Collectivité européenne d'alsace : Jacqueline Gourault vante son « cousu main »

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:37:04

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Collectivité européenne d'alsace
Collectivité européenne d'alsace : Jacqueline Gourault vante son « cousu main »
Ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault n'a pu manquer d'évoquer la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA), en intervenant, ce lundi matin à Strasbourg, devant les 110 élèves de la promotion 2018-2019 de l'ENA.

 
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et Frédéric Bierry, son homologue du Bas-Rhin, étaient présents.
Une « conférence inaugurale » dans l'auditorium Michel-Debré de l'ENA, devant les 110 élèves de la promotion 2018-2019 ? Tout autre que Jacqueline Gourault aurait sans doute cédé à la tentation du cours magistral, à propos des arcanes administratifs et des finesses constitutionnelles de la Ve  République ; on aurait eu droit à un exposé en trois parties et autant de sous-parties, du genre « Les clercs parlent aux futurs clercs ».
« Répondre à une volonté locale »

La ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales - grâce lui soit rendue... -, préfère aborder des préoccupations plus familières au commun des mortels. À défaut d'avoir des annonces ébouriffantes à faire, au moins s'est-elle donc gardé d'assommer son auditoire strasbourgeois.

Thème de son intervention d'une bonne heure et demie : « La France des territoires » - un intitulé suffisamment vaste pour pouvoir digresser un peu, mais suffisamment précis pour qu'il soit impossible d'éluder LE sujet du moment : le projet de future Collectivité européenne d'Alsace (CEA), que les deux Départements alsaciens viennent justement de voter (DNA du 5 février). « Puisque je suis en Alsace, je ne peux pas éviter de citer le processus de fusion qui est en cours ici, a vite convenu Jacqueline Gourault. Le problème de la différenciation des territoires est quelque chose qui est au coeur de la politique de ce gouvernement - et c'est une politique qui répond à une volonté locale. Assumer cette différenciation, c'est assumer que l'État puisse contractualiser de façon différente selon les territoires. La CEA, c'est du cousu main ! »

Assis au premier rang de l'auditorium, Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin et Brigitte Klinkert, son homologue haut-rhinoise, n'en perdent pas une miette.
« Tous les feux sont au vert »

Commentaire réjoui du premier, peu après l'issue de la conférence : « En votant le projet de la CEA, les deux assemblées départementales ont fait leur part du travail. Désormais, on est dans l'"après", c'est-à-dire qu'on discute avec le gouvernement des compétences qui nous seront transférées. On a déjà bien avancé à propos des transports, il faut maintenant en faire autant à propos du bilinguisme. On "crante", on avance. » « Il y a une vraie volonté de co-construction et tous les feux sont aujourd'hui au vert, renchérit Brigitte Klinkert. Le gouvernement veut reconstruire une France des territoires et il a fait de l'Alsace l'exemple et la préfiguration de cette volonté. La réussite du projet alsacien sera donc le marqueur de cette ambition. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

CEA Jacqueline Gourault vante son « cousu main »

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:52:54

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CEA Jacqueline Gourault vante son « cousu main »
 

 
Outre les élèves de l'Ena, Jacqueline Gourault a eu, ce lundi matin à Strasbourg, deux auditeurs très attentifs : Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et Frédéric Bierry, son homologue du Bas-Rhin. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
Une « conférence inaugurale » dans l'auditorium Michel-Debré de l'Ena à Strasbourg, devant les 110 élèves de la promotion 2018-2019 ? Tout autre que Jacqueline Gourault aurait sans doute cédé à la tentation du cours magistral, à propos des arcanes administratifs et des finesses constitutionnelles de la Ve République. On aurait eu droit à un exposé en trois parties et autant de sous-parties, du genre « Les clercs parlent aux futurs clercs ».
« Répondreà une volonté locale »

La ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales - grâce lui soit rendue... -, préfère aborder des préoccu-pations plus familières au commun des mortels. À défaut d'avoir des annonces ébouriffantes à faire, au moins s'est-elle donc gardé, ce lundi matin, d'assommer son auditoire strasbourgeois.

Thème de son intervention d'une bonne heure et demie : « La France des territoires ». Un intitulé suffisamment vaste pour pouvoir digresser un peu, mais suffisamment précis pour qu'il soit impossible d'éluder LE sujet du moment : le projet de future collectivité européenne d'Alsace (CEA), que les deux départements alsaciens viennent justement de voter (L'Alsace du 5 février). « Puisque je suis en Alsace, je ne peux pas éviter de citer le processus de fusion qui est en cours ici, a vite convenu Jacqueline Gourault. Le problème de la différenciation des territoires est quelque chose qui est au coeur de la politique de ce gouvernement - et c'est une politique qui répond à une volonté locale. Assumer cette différenciation, c'est assumer que l'État puisse contractualiser de façon différente selon les territoires. La CEA, c'est du cousu main ! »

Assis au premier rang de l'auditorium, Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin, et Brigitte Klinkert, son homologue haut-rhinoise, n'en perdent pas une miette.
« Tous les feuxsont au vert »

Commentaire réjoui du premier, peu après l'issue de la conférence : « En votant le projet de CEA, les deux assemblées départementales ont fait leur part du travail. Désormais, on est dans l'"après", c'est-à-dire qu'on discute avec le gouvernement des compétences qui nous seront transférées. On a déjà bien avancé à propos des transports, il faut maintenant en faire autant à propos du bilinguisme. On "crante", on avance. » « Il y a une vraie volonté de co-construction et tous les feux sont aujourd'hui au vert, renchérit Brigitte Klinkert. Le gouvernement veut reconstruire une France des territoires et il a fait de l'Alsace l'exemple et la préfiguration de cette volonté. La réussite du projet alsacien sera donc le marqueur de cette ambition. » Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Stocamine : appel au blocage du site

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:55:00

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environNEment
Stocamine : appel au blocage du site
 

 
Prenant au mot le député Bruno Fuchs (MoDem) qui dit compter sur des mobilisations citoyennes pour soutenir les élus opposés à l'enfouissement, le collectif Destocamine a appelé, lundi, à un blocage du site de Wittelsheim à partir de ce mardi 12 février. Rendez-vous a donc été fixé à 6 h 45 ce mardi matin afin que les Alsaciens montrent leur soutien aux démarches des élus. « L'idée symbolique est d'exprimer que rien ne rentrera dans la mine, et surtout pas le béton », a indiqué un porte-parole de Destocamine.

La date du 12 février a été choisie parce que c'est ce mardi que le ministre de la Transition écologique, François De Rugy, reçoit une délégation d'élus locaux à Paris, en présence du préfet, pour leur expliquer sa décision de confiner définitivement les 42 000 tonnes de déchets enfouis à Wittelsheim.
L.B.

 

 
 

 

Stocamine Appel au blocage du site

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:14:35

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Stocamine Appel au blocage du site
 

 
Prenant au mot le député Bruno Fuchs (MoDem) qui dit compter sur des mobilisations citoyennes pour soutenir les élus opposés à l'enfouissement, le collectif Destocamine a appelé, ce lundi, à un blocage du site de Wittelsheim à partir du 12 février. Rendez-vous a donc été fixé à 6 h 45 ce mardi matin afin que les Alsaciens montrent leur soutien aux démarches des élus. « L'idée symbolique est d'exprimer que rien ne rentrera dans la mine, et surtout pas le béton », a indiqué un porte-parole de Destocamine.

La date du 12 février a été choisie parce que c'est ce mardi que le ministre de la Transition écologique, François De Rugy, reçoit une délégation d'élus locaux à Paris, en présence du préfet, pour leur expliquer sa décision de confiner définitivement les 42 000 tonnes de déchets enfouis à Wittelsheim. L. B.

 

 
 

Sud Alsace Hôpitaux de Thann et d'Altkirch Projet de santé : un nouveau départ

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:09:26

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Sud Alsace Hôpitaux de Thann et d'Altkirch
Sud Alsace Hôpitaux de Thann et d'Altkirch Projet de santé : un nouveau départ
Suite aux nombreuses manifestations suscitées par le projet de restructuration de l'offre de soins, dans lequel il est question de fermer les maternités de Thann et d'Altkirch ainsi que les urgences d'Altkirch, une nouvelle concertation s'est ouverte.

 
La dernière mobilisation contre les projets de fermeture des maternités d'Altkirch et de Thann ainsi que du service des urgences d'Altkirch a eu lieu lors des voeux du GHRMSA.
Dans un communiqué de presse, l'Agence régionale de santé indique que « suite aux annonces de Christophe Lannelongue, directeur général de l'ARS et de Jean Rottner, président du conseil de surveillance du Groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud Alsace, lors de la cérémonie des voeux du GHRMSA le 28 janvier dernier, des réunions ont eu lieu sur les secteurs de Thann et d'Altkirch samedi 9 février dernier.»
«Un diagnostic partagé»

Ont participé à ces réunions, le préfet du Haut-Rhin, des parlementaires, des élus des territoires, des membres du GHRMSA, ainsi que MM. Rottner et Lannelongue. L'objectif est « de proposer ensemble une méthode de construction de nouveaux projets territoriaux de santé sur les zones de Thann et d'Altkirch. L'ensemble des participants a convenu d'ouvrir des espaces de dialogue élargis aux acteurs du territoire. Ainsi, élus, professionnels de santé libéraux et hospitaliers, associations, GHRMSA vont se revoir dans les semaines qui viennent pour élaborer une démarche complète de définition des conditions d'accès aux soins pour tous», explique l'ARS.
Une meilleure articulation et complémentarité de l'offre de soins libérale et hospitalière

«À l'issue des échanges, une proposition structurée et débattue sera présentée aux territoires. Les débats, qui se devront d'être constructifs, s'appuieront sur un diagnostic partagé de l'offre de soins, tant hospitalière que libérale déjà disponible, des caractéristiques des territoires concernés en mettant en exergue les points forts et les progrès à réaliser.

Tous les participants ont convenu de la nécessité d'une meilleure articulation et complémentarité de l'offre de soins libérale et hospitalière, socle incontournable d'une offre pérenne, cohérente et de qualité au bénéfice de la population», conclut l'Agence régionale de santé,

Dans un autre communiqué signé de plusieurs parlementaires et élus du secteur de Thann, ceux-ci font état de leurs attentes suite à cette première réunion de concertation, samedi dernier à Thann. «La réunion de début mars permettra d'arrêter une méthode à inscrire dans la durée, définissant ainsi le véritable rôle de l'hôpital de Thann sur le long terme, pour répondre aux besoins de santé du territoire. L'offre de soin, la participation des praticiens locaux et les besoins d'investissement en termes de mise à niveau des bâtiments et des équipements permettant d'offrir un cadre d'accueil agréable et qualitatif seront au coeur des discussions. Plus largement, les échanges porteront sur les investissements à flécher prioritairement sur les services les plus attendus par la population locale. L'hôpital de Thann a toute sa place au sein de notre territoire et nécessite, plus que jamais, un soin tout particulier dans la définition d'une vision d'avenir, à travers un fil conducteur réfléchi et ambitieux», écrivent Jean-Marie Bockel, Jean Rottner, Raphaël Schellenberger, Romain Luttringer, Michel Sordi, Annick Lutenbacher, Pascal Ferrari, François Horny et Jean-Marie Michel.

 

 
 

 

Des objectifs clairs
Les objectifs que se sont clairement assignés les élus, l'ARS et le GHRMSA sont :

- D'élaborer un diagnostic et de le partager

- De créer des moments où les acteurs formulent des propositions

- De faire émerger des solutions du débat.

- De construire à chaque problématique une solution

- De produire un projet global d'offre de soins pour chaque secteur hospitalier fondée sur une notiond'aménagement du territoire cohérent

 

Logement Fusion des offices HLM Habitats de Haute-Alsace (HHA) et Pôle Habitat Colmar Centre Alsace : Coup dur pour M2A Habitat

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:37:51

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Logement Fusion des offices HLM Habitats de Haute-Alsace (HHA) et Pôle Habitat Colmar Centre Alsace
Logement Fusion des offices HLM Habitats de Haute-Alsace (HHA) et Pôle Habitat Colmar Centre Alsace : Coup dur pour M2A Habitat
Prenant acte de la récente loi Elan, le conseil départemental du Haut-Rhin a voté vendredi matin la fusion des offices HLM Habitats de Haute-Alsace (HHA) et Pôle Habitat Colmar Centre Alsace. M2A Habitat reste en revanche sur la touche.

 
La mise en oeuvre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) risque d'être retardée dans le quartier mulhousien des Coteaux.
Les commissions permanentes du conseil départemental du Haut-Rhin siègent sans public ni représentant de la presse. Celle de vendredi matin n'a pas fait exception, mais plusieurs des protagonistes confirment qu'elle fut « chaude ». Vincent Hagenbach, conseiller départemental du canton de Kingersheim, mais également vice-président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) en charge de l'habitat, a longuement tempêté - sans succès - contre l'une des décisions de la matinée... malgré tout votée à l'unanimité. En l'occurrence, les élus haut-rhinois ont approuvé le prochain regroupement des offices publics de HLM Habitats de Haute-Alsace (HHA) et Pôle Habitat Colmar Centre Alsace (PHCCA).
« Tout cela risque de retarder le renouvellement urbain »

À eux deux, ces deux offices détiennent un portefeuille d'environ 17 000 logements, soit largement de quoi satisfaire à l'obligation créée par la récente loi Elan « portant sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique », d'atteindre le seuil des 12 000 logements avant le 1er janvier 2021. La délibération votée ce vendredi matin prévoit en outre la création d'un syndicat mixte ouvert entre Colmar agglomération et le conseil départemental du Haut-Rhin, afin d'assurer la gouvernance de ce nouvel office de l'habitat - qui reste à baptiser.

Là où le bât blesse - du moins aux yeux de plusieurs élus de l'agglomération mulhousienne -, c'est que cette fusion « à deux » marginalise de facto M2A Habitat (entre 9 000 et un peu plus de 10 000 logements à l'heure actuelle, selon les sources). De fait, si les choses en restent là d'ici 2021, l'office mulhousien risque la perte de l'agrément HLM, suivie d'un démembrement en bonne et due forme.

« Tout cela risque de surcroît retarder encore la signature du programme de renouvellement urbain que la ville de Mulhouse attend de signer, pour 174 millions d'euros, avec l'État, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et M2A Habitat, confie un fin connaisseur du dossier, qui souhaite rester anonyme. Il faut comprendre la situation de M2A Habitat : alors qu'il lui manque déjà au moins 2 000 logements pour atteindre le seuil fixé par la loi, 660 autres sont promis à la démolition dans le quartier mulhousien des Coteaux. »
« L'office ne sera pas livré à lui-même »

Alain Couchot, vice-président de M2A délégué à la politique de la ville et conseiller départemental du canton de Mulhouse 1 - qui englobe justement ce quartier des Coteaux -, se montre au contraire relativement serein : « Les logements démolis pourront continuer d'être comptabilisés pendant au moins dix ans. Et puis nous avons tous la volonté que le principal bailleur social mulhousien demeure suffisamment fort pour porter le projet de renouvellement urbain... Il ne sera pas livré à lui-même ! Le rôle du département, c'est au contraire d'assurer la solidarité territoriale : c'est tout le sens de l'engagement pris ce vendredi matin par la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert. »

Un engagement ferme, vraiment ? Certains acteurs du dossier en doutent. « La délibération votée vendredi matin contient d'un côté des choses décidées fermement, comme la fusion de HHA et PHCCA, reprend l'interlocuteur anonyme déjà cité plus haut. Et de l'autre, c'est plus flou. On y parle par exemple d'un "éventuel rapprochement M2A Habitat/Saint-Louis Habitat" avec "possible cession" de logements de HHA pour atteindre le seuil de 12 000 logements. C'est bien gentil, mais c'est au conditionnel... »

Dernier écueil pour M2A Habitat : rien n'assure à ce jour que l'office ludovicien tiendra, lui, à fusionner avec lui.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

France 3 Alsace : hommage à Tomi Ungerer lundi 11 février à 23h40

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 04:49:50

France 3 Alsace : hommage à Tomi Ungerer lundi 11 février à 23h40

PROGRAMMATION SPÉCIALE

France 3 Alsace bouleverse sa programmation et diffuse ce soir un documentaire spécial consacré à Tomi Ungerer.

Découvrez ou re-découvrez cet entretien, au cours duquel l'artiste feuillette le livre de sa vie.

Christian Hahn a réalisé ce portrait du célèbre artiste alsacien dans les années 2000, à l'occasion de son 70ème anniversaire et de l'exposition qui lui est alors consacrée au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.

Tomi Ungerer est décédé samedi 9 février en Irlande, à l'âge de 87 ans, après une carrière foisonnante et engagée, ayant fait de lui un des Alsaciens les plus connus au monde.

Lien vers l'émission

D'abord en Irlande puis à Strasbourg : Tomi, le temps de l'hommage

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:59:27

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strasbourg D'abord en Irlande puis à Strasbourg
D'abord en Irlande puis à Strasbourg : Tomi, le temps de l'hommage
C'est aujourd'hui, en Irlande, que se déroulent les obsèques de Tomi dans l'intimité de la famille et de ses proches. Mais Strasbourg ne pouvait manquer de lui rendre un hommage à la mesure de sa carrière : ce vendredi, à 10 h, la cathédrale accueillera tous ceux qui souhaiteront lui adresser un dernier salut.

 
Adieu, Tomi ! C'est à la cathédrale que se tiendra une cérémonie d'hommage.
Dans une de ses boutades dont il était si familier, mais qui disait beaucoup sur la place symbolique qu'elle occupait dans son esprit comme dans son coeur, Tomi s'était un jour exclamé : « Je voudrais bien que mes cendres soient dispersées au-dessus de la cathédrale ! ». Et le regard facétieux, il partait d'un bel éclat de rire...

Ce ne sera évidemment pas le cas. Mais l'édifice qu'il a tant de fois dessiné, à travers lequel s'incarnait l'Alsace, sa culture et son histoire, offrira bel et bien son cadre prestigieux à un dernier hommage rendu à l'artiste par sa ville natale.

Ce sera vendredi matin, à 10 h, que se déroulera une cérémonie religieuse afin de permettre à tous ceux qui, à Strasbourg comme ailleurs, ont été touchés par son talent d'auteur, de dessinateur et d'illustrateur. Elle sera présidée par Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, en présence d'un pasteur - Tomi était de confession protestante. Michel Wackenheim, archiprêtre de la cathédrale, prononcera l'homélie.
Die Gedanken sind frei

Auparavant, ce mardi en fin de matinée, c'est en Irlande, à Bantry, à l'église St-Brendan, non loin de sa propriété de Goleen où Tomi vivait une partie de l'année, que se dérouleront ses obsèques, suivies de la crémation du corps. Une cérémonie qui réunira autour de son épouse Yvonne et de ses enfants - ses filles Phoebe et Aria, ses fils Pascal et Lukas - la famille et les proches de l'artiste.

Parmi ces derniers, outre le réalisateur Percy Adlon (Bagdad Café) qui lui consacra un documentaire, l'ami Robert Walter, rédacteur en chef du Tomiscope qui, il y a quelques semaines encore, à la demande de Tomi, décidait de consacrer un prochain numéro à ses goûts littéraires - tous ceux qui l'avaient fréquenté savaient quelle place la littérature occupait dans sa vie. « À chaque fois qu'on se voyait, il évoquait les livres qu'il avait en cours. On devait creuser le sujet ensemble cet été... Mais même sans lui, on le fera ce Tomiscope. J'ai presque l'impression que je le lui dois », confie Robert Walter.

Autre personne à se sentir redevable de Tomi : Roger Siffer, le Grand Sachem de la Choucrouterie. Qui sera amené, conformément aux dernières volontés de Tomi, à interpréter trois chansons à la cathédrale, vendredi, dont la célèbre Die Gedanken sind frei/La liberté de penser. « C'est Tomi qui m'a poussé à l'interpréter à chaque fin de mes spectacles dans une traduction bilingue puisqu'au départ je ne la chantais que dans sa version originelle, en allemand », raconte le patron de la Chouc', «touché que Tomi me demande de participer à cet adieu à la cathédrale ». Et de s'exclamer, reconnaissant : « Qu'est-ce qu'il nous a aidés par le passé ! Dès qu'on avait besoin d'un dessin pour une affiche, il répondait présent. »

Une raison supplémentaire pour reprogrammer prochainement le spectacle, Tomi soit qui mal y pense, créé par la Chouc'. « Il était venu à la première. Il en pleurait d'un tel hommage. Il nous avait rejoints sur scène pour chanter Die Gedanken sind frei... Et quelle classe ! À chacun des participants du spectacle, techniciens comme artistes, il avait offert et dédicacé une lithographie ! », raconte Roger Siffer.
Une rétrospective à la dimension de Tomi

Mais c'est évidemment par ses dessins, affiches, collages, livres ou sculptures, au travers d'une rétrospective restituant toute l'ampleur de son talent, qu'il conviendrait de saluer sa mémoire. « Il nous faut une grande exposition digne de lui, réagit ainsi Alain Fontanel, premier adjoint au maire. Mais un tel projet requiert du temps. Les Musées de Strasbourg sont chargés de le mettre en oeuvre. »

En attendant, Tomi sera présent très prochainement dans les rues de Strasbourg via un affichage qui reprendra, dans une soixantaine de lieux, quelques-unes de ses images les plus célèbres. Un tram devrait aussi être habillé de ses dessins et un hommage lui sera rendu dans le cadre des prochaines Rencontres de l'illustration. Sur la façade du musée Ungerer, qui conserve et fait vivre son oeuvre, se déploiera un gigantesque portrait de Tomi, imprimé sur une bâche. L'accès à l'établissement sera gratuit dès mercredi (il est fermé le mardi), durant toute une semaine, et un registre de condoléances proposé aux visiteurs - chacun pourra y confier l'émotion suscitée par la mort de l'artiste. « De toute façon, bougonnait hier un Roger Siffer cherchant à aller au-delà de sa peine, ceux qui l'ont connu ne pourront jamais oublier Tomi. Et son oeuvre défiera le temps. J'en suis sûr. »
Serge HARTMANN

 

 
 

 

« Jamais vu un tel ENGOUEMENT ! »
Les réseaux sociaux témoignent de l'énorme émotion suscitée par la disparition de Tomi Ungerer. Elle se vérifia aussi dès samedi après-midi, au coeur de Strasbourg, à la librairie Kléber où tout le stock des livres de l'artiste, pour la jeunesse ou autres, a disparu en quelques heures : « On a pu constater combien Tomi était proche des gens. Des mères de famille expliquaient à leurs enfants que leurs propres parents les leur lisaient quand elles étaient enfants. Les acheteurs étaient des jeunes comme des retraités. Tomi était vraiment un auteur qui passait d'une génération à l'autre. Même à l'annonce de la mort de Jean d'Ormesson, pourtant très populaire, il n'y avait pas eu une telle demande », explique-t-on à la librairie. Qui a dû en catastrophe se réalimenter dans les principaux titres de Tomi. « On a commandé 200 exemplaires du numéro spécial des Saisons d'Alsace ! »

 

dna.fr : Les obsèques de Tomi Ungerer seront célébrées en Irlande ce mardi avant un hommage vendredi à la cathédrale de Strasbourg

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 04:56:31

dna. fr : Les obsèques de Tomi Ungerer seront célébrées en Irlande ce mardi avant un hommage vendredi à la cathédrale de Strasbourg

Les obsèques de Tomi Ungerer se dérouleront mardi 12 février à 13h en l'église St Brendan de Bantry en Irlande, a-t-on appris à la lecture du faire-part de décès paru en ligne sur un site d'annonces mortuaires irlandais.

Elles seront suivies d'une crémation dans l'intimité familiale.

Un hommage sera rendu à l’auteur, dessinateur et illustrateur strasbourgeois, vendredi 15 février à 10 h à la cathédrale de Strasbourg. La cérémonie sera présidée par Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, en présence d’un pasteur. C’est Michel Wackenheim, l’archiprêtre de la cathédrale, qui prononcera l’homélie. Roger Siffer viendra chanter trois chansons spéciales, selon la volonté du défunt. Les titres en français : "J’ai un camarade" ; "O Strasbourg" ; "Les pensées sont libres".

Strasbourg Centre international de l'illustration : Dans l'intimité du musée après le grand départ de Tomi

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:58:49

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Strasbourg Centre international de l'illustration
Strasbourg Centre international de l'illustration : Dans l'intimité du musée après le grand départ de Tomi
Si l'oeuvre de Tomi Ungerer est immense, les Strasbourgeois ont toutefois la chance d'en voir une large part au musée consacré à l'auteur, dessinateur et illustrateur - décédé dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 février, à Cork. Le temps y a paru comme suspendu lundi matin, veille de son inhumation en Irlande et avant l'hommage rendu, vendredi à 10 h, à la cathédrale.

 
Tomi est parti, mais il laisse sa collection de jouets colorés. Petits et grands enfants adorent.
Jamais les jouets rassemblés par Tomi Ungerer, au rez-de-chaussée du musée qui lui a été consacré de son vivant, n'ont jamais paru aussi silencieux. En l'absence - définitive désormais - de son collectionneur, ils n'ont cependant rien perdu de leur candeur colorée et métallique. Comme si l'âme d'enfant de Tomi, qui les a beaucoup aimés, les habitait encore.

À pas feutrés, en ce lundi matin, une vingtaine de visiteurs déambulent dans les salles blanches. Entre souvenirs d'enfance et dessins, ils découvrent - ou revisitent - des aspects de son art protéiforme et prolifique, qui est espiègle, grave et acerbe à la fois.

Une drôlerie qui permet aux visiteurs, depuis douze ans, de se plonger dans ses rêveries, de s'émerveiller de son coup de crayon ou de pinceau, et de revivre le destin exceptionnel de Tomi Ungerer, au fil de l'Histoire. Et ce, dans un musée à taille humaine, qui se dévore comme un bon livre, sur ses trois niveaux.
Philippe DOSSMANN Tomi Ungerer, natif de Strasbourg, avait fait don à sa Ville d'un fonds de 14 000 dessins originaux. Mais le musée est aussi un centre d'illustration où sont conservés 1 600 dessins d'autres illustrateurs français et internationaux. Voir aussi notre vidéo et notre diaporama sur dna.fr, et en page Région

« Tomi, tu es parti rejoindre Jean de la Lune ! Bon voyage et merci à toi, l'Alsacien, l'Européen... Ta verve et ta gouaille nous manquent, tu as si bien connu notre double culture », lui écrit Martine.

Kim, quant à elle, remercie l'artiste pour son coup de crayon et ses histoires qui ont accompagné « toute (s) a jeunesse, ainsi que celle de (s) es enfants aujourd'hui ». Comme Damien, qui lui dessine un soleil.

Ou un autre, qui griffonne un bonhomme, les bras grand ouverts, qui lance : « Bienvenue là-haut, Tomi ! » Son nom ? « Le dieu du dessin »...

