PAGE CHUCHOTEMENTS : Tomi de la Lune

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:08:45

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Tomi de la Lune
Il était sans doute l'Alsacien le plus célèbre au monde et, à coup, sûr, l'un des plus géniaux. Dessinateur engagé et chroniqueur corrosif, Tomi Ungerer nous a quittés dans la nuit de vendredi à samedi, à l'âge de 87 ans...Pour rejoindre son personnage Jean de la Lune ? (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Les obsèques de Tomi Ungerer seront célébrées en Irlande

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:08:03

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disparition
Les obsèques de Tomi Ungerer seront célébrées en Irlande
 

 
Les obsèques de Tomi Ungerer se dérouleront mardi 12 février à 13 h en l'église St Brendan de Bantry en Irlande, a-t-on appris à la lecture du faire-part de décès paru en ligne sur un site d'annonces mortuaires irlandais.

Elles seront suivies d'une crémation dans l'intimité familiale.

Aucune information n'était disponible dimanche soir à propos de l'organisation ou non d'une cérémonie à Strasbourg.

L'auteur, dessinateur et illustrateur strasbourgeois Tomi Ungerer est décédé dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 février, à Cork, en Irlande.

L'artiste était âgé de 87 ans. Il laisse derrière lui une oeuvre immense dont un musée à Strasbourg assure le rayonnement.

 

 
 

 

Vie locale Encore 239 créations de communes nouvelles au 1 er janvier 2019 : Moins de 35 000 communes en France

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:10:52

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Vie locale Encore 239 créations de communes nouvelles au 1 er  janvier 2019
Vie locale Encore 239 créations de communes nouvelles au 1 er janvier 2019 : Moins de 35 000 communes en France
Les fusions de communes se sont accélérées ces dernières années grâce notamment à des incitations financières de l'État. Avec son esprit de clocher, la France reste cependant une exception avec 40 % des communes de l'Union européenne.

 
La France compte en moyenne une mairie pour 2000 habitants, contre 60 000 au Danemark où le seuil de population communale a été fixé par la loi à 20 000 habitants.
La France aux 36 000 communes appartient au passé. L'Hexagone compte désormais moins de 35 000 communes. Très exactement 34 970, selon la direction générale des collectivités locales, alors que la France comptait encore 35 227 communes le 31 décembre 2018.

C'est le résultat d'une accélération des fusions de communes, fortement encouragées par les pouvoirs publics. L'Association des maires de France (AMF) a recensé 239 créations de communes nouvelles arrêtées au 1er janvier 2019. Elles regroupent 626 anciennes communes et plus de 783 000 habitants.

Au total, la France compte aujourd'hui 753 communes nouvelles où vivent 2,4 millions d'habitants. Elles ont absorbé près de 2 450 communes. « Ce mouvement encore récent témoigne d'une dynamique réelle et significative », observe l'AMF.
Un gel des baissesde dotation de l'État

Les communes nouvelles ont vu le jour avec la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010 qui a facilité les fusions. Mais la réduction du nombre de communes s'est surtout accélérée avec les incitations financières mises en place par la loi Pélissard de mars 2015. Alors que l'État rogne sur les dotations financières aux collectivités territoriales pour réduire son déficit, les communes qui fusionnent bénéficient d'une faveur pendant trois ans. Le gel de la baisse des dotations de l'État est une véritable « carotte » financière.

La France a perdu 1 712 communes en moins de dix ans. C'est plus que les 1 068 communes qui ont disparu en 40 ans après la loi Marcellin de juillet 1971.
Une commune avec un seul habitant

L'esprit de clocher reste malgré tout un frein. La France conserve beaucoup de très petites communes. Rochefourchat dans la Drôme n'a qu'un seul habitant. Un vieil héritage des 44 000 communes créées à la Révolution, sur la base des paroisses du Moyen Âge.

La France reste donc de loin la championne d'Europe du nombre de localités, avec 40 % des 89 000 communes de l'Union européenne. Le Danemark a choisi la contrainte légale pour réduire le nombre de communes en imposant un seuil de 20 000 habitants en 2007. Le pays n'en a plus que 98. En France, où les fusions se font sur la base du volontariat, la population moyenne d'une commune reste inférieure à 2000 habitants, contre 60 000 au Danemark.
Pas de fusion un anavant les municipales

Les fusions de communes s'arrêtent provisoirement en 2019 car il n'est pas possible de modifier leur périmètre dans les douze mois qui précèdent les élections municipales de 2020. Ce scrutin va d'ailleurs changer la donne pour les communes nouvelles qui perdront beaucoup de conseillers municipaux. Actuellement, tous les élus des anciennes communes conservent leur siège. En 2020, les conseils municipaux retrouveront une taille en fonction de la strate de population. Sauf certaines communes si le Parlement approuve la proposition de loi de la sénatrice centriste d'Ille-et-Vilaine, Françoise Gatel, qui vise à assurer une meilleure représentativité des communes déléguées dans les conseils municipaux des localités les plus vastes.

Les créations de communes nouvelles repartiront-elles de plus belle après les municipales ? L'économiste Francis Kramarz le souhaite et voit dans la diminution du nombre de communes un outil pour combattre le chômage de masse. « Le morcellement géographique saupoudre les ressources et diminue notre capacité à lutter contre le chômage », explique le directeur du Centre de recherche en économie et statistique dans une tribune publiée par Le Monde le 23 janvier.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Collectivités Moins de 35 000 communes en France

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:15:32

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Collectivités Moins de 35 000 communes en France
 

 
La France compte en moyenne une mairie pour 2000 habitants, contre 60 000 au Danemark où le seuil de population communale a été fixé par la loi à 20 000 habitants. Photo Julio PELAEZ
La France aux 36 000 communes appartient au passé. L'Hexagone compte désormais moins de 35 000 communes. Très exactement 34 970, selon la direction générale des collectivités locales, alors que la France comptait encore 35 227 communes le 31 décembre 2018.

C'est le résultat d'une accélération des fusions de communes, fortement encouragées par les pouvoirs publics. L'Association des maires de France (AMF) a recensé 239 créations de communes nouvelles arrêtées au 1er janvier 2019. Elles regroupent 626 anciennes communes et plus de 783 000 habitants.

Au total, la France compte aujourd'hui 753 communes nouvelles où vivent 2,4 millions d'habitants. Elles ont absorbé près de 2 450 communes. « Ce mouvement encore récent témoigne d'une dynamique réelle et significative », observe l'AMF.
Un gel des baissesde dotation de l'État

Les communes nouvelles ont vu le jour avec la loi de réforme des collectivités territoriales de décembre 2010 qui a facilité les fusions. Mais la réduction du nombre de communes s'est surtout accélérée avec les incitations financières mises en place par la loi Pélissard de mars 2015. Alors que l'État rogne sur les dotations financières aux collectivités territoriales pour réduire son déficit, les communes qui fusionnent bénéficient d'une faveur pendant trois ans. Le gel de la baisse des dotations de l'État est une véritable « carotte » financière.

La France a perdu 1 712 communes en moins de dix ans. C'est plus que les 1 068 communes qui ont disparu en 40 ans après la loi Marcellin de juillet 1971.
Une commune avec un seul habitant

L'esprit de clocher reste malgré tout un frein. La France conserve beaucoup de très petites communes. Rochefourchat dans la Drôme n'a qu'un seul habitant. Un vieil héritage des 44 000 communes créées à la Révolution, sur la base des paroisses du Moyen Âge.

La France reste donc de loin la championne d'Europe du nombre de localités, avec 40 % des 89 000 communes de l'Union européenne. Le Danemark a choisi la contrainte légale pour réduire le nombre de communes en imposant un seuil de 20 000 habitants en 2007. Le pays n'en a plus que 98. En France, où les fusions se font sur la base du volontariat, la population moyenne d'une commune reste inférieure à 2000 habitants, contre 60 000 au Danemark.
Pas de fusion un anavant les municipales

Les fusions de communes s'arrêtent provisoirement en 2019 car il n'est pas possible de modifier leur périmètre dans les douze mois qui précèdent les élections municipales de 2020. Ce scrutin va d'ailleurs changer la donne pour les communes nouvelles qui perdront beaucoup de conseillers municipaux. Actuellement, tous les élus des anciennes communes conservent leur siège. En 2020, les conseils municipaux retrouveront une taille en fonction de la strate de population. Sauf certaines communes si le Parlement approuve la proposition de loi de la sénatrice centriste d'Ille-et-Vilaine, Françoise Gatel, qui vise à assurer une meilleure représentativité des communes déléguées dans les conseils municipaux des localités les plus vastes.

Les créations de communes nouvelles repartiront-elles de plus belle après les municipales ? L'économiste Francis Kramarz le souhaite et voit dans la diminution du nombre de communes un outil pour combattre le chômage de masse. « Le morcellement géographique saupoudre les ressources et diminue notre capacité à lutter contre le chômage », explique le directeur du Centre de recherche en économie et statistique dans une tribune publiée par Le Monde le 23 janvier.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Les maires ont compris l'intérêt de cette loi

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:20:22

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Les maires ont compris l'intérêt de cette loi
Jacques Pélissard  Maire de Lons-le-Saunier (Jura) et ancien président de l'AMF (Association des maires de France)
 

 
Près de quatre ans après la loi relative à l'amélioration du régime de la commune nouvelle, quel bilan tirez-vous ?
Les maires qui ont fusionné leurs communes ont compris l'intérêt de cette loi que j'ai portée. Elle leur a permis de ne pas voir leurs dotations de l'État baisser alors que celles qui sont restées seules ont perdu 25 % de celles-ci en quatre ans. Aujourd'hui, on compte un peu plus de 800 communes nouvelles contre 600 l'an dernier. Cela veut dire que plusieurs milliers de communes ont fusionné.
Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, la baisse des dotations de l'État a été gelée. Est-il toujours intéressant pour les communes de fusionner ?

Oui, car ainsi, elles peuvent faire des économies en termes de gestion du personnel, de signature de contrats... Ces dotations de l'État sont restées au niveau d'après 2017. Elles n'ont pas été augmentées et elles n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant 2014. Il est aussi intéressant de noter que, pour la première fois dans l'histoire de la République, l'organisation territoriale ne vient pas de l'État mais du terrain. Les maires ont ainsi une vraie liberté pour l'organisation de leur territoire.
Quels sont aujourd'hui les freins à ces regroupements de communes ?

Le plus souvent, les difficultés proviennent de guerre d'ego entre élus, d'appétits personnels. Les habitants de ces communes sont, la plupart du temps, ouverts à fusionner.
Propos recueillis par Renaud LAMBOLEZ

 

 
 

 

Écoles : bientôt un contrat de confiance ?

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:11:49

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Education Projet de loi
Écoles : bientôt un contrat de confiance ?
L'Assemblée examine à partir de ce lundi le projet de loi « pour une école de la confiance ». Mais le premier grand texte sur l'école du quinquennat Macron crispe les syndicats et nourrit la critique des oppositions.
 

 
Le projet de loi prévoit entre autres une extension du champ des expérimentations pédagogiques.
Devoir d'exemplarité des enseignants, instruction obligatoire dès trois ans, rôle renforcé des surveillants... Le projet de loi « pour une école de la confiance » entend répondre à deux enjeux : « élever le niveau général des élèves » et promouvoir « la justice sociale ». Mais le premier grand texte de loi du ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, examiné à partir de ce lundi par les députés, suscite une forme de défiance chez plusieurs syndicats d'enseignants.

Le texte est contesté dès son premier article sur le devoir « d'exemplarité » des enseignants et le respect que doivent leur manifester en retour élèves et familles. Des enseignants y voient une volonté de « museler » leur liberté d'expression alors que des mouvements ont émergé fin 2018 sur les réseaux sociaux : les « stylos rouges » réclament un meilleur statut des enseignants et #PasDeVague dénonce les violences scolaires.
Pas de mesure contre les élèves violents

Or, cette thématique est absente du texte car le gouvernement a récemment repoussé son plan, faute d'arbitrage sur certains sujets controversés, notamment la suspension des allocations familiales pour certains parents d'élèves violents (mesure que LR et le RN vont réclamer dans l'hémicycle). Le ministre « assume » que le projet de loi « ne touche pas à tous les sujets ».

La mesure centrale du texte est l'âge obligatoire de l'instruction qui sera abaissé à trois ans au lieu de six actuellement. Cette disposition est « totalement symbolique », critiquent des élus LR. De fait, 98,9 % des 3-5 ans sont déjà scolarisés et « seuls » 26 000 enfants seront concernés par la mesure. La gauche reproche, elle, au gouvernement de vouloir ôter la mention de l'instruction obligatoire « pour les enfants des deux sexes, français et étrangers », incluse dans le Code de l'éducation. Le financement accompagnant cette mesure dans les maternelles privées sous contrat fait également l'objet de critiques à gauche comme à droite.
Des pions pour suppléerles profs absents ?

Autre pomme de discorde : les « missions d'enseignement » confiées aux assistants d'éducation (surveillants) dès leur deuxième année de licence, si ceux-ci préparent les concours au métier d'enseignant. Ce serait une manière de doper le pré-recrutement, fait valoir le ministre. Les syndicats et la gauche craignent que ces « pions » ne soient sollicités pour remplacer des enseignants absents.

La création du Conseil d'évaluation de l'école (CEE, censé remplacer le Conseil d'évaluation du système scolaire) pour jauger l'efficience des politiques éducatives, braque aussi les syndicats. Or, ceux-ci sont déjà mobilisés pour des hausses de salaires, l'arrêt des suppressions de postes et encore le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de la plateforme d'orientation Parcoursup.

 

 
 

 

France Rapatriement des djihadistes : inévitable ?

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:16:50

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France Rapatriement des djihadistes : inévitable ?
 

 
Ramener ou pas les djihadistes français et leurs familles sur le sol français ? Le débat fait rage depuis deux semaines, et a glissé sur le terrain politique. L'hypothèse d'un rapatriement de 130 personnes (dont 70 mineurs) semble aujourd'hui privilégiée par le gouvernement français, pour éviter, a encore rappelé la ministre des Armées Florence Parly en visite en Irak, « la dispersion des djihadistes français ».

Albert Chennouf-Meyer, dont le fils militaire de 25 ans avait été tué par Mohamed Merah, a demandé « solennellement (au président Macron) de surseoir à cette décision, voire de refuser leur retour et de les confier à la Syrie ». Parmi les possibles « rapatriés », ce père vise particulièrement Quentin Le Brun, originaire du Tarn et parti en 2014 en Syrie. Visible sur plusieurs vidéos de propagande de Daech, Le Brun était proche de la nébuleuse djihadiste toulousaine dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain, les « voix » de la revendication des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

La question du retour des djihadistes ne taraude pas que la France. Hier, Moscou a organisé le rapatriement de 27 enfants russes dont les mères sont détenues en Irak pour appartenance au groupe djihadiste. De son côté, la Belgique a entamé des pourparlers avec la Croix-Rouge internationale pour rapatrier via Damas les enfants de ses djihadistes. En début de semaine, Washington avait appelé les autres pays à rapatrier et à juger chez eux leurs djihadistes détenus en Syrie par les FDS.
X.F.

 

 
 

Bas-Rhin : les signalements au fichier terroriste en baisse

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:23:40

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Bas-Rhin : les signalements au fichier terroriste en baisse
 

 
Le préfet du Grand Est et du Bas-Rhin, Jean-Luc Marx, a présidé ce vendredi le comité départemental de lutte contre la radicalisation, en présence de nombreux élus, du procureur de la République et de la rectrice d'Académie. Ce comité a pour objectifs la détection des cas, l'accompagnement des mineurs et la prévention.

Il ressort de cette réunion que le nombre des signalements inscrits au fichier antiterroriste pour le Bas-Rhin a sensiblement diminué en un an, passant de 450 à 190. Toutefois, le préfet note que le niveau de la menace n'a pas baissé, ainsi que l'a démontré l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, qui a fait cinq morts le 11 décembre. Les orientations générales du comité départemental de lutte contre la radicalisation portent sur plusieurs axes : affirmation des valeurs républicaines, lutte contre le complotisme, contre l'absentéisme scolaire et les scolarisations « clandestines », lutte contre les phénomènes communautaires et identitaires... Les services de la protection maternelle infantile et de pédopsychiatrie, de l'aide sociale à l'enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse sont mis à contribution.

L'objectif, rappelle le préfet, est de « lutter contre tout ce qui peut conduire vers la radicalisation ».

 

 
 

L'édito de l'Alsace ...Pas de conclusions hâtives

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:13:17

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L'édito de l'Alsace ...Pas de conclusions hâtives
 

 
Laurent Bodin

« La fin est proche. » Comme le président américain Donald Trump, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé, ce week-end au cours d'une visite aux troupes françaises, la prochaine défaite du groupe État islamique. La victoire militaire de la coalition internationale ne fait, certes, plus guère de doute alors que Daech contrôle désormais moins de 1 % des territoires du « califat » autoproclamé. La guerre contre le fanatisme religieux est, cependant, loin d'être gagnée, contrairement à ce qu'affirme le locataire de la Maison Blanche pour des raisons de politique intérieure. « Le combat n'est pas tout à fait terminé », a d'ailleurs concédé Florence Parly. Doux euphémisme !

Il faudra bien plus que les bombes de la coalition internationale en Irak et en Syrie pour anéantir le fanatisme islamiste. Le succès militaire qui se profile au Moyen-Orient est évidemment une excellente nouvelle. Au-delà de la fin de l'assujettissement de populations pour partie prises en otage, il prive le groupe État islamique d'une base arrière depuis laquelle ont été décidés et organisés bien des attentats survenus ces dernières années à travers le monde. Il n'empêche que la défaite militaire ne signifie pas la neutralisation d'une idéologie meurtrière guidée par le fanatisme religieux. Les risques d'attentats pourraient même s'en trouver accrus, renforcés par la volonté de certains islamistes radicaux de répandre dans les pays de la coalition internationale, dont la France, la guerre militairement perdue en Irak et en Syrie.

L'anéantissement de Daech et la reconquête des territoires placés de force sous la tutelle du « califat » autoproclamé signifie d'autant moins que la guerre contre le djihadisme appartient au passé que le Moyen-Orient n'est pas le seul théâtre d'opérations. En fait, c'est le seul où les soldats américains sont officiellement engagés, donc l'unique sujet de préoccupation de Donald Trump. La France, comme les pays africains, savent mieux que quiconque que la menace djihadiste est aussi une réalité au Sahel. Al-Qaïda au Maghreb islamique, Boko Haram ou Chebabs en Afrique, Front al-Nosra au Moyen-Orient... Tout autant que Daech a supplanté Al-Qaïda après la disparition d'Oussama ben Laden, d'autres groupes demeurent actifs. Il serait donc imprudent, et même dangereux, de considérer que la défaite du groupe État islamique signe la fin du terrorisme islamiste. N'oublions pas que la nature a horreur du vide. Ainsi donc, le fanatisme est, évidemment, loin d'être éradiqué.

 

 
 

235 000 dossiers médicaux partagés en Alsace

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:16:14

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Santé
235 000 dossiers médicaux partagés en Alsace
À la fin 2018, quelque 235 000 dossiers médicaux partagés ont été ouverts en Alsace. Mais, comme le soulignent l'assurance-maladie et de nombreux médecins généralistes, l'ouverture de ces dossiers ne suffit pas, encore faut-il les remplir.
 

 
Le dossier médical partagé (DMP) est aussi accessible sur un téléphone mobile via une application de l'assurance-maladie.
Depuis que l'assurance-maladie a repris la gestion des dossiers médicaux partagés (DMP) et étendu l'expérimentation menée dans neuf départements, dont le Bas-Rhin, à toute la France, des médecins se montrent sceptiques sur la mise en oeuvre de ce dossier et sur la façon d'organiser les données qui y sont consignées.
Objectifs dépassés

Pour Christophe Lagadec, directeur de la CPAM du Haut-Rhin, « le DMP est encore en phase d'ouverture, même si les objectifs fixés en 2018 ont été dépassés dans notre département ». En effet, la CPAM avait tablé sur l'ouverture de 34 000 DMP fin 2018 et le compte a atteint les 45 000. « En 2019, l'objectif est de 157 000, soit 2000 à 2500 dossiers ouverts chaque mois. » Pour réussir à atteindre ce nouveau cap, mais aussi à remplir les dossiers, la CPAM a défini des priorités. « Nos efforts se portent vers les médecins hospitaliers, indique le directeur. Car les périodes d'hospitalisation sont la principale origine de nombreux documents médicaux. On incite donc les médecins dans les hôpitaux à alimenter les DMP. »

Christophe Lagadec le reconnaît néanmoins : « Il faut convaincre les médecins d'avoir ce réflexe qui n'est pas naturel chez eux. Ils invoquent le manque de temps, qui est souvent une réalité. Mais quand on approfondit les échanges, ils reconnaissent aussi que ce n'est pas dans leur culture. On leur propose de se réserver un moment dans la journée pour alimenter le DMP. Si la volonté est là, on trouve le temps. »
Compatibilité des logiciels

Un autre frein à l'utilisation du DMP par les médecins est la compatibilité de leur logiciel patients. Certains éditeurs l'ont anticipée, d'autres pas. « Du coup, des médecins vont devoir investir dans une adaptation de leur logiciel pour un montant qui peut dépasser ce que propose l'assurance-maladie. On peut donc comprendre qu'ils rechignent à engager cette dépense supplémentaire. » Il faut rappeler que dans le cadre de la ROSP (Rémunération sur objectifs de santé publique) et de la convention médicale entre assurance-maladie et médecins libéraux, une rémunération personnalisée est versée au praticien selon un certain nombre de critères, dont l'utilisation d'un logiciel patients DMP compatible.

