangs de l'association.

Le rapport d'activité 2018 a été présenté par Bernard Batz, tandis que les responsables des ateliers, Yvette Paciello pour le crochet et André Roess pour la peinture ont présenté leurs activités, la présidente a poursuivi avec le bilan de la location des salles.
Des travaux réalisésdans la mesure des moyens de l'association

Le vice-président Antoine Paciello a évoqué les travaux réalisés par les entreprises ou en propre régie, en 2018. Il a remercié le conseil départemental et la mairie de Colmar pour les subventions qui ont permis la réalisation des travaux d'étanchéité de la toiture du foyer.

Le trésorier Michel Frick a présenté un bilan financier négatif, Marie-Claudine Paciello et Marc Ubéral veilleront sur les comptes. Le tiers sortant est reconduit pour trois ans. La cotisation annuelle passe à 20 EUR pour 2020.

Après la présentation du budget prévisionnel par Michel Frick, Antoine Paciello a fait part des travaux prévisionnels, qui seront réalisés par des entreprises dans la mesure des moyens de l'association.

Il a fait état de ces prévisions : mise en place par détection, de l'allumage du couloir du sous-sol, révision de l'éclairage du hall d'entrée principal, aménagement du dessous de l'évier dans le hall, nouvelles fermetures du placard dans le hall d'entrée et du portail, entretien du sol de la grande salle.

Travaux prévus par les membres : pose de ferme-porte dans le local archives et mise sur roulettes des deux bars.

Achats : remplacement de la vaisselle et acquisition d'un mélangeur professionnel avec entrée USB, pour la sono.
Burahhoff, la nouvellepièce de la troupeà l'automne

Bernard Blatz a commenté le programme des manifestations qui auront lieu d'ici fin mai et a annoncé la nouvelle représentation théâtrale de la troupe de Saint-Vincent. Une pièce en deux actes Burahhoff, qui sera jouée, les dimanches 17 et 24 novembre, sur la scène de la salle Marcel-Berbett du foyer.

Tour à tour, le président fondateur André Graff, le président de l'OMC Michel Glénat, la conseillère départementale Martine Dietrich, le 1er adjoint Yves Hemedinger, le maire Gilbert Meyer et le curé Jean-Marie Bottais ont remercié et félicité la présidente et son équipe de bénévoles pour leur investissement, ils ont également relevé le travail en bonne entente avec la paroisse.

Le verre de l'amitié a clos de manière conviviale l'assemblée générale, suivie d'un bon déjeuner partagé par les membres.

 

 
 

 

Masevaux Le Club vosgien par monts et par vaux

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:02:32

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Masevaux Le Club vosgien par monts et par vaux
 

 
Les membres distingués à l'occasion de l'assemblée générale en présence du président du Club vosgien de Masevaux, d'élus et de représentants du Club vosgien district VI et de la fédération.  Photo L'Alsace/Y.C.
Samedi 9 mars, les membres du Club vosgien de Masevaux se sont retrouvés en grand nombre à la salle festive de Mortzwiller à l'occasion de leur assemblée générale.

C'est avec rigueur que le président René Hirth a débuté cette assemblée qui s'est déroulée en présence de Rémy With, premier vice-président du conseil départemental, le maire délégué de Mortzwiller, Christophe Beltzung, puis les maires de Haut-Soultzbach, Frank Dudt, de Masevaux-Niederbruck, Laurent Lerch, également président de la communauté de communes de la Doller et du Soultzbach, les maires de Guewenheim, Jean-Luc Barberon, de Sentheim, Bernard Hirth, Alain Ferstler, président de la fédération du Club vosgien, Robert Jacquot, président du district VI, la représentante de la brigade verte, la présidente du Ski-club vosgien, Florence Trommenschlager, d'anciens élus, le comité du Club vosgien de Masevaux ainsi que ses membres. Une minute de silence a été observée en mémoire des défunts.
Une année de consécrations

Sur grand écran, les différentes activités et les sorties, organisées par le club en 2018, ont été commentés par les responsables des sections. En préambule et après l'intervention du premier vice-président du conseil départemental, Rémy With, le président René Hirth a retracé des faits historiques concernant la commune de Mortzwiller appelée autrefois Mormaigny. Puis de retour à l'époque actuelle, il a présenté le bilan 2018 qui fut une année de consécrations pour le Club vosgien avec l'attribution du label au titre du Patrimoine européen de la culture, grâce à l'opiniâtreté d'Alain Ferstler, président de la fédération du Club vosgien.