Tomi Ungerer, natif de Strasbourg, avait fait don à sa Ville d'un fonds de 14 000 dessins originaux. Mais le musée est aussi un centre d'illustration où sont conservés 1 600 dessins d'autres illustrateurs français et internationaux.

 
 

 

Région de Guebwiller : Quand Tomi Ungerer « roulait »pour Fessenheim

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:58:15

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Région de Guebwiller
Région de Guebwiller : Quand Tomi Ungerer « roulait »pour Fessenheim
En 2010, Tomi Ungerer avait inventé une Roue de l'Energie pour EDF avec le concours des ateliers de tôlerie Schlumberger. Les grenouilles avaient fini leur course à l'expo universelle de Shangaï.

 
Tomi Ungerer entre un responsable de la centrale de Fessenheim et Etienne Leroi (à d.), directeur général du groupe NSC.
L'oeuvre mesurait près de quatre mètres sur trois de haut et représentait une roue (actionnée par la force hydraulique) que semblait faire tourner deux grenouilles à vélo... des amphibiens en string, bas résilles et souliers à talons aiguilles ! Sa réalisation avait été confiée aux ateliers de tôlerie Schlumberger.

« Avant d'accéder à la demande d'EDF, j'ai dû faire un examen de conscience ; en effet, je suis un écolo de longue date, j'ai même écrit un livre contre l'énergie nucléaire ! Mais finalement je dois reconnaître que par les temps actuels, il n'y a pas d'autre choix que le nucléaire », avait alors déclaré l'illustrateur.

Quen n'avait-il dit-là ! De quoi susciter de vives réactions d'incompréhension chez ses amis écologistes. Dans un courrier, Jean-Marie Brom, militant de Halte au Nucléaire, s'était demandé pourquoi « l'écolo de longue date qui a réalisé naguère une affiche électorale pour les Verts, a lié cette oeuvre à l'énergie nucléaire. »

Nicole Roelens, présidente de Stop Fessenheim, a déclaré avoir été « choquée et déçue » avant de féliciter son ami Tomi dans un courrier qui cherchait avant tout à ridiculiser son mécène. « Tu as eu le culot monstre d'aller monter ta sculpture sur le site de Fessenheim. Tu es roué d'avoir laissé penser que le lobby nucléaire avait réussi à te convaincre ! Tu as tout bonnement ridiculisé la campagne en faveur de la vieille centrale » !

L'oeuvre avait suivi le cours du Rhin avant de quitter l'Europe pour le pavillon d'Alsace de l'exposition universelle de Shanghaï.

 

 
 

 

Europa-Park : Une rue et un espace dédiés à Tomi Ungerer

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:56:51

 

 

Europa-Park : Une rue et un espace dédiés à Tomi Ungerer
 

© Dna, Mardi le 12 Février 2019
 
Le parc d'attractions Europa-Park, situé à Rust, de l'autre côté de la frontière, « pleure l'ami et dessinateur de renom Tomi Ungerer ».

Depuis plus de 20 ans, Tomi Ungerer entretenait en effet une étroite amitié avec Europa-Park et ses propriétaires, la famille Mack. Roland Mack a ainsi déclaré : «Nous pleurons notre ami Tomi, c'était un formidable artiste».

De nombreux dessins de Tomi Ungerer sont exposés à Europa-Park, particulièrement dans les hôtels. Depuis plusieurs années, une rue porte le nom du célèbre artiste alsacien. Il a donc également été décidé de lui dédier un espace dans le nouvel hôtel.

 

 

Saint-Louis Hommage à Tomi Ungerer

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:57:07

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Saint-Louis Hommage à Tomi Ungerer
 

 
Tomi Ungerer à la Foire du livre en 2002. DR
Saint-Louis se souvient de Tomi Ungerer, dessinateur, illustrateur et auteur alsacien, décédé samedi 9 février, président du 9e Forum du livre en avril 1992, qui a participé à plusieurs éditions. Au fil des années, le Forum du livre de Saint-Louis et Tomi Ungerer ont tissé des liens étroits. Il a notamment créé l'affiche du 20e Forum du livre. Ses passages à Saint-Louis ont marqué des centaines d'enfants et d'adultes. L'artiste alsacien était surtout connu pour ses ouvrages pour enfants : Les trois brigands, Le géant de Zéralda, Jean de la lune, Otto, etc., tous publiés à l'École des loisirs. Auteur et dessinateur, il avait également réalisé des affiches de film, des publicités ou encore des dessins satiriques.

 

 
 

Wintzenheim Disparition de Tomi Ungerer : L'enfant de Logelbach

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:00:51

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Wintzenheim Disparition de Tomi Ungerer
Wintzenheim Disparition de Tomi Ungerer : L'enfant de Logelbach
L'auteur de Jean de la lune et Les trois brigands , Tomi Ungerer, est décédé ce samedi 9 janvier en Irlande. Sa disparition affecte particulièrement la commune de Wintzenheim où l'auteur, dessinateur et illustrateur a grandi.

 
L'article paru en 1994, après l'inauguration de la plaque apposée au gymnase de Wintzenheim, dans l'édition colmarienne des Dernières Nouvelles d'Alsace de l'époque.
Wintzenheim et surtout son quartier de Logelbach ont marqué les jeunes années de l'artiste mondialement connu. Il a vécu au 12, rue Hassmann à Logelbach, où une plaque a été posée en 2005 relatant ce fait historique.

Tomi Ungerer est né à Strasbourg en 1931 ; sa famille a rejoint le Haut-Rhin en 1935, suite au décès de son père, Théodore. Elle a emménagé dans la maison des grands-parents maternels. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, Tomi a huit ans et comme tous les enfants de son âge, du jour au lendemain, il doit parler et écrire en allemand, subir l'endoctrinement nazi. Selon son propos, il devient un caméléon : Français dans sa maison, Allemand à l'école et dans la rue.

Dès cette époque il dessine beaucoup, des croquis et des dessins pleins de fraîcheur et de précision, que sa mère Alice a précieusement gardés.
Depuis octobre 1994

Cette période douloureuse vécue à Logelbach l'a profondément marqué et a sûrement contribué à modeler sa personnalité et ses convictions. En même temps, il a été un témoin de l'Histoire : dans son livre A la guerre comme à la guerre, publié bien plus tard, il relate sa vie à Logelbach durant le conflit, notamment l'attaque aérienne du 26 décembre 1944 et l'arrivée des Alliés le 2 février 1945.

Ce vécu de l'adolescent à Logelbach a fait naître un dégoût des conflits armés et des totalitarismes, qu'il montrera entre autres lors de la guerre du Vietnam. À l'issue du second conflit mondial, débute pour Ungerer une série d'années à la fois insouciantes et difficiles. Tomi décide, après son échec à la deuxième partie du baccalauréat, de partir en stop au cap Nord, en Laponie.

La ville de Wintzenheim n'a pas attendu le décès de l'artiste pour l'honorer, car la salle de sport de la rue Herzog porte son nom depuis octobre 1994. L'artiste avait assisté à cette cérémonie d'inauguration et il y avait témoigné son attachement à Germain Muller qui venait de décéder : « Je suis venu en deuil, dit-il. Notre grand et cher Germain Muller nous a quittés. C'était pour moi, un ami, un parrain, une lumière. Bon génie de l'Alsace, il a su nous faire comprendre que notre accent était beau et que nous n'avions pas à nous gêner de notre particularisme... »

Cette salle Tomi-Ungerer va continuer à perpétuer le souvenir de cet immense artiste à Logelbach et dans la région.
J-L.M. Les obsèques de Tomi Ungerer sont célébrées ce mardi en Irlande où il demeurait et où il est décédé. Nous reviendrons plus précisément dans une prochaine édition sur la jeunesse à Colmar et sa proche région du défunt.

Les obsèques de Tomi Ungerer sont célébrées ce mardi en Irlande où il demeurait et où il est décédé.

 
 

 

Emmanuel Macron perd son conseiller de l'ombre

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:43:40

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Présidence Démission
Emmanuel Macron perd son conseiller de l'ombre
Il avait recruté Benalla, remis les vidéos de l'agression du 1 er Mai à la police, maintenu le contact avec le garde du corps : le conseiller spécial Ismaël Emelien, le « Monsieur crises » du président, quitte l'Élysée.
 

 
Ismaël Emelien, 32 ans, quitte ses fonctions. Photo archives AFP
Le couteau suisse de la Macronie, l'homme qui parlait à l'oreille du président, le chef de chantier d'En Marche, le collecteur de la boîte à idées, le conseiller très spécial et surtout le « Monsieur crises ». Ces différentes mentions pour désigner le rôle à l'Élysée du Grenoblois Ismaël Emelien, 32 ans, montrent son importance dans le dispositif du pouvoir. Conseiller du président Macron, comme il fut celui du candidat et du ministre de l'Économie. On pourra ajouter dans quelques semaines le passé simple à son passage à l'Élysée : ce lundi il a annoncé à nos collègues du Point sa démission de ce poste. Officiellement, il entend se consacrer à la promotion de son « manifeste pour le progressisme » co-écrit avec un jeune haut fonctionnaire de l'Élysée qui lui aussi a demandé à quitter ses fonctions.
Le recruteur de Benalla

« Par éthique personnelle, je me suis astreint en tant que conseiller spécial du président à un silence absolu qui n'est pas compatible avec la parution d'un tel ouvrage », déclare le discret trentenaire qui contrairement à quelques prédécesseurs à ce poste (Jacques Attali pour Mitterrand, Henri Guaino pour Sarkozy) n'aime pas la lumière.

Mais le timing apparaît pour le moins curieux : Ismaël Émélien est un homme tellement dans l'ombre qu'il a été rattrapé par celle d'Alexandre Benalla. Lors de la nuit du 18 juillet, quand l'affaire est révélée, le conseiller spécial et le garde du corps ne cessent d'échanger des textos.

Ismaël Émelien a été mis en cause dans l'affaire Benalla depuis que l'ex-chargé de sécurité du président a affirmé à la police lui avoir transmis des vidéos obtenues illégalement auprès de la police, qui étaient censées le disculper dans le déroulé des violences du 1er-Mai. Ces images s'étaient retrouvées sur des comptes Twitter pro-Macron.
De Maduro à Macron

Logique : c'est Émelien qui a recruté Benalla et son comparse Vincent Crase via un ami commun, Ludovic Chaker, 39 ans. Ce dernier, spécialiste du renseignement, a d'ailleurs aussi travaillé à l'Élysée sans apparaître dans l'organigramme ni sur les photos du personnel. Le 6 décembre 2018, lors d'une réunion du cabinet d'Emmanuel Macron, quelques jours avant l'intervention télévisée du président sur les gilets jaunes, Chaker était présent et a prodigué des conseils. Le trio Emelien-Chaker-Benalla était resté très lié et donnait des ordres à tout le monde, ce qui irritait quelques hauts fonctionnaires à la présidence dont le chef de cabinet Patrick Strozda.

Dans l'enregistrement entre Benalla et Crase, intercepté et remis à Mediapart, l'ex-garde du corps dit pouvoir compter sur l'appui d'Ismaël Emelien

Formé à Euro-RSCG du temps de la toute puissance de cette agence de spécialistes de la communication politique créée par Jacques Séguéla et rachetée par Havas, rédacteur des discours de campagne de Dominique Strauss-Kahn pour la campagne de la primaire PS en 2006, Ismaël Emelien a conseillé en 2013 le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Déçu par ce dernier, il quitte Havas pour rejoindre Emmanuel Macron à Bercy tout en préparant la création d'En Marche avec Julien Denormandie, actuel ministre du Logement. Lors de la campagne, il emporte Chaker et Benalla dans ses bagages. Son départ suit celui de Sylvain Fort, autre artisan du succès d'Emmanuel Macron en 2017. Comme si une nouvelle ère s'ouvrait dans le premier cercle du pouvoir.

 

 
 

 

Emmanuel Macron perd son conseiller de l'ombre

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:17:06

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Emmanuel Macron perd son conseiller de l'ombre
 

 
Ismaël Emelien, 32 ans, quitte ses fonctions. Photo archives AFP
Le couteau suisse de la Macronie, l'homme qui parlait à l'oreille du président, le chef de chantier d'En Marche, le collecteur de la boîte à idées, le conseiller très spécial et surtout le « Monsieur crises ». Ces différentes mentions pour désigner le rôle à l'Élysée du Grenoblois Ismaël Emelien, 32 ans, montrent son importance dans le dispositif du pouvoir. Conseiller du président Macron, comme il fut celui du candidat et du ministre de l'Économie. On pourra ajouter dans quelques semaines le passé simple à son passage à l'Élysée : ce lundi il a annoncé à nos collègues du Point sa démission de ce poste. Officiellement, il entend se consacrer à la promotion de son « manifeste pour le progressisme » co-écrit avec un jeune haut fonctionnaire de l'Élysée qui lui aussi a demandé à quitter ses fonctions.
Le recruteur de Benalla

« Par éthique personnelle, je me suis astreint en tant que conseiller spécial du président à un silence absolu qui n'est pas compatible avec la parution d'un tel ouvrage », déclare le discret trentenaire qui contrairement à quelques prédécesseurs à ce poste (Jacques Attali pour Mitterrand, Henri Guaino pour Sarkozy) n'aime pas la lumière.

Mais le timing apparaît pour le moins curieux : Ismaël Émélien est un homme tellement dans l'ombre qu'il a été rattrapé par celle d'Alexandre Benalla. Lors de la nuit du 18 juillet, quand l'affaire est révélée, le conseiller spécial et le garde du corps ne cessent d'échanger des textos.

Ismaël Émelien a été mis en cause dans l'affaire Benalla depuis que l'ex-chargé de sécurité du président a affirmé à la police lui avoir transmis des vidéos obtenues illégalement auprès de la police, qui étaient censées le disculper dans le déroulé des violences du 1er-Mai. Ces images s'étaient retrouvées sur des comptes Twitter pro-Macron.
De Maduro à Macron

Logique : c'est Émelien qui a recruté Benalla et son comparse Vincent Crase via un ami commun, Ludovic Chaker, 39 ans. Ce dernier, spécialiste du renseignement, a d'ailleurs aussi travaillé à l'Élysée sans apparaître dans l'organigramme ni sur les photos du personnel. Le 6 décembre 2018, lors d'une réunion du cabinet d'Emmanuel Macron, quelques jours avant l'intervention télévisée du président sur les gilets jaunes, Chaker était présent et a prodigué des conseils. Le trio Emelien-Chaker-Benalla était resté très lié et donnait des ordres à tout le monde, ce qui irritait quelques hauts fonctionnaires à la présidence dont le chef de cabinet Patrick Strozda.

Dans l'enregistrement entre Benalla et Crase, intercepté et remis à Mediapart, l'ex-garde du corps dit pouvoir compter sur l'appui d'Ismaël Emelien

Formé à Euro-RSCG du temps de la toute puissance de cette agence de spécialistes de la communication politique créée par Jacques Séguéla et rachetée par Havas, rédacteur des discours de campagne de Dominique Strauss-Kahn pour la campagne de la primaire PS en 2006, Ismaël Emelien a conseillé en 2013 le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Déçu par ce dernier, il quitte Havas pour rejoindre Emmanuel Macron à Bercy tout en préparant la création d'En Marche avec Julien Denormandie, actuel ministre du Logement. Lors de la campagne, il emporte Chaker et Benalla dans ses bagages. Son départ suit celui de Sylvain Fort, autre artisan du succès d'Emmanuel Macron en 2017. Comme si une nouvelle ère s'ouvrait dans le premier cercle du pouvoir.

 

 
 

SANTé La loi d'Agnès Buzyn mercredi en conseil des ministres : Le plan contre les déserts médicaux

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:43:06

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SANTé La loi d'Agnès Buzyn mercredi en conseil des ministres
SANTé La loi d'Agnès Buzyn mercredi en conseil des ministres : Le plan contre les déserts médicaux
Hôpitaux de proximité, incitation à travailler en groupe pour les professionnels de santé : la ministre de la Santé Agnès Buzyn présente son texte pour rapprocher l'offre de soins de la réalité à l'horizon 2022.

 
Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et Édouard Philippe, Premier ministre, lundi à Avoine, près de Tours, en visite dans une maison de santé pluridisciplinaire. Photos Julio Pelaez et Alain Jocard / AFP
Un meilleur accès aux soins pour tous. L'objectif - ambitieux - est poursuivi par tous les gouvernements, quinquennat après quinquennat.

Pour y parvenir, Agnès Buzyn adopte une stratégie : faire mieux travailler ensemble médecins libéraux et hôpitaux afin de réduire les déserts médicaux, ces espaces à la campagne comme en ville où trouver un professionnel de santé tourne au casse-tête.

Sa méthode : la loi et les négociations. Ces dernières ont commencé en janvier entre l'Assurance maladie et les médecins libéraux sur plusieurs points annoncés par Emmanuel Macron en septembre. Le premier : la création de 4 000 assistants médicaux pour soulager les médecins et leur permettre de disposer de davantage de temps médical. Les discussions sur ce point sont tendues avec les syndicats de médecins libéraux, qui ont quitté la table des négociations (lire ci-dessous).

Le second volet des discussions concerne l'organisation de l'offre de soins sur les territoires. Médecins et Assurance maladie ont jusqu'au mois d'avril pour s'entendre sur un nouveau mode de fonctionnement - moyennant financement - pour mieux prendre en charge les petites urgences du quotidien sur un territoire.
Hôpitaux sans chirurgie ni maternité

La loi inscrira dans le marbre les structures permettant ce travail collectif : les « projets régionaux de territoires », des « outils souples à l'initiative des acteurs locaux », selon le ministère de la Santé.

Les professionnels devront analyser les besoins d'un territoire et s'organiser pour y répondre, avec un coup de pouce de l'Assurance maladie. Leur projet devra être validé par l'Agence régionale de Santé.

Agnès Buzyn mise sur un autre levier pour renforcer le maillage territorial des soins : la création des « hôpitaux de proximité ».

Ces établissements, sans chirurgie ni maternité, se recentreraient sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, en lien avec la ville (les libéraux). On pourrait par exemple y consulter un ophtalmo une fois par semaine voire d'autres spécialistes, ou faire des analyses sanguines.
Offre de proximité

L'idée est de réviser la carte hospitalière avec une gradation des soins : à la proximité, les consultations de base ; aux CHU les interventions de pointe. Et entre les deux, des établissements avec un plateau technique, pour les soins nécessitant des interventions un peu plus poussées.

La loi va créer une « labellisation des hôpitaux de proximité », en fonction d'un certain nombre de critères « de qualité et de sécurité ». Les élus locaux sont sur la défensive sur ce dossier. Car les détails de ces critères restent flous. La loi de santé est une loi d'habilitation.

Le gouvernement - forcé d'aller vite à cause du calendrier universitaire, s'il veut mettre en oeuvre la réforme des études de médecine en 2020 - précisera les détails d'un certain nombre de sujets par ordonnances.

« Les élus ont une crainte de déclassement pour ces établissements. Notre idée au contraire est de les revaloriser, en investissant des moyens » spécifiques, promet-on au ministère de la Santé.

Plus de détails mi-mars, lors du débat sur la loi au Parlement.
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Pour mieux comprendre Dossier Santé Le plan contre les déserts médicaux

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:21:47

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Pour mieux comprendre Dossier Santé Le plan contre les déserts médicaux
 

 
Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et Édouard Philippe, Premier ministre, lundi à Avoine, près de Tours, en visite dans une maison de santé pluridisciplinaire. Photos Julio Pelaez et Alain Jocard / AFP
Un meilleur accès aux soins pour tous. L'objectif - ambitieux - est poursuivi par tous les gouvernements, quinquennat après quinquennat.

Pour y parvenir, Agnès Buzyn adopte une stratégie : faire mieux travailler ensemble médecins libéraux et hôpitaux afin de réduire les déserts médicaux, ces espaces à la campagne comme en ville où trouver un professionnel de santé tourne au casse-tête.

Sa méthode : la loi et les négociations. Ces dernières ont commencé en janvier entre l'Assurance maladie et les médecins libéraux sur plusieurs points annoncés par Emmanuel Macron en septembre. Le premier : la création de 4 000 assistants médicaux pour soulager les médecins et leur permettre de disposer de davantage de temps médical. Les discussions sur ce point sont tendues avec les syndicats de médecins libéraux, qui ont quitté la table des négociations (lire ci-dessous).

Le second volet des discussions concerne l'organisation de l'offre de soins sur les territoires. Médecins et Assurance maladie ont jusqu'au mois d'avril pour s'entendre sur un nouveau mode de fonctionnement - moyennant financement - pour mieux prendre en charge les petites urgences du quotidien sur un territoire.
Hôpitaux sans chirurgie ni maternité

La loi inscrira dans le marbre les structures permettant ce travail collectif : les « projets régionaux de territoires », des « outils souples à l'initiative des acteurs locaux », selon le ministère de la Santé.

Les professionnels devront analyser les besoins d'un territoire et s'organiser pour y répondre, avec un coup de pouce de l'Assurance maladie. Leur projet devra être validé par l'Agence régionale de Santé.

Agnès Buzyn mise sur un autre levier pour renforcer le maillage territorial des soins : la création des « hôpitaux de proximité ».

Ces établissements, sans chirurgie ni maternité, se recentreraient sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, en lien avec la ville (les libéraux). On pourrait par exemple y consulter un ophtalmo une fois par semaine voire d'autres spécialistes, ou faire des analyses sanguines.
Offre de proximité

L'idée est de réviser la carte hospitalière avec une gradation des soins : à la proximité, les consultations de base ; aux CHU les interventions de pointe. Et entre les deux, des établissements avec un plateau technique, pour les soins nécessitant des interventions un peu plus poussées.

La loi va créer une « labellisation des hôpitaux de proximité », en fonction d'un certain nombre de critères « de qualité et de sécurité ». Les élus locaux sont sur la défensive sur ce dossier. Car les détails de ces critères restent flous. La loi de santé est une loi d'habilitation.

Le gouvernement - forcé d'aller vite à cause du calendrier universitaire, s'il veut mettre en oeuvre la réforme des études de médecine en 2020 - précisera les détails d'un certain nombre de sujets par ordonnances.

« Les élus ont une crainte de déclassement pour ces établissements. Notre idée au contraire est de les revaloriser, en investissant des moyens » spécifiques, promet-on au ministère de la Santé.

Plus de détails mi-mars, lors du débat sur la loi au Parlement.
Élodie BÉCU

 

 
 

Santé Cancer du sein : avis défavorable pour le remboursement de tests prédictifs

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:26:06

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Santé Cancer du sein : avis défavorable pour le remboursement de tests prédictifs et la France en bref

Le remboursement par la Sécurité sociale des tests prédictifs du risque de récidive d'un cancer du sein détecté au stade précoce, destinés à distinguer les femmes qui ont besoin ou non d'une chimiothérapie après l'opération de la tumeur, est « prématuré » selon la Haute autorité de Santé (HAS). Cependant, dans un rapport rendu public lundi, la HAS recommande de prolonger « sous condition » le financement de soutien à l'innovation.

 

SociaL Casseurs : les élus des grandes villes veulent être reçus à Matignon

Réunis au sein de l'association France Urbaine, les élus des métropoles et grandes aires urbaines du pays tirent la sonnette d'alarme sur les incidents à la marge de chaque acte de mobilisation des gilets jaunes, notamment dans les grands centres-villes. Ils demandent à être reçus par le Premier ministre Édouard Philippe et les ministres concernés au plus vite. Ils espèrent notamment obtenir aides et indemnisations.
Affaire Baupin Harcèlement sur Twitter :Cécile Duflot a déposé plainte

L'ex-ministre écologiste Cécile Duflot a déposé plainte lundi après la publication de messages d'insultes à caractère sexuel sur Twitter au sujet de son témoignage durant le procès en diffamation opposant Denis Baupin à des médias. La plainte, sur le fondement du harcèlement en ligne, vise avant tout à identifier l'auteur d'un « harcèlement concerté ».

 

 
 

L'Assurance maladie est dans une logique productiviste

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:49:45

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L'Assurance maladie est dans une logique productiviste
Jacques Battistoni  Président de MG France (médecins généralistes)
 

 
Le gouvernement veut que les médecins assurent davantage les urgences de jour. Etes-vous prêts ?
Le gouvernement veut une meilleure continuité des soins. L'idée est que les médecins libéraux assurent davantage les rendez-vous imprévus dans la journée pour éviter que les patients ne se retrouvent aux urgences. Nous le faisons déjà mais il y a besoin de réfléchir à une nouvelle organisation collective sur le territoire. Les syndicats de médecins sont actuellement en négociation avec l'Assurance maladie pour y parvenir. Avec deux points de discussion : le financement de cette nouvelle organisation territoriale et la mise en place des assistants médicaux.
Pourquoi avez-vous claqué la porte des négociations, comme les autres syndicats de médecins libéraux ?

Les assistants médicaux doivent libérer du temps médical pour que les médecins prennent mieux en charge les patients. Mais l'Assurance maladie est dans une logique productiviste. Elle veut financer ces postes à condition que nous augmentions le nombre de nos consultations. Nous nous réunissons mercredi avec l'ensemble des syndicats de médecins libéraux pour faire des propositions collectives à la CNAM.
Qu'attendez-vous des hôpitaux de proximité ?

Les hôpitaux de proximité doivent être un prolongement de l'exercice de la médecine de premier recours en ville. Un médecin généraliste devrait pouvoir y hospitaliser rapidement un patient près de chez lui. Et les médecins doivent pouvoir y intervenir facilement, pour qu'il y ait des passerelles entre l'hôpital et la médecine de ville. Nous sommes assez inquiets. Le gouvernement va légiférer par ordonnances sur le sujet. Nous craignons de ne pas être assez associés à la réflexion. Nous avons la même inquiétude sur la réforme des études de médecine dont les contours restent flous.
Recueilli par Élodie BÉCU

 

 
 

 

Racisme Plaintes en série : Odieuse série d'actes antisémites à Paris

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:44:08

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Racisme Plaintes en série
Racisme Plaintes en série : Odieuse série d'actes antisémites à Paris
Le visage de Simone Veil barré d'une croix gammée, un tag « Juden » écrit en lettres jaune, l'arbre d'Ilan Halimi scié... La découverte de plusieurs inscriptions antisémites ce week-end à Paris suscite l'indignation générale.

 
Deux boîtes aux lettres du 13e arrondissement de Paris ont été ciblées.
Quand «la haine des Juifs se recoupe avec la haine de la démocratie, le vocabulaire de la fachosphère se retrouve sur les murs ! », déplore Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). Sur Twitter, il a accompagné son propos d'une photo montrant une porte de garage, dans la capitale, avec l'inscription « Macron Jews'Bitch » (« Macron pute des Juifs », en anglais).
« C'est salir la République »

Deux portraits de Simone Veil - ancienne ministre et rescapée de la Shoah - dessinés par l'artiste C215 sur des boîtes aux lettres en façade de la mairie du 13e arrondissement de Paris ont été recouverts de croix gammées. La mairie va déposer plainte. « Salir la mémoire de Simone Veil, c'est salir la République. Tout est mis en oeuvre pour que cet acte infâme ne reste pas impuni », a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Une inscription antisémite visant Emmanuel Macron a également été découverte lundi matin sur la façade du journal Le Monde (13e arrondissement). « Micron (sic) Rothschild parce qu'il se vend bien», est-il écrit sur le bâtiment du quotidien qui va déposer plainte.