L'assurance-maladie n'a pas davantage prévu d'organiser le contenu du DMP. « Nous n'avons pas édicté de règles de classement pour définir des priorités entre les données, poursuit le directeur de la CPAM. Ce n'est pas notre rôle, mais à chaque médecin d'organiser le dossier comme il le souhaite. »
« On ne peut pas imposer au patient d'ouvrir un DMP »

Autre problème : ce n'est pas parce qu'un médecin dispose d'un logiciel DMP compatible qu'il va remplir le dossier de son patient. « En France, on a un système très cloisonné entre la médecine de ville et l'hôpital. Ces professions libérales ne sont pas forcément habituées à partager des informations médicales. De plus, la loi française sur la liberté individuelle est très restrictive. On ne peut pas imposer l'obligation au patient d'ouvrir un DMP et au médecin de l'alimenter. À cela s'ajoute la crainte de voir les données du DMP pillées ou stockées hors de France, voire d'Europe. Mais aujourd'hui, ce risque lié aux données existe déjà. »

Lui se veut résolument optimiste, en privilégiant le côté avantageux du DMP sur ses inconvénients : partage de toutes les informations médicales entre les différents intervenants en santé, réduction des examens doublonnés ou des imageries répétées, meilleure visibilité sur le parcours médical du patient... « On va faire prochainement dans le Haut-Rhin la cartographie des ouvertures de DMP pour savoir qui sont les personnes qui les ouvrent, leur âge et qui sont les médecins qui les alimentent. Nous pourrons aussi cerner les problèmes rencontrés par les médecins pour y remédier. »
Geneviève DAUNE

 

 
 

 

Écoles : bientôt un contrat de confiance ?

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:17:52

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Écoles : bientôt un contrat de confiance ?
 

 
Le projet de loi prévoit entre autres une extension du champ des expérimentations pédagogiques. Photo archives Julio PELAEZ
Devoir d'exemplarité des enseignants, instruction obligatoire dès trois ans, rôle renforcé des surveillants... Le projet de loi « pour une école de la confiance » entend répondre à deux enjeux : « élever le niveau général des élèves » et promouvoir « la justice sociale ». Mais le premier grand texte de loi du ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, examiné à partir de ce lundi par les députés, suscite une forme de défiance chez plusieurs syndicats d'enseignants.

Le texte est contesté dès son premier article sur le devoir « d'exemplarité » des enseignants et le respect que doivent leur manifester en retour élèves et familles. Des enseignants y voient une volonté de « museler » leur liberté d'expression alors que des mouvements ont émergé fin 2018 sur les réseaux sociaux : les « stylos rouges » réclament un meilleur statut des enseignants et #PasDeVague dénonce les violences scolaires.
Pas de mesure contre les élèves violents

Or, cette thématique est absente du texte car le gouvernement a récemment repoussé son plan, faute d'arbitrage sur certains sujets controversés, notamment la suspension des allocations familiales pour certains parents d'élèves violents (mesure que LR et le RN vont réclamer dans l'hémicycle). Le ministre « assume » que le projet de loi « ne touche pas à tous les sujets ».

La mesure centrale du texte est l'âge obligatoire de l'instruction qui sera abaissé à trois ans au lieu de six actuellement. Cette disposition est « totalement symbolique », critiquent des élus LR. De fait, 98,9 % des 3-5 ans sont déjà scolarisés et « seuls » 26 000 enfants seront concernés par la mesure. La gauche reproche, elle, au gouvernement de vouloir ôter la mention de l'instruction obligatoire « pour les enfants des deux sexes, français et étrangers », incluse dans le Code de l'éducation. Le financement accompagnant cette mesure dans les maternelles privées sous contrat fait également l'objet de critiques à gauche comme à droite.
Des pions pour suppléerles profs absents ?

Autre pomme de discorde : les « missions d'enseignement » confiées aux assistants d'éducation (surveillants) dès leur deuxième année de licence, si ceux-ci préparent les concours au métier d'enseignant. Ce serait une manière de doper le pré-recrutement, fait valoir le ministre. Les syndicats et la gauche craignent que ces « pions » ne soient sollicités pour remplacer des enseignants absents.

La création du Conseil d'évaluation de l'école (CEE, censé remplacer le Conseil d'évaluation du système scolaire) pour jauger l'efficience des politiques éducatives, braque aussi les syndicats. Or, ceux-ci sont déjà mobilisés pour des hausses de salaires, l'arrêt des suppressions de postes et encore le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de la plateforme d'orientation Parcoursup.

 

 
 

POLITIQUE Edouard Philippe face à dix Français sur LCI mercredi

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:41:44

POLITIQUE Edouard Philippe face à dix Français sur LCI mercredi

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Pendant ces deux heures en direct, le chef du gouvernement sera notamment invité à dresser un premier bilan du grand débat, lancé le 15 janvier et qui doit se poursuivre jusqu’à la mi-mars.

« Impôts, salaires, retraites, service public, rôle des élus... » feront partie des thèmes abordés, selon LCI, qui ne précise pas le profil des 10 personnes retenues pour participer à l’émission.

« Quelles priorités ? Quels arbitrages, quels bilans après un mois de grand débat : ils auront toute liberté pour interpeller Edouard Philippe et pour lui poser toutes leurs questions... », ajoute la chaîne dans un communiqué.

Des propositions « pour améliorer la situation du pays », soumises via la plateforme citoyenne Make.org, seront aussi présentées au chef du gouvernement.

Ce que dit Matignon

« Le Premier ministre veut participer au grand débat sous des formats différents : réunions publiques, citoyennes, associatives, médiatiques. À cet égard, "La grande explication" a marqué les esprits pour la qualité de ses débats et a trouvé son public depuis novembre », a déclaré une source à Matignon.

« Beaucoup de Français ont moins envie d’une interview politique classique que d’échanges sur les problèmes du quotidien et les solutions qu’on peut trouver ensemble », a-t-elle ajouté.

"La grande explication"

L’émission en direct, qui débutera à 20 h 45, sera coprésentée par David Pujadas de LCI, Yves Thréard du Figaro et Elisabeth Martichoux de RTL.
La chaîne de la TNT, devenue gratuite en avril 2016, a réalisé des records d’audience grâce aux deux précédents numéros de cette émission.
Fin novembre, la première édition de La grande explication, réunissant gilets jaunes et élus, avait rassemblé 921 000 téléspectateurs en moyenne, soit une part d’audience de 4,8 %. Le 23 janvier, le programme consacré au débat national, rassemblant des citoyens et des responsables politiques, avait été vu par 664 000 personnes en moyenne, soit une part d’audience de 3,9 %, avec un pic à plus de 900 000 téléspectateurs en cours d’émission.

 

Tempête Pas de gros dégâts en Alsace

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:22:36

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Les rafales de vent ont atteint jusqu'à 100 km en plaine, comme ici à Strasbourg. Photo DNA/Jean-François Badias
Tempête Pas de gros dégâts en Alsace

130 km/h sur les sommets vosgiens, 125 km/h à Scheibenhard, 108 km/h au Markstein, 100 km à Berg ou à l'EuroAirport... La tempête Isaias qui a traversé ce dimanche le pays d'ouest en est en se renforçant a été, comme prévu, accompagnée de vents violents et de pluie. Elle n'a heureusement occasionné ni blessé ni gros dégâts. Entre 13 h et 16 h 30 à Saint-Louis, les sapeurs-pompiers ont par exemple effectué sept interventions pour des chutes de tuiles, gouttière détachée, panneau publicitaire qui s'était envolé rue du Docteur-Hurst ou encore un arbre tombé sur la route sur la RD12 bis, entre Buschwiller et Hagenthal-le-Bas. Dans le Sundgau, le passage d'Isaias a nécessité des interventions à Oltingue, Liebsdorf, Seppois ou encore Eteimbes, principalement pour des arbres couchés. Au total, le service départemental d'incendie et de secours du Haut-Rhin faisait état, ce dimanche soir, d'une trentaine de sorties liées aux intempéries pour l'ensemble du secteurs Sundgau-Trois Frontières.

Le passage de la tempête avait été anticipé. Plusieurs stations vosgiennes ont ainsi fermé ce dimanche à la mi-journée tout ou partie de leur domaine skiable par mesure de précaution. C'est le cas notamment du Markstein, du Grand Ballon, de la Bresse et du Champ du Feu. Le trafic ferroviaire a lui aussi été perturbé. Plusieurs TER ainsi que des TGV entre Paris et Bâle et Paris et Mulhouse ont ainsi été supprimés. Au total, seuls onze TGV ont circulé ce dimanche, parfois en dessous de la vitesse normale. Les intempéries ont encore conduit au report de quelques matches de football et à l'annulation de manifestations qui devaient se tenir à l'extérieur, notamment dans le cadre du festival Strasbourg mon amour.
Hirtzbach Collision au carrefour

Samedi peu avant 19 h 30, deux véhicules sont entrés en collision à l'intersection des RD25 et RD17 à Hirtzbach, dans le Sundgau. Les deux conducteurs, une habitante de Friesen de 37 ans et un Thannois de 28 ans, ont été légèrement blessés dans l'accident. N. L.

 

 
 

Au fait... Partir beaucoup

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:33:29

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Au fait... Tomi Ungerer Partir beaucoup
 

 
Olivier Blaszczyk

« Partir, c'est mourir un peu. Mourir, c'est partir beaucoup », écrivait Tomi Ungerer dans L'Alsace en torts et de travers. Il était inéluctable que l'artiste, qui dans sa vie est parti souvent, finisse par partir beaucoup.

Dans ce même ouvrage délicieux, « qui manifeste ce que [je] ressens en tant qu'Alsacien », il en fait un résumé d'une grande concision : « Ses deux frères ont passé l'arme à gauche. L'un déserteur, a été fusillé par les Allemands. L'autre, déserteur aussi, par les Français. Son père, accusé d'une accusation, a été déporté. Sa mère est encore là, au cimetière. » Et « l'Alsacien vit dans ses racines qui lui donnent un sentiment de sécurité. C'est ainsi qu'il reste attaché à son pays. Ces racines aussi souvent carrées que sa tête lui servent à résoudre bien des équations ».

Une concision donc devant laquelle ne peuvent qu'être admiratifs ceux qui martyrisent parfois leurs méninges pour faire entrer leurs idées dans les 1 200 caractères de cette rubrique.

Une dernière pour la route : « La vie serait bien plus rayonnante si la raison du meilleur était toujours la plus forte. » Salut l'artiste !

 

 
 

BALLON D'ALSACE Ambiance free ride : Le seul derby des Vosges !

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:18:10

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BALLON D'ALSACE Ambiance free ride
BALLON D'ALSACE Ambiance free ride : Le seul derby des Vosges !
La Régie « Destination Ballon d'Alsace » a organisé la deuxième édition du derby du Grand Langenberg, samedi 9 février. De l'avis de tous, une expérience à renouveler.

 
Ça y est, le départ est donné !
Le derby, ancêtre du free ride, est une course chronométrée où le premier arrivé en bas gagne la partie.

Les deux manches, support de la compétition, prévues initialement sur la journée ont toutes deux été avancées au matin, en raison de conditions météorologiques exécrables. Une quinzaine de coureurs n'a pourtant pas eu peur de braver les éléments et s'est départagée sur un circuit grand format, jusqu'au bas de la piste noire, pour un dénivelé de 315 mètres.

Pour le vainqueur, Gauthier Humbertclaude, l'essentiel est « de se faire plaisir avant tout, et même si la piste est assez courte ça chauffe bien en bas ». Pour Anthony Audot, venu spécialement des Gets en Haute-Savoie pour représenter l'association du trophée des Derby, « ce derby n'a rien à envier à ceux des Alpes, car on trouve aussi de la bonne pente ici et de la bonne neige ». Le mot de la fin revenant à Benoît Perrin, chef d'exploitation, où l'important est aussi de « profiter de la 3è manche et de boire un coup ensemble ! ».
Guillaume COURTOIS

 

 
 

 

Salon « Mulhouse, capitale des collectionneurs »

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:11:18

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Salon « Mulhouse, capitale des collectionneurs »
 

 
Le matin, dès l'ouverture, les allées du salon sont prises d'assaut par les collectionneurs en quête de la perle rare. Photos L'Alsace/Jean-François Frey
Les Chasseurs d'images est certainement l'une des associations mulhousiennes les plus prolifiques. Et comme le disait Josiane Mehlen, présente dimanche matin pour inaugurer le 110e salon de l'association en tant que vice-présidente de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) et du conseil départemental, « avec un président comme le vôtre, c'est logique. Quand il demande quelque chose, il l'obtient toujours ».

Ce président, c'est Gérard Keller, qui se démène à la tête du club multicollections Les Chasseurs d'images pour que « Mulhouse soit, l'espace d'un week-end, la capitale des collectionneurs. Et c'est le cas : nous avons 200 exposants, dont certains viennent de loin, qui passent deux jours dans notre ville, dans nos hôtels, dans nos restaurants et dans nos musées ».
Luxembourgeois et Hollandais très prisés

Des exposants qui, le dimanche dès l'ouverture du salon, à 10 h, voient débarquer la grande foule... Pas de flâneurs, comme c'est plus souvent le cas l'après-midi, mais de vrais collectionneurs du coin, ainsi que des départements voisins et même d'Allemagne et de Suisse, en quête de la perle rare, ou plutôt du flacon de parfum, de la carte postale, de la pièce de monnaie ou du jouet ancien de collection pour grossir leur collection.

Pour ce 58e salon organisé au Parc-Expo depuis plus de vingt ans et le 110e du genre pour Les Chasseurs d'images, il y avait de quoi faire. Les belles pièces, cette année, il fallait les chercher - mais pas que - chez nos amis et voisins Luxembourgeois (côté parfums) et Hollandais (pour les cartes postales). « Vous pouvez faire le tour mais réfléchissez vite, ils vont rapidement partir », lance une exposante à une cliente indécise. « Dans les salons, c'est souvent comme ça, explique cette même exposante. Les gens qui cherchent vraiment quelque chose de spécial viennent tôt le matin. Mais ils veulent toujours voir si un autre exposant n'a pas la même chose à moindre prix. C'est très rarement le cas. Et au final, beaucoup de gens repartent avec autre chose, car ils ont mis trop de temps à se décider. »

Ce salon était aussi l'occasion, pour Les Chasseurs d'images, de distribuer quelques distinctions à des membres actifs. C'est le cas de Patrick Volz, qui s'est vu remettre une médaille de la vie associative du conseil départemental du Haut-Rhin pour son engagement et ses 47 années de philatélie. Régine Keller, la femme du président, et Estelle Brand, ont eu la médaille de solidarité et valeur de la Renaissance française. Jean-Luc Rich, Françoise Dolle et Christian Levy ont quant à eux reçu la médaille d'honneur du Bénévolat associatif.

Ce salon pourrait, prochainement, être le point de passage obligatoire de tous les amateurs de parfum : en effet, un exposant aimerait que Mulhouse soit la ville de départ d'une future route du parfum. Affaire à suivre...
Grégory LOBJOIE

 

 
 

Mulhouse, capitale des collectionneurs

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 05:07:01

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salon
Mulhouse, capitale des collectionneurs
Depuis plus de 20 ans, le club multicollections Les Chasseurs d'images investit fréquemment le Parc-Expo de Mulhouse pour un important salon. Hier, c'était le 110e événement du genre.
 

 
Le matin, dès l'ouverture, les allées du salon sont prises d'assaut par les collectionneurs en quête de la perle rare. Photo
Les Chasseurs d'images est certainement l'une des associations mulhousiennes les plus prolifiques. Et comme le disait Josiane Mehlen, présente dimanche matin pour inaugurer le 110e salon de l'association en tant que vice-présidente de m2A (Mulhouse Alsace agglomération) et du conseil départemental, « avec un président comme le vôtre, c'est logique. Quand il demande quelque chose, il l'obtient toujours ».

Ce président, c'est Gérard Keller, qui se démène à la tête du club multicollections Les Chasseurs d'images pour que « Mulhouse soit, l'espace d'un week-end, la capitale des collectionneurs. Et c'est le cas : « nous avons 200 exposants, dont certains viennent de loin, qui passent deux jours dans notre ville, dans nos hôtels, dans nos restaurants et dans nos musées ».
Le 58e salon organisé au Parc-Expo en vingt ans

Des exposants qui, le dimanche dès l'ouverture du salon, à 10 h, voient débarquer la grande foule... Pas de flâneurs, comme c'est plus souvent le cas l'après-midi, mais de vrais collectionneurs du coin, ainsi que des départements voisins et même d'Allemagne et de Suisse, en quête de la perle rare, ou plutôt du flacon de parfum, de la carte postale, de la pièce de monnaie ou du jouet ancien de collection pour grossir leur collection.

Pour ce 58e salon organisé au Parc-Expo depuis plus de vingt ans et le 110e du genre pour Les Chasseurs d'images, il y avait de quoi faire. Les belles pièces, cette année, il fallait les chercher - mais pas que - chez nos amis et voisins Luxembourgeois (côté parfums) et Hollandais (pour les cartes postales). « Vous pouvez faire le tour mais réfléchissez vite, ils vont rapidement partir », lance une exposante à une cliente indécise. « Dans les salons, c'est souvent comme ça, explique cette même exposante. Les gens qui cherchent vraiment quelque chose de spécial viennent tôt le matin. Mais ils veulent toujours voir si un autre exposant n'a pas la même chose à moindre prix. C'est très rarement le cas. Et au final, beaucoup de gens repartent avec autre chose, car ils ont mis trop de temps à se décider. »
Les distinctions

Ce salon était aussi l'occasion, pour Les Chasseurs d'images, de distribuer quelques distinctions à des membres actifs. C'est le cas de Patrick Volz, qui s'est vu remettre une médaille de la vie associative du conseil départemental du Haut-Rhin pour son engagement et ses 47 années de philatélie. Régine Keller, la femme du président, et Estelle Brand, ont eu la médaille de solidarité et valeur de la Renaissance française. Jean-Luc Rich, Françoise Dolle et Christian Levy ont quant à eux reçu la médaille d'honneur du Bénévolat associatif.

Ce salon pourrait, prochainement, être le point de passage obligatoire de tous les amateurs de parfum : en effet, un exposant aimerait que Mulhouse soit la ville de départ d'une future route du parfum. Affaire à suivre...
Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

Participer au grand débat national avec l'Udaf

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:36:38

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Participer au grand débat national avec l'Udaf
 

 
L'Union départementale des associations familiales du Haut-Rhin organise deux réunions d'échanges dans le cadre du grand débat national. Ces réunions, ouvertes à tous, permettront aux citoyens de s'exprimer et de débattre notamment sur les quatre thèmes proposés par le gouvernement.

Mardi 12 février de 18 h à 20 h sur les thèmes « La transition écologique », « La fiscalité et les dépenses publiques ».

Mardi 5 mars de 18 h à 20 h sur les thèmes « Démocratie et citoyenneté » et « L'organisation de l'État et des services publics ».

Les préoccupations et propositions seront ensuite relayées sous forme de compte rendu auprès de la Mission du grand débat national. De plus, l'Udaf propose, sur son site Internet, un questionnaire en ligne jusqu'au 5 mars (www.udaf68.fr).
Y ALLER Les réunions se dérouleront dans les locaux de l'Udaf 68, 7 rue de l'Abbé-Lemire à Colmar (bâtiment A, rez-de-chaussée). Inscription obligatoire (nombre de places limité à 40) auprès de Sylvie Barthelemy au 03.89.30.33.13 ou barthelemy@udaf-68.fr

 

 
 

Bâle La dernière Muba attire les foules

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:21:08

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Bâle La dernière Muba attire les foules
 

 
Le Japon était le pays invité et ses produits, notamment les thés et les épices, étaient généreusement présents.  Photo L'Alsace
Après des éditions 2017 et 2018 particulièrement ternes, les couleurs ont à nouveau envahi les stands des exposants de la Muba, à Bâle, pour cette dernière édition de la plus vieille foire-exposition de Suisse avec ses 103 années d'existence.