Le club est resté très actif durant cette année, avec des opérations coups de poing, la réfection de ponts et passerelles emportées par les eaux, sans compter un inlassable travail sur les berges de la Doller mené par Hubert et Adrien.

Autant de travaux d'intérêt général réalisés par les parrains de sentiers dont une nouvelle, Jeannine Studer, et un nouvel inspecteur des sentiers, Guy Lasbennes. Rappelons que Masevaux est devenu un carrefour de trois sentiers de grande randonnée : le GR5, le GR531 et le GR532. Un nouveau mur d'escalade a également vu le jour le 19 octobre dernier. Pour la 29e année, cette activité connaît un vif succès.

Sur le plan de la compétition, les jeunes ont réalisé des performances honorables grâce à des animateurs qui s'investissent dans la formation. Des animateurs qui se sont aussi impliqués dans le calendrier des randonnées, menant les participants sur des terrains variés comme les Vosges, le Sundgau, le Jura, les Alpes suisses et autrichiennes. La saison des randonnées s'est terminée par une marche mémorielle autour du Vieil-Armand.

Enfin, Paul Kohler, membre du Club vosgien de Masevaux, a offert deux ouvrages photographiques au choix aux membres du club : Croisière en terre humaine et De retour du grand paradis.
Diplômes et houx

Plusieurs membres du club ont té mis à l'honneur à l'occasion de cette assemblée générale.

Diplômes d'honneur : François Wiesniewsky, Pierre Verbist, Éric Vialas.

Houx d'argent : Maurice Blessing, Alain Feike et Hubert Hingre.

Houx d'or : Nicole Ehret.

Avant de clore cette réunion, René Hirth a réitéré ses remerciements envers les collectivités locales du secteur, la commune de Sentheim et son maire ainsi que la communauté des communes et son président. Puis tout le monde s'est retrouvé autour d'un verre placé sous le signe de l'amitié intergénérationnelle.
Yves CROZELON

 

 
 

Colmar Brant L'école de tout un quartier

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:05:40

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Colmar Brant L'école de tout un quartier
 

 
Les représentants de l'inspection académique, les élus et le sous-préfet ont visité les différentes classes. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Alors que l'extension de l'école maternelle Sébastien Brant à Colmar est utilisée depuis la rentrée 2017, le nouveau bâtiment a été inauguré seulement ce lundi 11 mars. En effet, le maire de la ville, Gilbert Meyer espérait pouvoir accueillir le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, pour ce moment, ce que son calendrier a rendu impossible.

Le bâtiment en U de 611 m² offrant quatre classes supplémentaires, une salle d'activité, un dortoir, la BCD et le bureau de la directrice, réalisé en sept semaines à l'été 2017, et qui a regroupé les écoles maternelles des Hortensias et des Marguerites sur le même site a ainsi été inauguré en présence du maire, de Christophe Marx, sous-préfets du Haut-Rhin, de Sophie Béjean, rectrice de l'Académie de Strasbourg ainsi que les représentants de l'inspection académique, des élus et des parents d'élèves. La directrice de l'école, Zsuzsa Weinek a fait visiter l'ensemble de ses nouveaux locaux qui accueille actuellement 113 élèves dont une classe de très petite section (dès 2 ans).

« L'agrandissement de l'école maternelle Brant s'inscrit dans la programmation de rénovation urbaine du quartier Bel'air-Florimont, a rappelé Gilbert Meyer.

La rectrice Sophie Béjean a souligné que « cette inauguration est l'illustration parfaite de l'un des points essentiels du projet de loi de "l'école de la confiance" et qui devrait rendre l'école obligatoire dès 3 ans. L'école maternelle n'a pas toujours été perçue comme une véritable école, or les travaux de la recherche soulignent que les années passées à l'école maternelle sont décisives pour la maîtrise future des savoirs fondamentaux », complète-t-elle.
Un site de restauration collective en 2020

Le renforcement du groupe scolaire Brant s'inscrit dans un projet plus global pour la Ville dans la restructuration du quartier. D'abord au niveau de l'école Brant qui devrait être équipé d'un centre périscolaire incluant un site de restauration collective de 160 places - les travaux ont déjà commencé et le nouveau bâtiment devrait être livré en janvier 2020 - ainsi que d'un nouveau gymnase destiné aux écoles et aux associations sportives pour 2021.

