Vincent Thibaut, député du Bas-Rhin stocamine - « Une décision pragmatique et responsable »

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:27:07

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Vincent Thibaut, député du Bas-Rhin
stocamine - « Une décision pragmatique et responsable »
 

 
François de Rugy, ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, a réuni les élus locaux et parlementaires du territoire le 12 février à propos de StocaMine. Vincent Thiébaut, député de la 9e circonscription du Bas-Rhin, président de la Mission d'information commune sur le site de stockage souterrain de déchets StocaMine réagit suite aux propositions du ministre.

« En tant que président de la mission d'information, je note la décision pragmatique et responsable annoncée ce jour par l'Etat. Je salue cet esprit d'apaisement et d'écoute des propositions diverses et des inquiétudes des citoyens. La plupart des recommandations faites par la Mission d'information commune sur le site de stockage souterrain de déchets StocaMine, dont j'ai été le président, ont été suivies. Notamment que l'État renoue la confiance avec les citoyens. Également que l'État mette en place une surveillance in situ de l'évolution du comportement au fond associée à des mesures exigeantes de maîtrise des risques pour prévenir le risque de pollution de la nappe d'Alsace. François de Rugy nous a annoncés : l'organisation d'une réunion locale de présentation du rapport du BRGM aux citoyens intéressés, à l'initiative et sous l'autorité du Préfet du Haut-Rhin ; le lancement d'une étude technique et financière de la faisabilité de la poursuite d'un déstockage partiel, en parallèle de la poursuite du confinement, et étalé jusqu'à 2027 ; cette étude devra rendre ses conclusions d'ici un an au plus tard. Le ministre a assuré que les élus locaux, les parlementaires et les associations seront tenus informés du calendrier et des modalités de mise en oeuvre des travaux de confinement. »

 

 
 

 

Wittelsheim Collectif Destocamine « Stocamine : fuite en avant ! »

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:27:30

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Wittelsheim Collectif Destocamine
« Stocamine : fuite en avant ! »
 

 
Après l'annonce, mardi soir, du lancement d'une étude de faisabilité de la poursuite de déstockage partiel (DNA de mercredi), le collectif Destocamine réagit.

Le collectif Destocamine prend acte des « résultats » obtenus lors de l'entrevue des élus alsaciens avec le ministre de la Transition Ecologique et solidaire et déplore cette nouvelle tentative d'enfumage dans le scandale Stocamine. « Le communiqué du ministre reprend les ingrédients habituels : une nouvelle étude, la 104e (!!!) des millions d'argent public gaspillé et une décision encore une fois reportée ; une nouvelle réunion d'information sur le dernier rapport technique du BRGM (Bureau de recherche géologique et minière). Celle-ci sera de nouveau l'occasion de mettre en avant les risques encourus alors que le déstockage partiel s'est déroulé avec succès ; une ligne directrice qui ne change pas : le confinement. Nous ne sommes pas dupes : l'Etat veut gagner du temps pour faire retomber la contestation. En lieu et place d'une nouvelle étude le collectif Destocamine exige le lancement des appels d'offres en vue du déstockage total des déchets, bloc 15 y compris ! Ce sera l'occasion de connaître enfin le coût réel des opérations... La préservation du territoire et le droit à un environnement sain sont des exigences légitimes de l'Alsace et du bassin rhénan. »

 

 
 

 

zapping - Ils en redemandent

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:11:12

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Le Zapping L'avis des « bons clients »
zapping - Ils en redemandent
 

 
Gilbert Meyer, maire de Colmar : « Le Zapping des DNA est une belle et redoutable invention du journalisme. Toujours animés par un esprit caustique, les auteurs de ces petits articles épicent chaque samedi l'actualité à fleurets mouchetés. À moi seul, j'ai d'ailleurs pu alimenter une bonne part de ces différentes chroniques ! Tel est le lot de celles et ceux qui montent quotidiennement au front pour défendre leur collectivité. Aussi est-ce avec curiosité que chaque samedi matin, je m'empresse de découvrir le sort qui m'a été réservé, dans ce fameux Zapping, ainsi qu'aux autres collègues élus. Le lecteur y trouve certainement un intérêt accru grâce aux savoureux croquis de Phil qu'il m'est d'ailleurs arrivé de faire encadrer lorsque, me concernant, je les trouvais particulièrement empreints d'un humour féroce. Le Zapping, c'est aussi une autre façon de commenter l'actualité. Celle-ci n'est jamais légère, toujours sérieuse. Alors les commentaires rapportés sont autant de coussins d'air nous protégeant finalement d'un sérieux qui se révélerait outrancier. »

Henri Stoll, ancien maire de Kaysersberg : « Ah, le Zapping des DNA !! Une caricature certes, mais jamais méchante, jamais grossière, jamais vulgaire, caustique oui, mais tellement vraie. Phil a ce regard acéré sur la politique qui fait qu'il trouve toujours les bons mots et les attitudes qui caractérisent si bien ses ''victimes''. Son talent de dessinateur va dans les moindres détails et prouve qu'il est extraordinairement bien renseigné par ses collègues journalistes sur les faits et gestes des politiques qu'il croque avec génie. Un des compliments dont je suis le plus fier est de m'entendre dire par mes amis : « Il ne t'a pas raté Phil dans les DNA de samedi... », même si parfois il met le doigt sur nos contradictions tel le jour où il m'a dessiné en train de brancher les éclairages de Noël directement à la centrale de Fessenheim (j'étais furieux, mais c'est tellement juste).»

Eric Straumann, député : « Où est votre scooter ? La caricature, publiée en septembre dernier dans laquelle je chevauchais mon engin, me vaut encore aujourd'hui cette question de lecteurs déçus de ne pas me voir arriver sur mon deux-roues. Un bricoleur doué m'a même offert le dessin reproduit sur un support en bois. L'une des caractéristiques des Alsaciens est d'apprécier l'humour et la dérision que l'on peut porter sur les événements et les gens. Le dessin humoristique est le plus puissant vecteur de messages dans l'univers politique. C'est pour cette raison que les terroristes-islamistes ignorent les grands éditorialistes, mais s'acharnent sur les dessinateurs. Le talent de Phil aurait pu le conduire à un destin national s'il acceptait de quitter sa vallée de Munster. En restant chez nous, il fait le bonheur des lecteurs des DNA du samedi. »

Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental : « Phil est un dessinateur que j'apprécie tout particulièrement pour le regard décalé, mais toujours juste et respectueux, qu'il porte sur la vie politique alsacienne. Son coup de crayon fait systématiquement mouche et démontre un sens de l'humour manié avec intelligence et humanité. J'ai la chance de figurer parmi ses ''victimes'' assez régulières et je dois reconnaître que je considère ceci comme un honneur. J'aime aussi sa façon toujours élégante et subtile de prendre position, à travers ses dessins, sur des débats de société sensibles, leur apportant toujours un éclairage qui provoque à la fois sourire et réflexion. Grâce à sa capacité à se placer à la portée de tous les publics, il n'hésite jamais à s'engager, notamment auprès des jeunes, pour partager ses valeurs. »

Yves Hemedinger, premier adjoint au maire, conseiller départemental : « La politique sans la satire, sans l'humour du dessin de presse est inconcevable pour moi ! En quelques traits, Phil Umbdenstock croque l'invisible ressenti, une connivence avec ses contemporains. Une respiration de liberté ! L'art de mettre en boîte et de la concision ! Le Zapping permet la critique vivifiante et, à nous, politiques, de nous remettre en question sous un autre regard. Provoquer, prendre parti, désacraliser, il faut cet oeil amusé du dessinateur irrévérencieux. Et oui, de plus, apparaître dans une caricature, c'est aussi la preuve d'une existence politique et publique. Un dessin, c'est aussi un support imprimé, important pour la presse écrite qu'il faut défendre. Le dessin du Zapping, on ne le zappe pas » !

Guy Daesslé, ancien maire de Wintzenheim : « La longévité du Zapping prouve l'excellence de la rubrique. Félicitations aux auteurs et particulièrement à Phil pour ses dessins qui a toujours su me ''croquer'' avec pertinence, malice et surtout avec un exceptionnel don pour la caricature.

Thierry Speitel, ancien maire de Sigolsheim : « Dans notre société on a besoin davantage d'humour pour prendre du recul et mettre de la légèreté dans nos actions. La dérision développée, voire osée donne au Zapping son utilité dans ce monde qui a oublié trop souvent de rire y compris de soi-même. »
À partir du 18 mars, exposition de 200 dessins du Zapping au conseil départemental.

À partir du 18 mars, exposition de 200 dessins du Zapping au conseil départemental.

 
 

 

Soultzishima mon amour

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:20:36

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Soultzishima mon amour
 

 
Denis Meyer a démissionné, mais une interrogation subsiste : qui lui succédera ? Photo archives L'Alsace
Sages décisions
Se sont-ils concertés ? À quelques jours d'intervalle, Denis Meyer et Alain Juppé ont donc démissionné de leur mairie. Soultz pour l'un, Bordeaux pour l'autre. Alors que l'ancien Premier ministre s'apprête à rejoindre le conseil constitutionnel (les fameux « Sages »), Denis Meyer devrait continuer à siéger au conseil municipal jusqu'aux prochaines élections. Avant de rejoindre l'autre « conseil des sages », celui de Soultz, qu'il a lui-même mis en place au début de son mandat ?

« Ne nous associons qu'avecque nos égaux » (Le Pot de Terre et le Pot de Fer), aurait probablement commenté La Fontaine...
Onde de schnock

Les premiers à dégainer pour fustiger la démission du premier édile soultzien auront donc été, on l'a lu ces derniers jours, le député Raphaël Schellenberger (dont on sait grâce à cette rubrique qu'il fait partie d'un groupe de parlementaires autoproclamé les « jeunes schnocks » de la droite, le titre ci-dessus méritait explication) et la conseillère départementale soultzienne Karine Pagliarulo.

Objectif non avoué : placer la dernière nommée en première ligne pour reconquérir la mairie de Soultz l'an prochain. Mais ce ne sera pas si simple (à suivre)...
L'union des droites boîte

Reprendre Soultz à la gauche ? La droite s'y voit déjà. À ce sujet, ça phosphore fort dans les instances départementales. Éblouissante conclusion : elle a beaucoup plus de chance d'y arriver en partant unie. Un sondage serait en préparation depuis plusieurs mois pour savoir qui de Karine Pagliarulo, d'Antoine Sette ou d'un autre doit prendre la tête de liste. Aux dernières nouvelles, les intéressés auraient déjà du mal à se mettre d'accord sur la façon de procéder. Ce ne sera donc pas si simple (à suivre)...
Réplique sismique

Antoine Sette, donc : s'il est un autre élu soultzien qu'on attendait sur la démission de Denis Meyer, c'est bien lui. Sauf que le chef du principal groupe d'opposition (il tient beaucoup au « principal ») n'a pas souhaité faire de déclaration publique. Pour l'heure, son sentiment, c'est sur le terrain qu'il le distille. « C'est une décision prise dans la précipitation, dit-il à qui veut l'entendre. Le maire ne dit pas tout. Cette affaire n'est pas claire. » Ce ne sera vraisemblablement pas si simple (à suivre)...
Deuxième lame au lance-flammes

Autre cheval de bataille du camp Sette, Karine Pagliarulo. Cette fois, c'est Philipppe Pierobon qui monte au créneau : « Je n'ai pas bien compris la réaction de la conseillère départementale. Est-ce quelle parle en tant que candidate à la mairie (sous-entendu : alors que les discussions pour une liste d'entente ont à peine commencé) ? Ou alors en tant qu'ancienne colistière de Francis Zug ? », interroge malicieusement le conseiller municipal. Pour la fameuse entente, quelque chose nous dit que ce ne sera pas si simple (à suivre).
Flippés, les dauphins ?

Pendant ce temps-là, la question reste ouverte : qui succédera à Denis Meyer ? Si la candidature d'Alain Diot (premier adjoint, vice-président de la comcom) est la plus évidente, une autre hypothèse aurait, un temps, été évoquée : celle de promouvoir l'adjoint aux services techniques, Marcello Rotolo. Le tout sur fond d'entente pas forcément cordiale entre les deux hommes... Et là, un constat s'impose : ce ne sera pas si simple !
Une circonscription peut en cacherune autre

Vallée de Munster, semaine dernière, assemblée générale de l'association de promotion de la ligne Colmar - Metzeral. En fin de séance, le député Jacques Cattin prend la parole à propos de la future ligne Colmar - Fribourg puis dévie sur le projet de réouverture Bollwiller - Guebwiller. Aïe... La gare de Bollwiller serait « au milieu des champs » et pour quel niveau de correspondance avec Colmar ? « On ne le sait même pas... ». Bref, le dossier colmarien est largement prioritaire, suggère l'élu.

Pas de chance pour lui, un membre du bureau de l'association Florirail passait par là. Et de lui rappeler publiquement que le retour du train à Guebwiller concernait tout de même un bassin de population de 35 000 habitants. Amende honorable de Jacques Cattin qui rappelle alors son attachement à ce projet, se souvenant peut-être au passage qu'une grande partie des habitants en question vivait sur sa circonscription.
Ils sont partout !

Les gilets jaunes du Nouveau-Monde ne lâchent rien, selon l'expression consacrée. Toujours aussi actifs, ils participent à la vague de débats qui parcourt le pays. Jeudi soir, ce sont les habitués du Café Repaire de Guebwiller qui sont venus leur rendre visite pour discuter. Étaient également annoncés des membres du collectif Destocamine ainsi que le futur ex-maire de Soultz, Denis Meyer. Le lendemain, une délégation de gilets jaunes devait se rendre au débat citoyen d'Issenheim. Une participation à la soirée d'Orschwihr était également prévue.

Jeudi matin, des automobilistes les avaient même aperçus au milieu du rond-point du Nouveau-Monde en train d'arrêter des voitures, comme aux premiers jours de la mobilisation.

Ah non, on nous signale qu'il s'agissait en fait de douaniers dans l'exercice de leurs fonctions. Et pour une fois, les gilets jaunes, les vrais, n'avaient rien à déclarer.

 

 
 

 

Collèges : un paysage mouvant

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:13:45

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Collèges : un paysage mouvant
 

 
La région frontalière a une démographie très dynamique. Sans elle, soulignent les conseillers départementaux du canton de Saint-Louis, Max Delmond et Pascale Schmidiger, la population du Haut-Rhin serait même en baisse !

Cela a des conséquences concrètes au quotidien. Ainsi, à l'horizon 2025, il va manquer 500 places dans les collèges autour de Saint-Louis. C'est ce qu'a constaté le Département, compétent en la matière. D'où sort ce chiffre, impressionnant ? Des prévisions de l'Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme : l'agglomération devrait compter 25 000 habitants supplémentaires d'ici à 2030...

« C'est pour cela que nous avons décidé de construire un nouveau collège qui pourra accueillir jusqu'à 700 élèves », indiquent Max Delmond et Pascale Schmidiger. Le site de Kembs a été choisi (lire L'Alsace du 19 décembre). Tout doit se faire avant 2025. C'est dire si c'est presque une situation d'urgence !

Kembs présente plusieurs avantages. D'abord, rappellent Pascale Schmidiger et Max Delmond, c'est la seule commune qui a spontanément signalé qu'elle avait des terrains disponibles. Le foncier est rare dans la région frontalière...
Un collège à Kembs

Ensuite, les seuls collégiens kembsois sont environ 250. « Si on ajoute ceux de Bartenheim, ce qui permet de soulager le collège de Sierentz, et Rosenau, pour soulager le Nerval, on a assez d'élèves ! » Enfin, le terrain mis à disposition par Kembs se trouve tout à côté du stade et de l'Espace rhénan : avec des équipements de qualité pour le sport et la culture, « nous ne pouvions pas rêver meilleur emplacement ! »

Le lancement du projet est allé très vite, souligne Daniel Adrian, conseiller départemental du canton de Brunstatt (celui auquel apparient Kembs) avec Bernadette Groff. « Nous avons déjà eu l'attitude très positive de la Ville de Kembs. C'est un projet d'envergure pour nous. »

Un projet « budgété par le Département, sur lequel nous avons travaillé tout au long de 2018. Y compris avec l'Éducation nationale et la Région, dans une démarche dynamique, pour que chacun amène des éléments de compréhension et de prospective », indique Pascale Schmidiger. Cela a permis d'arriver à une « exceptionnelle unanimité » au sein du CDEN (conseil départemental de l'Éducation nationale) pour valider la carte scolaire.

Restera un seul point sensible dans la région frontalière, le Forlen à Saint-Louis, où là aussi les élèves sont déjà à l'étroit... Pascale Schmidiger explique : « Nous pouvons gagner une centaine de places en aménageant les combles. Les travaux sont déjà entamés. »
Le Forlen va grandir

Le Forlen, puis Kembs, ce sont les premières étapes. Elles permettent de parer à l'urgence. Mais la réflexion se poursuit au-delà. Côté collèges, d'abord. « Il faudra trouver une solution à Hégenheim. Au collège des Trois Pays, nous envisageons de démolir le bâtiment des sciences, qui est une vraie passoire thermique. » Avec dans l'idée de reconstruire en plus grand... Pour le reste, « nous devons rester vigilants. La pression démographique est plus grande autour de Sierentz qu'à Saint-Louis où la population scolaire a fortement progressé mais devrait plutôt stagner », note Pascale Schmidiger.

Et puis, au-delà, la réflexion se poursuit avec la Région, pour les collégiens qui grandiront et donneront un jour des lycéens... « Rien n'est acté, la réflexion est en cours. Faudra-t-il une extension au Mermoz, le lycée actuel... Ou un nouvel établissement entre Saint-Louis et Mulhouse ? » La discussion, en tout cas, est engagée.
Jean-Christophe MEYER

 

 
 

 

st Louis - education - Deux analyses de la situation

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:08:08

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st Louis - education - Deux analyses de la situation
 

 
Brigitte Klinkert veut une politique forte pour les jeunes, explique Pascale Schmidiger.

Photo L'Alsace/J.-C. M.

Pascale Schmidiger souligne la nouvelle politique voulue par la présidente Brigitte Klinkert : « Elle veut une politique forte pour les jeunes, avec le dispositif PRE, Pour la réussite éducative pour tous. Avec 15 millions d'euros par an, c'est une politique forte qui s'affirme. »

Max Delmond, lui, rappelle que la future Collectivité européenne d'Alsace devrait avoir des compétences qui permettront « de parler plus aisément de bilinguisme. Avec cette évolution institutionnelle, nous souhaitons que l'Alsace puisse, par exemple, recruter des professeurs non certifiés plus facilement. » Et de rappeler : « La sonnette d'alarme déjà tirée dans les écoles. Il faut donc former plus d'enseignants, avec un appareil de formation à mettre en place, mais aussi puiser dans le vivier des enseignants monolingues, pour que chaque professeur monolingue puisse enseigner l'allemand dans sa classe. »

 

 
 

 

Saint-Louis Deux analyses de la situation

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:08:56

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Saint-Louis
saint louis - education - Deux analyses de la situation
 

 
Brigitte Klinkert veut une politique forte pour les jeunes, explique Pascale Schmidiger.
Pascale Schmidiger souligne la nouvelle politique voulue par la présidente Brigitte Klinkert : « Elle veut une politique forte pour les jeunes, avec le dispositif PRE, Pour la réussite éducative pour tous. Avec 15 millions d'euros par an, c'est une politique forte qui s'affirme. »

Max Delmond, lui, rappelle que la future Collectivité européenne d'Alsace devrait avoir des compétences qui permettront « de parler plus aisément de bilinguisme. Avec cette évolution institutionnelle, nous souhaitons que l'Alsace puisse, par exemple, recruter des professeurs non certifiés plus facilement. » Et de rappeler : « La sonnette d'alarme déjà tirée dans les écoles. Il faut donc former plus d'enseignants, avec un appareil de formation à mettre en place, mais aussi puiser dans le vivier des enseignants monolingues, pour que chaque professeur monolingue puisse enseigner l'allemand dans sa classe. »

 

 
 

 

education saint louis - Les Kembsois à Rixheim

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:21:24

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education saint louis - Les Kembsois à Rixheim
 

 
Un nouveau collège, cela veut dire, à terme, une nouvelle carte scolaire, à l'horizon 2025, qui reste à définir. Les élèves de Bartenheim et Rosenau pourraient ainsi, un jour, être affectés au collège de Kembs.

Mais dès la rentrée de septembre 2019, il y aura une carte scolaire provisoire, avec certaines modifications. Y compris pour les transports scolaires (une compétence transférée à la Région, pour un service qui reste gratuit).

Ainsi, les élèves de Kembs, les plus nombreux, seront-ils affectés au collège de Rixheim, de façon progressive. Collège dont la cantine sera rénovée pour pouvoir accueillir plus de monde. Les sixièmes pour la première rentrée, les sixièmes et les cinquièmes pour la deuxième, etc.

De même, les élèves de certains villages du nord du Pays de Sierentz seront déplacés. Ceux de Schlierbach iront à Habsheim, ceux de Steinbrunn-le-Bas à Brunstatt...

« Nous avons bien sûr veillé au temps de transport, élément déterminant de la carte scolaire. Car il n'est pas possible d'imposer aux enfants un temps de transport trop long », explique Pascale Schmidiger, conseillère départementale du canton de Saint-Louis.

 

 
 

 

Strasbourg dit adieu à Tomi

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:25:57

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Strasbourg dit adieu à Tomi
 

 
Ce vendredi matin, la cathédrale de Strasbourg était pleine pour Tomi Ungerer. Photo DNA/Laurent Réa
Drôle d'endroit pour un provocateur, protestant de surcroît. Mais ce dernier rendez-vous, fixé à la cathédrale de Strasbourg, c'est Tomi Ungerer lui-même qui l'avait voulu. « S'agit-il d'un ultime Witz [blague] de cet esprit espiègle que de donner rendez-vous à sa famille confessionnelle ici à la cathédrale ? », interroge au micro le pasteur Christian Krieger, orateur de cette cérémonie oecuménique célébrée en maison catholique.

Le rite fait hésiter la foule, de laquelle n'émergent que de timides A men. Ce vendredi, c'est adieu plus qu'« À Dieu » qu'on est venu dire à Tomi. Croyants et non-croyants réunis, comme la réalisation ultime d'une obsession de Tomi : faire tomber les barrières.

L'assemblée - famille, amis, artistes, éditeurs, mécènes, élus et simples Strasbourgeois - a été prévenue d'emblée qu'elle serait déroutée : le premier chant, choisi lui aussi par le facétieux artiste, n'est ni catholique ni réformé, mais en yiddish : Mayn rue plats Le lieu de mon repos »), interprété par Astrid Ruff. Roger Siffer et sa troupe, emmitouflés de noir et tout en sobriété, prennent la suite pour O Straßburg, o Straßburg, Ich hatt'einen Kameraden et Die Gedanken sind frei, alternant l' allemand, l'alsacien et le français.

OEcuménique, la cérémonie est aussi polyglotte : après le yiddish en entrée, elle alternera entre le français, langue maternelle du Strasbourgeois. L'allemand, langue qui lui fut imposée après l'annexion de l'Alsace par le IIIe Reich alors qu'il avait 8 ans et dont, devenu défenseur de l'amitié franco-allemande, il cultiva la pratique. L 'alsacien qu'adolescent il défendit jusqu'à organiser des grèves pour avoir le droit de le parler à l'école. Et l'anglais, langue de son épouse irlandaise et des États-Unis, qui adoptèrent Tomi pour son talent puis l'ostracisèrent pour excès de subversion érotique.
« Figure emblématique »

Tomi Ungerer parlait aussi toutes les langues du dessin, « de l'enfance à la politique, de la tendresse à la polémique, du rire au tragique », résume en souriant Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg. Avec un subtil temps de pause, le pasteur Krieger dit s'être « laissé interpeller par son oeuvre artistique : ses affiches, ses livres pour enfants... ses livres pour adultes », avant de louer « l'irréductible complexité de cette figure emblématique de notre région, à la fois tendre et subversive ». Derrière le son de sa voix, l'horloge astronomique fait entendre le tintement horaire de sa mécanique de précision, que trois générations d'horlogers Ungerer, dont le père de Tomi, entretinrent avec dévotion.

Et cette cathédrale, de ses cahiers d'écoliers à ses plus récents croquis, il l'a si souvent « représentée, détournée. Elle n'est pas une, mais multiple », dit à son tour le maire Roland Ries. Il lui a donné mille visages, mille fonctions, la faisant phare, marteau-piqueur, bock de bière, minaret, cartouche de mitraillette, palpitation sur le papier millimétré d'un électrocardiogramme, plante en pot s'épanouissant sous l'arrosoir généreux d'un jardinier bienveillant... A.-C. B.

 

 
 

 

Département L'offre d'accompagnement des personnes handicapées Au coeur de la construction des réponses adaptées

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:23:58

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Département L'offre d'accompagnement des personnes handicapées
Au coeur de la construction des réponses adaptées
Frédéric Bierry, président du Bas-Rhin, et Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge des Personnes handicapées, ont présidé, mardi, le deuxième comité de pilotage national dédié à la transformation de l'offre d'accompagnement des personnes en situation de handicap.
 

 
Le Département développe une politique d'aide aux handicapés.
Quelque 15 000 établissements et services sociaux et médico-sociaux accompagnent aujourd'hui en France plus de 493 000 personnes en situation de handicap. Cette offre a presque doublé en 10 ans.

Dans le Bas-Rhin, ce sont à ce jour plus de 68 379 personnes qui possèdent au moins un droit actif auprès de la Maison départementale des personnes handicapées, soit une augmentation ininterrompue de +39 % en 7 ans.

Pour 2019, le Département du Bas-Rhin consacrera 133,5 MEUR à la politique du handicap dont 37 MEUR pour l'allocation compensatrice, 87 MEUR pour l'aide sociale en établissements, 3,5 MEUR pour les transports à destination des élèves et des étudiants en situation de handicap.

Le Département du Bas-Rhin, portant avec conviction le déploiement de la « réponse accompagnée pour tous », et inscrit dans la démarche « Territoire 100 % inclusif », est extrêmement mobilisé pour faire émerger de nouveaux dispositifs. C'est bien tout le Département qui se met en mouvement.

Il s'agit de mieux accompagner et de garantir l'accès inconditionnel au droit dans les domaines de l'information, de la scolarisation, de parcours résidentiel (pour assurer un « chez-soi » à chacun), de mobilité, d'emploi, de sport, de culture...

Le Département est engagé dans :

- la simplification administrative pour les personnes, et la garantie du respect des projets de vie des personnes

- l'évolution de l'offre médico-sociale vers plus de souplesse, de modularité pour mieux répondre aux besoins des personnes

- le développement de nouveaux services pour favoriser des parcours fluides sans rupture entre la scolarité, la formation, le monde professionnel, avec une attention particulière sur l'habitat inclusif pour apporter des réponses depuis le milieu ordinaire jusqu'à l'établissement médico-social.

Accompagner toute et chacune des personnes en tout point du territoire, tel est l'enjeu du Département et de ses partenaires pour les années à venir.

 

 
 

 

Burger se réorganise

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:36:02

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Burger se réorganise
 

 
Bertrand Burger, le président du groupe Burger & Cie, présente le déménagement de la société Booa sur le site de Châtenois. Photo DNA/Franck Delhomme
Spécialisé dans les ouvrages en bois pour les aménagements extérieurs et intérieurs, le groupe familial Burger & Cie amorce un nouveau virage. Sa société Booa a été lancée en 2011 sur la zone industrielle de Bois l'Abbesse à Lièpvre. Celle-ci s'apprête à déménager à Châtenois, sur l'ancien site de Jipé, une société spécialisée dans la construction de modulaires qui a recentré son activité sur le site de Vigneulles-lès-Hattonchatel, dans la Meuse.

Afin de faire face à une importante expansion, une extension de l'entreprise Booa avait d'abord été envisagée sur le site haut-rhinois. À cet effet, le groupe Burger & Cie avait réalisé quelques acquisitions foncières dont les anciens locaux de la Charcuterie du Val d'argent, bâtiments finalement rasés pour faire place à une plateforme de stockage. Le président Bertrand Burger a préféré finaliser une autre solution en optant pour l'acquisition de 4 ha et 10 000 m2 de surface couverte dans le Bas-Rhin, à sept minutes du berceau du groupe.
Sept millions investis

Sept millions d'euros ont été investis dans l'achat du site de Châtenois, dans sa transformation et dans l'acquisition de deux nouvelles lignes de production. Les 60 salariés répartis entre le bureau d'études et la production devraient déménager d'ici une quinzaine de jours.

« Avec la société Booa, nous sommes partis de zéro. Nous nous étions fixés comme cap la construction de 200 maisons par an. Nous y sommes parvenus en huit ans. Nous voulons maintenant passer à 1 000 constructions d'ici cinq ans. Cela demande un investissement supplémentaire dans l'outil de production, mais aussi et surtout de repenser entièrement la manière dont nous concevons nos maisons », note Bertrand Burger.

La société Booa envisage désormais de proposer une maison clef en main. « Pour le moment, la construction d'une maison Booa se décompose d'un tiers en usine et de deux tiers en extérieur. Nous sommes liés aux contraintes climatiques et à nos sous-traitants. Notre objectif est d'inverser la situation. Pour cela, nous devons acquérir des compétences que nous ne maîtrisons pas encore. Nous allons devoir apprendre de nouveaux métiers, annonce le patron. Chez Booa, nous voulons continuons à proposer une maison abordable, simple, épurée et design. Aujourd'hui, un acheteur peut tout choisir. Mais c'est tellement complexe que c'est devenu un vrai casse-tête ! Notre idée est de lui proposer le meilleur rapport qualité-prix en lui présélectionnant le maximum de composants... »

En sus du déménagement de la société Booa, le groupe Burger & cie en profite aussi pour déplacer l'activité de la société Grad sur la zone industrielle de Bois l'Abbesse, à Lièpvre. Ce spécialiste des terrasses était jusqu'à présent installé sur la zone industrielle de Niedermodern. Burger & Cie était devenu actionnaire majoritaire de cette entreprise en 2016.

La moitié des 50 salariés de Grad a choisi d'accompagner cette évolution en venant travailler à Lièpvre. Les autres sont en phase d'accompagnement pour retrouver un nouvel emploi. Entre 10 et 20 personnes devraient être recrutées ces prochaines semaines afin de continuer à assurer la production de Grad.

Créé en 1847, le groupe familial Burger & Cie envisage ainsi sereinement l'avenir avec de nouveaux projets et l'installation progressive de la sixième génération de dirigeants.
Vivien MONTAG

 

 
 

 

Près de 500 coureurs pour le cross des sapeurs-pompiers

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:07:25

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Près de 500 coureurs pour le cross des sapeurs-pompiers
 

 
Le podium des cadettes, entourées ici, de gauche à droite, de Brigitte Klinkert, Antoine Viola et Nicole Beha. Photo L'Alsace
Des hommes et des femmes âgés de 12 à 60 ans ont pris part, le samedi 2 février dernier, à la finale départementale 2019 de cross-country des sapeurs-pompiers du Haut-Rhin. Celle-ci était organisée dans la zone sportive du Bitz par les sapeurs-pompiers de Brunstatt-Didenheim, placés sous la direction du capitaine Christophe Fischer.
Parcours glissantet difficile

Parmi les participants : des jeunes sapeurs-pompiers, des sapeurs-pompiers et des personnels administratifs et techniques. Le soleil a accompagné les coureurs mais les intempéries de la veille ont rendu le parcours glissant et quelque peu difficile. Ce qui n'a en rien enlevé l'intérêt des courses pour les spectateurs car les concurrents, après avoir longé l'Ill, ont emprunté un raidillon dans les sous-bois.

Suivant les catégories, certains coureurs sont passés deux fois devant le public placé sur la ligne d'arrivée. Finale oblige, le chronométrage a été particulièrement soigné, puisque chaque concurrent était équipé d'une puce électronique qui déclenchait automatiquement l'enregistrement de son temps lors du franchissement de la ligne d'arrivée.

La remise des prix s'est déroulée dans la salle municipale des sports de Brunstatt, en présence de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Haut-Rhin. Étaient également présents Antoine Viola, maire de Brunstatt-Didenheim, Nicole Beha, maire déléguée de Didenheim, Jérémie Friderich, maire délégué de Brunstatt et André Joux, adjoint au maire à la sécurité. Le colonel René Cellier, directeur départemental des services d'incendie et de secours du Haut-Rhin et le commandant Martin Klein, président de l'Union départementale des sapeurs-pompiers ont également pris une part active à cette cérémonie.
Texte et photos :Adrien LERCH

 

 
 

 

Déjeuner-échange avec les maires

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:22:33

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Déjeuner-échange avec les maires
 

 
Photo L'Alsace/Robert Furderer
Le tonneaudes Danaïdesdes maires courage
À l'issue de l'assemblée générale des maires du Haut-Rhin, samedi 2 février à Houssen, le député Eric Straumann a invité les maires de sa circonscription à un déjeuner d'échange au Restaurant le Tonneau d'Or à Holtzwihr. Les discussions ont porté sur le maintien des classes en milieu rural et sur les difficultés d'organisation à l'intérieur des communautés de communes. Par ailleurs, les élus en majorité ont fait part de leur lassitude émettant même des réserves sur une nouvelle candidature à l'issue de leurs mandats. Autre sujet évoqué par les édiles : le nombre de conseiller municipaux, jugé trop élevé, ne serait plus adapté aux réalités actuelles.

 

 
 

 

Fortschwihr Au collège Un bel échange avec le KABCA

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:16:08

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Fortschwihr Au collège
Un bel échange avec le KABCA
Une quarantaine d'élèves du collège de Fortschwihr, licenciés UNSS, ont pris part à un atelier basket animé par les basketteurs de l'équipe fanion du KABCA (Kaysersberg Ammerschwihr Basket Centre Alsace).
 

 
Les élèves avec les basketteurs pros et l'encadrement pour un beau moment.
Ces sportifs de haut niveau évoluent en Nationale 1 ; ils ont passé une heure à animer des ateliers basket vendredi 8 février, sur le créneau habituel d'entraînement.

Ce partenariat s'est inscrit à la fois dans le cadre des mercredis du basket ainsi que dans le cadre de la 3e édition de la semaine Olympique et paralympique.

A suivi, une heure d'échanges entre la dizaine de joueurs, et particulièrement les deux joueurs étrangers, Adomas, lituanien et Jermel, canadien, avec les élèves de 4e du groupe de Miss Leloup, option langues et cultures européennes « anglais ». Étaient également présents le coach, Fabien Drago, la principale du collège Delphine Bourcet et le député Eric Straumann, ainsi que des représentants du CD 68 et du conseil départemental.

Cette visite a été très appréciée de tous les jeunes sportifs, qui ont pris plaisir à échanger avec les basketteurs. Tous les participants ont apprécié la disponibilité de l'ensemble des joueurs qui n'ont pas hésité à répondre à toutes les questions avec le sourire.

La cerise sur le gâteau a été la dotation de cinq ballons de basket pour le collège.

 

 
 

 

l'association Patrimoine Rebberg Mulhouse

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:12:09

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l'association Patrimoine Rebberg Mulhouse

 

 
Aurélia Gerber est la présidente de cette association créée en janvier 2018.  Photo L'Alsace/J.-M.V.
Dans quel but a été créée l'association Patrimoine Rebberg Mulhouse ?
Notre association est née en janvier 2018 avec pour objectif, face à la pression foncière qui plane sur ce quartier, la préservation du patrimoine tant architectural que l'environnement naturel du Rebberg. Cela repose sur la vigilance et la surveillance face aux permis de construire abusifs et la création de liens par des actions de rencontre dans le quartier. Nous souhaitons aussi devenir l'interlocuteur privilégié de la Ville de Mulhouse, dans une démarche participative, pour toutes les questions ayant trait au développement urbain du quartier.
Quelles sont les difficultés rencontrées par l'association ?

L'association est arrivée très tard dans le processus du nouveau projet de Plan local d'urbanisme (PLU) voté en décembre dernier. Nous avons remis nos observations peu avant le vote du conseil municipal. Nous n'avons à ce jour pas encore reçu de retour des services de l'urbanisme. Nous entrons à présent dans l'enquête publique qui ne fera pas changer les grandes lignes, car la rédaction d'un PLU est un processus long et complexe. Nous comptons à présent sur la mobilisation de nos membres pour être pertinent et représenter un collectif de poids auprès du service de l'urbanisme et attendons avec impatience la date de l'enquête publique, qui devrait se dérouler fin mars.
Quel avenir et quels objectifs envisagez-vous ?

Patrimoine Rebberg Mulhouse veut tenir une place active et représentative dans son environnement avec la mairie de Mulhouse et son service de l'urbanisme, et intensifier notre travail dans une veine constructive. L'association est désormais l'interlocuteur du quartier Rebberg avec le conseil départemental. En 2019, nous souhaitons, en priorité, assurer le relais de nos membres avec la mairie sur nos propositions sur le nouveau PLU, participer à l'enquête publique avec un appel à mobilisation à nos membres à ce moment-là. Mais aussi planifier une rencontre avec le service des espaces verts et lancer un recensement des arbres classés auprès des membres, entrer en contact avec les acteurs du développement urbain durable. Enfin, il convient de créer un espace d'échanges avec nos membres, un prix de la plus belle rénovation ou de la plus belle construction 2019, une rencontre botanique sur les arbres de notre quartier et un pique-nique dans le jardin du réservoir.
Propos recueillis par Jean-Marie VALDER SE RENSEIGNER Patrimoine Rebberg Mulhouse, 30, rue du Sundgau à Mulhouse. Tél. 06 .83.89.24.66. Mail : patrimoinerebbergmulhouse@gmail.com

 

 
 

 

Wittelsheim Folklore 65 ans pour « Les Blatzer-Säck »

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:19:10

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Wittelsheim Folklore
65 ans pour « Les Blatzer-Säck »
C'est à la salle des fêtes de Grassegert de Wittelsheim que le groupe folklorique « Les Blatzer-Säck » a fêté son 65e anniversaire.
 

 
Deux groupes pour un bel anniversaire.
En 1953, André Broglin, alors directeur de la MJC, fait des recherches sur l'histoire des costumes et des danses locales, et cela va aboutir trois ans après à la création d'un groupe folklorique de la Potasse. Dans les années 1970, il prend le nom des habitants de Wittelsheim, « Les Blatzer-Säck », en référence au nom de la spécialité d'un restaurateur local, autrement dit, le sac de tripes ! Plusieurs présidents vont se succéder après André Broglin, Pierre Redhaber, Gérard Husser, Jean-Michel Petit, Bernard Teclaw, et depuis 2002, Joël Freyburger.