Le premier week-end d'ouverture a d'ailleurs connu un afflux de visiteurs auquel les organisateurs du groupe MCH n'étaient plus habitués, sans que l'on sache précisément si c'est dû à l'attrait des expositions et propositions commerciales présentées, à l'entrée gratuite, ou au moment historique que représente cette édition finale.
Un concours de roulage de joint

Toujours est-il que Daniel Nussbaumer, directeur général de la Muba, a mis les petits plats dans les grands : le Japon, pays invité d'honneur, une suite de pop-up stores présentant des créations artisanales respectueuses de l'environnement et une foire dans la foire avec le Cannabis Village, parmi bien d'autres événements qui parsèment cette dernière Muba. Pour les visiteurs, il y avait moyen de participer à des animations peu communes comme le joint contest au Cannabis Village, où il s'agissait de rouler un joint le plus vite possible et de sorte qu'il soit aussi le plus esthétique. Temps moyen constaté samedi : autour de trois minutes ! On pouvait aussi y acheter le nécessaire pour planter son cannabis à domicile et des produits dérivés tel que des cookies ou du chocolat parfumés au chanvre. Rappelons que toutes ces activités sont parfaitement légales à Bâle-Ville.

Au stand de la police cantonale, les visiteurs pouvaient découvrir la nouvelle Tesla électrique qui équipera les forces de police en 2019. Ajouté à une exposition de voiture de prestige, dont la nouvelle Alpine A110, et une autre d'insectes et lézards exotiques, la Muba semblerait presque avoir retrouvé un second souffle, ce qui fait dire à bien des visiteurs que « s'ils avaient fait cela il y a plusieurs années, peut être que la Muba continuerait d'exister ! »
Un autre événement dès l'an prochain ?

De leur côté, les Bâlois semblent plutôt attristés par la disparition de « la mère de toutes les foires », « Cela faisait partie de la ville, c'est quand même la plus grande foire de Suisse, c'est dommage qu'elle disparaisse », constate Mathias, un visiteur bâlois, même si « c'est vrai qu'il n'y avait plus beaucoup de monde ces dernières années ». Et ils sont nombreux à penser comme lui. Alors, la question qui plane dans les esprits est : « Est-ce qu'il y aura quelque chose à la place ? » MCH travaille effectivement sur « un nouveau concept d'événement grand public » qui doit se dérouler à partir de 2020 mais refuse d'en dévoiler davantage. Affaire à suivre, donc...
Texte et photos : Guy GREDER

 

 
 

Sundgau La voiture fait trois tonneaux : deux blessés

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:25:09

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Sundgau La voiture fait trois tonneaux : deux blessés
 

 
Ce dimanche vers 12 h 45, un accident de circulation s'est produit entre Ruederbach et Grentzingen (commune d'Illtal), dans le Sundgau. Alors qu'il se dirigeait vers le deuxième village, un automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule, sur cette petite route de traverse, à l'issue d'un virage à environ 150 m du panneau d'entrée de Grentzingen. Mordant le bas-côté, il a glissé puis effectué trois tonneaux avant de se stabiliser dans un champ. Le conducteur de 41 ans et sa passagère de 34 ans, tous deux domiciliés à Ruederbach, ont été secourus par les sapeurs-pompiers d'Illtal, Waldighoffen et Oltingue. La jeune femme a été évacuée par hélicoptère vers le centre hospitalier Emile-Muller de Mulhouse ; lui a été transporté par les sapeurs-pompiers au centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch. Les gendarmes de la brigade de Durmenach se sont rendus sur les lieux, de même qu'un conseiller municipal. N. L.

 

 
 

Tomi Ungerer :un géant s'en va

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:40:58

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Tomi Ungerer :un géant s'en va
 

 
Nous avions encore rencontré Tomi Ungerer à son domicile strasbourgeois, en octobre dernier. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
Il était sans doute l'artiste alsacien le plus connu au monde : l'auteur et illustrateur Tomi Ungerer s'est éteint en Irlande,dans la nuit de vendredi à hier, à l'âge de 87 ans./Pages 42 et 44

 

 
 

 

Tomi Ungerer l'Alsacien

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:40:31

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Tomi Ungerer l'Alsacien
 

 
« Esprit moderne », dessin pour Électricité de Strasbourg. DR
Né en 1931, Jean-Thomas, dit Tomi, est issu d'un milieu alsacien, bourgeois et protestant, aux valeurs très conservatrices, presque puritaines. Avec, du côté paternel, les Ungerer, qui appartenaient à une dynastie de constructeurs d'horloges d'édifices et étaient installés à Strasbourg depuis plusieurs générations. Et, du côté maternel, les Essler, issus pour leur part d'une famille d'industriels haut-rhinois du textile.

À 4 ans, Tomi perdit son père. Ce traumatisme, dont il ne s'est jamais remis, deviendra l'élément constitutif du thème de la mort dans son oeuvre. Avec sa mère et ses frères et soeurs, il déménagea en 1936 de la maison construite à Strasbourg par Théodore pour s'installer dans celle de ses grands-parents maternels à Colmar, où il passa sa jeunesse, jusqu'à son retour à Strasbourg en 1953.

Ces années furent marquées par la guerre et l'occupation de l'Alsace par les nazis, dont la famille Ungerer vécut profondément les différents épisodes. Le jeune garçon consigna dans des notes et des dessins tous les événements majeurs d'une époque qui s'embrasait et d'une histoire qui s'écrivait devant ses yeux. Bien des années plus tard, il a reconstitué et complété ce reportage illustré dans le livre À la G uerre comme à la guerre (éd. La Nuée Bleue). Dans ces premiers croquis pleins de fraîcheur, il témoigne d'un réel sens de l'observation qui préfigure son oeuvre satirique.

Ces années furent aussi révélatrices pour le jeune homme de la difficulté d'être alsacien. Car si pendant la guerre, il vécut douloureusement l'endoctrinement nazi et l'interdiction de parler français, il fut brimé, à la Libération, par le système scolaire français qui critiquait son accent germanique. Tomi symbolise l'Alsacien tiraillé entre deux cultures tout en se nourrissant de l'une et de l'autre.
Une double culture

En 1951, son échec au baccalauréat entraîna son départ en auto-stop pour le cap Nord. Ce fut une véritable expédition dont il se montra si fier qu'il voulut à son retour en vendre le reportage illustré à des journaux. C'est encore le goût de l'aventure qui paradoxalement poussera cet antimilitariste à faire son service militaire chez les méharistes en Algérie. À cette époque Tomi dessine des sujets macabres et désespérés, inspirés du courant philosophique principal de l'après-guerre, l'existentialisme.

Le jeune Tomi Ungerer a été très tôt nourri à une double culture qui l'a profondément marqué. À l'exemple de tout bibliophile alsacien dans les années 1920 et 1930, son père Théodore s'était constitué une bibliothèque comprenant des ouvrages français et allemands. Le contexte culturel rhénan lui fournit par ailleurs ses premières émotions artistiques. C'est au musée Unterlinden de Colmar, la ville où il était scolarisé, qu'il découvrit le retable d'Issenheim de Grünewald. Dans les numéros de la revue La Vie en Alsace, collectionnée par son père, il admirait les gravures de Baldung Grien et Cranach, qui l'inspireront pour le thème des danses macabres, les dessins des Alsaciens Kauffmann, Loux, Schnug et Spindler. Il était impressionné par les gravures de Gustave Doré illustrant les Fables de la Fontaine et les Contes drolatiques de Balzac. Toutes ces sources ont forgé son imaginaire et se reconnaissent dans les thèmes de son oeuvre, notamment celui de l'Alsace.
« J'ai trébuchésur mes racines »

L'iconographie de l'Alsace est ainsi de toute évidence liée à son parcours personnel. Ce thème est récurrent dans l'oeuvre de Tomi, même s'il n'y apparaît que sporadiquement, sous diverses formes et à différentes périodes. Dans les années 1950, au début de sa carrière, il était naturellement rattaché à des publicités de produits locaux. Durant son séjour aux États-Unis, il disparaît presque totalement de son oeuvre. Ce n'est qu'au début des années 1970 que Tomi s'y attelle à nouveau, cette fois avec le projet d'illustration d'un livre de chansons populaires allemandes. Il va alors réaliser une série de dessins à l'esprit romantique et Biedermeier, qui est en réalité le miroir de la nostalgie de l'auteur pour sa région natale. Selon ses propres termes, il y a laissé libre cours à « une sentimentalité reconnaissante ».

C'est à cette époque qu'il reprend le chemin de l'Alsace. Il s'agit bien là d'un véritable « retour », décrit ainsi : « En Alsace, j'ai trébuché sur mes racines. » Mais à partir des années 1980, le thème prend une autre résonance dans l'oeuvre. Ses séjours en Alsace seront plus fréquents et plus longs, et sont l'occasion de renouer plus étroitement avec le contexte local. Après la société américaine qui était devenue un thème de choix pour le dessinateur satirique, il « s'attaque » à l'Alsace.

L'éloignement était bien entendu un facteur qui lui permettait certaines privautés. N'a-t-il pas déclaré à cette époque, dans son discours de remise du grand Bretzel d'or en 1981 : « Mais vivant loin d'ici, je suis bien placé pour me permettre des propos déplacés » ? Quelles sont les raisons de cette soudaine attitude critique ? Était-ce une réponse au manque d'enthousiasme qu'avait manifesté l'Alsace au moment du retour de l'enfant prodigue ? On peut le penser. Car même si l'artiste avait commencé à faire don de son oeuvre aux musées de Strasbourg à partir de 1975, même si Germain Muller lui avait décerné le Bretzel d'or, il lui reprochait d'avoir tardé à reconnaître son talent. Les relations qu'il entretenait avec sa région natale restaient donc mouvementées.

Treize ans après la publication du Grosse Liederbuch paraît donc L'Alsace en torts et de travers où figurent les premiers écrits critiques de Tomi à l'égard de l'Alsace. Le livre reprend 92 illustrations des chansons allemandes, mais « les chansons allemandes étant intraduisibles », selon les propres termes de l'auteur, elles ont été accompagnées de textes sur la région. Ils n'ont pas du tout été conçus dans le même esprit que les dessins d'origine qui idéalisaient l'Alsace. Ils s'y opposent même en une vision personnelle, parfois décapante.
« Europe miniature »

Tomi pointe l'attitude identitaire de l'Alsacien en ces termes : « L'Alsacien vit dans ses racines qui lui donnent un sentiment de sécurité. » Des distorsions se répètent tout au long du livre sur d'autres sujets comme la critique du centralisme parisien. Les thèmes satiriques de l'Alsace étaient donc posés, du moins dans des textes. Dix ans après ce livre paraît Mon Alsace (éd. La Nuée Bleue), d'une orientation toute différente puisque c'est le premier livre en édition régionale à oser faire le point sur le sujet. Le contenu était illustré d'une iconographie qui s'était enrichie au cours des années et qui reflétait la critique de Tomi. D'un côté, il renoue avec les images stéréotypées de Hansi en montrant l'Alsacien, vêtu immanquablement d'un gilet rouge, bon vivant, heureux de vivre, et l'Alsacienne qui arbore sa coiffe, maternelle et plantureuse. Il cible avec ironie le tempérament alsacien dont il s'amuse à relever les petites faiblesses comme l'attirance pour la bonne chère, la Fresskultur (culture de la bouffe).

Mais la satire devient plus virulente quand il illustre la tendance au repli sur soi de la région et qu'il taxe d'un terme imagé de son cru, l'« escargotisme ». Il se sert pour une métaphore de l'Alsacien de l'image du gastéropode qu'il confronte à des situations burlesques : sa tendance à se plaindre plutôt que d'agir se traduit en un « mur des lamentations » que le malheureux escargot tente de franchir. Un profil psychologique est même esquissé, qui le décrit tour à tour comme « masochiste, complexé, paranoïa [sic], languisant [sic], victimisé, farfelu, cameléoniste, passe-partout, autocritique un peu fou ! », provenant selon l'auteur des bouleversements de l'Histoire que la région a subis.

L'Alsace est aussi une contrée qui a vécu de multiples brassages de populations, « Celtes, Francs, Romains, Alamans, Helvètes, Français, Allemands, Italiens ». C'est pourquoi, selon lui, la région est devenue « une Europe en miniature ». Strasbourg est indubitablement le coeur de l'Europe dans l'iconographie de Tomi. Avec La Diva de l'Europe, une Walkyrie portant une coiffe avec les étoiles européennes et deux cathédrales en miniature, il met en avant la position européenne de la cité.

L'Alsace prise en étau entre la France et l'Allemagne est également un motif récurrent pour lequel il utilise le terme de Elsässische Zerrissenheit (déchirure alsacienne). C'est ce que le dessin du petit Alsacien tiraillé entre le bas et la jarretière d'une jambe de femme, qui a connu plusieurs variantes, illustre avec humour. Tomi souligne le rôle de trait d'union que la région doit jouer. Le bilinguisme est à ses yeux l'un des moyens pour y parvenir. La pratique du dialecte lui tient d'autant plus à coeur qu'elle lui fut interdite à l'école au retour des Français après la guerre. Dans une affiche ironiquement intitulée C'est chic de parler français, d'après le célèbre slogan de l'après-guerre en Alsace, il critique, avec l'image d'une Marianne tirant la langue d'un petit garçon, l'attitude du gouvernement français qui a prohibé la pratique officielle des langues régionales.
Métaphores graphiques

Les relations transfrontalières dans lesquelles l'Alsace joue, selon le dessinateur, un rôle majeur ont constitué un sujet très riche avec de multiples variations. Toute une série de métaphores graphiques, telles la passerelle, la bascule, la transfusion, la pelote de laine, ont servi de support satirique à ce thème. L'une d'elles en évoque la difficulté : un funambule, en tenant les fils sur lesquels dansent la France et l'Allemagne, tente à la fois de les garder en équilibre précaire et de conserver le sien.

Même si elle reste satirique, l'attitude d'Ungerer devant le voisin d'Outre-Rhin est très différente de celle de Hansi qui s'était distingué à son époque en ridiculisant l'occupant allemand. La satire a en effet totalement changé de sujet : elle s'attaque à présent à l'invasion pacifique et économique de l'Alsace par l'Allemagne comme dans Kaufhaus Elsass ! (Alsace, grande surface) et Achtung ! Die Deutschen kommen (Attention, les Allemands arrivent).

Dans l'un de ses dessins, Ungerer utilisait une métaphore animalière pour illustrer l'Alsacien en représentant une autruche dont la tête est enfoncée dans la terre et qu'un homme tente de dégager avec sa bêche. Tout en s'inscrivant dans la continuité de la réflexion amorcée par le philosophe, il propose sans doute l'une des images les plus parlantes de son iconographie de l'Alsace.
Thérèse WILLER, conservatricedu musée Tomi Ungererà Strasbourg

 

 
 

 

Tomi Ungerer, géant de l'illustration

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:38:54

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Tomi Ungerer, géant de l'illustration
 

 
Tomi Ungerer chez lui à Strasbourg, en octobre dernier. Archives L'Alsace/Jean-Marc Loos
Il aura survécu à trois attaques cardiaques, fait la nique durant plusieurs années à un cancer, mais la Grande Faucheuse, dont il s'était tant moqué de son crayon incisif, a finalement eu le dernier mot. Comme toujours. Tomi Ungerer s'en est allé, dans la nuit de vendredi à samedi, au domicile de sa fille aînée, Aria, à Cork, en Irlande. « Il a été retrouvé mort samedi matin, dans son lit », confie une personne proche de la famille.

Tomi emporte avec lui ses éclats de voix, ses rires sonores, ses regards amusés par le spectacle drolatique de ses frères humains, sa vision d'un monde désespérant, qui provoquait bien des colères, mais un monde riche aussi de tant d'attraits qu'il savait traduire avec tendresse et ironie dans ses dessins.

Comme pour tout artiste ayant marqué son temps, un peu de recul sera nécessaire pour distinguer ce qui émergera avec le plus de force de son oeuvre, ce que retiendra la postérité de cet impressionnant continent graphique, territoire mouvant traversé par une diversité de genres et de thèmes, chacun abordé dans une vertigineuse prolixité - on lui attribue plus de 20 000 dessins, sans oublier une bibliographie longue comme le bras.
Pas un Tomi, des Tomi

C'est peut-être bien cette pluralité de registres qui marque d'abord sa trajectoire. Cette façon de passer du livre pour enfants, avec un graphisme tout en rondeur, à un dessin d'observation d'une justesse étonnante. Cette manière d'alterner la charge satirique et la publicité, d'investir autant l'univers érotique d'un quartier chaud de Hambourg que l'imagerie naïve d'un Wilhelm Busch lorsqu'il s'agissait d'illustrer ses chansons populaires allemandes sur un mode délicieusement daté. Et comment encore articuler le Tomi de la ligne claire, épurée, de The Party, tant redevable au one line drawing d'un Saul Steinberg, au Tomi qui se délectait de collages rétros dans le sillage surréaliste d'un Max Ernst ?

Il n'y avait pas un Tomi, mais des Tomi. Une valse affolante de tons et de formes qui aura probablement contribué à une tardive reconnaissance critique. « De toute façon, le dessin a toujours été le parent pauvre des arts », confiait-il avec un certain fatalisme, avant de reconnaître que le fait de ne pas s'être enfermé dans un style, totalement identifiable et par là rassurant pour le public comme pour les éditeurs, avait certainement joué contre lui sur le plan de la reconnaissance critique. « Un artiste, c'est un style. Et moi j'en ai plusieurs », disait-il, en haussant les épaules.

C'est à New York, en 1956, que l'aventure avait commencé. La légende raconte qu'il était parti à la conquête des States avec une poignée de dollars, après avoir vaguement fréquenté les Arts déco de Strasbourg, sa découverte du jazz et de folles soirées étudiantes l'emportant apparemment sur le suivi des cours. Auparavant, celui qui avait décidé, tout gamin, d'être un voyageu r (Wanderer) avait sillonné en stop une Europe du nord encore terriblement marquée par les stigmates de la guerre, puis s'était engagé chez les méharistes, en Algérie, où il sera réformé en raison d'un état de santé préoccupant.

Passé une première période un peu galère, les années new-yorkaises seront celles d'un insolent succès. Livres d'enfants, dessins de presse, contrats publicitaires, Tomi s'impose dans les milieux de l'édition, de la presse et de la pub, décrochant plusieurs prix. Sa réputation franchit l'océan puisqu'il bénéficie dès 1962, à 31 ans, d'une rétrospective de son oeuvre, à Berlin, à l'initiative d'un Willy Brandt conquis - une décennie plus tard, Tomi sera sollicité pour illustrer la campagne du SPD allemand, seul véritable « embrigadement » politique de l'artiste.
À travers le monde

Mais Tomi a toujours été en prise sur son temps. Plus que jamais en cette décennie des sixties qui sera aussi celle de la guerre du Vietnam et du combat des noirs américains pour les droits civiques. Sans nul doute l'une des périodes les plus inspirées de sa longue carrière : Tomi en signera quelques images fortes, qui en rendent compte avec une extrême justesse et appartiennent pleinement à son histoire.

La décennie suivante marquera un véritable tournant. Qui sera aussi celui de ses retrouvailles avec Strasbourg - il effectue une première donation au profit de la ville en 1975 - et avec une Alsace qui ne l'aura jamais quitté, d'autant que Tomi est de cette génération des enfants de la guerre marquée par la problématique de la réconciliation franco-allemande. En témoignera, bien plus tard, l'éphémère aventure de la Culture Bank dans laquelle il se sera totalement investi - puisque pour Tomi, la compréhension de l'autre passait nécessairement par la connaissance de sa culture.

En attendant, il s'installe au Canada avec sa femme, Yvonne Wright, en 1971, dans un trou perdu de la Nouvelle-Écosse qui virait parfois au western - « Quand on avait un différend avec un voisin, on allait brûler sa ferme », racontait-il. Il y réalisera Slow agony , un travail resté méconnu, sur des paysages désolés, des maisons à l'abandon. Quelque chose d'Edward Hopper, traversé d'une mélancolie magnifique et dont une exposition à Strasbourg, en 2010, avait restitué toute l'amère beauté.