Samedi matin, les gérants du restaurant Bagelstein, sur l'Ile-Saint-Louis, avaient eux découvert un tag « juden » (« juifs » en allemand) en lettres jaunes, la couleur de l'étoile que les Juifs étaient obligés de porter pendant l'Occupation nazie. Une enquête pour dégradations volontaires aggravées et provocation à la haine raciale a été ouverte. D'autres établissements de l'enseigne de ventes de bagels ont déjà été la cible d'inscriptions antisémites, selon son co-fondateur.
Hausse de 74% des actes antisémites en 2018

Enfin, hier soir, un arbre planté à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) où avait été retrouvé Ilan Halimi, un jeune juif de 23 ans assassiné en 2006 par le «gang des barbares», a été scié, à deux jours de l'anniversaire de sa mort.

« Jamais nous ne céderons face à l'antisémitisme, face à ceux qui, par leur haine et leur ignorance, salissent la République », a réagi le ministre de la Culture Franck Riester. « Nous allons déposer plainte. Soyons tous mobilisés contre la haine », lance la municipalité socialiste de la capitale.

Hier soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a indiqué que les actes antisémites ont bondi de 74% en France en 2018.

Des dégradations, commises la semaine dernière dans cinq églises catholiques - Maisons-Laffitte et Houilles (Yvelines), Dijon, Nîmes et Lavaur (Tarn) - ont été rendues publiques lundi. 978 atteintes aux édifices religieux et aux sépultures, dont 878 contre des lieux chrétiens, ont été recensées dans l'Hexagone en 2017, selon un bilan du ministère de l'Intérieur.

 

 
 

 

Odieuse série d'actes antisémites à Paris

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:18:07

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Odieuse série d'actes antisémites à Paris
 

 
Deux boîtes aux lettres du 13e arrondissement de Paris ont été ciblées. JACQUES DEMARTHON / AFP
Quand «la haine des Juifs se recoupe avec la haine de la démocratie, le vocabulaire de la fachosphère se retrouve sur les murs ! », déplore Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). Sur Twitter, il a accompagné son propos d'une photo montrant une porte de garage, dans la capitale, avec l'inscription « Macron Jews'Bitch » (« Macron pute des Juifs », en anglais).
« C'est salir la République »

Deux portraits de Simone Veil - ancienne ministre et rescapée de la Shoah - dessinés par l'artiste C215 sur des boîtes aux lettres en façade de la mairie du 13e arrondissement de Paris ont été recouverts de croix gammées. La mairie va déposer plainte. « Salir la mémoire de Simone Veil, c'est salir la République. Tout est mis en oeuvre pour que cet acte infâme ne reste pas impuni », a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Une inscription antisémite visant Emmanuel Macron a également été découverte lundi matin sur la façade du journal Le Monde (13e arrondissement). « Micron (sic) Rothschild parce qu'il se vend bien», est-il écrit sur le bâtiment du quotidien qui va déposer plainte.

Samedi matin, les gérants du restaurant Bagelstein, sur l'Ile-Saint-Louis, avaient eux découvert un tag « juden » (« juifs » en allemand) en lettres jaunes, la couleur de l'étoile que les Juifs étaient obligés de porter pendant l'Occupation nazie. Une enquête pour dégradations volontaires aggravées et provocation à la haine raciale a été ouverte. D'autres établissements de l'enseigne de ventes de bagels ont déjà été la cible d'inscriptions antisémites, selon son co-fondateur.
Hausse de 74% des actes antisémites en 2018

Enfin, hier soir, un arbre planté à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) où avait été retrouvé Ilan Halimi, un jeune juif de 23 ans assassiné en 2006 par le «gang des barbares», a été scié, à deux jours de l'anniversaire de sa mort.

« Jamais nous ne céderons face à l'antisémitisme, face à ceux qui, par leur haine et leur ignorance, salissent la République », a réagi le ministre de la Culture Franck Riester. « Nous allons déposer plainte. Soyons tous mobilisés contre la haine », lance la municipalité socialiste de la capitale.

Hier soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a indiqué que les actes antisémites ont bondi de 74% en France en 2018.

Des dégradations, commises la semaine dernière dans cinq églises catholiques - Maisons-Laffitte et Houilles (Yvelines), Dijon, Nîmes et Lavaur (Tarn) - ont été rendues publiques lundi. 978 atteintes aux édifices religieux et aux sépultures, dont 878 contre des lieux chrétiens, ont été recensées dans l'Hexagone en 2017, selon un bilan du ministère de l'Intérieur.

 

 
 

A Auschwitz, 74 ans après

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:04:10

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A Auschwitz, 74 ans après
Libérés en janvier 1945, les deux camps nazis d'Auschwitz et Birkenau ont vu périr 1,1 million de victimes. C'est aujourd'hui un mémorial et un musée que plus de deux millions de personnes ont visités l'an dernier.
 

 
L'entrée de Birkenau. Le plus grand complexe concentrationnaire du nazisme compléta le camp d'Auschwitz.
Auschwitz et Birkenau,
de notre envoyé spécial

La chronique locale dit qu'en 1939, la moitié des 13 000 habitants d'Oswiecim, ville du sud-ouest de la Pologne, étaient de confession juive. Il n'y en a plus un seul aujourd'hui. L'adresse est lourde à porter : hors de Pologne, la ville d'Oswiecim n'est plus connue que sous son nom allemand, Auschwitz.

Entre 1942 et 1945, plus d'un million de juifs d'Europe ont péri à Auschwitz, soit dans les chambres à gaz, soit à la suite des punitions et privations orchestrées par les SS.

On arrive à Oswiecim en faisant soixante kilomètres vers l'ouest à partir de Cracovie, ville magnifique, ancienne capitale des rois de Pologne (qui avant 1939 comptait 60 000 juifs, un quart de la population, installés dans le quartier de Kazimierz). L'autoroute fait place à une route nationale, puis on rejoint un vaste parking où les cars de tourisme stationnent en épis.
Environ 300 guides,
dont seize francophones,
se relaient pour raconter ce qui s'est passé ici

Alors que l'antisémitisme remonte de façon inquiétante en Europe, Auschwitz est de plus en plus fréquenté. L'an dernier, plus de deux millions de visiteurs sont venus se confronter à l'invention du génocide industriel en janvier 1942 par Reinhard Heydrich et Adolf Eichmann, ingénieurs en chef de la terrible Endlösung (solution finale).

Environ 300 guides, dont seize francophones, se relaient pour raconter ce qui s'est passé ici. Auschwitz est un nom générique, une entité double, inséparable de son sinistre complément, Birkenau, trois kilomètres plus loin. « C'est simple, précise la guide Theresa Wrona. Le camp d'Auschwitz faisait six hectares, celui de Birkenau, 175 hectares. Le second est l'extension du premier, il a été construit parce que la mort n'allait pas assez vite aux yeux de Hitler. »

Les nazis étaient des maniaques de l'administration. Leurs registres, impeccablement tenus, signalent l'ampleur géographique des rafles. Ont péri à Auschwitz-Birkenau des juifs nés à Salonique, Lyon, Ostende, Amsterdam, Vilnius, Budapest, Bucarest et ailleurs. Les fiches nominatives, manuscrites, contenaient maintes précisions, date d'arrestation, taille et corpulence du détenu, son âge, ses études, sa profession. On sait par exemple tout de Daniel Pinette, né au Caire le 17 octobre 1916, son adresse à Paris, la durée de ses études primaires, secondaires et supérieures, sa profession de dentiste, etc.

Avant 1939, quand Birkenau s'appelait Brzezinka, c'était un village rural. Hommes et bêtes furent évacués en 1941 pour faire place à un camp de la mort. « Je suis arrivée ici le dimanche 16 avril 1944. C'est le dernier jour où j'ai vu mon père, mon petit frère et mon neveu, qui avaient 61 ans, 14 ans et 12 ans. Ils ont tout de suite été gazés », raconte Ginette Kolinka, née Cherkasky, revenue sur les lieux mercredi et jeudi derniers pour parler aux lycéens invités par la région Grand Est au titre d'une démarche pédagogique (voir ci-contre).

Mme Kolinka déborde de vitalité. Elle a 94 ans depuis huit jours et c'est d'un pied ferme qu'elle nous entraîne dans une baraque tout en longueur aux allures de hangar. Sol en terre battue. Une lueur blafarde traverse péniblement quelques étroites lucarnes. Des cloisons verticales (en briques) et horizontales (en bois) composent une multitude d'alvéoles d'environ 2 m2. « Nous dormions par six dans chaque alvéole, tête bêche, les pieds de l'une dans la figure de l'autre. J'étais vêtue de guenilles. Les vestes rayées en bleu et blanc qu'on voit souvent sur les photos, c'était trop bien pour nous », dit Ginette Kolinka.
« Non, vous ne pouvez pas imaginer »

A Birkenau en 2019, les baraques sont vides. Nous sommes dans un mémorial. Pas de reconstitution, pas de panneaux, pas d'objet, pas de photos. Dans leur tête, les visiteurs se transportent 75 ans en arrière et imaginent ce qui a pu se passer, mais Mme Kolinka s'interpose énergiquement. « Non, vous ne pouvez pas imaginer. C'est impossible. Aujourd'hui, vous voyez un décor, juste un décor. Vous sentez la puanteur ? Non, vous ne pouvez pas. Vous voyez la crasse, la gale, les poux ? Non, vous ne les voyez pas. Vous entendez les cris de la blokova (*)? Non, vous ne les entendez pas. Je pense qu'il fallait être solide pour survivre ici, mais cela ne suffisait pas ; il fallait aussi avoir de la chance. »
Sauvée par des cachettes
de nourriture

La chance de Ginette Kolinka fut d'être transférée, en novembre 1944, 800 km plus loin, dans le camp de Bergen-Belsen, près de Hanovre, où ses conditions de détention furent moins tragiques, puis à Theresienstadt, entre Dresde et Prague. « J'ai été envoyée dans une usine qui tournait avec des hommes du STO (service du travail obligatoire) ; ils cachaient un peu de nourriture à notre intention ; ça nous a sauvé la vie. »

À part le porche d'entrée et ses dépendances, subsistent dans la plaine de Birkenau environ soixante baraques entretenues au nom du devoir de mémoire et le triple de fondations rectangulaires, vestiges de ce qui a été rasé.

La voie de chemin de fer qui arrive en ligne droite s'interrompt en plein champ. Butoir final, terminus funèbre. L'espace est immense et vide. C'est un morceau de nulle part, un cimetière paradoxal. Plus d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants sont morts ici, mais on ne voit pas une tombe.
Ici, la « maison blanche »
est une chambre à gaz

On marche cinq minutes dans la neige à travers une plaine d'où émerge çà et là un bouleau (Birke en allemand) et l'on arrive à un espace que signalent quatre stèles commémoratives. Ici s'élevait ce que la terminologie nazie, adepte de la banalisation, nommait « la maison blanche ». Qui était l'une des chambres à gaz.

C'était à l'origine une ferme de 120 m2 au sol, aux murs badigeonnés de blanc, en lisière de forêt. Les SS avaient bouché les fenêtres, ils n'avaient plus qu'à déverser par des orifices préalablement aménagés les capsules de zyklon B, un pesticide à base d'acide cyanhydrique qui se dilatait sous la chaleur, paralysant et asphyxiant en une vingtaine de minutes les centaines de prisonniers nus qu'on avait fait entrer en file indienne. Vingt minutes d'agonie, le temps pour les SS d'aller fumer deux ou trois cigarettes. Quand on n'entendait plus ni cris ni sanglots, le Sonderkommando (des détenus juifs affectés à cette tâche) aérait la maison et emportait les cadavres vers les fours crématoires (**).

En guise de mémorial, des blocs de pierre ont été érigés sur un monticule que longent vingt-trois stèles rédigées en 23 langues, dont le yiddish. Elles rappellent les pays d'où vinrent les victimes. C'est sur ce promontoire balayé par le vent que se rassemblent les groupes de pèlerins qui, de nos jours, observent une minute de silence en mémoire des hommes, des femmes et des enfants tués avec une haine méthodique par le fanatisme hitlérien.
Dominique JUNG (*) La blokova était la cheffe de baraque qui, en échange de sa brutalité, disposait d'une alcôve individuelle et d'un lit de camp. (**) Près de 2 000 détenus furent affectés au Sonderkommando. Mais après quelques semaines ou quelques mois de cette besogne, ils furent eux aussi exécutés, pour effacer les témoins trop directs. Il ne resta qu'une dizaine de survivants. Lire Sonderkommando, par Shlomo Venezia, éditions Albin Michel, 2007.

(*) La blokova était la cheffe de baraque qui, en échange de sa brutalité, disposait d'une alcôve individuelle et d'un lit de camp.

 
 

 

entreprises Initiative : Elles accélèrent la mixité des carrières

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:52:44

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entreprises Initiative
entreprises Initiative : Elles accélèrent la mixité des carrières
Pour promouvoir l'accès des femmes aux plus hauts niveaux de responsabilité, le groupe d'assurances Covéa a initié il y a près de deux ans un réseau féminin baptisé Cov & elles. Des cadres supérieurs y jouent les ambassadrices.

 
Le réseau Cov & elles a permis à des femmes de franchir le pas vers des candidatures à des postes de managers.
Il y a, on le sait, encore du chemin à parcourir sur la question de la mixité en entreprise. Chez Covéa, le groupe d'assurance mutualiste de 22000 collaborateurs regroupant les marques MAAF, MMA ou GMF, « nous n'échappons pas à la règle », convient Véronique Jolly, en charge de la direction du développement des parcours et des compétences. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : alors que 65 % de l'effectif de Covéa est féminin, avec des niveaux de formation équivalents entre hommes et femmes, ces dernières sont sous-représentées sur les postes à responsabilité. Elles sont 51 % parmi les cadres, moins d'un tiers parmi les cadres supérieurs et 21 % au sein du comité exécutif.
Aider les femmesà croire en leur potentiel

Réalisé en 2017, ce constat a conduit la direction des ressources humaines à s'engager pour promouvoir l'évolution des carrières des femmes. Fin mai 2017 naissait « Cov & elles », un réseau féminin inspiré d'un réseau préexistant à la MAAF et destiné à « rendre visible notre ambition sur l'égalité homme-femme en mettant en avant des femmes qui peuvent témoigner et promouvoir les parcours », explique Véronique Jolly.

Les « Cov & elles », ce sont elles : 350 cadres supérieurs qui ont accepté d'endosser un rôle d'ambassadrice auprès des « femmes à potentiel » du groupe et d'encourager les candidatures féminines sur des postes à responsabilité. « Il y a un déficit des candidatures féminines en interne », regrette Véronique Jolly, alors même que « cette diversité est un vecteur de la performance du groupe ». L'action a été intégrée à la politique de gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences, des objectifs chiffrés ont été négociés avec les partenaires sociaux : la part des femmes cadres a notamment vocation à augmenter de cinq points sur les trois années de l'accord. Et « les indicateurs ont déjà évolué sur l'accès des femmes aux postes à responsabilité », indique le groupe.

Plusieurs fois par an, les 350 Cov & elles se rassemblent autour d'événements divers (conférences, petits-déjeuners, groupes de travail, etc.) pour s'emparer de la problématique et diffuser la bonne parole au sein de leurs équipes. Un dispositif plus individualisé de mentorat est également proposé pour accompagner et promouvoir les parcours de femmes à potentiel.

Au fond, c'est l'échange entre femmes qui est ouvertement encouragé par la direction comme moyen de faire tomber des freins à l'évolution de carrière. « C'est ce qui fonctionne et il faut l'assumer même si cela ne doit durer qu'un temps », affirme Véronique Jolly. Elle ne cache pas que la démarche a pu, çà et là, générer de l'incompréhension chez certains collaborateurs hommes. Si la question de l'inclusion de ces derniers à la démarche se pose régulièrement, dans l'immédiat l'objectif est de mettre les femmes en confiance pour qu'elles croient elles-mêmes en leur potentiel et parviennent, au contact de femmes référentes, à cette conclusion : « Ce poste à responsabilité, pourquoi pas moi ? »
Hélène DAVID Ce dossier s'inscrit dans l'opération Repère confiance, soutenue par l'Institut de l'entreprise et le groupe de presse Ebra auquel appartient votre journal. Ce label rassemble des actions à visée sociétale et environnementale des entreprises. Nous publions un mardi sur deux ce dossier.

Ce dossier s'inscrit dans l'opération Repère confiance, soutenue par l'Institut de l'entreprise et le groupe de presse Ebra auquel appartient votre journal. Ce label rassemble des actions à visée sociétale et environnementale des entreprises. Nous publions un mardi sur deux ce dossier.

 
 

 

Médias Réseaux sociaux : La Ligue des harceleurs du net rattrapée

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:51:40

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Médias Réseaux sociaux
Médias Réseaux sociaux : La Ligue des harceleurs du net rattrapée

 
Sur Facebook, la « Ligue du LOL » a sévi pendant plusieurs années. Photo d'illustration Julio PELAEZ
Ils sont une trentaine, pour la majorité des hommes, à faire partie d'un groupe privé Facebook et rattrapés aujourd'hui par une vague de témoignages les accusant de cyberharcélèment. C'est un article du site de Libération « Checknews » qui a révélé vendredi l'existence de ce groupe, la « Ligue du LOL », où fourmillent journalistes, publicitaires, graphistes et communicants. Ils ont harcelé, pendant des années, d'autres journalistes et blogueurs, notamment des femmes et militantes féministes, sur Twitter, à partir des années 2010. Montages photo ou vidéo moqueurs voire dégradants, canulars téléphoniques, humiliations, insultes... : plusieurs victimes ont révélé la teneur des propos qui les visaient. « Ça a été très dur. À force de lire des saletés sur moi partout sur les réseaux, j'ai été convaincue que je ne valais rien », a tweeté l'ex-journaliste Capucine Piot.

La direction de Libération a annoncé lundi la mise à pied « à titre conservatoire » de deux de ses journalistes, dont les noms sont apparus dans cette affaire : Vincent Glad, créateur du groupe Facebook et pigiste pour le journal et Alexandre Hervaud, le responsable web de Libération. Une « enquête interne » a été ouverte. Le rédacteur en chef web des Inrocks David Doucet a lui aussi été mis à pied en vue d'un licenciement.
« Losers »

« Cette Ligue du LOL, c'est l'histoire de losers, des mecs qui se gargarisaient de pouvoir se moquer d'autres personnes. Sauf que ces moqueries ont eu un impact dans le réel », a condamné le secrétaire d'État au numérique Mounir Mahjoubi, dimanche sur BFMTV. Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité, a rappelé qu'une loi condamnait désormais le cyberharcèlement et évoqué la possibilité d'étudier l'allongement des délais de prescription (remontant à plus de 6 ans, la plupart de ces faits sont prescrits).

 

 
 

 

Société Auto-écoles : Debout sur le frein contre « l'ubérisation » du permis

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:49:03

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Société Auto-écoles
Société Auto-écoles : Debout sur le frein contre « l'ubérisation » du permis
Les auto-écoles ont perturbé le trafic dans plusieurs villes de France lundi pour protester contre une « ubérisation » du permis de conduire, menacé selon elles par un rapport parlementaire qui pourrait favoriser les plateformes en ligne.

 
Les auto-écoles ont défilé dans plusieurs villes. Photo Georges GOBET/AFP
Les auto-écoles ont perturbé le trafic dans plusieurs villes de France lundi pour protester contre une « ubérisation » du permis de conduire, menacé selon elles par un rapport parlementaire qui pourrait favoriser les plateformes en ligne.

Les trois organisations de la profession (CNPA, Unidec, Unic) sont vent debout contre le rapport de la députée du Gard (LREM) Françoise Dumas, remis au Premier ministre vendredi et qui n'a pas encore été rendu public. « On veut nous imposer un système hors-sol », explique Patrice Bessone, président du CNPA-Éducation routière, syndicat majoritaire parmi les 10 000 auto-écoles. Il craint « une baisse de la qualité du permis et un plus grand nombre d'accidentés et de morts sur la route ».
Objectif : permis de conduire moins cher

Pour financer un « permis à zéro euro », Patrice Bessone propose « d'affecter la recette des radars au permis de conduire ».

Selon la profession, d'autres pistes existent pour baisser le prix - 1 800 euros en moyenne selon l'UFC-Que Choisir en 2016 - du papier rose : développement de cours collectifs et des simulateurs de conduite, meilleure orientation vers les dispositifs d'aide (compte personnel de formation, permis à un euro...), et surtout baisse de la TVA.

« Si le permis coûte trop cher, pourquoi ne pas enlever la TVA ? », a demandé Jean-Yves Fernandez, au milieu des klaxons dans la manifestation parisienne. Dans le cortège, une affiche interrogeait : « 70 % de taxes et de charges sur un permis, c'est qui le voleur ? »

La ministre des Transports Élisabeth Borne a tenté de rassurer les professionnels. « Il ne s'agit pas de faire un permis de conduire au rabais, il y a des enjeux de sécurité routière », a-t-elle expliqué sur LCI.

Après examen du rapport, « il y aura une concertation avec les auto-écoles, a-t-elle assuré. On ne va pas se précipiter sans écouter ce que les auto-écoles peuvent proposer par rapport à cet objectif de permis moins cher. »

 

 
 

 

EDITORIAL : Zéros en conduite

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:46:39

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EDITORIAL : Zéros en conduite
 

 
Les monos se rebiffent. La réforme de ce cher, trop cher permis de conduire horripile les auto-écoles. Elle ouvre la formation routière à une concurrence jugée déloyale d'auto-entrepreneurs établis sur Internet.

L'auto-école du quartier contournée par des plateformes en ligne : économiser ou conduire, il n'y aurait alors plus lieu de choisir. En fait, le souci du gouvernement d'aller vers un carton rose moins ruineux s'appuie un sentiment largement partagé. L'absence de permis est perçue comme un handicap dans la vie courante et plus encore professionnelle. Lorsque cela résulte de raisons financières, la punition est double. Il y a l'impossibilité d'accéder à une mobilité individuelle indispensable pour 40 % de Français. Et à cela s'ajoute l'effet stigmatisant d'être considéré en piéton forcé, en citoyen recalé. « Passe ton permis d'abord » est une injonction qui se dispense d'être formulée tant elle s'est lentement imposée.

Si l'intention de la réforme est de laisser moins de candidats sur le bord du chemin, elle est difficilement attaquable. La contre-proposition de faire financer l'actuel permis par des taxes ou les recettes des radars, donc avec l'argent de ceux qui ont déjà payé leur permis, risque d'être impopulaire, surtout du côté des gilets jaunes.

En revanche, l'argument de la sécurité est central. Diminuer le coût du permis de conduire ne doit pas amener à lâcher sur la route des zéros en conduite. Les auto-écoles ont intérêt à régler le GPS de leur profession sur la qualité des formations dispensées par des moniteurs engageant leur nom et leur enseigne à la fois. Ce qui veut dire aussi que l'examen lui-même, auquel il sera plus facile de s'inscrire, doit être l'exact contraire d'une formalité. L'État ne peut jouer sur deux tableaux à la fois, ce qui reviendrait à accorder des permis moins chers et pas plus sécurisants. Ce serait une erreur de trajectoire tragique.

 

 
 

 

Référendum d'initiative citoyenne : La Suisse, source d'inspiration ?

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:45:31

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Référendum d'initiative citoyenne
Référendum d'initiative citoyenne : La Suisse, source d'inspiration ?
Le référendum d'initiative citoyenne voulu par les gilets jaunes fait référence aux droits populaires suisses.René Rhinow (*), spécialiste de droit constitutionnel helvétique, pense que la création du RIC en Francedemanderait d'autres changements, comme l'introduction du fédéralisme. Interview.

 
Les citoyens de Bâle-Ville étaient appelés à se prononcer sur cinq sujets ce dimanche, comme c'est le cas plusieurs fois par an, pour des questions parfois très philosophiques au niveau fédéral, ou très terre à terre au niveau local.
Professeur Rhinow, le mouvement des gilets jaunes revendique pour les citoyens français un référendum d'initiative citoyenne qui s'inspirerait des droits populaires suisses. Que pensez-vous de cette idée ?

« En Suisse, la démocratie directe ne s'est pas développée en un jour. Elle a une histoire, propre à notre pays. Il est d'ailleurs à relever que, si elle a pu s'inspirer de l'exemple français, avec la Constitution de l'an I, en 1793 [jamais appliquée, NDLR], elle trouve ses sources d'abord dans les assemblées communales, voire cantonales, suisses.»

Cette démocratie directe, en Suisse, s'est donc développée de bas en haut ?

« Oui. D'abord au sein des communes, puis des cantons, et finalement au niveau fédéral, avec la possibilité pour le peuple de réviser la constitution. L'initiative populaire fédérale est un droit civique suisse déjà inscrit dans la constitution qui met en place l'État fédéral en 1848. »
« Parfois, plus de deux ans s'écoulent entrele rassemblementdes signatureset la votation ! »

Depuis la France, on pourrait croire qu'en Suisse, la démocratie directe supplante la démocratie parlementaire. Est-ce exact ?

« Non, il faut nuancer. La démocratie directe est précieuse. Mais il faut la replacer dans son contexte. Elle est à la fois un instrument d'opposition et de correction. Elle vient compléter la démocratie parlementaire, non la remplacer. La Suisse reste avant tout une démocratie parlementaire. Un référendum, c'est le droit pour le peuple de dire oui ou non à une loi déjà votée par le parlement. Il y a certes une exception, l'initiative populaire fédérale déjà citée, par laquelle le peuple, c'est-à-dire la majorité des citoyens et des cantons, peut amender la constitution. Mais là aussi, gouvernement et parlement interviennent tout au long du processus. Le parlement peut faire des recommandations au peuple, mais aussi élaborer un contre-projet. Le peuple vote alors sur les deux, l'initiative et le contre-projet. »

Ce système de votations, qu'on parle de référendums ou d'initiatives, est-il transposable en France ?

« On ne peut parler de droits populaires que si on regarde le système politique dans son ensemble, avec son histoire, sa culture. Il me semble qu'en France, le référendum s'apparente davantage à un plébiscite. C'est davantage un vote de confiance qu'une décision sur un sujet concret... Il y a une grande différence entre cette culture du plébiscite et les droits populaires en Suisse. Je ne dis pas qu'il n'est pas possible d'implanter un référendum d'initiative citoyenne en France. Mais il faudrait des préalables. »

Par quoi commencer ?