En préambule de la soirée, ce dernier a accueilli notamment Pascale Zimmermann, adjointe, Pierre Vogt, conseiller départemental, Fabien Zimmermann, président de l'OMCS, Rose-Marie Beck, présidente du comité Berry-Alsace, ainsi que le groupe folklorique de Vierzon, « Les Berriauds », emmené par sa présidente, Christelle Parrain. Il devait adresser ses remerciements à la municipalité et au service de la culture, pour l'aide matérielle et le soutien. Il eut également un mot pour les anciens membres disparus, notamment Gérard Laporte, récemment décédé.

Place ensuite au spectacle de danse des deux groupes. Les Alsaciens étaient accompagnés par le président et son orgue de Barbarie, alors que les Berrichons, l'étaient avec un violon, une cornemuse, une vielle à roue. Chaque groupe a mis en avant les danses alsaciennes, parfois avec des chants, et celles du Berry, pour certaines ayant leur origine au Moyen-Age. Pour finir, tout le monde s'est retrouvé sur la piste pour une fin de soirée animée et chaleureuse.
JPH

 

 
 

 

BAS-RHIN - Le directeur de l'Ehpad Elizaet une cadre de santé mis à pied

Publié dans le panorama le Samedi 16 février 2019 à 07:15:16

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BAS-RHIN - Le directeur de l'Ehpad Elizaet une cadre de santé mis à pied
 

 
L'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est a diligenté une inspection en novembre 2018 et janvier 2019 dans l'Ehpad de la fondation Eliza à Geispolsheim. Selon l'ARS, « les constats ont été transmis au gestionnaire de l'établissement, à l'issue de laquelle des décisions ont été prises dont la mise à pied à titre conservatoire du directeur et d'une cadre de santé ». Mais en raison de la procédure en cours, l'ARS a refusé de communiquer plus d'éléments.

Une cadre de transition, venue de l'extérieur, est arrivée à la tête de l'établissement il y a quelques jours pour répondre aux demandes formulées par l'ARS suite à son inspection. D'après elle, « ce sont essentiellement des problèmes de gestion et des soucis d'organisation qui ont été relevés ». Elle évoque aussi un management « assez sévère ».

Sébastien Zaegel, maire de Geispolsheim et conseiller départemental, siège au conseil d'administration de l'Ehpad Eliza depuis 1995. « Quand j'ai appris les injonctions de l'ARS, je suis tombé des nues, affirme-t-il. Je n'avais ja mais eu de retours négatifs, ni des familles ni des pensionnaires. Et je connais certains membres du personnel qui ne m'ont jamais rien dit. » Il évoque « des soucis d'hygiène et d'autres choses comme cela », sans vouloir en dire plus.
110 pensionnaires

Un autre administrateur, Maurice Dahan, reconnaît qu'il y a eu un accident de parcours et s'est dit « solidaire de la mise à pied et des revendications de familles ». Il pense que ces deux dernières années, des problèmes se sont posés « du fait de la plus grande dépendance des personnes accueillies et de leurs pathologies multiples ». Mais il réfute tout acte de maltraitance, reconnaissant un certain manque de respect de la dignité de plusieurs résidents. « Or ce respect doit primer », insiste-t-il.

Il espère que la réaction très rapide du conseil d'administration et de la fondation Eliza « va satisfaire les familles qui ont eu l'impression de ne pas avoir été entendues ou que leur parent n'a pas été considéré ». Il regrette aussi que « les plaintes des familles n'aient pas été mieux suivies » et redit son attachement à cet Ehapd qui héberge 110 pensionnaires. « L'établissement a deux siècles d'existence. Il va surmonter cette difficulté. »

G. D.

 

 
 

 

Transport Raccordement ferroviaire de l’EuroAirport : le bruit fait obstacle 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:14:36

Transport Raccordement ferroviaire de l’EuroAirport : le bruit fait obstacle 

Lancée en septembre dernier, la concertation publique sur l’avant-projet de raccordement ferroviaire de l’EuroAirport en 2028 se heurte à l’opposition de riverains voire d’élus soucieux de limiter pollution et nuisances sonores.
 
Ce projet ambitieux à 250 millions d’euros vise à assurer à l’EuroAirport, d’ici 2028, la desserte ferroviaire qui lui fait défaut depuis toujours. Mais ce raccordement long de 6 km qui doperait la fréquentation de l’aéroport de 4 % (460 000 voyageurs supplémentaires attendus grâce à ce mode de transport), ne fait pas l’unanimité. S’il est certain qu’il facilitera l’accès à l’aéroport pour les voyageurs régionaux, ce projet s’insère aussi dans un territoire exsangue… et dont les habitants sont de plus en plus réfractaires aux nuisances sonores.
Nuisances sonores et développement de l’aéroport, même combat ?
Les quatre réunions de concertation animées devant un total de 220 personnes à Saint-Louis, Mulhouse, Bâle et Lörrach cet automne se sont heurtées (principalement à Saint-Louis) à la méfiance des riverains de l’aéroport (y compris suisses), peu convaincus par les assurances données par SNCF Réseau sur la limitation du bruit. Et de toute façon opposés au développement d’un aéroport qui table sur 11 millions de passagers en 2028 et 147 000 mouvements d’avions en 2030. Sans parler de l’impact sur la qualité de l’air.
En même temps, plusieurs instances se sont prononcées contre l’avant-projet (mais non contre le principe) : la ville de Saint-Louis, ainsi que Saint-Louis Agglomération ont insisté pour que soit levé tout doute sur les nuisances sonores liées au raccordement. Se pose également pour elles la question de l’impact de son tracé sur le très important projet de quartier d’affaires et commercial en vue en face de l’EuroAirport, la mouture actuelle limitant significativement leurs possibilités de développement.
Le remplacement du matériel roulant exigé
Même les Suisses, d’habitude enclins à soutenir l’aéroport, sont divisés sur la question. Ainsi Allschwil, voisine de Bâle et de Saint-Louis, commune suisse la plus exposée aux nuisances aéroportuaires, a dit non au raccordement, au motif qu’il allait avoir pour conséquences l’accroissement du nombre de vols. Pour le VCS (association des cyclistes suisses), le raccordement ferait même « exploser le trafic aérien ». Ce que réfute la direction de l’aéroport.
Pour relancer le dialogue, SNCF Réseau a relancé deux réunions supplémentaires, dont une publique mercredi soir, en incluant des précisions sur la localisation de ces nuisances. Selon le cabinet indépendant Acouphen, chargé de cette étude, le report du trafic TER sur le tracé du futur raccordement signifiera une baisse de plusieurs décibels du bruit au profit des habitants du quartier Neuweg à Saint-Louis, tandis que l’augmentation du trafic ferroviaire à six trains par heure et par sens entre l’aéroport et la Suisse n’aura pas d’impact, assurent-ils.
Mais cette évolution dépendra notamment du remplacement des rames en circulation actuellement par du matériel plus moderne et dix fois moins bruyant, qui est garanti dans les dix ans selon l’élu régional Christian Debève.
Présents à cette réunion, le maire de Saint-Louis et le président de Saint-Louis Agglomération se sont dits satisfaits des précisions apportées, et s’apprêtent à revoir leur avis, à condition de veiller au remplacement du matériel roulant et de régler la problématique des ouvrages d’art sur leur territoire.
De leur côté, les associations de défense des riverains rejettent ces nouveaux arguments et prônent une évaluation globale du bruit en même temps que la prise en compte sérieuse de l’organisation des transports en commun pour assurer une vraie alternative à l’automobile, notamment pour les dizaines de milliers de frontaliers. Plutôt que de plébisciter le « tout avion » et le développement de l’EuroAirport tous azimuts

Transport ferroviaire EuroAirport : le bruit fait obstacle

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:23:39

Transport ferroviaire EuroAirport : le bruit fait obstacle

Journal l'Alsace

Ce projet ambitieux à 250 millions d’euros vise à assurer à l’EuroAirport, d’ici 2028, la desserte ferroviaire qui lui fait défaut depuis toujours. Mais ce raccordement long de 6 km qui doperait la fréquentation de l’aéroport de 4 % – 460 000 voyageurs supplémentaires sont attendus grâce à ce mode de transport –, ne fait pas l’unanimité. S’il est certain qu’il facilitera l’accès à l’aéroport pour les voyageurs régionaux, le projet s’insère aussi dans un territoire exsangue… et dont les habitants sont de plus en plus réfractaires aux nuisances sonores.

Riverains très méfiants

Les quatre réunions de concertation animées devant un total de 220 personnes à Saint-Louis, Mulhouse, Bâle et Lörrach, cet automne, se sont heurtées – principalement à Saint-Louis – à la méfiance des riverains de l’aéroport, y compris suisses, peu convaincus par les assurances données par SNCF Réseau sur la limitation du bruit. Et de toute façon opposés au développement d’un aéroport qui table sur 11 millions de passagers en 2028 et 147 000 mouvements d’avions en 2030. Sans parler de l’impact sur la qualité de l’air.

En même temps, plusieurs instances se sont prononcées contre l’avant-projet – mais non contre le principe : la ville de Saint-Louis, ainsi que Saint-Louis agglomération ont insisté pour que soit levé tout doute sur les nuisances sonores liées au raccordement. Se pose aussi la question de l’impact de son tracé sur le très important projet de quartier d’affaires et commercial en vue en face de l’EuroAirport, la mouture actuelle limitant significativement les possibilités de développement.

Même les Suisses, d’habitude enclins à soutenir l’aéroport, sont divisés sur la question. Ainsi Allschwil, voisine de Bâle et de Saint-Louis, commune suisse la plus exposée aux nuisances aéroportuaires, a dit non au raccordement, au motif qu’il allait avoir pour conséquences l’accroissement du nombre de vols. Pour le VCS (association des cyclistes suisses), le raccordement ferait même « exploser le trafic aérien ». Ce que réfute la direction de l’aéroport.

Matériel plus moderne

Pour relancer le dialogue, SNCF Réseau a relancé deux réunions supplémentaires, dont une publique mercredi soir, en incluant des précisions sur la localisation de ces nuisances. Selon le cabinet indépendant Acouphen, chargé de cette étude, le report du trafic TER sur le tracé du futur raccordement signifiera une baisse de plusieurs décibels du bruit au profit des habitants du quartier Neuweg à Saint-Louis, tandis que l’augmentation du trafic ferroviaire à six trains par heure dans chaque sens entre l’aéroport et la Suisse n’aura pas d’impact, assure-t-il.

Mais cette évolution dépendra notamment du remplacement des rames en circulation actuellement pour du matériel plus moderne et dix fois moins bruyant, qui est garanti dans les dix ans selon l’élu régional Christian Debève.

Présents à cette réunion, le maire de Saint-Louis et le président de Saint-Louis agglomération se sont dits satisfaits des précisions apportées et s’apprêtent à revoir leur avis, à condition de veiller au remplacement du matériel roulant et de régler la problématique des ouvrages d’art sur leur territoire. De leur côté, les associations de défense des riverains rejettent ces nouveaux arguments et prônent une évaluation globale du bruit en même temps que la prise en compte sérieuse de l’organisation des transports en commun pour assurer une vraie alternative à l’automobile, notamment pour les dizaines de milliers de frontaliers. Plutôt que de plébisciter le « tout avion » et le développement de l’EuroAirport tous azimuts. Jean-François OTT

Saint-Louis Vingt points de mesure

SNCF Réseau a fait appel à un cabinet d’études indépendant, Acouphen, pour mesurer l’impact du raccordement sur le bruit, à Saint-Louis. D’après l’exposé de son directeur, Denis Bozzetto, Acouphen réalise un modèle acoustique 3D et effectue une cartographie des bruits, en enregistrant tous les bruits pendant 20 heures dans une vingtaine de points situés à Saint-Louis. Les enregistrements sont ensuite filtrés pour en déduire l’impact des bruits liés à l’activité ferroviaire et les résultats sont ensuite recalés pour obtenir, au final, une carte des nuisances actuelles, à confronter aux impacts estimés liés au raccordement.

À noter que les intérieurs domestiques sont généralement soumis à une exposition d’une vingtaine de décibels. Au plus fort, on parvient à 130 sur un circuit de Formule 1. Une route génère 60 à 70 décibels en moyenne. Autre paramètre, le plus important : une augmentation du niveau sonore de 1 décibel ne sera pas perceptible. À 5 décibels, elle le sera notablement. À 10 décibels, on aura l’impression que le bruit sera deux fois plus fort, et à 20 décibels, qu’il sera quatre fois plus fort.

Le bruit mesuré à Saint-Louis et Saint-Louis Neuweg par Acouphen se situe actuellement entre 55 et 73 décibels, le long de la voie ferrée. Avec le raccordement ferroviaire, une amélioration allant jusqu’à une dizaine de décibels serait attendue au niveau des quartiers d’habitation de Neuweg en particulier, tandis que l’emprise du raccordement concentrera les augmentations. À partir de la gare jusqu’à Bâle, les nuisances sonores resteront stables malgré l’augmentation du trafic ferroviaire (vitesse limitée et nouveau matériel ferroviaire).

Transport - Raccordement ferroviaire de l’EuroAiport : la concertation se poursuit

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:23:37

Transport - Raccordement ferroviaire de l’EuroAiport : la concertation se poursuit

Rail et nuisances sonores : un écho plus favorable ? 

La concertation publique lancée en septembre dans le cadre de la réalisation du raccordement ferroviaire de l’EuroAirport à l’horizon 2028, s’est prolongée jeudi soir par un certain nombre de précisions apportées sur l’évolution des nuisances sonores sur son tracé. Il s’agissait de réagir face à certains blocages locaux, avec plus ou moins de fortune (lire aussi en pages région).

  

Les quatre réunions publiques organisées par SNCF Réseau (dont une à Saint-Louis) dans le cadre de la concertation publique pour l’avant-projet de raccordement ferroviaire de l’EuroAirport n’avaient visiblement pas suffi à faire toute la lumière sur le projet et ses retombées en matière de bruit, ni à rassurer les riverains ou les élus. Ainsi, à Saint-Louis, le public présent a redit son hostilité au développement de l’aéroport qui était forcément gage de nuisances supplémentaires, à Bâle et à Lörrach, c’est la connexion de l’aéroport aux réseaux nationaux suisses et allemands qui a interpellé, tandis qu’à Mulhouse, on s’inquiétait de la pertinence du projet au regard de son coût.
Cette suspicion s’est également vérifiée au niveau des instances politiques, le conseil municipal de Saint-Louis et le comité directeur de Saint-Louis Agglomération ayant tous deux rendu un avis défavorable (mais restant favorables sur le principe). Outre le bruit contre lequel les élus affichent leur solidarité avec les riverains, le tracé du raccordement pourrait pénaliser le développement du quartier en devenir Euro3lys, le projet actuel prévoyant la construction d’une large levée de terre au milieu d’Euro3lys plutôt qu’un viaduc moins contraignant.

Enfin plusieurs associations, dont l’Adra (Association de défense des riverains de l’aéroport) sont opposées au projet, non pas tant pour les nuisances sonores, mais parce qu’il va dans le sens d’un développement de l’EuroAirport de toute façon prédateur pour un voisinage sensible à sa qualité de vie. Localement, l’Adra pointe également du doigt la fermeture de la gare de Saint-Louis-Neuweg, corollaire du transfert du trafic TER sur la boucle du raccordement.
Baisse des décibels mais augmentation de l’activité
Invitée par la SNCF réseau, le cabinet d’ingénieurs indépendants Acouphen a présenté son dispositif de mesure du bruit (lire ci-contre) ainsi que ses conclusions : baisse des décibels à Neuweg, augmentation (logique) en revanche sur le tracé du raccordement, mais plus loin des habitations, enfin stagnation du bruit entre la gare et Bâle, malgré l’augmentation du trafic. Parce que les trains rouleront moins vite, et que le matériel roulant devrait (sera, promettent les élus du Grand Est) remplacé par du neuf, dix fois moins bruyant. L’Europe envisage de toute façon d’imposer la diminution du bruit sur le trafic fret.
De même, le cabinet table sur une stabilisation du bruit malgré l’augmentation de l’activité, grâce en particulier à l’utilisation de trains ou d’avions moins bruyants. A l’image de ces fameux pneus automobiles qui réduisent significativement le bruit.
Deux points noirs ont été identifiés, deux maisons situées rue du Ballon et rue de la Chapelle à Saint-Louis. Mais cela ne suffira probablement pas à justifier l’érection de murs antibruit, valable d’après les standards nationaux à partir du moment où cela concerne un ensemble de maisons.
L’exposé, ainsi que le débat qui suivi, a visiblement rassuré Alain Girny, le président de Saint-Louis Agglomération et Jean-Marie Zoellé, le maire de Saint-Louis, qui se disaient prêts à lever les blocages et se félicitaient d’un dialogue retrouvé, sous réserve de trouver une solution pour les ouvrages d’art du raccordement.
La genèse du projet de raccordement implique de nombreux si : si le matériel roulant est modernisé, si on remplace la levée de terre prévue sur une largeur de 170 m en plein Euro3lys, « mais sur ce point, ce sont les finances qui seront juges », ponctuait Christian Debève, le vice-président de la région. Et bien sûr, si le financement du raccordement, soit 250 millions d’euros, pourra être réuni, en sollicitant notamment nos voisins suisses, certainement les mieux desservis par ce projet.
Reste la question de fond : les possibilités de développement de l’EuroAirport dans un cadre contraint et dont les perspectives de croissance suscitent la fronde des riverains, y compris outre-frontière, où une association suisse comme le VCS suisse (club cycliste), ou encore le conseil municipal d’Allschwil rejettent tout raccordement car celui-ci servirait à délester d’autres aéroports suisses au profit de l’EuroAirport et aux dépens de ses riverains… Bien que la direction de l’aéroport argue du fait que les passagers venant en train seront autant d’automobilistes en moins sur les routes. Cela ne doit pas faire oublier la prise en compte des autres nuisances, y compris liées au flux de voitures de frontaliers, qui échappent à l’organisation actuelle de transports en commun déjà en voie de saturation.
SNCF Réseau a fait appel à un cabinet d’études indépendant, Acouphen, pour mesurer l’impact du raccordement sur le bruit, à Saint-Louis. D’après l’exposé de son directeur, Denis Bozzetto, Acouphen réalise un modèle acoustique 3D, et effectue une cartographie des bruits en enregistrant tous les bruits pendant 20 heures sur une vingtaine de points, à Saint-Louis. Les enregistrements sont ensuite filtrés pour en déduire l’impact des bruits liés à l’activité ferroviaire et les résultats sont ensuite recalés pour obtenir, au final, une carte des nuisances actuelles, à confronter aux impacts estimés liés au raccordement.
A noter que les intérieurs domestiques sont généralement soumis à une exposition d’une vingtaine de décibels. Au plus fort, on parvient à 130 sur un circuit de Formule 1. Une route génère 60 à 70 décibels en moyenne.
Autre paramètre, le plus important : une augmentation du niveau sonore de 1 décibel ne sera pas perceptible. A 5 décibels, elle le sera notablement. A 10 décibels, on aura l’impression que le bruit sera deux fois plus fort, et à 20 décibels, qu’il sera quatre fois plus fort.
Le bruit mesuré à Saint-Louis et Saint-Louis Neuweg par Acouphen se situe actuellement entre 55 et 73 décibels, le long de la voie ferrée. Avec le raccordement ferroviaire, une amélioration allant jusqu’à une dizaine de décibels serait attendue au niveau des quartiers d’habitation de Neuweg en particulier, tandis que l’emprise du raccordement concentrera les augmentations. A partir de la gare jusqu’à Bâle, les nuisances sonores resteront stables malgré l’augmentation du trafic ferroviaire (vitesse limitée et nouveau matériel ferroviaire).
Principe  : réaliser un tronçon de 6 km pour raccorder le réseau ferroviaire existant au parvis de l’EuroAirport.
Objectif  : renforcer la desserte multimodale de l’EuroAirport (pour info, 8,6 millions de passagers en 2018, 11 ou 13 attendus dans dix ans…), en renforçant la part de transports en commun dans la desserte, et donc limiter la part de la voiture tout en proposant une connexion plus facile pour les voyageurs venus de plus loin (gain en CO2 estimé à 72000 tonnes sur 50 ans). Principaux concernés : les Suisses, où l’impact sera le plus évident.
Coût  : 250 millions d’euros, financé par : ?? (à suivre, les pouvoirs publics français espèrent bien que les Suisses mettront généreusement la main au portefeuille).
Impact sur le trafic ferroviaire : aucun annoncé entre Mulhouse et l’aéroport (le cadencement ne changerait pas), cadencement plus élevé entre l’EuroAirport et la frontière (pour arriver à 12 trains par heure, six dans chaque sens). L’EuroAirport serait desservi par un train toutes les 15 mn au départ de Mulhouse, et un train toutes les 10mn au départ de Bâle.
Impact sur la fréquentation de l’aéroport : près de 500 000 passagers (nouveaux et anciens automobilistes).
Impact sur le territoire : le tracé du raccordement passe par une zone d’activités commerciales et économiques en devenir (Euro3lys).
Trains concernés : les TER y compris ceux du réseau RER trinational suisse, en développement. Le TGV circulera sur la voie historique, le fret aussi.
Réalisation : attendue pour 2028

Transports - Régions TER : moins de guichets, mais plus de voyageurs 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:08:55

Transports - Régions TER : moins de guichets, mais plus de voyageurs 
 
Après cinq années de baisse continue, la fréquentation des TER est repartie à la hausse. Le nombre de voyageurs a augmenté de 4,8 % en 2017. La croissance aurait été similaire en 2018 sans la longue grève des cheminots. « Cette hausse de fréquentation représente 60 millions d’euros de charges en moins pour les Régions », se réjouit Frank Lacroix, directeur général des TER.
Longtemps délaissés au profit du « tout TGV », les trains régionaux ont du retard à rattraper. Une étude de l’Insee montrait mercredi que sept salariés sur dix vont travailler en voiture et seulement 16 % utilisent les transports en commun. Pourtant, trois Français sur quatre habitent à moins de 10 kilomètres d’une des 2 288 communes desservies par un TER.

Réduire les coûts pour sauver les petites lignes
La SNCF et les Régions se fixent un objectif ambitieux : attirer 200 000 voyageurs supplémentaires chaque jour dans les TER d’ici 2025. L’opération reconquête passe d’abord par une amélioration de l’offre. Le nombre de trains régionaux a augmenté de 4 % depuis 2017. Ceux en retard ont diminué de 17 %, tout comme la fraude qui a reculé de 10 % en 2018, rapportant 10 millions d’euros de recettes supplémentaires aux Régions.
À la veille de l’ouverture à la concurrence possible dès 2020, la SNCF a décidé de segmenter son offre TER en créant trois « produits » différents : les CITI pour décongestionner les villes, les KRONO pour rapprocher les grands pôles régionaux et les PROXI qui desservent les autres territoires. Ces derniers représentent plus de la moitié des lignes TER mais seulement 24 % des voyageurs. « Ces lignes sont en danger si on n’arrive pas à les faire vivre avec des coûts adaptés », reconnaît Frank Lacroix.
D’autres modes de vente
La FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) dénonce au contraire une « offre de transport qui régresse ». De plus en plus de guichets ferment dans les gares. Certains ne voyaient que quatre ou cinq clients par jour en moyenne. La SNCF les remplace par de nouveaux canaux de vente de billets, notamment des commerces « partenaires », comme des supérettes ou des tabacs, sur le modèle des « Points contacts » de la Poste. Il y en a déjà 130 dans toute la France.
La SNCF va aussi ouvrir un service de vente de billets TER par téléphone avec un numéro non surtaxé et déployer des bornes « visio-services » dans certaines gares. À défaut d’un agent derrière un guichet, les clients mal à l’aise avec un robot pourront dialoguer avec un cheminot en chair et en os par écran interposé

Transports Régions TER : moins de guichets, mais plus de voyageurs

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:55:39

Transports Régions TER : moins de guichets, mais plus de voyageurs

Journal L'Alsace  

Après cinq années de baisse continue, la fréquentation des TER est repartie à la hausse. Le nombre de voyageurs a augmenté de 4,8 % en 2017. La croissance aurait été similaire en 2018 sans la longue grève des cheminots. « Cette hausse de fréquentation représente 60 millions d’euros de charges en moins pour les Régions », se réjouit Frank Lacroix, directeur général des TER.

Longtemps délaissés au profit du « tout TGV », les trains régionaux ont du retard à rattraper. Une étude de l’Insee montrait mercredi que sept salariés sur dix vont travailler en voiture et seulement 16 % utilisent les transports en commun. Pourtant, trois Français sur quatre habitent à moins de 10 kilomètres d’une des 2 288 communes desservies par un TER.

Réduire les coûts pour sauver les petites lignes

La SNCF et les Régions se fixent un objectif ambitieux : attirer 200 000 voyageurs supplémentaires chaque jour dans les TER d’ici 2025. L’opération reconquête passe d’abord par une amélioration de l’offre. Le nombre de trains régionaux a augmenté de 4 % depuis 2017. Ceux en retard ont diminué de 17 %, tout comme la fraude qui a reculé de 10 % en 2018, rapportant 10 millions d’euros de recettes supplémentaires aux Régions.

À la veille de l’ouverture à la concurrence possible dès 2020, la SNCF a décidé de segmenter son offre TER en créant trois « produits » différents : les CITI pour décongestionner les villes, les KRONO pour rapprocher les grands pôles régionaux et les PROXI qui desservent les autres territoires. Ces derniers représentent plus de la moitié des lignes TER mais seulement 24 % des voyageurs. « Ces lignes sont en danger si on n’arrive pas à les faire vivre avec des coûts adaptés », reconnaît Frank Lacroix.

D’autres modes de vente

La FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) dénonce au contraire une « offre de transport qui régresse ». De plus en plus de guichets ferment dans les gares. Certains ne voyaient que quatre ou cinq clients par jour en moyenne. La SNCF les remplace par de nouveaux canaux de vente de billets, notamment des commerces « partenaires », comme des supérettes ou des tabacs, sur le modèle des « Trois Français sur quatre habitent à moins de 10 kilomètres d’une commune desservie par un TER.  Photo Julio PELAEZcontacts » de la Poste. Il y en a déjà 130 dans toute la France.

La SNCF va aussi ouvrir un service de vente de billets TER par téléphone avec un numéro non surtaxé et déployer des bornes « visio-services » dans certaines gares. À défaut d’un agent derrière un guichet, les clients mal à l’aise avec un robot pourront dialoguer avec un cheminot en chair et en os par écran interposé.

 

Hommage à Tomi Ungerer à la cathédrale de Strasbourg ce vendredi matin 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:55:33

Hommage à Tomi Ungerer à la cathédrale de Strasbourg ce vendredi matin 
 
L’Alsace rendra ce vendredi un dernier hommage à Tomi Ungerer en la cathédrale de Strasbourg -qu’il a si souvent dessinée.
La cérémonie religieuse, œcuménique et au caractère international puisqu’elle se déroulera en quatre langues, débutera à 10 h.
Elle sera présidée par l’archevêque de Strasbourg, Mgr  Luc Ravel. Un double prêche sera prononcé, d’abord par le pasteur Christian Krieger -en allemand- puis l’archiprêtre de la cathédrale Michel Wackenheim en trois langues : français, allemand et alsacien.
Le maire de Strasbourg Roland Ries prendra lui aussi la parole à l’issue de ce moment de recueillement pour rendre hommage à l’artiste décédé dans la nuit de vendredi à samedi dernier.
Cette cérémonie sera aussi musicale. Elle sera ouverte par « Mein Ruheplatz », chanté par la cantatrice Astrid Ruff, « un chant yiddish qu’aimait beaucoup Tomi », précise le programme.
Conformément aux dernières volontés de Tomi Ungerer, Roger Siffer interprétera quant à lui trois chansons devenues emblématiques : « Ich hatt’einen Kameraden », « O Strassburg » et l’incontournable « Die Gedanken sind frei ».
Les obsèques du dessinateur se sont déroulées mardi en Irlande en l’église de Saint Brendan de Bantry. À l’issue de la cérémonie, suivie d’une crémation dans l’intimité familiale, ses cendres devaient être partagées entre l’Irlande et Strasbourg

Tomi Ungerer initié à la gravure 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 07:00:42

Tomi Ungerer initié à la gravure 

Rémy Bucciali, taille-doucier et fondateur des éditions éponymes, se souvient en 1994 d’une «  première exposition  » dans son atelier rue des Jardins, à Colmar.
 
Tomi Ungerer avait finalement été convaincu par l’éditeur que le travail sur plaques en cuivre était bien moins compliqué qu’il ne le pensait. L’artiste Raymond Waydelich, «  le fidèle parmi les fidèles depuis 1984  » avait fait l’entremetteur, provoquant la rencontre Ungerer-Bucciali. «  Tomi m’avait fait tout un cinéma, pensant que la gravure lui compliquait les choses  ». La première série Les Sorcières , augmentée par ailleurs de nombreux dessins originaux est un succès pour l‘artisan colmarien. Il garde un souvenir «  intense  » d‘Ungerer avec lequel il a partagé une semaine de travail dans ce quartier colmarien du Grillenbreit. « Il commen çait à dessiner puis progressivement, tout se mettait en place : Tomi avait tout en tête avant de commencer  ».
Pas de galerie attitrée
Des photos de Roland Waydelich parues dans les DNA témoignent de cette époque ; la galerie Bucciali était devenue soudainement trop petite pour contenir tout ce beau monde venu voir le phénomène, par curiosité, pour acheter ou se faire dédicacer l’un de ses ouvrages. Rémy Bucciali détient encore une poignée d’œuvres d’un Tomi, très prolifique, qui n’a jamais eu de galeries. D’où cette profusion de sérigraphies commercialisées à droite et à gauche sur «  un marché parallèle  » où il n’est pas évident de séparer le bon grain de l’ivraie. L’éditeur colmarien possède encore les plaques de cuivres, matrice ayant servi à développer la série des animaux (tirée à 60 exemplaires) : le crapaud, le penseur, le chien, le chat, etc. «  Trop tôt  » pour affirmer si les prix vont flamber, tempère le galeriste qui attend de voir comment ses confrères vont «  se positionner  »

POLITIQUE À Bordeaux, Nicolas Florian choisi pour succéder à Alain Juppé

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 07:21:46

POLITIQUE À Bordeaux, Nicolas Florian choisi pour succéder à Alain Juppé

Journal L'Alsace

Nicolas Florian, adjoint aux Finances d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, a été désigné jeudi à "l’unanimité" par les élus de la majorité municipale pour être proposé comme successeur au maire sortant lors du prochain conseil municipal.

Virginie Calmels retourne dans le privé

Lors de la même réunion du groupe des élus de la majorité, Virginie Calmels, première adjointe d'Alain Juppé et un temps pressentie pour être sa dauphine, a annoncé aux élus son prochain retrait de la politique.

Elle démissionnera du conseil en même temps qu’Alain Juppé, pour retourner dans le secteur privé.

POLITIQUE - Bordeaux Alain Juppé : « L’esprit public est devenu délétère » 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:00:57

POLITIQUE - Bordeaux Alain Juppé : « L’esprit public est devenu délétère » 
 
« L’envie me quitte tant le contexte change. » Alain Juppé a expliqué jeudi, des sanglots dans la voix, qu’il quittait la mairie de Bordeaux et le « combat politique » pour le Conseil constitutionnel, parce que « l’esprit public est devenu délétère ».
L’ex-Premier ministre, âgé de 73 ans, a accepté mercredi de rejoindre l’assemblée des Sages. Face à la presse et accompagné de son équipe municipale venue en nombre, il a expliqué jeudi pourquoi, à la surprise générale de la capitale girondine, il allait quitter l’Hôtel de Ville. Une décision qui est « pour moi un crève-cœur ».
« Ce climat infecté par les mensonges et les haines »
Alain Juppé dénonce « la montée de la violence sous toutes ses formes, verbales et physiques, le discrédit des hommes et des femmes politiques, la stigmatisation des élites dont tout pays a pourtant besoin […] dans ce climat général infecté par les mensonges et les haines que véhiculent les réseaux sociaux ». « Il faut agresser, il faut insulter, systématiquement », fustige Alain Juppé.
L’ancien Premier ministre, qui a dû « se décider en 24 heures » après la proposition du président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, a donné « deux raisons » pour l’avoir acceptée : la volonté « de ne pas faire le mandat de trop » et « le besoin de renouvellement qui monte ici et là. Le temps est venu de nouveaux visages et de nouvelles équipes », a-t-il lancé.
Celui qui fut maire de Bordeaux pendant près de 25 ans a été longuement applaudi. Alain Juppé a assuré qu’il « n’avait pas pris sa décision de gaîté de cœur », en précisant qu’il ne « quittait pas vraiment » Bordeaux. « Isabelle et moi y garderons notre résidence. »

SNCF réseau Investissements 2019 SNCF : huit chantiers majeurs

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:21:40

SNCF réseau Investissements 2019 SNCF : huit chantiers majeurs

Journal L'Alsace

Cette année, conformément au contrat de performance signé entre l’État et SNCF Réseau, 330 M€ (millions d’euros) seront investis dans la modernisation et le développement du réseau classique du Grand Est, auxquels il faut ajouter 222 M€ investis pour sa maintenance. En Alsace, parmi la vingtaine de chantiers ferroviaires planifiés, huit opérations d’envergure sortent du lot (voir infographie ci-contre), dont la plupart nécessiteront momentanément la mise en place de cars de substitution.

  Travaux dans cinq gares. À compter du 18 février s’ouvrent des chantiers de renouvellement d’aiguillages dans les gares de Rouffach et Bollwiller auxquels s’ajoutent également des modernisations de voies (respectivement 310 m et 400 m). Ces chantiers, bien que réalisés principalement de nuit, entraîneront des suppressions de trains pendant quatre mois.

Des travaux destinés à rendre les quais accessibles aux personnes à mobilité réduite sont planifiés à compter du 15 juillet en gare de Sélestat. Ils incluent leur rehaussement, l’installation d’un éclairage, la pose d’une signalisation et des interventions sur les caténaires.

En gare de Strasbourg, SNCF Réseau va procéder à l’automne au renouvellement des appareils de voie côté sud. Parallèlement, plusieurs pièces du pont-rail du Fossé des Remparts seront remplacées afin d’assurer la pérennité de cet ouvrage de 1942 qui franchit une bretelle d’autoroute.

  Trois tronçons à moderniser. Trois tronçons vont bénéficier d’un renouvellement total ou partiel des composants. Sur le tronçon Mulhouse-Saint Louis, SNCF Réseau a planifié à l’automne le renouvellement de deux voies et du ballast, ce qui entraînera la suppression des TER et des trains de fret. L’opération de renouvellement des rails sur 2,4 km entre Chèvremont et Brunstatt (ligne Mulhouse-Belfort) n’aura pour sa part aucun impact sur le trafic ferroviaire.

Enfin, pour rétablir la vitesse de circulation à 110 km/h sur la ligne Strasbourg-Sarreguemines (au lieu de 60 km/h actuellement), 15,3 M€ sont investis dans le remplacement complet des rails, des traverses et du ballast entre Mommenheim et Kalhausen (12 km). En raison de ces travaux la ligne concernée sera totalement fermée du 7 au 20 avril puis trois mois du 2 juin au 1er  septembre.

  Création d’une voie au nord de Strasbourg. Commencés en septembre dernier, les travaux de création d’une quatrième voie ferrée circulable dans les deux sens entre Strasbourg et Vendenheim vont se poursuivre de jour et de nuit tout au long de l’année. Cette nouvelle voie rapide de 6 km de long, dont la mise en service n’interviendra pas avant l’été 2022, permettra de désengorger le tronçon supportant la plus importante activité ferroviaire dans le Grand Est. Ce chantier, d’un coût total de 117 M€ – dont 29 M€ au titre de l’année 2019 –, entraînera des suppressions de trains TER et leur remplacement par des cars.

  Pôle d’échanges multimodal de Haguenau. Commencé en 2014 à Haguenau, le chantier du nouveau pôle d’échanges multimodal entrera bientôt dans sa phase finale avec la démolition, prévue en juin, de l’actuelle gare ferroviaire puis la construction d’un nouveau bâtiment destiné aux services ferroviaires dont la mise en service est espérée pour fin 2020. Auparavant, dès le 6 mai, des travaux de mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite quai 1, par rehaussement de 55 cm sur 220 m, seront aussi engagés et se poursuivront par phases de jour comme de nuit jusqu’en décembre.

  Innovation technologique. Dans le cadre du développement des corridors de fret transeuropéens, SNCF Réseau poursuit cette année le déploiement au sol des équipements ETCS de contrôle de la vitesse des trains sur l’itinéraire Longuyon-Metz-Strasbourg-Bâle (corridor fret Mer du Nord-Méditerranée). L’investissement annuel atteint 16,8 M€ pour l’équipement du tronçon entre Brumath et Saint-Louis. X. T.

l’édito de l'Alsace Doit mieux faire !

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:51:59

 l’édito de l'Alsace  Doit mieux faire !

C’est une lueur d’espoir dans la grisaille ambiante. Selon l’Insee, le taux de chômage en France a baissé de 0,3 % au dernier trimestre 2018, atteignant son plus bas niveau depuis dix ans, à 8,8 % de la population active. Excellente nouvelle ! Qui doit cependant être confirmée. Ces chiffres, émanant de l’Institut national de la statistique et des études économiques, sont fiables mais provisoires, donc révisables. Ce recul du chômage, qui toucherait « seulement » 2,5 millions de Français de métropole, est d’autant plus à prendre avec des pincettes qu’il a surpris nombre d’analystes économiques.

Les chiffres publiés par l’Insee, reprenant les normes du Bureau international du travail (BIT), diffèrent, suivant les critères, des calculs de Pôle Emploi. Ce dernier recense 3,6 millions de Français sans aucune activité et jusqu’à 6,5 millions de personnes en quête d’un emploi à temps complet. Cela confirme qu’il faut toujours se méfier des chiffres, à qui l’on peut faire dire tout et son contraire.