En ajoutant l'extension de la bibliothèque Bel'Flore (2019), la construction d'un centre socioculturel (2020) ainsi que de nouveaux logements, le quartier Bel'Air-Florimont devrait être considérablement transformé en quelques années, le tout articulé autour de la rue de Riquewihr.

« Avec ce projet nous aurons rassemblé tous les équipements neufs sur un même site. C'est un signal fort pour attirer de nouveaux habitants », conclut Odile Ulrich-Mallet, adjointe au maire aux développements éducatifs.
Christelle DIDIERJEAN PLUS WEB Découvrez toutes les photos de l'inauguration et des travaux du nouveaux périscolaire dans notre diaporama sur lalsace.fr.

 

 
 

Colmar Énergie Habitat puissance 40

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:18:31

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Colmar Énergie Habitat puissance 40
 

 
L'entrée au salon Énergie Habitat sera gratuite vendredi et lundi, au Parc des expositions de Colmar.

Photo DNA/J.-L.W.

Depuis quarante ans, la recette du salon Énergie Habitat n'a pas changé : réunir en un lieu unique l'univers de la construction, de l'aménagement et de la rénovation pour que le visiteur puisse s'inspirer, se projeter, concrétiser ou encore finaliser ses projets. Pour cela, plus de 300 exposants spécialisés, dont plus de 95 % sélectionnés dans la région, seront répartis sur cinq halls au Parc des expositions de Colmar, dont, cette fois-ci, un et demi, dédié à l'univers jardin occupé par Castorama et Truffaut.
Promouvoir les solutions durables

La Fédération française de la construction passive assurera une présence qui s'inscrit dans une démarche écoresponsable, et affirme la volonté du salon colmarien de promouvoir les solutions durables basées sur des matériaux propres et la maîtrise des ressources.

Durant quatre jours, le Parc des expositions se transforme en un lieu de rencontre privilégiée entre professionnels et public averti. Que ce soit sur les stands, les pôles d'animation ou bien sur l'espace conférence, de l'idée la plus confidentielle au projet le plus concret, chacun devrait trouver ici un conseil avisé ou une solution efficace !

Le carré des experts, l'espace outdoor et le parcours aventure constituent autant d'offres qui ont fait leurs preuves les années précédentes.
Y ALLER Au Parc des expositions, avenue de la Foire aux vins à Colmar, vendredi 15 mars, samedi 16 et dimanche 17, de 10 h à 19 h. Lundi 18, de 10 h à 18 h. Tarifs : gratuit pour tous le vendredi 15 mars et le lundi 18 mars ; samedi et dimanche, 5,50 EUR. Tarif réduit : 4,50 EUR (étudiants, handicapés). Prévente : 3 EUR sur le site internet www.energiehabitat-colmar.fr jusqu'à la veille de l'événement. Gratuit pour les enfants jusqu'à 12 ans et pour les étudiants sur présentation de leur carte. Parking gratuit.

 

 
 

UFFHEIM Chantier : Le périscolaire arrive par les airs

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:10:34

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UFFHEIM Chantier
UFFHEIM Chantier : Le périscolaire arrive par les airs
Le futur périscolaire d'Uffheim prend forme. Mercredi, les huit modules ont été déplacés à l'aide d'une grue et assemblés pour former la structure. Des travaux d'aménagement suivront avant la mise en service, prévue pour septembre 2019.

 
La mise en place des huit modules avait lieu mercredi. Dès ce lundi, la société Portakabin se chargera de l'aménagement intérieur du bâtiment et des raccordements.
Drôle de ballet aérien, mercredi matin, à deux pas de l'école et de la Maison des associations d'Uffheim. Bon, on n'est pas non plus sur de la haute voltige mais les ouvriers et techniciens de la société Portakabin manoeuvrent, habilement et à quelques mètres du sol, huit modules de près de cinq tonnes chacun pour les assembler les uns aux autres.