« À mon sens, par donner plus de poids au parlement. Et je me demande s'il ne faudrait pas introduire le fédéralisme, car la démocratie directe se forme d'abord dans les États fédérés qui jouissent d'une certaine autonomie... Et puis, remarque fondamentale, les droits populaires nécessitent une culture politique, une confiance de base en les autorités, une société qui a une sensibilité pour les minorités, comme l'a été la Suisse depuis ses origines, avec les catholiques et les protestants, les Romands et les Alémaniques, les villes et les campagnes, etc. »

Que représentent les droits populaires en Suisse ?

« Le symbole est fort : chez nous, le peuple peut amender la constitution ! Les initiatives populaires sont donc importantes. Elles restent peu nombreuses. Et surtout, 2 % seulement réussissent ! Cela dit, il y a souvent des effets indirects : il est déjà arrivé que, si une initiative a beaucoup de voix, le parlement la reprenne au moins en partie. Pour signifier qu'il est à l'écoute. »

Et le référendum ?

« Au niveau fédéral, il ne concerne que 5 % des lois environ. Mais il a un effet préventif : il pousse le parlement à faire des compromis. Pour que, si d'aventure la loi était soumise à référendum, elle soit malgré tout acceptée ! Le référendum participe au développement de la culture suisse. L'ADN de notre pays, ce sont les minorités, avec pour corollaire le sentiment qu'il faut toujours respecter chacun. Historiquement, nous essayons de créer des majorités larges, par le compromis, pour que les décisions soient acceptées par le peuple et stables.»

Même si les choses changent...

« Dans les dernières années, comme ailleurs dans le monde, nous avons connu une polarisation accrue au sein de la société. Une droite forte s'est développée. Elle a lancé des initiatives qui en déforment pour moi l'esprit. Et qui divisent quand elles aboutissent : celle pour l'interdiction des minarets, par exemple. »
L'influence des réseaux sociaux ? « A l'avenir,on ne sait pas... »

Donc le peuple peut se tromper ?

« Naturellement ! C'est une illusion de s'imaginer que le peuple a une volonté. Les individus, oui. Et le peuple, c'est la majorité des individus. Une majorité qui peut se tromper... Il ne faut donc pas sacraliser le peuple. Il dit oui un certain jour, avec la sensibilité de ce jour précis. Dix jours après, nous ne savons pas si le résultat serait le même. Et deux ans après ? Alors qu'on réalise mieux les conséquences d'une norme ? En Suisse, on part du principe que le peuple est plus ou moins sage, qu'il ne vote pas de normes trop extrêmes. Espérons que ça dure ! Car nous avons une juridiction constitutionnelle qui permettrait de corriger des décisions qui violeraient la constitution, les droits de l'Homme ou des minorités, mais elle ne peut rien contre les lois fédérales ou les changements dans la constitution. Le système n'est pas parfait, mais il fonctionne, et personne à ce jour ne dit qu'il faudrait le remettre en question. »

C'est donc là que la dimension temporelle prend toute son importance.

« En effet. Les votations ont besoin que se forme une volonté préalable. Penser que les individus savent de prime abord ce qui est juste ou non, c'est se tromper. Avec la démocratie directe, les citoyens prennent en main un sujet, en débattent et ensuite seulement votent. Et ce n'est pas une démocratie du "like" ou du "unlike", avec des décisions à l'emporte-pièce. Il faut réfléchir ! On ne demande pas au peuple de décider du jour au lendemain. Parfois, plus de deux ans s'écoulent entre le rassemblement des signatures et la votation ! Cette phase est très importante. »

Qui se charge d'organiser le débat ?

« C'est là que les forces intermédiaires doivent prendre toute leur place. Il y a le temps pour l'information et des débats contradictoires, au parlement (qui a le droit de faire une recommandation), dans les médias, etc. Les partis sont importants, notamment cantonaux : un même parti peut avoir un point de vue différent selon le canton. C'est un des éléments du fédéralisme. De même, un parti cantonal peut contredire l'échelon fédéral. Mais l'essentiel, le voilà : le citoyen peut et doit savoir ce sur quoi il va voter. »

Comment appréhendez-vous l'influence des réseaux sociaux, avec leur cortège de fake news ?

« Des influences polémiques, il y en a toujours eu. Pour l'heure, elles n'ont pas été décisives pour le résultat des votations. Notamment grâce au temps de réflexion que permet de créer l'organisation des votations. À l'avenir, on ne sait pas... »
Propos recueillispar Jean-Christophe MEYER (*) René Rhinow est professeur de droit public, spécialiste de droit constitutionnel suisse. Il a notamment corédigé « Schweizerisches Verfassungsrecht » (troisième édition en 2016). Il a aussi eu une carrière politique : il a présidé le Conseil des États, qui représente les cantons au sein de l'Assemblée fédérale.

(*) René Rhinow est professeur de droit public, spécialiste de droit constitutionnel suisse. Il a notamment corédigé « Schweizerisches Verfassungsrecht » (troisième édition en 2016). Il a aussi eu une carrière politique : il a présidé le Conseil des États, qui représente les cantons au sein de l'Assemblée fédérale.

 
 

 

Référendum La Suisse, source d'inspiration ?

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:01:04

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Référendum La Suisse, source d'inspiration ?
 

 
Les citoyens de Bâle-Ville étaient appelés à se prononcer sur cinq sujets dimanche, comme c'est le cas plusieurs fois par an, pour des questions parfois très philosophiques au niveau fédéral, ou très terre à terre au niveau local. Photo L'Alsace/Jean-Christophe Meyer
Pr René Rhinow, le mouvementdes gilets jaunes revendique pour les citoyens français un référendum d'initiative citoyenne qui s'inspirerait des droits populaires suisses. Que pensez-vous de cette idée ?
En Suisse, la démocratie directe ne s'est pas développée en un jour. Elle a une histoire, propre à notre pays. Il est d'ailleurs à relever que, si elle a pu s'inspirer de l'exemple français, avec la Constitution de l'an I, en 1793 [jamais appliquée, NDLR], elle trouve ses sources d'abord dans les assemblées communales voire cantonales suisses.
« La démocratie directe vient compléterla démocratie parlementaire,non la remplacer » Cette démocratie directe, en Suisse, s'est donc développée de basen haut ?

Oui. D'abord au sein des communes, puis des cantons, et finalement au niveau fédéral, avec la possibilité pour le peuple de réviser la constitution. L'initiative populaire fédérale est un droit civique suisse déjà inscrit dans la constitution que met en place l'État fédéral en 1848.
Vu de France, on pourrait croire qu'en Suisse, la démocratie directe supplante la démocratieparlementaire. Est-ce exact ?

Non, il faut nuancer. La démocratie directe est précieuse. Mais il faut la replacer dans son contexte. Elle est à la fois un instrument d'opposition et de correction. Elle vient compléter la démocratie parlementaire, non la remplacer. La Suisse reste avant tout une démocratie parlementaire. Un référendum, c'est le droit pour le peuple de dire oui ou non à une loi déjà votée par le parlement.

Il y a certes une exception, l'initiative populaire fédérale déjà citée, par laquelle le peuple, c'est-à-dire la majorité des citoyens et des cantons, peut amender la constitution. Mais là aussi, gouvernement et parlement interviennent tout au long du processus. Le parlement peut faire des recommandations au peuple, mais aussi élaborer un contre-projet. Le peuple vote alors sur les deux, l'initiative et le contre-projet.
Ce système de votations, qu'on parle de référendums ou d'initiatives, est-il transposable en France ?

On ne peut parler de droits populaires que si on regarde le système politique dans son ensemble, avec son histoire, sa culture. Il me semble qu'en France, le référendum s'apparente davantage à un plébiscite. C'est davantage un vote de confiance qu'une décision sur un sujet concret... Il y a une grande différence entre cette culture du plébiscite et les droits populaires en Suisse. Je ne dis pas qu'il n'est pas possible d'implanter un référendum d'initiative citoyenne en France. Mais il faudrait des préalables.
Par quoi commencer ?

À mon sens, par donner plus de poids au parlement. Et je me demande s'il ne faudrait pas introduire le fédéralisme, car la démocratie directe se forme d'abord dans les états fédérés qui jouissent d'une certaine autonomie... Et puis, remarque fondamentale, les droits populaires nécessitent une culture politique, une confiance de base en les autorités, une société qui a une sensibilité pour les minorités, comme l'a été la Suisse depuis ses origines, avec les catholiques et les protestants, les Romands et les Alémaniques, les villes et les campagnes, etc.
Que représentent les droitspopulaires en Suisse ?

Le symbole est fort : chez nous, le peuple peut amender la constitution ! Les initiatives populaires sont donc importantes. Elles restent peu nombreuses. Et surtout, 2 % seulement réussissent ! Cela dit, il y a souvent des effets indirects : il est déjà arrivé que, si une initiative a beaucoup de voix, le parlement la reprenne au moins en partie. Pour signifier qu'il est à l'écoute.
« L'ADN de notre pays, ce sont les minorités, avec pour corollairele sentiment qu'il faut respecter chacun » Et le référendum ?

Au niveau fédéral, il ne concerne que 5 % des lois environ. Mais il a un effet préventif : il pousse le parlement à faire des compromis. Pour que, si d'aventure la loi était soumise à référendum, elle soit malgré tout acceptée ! Le référendum participe au développement de la culture suisse. L'ADN de notre pays, ce sont les minorités, avec pour corollaire le sentiment qu'il faut toujours respecter chacun. Historiquement, nous essayons de créer des majorités larges par le compromis, pour que les décisions soient acceptées par le peuple et stables.
Même si les choses changent...

Dans les dernières années, comme ailleurs dans le monde, nous avons connu une polarisation accrue au sein de la société. Une droite forte s'est développée. Elle a lancé des initiatives qui en déforment pour moi l'esprit. Et qui divisent quand elles aboutissent : celle pour l'interdiction des minarets, par exemple.
Donc le peuple peut se tromper ?

Naturellement ! C'est une illusion de s'imaginer que le peuple a une volonté. Les individus, oui. Et le peuple, c'est la majorité des individus. Une majorité qui peut se tromper... Il ne faut donc pas sacraliser le peuple. Il dit oui un certain jour, avec la sensibilité de ce jour précis. Dix jours après, nous ne savons pas si le résultat serait le même. Et deux ans après, alors qu'on réalise mieux les conséquences d'une norme ?

En Suisse, on part du principe que le peuple est plus ou moins sage, qu'il ne vote pas de normes trop extrêmes. Espérons que ça dure ! Car nous avons une juridiction constitutionnelle qui permettrait de corriger des décisions qui violeraient la constitution, les droits de l'homme ou des minorités, mais elle ne peut rien contre les lois fédérales ou les changements dans la constitution. Le système n'est pas parfait, mais il fonctionne, et personne à ce jour ne dit qu'il faudrait le remettre en question.
« On ne demande pasau peuple de déciderdu jour au lendemain » C'est donc là que la dimension temporelle prend touteson importance.

En effet. Les votations ont besoin que se forme une volonté préalable. Penser que les individus savent de prime abord ce qui est juste ou non, c'est se tromper. Avec la démocratie directe, les citoyens prennent en main un sujet, en débattent et ensuite seulement votent. Et ce n'est pas une démocratie du « like » ou du « unlike », avec des décisions à l'emporte-pièce. Il faut réfléchir ! On ne demande pas au peuple de décider du jour au lendemain. Parfois, plus de deux ans s'écoulent entre le rassemblement des signatures et la votation... Cette phase est très importante.
Qui se charge d'organiser le débat ?

C'est là que les forces intermédiaires doivent prendre toute leur place. Il y a le temps pour l'information et des débats contradictoires, au parlement (qui a le droit de faire une recommandation), dans les médias, etc. Les partis sont importants, notamment cantonaux : un même parti peut avoir un point de vue différent selon le canton. C'est un des éléments du fédéralisme. De même, un parti cantonal peut contredire l'échelon fédéral. Mais l'essentiel, le voilà : le citoyen peut et doit savoir ce sur quoi il va voter.
Comment appréhendez-vousl'influence des réseaux sociaux, avec leur cortège de fake news ?

Des influences polémiques, il y en a toujours eu. Pour l'heure, elles n'ont pas été décisives pour le résultat des votations. Notamment grâce au temps de réflexion que permet de créer l'organisation des votations. Mais à l'avenir, on ne sait pas...
Propos recueillispar Jean-Christophe MEYER

 

 
 

Voisinage La Suisse et son organisation politique : Ce modèle démocratique envié, mais pas trop...

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:07:11

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Voisinage La Suisse et son organisation politique
Voisinage La Suisse et son organisation politique : Ce modèle démocratique envié, mais pas trop...
La Suisse vue par les Européens au travers d'un miroir diffractant serait le modèle du genre à copier/coller, mais pas trop quand même, du moins du point de vue des élites, partis politiques traditionnels en tête si attachés à la représentativité. Les places y sont rares et disputées. Pour aller plus loin, lire aussi notre interview en page Région 13.

 
À la gare SBB de Bâle, affichage de campagne lors d'une votation proposée le 8 février 2009, concernant la reconduction de l'accord entre la Suisse et la Communauté européenne et ses États membres sur la libre circulation des personnes et son extension à la Bulgarie et à la Roumanie.
La Suisse serait ce phare exemplaire éclairant une démocratie populaire vertueuse en tout point, une société enviée pour son organisation politique dans laquelle la sacro-sainte démocratie directe forme le socle constitutionnel de la Confédération, devenue entre-temps la Fédération helvétique.

Cette organisation politique n'a pas son égale ou si peu. La population helvétique tire un confort « moral » de ce système démocratique, parce que chaque ayant droit a le sentiment de peser réellement sur son propre destin, celui de son pays, du canton, de sa commune. Le citoyen a pour le moins le sentiment de ne pas en être dépossédé. Le for intérieur n'est pas rongé par la frustration de n'être « rien » que ce pion muselé et anonyme sur l'échiquier national d'où il disparaît de la vue des élites absorbées par d'autres considérations d'ordre supérieur.
Le dernier mot appartient au peuple

Pour ce qui la concerne, la Suisse n'est pas une nation mais une fédération de 25 petits états qui s'autogèrent dans le moindre détail de l'organisation sociale et sociétale.

Au-dessus des gouvernements cantonaux, deux chambres fédérales, et au plus haut de la verticale fédérale siègent sept sages. Ces conseillers fédéraux issus des différents courants politiques dirigent des secteurs politiques strictement définis subordonnant les gouvernances des 25 cantons. Il en va ainsi du département des affaires étrangères.

Les décisions prises au sommet de la pyramide restent néanmoins soumises au peuple qui les acceptera tacitement ou non. Dans ce dernier cas une initiative peut être lancée par un individu, un groupe de citoyens non-partisans, une organisation non-gouvernementale, un groupe politique constitué.
Pas d'avions de chasse suédois, pour l'instant...

La décision, au cas où le dépôt de l'initiative auprès des instances fédérales en cet exemple est conforme à la loi, revient à la population lors d'une votation fédérale. Ainsi, ces dernières années, le peuple a refusé à la majorité d'acheter les avions de chasse suédois Gripen supposés remplacer les FA 18 de l'armée de l'air helvétique. La proposition avait été défendue par l'actuel président de la Confédération Uli Maurer. La claque avait été retentissante, et quoique la proposition soit fondée selon le conseiller fédéral à l'époque, le peuple s'y était opposé. La vox populi s'est prononcée, fin du Gripen. Rien n'empêche les tenants du Gripen à remettre le couvert. La voix du peuple s'exprimera à nouveau.
Bémol

Les votations pour lesquelles le citoyen est appelé à s'exprimer sont de trois niveaux : fédéral, cantonal et communal. Il n'existe aucune mesure pénalisante pour celles et ceux qui s'abstiennent d'aller voter. Malgré un système incitatif puissant, en somme en Suisse comme dans bien des pays démocratiques, on constate à le déplorer une baisse constante du nombre des votants.

C'est que l'intérêt des citoyens pour aller voter est fortement lié aux thèmes soumis. Cela va de la création de places de parking à la construction d'une autoroute.

Posons un bémol à l'exemple suisse car si ce modèle de gouvernance démocratique fonctionne pour une confédération de huit millions d'habitants, il n'est pas forcément transposable dans sa forme à une République en comptant soixante-huit millions. Ce qui ne met pas un point final aux nombreuses possibilités d'aménagement pour peu que l'on décide de plancher sur le sujet.
L.F.

 

 
 

 

campagne de protection des batraciens : 1,2 million d'individus sauvés

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:38:28

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Encadré
campagne de protection des batraciens : 1,2 million d'individus sauvés
Cette année marquant les 30 ans de la campagne de protection des batraciens, Brigitte Klinkert a souhaité remercier la mobilisation de tous les acteurs

 
Quatre pionniers ont reçu la médaille du conseil départemental. PHOTOS L'ALSACE
L'Alsace étant l'un des territoires français abritant le plus d'espèces protégées d'amphibiens, c'est le 1er vice-président du conseil général du Haut-Rhin de l'époque, Pierre Egler, qui a initié cette opération, « qui n'avait guère les faveurs du grand public car contrairement aux contes, il n'y avait aucun effet magique à embrasser un crapaud ».

Grâce à cette impulsion et à une centaine de bénévoles mobilisés chaque année depuis 1989, c'est environ 1,2 million d'individus qui ont été sauvés. Avant de partager une collation avec les bénévoles, la présidente Brigitte Klinkert a remis quatre médailles du conseil départemental, en reconnaissance de leurs nombreuses années d'engagement.

Odile Frebourg de Labaroche, à l'origine du site d'Ammerschwihr le long du golf, avant que ne soit installé le crapauduc.

Fernand Kasel de Nambsheim. Il coordonne les opérations sur les 3 km du site de Meyenheim, site approchant les 10 000 crapauds, le plus important du département. Y sont régulièrement organisées des sorties avec les jeunes.

Daniel Holfert d'Ingersheim. À lui seul, il vide tous les jours les seaux le long de la route menant de Turckheim à Zimmerbach.

Rémy Hava, responsable technique des Brigades vertes, s'occupe entre autres du site de Tierenbach où il organise des sorties de sensibilisation.

 

 
 

 

Protection de la faune Migration des batraciens : La 30e campagne, déjà !

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:06:01

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Protection de la faune Migration des batraciens
Protection de la faune Migration des batraciens : La 30e campagne, déjà !
La nouvelle migration des batraciens approchant, le département du Haut-Rhin, coordinateur de l'opération de protection qui leur est dédiée, a réuni les responsables des 24 sites ainsi que de nombreux bénévoles dont certains ont été distingués.

 
Alain Fizesan (à g.) a évoqué les salamandres. À sa droite, Philippe Mercklé, coordinateur de la campagne de protection.
La réunion du 29 janvier, salle Europe de l'Hôtel du département à Colmar, était animée par Philippe Mercklé, adjoint au service environnement et agriculture, et coordinateur de l'opération de protection des batraciens, selon une procédure éprouvée depuis de nombreuses années.

Ayant pour objectif de préparer la 30e campagne consistant à sauver les amphibiens des dangers de la route, la réunion réunissait les représentants de la Brigade verte sans qui rien ne pourrait se faire, les responsables des diverses unités routières qui posent des filets le long des axes, des responsables de l'association Bufo qui a rendu compte d'une étude sur les salamandres et sur les bassins de rétention de Colmar ouest, un membre d'Alsace Nature et des personnes en charge de certains sites.

La saison 2018 affiche un nombre de batraciens sauvés en nette hausse. Une hausse qui se retrouve sur quasiment tous les sites. Elle s'explique par une météo permettant un étalement des pics de migration alors qu'habituellement, il n'y en a qu'un.
Un nombre de batraciens sauvés en nette hausse en 2018

Mais ce résultat est aussi le fruit du travail de préparation, de remontée des dysfonctionnements, ainsi que de la variété du maillage des filets posés, les petites mailles permettant de retenir les tritons.

Disposés le long des routes que traversent les batraciens pour rejoindre les lieux de ponte, ils les canalisent et les mènent jusque dans des seaux enterrés à intervalles réguliers, dans lesquels ils tombent.

La migration s'effectuant de nuit, au matin, les ramasseurs, Brigade verte et 60 bénévoles, tous disposant d'une carte attestant de leur agrément par le préfet et portant un gilet fluo, arpentent les sites, vident les seaux, traversent les routes et relâchent les batraciens de l'autre côté.

L'aller s'effectuant dès février dans le sens allant vers les points d'eau et le retour se faisant après ponte, les participants à cette opération sont mobilisés jusqu'à fin avril.

Grâce aux 18,7 km de filets, grillages et bâches installés sur les routes départementales, 49 111 animaux ont été sauvés (+ 6 %), soit plus que la moyenne annuelle des dix dernières années. On note une remontée de 10 % du nombre de crapauds communs, une légère remontée des tritons et une première baisse nette de l'effectif des grenouilles rousses (-20 %).

À ces chiffres, il faut ajouter toutes les espèces non comptabilisées utilisant les crapauducs, ces dispositifs enterrés sous les routes. En parallèle, afin de protéger les ramasseurs le long des routes, des limitations de vitesse sont mises en place ainsi qu'une signalisation verticale et certains axes sont interdits à la circulation nocturne. La sensibilisation des usagers s'effectue aussi via la presse et des actions pédagogiques.

 

 
 

 

Munster Assemblée générale de l'Association pour la promotion du chemin de fer Colmar-Metzeral : Du bon et du moins bon

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:14:38

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Munster Assemblée générale de l'Association pour la promotion du chemin de fer Colmar-Metzeral
Munster Assemblée générale de l'Association pour la promotion du chemin de fer Colmar-Metzeral : Du bon et du moins bon
Samedi, l'assemblée générale de l'Association pour la promotion du chemin de fer Colmar-Metzeral (APCM) a réuni de nombreuses personnes à La Verte Vallée de Muns0ter. Une réunion dont il ressort que le trafic sur le tronçon Colmar-Munster a augmenté, mais a baissé pour le tronçon Munster-Metzeral.

 
Les habitants de la vallée vouent un réel intérêt pour la ligne Colmar-Metzeral
Parmi l'assistance, il y avait entre autres le député Jacques Cattin, les conseillères régionale (Denise Buhl) et départementale (Monique Martin) ou encore Pierre Dischinger, maire de Munster, ainsi que François Giordani, président Grand Est de la Fédération nationale des usagers des transports.

D'emblée, après avoir parlé du contexte régional du TER (Grand Est), le président Pierre Hartmann brossa la situation de la ligne Colmar-Metzeral dont il résulte que le trafic sur le tronçon Colmar-Munster a progressé en 2017 avec 482 326 voyages (+ 1,62 %), mais qu'il est en baisse sur le tronçon Munster-Metzeral avec 149 106 voyages (- 6,75 %). « L'absence de distributeurs de billets en est sans doute une des raisons. » (d'autant que certains ne fonctionnent que sur cartes). « Ceci empêche les voyageurs occasionnels de prendre le train, de peur d'être considérés comme fraudeurs alors qu'il n'y a plus que des contrôles exceptionnels, très sporadiques dans les rames. » Et d'ajouter : « Le trafic sur la ligne n'est donc pas à la hauteur des espérances. D'autant plus que les trains avec des AGC (autorails grande capacité) 3 ou 4 caisses sont surcapacitaires. »
Le meilleur taux de régularité d'Alsace

Pierre Hartmann releva, avec satisfaction, « l'excellent taux de régularité - le meilleur d'Alsace (de 97,5 % à 97,8 % en 2017) mais qui masque la réalité. Les trains arrivent en effet à l'heure à Colmar et y partent à l'heure parce que la circulation des trains est directement commandée depuis le poste centralisé en gare de Strasbourg. C'est ainsi qu'ils partent de Colmar à l'heure - recevant l'ordre de départ de Strasbourg alors que le TER 200 peut avoir quelques minutes de retard. Ce qui fait que les voyageurs en correspondance de Colmar pour la vallée voient parfois le train filer sous leur nez alors qu'il aurait pu être retenu 2 à 3 minutes sans grande conséquence sur la circulation !

Conséquence ? De nombreuses personnes prennent la voiture sur le trajet vallée Munster-Colmar. Autant de voyageurs en moins sur notre ligne... » !

« Toutefois, estime le président Hartmann, le grand débat national laisse apparaître un réel intérêt des habitants de la vallée pour leur train mais nombre de familles ne le prennent pas car trop cher. D'où l'idée de retravailler des propositions tarifaires mieux adaptées, d'autant plus que les trains sont surcapacitaires [...]. Si on avait des prix plus attractifs, on pourrait augmenter la fréquentation de 20 à 30 %. Notre ligne a effectivement de l'attractivité, pas seulement pour les autochtones mais aussi pour les touristes... Il s'agira donc de tout mettre sur la table afin d'optimiser... »
Remise à plat de l'offre train + bus

Sur fond d'un diaporama très réussi réalisé par Christine Flesch-Hild, il fut question du 150e anniversaire de la ligne Colmar/Munster qui, selon l'ensemble de ceux qui ont eu la chance de l'avoir vécu, dont la fête mémorable fut absolument splendide. Moment festif en tout point malgré la « grève perlée » du printemps 2018 qui a occasionné des gênes au niveau de la fréquentation du train spécial.

Et d'ajouter : « En 2019 va être remise à plat l'offre complète Train + Bus départementaux, passée dans la compétence de la Région depuis deux ans. A noter que l'APCM acceptera de discuter de l'optimisation de la grille mais n'acceptera pas une dévalorisation de l'offre du train. Le service apporté par la SNCF n'étant de loin pas à la hauteur : pas de train remplacé par des bus, alors que le service devrait être amélioré (billetterie, correspondances, communication pas optimales en cas de perturbation). »

S'en suivirent les points usuels, tels les rapports du secrétaire (Marc Bobenrieth) et l'approbation du procès-verbal de l'assemblée générale 2018, celui de la trésorière Agnès Hartmann, ou le renouvellement du comité dont les membres sortant Hubert Berget, Christine Flesch-Hud, Etienne Furstoss et Laurent Kufner ont été reconduits dans leur fonction, à l'unanimité.

Plusieurs sorties ferroviaires sont également prévues pour la journée : le 23 février, évasion du côté des 3 Frontières ; le 9 mars, la vie de château ; voyages du 11 au 13 avril avec le glacier Express ; voyage du 8 au 10 juin dans le Doubs ; voyage du 25 mai au 8 juin en Bretagne insolite ; projet Dubrovnik à l'automne.

En fin de l'assemblée générale, Pierre Hartmann tint en outre à rendre un vibrant et chaleureux hommage à la regrettée directrice de l'OTVM disparue fin décembre 2018 : « Elle fut la cheville ouvrière de notre 150e anniversaire, merci à elle ». Hommage partagé par tous, sous les applaudissements.

Une période de travaux est prévue du 8 au 18 avril, et une interruption totale du trafic pour des travaux de rénovation de trois ouvrages hydrauliques interviendra du 20 au 22 juillet et du 27 au 29 juillet.
E.H.