Ce qui est sûr, c’est que l’évolution, depuis 2015, est favorable. Depuis le début du quinquennat, le chômage a amorcé une baisse estimée à 0,6 % au sens du BIT et à 1,1 %, selon les données de Pôle Emploi. C’est encourageant. Mais c’est très nettement insuffisant. Surtout au regard des mesures qui ont été prises, tant pour simplifier le code du travail qu’en matière d’allégements des charges des entreprises. N’en déplaise à Muriel Pénicaud et au gouvernement qui, hier, ont salué la publication de l’Insee, la politique menée par Emmanuel Macron tarde à porter ses fruits. Ce n’est pas totalement illogique, la question de l’emploi s’inscrivant dans un cycle long. Cependant, la situation reste fragile, alors même que la croissance est au rendez-vous depuis plusieurs années. Le problème est que Bercy semble piloter à vue, adoptant une vision très politique et financière des paramètres économiques, quitte à engager un bras de fer avec les autres ministères lorsque les dossiers ont une dimension transversale. La France a-t-elle un seul cap ou plusieurs ?

Parce que les chiffres du chômage ne sauraient occulter que, derrière la froideur des statistiques, il y a des hommes, des femmes, des familles qui souffrent. Nul ne peut se satisfaire de progrès aussi timides. D’autant que la précarisation se généralise pour les demandeurs d’emploi, tandis que certains chefs d’entreprise sont confrontés à une pénurie inquiétante. Preuve que la formation est la base de toute politique d’emploi. Le gouvernement affirme avoir enclenché le processus. Reste à prouver son efficacité.

Emploi - L’Insee dévoile les chiffres de 2018

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:03:30

Emploi - L’Insee dévoile les chiffres de 2018

Le chômage au plus bas depuis dix ans 
La baisse du taux de chômage est continue depuis 2015. Mais son niveau reste plus élevé qu’avant la crise de 2008. Le paradoxe est que le sujet soit absent du grand débat en cours.
 

C’est la bonne surprise : malgré les gilets jaunes et leur impact sur l’économie, le chômage a bien baissé à la fin de l’année dernière. Exactement de -0,3 % au quatrième trimestre, pour atteindre 8,8 %. Cela représente 2 468 000 personnes selon les critères du Bureau international du travail (BIT) qui servent aux comparaisons internationales.
La crise n’est pas finie
Ces chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle Emploi qui dénombre 3 676 500 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) au quatrième trimestre en France (hors Mayotte). Si l’on ajoute les demandeurs d’emploi exerçant une activité, le total atteint 5 915 700. En pourcentage, Pôle Emploi constate une baisse assez proche de celle de l’Insee (-0,2).

La surprise est bonne, donc, mais elle est à relativiser. En France, pour commencer : -0,1 % sur un an, c’est assez peu dans une économie en croissance, même plus faible que l’année précédente. Surtout, ce niveau de chômage reste supérieur à ce qu’il était juste avant la crise financière de 2008. Un rappel brutal que cette crise n’est pas finie – du moins pas pour tout le monde.
Il faut également relativiser par rapport à nos voisins. Le taux de chômage dans la zone euro est de 7,9 %, là aussi il est vrai encore supérieur à celui de 2007.
Les plus âgés n’en profitent pas
Si la France plombe la moyenne avec l’Italie, l’Espagne et surtout la Grèce, elle peut regarder avec envie la Belgique (5,5 %), le Luxembourg (4,9 %) et surtout l’Allemagne (3,3 %).
Revenons en France pour constater que cette baisse du chômage est typique d’une phase de reprise : la situation s’améliore assez nettement pour les plus jeunes (-1,8 % sur un an pour les 15-24 ans) qui trouvent à s’employer dans les nouveaux métiers. Mais elle reste mauvaise pour les plus âgés (-0,1 % pour les 50 ans et plus) qui nécessitent souvent des reconversions et une économie en plein boum, devant compenser des besoins de main-d’œuvre non satisfaits.
Les impôts d’abord
Emmanuel Macron s’était fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 7 %, soit son niveau du début du quinquennat Sarkozy, avant la crise. On en est encore loin… Le paradoxe est que le grand débat né du mouvement des gilets jaunes n’a pas inscrit ce sujet à son menu. Pour le président, pas de doute, la solution passe toujours par la baisse des impôts. Et ça, c’est dans le grand débat.
C’est la bonne surprise : malgré les gilets jaunes et leur impact sur l’économie, le chômage a bien baissé à la fin de l’année dernière. Exactement de -0,3 % au quatrième trimestre, pour atteindre 8,8 %. Cela représente 2 468 000 personnes, selon les critères du Bureau international du travail (BIT), qui servent aux comparaisons internationales.
La crise n’est pas finie
Ces chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle Emploi, qui dénombre 3 676 500 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) au quatrième trimestre en France (hors Mayotte). Si l’on ajoute les demandeurs d’emploi exerçant une activité, le total atteint 5 915 700. En pourcentage, Pôle Emploi constate une baisse assez proche de celle de l’Insee (-0,2).
La surprise est bonne, donc, mais elle est à relativiser. En France, pour commencer : -0,1 % sur un an, c’est assez peu dans une économie en croissance, même plus faible que l’année précédente. Surtout, ce niveau de chômage reste supérieur à ce qu’il était juste avant la crise financière de 2008. Un rappel brutal que cette crise n’est pas finie - du moins, pas pour tout le monde.
Et en zone euro ? 7,9 % !
Il faut également relativiser par rapport à nos voisins. Le taux de chômage dans la zone euro est de 7,9 %, là aussi il est vrai encore supérieur à celui de 2007. Si la France plombe la moyenne avec l’Italie, l’Espagne et surtout la Grèce, elle peut regarder avec envie la Belgique (5,5 %), le Luxembourg (4,9 %), et surtout l’Allemagne (3,3 %).
Revenons en France, pour constater que cette baisse du chômage est typique d’une phase de reprise : la situation s’améliore assez nettement pour les plus jeunes (-1,8 % sur un an pour les 15-24 ans), qui trouvent à s’employer dans les nouveaux métiers. Mais elle reste mauvaise pour les plus âgés (-0,1 % pour les 50 ans et plus), qui nécessitent souvent des reconversions et une économie en plein boum, devant compenser des besoins de main-d’œuvre non satisfaits.
Les impôts d’abord
Emmanuel Macron s’était fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 7 %, soit son niveau du début du quinquennat Sarkozy, avant la crise. On en est encore loin… Et le paradoxe est que le grand débat né du mouvement des gilets jaunes n’a pas inscrit ce sujet à son menu. Pour le président, pas de doute, la solution passe toujours par la baisse des impôts. Et ça, c’est dans le grand débat.
CDD : 7,7 %
Le taux d’emploi en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim. En légère baisse sur l’année mais plus élevé que dans les années 2000, où il oscillait autour de 6,5 %.
Femmes quinquagénaires : +0,5 %
L’augmentation sur un an du taux de chômage des femmes de 50 ans et plus, quand celui des hommes au même âge diminue fortement (-0,6 %).
986 000
Le nombre de chômeurs qui déclarent chercher un emploi depuis un an et plus… C’est le point noir de l’emploi en France.
Le taux : 8,8 %
Le taux de chômage en France (hors Mayotte) au quatrième trimestre de 2018. Cela représente 2 468 000 chômeurs, calculés selon les critères du Bureau international du travail (BIT). C’est en baisse de -0,3 % sur le trimestre précédent, et de -0,1 % sur un an.
Le halo : 1,5 million
Le nombre de personnes inactives, non inscrites au chômage, mais qui disent souhaiter occuper un emploi. À la différence du chômage, ce « halo du chômage », comme l’appelle l’Insee, n’a cessé d’augmenter depuis la crise de 2008 (il était alors de 1,25 million).
Moins de deux personnes sur trois (61 %) âgées de 50 à 64 ans sont en emploi, en France métropolitaine. Mais ce taux d’emploi des « seniors » (puisqu’à ces âges, l’Insee vous qualifie de senior…) varie fortement entre l’Île-de-France (69 %) et les autres régions françaises, où il oscille de 56 % à 63 %. Cette divergence ne dit en fait pas grand-chose de la situation de l’emploi, et beaucoup de l’extrême centralisation de la France : on travaille plus longtemps dans la région parisienne, en tout cas jusqu’à 64 ans, parce qu’on y exerce beaucoup plus souvent des fonctions de cadre et des professions supérieures. Et l’on part plus souvent de l’Île-de-France à l’âge de la retraite pour aller en jouir en province. Cette étude montre également que le taux d’emploi des femmes est inférieur à celui des hommes entre 50 et 59 ans mais devient supérieur après 60 ans… Pourquoi ? Les femmes ayant un emploi ont tendance à y rester plus longtemps pour compenser des emplois moins bien payés et des interruptions de carrière plus nombreuses.
C’est d’abord l’état d’urgence économique et sociale que je veux décréter aujourd’hui […]. Nous répondrons à l’urgence économique et sociale par des baisses d’impôts plus rapides, par une meilleure maîtrise des dépenses, plutôt que par des reculs.
Emmanuel Macron
Le 12 décembre à la télévision

Emploi L’Insee dévoile les chiffres de 2018 Le chômage au plus bas depuis dix ans

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:53:43

Emploi L’Insee dévoile les chiffres de 2018 Le chômage au plus bas depuis dix ans

Journal L'ALSACE

C’est la bonne surprise : malgré les gilets jaunes et leur impact sur l’économie, le chômage a bien baissé à la fin de l’année dernière. Exactement de -0,3 % au quatrième trimestre, pour atteindre 8,8 %. Cela représente 2 468 000 personnes selon les critères du Bureau international du travail (BIT) qui servent aux comparaisons internationales.

La crise n’est pas finie

Ces chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle Emploi qui dénombre 3 676 500 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) au quatrième trimestre en France (hors Mayotte). Si l’on ajoute les demandeurs d’emploi exerçant une activité, le total atteint 5 915 700. En pourcentage, Pôle Emploi constate une baisse assez proche de celle de l’Insee (-0,2).

La surprise est bonne, donc, mais elle est à relativiser. En France, pour commencer : -0,1 % sur un an, c’est assez peu dans une économie en croissance, même plus faible que l’année précédente. Surtout, ce niveau de chômage reste supérieur à ce qu’il était juste avant la crise financière de 2008. Un rappel brutal que cette crise n’est pas finie – du moins pas pour tout le monde.

Il faut également relativiser par rapport à nos voisins. Le taux de chômage dans la zone euro est de 7,9 %, là aussi il est vrai encore supérieur à celui de 2007.

Les plus âgés n’en profitent pas

Si la France plombe la moyenne avec l’Italie, l’Espagne et surtout la Grèce, elle peut regarder avec envie la Belgique (5,5 %), le Luxembourg (4,9 %) et surtout l’Allemagne (3,3 %).

Revenons en France pour constater que cette baisse du chômage est typique d’une phase de reprise : la situation s’améliore assez nettement pour les plus jeunes (-1,8 % sur un an pour les 15-24 ans) qui trouvent à s’employer dans les nouveaux métiers. Mais elle reste mauvaise pour les plus âgés (-0,1 % pour les 50 ans et plus) qui nécessitent souvent des reconversions et une économie en plein boum, devant compenser des besoins de main-d’œuvre non satisfaits.

Les impôts d’abord

Emmanuel Macron s’était fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 7 %, soit son niveau du début du quinquennat Sarkozy, avant la crise. On en est encore loin… Le paradoxe est que le grand débat né du mouvement des gilets jaunes n’a pas inscrit ce sujet à son menu. Pour le président, pas de doute, la solution passe toujours par la baisse des impôts. Et ça, c’est dans le grand débat.

C’est la bonne surprise : malgré les gilets jaunes et leur impact sur l’économie, le chômage a bien baissé à la fin de l’année dernière. Exactement de -0,3 % au quatrième trimestre, pour atteindre 8,8 %. Cela représente 2 468 000 personnes, selon les critères du Bureau international du travail (BIT), qui servent aux comparaisons internationales.

La crise n’est pas finie

Ces chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle Emploi, qui dénombre 3 676 500 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) au quatrième trimestre en France (hors Mayotte). Si l’on ajoute les demandeurs d’emploi exerçant une activité, le total atteint 5 915 700. En pourcentage, Pôle Emploi constate une baisse assez proche de celle de l’Insee (-0,2).

La surprise est bonne, donc, mais elle est à relativiser. En France, pour commencer : -0,1 % sur un an, c’est assez peu dans une économie en croissance, même plus faible que l’année précédente. Surtout, ce niveau de chômage reste supérieur à ce qu’il était juste avant la crise financière de 2008. Un rappel brutal que cette crise n’est pas finie - du moins, pas pour tout le monde.

Et en zone euro ? 7,9 % !

Il faut également relativiser par rapport à nos voisins. Le taux de chômage dans la zone euro est de 7,9 %, là aussi il est vrai encore supérieur à celui de 2007. Si la France plombe la moyenne avec l’Italie, l’Espagne et surtout la Grèce, elle peut regarder avec envie la Belgique (5,5 %), le Luxembourg (4,9 %), et surtout l’Allemagne (3,3 %).

Revenons en France, pour constater que cette baisse du chômage est typique d’une phase de reprise : la situation s’améliore assez nettement pour les plus jeunes (-1,8 % sur un an pour les 15-24 ans), qui trouvent à s’employer dans les nouveaux métiers. Mais elle reste mauvaise pour les plus âgés (-0,1 % pour les 50 ans et plus), qui nécessitent souvent des reconversions et une économie en plein boum, devant compenser des besoins de main-d’œuvre non satisfaits.

Les impôts d’abord

Emmanuel Macron s’était fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 7 %, soit son niveau du début du quinquennat Sarkozy, avant la crise. On en est encore loin… Et le paradoxe est que le grand débat né du mouvement des gilets jaunes n’a pas inscrit ce sujet à son menu. Pour le président, pas de doute, la solution passe toujours par la baisse des impôts. Et ça, c’est dans le grand débat.

Conjoncture - Emploi L’intérim en baisse dans le Grand Est 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:17:24

Conjoncture - Emploi L’intérim en baisse dans le Grand Est 

Après avoir enregistré une tendance à la hausse, le travail temporaire a chuté de -10,3 % dans le Grand Est en décembre 2018 par rapport à décembre 2017. Au niveau national, la baisse est de -5,9 %.
À l’échelle alsacienne, la chute est plus marquée dans le Bas-Rhin (-9,7 %). L’emploi temporaire diminue de 6,8 % dans le Haut-Rhin.
Dans le Grand Est, les effectifs intérimaires reculent dans l’ensemble des secteurs : -2,2 % dans les services, -3,9 % dans le commerce, -4,3 % dans le BTP, -12,1 % dans l’industrie et -19,8 % dans les transports. Et toutes les catégories professionnelles voient leurs effectifs intérimaires reculer. Ce recul doit toutefois être relativisé : le travail temporaire reste à un niveau historiquement élevé et progresse de 1,1 % en cumul dans le Grand Est (+1,8 % au niveau national).

Politique - Grand débat Macron défend sa politique devant les maires ruraux 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:05:31

Politique - Grand débat Macron défend sa politique devant les maires ruraux 

Avec une septième étape du grand débat dans un petit village de l’Indre, le président de la République continue de renouer le dialogue avec le monde rural. Le chef de l’État a écouté, et joué les VRP de sa politique.
 
Pour la septième fois en un mois, Emmanuel Macron s’est invité jeudi dans l’une des réunions du grand débat national, cette fois dans le petit village de Gargilesse-Dampierre. Le chef de l’État n’avait évidemment pas choisi par hasard ce bourg de 300 habitants de la campagne de l’Indre : son maire, Vanik Berbérian, est le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Une façon d’adresser un message d’apaisement aux élus locaux, remis à l’honneur par le grand débat.
Loin des échanges marathon de ces dernières semaines, c’est en petit comité qu’Emmanuel Macron a écouté une trentaine de maires du département énumérer leurs doléances. Manque de médecins, de maternités, de réseau, de trains, d’emplois aidés… Le chef de l’État, qui a affirmé ne « pas aimer le clivage métropoles/territoires », a tout de même plongé dans les maux de la France rurale.

Exercice d’équilibriste
Le président de la République a dû une fois de plus se défendre d’avoir longtemps dédaigné les campagnes et leurs représentants. « Après 18 mois de stigmatisation des maires, que n’avons-nous entendu ! Nous étions trop nombreux, incompétents, clientélistes. Ces mots ont été employés par des membres du gouvernement et parfois par vous, M. le président », a ainsi accusé le maire (PS) d’Issoudun André Laignel, ce qu’Emmanuel Macron a catégoriquement nié.
Sur le fond, le chef de l’État n’a pas fait de grandes annonces. Il a réaffirmé que la loi NOTRe de 2015, qui encourage notamment le regroupement de communes, serait révisée, mais a défendu sa politique sur la fiscalité ou la répartition des équipements médicaux. Il a ainsi douché les espoirs d’une réouverture de la maternité du Blanc (sud-ouest de l’Indre), dont la fermeture, actée en 2018, suscite une forte mobilisation locale depuis sept ans. « Ce ne serait pas responsable de ma part de vous dire qu’elle va rouvrir », a-t-il assumé. L’exercice d’équilibriste continue

Politique Grand débat Macron défend sa politique devant les maires ruraux

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:57:06

Politique Grand débat Macron défend sa politique devant les maires ruraux

Pour la septième fois en un mois, Emmanuel Macron s’est invité jeudi dans l’une des réunions du grand débat national, cette fois dans le petit village de Gargilesse-Dampierre. Le chef de l’État n’avait évidemment pas choisi par hasard ce bourg de 300 habitants de la campagne de l’Indre : son maire, Vanik Berbérian, est le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Une façon d’adresser un message d’apaisement aux élus locaux, remis à l’honneur par le grand débat.

Loin des échanges marathon de ces dernières semaines, c’est en petit comité qu’Emmanuel Macron a écouté une trentaine de maires du département énumérer leurs doléances. Manque de médecins, de maternités, de réseau, de trains, d’emplois aidés… Le chef de l’État, qui a affirmé ne « pas aimer le clivage métropoles/territoires », a tout de même plongé dans les maux de la France rurale.

Exercice d’équilibriste

Le président de la République a dû une fois de plus se défendre d’avoir longtemps dédaigné les campagnes et leurs représentants. « Après 18 mois de stigmatisation des maires, que n’avons-nous entendu ! Nous étions trop nombreux, incompétents, clientélistes. Ces mots ont été employés par des membres du gouvernement et parfois par vous, M. le président », a ainsi accusé le maire (PS) d’Issoudun André Laignel, ce qu’Emmanuel Macron a catégoriquement nié.

Sur le fond, le chef de l’État n’a pas fait de grandes annonces. Il a réaffirmé que la loi NOTRe de 2015, qui encourage notamment le regroupement de communes, serait révisée, mais a défendu sa politique sur la fiscalité ou la répartition des équipements médicaux. Il a ainsi douché les espoirs d’une réouverture de la maternité du Blanc (sud-ouest de l’Indre), dont la fermeture, actée en 2018, suscite une forte mobilisation locale depuis sept ans. « Ce ne serait pas responsable de ma part de vous dire qu’elle va rouvrir », a-t-il assumé. L’exercice d’équilibriste continue.

société - Éducation Permis de conduire : le code gratuit pour les jeunes dès juin 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:07:08

société - Éducation Permis de conduire : le code gratuit pour les jeunes dès juin 

Les jeunes de 16 ans pourront passer gratuitement le code de la route lors du futur service national universel, dont une phase de test est prévue pour juin prochain.
 
Aux anciens qui « ont fait leurs classes » et profité du service militaire pour passer leur permis de conduire, cela rappellera quelques souvenirs. Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, a annoncé jeudi que l’examen du code de la route serait bien intégré au service national universel (SNU) dès sa phase de test en juin prochain. « Les jeunes auront leur code de la route gratuitement, a-t-il promis au micro d’ Europe 1. On veut élargir le champ des possibles des jeunes en leur permettant de bouger et il faut les aider à avoir le permis moins cher. »
La proposition figure dans les 23 mesures du rapport de la députée LREM Françoise Dumas sur le permis de conduire, remis mardi au Premier ministre. Mais Emmanuel Macron avait déjà évoqué l’idée avant même la publication du document : « Dans le SNU, on aura l’intégralité du permis qui sera intégré », avait-il affirmé lors de son intervention devant 1 000 jeunes en Saône-et-Loire la semaine dernière, dans le cadre du grand débat.

Permis à 17 ans : « pas d’opposition de principe »
Promesse présidentielle revisitée, le SNU doit se décomposer en deux parties : l’une obligatoire pour tous les jeunes de 16 ans d’une durée d’un mois, dont deux semaines en « hébergement collectif » ; l’autre facultative, à partir de 18 ans, avec un engagement de trois à douze mois. C’est durant la phase d’internat que les jeunes seront formés au code de la route, avec un examen gratuit à la sortie. Une phase pilote doit être lancée en juin avec 3 000 volontaires dans treize départements.
L’intégration de l’examen pratique du permis de conduire à la phase volontaire du SNU est, elle, « sur la table » mais « pas encore arbitrée », a précisé Gabriel Attal. L’autre proposition phare du rapport de Françoise Dumas, la possibilité de passer le permis à 17 ans pour les apprentis en conduite accompagnée, n’est pas non plus rejetée : « Il n’y a pas d’opposition de principe », a simplement précisé le secrétaire d’État

Tourisme L’agence régionale du Grand Est vient de naître

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:40:52

Tourisme L’agence régionale du Grand Est vient de naître

Journal L'Alsace

L’agence régionale du tourisme du Grand Est, présidée par l’Alsacienne Marie-Reine Fischer, a été installée début février à Strasbourg, en présence de Jean Rottner, président de la région Grand Est. Celle-ci avait déjà lancé son schéma régional de développement du tourisme 2018-2023, vu comme un plan de croissance de l’économie touristique, « avec des objectifs clairs et assumés ».

80 collaborateurs

Le secteur touristique dans le Grand Est a un poids important : près de 90 000 emplois, soit 6,7 % des actifs. C’est « un moteur essentiel du développement économique, de l’emploi et de l’innovation régionale » , plaide Jean Rottner. La création d’une structure à l’échelle de la grande région permet de garder sa place dans un « contexte de concurrence accrue à l’échelle mondiale » , de « mutualiser toutes les forces vives des territoires pour toujours mieux se faire entendre, démultiplier le rayonnement de nos territoires, générer de nouvelles richesses, de nouvelles activités, de nouveaux emplois » , soutient le président de la région Grand Est.

L’agence régionale du tourisme du Grand Est disposera d’un budget de près de 10 millions d’euros, avec 80 collaborateurs. Ces chiffres font d’elles l’une des plus importantes de France. Elle placera l’innovation et le digital au cœur de sa stratégie et comptera un réseau d’agences sur l’ensemble du territoire régional.

Elle aura pour objectifs de promouvoir toutes les destinations du Grand Est, de les fédérer, d’opérer des mutualisations de moyens, d’accroître la visibilité, la notoriété, l’attractivité de chacune. Elle s’attachera, souligne Jean Rottner, à « atteindre des objectifs de performance chiffrés sur la base de stratégies marketing propres à chaque destination ». Ces cinq destinations – Alsace, massif des Vosges, Lorraine, Champagne, Ardenne – travailleront donc en synergie pour se positionner de concert « sur les scènes nationale et internationale ».

Alsace-Moselle La plateforme de l’assurance retraite connaît des failles

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:44:36

Alsace-Moselle La plateforme de l’assurance retraite connaît des failles

Journal L'Alsace

Un habitant de Mollkirch a eu une drôle de surprise, lundi, en consultant le site www.assuranceretraite.fr  : « En voulant transmettre en ligne des fiches de paie pour compléter mon dossier, j’ai fait apparaître deux bulletins de salaire, un relevé d’identité bancaire et un relevé de points Arrco qui ne me concernaient nullement » , raconte Marc, un sexagénaire qui s’apprête à prendre sa retraite le mois prochain.

Quatre autres alertes

Ses tentatives de prévenir par téléphone la Carsat Alsace-Moselle, maillon régional du réseau de l’assurance retraite, n’ont pas abouti. Informée mercredi par la rédaction, la Carsat n’a pas manqué de relayer immé-diatement son signalement ni de le remercier pour son alerte.

Celle-ci n’était pas la première. La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) indique avoir déclaré à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) un incident relatif à la confidentialité des dossiers de départ à la retraite le 8 février dernier, au lendemain d’un premier signalement. Depuis, précise-t-elle, trois autres lui sont parvenus, dont celle de cet usager bas-rhinois.

Voilà une semaine que les informaticiens de la Cnav, propriétaire du logiciel hébergé sur des serveurs implantés à Tours et à Lyon, enquêtent sur l’origine technique de la faille, qualifié de « non-critique » et finalement résolue ce jeudi. « Il semblerait qu’une mémoire cache ne se vide pas complètement, ce qui permet à la session d’un assuré d’ouvrir le cache de la session d’un autre » , avance Renaud Villard, son directeur général, qui rappelle que le service public de la Cnav se doit de respecter le règlement européen sur la protection des données.

25 % de dossiers complétés par voie numérique

« Nous traitons de 600 000 à 700 000 dossiers par an, dont 25 % par voie numérique, et le dernier incident de sécurité informatique remonte à un an. Mais pas question de se défausser. Il y a eu rupture de la confidentialité, même si le nombre de signalements reste très infime » , a reconnu ce jeudi le directeur général de la Cnav, en concédant qu’une amélioration devait également être apportée à la procédure, permettant aux assurés de contacter les gestionnaires de la plateforme. X. T.

Décrocher un job à Europa-Park

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:19:48

Décrocher un job à Europa-Park

Europa-Park (réouverture le 6 avril) organise trois journées de l’emploi pour recruter 400 personnes, en collaboration avec Pôle Emploi. Jeudi, 80 chômeurs alsaciens ont passé un entretien d’embauche, façon job dating dans un hôtel à Rust.
 
Notions courantes d’allemand (ou d’alsacien) exigées, précise l’offre.
L’allemand justement, c’est ce qui handicape Nicolas qui briguait un poste de réceptionniste « Je ne parle pas très bien l’allemand », reconnaît le Colmarien de 32 ans, à la sortie de l’entretien mené en partie dans la langue de Goethe. Il s’est réorienté vers un job dans les attractions, et aura la réponse dans trois semaines. Il a postulé à Europa-Park parce que l’entreprise est « assez top au niveau des avantages », qu’il veut « améliorer (son) allemand », et qu’« en Allemagne, on gagne un peu mieux qu’en France. »
Renseignement pris auprès du directeur des ressources humaines Matthias Kirch, « entre 10,50 euros et 12 euros bruts de l’heure, avec 40 à 45 heures hebdomadaires de travail, le salaire peut atteindre près de 2000 euros bruts/mois ».
Une présélection par Pôle Emploi
La matinée de recrutement est réservée aux demandeurs d’emploi. Ils sont 120 : 80 Alsaciens, et 40 Allemands. Tous postulent pour la première fois. « Les saisonniers de l’année dernière sont souvent reconduits. Le taux de fidélité est important », signale Séverine Delaunay, directrice marketing France d’Europa-Park.
Les 80 candidats alsaciens ont été présélectionnés par Pôle Emploi pour « leur motivation, leur mobilité, et surtout leurs connaissances en allemand », détaille Anne Freyermuth, coordinatrice du service de placement transfrontalier Sélestat/Fribourg/Emmendingen. Le niveau linguistique dépend du poste. « On n’aura pas la même exigence avec une personne à la plonge qu’avec un réceptionniste », dit Birgit Bachimont, des RH d’Europa-Park.
Cours de langue gratuits pour les salariés après le travail
Ceux qui ne sont pas à niveau peuvent bénéficier d’une formation. En plus, l’Académie d’Europa-Park propose des cours de langue gratuits aux salariés après le travail.
En tout, 700 postes sont à pourvoir au parc de loisirs de Rust, plus gros employeur du sud du pays de Bade.
Aujourd’hui, les recrutements concernent le parc d’attractions, et le nouvel hôtel nordique Kronasar riverain du futur complexe aquatique, qui accueillera ses premiers clients le 31 mai (200 personnes) à l’année. On cherche des vendeurs, des cuisiniers, des réceptionnistes, des gants d’entretien… Les 350 embauches prévues pour le parc Aquatique en construction se feront cet été, avant l’ouverture du nouvel équipement programmée en novembre prochain. Mais on peut déjà faire acte de candidature (*).
«Le taux de chômage dans le Bade-Wurtemberg est très bas, de l’ordre de 3 %. Et si la notoriété d’Europa-Park nous aide à recruter, nous devons déployer beaucoup plus d’efforts pour trouver du personnel, en étant plus présents dans les salons de l’emploi », souligne Birgit Bachimont. Sur plus de 4 100 employés de 70 nationalités différentes, Europa-Park compte 880 salariés français (21 %), des Alsaciens dans leur immense majorité.
« Avoir une culture, un esprit français, alsacien est très important pour l’entreprise qui compte plus de 20 % de Français parmi ses visiteurs », précise Matthias Kirch. En 2018, le parc d’attractions de Rust a accueilli 5,6 millions de personnes

Emploi Trouver un job à Europa-Park

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:28:36

Emploi Trouver un job à Europa-Park

Les entretiens de 10 à 15 minutes en allemand ont eu lieu à l’hôtel El Andaluz.  Photo DNA/Laurent Réa

Notions courantes d’allemand (ou d’alsacien) exigées, précise l’offre. L’allemand justement, c’est ce qui handicape Nicolas, qui briguait un poste de réceptionniste. « Je ne le parle pas très bien » , reconnaît le Colmarien de 32 ans, à la sortie de l’entretien mené en partie dans la langue de Goethe. Il s’est donc réorienté vers un job dans les attractions et aura la réponse dans trois semaines. Il a postulé à Europa-Park parce que l’entreprise est « assez top au niveau des avantages » , qu’il veut « améliorer [son] allemand » , et qu’ « en Allemagne, on gagne un peu mieux qu’en France ».

Renseignement pris auprès du directeur des ressources humaines Matthias Kirch, « entre 10,50 € et 12 € bruts de l’heure, avec 40 à 45 heures hebdomadaires de travail, le salaire peut atteindre près de 2 000 € bruts par mois ».

La matinée de recrutement est réservée aux demandeurs d’emploi. Ils sont 120 : 80 Alsaciens et 40 Allemands. Tous postulent pour la première fois. « Les saisonniers de l’année dernière sont souvent recon-duits. Le taux de fidélité est impor-tant » , signale Séverine Delaunay, directrice marketing France d’Europa-Park.

Les 80 candidats alsaciens ont été présélectionnés par Pôle Emploi pour « leur motivation, leur mobilité, et surtout leurs connaissances en allemand » , détaille Anne Freyermuth, coordinatrice du service de placement transfrontalier Sélestat-Fribourg-Emmendingen. Le niveau linguistique dépend du poste. « On n’aura pas la même exigence avec une personne à la plonge qu’avec un réceptionniste » , dit Birgit Bachimont, des ressources humaines d’Europa-Park. Ceux qui ne sont pas à niveau peuvent d’ailleurs bénéficier d’une formation. En plus, l’Académie d’Europa-Park propose des cours de langue gratuits aux salariés après le travail.

En tout, 700 postes sont à pourvoir au parc de loisirs de Rust, plus gros employeur du sud du pays de Bade. Ce jeudi, les recrutements concernent le parc d’attractions et le nouvel hôtel nordique Kronasar, riverain du futur complexe aquatique, qui accueillera ses premiers clients le 31 mai (200 personnes) à l’année. On cherche des vendeurs, des cuisiniers, des réceptionnistes, des gants d’entretien…

Les 350 embauches prévues pour le parc aquatique en construction se feront cet été, avant l’ouverture du nouvel équipement programmée en novembre prochain. Mais on peut déjà faire acte de candidature (*).

« Un taux de chômage de l’ordre de 3 % »

« Le taux de chômage dans le Bade-Wurtemberg est très bas, de l’ordre de 3 %. Et si la notoriété d’Europa-Park nous aide à recruter, nous devons déployer beaucoup plus d’efforts pour trouver du personnel, en étant plus présents dans les salons de l’emploi » , souligne Birgit Bachimont.

Sur plus de 4 100 employés de 70 nationalités différentes, Europa-Park compte 880 salariés français (21 %), des Alsaciens dans leur immense majorité. « Avoir une culture, un esprit français, alsacien, est très important pour l’entreprise qui compte plus de 20 % de Français parmi ses visiteurs » , assure Matthias Kirch. En 2018, le parc d’attractions de Rust a accueilli 5,6 millions de personnes.

(*)Pour les deux autres journées de recrutement prévues, les personnes intéressées ont postulé sur le site www.europark.de/jobs ou au ✆ 0049.78.22.77.15.444.

Habsheim - Langue régionale Des panneaux historiques et bilingues 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:33:36

Habsheim - Langue régionale Des panneaux historiques et bilingues 

La commune vient d’installer 72 panneaux de rues bilingues avec des inscriptions en français et en alsacien pour promouvoir la culture régionale, mais aussi pour éclairer sur l’histoire de la bourgade.
 
« Notre spécificité alsacienne ne doit pas être occultée. Nous voulons, à Habsheim, faire cohabiter le français, langue officielle, et l’elsassisch, notre langue régionale. » Fervent défenseur de l’Alsace, Gilbert Fuchs, le maire de Habsheim, n’a eu aucun mal à convaincre ses élus municipaux de faire installer des panneaux bilingues sur le ban communal.
Habsheim se démarque néanmoins d’autres communes qui ont choisi la même option. « Nous n’avons pas opté pour une simple traduction. Chaque fois que cela a été possible, nous avons souhaité rappeler des éléments de notre histoire et de notre patrimoine », a expliqué le maire.

À titre d’exemple, la rue de la Délivrance se nomme Alta Stross en alsacien, car c’est la plus ancienne voie répertoriée au cadastre de la commune. Il y a aussi le Holzgassa, en référence à un pont en bois qui était installé en son temps. « Ces plaques doivent éveiller la curiosité et inciter les riverains à s’intéresser davantage à leur rue, leur quartier, à mieux s’identifier et à s’intégrer », espère le premier magistrat.
Le choix des dénominations a été validé par de dignes linguistes, Jean-Jacques Wolf et Yves Bisch, et la graphie respecte la charte d’harmonisation de l’écrit des différents dialectes alsaciens.
Quelque 10 000 € ont été consacrés à cette opération que la Région subventionne à hauteur de 2000 €.
« J’espère que nos concitoyens prendront le temps de lever les yeux aux coins des rues et se laisseront aller à une réflexion un tantinet curieuse ou plus approfondie », a ajouté Gilbert Fuchs qui, par cette opération, grave dans le marbre l’appartenance de Habsheim à l’historique région Alsace. « Le bilinguisme mérite un coup de pouce. Plus que jamais il faut sensibiliser nos habitants à l’intérêt de l’apprendre et de le pratiquer », a conclu le premier magistrat

éducation nationale - Bilinguisme Plus besoin de dérogation à la rentrée 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:50:01

éducation nationale - Bilinguisme Plus besoin de dérogation à la rentrée 

Alors que les inscriptions s’ouvrent pour les futurs petits de maternelle, l’offre en bilingue s’étoffe à Colmar avec l’ouverture d’un nouveau site dans les quartiers ouest.
  

Les inscriptions en maternelle s’ouvrent lundi 18 février pour les enfants nés en 2016. Or la rentrée prochaine réserve son lot de nouveautés pour les parents, qui, pour la première fois, n’auront plus à demander de dérogation pour que leur enfant suive un parcours bilingue.
L’ouverture d’une classe bilingue à l’école des Muguets, au cœur des quartiers ouest, à la rentrée 2019, comble en effet le dernier angle mort du bilinguisme sur le territoire de la ville.

Dans les quartiers ouest, seule l’école Pfister proposait jusqu’ici un parcours bilingue. Pas assez pour alimenter la toute nouvelle section bilingue du collège Molière, que l’adjointe à l’Éducation, Odile Ulrich-Mallet, veut absolument « consolider ».
Sectorisation et continuité
Avec l’ouverture d’une classe maternelle bilingue aux Muguets, l’adjointe peut enfin « sectoriser » l’enseignement bilingue à Colmar. C’est-à-dire qu’un enfant pourra faire tout son parcours, de la maternelle au collège, dans son quartier.
« L’idée est d’avoir au moins trois maternelles et deux élémentaires pour alimenter chaque collège », résume l’adjointe. Après l’ouverture des Muguets, « l’objectif dans les quartiers ouest est d’ouvrir ensuite une classe bilingue en élémentaire, peut-être à Pasteur, puis une autre maternelle, pour alimenter cette élémentaire bilingue ».
Le maillage d’un autre secteur clef pourrait également être bouclé d’ici à 2020 grâce à l’ouverture probable d’une section bilingue au collège de centre-ville Victor-Hugo.
Du bilingue à Victor-Hugo en 2020 ?
Yves Hemedinger l’a annoncé mardi soir lors de son allocution en direct sur Facebook. Odile Ulrich-Mallet confirme que tous les voyants sont aux verts, à la fois du côté de l’Éducation nationale et de la Ville, pour compléter le parcours bilingue en centre-ville. Jusqu’ici, les élèves bilingues en provenance de Serpentine et de Wickram partaient vers Berlioz, Molière et surtout vers le privé.
Si l’arrivée du bilinguisme à Victor-Hugo se confirme, Odile Ulrich-Mallet aura bouclé l’objectif de maillage territorial qu’elle vise depuis 2008, à son arrivée dans l’équipe municipale. Un projet jusqu’ici ralentit par « le manque de professeurs pour ouvrir ces classes bilingues ».
L’enseignement en classe bilingue a toutefois bien évolué depuis l’ouverture de la première section bilingue en 1993 à Colmar. En élémentaire, les matières étaient auparavant partagées entre un professeur « francophone » (grammaire, orthographe, histoire, instruction civique) et un professeur « germanophone » (mathématiques, géographie, allemand, sciences). Dorénavant, un seul professeur enseignera toutes les matières dans les deux langues, selon le principe inchangé de la parité horaire

Distinctions Les palmes académiques dans le Bas-Rhin

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:46:09

 Distinctions Les palmes académiques dans le Bas-Rhin

Journal L'Alsace

Voici la liste des Bas-Rhinois nommés ou promus dans l’ordre national des Palmes académiques (promotion du 1er  janvier, décret du 7 janvier) : Officiers : Roland Buttner, proviseur du lycée du Haut-Barr à Saverne ; Jeanne Siat, ancien professeur agrégé ; Clara Thomas, sous-préfète de l’arrondissement de Molsheim. Chevaliers : Patrick Kurtz, ancien professeur d’économie et de gestion ; Gabrielle Ley, assistante du directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques ; Naïma Louatiko, agent territorial au collège Érasme de Strasbourg ; Sandrine Meyer, professeure certifiée au collège Épiscopal Saint-Etienne de Strasbourg ; Pascal Rossi, agent territorial au collège Érasme de Strasbourg ; Patricia Sager, agent territorial au collège Érasme de Strasbourg ; Jean-Claude Schmitt, directeur d’école à la retraite ; Paul Siat, PDG de l’École nationale supérieure des technologies et industries du bois ; Jean-Louis Steffen-Probst, maître cuisinier de France, disciple Escoffier International ; Violaine Varin, responsable du Goethe Institut ; Robert Walter, directeur du Centre culturel franco-allemand de Karlsruhe.