Il s'agit de construire le futur périscolaire du village, sur l'espace qui servait encore il y a peu de plateau sportif. Enfin... « Il ne servait plus beaucoup, précise le maire, Christian Martinez. Il n'y avait plus trop d'enfants qui y jouaient. » La municipalité y avait même interdit la pratique du football, compte tenu de la vétusté des lieux. « C'était plus devenu un lieu de squat qu'un lieu sportif. On avait d'ailleurs constaté pas mal d'actes de vandalisme à proximité », poursuit le premier magistrat.
Deux ans sans périscolaire

Quand il a fallu trouver un lieu pour accueillir le futur périscolaire, l'ancien plateau sportif s'est donc imposé comme une évidence. Il faut dire qu'il est quasiment accolé à l'école et situé juste en face de la Maison des associations, dans laquelle sont accueillis les enfants du périscolaire depuis la rentrée de septembre 2016. Avant cela, les écoliers uffheimois pouvaient bénéficier des installations voisines à Sierentz. « Mais la convention avec la Ville de Sierentz n'a pas été renouvelée après 2016. Le périscolaire ne pouvait plus accueillir nos enfants car la population avait augmenté entre-temps, aussi bien à Sierentz qu'à Uffheim », explique Christian Martinez. Le nouveau périscolaire aurait dû voir le jour à la rentrée 2018, mais « des lenteurs administratives » ont retardé le projet, les résultats de l'étude de sol tardant notamment à arriver.

La pose du bâtiment modulaire, mercredi, marquait donc une étape importante pour le village. Après le terrassement et la préparation du site par Travaux publics du Pays de Sierentz ces dernières semaines, la société Portakabin, spécialisée dans la pose et l'installation de bâtiments modulaires, a pris le relais pour monter la structure à vitesse grand V. En une journée, tout était assemblé..

Aux premières loges, les enfants du périscolaire ont assisté à cet assemblage de rectangles. La directrice du périscolaire, Fanny Dubois, ne cachait pas non plus son enthousiasme : « Ce nouveau périscolaire, on l'attend avec impatience. On aura plus de place et ce sera notre espace, on ne devra plus bouger le mobilier chaque semaine, comme à la Maison des associations, que l'on partage avec d'autres associations. » De quoi ravir les 43 enfants accueillis le midi en semaine et la trentaine qui fréquentent le périscolaire après l'école.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Cancer Alsace Les collectes

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:37:31

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Cancer      Alsace Les collectes
 

 
Des collectes en faveur de la Ligue contre le cancer sont prévues dans plusieurs communes. DR
Plusieurs collectes au profit de la Ligue contre le cancer sont programmées à partir du 15 mars. Merci de réserver un bon accueil aux personnes bénévoles chargées de cette collecte.

? À Illhaeusern

La collecte au profit de la Ligue contre le cancer aura lieu du 15 au 22 mars à Illhaeusern.

? À Guémar

La collecte au profit de la Ligue contre le cancer à Guémar aura lieu lundi 18 mars. Comme les années précédentes, les quêteurs bénévoles, munis d'une autorisation de quêter approuvée par la mairie, feront appel à la générosité des habitants de Guémar en passant à leur domicile.

? À Saint-Hippolyte

La campagne de quête de la Ligue contre le cancer à Saint-Hippolyte est programmée du 18 au 25 mars. Des habitants de la commune passeront dans les foyers.

? À Ostheim

À partir du 18 mars, des bénévoles d'Ostheim passeront dans le village d'Ostheim afin de collecter des dons au profit de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin. Les sommes collectées sont essentiellement destinées à la recherche, à l'aide aux malades, à l'équipement des hôpitaux, au dépistage et à l'information dans la région Alsace. Les donateurs sont informés que les dons à partir de 8 EUR sont déductibles des impôts à hauteur de 66 % pour les particuliers.

 

 
 

Colmar et sa région Rafales de vent : deux arbres tombent sur la chaussée

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:48:36

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Colmar et sa région
Colmar et sa région Rafales de vent : deux arbres tombent sur la chaussée

 
RÉGION DE COLMAR
Abattu par une rafale de vent, un arbre s'est immobilisé en travers de la RD11.2 entre Niedermorschwihr et Trois-Épis, hier vers 15 h 30. La chaussée a été rapidement dégagée par les services de la direction des routes du conseil départemental. Vers 17 h, c'est dans le col du Petit Haut, entre Ribeauvillé et Sainte-Marie-aux-Mines, qu'un arbre est tombé en travers de la route. Les agents départementaux l'ont dégagée vers 18 h 15.
COLMAR Chute de tuiles :les pompiers interviennent

Les pompiers ont été appelés pour prévenir la chute de tuiles, mercredi vers 18 h 30 rue du Rempart à Colmar, en face du cinéma Le Colisée. Ils ont sécurisé les lieux, y compris une partie du bardage qui menaçait également de tomber.
Fuite de gaz

Appelés pour une odeur de gaz dans la rue Pfeffel, les pompiers et les services de Vialis ont en trouvé l'origine : une légère fuite au niveau d'une vanne d'un client, immédiatement fermée.
Odeur suspectedans un immeuble

Deux occupants d'un immeuble de la rue de Zurich à Colmar ont signalé aux pompiers une odeur de brûlé dans les communs, hier vers 14 h. Elle provenait d'une poubelle en feu à l'extérieur du bâtiment, éteinte par piétinement.