 

 
 

 

ER Munster Ligne Colmar-Metzeral Du bon et du moins bon

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:32:16

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TER Munster Ligne Colmar-Metzeral Du bon et du moins bon
 

 
AG association promotion chemin de fer Colmar-Metzeral PHOTO DNA
L'Association pour la promotion du chemin de fer Colmar-Metzeral a tenu son assemblée générale samedi, à La Verte Vallée à Munster, sous la présidence de Pierre Hartmann Parmi l'assistance, citons entre autres le député Jacques Cattin, les conseillères régionale Denise Buhl et départementale Monique Martin, Pierre Dischinger maire de Munster, ainsi que François Giordani, président Grand Est de la Fédération nationale des usagers.

Après avoir parlé du contexte régional du TER (Grand Est), Pierre Hartmann a évoqué la situation de la ligne Colmar-Metzeral, dont il résulte que le trafic sur le tronçon Colmar-Munster a progressé en 2017 avec 482 326 voyages (+ 1,62 %), mais qu'il est en baisse sur le tronçon Munster-Metzeral avec 149 106 voyages (- 6,75 %) : « L'absence de distributeurs de billets en est sans doute une des raisons. Ceci empêche les voyageurs occasionnels de prendre le train, de peur d'être considérés comme fraudeurs alors qu'il n'y a plus que des contrôles très sporadiques dans les rames. » Et d'ajouter : « Le trafic sur la ligne n'est donc pas à la hauteur des espérances. D'autant plus que les trains avec des AGC (autorails grande capacité) trois ou quatre caisses sont surcapacitaires. »
Le meilleur taux de régularité d'Alsace

Pierre Hartmann s'est réjoui de « l'excellent taux de régularité - le meilleur d'Alsace (de 97,5 % à 97,8 % en 2017) - mais qui masque la réalité. Les trains arrivent en effet à l'heure à Colmar et y partent à l'heure, parce que la circulation est directement commandée depuis le poste centralisé en gare de Strasbourg. C'est ainsi qu'ils partent de Colmar recevant l'ordre de départ de Strasbourg alors que le TER 200 peut avoir quelques minutes de retard. Ce qui fait que les voyageurs en correspondance à Colmar pour la vallée voient parfois le train filer sous leur nez alors qu'il aurait pu être retenu deux à trois minutes sans grande conséquence sur la circulation. » Résultat ? « De nombreuses personnes prennent la voiture sur le trajet vallée Munster-Colmar. Autant de voyageurs en moins sur notre ligne... »

« Toutefois, estime M. Hartmann, le grand débat national laisse apparaître un réel intérêt des habitants de la vallée pour leur train, mais nombre de familles ne le prennent pas car trop cher. D'où l'idée de retravailler des propositions tarifaires mieux adaptées, d'autant plus que les trains sont surcapacitaires [...]. Si on avait des prix plus attractifs, on pourrait augmenter la fréquentation de 20 à 30 % [...] Il s'agira donc de tout mettre sur la table afin d'optimiser... »
L'offre train + bus remise à plat

Sur fond d'un diaporama réalisé par Christine Flesch-Hild, il a été question du 150e anniversaire de la ligne Colmar-Munster qui a été un moment festif en tout point malgré la « grève perlée » du printemps dernier.

« L'offre train + bus départementale, passée dans la compétence de la Région depuis deux ans, sera remise à plat en 2019, annonce le président qui précise que l'APCM acceptera de discuter de l'optimisation de la grille, mais pas une dévalorisation de l'offre du train. Le service apporté par la SNCF n'étant de loin pas à la hauteur : pas de train remplacé par des bus, alors que le service devrait être amélioré ».

Selon Jacques Cattin, cette ligne semble retrouver « un nouvel intérêt auprès de l'ensemble des élus ». « La future collectivité d'Alsace sera compétente en la matière. Ce projet est pour nous d'un intérêt évident, d'autant plus qu'il y a des possibilités d'emploi en Allemagne... » précisent Jacques Cattin et Pierre Hartmann. Par ailleurs, « le Traité de l'Élysée signé à Aix-la-Chapelle inclut ledit projet. Cependant pour l'instant, la Région Grand Est est encore en réserve sur cette question ».
Sorties ferroviaires

L'assemblée a ensuite pris connaissance notamment des rapports du secrétaire, Marc Bobenrieth, de la trésorière Agnès Hartmann, du renouvellement du comité dont les membres sortant Hubert Berget, Christine Flesch-Hud, Etienne Furstoss et Laurent Kufner ont été reconduits dans leur fonction, à l'unanimité.

Plusieurs sorties ferroviaires d'une journée sont également prévues : le 23 février, évasion du côté des 3 Frontières ; le 9 mars, la vie de château ; voyages du 11 au 13 avril avec le glacier Express ; voyage du 8 au 10 juin dans le Doubs ; voyage du 25 mai au 8 juin en Bretagne insolite ; projet Dubrovnik à l'automne.
Hommage et remerciements posthumes

À l'issue de la réunion, Pierre Hartmann a rendu un vibrant hommage à Nicole Bézu, directrice de l'OTVM (Office de tourisme de la Vallée de Munster) disparue fin décembre 2018 : « Elle fut la cheville ouvrière de notre 150e anniversaire, merci à elle ». Hommage partagé sous les applaudissements.

Une période de travaux est prévue du 8 au 18 avril, et une interruption totale du trafic pour des travaux de rénovation de trois ouvrages hydrauliques interviendra du 20 au 22 juillet et du 27 au 29 juillet.
E.H.

 

 
 

Solidarité Initiatives citoyennes pour les sans-abri à Mulhouse : « La soupe, c'est une entrée en matière »

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:11:15

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Solidarité Initiatives citoyennes pour les sans-abri à Mulhouse
Solidarité Initiatives citoyennes pour les sans-abri à Mulhouse : « La soupe, c'est une entrée en matière »
Distribution de repas, de boissons chaudes, de couvertures, de produits d'hygiène, mais surtout de chaleur humaine, les initiatives citoyennes en faveur des sans-abri se multiplient à Mulhouse. Exemple avec la soupe itinérante en musique de Fabienne et ses amis.

 
Fabienne Tournier (debout en bleu) et ses amis déambulent une fois par mois au centre-ville de Mulhouse avec nourriture et musique pour réchauffer les corps et les coeurs.
Ni le froid ni la pluie ne font renoncer Fabienne Tournier et ses amis à leur virée « soupe itinérante » dans les rues de Mulhouse, bien au contraire. Depuis trois hivers, cette auxiliaire de puériculture et thérapeute de 58 ans, domiciliée à Sausheim, mobilise son réseau (ce jour-là Nelly, Florence, Catherine et Kédira) pour aller à la rencontre des sans-abri et précaires du centre-ville, distribuer une soupe maison « faite avec amour », du thé, du café, des gâteaux, des couvertures, des vêtements et des produits d'hygiène.

La troupe, munie d'une carriole en bois pour l'alimentaire et d'un landau des années cinquante (restauré par le fils de Fabienne) pour les produits de première nécessité, remonte la rue du Sauvage et s'arrête à la hauteur de Thierry, dit Alph, et de Christian. « Vous voulez une soupe ? » « Oh non, plutôt un café, je viens de me réveiller. » « On fait ça pour recréer du lien social, pour leur consacrer du temps et de l'écoute. La soupe, c'est une entrée en matière », résume Fabienne.
« De coeur à coeur »

Kédira sort un karimba (piano à pouces), Catherine déhousse sa harpe et tend une maraca à Thierry. « Vous n'avez pas pris le tambour aujourd'hui ? » « Non, à cause de la pluie. Mais on commandera le beau temps pour la prochaine fois car j'ai envie de vous entendre au djembé », lui sourit-elle. Musicothérapeute, Catherine a rejoint l'équipe de la soupe itinérante depuis peu. À chaque fois, elle apporte différents instruments (djembé, harpe, maracas, karimba, guimbarde...) et joue pour et avec les personnes rencontrées. « J'adore ce lien qui se crée, différent avec chaque personne. C'est un lien de coeur à coeur, d'âme à âme. »

« La musique remet les personnes en mouvement et leur permet d'être dans le moment présent , constate Fabienne. Souvent, quand ils jouent, ils relatent des souvenirs. La musique permet aussi une autre forme d'échange, car souvent, ils ne parlent pas français. » Le groupe poursuit sa tournée et retrouve Gheorghe, un cireur de chaussures d'origine roumaine installé à l'angle de la rue Henriette et de la place de la Réunion. Accompagnés du karimba, Catherine et lui se mettent à chanter. Instant de partage suspendu...

À deux pas, Yann, 28 ans, vit une situation familiale très compliquée. C'est la première fois qu'il croise le groupe de Fabienne et accepte volontiers un bol de soupe, un café, une couverture, une paire de gants, du dentifrice et une brosse à dents. Emmanuel rejoint le groupe dans le haut de la rue du Sauvage. Il sort une guimbarde de sa poche et entame un duo avec Catherine.
« La légende du colibri, une révélation »

Rue Mercière, les volontaires parlent dessin, peinture, musique et tatouages avec un ressortissant tchèque : « J'ai besoin d'un million d'euros et d'une Ferrari ! », s'exclame-t-il en riant. « Un café, ça ira ? », sourient les bénévoles. Deux jeunes les rejoignent pour un bol de soupe. « Merci, ça fait deux jours qu'on n'a pas mangé, ça va nous réchauffer , dit l'un d'eux. J ' adore la soupe de légumes, elle est très bonne. Vous êtes une association ? Ah, vous faites ça bénévolement... Vous avez un bon coeur... »

Bon coeur, belle âme, Fabienne accepte le compliment bien que, pour elle, ces gestes de solidarité, d'amour même, soient naturels, presque innés : « Depuis petite, l'injustice est un sujet très sensible chez moi. J'ai toujours été attirée par les personnes différentes, elles me touchent et les propos diffamatoires ou racistes m'ont toujours révoltée , raconte-t-elle. Adolescente et jeune adulte, je me suis lancée dans plein d'actions solidaires : parrainages en Afrique, entraide scolaire, correspondance et visite en milieu carcéral, adoption d'un enfant... J'ai pris conscience de l'ampleur de la misère du monde et je me suis d'abord sentie impuissante. Puis, vers 30 ans, j'ai découvert la légende du colibri et ça a été une révélation , assure Fabienne. J'ai compris que personne ne peut prendre en charge toute la misère du monde. Ça m'a allégée et m'a permis de recentrer ma vision de la misère tout près de chez moi. Lorsque la vie m'a offert une expérience de précarité, j'ai compris ce que c'est d'avoir la peur au ventre... Je ne pouvais pas rentrer chez moi et ne rien faire, c'est comme ça que sont nées les virées soupe itinérante. »
Céline BECHLER Pour participer ou effectuer des dons à la virée soupe itinérante, contacter Fabienne par courriel : fabienne.tournier68@gmail.com

Pour participer ou effectuer des dons à la virée soupe itinérante, contacter Fabienne par courriel : fabienne.tournier68@gmail.com

 
 

 

Des câlins aussi
Organiser, fédérer, mettre en lien, Fabienne Tournier adore ça. Encouragée par Emmanuel, un des participants à la virée soupe, elle a lancé une autre initiative : un après-midi « free hugs » ou câlins gratuits (un mouvement qui serait né en 2004 en Australie afin de rapprocher les gens, leur donner du réconfort, de la chaleur, de l'humanité).

Le samedi 26 janvier, pancarte à la main, six à douze personnes, selon les moments, se sont installées rue du Sauvage, à Mulhouse, pour étreindre tous ceux qui venaient à leur rencontre. « J'avais expérimenté ça avec des collègues sophrologues, c'est tout simplement beau , témoigne Fabienne. On a l'intention d'en refaire parce que ça fait tellement de bien d'ouvrir son coeur et ses bras pour donner du bonheur et de l'amour , poursuit-elle. Ça fait quarante ans que je travaille avec les enfants, donc pour moi les câlins, c'est naturel. Dans notre monde très individualiste, nous n'avons pas assez de contacts physiques alors qu'il est scientifiquement prouvé que ça déclenche l'ocytocine, l'hormone du bonheur. Un câlin, ça fait sourire, ça donne de la joie », assure-t-elle. Mais qu'est-ce qui peut bien motiver Fabienne ? « Ça me rend heureuse de faire ça. Tout ce que je donne, je le reçois au centuple. En faisant des câlins dans la rue, les gens se regardent à nouveau, ça ne laisse personne indifférent. » Son moteur : « contribuer à un monde meilleur, plus doux, plus en lien ».

 

Mulhouse Police de sécurité du quotidien : Effectifs renforcés sur Bourtzwiller

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:01:46

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Mulhouse Police de sécurité du quotidien
Mulhouse Police de sécurité du quotidien : Effectifs renforcés sur Bourtzwiller

 
La PSQ: entendez la police de sécurité du quotidien. Le gouvernement s'était engagé, il y a quelques mois, dans une évolution des missions de la police et de la gendarmerie pour répondre à la priorité des Français, à savoir la sécurité. Une large concertation a été lancée en octobre dernier pour entendre les propositions en partant du terrain. À l'issue de quelques semaines d'étude des contributions, le ministre de l'Intérieur a lancé officiellement la PSQ.

Ce lundi, c'est à Mulhouse et plus précisément au commissariat de secteur Nord à Bourtzwiller, qu'est venu le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, pour annoncer la bonne nouvelle : l'arrivée de vingt policiers supplémentaires. Il a rappelé que « la police de sécurité du quotidien concrétise l'engagement du président de la République d'améliorer les conditions d'exercice des forces de l'ordre et de les recentrer sur leur coeur de métier en créant une police sur mesure. Il s'agit d'apporter des réponses de sécurité opérationnelles adaptées aux spécificités de chaque territoire ».

Dans le Haut-Rhin, le quartier de Mulhouse-Bourtzwiller a été retenu parmi les quartiers de reconquête républicaine qui bénéficient d'une mobilisation et de moyens renforcés.
A.C

 

 
 

 

Police Des effectifs renforcés à Mulhouse-Bourtzwiller

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:11:03

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Police Des effectifs renforcés à Mulhouse-Bourtzwiller
 

 
Le préfet Laurent Touvet a rencontré ce lundi les policiers du commissariat de Mulhouse Nord. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Dites police de sécurité du quotidien. Le gouvernement s'était engagé, il y a quelques mois, dans une évolution des missions de la police et de la gendarmerie pour répondre aux besoins de sécurité. Une large concertation a été lancée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gérard Collomb, en octobre dernier à La Rochelle, pour récolter des propositions.

Chaque policier et gendarme a donc pu donner son avis via des questionnaires mais aussi des réunions. La concertation a été menée au niveau départemental par les préfets avec les associations d'élus, organisations syndicales de la police et structures de concertation de la gendarmerie, représentants des policiers municipaux, acteurs de la sécurité privée et des transports, experts...
Vingt policiers en plus

À l'issue de l'étude des contributions, la police de sécurité du quotidien est officiellement lancée. Ce lundi, c'est à Mulhouse, au commissariat du secteur Nord, en plein coeur de Bourtzwiller, que s'est rendu le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, pour annoncer la bonne nouvelle, à savoir l'arrivée de 20 policiers supplémentaires. Il a rappelé que « la police de sécurité du quotidien concrétise l'engagement du président de la République d'améliorer les conditions d'exercice des forces de l'ordre et de les recentrer sur leur coeur de métier, en créant une police sur mesure. Il s'agit d'apporter des réponses de sécurité opérationnelles adaptées aux spécificités de chaque territoire. »

Dans le Haut-Rhin, le quartier de Mulhouse-Bourtzwiller a été retenu parmi les quartiers de reconquête républicaine qui bénéficient d'une mobilisation et de moyens renforcés. Comme l'a souligné Gérard Morena, le DDSP 68, « les objectifs sont adaptés aux spécificités du quartier et construits au-tour de deux axes : le renforce-ment de la présence policière sur la voie publique et l'approfondissement des partenariats avec les acteurs locaux et le contact direct avec la population ». A. C.

 

 
 

Colmar Conseil des Prud'hommes : Une mesure « inutile » avant la suppression ?

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:13:50

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Colmar Conseil des Prud'hommes
Colmar Conseil des Prud'hommes : Une mesure « inutile » avant la suppression ?
En marge de l'audience de rentrée du conseil des prud'hommes de Colmar, le vice-président entrant, Serge Jaeggy a relayé la position commune des conseillers salariés et employeurs du conseil par rapport à la fusion des greffes. Des conseillers des prud'hommes, des avocats et du personnel de justice ont ainsi martelé leur opposition à la réforme.

 
Serge Jaeggy, vice-président entrant, a donné lecture d'une déclaration commune aux différents représentants syndicaux des salariés et des employeurs juste avant l'audience solennelle de rentrée.
« Chaque citoyen doit pouvoir bénéficier à tout instant des droits et des protections garantis par la Constitution, donc accéder à la justice », déclare en préambule le texte commun rédigé par les conseillers prud'homaux de Colmar.

Après les réformes successives de 2015 à 2017, un nouveau coup dur a été porté au conseil des prud'hommes, estiment-ils.

Un amendement « en catimini » au projet de loi de programmation de la Justice vise, selon les mêmes, « à permettre la fusion des greffes du tribunal judiciaire et des conseils de prud'hommes lorsqu'ils sont tous deux situés dans une même commune ».
« Pourtant la concertation est obligatoire »

Pour les conseillers, le doute n'est pas permis et cela revient donc à faire disparaître les greffes spécifiques à la juridiction du travail (le greffe du TGI deviendrait en même temps le greffe du CPH), « ce qui faciliterait une éventuelle disparition des conseils de prud'hommes en tant que tels ».
« Le conseildes prud'hommes n'aura plus de moyens identifiés pour fonctionner, plusde budget autonome »

« Nous sommes en colère car tout a été organisé sans concertation, ni négociation. Le conseil supérieur de la prud'homie a été superbement ignoré comme tous les corps intermédiaires. Pourtant la concertation est obligatoire. Détestable sur la forme et la manière dont il a été imposé, cet amendement est totalement incohérent sur le fond. Il démontre une totale méconnaissance du fonctionnement des greffes. La fusion est inutile puisqu'il est possible depuis bien longtemps de déléguer le personnel des greffes entre les différentes juridictions. »

La conséquence immédiate, selon Serge Jaeggy, sera que « le conseil des prud'hommes n'aura plus de moyens identifiés pour fonctionner, plus de budget autonome ; le président du conseil, bien qu'élu par ses pairs, se retrouvera sous l'autorité du TGI. »

En touchant au statut du greffe, c'est bien la suppression pure et simple des conseils de prud'hommes qui se prépare, estiment les signataires du document.

Ils rappellent par ailleurs que dans cette juridiction où les juges ne sont pas des professionnels du droit, le rôle du greffe est particulièrement important. « La complémentarité entre juges issus du monde du travail avec leur connaissance des entreprises et des professions, et les professionnels du droit que sont les greffiers est un atout primordial pour continuer à faire des conseils de prud'hommes une juridiction efficace, accessible et de proximité. »

Les représentants des salariés et des employeurs qui dénoncent « l'inutilité » de la réforme des greffes des conseils de prud'hommes étaient une centaine, mobilisés ce jeudi matin-là, rue des Prêtres à Colmar, au pied du siège du conseil de prud'hommes. Les syndicats des représentants des salariés (CFTC, CGT, CFDT, FO, CFE-CGC) et des employeurs (Medef, FNSEA, UPA, CGE-PME) ont ainsi, collectivement et silencieusement, exprimé leur colère face à un amendement au projet de loi de programmation de la Justice visant à fusionner les greffes du tribunal judiciaire et ceux des conseils de prud'hommes.

 

 
 

 

COLMAR Jeunes Collège Victor-Hugo : Le club manga s'invite dans une librairie

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:16:15

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Jeunes Collège Victor-Hugo
COLMAR Jeunes Collège Victor-Hugo : Le club manga s'invite dans une librairie
Les élèves du club manga du collège Victor-Hugo de Colmar sont allés à la rencontre de Stéphanie Martel, libraire spécialiste de la littérature jeunesse et plus particulièrement du manga, chez Ruc.

 
Les collégiens ont découvert différents genres de manga.
Vendredi, de 13 h à 15 h, la dizaine d'élèves du club manga animé par la professeure documentaliste Camille Reitter a été accueillie par Stéphanie Martel qui, dans un premier temps, a présenté le rayon manga de la librairie et la manière dont sont classés les ouvrages. Les élèves ont pu ainsi découvrir que les mangas étaient classés par âge et non par genre comme c'est le cas dans la mangathèque du CDI (Centre de Documentation et d'Information), afin de pouvoir notamment répondre aux besoins des clients.

Le deuxième temps de la rencontre s'est déroulé dans la mezzanine de la librairie où un espace a été aménagé spécialement pour accueillir les jeunes. Stéphanie Martel a préparé une vingtaine de titres qu'elle a souhaité présenter aux collégiens, parmi eux quelques blockbusters de l'année 2018 comme Eden zéro aux éditions Pika, Black Torch aux éditions Ki-oon ou The Promised Neverland aux éditions Kazé mais aussi la nouvelle collection shôjo aux éditions Pika, genre plus timide à trouver son public.
Ouvrir au maximum l'intérêt pour le manga

Les élèves ont été ravis de découvrir des mangas un peu plus confidentiels comme Blue Giant, aux éditions Glénat, qui raconte le passage vers l'âge adulte d'un adolescent musicien de jazz qui hésite à suivre un parcours classique ou bien à suivre son rêve ou encore Journal d'une vie tranquille aux éditions Véga, autobiographie du grand mangaka Tetsuya Chiba même si le shônen et shônen jump et autres survival game et comédie romantique restent les mangas de prédilection des jeunes lecteurs. Les élèves ont été sensibles néanmoins aux différents genres proposés et n'ont pas hésité à débattre avec la libraire de leur goût pour tel ou tel genre et ont été très curieux quant aux nouvelles parutions et au succès commercial de certaines séries.

Stéphanie Martel a ainsi alterné les genres afin d'ouvrir au maximum l'intérêt pour le manga et montrer la richesse éditoriale. La rencontre s'est terminée sur le métier de libraire et la qualité des conseils que peut apporter ce dernier, souvent décisif lors du choix d'un livre. Les élèves, enchantés par cette rencontre, vont à présent étoffer la mangathèque du CDI et partager leurs coups de coeur après les vacances de février avec les autres collégiens de l'établissement.

 

 
 

 

Le Conseil constitutionnel siège à Metz ce mardi

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:24:23

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Le Conseil constitutionnel siège à Metz ce mardi
 

 
L'entrée du Conseil constitutionnel à Paris. Photo CC-By Mbzt
Pour la première fois de son histoire, le Conseil constitutionnel va siéger hors du Palais royal, en tenant mardi une audience à Metz : une volonté de « se rapprocher des citoyens », explique son président, Laurent Fabius. « Toutes les institutions, en particulier la justice, doivent faire preuve de pédagogie, de proximité », a déclaré l'ancien Premier ministre socialiste, à la tête du Conseil constitutionnel depuis mars 2016.
Deux QPC examinées

« Aucun texte ne nous oblige à tenir des audiences au Palais royal. Pour la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), qui est une question citoyenne et qui correspond à 80 % de notre activité, il faut que le citoyen puisse s'en saisir et puisse venir assister aux audiences. Un des moyens, c'est d'aller dans les régions », a-t-il estimé.

La première audience hors les murs se tiendra à la cour d'appel de Metz où deux QPC seront examinées : l'une porte sur la loi du 6 juillet 1989 qui tend à améliorer les rapports locatifs et la seconde a trait au code de sécurité sociale. Au mois de mars, une audience sera tenue à la cour administrative d'appel de Nantes.

La semaine prochaine, au moment même où les décisions seront rendues, Laurent Fabius sera de retour à Metz, à l'université, où il tiendra une conférence sur le Conseil constitutionnel et où il commentera les décisions devant des étudiants en droit. « Je pense que cela permettra au public de mieux comprendre ce qu'est une QPC, ce que fait le Conseil constitutionnel. Cela permet d'incarner la justice et participe d'un rapprochement utile de la justice avec le citoyen », a-t-il affirmé.

 

 
 

«Intérimaires» Bourbach-le-Bas Pierre-Marie Kolb : «ramener la sérénité au village»

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:46:11

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«Intérimaires» Bourbach-le-Bas
«Intérimaires» Bourbach-le-Bas Pierre-Marie Kolb : «ramener la sérénité au village»
Bourbach-le-Bas, Wattwiller, Mollau, Sickert : ils sont quatre, quatre maires dont le point commun est d'avoir été élus en cours de mandat suite à la démission ou au décès de leur prédécesseur. À un an des élections municipales, ces « intérimaires » du pouvoir municipal font le point sur les projets hérités ou initiés. Aujourd'hui, Pierre-Marie Kolb, maire de Bourbach-le-Bas.

 
Pierre-Marie Kolb est redevenu maire de Bourbach-le-Bas en juin dernier, après l'avoir été de 1985 à 2008. Il a pris la relève de Delphine Thuet, qui a démissionné.
Pierre-Marie Kolb, vous êtes redevenu maire en juin 2018 suite à la démission de votre prédécesseur, Delphine Thuet. Comment avez-vous pris la décision de reprendre le flambeau ?

Pierre-Marie Kolb : « J'ai été élu pour la première fois au conseil municipal de Bourbach-le-Bas en 1983, puis je suis devenu maire en septembre 1985, dans des circonstances similaires puisque le maire et le secrétaire de mairie d'alors avaient démissionné. J'ai consacré 23 ans de ma vie à Bourbach-le-Bas. En 2008, j'ai décidé d'arrêter car je pense qu'il ne faut pas accumuler trop de mandats. J'ai alors passé le relais à mon premier adjoint, Jean Wolfarth, qui l'a lui-même passé à Delphine Thuet. »
« Emmener l'équipeau bout du mandat »

« Delphine était un bon maire, une cabale a été montée contre elle pour des questions d'ambitions personnelles. On aurait pu s'éviter cet épisode. J'ai eu le sentiment qu'on revenait en arrière, je l'ai vécu comme un échec. Quand on a consacré près d'un quart de siècle à sa commune, des liens affectifs se créent et c'est dur de voir les choses partir à vau-l'eau. Quand on m'a incité à reprendre des responsabilités, j'ai accepté dans le but de ramener la sérénité et d'emmener l'équipe au bout du mandat. »

Vous représenterez-vous pour un autre mandat ?

P.-M. K. : « Non, et je l'ai dit d'entrée de jeu aux habitants : avec ces deux années de mandat supplémentaires, j'aurai consacré un quart de siècle à Bourbach-le-Bas. J'ai aussi créé cinq entreprises dans ma vie et passé l'équivalent de dix ans de mon existence dans des hôtels du monde entier. Le temps est venu pour moi de profiter de la vie et de ma famille. »

Avez-vous repris les projets de votre prédécesseur ?