MULHOUSE Nouveau Bassin - Vingt-cinq ans plus tard Deux chantiers démarrent 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:35:37

MULHOUSE Nouveau Bassin - Vingt-cinq ans plus tard Deux chantiers démarrent 

Créée il y a vingt-cinq ans, la ZAC du Nouveau Bassin s’achève enfin après de longues périodes de stagnation. Deux chantiers viennent de démarrer de façon conjointe, à l’entrée de la ville, face à Kinepolis sur 21 000 m2. Avec des projets mixtes d’habitat, commerces, hôtel, restauration.
 

Deux constructeurs Duval et Nexity se partagent les derniers milliers de m² sur cette zone particulièrement stratégique d’entrée de ville.
Duval est un constructeur immobilier d’envergure nationale, présent depuis quelques années en Alsace, l’une de ses dix représentations régionales. Le groupe Duval, présidé par Eric Duval, présente de multiples compétences. Récemment, le groupe a ouvert un pôle commerce et loisirs à Saint-Chamond, a posé la première pierre de 8 500 m² de bureaux neufs au cœur de Strasbourg, il a été choisi comme partenaire du département du Nord pour participer à l’opération de regroupement des services départementaux. Il a aussi, dans le cadre de ses nombreuses actions humanitaires et caritatives essaimé jusqu’en Afrique, en matière immobilière de même qu’il contribue en Afrique au développement d’installations hydrauliques.
Il affiche donc des réalisations très diverses. Pour le Nouveau Bassin de Mulhouse, le groupe Duval investit une surface de 9 800 m² tertiaires pour des activités de loisirs sur 4 600m2 , dont peut-être une patinoire, de restauration sur 850m2 , de commerces et… un hôtel trois étoiles de 3 000m2.
La livraison de cet ensemble est programmée pour la fin de l’année 2020.
Le deuxième promoteur, Nexity, propose un programme baptisé « L’escale », une résidence qui se présente avec une architecture contemporaine. Nexity va construire 50 logements neufs, dont une résidence senior de 120 lots, qui sera gérée par l’exploitant maison Domitys.
Ces logements répondront aux nouvelles exigences des labels Bâtiment Basse Consommation.
Avec le démarrage de ces deux chantiers, dont les droits ont été décrochés en 2015 mais dont la réalisation a pris beaucoup de retard, le grand projet mulhousien de créer un nouveau quartier autour de la présence de l’eau s’achève. Et l’entrée de Mulhouse acquiert un nouveau prestige

Saint-Louis - Social Pour se rétablir et s’insérer 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:31:46

Saint-Louis - Social Pour se rétablir et s’insérer 

Un contrat social multipartite, qui doit aider ses bénéficiaires qui souffrent de troubles psychiques à se rétablir et s’insérer, a été signé à la mairie de Saint-Louis. C’est le premier dans la région frontalière.
 
Le premier contrat social multipartite (CSM) pour Saint-Louis a été signé mardi. C’est un « dispositif d’accompagnement à l’autonomie en santé initié par l’hôpital de Rouffach », qui est l’un des signataires. On trouve parmi eux différents acteurs de la santé et une commune, en l’occurrence Saint-Louis. Mais aussi dix personnes de Saint-Louis et des environs qui souffrent de problèmes psychiques. Elles sont appelées « partenaires-auteurs » et sont engagées dans un processus de rétablissement.
« La psychiatrie ne se pratique plus dans les hôpitaux »
Le CSM doit aider ses bénéficiaires « à se réapproprier leur vie dans la commune qu’ils habitent », a résumé François Courtot, le directeur du centre hospitalier de Rouffach. Tout ce qui permet de favoriser les démarches d’accompagnement au rétablissement et à l’insertion est le bienvenu.
Jérémy Vannier, représentant du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, note : « La psychiatrie ne se fait plus dans les hôpitaux, mais au plus près des lieux de vie des patients. Ce contrat en est le symbole. » Bénédicte Roulot, animatrice des CSM pour tout le département, précise : « J’ai un binôme dans chaque ville. Ici, à Saint-Louis, il s’agit de Sébastien Krafft, metteur en scène. Ailleurs, comme à Altkirch, cela pourra être un sophrologue, par exemple » Elle utilise la méthode Spiral qui détermine des indicateurs de bien-être ou de mal-être et propose des pistes pour aller mieux. Sébastien Krafft « aborde un travail autour des habiletés sociales ». Il a souligné combien avait été précieuse l’aide des structures ludoviciennes.
Quant aux « partenaires-auteurs », ce sont des gens qui ont été envoyés par les centres médico-psychologiques de Saint-Louis et de Sierentz. « Nous avons commencé à travailler ensemble au mois de novembre. C’est un cheminement pas à pas vers une autonomie retrouvée », indique Bénédicte Roulot.
Sébastien Krafft salue « les structures ludoviciennes qui ont facilité notre travail, comme La Coupole. ». Il note : « Nous sommes arrivés dans la deuxième partie du CSM, la mise en place des ateliers de progrès… » Avec des idées qui fusent pour des projets en commun ou personnels.
« Ce que je recherche, c’est une dynamique de groupe, affirme Bénédicte Roulot. S’il y a une cohésion, cela fonctionne. Ici, à Saint-Louis, ils accrochent très bien les uns avec les autres. » Elle ne travaille qu’avec le groupe. Si l’un des participants veut faire du bénévolat ? « Nous allons tous ensemble visiter l’épicerie solidaire ou les Restaurants du cœur. C’est le groupe qui fait la socialisation. »
L’un ou l’autre envisage d’ailleurs de créer un GEM, un « groupe d’entraide mutuel ». C’est une association qui doit être agréée par l’ARS et qui peut prolonger le travail réalisé grâce au CSM. Il en existe un à Guebwiller qui rassemble à ce jour une cinquantaine d’adhérents. Parce que « les bénéficiaires qui retrouvent leur pouvoir d’agir restent souvent actifs pour témoigner de leur expérience, pour montrer qu’il est possible de retrouver une certaine forme d’auto-détermination et de confiance. » La Ville, a assuré le maire Jean-Marie Zoellé, essaiera de trouver un local pour que le GEM, quand il sera constitué, puisse se réunir.

Dans les quartiers généraux des gilets jaunes alsaciens : l’art de la bricole 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:39:41

Dans les quartiers généraux des gilets jaunes alsaciens : l’art de la bricole 

Les constructions des gilets jaunes sont des signaux : leurs bâtisseurs affirment qu’ils ne veulent rien lâcher. Elles ont été faites à la hâte, de bric et de broc, au petit bonheur des dons, suite au démantèlement des ronds-points. En symétrie avec des existences où la bricole est devenue une règle pour pallier les manques d’argent, de services, de considération.
 

VALLÉE DE LA BRUCHE. Mardi 5 février au matin. « On est le dernier village gaulois. Vous connaissez Astérix ? » Les gilets jaunes se présentent comme des irréductibles. Leur chalet, à la sortie du tunnel du contournement de Schirmeck, près de 2 000 habitants, est celui des « pionniers », disent-ils. Ses ouvertures vitrées donnent sur le rond-point occupé depuis le 17 novembre – ils ont une autorisation de trois mois.
Jean-Yves – c’est un pseudo -, 43 ans, vient des Vosges. Conducteur de car, charpentier dans une autre vie, c’est lui qui « a pris en main » la construction. Une tronçonneuse, des vis, du bois récupéré ici et là. Palettes posées au sol, des « perches » pour l’ossature, un revêtement de piscine pour protéger de l’humidité, de l’isolant, la recette est simple, à les entendre. « Tout est démontable », assurent les gilets jaunes qui restent évasifs sur le nombre de m2.

Des panneaux peints signés Charly Barat décorent les parois : une dame du village voisin de Plaine les avait donnés pour le sol, mais ça aurait été gâché, ont-ils jugé. C’est donc une Alsace riante, entre colombages, bretzel et sujets costumés, qui accompagnent les soirées de belote au coin du feu, parfois jusqu’à minuit.
Le coin cuisine compte l’essentiel : une gazinière. Pratique pour faire bouillir l’eau du café soluble en journée. Le groupe électrogène ne tourne qu’en soirée, pour ceux qui dorment là. Magalie, la quarantaine, a passé la nuit au QG, avec son père, 73 ans, et une copine. Elle n’a pas trop envie d’être prise en photo parce que « les voisins la traitent de “cassos”, même s’ils ne vivent pas mieux qu’elle ».
De grands cabas s’empilent sur toute une largeur du cabanon : ce n’est pas du désordre mais « des dons distribués aux SDF strasbourgeois, via une association », précise Gérald Metz, de Wildersbach. Ce patron d’une entreprise de travaux public, 43 ans, est à l’origine de la mobilisation locale. Ils ont voté pour ce projet, parmi d’autres, car « les gilets jaunes, ce n’est pas que le gazole, il y a aussi l’entraide… »
Laurent, 48 ans, de Rothau, y tient. Lui est auto-entrepreneur, spécialiste des collections - il en mène 27 de front en ce moment, en fonction des demandes (timbres, cartes postales….) de sa clientèle : « Ici ce n’est pas comme en ville. Il y a beaucoup d’entraide dans la vallée. Elle existait déjà avant, mais elle était en sommeil. »
 
 
 
  
 Faut des gens comme toi pour les gens comme moi »
MOLSHEIM. Mardi 5 février en milieu d’après-midi. Raymond, 61 ans, retraité du transport régional, entraîneur de foot, habitant de Rosheim, fait les honneurs de la tente d’une trentaine de m² installée tout à côté du lycée général de Molsheim, rue Henri-Meck.
La Bruche coule en contrebas du terrain mis à disposition par la municipalité. C’est un peu loin du rond-point de Dorlisheim où tout a commencé mais ils ont de l’espace - et même la place pour un petit poulailler où vivent deux poules apportées par des sympathisants.
Ici, pas de fenêtres, les gilets jaunes vivent à la lumière des néons. La tente est isolée par des cartons scotchés entre eux. Au sol, de la sciure. Il fait chaud. Olivier, 19 ans, de Still, se repose sur un imposant canapé d’angle en velours vert d’eau, aussi surprenant que cette télévision allumée que personne ne regarde vraiment.
Les gilets jaunes de Molsheim ont le sens du détail. À côté de l’évier - qui n’est pas relié à l’eau courante -, une étagère à épices. Et bien sûr la gazinière, le réfrigérateur. « On peut rester là longtemps, on n’est jamais seul. Faut le savoir, il y a toujours du monde, appuie Raymond, “Papi” pour les habitués. On tient nos réunions, on mange là. Et on va tenir longtemps. »
À la grande table, Valérie, 45 ans, qui voit le campement de la fenêtre de son immeuble, raconte ses déboires de chômeuse au RSA, à Geneviève, 61 ans, en invalidité. Sans les colis alimentaires, elle ne s’en sort pas.
Éric, 45 ans, hésite à dire qu’il travaille dans l’industrie. Sa situation lui semble enviable. « Faut des gens comme toi pour les gens comme moi, on est une seule et même famille », lui lance Céline, 37 ans. Cette maman de quatre enfants, de 15 mois à 13 ans, dont le surnom est « Mam’s », vient de Mutzig. Elle préfère que son mari Freddy, même âge, se tienne à ses côtés pour témoigner. Ils ont calculé, la paye d’aide à domicile de Céline partirait dans les nounous. Mais avec le seul salaire de boulanger de Freddy, ils n’y arrivent pas.
Le couple veut raconter, ému, qu’après un premier passage sur le rond-point de « Dorli », un peu après le début de la mobilisation, des gilets jaunes ont remué ciel et terre pour les retrouver et leur apporter des cartons de nourriture. Depuis, ils donnent du temps. Céline fait des gâteaux. Freddy a posé un jour de récup’pour aller manifester avec les grévistes à Strasbourg le matin même.
 
Germain, 58 ans, à Erstein
« Tous bricoleurs »
ERSTEIN. Mardi 5 février. L’après-midi touche à sa fin. Germain, 58 ans, vient généralement après son boulot à la sucrerie. Il est souvent le premier et allume le fourneau dans la cabane construite en une demi-journée le long de la route départementale D 1083, sur un terrain agricole : « On est tous bricoleurs. » Dans la maisonnette, le poêle est en bonne place, un fauteuil et des canapés, de quoi boire un café et décider des actions, comme le lancement récemment d’une consultation citoyenne.
 
Le QG du Nouveau-Monde (c’est le nom du rond-point, ça ne s’invente pas), à Soultz, est une ruche.
Débats et soirée karaoké
SOULTZ. Jeudi 6 février, dans l’après-midi. Le campement est une ruche. Avec vue là aussi sur le rond-point du Nouveau-Monde, c’est son nom. Il y a eu une réunification de deux groupes distincts début janvier et ils sont près de 170, assemblée hétéroclite de parfaits inconnus jusque-là et qui se relayent dans une joyeuse agitation. L’installation aussi est hétéroclite : un petit cabanon sert d’intendance, avec le poêle et la grande table, il voisine avec une tonnelle pour les concerts et une caravane hors d’âge achetée pour ceux qui passent la nuit sur place - et qui sert de bureau dans la journée. Euplio, 60 ans, syndicaliste retraité, de Buhl : « Tous les jours on a une activité, il faut innover, on a des soirées pâtes, on aura bientôt un méchoui… » Une affiche pour une soirée karaoké est placardée sur la porte de la caravane.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas une base de loisirs : ils prennent part aux débats du secteur, manifestent et comptent rester « le temps que Castaner s’en aille, le temps que Macron s’en aille. »
 
   
Les inventeurs
CARSPACH. Jeudi 6 février au matin. Le grand QG du Sundgau, au sud de Mulhouse, est l’œuvre d’ingénieux bricoleurs. Ils ont mis au point une sorte de mobil-home en bois baptisé le Mobil-Jaune, supposé se replier, assurent ses concepteurs. Chez eux les donateurs sont des scieurs locaux, un imprimeur, et ça se ressent sur les finitions. Du travail de pro. Laurent, 62 ans, a dessiné les croquis du prototype, reproductible. Lui a travaillé dans l’industrie, le commerce. Sa femme l’a poussé à venir sur le rond-point.
Passée la cacophonie des premières semaines, ils ont élaboré un règlement intérieur et imaginé cette construction, qui devait être mobile pour rester dans les clous : « On l’a construite en cachette et amenée au cours d’une opération éclair, en moins de quatre heures. »
La structure repose sur une remorque agricole. Garde-manger fermé - sans alcool -, parquet pour la partie nuit (du lit de camp, la vue sur le rond-point est imprenable), sorties de secours, matériaux ignifugés. Ils en sont sûrs, une commission de sécurité pourrait leur délivrer un agrément « ERP » (établissement recevant du public).
Ils mettent un point d’honneur à ce que ce soit nickel : « On a fait propre tout autour. » Et dans la cuisine, « pour les dames » - cette autre révolution attendra -, l’évier a même l’eau courante, via une citerne.
Pour Laurent, qu’un de ses collègues a baptisé « l’ingénieur », c’est net : « Heureusement qu’on s’est fait chasser du rond-point, on n’aurait jamais réussi à être aussi organisés. On a décidé d’être exemplaires. Déjà entre nous, on travaille ensemble, toutes les décisions sont collégiales. »
Avec Laurent ce matin-là, Michel, retraité de l’automobile, 66 ans, d’Aspach : « Je me vois mal assis dans mon canapé alors que les enfants ont du mal pour leurs fins de mois. » Pascal, 57 ans, sans activité, d’Hirspach, et Antoine, 74 ans, de Carspach, retraité de la restauration, disent pareil. Le quatuor renâcle un peu pour la photo : « On va croire qu’il n’y a que des vieux. »
Il y a toujours quelqu’un, jour et nuit, et le week-end, des actions temporaires sont menées sur le rond-point. Un brasero mobile stationne devant le Mobil-Jaune et les pancartes rangées méticuleusement sont prêtes. C’est un lieu de rencontre, où sont compilées les idées : une dame vient d’ailleurs se renseigner pour la manifestation du samedi 9 février à Mulhouse, on lui propose de covoiturer. Les constructions des gilets jaunes sont un peu les « offices de tourisme » du mouvement. On vient y chercher les informations qu’on ne trouve pas sur les réseaux sociaux. Et un peu (beaucoup) de chaleur humaine. Les nuits d’insomnie, ils se réveillent pour griffonner revendications et slogans sur des bouts de papier. Comme celui-ci : « Liberté, égalité, fraternité retrouvée. »

gendarmerie - Exercice Sauvetage on ice au lac Blanc 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:11:47

gendarmerie - Exercice Sauvetage on ice au lac Blanc 

Elle est la cascade de glace la plus fréquentée du massif. Les gendarmes du peloton de montagne d’Hohrod ont choisi ce jeudi matin le lac Blanc à Orbey dans le but de s’exercer au secours d’une victime accrochée à une pente à 90°. L’hélicoptère a déposé quatre secouristes sur la pente.
 
Au classement des secourus, les glaciéristes ne figurent pas dans le haut du tableau. Ce sont en général des grimpeurs qui viennent de l’escalade, aguerris et bien équipés. « Mais il faut être prêt », rappelle le major Viré, commandant du peloton.
Le blessé sur le dos du secouriste
L’hélicoptère de la gendarmerie a donc collé quatre secouristes à la pente, l’un étant particulièrement affecté à la victime et à son genou endommagé.
Le blessé a été chargé sur le dos du secouriste, descendu au bas de la cascade par les cordes et préparé pour son hélitreuillage

Exercice des gendarmes au Lac Blanc : secours en cascade 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:25:26

Exercice des gendarmes au Lac Blanc : secours en cascade 

À coup d’hélico, de broches et de crampons, les gendarmes se sont exercés au secours sur une cascade de glace hier au lac Blanc.
 

On lui retire ses crampons et son appréhension. Ainsi allégée, la victime est chargée sur le dos du secouriste grâce au système du cacolet et ramenée au bas de la pente, prête à l’hélitreuillage.
Attention aux corniches
La cascade de glace du Lac Blanc ne figure pas parmi les premières destinations des secouristes du peloton de gendarmerie de montagne d’Hohrod. « Mais il faut être prêt », prévient son commandant qui a déjà organisé quatre exercices sur glace cet hiver.
Le major Viré a déployé hier matin ses troupes sur un mur à 90°, dans un recoin du lac Blanc, toujours à l’ombre. Les gendarmes ont repéré les lieux quelques jours plus tôt, rafraîchissant les relais qui vont servir à arrimer les secouristes.
Objectif de l’exercice matinal : secourir un glaciériste scotché dans la pente et blessé à une jambe. Forcément, Delta Juliette est de la partie. L’hélicoptère de la gendarmerie dépose un secouriste au côté de la victime. 
L’occasion d’un premier bilan médical : « La respiration est ample et régulière ». Mais le genou endommagé. 
Plus haut, les gendarmes ont vissé les broches dans la glace pour sécuriser la caravane de secours. « Donne du mou », ordonne le secouriste au contact.
La cascade du lac Blanc est la plus fréquentée du massif, attirant notamment des glaciéristes strasbourgeois et nancéiens : « Ce sont en principe des grimpeurs venus de l’escalade, explique le major Viré, ils sont bien équipés ». La cascade est accessible, par plusieurs itinéraires, ce qui assure son succès.
L’année dernière, le peloton d’Hohrod a accumulé 200 interventions dans le massif, spécialement pendant la belle saison, à raison d’une quarantaine de secours en juillet et août. Cet hiver est plus calme : « Nous avons actuellement de très bonnes conditions, rappelle Philippe Viré, il convient tout de même de faire attention aux corniches qui prennent le soleil »

Orbey Exercice de sauvetage au lac Blanc

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:42:54

Orbey Exercice de sauvetage au lac Blanc

Journal L'Alsace

Elle est la cascade de glace la plus fréquentée du massif. Les gendarmes du peloton de montagne de Hohrod ont choisi ce jeudi matin le lac Blanc à Orbey dans le but de s’exercer au secours d’une victime accrochée à une pente à 90°. L’hélicoptère a déposé quatre secouristes sur la pente.

Au classement des secourus, les glaciéristes ne figurent pas dans le haut du tableau. Ce sont en général des grimpeurs qui viennent de l’escalade, aguerris et bien équipés. « Mais il faut être prêt  », rappelle le major Viré, commandant du peloton.

Le blessé sur le dos

L’hélicoptère de la gendarmerie a donc collé quatre secouristes à la pente, l’un étant particulièrement affecté à la victime et à son genou endommagé. Le blessé a été chargé sur le dos du secouriste, descendu au bas de la cascade par les cordes et préparé pour son hélitreuillage. Ph. M.

L’hélicoptère  a déposé les  secouristes  sur la pente.   Photo DNA/  Julien Kauffmann

MUESPACH-le-Haut - Politique Décès du maire, André Bohrer 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:29:45

MUESPACH-le-Haut - Politique Décès du maire, André Bohrer 
 
Le maire de Muespach-le-Haut, André Bohrer, est décédé ce matin dans sa 71e année. La triste nouvelle était redoutée. Il était hospitalisé en soins intensifs à Mulhouse. Son état de santé s’était aggravé ces dernières semaines suite à une intervention chirurgicale au cerveau, subie à la fin de l’année dernière. C’était la seconde en dix-huit mois. André Bohrer était maire de Muespach-le-Haut depuis 1995 et était élu au conseil municipal depuis 1989. De 2008 à 2017, il a également été président de la communauté de communes Ill et Gersbach, puis en 2017, vice-président chargé des finances de la nouvelle communauté de communes « Sundgau », poste dont il a démissionné rapidement en raison de ses soucis de santé. Il laisse le souvenir d’un homme d’action, mettant toute son énergie dans l’accomplissement des projets communaux et intercommunaux. Son dernier chantier communal en cours qu’il a suivi jusqu’à ses dernières forces est la transformation de l’ancien presbytère en mairie.
André Bohrer était marié et père de deux enfants. Les obsèques auront lieu mardi 19 février à 14h30 en l'église de Muespach-le-Haut

MUESPACH-le-Haut Décès du maire, André Bohrer

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 07:12:22

MUESPACH-le-Haut Décès du maire, André Bohrer

Journal L'Alsace

André Bohrer, maire de Muespach-le-Haut. PHOTO archives DNA

Le maire de Muespach-le-Haut, André Bohrer, est décédé ce matin dans sa 71e année. La triste nouvelle était redoutée. Il était hospitalisé en soins intensifs à Mulhouse. Son état de santé s’était aggravé ces dernières semaines suite à une intervention chirurgicale au cerveau, subie à la fin de l’année dernière. C’était la seconde en dix mois.

André Bohrer était maire de Muespach-le-Haut depuis 1995 et était élu au conseil municipal depuis 1989. De 2008 à 2017, il a également été président de la communauté de communes Ill et Gersbach, puis en 2018, vice-président de la nouvelle communauté de communes « Sundgau », poste dont il a démissionné rapidement en raison de ses soucis de santé. Il laisse le souvenir d’un homme d’action, mettant toute son énergie dans l’accomplissement des projets communaux et intercommunaux. Son dernier chantier communal en cours, qu’il a suivi jusqu’à ses dernières forces, est la transformation de l’ancien presbytère en mairie.

André Bohrer était marié et père de deux enfants. La date de ses obsèques n’est pas encore connue.

Oderen - Ski scolaire Dans la « peuf » 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:48:04

Oderen - Ski scolaire Dans la « peuf » 

Le ski reste une activité physique et sportive de pleine nature emblématique présente dans la vallée de la Haute Thur. Une classe de neige de quatre jours sans nuitée a permis à une quarantaine d’élèves de l’école élémentaire d’Oderen de vivre une expérience où l’effort pouvait côtoyer un plaisir partagé.
Anne Ast, avec ses cours moyens et Eric Binsinger avec ses cours élémentaires ont profité des compétences de trois moniteurs l’École de Ski Français (ESF), de l’implication de quatre parents d’élèves agréés et de leurs deux enseignants pour vivre une classe de neige dans la continuité de celle qui avait déjà eu lieu en janvier 2018.
Certes, il n’y avait pas l’aventure des nuitées, mais celle de s’initier au ski alpin pour 18 élèves et de parfaire sa pratique pour d’autres. Le financement avait été assuré par la commune d’Oderen pour le transport, une subvention du conseil départemental et des actions menées par les parents d’élèves qui ont une fois de plus su prouver leur efficacité dans un projet compris et partagé.

Les conditions météo furent celles dont dépend cette activité. Mais le ciel bleu fut de la partie ainsi que la « peuf », expression qui désigne la neige poudreuse. Au-delà de l’activité physique exigeante, les efforts fournis permirent de dépasser des obstacles jugés comme infranchissables. Anne Ast, actuelle présidente de l’association des œuvres scolaires (AOS) qui vient de fêter ses 50 ans, a, lors de la formation dispensée au Schnepfenried, rencontré Anne Herrmann, fille de Paul Herrmann qui fut le fondateur de l’AOS et à l’origine du ski scolaire dans la vallée de la Haute Thur. Qui ose encore dire que le hasard existe ?
Quatre jours de ski : on partait le matin pour rentrer le soir, à midi on se réchauffait au Point Bar où Patrick Zumstein avait préparé une soupe pour les jeunes skieurs. À l’issue de cette classe de neige, des récompenses furent attribuées avec un carnet ESF, des insignes loups-garous, oursons, flocons, première ou deuxième étoiles. Une initiative pleine d’enseignements avec des souvenirs marquants

Fortschwihr Une rencontre collégiens-sportifs

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:17:31

Fortschwihr Une rencontre collégiens-sportifs

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Une dizaine de joueurs de l’équipe du KABCA (Kaysersberg Ammerschwihr Basket Centre Alsace) évoluant en Nationale Masculine 1 se sont rendus au collège de Fortschwihr pour animer une rencontre-de basket. Une trentaine de jeunes collégiens licenciés UNSS étaient présents. Après un premier temps fort dédié exclusivement à la pratique du basket, les joueurs anglophones ont ensuite échangé avec les élèves de la section européenne anglais. Cette rencontre était organisée dans le cadre de l’opération « Mercredis sportifs » dont l’objectif est de promouvoir la pratique des sports collectifs. Une belle occasion pour les collégiens de côtoyer des sportifs de haut niveau et de partager leur expérience.

Ammerschwihr - Conseil municipal EHPAD : changements en vue 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:46:56

Ammerschwihr - Conseil municipal EHPAD : changements en vue 

La dernière séance ordinaire du conseil municipal s’est déroulée le 28 janvier, sous la présidence du mairePatrick Reinstettel.

Indemnisation : Le maire informe avoir accepté par la CIADE, la somme de 2.061.60 €, soit le coût du remplacement d’un lampadaire endommagé rue des Bleuets.
Aliénation de biens par le Conseil de fabrique - Le CM émet un avis favorable dans le cas d’une vente, par le Conseil de fabrique, d’une parcelle de vignes située sur le ban communal, acquise par la succession Maurer, dont le Conseil de fabrique est légataire pour 1/16es.

Intercommunalité - Le CM sollicite la CCVK pour l’attribution d’un fonds de concours participant au financement de la bande cyclable prévue rue du Rempart, participation à hauteur de 12.772.50 € de la dépense hors taxe.
Protection contre les inondations : Plusieurs sites d’implantation d’ouvrages de protection sont en lice et devront garantir la maîtrise d’un volume de 100.000 m3 (à s.) afin d’assurer protection des personnes et biens situés en aval
Trois-Epis : Le président du Sivom des Trois-Epis a élargi la séance publique Débat d’orientation budgétaire aux maires de Turckheim et Ammerschwihr. Le maire annonce que la participation de la ville au fonctionnement du syndicat en 2019 restera identique à celle de 2018, les participations communales totales étant figées à 220 000 €, la part d’Ammerschwihr représentant 35.17 % de ce montant.
Golf public  : Un élu s’interroge sur les importants volumes de bois coupés dans le périmètre du golf, sans que la ville ait à se prononcer sur le bien-fondé de ces coupes, ou les bénéfices qui en sont tirés. Un autre élu souligne le caractère complexe de la gestion du Golf, du restaurant, de la licence IV, etc. Le maire rappelle que dans le cadre de l’actuelle DSP, la gestion du golf inclut les bâtiments et les terrains, y compris la partie boisée (voirie et parkings en sont exclus). Il serait judicieux de clarifier la situation, notamment sur ce point, et revoir les clauses générales de la prochaine DSP, qui expire en 2022.
Résidence Hospitalière de la Weiss : L’établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD) devrait connaître de grands changements puisque les bâtiments actuels, répartis sur Kaysersberg et Ammerschwihr, sont appelés à perdre leur vocation, au profit d’un nouveau bâtiment sur Kaysersberg Vignoble, solution préconisée par l’ARS et par le conseil départemental, dans un délai contraint pour bénéficier d’aides financières. Le maire rappelle avoir de réelles inquiétudes quant à l’aboutissement de ce dossier dans les délais impartis, eu égard aux difficultés liées à la maîtrise foncière (l’achat du terrain d’assiette s’avère bien compliqué) et aux questionnements liés au zonage du PLUI toujours à l’étude.
Signalétique : Un élu suggère de procéder au contrôle et à la mise à jour des panneaux de signalétique des viticulteurs, restaurateurs et autres services, certains panneaux n’ayant plus lieu d’être (le restaurant L’Arbre Vert, par ex.). La signalétique « piste ou itinéraire cyclable » n’est toujours pas en place. Dès que les panneaux auront été fournis par la CCVK, ils seront mis en place par les services techniques.
Commerce ambulant : Le commerçant qui chaque vendredi, pl. du Gal-de-Gaulle, proposait à la vente des pizzas, a cessé ses activités. Le créneau est à nouveau disponible. Avis aux amateurs.
Trottoirs encombrés : Des administrés du vieux quartier se plaignent du nombre croissant de véhicules encombrant les trottoirs, contraignant les piétons, peu sécurisés, à marcher sur la voie de circulation. Chaussée dégradée : Les récents travaux dans la Grand’rue, dans sa partie haute, n’ont pas amélioré les conditions de circulation sur la partie pavée. La chaussée dégradée n’est malheureusement pas un frein à la vitesse, de nombreuses voitures circulant à vive allure, malgré les panneaux…
Passage du Tour de France le 10 juillet. Les cyclistes viendront de Kaysersberg Vignoble par la D415, bifurqueront au croisement du Crédit Agricole et emprunteront la rue du Tir pour se rendre aux Trois-Epis. « Notre vallée sera fortement perturbée », souligne un élu. Des mesures de sécurisation devront être prises le long du parcours, et réflexion est engagée pour rendre celui-ci accueillant, avec des décors ciblés.
A suivre.

Turckheim Friche papetière : démolir pour mieux lotir

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:47:52

Turckheim Friche papetière : démolir pour mieux lotir

C’est le maire de Turckheim, Jean-Marie Balduf, qui a donné le coup d’envoi de la démolition, mercredi, en fin de matinée.

Elle concerne les 2,7 hectares de l’ancienne papeterie, à l’entrée Est de la ville, dont la société Deltaménagement, filiale du groupe Lingenheld, a fait l’acquisition.

«  C’est la partie de la friche Schwindenhammer où il y a le plus de bâti  », relève Jean-Marie Balduf. Le premier coup de pelleteuse a été donné sur le mur d’un entrepôt de stockage, baptisé le « bâtiment allemand », construit en 1942. Il recèle plusieurs œuvres de street art , de grands formats, réalisées de manière sauvage, et qui ne pourront être conservées.

« Si tout va bien, on pourra commencer les travaux en septembre »

La « déconstruction » devrait s’étaler jusqu’en juillet. Une partie des matières (bois plastique, etc.) a déjà été retirée. Et le désamiantage est en cours dans les quelques parties contenant cet isolant toxique.

«  Les briques et le béton qui seront retirés lors de la démolition, seront recyclés sur place et utilisés pour faire la voirie  », précise Mathieu Lingenheld, directeur Alsace de Deltaménagement.

Après la démolition, le site sera loti pour accueillir trois types d’habitats : résidentiel en collectif, social en collectif et pavillons individuels.

Le promoteur Axcess Promotion, associé à un bailleur (dont le nom n’est pas encore arrêté), construira les 32 logements aidés. Deltaménagement érigera des collectifs résidentiels de 60 logements. Enfin 12 parcelles de 4 à 7 ares seront dédiées à l’habitat individuel.

Le permis d’aménager est en cours d’instruction. «  Si tout va bien, on pourra commencer les travaux en septembre  », espère Mathieu Lingenheld. Un pont enjambera la rivière, le Muhlbach, qui devrait être « renaturée » et qui constituera le point fort de ce projet baptisé « Les berges du Muhlbach. »

Mathieu Lingenheld table pour une fin des travaux de lotissement en début d’année prochaine, qui pourra laisser place aux travaux de construction.

Sur l’autre partie de la friche Schwindenhammer, de 7 hectares, appartenant à la commune de Turckheim, les travaux de démolition touchent à leur fin.

Une immense meuleuse conservée

La station d’épuration et les grands bassins ont déjà disparu du paysage. Il ne reste qu’un pan de bâtiment à détruire et encore quelques boues de papeterie à traiter. Quand ces travaux seront totalement achevés, le terrain sera cédé à Colmar Agglomération, pour réaliser une zone économique d’une vingtaine de lots ( L’Alsace du 16 décembre).

À noter, qu’à la demande du maire, une immense meuleuse en pierre, qui trône toujours dans l’un des bâtiments à détruire, devrait être conservée pour décorer l’un des ronds-points de la zone. «  Autrefois, elle servait à écraser des pommes de terre pour en extraire de l’amidon qui permettait de solidifier le papier. C’était avant que l’amidon ne soit remplacé par un produit de synthèse  », explique Christiane Vulvert, représentante de la SCI Gutenberg, qui a vendu la friche Schwindenhammer, et reste propriétaire du site Scherb, situé à côté de la gare. Un site, dont l’avenir, pour l’instant, est encore incertain.

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Turckheim - Ancienne papeterie Schwindenhammer Démolir pour mieux lotir 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:44:27

Turckheim - Ancienne papeterie Schwindenhammer Démolir pour mieux lotir 

Alors que la démolition d’une partie de la friche papetière, propriété de la commune de Turckheim, arrive à son terme, une autre démarre sur les 2,7 hectares acquis par la société Deltaménagement. Avec comme objectif, la création d’une centaine de logements.
   

C’est le maire de Turckheim, Jean-Marie Balduf, qui a donné le coup d’envoi de la démolition, mercredi, en fin de matinée.
Elle concerne les 2,7 hectares de l’ancienne papeterie, à l’entrée Est de la ville, dont la société Deltaménagement, filiale du groupe Lingenheld, a fait l’acquisition.

« C’est la partie de la friche Schwindenhammer où il y a le plus de bâti » relève Jean-Marie Balduf. Le premier coup de pelleteuse a été donné sur le mur d’un entrepôt de stockage, baptisé le « bâtiment allemand », construit en 1942. Il recèle plusieurs œuvres de street art, de grands formats, réalisées de manière sauvage, et qui ne pourront être conservés.
La déconstruction devrait s’étaler jusqu’en juillet. Une partie des matières (bois, plastique...) ont déjà été retirées. Et le désamiantage est en cours dans les quelques parties contenant cet isolant toxique.
« Les briques et le béton, qui seront enlevés lors de la démolition, seront recyclés sur place et utilisés pour faire la voirie » précise Mathieu Lingenheld, directeur Alsace de Deltaménagement.
« Si tout va bien on pourra commencer les travaux en septembre »
Après la démolition, le site sera loti pour accueillir trois types d’habitats : résidentiel en collectif, social en collectif et pavillons individuels. Le promoteur Axcess Promotion, associé à un bailleur (dont le nom n’est pas encore arrêté), construira les 32 logements aidés. Deltaménagement érigera des collectifs résidentiels de 60 logements. Enfin 12 parcelles de 4 à 7 ares seront dédiées à l’habitat individuel.
Le permis d’aménager est en cours d’instruction. « Si tout va bien on pourra commencer les travaux en septembre » espère Mathieu Lingenheld. Un pont enjambera la rivière, le Muhlbach, qui devrait être « renaturée » et qui constituera le point fort de ce projet baptisé « Les berges du Muhlbach. »
Mathieu Lingenheld table pour une fin des travaux d’aménagement et de viabilisation en début d’année prochaine, qui pourront laisser place aux travaux de construction.
Sur l’autre partie de la friche Schwindenhammer, de 7 hectares, appartenant à la commune de Turckheim, les travaux de démolition touchent à leur fin. La station d’épuration et les grands bassins ont déjà disparu du paysage. Il ne reste qu’un pan de bâtiment à détruire et encore quelques boues de papeterie à traiter. Quand ces travaux seront totalement achevés, le terrain sera cédé à Colmar Agglomération, pour réaliser une zone économique d’une vingtaine de lots (DNA du 16 décembre). 
À noter, qu’à la demande du maire, une immense meuleuse en pierre, qui trône toujours dans l’un des bâtiments à détruire, devrait être conservée pour décorer l’un des ronds-points de la zone. « Autrefois, elle servait à écraser des pommes de terre pour en extraire de l’amidon qui permettait de solidifier le papier. C’était avant que l’amidon ne soit remplacé par un produit de synthèse » explique Christiane Vulvert, représentante de la SCI Gutenberg, qui a vendu la friche Schwindenhammer, et reste propriétaire du site Scherb, situé à côté de la gare. Un site, dont l’avenir, pour l’instant, est encore incertain

CFA Formation La parole aux apprentis

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:38:55

 CFA Formation La parole aux apprentis

Journal L'Alsace

Le grand débat de l’artisanat a permis aux apprentis d’exprimer leurs requêtes.  Photo DNA/Pauline Weiss

Dans le cadre de la semaine de l’apprentissage dans l’artisanat, plusieurs classes des CFA de l’artisanat d’Eschau et de Mulhouse ont participé à un débat dans l’objectif de « contribuer au grand débat national ». « C’est la première fois que l’on fait un débat avec les jeunes. Il n’y aura pas de sujet tabou », a d’emblée assuré Bernard Stalter, président de la chambre des métiers d’Alsace, pour ouvrir la rencontre. 