Mais le grand succès de ces années-là sera Das Grosse Liederbuch, recueil de chansons populaires allemandes qu'il illustre et qui, outre-Rhin, marquera toute une génération. La bougeotte le reprend. Il s'installe cinq ans plus tard, avec femme et enfants, dans une ferme, en Irlande, sur un bout de falaise contre lequel se fracasse l'océan. Désormais, il vivra une sorte de grand écart, entre cette lande battue par les vents et Strasbourg où il occupait un appartement, au dernier étage de la maison édifiée par son père.

Longtemps ignoré des Alsaciens, le balancier de la renommée ne tardera pas à replacer Tomi dans le sens d'une hyper-médiatisation doublée d'une réelle popularité. Avec sa faconde, son irrespect, son refus du politiquement correct, Tomi était ce qu'on appelle un « bon client » pour les interviews et les discours. Une assurance de ne pas s'ennuyer par un trop-plein de langue de bois.

Des donations effectuées au profit de sa ville natale contribueront à porter le projet, réalisé en 2007, d'un musée Tomi Ungerer. « Une première en France pour un artiste encore vivant », comme le soulignait alors Thérèse Willer, appelée à devenir la conservatrice d'une institution riche de plus de 11 000 dessins.
Étrange contradiction

Exposé à travers le monde, Tomi restera actif en dépit d'un âge qui contribuait à accentuer un manque de confiance en soi dont il se plaignait sans cesse - et qui n'était en rien une posture, l'homme était l'incarnation même d'une étrange contradiction : un aplomb extraordinaire et un concentré d'incertitude. Mais il n'empêche, on le trouvait toujours entre deux publications, entre deux séries de dessins, deux collages qu'il vous montrait avec une fébrilité de grand gosse. « C'est incroyable, la vie d'un artiste : il faut attendre 60 ans pour apprendre correctement son métier et passé ce cap, il ne te reste plus beaucoup de temps », regrettait-il.

Dans l'avalanche de prix et distinctions dont il sera l'objet - il n'affectait pas une fausse humilité et, jovial, assurait : « J'aime ça ! » -, le prix Hans-Christian-Andersen, la plus haute distinction dans le domaine de l'illustra-tion pour enfants, avait pour lui une saveur particulière. Deux de ses albums (Les Trois brigands et Jean de la Lune ) ont donné lieu, ces dernières années, à des adaptations en films d'animation, tandis qu'un long-métrage (Far out isn't far enough), réalisé par l'Américain Brad Bernstein dans cette énergie fantasque qui lui ressemble tant, livrait une large vision de l'ensemble de sa carrière.

Dessinateur, sculpteur, écrivain, grand amateur d'aphorismes - « Chaque médaille a son revers, surtout si elle est militaire » : l'ombre portée de Tomi sur le champ de l'art et de la culture, en Alsace et au-delà, est immense. Quel artiste alsacien peut s'enorgueillir d'une page entière dans le New York Times ? La revanche de l'ancien lycéen, recalé au bac et dont le proviseur avait dénoncé dans son carnet scolaire « une originalité voulue, perverse et subversive ». De cela aussi, Tomi était très fier. Serge HARTMANN
LIRE Aussi en page 42.

 

 
 

 

Tomi l'anticonformiste

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:38:17

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Tomi l'anticonformiste
Tomi Ungerer exprimait ses opinions sur un ton très libre. Cela ne surprendra donc personne qu'un certain nombre de dessins aient été refusés par leurs commanditaires.
 

 
Si au début de sa carrière Tomi Ungerer ne réussit pas à franchir les portes du fameux magazine The New Yorker, qui ouvrait pourtant ses pages à tant de dessinateurs, ce fut essentiellement en raison de cet anticonformisme revendiqué. Le comité de rédaction suivait une orientation éditoriale bien précise à laquelle les artistes devaient se conformer.

Ce n'était bien évidemment pas le talent de Tomi Ungerer qui était en cause mais bien le ton trop provocateur, et même, selon l'artiste, « trop macabre », de ses dessins.

Le cas se présenta également dans le domaine de l'édition. L'un des exemples les plus frappants est le destin du livre pour enfants The Three Robbers (Les Trois Brigands). La maison d'édition new-yorkaise Harper & Row refusa de le publier parce que l'éditrice du département de littérature de jeunesse, Ursula Nordstrom, n'en appréciait ni le texte ni la morale.

Le livre, édité en langue allemande chez Georg Lentz Verlag en 1961 puis chez Atheneum à New York en 1962, allait pourtant être traduit dans de nombreuses langues et devenir un grand classique.
Trop suggestifs ou trop provocateurs

Les Posters of protest de Tomi Ungerer contre la guerre du Vietnam ont quant à eux été refusés en raison de leur virulence par leur commanditaire, l'Université de Columbia, avant d'être édités à compte d'auteur. Mais c'est sans doute dans le secteur de la publicité commerciale que le phénomène des « refusés » s'est produit le plus fréquemment. Quand le dessinateur travaillait pour les agences et les directeurs artistiques des journaux à New York, il illustrait les slogans qu'on lui imposait.

Mais ses projets étaient souvent jugés trop suggestifs ou trop provocateurs, comme ce fut le cas dans la deuxième série en 1965 des affiches publicitaires du New York Times. Tomi Ungerer avait en effet imaginé, pour illustrer le slogan « I got my job through the New York Times » (J'ai trouvé mon emploi en lisant le New York Times), une jeune femme nue arrivant dans une tribu de noirs en Afrique, avec une valise portant l'inscription Peace corps (Corps de la paix). Il n'était sans doute pas de bon ton de plaisanter avec cette agence américaine créée en 1961 afin de favoriser la paix dans le monde.

Au regard de la qualité et de l'inventivité de ses dessins, on peut s'interroger.

Qu'est-ce qui a vraiment déplu à Stanley Kubrick dans le projet d'affiche pour son film Dr Strangelove (Dr Folamour), ou à l'agence J. Walter Thompson dans celui de la campagne de Pepsi-Cola, tous deux remarquables de créativité et d'humour ?

Mais c'était sans compter sur l'ingéniosité de l'artiste qui avait pour habitude - comme il est d'ailleurs d'usage dans le monde de l'illustration - de remettre des projets refusés dans le circuit et de les proposer ailleurs.

L'oeuvre de Tomi Ungerer compte un certain nombre de ces « refusés ». Nul doute qu'ils trouveraient dans une exposition où ils seraient présentés hors du contexte de leurs commanditaires une nouvelle expression...
Thérèse WILLER

 

 
 

 

« La nostalgie, ça fait trop mal »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:41:38

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« La nostalgie, ça fait trop mal »
 

 
C'est peu dire que Tomi Ungerer n'a pas laissé indifférent les journalistes qui l'ont rencontré. Et ont su l'amadouer car l'homme n'était pas toujours facile. Notre dernier rendez-vous remonte à octobre dernier. Comme souvent, son fidèle Robert Walter, ancien directeur du Centre culturel franco-allemand de Karlsruhe, avait joué les intermédiaires. Tomi avait quitté l'appartement qu'il occupait lors de ses séjours strasbourgeois, pour un rez-de-chaussée lumineux, dans le même quartier où vit sa soeur. Il faisait ses courses au supermarché proche pour préparer ses repas... Une image d'une touchante simplicité, laissée au Tivoli par un auteur qui a pourtant vendu des millions d'ouvrages.
« Je me réfugie dans mon travail »

Visiblement fatigué, il avait pris place dans sa chaise longue inspirée du Corbusier. Mais il n'avait rien perdu de sa vivacité d'esprit, de son sens de la formule qui fait mouche, de son humour parfois cinglant, et surtout, ses yeux pétillaient dès qu'il testait un de ses aphorismes. On retrouvait le Lausbub, selon l'expression de Winfried Krestchmann, président du Bade-Wurtemberg, qui lui a décerné le titre de « professeur », peu avant qu'Emmanuel Macron lui remette la cravate de commandeur de la Légion d'honneur. « J'écris, j'écris beaucoup, je fais des collages... L'âge me déprime, je me réfugie dans mon travail », avoua-t-il très vite. Parce que « la nostalgie, ça fait trop mal », il vivait « dans le présent ». Il n'en regrettait pas moins ses amis disparus. « Un pays de fantômes », faisait-il mine de plaisanter, en montrant le chapeau de l'ancien ministre André Bord.

Tomi était égal à lui-même. Nous avons parlé de l'Alsace. Il avait évoqué les combats avec Roger Siffer pour défendre l'alsacien, puis avec le soutien de Jack Lang, sa croisade pour le bilinguisme franco-allemand. À l'époque, grâce au succès du Liederbuch, il avait été classé parmi les 100 personnalités les plus célèbres en Allemagne. Cet Européen convaincu en souriait, lui n'avait pas oublié cette lettre dans laquelle un interlocuteur, courageusement anonyme, le traitait de « sale boche ». Pointant du doigt, dans sa bibliothèque où ne figurent que peu de ses ouvrages, les livres d'Henri Amouroux sur « les Français dans l'occupation », il dénonçait la collaboration. « Ils ont envoyé les juifs, nos juifs alsaciens, dans les camps de concentration », s'insurgeait l'écrivain qui avait été marqué très jeune par l'occupation nazie et l'autodafé d'ouvrages français dans la cour du lycée Bartholdi.
« Un assassinat culturel »

Mais il se disait déçu du peu de cas fait de cette région, après la guerre, par l'administration française. Stigmatisait « un assassinat culturel ». Et s'étonnait que le musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg n'ait jamais consacré une exposition aux artistes alsaciens. Il ne parlait pas de lui, et on le sentait fier que le musée qui lui est dédié et qui, grâce aux choix de Thérèse Willer, accueille d'autres grands noms de l'illustration. À l'étranger pourtant, il se présentait « comme citoyen français », parce qu'il aimait la littérature française. Mais se sentait proche des Irlandais qui ne sont « pas arrogants » et qu'il côtoyait depuis plus de quatre décennies, dans la maison du bout du continent européen qu'il habitait en famille. Il plaidait encore pour le respect, la tolérance...

En octobre, Tomi Ungerer se réjouissait de la publication de son ouvrage America, à paraître en mars chez son éditeur zurichois Diogenes. Et d'un livre pour les tout-petits à l'École des Loisirs, où il sera question de fantômes. Il pensait, en les dessinant, à ses deux jeunes petits-enfants, Felicity et Kieran, les enfants de son fils aîné. Il avait leur âge, lorsqu'il avait perdu son père. « Je ne sais pas ce que c'est d'être un père », lâcha-t-il alors. Confession étrange, puisqu'il a eu une fille qui vit aux États-Unis et trois enfants - dont Aria chez qui il est décédé durant son sommeil. Celle-ci venait lui apporter les mots croisés que Robert Walter lui faxait tous les samedis, depuis trente ans. Elle a trouvé des dessins étalés sur son lit. Yolande BALDEWECK

 

 
 

 

Tomi Ungerer et Colmar

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:39:32

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Tomi Ungerer et Colmar
 

 
Dom Poirier

Le « pessimiste joyeux », comme se décrivait lui-même Tomi Ungerer, s'est éteint dans la nuit de vendredi à samedi à l'âge de 87 ans. Le dessinateur strasbourgeois, qui s'est illustré tant dans la littérature jeunesse que dans la presse politique ou satirique (et même dans le dessin érotique), était sans doute davantage connu à l'échelle mondiale qu'en France. Sauf peut-être en Alsace, où, ce qui est rare pour un artiste de son vivant, s'est vu consacrer un musée en 2007. Mais s'il est né à Strasbourg, c'est à Logelbach qu'il a passé les premières années de sa vie. C'est là qu'il a vu débarquer l'Occupant qui aura tant marqué son oeuvre. Et c'est au Musée Unterlinden qu'il dit découvrir la perspective en observant le Retable d'Issenheim, le 8 février 1944. Ces quinze années passées à Colmar auront marqué l'artiste aussi sulfureux que poétique. Il aura souvent détourné la Statue de la liberté si chère à Bartholdi. Sa publication « Kiss for Peace », en pleine guerre du Vietnam, scandalise les plus hautes sphères américaines. Né Français, il a été profondément marqué par la Seconde Guerre mondiale où il aura sans doute forgé son côté frondeur. Il semblerait qu'il ait gardé jusqu'au bout ce petit gène alsacien, insoumis mais profondément généreux.

 

 
 

 

Tourisme L'agence régionale du tourismedu Grand Est vient de voir le jour

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:59:37

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Tourisme
L'agence régionale du tourismedu Grand Est vient de voir le jour
L'Agence régionale du tourisme du Grand Est vient d'être installée. Avec 10 millions d'euros de budget, ses 80 employés auront pour objectif de faire rayonner ce vaste territoire des portes de la région Ile-de-France jusqu'au Rhin.
 

 
Marie-Reine Fischer préside l'agence régionale du tourisme Grand Est.
L'Agence régionale du tourisme Grand Est, présidée par Marie-Reine Fischer, a été installée ce vendredi à Strasbourg, en présence de Jean Rottner, le président de la région Grand Est. Celle-ci avait déjà lancé son schéma régional de développement du tourisme 2018-2023, vu comme un plan de croissance de l'économie touristique, « avec des objectifs clairs et assumés ».

Le secteur touristique dans le Grand Est a un poids important : près de 90 000 emplois, soit 6,7 % des actifs. C'est « un moteur essentiel du développement économique, de l'emploi et de l'innovation régionale », plaide Jean Rottner. La création d'une structure à l'échelle de la grande région permet de garder sa place dans un « contexte de concurrence accrue à l'échelle mondiale », de « mutualiser toutes les forces vives des territoires pour toujours mieux se faire entendre, démultiplier le rayonnement de nos territoires, générer de nouvelles richesses, de nouvelles activités, de nouveaux emplois », a encore soutenu le président de la région Grand Est.

L'Agence régionale du tourisme Grand Est disposera d'un budget de près de 10 millions d'euros, avec 80 collaborateurs. Ces chiffres font d'elles l'une des plus importantes de France. Elle placera l'innovation et le digital au coeur de sa stratégie et comptera un réseau d'agences sur l'ensemble du territoire régional.

Elle aura pour objectifs de promouvoir toutes les destinations du Grand Est, de les fédérer, d'opérer des mutualisations de moyens, d'accroître la visibilité, la notoriété, l'attractivité de chacune. Elle s'attachera, a encore souligné Jean Rottner, à « atteindre des objectifs de performance chiffrés sur la base de stratégies marketing propres à chaque destination ». Ces cinq destinations - Champagne, Ardenne, Lorraine, massif des Vosges, Alsace - travailleront donc en synergie pour se positionner de concert « sur les scènes nationale et internationale ».

 

 
 

 

politique Changement de régime pour le groupe Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:51:01

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politique
Changement de régime pour le groupe Alsace
Les cinq conseillers régionaux alsaciens et mosellan reviennent sur la création du groupe Alsace et Territoires intervenue il y a un mois à peine. S'ils goûtent à leur liberté retrouvée, ils savourent moins ce qu'elle leur coûte.
 

 
Le groupe Alsace et Territoires du conseil régional Grand Est.
Créé au conseil régional après la trêve des confiseurs, le groupe Alsace et Territoires s'attend à manger son pain noir après avoir connu son baptême du feu le 21 janvier en ouverture de la plénière budgétaire à Metz. Un goût de cendre dans la bouche. Si ses membres dégustent leur liberté retrouvée, ils découvrent ce que leur coûtent leur dissidence et l'hostilité d'une grande partie de l'hémicycle.

Bien calés dans les majorités régionales successives, Justin Vogel, Martine Calderoli-Lotz, André Reichardt et Georges Schuler se retrouvent brusquement projetés dans la position non seulement d'opposants mais aussi de sécessionnistes aux yeux des élus de la majorité. Avec leur collègue mosellane Catherine Vierling, ils entrevoient aujourd'hui ce que cela signifie. Ils s'étonnent du prévisible.

Ce passage de statut commence par le retrait des délégations et des représentations. « On nous a tout enlevés », déplore Martine Calderoli-Lotz en citant pour elle les Olympiades des métiers, l'AFPA et le comité des régions de l'Union européenne. André Reichardt a été « dégagé » de l'Institut du droit local. Justin Vogel et lui ont perdu leur siège à la commission départementale de coopération intercommunale. Catherine Vierling ne représentera plus la Région au comité de massif des Vosges.

À défaut de représenter, les frondeurs peuvent désormais s'exprimer en plénière. En plénière seulement, pour deux minutes par thématique, mais pas en commission permanente où le groupe Alsace et Territoire est le seul à ne pas avoir d'élu. « Un refus de la majorité et du PS », explique Justin Vogel, qui parle d'un « élément discriminant ».

La restriction du temps de parole ne passe pas non plus. « La région est tellement immense et nous sommes tellement nombreux qu'il faut mettre en place des règles strictes. Cela démontre que la collectivité est disproportionnée. Si la démocratie n'est plus respectée, c'est qu'il y a un vice à l'origine », note André Reichardt.

Se sentant placardisés, les intéressés ont hérité d'un « cagibi » ou d'une « cellule », disent-ils, une pièce où tiennent une armoire, un bureau, un fauteuil et une commode, et cinq personnes debout.
« Nous voulons que la Collectivité européenne d'Alsace ne soit pas une coquille vide»

Justin Vogel s'étonne du traitement qui leur est réservé, lui qui pensait que « l'esprit constructif » dans lequel le groupe s'était constitué suffirait à construire une relation avec la majorité. « Nous voulons que la Collectivité européenne d'Alsace ne soit pas une coquille vide. Nous souhaitons le transfert d'un maximum de compétences nécessaires », répète inlassablement le maire de Truchtersheim en déplorant « l'absence de geste de la majorité ».

Jean Rottner a proposé à Justin Vogel la présidence d'un groupe de travail sur la Collectivité européenne d'Alsace quelques heures à peine après que la création du groupe Alsace et Territoires a été décidé par six élus. « Je lui ai répondu que c'était trop tard et que je ne revenais jamais sur un engagement », explique Justin Vogel. Il attend toujours la signature de Vanessa Wagner au bas du courrier qu'elle a contribué à rédiger pour annoncer la création du groupe à Jean Rottner.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Laborieux « désir d'Alsace »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:26:43

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Laborieux « désir d'Alsace »
 

 
Le président de l'ICA Pierre Klein a peiné à discipliner les échanges de la réunion organisée vendredi soir à Colmar. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
« Bon, ce n'est pas une discussion, c'est une messe... Au revoir ! » Soirée agitée, vendredi dans le salon Eldorado de l'hôtel Bristol, à Colmar. L'homme qui vient de parler fait mine de partir. On le convainc in extremis de rester, en lui promettant qu'il aura bientôt la parole. Non qu'il y ait foule : une petite quarantaine de personnes a répondu à l'invitation de l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA). Majoritairement des hommes, majoritairement quinquagénaires, voire plus. Tous en tiennent pour la sortie de la région Grand Est et le retour à « notre chère Alsace ». Le plus tôt sera le mieux. Voilà pour leur plus petit dénominateur commun - car dès qu'on commence à discuter des détails, les échanges deviennent acrimonieux, décousus.
« Arrêtez de nous faire un cours ! »

Debout face à l'auditoire, le président de l'ICA Pierre Klein peine à cacher son agacement : « Je suis un bénévole, je travaille six heures par jour pour la cause alsacienne, alors je mérite tout de même un certain respect ! » Nouveau brouhaha. Sur le papier, la réunion poursuit pourtant deux objectifs très clairs : vanter le tout nouveau Mouvement pour l'Alsace (MPA), lancé par le sénateur (LR) du Bas-Rhin André Reichardt, et pousser l'assistance à saisir à l'occasion du grand débat national pour exprimer son « désir d'Alsace » aussi souvent que possible.

Dans la pratique, la méthode de Pierre Klein irrite un peu, surtout lorsqu'il se lance dans de longs dégagements historiques. « Arrêtez de nous faire un cours, on sait tout cela ! », s'impatiente un homme assis au deuxième rang. « M. Klein, vous faites les questions et les réponses, on peut rentrer chez nous ! », renchérit le gilet jaune colmarien Christophe Kleitz, large drapeau rot un wiss sous le bras...

Au bout d'une heure d'échanges aigre-doux, l'arrivée surprise d'Éric Straumann apaise un peu l'atmosphère. Orateur aguerri, le député (LR) haut-rhinois joue sur du velours : « Moi, je n'ai jamais varié d'un centimètre : mon objectif, c'est la sortie du Grand Est. Mais si on multiplie les doléances, elles vont se noyer ! Il faut un message simple et clair. Allez donc remplir les cahiers de doléance, mais mettez juste deux lignes : "Je veux sortir du Grand Est." Au moins ce sera lu ! » Pour la première fois de la soirée, la salle applaudit.
E. D.