P.-M. K. : « Oui, il y avait deux chantiers à reprendre en cours de route. D'une part, la rénovation et la mise aux normes d'accessibilité de l'ancienne salle de classe, laquelle deviendra une salle multi-activités, en même temps que le réaménagement du parvis de l'église. Le chantier a démarré à la mi-janvier et devrait s'achever en juin. »
« La communela plus mal lotie »

« L'autre chantier, c'est la révision du plan local d'urbanisme (PLU). Bourbach-le-Bas a perdu une quarantaine d'habitants entre 2014 et 2019 pour tomber à 588 âmes. C'est dû au vieillissement de la population et à la difficulté pour les jeunes de s'installer ou de rester au village. Or j'ai découvert que le schéma de cohérence territoriale (Scot) du Pays Thur-Doller ne nous réserve qu'un hectare de surface constructible, ce qui fait de nous la commune la plus mal lotie ! D'où l'urgence de faire ce PLU afin d'essayer de dégager de nouvelles zones constructibles. Certes, cela ne pourra pas être fait avant les municipales de 2020, mais l'idée est que le plan d'aménagement et de développement durable, étape préliminaire, soit bouclé avant la fin de l'année. »

Avez-vous vous-même initié des projets depuis votre élection ?

P.-M. K. : « J'avais promis à mes concitoyens que je ferai tout pour retisser des liens. J'ai reçu toutes les forces vives et j'ai organisé cinq réunions de quartier qui ont rassemblé 15 % de la population. Cela a permis de mettre à jour un problème : notre salle associative du Lierenbuckel n'est plus aux normes. Il faut soit la fermer, ce qui impacterait très négativement la vie associative, soit la rénover, option que j'ai retenue. Le projet sera présenté le 5 mars à l'association de gestion. Nous n'aurons pas le temps de lancer l'opération avant les municipales, mais le dossier sera bouclé. Ce sera à la nouvelle équipe de décider de le concrétiser ou pas. »

Vous êtes vous heurté à des difficultés imprévues ou, à l'inverse, avez-vous eu des bonnes surprises ?

P.-M. K. : « Le budget 2018 a été élaboré par la chambre régionale des comptes et il s'est avéré très technocratique. La ligne de subventions aux associations a ainsi été ramenée de 7 000 à 100 EUR. Le conseil a donc dû prendre beaucoup de décisions budgétaires modificatives... »

Comment se portent les finances de votre commune ? Souffrent-elles du désengagement de l'État ?

P.-M. K. : « Cela a été la bonne surprise. J'avais laissé des finances saines à mes successeurs qui ont continué à bien gérer. Du coup, la commune a une excellente santé financière, avec un endettement très faible, de l'ordre de 150 000 EUR, et des excédents, malgré les projets en cours, tant et si bien que, cette année, nous allons baisser la fiscalité locale de 5 %. »

Comment évoluent les relations de votre commune avec l'intercommunalité ?

P.-M. K. : « J'ai quitté une communauté de communes à treize, maintenant elle compte seize membres (à la suite de la fusion des communautés de communes du Pays de Thann et de Cernay et environs: N.D.L.R.). Il n'est pas facile de prendre le train en marche ! J'ai choisi de m'investir à fond à Bourbach-le-Bas. Mais je suis très favorable à l'intercommunalité. Une commune ne peut plus rester seule de nos jours. »

Comment analysez-vous la crise des gilets jaunes ?

P.-M. K. : « Je ne sais pas qui doit répondre, le maire, l'entrepreneur ou le citoyen ! J'ai retrouvé mon discours des voeux de 2006 dans lequel je disais qu'on est dans un pays malade qu'on soigne à l'homéopathie alors qu'il faudrait un traitement chirurgical. Je constate qu'on parle peu de la dette, qui atteint 100 % du PIB et qui va devenir un fardeau croissant. »
« On ne peut pas vouloir toujours plus en payant toujours moins. »

« On ne peut pas vouloir toujours plus en payant toujours moins. J'espère qu'il ressortira quelque chose de cette crise et du grand débat. Il faut aller de l'avant. Mais en attendant, je voudrais que cessent ces manifestations hebdomadaires avec leur cortège de violences, qui mettent à mal l'économie du pays et suscitent une haine incroyable. Sans compter la dégradation de l'image de notre pays à l'étranger. Il faut profiter du grand débat pour faire une remise à plat complète de notre système politique, économique et social, sinon on ira vers des temps très durs. »

La commune participe-t-elle au grand débat ?

P.-M. K. : « Un cahier de doléances a été ouvert dès le 16 janvier. Il a recueilli pour l'instant 36 contributions, autant locales que nationales. Nous n'organiserons pas de débat, il faut se concentrer sur les quatre proposés par le Pays Thur Doller pour éviter de tomber dans les revendications locales. »

Comment voyez-vous évoluer le rôle des maires ruraux ?

P.-M. K. : « Nous vivons certainement le dernier ou l'avant-dernier mandat des maires dans l'organisation actuelle. Il y aura des regroupements de communes pour créer des bourgs plus grands. Et ce pour plusieurs raisons : pénurie des vocations, diminution des aides de l'État, gestion toujours plus complexe des communes... Il faudra optimiser et mutualiser. Il faudra aussi réinventer le fonctionnement de notre pays dans les années à venir, on peut imaginer par exemple que les services publics sortent plus vers les citoyens. »

Que feriez-vous avec une baguette magique ?

P.-M. K. : « J'ai une fibre très environnementale, donc j'éliminerais tous les gaz à effet de serre qui vont poser tant de problèmes à notre planète dans les années à venir. »
Propos recueillispar Isabelle BOLLÈNE Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

 
 

 

Pierre-Marie Kolb
Né le 11 octobre 1954 à Nancy. Profession : entrepreneur. Nombre de mandats : cinq en comptant celui en cours. Passions : « L'entreprenariat, créer, développer... Une passion que je mets maintenant au service des jeunes porteurs de projet en tant que "business angel". Mon autre passion, ce sont les bonsaïs, un art de la patience ! »

 

Sierentz Droits de l'Homme : Des gilets jaunes... kurdes

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:47:12

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Sierentz Droits de l'Homme
Sierentz Droits de l'Homme : Des gilets jaunes... kurdes

 
La traversée de Sierentz, dimanche, peu avant 11 heures
Des gilets jaunes dimanche en Région frontalière ? A l'appel du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F), une structure qui regroupe et fédère près de 25 associations de la diaspora kurde à travers toute la France, une cinquantaine de Kurdes a marché sur Strasbourg, siège du Conseil de l'Europe et de son comité pour la Prévention de la Torture, en passant notamment par Sierentz, ce dimanche.

Ses organisateurs expliquent que « depuis plusieurs années, le leader kurde Abdullah Ocalan est soumis à un isolement sévère sur l'Ile-prison d'lmrali. Déjà privé de la visite de ses avocats depuis 2011, il n'a eu droit qu'à deux visites des membres de sa famille entre avril 2015 et aujourd'hui. Par cette pratique qui est en passe de s'étendre à tous les prisonniers politiques, la Turquie viole les conventions internationales et européennes des droits humains, en particulier la Convention européenne des Droits de l'Homme ».

Aussi, ils demandent de « faire respecter par la Turquie qui est un de ses membres fondateurs, les principes et les valeurs mêmes sur lesquels repose sa création. Nous l'appelons à contribuer ainsi, conformément à ses missions, a la paix et la démocratie dans un pays qui en manque dangereusement ».

 

 
 

 

Lautenbach-Schweighouse Conseil municipal : Mur accidenté et nid d'hirondelles

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:41:01

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Lautenbach-Schweighouse Conseil municipal
Lautenbach-Schweighouse Conseil municipal : Mur accidenté et nid d'hirondelles
Le conseil municipal de la commune de Lautenbach s'est réuni dernièrement sous la présidence de François Grodwohl, 1er adjoint au maire.

 
Après les accidents à répétition sur la RD430, le maire a saisi la commission enquête comprendre pour agir.
Accidents RD 430. - Après le nouvel accident survenu le 30 décembre sur la RD 430 entre la sortie de l'agglomération de Lautenbach et le parking de l'aire de loisirs (notre édition du 18 janvier), le maire a demandé le passage de la commission ECPA (Enquête Comprendre Pour Agir).

M. Grodwohl rappelle que suite aux accidents précédents, un dossier présenté par un propriétaire du secteur, impacté à plusieurs reprises, avait été transmis conjointement au conseil départemental en octobre 2017.

Chasses communales. - Germain Muller, locataire du lot n° 1, est décédé le 24 octobre 2018. Sa fille, Céline Muller épouse Manjeongean, devient locataire de plein droit. Elle a fait savoir qu'elle souhaite, à compter du 2 février 2019, céder son bail à Didier Wehrlen, permissionnaire. Didier Wehrlen est permissionnaire sur ce lot de chasse depuis 2009.

Gérard Riethmuller, locataire du lot n° 2 souhaite remplacer deux permissionnaires démissionnaires par Raymond Kech (Lautenbach) et Alban Pierson (Algolsheim).

Cadre de vie. - Alexis Groelly indique au conseil que le choix des plantations sur la placette au centre de la cour de l'Allmendhof s'est porté sur des rosiers et un couvre-sol en pierres.

Thierry Metzenthin indique que M. Geymann de la Ligue de protection des oiseaux interviendra dans la commune pour la mise en place de nids d'hirondelles. Ces nids seraient disposés sur les bâtiments de l'atelier communal ainsi que sur des habitations de trois particuliers ayant donné leur accord. Le coût d'un nid s'élève à environ dix euros.

Urbanisme. - Une réflexion sur la modification des articles du PLU pour éviter la réalisation de murs de clôture d'une hauteur de 2 m sur les zones UB est entamée. Ces observations font suite à une réalisation en cours, rue du Faubourg. M. Grodwohl s'est rendu sur place et a rencontré le propriétaire. À ce stade des travaux, les remblais n'ont pas encore été effectués et les travaux ne sont pas achevés. M. Grodwohl indique à l'assemblée qu'une modification du règlement pourra se faire par l'intermédiaire de la comcom qui a maintenant la compétence « PLUi » (PLU intercommunal). Il s'agira de proposer des modifications qui sont encore à discuter en commissions réunies.

Collège du Hugstein : harcèlement d'élèves. - David Fruhauf évoque l'article paru dans la presse sur le harcèlement que subissent certains élèves du collège. Il s'insurge sur ces faits relatés et souligne que les élèves n'ont pas à subir ces violences et se rendent au collège, la boule au ventre. Il poursuit en rappelant qu'il s'agit d'un collège de proximité et que ces événements intolérables n'ont pas leur place dans notre vallée. M. Grodwohl indique que la direction du collège semble prendre en main cette situation et qu'il est souhaitable de trouver une solution rapidement

Fleurissement et sportifs méritants. - La remise des prix aura lieu vendredi 8 mars à 18 h, dans la salle du cloître de la mairie. Seront également invités à cette cérémonie les sportifs méritants.

 

 
 

 

Bâle-Mulhouse : Série de couacs lors d'un vol easyJet venant de Bordeaux

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:54:22

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Bâle-Mulhouse
Bâle-Mulhouse : Série de couacs lors d'un vol easyJet venant de Bordeaux
Dimanche, les rafales de vent ont compromis certains vols au départ de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. Les passagers d'un avion easyJet à destination de l'EuroAirport ont alors dû faire face à une série de déconvenues.

 
LEUR DÉPART était initialement prévu de Bordeaux à 17 h 20 pour une arrivée à 18 h 50. Finalement, ces voyageurs sont arrivés à l'EuroAirport à 7 h hier matin. Une passagère raconte.

« Quand nous sommes arrivés à l'aéroport de Bordeaux, le vol était annoncé avec un retard d'1 h 30, l'avion prévu n'ayant pas pu décoller de Bâle-Mulhouse à cause de la tempête. EasyJet a envoyé un autre avion en provenance de Londres, lui-même retardé ». Le départ de ce nouveau vol est ensuite repoussé plusieurs fois : « Informations au compte-gouttes, délivrées en anglais sur l'application easyJet, puis relayées au micro par les hôtesses dans la plus grande confusion », déplore la passagère, une habitante de Pérouse (Territoire de Belfort).

Les passagers sont informés qu'ils pourront embarquer à destination de Bâle-Mulhouse ou de Lyon et qu'ils connaîtront précisément le lieu d'arrivée durant le vol. Lorsque certains protestent, décriant le peu d'égard manifesté par la compagnie et leur décision de ne pas renouveler l'expérience, il leur est répondu, d'après notre témoin : « Ce n'est pas grave, nous ne manquons pas de passagers ».

Le vol est enfin confirmé vers Lyon, avec acheminement en bus vers Bâle-Mulhouse. Un autre vol easyJet pour Genève ayant été annulé, on indique à ces passagers qu'ils peuvent aussi rejoindre Lyon. Une nuit d'hôtel leur sera payée sur place, avec le remboursement d'un billet de train vers Genève. Une fois arrivés à Lyon, les passagers des deux vols sont finalement installés dans trois bus. Lesquels se rendent à Genève.

« Nous, nous étions deux adultes, donc ça allait, et il y a bien pire comme situation, mais il y avait des familles avec des enfants. Il n'y a pas eu de gestion particulière pour elles. C'était méprisant et pas du tout clair. On voyait bien qu'il s'agissait de trouver la solution la moins onéreuse », dénonce la passagère. Autre source d'étonnement : un second vol easyJet qui effectuait le trajet Bordeaux-Bâle-Mulhouse, programmé le même jour à 21 h, a, lui, connu un déroulé normal.

A l'heure où nous mettions sous presse, easyjet n'avait pas été en mesure de nous préciser sa version des faits.
Caroline ANFOSSI

 

 
 

 

EUROAIRPORT Série de couacs lors d'un vol Easyjet

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:54:50

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eUROAIRPORT Série de couacs lors d'un vol Easyjet
 

 
Dimanche, les rafales de vent ont compromis certains vols au départ de l'aéroport de Bâle-Mulhouse (lire encadré ci-dessous). Les passagers d'un avion Easyjet à destination de l'Euro-Airport ont alors dû faire face à une série de déconvenues.

Leur départ était initialement prévu de Bordeaux à 17 h 20 pour une arrivée à 18 h 50. Finalement, ces voyageurs sont arrivés à l'EuroAirport à 7 h, ce lundi matin.

« Quand nous sommes arrivés à l'aéroport de Bordeaux, le vol était annoncé avec un retard d'une heure trente, l'avion prévu n'ayant pas pu décoller de Bâle-Mulhouse à cause de la tempête, raconte une passagère. Easyjet a alors envoyé un autre avion en provenance de Londres, lui-même retardé... »

Le départ de ce nouveau vol est ensuite repoussé plusieurs fois : « Informations au compte-gouttes, délivrées en anglais sur l'application Easyjet, puis relayées au micro par les hôtesses dans la plus grande confusion », déplore la passagère, habitante de Pérouse, dans le Territoire de Belfort.
« Nous ne manquons pas de passagers... »

Les passagers sont informés qu'ils pourront embarquer à destination de Bâle-Mulhouse ou de Lyon et qu'ils connaîtront précisément le lieu d'arrivée durant le vol. Lorsque certains protestent, dénonçant le peu d'égard manifesté par la compagnie et leur décision de ne pas renouveler l'expérience, il leur est répondu, d'après notre témoin : « Ce n'est pas grave, nous ne manquons pas de passagers... »

Le vol est enfin confirmé vers Lyon, avec acheminement en bus vers Bâle-Mulhouse. Un autre vol Easyjet pour Genève ayant été annulé, on indique à ces passagers qu'ils peuvent aussi rejoindre Lyon. Une nuit d'hôtel leur sera payée sur place, avec le remboursement d'un billet de train vers Genève. Une fois arrivés à Lyon, les passagers des deux vols sont finalement installés dans trois bus. Lesquels se rendent à Genève.

« Nous, nous étions deux adultes, donc ça allait, mais il y a bien pire comme situation, il y avait des familles avec des enfants. Il n'y a pas eu de gestion particulière pour elles. C'était méprisant et pas du tout clair. On voyait bien qu'il s'agissait de trouver la solution la moins onéreuse », estime la passagère. Autre source d'étonnement : un second vol Easyjet qui effectuait le trajet Bordeaux-Bâle-Mulhouse, programmé le même jour à 21 h a, lui, connu un déroulé normal.

Jointe ce lundi, Easyjet n'était pas en mesure de nous préciser sa version des faits. C. A.

 

 
 

D'importants travaux routiers programmés à Battenheim

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:39:41

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D'importants travaux routiers programmés à Battenheim
 

 
Le nouveau siège social a été livré aux salariés et aux élus du Syndicat de communes de l'Île-Napoléon.  Photo L'Alsace/J.-P.F.
« C'est une première, un jour important. Nous pouvons, à présent, nous réunir dans des murs qui nous appartiennent. Nos employés ont également déménagé dans nos bureaux et locaux techniques de Sausheim. » Bernard Notter, président du Syndicat de communes de l'Île-Napoléon (SCIN), s'est réjoui de recevoir les élus de l'intercommunalité au nouveau siège social, rue de l'Étang à Sausheim, des locaux neufs qui ont été livrés dans les délais et dans l'enveloppe budgétaire programmée (environ 1 850 000 EUR pour le bâti).
Un chantier à 665 000 EUR

Aucun élu de Riedisheim n'était, en revanche, présent, la demande d'adhésion de cette commune n'ayant pas encore été validée par tous les conseils municipaux des communes membres du SCIN. En attendant, la Ville de Riedisheim souhaite déjà confier des travaux de voirie à l'intercommunalité. Cet appui technique prendra une forme de mise à disposition d'agents du bureau d'étude de voirie du SCIN au profit de la Ville demandeuse, ce qui a été accepté à l'unanimité.

Battenheim a confié au SCIN le soin de réaménager l'entrée Nord de la commune. Le chantier est prévu sur une longueur de 400 m, pour une emprise moyenne de 15 m. La tranche de travaux comportera notamment la reprise partielle de la chaussée, la fourniture et la pose de bordures et pavés formant un fil d'eau, la collecte des eaux fluviales, la pose de nouveaux candélabres, l'enfouissement du réseau Orange et les aménagements paysagers.

Ces travaux ont été estimés à 665 000 EUR. Une étude de sécurité préalable faite par le cabinet Berest sera prise en charge par le conseil départemental du Haut-Rhin et une aide financière sera demandée à la collectivité départementale.

Une canalisation en eau potable devra également être remplacée à l'entrée Nord de Battenheim. L'entreprise Sogea de Pfastatt a obtenu le marché pour un montant de 256 920 EUR.

D'une manière plus générale, le SCIN a sollicité plusieurs banques, pour financer des travaux de voirie dans son secteur de compétence. Un prêt de 1 550 000 EUR a été obtenu à la Banque postale, à un taux d'intérêt fixe de 1,27 % fixe et pour une durée de quinze ans.

Les élus se réuniront à nouveau le mercredi 13 mars au siège social pour une séance qui sera notamment consacrée au débat d'orientation budgétaire.
Jean-Paul FREY

 

 
 

Hérimoncourt défend son usine Peugeot

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:55:56

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Hérimoncourt défend son usine Peugeot
 

 
L'établissement d'Hérimoncourt, site historique pour Peugeot, emploie environ 200 salariés. Photo Julio PELAEZ
Près de trois cents personnes se sont rassemblées lundi pour s'opposer à la fermeture de l'usine Peugeot historique d'Hérimoncourt, menacée par un transfert d'activités vers Vesoul. C'est en effet dans le chef-lieu de Haute-Saône, qui abrite son centre mondial des pièces détachées, que la direction de PSA entend, d'ici douze mois, transférer l'essentiel des activités du site d'Hérimoncourt. Elles sont liées à l'économie circulaire, autrement dit au recyclage. Cette activité emploie les deux tiers des deux cents salariés de l'établissement historique de l'aventure Peugeot, créée en 1833.
Opération « Ville morte »

Le maire de cette commune de 3 700 habitants du pays de Montbéliard, Marie-France Bottarlini, a décrété une « Ville morte » le samedi 23 février. « Ce que je demande à PSA, c'est une solution pour assurer l'avenir du site », insiste-t-elle. « On va demander une expertise pour mesurer sa rentabilité », abonde la déléguée CFDT, Mégane Huguenard.

Pour la direction de PSA, qui s'apprête à dévoiler les résultats du groupe le 26 février avec des bénéfices records attendus, il n'est toujours pas question de fermeture, quand bien même Hérimoncourt s'apprête à être vidée de sa substance. « On ne laissera pas une friche à Hérimoncourt », martèle un de ses porte-parole. Du côté des syndicats, on n'y croit pas trop.

La présidente de Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, se sent quelque peu trahie. « Les relations ont toujours été basées sur la confiance. Ce manque de transparence nous interroge », dit-elle. « Lorsque PSA était en difficulté, l'État a répondu présent. Il est aujourd'hui impensable que PSA décide de vider le pays de Montbéliard de ses emplois industriels », s'insurge pour sa part le sénateur PS du Doubs, Martial Bourquin. Qui appelle la direction de PSA à « revenir sur sa décision ».
Sébastien MICHAUX

 

 
 

Guides Gault & Millau aime l'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:59:30

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Gault & Millau aime l'Alsace
 

 
 
Ici, on ne parle pas d'étoiles, mais de toques. La couleur dominante n'est pas le rouge, mais le jaune. Alors n'allez pas parler d'une célèbre marque de pneumatiques aux représentants du Gault & Millau ! C'est ce qu'a fait, sans penser à mal, le maire de Kayserberg, Pascal Lohr, ce lundi, en évoquant fièrement « les restaurants étoilés » de son secteur. L'assemblée lui a gentiment fait comprendre qu'il avait... mis les pieds dans le plat.
« De la fourche à la fourchette »

Si le Gault & Millau est un peu moins connu par le grand public que celui de son concurrent, il n'en est pas moins fiable. Et respecté : les distinctions du guide jaune sont, elles aussi, une grande fierté pour les chefs qui en bénéficient. Par ailleurs, les responsables du guide, outre leur pertinence, ont le mérite de se déplacer à la rencontre des chefs pour les honorer dans leurs régions, créant un moment de rencontre et d'échange comme cela a été le cas ce lundi à Kaysersberg pour la première étape du « Gault & Millau Tour 2019 ».

Chaque année, six « régions » sont choisies comme étapes de cette tournée nationale. Et autant dire que l'Alsace est un point de chute apprécié puisque l'équipe du Gault & Millau y revient, après Strasbourg en 2017 et Obernai en 2018. Le nouveau président du guide, Jacques Bally, a pu en apprécier la générosité et les talents dès dimanche soir, lors d'un dîner à La Table d'Olivier Nasti, à Kaysersberg, auquel les responsables du guide jaune ont convié les professionnels primés. Il a annoncé ses projets : sanctuariser son guide, bien sûr, qui « ne gagne pas d'argent », mais aussi valoriser des producteurs et des produits de qualité. « Faire la promotion des terroirs et des talents de la France, du patrimoine et du patriotisme culinaire. De la fourche à la fourchette », a-t-il indiqué. « Le Gault & Millau découvre. Avoir de l'avance est un excellent atout », a estimé Marc Esquerré, rédacteur en chef au palais affûté du guide national.

Sept Alsaciens ont été mis à l'honneur sur les treize prix attribués (lire ci-dessous). Yannick Germain, de l'auberge Au Boeuf à Sessenheim, a été désigné Grand de demain, avec deux toques et une note de 14/20. Ému, le chef a partagé cette distinction avec toute son équipe. Issu d'une lignée de restaurateurs, il a eu une pensée pour sa famille : « Déjà dans les jupons de ma grand-mère, j'ai toujours rêvé de faire briller cette maison. » Et de dédier le prix à son grand-père Wolfgang et à son ami disparu, le regretté chef Jean-Marc Kieny.
« L'Alsace estun grand restaurant »

La famille Kieny a d'ailleurs été à l'honneur en la personne du frère de Jean-Marc, Laurent Kieny, dont la pâtisserie est installée juste à côté du restaurant familial, à Riedisheim. Il a été honoré du prix du Pâtissier du Grand Est 2019. Autre prix convoité, celui du Sommelier, raflé par Michaël Wagner, qui oeuvre depuis sept ans au 1741, à Strasbourg. Il a été récompensé « pour ses connaissances et son aisance en salle ». Le trophée Pop, qui révèle des adresses populaires qui ne sont pas notées au guide jaune, distingue Yoan Jacquet et Pierre Moiso, qui ont tout récemment racheté le Flamme and Co de Kaysersberg à Olivier Nasti.

Le trophée Transmission a quant à lui été attribué à Benoît et Alexy Fuchs, du Gavroche à Strasbourg, qui figure selon Marc Esquerré « parmi les incontournables strasbourgeois ». Autre incontournable à Strasbourg, La Casserole, reprise il y a un peu plus de trois ans par Cédric Kuster, qui reçoit le prix Jeune talent du service en salle. « La Casserole c'est une histoire de coeur, une maison que j'espérais avoir. On y a rajouté un peu de fougue et de jeunesse », a lancé celui qui souhaite proposer un service « accessible, proche du client ».

Enfin, Bernard Leray, de la Nouvelle Auberge à Wihr-au-Val, s'est vu remettre le trophée Tradition, pour sa façon « d'interpréter le terroir alsacien avec doigté et une certaine distance », selon Marc Esquerré. Bernard Leray pour qui « l'Alsace est un grand restaurant ». Difficile de lui donner tort ! Sophie DUNGLER

 

 
 

La confrérie Saint-Etienne et les Alsaciens de Berlin

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:12:22

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La confrérie Saint-Etienne et les Alsaciens de Berlin
 

 
Pour fêter ses 20 ans d'existence, l'association des Alsaciens de Berlin, présidée par Odile Bour, a invité la confrérie Saint-Etienne pour faire l'éloge des vins d'Alsace auprès d'un nombreux public d'amateurs. De nombreuses personnalités de la capitale allemande ont participé à la soirée organisée à l'ambassade de France. Certaines ont même été intronisées à cette occasion, notamment l'ambassadeur de Namibie en Allemagne, Andreas Guibeb.

Les Alsaciens de Berlin font partie des 48 associations et 15 délégués répartis à travers le monde, qui composent aujourd'hui l'UIA (Union internationale des Alsaciens), totalisant plus de 60 représentations de l'Alsace à l'étranger. Une bonne dizaine d'au-tres devraient prochainement voir le jour, annonce le président de l'UIA Gérard Staedel. « La fusion des deux départements du Rhin d'ici deux ans, en 2021, va faire renaître l'Alsace institutionnelle et donner du baume au coeur aux milliers d'Alsaciens expatriés - on en compte près de 100 000 - qui s'emploient à faire rayonner l'Alsace dans le monde, insiste Gérard Staedel. Si la tradition du Stammtisch, signe extérieur de convivialité, perdure ainsi, il n'en demeure pas moins que beaucoup s'investissent aussi dans les passerelles économiques entre l'Alsace et leur pays d'adoption, car ils n'oublient pas leurs racines. »

 

 
 

Social - Économie Gilets Jaunes : des maires en colère

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:29:39

Social - Économie Gilets Jaunes : des maires en colère

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L’association France Urbaine, qui réunit les élus des métropoles et grandes villes du pays (Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, mais aussi, Dijon, ou encore Saint-Etienne), tire la sonnette d’alarme ce lundi sur les incidents très souvent présents à la marge de chaque acte de mobilisation des gilets jaunes, notamment dans les grands centres-villes.