 

 
 

 

Colmar Baisse de la délinquance

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:29:14

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Colmar Baisse de la délinquance
 

 
Le commandant de la compagnie de gendarmerie de Colmar, le chef d'escadron Mikaël de Miras, a présenté les chiffres de 2018. Photo L'Alsace/Christelle Didierjean
L'inspection de la compagnie de Colmar vendredi 8 mars par le colonel Guillaume Le Blond, commandant le groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, a été l'occasion de dresser le bilan de 2018 pour la compagnie.

En 2018, la délinquance globale a baissé de 11 % par rapport à 2017. Plus précisément, 2018 se caractérise par des vols et cambriolages en baisse (-26 %), mais des actes de violence en hausse de +5,3 %. Hausse également pour les atteintes à la tranquillité publique (+13,5 %).

En tout, 3 285 actes de délinquance ont été recensés en 2018, contre 3 703 en 2017.

Satisfaction pour la compagnie, son taux d'élucidation est de 50 % alors que la moyenne nationale est de 40 %.
Dix voleurs, 200 cambriolages

Vols et cambriolages. Leur baisse spectaculaire de 26 % est due à une chute des vols à la roulotte (-40 %) et des cambriolages dans les commerces (-57 %). Explication du chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant la compagnie : « Le travail de nos enquêteurs nous a permis de démanteler une équipe de trois hommes qui avaient commis plus de 60 vols à la roulotte ; et surtout de démanteler une équipe d'une dizaine de personnes qui avaient commis plus de 200 cambriolages, pour un préjudice de plus de 941 000 EUR. »
Violences sur les mineurs en hausse

Atteintes aux personnes. La hausse des violences (551 faits en 2018 contre 523 en 2017) vient principalement de trois causes, dont deux concernent les mineurs : hausse des coups et blessures volontaires ainsi que du harcèlement sexuel ou des violences sexuelles sur des mineurs.

La majorité de ces violences sont commises au sein même des familles. Le chef d'escadron reste cependant prudent sur la signification de ces hausses : « Il est difficile de dresser une tendance. Y a-t-il hausse réelle de ces violences ou est-ce le fait que les victimes osent plus parler qu'avant ? »

D'autant plus que ce phénomène est difficile à appréhender : « Entrer dans les structures familiales et y déceler des violences est un travail long et délicat... » Aussi la gendarmerie a-t-elle des référents dans les brigades, qui rencontrent régulièrement les chefs d'établissement.
Hausse des violences sur les forces de l'ordre

Le troisième cas de violences en augmentation concerne directement les forces de l'ordre, victimes de violences et injures lors des interpellations. « En revanche, tient-il à préciser, nulle violence n'a été commise par les gilets jaunes. »

Cela dit, les principales atteintes aux personnes restent les coups et blessures volontaires : ceux-ci en représentent près de 40 % avec 212 actes en 2018. Dans la moitié des cas les femmes en ont été victimes, principalement dans le cadre de violences conjugales (73 femmes).

2018 n'a connu heureusement qu'un seul homicide, à Munster en juillet dernier, et une tentative d'homicide en août, toujours à Munster.

Les viols, eux, ont particulièrement touché les mineurs : 14 viols ont été constatés (12 en 2017), dont un sur un garçon. Huit femmes ont été victimes d'un viol, elles étaient neuf en 2017.

Sécurité routière. En 2018, les accidents de la route ont baissé (113 contre 148 en 2017), mais ils ont fait plus de morts : neuf personnes sont décédées, elles étaient quatre en 2017. Les causes des accidents restent le trio habituel : alcool, vitesse et inattention.

Quant aux infractions à la sécurité routière, elles concernent principalement l'absence du port de la ceinture et, sans surprise, l'utilisation du téléphone au volant.
Françoise Marissal

Les gendarmes - comme partout en France - ont été particulièrement mobilisés par de la sécurisaiton en 2018.