 

 
 

 

Coup dur pour M2A Habitat

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:24:36

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Coup dur pour M2A Habitat
 

 
La mise en oeuvre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) risque d'être retardée dans le quartier mulhousien des Coteaux. Archives L'Alsace/Denis Sollier
Les commissions permanentes du conseil départemental du Haut-Rhin siègent sans public ni représentant de la presse. Celle de vendredi matin n'a pas fait exception, mais plusieurs des protagonistes confirment qu'elle fut « chaude ». Vincent Hagenbach, conseiller départemental du canton de Kingersheim, mais également vice-président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) en charge de l'habitat, a longuement tempêté - sans succès - contre l'une des décisions de la matinée... malgré tout votée à l'unanimité. En l'occurrence, les élus haut-rhinois ont approuvé le prochain regroupement des offices publics de HLM Habitats de Haute-Alsace (HHA) et Pôle Habitat Colmar Centre Alsace (PHCCA).
« Tout cela risquede retarderle renouvellement urbain »

À eux deux, ces deux offices détiennent un portefeuille d'environ 17 000 logements, soit largement de quoi satisfaire à l'obligation créée par la récente loi Elan « portant sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique », d'atteindre le seuil des 12 000 logements avant le 1er janvier 2021. La délibération votée ce vendredi matin prévoit en outre la création d'un syndicat mixte ouvert entre Colmar agglomération et le conseil départemental du Haut-Rhin, afin d'assurer la gouvernance de ce nouvel office de l'habitat - qui reste à baptiser.

Là où le bât blesse - du moins aux yeux de plusieurs élus de l'agglomération mulhousienne -, c'est que cette fusion « à deux » marginalise de facto M2A Habitat (entre 9 000 et un peu plus de 10 000 logements à l'heure actuelle, selon les sources). De fait, si les choses en restent là d'ici 2021, l'office mulhousien risque la perte de l'agrément HLM, suivie d'un démembrement en bonne et due forme.

« Tout cela risque de surcroît retarder encore la signature du programme de renouvellement urbain que la ville de Mulhouse attend de signer, pour 174 millions d'euros, avec l'État, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et M2A Habitat, confie un fin connaisseur du dossier, qui souhaite rester anonyme. Il faut comprendre la situation de M2A Habitat : alors qu'il lui manque déjà au moins 2 000 logements pour atteindre le seuil fixé par la loi, 660 autres sont promis à la démolition dans le quartier mulhousien des Coteaux. »
« L'office ne sera pas laissé à lui-même »

Alain Couchot, vice-président de M2A délégué à la politique de la ville et conseiller départemental du canton de Mulhouse 1 - qui englobe justement ce quartier des Coteaux -, se montre au contraire relativement serein : « Les logements démolis pourront continuer d'être comptabilisés pendant au moins dix ans. Et puis nous avons tous la volonté que le principal bailleur social mulhousien demeure suffisamment fort pour porter le projet de renouvellement urbain... Il ne sera pas laissé à lui-même ! Le rôle du département, c'est au contraire d'assurer la solidarité territoriale : c'est tout le sens de l'engagement pris ce vendredi matin par la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert. »

Un engagement ferme, vraiment ? Certains acteurs du dossier en doutent. « La délibération votée vendredi matin contient d'un côté des choses décidées fermement, comme la fusion de HHA et PHCCA, reprend l'élu de M2A déjà cité plus haut. Et de l'autre, c'est plus flou. On y parle par exemple d'un "éventuel rapprochement M2A Habitat/Saint-Louis Habitat" avec "possible cession" de logements de HHA pour atteindre le seuil de 12 000 logements. C'est bien gentil, mais c'est au conditionnel... »

Dernier écueil pour M2A Habitat : rien n'assure à ce jour que l'office ludovicien tiendra, lui, à fusionner avec lui. Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Les secrets du manga

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:31:11

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Les secrets du manga
 

 
C'est tout un art, et il ne s'improvise pas. Titulaire d'un doctorat en arts, Sookyung Yoo est mangaka, mais aussi chercheuse et professeure au centre international de recherche sur le manga à l'université Seika de Kyôto (Japon). Les principaux thèmes de ses recherches sont l'expression visuelle du manga et le manga pour les femmes. C'était donc une interlocutrice privilégiée pour une vingtaine d'ados ayant pris part à l'atelier manga organisé à la médiathèque de Kaysersberg ce samedi. Un atelier qui s'inscrit en marge de l'exposition dédiée aux shôjo manga qui se tient au conseil départemental du Haut-Rhin, et à la médiathèque du Sundgau à Altkirch.
L'art de rendre les émotions

Les questions ont d'ailleurs fusé, portant notamment sur des aspects du métier de mangaka comme les moyens d'accéder à la notoriété. « On le devient vraiment à partir du moment où les dessins sont publiés », explique Ghada Mouannes, responsable de projet au CEEJA et cheville ouvrière de la rencontre.

Mais le coeur de l'atelier, c'était bien de lever le voile sur le trait si typique des mangakas, maîtres dans l'art de rendre les émotions mais aussi par exemple les sensations de vitesse. « Je leur ai donné des planches à remplir avec à chaque fois, trois propositions, dit Sookyung Yoo. Ils ont ainsi créé leurs propres histoires ». Pour ce faire, les apprentis mangakas devaient entre autres faire du remplissage de zones sombres à la manière des mangas, créer des bulles, dessiner des lignes suggérant une vitesse ou des lignes de convergences, employées par exemple lors de la distribution d'un coup de poing.

Le tout réalisé à l'encre de Chine et à la plume, ou avec un stylo pinceau ne nécessitant par d'être constamment trempé dans l'encre. « Cela se passe ainsi dans la réalité, même si de plus en plus de mangakas utilisent désormais l'ordinateur. Cependant, il faut connaître la base. Si on sait utiliser sa main pour dessiner, alors on sait dessiner avec un ordinateur ».
Engouement

En Alsace, Sookyung Yoo a rencontré beaucoup d'engouement autour du manga. À la médiathèque aussi. « Beaucoup de gens aiment le manga ici [...] certains sont même de vrais passionnés ». L'occasion d'évoquer le Français Tony Valente, auteur de la série de mangas Radiant qui cartonne au Japon. Une lueur d'espoir pour les mangakas alsaciens en herbe comme Jérémy, de Kaysersberg. « Je me passionne pour le manga depuis un ou deux ans », dit le jeune homme après une séance d'autographes et de selfies avec Sookyung. « C'est surtout le manga shonen, un manga avec des combats, qui m'a ouvert au genre ». Après avoir dessiné à l'aide de calques, Jérémy a appris la base grâce à l'atelier. Et a pu échanger avec Sookyung. « Rencontrer une mangaka, même si je ne la connais pas de réputation, cela fait forcément plaisir ».
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Kaysersberg Vignoble Médiathèque La base du manga

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:32:10

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Kaysersberg Vignoble Médiathèque
La base du manga
En marge de l'exposition dédiée aux shôjo manga qui se tient au conseil départemental du Haut-Rhin, et à la médiathèque du Sundgau à Altkirch, le centre européen d'études japonaises en Alsace (CEEJA) proposait un atelier manga animé par la mangaka Sookyung Yoo.
 

 
Sookyung Yoo a rencontré quelques jeunes passionnés ce samedi à Kaysersberg. Elle a ainsi pu leur inculquer la base du dessin de manga..
C'est tout un art, et il ne s'improvise pas. Titulaire d'un doctorat en arts, Sookyung Yoo est mangaka, mais aussi chercheuse et professeure au centre international de recherche sur le manga à l'université Seika de Kyôto. Les principaux thèmes de ses recherches sont l'expression visuelle du manga et le manga pour les femmes. C'était donc une interlocutrice privilégiée pour une vingtaine d'ados ayant pris part à l'atelier manga organisé à la médiathèque de Kaysersberg ce samedi.
« Beaucoup de gens aiment le manga ici. Et ils ont une bonne culture, certains sont même de vrais passionnés »

Les questions ont d'ailleurs fusé, portant notamment sur des aspects du métier de mangaka comme les moyens d'accéder à la notoriété. « On le devient vraiment à partir du moment où les dessins sont publiés », explique Ghada Mouannes, responsable de projet au CEEJA et cheville ouvrière de la rencontre.

Mais le coeur de l'atelier, c'était bien de lever le voile sur le trait si typique des mangakas, maîtres dans l'art de rendre les émotions mais aussi par exemple les sensations de vitesse. « Je leur ai donné des planches à remplir avec à chaque fois, trois propositions, dit Sookyung Yoo. Ils ont ainsi crée leurs propres histoires ». Pour ce faire, les apprentis mangakas devaient entre autres faire du remplissage de zones sombres à la manière des mangas, créer des bulles, dessiner des lignes suggérant une vitesse « rapide ou moyenne » ou des lignes de convergences, employées par exemple lors de la distribution d'un coup de poing.

Le tout réalisé à l'encre de Chine et à la plume, ou avec un stylo-pinceau ne nécessitant par d'être constamment trempé dans l'encre. « Cela se passe ainsi dans la réalité, même si de plus en plus de mangakas utilisent désormais l'ordinateur. Cependant, il faut connaître la base. Si on sait utiliser sa main pour dessiner, alors on sait dessiner avec un ordinateur ». En Alsace, Sookyung Yoo a rencontré beaucoup d'engouement autour du manga. Et ce samedi à la médiathèque de Kaysersberg aussi. « Beaucoup de gens aiment le manga ici. Et ils ont une bonne culture, certains sont même de vrais passionnés ». L'occasion d'évoquer le Français Tony Valente, auteur de la série de mangas Radiant qui cartonne au Japon, un dessin animé dérivé y ayant même été produit.

Une lueur d'espoir pour les mangakas alsaciens en herbe comme Jérémy, de Kayserberg. « Je me passionne pour le manga depuis un ou deux ans », dit le jeune homme après une séance d'autographes et de selfies avec Sookyung. « Avant, je passais un peu à côté de tout ça, mais c'est surtout le manga shonen, un manga avec des combats, qui m'a ouvert au genre ». Après avoir dessiné à l'aide de calques, Jérémy a appris la base, ce samedi grâce à l'atelier. Et a pu échanger avec Sookyung. « Je ne la connaissais pas. Mais rencontrer une mangaka, même si je ne la connais pas de réputation, cela fait forcément plaisir ».
Nicolas PINOT

 

 
 

 

mangas sundgau - Les traits des filles en fleurs

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:36:33

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mangas sundgau - Les traits des filles en fleurs
 

 
Elles posent des regards tantôt énamourés tantôt timides, fortes et fragiles à la fois, romantiques ou coquines, incitant timidement à les suivre ou interpellant directement ceux qui les regardent...

Dans le style épuré de l'encre de Chine ou arborant des couleurs pastel ou vives, ces fillettes, jeunes filles ou femmes ont chacune une histoire à raconter dans cette belle exposition déclinée au fil de 34 panneaux installés le long du lumineux espace de la médiathèque départementale du Sundgau, qui les accueille un mois durant.

Toutes jaillissent des planches au gré des douze mangakas sélectionnés par le Centre européen d'études japonaises d'Alsace (Ceeja) et le Département du Haut-Rhin avec le soutien du Kyôto International manga museum et du Kyôto Seika university international manga research center. Des maîtres dessinateurs donc, donnant à voir plusieurs décennies d'un art consommé de l'illustration narrative ciblant plus particulièrement un lectorat féminin.

Responsable du secteur adultes et des partenariats de la médiathèque départementale du Sundgau à Altkirch, Mariléna Bodin est catégorique : « C'est une chance inouïe d'avoir de telles oeuvres ici, dignes des grands lieux culturels. Cette exposition a traversé le monde, ce n'est pas rien ! », souligne-t-elle, en espérant que les visiteurs sauront saisir cette opportunité.

Riche, l'exposition consacrée au shôjo manga, bande dessinée s'adressant ainsi spécifiquement aux jeunes lectrices, est également didactique, puisqu'elle permet non seulement d'appréhender le phénomène mais encore de le comprendre au gré de sept questions auxquelles répondent les planches.
Animations

Datant des années 1950 pour les premières présentées à Altkirch, ces planches mettent en lumière un genre très prisé au Pays du Soleil levant mais que s'approprient désormais totalement les jeunes Européens, séduits par les traits fins de ces personnages au caractère bien défini dans des histoires fantastiques ou, à l'inverse, dont la banalité du quotidien qu'elles évoquent les rend si proches.

Parallèlement à l'exposition, la médiathèque départementale du Sundgau invite à entrer plus avant dans la culture nippone par le biais de diverses animations. À l'instar d'un atelier d'origami qui a eu lieu ce samedi, d'une démonstration puis d'un atelier de calligraphie japonaise le 16 février dès 14 h, d'une conférence sur la gastronomie de l'archipel le 22 février, d'une conférence et d'un atelier sur le cosplay (maquillage et déguisement à l'image de personnages de dessins animés, jeux, films ou mangas) le 23 février ou encore de la projection du film Les délices de Tokyo le 1er mars. Il est recommandé de s'inscrire pour la plupart de ces activités.
Nicolas LEHR Y ALLER Jusqu'au 5 mars, à la médiathèque départementale du Sundgau, 1A, rue des Vallons à Altkirch. Ouverte mardi de 14 h à 18 h, mercredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, jeudi de 10 h à 18 h, vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h, samedi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h. Renseignements : 03.89.30.64.54 ou www.mediathequedusundgau.fr

 

 
 

 

prix du patrimoine des notaires Les sauveurs des traces du passé

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:51:55

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prix du patrimoine des notaires

Les sauveurs des traces du passé
 

 
Les gagnants et les partenaires des prix du Patrimoine, lors de la cérémonie organisée vendredi soir à la cour d'appel de Colmar. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Devant l'escalier monumental, sous la verrière majestueuse et face à la tapisserie des Gobelins du XVIIe siècle, près de 200 personnes ont pris place vendredi soir dans l'entrée de la cour d'appel de Colmar. Un bâtiment prestigieux qui convenait admirablement à la cérémonie qui allait s'y dérouler : la 3e édition des prix du Patrimoine remis par la chambre des notaires du Haut-Rhin.
Prix du jury et du public

Les discours liminaires ne s'y sont pas trompés : « Joyau du patrimoine haut-rhinois » pour la première présidente de la cour d'appel, Nicole Jarno, « temple de notre droit local » pour Pierre-Yves Thuet, président de la chambre des notaires haut-rhinois et président du jury des prix remis ce jour, « endroit emblématique qui rappelle que Colmar est la capitale historique des juridictions en Alsace » pour le député Éric Straumann, « un emblème de Colmar, ville du patrimoine », pour l'adjoint au maire colmarien Jean-Paul Sissler...

La cheville ouvrière de ces prix, le notaire Olivier Vix, a lancé la remise des prix, remis par les partenaires, le journal L'Alsace, le Crédit Mutuel, Solinest, Leclerc Cernay... Une cérémonie émaillée de diaporamas des projets retenus puis primés, et de moments emplis d'émotions. Comme ces instants où des élèves de l'école de musique et de danse de la vallée de Munster ont joué, avec flûtes et violoncelle, un émouvant morceau.

Les six primés sont repartis avec un beau chèque - 3 000 EUR pour chacun des trois prix du public, 4 000 EUR pour les prix du jury. Mais aussi avec la fierté de voir leur travail pour la sauvegarde de ce bien commun qu'est le patrimoine non seulement reconnu, mais aussi mis dans la lumière, sous la verrière de la cour d'appel de Colmar.
PLUS WEB Nos vidéo et diaporama sur le site internet www.lalsace.fr

 

 
 

 

Journée citoyenne : « un excellent moyen pour créer du lien »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:22:04

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Journée citoyenne : « un excellent moyen pour créer du lien »
 

 
C'est l'Association des maires du Haut-Rhin qui a proposé cette réunion d'information.

Photo L'Alsace/L.S.

Quelque 120 maires ou adjoints haut-rhinois étaient présents récemment à la salle festive et culturelle de Battenheim pour participer à une réunion sur le thème de l'organisation de la journée citoyenne en 2019, à l'invitation de Christian Klinger, maire de Houssen et président de l'Association des maires du Haut-Rhin (AMHR).

Après avoir salué et remercié Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Josiane Mehlen, maire de Morschwiller-le-Bas, et Vincent Hagenbach, maire de Richwiller, tous deux vice-présidents de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), et Didier Lesueur, directeur général de l'Odas (Observatoire national de l'action sociale), et l'ensemble des élus présents, le président de l'AMHR a donné la parole au maire de Battenheim, Maurice Guth, et au maire de Berrwiller et président de M2A, Fabian Jordan, « fondateur et concepteur de la superbe invention qu'est la journée citoyenne ».
Plus de 2000 communes en France

Tous deux ont souligné que la journée citoyenne est un « excellent moyen de créer du lien entre les habitants et de fédérer toutes les énergies positives d'une commune ».

Vincent Hagenbach a précisé que 80 % des communes haut-rhinoises participent à cette journée : « On est les meilleurs... Et nous avons aussi su exporter cette merveilleuse initiative. En 2018, plus de 2000 communes participantes ont été recensées en France. »

Après la projection d'un film montrant divers ateliers lors de la journée citoyenne et avant de passer à la séquence questions-réponses, la parole a été donnée à Didier Lesueur, qui a surtout parlé de « l'affaiblissement des liens sociaux en France... Nous ne pouvons que nous féliciter du développement de la journée citoyenne... Le jour où toute la France fera la journée citoyenne, elle aura changé ».

Brigitte Klinkert a précisé que l'objectif du Département est d'inviter les collèges à organiser des journées citoyennes et ainsi « développer la conscience citoyenne chez les collégiens ». Après l'expérience du collège d'Illfurth, six établissements ont participé en 2018 et 13 y adhéreront en 2019.

Ont encore été évoquées des expériences de journées, voire de semaines, citoyennes organisées à l'Ehpad de Kunheim et à la Cité du train à Mulhouse. « Des expériences à reconduire. »
Question de communication

« Comment communiquer ? », « comment intégrer les agents communaux ? » et « peut-on choisir une autre date que le 25 mai prochain, date officielle de la journée citoyenne 2019 ? » ont été en substance les questions posées par l'assistance.

Réponses : « Tous les moyens de communication sont bons... Il faut surtout organiser une réunion publique, faire le tour du village pour parler aux habitants et pour distribuer un flyer... Les tee-shirts, les banderoles, proposer des animations connexes, une animation musicale lors du repas, organiser une garderie sont aussi des moyens pour faire participer les habitants... »

En ce qui concerne l'intégration des agents communaux, « on peut leur confier des responsabilités de chefs d'équipe pour chapeauter des ateliers ».

Le choix de la date est libre. Chaque commune peut évidemment choisir la date qui lui convient le mieux pour certains travaux.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

 

Les sauveurs des traces du passé

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:25:10

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Les sauveurs des traces du passé
 

 
Les gagnants et les partenaires des prix du Patrimoine, lors de la cérémonie organisée vendredi soir à la cour d'appel de Colmar. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Devant l'escalier monumental, sous la verrière majestueuse et face à la tapisserie des Gobelins du XVIIe siècle, près de 200 personnes ont pris place vendredi soir dans l'entrée de la cour d'appel de Colmar. Un bâtiment prestigieux qui convenait admirablement à la cérémonie qui allait s'y dérouler : la 3e édition des prix du Patrimoine remis par la chambre des notaires du Haut-Rhin.
Prix du jury et du public

Les discours liminaires ne s'y sont pas trompés : « Joyau du patrimoine haut-rhinois » pour la première présidente de la cour d'appel, Nicole Jarno, « temple de notre droit local » pour Pierre-Yves Thuet, président de la chambre des notaires haut-rhinois et président du jury des prix remis ce jour, « endroit emblématique qui rappelle que Colmar est la capitale historique des juridictions en Alsace » pour le député Éric Straumann, « un emblème de Colmar, ville du patrimoine », pour l'adjoint au maire colmarien Jean-Paul Sissler...

La cheville ouvrière de ces prix, le notaire Olivier Vix, a lancé la remise des prix, remis par les partenaires, le journal L'Alsace, le Crédit Mutuel, Solinest, Leclerc Cernay... Une cérémonie émaillée de diaporamas des projets retenus puis primés, et de moments emplis d'émotions. Comme ces instants où des élèves de l'école de musique et de danse de la vallée de Munster ont joué, avec flûtes et violoncelle, un émouvant morceau.