« L’impact sur les contribuables locaux (dégradations de biens publics, mobilisation des services de la ville et des forces de l’ordre…) et sur les commerces (dégradations, pertes de recettes, pertes d’emplois…) se chiffre en millions d’euros dans nombre de grandes villes », déplore l’association, présidée par Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse (LR), dans un communiqué.

La mobilisation a coûté 200 000 euros à Bourg-en-Bresse

« Les commerçants et habitants des grandes villes sont pris en otage », tonne l’association. Et de citer le cas de Bourg-en-Bresse (Ain) : le maire Jean-François Debat (PS) évalue à 200 000 euros la facture du mouvement des gilets jaunes. Et sur les 200 000 euros, il y a 125 000 euros de dégâts à proprement parler et 75 000 euros d’heures de travail des agents.

Outre le coût des dégradations, France Urbaine s’inquiète aussi de la situation des commerces. « L’activité commerciale du centre-ville est complètement atone, les conséquences se font désormais ressentir », a ainsi assuré le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau sur BFMTV.

Certaines régions se sont déjà mobilisées. En Ile-de-France, le Conseil régional a créé un fonds de soutien d’un million d’euros pour aider l’activité. La région Auvergne-Rhône-Alpes a promis de son côté une enveloppe de 8 millions d’euros pour les commerçants.

Les élus de France Urbaine demandent à être reçus par le Premier ministre Édouard Philippe et les ministres concernés (Bruno Le Maire notamment) au plus vite. Ils espèrent notamment obtenir aides et indemnisations.

Est-ce que le gouvernement va entendre les élus ? Pas sûr, quand on sait que l’État va déjà débourser plus de dix milliards d’euros pour les mesures pour soutenir le pouvoir d’achat…

Biesheim Décès de Robert Schertzinger

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 06:37:36

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Biesheim Décès de Robert Schertzinger
 

 
Robert Schertzinger avait fait don de son impressionnante collection de 33 volumes de photos relatives au Biesheim d'antan.  Photo L'Alsace Archives/Jean-Marc Lalevée
Né le 19 mars 1932, Robert Schertzinger est décédé le 6 février 2019 dans sa 87e année. Il était le fils d'Albert Schertzinger et d'Henriette Metzger et l'aîné de quatre garçons. Le 15 février 1952, il a épousé Anne-Marie Kempf. Ils ont eu quatre enfants : Arlette, Noëlle, Arsène et Marina. Robert était l'heureux grand-père de six petits-enfants, Stella, Jean-Sébastien, Aude, Aline, Jonathan et Jenny-Lee, et l'arrière-grand-père d'Evanna.
Cofondateur de l'Accordéon club Rhénania 63

Robert Schertzinger a commencé sa vie professionnelle à l'âge de 15 ans chez Berglas- Kiener à Colmar avant d'effectuer son service militaire à l'école des sous-officiers de Strasbourg. Il a travaillé ensuite dans l'entreprise de construction Trescher à Biesheim. Il a participé à la construction du château d'eau de Fessenheim, du Grand Canal d'Alsace et occupé un poste aux Ponts et Chaussées de Neuf-Brisach.

En 1965, il est recruté par la commune de Biesheim en tant qu'ouvrier communal et en 1969, il est nommé garde champêtre, poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1992. Au sein de la commune, il a assuré diverses fonctions : fossoyeur, responsable de l'entretien du cimetière de Biesheim, porteur du journal, contrôleur de la nappe phréatique, collecteur de lait et employé au service du courrier du Crédit Mutuel. Il a oeuvré au sein de la classe 1932 et fut l'un des fondateurs de l'Accordéon club Rhénania 63 dont il fut le président de 1970 à 1977. Il était également membre du club philatélique de Neuf-Brisach et environs.
Nombreuses distinctions

Robert a fait aussi partie du corps des sapeurs-pompiers de Biesheim, de 1949 à 1974. Ses divers engagements lui ont valu de nombreuses distinctions : médaille d'honneur des sapeurs-pompiers, médaille d'honneur régionale départementale et communale, médaille d'argent pour son dévouement artistique et musical, médaille de bronze des métiers et des arts au titre des Arts populaires, médaille d'argent de la Fédération nationale des sociétés d'accordéons et un diplôme des donneurs de sang bénévoles.À sa retraite, Robert s'est attelé, en 2002, à la rédaction d'un livre sur l'histoire de la commune, intitulé Biesheim photographiquement vôtre. Au mois de mai 2017, il avait remis officiellement à la municipalité son impressionnante collection de photos et de cartes postales, retraçant l'histoire du village, un travail de titan concrétisé par 33 volumes composés de 1980 feuilles comportant trois à quatre articles-photos par feuille. Bricoleur, il confectionnait des tabourets en bois qu'il destinait aux tombolas des associations. Avec son épouse Anne-Marie, ils eurent la joie de fêter leurs noces de palissandre en 2017. Les obsèques ont été célébrées hier, lundi 11 février, par le père Didier Karon à l'église Saint Jean-Baptiste, devant une nombreuse assistance qui a accompagné le défunt à sa dernière demeure.

L'Alsace présente ses sincères condoléances à son épouse et à toute sa famille.
Jean-Marc LALEVÉE

 

 
 

Assemblée générale Union Nationale des Combattants : La médaille du mérite bronze à Marcel Boithiot

Publié dans le panorama le Mardi 12 février 2019 à 05:41:33

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Assemblée générale Union Nationale des Combattants
Assemblée générale Union Nationale des Combattants : La médaille du mérite bronze à Marcel Boithiot
Dimanche, les membres de la section colmarienne de l'Union Nationale des Combattants (UNC), se sont retrouvés à l'occasion de leur 45e assemblée générale.

 
De g. à dr. : Etienne Haffner, Gilbert Meyer, Etienne Boithiot, Cécile Siffert et Gilbert Girard.
Dans son allocution Gilbert Girard, dont c'était la 28e assemblée en tant que président, a remercié les membres de la section et les différentes personnalités, dont plusieurs élus, de leur présence. Avant de passer à l'ordre du jour, une minute de silence a été observée en hommage aux membres décédés lors de l'exercice. Une pensée a également été exprimée à l'attention des camarades absents pour cause de maladie ou d'hospitalisation.

L'adhésion de six nouveaux membres a été enregistrée, dont celles d'Emile Deybach, Bernard Bettlé, Jean Schmitt, Jean-Paul Moegling, Denise Sala et Madeleine Clade-Morel. La lecture du procès-verbal 2018 a été effectuée par le secrétaire François Dietsch ; il a été adopté à l'unanimité. Le rapport des activités 2018 a été présenté par Cécile Siffert, qui a relaté en détail, les nombreuses participations de la section aux différentes commémorations patriotiques.

Les prévisions d'activités 2019, notamment le calendrier habituel des cérémonies et des sorties, ont été présentées par le président. A noter, l'assemblée générale du sous-groupe Colmar-Kaysersberg le 17 mars à Ostheim, la journée barbecue fin juin début juillet, et un projet de sortie à étudier.
Une vigoureuse actionde recrutement

La bonne tenue du bilan financier, présenté par le trésorier Raymond Betard, a été confirmée par les réviseurs aux comptes Joël Claudon (absent) et André Stoffel qui ont demandé quitus à l'assemblée. Ils ont été remplacés dans leur fonction par Moustapha Assad et Laurent Wuest. Le renouvellement du tiers sortant n'a donné lieu à aucun changement.

L'augmentation de la cotisation, qui est passée à 32 EUR, a été approuvée. Les personnalités ont pris successivement la parole, dont Etienne Haffner, administrateur national de l'UNC et président du conseil départemental des anciens combattants.
Manifestations patriotiques : en semaine pour permettre la présence des jeunes

La moyenne d'âge des membres étant de plus de 80 ans, il préconise une vigoureuse action de recrutement. Les nouveaux statuts permettent de recruter des membres associés, sous condition qu'ils partagent les mêmes valeurs.

Le maire de Colmar, Gilbert Meyer, en réponse à la faible participation du public aux manifestations patriotiques, observée notamment à l'anniversaire de la Libération de la ville, s'est engagé à changer de date. Son choix s'est porté sur un jour de la semaine afin de permettre la présence d'élèves, collégiens et lycéens. Un service oecuménique à l'église Saint-Matthieu, proche du lieu de la commémoration, pourrait conclure la journée.

Le député Eric Straumann a parlé de monde de plus en plus dangereux avec la montée des nationalismes, s'interrogeant sur la capacité de projection de nos militaires, sans oublier le climat social actuel en France. La médaille du mérite UNC bronze a été épinglée par le maire à Marcel Boithiot, précédant le verre de l'amitié et le repas de cohésion.

 

 
 

 

PAGE CHUCHOTEMENTS : Tomi de la Lune

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:08:45

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Tomi de la Lune
Il était sans doute l'Alsacien le plus célèbre au monde et, à coup, sûr, l'un des plus géniaux. Dessinateur engagé et chroniqueur corrosif, Tomi Ungerer nous a quittés dans la nuit de vendredi à samedi, à l'âge de 87 ans...Pour rejoindre son personnage Jean de la Lune ? (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Les obsèques de Tomi Ungerer seront célébrées en Irlande

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:08:03

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disparition
Les obsèques de Tomi Ungerer seront célébrées en Irlande
 

 
Les obsèques de Tomi Ungerer se dérouleront mardi 12 février à 13 h en l'église St Brendan de Bantry en Irlande, a-t-on appris à la lecture du faire-part de décès paru en ligne sur un site d'annonces mortuaires irlandais.

Elles seront suivies d'une crémation dans l'intimité familiale.

Aucune information n'était disponible dimanche soir à propos de l'organisation ou non d'une cérémonie à Strasbourg.

L'auteur, dessinateur et illustrateur strasbourgeois Tomi Ungerer est décédé dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 février, à Cork, en Irlande.

L'artiste était âgé de 87 ans. Il laisse derrière lui une oeuvre immense dont un musée à Strasbourg assure le rayonnement.

 

 
 

 

Vie locale Encore 239 créations de communes nouvelles au 1 er janvier 2019 : Moins de 35 000 communes en France

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:10:52

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Vie locale Encore 239 créations de communes nouvelles au 1 er  janvier 2019
Vie locale Encore 239 créations de communes nouvelles au 1 er janvier 2019 : Moins de 35 000 communes en France
Les fusions de communes se sont accélérées ces dernières années grâce notamment à des incitations financières de l'État. Avec son esprit de clocher, la France reste cependant une exception avec 40 % des communes de l'Union européenne.

 
La France compte en moyenne une mairie pour 2000 habitants, contre 60 000 au Danemark où le seuil de population communale a été fixé par la loi à 20 000 habitants.
La France aux 36 000 communes appartient au passé. L'Hexagone compte désormais moins de 35 000 communes. Très exactement 34 970, selon la direction générale des collectivités locales, alors que la France comptait encore 35 227 communes le 31 décembre 2018.

C'est le résultat d'une accélération des fusions de communes, fortement encouragées par les pouvoirs publics. L'Association des maires de France (AMF) a recensé 239 créations de communes nouvelles arrêtées au 1er janvier 2019. Elles regroupent 626 anciennes communes et plus de 783 000 habitants.

Au total, la France compte aujourd'hui 753 communes nouvelles où vivent 2,4 millions d'habitants. Elles ont absorbé près de 2 450 communes. « Ce mouvement encore récent témoigne d'une dynamique réelle et significative », observe l'AMF.
Un gel des baissesde dotation de l'État

Les communes nouvelles ont vu le jour avec la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010 qui a facilité les fusions. Mais la réduction du nombre de communes s'est surtout accélérée avec les incitations financières mises en place par la loi Pélissard de mars 2015. Alors que l'État rogne sur les dotations financières aux collectivités territoriales pour réduire son déficit, les communes qui fusionnent bénéficient d'une faveur pendant trois ans. Le gel de la baisse des dotations de l'État est une véritable « carotte » financière.

La France a perdu 1 712 communes en moins de dix ans. C'est plus que les 1 068 communes qui ont disparu en 40 ans après la loi Marcellin de juillet 1971.
Une commune avec un seul habitant

L'esprit de clocher reste malgré tout un frein. La France conserve beaucoup de très petites communes. Rochefourchat dans la Drôme n'a qu'un seul habitant. Un vieil héritage des 44 000 communes créées à la Révolution, sur la base des paroisses du Moyen Âge.

La France reste donc de loin la championne d'Europe du nombre de localités, avec 40 % des 89 000 communes de l'Union européenne. Le Danemark a choisi la contrainte légale pour réduire le nombre de communes en imposant un seuil de 20 000 habitants en 2007. Le pays n'en a plus que 98. En France, où les fusions se font sur la base du volontariat, la population moyenne d'une commune reste inférieure à 2000 habitants, contre 60 000 au Danemark.
Pas de fusion un anavant les municipales

Les fusions de communes s'arrêtent provisoirement en 2019 car il n'est pas possible de modifier leur périmètre dans les douze mois qui précèdent les élections municipales de 2020. Ce scrutin va d'ailleurs changer la donne pour les communes nouvelles qui perdront beaucoup de conseillers municipaux. Actuellement, tous les élus des anciennes communes conservent leur siège. En 2020, les conseils municipaux retrouveront une taille en fonction de la strate de population. Sauf certaines communes si le Parlement approuve la proposition de loi de la sénatrice centriste d'Ille-et-Vilaine, Françoise Gatel, qui vise à assurer une meilleure représentativité des communes déléguées dans les conseils municipaux des localités les plus vastes.

Les créations de communes nouvelles repartiront-elles de plus belle après les municipales ? L'économiste Francis Kramarz le souhaite et voit dans la diminution du nombre de communes un outil pour combattre le chômage de masse. « Le morcellement géographique saupoudre les ressources et diminue notre capacité à lutter contre le chômage », explique le directeur du Centre de recherche en économie et statistique dans une tribune publiée par Le Monde le 23 janvier.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Collectivités Moins de 35 000 communes en France

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:15:32

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Collectivités Moins de 35 000 communes en France
 

 
La France compte en moyenne une mairie pour 2000 habitants, contre 60 000 au Danemark où le seuil de population communale a été fixé par la loi à 20 000 habitants. Photo Julio PELAEZ
La France aux 36 000 communes appartient au passé. L'Hexagone compte désormais moins de 35 000 communes. Très exactement 34 970, selon la direction générale des collectivités locales, alors que la France comptait encore 35 227 communes le 31 décembre 2018.

C'est le résultat d'une accélération des fusions de communes, fortement encouragées par les pouvoirs publics. L'Association des maires de France (AMF) a recensé 239 créations de communes nouvelles arrêtées au 1er janvier 2019. Elles regroupent 626 anciennes communes et plus de 783 000 habitants.

Au total, la France compte aujourd'hui 753 communes nouvelles où vivent 2,4 millions d'habitants. Elles ont absorbé près de 2 450 communes. « Ce mouvement encore récent témoigne d'une dynamique réelle et significative », observe l'AMF.
Un gel des baissesde dotation de l'État

Les communes nouvelles ont vu le jour avec la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010 qui a facilité les fusions. Mais la réduction du nombre de communes s'est surtout accélérée avec les incitations financières mises en place par la loi Pélissard de mars 2015. Alors que l'État rogne sur les dotations financières aux collectivités territoriales pour réduire son déficit, les communes qui fusionnent bénéficient d'une faveur pendant trois ans. Le gel de la baisse des dotations de l'État est une véritable « carotte » financière.

La France a perdu 1 712 communes en moins de dix ans. C'est plus que les 1 068 communes qui ont disparu en 40 ans après la loi Marcellin de juillet 1971.
Une commune avec un seul habitant

L'esprit de clocher reste malgré tout un frein. La France conserve beaucoup de très petites communes. Rochefourchat dans la Drôme n'a qu'un seul habitant. Un vieil héritage des 44 000 communes créées à la Révolution, sur la base des paroisses du Moyen Âge.

La France reste donc de loin la championne d'Europe du nombre de localités, avec 40 % des 89 000 communes de l'Union européenne. Le Danemark a choisi la contrainte légale pour réduire le nombre de communes en imposant un seuil de 20 000 habitants en 2007. Le pays n'en a plus que 98. En France, où les fusions se font sur la base du volontariat, la population moyenne d'une commune reste inférieure à 2000 habitants, contre 60 000 au Danemark.
Pas de fusion un anavant les municipales

Les fusions de communes s'arrêtent provisoirement en 2019 car il n'est pas possible de modifier leur périmètre dans les douze mois qui précèdent les élections municipales de 2020. Ce scrutin va d'ailleurs changer la donne pour les communes nouvelles qui perdront beaucoup de conseillers municipaux. Actuellement, tous les élus des anciennes communes conservent leur siège. En 2020, les conseils municipaux retrouveront une taille en fonction de la strate de population. Sauf certaines communes si le Parlement approuve la proposition de loi de la sénatrice centriste d'Ille-et-Vilaine, Françoise Gatel, qui vise à assurer une meilleure représentativité des communes déléguées dans les conseils municipaux des localités les plus vastes.

Les créations de communes nouvelles repartiront-elles de plus belle après les municipales ? L'économiste Francis Kramarz le souhaite et voit dans la diminution du nombre de communes un outil pour combattre le chômage de masse. « Le morcellement géographique saupoudre les ressources et diminue notre capacité à lutter contre le chômage », explique le directeur du Centre de recherche en économie et statistique dans une tribune publiée par Le Monde le 23 janvier.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Les maires ont compris l'intérêt de cette loi

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:20:22

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Les maires ont compris l'intérêt de cette loi
Jacques Pélissard  Maire de Lons-le-Saunier (Jura) et ancien président de l'AMF (Association des maires de France)
 

 
Près de quatre ans après la loi relative à l'amélioration du régime de la commune nouvelle, quel bilan tirez-vous ?
Les maires qui ont fusionné leurs communes ont compris l'intérêt de cette loi que j'ai portée. Elle leur a permis de ne pas voir leurs dotations de l'État baisser alors que celles qui sont restées seules ont perdu 25 % de celles-ci en quatre ans. Aujourd'hui, on compte un peu plus de 800 communes nouvelles contre 600 l'an dernier. Cela veut dire que plusieurs milliers de communes ont fusionné.
Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, la baisse des dotations de l'État a été gelée. Est-il toujours intéressant pour les communes de fusionner ?

Oui, car ainsi, elles peuvent faire des économies en termes de gestion du personnel, de signature de contrats... Ces dotations de l'État sont restées au niveau d'après 2017. Elles n'ont pas été augmentées et elles n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant 2014. Il est aussi intéressant de noter que, pour la première fois dans l'histoire de la République, l'organisation territoriale ne vient pas de l'État mais du terrain. Les maires ont ainsi une vraie liberté pour l'organisation de leur territoire.
Quels sont aujourd'hui les freins à ces regroupements de communes ?

Le plus souvent, les difficultés proviennent de guerre d'ego entre élus, d'appétits personnels. Les habitants de ces communes sont, la plupart du temps, ouverts à fusionner.
Propos recueillis par Renaud LAMBOLEZ

 

 
 

 

Écoles : bientôt un contrat de confiance ?

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:11:49

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Education Projet de loi
Écoles : bientôt un contrat de confiance ?
L'Assemblée examine à partir de ce lundi le projet de loi « pour une école de la confiance ». Mais le premier grand texte sur l'école du quinquennat Macron crispe les syndicats et nourrit la critique des oppositions.
 

 
Le projet de loi prévoit entre autres une extension du champ des expérimentations pédagogiques.
Devoir d'exemplarité des enseignants, instruction obligatoire dès trois ans, rôle renforcé des surveillants... Le projet de loi « pour une école de la confiance » entend répondre à deux enjeux : « élever le niveau général des élèves » et promouvoir « la justice sociale ». Mais le premier grand texte de loi du ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, examiné à partir de ce lundi par les députés, suscite une forme de défiance chez plusieurs syndicats d'enseignants.

Le texte est contesté dès son premier article sur le devoir « d'exemplarité » des enseignants et le respect que doivent leur manifester en retour élèves et familles. Des enseignants y voient une volonté de « museler » leur liberté d'expression alors que des mouvements ont émergé fin 2018 sur les réseaux sociaux : les « stylos rouges » réclament un meilleur statut des enseignants et #PasDeVague dénonce les violences scolaires.
Pas de mesure contre les élèves violents

Or, cette thématique est absente du texte car le gouvernement a récemment repoussé son plan, faute d'arbitrage sur certains sujets controversés, notamment la suspension des allocations familiales pour certains parents d'élèves violents (mesure que LR et le RN vont réclamer dans l'hémicycle). Le ministre « assume » que le projet de loi « ne touche pas à tous les sujets ».

La mesure centrale du texte est l'âge obligatoire de l'instruction qui sera abaissé à trois ans au lieu de six actuellement. Cette disposition est « totalement symbolique », critiquent des élus LR. De fait, 98,9 % des 3-5 ans sont déjà scolarisés et « seuls » 26 000 enfants seront concernés par la mesure. La gauche reproche, elle, au gouvernement de vouloir ôter la mention de l'instruction obligatoire « pour les enfants des deux sexes, français et étrangers », incluse dans le Code de l'éducation. Le financement accompagnant cette mesure dans les maternelles privées sous contrat fait également l'objet de critiques à gauche comme à droite.
Des pions pour suppléerles profs absents ?

Autre pomme de discorde : les « missions d'enseignement » confiées aux assistants d'éducation (surveillants) dès leur deuxième année de licence, si ceux-ci préparent les concours au métier d'enseignant. Ce serait une manière de doper le pré-recrutement, fait valoir le ministre. Les syndicats et la gauche craignent que ces « pions » ne soient sollicités pour remplacer des enseignants absents.

La création du Conseil d'évaluation de l'école (CEE, censé remplacer le Conseil d'évaluation du système scolaire) pour jauger l'efficience des politiques éducatives, braque aussi les syndicats. Or, ceux-ci sont déjà mobilisés pour des hausses de salaires, l'arrêt des suppressions de postes et encore le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de la plateforme d'orientation Parcoursup.

 

 
 

 

France Rapatriement des djihadistes : inévitable ?

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:16:50

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France Rapatriement des djihadistes : inévitable ?
 

 
Ramener ou pas les djihadistes français et leurs familles sur le sol français ? Le débat fait rage depuis deux semaines, et a glissé sur le terrain politique. L'hypothèse d'un rapatriement de 130 personnes (dont 70 mineurs) semble aujourd'hui privilégiée par le gouvernement français, pour éviter, a encore rappelé la ministre des Armées Florence Parly en visite en Irak, « la dispersion des djihadistes français ».

Albert Chennouf-Meyer, dont le fils militaire de 25 ans avait été tué par Mohamed Merah, a demandé « solennellement (au président Macron) de surseoir à cette décision, voire de refuser leur retour et de les confier à la Syrie ». Parmi les possibles « rapatriés », ce père vise particulièrement Quentin Le Brun, originaire du Tarn et parti en 2014 en Syrie. Visible sur plusieurs vidéos de propagande de Daech, Le Brun était proche de la nébuleuse djihadiste toulousaine dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain, les « voix » de la revendication des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

La question du retour des djihadistes ne taraude pas que la France. Hier, Moscou a organisé le rapatriement de 27 enfants russes dont les mères sont détenues en Irak pour appartenance au groupe djihadiste. De son côté, la Belgique a entamé des pourparlers avec la Croix-Rouge internationale pour rapatrier via Damas les enfants de ses djihadistes. En début de semaine, Washington avait appelé les autres pays à rapatrier et à juger chez eux leurs djihadistes détenus en Syrie par les FDS.
X.F.

 

 
 

Bas-Rhin : les signalements au fichier terroriste en baisse

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:23:40

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Bas-Rhin : les signalements au fichier terroriste en baisse
 

 
Le préfet du Grand Est et du Bas-Rhin, Jean-Luc Marx, a présidé ce vendredi le comité départemental de lutte contre la radicalisation, en présence de nombreux élus, du procureur de la République et de la rectrice d'Académie. Ce comité a pour objectifs la détection des cas, l'accompagnement des mineurs et la prévention.

Il ressort de cette réunion que le nombre des signalements inscrits au fichier antiterroriste pour le Bas-Rhin a sensiblement diminué en un an, passant de 450 à 190. Toutefois, le préfet note que le niveau de la menace n'a pas baissé, ainsi que l'a démontré l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, qui a fait cinq morts le 11 décembre. Les orientations générales du comité départemental de lutte contre la radicalisation portent sur plusieurs axes : affirmation des valeurs républicaines, lutte contre le complotisme, contre l'absentéisme scolaire et les scolarisations « clandestines », lutte contre les phénomènes communautaires et identitaires... Les services de la protection maternelle infantile et de pédopsychiatrie, de l'aide sociale à l'enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse sont mis à contribution.

L'objectif, rappelle le préfet, est de « lutter contre tout ce qui peut conduire vers la radicalisation ».

 

 
 

L'édito de l'Alsace ...Pas de conclusions hâtives

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:13:17

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L'édito de l'Alsace ...Pas de conclusions hâtives
 

 
Laurent Bodin

« La fin est proche. » Comme le président américain Donald Trump, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé, ce week-end au cours d'une visite aux troupes françaises, la prochaine défaite du groupe État islamique. La victoire militaire de la coalition internationale ne fait, certes, plus guère de doute alors que Daech contrôle désormais moins de 1 % des territoires du « califat » autoproclamé. La guerre contre le fanatisme religieux est, cependant, loin d'être gagnée, contrairement à ce qu'affirme le locataire de la Maison Blanche pour des raisons de politique intérieure. « Le combat n'est pas tout à fait terminé », a d'ailleurs concédé Florence Parly. Doux euphémisme !

Il faudra bien plus que les bombes de la coalition internationale en Irak et en Syrie pour anéantir le fanatisme islamiste. Le succès militaire qui se profile au Moyen-Orient est évidemment une excellente nouvelle. Au-delà de la fin de l'assujettissement de populations pour partie prises en otage, il prive le groupe État islamique d'une base arrière depuis laquelle ont été décidés et organisés bien des attentats survenus ces dernières années à travers le monde. Il n'empêche que la défaite militaire ne signifie pas la neutralisation d'une idéologie meurtrière guidée par le fanatisme religieux. Les risques d'attentats pourraient même s'en trouver accrus, renforcés par la volonté de certains islamistes radicaux de répandre dans les pays de la coalition internationale, dont la France, la guerre militairement perdue en Irak et en Syrie.