 

 
 

Munster conseil municipal « Et la transition énergétique ? »

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:35:33

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Munster conseil municipal « Et la transition énergétique ? »
 

 
La question de la transition énergétique a été au coeur des discussions. Serge Jaeggy regrette qu'il n'y ait « pas de trace » de cette thématique dans les orientations budgétaires. Pierre Dischinger n'est pas de cet avis. Il souligne que la commune a déjà été primée pour « ses efforts conséquents » engagés pour l'environnement. « On n'a pas fait des choses extraordinaires qui ont coûté deux millions d'euros mais, bout à bout, on a fait beaucoup de progrès avec la chasse aux pesticides ou l'extinction des feux ce qui nous permet de financer le nouvel éclairage public plutôt que de le faire par fiscalité ». Serge Jaeggy l'a coupé net : « On n'est pas dans le passé, on parle du budget 2019, qu'est ce qu'on fait pour améliorer la planète ? ». Réponse du maire : « On attend les propositions de ton équipe, au moins on ne fera pas de faute de goût. » L'adjoint Jean-François Wollbrett pense que les actions pour l'environnement ne se voient pas forcément dans le budget. Selon lui, elles passent d'abord par « l'écoute du terrain », en citant l'association Vallée de Munster en transition. Dans la majorité, Colm Garvey aimerait malgré tout « aller plus loin ». Sur une veine humoristique, il a suggéré à Serge Jaeggy de promouvoir l'idée d'un adjoint à la transition énergétique, histoire de mettre la puce à l'oreille à son maire.

 

 
 

Collectivités Guebwiller : deux démissions au conseil municipal ce soir

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:26:38

Collectivités Guebwiller : deux démissions au conseil municipal ce soir

Hier soir 21 h pdf non disponible

Marie-Noël Chavigny et Joffrey Mosteiro, deux conseillers municipaux du groupe d'opposition Priorité Guebwiller, ont démissionné ce jeudi soir à l'issue du conseil municipal.

Ils seront remplacés par deux membres de la liste majoritaire, Hélène Cornec et François Lengler.

Plus d'informations dans nos prochaines éditions

Andolsheim Club bel Automne : L'amitié fêtée autour d'un repas

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:45:34

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Andolsheim Club bel Automne
Andolsheim Club bel Automne : L'amitié fêtée autour d'un repas

 
Belle prestation du Club de gymnastique de Fortschwihr
Le Club Bel Automne d'Andolsheim a organisé dimanche 10 mars, à partir de midi, son traditionnel repas de l'amitié dans la salle des fêtes.

Après l'apéritif, la présidente Lucie Rebert a eu le plaisir de souhaiter la bienvenue aux nombreux convives, aux représentants du Club de l'Amitié de Horbourg-Wihr et Automne Fleuri de Sundhoffen, à la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, au député Eric Straumann, au maire Christian Rebert et aux adjoints et conseillers municipaux d'Andolsheim, avant de souhaiter un bon appétit et une bonne après-midi à tous.

Après le repas, les gymnastes du Club de gymnastique rythmique de Fortschwihr ont présenté de belles prestations au ballon, corde, cerceau, ruban et massue, sur la scène.

Puis Lucie et Jacqueline ont été très applaudies pour leurs sketches en alsacien, pleins d'humour.

Après le dessert, l'animation musicale était assurée par Angelo, permettant aux couples d'effectuer un pas de danse dans une ambiance agréable et conviviale.

 

 
 

 

Ruelisheim AG de l'UNC : « La France éternelle »

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:46:22

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Ruelisheim AG de l'UNC
Ruelisheim AG de l'UNC : « La France éternelle »
A l'heure de la messe dominicale, la section UNC Wittenheim/Ruelisheim s'est réunie pour son assemblée générale annuelle au foyer Saint-Nicolas.