Les six primés sont repartis avec un beau chèque - 3 000 EUR pour chacun des trois prix du public, 4 000 EUR pour les prix du jury. Mais aussi avec la fierté de voir leur travail pour la sauvegarde de ce bien commun qu'est le patrimoine non seulement reconnu, mais aussi mis dans la lumière, sous la verrière de la cour d'appel de Colmar.
PLUS WEB Nos vidéo et diaporama sur le site internet www.lalsace.fr

 

 
 

 

Karine Pagliarulo : « Denis Meyera trahi son engagement »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:34:27

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Karine Pagliarulo : « Denis Meyera trahi son engagement »
 

 
Après le député Raphaël Schellenberger, la conseillère départementale, et ancienne adjointe de Soultz, Karine Pagliarulo, est la deuxième personnalité politique du secteur à nous contacter pour réagir à la démission surprise de Denis Meyer ( L'Alsace du samedi 9 février).

« Je constate que la tâche était trop lourde pour Denis Meyer et son équipe. Le maire a trahi l'engagement pris envers les Soultziens en 2014. Je vois là l'image d'une équipe peu soudée avec déjà deux démissions et une désolidarisation. Cela donne une mauvaise image de la Ville déjà dégradée par le fait que M. Meyer a fréquemment dévalué le travail des partenaires tels la Communauté de communes de la région de Guebwiller ou le Département. »
« Les Soultziennes et Soultziens ont besoin d'un profond renouvellement »

Karine Pagliarulo a particulièrement été marquée par un passage de l'interview que Denis Meyer nous a donnée : « Quand je lis qu'il se félicite d'être un maire abordable, je bondis ! Bon nombre d'administrés que je connais se sont justement plaints chez moi d'avoir demandé des rendez-vous au maire et de ne les avoir jamais obtenus ».

Tout cela pour arriver à cette conclusion « évidente » : « Ce qui se passe est le reflet d'une équipe qui n'est pas en capacité de continuer. Les Soultziennes et Soultziens ont besoin d'un profond renouvellement ».

Un renouvellement qui - on l'aura compris - doit passer par Karine Pagliarulo...

La prochaine campagne municipale soultzienne s'annonçait animée, elle sera même tumultueuse !
M.PF.

 

 
 

 

Ribeauvillé Don du Souvenir français au CME Soutien au devoir de mémoire

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:21:31

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Ribeauvillé Don du Souvenir français au CME
Soutien au devoir de mémoire
Vendredi en fin d'après-midi Jean Klinkert, délégué général du Souvenir Français dans le Haut-Rhin, a rencontré le conseil municipal des enfants de Ribeauvillé et lui a apporté une subvention pour soutenir son travail de mémoire.
 

 
Jean Klinkert (en cravate), délégué général du Souvenir Français pour le Haut-Rhin, est venu soutenir l'engagement mémoriel des élus du conseil municipal des enfants de Ribeauvillé.
En compagnie de Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé et de Mauricette Stoquert, adjointe en charge de la jeunesse, les petits conseillers ont raconté comment ils ont vécu leur visite du champ de bataille de Verdun et de l'ossuaire du Douaumont. Avec leurs mots d'enfants, la plupart sans aucune note, ils ont exprimé avec simplicité les sentiments et les émotions qu'ils ont ressentis sur ce lieu de mémoire. Jean Klinkert, saluant leur engagement, les a félicités de leur activité mémorielle et de l'éducation citoyenne dans laquelle ils sont engagés. Afin de soutenir cette démarche, le Souvenir Français a décidé d'allouer une subvention de 750 EUR. En sa qualité de délégué général pour le Haut-Rhin, Jean Klinkert a souhaité venir personnellement rencontrer les enfants et leur remettre cette contribution. Jean-Louis Christ l'a remercié de sa visite et du soutien apporté au travail des jeunes conseillers. Il a plaidé pour le maintien d'un souvenir vivace dans la mémoire de chacun afin que ces guerres inutiles soient toujours prises en horreur. Il a ensuite invité les participants à partager le verre de l'amitié.

 

 
 

 

Issenheim Vie associative Pêcheurs : nouvelle salle

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:34:59

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Issenheim Vie associative
Pêcheurs : nouvelle salle
L'amicale des pêcheurs d'Issenheim, présidée par Marc Simon, a tenu son assemblée générale à la salle des fêtes. Les travaux de la salle vont être finalisés.
 

 
Ouverte à la location, la grande salle équipée d'une cuisine a été complètement réhabilitée.
Le président a eu le plaisir de saluer et de remercier parmi la nombreuse assistance, le maire Marc Jung pour le soutien permanent et la conseillère départementale Karine Pagliarulo pour la subvention départementale de 4 000 EUR.

Marc Simon a étalé les projets d'une saison 2019 qui s'annonce riche en travaux, activités et manifestations. Des journées de travail sont prévues dans la salle pour la finalisation du chauffage avec l'installation de la pompe à chaleur, la réfection de la toiture du club-house...

Côté activités, sont au programme : des pêches carnassiers le 10, 17, 24 février (suivant la météo), l'ouverture de la pêche à la Lauch le 9 mars, le concours interne le 28 avril, l'ouverture de la pêche à l'étang le 5 mai, une pêche de nuit enduro (les 8, 9, 10 juin), une pêche de nuit le 6 et 7 juillet ainsi que le 7 et 8 septembre.

L'organisation de différentes manifestations ne sera pas en reste avec un repas carpes frites le 19 avril (Vendredi saint), le marché aux puces le 1er mai, la Nuit tricolore le samedi 13 juillet, le repas des membres le 15 août et le marché des producteurs le 1er septembre.
Location de la salle

Suite à l'installation du chauffage/climatisation, le tarif de la location de la grande salle a un peu varié.

Pour les personnes extérieures à l'association, la location est de 200 EUR (1 jour) avec caution de 200 EUR et de 250 EUR (2 jours) avec caution de 250 EUR. Pour les membres et membres passifs, c'est 100 EUR (1 jour) avec caution de 100 EUR, et 150 EUR (2 jours) avec caution de 150 EUR.

 

 
 

 

Rencontre festive entre des jeunes migrants et des habitants

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:29:12

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Rencontre festive entre des jeunes migrants et des habitants
 

 
Un diaporama a été projeté au cours de cet après-midi d'échanges.  Photo L'Alsace/L.S.
Récemment, les responsables du Collectif d'accompagnement des migrants de Kingersheim-Ruelisheim-Wittenheim ont organisé une rencontre festive à la salle Albert-Camus à Wittenheim. Plus de 80 personnes s'y sont retrouvées, dont une quarantaine de jeunes migrants mineurs isolés, originaires pour la plupart de l'Afrique subsaharienne (Mali, Guinée Conakry, Burkina Faso, Côte d'Ivoire...), logés par le conseil départemental à l'Hôtel du Kaligone et suivis par les services de l'Aide sociale à l'enfance. À leurs côtés, de simples citoyens qui, pour certains, après une première rencontre en juin 2018, avaient décidé de « parrainer » l'un de ces jeunes. Pour d'autres, il s'agissait de profiter de ce jour pour concrétiser un « parrainage ».

Précisons que le Collectif a l'habitude d'organiser de nombreuses activités à l'intention de ces jeunes migrants : les jeudis de jardinage, des sorties au plan d'eau de Reiningue, des invitations régulières au sein de familles, des cours de français trois fois par semaine, des initiations à l'informatique, des séquences d'écoute pour répondre aux demandes, des sorties culturelles...

Lors de cet après-midi rencontre, toutes ces activités ont été mises en relief par différents panneaux, photos et un diaporama. Les jeunes ont aussi pu faire part de leur situation actuelle, leur vécu depuis leur arrivée, leurs éventuelles difficultés... En présence du député Bruno Fuchs et de Marie-Odile Lemasson, adjointe au maire de Kingersheim, un goûter partagé a permis de beaux échanges. Les bénévoles avaient également mis à disposition des jeunes un important stand de vêtements et de produits d'hygiène.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

 

maison des ados - Une antenne altkirchoise dès septembre ?

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:29:59

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maison des ados - Une antenne altkirchoise dès septembre ?
 

 
L'antenne de la Maison des adolescents pourrait s'installer dans l'ancien tribunal d'Altkirch. Photo L'Alsace/V.M.
« On n'a pas choisi le Sundgau par hasard. » Au cours des trois dernières années, plus de 280 jeunes issus de 69 communes du secteur (à commencer par Altkirch, Dannemarie, Illfurth et Carspach) ont été accueillis et pris en charge à la Maison des adolescents de Mulhouse. D'où la nécessité d'installer un tel lieu d'écoute dans le Sundgau, où « la politique en faveur des adolescents est essentiellement axée sur l'animation socioculturelle » et où nombre de parents exprimeraient leur « désarroi devant les déserts médicaux, l'absence de psychologues ou pédopsychiatre » et les délais de rendez-vous à rallonge auprès de certains professionnels.
« Une occasion unique pour le Sundgau »

La semaine dernière, la conseillère départementale du canton d'Altkirch, Sabine Drexler, est venue présenter le projet de création d'une antenne locale de la Maison des ados aux élus de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), au côté du premier vice-président du conseil départemental, Rémi With, de la directrice de la structure Emmanuelle Zemb et de Sylvie Pelizza, infirmière scolaire intervenant au sein de la MDA68. Objectif : convaincre les élus de l'intérêt du projet pour la jeunesse du Sundgau... et inviter la collectivité à participer au financement de la future structure à hauteur de 20 000 EUR/an (un montant à partager entre les deux intercommunalités du Sundgau). L'objectif est « ambitieux », reconnaît Sabine Drexler, qui porte ce projet à bout de bras : ouvrir l'antenne sundgauvienne de la MDA dès septembre. « C'est une occasion unique pour le Sundgau, plaide la conseillère départementale. On ne peut pas en même temps déplorer que l'on veuille fermer le service des urgences et la maternité et laisser passer un projet comme ça ». Un projet qui « correspond à un besoin réel et une attente de beaucoup de parents », selon son collègue Rémi With. À la comcom Sud Alsace-Largue, la grande majorité des élus se sont dits favorables au projet, voyant là une manière « d'investir dans la jeunesse », tout en déplorant une fois encore le « désengagement » de l'État en la matière.

Concrètement, le projet de la MDA68 concernerait l'ouverture d'une antenne principale à Altkirch, avec des relais, partenariats et actions en différents points du territoire, notamment en lien avec les collèges du Sundgau. La Maison des ados serait ouverte chaque mercredi pour recevoir les jeunes et/ou leurs parents à Altkirch. La commune a d'ores et déjà proposé de mettre à disposition des locaux en plein centre-ville, dans l'ancien tribunal d'instance.

 

 
 

 

masevaux - Une visite de courtoisie de trois diplomates japonais

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:30:41

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masevaux - Une visite de courtoisie de trois diplomates japonais
 

 
Laurent Lerch et Sabrina Gardeux, responsable de l'office de tourisme, ont détaillé aux visiteurs la situation de la vallée de la Doller et ses atouts économiques et touristiques.  Photo L'Alsace/J.-M.R.
À la suite de sa promesse faite lors de sa visite l'an dernier, le consul général du Japon Takamasa Sato, qui est à Strasbourg, a dépêché son adjoint le consul Toru Yoshikawa, accompagné du consul chargé des affaires politiques et économiques Kazuma Nishikido, et du consul chargée des affaires culturelles Kumiko Hatanaka, pour une visite amicale dans la commune de Masevaux-Niederbruck. Le maire Laurent Lerch a accueilli la délégation au siège de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, où les attendait la directrice Delphine Pernot. Il leur a présenté le bâtiment classé, la vallée, sa situation et ses atouts.
Image de marque alsacienne

Cette visite, qui prolongeait la relation établie en 2017, lors de l'accord de partenariat industriel entre la société Erhard pâtissier glacier et la société japonaise Morinaga Gyunyu Haikyu, et le projet d'échanges culturels et touristiques, s'est poursuivie dans la salle de réunion de la communauté de communes.

Après avoir vu un petit film présentant la vallée sous tous ses aspects, les visiteurs ont ré-affirmé leur volonté de maintenir les liens avec Masevaux et sa région. Ils ont également fait allusion à divers projets culturels et économiques en Alsace, notamment avec le Conseil de l'Europe, afin d'attirer l'attention des entreprises japonaises implantées en Allemagne et ailleurs, sur l'image de marque alsacienne. Toru Yoshikawa a également abordé le sujet des cahiers de doléances et du grand débat national suite au mouvement des gilets jaunes ainsi que la collectivité européenne d'Alsace. Avant de reprendre la route vers Belfort où ils étaient attendus au conseil départemental, les diplomates ont goûté les mochis glacés fabriqués à Masevaux, et ont offert au maire une bouteille de saké pétillant.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

 

La ministre Jacqueline Gourault en visite à Strasbourg, à l'ENA et à l'INET

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:46:51

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Politique
La ministre Jacqueline Gourault en visite à Strasbourg, à l'ENA et à l'INET
 

 
Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, se rendra à Strasbourg ce lundi 11 février. Mme Gourault se rendra à l'ENA à 11 h 30, pour une conférence inaugurale sur « La France des territoires » devant les élèves de la promotion 2018-2019 et les élèves du cycle international de perfectionnement 2019, dans l'auditorium Michel-Debré. Un court temps d'échanges avec les élèves est au programme. La ministre se rendra également à l'Institut national des études territoriales (INET) dans l'après-midi. Elle parlera des enjeux de la politique des territoires.

 

 
 

 

Hochzitt ìm Elsàss

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:06:29

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Hochzitt ìm Elsàss
 

 
A historische Tàg fìr s Elsàss : dia zwei Conseils départementaux vum Haut-Rhin un Bas-Rhin han àm 1. Hornung fìr a Zammaschluss ìm Ràhma vunra Collectivité européenne d'Alsace (CEA) àbgstìmmt. Üss zwei màch eins : 's wìrd numma no ei Versàmmlig ga, àwer dia zwei Départements füsioniera nìtt. As gìtt witterscht a Préfecture ìm Haut-Rhin un ìm Bas-Rhin. Un dia CEA wìrd witterscht ìn dr Region Grand Est bliwa, wàs vu da meischta Elsasser unverwìnscht ìsch. Dàs ìsch dr Kompromiss wu dr Saga vum Stààt bìku hätt.

Ghirota wìrd erscht no dr Wàhl vuma Gsetz wu d Rachta vu dara Collectivité d'Alsace àbgranzt. Dàs soll ìm nachsta Friehjohr pàssiera. Wàs wìrd dr Stààt un d Grossregion fer Rachta ewertràga ? So vìel wia meglig oder numma so wenig wia netig ? Eins steht fescht : s Kìnd kummt àm 1. Janner 2021 uff d Walt.

Fer s Hochzittpaarla, s Brigitte Klinkert un dr Frédéric Bierry, ìsch's a gànz wìchtiga erschta Schrìtt. So wìrd s Elsàss wìdder às a Kollektivität exischtiera, wàs nemi dr Fàll ìsch sitterem 1. Janner 2016 noch em Àschluss àn da Grand Est. Wer wìll, fìndet a Wag, wer nìtt wìll, fìndet a Grund, heisst's.

S Elsàss derf nìtt noch a Mol dr Zug vu dr Gschìcht verpàssa, wia ànna 2013, wu s Referendum ewer d Fusion geplàtzt ìsch. Waga s hätt kei Zammahàlt ga unter da Politiker. Wenn mr gwìsst hätta, dàss derno dr Grand Est kummt, hätta mìr ànderscht gwählt sallamols, jommera vìel hìt. 'S ìsch schwar àlles rìchtig màcha, àwer liicht àlles fàlsch màcha.

Mr sotta dia grossi nàtionàla Debàtta nutza, um a Àbstìmmig verlànga, un dàs ìn dia Klàgahefter ìn da Mairie itràge. S Volk sott s letschta Wort hà, wia ìn dr Schwitz. Do brücht ma 100 000 Unterschrìfta fer a Volksàbstìmmig. Wenn mr dàs uff s Elsass ewertrajt, wu vier Mol weniger Litt wohna, brüchta mr 25 000 Unterschrìfta fer a RIC, a Referendum d'initiative populaire, wu d galla Schillé verlànga àss Üssglìch ìm ewermachtige Zentràlstààt. Drno kännta d Elsasser salbscht bstìmma wàs sìe wann : a Region mìt bsundera Rachta oder ìm Grand Est bliwa. Noch ìsch s Elsàss nìtt verlora, 's ìsch àwer fìnf vor zwelf.
Adrien DENTZ POUR MIEUX COMPRENDRE Wer wìll, fìndet a Wag :qui veut, trouve une voie ; Wer nìtt wìll, fìndet a Grund : qui ne veut pas, trouveune raison.

 

 
 

 

Une culture transfrontalière

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:07:15

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Une culture transfrontalière
 

 
Le shôjo manga est orienté vers les jeunes filles romantiques. Ici, « Quand fleurissent les iris » de Takahashi Makoto (1969). © Kyôto International Manga Museum.Photo L'Alsace/D.P.
« La culture, c'est ce qui met du lien entre les hommes. C'est un pont entre les continents », introduisait, hier vendredi, Olivier Becht, président du CEEJA (Centre européen d'études japonaises d'Alsace). Le député du Haut-Rhin avoue avoir découvert la culture japonaise à travers le manga, notamment Maison Ikkoku, une série sans héros qui retrace le quotidien des Japonais. « J'avais 12 ans, et ça m'a ouvert à la culture japonaise, son art, sa gastronomie et sa littérature. »

Cette passion du Japon, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, l'a attrapée lors de son premier voyage avec le président du CEEJA l'an dernier. « Les liens entre l'Alsace et le Japon sont très forts depuis la fin du XIXe siècle. Et je suis très fière d'accueillir cette exposition prestigieuse avec 70 oeuvres des plus grands mangakas. »

Présentées au conseil départemental et à la médiathèque d'Altkirch, ces oeuvres sont mises à disposition par le Musée international du manga de Kyoto représenté par la mangaka Sookyung Yoo, également curatrice de l'exposition. La jeune femme a été très surprise de voir l'intérêt des Français pour le manga, notre pays comptant le plus de lecteurs du genre après le Japon. Douze artistes parmi les plus célèbres sont représentés, comme Tetsuya Chiba, Chiaki Fujii ou Macoto Takahashi. Et de nombreuses animations auront lieu à la médiathèque d'Altkirch : atelier d'origami, calligraphie japonaise, la gastronomie dans le cinéma, ou encore l'art du cosplay (le déguisement théâtralisé par les adolescents).
Dom POIRIER PLUS WEB Retrouvez notre diaporama sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Niches fiscales : Macron dit non à une remise à plat

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:33:03

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Niches fiscales : Macron dit non à une remise à plat
 

 
Gérald Darmanin. Photo AFP
Selon l'adage, « dans chaque niche fiscale, il y a un chien qui aboie ». Mais que les canidés se rassurent, ils ne devraient finalement pas être menacés.

Gérald Darmanin avait relancé le débat en début de semaine en proposant de raboter les niches fiscales pour les Français les plus aisés, soit en introduisant des « conditions de ressources », soit en diminuant leur « plafond global ».

Mais le désir de plus de « justice fiscale » du ministre des Comptes publics s'est heurté au veto présidentiel en conseil des Ministres mercredi. Selon France info, Emmanuel Macron, « agacé », a balayé l'idée. « Réduire les niches, c'est augmenter les impôts. Emmanuel Macron a déjà tranché », souffle un ministre à la sortie.
L'argent redistribué aux classes moyennes

Le gouvernement avait déjà exclu de toucher aux crédits d'impôt pour l'emploi à domicile et la garde d'enfant, principale niche fiscale pour les ménages, avec un coût de 6,5 milliards d'euros.

Le crédit d'impôt transition énergétique (CITE), octroyé en cas de travaux d'économies d'énergie, semblait en revanche dans le viseur. « On peut se demander si des gens qui gagnent 8 000 euros par mois ont besoin de solidarité pour changer leurs fenêtres », a déclaré Gérald Darmanin.

Selon Bercy, l'encadrement des niches fiscales n'a cependant aucun objectif de « rendement budgétaire ». L'argent récupéré par l'État en cas d'encadrement plus strict des niches fiscales serait en effet redistribué, en visant prioritairement les classes moyennes. Visiblement, le président de la République en a décidé autrement.

 

 
 

 

« Un référendum ? Pas d'urgence, le débat d'abord »

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:32:10

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« Un référendum ? Pas d'urgence, le débat d'abord »
 

 
Sébastien Lecornu. Photo AFP
À mi-parcours, le "grand débat" national se déroule sur tout le territoire, avec plus ou moins d'engouement selon les départements. Le monde rural s'empare des débats « physiques », Alsaciens, Normands et Savoyards ont apporté beaucoup de contributions dans les mairies. On y parle d'abord fiscalité et dépenses publiques mais aucun thème n'est éludé. Sébastien Lecornu explique.
Comment allez-vous traiter cette masse de contributions ?