Afin de privilégier un temps d’échange organisé, les questions avaient été préparées en amont avec des professeurs. Plusieurs thèmes ont successivement été abordés : l’apprentissage, la citoyenneté, l’écologie, le pouvoir d’achat, la mobilité et la projection dans l’avenir. « Le premier sentiment était que le grand débat ne les concernait pas directement. Au final, ils ont remarqué que beaucoup de sujets les concernent… » , résume Anne Cytrynowicz, directrice du CFA d’Eschau.

À commencer par la question du statut de l’apprenti. « Les étudiants ont plus d’avantages. Je suis favorable à ce qu’il y ait un statut d’apprenti » , explique ainsi Steven, 24 ans, apprenti en BTS mécanique automobile au CFA de Mulhouse. Pour lui, le fossé entre les deux est visible, notamment pour le logement, dont il ne peut pas bénéficier aussi facilement que les autres étudiants. Il espère un jour pouvoir recevoir une « carte d’apprenant ».

Cette volonté est également soutenue par les professeurs et directeurs. « Le statut d’apprenti est très important. Ils pourraient recevoir les mêmes aides que les lycéens et les étudiants », renchérit Fatiha El Bourdi, professeure de matières générales au CFA de Mulhouse.

Difficile de trouver un patron

Autre préoccupation exprimée par les jeunes qui n’ont d’autre choix que de se déplacer en voiture : la question de la mobilité. Malik, apprenti en BTS à Mulhouse, fait 300 km pour aller au CFA, le plus proche à proposer sa formation. Sa requête : des aides pour compenser les trajets quotidiens.

En CAP ébéniste, Thomas, 22 ans, a quitté Paris, où il n’a pas trouvé d’employeur, pour venir dans le Bas-Rhin. Après cinq mois de recherches, il a été accepté en apprentissage suite à un stage. Face aux difficultés de trouver un lieu d’apprentissage, l’apprenti avance son idée : « Il faudrait un site internet où les entreprises postuleraient et où il serait possible d’être en contact avec tout le monde. »

En appelant le président de la République à organiser un débat avec les artisans, Bernard Stalter espère « une meilleure considération pour les artisans et les apprentis ».

Y ALLER Prochaine réunion publique ce vendredi 15 février à 18 h, à la chambre des métiers, 30 avenue de l’Europe à Schiltigheim.

Kaysersberg Vignoble Fusion des syndicats viticoles

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:49:08

Kaysersberg Vignoble Fusion des syndicats viticoles

Journal L'Alsace

Après la fusion de la Cave Coopérative de Kaysersberg-Kientzheim avec la Cave de Bestheim en 2014, la création de la commune nouvelle de Kaysersberg Vignoble avec la fusion de Kaysersberg, Kientzheim et Sigolsheim en 2016, la fusion de la Coopérative Agricole avec le comptoir Agricole de Hochfelden en 2017, le « vent de fusion » a touché le syndicat viticole de Kaysersberg-Kientzheim présidé par Patrick Schiffmann et celui de Sigolsheim présidé par Philippe Tempé.

Ils ont fusionné à la fin du mois dernier en créant le « Syndicat Viticole de Kaysersberg Vignole » après avoir approuvé les nouveaux statuts lus par Simone Kieffer, chargée de mission à l’AVA et constitué le nouveau comité (lire encadré).

Pourquoi une telle fusion ?

Pour Patrick Schiffmann comme pour Philippe Tempé, les dossiers locaux à suivre ou à traiter sont les mêmes sur Kaysersberg Vignoble, qu’il s’agisse du Plant Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI), de l’organisation de dégustations ou encore de l’entretien et de la réfection des chemins.

Avec cette fusion, Kaysersberg Vignoble est devenue la plus grande commune viticole d’Alsace avec 670 hectares de vignes et quatre grands crus classés. D’une largeur de 7 km entre la cartonnerie de Kaysersberg et la Fecht, elle présente l’un des points culminant du vignoble (420 m dans le Schlossberg) et offre ainsi une diversité de sols, de microclimat et de relief.

Développement et projets

Pour le nouveau comité et la centaine de membres, les projets de développement ne manquent pas. Dans le cadre d’une réflexion menée à l’AVA, une charte de « bien vivre ensemble » permettra de mieux expliquer le travail des viticulteurs, le respect des uns et des autres et l’application du bon sens.

Comme l’année passée le syndicat viticole de Kaysersberg Vignoble mettra en place la confusion sexuelle, méthode de lutte biologique respectueuse de l’environnement contre les tordeuses de la grappe. Cette technique qui apparaît comme une alternative consiste à déposer dans les parcelles de vigne des diffuseurs de phéromones de synthèse destinées à perturber l’activité sexuelle des insectes.

Le 27 avril prochain, le syndicat viticole de Kaysersberg Vignoble proposera aux riverains de certaines parcelles (environ 100 hectares) de participer activement et concrètement à la mise en place de ces diffuseurs. Le rapprochement de la population par tous les moyens apparaît comme un axe de communication important à mettre en place.

Ainsi, le renouvellement du sentier viticole depuis Sigolsheim jusqu’au château de Kaysersberg est à voir de même qu’une réflexion à moyen terme sur l’oenotourisme en collaboration avec l’office de tourisme de la vallée tout comme la participation aux animations touristiques de la ville, aux soirées estivales ou concerts d’été, lors du passage du Tour de France dans le vignoble le 10 juillet prochain. La hiérarchisation dans le Patergarten et l’Altenbourg à Kientzheim, le Vogelgarten à Sigolsheim et le pinot noir dans le Mambourg, le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, l’étude de l’évolution structurelle du vignoble sont autant de dossiers que le président Patrick Schiffmann devra suivre.

châtenois-Lièpvre - Economie Le groupe Burger se réorganise 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:42:03

châtenois-Lièpvre - Economie Le groupe Burger se réorganise 

Implanté sur la zone industrielle de Bois l’Abbesse à Lièpvre, le groupe Burger & Cie est dans une importante phase de restructuration. La société Booa s’installe sur l’ancien site Jipé de Châtenois pour étendre son activité et développer de nouveaux projets tandis que l’entreprise Grad quitte la zone industrielle de Niedermodern pour intégrer celle de Lièpvre.
 

Implantée sur la zone industrielle de Bois l’Abbesse à Lièpvre depuis sa création en 2011, la société Booa est en cours de déménagement. Spécialisée dans la construction de maison en ossature bois, cette entreprise fait partie du groupe Burger.
Objectif 1000 maisons à construire chaque année
« Nous sommes partis de zéro il y a huit ans, pour aujourd’hui, construire 200 maisons par an, soit près d’une maison par jour. Notre cap est maintenant de passer à 1000 maisons », souligne Bertrand Burger, président du groupe Burger. Le patron était en réflexion pour étendre l’activité de Booa depuis quelques mois lorsque l’opportunité a surgi : « Nous avions d’abord envisagé une extension sur le site de Bois l’Abbesse. Car nous avions un peu de réserve foncière là-bas. Nous avions acheté les anciens locaux de la charcuterie du Val d’Argent. Nous avons rasé les bâtiments car ils n’étaient pas adaptés à nos besoins. À la place, nous y avons aménagé un espace de stockage. J’ai ensuite appris par hasard que l’ancien site Jipé (ndr : société spécialisée dans la construction de modulaires) était à vendre. En visitant les lieux, j’ai immédiatement vu le potentiel et comment il était possible de rationnaliser tout ça. »
Bertrand Burger saute sur l’occasion. C’était il y a huit mois. Il acquiert les quatre hectares et 10 000m2 de surface couverte.
Deux nouvelles lignes de production
« Nous avons eu quelques mauvaises surprises. Il y avait pas mal de choses à refaire. Si l’on veut travailler sur la qualité, il est nécessaire de donner de bonnes conditions de travail aux salariés. »
Des vestiaires sont créés. Les locaux sont entièrement chauffés. Une isolation phonique a été installée. De grandes baies vitrées ont été ouvertes sur la façade des bâtiments pour plus de clarté. Un bardage bois devrait être installé d’ici ces prochains mois. En sus des deux lignes de production actuelles en cours de démontage à Lièpvre, la société Booa a investi dans deux nouvelles lignes. La production se décline sur 250 m de long. « Nous avons de l’espace pour envisager un développement futur. » L’ensemble des 60 salariés de la société Booa devrait enfin intégrer les locaux de Châtenois dans les quinze jours

Bartenheim-la-Chaussée Accident de la route : une blessée grave 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 07:02:18

Bartenheim-la-Chaussée Accident de la route : une blessée grave 

Une jeune femme a été grièvement blessée dans accident de voiture qui a eu lieu ce jeudi, peu avant midi.

Un accident de la route a eu lieu ce jeudi vers 11 h 45 sur la RD21 entre Bartenheim-la-Chaussée et Rosenau, dans le secteur des Trois Frontières.
Pour une raison indéterminée, une voiture, venant de Bartenheim, a percuté un arbre et fait des tonneaux. Elle s’est ensuite immobilisée dans un champ.

À son bord se trouvaient trois personnes, deux hommes et une femme. Les premiers, âgés de 28 et 54 ans, ont été légèrement blessés et transportés à l’hôpital de Saint-Louis.
La femme, âgée de 24 ans, a quant à elle été héliportée par le Samu à l’hôpital de Mulhouse dans un état « critique ». Elle était assise à l’arrière du véhicule et a dû être désincarcérée.
Les pompiers de Saint-Louis étaient sur place en compagnie du corps local de Bartenheim, de deux équipes du Samu ainsi que des forces de l’ordre. La circulation a été perturbée pendant plus d’une heure

prochaines élections européennes : Un Alsacien ou une Alsacienne « bien placé-e » sur la liste LR

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:39:02

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Politique
prochaines élections européennes : Un Alsacien ou une Alsacienne « bien placé-e » sur la liste LR

 
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin.
« Il y aura un Alsacien ou une Alsacienne bien placé sur la liste » des Républicains pour les prochaines élections européennes, nous a confirmé hier un député européen LR impliqué dans la confection de la liste. « Bien placé », c'est-à-dire « dans les 20 premiers ».

La question se pose d'autant plus que les listes aux européennes ne seront cette fois plus découpées en circonscriptions mais nationales. Qu'en est-il alors de la représentation des régions ?

Pour les dirigeants de LR, la présence, haut sur la liste, d'un Alsacien ou d'une Alsacienne est acquise, « en raison de la présence du Parlement et du rôle symbolique et historique de l'Alsace », nous assure notre source. L'Alsacien Joseph Daul, président du parti PPE au niveau européen, continue aussi de jouer un rôle...

Mais qui, alors, pour l'Alsace ? L'eurodéputée sortante, Anne Sander (3e sur la liste Est en 2014, derrière Nadine Morano et Arnaud Danjean) est candidate à sa réélection, avec le soutien de la fédération, des parlementaires et des jeunes LR du Bas-Rhin, qui ont tous écrit au parti à Paris. Et le soutien appuyé de Joseph Daul.
Klinkert ou Sander ?

Mais le nom de Brigitte Klinkert circule lui aussi à Paris, confirmait hier notre source chez LR. Avec la fusion des deux départements en collectivité unique d'Alsace en 2021, elle perdrait son poste de présidente du Haut-Rhin, et un mandat d'eurodéputé permettrait de compenser... tout en laissant le champ libre à Frédéric Bierry pour diriger la future collectivité. Mais, Brigitte Klinkert l'assure, elle n'est pas candidate à un mandat européen. Elle l'a notamment affirmé avec insistance lors des voeux aux Alsaciens de Paris le 29 janvier dernier.

La liste LR devrait être connue le 16 mars prochain... si du moins sa publication n'est pas à nouveau décalée.
ACB

 

 
 

 

Une Alsacienne ou un Alsacien« bien placé » sur la liste LR

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:59:53

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Une Alsacienne ou un Alsacien « bien placé » sur la liste LR
 

 
« Il y aura une Alsacienne ou un Alsacien bien placé sur la liste » des Républicains pour les prochaines élections européennes, nous a confirmé ce mercredi un député européen LR impliqué dans la confection de la liste. « Bien placé », c'est-à-dire « dans les vingt premiers ». La question se pose d'autant plus que les listes aux européennes ne seront cette fois plus découpées en circonscriptions mais nationales. Qu'en est-il alors de la représentation des régions ?

Pour les dirigeants LR, la présence, haut sur la liste, d'un Alsacien ou d'une Alsacienne est acquise, « en raison de la présence du Parlement et du rôle symbolique et historique de l'Alsace », assure notre source. L'Alsacien Joseph Daul, président du parti PPE au niveau européen, continue aussi de jouer un rôle...

Mais qui, alors, pour l'Alsace ? L'eurodéputée sortante, Anne Sander - 3e sur la liste Est en 2014, derrière Nadine Morano et Arnaud Danjean - est candidate à sa réélection, avec le soutien de la fédération, des parlementaires et des jeunes LR du Bas-Rhin, qui ont tous écrit au parti à Paris. Et le soutien appuyé de Joseph Daul.

Mais le nom de Brigitte Klinkert circule lui aussi à Paris, confirmait ce mercredi notre source chez LR. Avec la fusion des deux départements en collectivité unique d'Alsace en 2021, elle perdrait son poste de présidente du Haut-Rhin et un mandat d'eurodéputé permettrait de compenser... tout en laissant le champ libre à Frédéric Bierry pour diriger la future collectivité. Mais Brigitte Klinkert l'assure, elle n'est pas candidate à un mandat européen. Elle l'a notamment affirmé avec insistance lors des voeux aux Alsaciens de Paris, le 29 janvier dernier.

La liste LR devrait être connue le 16 mars prochain... si du moins sa publication n'est pas à nouveau décalée. A.-C. B.

 

 
 

Thann Maternité : REST ! a rencontré l'agence régionale de santé

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:06:36

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Thann Maternité
Thann Maternité : REST ! a rencontré l'agence régionale de santé
L'association pour la Renaissance des services hospitaliers thannois (REST !) a adressé un communiqué de presse à la rédaction des DNA de Thann suite à la rencontre entre trois de ses représentants et la direction de l'agence régionale de santé (ARS) à Strasbourg.

 
« L'association REST ! se réjouit que les élus s'emparent pleinement de la problématique de l'hôpital de Thann et de sa maternité et qu'une concertation plus large avec l'ARS, le groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud Alsace (GHRMSA), les partenaires médicaux du bassin de vie et la population s'engage enfin. [...]

De l'entretien avec la direction de l'ARS, il ressort qu'au vu de la grande difficulté financière du GHRMSA et du déficit de médecins hospitaliers qui mettent en tension les astreintes, l'ARS exprime une préoccupation certaine quant à la poursuite de l'agrément de la maternité de Thann. L'ARS évoque par ailleurs la nécessité d'une meilleure coopération et coordination entre la médecine de ville et l'hôpital en proximité au regard de l'accélération du virage ambulatoire que doivent prendre les hôpitaux à ce jour.

Le contrat de performance présenté au conseil de surveillance est pour le moment en suspens car la politique mise en oeuvre par l'ARS et le GHRMSA a rencontré de fortes résistances au sujet du devenir de la maternité de Thann. En effet, tant la population que les personnels de santé et les élus de ce bassin de vie sont opposés à la transformation de la maternité thannoise en un centre de périnatalité de proximité.
Un point d'étape avant l'été

L'ARS a entendu ce message et a donc décidé la prorogation de l'agrément qui courait jusqu'au 31 mars. Elle se donne le temps jusqu'au 31 décembre pour trouver un mode d'organisation des soins mieux coordonné. Pour ce faire, elle va élaborer un diagnostic, elle va le partager avec les partenaires médicaux, les élus et REST ! dans un premier temps puis plus largement avec l'ensemble des professionnels et la population. La première phase de réflexion devrait être menée avant l'été avec un point d'étape.

Pour l'ARS, l'ensemble de ces mesures s'inscrira dans un projet de territoire. La prise en charge des populations vieillissantes et des pathologies associées y aura une place d'importance. La pérennité du plateau d'accouchement n'est pas garantie dans le cadre de cette réflexion ; l'hospitalisation des futures mamans devra être de plus courte durée ; c'est la mutualisation des ressources médicales avec le GHRMSA qui permettra de trouver une solution à la problématique de la présence de praticiens sur le site de Thann.

REST insiste fortement sur l'indispensable mutualisation des praticiens du GHRMSA, conformément aux engagements pris lors de la fusion, qui autorisera le maintien des accouchements sur Thann ; l'association ne cautionne nullement l'option préconisée par l'ARS, à savoir un suivi pré et postnatal à Thann et des accouchements délocalisés sur Mulhouse. En effet, la rupture ainsi envisagée dans le parcours des futures mamans menacerait cette nécessaire continuité à nombre de mamans lors de l'arrivée du nourrisson. REST rappelle également la configuration particulière des vallées et donc des temps de trajets qui constituent un facteur aggravant du risque pour les mamans et leur bébé. [...]

L'ARS entend ce risque et dit se pencher sur la question afin d'y trouver une solution ; mais celle-ci ne serait pas forcément le maintien de la maternité dont la « rentabilité » est jugée insuffisante.
La vigilance sera de mise

REST sera associée aux échanges et réflexions sur le devenir de la maternité et plus largement sur l'évolution de l'hôpital de Thann ; l'association a demandé aussi à ce que les communautés de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach ainsi que de la vallée de Saint-Amarin puissent prendre part aux discussions et siéger au conseil de surveillance au titre des personnes qualifiées désignées par l'ARS.

Dans l'évolution envisagée par l'ARS en application de la loi Buzyn, l'hôpital de Thann pourrait bénéficier d'équipements d'imagerie - scanner, IRM - et de services à destination d'une population vieillissante. REST insiste sur le fait que toutes les franges de la population doivent pouvoir trouver un même niveau de service sur Thann, dont la maternité. Ces dotations en matériel certes intéressantes ne doivent pas nous faire perdre de vue l'objectif de prise en charge humaine et personnalisée des patients [...]. La loi Buzyn prévoit en effet des hôpitaux de proximité dépourvus de chirurgie et de maternité.

Par ailleurs, pour ce qui relève de la mutualisation des praticiens dont doit bénéficier Thann, un entretien est vivement attendu avec Mme Krencker, directrice du GHRMSA depuis la mi-janvier. Une nouvelle impulsion managériale de ses services pourrait apporter la réponse tant attendue et légitime [...] aux tensions liées au déficit présentiel de médecins sur le site de Thann.

Enfin, si l'association REST ! reçoit positivement les propositions de dotations en matériel d'imagerie inscrites dans la loi Buzyn et le plan de santé à l'horizon 2022, elle s'étonne cependant que cette dotation soit faite maintenant qu'il n'y a plus de service d'urgences sur le site de Thann. [...] Et REST ! insiste sur le fait que la dotation matérielle ne répond certes en rien à la problématique des ressources humaines posée notamment par la maternité, à savoir la mutualisation de gynécologues obstétriciens et de pédiatres du GHRMSA vers le site de Thann. [...] La vigilance sera de mise car les promesses faites lors de la fusion en 2015 n'ont pas été tenues. Commençons donc par les faire respecter et les mettre en oeuvre pour disposer déjà des astreintes indispensables au maintien de la maternité de Thann. »

 

 
 

 

Obsèques de Tomi Ungerer : un hommage en quatre langues

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:57:37

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Obsèques de Tomi Ungerer : un hommage en quatre langues
 

 
L'Alsace rendra ce vendredi un dernier hommage à Tomi Ungerer en la cathédrale de Strasbourg -qu'il a si souvent dessinée. La cérémonie religieuse, oecuménique et au caractère international puisqu'elle se déroulera en quatre langues, débutera à 10 h. Elle sera présidée par l'archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel. Un double prêche sera prononcé, d'abord par le pasteur Christian Krieger -en allemand- puis l'archiprêtre de la cathédrale Michel Wackenheim en trois langues : français, allemand et alsacien. Le maire de Strasbourg Roland Ries prendra lui aussi la parole à l'issue de ce moment de recueillement pour rendre hommage à l'artiste décédé dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Cette cérémonie sera aussi musicale. Elle sera ouverte par « Mein Ruheplatz », chanté par la cantatrice Astrid Ruff, « un chant yiddish qu'aimait beaucoup Tomi », précise le programme. Conformément aux dernières volontés de Tomi Ungerer, Roger Siffer interprétera quant à lui trois chansons devenues emblématiques : « Ich hatt'einen Kameraden », « O Strassburg » et l'incontournable « Die Gedanken sind frei ».

Les obsèques du dessinateur se sont déroulées mardi en Irlande en l'église de Saint Brendan de Bantry. À l'issue de la cérémonie, suivie d'une crémation dans l'intimité familiale, ses cendres devaient être partagées entre l'Irlande et Strasbourg.

 

 
 

 

Strasbourg Culture : Un portrait pour Tomi de la Lune

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:58:00

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Strasbourg Culture
Strasbourg Culture : Un portrait pour Tomi de la Lune
Au lendemain de ses obsèques en Irlande, et en attendant l'hommage à la cathédrale de Strasbourg ce vendredi, l'émotion suscitée par la disparition de Tomi Ungerer se matérialise partout en ville...

 
Objet de tous les regards, le portrait de Tomi Ungerer a été dévoilé sur la façade de son musée, avenue de la Marseillaise, mercredi matin.
Il veille depuis hier sur le musée qui porte son nom, accueillant le visiteur de son sourire espiègle. Un portrait en noir et blanc de Tomi Ungerer, signé Jérôme Dorkel et mesurant 1,65 mètre de large pour un peu plus de six mètres de long, a été déroulé ce mercredi en fin de matinée sur la façade du musée Tomi Ungerer, en présence d'Alain Fontanel, premier adjoint au maire en charge de la Culture. On y voit l'auteur, dessinateur et illustrateur strasbourgeois disparu en fin de semaine dernière coiffé d'un chapeau, avec au-dessus de lui, son nom écrit en lettres roses, suivi de ses dates de naissance et de mort en caractères noirs.

Sis au 2, avenue de la Marseillaise, le musée Tomi Ungerer, ouvert de 10 h à 18 h, restera accessible gratuitement jusqu'au lundi 18 février inclus, pour permettre à ceux qui le souhaitent de lui rendre hommage et de signer le livre de condoléances mis à disposition.
Bientôt un tram pour Tomi ?

Sur les stations de tram, en attendant une rame dédiée, « où pourraient d'ici quelques semaines cohabiter sur deux faces des dessins tirés des Trois Brigands et de Jean de la Lune », espère Alain Fontanel, c'est cette phrase tirée de son livre Jean de la Lune qui défile en continu depuis hier et jusqu'à vendredi : « Avez-vous vu Jean de la Lune, là-haut dans le ciel ? Pelotonné dans sa boule argentée, il vous fait signe amicalement. » Elle est évidemment signée Tomi Ungerer (1931-2019).

Alain Fontanel évoque en outre la possibilité de lui rendre hommage ultérieurement sous une forme à définir, peut-être du côté du parc du Tivoli - le quartier qui a vu Tomi faire ses premiers pas.
Valérie WALCH

 

 
 

 

saint-louis : Hommage à Tomi Ungerer

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:56:52

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saint-louis
saint-louis : Hommage à Tomi Ungerer

 
Tomi Ungerer a participé à plusieurs éditions du Forum du livre.
La Ville de Saint-Louis a souhaité rendre hommage à Tomi Ungerer, dessinateur, illustrateur et auteur alsacien, décédé samedi 9 février. Il présida le 9e Forum du Livre en avril 1992 et participa à plusieurs éditions du salon.

L'artiste alsacien était surtout connu pour ses ouvrages pour enfants : Les trois brigands, Le géant de Zéralda, Jean de la lune, Otto, etc. tous publiés à l'École des loisirs. Auteur et dessinateur, il avait également réalisé des affiches de film, des publicités ou encore des dessins satiriques.

Au fil des années, le Forum du Livre de Saint-Louis et Tomi Ungerer ont tissé des liens étroits. Il participa à plusieurs éditions, dont une fois en tant que président, et il créa l'affiche du 20e Forum. Ses passages à Saint-Louis ont marqué des centaines d'enfants et d'adultes.

 

 
 

 

Les EHPAD alsaciens peinent à recruter

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:40:20

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société Hébergement pour personnes âgées dépendantes
Les EHPAD alsaciens peinent à recruter
Les maisons de retraite alsaciennes peinent à recruter du personnel soignant. Parce qu'il s'agit de métiers difficiles et mal considérés. Mais aussi en raison de moyens encore très insuffisants.
 

 
Le conseil départemental du Bas-Rhin envisage la création d'une équipe de quinze remplaçants « volants » susceptibles de suppléer les manques ponctuels de personnel dans le département.
Des aides-soignants qui jonglent entre quatre pensionnaires, des personnes âgées qui attendent des heures durant un verre d'eau ou leurs médicaments : ce sont aujourd'hui, malheureusement, les images qui viennent à l'esprit lorsque l'on songe aux Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).

La population française vieillit. Le vaste contingent des baby boomers, nés juste après la guerre, grossira bientôt les rangs des personnes âgées dépendantes.
«Nous sommes obligés d'avoir recours à des intérimaires ou des auxiliaires de vie»

Dans les maisons de retraite, la marmite bout. Les personnels se sont mobilisés à l'occasion d'un mouvement national au début de l'année ; les soignants des Ehpad garnissent aujourd'hui les rangs des « gilets jaunes », à tel point qu'une aide-soignante, Ingrid Levavasseur, est devenue l'une des figures du mouvement. Face à l'urgence, les Départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont récemment annoncé des fonds supplémentaires pour tenter de circonscrire l'incendie. Mais le problème nécessite des réponses plus profondes.

« Plus personne ne veut faire la formation d'aide-soignant », raconte Nadia Temsamani, elle-même « AS » à l'accueil de jour d'un Ehpad de Dorlisheim. « Le directeur voudrait embaucher, mais nous sommes obligés d'avoir recours à des intérimaires ou des auxiliaires de vie, qui ne sont pas habilités à faire toutes les tâches, distribuer les médicaments par exemple », explique celle qui est également syndicaliste à la CGT. Les soignants en Ehpad : des métiers « pas attractifs et pas assez payés », considère Patricia Lerch, directrice du pôle Ehpad de l'Abrapa, association qui compte 13 établissements dans le Bas-Rhin.
Payés juste au-dessus du Smic

Dans le privé (qui regroupe aussi le secteur associatif), un aide-soignant en début de carrière est payé juste au-dessus du Smic, soit environ 1 550 EUR brut par mois. C'est à peine mieux dans le public (une centaine d'euros de plus), mais les salaires y augmentent plus vite. Des conventions collectives bien chiches pour des métiers de vocation qui n'attirent plus, « et ce ne sont pas les reportages que l'on voit à la télévision qui vont séduire les jeunes », ajoute Patricia Lerch. Résultat, son association a plus de cinquante postes non pourvus, en vaste majorité en personnel soignant.
26 soignants pour 100 patients

Selon une étude publiée par le ministère de la Santé en juin dernier, 49  % des établissements privés et 38  % des établissements publics éprouvent des difficultés à recruter. En France, on compte en moyenne 26 soignants pour 100 patients, contre 120 pour 100 aux Pays-Bas. Plus généralement, en 2006 déjà, le plan « solidarité grand âge », présenté par le gouvernement Villepin, prévoyait que « pour les personnes âgées les plus malades et les plus dépendantes », le ratio entre les personnels (administratif, encadrement, etc.) et les pensionnaires « serait augmenté à 1 professionnel pour 1 résident ». Il est aujourd'hui de 0,63 en France, et de 0,66 dans le Bas-Rhin.

La « pénurie » (le mot est de Nadia Temsamani) qui frappe les Ehpad durcit les conditions de travail de ceux qui sont encore là. « Le matin, mes collègues se comptent, relate Nadia Temsamani. Et parfois elles se disent : "Ah, on est déjà dans la merde !" »

« Plus vous êtes en difficulté pour remplacer les absents, plus les présents sont sollicités, confirme Patricia Lerch. Et on génère une usure du personnel. »

C'est notamment pour répondre à cette « usure » que le conseil départemental du Bas-Rhin a annoncé fin septembre un « plan d'urgence » de 4,5 millions d'euros pour les Ehpad. Parmi les pistes explorées de ce plan, qui sera soumis au vote en avril prochain, la création d'une équipe « volante » de quinze remplaçants, qui viendront, au gré des besoins, suppléer les manques ponctuels de personnel.

Le Département du Haut-Rhin a quant à lui annoncé une « nouvelle enveloppe » de 8 millions d'euros sur cinq ans pour réhabiliter plusieurs Ehpad.

Mais dans son budget 2019, le Conseil départemental a décidé de « prioriser son action pour favoriser le maintien à domicile et l'accompagnement des aidants ».

Deux millions d'euros sur trois ans seront débloqués pour financer des aides personnalisées destinées à soutenir le maintien à domicile.

Ce sont les mêmes orientations que semble prendre le Bas-Rhin. Son président, Frédéric Bierry, plaide pour « diversifier les outils » de la dépendance. Il souhaite développer les métiers d'accueillants familiaux (celles et ceux qui hébergent à leur domicile des personnes âgées dépendantes) et encourage le maintien à domicile. « D'accord, mais à cause de cela, les gens qui arrivent en Ehpad sont de plus en plus dépendants », note Nadia Temsamani, ce qui engendre des difficultés supplémentaires pour le personnel.
« Le problème, c'est le modèle économique »

Les conseils départementaux sont au coeur du système des Ehpad : ils sont en charge du versement de différentes allocations pour les personnes âgées dépendantes, et agréent avec l'Agence régionale de santé, les Ehpad, ou encore les accueillants familiaux. « Aujourd'hui, le problème, c'est le modèle économique, considère Frédéric Bierry. Les familles paient à peu près 60 % du coût. Le reste est partagé entre l'ARS et le Département. Sauf qu'aujourd'hui, nous ne pouvons pas rajouter de moyens supplémentaires parce que nous sommes bridés financièrement par l'État. » Et, ajoute l'élu, « on ne peut pas demander plus aux familles », quand on sait que le niveau de vie médian d'un retraité est de 1 760 EUR par mois alors que le prix mensuel médian d'une chambre en Ehpad est de 1 953 EUR en France.

L'amélioration du ratio entre personnel et pensionnaires n'est donc pas à l'ordre du jour, tant que l'État n'aura pas décidé d'engager des moyens supplémentaires.

Dans l'attente, les Départements sont condamnés à appliquer des pansements sur les jambes de bois de leurs Ehpad.
Loup ESPARGILIÈRE

 

 
 

 

Juppé lâche Bordeaux pour les « Sages »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:47:24

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Politique Droite
Juppé lâche Bordeaux pour les « Sages »
Mal remis de son échec à la présidentielle, ébranlé par les gilets jaunes, le « fils préféré de Jacques Chirac » va être nommé, à la surprise générale, au Conseil constitutionnel. Une page se tourne dans la vie politique française.
 

 
Il est la dernière grande figure de l'ancien monde politique. Marqué par son échec à la présidentielle 2017, secoué par la crise des gilets jaunes, Alain Juppé va lâcher la mairie de Bordeaux, qu'il occupait quasiment sans discontinuer depuis 1995 pour intégrer dans les semaines à venir le Conseil constitutionnel. Il y remplacera un autre ancien Premier ministre, Lionel Jospin, et y retrouvera un autre ex de Matignon Laurent Fabius. Deux ans après l'élection d'Emmanuel Macron, le changement d'époque est consommé.

En début d'année, en ne renouvelant pas sa carte d'adhérent aux Républicains, le natif de Mont-de-Marsan a déjà mis fin de facto à 42 ans d'engagement partisan à droite. C'est en juin 1976 que ce haut fonctionnaire à l'Inspection générale des finances fait son entrée dans le monde politique, en devenant conseiller technique dans le cabinet de Jacques Chirac, alors Premier ministre. Dans le sillage du futur président de la République, le Landais fait ses armes : il adhère quelques mois plus tard au RPR tout juste fondé, puis devient en 1983 deuxième adjoint, chargé des Finances, à la mairie de Paris. Quand l'élu de Corrèze revient à Matignon en 1986, le tout nouveau député de Paris est promu ministre délégué au Budget et porte-parole du gouvernement.
De la « Juppémania » à la « descente aux enfers »

En parallèle, il gravit les échelons du parti et devient numéro 2 dès 1988 à 43 ans. Après un bail aux Affaires étrangères, la consécration arrive en 1995 : Chirac à l'Élysée, Alain Juppé, « le meilleur d'entre nous » selon les mots du président, est nommé Premier ministre, en même temps qu'il succède à Jacques Chaban-Delmas à la mairie de Bordeaux. C'était au temps du cumul... Mais son séjour à Matignon est tumultueux : ses réformes des retraites « droit dans ses bottes » suscitent un vaste mouvement social et après la dissolution « manquée » de l'Assemblée nationale, il est contraint de démissionner dès 1997. La création de l'UMP lui offre à nouveau l'occasion de jouer les premiers rôles mais il est rattrapé fin 2004 par l'affaire des emplois fictifs du RPR et de la mairie de Paris et condamné à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité. Bref exil au Québec (18 mois), retour à Bordeaux.

Le rebond national attendra quasiment dix ans. L'affaire Bygmalion pousse Jean-François Copé à la démission et un triumvirat d'anciens Premiers ministres, Juppé, Fillon et Raffarin, assure la transition. C'est l'heure de la « Juppémania », de la une des Inrocks et des sondages : alors que le quinquennat Hollande tourne à la déconfiture, le chemin de l'Élysée lui paraît grand ouvert. Mais le format inédit des primaires et la mobilisation d'un électorat farouchement de droite sont fatals à son programme « d'identité heureuse » face à François Fillon. Présenté comme un possible recours durant l'affaire Penelope, il n'ose pas franchir le Rubicon et assiste en spectateur à la « descente aux enfers ».
Gilets jaunes à Bordeaux

Après l'élection d'Emmanuel Macron, il s'éloigne du parti LR, ancré à droite par Laurent Wauquiez, et semble se rapprocher du « grand mouvement central » qu'il appela de ses voeux dès 2017. Mais l'ombre de sa désillusion présidentielle et une certaine fatigue physique planent. La crise des gilets jaunes vient rappeler la face sombre du spectaculaire développement de la capitale girondine : hausse effrénée des prix de l'immobilier, engorgement des transports routiers, etc. « Bordeaux paierait la rançon de sa réussite ? », s'interrogeait-il. Il n'a en tout cas pas préparé sa succession. Il a pris ses distances avec sa première adjointe Virginie Calmels, laquelle n'a pas vraiment convaincu sur le terrain. Son équipe semblait aussi en fin de parcours. De quoi le convaincre de trouver refuge chez les gardiens du temple de la Ve République.

 

 
 

 

Juppé lâche Bordeaux pour les « Sages »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:32:25

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Juppé lâche Bordeaux pour les « Sages »
 

 
Alain Juppé met fin à 43 ans de vie politique. Photo Georges GOBET/AFP
Il est la dernière grande figure de l'ancien monde politique. Marqué par son échec à la présidentielle 2017, secoué par la crise des gilets jaunes, Alain Juppé va lâcher la mairie de Bordeaux, qu'il occupait quasiment sans discontinuer depuis 1995 pour intégrer dans les semaines à venir le Conseil constitutionnel. Il y remplacera un autre ancien Premier ministre, Lionel Jospin, et y retrouvera un autre ex de Matignon Laurent Fabius. Deux ans après l'élection d'Emmanuel Macron, le changement d'époque est consommé.

En début d'année, en ne renouvelant pas sa carte d'adhérent aux Républicains, le natif de Mont-de-Marsan a déjà mis fin de facto à 42 ans d'engagement partisan à droite. C'est en juin 1976 que ce haut fonctionnaire à l'Inspection générale des finances fait son entrée dans le monde politique, en devenant conseiller technique dans le cabinet de Jacques Chirac, alors Premier ministre. Dans le sillage du futur président de la République, le Landais fait ses armes : il adhère quelques mois plus tard au RPR tout juste fondé, puis devient en 1983 deuxième adjoint, chargé des Finances, à la mairie de Paris. Quand l'élu de Corrèze revient à Matignon en 1986, le tout nouveau député de Paris est promu ministre délégué au Budget et porte-parole du gouvernement.
De la « Juppémania » à la « descente aux enfers »

En parallèle, il gravit les échelons du parti et devient numéro 2 dès 1988 à 43 ans. Après un bail aux Affaires étrangères, la consécration arrive en 1995 : Chirac à l'Élysée, Alain Juppé, « le meilleur d'entre nous » selon les mots du président, est nommé Premier ministre, en même temps qu'il succède à Jacques Chaban-Delmas à la mairie de Bordeaux. C'était au temps du cumul... Mais son séjour à Matignon est tumultueux : ses réformes des retraites « droit dans ses bottes » suscitent un vaste mouvement social et après la dissolution « manquée » de l'Assemblée nationale, il est contraint de démissionner dès 1997. La création de l'UMP lui offre à nouveau l'occasion de jouer les premiers rôles mais il est rattrapé fin 2004 par l'affaire des emplois fictifs du RPR et de la mairie de Paris et condamné à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité. Bref exil au Québec (18 mois), retour à Bordeaux.

Le rebond national attendra quasiment dix ans. L'affaire Bygmalion pousse Jean-François Copé à la démission et un triumvirat d'anciens Premiers ministres, Juppé, Fillon et Raffarin, assure la transition. C'est l'heure de la « Juppémania », de la une des Inrocks et des sondages : alors que le quinquennat Hollande tourne à la déconfiture, le chemin de l'Élysée lui paraît grand ouvert. Mais le format inédit des primaires et la mobilisation d'un électorat farouchement de droite sont fatals à son programme « d'identité heureuse » face à François Fillon. Présenté comme un possible recours durant l'affaire Penelope, il n'ose pas franchir le Rubicon et assiste en spectateur à la « descente aux enfers ».
Gilets jaunes à Bordeaux

Après l'élection d'Emmanuel Macron, il s'éloigne du parti LR, ancré à droite par Laurent Wauquiez, et semble se rapprocher du « grand mouvement central » qu'il appela de ses voeux dès 2017. Mais l'ombre de sa désillusion présidentielle et une certaine fatigue physique planent. La crise des gilets jaunes vient rappeler la face sombre du spectaculaire développement de la capitale girondine : hausse effrénée des prix de l'immobilier, engorgement des transports routiers, etc. « Bordeaux paierait la rançon de sa réussite ? », s'interrogeait-il. Il n'a en tout cas pas préparé sa succession. Il a pris ses distances avec sa première adjointe Virginie Calmels, laquelle n'a pas vraiment convaincu sur le terrain. Son équipe semblait aussi en fin de parcours. De quoi le convaincre de trouver refuge chez les gardiens du temple de la Ve République.