L'anéantissement de Daech et la reconquête des territoires placés de force sous la tutelle du « califat » autoproclamé signifie d'autant moins que la guerre contre le djihadisme appartient au passé que le Moyen-Orient n'est pas le seul théâtre d'opérations. En fait, c'est le seul où les soldats américains sont officiellement engagés, donc l'unique sujet de préoccupation de Donald Trump. La France, comme les pays africains, savent mieux que quiconque que la menace djihadiste est aussi une réalité au Sahel. Al-Qaïda au Maghreb islamique, Boko Haram ou Chebabs en Afrique, Front al-Nosra au Moyen-Orient... Tout autant que Daech a supplanté Al-Qaïda après la disparition d'Oussama ben Laden, d'autres groupes demeurent actifs. Il serait donc imprudent, et même dangereux, de considérer que la défaite du groupe État islamique signe la fin du terrorisme islamiste. N'oublions pas que la nature a horreur du vide. Ainsi donc, le fanatisme est, évidemment, loin d'être éradiqué.

 

 
 

235 000 dossiers médicaux partagés en Alsace

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:16:14

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Santé
235 000 dossiers médicaux partagés en Alsace
À la fin 2018, quelque 235 000 dossiers médicaux partagés ont été ouverts en Alsace. Mais, comme le soulignent l'assurance-maladie et de nombreux médecins généralistes, l'ouverture de ces dossiers ne suffit pas, encore faut-il les remplir.
 

 
Le dossier médical partagé (DMP) est aussi accessible sur un téléphone mobile via une application de l'assurance-maladie.
Depuis que l'assurance-maladie a repris la gestion des dossiers médicaux partagés (DMP) et étendu l'expérimentation menée dans neuf départements, dont le Bas-Rhin, à toute la France, des médecins se montrent sceptiques sur la mise en oeuvre de ce dossier et sur la façon d'organiser les données qui y sont consignées.
Objectifs dépassés

Pour Christophe Lagadec, directeur de la CPAM du Haut-Rhin, « le DMP est encore en phase d'ouverture, même si les objectifs fixés en 2018 ont été dépassés dans notre département ». En effet, la CPAM avait tablé sur l'ouverture de 34 000 DMP fin 2018 et le compte a atteint les 45 000. « En 2019, l'objectif est de 157 000, soit 2000 à 2500 dossiers ouverts chaque mois. » Pour réussir à atteindre ce nouveau cap, mais aussi à remplir les dossiers, la CPAM a défini des priorités. « Nos efforts se portent vers les médecins hospitaliers, indique le directeur. Car les périodes d'hospitalisation sont la principale origine de nombreux documents médicaux. On incite donc les médecins dans les hôpitaux à alimenter les DMP. »

Christophe Lagadec le reconnaît néanmoins : « Il faut convaincre les médecins d'avoir ce réflexe qui n'est pas naturel chez eux. Ils invoquent le manque de temps, qui est souvent une réalité. Mais quand on approfondit les échanges, ils reconnaissent aussi que ce n'est pas dans leur culture. On leur propose de se réserver un moment dans la journée pour alimenter le DMP. Si la volonté est là, on trouve le temps. »
Compatibilité des logiciels

Un autre frein à l'utilisation du DMP par les médecins est la compatibilité de leur logiciel patients. Certains éditeurs l'ont anticipée, d'autres pas. « Du coup, des médecins vont devoir investir dans une adaptation de leur logiciel pour un montant qui peut dépasser ce que propose l'assurance-maladie. On peut donc comprendre qu'ils rechignent à engager cette dépense supplémentaire. » Il faut rappeler que dans le cadre de la ROSP (Rémunération sur objectifs de santé publique) et de la convention médicale entre assurance-maladie et médecins libéraux, une rémunération personnalisée est versée au praticien selon un certain nombre de critères, dont l'utilisation d'un logiciel patients DMP compatible.

L'assurance-maladie n'a pas davantage prévu d'organiser le contenu du DMP. « Nous n'avons pas édicté de règles de classement pour définir des priorités entre les données, poursuit le directeur de la CPAM. Ce n'est pas notre rôle, mais à chaque médecin d'organiser le dossier comme il le souhaite. »
« On ne peut pas imposer au patient d'ouvrir un DMP »

Autre problème : ce n'est pas parce qu'un médecin dispose d'un logiciel DMP compatible qu'il va remplir le dossier de son patient. « En France, on a un système très cloisonné entre la médecine de ville et l'hôpital. Ces professions libérales ne sont pas forcément habituées à partager des informations médicales. De plus, la loi française sur la liberté individuelle est très restrictive. On ne peut pas imposer l'obligation au patient d'ouvrir un DMP et au médecin de l'alimenter. À cela s'ajoute la crainte de voir les données du DMP pillées ou stockées hors de France, voire d'Europe. Mais aujourd'hui, ce risque lié aux données existe déjà. »

Lui se veut résolument optimiste, en privilégiant le côté avantageux du DMP sur ses inconvénients : partage de toutes les informations médicales entre les différents intervenants en santé, réduction des examens doublonnés ou des imageries répétées, meilleure visibilité sur le parcours médical du patient... « On va faire prochainement dans le Haut-Rhin la cartographie des ouvertures de DMP pour savoir qui sont les personnes qui les ouvrent, leur âge et qui sont les médecins qui les alimentent. Nous pourrons aussi cerner les problèmes rencontrés par les médecins pour y remédier. »
Geneviève DAUNE

 

 
 

 

Écoles : bientôt un contrat de confiance ?

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:17:52

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Écoles : bientôt un contrat de confiance ?
 

 
Le projet de loi prévoit entre autres une extension du champ des expérimentations pédagogiques. Photo archives Julio PELAEZ
Devoir d'exemplarité des enseignants, instruction obligatoire dès trois ans, rôle renforcé des surveillants... Le projet de loi « pour une école de la confiance » entend répondre à deux enjeux : « élever le niveau général des élèves » et promouvoir « la justice sociale ». Mais le premier grand texte de loi du ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, examiné à partir de ce lundi par les députés, suscite une forme de défiance chez plusieurs syndicats d'enseignants.

Le texte est contesté dès son premier article sur le devoir « d'exemplarité » des enseignants et le respect que doivent leur manifester en retour élèves et familles. Des enseignants y voient une volonté de « museler » leur liberté d'expression alors que des mouvements ont émergé fin 2018 sur les réseaux sociaux : les « stylos rouges » réclament un meilleur statut des enseignants et #PasDeVague dénonce les violences scolaires.
Pas de mesure contre les élèves violents

Or, cette thématique est absente du texte car le gouvernement a récemment repoussé son plan, faute d'arbitrage sur certains sujets controversés, notamment la suspension des allocations familiales pour certains parents d'élèves violents (mesure que LR et le RN vont réclamer dans l'hémicycle). Le ministre « assume » que le projet de loi « ne touche pas à tous les sujets ».

La mesure centrale du texte est l'âge obligatoire de l'instruction qui sera abaissé à trois ans au lieu de six actuellement. Cette disposition est « totalement symbolique », critiquent des élus LR. De fait, 98,9 % des 3-5 ans sont déjà scolarisés et « seuls » 26 000 enfants seront concernés par la mesure. La gauche reproche, elle, au gouvernement de vouloir ôter la mention de l'instruction obligatoire « pour les enfants des deux sexes, français et étrangers », incluse dans le Code de l'éducation. Le financement accompagnant cette mesure dans les maternelles privées sous contrat fait également l'objet de critiques à gauche comme à droite.
Des pions pour suppléerles profs absents ?

Autre pomme de discorde : les « missions d'enseignement » confiées aux assistants d'éducation (surveillants) dès leur deuxième année de licence, si ceux-ci préparent les concours au métier d'enseignant. Ce serait une manière de doper le pré-recrutement, fait valoir le ministre. Les syndicats et la gauche craignent que ces « pions » ne soient sollicités pour remplacer des enseignants absents.

La création du Conseil d'évaluation de l'école (CEE, censé remplacer le Conseil d'évaluation du système scolaire) pour jauger l'efficience des politiques éducatives, braque aussi les syndicats. Or, ceux-ci sont déjà mobilisés pour des hausses de salaires, l'arrêt des suppressions de postes et encore le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de la plateforme d'orientation Parcoursup.

 

 
 

POLITIQUE Edouard Philippe face à dix Français sur LCI mercredi

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:41:44

POLITIQUE Edouard Philippe face à dix Français sur LCI mercredi

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Pendant ces deux heures en direct, le chef du gouvernement sera notamment invité à dresser un premier bilan du grand débat, lancé le 15 janvier et qui doit se poursuivre jusqu’à la mi-mars.

« Impôts, salaires, retraites, service public, rôle des élus... » feront partie des thèmes abordés, selon LCI, qui ne précise pas le profil des 10 personnes retenues pour participer à l’émission.

« Quelles priorités ? Quels arbitrages, quels bilans après un mois de grand débat : ils auront toute liberté pour interpeller Edouard Philippe et pour lui poser toutes leurs questions... », ajoute la chaîne dans un communiqué.

Des propositions « pour améliorer la situation du pays », soumises via la plateforme citoyenne Make.org, seront aussi présentées au chef du gouvernement.

Ce que dit Matignon

« Le Premier ministre veut participer au grand débat sous des formats différents : réunions publiques, citoyennes, associatives, médiatiques. À cet égard, "La grande explication" a marqué les esprits pour la qualité de ses débats et a trouvé son public depuis novembre », a déclaré une source à Matignon.

« Beaucoup de Français ont moins envie d’une interview politique classique que d’échanges sur les problèmes du quotidien et les solutions qu’on peut trouver ensemble », a-t-elle ajouté.

"La grande explication"

L’émission en direct, qui débutera à 20 h 45, sera coprésentée par David Pujadas de LCI, Yves Thréard du Figaro et Elisabeth Martichoux de RTL.
La chaîne de la TNT, devenue gratuite en avril 2016, a réalisé des records d’audience grâce aux deux précédents numéros de cette émission.
Fin novembre, la première édition de La grande explication, réunissant gilets jaunes et élus, avait rassemblé 921 000 téléspectateurs en moyenne, soit une part d’audience de 4,8 %. Le 23 janvier, le programme consacré au débat national, rassemblant des citoyens et des responsables politiques, avait été vu par 664 000 personnes en moyenne, soit une part d’audience de 3,9 %, avec un pic à plus de 900 000 téléspectateurs en cours d’émission.

 

Tempête Pas de gros dégâts en Alsace

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:22:36

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Les rafales de vent ont atteint jusqu'à 100 km en plaine, comme ici à Strasbourg. Photo DNA/Jean-François Badias
Tempête Pas de gros dégâts en Alsace

130 km/h sur les sommets vosgiens, 125 km/h à Scheibenhard, 108 km/h au Markstein, 100 km à Berg ou à l'EuroAirport... La tempête Isaias qui a traversé ce dimanche le pays d'ouest en est en se renforçant a été, comme prévu, accompagnée de vents violents et de pluie. Elle n'a heureusement occasionné ni blessé ni gros dégâts. Entre 13 h et 16 h 30 à Saint-Louis, les sapeurs-pompiers ont par exemple effectué sept interventions pour des chutes de tuiles, gouttière détachée, panneau publicitaire qui s'était envolé rue du Docteur-Hurst ou encore un arbre tombé sur la route sur la RD12 bis, entre Buschwiller et Hagenthal-le-Bas. Dans le Sundgau, le passage d'Isaias a nécessité des interventions à Oltingue, Liebsdorf, Seppois ou encore Eteimbes, principalement pour des arbres couchés. Au total, le service départemental d'incendie et de secours du Haut-Rhin faisait état, ce dimanche soir, d'une trentaine de sorties liées aux intempéries pour l'ensemble du secteurs Sundgau-Trois Frontières.

Le passage de la tempête avait été anticipé. Plusieurs stations vosgiennes ont ainsi fermé ce dimanche à la mi-journée tout ou partie de leur domaine skiable par mesure de précaution. C'est le cas notamment du Markstein, du Grand Ballon, de la Bresse et du Champ du Feu. Le trafic ferroviaire a lui aussi été perturbé. Plusieurs TER ainsi que des TGV entre Paris et Bâle et Paris et Mulhouse ont ainsi été supprimés. Au total, seuls onze TGV ont circulé ce dimanche, parfois en dessous de la vitesse normale. Les intempéries ont encore conduit au report de quelques matches de football et à l'annulation de manifestations qui devaient se tenir à l'extérieur, notamment dans le cadre du festival Strasbourg mon amour.
Hirtzbach Collision au carrefour

Samedi peu avant 19 h 30, deux véhicules sont entrés en collision à l'intersection des RD25 et RD17 à Hirtzbach, dans le Sundgau. Les deux conducteurs, une habitante de Friesen de 37 ans et un Thannois de 28 ans, ont été légèrement blessés dans l'accident. N. L.

 

 
 

Au fait... Partir beaucoup

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:33:29

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Au fait... Tomi Ungerer Partir beaucoup
 

 
Olivier Blaszczyk

« Partir, c'est mourir un peu. Mourir, c'est partir beaucoup », écrivait Tomi Ungerer dans L'Alsace en torts et de travers. Il était inéluctable que l'artiste, qui dans sa vie est parti souvent, finisse par partir beaucoup.

Dans ce même ouvrage délicieux, « qui manifeste ce que [je] ressens en tant qu'Alsacien », il en fait un résumé d'une grande concision : « Ses deux frères ont passé l'arme à gauche. L'un déserteur, a été fusillé par les Allemands. L'autre, déserteur aussi, par les Français. Son père, accusé d'une accusation, a été déporté. Sa mère est encore là, au cimetière. » Et « l'Alsacien vit dans ses racines qui lui donnent un sentiment de sécurité. C'est ainsi qu'il reste attaché à son pays. Ces racines aussi souvent carrées que sa tête lui servent à résoudre bien des équations ».

Une concision donc devant laquelle ne peuvent qu'être admiratifs ceux qui martyrisent parfois leurs méninges pour faire entrer leurs idées dans les 1 200 caractères de cette rubrique.

Une dernière pour la route : « La vie serait bien plus rayonnante si la raison du meilleur était toujours la plus forte. » Salut l'artiste !

 

 
 

BALLON D'ALSACE Ambiance free ride : Le seul derby des Vosges !

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:18:10

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BALLON D'ALSACE Ambiance free ride
BALLON D'ALSACE Ambiance free ride : Le seul derby des Vosges !
La Régie « Destination Ballon d'Alsace » a organisé la deuxième édition du derby du Grand Langenberg, samedi 9 février. De l'avis de tous, une expérience à renouveler.

 
Ça y est, le départ est donné !
Le derby, ancêtre du free ride, est une course chronométrée où le premier arrivé en bas gagne la partie.

Les deux manches, support de la compétition, prévues initialement sur la journée ont toutes deux été avancées au matin, en raison de conditions météorologiques exécrables. Une quinzaine de coureurs n'a pourtant pas eu peur de braver les éléments et s'est départagée sur un circuit grand format, jusqu'au bas de la piste noire, pour un dénivelé de 315 mètres.

Pour le vainqueur, Gauthier Humbertclaude, l'essentiel est « de se faire plaisir avant tout, et même si la piste est assez courte ça chauffe bien en bas ». Pour Anthony Audot, venu spécialement des Gets en Haute-Savoie pour représenter l'association du trophée des Derby, « ce derby n'a rien à envier à ceux des Alpes, car on trouve aussi de la bonne pente ici et de la bonne neige ». Le mot de la fin revenant à Benoît Perrin, chef d'exploitation, où l'important est aussi de « profiter de la 3è manche et de boire un coup ensemble ! ».
Guillaume COURTOIS

 

 
 

 

Salon « Mulhouse, capitale des collectionneurs »

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:11:18

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Salon « Mulhouse, capitale des collectionneurs »
 

 
Le matin, dès l'ouverture, les allées du salon sont prises d'assaut par les collectionneurs en quête de la perle rare. Photos L'Alsace/Jean-François Frey
Les Chasseurs d'images est certainement l'une des associations mulhousiennes les plus prolifiques. Et comme le disait Josiane Mehlen, présente dimanche matin pour inaugurer le 110e salon de l'association en tant que vice-présidente de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et du conseil départemental, « avec un président comme le vôtre, c'est logique. Quand il demande quelque chose, il l'obtient toujours ».

Ce président, c'est Gérard Keller, qui se démène à la tête du club multicollections Les Chasseurs d'images pour que « Mulhouse soit, l'espace d'un week-end, la capitale des collectionneurs. Et c'est le cas : nous avons 200 exposants, dont certains viennent de loin, qui passent deux jours dans notre ville, dans nos hôtels, dans nos restaurants et dans nos musées ».
Luxembourgeois et Hollandais très prisés

Des exposants qui, le dimanche dès l'ouverture du salon, à 10 h, voient débarquer la grande foule... Pas de flâneurs, comme c'est plus souvent le cas l'après-midi, mais de vrais collectionneurs du coin, ainsi que des départements voisins et même d'Allemagne et de Suisse, en quête de la perle rare, ou plutôt du flacon de parfum, de la carte postale, de la pièce de monnaie ou du jouet ancien de collection pour grossir leur collection.

Pour ce 58e salon organisé au Parc-Expo depuis plus de vingt ans et le 110e du genre pour Les Chasseurs d'images, il y avait de quoi faire. Les belles pièces, cette année, il fallait les chercher - mais pas que - chez nos amis et voisins Luxembourgeois (côté parfums) et Hollandais (pour les cartes postales). « Vous pouvez faire le tour mais réfléchissez vite, ils vont rapidement partir », lance une exposante à une cliente indécise. « Dans les salons, c'est souvent comme ça, explique cette même exposante. Les gens qui cherchent vraiment quelque chose de spécial viennent tôt le matin. Mais ils veulent toujours voir si un autre exposant n'a pas la même chose à moindre prix. C'est très rarement le cas. Et au final, beaucoup de gens repartent avec autre chose, car ils ont mis trop de temps à se décider. »

Ce salon était aussi l'occasion, pour Les Chasseurs d'images, de distribuer quelques distinctions à des membres actifs. C'est le cas de Patrick Volz, qui s'est vu remettre une médaille de la vie associative du conseil départemental du Haut-Rhin pour son engagement et ses 47 années de philatélie. Régine Keller, la femme du président, et Estelle Brand, ont eu la médaille de solidarité et valeur de la Renaissance française. Jean-Luc Rich, Françoise Dolle et Christian Levy ont quant à eux reçu la médaille d'honneur du Bénévolat associatif.

Ce salon pourrait, prochainement, être le point de passage obligatoire de tous les amateurs de parfum : en effet, un exposant aimerait que Mulhouse soit la ville de départ d'une future route du parfum. Affaire à suivre...
Grégory LOBJOIE

 

 
 

Mulhouse, capitale des collectionneurs

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:07:01

© Dna, Lundi le 11 Février 2019
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salon
Mulhouse, capitale des collectionneurs
Depuis plus de 20 ans, le club multicollections Les Chasseurs d'images investit fréquemment le Parc-Expo de Mulhouse pour un important salon. Hier, c'était le 110e événement du genre.
 

 
Le matin, dès l'ouverture, les allées du salon sont prises d'assaut par les collectionneurs en quête de la perle rare. Photo
Les Chasseurs d'images est certainement l'une des associations mulhousiennes les plus prolifiques. Et comme le disait Josiane Mehlen, présente dimanche matin pour inaugurer le 110e salon de l'association en tant que vice-présidente de m2A (Mulhouse Alsace agglomération) et du conseil départemental, « avec un président comme le vôtre, c'est logique. Quand il demande quelque chose, il l'obtient toujours ».

Ce président, c'est Gérard Keller, qui se démène à la tête du club multicollections Les Chasseurs d'images pour que « Mulhouse soit, l'espace d'un week-end, la capitale des collectionneurs. Et c'est le cas : « nous avons 200 exposants, dont certains viennent de loin, qui passent deux jours dans notre ville, dans nos hôtels, dans nos restaurants et dans nos musées ».
Le 58e salon organisé au Parc-Expo en vingt ans

Des exposants qui, le dimanche dès l'ouverture du salon, à 10 h, voient débarquer la grande foule... Pas de flâneurs, comme c'est plus souvent le cas l'après-midi, mais de vrais collectionneurs du coin, ainsi que des départements voisins et même d'Allemagne et de Suisse, en quête de la perle rare, ou plutôt du flacon de parfum, de la carte postale, de la pièce de monnaie ou du jouet ancien de collection pour grossir leur collection.

Pour ce 58e salon organisé au Parc-Expo depuis plus de vingt ans et le 110e du genre pour Les Chasseurs d'images, il y avait de quoi faire. Les belles pièces, cette année, il fallait les chercher - mais pas que - chez nos amis et voisins Luxembourgeois (côté parfums) et Hollandais (pour les cartes postales). « Vous pouvez faire le tour mais réfléchissez vite, ils vont rapidement partir », lance une exposante à une cliente indécise. « Dans les salons, c'est souvent comme ça, explique cette même exposante. Les gens qui cherchent vraiment quelque chose de spécial viennent tôt le matin. Mais ils veulent toujours voir si un autre exposant n'a pas la même chose à moindre prix. C'est très rarement le cas. Et au final, beaucoup de gens repartent avec autre chose, car ils ont mis trop de temps à se décider. »
Les distinctions

Ce salon était aussi l'occasion, pour Les Chasseurs d'images, de distribuer quelques distinctions à des membres actifs. C'est le cas de Patrick Volz, qui s'est vu remettre une médaille de la vie associative du conseil départemental du Haut-Rhin pour son engagement et ses 47 années de philatélie. Régine Keller, la femme du président, et Estelle Brand, ont eu la médaille de solidarité et valeur de la Renaissance française. Jean-Luc Rich, Françoise Dolle et Christian Levy ont quant à eux reçu la médaille d'honneur du Bénévolat associatif.

Ce salon pourrait, prochainement, être le point de passage obligatoire de tous les amateurs de parfum : en effet, un exposant aimerait que Mulhouse soit la ville de départ d'une future route du parfum. Affaire à suivre...
Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

Participer au grand débat national avec l'Udaf

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:36:38

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Participer au grand débat national avec l'Udaf
 

 
L'Union départementale des associations familiales du Haut-Rhin organise deux réunions d'échanges dans le cadre du grand débat national. Ces réunions, ouvertes à tous, permettront aux citoyens de s'exprimer et de débattre notamment sur les quatre thèmes proposés par le gouvernement.

Mardi 12 février de 18 h à 20 h sur les thèmes « La transition écologique », « La fiscalité et les dépenses publiques ».

Mardi 5 mars de 18 h à 20 h sur les thèmes « Démocratie et citoyenneté » et « L'organisation de l'État et des services publics ».

Les préoccupations et propositions seront ensuite relayées sous forme de compte rendu auprès de la Mission du grand débat national. De plus, l'Udaf propose, sur son site Internet, un questionnaire en ligne jusqu'au 5 mars (www.udaf68.fr).
Y ALLER Les réunions se dérouleront dans les locaux de l'Udaf 68, 7 rue de l'Abbé-Lemire à Colmar (bâtiment A, rez-de-chaussée). Inscription obligatoire (nombre de places limité à 40) auprès de Sylvie Barthelemy au 03.89.30.33.13 ou barthelemy@udaf-68.fr

 

 
 

Bâle La dernière Muba attire les foules

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:21:08

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Bâle La dernière Muba attire les foules
 

 
Le Japon était le pays invité et ses produits, notamment les thés et les épices, étaient généreusement présents.  Photo L'Alsace
Après des éditions 2017 et 2018 particulièrement ternes, les couleurs ont à nouveau envahi les stands des exposants de la Muba, à Bâle, pour cette dernière édition de la plus vieille foire-exposition de Suisse avec ses 103 années d'existence.

Le premier week-end d'ouverture a d'ailleurs connu un afflux de visiteurs auquel les organisateurs du groupe MCH n'étaient plus habitués, sans que l'on sache précisément si c'est dû à l'attrait des expositions et propositions commerciales présentées, à l'entrée gratuite, ou au moment historique que représente cette édition finale.
Un concours de roulage de joint

Toujours est-il que Daniel Nussbaumer, directeur général de la Muba, a mis les petits plats dans les grands : le Japon, pays invité d'honneur, une suite de pop-up stores présentant des créations artisanales respectueuses de l'environnement et une foire dans la foire avec le Cannabis Village, parmi bien d'autres événements qui parsèment cette dernière Muba. Pour les visiteurs, il y avait moyen de participer à des animations peu communes comme le joint contest au Cannabis Village, où il s'agissait de rouler un joint le plus vite possible et de sorte qu'il soit aussi le plus esthétique. Temps moyen constaté samedi : autour de trois minutes ! On pouvait aussi y acheter le nécessaire pour planter son cannabis à domicile et des produits dérivés tel que des cookies ou du chocolat parfumés au chanvre. Rappelons que toutes ces activités sont parfaitement légales à Bâle-Ville.

Au stand de la police cantonale, les visiteurs pouvaient découvrir la nouvelle Tesla électrique qui équipera les forces de police en 2019. Ajouté à une exposition de voiture de prestige, dont la nouvelle Alpine A110, et une autre d'insectes et lézards exotiques, la Muba semblerait presque avoir retrouvé un second souffle, ce qui fait dire à bien des visiteurs que « s'ils avaient fait cela il y a plusieurs années, peut être que la Muba continuerait d'exister ! »
Un autre événement dès l'an prochain ?

De leur côté, les Bâlois semblent plutôt attristés par la disparition de « la mère de toutes les foires », « Cela faisait partie de la ville, c'est quand même la plus grande foire de Suisse, c'est dommage qu'elle disparaisse », constate Mathias, un visiteur bâlois, même si « c'est vrai qu'il n'y avait plus beaucoup de monde ces dernières années ». Et ils sont nombreux à penser comme lui. Alors, la question qui plane dans les esprits est : « Est-ce qu'il y aura quelque chose à la place ? » MCH travaille effectivement sur « un nouveau concept d'événement grand public » qui doit se dérouler à partir de 2020 mais refuse d'en dévoiler davantage. Affaire à suivre, donc...
Texte et photos : Guy GREDER

 

 
 

Sundgau La voiture fait trois tonneaux : deux blessés

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:25:09

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Sundgau La voiture fait trois tonneaux : deux blessés
 

 
Ce dimanche vers 12 h 45, un accident de circulation s'est produit entre Ruederbach et Grentzingen (commune d'Illtal), dans le Sundgau. Alors qu'il se dirigeait vers le deuxième village, un automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule, sur cette petite route de traverse, à l'issue d'un virage à environ 150 m du panneau d'entrée de Grentzingen. Mordant le bas-côté, il a glissé puis effectué trois tonneaux avant de se stabiliser dans un champ. Le conducteur de 41 ans et sa passagère de 34 ans, tous deux domiciliés à Ruederbach, ont été secourus par les sapeurs-pompiers d'Illtal, Waldighoffen et Oltingue. La jeune femme a été évacuée par hélicoptère vers le centre hospitalier Emile-Muller de Mulhouse ; lui a été transporté par les sapeurs-pompiers au centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch. Les gendarmes de la brigade de Durmenach se sont rendus sur les lieux, de même qu'un conseiller municipal. N. L.