Un tel volume de contributions à traiter, c'est inédit et cela appelle des innovations. Rien ne se perdra, tout sera consultable de manière transparente et il y aura donc une universalité des analyses. Gage de sérieux, la Bibliothèque Nationale de France se chargera de la numérisation et de la retranscription des cahiers de contributions citoyennes ouverts dans les mairies et qui seront renvoyés dès le 22 février.

Pour le "grand débat", nous allons missionner des spécialistes du traitement des données et de l'opinion qui devront réaliser plusieurs synthèses de tout ce qui s'est dit selon un processus partagé avec le collège des garants du "grand débat national". Dans le respect de l'anonymat et de la protection des contributeurs, tout organisme, média, entreprise, ONG, chercheur, pourra mener sa propre analyse puisque toutes les contributions seront accessibles.
Quand on regarde les contributions, on constate une forte demande de services publics et en même temps une exigence d'économie de la part des pouvoirs publics ?

Forcément, on trouve des contradictions mais aussi des mouvements de consensus. En tout cas, la sincérité et l'envie d'améliorer la situation du pays s'expriment. Les choses s'affinent avec le temps et on voit se dessiner des hiérarchies, y compris sur le service public. Les questions du partage de la richesse et du consentement à l'impôt sont clairement posées en priorité, ce qui est logique : elles n'ont pas été traitées depuis 15-20 ans et les hausses d'impôts ont reposé essentiellement sur les classes moyennes. Mais les questions écologiques n'ont heureusement pas disparu et les contributions irriguent les quatre thèmes...
Le président va-t-il poursuivre sa tournée dans les huit régions où il n'est pas encore allé ?

Oui, aucune région ne sera oubliée. On se déplacera dans la région Centre-Val de Loire la semaine prochaine. Nous avons pris ce temps avec la jeunesse en Saône-et-Loire, avec les habitants des banlieues, avec les acteurs d'outre-mer parce qu'il y avait moins d'offre de débats pour ces concitoyens alors qu'au contraire l'offre est plus fournie dans les territoires ruraux et c'est bien, car ils n'ont pas souvent la parole.
L'industrie, le made in France, la recherche, la transformation numérique, la culture : tous les enjeux pour l'avenir du pays n'ont pas été abordés...

Cela vient au fur et à mesure. On a voulu un débat long pour le faire vivre dans sa plénitude. Par exemple, sur le grand âge et la dépendance, sujet fondamental des prochaines décennies, le président de la République n'a pas posé de questions précises mais les citoyens s'en sont emparés et c'est très bien. Les quatre thématiques permettent de balayer large.
Sur le référendum, on n'a pas bien compris. Quelle place dans le dispositif ?

Le Brexit, né d'un référendum, nous montre combien il n'est pas une fin en soi. Comme l'a dit le Président, cet outil est utile s'il permet de répondre à une question que seul le peuple peut trancher.

Un débat aussi riche appelle forcément des réponses multiples : ce n'est qu'à la fin du débat qu'on pourra déterminer les décisions politiques qui relèvent de la voix parlementaire et celles pour lesquelles demander au peuple d'arbitrer aura du sens. Certains veulent précipiter la fin de ce grand débat national.

Il faut avoir de la patience : la date de fin est au 15 mars. Il y aura ensuite besoin d'un peu de temps pour rendre compte sérieusement de toutes les contributions. Il n'y a donc pas urgence.
Recueilli par Pascal JALABERT

 

 
 

 

L'affaire Benalla devient une affaire d'État

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:35:28

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L'affaire Benalla devient une affaire d'État
 

 
L'affaire Benalla ressemble de plus en plus à une série de poupées russes, révélant au fil de l'enquête une multitude d'affaires dans l'affaire. Vincent Crase semble en être l'un des personnages-clés. Photo Alain JOCARD / AFP
Quel est ce contrat avec un sulfureux homme d'affaires russe ?
Après les violences du 1er-Mai et l'imbroglio autour des passeports diplomatiques, nouvel épisode judiciaire dans l'inextricable affaire Benalla : le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête sur un contrat signé avec un sulfureux oligarque russe, Iskander Makhmoudov (lire par ailleurs).

Selon Mediapart, les investigations du PNF ont été ouvertes pour « corruption » et concernent un contrat signé entre Mars, la société de Vincent Crase - ex-employé de LREM et mis en examen comme Alexandre Benalla pour des violences sur des manifestants le 1er mai 2018 - et l'homme d'affaires russe. Un contrat qui aurait été « négocié » par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, « du temps où il était à l'Élysée ».

Le journal en ligne affirme que Iskander Makhmoudov a rémunéré Vincent Crase 294 000 euros le 28 juin 2018 pour un contrat qui « prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l'homme d'affaires, et de sa famille à Monaco ».
Pourquoi une enquête pour corruption ?

Fabrice Arfi, coresponsable des enquêtes de Mediapart, insiste sur le côté opaque de cette transaction : « On peut imaginer des éventuelles surfacturactions de contrat qui peuvent cacher plus que des prestations de sécurité. » Et le journaliste d'insister sur le comportement du principal intéressé: « La dissimulation par Benalla de son implication laisse aussi planer le soupçon. »

Des soupçons renforcés par le montage tentaculaire de ce contrat. Car si le contrat est signé par la société Mars de Vincent Crase, il est sous-traité à une autre société, Velours, avant d'être confié à une troisième entreprise, France Close Protection.
Pourquoi la cheffe de la sécurité de Matignon a-t-elle démissionné ?

Ce contrat a été évoqué dans une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase enregistrée le 26 juillet (alors qu'ils avaient interdiction par la justice d'entrer en contact) et dont des extraits ont été publiés par Mediapart. Or, cette conversation aurait été enregistrée au domicile de Marie-Elodie Poitout qui n'est autre que la cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre depuis mai 2017.

Interrogée par les services de Matignon, la commissaire divisionnaire reconnaît avoir rencontré Alexandre Benalla fin juillet avec son compagnon Chokri Wakrim, à leur domicile. Même si elle a assuré ne pas connaître Vincent Crase, la commissaire divisionnaire a demandé à être affectée à une autre mission.
Qui est Chokri Wakrim ?

C'est la première fois que son nom apparaît. Il semble pourtant en être l'un des personnages centraux. C'est ce sergent-chef de l'armée de 34 ans, en poste au très sensible commandement des opérations spéciales, qui a travaillé sur le fameux contrat russe, assurant la sécurité à Monaco de la famille d'Iskander Makhmudov. Il connaît également très bien Alexandre Benalla. Selon Libération, les deux hommes ont séjourné ensemble cet été dans le château de l'homme d'affaires Vincent Miclet. Autre connaissance commune: l'homme d'affaires syrien Mohamad Izzat Khatab qui a hébergé Alexandre Benalla pendant plusieurs semaines après son départ de l'Élysée. Suspendu mercredi, le sergent-chef Chokri Wakrim a été entendu par la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense.

 

 
 

 

Rapatriement de djihadistes : toutes les options restent ouvertes

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:36:45

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Rapatriement de djihadistes : toutes les options restent ouvertes
 

 
En deux mois, au camp de Al-Hol, un millier d'étrangers (hommes, femmes, enfants) est arrivé. Essentiellement des étrangers liés à Daech. Photo Fadel SENNA / AFP
Faut-il rapatrier les djihadistes de Syrie en France ? Portant sur 150 Français dont 90 mineurs, la question, qui a enflammé le débat politique hexagonal, ne se poserait plus en ces termes, puisque le gouvernement français, après des mois d'indécision, aurait vraisemblablement opté pour un rapatriement. L'annonce de Donald Trump de retirer ses 2 000 soldats du territoire syrien a accéléré cette éventualité, de crainte d'une dispersion des djihadistes actuellement retenus par les Kurdes.

A ce stade, les autorités françaises restent très évasives sur les conditions de retour de ses familles, dont certaines avec des enfants en bas âge. Hier, la contribution des forces spéciales américaines (et de leurs avions) a été évoquée par certains médias français. Ce scénario est « l'une des options envisagées », expliquait hier une source gouvernementale avant de reconnaître que « rien n'était acté » et même que « la situation était très évolutive ».
Un moyen de pression

Un flou confirmé dans l'après-midi par les Kurdes. « Il n'y a rien de nouveau », a affirmé hier Abdulkarim Omar, représentant de l'administration kurde aux affaires étrangères, « aucune autorité française n'a pris contact avec nous à propos de ces Français, qu'ils soient combattants, femmes ou enfants ». Les combattants kurdes au sein des SDF (Forces démocratiques syriennes), soutenues par les États-Unis, ont accentué leurs attaques depuis décembre sur le réduit du califat de Daech, et ont fait plusieurs centaines de prisonniers parmi les djihadistes.

Ces derniers sont désormais utilisés comme moyen de pression et de chantage, alors que se profilent le désengagement des armées occidentales et la crainte d'une offensive turque sur les Kurdes dans le nord de la Syrie. Ou du régime de Damas.

Toutes les options semblent donc encore sur la table. Des familles de djihadistes français redoutent, elles, que leurs proches ne soient pas rapatriés dans l'Hexagone et soient placés aux mains de la justice irakienne. « On ne sait rien en réalité, c'est la cacophonie la plus complète », estime Véronique Roy, membre du collectif Familles unies jointe hier soir. Cette association, qui regroupe 70 familles, milite pour le retour et le jugement en France des djihadistes et se dit très inquiète sur le sort réservé aux enfants, y compris au plan humanitaire.

La ministre de la Défense, Florence Parly, qui se trouvait hier à Bagdad, a-t-elle évoqué le sujet avec son homologue irakien ? Daech ne serait aujourd'hui présent que sur 1 % du territoire irakien, tout en multipliant les attentats ses derniers mois. Côté syrien, dans la vallée de l'Euphrate et plus au sud vers Hajin, quelques poches djihadistes résistent. Avant « l'assaut final », promet le Pentagone.
Xavier FRERE

 

 
 

 

social Crédits aux particuliers Le surendettement poursuit son recul

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:47:31

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social Crédits aux particuliers
Le surendettement poursuit son recul
En 2018, pour la cinquième année consécutive mais plus faiblement qu'au niveau national, le nombre de cas de surendettement traités par la Banque de France a diminué en Alsace.
 

 
L'an passé 3 676 dossiers de surendettement ont été déposés en Alsace, ce qui représente 4 252 débiteurs et codébiteurs.
Après avoir connu un pic en 2012, le nombre de cas traités à travers l'Hexagone par les commissions de surendettement poursuit année après année sa décrue. En Alsace, où la tendance est à l'unisson depuis cinq ans, la baisse atteint 8 % pour l'année 2018 mais reste néanmoins sous les moyennes nationale (-10 %) et régionale (-12 %), selon le bilan présenté hier par la direction régionale de la Banque de France (BdF) à Strasbourg.

« La loi Lagarde de 2010 réformant le crédit à la consommation, avec un volet crédit renouvelable durci, a fini par produire ses effets », rappelle Alain Glath, directeur régional adjoint de la BdF. « On observe également que la demande de crédits immobiliers, en forte croissance depuis 4-5 ans, n'a pas fait exploser les statistiques ».

Au total, dans les deux départements alsaciens, 3 676 dossiers de surendettement ont été déposés l'an dernier dont 55 % par des primo déposants, ce qui représente un total de 4 252 débiteurs et codébiteurs.

« Avec 1 634 dossiers traités, le Haut-Rhin, où le volume global des dettes se monte à 68 millions d'euros, enregistre une baisse de 8,8 % », relève M. Glath. Dans le Bas-Rhin (2 042 situations traitées ; 69 millions d'euros d'endettement global), le recul est légèrement moindre (-7,6 %).
La règle évolue pour les auto-entrepreneurs

Au grand regret de la fondation strasbourgeoise Crésus, spécialisée dans la lutte contre l'exclusion financière, ces chiffres ne tiennent pas compte des autoentrepreneurs. Considérés comme des professionnels, ils ne peuvent normalement déposer un dossier de surendettement qu'après avoir liquidé leur activité.

Sur ce point, Alain Glath annonce une évolution imminente de la règle : « Après négociations entre les ministères concernés, il a été décidé cette semaine que si la dette concernait principalement le régime de sécurité sociale des indépendants, elle serait dorénavant considérée comme personnelle, ce qui rendra leur dossier de surendettement recevable ».

Chaque année, sur la base des dossiers déposés, la BdF procède également à une étude portant sur les caractéristiques des ménages surendettés. « L'enquête 2018 montre que les profils sont très similaires au niveau national, régional et départemental », résume Jean-Christophe Ehrhardt, le directeur régional.

Dans les deux départements alsaciens, les déposants sont ainsi majoritairement des couples (50 %), sans autres personnes à charge (56 %), âgés de 45 à 54 ans (28 %) et locataires de leur logement (77 %). « On note une seule et légère différence en matière de situations professionnelles : parmi les déposants, le nombre d'actifs au sens du Bureau international du travail se monte à 68 % dans le Bas-Rhin contre 62,5 % dans le Haut-Rhin », indique-t-il.

Par rapport aux autres départements du Grand Est, les situations alsaciennes se singularisent aussi en matière d'endettement immobilier : « Le montant médian du crédit immobilier y est le plus fort, soit 93 500 euros dans le Bas-Rhin et 92 000 euros dans le Haut-Rhin. C'est comparable à la médiane nationale, ceci en raison de prix immobiliers plus élevés », analyse M. Ehrhardt.
X.T.

 

 
 

 

Élections européennes Nicolas Dupont-Aignan veut une Europe « qui marche »

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:24:38

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Élections européennes
Nicolas Dupont-Aignan veut une Europe « qui marche »
Nicolas Dupont-Aignan a fait étape jeudi en Alsace afin de présenter sa liste pour les élections européennes.
 

 
Après l'Océan Indien et avant la Gironde, Nicolas Dupont-Aignan a fait étape dans le Haut-Rhin.
Assis dans cette brasserie mulhousienne, il la joue décontracté, sûr de ses convictions. Flanqué du sénateur de la Moselle Jean-Louis Masson et du président du Centre national des indépendants et paysans natif d'Alsace, Bruno North, ces « amoureux de la France » qui figurent sur sa liste d'union pour les européennes, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas fait le déplacement dans le Haut-Rhin par hasard. Un département selon lui « attachant », où il a obtenu 8 % des voix lors de la dernière présidentielle. Autant que chez lui, en Essonne.
Pour un retour à « une région Alsace de plein exercice »

Avant une réunion publique à Colmar dans la soirée, le président de Debout la France, qui a lancé Les Amoureux de la France en 2017, a visité la centrale nucléaire de Fessenheim. Il ne se fait pas à l'idée de sa fermeture définitive, qu'il qualifie d'« absurde ».

« C'est une source de richesse pour l'Alsace ! Je demande qu'une commission d'enquête indépendante réétudie cette fermeture. Je me rangerai à leur avis. »

Il évoque aussi le « scandale » de Stocamine. « C'est le monde à l'envers. Fessenheim va coûter des centaines de millions d'euros, sans parler de la perte des emplois, et on n'est pas foutu de mettre l'argent qu'il faut pour Stocamine !

La région Grand Est en prend aussi pour son grade : « Une construction bureaucratique que ne comprennent pas ses habitants. »

Il se dit d'ailleurs pour un éventuel retour « à une région Alsace de plein exercice ».

Au sujet de l'Europe, Nicolas Dupont-Aignan, 58 ans le mois prochain, porte de grandes ambitions. « Je veux une Europe qui marche, une Europe de projets, celle d'Airbus, d'Ariane, de la Politique agricole commune. Une Europe qui laisse vivre les nations et qui leur redonne les principales compétences. »

Car l'homme n'est pas pour la sortie de l'Union européenne. Ni pour une Europe élargie. Son Europe « rêvée », il la voit au travers de « coopérations volontaires » entre États. Les uns travaillant sur la santé, les autres sur les flux migratoires ou l'environnement... « Notre liste devrait s'appeler la liste du bon sens », lâche-t-il encore avec un sourire malicieux, avant de prendre congé.
Pierre GUSZ

 

 
 

 

rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:09:01

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rapportages

 

 
Pousse-au-crime
Lors du débat budgétaire colmarien, lundi soir, Yves Hemedinger se félicitait que les Colmariens soient « protégés du matraquage fiscal », en référence aux gilets jaunes. Ce qui lui a valu une pique de l'écologiste Frédéric Hilbert : « Est-ce que vous expliquez aux gilets jaunes que la Ville a augmenté ses recettes de stationnement de 2 MEUR l'an dernier, et prévoit encore 10 % de plus cette année ? Ce n'est pas pour rien qu'ils saccagent vos horodateurs. » Il n'en fallait pas plus à Yves Hemedinger pour suspecter l'opposant de jouer les pousse-au-crime, l'accusant de « cautionner ces dégradations ».
Le canard des gilets jaunes

Les gilets jaunes d'Horbourg-Wihr ont désormais leur fanzine. Baptisé « Le canard rit jaune », sous titré « marre d'être plumé », le premier exemplaire de 16 pages a été tiré à 500 exemplaires. On y trouve, pêle-mêle, des portraits de gilets jaunes, des « techniques pour se protéger en manif », un retour sur le passage des militants anti-Bure... et un appel à fabriquer un gilet jaune géant pour la statue de la Liberté colmarienne. C'est Gilbert Meyer qui va être content.
Straumann à la dure au palais Bourbon

La dotation d'hébergement des députés, mise en place il y a tout juste un an (900 euros par mois), fait réagir le député Eric Straumann sur un réseau social. Il signale qu'il n'utilise pas cette enveloppe puisqu'il dort sur le clic-clac de son bureau et ce depuis douze ans. « En prenant la douche au sous-sol de l'Assemblée », précise le parlementaire qui ne met pas pour autant à l'amende ses collègues. Certains « ont besoin d'un vrai lit pour récupérer et de sanitaires à proximité de leur chambre. Nous ne sommes pas égaux au niveau du sommeil et du besoin de confort ».
Klinger-Zind en campagne ?

Depuis qu'il a claqué la porte de la majorité et est devenu « conseiller municipal indépendant », Claude Klinger-Zind est présent sur le terrain et, surtout, le fait savoir sur les réseaux sociaux. L'ancien conseiller délégué aux finances à Wintzenheim aurait-il quelques ambitions pour les futures municipales ?
Kleitz, les gendarmes et Facebook

Christophe Kleitz a eu son « quart d'heure de célébrité », selon l'expression d'Andy Warhol. Il a filmé, samedi dernier à Strasbourg, le contrôle par les gendarmes de sa camionnette qui tirait une remorque portant une vache. La vidéo de ce gilet jaune de la place colmarienne a été vue plus de 400 000 fois et largement commentée. Bizarrement, les commentaires injurieux à l'égard des forces de l'ordre sont légion alors que le contrôle s'est déroulé sans problème.
Benoît Nicolas en marche

Le seul candidat déclaré à la mairie de Colmar poursuit sa campagne. Sur internet mais aussi sur le terrain, en visitant notamment des commerces du centre-ville ce qui lui vaut quelques railleries de la part d'internautes, soutiens de ses (futurs) rivaux. Il devrait bientôt ouvrir, rue du Nord, son local de campagne. Et donc passer la vitesse supérieure.

 

 
 

 

zapping - Straumann, à la dure au palais Bourbon

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:09:49

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zapping - Straumann, à la dure au palais Bourbon
 

 
La dotation d'hébergement des députés, mise en place il y a tout juste un an (900 euros par mois), a fait réagir le député Eric Straumann sur un réseau social. Ce dernier s'est empressé de dire qu'il n'utilisait pas cette enveloppe puisqu'il dormait sur le clic-clac de son bureau et ce depuis douze ans.

« Je vous rassure, en prenant la douche dans le sous-sol de l'Assemblée », précise le parlementaire qui ne met pas pour autant à l'amende ses collègues. Certains « ont besoin d'un vrai lit pour récupérer et de sanitaires à proximité de leur chambre. Nous ne sommes pas égaux au niveau du sommeil et du besoin de confort ».
? Pousse-au-crime

Lors du débat budgétaire colmarien, lundi soir, Yves Hemedinger se félicitait que les Colmariens soient « protégés du matraquage fiscal », en référence aux gilets jaunes. Ce qui lui a valu une pique de l'écologiste Frédéric Hilbert : « Est-ce que vous expliquez aux gilets jaunes que la Ville a augmenté ses recettes de stationnement de 2 MEUR l'an dernier, et prévoit encore 10  % de plus cette année ? Ce n'est pas pour rien qu'ils saccagent vos horodateurs. » Il n'en fallait pas plus à Yves Hemedinger pour suspecter l'opposant de jouer le pousse-au-crime, l'accusant de « cautionner ces dégradations ».
? Claude Klinger-Zinden campagne ?