 

 
 

EDITORIAL : Haines en stock

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:55:32

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EDITORIAL : Haines en stock
 

 
La haine est en hausse à la bourse des émotions. C'est une arme de destruction massive. Le vent mauvais qui souffle sur l'Europe peut devenir tempête, emportant sur son passage les minces barrières de la raison et du sang froid.

Il y a 670 ans, le 14 février 1349 fut un jour noir pour l'Alsace. Environ 2 000 juifs de Strasbourg ont été conduits sur un bûcher allumé hors du mur d'enceinte de l'époque (sur notre actuelle place de la République). Un pogrom parmi des milliers d'autres au cours des siècles. Aujourd'hui l'antisémitisme carbure à coups de vociférations sur les réseaux sociaux. On en voit le résultat dans les villes, et même les villages, avec les tombes profanées, les graffitis injurieux et les croix gammées qui se banalisent en même temps qu'elles se multiplient.

Les tenants du djihad qui ont tué à Toulouse en 2012 et à Paris en 2015 ne sont pas les seuls coupables. Le vieil antisémitisme qu'on croyait évacué refait des ravages. Les procès contre les survivants du nazisme et de la collaboration (Klaus Barbie en 1987, Paul Touvier en 1994) n'ont pas suscité la prise de conscience escomptée. La pédagogie développée à l'école autour du génocide des juifs ne fait plus l'unanimité. Des jeunes de vingt ans se disent antisémites comme s'ils énonçaient une opinion légitime.

Le « sale juif » des uns fait écho au « sale Arabe » des autres. Des tribuns magnifient le peuple mais c'est pour mieux se lancer dans un éloge raciste des ethnies, des catégories, des compartiments.

La pente de notre époque est le retour à la guerre des religions, étant entendu qu'il s'agit moins de convertir l'autre que de le traquer, le nier, l'éliminer.

Au lieu d'additionner les identités en incorporant ce qu'il y a de meilleur en chacune d'elles, on les oppose sans nuance de façon fracassante. C'est une tendance redoutable. Ne laissons pas le fantôme de la guerre civile entamer une danse de séduction dans les cerveaux les plus enfumés.

 

 
 

 

Les actes antisémites bondissent aussi outre-Rhin

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:11:29

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Les actes antisémites bondissent aussi outre-Rhin
 

 
L'Allemagne a enregistré une hausse des actes antisémites en 2018, atteignant un sommet depuis une décennie. Dans ce pays dont l'identité nationale est largement fondée sur la repentance après l'Holocauste, 1 646 actes antisémites ont été recensés l'année dernière, une hausse de 9,4 % par rapport à 2017, selon les données préliminaires de la police allemande. Les violences antisémites sont passées de 37 à 62 et ont fait 43 blessés l'an dernier. Les statistiques définitives doivent publiées en mai.

Les crimes et délits antisémites sont ainsi à leur plus haut depuis 2009, tandis qu'il faut remonter à 2007 pour retrouver un nombre équivalent de violences antijuives.
Plusieurs antisémitismes

Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d'antisémitisme, celui lié à l'extrême droite mais aussi celui attribué à l'afflux de centaines milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016.

Plusieurs affaires ont choqué le pays l'an passé, en particulier l'agression en avril à Berlin d'un Arabe israélien portant une kippa. L'agresseur était un jeune Syrien de 19 ans récemment arrivé et qui a été condamné à un mois de prison ferme. L'agression, filmée, a eu un retentissement énorme. Le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui a fait une entrée historique au parlement fin 2017, a lui été au centre de nombreuses polémiques antisémites ou liées à des propos controversés sur le nazisme.

Dans ce contexte, Angela Merkel a décidé en 2018 de nommer pour la première fois un délégué gouvernemental pour la lutte contre l'antisémitisme. Cette montée de l'antisémitisme intervient alors que d'autres pays européens sont confrontés à un phénomène similaire, en particulier la France où les actes visant les juifs ont augmenté de 74 % l'an passé.

 

 
 

l’édito de l'Alsace Brouillard persistant

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:36:14

l’édito de l'Alsace  Brouillard persistant

S’il y a un reproche que personne ne peut adresser au président de la République, c’est celui de ne pas s’impliquer personnellement dans le grand débat. Emmanuel Macron mouille la chemise. Loin de surveiller le cours des événements depuis le palais de l’Élysée, il occupe le terrain et va à la rencontre des Français. Ainsi, le chef de l’État effectue aujourd’hui son septième déplacement en un mois. Pas de réunion marathon, cette fois, mais une rencontre dans l’Indre avec les maires ruraux. Lesquels devraient lui exposer une liste de doléances bien connues : zones blanches numériques, disparition des services publics, dotations en baisse, sentiment d’abandon et paupérisation…

À chacune de ses sorties, Emmanuel Macron se frotte à une France qui souffre et que, visiblement, il ne connaissait pas ou mal. Le plus jeune président de la Ve  République, arrivé à l’Élysée sans jamais avoir connu l’épreuve du mandat local, connaît bien les dossiers, beaucoup moins les Français et leur réalité quotidienne. Ce qui fait qu’il est en train de vivre une campagne présidentielle à l’envers. Alors qu’il a été élu, il doit convaincre les Français, ceux qui ne croient plus en rien, notamment en la politique, comme ceux qui se battent pour s’en sortir. Il veut se montrer capable de redresser le navire France et de mener le pays à bon port. Cela suffira-t-il à restaurer le calme ? Ou bien le chef de l’État devra-t-il se résoudre à convoquer les Français aux urnes pour leur poser la question de confiance ? Trois mois après les premières manifestations des gilets jaunes, bien malin celui qui peut affirmer quelle sera la suite politique au grand débat. Lequel était sûrement nécessaire mais ne pourra se suffire à lui-même.

Emmanuel Macron et le gouvernement ont de nombreuses épines aux pieds qui risquent de les empêcher d’avancer encore longtemps. La première est la persistance des rassemblements de gilets jaunes qui témoignent d’un rejet personnel, et parfois violent, de la personne même du président de la République. L’effet concomitant est cette violence récurrente, exacerbée par les mouvements d’extrême-droite et d’extrême-gauche, alliés pour semer le chaos et s’attaquer aux fondements de la République. Emmanuel Macron souffre également de l’absence de résultats de sa politique, notamment sur le plan économique. Enfin, il porte, aux yeux des Français, la responsabilité du comportement de ceux qui se sont revendiqués de lui et ont trahi sa confiance, à l’instar d’un Alexandre Benalla dont nul ne sait jusqu’où iront les révélations. Bref, le brouillard persiste sur la longue route du président. L’horizon est loin d’être dégagé… Laurent Bodin

Macron Regain de popularité en trompe l'oeil

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:34:17

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Macron Regain de popularité en trompe l'oeil
 

 
 
Toutes les enquêtes d'opinion se ressemblent depuis quinze jours : la cote d'Emmanuel Macron remonte. Cette embellie sondagière mérite des nuances: le président de la République reste largement impopulaire (64 % des Français ont une mauvaise opinion de lui selon Ifop/Fiducial pour Paris Match et Sud radio).

Samedi après samedi, les gilets jaunes réclament sa démission avec la même virulence. Dans le détail de l'analyse de cette photographie de l'opinion, ce sont les catégories supérieures qui soutiennent le chef de l'État. Celles qui ne connaissent pas de problèmes de fin de mois.

« La remontée d'Emmanuel Macron est mécanique. Elle est liée en partie à notre électorat qui traditionnellement soutient le pouvoir en place par besoin d'ordre et d'autorité », décrypte Damien Abad, vice-président du parti Les Républicains (LR), et opposant au chef de l'État. Pour lui, il n'y a pas de remontée personnelle du président et ce regain reste « fragile ».
Une opposition atone

La légère hausse de Laurent Wauquiez, président de LR, lui donne en partie raison. Dans les rangs du gouvernement, on reconnaît aussi que ce rebond de popularité pourrait ne pas durer. « Certes, il y a une demande d'ordre qui sert le pouvoir en place mais de nombreux Français reconnaissent aussi qu'il mouille la chemise et qu'il maîtrise son sujet », précise un ministre. Enfin Emmanuel Macron remonte aussi dans les sondages parce que les oppositions sont exsangues. En politique, cela ne dure pas éternellement.
N.M.

 

 
 

Social Le chef de l'Etat dans l'Indre pour son « septième acte du grand débat » : Crise des gilets jaunes : le tournant

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:46:51

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Social Le chef de l'Etat dans l'Indre pour son « septième acte du grand débat »
Social Le chef de l'Etat dans l'Indre pour son « septième acte du grand débat » : Crise des gilets jaunes : le tournant
A mi-chemin du grand débat (15 janvier-15 mars), le président reprend la main face à un mouvement qui se radicalise. Mais les revendications qui remontent du grand débat, pouvoir d'achat et justice fiscale, comportent des exigences difficiles à concilier.

 
La violence des manifestations choque l'opinion et le grand débat d'Emmanuel Macron intéresse les Français. Mais les revendications des gilets jaunes sur l'impôt et le service public demeurent.
C'est une petite phrase d'un comédien populaire. Sur RTL ce week-end, François Berléand lâche : « Ils me font chier, les gilets jaunes. » Plus poliment, les maires et les commerçants des villes touchées par treize samedis de manifestations ont dit la même chose que l'acteur au Premier ministre ce mercredi. « Ras-le-bol », résume Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de l'Association des villes de France. Des réflexions approuvées sur les réseaux sociaux et dans l'opinion: jusque là, la parole contre les gilets jaunes s'exprimait très peu.
Essoufflement et radicalisation

Côté gilets jaunes, la mobilisation déserte les ronds-points en semaine et recule le samedi en nombre de manifestants. Ceux qui défilent se radicalisent dans les comportements et retrouvent parfois leurs origines. A Lyon, sur les quais de Saône, militants nationalistes et antifas rhabillés en gilets jaunes se sont violemment affrontés.

Le mouvement ne se structure pas : en témoigne la virulence des réactions à l'annonce d'une liste aux européennes initiée par Ingrid Levavasseur, qui a finalement renoncé mercredi, ou la création d'un parti par Jacline Mouraud.

En conseil des ministres, le président a enfoncé le clou mercredi : « Les événements prennent un tour nouveau suite à des violences, des actes d'intrusion contre des permanences de parlementaires, des institutions de la République. » Son porte-parole Benjamin Griveaux ajoute : « C'est moi qui le dis : vous avez eu des débordements en marge de certains cortèges des gilets jaunes avec des propos à caractère antisémite. »

Changement aussi d'attitude de l'opposition : Marine Le Pen a tout de suite condamné violences et dérapages. La droite et le PS participent au grand débat.
Le succès du grand débat

Car celui-ci infuse avec 6 000 réunions locales et 800 000 contributions. Le dialogue est renoué sur le terrain y compris avec des gilets jaunes pacifiques. Un maire sur deux a renvoyé des cahiers de doléances. La boîte à idées du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a réuni 31 044 participants. La loi anticasseurs est bien reçue par l'opinion. La cote de l'exécutif remonte de façon spectaculaire dans les sondages (lire ce-dessous). Les remaniements à l'Élysée avec les départs de la jeune garde macronienne augurent d'une ère moins « start up nation » et plus sociale.

Pourtant, ce n'est pas l'euphorie à l'Élysée et au gouvernement. Car si le tournant rassure, la lecture des contributions au débat rend la suite du chemin plus tortueuse après le 15 mars, date de fin programmée.
Des revendications loin de l'ADN de la macronie

Le mouvement des gilets jaunes s'essouffle mais ses revendications initiales, centrées sur le pouvoir d'achat et la justice fiscale, restent clamées à plein poumon dans le grand débat.

De cette pléthore de contributions, quatre revendications reviennent de façon massive et unanime. L'une, la demande d'exemplarité et de réductions de dépenses et salaires pour élus et hauts-fonctionnaires correspond à la réforme institutionnelle voulue par le président. Mais le degré d'exigence et la portée symbolique sont maximales.

Les trois autres revendications contredisent le projet présidentiel et l'ADN macronien : rétablissement de l'ISF, rétablissement de présence humaine et refus de la numérisation de services publics en milieu rural, création de postes et investissements massifs dans la sécurité, l'hôpital, l'école. C'est certes totalement contradictoire avec la demande de baisse d'impôts formulée dans les mêmes doléances. Mais cela s'avère aussi incompatible avec la politique de baisse des dépenses voulue par l'exécutif.

A mi-parcours du grand débat, la première grande crise sociale du siècle a pris un tournant. Mais le crash test se situe au bout de la ligne droite.
Pascal JALABERT

1. Le rétablissement de l'impôt sur la fortune. « Il faudra assumer ou trouver une solution pour faire davantage contribuer les gros revenus », avance un ministre.

2. L'exigence d'exemplarité et de réduction du train de vie des élus et hauts fonctionnaires « On est presque dans une exigence de bénévolat, de vocation », dit ce même ministre. Cela se traduit dans les contributions et aussi dans des actes subis sur le terrain par des parlementaires.

Exemple, ce député picard insulté parce qu'il a troqué sa Twingo pour un SUV plus adapté au kilométrage à parcourir dans sa circonscription : « Dix par jour dans mon boulot d'avant, 140 maintenant. C'est pourtant une voiture française conforme aux moyens d'un Français qui gagne 5 135 euros par mois ». Ou sa collègue dans le sud à la maison taguée parce qu'elle a ajouté une piscine dans le jardin : « Les travaux étaient programmés avant l'élection, mais allez l'expliquer. La révélation du salaire de Chantal Jouanno a fait très mal. Les Français n'acceptent pas qu'un instituteur gagne 2 000 euros et les directeurs de certaines agences et comités 15 000 euros par mois plus avantages », raconte cette ancienne enseignante qui estime « inévitables » une réduction du nombre d'élus et de strates de collectivités. Calcul basique d'un sénateur expert en finances : « Réduire de 30 % le nombre de parlementaires et d'autant leurs indemnités financerait un Ehpad et demi sur tout le territoire ».

3. L'exigence d'une présence physique et humaine dans les services publics. Dans la ruralité, c'est un non massif au tout numérique, aux boîtes vocales (taper 1, veuillez patienter). Tout le contraire des solutions proposées par le gouvernement.

4. La demande de fonctionnaires supplémentaires et d'équipements de pointe dans les hôpitaux, les Ehpad, les écoles, les gendarmeries, les casernes de pompiers quel qu'en soit le coût.
P. J.

 

 
 

 

Crise des gilets jaunes : le tournant

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:05:54

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Crise des gilets jaunes : le tournant
 

 
La violence des manifestations choque l'opinion et le grand débat d'Emmanuel Macron intéresse les Français. Mais les revendications des gilets jaunes sur l'impôt et le service public demeurent. Photo ZAKARIA ABDELKAFI / AFP
C'est une petite phrase d'un comédien populaire. Sur RTL ce week-end, François Berléand lâche : « Ils me font chier, les gilets jaunes. » Plus poliment, les maires et les commerçants des villes touchées par treize samedis de manifestations ont dit la même chose que l'acteur au Premier ministre ce mercredi. « Ras-le-bol », résume Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de l'Association des villes de France. Des réflexions approuvées sur les réseaux sociaux et dans l'opinion: jusque là, la parole contre les gilets jaunes s'exprimait très peu.
Essoufflement et radicalisation

Côté gilets jaunes, la mobilisation déserte les ronds-points en semaine et recule le samedi en nombre de manifestants. Ceux qui défilent se radicalisent dans les comportements et retrouvent parfois leurs origines. A Lyon, sur les quais de Saône, militants nationalistes et antifas rhabillés en gilets jaunes se sont violemment affrontés.

Le mouvement ne se structure pas : en témoigne la virulence des réactions à l'annonce d'une liste aux européennes initiée par Ingrid Levavasseur, qui a finalement renoncé mercredi, ou la création d'un parti par Jacline Mouraud.

En conseil des ministres, le président a enfoncé le clou mercredi : « Les événements prennent un tour nouveau suite à des violences, des actes d'intrusion contre des permanences de parlementaires, des institutions de la République. » Son porte-parole Benjamin Griveaux ajoute : « C'est moi qui le dis : vous avez eu des débordements en marge de certains cortèges des gilets jaunes avec des propos à caractère antisémite. »

Changement aussi d'attitude de l'opposition : Marine Le Pen a tout de suite condamné violences et dérapages. La droite et le PS participent au grand débat.
Le succès du grand débat

Car celui-ci infuse avec 6 000 réunions locales et 800 000 contributions. Le dialogue est renoué sur le terrain y compris avec des gilets jaunes pacifiques. Un maire sur deux a renvoyé des cahiers de doléances. La boîte à idées du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a réuni 31 044 participants. La loi anticasseurs est bien reçue par l'opinion. La cote de l'exécutif remonte de façon spectaculaire dans les sondages (lire ce-dessous). Les remaniements à l'Élysée avec les départs de la jeune garde macronienne augurent d'une ère moins « start up nation » et plus sociale.

Pourtant, ce n'est pas l'euphorie à l'Élysée et au gouvernement. Car si le tournant rassure, la lecture des contributions au débat rend la suite du chemin plus tortueuse après le 15 mars, date de fin programmée.
Des revendications loin de l'ADN de la macronie

Le mouvement des gilets jaunes s'essouffle mais ses revendications initiales, centrées sur le pouvoir d'achat et la justice fiscale, restent clamées à plein poumon dans le grand débat.

De cette pléthore de contributions, quatre revendications reviennent de façon massive et unanime. L'une, la demande d'exemplarité et de réductions de dépenses et salaires pour élus et hauts-fonctionnaires correspond à la réforme institutionnelle voulue par le président. Mais le degré d'exigence et la portée symbolique sont maximales.

Les trois autres revendications contredisent le projet présidentiel et l'ADN macronien : rétablissement de l'ISF, rétablissement de présence humaine et refus de la numérisation de services publics en milieu rural, création de postes et investissements massifs dans la sécurité, l'hôpital, l'école. C'est certes totalement contradictoire avec la demande de baisse d'impôts formulée dans les mêmes doléances. Mais cela s'avère aussi incompatible avec la politique de baisse des dépenses voulue par l'exécutif.

A mi-parcours du grand débat, la première grande crise sociale du siècle a pris un tournant. Mais le crash test se situe au bout de la ligne droite.
Pascal JALABERT

1. Le rétablissement de l'impôt sur la fortune. « Il faudra assumer ou trouver une solution pour faire davantage contribuer les gros revenus », avance un ministre.

2. L'exigence d'exemplarité et de réduction du train de vie des élus et hauts fonctionnaires « On est presque dans une exigence de bénévolat, de vocation », dit ce même ministre. Cela se traduit dans les contributions et aussi dans des actes subis sur le terrain par des parlementaires.

Exemple, ce député picard insulté parce qu'il a troqué sa Twingo pour un SUV plus adapté au kilométrage à parcourir dans sa circonscription : « Dix par jour dans mon boulot d'avant, 140 maintenant. C'est pourtant une voiture française conforme aux moyens d'un Français qui gagne 5 135 euros par mois ». Ou sa collègue dans le sud à la maison taguée parce qu'elle a ajouté une piscine dans le jardin : « Les travaux étaient programmés avant l'élection, mais allez l'expliquer. La révélation du salaire de Chantal Jouanno a fait très mal. Les Français n'acceptent pas qu'un instituteur gagne 2 000 euros et les directeurs de certaines agences et comités 15 000 euros par mois plus avantages », raconte cette ancienne enseignante qui estime « inévitables » une réduction du nombre d'élus et de strates de collectivités. Calcul basique d'un sénateur expert en finances : « Réduire de 30 % le nombre de parlementaires et d'autant leurs indemnités financerait un Ehpad et demi sur tout le territoire ».

3. L'exigence d'une présence physique et humaine dans les services publics. Dans la ruralité, c'est un non massif au tout numérique, aux boîtes vocales (taper 1, veuillez patienter). Tout le contraire des solutions proposées par le gouvernement.

4. La demande de fonctionnaires supplémentaires et d'équipements de pointe dans les hôpitaux, les Ehpad, les écoles, les gendarmeries, les casernes de pompiers quel qu'en soit le coût.
P. J.

 

 
 

GJ « Écraser le mille-feuille administratif »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:03:09

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GJ « Écraser le mille-feuille administratif »
 

 
Symbolisées dans l'espace, les trois strates administratives souhaitées par les gilets jaunes : la commune, le « grand département ou la région » et l'État.

Photo DNA

« Ne parlez pas de QG pour notre Mobil jaune ! », nous demandent les gilets jaunes en faisant référence à un premier article sur le sujet. Ce terme est jugé impropre car il a une connotation militaire. « Or militaire, ça veut dire chef avec une organisation pyramidale. Ce n'est pas ce qui se passe chez nous où chacun est au même niveau. Nous, on fonctionne en mode horizontal où chaque individu apporte sa pierre à l'édifice en fonction de ses moyens et de sa compétence. »
Un questionnaire « d'identité » devient règlement intérieur

Les gilets jaunes ne le cachent pas, ce « n'est pas évident » d'avancer dans la concertation et le respect de tous. Le règlement doit les y aider. « La débâcle sur le rond-point où nous étions installés au départ du mouvement nous a fait réfléchir. Il fallait trouver une issue à cette occupation de l'espace public qui posait un problème de sécurité pour tout le monde même si, à l'époque, nous avons été bouleversés par la méthode employée pour nous faire partir. »

Le règlement intérieur des gilets jaunes est donc né des erreurs et problèmes des débuts, « de la cacopho nie d'un mouvement spontané ». « Nous avons repéré tout ce qui s'est passé sur le rond-point et nous avons réalisé un questionnaire où il a fallu répondre par oui ou par non à toute une série de questions, sur ce qu'on est, sur ce qu'on n'est pas, sur ce qu'on veut, sur ce qu'on ne veut pas... », explique Laurent, porte-parole des gilets jaunes.

Et les réponses à ce questionnaire découpé en cinq parties (organisation générale, obligations du groupe et communication interne des gilets jaunes 2019, communication vers l'extérieur, actions, feuille de route et but du mouvement) sont finalement devenues le règlement intérieur.

On y lit par exemple que le groupe est « apolitique », que le porte-parole est « choisi et voté par les gilets jaunes 2019 », ou encore que personne « ne parle au groupe debout en hauteur ». Traduction, pas de montée sur la table, pas de porte-voix...

Seules les actions concertées par le groupe « engagent l'image des gilets jaunes 2019 ». Autrement dit, pas d'actions individuelles mais « OK pour participer aux manifs mais sans débordements ».

Dans le dernier paragraphe concernant le but du mouvement, les gilets jaunes sundgauviens expliquent « proposer un contenu d'éléments permettant au peuple français de rester souverain sur son avenir et celui de ses enfants ». Sans utiliser forcément le terme de référendum d'initiative citoyenne.

Que revendiquent-ils donc concrètement ? « D'une manière générale, nous dénonçons toutes les dérives de notre gouvernance », expliquent-ils avec des exemples nationaux et aussi locaux, citant par exemple les houleux débats sur la taxe d'assainissement qui secouent la communauté de communes Sud Alsace-Largue.

« Faire des économies, avant de demander plus de dépenses à l'État », avancent les gilets jaunes. Pour cela, ils ont inscrit dans le paysage leur volonté « d'écraser le mille-feuille administratif à sept couches qui gère actuellement le pays » pour le ramener à trois couches.

Devant le Mobil jaune flottent deux drapeaux et trône une grande pancarte. Celle-ci représente les armoiries de Carspach « sur fond de gilet jaune » et symbolise « à la base, une grande commune, c'est ici que toutes les décisions locales sont prises ; au milieu, le grand département ou la région, représenté par le drapeau alsacien (rot & wiss), et au sommet, l'État, qui n'aura pas de pouvoir sur les décisions prises localement ».

Les gilets jaunes sundgauviens rêvent d'une « nouvelle République où il n'y aura plus de place pour les lobbys, les conflits d'intérêts personnels ou industriels, les conseillers obscurs, les groupes d'intérêts privés et les enrichissements personnels ». Pour eux devra être mis en premier plan « l'humain, la santé, l'écologie et surtout pas la finance ». Une priorité ? « La participation citoyenne, le peuple ». Un combat ? « L'augmentation du pouvoir d'achat pour tous, afin de permettre à chacun de vivre dignement de son revenu et d'éradiquer la précarité ».

 

 
 

Je serais surpris qu'il y ait un référendum

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:46:01

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Je serais surpris qu'il y ait un référendum
Roland Cayrol  Politologue, directeur associé au Cevipof
 

 
Avec le grand débat, Emmanuel Macron est-il en train de reprendre la main ?
On peut le dire. À l'automne, il est resté d'abord interdit devant la crise des gilets jaunes avant de comprendre qu'il fallait céder, ce qu'il a fait avec ses annonces du 10 décembre, et qu'il fallait ensuite redonner la parole à l'ensemble de la société française. Le grand débat est une bonne façon de sortir de cette crise. On voit que cela intéresse les gens, même si certaines catégories ne sont pas concernées. Il faut maintenant trouver des solutions.
Le référendum en est-il une ?

Non et je serais surpris qu'il y en ait un. Ce qui est important c'est que des mesures soient prises et qu'elles correspondent aux demandes fortes exprimées lors du grand débat. Il faut qu'Emmanuel Macron explique clairement quelles sont les mesures voulues dans le débat et qu'il assume laisser de côté, quelles sont celles qui correspondent à ce qu'il veut pour le pays et qu'il va amplifier et enfin qu'elles sont celles qu'il n'avait pas prévues et qu'il va mettre en place. En clair, il faut qu'il mange son chapeau.
Vous dites dans votre dernier livre (1) qu'il est sur la corde raide...

Oui car il a théorisé le fait d'être en même temps de droite et de gauche, en même dans l'innovation et dans la protection d'un certain modèle de société. C'est une position d'équilibriste d'où l'on peut tomber. On saura au mois d'avril, quand il donnera les mesures qui émanent du grand débat, si c'est le cas.
Propos recueillis par Nathalie MAURET (1) Le président sur la corde raide, Roland Cayrol, Éditions Calmann Levy. 17,50 EUR.

(1) Le président sur la corde raide, Roland Cayrol, Éditions Calmann Levy. 17,50 EUR.

 
 

 

Justice Gilets jaunes : Un an ferme pour le boxeur Dettinger

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:48:49

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Justice Gilets jaunes
Justice Gilets jaunes : Un an ferme pour le boxeur Dettinger
L'ex-boxeur ChristopheDettinger était jugé mercredi à Paris pour avoir fait le coup de poing contre des gendarmes, début janvier. Il a écopé d'un an de prison ferme mais bénéficiera d'un aménagement de peine.

 
Dettinger hier, au tribunal de Paris.
La décision est tombée cette nuit, vers 22 heures : le boxeur Christophe Dettinger a été condamné à un an de prison ferme et 18 mois avec sursis.

Il bénéficiera d'un aménagement de peine lui permettant de travailler le jour et l'obligeant à dormir en prison la nuit. Le procureur avait requis trois ans de prison, dont un an avec sursis et mise à l'épreuve.

Une salle comble, une ambiance tendue, une audience qui dure... Le procès de l'ex-boxeur Christophe Dettinger était hors norme.

« Violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique... ». Chaque semaine, nombre de gilets jaunes sont jugés anonymement pour des faits similaires. Sauf que tout le monde a vu les vidéos de l'ancien pugiliste, bonnet noir et gants fins, à l'ouvrage. Thibault de Montbrial, avocat des parties civiles, résume : « Vous êtes devenu un symbole, bien malgré vous, je l'admets... ».
Deux moments de violence

Retour samedi 5 janvier. Acte VIII des gilets jaunes. Sur une passerelle qui enjambe la Seine, les manifestants veulent marcher vers l'Assemblée nationale. Ils sont repoussés. C'est là que Christophe Dettinger sort de la foule. Dans une première séquence, il renverse un gendarme et le roue de coups de pied. Deux minutes plus tard, l'ex-champion de France fait parler les poings.

Sa deuxième victime, un tout jeune militaire, regarde les images où il se fait rosser. Il reste stoïque. Il excuse son collègue : « Il n'avait pas envie de revoir les images, ni d'être confronté à M. Dettinger ». « Et vous ? », demande la présidente. « Moi, ça va... ». Henri Leclerc, un des avocats de la défense, ex-président de la Ligue des droits de l'homme, lui mettra un peu de baume au coeur : « J'ai admiré votre sang-froid ce jour-là, prenant les coups en reculant... ».
« J'essaye d'êtreun bon père »

Chemise blanche, gilet gris, rasé de frais, Christophe Dettinger ne nie rien. Comment le pourrait-il, d'ailleurs ? Mais il veut expliquer : « On a été gazé à bout portant, puis des matraques, bam, bam ! Puis, j'ai vu une dame au sol, c'est là que j'interviens... ». Le procureur n'y croit pas : « Vous dites que vous êtes un justicier. Mais si un homme se fait rouer de coups, vous réagissez comment ? » - « En voulant arrêter une injustice, j'en ai créé une autre... ».

Un peu plus tard, il ajoute : « Quand je me vois taper le gendarme, j'ai honte... » Tout au long du procès, Christophe Dettinger veut échapper à son image. À ces quelques vidéos d'extrême violence, vues et revues, si courtes et si marquantes. « J'ai été catalogué gitan, casseur, tueur de flic... Je ne suis pas cette personne-là... ». Il répète comment lui, il se voit : casier judiciaire vierge, père de trois enfants. « Je suis grand, costaud, mais j'essaye d'être un bon fils, un bon père, un bon collaborateur... ». Le seul moment où la voix s'étrangle. Où la voix, toujours posée, s'ébrèche. Alors, la présidente du tribunal se fait presque douce : « Les gens autour de vous témoignent que vous êtes serviable, gentil, avec des valeurs... » Un avocat des parties civiles se fera plus sévère : « Monsieur, c'est tous les jours que les tribunaux jugent des hommes bien qui pètent les plombs. Ce n'est pas une circonstance atténuante... ».
Ryad BENAIDJI

 

 
 

 

Assurance chômage : la phase décisive commence

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:45:23

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Social Négociations
Assurance chômage : la phase décisive commence
Un projet d'accord global, issu du patronat, est proposé ce jeudi dans le cadre des négociations sur la réforme de l'assurance chômage. La balle est dans le camp des syndicats.
 

 
Geoffrey Roux de Bézieux, président du Medef.
Après trois mois de surplace, les difficiles négociations sur la réforme de l'assurance chômage voulues par l'exécutif entrent enfin jeudi dans leur phase décisive avec la mise sur la table par le patronat d'un projet d'accord global.

Ce texte doit traiter des deux points durs : d'une part la diminution des contrats précaires (CDD de moins d'un mois) dont le nombre a explosé depuis 20 ans ; de l'autre les conditions d'indemnisation des chômeurs pour inciter au retour à l'emploi et réaliser les économies demandées par le gouvernement (entre 3 et 3,9 milliards sur trois ans).
Le « bonus-malus », pomme de discorde

Cette séance, qui sera suivie en principe d'une dernière le 20 février, aurait dû intervenir fin janvier mais elle avait été annulée à la suite d'un bref coup de colère patronal sur la principale pomme de discorde : l'instauration d'un « bonus-malus », modulation des cotisations d'assurance chômage payée par les entreprises en fonction de leur recours aux contrats précaires.

Le Medef, la CPME (petites entreprises) et l'U2P (artisans et commerçants) avaient été irrités par des déclarations d'Emmanuel Macron qui avait répété sa « détermination » à mettre en place le « bonus-malus ». Ces déclarations mettaient à mal la stratégie patronale qui rejette catégoriquement cette idée. La bouderie patronale n'a duré que trois jours après qu'Édouard Philippe eut réaffirmé sa « confiance » aux partenaires sociaux pour trouver un accord.

« Nous, on a une solution. Si les partenaires sociaux en trouvent une meilleure qui a le même effet c'est très bien, mais sinon on la fera », a résumé dimanche la ministre du Travail Muriel Pénicaud à propos du bonus-malus.

À l'heure où « un tiers » des CDD ne durent qu'une journée, il « faut régler cette question de la précarité excessive », a-t-elle insisté en visant les employeurs qui « remettent toujours les mêmes personnes au chômage et donc grèvent le coût de l'assurance chômage », de deux milliards par an selon l'Unedic.

Reste à savoir si cela suffira aux syndicats, notamment les « réformistes » (CFDT, CFE-CGC et CFTC). Sans « propositions tangibles sur la taxation des contrats courts, il n'y aura pas de discussion possible », a prévenu Laurent Berger (CFDT). De son côté, FO a fait du bonus-malus « une condition » pour une signature d'accord.

Les partenaires sociaux pourraient également convenir que l'objectif d'économies est trop ambitieux dans le contexte actuel de crise sociale. « La CFDT ne signera pas un accord qui pénalisera les demandeurs d'emploi », a martelé Laurent Berger.

 

 
 

 

Assurance chômage : la phase décisive commence

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:38:17

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Assurance chômage : la phase décisive commence
 

 
Geoffrey Roux de Bézieux, président du Medef.

Photo Eric PIERMONT / AFP

Après trois mois de surplace, les difficiles négociations sur la réforme de l'assurance chômage voulues par l'exécutif entrent enfin jeudi dans leur phase décisive avec la mise sur la table par le patronat d'un projet d'accord global.

Ce texte doit traiter des deux points durs : d'une part la diminution des contrats précaires (CDD de moins d'un mois) dont le nombre a explosé depuis 20 ans ; de l'autre les conditions d'indemnisation des chômeurs pour inciter au retour à l'emploi et réaliser les économies demandées par le gouvernement (entre 3 et 3,9 milliards sur trois ans).
Le « bonus-malus », pomme de discorde

Cette séance, qui sera suivie en principe d'une dernière le 20 février, aurait dû intervenir fin janvier mais elle avait été annulée à la suite d'un bref coup de colère patronal sur la principale pomme de discorde : l'instauration d'un « bonus-malus », modulation des cotisations d'assurance chômage payée par les entreprises en fonction de leur recours aux contrats précaires.

Le Medef, la CPME (petites entreprises) et l'U2P (artisans et commerçants) avaient été irrités par des déclarations d'Emmanuel Macron qui avait répété sa « détermination » à mettre en place le « bonus-malus ». Ces déclarations mettaient à mal la stratégie patronale qui rejette catégoriquement cette idée. La bouderie patronale n'a duré que trois jours après qu'Édouard Philippe eut réaffirmé sa « confiance » aux partenaires sociaux pour trouver un accord.

« Nous, on a une solution. Si les partenaires sociaux en trouvent une meilleure qui a le même effet c'est très bien, mais sinon on la fera », a résumé dimanche la ministre du Travail Muriel Pénicaud à propos du bonus-malus.

À l'heure où « un tiers » des CDD ne durent qu'une journée, il « faut régler cette question de la précarité excessive », a-t-elle insisté en visant les employeurs qui « remettent toujours les mêmes personnes au chômage et donc grèvent le coût de l'assurance chômage », de deux milliards par an selon l'Unedic.

Reste à savoir si cela suffira aux syndicats, notamment les « réformistes » (CFDT, CFE-CGC et CFTC). Sans « propositions tangibles sur la taxation des contrats courts, il n'y aura pas de discussion possible », a prévenu Laurent Berger (CFDT). De son côté, FO a fait du bonus-malus « une condition » pour une signature d'accord.

Les partenaires sociaux pourraient également convenir que l'objectif d'économies est trop ambitieux dans le contexte actuel de crise sociale. « La CFDT ne signera pas un accord qui pénalisera les demandeurs d'emploi », a martelé Laurent Berger.

 

 
 

Pour aller au boulot, la voiture reste reine

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:50:43

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Société Transports
Pour aller au boulot, la voiture reste reine
Les Français n'ont toujours pas rangé leur voiture au garage. Sept salariés sur dix l'utilisent encore pour se rendre au travail, selon une étude de l'Insee.
 

 
Comment les Français vont-ils au charbon ? Encore et toujours en voiture. Sept salariés sur dix sont dans ce cas, selon une étude de l'Insee publiée mercredi. Les transports en commun (16 %), la marche à pied (7 %) ou les deux-roues (4 %) sont distancés.
Le métro à Paris et Lyon, le vélo à Grenoble et Strasbourg

Il n'y a guère que dans les très grandes villes que l'automobile est concurrencée. À Paris, dans sa proche banlieue et à Lyon, les transports en commun sont même le mode de transport le plus fréquemment utilisé.

Grenoble, Strasbourg ou Bordeaux plébiscitent le vélo (environ 15 % des salariés), quand, à l'inverse, Toulouse et Marseille restent attachés à la voiture individuelle. Les villes moyennes et petites sont aussi réfractaires aux modes « doux », même si certaines se distinguent : à Nancy ou Rouen, près d'un salarié sur cinq se rend au travail à pied.
On ne travaille plus où l'on vit

La faute à l'allongement des trajets domicile-travail ? Oui et non. La moitié des salariés qui travaillent et habitent dans la même commune utilisent leur véhicule, alors que les distances ne sont, là, pas forcément insurmontables.

Reste que l'extension des zones périurbaines et l'éloignement croissant des lieux de vie et des zones d'emploi, dont la crise des gilets jaunes a révélé à sa manière les failles, rend la voiture quasi-incontournable pour nombre de Français. Dès qu'il faut changer de commune pour aller travailler, ce sont neuf salariés sur dix (hors Île-de-France) qui se rabattent sur leur automobile.
Les ouvriers très dépendants de la voiture

En ce domaine, la fracture est aussi sociale. Les professions intermédiaires et les ouvriers sont environ trois quarts à recourir à leur véhicule pour aller au turbin, contre seulement deux tiers des cadres et des employés. Ces derniers habitent bien plus que les autres dans la commune où ils travaillent et n'hésitent pas à aller au boulot à pied. Les cadres, eux, sont surreprésentés dans les grandes agglomérations, où ils bénéficient d'un réseau de transports en commun performant.

 

 
 

 

Pour aller au boulot, la voiture reste reine

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:37:31

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Pour aller au boulot, la voiture reste reine
 

 
Comment les Français vont-ils au charbon ? Encore et toujours en voiture. Sept salariés sur dix sont dans ce cas, selon une étude de l'Insee publiée mercredi. Les transports en commun (16 %), la marche à pied (7 %) ou les deux-roues (4 %) sont distancés.
Le métro à Paris et Lyon, le vélo à Grenoble et Strasbourg

Il n'y a guère que dans les très grandes villes que l'automobile est concurrencée. À Paris, dans sa proche banlieue et à Lyon, les transports en commun sont même le mode de transport le plus fréquemment utilisé.