 
Des élus et des médailles.
Le président Gérard Ichters y accueillait une quarantaine de personnes sur les 149 membres que compte son mouvement. Le rapport moral, le bilan des multiples activités, un hommage aux disparus et une remise de médailles étaient à l'ordre du jour. Une pléiade d'élus, dont notamment le député Bruno Fuchs, les maires Francis Dussourd de Ruelisheim et Antoine Homé de Wittenheim, les adjoints Anne-Catherine Lutolf et Jean-Michel Faivre ainsi que le binôme du Conseil Départemental, Marie-France Vallat et Pierre Vogt sont venus témoigner de leur amitié et solidarité à l'endroit de l'UNC locale. Tous étaient unanimes pour saluer et glorifier le rôle et les actions de l'UNC, son devoir de mémoire notamment, afin que perdure « la France éternelle. » Au terme des débats, une gerbe offerte par Roger Deplanque, Libérateur de Wittenheim en février 1945 était déposée devant l'église. Gérard Ichters remerciait le donateur et précisait : « Croix de Guerre et officier de la Légion d'Honneur, M. Deplanque n'a pas pu se déplacer, âgé de 91 ans il vit dans la Sarthe, près du Mans ».

Distinctions : Médaille de la vie associative à Alain Collet (porte-drapeau), médaille du centenaire de l'UNC aux maires Francis Dussourd et Antoine Homé.
dw

 

 
 

 

Colmar Deux cavalcades à Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:22:42

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Colmar Deux cavalcades à Colmar
 

 
Dimanche, la cavalcade internationale devrait drainer la grande foule. Archives DNA/Laurent Habersetzer
Demain samedi à partir de 14 h 30, les enfants et la cour princière, défileront dans les rues de la cité de Bartholdi. Le lendemain dimanche, ils laisseront la place à la 58e édition de la grande cavalcade de l'association du carnaval de Colmar. Le départ des chars, personnages déguisés, groupes musicaux, majorettes et autres wagges, sera donné à 14 h 30. La cour royale fraîchement élue sera évidemment de la partie. Une animation musicale et une petite restauration sont prévues à l'arrivée du défilé au gymnase du Ladhoff. La parade empruntera les rues suivantes : rue du Nord, Golbéry, du Rempart, quai de la Sinn, et rues des Clefs et Vauban. L'entrée aux deux manifestations est gratuite. Dans certains sachets de confetti vendus par l'association, des jetons dissimulés, donneront droit à une entrée gratuite au cirque Arlette Gruss, ou à la patinoire.

 

 
 

Grève scolaire pour le climat : toute absence sera signalée

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:24:16

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Grève scolaire pour le climat : toute absence sera signalée
 

 
En cette journée de grève mondiale des jeunes pour le climat, de nombreux élèves participeront ce vendredi 15 mars aux manifestations contre « l'inaction climatique ». Dans le même temps, des débats sur le climat sont organisés de 16 h à 18 h dans tous les lycées de France à la demande du ministre de l'Éducation nationale et à la satisfaction des associations de parents d'élèves FCPE et Peep Alsace. Sa présidente Juliette Staraselski « souhaite que la jeunesse prenne conscience de son mode de vie et de sa consommation le plus tôt possible et que les questions écologiques deviennent des modules à part entière au cours de la scolarité des élèves ».

À Strasbourg, une manifestation pour le climat partira à 13 h de la place Kléber pour rejoindre les institutions européennes. Mais les élèves ne pourront pas manquer les cours sans explications. « Il est de la responsabilité des chefs d'établissement de signaler aux parents l'absence de leur enfant », a rappelé Sophie Béjean, rectrice de l'académie de Strasbourg.

 

 
 

L'activité des voyagistes plombée à cause... du soleil ?

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:27:33

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L'activité des voyagistes plombée à cause... du soleil ?
 

 
Les géants du tourisme subissent surtout des changements structurels. Photo illustration Julio PELAEZ
Il y a quelques semaines, TUI, numéro un du voyage en Europe, a lourdement chuté en Bourse après avoir annoncé un creusement de ses pertes trimestrielles et l'abandon de ses objectifs de croissance.

Parmi les principales raisons avancées par le groupe allemand aux 27 millions de clients annuels : « l'impact d'un été inhabituellement et extraordinairement chaud en 2018 dans le nord de l'Europe, qui s'est traduit par une augmentation des réservations tardives et des marges plus faibles ».

Son rival Thomas Cook, dont les comptes ont basculé dans le rouge l'an dernier, déplore lui aussi, outre la livre faible et un moindre engouement pour l'Espagne, « la période prolongée de chaleur durant la saison clé de l'été ».