Grenoble, Strasbourg ou Bordeaux plébiscitent le vélo (environ 15 % des salariés), quand, à l'inverse, Toulouse et Marseille restent attachés à la voiture individuelle. Les villes moyennes et petites sont aussi réfractaires aux modes « doux », même si certaines se distinguent : à Nancy ou Rouen, près d'un salarié sur cinq se rend au travail à pied.
On ne travaille plus où l'on vit

La faute à l'allongement des trajets domicile-travail ? Oui et non. La moitié des salariés qui travaillent et habitent dans la même commune utilisent leur véhicule, alors que les distances ne sont, là, pas forcément insurmontables.

Reste que l'extension des zones périurbaines et l'éloignement croissant des lieux de vie et des zones d'emploi, dont la crise des gilets jaunes a révélé à sa manière les failles, rend la voiture quasi-incontournable pour nombre de Français. Dès qu'il faut changer de commune pour aller travailler, ce sont neuf salariés sur dix (hors Île-de-France) qui se rabattent sur leur automobile.
Les ouvriers très dépendants de la voiture

En ce domaine, la fracture est aussi sociale. Les professions intermédiaires et les ouvriers sont environ trois quarts à recourir à leur véhicule pour aller au turbin, contre seulement deux tiers des cadres et des employés. Ces derniers habitent bien plus que les autres dans la commune où ils travaillent et n'hésitent pas à aller au boulot à pied. Les cadres, eux, sont surreprésentés dans les grandes agglomérations, où ils bénéficient d'un réseau de transports en commun performant.

 

 
 

G7 environnement à Metz : Strasbourg n'est pas jalouse

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:02:27

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événements internationaux
G7 environnement à Metz : Strasbourg n'est pas jalouse
En mai prochain, Metz accueillera le G7 des ministres de l'Environnement, grâce à un certain nombre d'atouts listés par le ministre de la Transition écologique. Mais Strasbourg, qui était pressentie, n'a rien à envier à la cité messine.
 

 
Le nouveau centre des congrès Robert-Schuman de Metz est un atout pour la capitale de la Moselle.
François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, a décidé, le 5 février, que Metz serait la ville hôte du G7 des ministres de l'Environnement et des Océans.

Le G7 environnement est la déclinaison « écologique » du fameux « Groupe des sept », qui réunit les huit plus grandes puissances économiques du monde (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Union Européenne). Ce groupe a été un temps porté à 8 membres (G8) avant que la Russie en fût bannie en 2014.

En 2019, la France préside le G7 et le sommet annuel devrait se tenir sous haute surveillance à Biarritz, au Pays Basque, du 24 au 26 août prochain. Le volet environnemental aura quant à lui lieu en Moselle, donc, les 5 et 6 mai prochains. Il est placé, par le pays organisateur, la France, sous le signe de la « lutte contre les inégalités environnementales ».
Metz est « au coeur de l'ouest de l'Europe »

Si l'on en croit le communiqué du ministère, Metz a largement remporté le match sur ses concurrentes. Strasbourg, la capitale alsacienne, La Baule, chic cité balnéaire de Loire-Atlantique (le ministre François de Rugy a été député de ce département) et Rennes, capitale de la Bretagne n'auraient ainsi pas fait le poids, même si le ministère a souligné « la grande qualité de leurs candidatures ».

C'est d'abord parce que la capitale lorraine, « centre métropolitain de l'est de la France », est « engagée de longue date dans la transition écologique et fait figure d'exemple en matière environnementale ». Elle est une « excellente ambassadrice de la mobilisation française face aux défis du dérèglement climatique et de l'érosion de la biodiversité », a plaidé le ministre. Ainsi, Metz a consacré plus de 200 millions d'euros à sa politique énergétique, en construisant une centrale à biomasse, en créant un parc éolien et une centrale photovoltaïque. Plus de 20 millions d'euros y ont également été investis dans l'isolation de ses bâtiments publics. « Elle a réinventé son réseau de transport en commun autour du développement du tramway et de l'amélioration des conditions d'accessibilité », découvre-t-on aussi, sous la plume du ministre.

Mais Metz a aussi pu compter sur sa situation géographique, « à quelques dizaines de kilomètres seulement de l'Allemagne, de la Belgique et du Luxembourg », elle est « au coeur de l'ouest de l'Europe ». « Ville multiculturelle et ouverte sur le monde », dotée de « tous les équipements nécessaires pour accueillir un événement d'envergure internationale puisqu'elle s'est dotée d'un nouveau centre des congrès ». Ce bâtiment, baptisé Robert-Schuman, inauguré en septembre dernier, accueillera donc le G7 environnement.
Strasbourg est habituée des rendez-vous internationaux

Un tel panégyrique pour la capitale lorraine peut-il être lu en creux comme un camouflet pour Strasbourg ? Pas vraiment. Car pour l'organisation de ce type d'événements internationaux, l'appel à candidatures n'est pas la procédure. Il s'agit plutôt d'une présélection mise en oeuvre au niveau du ministère ou encore en interministériel. Contactés hier soir, les responsables strasbourgeois confirment que la commune, pas plus que l'Eurométropole, n'ont « candidaté » à l'accueil de ce sommet. Christel Kohler, l'adjointe en charge des questions environnementales, souligne qu'il n'y a aucune « déception » strasbourgeoise face à cette annonce, puisque de toute façon, il n'y avait aucune « attente ». « On est partageurs, à Strasbourg ! », ajoute-t-elle. Strasbourg, capitale européenne, est une habituée des sommets et rendez-vous internationaux. Ainsi, 250 députés du pourtour méditerranéen y participent actuellement aux Journées parlementaires de la Méditerranée, indique le cabinet du maire : « On ne se sent pas négligés ! »

Et puis Metz, paraît-il, a parfois été un peu oubliée dans la distribution des centres de pouvoir.
Denis TRICARD

 

 
 

 

Climat Des jeunes qui se mobilisent

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:12:22

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Climat Des jeunes qui se mobilisent
 

 
Sophia, âgée de 9 ans et demi, ne veut « pas mourir avec la Terre ». Photo DNA/Marc Rollmann
« Si les adultes laissent une Terre polluée, elle va se réchauffer et nous, on va mourir avec la Terre ! Moi, je veux que la Terre elle reste comme elle est », avance Sophia, 9 ans et demi, avec en main une pancarte « Les enfants pour le climat ». « On réclame le droit à un avenir viable. On doit se battre pour, parce que les adultes, en tout cas les dirigeants de ce monde, ne le font pas », ajoute Léonie, 19 ans, étudiante en biologie et co-organisatrice de cette première manifestation strasbourgeoise.

« Je pense qu'on va tous mourir assez rapidement et que c'est pas plus mal !, soupire Noé, 14 ans et déjà lycéen. Mais comme il y a des gens autour de moi qui y croient, je me joins à eux. » « T'es pas tout seul, il y a beaucoup de gens de notre génération qui pensent comme toi, lui répond Aurélien, étudiant ingénieur de 20 ans. Mais tous les combats qu'on mène sont potentiellement une victoire en plus pour le futur. »

« "Arrête de niquer ta mer"... On n'en fera pas un slogan de campagne », se marre Yannick Jadot en lisant les pancartes des jeunes manifestants. Le député européen, accompagné de Michèle Rivasi, sa co-tête de liste pour les européennes du 26 mai, s'est joint au rassemblement. Les deux élus discutent avec les jeunes, écoutent leurs demandes pour moins de plastique jetable - « Ça c'est fait, on l'a voté ici et c'est pour bientôt », répond Jadot -, de la nourriture en circuit court, plus d'énergies renouvelables... « Quand on voit les milliers de jeunes qui se rassemblent à Bruxelles, on sait pourquoi on est là. Ne lâchez rien ! », les remercient les eurodéputés. Un prochain rassemblement strasbourgeois aura lieu le 15 mars, en même temps que d'autres manifestations de jeunes partout dans le monde. Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

AÉRONAUTIQUE Airbus annonce la fin de la production de l’A380

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:40:28

AÉRONAUTIQUE Airbus annonce la fin de la production de l’A380

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Airbus a annoncé la fin de la production de l’A380, son vaisseau amiral dont les livraisons cesseront en 2021, a annoncé Tom Enders dans un communiqué ce jeudi, après que la compagnie Emirates a décidé de réduire ses commandes de 39 A380.

"La conséquence de cette décision est que notre carnet de commandes n’est plus suffisant pour nous permettre de maintenir la production de l’A380", a déclaré Tom Enders.

"Cela mettra un terme aux livraisons d’A380 en 2021."

Emirates remplace cette commande par une autre pour 40 A330neo et 30 A350.

Photo Daniel SLIM/AFP

Mulhouse Grand débat national : les dates et les lieux des prochains débats thématiques

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:21:05

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Mulhouse
Mulhouse Grand débat national : les dates et les lieux des prochains débats thématiques

 
Dans le cadre du Grand débat national lancé le 13 janvier dernier par le Président de la République, le Maire de Mulhouse Michèle Lutz a souhaité donner les moyens à ses concitoyens de faire entendre leur voix et remonter leurs propositions. Annoncé le vendredi 25 janvier, la Ville de Mulhouse et ses partenaires proposent des actions concrètes sur le territoire : mise en place de cahiers de propositions dans 16 lieux de la ville, implantation sur la plate-forme Mulhousecestvous.fr d'un espace d'information en lien avec la plateforme du Grand débat national du gouvernement, appui logistique si nécessaire à l'organisation de débats d'initiative citoyenne ou associative, organisation par la ville de quatre débats thématiques. Ces débats thématiques ont vocation à être autant des espaces d'information que de discussion. Le premier débat, animé par Olivier Chapelle, modérateur et Philippe Aubert, Président du Conseil de développement, s'est tenu le mardi 5 février à 18 h au Carré des associations sur le thème « Démocratie et Citoyenneté », en présence de près de 150 personnes. Le troisième débat aura lieu le mardi 19 février à 18 h au Conservatoire de Mulhouse (1 rue de Metz) sur le thème « Fiscalité et dépenses publiques ». Ce débat sera animé par Mélanie Antoine, reporter à Radio-France et réalisatrice, et Gérald Cohen, Maître de conférences à l'Université de Haute Alsace en économie de l'innovation qui interviendra en qualité d'expert. Le dernier débat aura lieu le vendredi 8 mars à 18 h à la Fonderie (16 rue de la Fonderie) sur le thème « Organisation de l'État et des services publics ». Mélanie Antoine et Christine Gangloff-Ziegler, Présidente de l'Université de Haute-Alsace qui interviendra en qualité d'expert, animeront ce débat. Des fiches présentant des éléments de contexte et des questions pouvant guider les débats sont mises à disposition des participants sur le site du Grand débat national : https ://granddebat.fr/. Les débats se dérouleront en deux temps : présentation du sujet, explication du contexte et des enjeux du Grand débat national sur la thématique abordée, échanges et débats ouverts avec la salle. À l'issue des échanges, les participants qui le souhaitent seront invités à déposer leur contribution : sur le site du Grand débat national, dans des cahiers de propositions à leur disposition sur place, dans les cahiers de propositions répartis sur 16 lieux de la ville (carte en ligne sur Mulhousecestvous.fr) : Entrée A de la mairie : 2 rue Pierre et Marie Curie, Agence de la participation citoyenne : 33A Avenue de Colmar, Carré des associations : 100 Avenue de Colmar, La Clé des Aînés : 41 Avenue du Président Kennedy, Bibliothèque Grand rue : 19 Grand'Rue, Bibliothèque Salvator : 12 Avenue Roger Salengro, Bibliothèque Dornach : 3 Rue de Thann, Médiathèque de la Filature : 20 Allée Nathan Katz, Centre Socio-Culturel (CSC) Pax : 54 Rue de Soultz, CSC Papin : 4 Rue du Gaz, CSC Wagner : 47 Rue d'Agen, CSC Drouot-Le Boat : 67 Rue de Sausheim, CSC Porte du Miroir : 3 Rue Saint-Michel, CSC Lavoisier-Brustlein : 59 Allée Gluck, CSC Afsco : 27 rue Henri Matisse, CSC Bel Air : 31 Rue Fénelon.

 

 
 

 

Securité Police de sécurité du quotidien sur le quartier de Bourtzwiller : Des effectifs renforcés

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:21:37

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Securité Police de sécurité du quotidien sur le quartier de Bourtzwiller
Securité Police de sécurité du quotidien sur le quartier de Bourtzwiller : Des effectifs renforcés
Dans le cadre de la réforme nationale de la police de sécurité du quotidien (PSQ), le quartier de Bourtzwiller à Mulhouse, figure parmi les 30 quartiers ciblés Quartiers de Reconquête Républicaine (QRR). Annoncés en début d'année, les nouveaux effectifs (20 policiers), vont arriver en juin et en septembre. L'annonce a été faite par le Préfet du Haut-Rhin.

 
L'activité au commissariat de Bourtzwiller est très soutenue.
Le gouvernement s'était engagé il y a quelques mois dans une évolution des missions de la police et de la gendarmerie pour répondre à la priorité des Français, à savoir la sécurité. Après une large concertation pour entendre les propositions venant du terrain, le ministre de l'Intérieur a officiellement lancé début janvier la fameuse PSQ, la police de sécurité du quotidien. Entre les effets d'annonce et l'arrivée effective des effectifs supplémentaires dans les quartiers ciblés QRR, quartiers de reconquête républicaine, quelques semaines se sont encore écoulées. Mais depuis lundi, c'est officiel et c'est le préfet du Haut-Rhin, lui-même, Laurent Touvet, qui est venu en faire l'annonce sur place, au commissariat secteur Nord, celui de Bourtzwiller.
Dix policiers supplémentaires en juin prochain et autant en septembre...

« Le quartier de Bourtzwiller a été reconnu comme un quartier de reconquête républicaine, c'est-à-dire un quartier pilote pour la police de sécurité du quotidien. Les effectifs seront renforcés avec l'arrivée de vingt policiers supplémentaires, ce qui permettra d'avantage de présence sur le terrain, une proximité plus grande avec la population et bien sûr une lutte plus efficace contre la délinquance, le trafic de drogue, le communautarisme et de tous ceux qui voudraient vivre à l'écart de la société », précise le représentant de l'État.

Une bonne nouvelle pour le quartier où la police est déjà très présente. Comme l'a souligné Gérard Morena, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP 68), « nous sommes en train de monter un centre loisirs jeunesse qui aura pour finalité de s'occuper des jeunes du quartier par le biais d'actions citoyennes, d'opérations de prévention routière, d'activités sportives. Il faut encadrer les plus jeunes lorsqu'ils sont oisifs ». Et c'est vrai que le préfet a validé ce projet : « La PSQ, c'est la déclinaison d'un programme national qui vise à renforcer la présence de la police (et de la gendarmerie) sur le terrain pour mailler le territoire et redonner une forme de confiance à la population. C'est à la fois de la prévention et de la répression. Ici, à Bourtzwiller le travail de maillage existe depuis longtemps mais c'est vrai que le quartier est grand et compliqué. L'arrivée d'effectifs supplémentaires permettra de faire fructifier le réseau de partenaires parmi lesquels la ville de Mulhouse et l'ensemble des acteurs de la vie sociale, les transports publics, les bailleurs sociaux, les associations pour faire en sorte que l'on vive encore plus dans le respect des lois et faire aussi en sorte que les plus désoeuvrés trouvent à être occupés », poursuit le préfet, « l'idée c'est de faire travailler tout le monde et faire de la prévention plutôt que de la répression. Il faut redonner à ce quartier toute la tranquillité qu'il mérite ».

Comme a pu le souligner le brigadier-chef Fatiha Bouizy, responsable de secteur au niveau du commissariat Nord, « la population est en demande. Les plus jeunes veulent participer à des animations, veulent être encadrés ».
Un quartier en demande

Pour le maire de Mulhouse, Michèle Lutz, « cette annonce est une très bonne nouvelle. Bourztwiller est tout de même le quartier dans lequel nous avons le plus investi ces dernières années (complexe sportif de la Doller, plaine sportive). Le fait que cette police du quotidien vienne ici répond à une attente de la population. Et puis c'est aussi une manière de montrer à la population que l'on n'est pas dans un quartier de non-droit. Il y a les agents de la tranquillité publique qui font déjà un gros travail de présence, tout comme les médiateurs. Là c'est encore d'avantage de moyens humains. Cette police du quotidien permettra de gérer des problématiques toutes particulières comme les violences intrafamiliales, les incivilités ».
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Lutterbach RN 66 : Une pétition qui veut faire du bruit

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:42:44

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Lutterbach RN 66
Lutterbach RN 66 : Une pétition qui veut faire du bruit
Les riverains de la rue du Moulin, à Lutterbach, dont la palissade qui les protégeait un peu des nuisances de la RN 66 n'a pas résisté à l'hiver dernier, ont démarché des élus à divers échelons, sans résultat, pour le moment. Ils s'impatientent...

 
Une partie de la palissade antibruit abattue, vue de la RN 66.
Lors de la réunion du quartier Ouest du mois d'octobre à Lutterbach, Paul Koenig, qui habite au 30 de la rue du Moulin, a remis au maire une pétition « contre les nuisances engendrées par la RN 66 » qu'avait signée la quasi-totalité des habitants de cette rue et quelques-uns de la rue de Reiningue.

« Jusqu'à l'automne 2017, la nuisance sonore était la gêne principale (70 décibels dans le jardin du 30, avec des pointes à 85). Un niveau de nuisance reconnu comme facteur influant sur la santé des populations », disait cette pétition.

« La nature ayant été particulièrement hostile l'hiver et le printemps passés, la palissade faisant office de soi-disant mur antibruit n'a pas résisté aux violentes bourrasques lors des tempêtes », poursuit-elle.

À la pollution sonore s'est ajoutée une pollution visuelle : « Le décor offert aux usagers de la RN 66 provoque des quolibets chez ceux qui connaissent notre ville [comme] : Habitez-vous le quartier bidonville ? », soutient la doléance.

Mais la situation engendre aussi des violations de propriétés, dangereuses par ailleurs pour les fauteurs de trouble : des automobilistes n'hésitent pas à s'arrêter le long de la RN 66 (où la vitesse est permise jusqu'à 110 km à l'heure) pour laisser sortir leurs passagers... qui traversent tranquillement les cours et jardins des résidents de la rue du Moulin en franchissant les trous béants laissés par la palissade abattue, ayant trouvé là un raccourci pour rentrer chez eux.

Un dossier a été remis en mains propres aux conseillers départementaux Josiane Mehlen et Vincent Hagenbach en avril 2018, « sans retour », constate Paul Koenig, qui poursuit : « D'autre part, une demande de rendez-vous a été déposée phoniquement le 11 juin à la permanence du député Bruno Fuchs : sans succès. »

La pétition n'a pas eu de réponse non plus, sinon orale, le soir de sa remise au maire qui a expliqué : « Ce mur est inscrit au plan État-Région pour un million d'euros, 500 000 EUR de l'État et 500 000 EUR de M2A (Mulhouse Alsace agglomération). [...] Je suis en train de me battre pour cela. Je serai intransigeant pour que ces 500 000 EUR soient mis sur la table. J'espère que d'ici 2021-22, on y arrivera » (L'Alsace du 9 octobre 2018).

Depuis, « le crédit a été réinscrit avec le libellé exact dans le plan pluriannuel d'investissement par M2A, suite à mon intervention, alors qu'avant ce n'était pas clair », indique Rémy Neumann. Mais, faute d'un délai précis, les riverains de la rue du Moulin se découragent...
Antoinette OBER

 

 
 

 

DMC passe dans le giron de Lion Capital

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:03:14

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Textile
DMC passe dans le giron de Lion Capital
Rachetée en 2016 par BlueGem Capital Partners, l'emblématique société mulhousienne de fil à broder et d'accessoires textiles vient d'être cédée à un autre fonds d'investissement britannique, Lion Capital.
 

 
L'emblématique entreprise mulhousienne DMC avait déposé le bilan en 2008 avant d'être reprise.
Nouveau changement d'actionnariat pour l'emblématique entreprise mulhousienne DMC, spécialisée dans le fil à broder et les accessoires textiles : le fonds d'investissement BlueGem Capital Partners, basé à Londres, a annoncé ce mercredi avoir cédé le Groupe DMC à un autre fonds d'investissement britannique, Lion Capital.
Le montant de la cession n'a pas été dévoilé

BlueGem avait racheté l'usine DMC de Mulhouse et son site logistique d'Illzach à l'été 2016. En 2017, le fonds d'investissement avait réuni au sein d'un même pôle de loisirs créatifs - baptisé Groupe DMC - l'entreprise haut-rhinoise et deux autres sociétés entrées dans son giron, le site internet Wool and the Gang (vente en ligne de kits tricot, de kits crochet, de fils...) et la société anglaise Sirdar (laines pour le tricot et le crochet).

Selon nos confrères du journal Le Monde, le Groupe DMC a réalisé un chiffre de 90 millions d'euros en 2018, avec près de 400 salariés. Le montant de sa cession à Lion Capital n'a pas été dévoilé, mais d'après Les Echos, Blue Gem aurait « multiplié par 2,7 sa mise de départ ».

L'entreprise DMC (Dollfus-Mieg et Compagnie), fondée à Mulhouse en 1746, s'est forgée une envergure mondiale et a compté plus de 14 000 salariés dans les années 1970.Après un dépôt de bilan, la société avait été reprise en 2008 par le groupe Bernard Krief Consulting accompagné de deux investisseurs alsaciens, Francis Muller et Édouard Hubsch, et de trois membres de l'encadrement dont le PDG Dominique Poile. À l'heure de son rachat par BlueGem en 2016, la société employait un peu plus de 300 personnes.

Le fonds d'investissement Lion Capital, fondé en 2004 par Lyndon Lea, Robert Darwent et Neil Richardson, est entré au capital de nombreuses enseignes. Exemples puisés sur son site internet : Materne, Jimmy Choo, Orangina-Schweppes, Hema, Findus Group, Picard, Alain Afflelou...
Gilles HAUBENSACK

 

 
 

 

Mulhouse DMC passe dans le giron de Lion Capital

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:23:18

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Mulhouse DMC passe dans le giron de Lion Capital
 

 
Fondée en 1746, l'entreprise mulhousienne DMC avait déposé le bilan en 2008 avant d'être reprise. Archives L'Alsace/Jean-François Frey
Nouveau changement d'actionnariat pour l'emblématique entreprise mulhousienne DMC, spécialisée dans le fil à broder et les accessoires textiles : le fonds d'investissement BlueGem Capital Partners, basé à Londres, a annoncé ce mercredi avoir cédé le groupe DMC à un autre fonds d'investissement britannique, Lion Capital.

BlueGem avait racheté l'usine DMC de Mulhouse et son site logistique d'Illzach à l'été 2016. En 2017, le fonds d'investissement avait réuni au sein d'un même pôle de loisirs créatifs - baptisé groupe DMC - l'entreprise haut-rhinoise et deux autres sociétés entrées dans son giron, le site internet Wool and the Gang (vente en ligne de kits tricot, de kits crochet, de fils...) et la société anglaise Sirdar (laines pour le tricot et le crochet).
Près de 400 salariés

Selon nos confrères du journal Le Monde, le groupe DMC a réalisé un chiffre de 90 millions d'euros en 2018, avec près de 400 salariés. Le montant de sa cession à Lion Capital n'a pas été dévoilé, mais d'après Les Echos, Blue Gem aurait « multiplié par 2,7 sa mise de départ ».

L'entreprise DMC (Dollfus-Mieg et Compagnie), fondée à Mulhouse en 1746, s'est forgée une envergure mondiale et a compté plus de 14 000 salariés dans les années 1970. Après un dépôt de bilan, la société avait été reprise en 2008 par le groupe Bernard Krief Consulting accompagné de deux investisseurs alsaciens, Francis Muller et Édouard Hubsch, et de trois membres de l'encadrement dont le PDG Dominique Poile. À l'heure de son rachat par BlueGem en 2016, la société employait un peu plus de 300 personnes.

Le fonds d'investissement Lion Capital, fondé en 2004 par Lyndon Lea, Robert Darwent et Neil Richardson, est entré au capital de nombreuses enseignes. Exemples puisés sur son site internet : Materne, Jimmy Choo, Orangina-Schweppes, Hema, Findus Group, Picard, Alain Afflelou... F. F.

 

 
 

L'intérim en baisse dans le Grand Est

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:20:45

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L'intérim en baisse dans le Grand Est
 

 
Après avoir enregistré une tendance à la hausse, le travail temporaire a chuté de -10,3 % dans le Grand Est en décembre 2018 par rapport à décembre 2017. Au niveau national, la baisse est de -5,9 %. À l'échelle alsacienne, la chute est plus marquée dans le Bas-Rhin (-9,7 %). L'emploi temporaire diminue de 6,8 % dans le Haut-Rhin.

Dans le Grand Est, les effectifs intérimaires reculent dans l'ensemble des secteurs : -2,2 % dans les services, -3,9 % dans le commerce, -4,3 % dans le BTP, -12,1 % dans l'industrie et -19,8 % dans les transports. Et toutes les catégories professionnelles voient leurs effectifs intérimaires reculer.

Ce recul doit toutefois être relativisé : le travail temporaire reste à un niveau historiquement élevé et progresse de 1,1 % en cumul dans le Grand Est (+1,8 % au niveau national). H. D.

 

 
 

Meyenheim Environnement : Les batraciens à protéger

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:13:30

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Meyenheim Environnement
Meyenheim Environnement : Les batraciens à protéger
La campagne de protection des amphibiens va être lancée dans les prochains jours sur le site de Meyenheim, le long de la RD 3 B.

 
La campagne de protection des batraciens débutera dans les prochaines semaines.
Comme tous les ans, il s'agira pour les bénévoles de recueillir derrière les filets, sur 3300 mètres de long et 50 cm de haut, installés par les services du département, des crapauds, des grenouilles rousses, des tritons, des salamandres et de les transporter de l'autre côté de la route afin qu'ils puissent rejoindre l'étang de la carrière Nieder, un lieu de ponte très prisé par les batraciens. Pour jeter les premières bases pratiques de cet exercice de protection qui va engager un grand nombre de personnes, Aurélia Berna et Fernand Kasel, les deux coordinateurs du site de Meyenheim pour 2019, ont réuni vendredi dernier au sein de la Maison de la nature à Hirtzfelden une vingtaine de bénévoles et la brigade verte, soucieux de s'impliquer dans la campagne. Les deux responsables ont donné le calendrier des opérations, les cartes de ramassage dont chacun doit être muni avec l'accord du département du Haut-Rhin. L'an dernier, 24 sites dans le département ont été équipés, soit un total de 18,7 km de filets mis en place par les services départementaux. 49 111 batraciens ont été sauvés des roues des véhicules et ont pu se reproduire. En 2018, le ramassage a dépassé la moyenne annuelle des dix dernières années, soit une hausse de 37 % sur 10 ans. Sur le site de Meyenheim, 9 869 batraciens ont été préservés. On est un peu loin des résultats de 1999 avec 30 793 spécimens sauvés.
CW

 

 
 

 

SNCF Réseau Investissements 2019 en Alsace : Huit chantiers majeurs

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:59:43

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SNCF Réseau Investissements 2019 en Alsace
SNCF Réseau Investissements 2019 en Alsace : Huit chantiers majeurs
Cette année SNCF Réseau a programmé plus de vingt opérations de modernisation et de développement des voies classiques entre Vosges et Rhin.

 
Conformément au contrat de performance signé entre l'État et SNCF Réseau, 330 millions d'euros seront investis en 2019 dans la modernisation et le développement du réseau classique du Grand Est.

À ce montant il faut ajouter une enveloppe de 222 millions d'euros destinée au financement des travaux de maintenance.

En Alsace, parmi la vingtaine de chantiers ferroviaires planifiés, huit opérations d'envergure sortent du lot (voir infographie ci-contre), dont la plupart nécessiteront momentanément la mise en place de cars de substitution.

? Création de voie au Nord

de Strasbourg : Commencés en septembre dernier, les travaux de création d'une quatrième voie ferrée circulable dans les deux sens entre Strasbourg et Vendenheim vont se poursuivre de jour et de nuit tout au long de l'année. Cette nouvelle voie rapide de 6 km de long, dont la mise en service n'interviendra pas avant l'été 2022, permettra de désengorger le tronçon supportant la plus importante activité ferroviaire dans le Grand Est. Ce chantier, d'un coût total de 117 millions (dont 29 millions au titre de 2019), entraîne des suppressions de trains TER.

? Trois tronçons à moderniser : trois autres tronçons vont bénéficier d'un renouvellement total ou partiel des composants. Afin de rétablir la vitesse de circulation à 110 km/h sur la ligne Strasbourg-Sarreguemines (au lieu de 60 km/h actuellement), 15,3 millions d'euros sont investis dans le remplacement complet des rails, des traverses et du ballast sur le tronçon Mommenheim-Kalhausen (12 km). En raison de ces travaux la ligne concernée sera totalement fermée du 7 au 20 avril puis trois mois du 2 juin au 1er septembre.

Sur le tronçon Mulhouse-Saint Louis SNCF Réseau a planifié à l'automne le renouvellement de deux voies et du ballast, ce qui entraînera également la suppression des TER et des trains de fret. L'opération de renouvellement des rails sur 2,4 km entre Chèvremont et Brunstatt (ligne Mulhouse-Belfort) n'aura pour sa part aucun impact sur le trafic ferroviaire.

? Travaux dans cinq gares : À compter du 18 février s'ouvrent des chantiers de renouvellement d'aiguillages en gares de Rouffach et Bollwiller auxquels s'ajoutent également des modernisations de voies (respectivement 310 mètres et 400 mètres). Ces chantiers, bien que réalisés principalement de nuit, entraîneront des suppressions de trains pendant quatre mois.

Des travaux destinés à rendre les quais accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR) sont planifiés à compter du 15 juillet en gare de Sélestat. Ils incluent leur rehaussement, l'installation d'un éclairage, la pose d'une signalisation et des interventions sur les caténaires.

En gare de Strasbourg SNCF Réseau va procéder à l'automne au renouvellement des appareils de voie côté Sud. Parallèlement plusieurs pièces du pont-rail du Fossé des Remparts seront remplacées afin d'assurer la pérennité de cet ouvrage érigé en 1942 et franchissant une bretelle d'autoroute.

? Pôle d'échanges multimodal

de Haguenau : commencé en 2014 à Haguenau, le chantier du nouveau pôle d'échanges multimodal entrera bientôt dans sa phase finale avec la démolition, prévue en juin, de l'actuelle gare ferroviaire puis la construction d'un nouveau bâtiment destiné aux services ferroviaires dont la mise en service est espérée pour fin 2020. Auparavant, dès le 6 mai, des travaux de mise en accessibilité PMR du quai 1, par rehaussement de 55 cm sur 220 mètres, seront également engagés et se poursuivront par phases de jour comme de nuit jusqu'en décembre.

? Innovation technologique : dans le cadre du développement des corridors de fret transeuropéens, SNCF Réseau poursuit cette année le déploiement au sol des équipements ETCS de contrôle de la vitesse des trains sur l'itinéraire Longuyon-Metz-Strasbourg-Bâle (corridor fret Mer du Nord-Méditerranée).

L'investissement annuel atteint 16,8 millions d'euros pour l'équipement du tronçon Brumath-Saint-Louis.
X.T.

 

 
 

 

Amiante chez Alstom :les salariés déboutés

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:09:04

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Amiante chez Alstom :les salariés déboutés
 

 
Les ex-salariés d'Alstom à Belfort réclament des indemnisations au titre du préjudice d'anxiété après avoir été exposés à l'amiante pendant plusieurs années. Archives L'Est Républicain/C. D.
Le coup est rude pour les ex-salariés Alstom de Belfort. La Cour de cassation vient en effet de confirmer la décision de la cour d'appel de Besançon du 5 mai 2017 et a débouté les 18 ex-salariés de l'entreprise qui réclamaient des indemnisations au titre du préjudice d'anxiété après avoir été exposés à l'amiante pendant plusieurs années.
1 650 dossiersaux prud'hommes

La Cour de cassation a estimé que le délai de prescription était dépassé au moment des dépôts de plainte. Une décision identique à celle de la cour d'appel de Besançon qui avait considéré que la prescription de cinq ans s'appliquait aux 18 dossiers d'ingénieurs et cadres. Dans son arrêt, elle avait donc fait débuter le délai de cinq ans de prescription à partir du 30 octobre 2007, date de l'arrêté ministériel de classement amiante du site de Belfort. Elle a considéré qu'en conséquence, les actions entreprises après 2013 devaient être prescrites.

Les effets de la décision de la Cour de cassation vont bien au-delà de ces 18 ex-cadres de l'entreprise puisque la décision concerne en fait les quelque 1 650 dossiers qui sont sur les bureaux du conseil des prud'hommes de Belfort. Des dossiers portés par la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés du Territoire de Belfort (Fnath 90) et la CGT. « Le conseil des prud'hommes avait sursis à statuer dans l'attente de cette décision », rappelle Anne Lhomet, avocate de la Fnath.

Reste maintenant à savoir si cette décision sera considérée comme définitive et motivera donc les conclusions des prud'hommes. « Ils attendent que l'une des deux parties les saisisse. C'est une décision des plus importantes. Si tel devait être le cas, elle ferait jurisprudence », insiste encore l'avocate. Cette dernière rappelle que la seule possibilité qu'il reste est de se tourner vers les instances européennes, plus précisément la Cour européenne des droits de l'homme. « Nous avons six mois pour prendre cette décision », a précisé ce mercredi Anne Lhomet.

Dans un communiqué, la Fnath 90 soulignait qu'elle « envisage de saisir la justice européenne ». Pour cela, elle va réunir les quelque 900 adhérents qui ont fait une demande d'indemnisation.
Laurent ARNOLD

 

 
 

Colmar Bilinguisme Plus besoin de dérogation à la rentrée

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:25:11

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Colmar Bilinguisme Plus besoin de dérogation à la rentrée
 

 
L'offre bilingue publique (en photo, l'école Wickram) s'étoffe à Colmar à la rentrée 2019 avec l'ouverture d'une classe à la maternelle Les Muguets, au coeur des quartiers ouest. Archives L'Alsace/Mathieu Lerch
Les inscriptions en maternelle s'ouvrent lundi 18 février pour les enfants nés en 2016. Or la rentrée prochaine réserve son lot de nouveautés pour les parents, qui, pour la première fois, n'auront plus à demander de dérogation pour que leur enfant suive un parcours bilingue.

L'ouverture d'une classe bilingue à l'école des Muguets, au coeur des quartiers ouest, à la rentrée 2019, comble en effet le dernier angle mort du bilinguisme sur le territoire de la ville.
Sectorisation et continuité

Dans les quartiers ouest, seule l'école Pfister proposait jusqu'ici un parcours bilingue. Pas assez pour alimenter la toute nouvelle section bilingue du collège Molière, que l'adjointe à l'Éducation, Odile Ulrich-Mallet, veut absolument « consolider ».

Avec l'ouverture d'une classe maternelle bilingue aux Muguets, l'adjointe peut enfin « sectoriser » l'enseignement bilingue à Colmar. C'est-à-dire qu'un enfant pourra faire tout son parcours, de la maternelle au collège, dans son quartier.

« L'idée est d'avoir au moins trois maternelles et deux élémentaires pour alimenter chaque collège », résume l'adjointe. Après l'ouverture des Muguets, « l'objectif dans les quartiers ouest est d'ouvrir ensuite une classe bilingue en élémentaire, peut-être à Pasteur, puis une autre maternelle, pour alimenter cette élémentaire bilingue ».
Du bilingue à Victor Hugo en 2020 ?

Le maillage d'un autre secteur clef pourrait également être bouclé d'ici à 2020 grâce à l'ouverture probable d'une section bilingue au collège de centre-ville Victor-Hugo. Yves Hemedinger l'a annoncé mardi soir lors de son allocution en direct sur Facebook. Odile Malet confirme que tous les voyants sont aux verts, à la fois du côté de l'Éducation nationale et de la Ville, pour compléter le parcours bilingue en centre-ville. Jusqu'ici, les élèves bilingues en provenance de Serpentine et de Wickram partaient vers Berlioz, Molière et surtout vers le privé.

Si l'arrivée du bilinguisme à Victor-Hugo se confirme, Odile Ulrich Mallet aura bouclé l'objectif de maillage territorial qu'elle vise depuis 2008, à son arrivée dans l'équipe municipale. Un projet jusqu'ici ralentit par « le manque de professeurs pour ouvrir ces classes bilingues ».

L'enseignement en classe bilingue a toutefois bien évolué depuis l'ouverture de la première section bilingue en 1993 à Colmar. En élémentaire, les matières étaient auparavant partagées entre un professeur « francophone » (grammaire, orthographe, histoire, instruction civique) et un professeur « germanophone » (mathématiques, géographie, allemand, sciences). Dorénavant, un seul professeur enseignera toutes les matières dans les deux langues, selon le principe inchangé de la parité horaire.
Marie-Lise PERRIN S'INSCRIRE Les inscriptions à l'école maternelle pour les enfants nés en 2016 seront ouvertes du 18 février au 22 mars aux annexes de la mairie rue Rapp et la mairie (rue Rapp) ou à l'antenne ouest (rue de Zürich). SURFER Que vous souhaitiez inscrire votre enfant en bilingue ou en monolingue, il est possible de connaître votre école de rattachement en naviguant sur le site Internet de la ville, dans la section « Étudier » ou à l'adresse geo.agglo-colmar.fr/enseignement.

 

 
 

Steinbach Patrimoine : Le soutien du Souvenir Français

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:37:36

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Steinbach Patrimoine
Steinbach Patrimoine : Le soutien du Souvenir Français
Pendant toute la Grande Guerre, Steinbach était sur la ligne de front. Tous les projets de la commission patrimoine ont obtenu le label Centenaire de 14-18. Le Souvenir Français départemental et cantonal lui a apporté son aide.

 
Jean Klinkert (sixième en partant de la droite) et Danielle Griffanti (deuxième en partant de la gauche) ont remis leur chèque à Christine Agnel.
Marc Roger, maire de Steinbach, a accueilli Jean Klinkert, nouveau délégué départemental du Souvenir Français, son adjoint Roger Bringard et Danielle Griffanti, présidente du comité cantonal de Cernay. Daniel Weber et René Gerber représentaient les sociétés d'histoire de Cernay et Vieux-Thann.
Une suite de projets aboutis

Christine Agnel leur a présenté le chemin de Mémoire entamé en 2014 : un superbe livre et une exposition sur les années de guerre à Steinbach, la découverte des dessins de Paul Janin, une maquette du village détruit, le panneau qui rappelle le souvenir des sanglants combats de la Cote 425, la restauration de la stèle du 297e régiment d'infanterie. « Nous avons essayé de transmettre la Mémoire du village », a expliqué la présidente de la commission patrimoine.

Le chèque de 350 EUR remis par Jean Klinkert et celui de 100 EUR offert par Danielle Griffanti financeront une partie de la dernière réalisation de l'équipe, un circuit pédestre baptisé Sur les traces de 14-18 et illustré par six panneaux didactiques. « Vous faites oeuvre de Mémoire, mais aussi d'éducation citoyenne », a souligné Jean Klinkert.
Louis GRIFFANTi

 

 
 

 

Wuenheim Hartmannswillerkopf : Hommage aux musiciens du 11-Novembre

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:38:12

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Wuenheim Hartmannswillerkopf
Wuenheim Hartmannswillerkopf : Hommage aux musiciens du 11-Novembre
Une soirée de rétrospective était organisée la semaine dernière à la salle des fêtes de Wuenheim en l'honneur de la centaine de musiciens qui avait rehaussé la cérémonie du centenaire de la signature de l'Armistice le 10 novembre dernier au Mémorial du Hartmannswillerkopf.

 
Près de 100 musiciens pour une rétrospective
En ouverture, la formation a interprété plusieurs morceaux de leur répertoire tel la Sambre et Meuse ou le Hartmannswillerkopf. Puis, Jean Klinkert, président du Comité du monument national, s'est adressé à eux : « Vous incarnez et interprétez la France et l'Alsace de toujours ». Il a salué Fabian Jordan (maire de Berrwiller et président de m2A), le chef de musique et l'instigateur de cette formation unique, les trois vice-présidents du comité : le député Raphaël Schellenberger (un instrument à la main, parmi les musiciens), le général Jacques Neuville et le lieutenant-colonel Thibaut Kossahl chef de corps du 152e RI ainsi que des maires ou représentants de communes situées au piémont du HWK, cette montagne sacrée appelée aussi « mangeuse d'hommes » par les Poilus.

Le président a rappelé l'histoire de cette « batterie-fanfare du centenaire », des premiers contacts avec Fabien Jordan jusqu'à ce 10 novembre 2018 en passant par les nombreuses heures de répétition avec les musiciens issus de diverses formations de villes ou de villages.
Un engagement associatifà nul autre pareil

Le lieutenant-colonel Thibaut Kossahl a rappelé que le 152e RI fut le régiment à avoir payé le plus lourd tribut sur les pentes du HWK durant le conflit mondial et particulièrement durant les deux premières années. « Si cette cérémonie a été aussi belle c'est que vous avez donné un relief particulier. Merci du fond du coeur ». Il a également dit sa satisfaction de voir cet exemple d'engagement associatif qu'il a trouvé en Alsace et nulle part ailleurs en France.

Le député Raphaël Schellenberger a parlé des dix années de métamorphose du sommet avec la réfection du monument national, la création du parcours scénographique puis la construction de l'historial, la restauration de l'illumination de la grande crois sommitale et les visites à deux reprises des présidents des républiques française et allemande qui ont également contribué à faire mieux connaître ce lieu.

Fabian Jordan a redit l'honneur et la fierté que cela a été pour lui de diriger ces 100 musiciens pour ce centenaire. « Avec vous, les musiciens, nous avons fait quelque chose d'exceptionnel. Vous aussi vous pouvez être fiers de votre engagement, de ce que vous avez fait de ce que nous avons fait ! ».
G.V.

 

 
 

 

Soultz Anciens combattants UNC : trois distinctions

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:41:52

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Soultz Anciens combattants
Soultz Anciens combattants UNC : trois distinctions

 
Les anciens combattants récompensés.
La section de l'UNC de Soultz et environs, présidée par Wladislas Kos, a tenu son assemblée générale à l'hôtel Mahrer à Bergholtz-Zell, en présence de Karine Pagliarulo, conseillère départementale, de Denis Meyer, maire de Soultz, et d'Alain Guth, vice-président du Haut-Rhin, auteur de l'« Almanach du combattant 2019 » retraçant les festivités du centenaire national de l'UNC.

Trois membres de la section ont été mis à l'honneur : Jean-Philippe Boullion, Joseph Vogt et Maurice Breiss se sont vus remettre la médaille du Djebel de bronze, qui témoigne de l'estime portée à un ancien combattant.

 

 
 

 

Altkirch UNC Inauguration en coup de vent

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:59:04

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Altkirch UNC Inauguration en coup de vent
 

 
Dans la matinée, Clément Heinis, président du Souvenir français de l'arrondissement d'Altkirch, a tenu sa réunion annuelle à la salle des fêtes de Pfetterhouse en présence d'une centaine de membres et des élus : Jean-Rodolphe Frisch, maire de Pfetterhouse, qui a présenté le village, René Danesi, sénateur, qui a fait un tour d'horizon très documenté sur la vie politique et les valeurs en général, Jean-Luc Reitzer, député, habitué des inaugurations et réalisations du Souvenir français, et Jean Klinkert, délégué général du Haut-Rhin du Souvenir français national.
Des projets futurs

Également présents, les présidents des associations patriotiques de l'arrondissement : Gérard Burgun, des médaillés militaires, Jean-Luc Monnet, secrétaire de l'UNC d'arrondissement, Georges Rummelhart, président de la Fnaca, Roland Romann, vice-président national des anciens FFA, Bernard Munch, vice-président des anciens Diables rouges, Claude Reininger, du Souvenir français (SF) de Réchésy, Jean Zupranski, du SF de Montreux-Château, Jean-Wiss, président de l'UNC de Waldighoffen, André Eggenschwiller, de l'UNC de Ferrette, René Goerig, de l'UNC de Walheim, Fernand Hassler, de la commission sociale de l'UNC, le colonel Joseph Lutz, les maires de Waldighoffen et Mooslargue, les présidents honoraires Jean Weigel et Marie-Christine Grienenberger et les vice-présidents honoraires René Peter et Jean-Paul Koenig.

Albert Burget, premier vice-président, a établi le rapport d'activité très dense, soit plus de 50 sorties sur le terrain avec porte-drapeau, sans compter la vingtaine de présences du président aux diverses assemblées générales, réunions et séances de travail des associations patriotiques amies.

Après la minute de silence demandée pour les décès de l'année, Marie-Antoinette Wirth, de Spechbach, Gérard Kleiber et René Baumann, de Hirsingue, Paul Goldemann et Denise Brunner, de Waldighoffen, le président a relaté les réalisations et actions de l'année écoulée : inauguration de la place et du panneau de la Liberté à Feldbach ; participation à l'inauguration de la placette et du panneau des évadés de l'Espenkolonne à Riespach ; remise en place, avec les services de l'équipement et l'aide du conseiller départemental Rémy With, et inauguration de la Borne 0 entre Seppois-le-Bas et Réchésy ; inauguration et mise en place du panneau des évadés à Wolschwiller avec l'aide de la conseillère départementale Sabine Drexler ; participation aux cérémonies du centième anniversaire de l'Armistice à la ferme du Largin à Pfetterhouse ; rénovation avec la commune des stèles de Pfetterhouse et présence dans les écoles.

Évoquant aussi les projets futurs, il a fait un état des lieux des quêtes et subventions des différentes communes et des élus : « L'argent reste le nerf de la guerre. Comme un maire actif dans sa commune, un président actif est en quête constante de subventions et de partenariats. »

Pour 2019 et le futur proche, différents dossiers sont en préparation : la restauration, avec les autorités communales locales, de la tombe du commandant Henry Darthuy à Buix, dans le Jura suisse, ainsi que des stèles de Louis et Bernard Feltin, tous français, tombés sur le champ d'honneur en 14-18 ou 39-45 ; la rénovation, avec la commune, de la tombe du grognard de Napoléon Théobald Pflieger à Walheim ; la mise en place, avec le Club vosgien, de l'itinéraire du sentier d'évasion du général Giraud à la ferme des Ebourbettes et la participation, avec la commune de Waldighoffen, à la remise en place de la statue de Jeanne d'Arc.

Après la réunion et l'inauguration des stèles sur la route de Réchésy, la commune a offert le vin d'honneur à la salle des fêtes.

 

 
 

Geiswasser Amicale intercommunale des donneurs de sang : Des chiffres stables pour les dons

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 05:41:10

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Geiswasser Amicale intercommunale des donneurs de sang
Geiswasser Amicale intercommunale des donneurs de sang : Des chiffres stables pour les dons
Eric Geber est le nouveau trésorier de l'amicale intercommunale des donneurs de sang, dont le comité a par ailleurs été complété par trois nouveaux membres lors de la dernière assemblée générale.

 
Les membres du comité présents à l'assemblée générale (de g. à d.). Au premier plan : Solange Vogel, Lydie Klopp, Christian Haumesser, Betty Muller, Eric Geber, Claude Hangarter. au second plan : Marie-Christine Robbe, Gilbert Wehrlé, Prosper Hildwein (vice-président), Denis Grégori, Bernard Muller, Adrien Heitzler.
L'assemblée générale de l'amicale intercommunale des donneurs de sang d'Algolsheim - Vogelgrun - Obersaasheim - Geiswasser s'est tenue vendredi soir 8 février à la salle des fêtes de Geiswasser.

Le président Christian Haumesser a accueilli Betty Muller, conseillère départementale et maire de la commune et Denis Grégori, délégué de secteur de l'Etablissement Français du Sang (E.F.S.), ainsi que Patrick Clur, maire d'Obersaasheim, Charles Thomas, maire de Vogelgrun, et Richard Baltzinger, adjoint au maire d'Algolsheim.

Le président a remercié les membres de l'amicale pour l'organisation des collectes et les maires des quatre communes pour la mise à disposition des salles et pour leurs subventions annuelles, qui permettent d'améliorer les collations pour les donneurs. 426 dons ont été comptabilisés pour les quatre collectes de 2018, un chiffre stable, que Christian Haumesser espère « meilleur en 2019 ». Une minute de silence a été observée en mémoire de Christian Vogel, membre de l'amicale, décédé en décembre.

En l'absence du trésorier Jean-Pierre Marquis, démissionnaire, le trésorier adjoint Bernard Muller a présenté les comptes, qui ont été approuvés à l'unanimité. Les réviseurs aux comptes, Céline Meyer et Élisabeth Beyrath ont été reconduits dans leur fonction.

Concernant les activités 2019, quatre collectes sont prévues - la première ayant eu lieu en janvier - et l'amicale participera à l'Île aux enfants cet été à l'Île du Rhin de Vogelgrun. L'amicale assurera également le service à l'assemblée générale du Crédit Mutuel. Le président envisage par ailleurs « de faire une petite sortie pour renforcer les liens ». Il a également précisé que l'amicale a commandé récemment des polos pour les membres avec le nouveau logo, à l'image des t-shirts achetés l'an dernier.

Denis Grégori a relevé le bon dynamisme de l'amicale, « une des meilleures du département et du secteur » et a remercié les membres « pour le don de soi ». Betty Muller a également remercié l'ensemble des membres pour leur engagement.

Trois nouveaux membres ont rejoint le comité : Solange Vogel, Marie-Christine Robbe et Adrien Heitzler. Éric Geber a été élu à l'unanimité au poste de trésorier.

 

 
 

 

Sénat Grosdidier va être mis en examen

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:06:59

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Sénat Grosdidier va être mis en examen
 

 
Le sénateur estime que sa mise en examen est consécutive à un « revirement de la doctrine juridique en matière de prise illégale d'intérêts ».  Photo Maury Golini
Coup de tonnerre dans le paysage politique lorrain. Dans l'affaire dite de la réserve parlementaire de François Grosdidier, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy a pris le contre-pied de son homologue de Metz. Elle vient en effet d'ordonner un supplément d'information, confié à un juge spinalien, mais aussi la mise en examen du sénateur mosellan pour les chefs de « prise illégale d'intérêts » et de « détournements de fonds publics ».
Réserve parlementaire

En février 2013, Philippe Mousnier, adversaire malheureux de François Grosdidier aux cantonales de mars 2011, assurait, dans une plainte avec constitution de partie civile, que celui qui était à l'époque député-maire de Woippy, avait utilisé les fonds publics de sa réserve parlementaire à deux reprises - 100 000 EUR en 2009 et 60 000 EUR en 2011 - pour subventionner l'association Valeur Écologie qu'il présidait.

Pour le plaignant, cette association aurait servi de relais à François Grosdidier pour sa promotion personnelle et ses campagnes électorales (cantonales de mars 2011, sénatoriales de septembre 2011), aurait permis de rémunérer des collaborateurs du député qui l'assistaient dans son travail parlementaire. Philippe Mousnier avançait ainsi par exemple que le site internet de Valeur Écologie renvoyait, pour l'un de ses onglets, au blog personnel du député, ce qui constituerait un don de la part d'une personne morale prohibé par le code électoral.

Critiquée et abandonnée au début 2018, la réserve parlementaire permettait aux députés et sénateurs de financer des associations et des collectivités de leur circonscription. La plainte de Philippe Mousnier avait généré l'ouverture d'une information judiciaire contre X en juin 2013. Trois ans plus tard, cette instruction s'était soldée par un non-lieu, confirmé en juin 2017 par la chambre de l'instruction de Metz.
« Je suis très serein »

L'affaire avait rebondi une première fois en juin 2018 quand la Cour de cassation, saisie par Philippe Mousnier et l'association Anticor, qui s'était entre-temps constitué partie civile, avait cassé l'arrêt de Metz et renvoyé le dossier aux magistrats de Nancy.

« Nous sommes satisfaits du travail de la Cour de cassation et de la justice à Nancy, souligne Marcel Claude, administrateur d'Anticor. On commençait à douter de celle de Metz... C'est pour nous une bataille sur la réserve parlementaire et le clientélisme. Là, c'était une manne financière pour un député. »

Conseil de François Grosdidier, qui n'a en fait jamais eu accès au dossier puisque la procédure était contre dirigée X, Me Alain Behr estime que cette dernière « s'est déroulée dans le dos » de son client. « Oui, j'ai suivi cette affaire au travers des articles de presse et des déclarations de mes détracteurs habituels... », confie François Grosdidier qui souligne qu'il a été « blanchi » de détournements de fonds publics.

Le sénateur mosellan estime que sa mise en examen est consécutive à un « revirement de la doctrine juridique en matière de prise illégale d'intérêts. Avant, les parlementaires n'étaient pas concernés. Quand j'ai pris la présidence de Valeur Écologie, je me suis bien évidemment renseigné et on m'a dit qu'il n'y avait aucun problème... Je suis très serein, optimiste. Car je suis d'une totale bonne foi dans cette affaire. »
Eric NICOLAS

 

 
 

Le surendettement poursuit son recul

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:08:02

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Le surendettement poursuit son recul
 

 
L'an passé,3 676 dossiersde surendettement ont étédéposésen Alsace, cequi représente4 252débiteurs etcodébiteurs. Archives DNA/ Franck Delhomme
Après avoir connu un pic en 2012, le nombre de cas traités à travers l'Hexagone par les commissions de surendettement poursuit année après année sa décrue. En Alsace, où la tendance est à l'unisson depuis cinq ans, la baisse atteint 8 % pour l'année 2018 mais reste néanmoins sous les moyennes nationales (-10 %) et régionale (-12 %), selon le bilan présenté lundi par la direction régionale de la Banque de France (BDF) à Strasbourg.

« La loi Lagarde de 2010 réformant le crédit à la consommation, avec un volet crédit renouvelable durci, a fini par produire ses effets, analyse Alain Glath, directeur régional adjoint de la BDF. On observe également que la demande de crédits immobiliers, en forte croissance depuis quatre ou cinq ans, n'a pas fait exploser les statistiques. »

Au total, dans les deux départements alsaciens, 3 676 dossiers de surendettement ont été déposés en 2018 dont 55 % par des primo déposants, ce qui représente un total de 4 252 débiteurs et codébiteurs. « Avec 1 634 dossiers traités, le Haut-Rhin, où le volume global des dettes se monte à 68 millions d'euros, enregistre une baisse de 8,8 % », relève Alain Glath. Dans le Bas-Rhin - 2 042 situations traitées, 69 millions d'euros d'endettement global -, le recul est légèrement moindre (-7,6 %).

Au grand regret de la fondation strasbourgeoise Crésus, spécialisée dans la lutte contre l'exclusion financière, ces chiffres ne tiennent pas compte des autoentrepreneurs. Considérés comme des professionnels, ils ne peuvent normalement déposer un dossier de surendettement qu'après avoir liquidé leur activité.
La règle évolue pour les auto-entrepreneurs

Sur ce point, Alain Glath annonce une évolution imminente de la règle : « Après négociations entre les ministères concernés, il a été décidé cette semaine que si la dette concernait principalement le régime de sécurité sociale des indépendants, elle serait dorénavant considérée comme personnelle, ce qui rendra leur dossier de surendettement recevable. »

Chaque année, sur la base des dossiers déposés, la BDF procède également à une étude portant sur les caractéristiques des ménages surendet-tés. « L'enquête 2018 montre que les profils sont très similaires au niveau national, régional et départemental », résume Jean-Christophe Ehrhardt, le directeur régional.

Dans les deux départements alsaciens, les déposants sont ainsi majoritairement des couples (50 %), sans autres personnes à charge (56 %), âgés de 45 à 54 ans (28 %) et locataires de leur logement (77 %). « On note une seule et légère différence en matière de situations professionnelles : parmi les déposants, le nombre d'actifs au sens du Bureau international du travail se monte à 68 % dans le Bas-Rhin contre 62,5 % dans le Haut-Rhin », indique-t-il.

Par rapport aux autres départements du Grand Est, les situations alsaciennes se singularisent aussi en matière d'endettement immobilier : « Le montant médian du crédit immobilier y est le plus fort, soit 93 500 EUR dans le Bas-Rhin et 92 000 EUR dans le Haut-Rhin. C'est comparable à la médiane nationale, ceci en raison de prix immobiliers plus élevés » dans la région, commente Alain Ehrhardt.

X. T.

 

 
 

Guémar Violente altercation lors de la marche kurde

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:10:26

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Guémar Violente altercation lors de la marche kurde
 

 
Les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les protagonistes d'une bagarre, ce mercredi à Guémar, lors de la marche kurde . Photo DNA/Maxence Ferrah
Une rixe a éclaté ce mercredi vers 17 h à Guémar, où marchaient une cinquantaine de militants kurdes pour la libération de leur leader Abdullah Öcalan.

Alors qu'ils se trouvaient au niveau du rond-point de la zone d'activité du Muehlbach, entre Guémar et Bergheim, un homme est descendu de sa voiture, avec à la main un bâton ou un outil s'apparentant à une barre de fer. Il s'est approché des marcheurs et se serait adressé à eux sur un ton provocant, toujours d'après des témoins et les gendarmes, dont trois hommes du Psig (peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) étaient présents pour sécuriser la manifestation.

Les militaires ont tenté d'éviter l'affrontement, mais une bagarre a éclaté sous leurs yeux entre plusieurs manifestants et le provocateur, qu'une connaissance aurait ensuite aidé à s'enfuir en voiture. Il était visiblement blessé, en particulier par des coups de poing et de pied. Des tuméfactions ont été observées chez quelques manifestants. Pour disperser les protagonistes, le Psig a fait usage de gaz lacrymogène.
D'origine turque

Une enquête a été ouverte pour identifier le fuyard, qui serait d'origine turque d'après les premiers éléments, et pour déterminer les circonstances précises de l'altercation.

Partis de Bâle voilà quelques jours et de Colmar ce mercredi matin, les militants kurdes ont fait étape à Sélestat le soir, avant de poursuivre leur chemin jusqu'à Strasbourg, pour sensibiliser au sort de leur leader et de leur peuple. J.-F. S., avec M. F.

 

 
 

Société Marche des Kurdes : Tensions à Karlsruhe et rixe à Guémar

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:01:01

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Société Marche des Kurdes
Société Marche des Kurdes : Tensions à Karlsruhe et rixe à Guémar
Avant le grand rassemblement kurde de ce samedi à Strasbourg, des délégations convergent en marchant vers la capitale alsacienne. À Karlsruhe, le cortège a été dispersé mardi par la police. À Guémar, hier, une rixe a éclaté.

 
Les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les protagonistes d'une bagarre, hier à Guémar lors de la marche kurde.
Le Centre démocratique du peuple kurde organise son grand rassemblement annuel ce samedi 16 février à Strasbourg (DNA du 12 février). Trois groupes de marcheurs sont ainsi partis ces derniers jours de Mannheim, de Bâle et du Luxembourg pour converger vers la capitale alsacienne.

D'après le site internet du Südwestrundfunk, la marche qui avait démarré samedi à Mannheim a été dissoute par la police mardi à Karlsruhe, car certains des quelque 90 manifestants scandaient à répétition des slogans pro-PKK.
Des Gaz lacrymogènes pour disperser les protagonistes à Guémar

Or, le « Parti des travailleurs du Kurdistan » est considéré par l'Union européenne comme une organisation terroriste. Autre entorse aux règles de la manifestation : des tracts non signés ont été distribués. Les nombreuses exhortations de la police de cesser ces comportements ont été ignorées. C'est ainsi que les autorités ont décidé de faire dissoudre la marche. La police a relevé l'identité des participants et sommait les manifestants de se disperser. Certains d'entre eux s'opposaient alors violemment, blessant légèrement 21 fonctionnaires de police. Selon le site Mannheim.24, une cinquantaine de Kurdes ont l'intention de se rendre en car à Strasbourg, ce samedi.

À Guémar, ce mercredi en fin d'après-midi, vers 17 h, une rixe a éclaté, alors qu'un groupe d'une cinquantaine de militants kurdes marchaient pour la libération de leur leader Abdullah Öcalan.

Alors qu'ils se trouvaient au niveau du rond-point de la zone d'activités du Muehlbach entre Guémar et Bergheim, un homme est descendu de sa voiture, avec à la main un bâton ou un outil s'apparentant à une barre de fer. Il s'est approché des marcheurs et se serait adressé à eux sur un ton provocant, toujours d'après des témoins et les gendarmes, dont trois personnels du Psig (peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) étaient présents pour sécuriser la manifestation.

Les militaires ont tenté d'éviter l'affrontement, mais une bagarre a éclaté sous leurs yeux entre plusieurs manifestants et le provocateur, qu'une connaissance aurait ensuite aidé à s'enfuir en voiture. Il était visiblement blessé, en particulier par des coups de poing et de pied. Des tuméfactions ont été observées chez quelques manifestants. Pour disperser les protagonistes, le Psig a fait usage de gaz lacrymogène.

Une enquête a été ouverte pour identifier le fuyard, qui serait d'origine turque d'après les premiers éléments, et pour déterminer les circonstances précises de l'altercation.

Partis de Bâle voilà quelques jours et de Colmar hier matin, les militants kurdes ont fait étape à Sélestat hier soir, avant de poursuivre leur chemin jusqu'à Strasbourg, où ils seront sans doute plusieurs milliers à manifester samedi.

Ils réclameront un allégement des conditions carcérales de leur leader Abdullah Öcalan, qui est à l'isolement depuis plus de trois ans, « sans possibilité de rencontrer sa famille ou ses amis ». La manifestation pourrait avoir plus d'ampleur que d'habitude, parce que Leyla Güven, députée turque HDP pro-kurde est en grève de la faim illimitée, toujours pour réclamer des meilleures conditions pour Öcalan. Son initiative a été suivie : « Aux quatre coins du Kurdistan et d'Europe, près de 300 personnes sont en grève de la faim illimitée », explique Hélène Erin, la porte-parole des Kurdes à Strasbourg.

Rappelons que le cortège partira à 10 h des boulevards de Metz et de Lyon, près de la gare, pour rejoindre le parking des Vanneaux à la Meinau, où se tiendra un grand meeting.
P. P., J.-F. S et M. F.

 

 
 

 

Musée Unterlinden Le 17 février : Entrée gratuite ce dimanche

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:10:36

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Musée Unterlinden Le 17 février
Musée Unterlinden Le 17 février : Entrée gratuite ce dimanche
Le musée Unterlinden de Colmar offre la gratuité à ses visiteurs dimanche 17 février.

 
Certains visiteurs locaux, qui n'étaient jamais venus au musée, ont profité de la gratuité pour le découvrir.
C'est le second dimanche de gratuité, après le 27 janvier. Pour cette première opération, le musée avait attiré 2 400 visiteurs. La majorité d'entre eux était alsaciens, dont un tiers de Colmariens et un tiers en provenance du reste du Haut-Rhin.

Pour Thierry Cahn, président de la Société Schongauer, gestionnaire du musée, cette opération vise à « attirer les Colmariens en créant un événement autour de la gratuité, que ceux-ci puissent se réapproprier le musée. Et cela fonctionne très bien. En janvier, il y a peu de touristes, c'est donc le moment idéal pour faire ce genre d'opération ».

Outre les collections permanentes d'art ancien et moderne, le musée présente actuellement un accrochage de grands formats dont plusieurs pièces jamais montrées, ou pas montrées depuis plusieurs décennies.
Dimanche 17 février, de 9 h à 18 h au musée Unterlinden. Entrée libre. A 11 h, visite découverte des chefs d'oeuvre (4,50 EUR) ; 14 h, visite guidée (4,50 EUR) ? 03 89 20 22 79 ou reservations@musee-unterlinden.com

Dimanche 17 février, de 9 h à 18 h au musée Unterlinden. Entrée libre. A 11 h, visite découverte des chefs d'oeuvre (4,50 EUR) ; 14 h, visite guidée (4,50 EUR) ? 03 89 20 22 79 ou reservations@musee-unterlinden.com

 
 

 

Colmar section communiste plaidoyer pour une autre Europe

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:29:06

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Colmar section communiste Plaidoyer pour une autre Europe
 

 
Deux heures de réunion colmarienne pour la députée européenne du sud-ouest, Marie-Pierre Vieu. Photos DNA/J.-L. W.
Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'invitation de la responsable de section qui avait convié mardi soir 12 février la député européenne communiste Marie-Pierre Vieu, à venir parler des enjeux de cette nouvelle et prochaine échéance électorale. Les communistes français sont aujourd'hui trois (encartés ou apparentés), à fréquenter les travées du Conseil de l'Europe.

Ils font partie du groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Pour la neuvième législature, le PCF espère placer un minimum de cinq élus (5 % des voix) même si les projections sont particulièrement difficiles à réaliser dans la mesure où l'on assiste à la montée du populisme qui rebattra les cartes au moins autant que le Brexit.
Une prise directe sur les décisions

Marie-Pierre Vieu, qui a repris le siège de Jean-Luc Mélenchon quand ce dernier a été élu à l'assemblée nationale aux législatives de 2017, sillonne aujourd'hui l'Hexagone pour sensibiliser la population au fonctionnement de l'institution européenne dont la politique n'est pas toujours bien comprise et dont les effets sont le plus souvent mal vécus sur le terrain. « Quand il y a un problème, on dit souvent que c'est la faute à l'Europe », analyse-t-elle. « Mais il faut avoir une prise directe sur les décisions. C'est le seul moyen. »

« Il est important de peser dans le débat, de faire grandir le rapport de force », poursuit l'élue qui reconnaît que l'Europe semble une notion abstraite dans la plupart des territoires. Elle estime qu'« une espèce de brouillard » est sciemment entretenue pour rendre les décisions européennes inéluctables.

À ce titre, son travail d'information est indispensable. D'autant que cela conduira peut-être à une plus forte mobilisation qui se traduirait par une meilleure participation au scrutin. « Les gilets jaunes ont exactement les mêmes revendications que nous. Ils devraient en principe se sentir concernés et donc aller voter. » C'est ainsi, selon la députée européenne du sud-ouest, que l'on parviendra peut-être un jour à une « refondation d'une autre Europe ».

Sur le plan local, le parti communiste ira tracter et mobilisera ses forces pour communiquer sur l'enjeu du scrutin européen d'ici le 23 mai prochain. Après viendra le temps des municipales et de la campagne qui profile. Selon Régine Mariage, responsable de la section colmarienne, le PC sera au rendez-vous.

Cela devrait se traduire par une liste citoyenne de large rassemblement avec les mouvements associatifs, les syndicats et les politiques. « Nous entamerons bientôt les discussions avec les partenaires », confesse-t-elle.
J.-L. W.

 

 
 

Colmar et les Diables rouges : cent ans de mariage

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:04:57

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défense 152 e régiment d'infanterie
Colmar et les Diables rouges : cent ans de mariage
Le 15-2 célèbre cette année ses cent ans de présence à Colmar. Il entrera triomphalement dans la ville alsacienne en août 1919, auréolé d'une incroyable campagne durant la Grande Guerre.
 

 
C'est lors de la Grande Guerre que le 15-2 a acquis ses lettres de noblesse.
C'est « le premier des régiments de France ». Le premier dont le drapeau a été décoré de la fourragère de la croix de guerre (le 15 juin 1916). Le premier à recevoir celle de la Médaille militaire (le 17 juillet 1917). Et surtout le premier à arborer à la fois la fourragère rouge (remise à Dunkerque par le général Pétain le 3 septembre 1918) et la croix de la Légion d'honneur reçue le 5 juillet 1919 des mains du président Poincaré. « Superbe régiment qui, au cours de la guerre, s'est couvert de gloire et a acquis une réputation légendaire », écrira ce dernier.
« Derrière la musique, le colonel à cheval, sabre au clair, le drapeau déployé et sa garde »

Un mois plus tard, les Diables rouges entrent dans Colmar. La presse locale (Le Démocrate alsacien) commente l'arrivée des militaires dans une ville pavoisée. Le chroniqueur évoque la présence du général Gouraud, « grand mutilé des Dardanelles et cher aux Colmariens », de Hansi, « qui a fait partie au début de la guerre de ce glorieux régiment », des vétérans de la guerre de 1870... « Derrière la musique, le colonel [Barrard] à cheval, sabre au clair, le drapeau déployé et sa garde ».

En 1914 déjà, le régiment avait failli fouler les pavés colmariens. Il stationnait depuis 1887 à Gérardmer (d'où son surnom de "Premier grenadier des Vosges") comme bien d'autres régiments dits des frontières. Le lendemain de la déclaration de guerre, le 4 août 1914, il s'empare du col de la Schlucht et fait ses premiers prisonniers allemands.

Deux semaines plus tard, ce sont les terribles combats de la Croix de Wihr. « Les soldats français tuent 316 Allemands et ne perdent que 21 hommes. Il s'agit de la première bataille emblématique du régiment », souligne le lieutenant-colonel Scarpa, chef du bureau opérations/instruction au 15-2. « Le régiment est alors aux portes de Colmar mais l'état-major décide de le redéployer à Saint-Dié ».

Il faudra donc attendre la défaite allemande et le retour de l'Alsace dans le giron français pour que les Diables rouges s'installent à Colmar, dans trois quartiers : Rapp, Macker (l'actuelle cité administrative) et Lacarre.

Deux fois le régiment quittera Colmar. Après la défaite de juin 1940, le régiment intègre l'armée d'armistice et s'installe à Montluçon, Vichy et Lapalisse. Il est dissous en 1942 et rejoint la Résistance sous les ordres du colonel Colliou. C'est cet officier qui, place Rapp, le 10 février 1945, reçoit des mains du général de Gaulle le drapeau du 15-2, geste qui symbolisera la renaissance du régiment à Colmar.

Une seconde fois, il délaissera la ville alsacienne lors de son engagement en Algérie, de 1955 à 1964. Il retrouve Colmar en juin cette année-là et pose son barda quartier Bruat qu'il partage avec le centre mobilisateur. Un an plus tard, il déménage dans la caserne Rapp qu'occupait le 8e Hussards parti pour Altkirch.

Deux fois, le régiment a été menacé d'une dissolution lors des grandes déflations au sein des armées : au milieu des années 90 et puis dans les années 2000. Alors de passage à Colmar en 2013, l'ancien ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, rappelait qu'il serait particulièrement dommageable de dissoudre un régiment au « passé prestigieux ». « C'est aujourd'hui un régiment de haute valeur. Je ne vois pas de raison d'être particulièrement inquiet pour l'avenir du 15-2 », disait-il. L'avenir lui a donné raison.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Colmar et le 15-2 : cent ans de mariage

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:27:01

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Colmar et le 15-2 : cent ans de mariage
 

 
C'est lors de la Grande Guerre que le 15-2 a acquis ses lettres de noblesse. Photos DNA/Laurent Habersetzer
C'est « le premier des régiments de France ». Le premier dont le drapeau a été décoré de la fourragère de la croix de guerre (le 15 juin 1916). Le premier à recevoir celle de la Médaille militaire (le 17 juillet 1917). Et surtout le premier à arborer à la fois la fourragère rouge (remise à Dunkerque par le général Pétain le 3 septembre 1918) et la croix de la Légion d'honneur reçue le 5 juillet 1919 des mains du président Poincaré.

« Superbe régiment qui, au cours de la guerre, s'est couvert de gloire et a acquis une réputation légendaire », écrira ce dernier.

Un mois plus tard, les Diables rouges entrent dans Colmar. La presse locale (Le Démocrate alsacien) commente l'arrivée des militaires dans une ville pavoisée.
« Derrière la musique, le colonel à cheval, sabre au clair »

Le chroniqueur évoque la présence du général Gouraud, « grand mutilé des Dardanelles et cher aux Colmariens », de Hansi, « qui a fait partie au début de la guerre de ce glorieux régiment », des vétérans de la guerre de 1870... « Derrière la musique, le colonel [Barrard] à cheval, sabre au clair, le drapeau déployé et sa garde ».

En 1914 déjà, le régiment avait failli fouler les pavés colmariens. Il stationnait depuis 1887 à Gérardmer (d'où son surnom de "Premier grenadier des Vosges") comme bien d'autres régiments dits des frontières. Le lendemain de la déclaration de guerre, le 4 août 1914, il s'empare du col de la Schlucht et fait ses premiers prisonniers allemands.

Deux semaines plus tard, ce sont les terribles combats de la Croix de Wihr. « Les soldats français tuent 316 Allemands et ne perdent que 21 hommes. Il s'agit de la première bataille emblématique du régiment », souligne le lieutenant-colonel Scarpa, chef du bureau opérations/instruction au 15-2. « Le régiment est alors aux portes de Colmar mais l'état-major décide de le redéployer à Saint-Dié. »

Il faudra donc attendre la défaite allemande et le retour de l'Alsace dans le giron français pour que les Diables rouges s'installent à Colmar, dans trois quartiers : Rapp, Macker (l'actuelle cité administrative) et Lacarre.

Deux fois le régiment quittera Colmar. Après la défaite de juin 1940, le régiment intègre l'armée d'armistice et s'installe à Montluçon, Vichy et Lapalisse. Il est dissous en 1942 et rejoint la Résistance sous les ordres du colonel Colliou. C'est cet officier qui, place Rapp, le 10 février 1945, reçoit des mains du général de Gaulle le drapeau du 15-2, geste qui symbolisera la renaissance du régiment à Colmar.

Une seconde fois il délaissera la ville alsacienne lors de son engagement en Algérie, de 1955 à 1964. Il retrouve Colmar en juin cette année-là et pose son barda quartier Bruat qu'il partage avec le centre mobilisateur. Un an plus tard, il déménage dans la caserne Rapp qu'occupait le 8e Hussards parti pour Altkirch.

Deux fois, le régiment a été menacé d'une dissolution lors des grandes déflations au sein des armées : au milieu des années 90 et puis dans les années 2000.

Alors de passage à Colmar en 2013, l'ancien ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, rappelait qu'il serait particulièrement dommageable de dissoudre un régiment au « passé prestigieux ». « C'est aujourd'hui un régiment de haute valeur. Je ne vois pas de raison d'être particulièrement inquiet pour l'avenir du 15-2 », disait-il. L'avenir lui a donné raison.
Textes : Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

Confrérie Saint-Etienne : soirée de prestige à l'ambassade de France à Berlin

Publié dans le panorama le Jeudi 14 février 2019 à 06:30:02

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Confrérie Saint-Etienne : soirée de prestige à l'ambassade de France à Berlin
 

 
Grande soirée à l'ambassade de France à Berlin pour la Confrérie Saint-Etienne. DR
Martine Becker grand maître 2018 de la Confrérie Saint-Etienne était très attachée à faire rayonner les vins d'Alsace et l'honorable institution vinique à l'international et plus particulièrement à Berlin la capitale de l'Allemagne.

À la veille de la fin de son mandat et avec l'assistance de la dynamique et très efficace Odile Bour conseillère parlementaire au Bundestag et présidente du club des Alsaciens et des amis de l'Alsace à Berlin, elle a eu le privilège de tenir dans les très beaux salons de l'ambassade de France de Berlin, un chapitre qui restera dans la mémoire de chacun.

La signature le lendemain du traité d'amitié franco-allemand à Aix-La-Chapelle n'a pas permis à l'ambassadrice Anne-Marie Descôtes de présider le chapitre solennel. Ce fut donc le Conseiller agricole de l'ambassade Arnaud Brizay délégué qui accueillit avec chaleur plus de cent convives issus des mondes diplomatique, politique et du commerce et parmi ceux-ci, son excellence Andreas Guibeb ambassadeur de Namibie.
Plusieurs intronisations

Plusieurs membres de l'Union Internationale des Alsaciens et des jeunes cadres de grandes entreprises participèrent à cette brillante manifestation au cours de laquelle les vins d'Alsace ont été présentés par une dizaine de représentants du grand conseil et du conseil des jeunes.

Plusieurs personnes et parmi elles, l'ambassadeur de Namibie ont été solennellement intronisées au sein de la Confrérie selon le rite traditionnel.

Pour réaliser l'accord parfait entre les mets et les vins, le chef cuisinier de l'ambassade Wilfried Bancquart confectionna avec son équipe un banquet dans la subtilité des saveurs qui se sont mélangées à la perfection avec les meilleurs cépages. Il fut intronisé en fin de repas au grade de Sénéchal de la Confrérie.

Au cours de ce séjour, les membres de la Confrérie Saint-Etienne ont scellé les premiers éléments d'une nouvelle coopération franco-allemande ouverte sur des échanges fructueux en direction plus particulièrement des jeunes amateurs ou passionnés des vins d'Alsace.