Les températures caniculaires de l'été dernier ont-elles joué à ce point sur les flux touristiques en Europe ? « Ça me paraît hautement improbable », juge pour sa part Alain Capestan, PDG de Comptoir des Voyages et directeur général de Voyageurs du Monde. Des retards dans les prises de réservations ? « Admettons. Mais que cela ait un impact sur les souhaits de voyager des gens, en termes de "je pars" ou "je ne pars pas", je n'y crois pas, du moins en France. Je ne vois pas une variation de climat suffisamment forte pour les faire renoncer. »
Le tourisme de masse, la vraie raison de la baisse ?

Alors, la météo, vraie raison ou faux prétexte à une perte d'activité des voyagistes ? « Les deux », estime Didier Arino, directeur du cabinet spécialisé Protourisme. « Ça y a contribué : les Anglais, Allemands et Néerlandais, quand il fait beau chez eux ou sur le littoral de la Manche, vont moins chercher le soleil ailleurs. Mais ce n'est pas la cause principale. Et ça permet de cacher des problèmes structurels, comme un marché atone ou le fait que les vacanciers réservent de plus en plus seuls leurs séjours. »

Didier Arino juge également que « TUI et Thomas Cook ne se sont pas adaptés à un modèle de tourisme de masse qui tend à changer, les jeunes vont par exemple moins au soleil et préfèrent les destinations urbaines même en été ».

 

 
 

Colmar Piétonne renversée sur la piste cyclable : du sursis

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:20:18

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Colmar Piétonne renversée sur la piste cyclable : du sursis
 

 
À la barre, l'homme qui comparaissait ce jeudi 14 mars au tribunal de grande instance de Colmar, ne cesse de s'excuser.

« Je ne l'ai vraiment pas fait exprès. Je n'avais rien à faire sur la piste. J'avais un peu bu », reconnaît l'habitant d'Ensisheim, âgé de 39 ans.

L'accident a eu lieu le 14 juillet, peu après minuit. Pour rentrer plus rapidement chez lui, le prévenu emprunte la piste cyclable avec son scooter. Il ne peut éviter un groupe de piétons et percute une femme qui est projetée au sol. Bilan : un jour d'ITT.

Au départ, la victime ne souhaitait pas porter plainte. Puis elle a réfléchi. « Je me suis dit : "J'ai eu de la chance. Ça aurait pu être un enfant, une femme enceinte". Ce que je voudrais, c'est que Monsieur comprenne que ça aurait pu être beaucoup plus grave que ça », explique-t-elle.

« La route, c'est déjà suffisamment dangereux. Alors si en plus on transgresse les règles, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des accidents », abonde Marie-Eugénie Avazeri, la représentante du parquet, alors que Me Frédérique Brunn assure que son client « a pris conscience du risque. » Un peu moins de dix grammes de résine de cannabis avaient également été retrouvés chez le trentenaire, dont le casier comporte onze mentions, notamment pour des problèmes de violence et d'alcool.

Il sera finalement condamné à six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve, comme l'avait requis le parquet. L'homme devra également indemniser la victime à hauteur de 300 EUR, et s'acquitter d'une amende de 50 EUR pour avoir roulé sur la piste cyclable.
M.B.

 

 
 

Voiture contre camion : l'A 35 coupée durant une heure

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 06:21:05

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Voiture contre camion : l'A 35 coupée durant une heure
 

 
 
La circulation a dû être interrompue entre 6 h 15 et 7 h 15 environ à la suite d'une violente collision entre une voiture et un poids lourd, ce jeudi sur l'autoroute A 35 à hauteur d'Ensisheim dans le sens Mulhouse - Colmar. L'accident s'est produit quelque 800 mètres avant la sortie vers Ensisheim : une Citroën DS 4 a percuté l'arrière gauche d'un camion-citerne roumain transportant du dentifrice.

La voiture, dont l'avant a été fortement endommagé, s'est immobilisée sur la voie de gauche, tandis que le semi-remorque s'est arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence : sa barre anti-encastrement a été brisée et des feux ont été arrachés. Le chauffeur routier s'en est sorti indemne, tandis que les occupants de la voiture, deux hommes d'une vingtaine d'années domiciliés à Ensisheim, très légèrement blessés d'après les premiers examens des secours, ont été évacués à l'hôpital Émile-Muller de Mulhouse. Le dépistage d'alcool s'est révélé positif à pour l'automobiliste, un résultat qui devra être confirmé - ou infirmé - par une analyse de sang.

La circulation a pu être rouverte sur une voie vers 7 h 15, puis sur les deux vers 7 h 40. Un bouchon a atteint environ quatre kilomètres au plus fort des perturbations. J-.F.S