Depuis qu'il a claqué la porte de la majorité et est devenu « conseiller municipal indépendant », Claude Klinger-Zind est présent sur le terrain et, surtout, le fait savoir sur les réseaux sociaux. L'ancien conseiller délégué aux finances à Wintzenheim aurait-il quelques ambitions pour les futures municipales ?
? Kleitz, les gendarmeset Facebook

Christophe Kleitz a eu son « quart d'heure de célébrité », selon l'expression devenue fameuse d'Andy Warhol. Il a filmé, samedi dernier à Strasbourg, le contrôle par les gendarmes de sa camionnette qui tirait une remorque sur laquelle se trouvait une vache. La vidéo de ce gilet jaune de la place colmarienne a été vue plus de 400 000 fois et largement commentée. Seul bémol, et il est de taille, les commentaires injurieux à l'égard des forces de l'ordre sont légion alors même que le contrôle s'est déroulé sans aucun problème...
? Marcheurs à l'arrêt

C'est ce qu'on appelle faire un bide. Le thème, le tourisme, était pourtant de nature à mobiliser les Colmariens. Mais ils n'étaient qu'une quinzaine - Marcheurs compris ! - à avoir répondu à l'invitation du parti présidentiel, mardi soir, pour venir en débattre. En snobant les moyens de communication traditionnels au profit exclusif des réseaux sociaux, LREM se prive de la possibilité de toucher des milliers de personnes. Un sujet à méditer dans l'optique de la future campagne des municipales...
? Benoît Nicolasen marche

Le seul candidat déclaré à la mairie de Colmar poursuit sa campagne. Sur internet mais aussi sur le terrain, en visitant notamment des commerces du centre-ville ce qui lui vaut quelques railleries de la part d'internautes, soutiens de ses (futurs) rivaux. Il devrait bientôt ouvrir, rue du Nord, son local de campagne. Et donc passer la vitesse supérieure.
? Plus de locomotive ?

Le départ vers la galerie Cora-Houssen de HetM aurait un peu plombé la fréquentation de la rue des Clefs aux dires de commerçants.

La boutique de prêt-à-porter jouait le rôle de locomotive en haut de cette voie la plus fréquentée du centre-ville. Elle attirait beaucoup d'adolescents. Et, au grand dam de ces derniers, ce n'est pas Zara qui remplacera l'enseigne suédoise.
? Le canarddes gilets jaunes

Les gilets jaunes d'Horbourg-Wihr ont désormais leur fanzine. Baptisé Le canard rit jaune, sous titré « marre d'être plumé », le premier exemplaire de 16 pages a été tiré à 500 exemplaires.

On y trouve, pêle-mêle, des portraits de gilets jaunes, des « techniques pour se protéger en manif », un retour sur le passage des militants anti-Bure... et un appel à fabriquer un gilet jaune géant pour la statue de la Liberté colmarienne. C'est Gilbert Meyer qui va être content.

 

 
 

 

Denis Meyer, maire de Soultz, démissionne

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:28:28

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Denis Meyer, maire de Soultz, démissionne
 

 
Denis Meyer veut préparer l'avenir. Photo DNA / Mathieu Pfeffer
Denis Meyer a surpris son monde vendredi matin en annonçant sa démission de sa fonction de maire de Soultz (7300 habitants). L'élu divers gauche - qui figurait sur la liste de Patricia Schillinger aux dernières sénatoriales - a motivé sa décision par son âge (« J'aurai 70 ans en 2020 ») et sa volonté de préparer l'avenir. « Cela permettra à mon successeur d'être plus exposé dans les prochains mois et de bien préparer les échéances à venir (élections municipales) ». Le nom du successeur en question sera connu dans les semaines à venir.

Conseiller d'opposition de 2001 à 2014, Denis Meyer effectuait son premier mandat de maire.

 

 
 

 

soultz - Schellenberger : « Manoeuvre politique »

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:27:19

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soultz - Schellenberger : « Manoeuvre politique »
 

 
Toujours au fait de l'actualité sur son territoire, le député Raphaël Schellenberger (LR) n'a pas tardé à réagir à la démission de Denis Meyer. Il en est convaincu : « Cette démission, c'est une simple manoeuvre politique qui vise à installer un nouveau maire en vue des élections municipales. C'est une démarche un peu cavalière pour une opération en réalité banale. Mais surtout, je trouve cela très peu respectueux vis-à-vis des Soultziens. » Il s'est aussi montré critique à l'égard du positionnement adopté par Denis Meyer dans la région de Guebwiller : « L'isolationnisme, au XXe siècle, n'est pas la meilleure solution. » Et pour la suite ? « Si son successeur a le même positionnement, nous n'aurons rien gagné. »

Rappelons, si c'était nécessaire, que la suppléante dudit député n'est autre que Karine Pagliarulo, dont les ambitions municipales ne sont qu'un secret de polichinelle.
É.G.

 

 
 

 

Muta Santé prend un nouveau départ

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:43:55

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Muta Santé prend un nouveau départ
 

 
Le nouveau siège de Muta Santé regroupe 65 salariés sur trois étages, dans un bâtiment du parc de la Mer Rouge, à Mulhouse. Photo L'Alsace
Décidée par le conseil d'administration en novembre 2017, la sortie de Muta Santé du groupe AG2R La Mondiale devrait être effective le 31 décembre dernier. Dans les faits, la « grande bascule » a été anticipée, pour réduire les perturbations, tant pour le personnel que pour ses quelque 120 000 assurés. Dès le 17 décembre, l'ensemble des salariés et l'intégralité de l'activité ont donc quitté les locaux partagés avec Arpège, en particulier le siège de l'avenue Aristide Briand, à Mulhouse.

La gestion est désormais centralisée à cinq minutes de là, sur trois étages et 1400 m² loués dans un immeuble du parc de la Mer Rouge, à Mulhouse, qui était inoccupé depuis deux ans et regroupe 65 personnes. Parallèlement, trois agences commerciales ont été créées, au Parc des collines à Mulhouse, rue Golbéry à Colmar, et à l'Espace Européen de l'Entreprise, à Schiltigheim. Affranchie d'un géant qui a encore pris du poids depuis son rapprochement avec Matmut (plus de 16 000 salariés), Muta Santé compte aujourd'hui 75 salariés, tous issus de l'ancienne équipe partagée avec Arpège Prévoyance.
« Partir avec nous nécessitait une confiance sans faille »

Une pancarte apposée sur le siège d'Arpège renvoie les clients à la nouvelle adresse. Le divorce s'est fait dans de bonnes conditions, mais non sans émotion. « 108 salariés s'étaient portés candidats pour nous suivre. Ceux qui ont été retenus ont été avertis dès la mi-octobre, le personnel a eu deux mois pour se préparer à la séparation, mais il y a eu des larmes, le moment venu ! Certains travaillaient ensemble depuis 30 ans », témoigne Stéphane Demuth, qui fut lui-même directeur général des deux structures pendant plus de vingt ans, avant de mener la « rébellion », au moins sur le plan opérationnel.

« Partir à l'aventure avec nous nécessitait une confiance sans faille. Ceux qui nous ont suivis ont montré un véritable enthousiasme », ajoute le directeur général de Muta Santé. Pour répondre aux clients dans la période des fêtes de fin d'année, qui correspond aussi à un pic d'activité lié aux renouvellements de contrats, le personnel a ainsi effectué, « volontairement », quelque 450 heures supplémentaires.

Stéphane Demuth semble avoir réussi son pari. La construction d'un nouveau siège est envisagée « dès que possible », toujours dans l'agglomération mulhousienne. « Être propriétaire, c'est mieux que de verser des loyers à fonds perdu. Nous avons les moyens financiers et une belle vitrine serait un signe de force et de pérennité. »

Un bâtiment en propre permettrait aussi d'absorber une probable hausse des effectifs, dès cette année. « Nous n'avons pas d'actionnaires, pas de but lucratif. La création d'emplois est notre principale motivation. Chez nous, un emploi, c'est une famille, pas un numéro. » Ces embauches suivraient la courbe de l'activité : Stéphane Demuth anticipe au moins +6 % de chiffre d'affaires en 2019.
« Nous sommes libres de faire de nouveaux choix »

Muta Santé, qui ne faisait que de la mutuelle individuelle, compte profiter de son affranchissement pour se lancer dans d'autres secteurs de l'assurance. Elle n'a pas perdu de temps : au 1er janvier, des contrats collectifs pour 7500 salariés en entreprise avaient déjà été collectés. « Muta n'est plus la petite soeur d'Arpège, nous sommes libres de faire de nouveaux choix », souligne Stéphane Demuth.

Des garanties obsèques seront également proposées « le plus rapidement possible », en attendant des assurances pour les animaux domestiques, auto... « Nous avons le savoir-faire et les compétences, la proximité et un niveau de service de plus en plus précieux, la confiance de nos clients... L'argument massif des grands groupes, ce sont les économies d'échelle, mais on constate surtout un partage des coûts : les frais de gestion d'AG2R s'élèvent à 25 %, ceux de Muta Santé à 12 %, et nous prévoyons de les baisser de 20 % d'ici deux ans. Notre niche est énorme ! »

Stéphane Demuth n'écarte pas la possibilité, à terme d'un rapprochement avec une autre mutuelle, régionale de préférence. « Il reste trois opérateurs indépendants en Alsace, dans les trois principales villes (NDLR : Muta Santé à Mulhouse, la Mutuelle Complémentaire d'Alsace à Colmar, Mutest à Strasbourg), qui partagent les mêmes valeurs... Mais chaque chose en son temps : nous ne sommes pas pro-actifs sur ce sujet pour le moment. » Pour Muta Santé, aujourd'hui, « small is beautiful ».
Textes : Olivier BRÉGEARDPhotos : Thierry GACHON

 

 
 

 

Arpège Prévoyance se reconstruit

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:43:34

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Arpège Prévoyance se reconstruit
 

 
Muta Santé partie, le siège d'Arpège Prévoyance, avenue Aristide Briand, va accueillir de nouveaux partenaires. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Arpège Prévoyance a dû faire face au départ de plus d'un tiers des 200 salariés « mutualisés » avec Muta Santé. Selon Stéphane Demuth, la totalité de l'encadrement et du service informatique l'a rejoint.

Une véritable saignée, que le nouveau directeur d'Arpège Prévoyance, Antonio de Oliveira, relativise : « La quasi-totalité travaillait déjà pour Muta. Seule une dizaine travaillait aussi pour Arpège Prévoyance. » Les équipes ont reçu le renfort d'une trentaine de collaborateurs de la direction régionale d'AG2R-La Mondiale, et quelques CDD ont été recrutés pour passer une période traditionnellement chargée. « J'ai prévu de refaire le point en interne au printemps et de confirmer en CDI les besoins nécessaires », ajoute le directeur.
« Reprise en main » opérationnelle

Âgé de 56 ans, entré en 2007 chez AG2R La Mondiale après un long parcours dans les assurances, nommé directeur de la relation client du groupe en 2011, Antonio de Oliveira est arrivé en octobre avec, comme priorité, « la reprise en main de l'institution, au sens opérationnel ».

Il reconnaît que, sur le plan des affaires, « l'année 2018 a été plus compliquée, quelques contrats ont été résiliés. » À cause de la scission de Muta ? « Peut-être quelques-uns, mais aucune entreprise n'a invoqué cette raison. Elles voulaient surtout négocier des tarifs plus bas. » Antonio de Oliveira met dans la balance l'arrivée prochaine de « quelques bonnes affaires » et les fondamentaux « extrêmement sains » d'Arpège.

Bien que le nombre de salariés basés à Mulhouse (60) soit désormais plus faible qu'à Strasbourg (80), le maintien du siège à son adresse actuelle - dont Muta Santé ne détient que 10 % - a été acté par le conseil d'administration, un plan de rénovation a été approuvé. Conserver ce bâtiment de prestige, sur lequel lorgnait notamment l'agglomération mulhousienne (M2A), permet de rassurer le personnel comme les clients.

Le départ des équipes de Muta Santé ayant laissé un grand vide, le siège devrait accueillir, « d'ici quelques mois », la Caisse de prévoyance mulhousienne, actuellement sise rue de la Sinne et qui s'est fondue au sein de ViaSanté, la mutuelle santé d'AG2R La Mondiale, au 1er janvier. Seule une dizaine de salariés, en charge du régime complémentaire, emménageraient, ceux qui s'occupent du régime obligatoire rejoignant la CPAM.

« Nous étudions d'autres opportunités. Au sein de notre groupe, nous vérifions quelles activités nous pourrions héberger - sachant que ViaSanté va créer un centre de gestion à Mulhouse. Et la porte est ouverte à d'autres entreprises, avec lesquelles nous avons des choses à partager - idéalement dans les domaines de la prévention, de la protection sociale. » À Strasbourg, Arpège quittera, début avril, le 2 rue de Reutenbourg, dont elle est propriétaire, pour une location dans un immeuble moderne de Schiltigheim, « qui répond mieux aux besoins ». Les adresses des agences locales ne changeront pas.
Un projet pour les deux années à venir

Antonio de Oliveira se porte garant de l'autonomie de l'institution au sein du groupe AG2R La Mondiale, question au coeur des dissensions de ces deux dernières années. « Très clairement, il n'y aura aucune évolution à ce niveau-là. » Mais tandis qu'André Renaudin, le directeur général du groupe, prône la « simplification » des offres, Antonio de Oliveira évoque de nécessaires évolutions, « notamment avec ViaSanté », en particulier l'offre standard d'Arpège, qui concerne 4500 de ses 6000 entreprises clientes. Il s'agit aussi de répondre « aux nouveaux usages des clients, notamment par rapport au digital ».

Le conseil d'administration a demandé au directeur de mettre en place « un projet d'entreprise », pour les deux années à venir. Un projet dont l'élaboration devrait se faire en concertation avec les salariés, « pour renouer les fils, recréer du lien, repartir sur de bonnes bases ».

 

 
 

 

colmar habitat - La centenaire rebaptisée

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:39:56

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colmar habitat - La centenaire rebaptisée
 

 
L'ancien presbytère de Herrlisheim-près Colmar sera rénové et accueillera sept logements. Photos DNA/Julien Kauffmann
« Depuis les années 90, Colmar Habitat s'est beaucoup développé. Plus de 30 % de notre patrimoine se situe à l'extérieur de Colmar. Notre domaine d'activité s'étend de Sélestat à Ensisheim et de Munster à Neuf-Brisach. Notre territoire, c'est le Centre-Alsace », précise Alain Ramdani, directeur général de la coopérative.

En témoignent ces rénovations de presbytères, deux projets prévus en 2019 : l'un à Walbach, l'autre à Herrlisheim. Le premier accueillera huit logements, le second, sept. Les travaux devraient démarrer en septembre pour s'achever fin 2020.
Un groupement territorial coopératif va être créé

Colmar Habitat se transforme en Coopérative Centre-Alsace Habitat. « Nous voulons marquer le fait que nous avons un statut coopératif complètement privé. Les locataires sont sociétaires, participent aux assemblées générales et aux choix de la coopérative. »

Aujourd'hui, l'établissement gère quelque 3 000 immeubles habités par environ 7 000 personnes dont 30 % ont plus de 60 ans. Elle veut continuer à se développer tout en accordant une large part de son budget à l'entretien du parc locatif, avec un soin particulier pour la rénovation énergétique. 2 millions d'euros y sont consacrés chaque année. Un autre volet de son action consiste à encourager l'accession sociale sécurisée à la propriété. « On aimerait bien atteindre la dizaine chaque année ».

Comment concrétiser ce programme ambitieux alors que le gouvernement diminue les aides liées à la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain ? « Le gouvernement a considéré que l'APL (aide au logement) était trop élevée et, pour compenser, a demandé aux bâilleurs sociaux de baisser leurs loyers ».

Pour pallier cette diminution, Centre Alsace Habitat a renégocié sa dette auprès de la caisse des dépôts et consignations en en rallongeant la durée. « Pour réduire les frais de gestion, nous serrons les boulons ». La décision passe par une diminution des effectifs - 49 personnes - au travers de départs volontaires ou de mises à la retraite. La coopérative a également perdu ses quatre employés en contrat d'avenir. Ces mesures lui permettent de continuer à entretenir son parc.

Un autre défi sera à relever : l'obligation, avant 2021, de se mettre en accord avec la loi Elan (évaluation du logement, de l'aménagement et du numérique). Le texte contraint les établissements à se regrouper si le seuil de 12 000 logements gérés n'est pas atteint. « Nous sommes aussi concernés car les coopératives alsaciennes relèvent du droit local. Nous avons une activité locative plus importante que celle de l'accession locative sécurisée », explique Alain Ramdani.

La solution est trouvée : un groupement territorial coopératif va être créé. Il réunira Centre-Alsace Habitat, Habitat de l'Ill, à Illkirch-Graffenstaden et la SOMCO, à Mulhouse. « Nous allons fonder un pôle et nous allons intégrer une SA de coopération au niveau national. Cela nous permettra d'être conformes à la loi et de continuer à être ancré localement ».

Actualité chargée pour Centre-Alsace Habitat. La coopérative fêtera aussi ses 120 ans au cours de l'année.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

cac - La solidarité à rude épreuve

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:12:03

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cac - La solidarité à rude épreuve
 

 
Parmi les arguments versés au débat, le prix de l'eau, pour lequel les Colmariens ont consenti des sacrifices. Photo L'Alsace/Clément Tonnot
La dernière séance de Colmar Agglomération, jeudi soir, a été le théâtre de quelques règlements de compte, en marge de la présentation du budget 2019 (lire l'encadré). C'est un entrefilet paru dans nos colonnes, intitulé « fronde silencieuse » (rubrique « Chuchotements » du 28 janvier), qui a mis le feu aux poudres. Sous couvert d'anonymat, un maire de l'agglomération y dénonçait « une solidarité à l'envers », où « les communes rurales paient pour la grande ville ».

Ces « épanchements » dans la presse ont « beaucoup peiné le maire de Colmar », a commenté jeudi soir le principal intéressé, qui crie à la « mauvaise foi ». En tant que président de l'agglomération, Gilbert Meyer a tenu à faire une « mise au point » sur un ton plutôt sec : « Je défie quiconque de trouver un seul exemple qui permette d'avancer une telle contrevérité. »
Ce que Colmar « laisse dans la corbeille »

Et de multiplier les contre-exemples où Colmar « joue la solidarité, voire plus » : ainsi de l'uniformisation du tarif de l'eau, « qui a conduit les Colmariens à payer l'eau 27 centimes plus cher », ou encore les fonds de concours, pour lesquels la ville centre « a laissé plus de 6 millions dans la corbeille » entre 2008 et 2019, au profit des autres communes.

Gilbert Meyer relève enfin que la fiscalité à Colmar est plus élevée qu'alentour, en dépit d'un revenu moyen par foyer inférieur de 25 % : « Colmar paie très cher les charges de centralité pour des équipements qui profitent aussi grandement aux populations des autres communes. »

Des propos qui ont fait vivement réagir Serge Nicole, le maire de Wintzenheim : « On entend régulièrement cette litanie, comme quoi Colmar paie pour les autres, mais à quoi sert une intercommunalité, si ce n'est pas pour jouer la solidarité ? »
« Arrêtez de nous mettre au pilori »

Le maire de Wintzenheim, qui garde en travers de la gorge la surredevance d'assainissement imposée à ses administrés pour financer les travaux sur les réseaux d'eau, finit par s'agacer : « Arrêtez de nous mettre au pilori, de dire qu'on profite de Colmar. On ne profite de rien du tout car vous attirez toutes les entreprises sur votre territoire. »

Dans le même registre, une énième passe d'armes a opposé un peu plus tard Gilbert Meyer et Christian Rebert, le maire d'Andolsheim, à propos des sommes réclamées à l'agglo par les communes de l'ancien Ried Brun. Une erreur de calcul dans les reversements fiscaux serait à l'origine d'un manque à gagner pour ces communes de près de 600 000 EUR depuis 2016. Colmar Agglomération propose aujourd'hui de régler 50 % de la somme à titre de « conciliation ». Mais, martèle Gilbert Meyer, l'agglo « ne doit rien à personne, la commune d'Andolsheim comprise ». Ce qui a provoqué une réponse très ironique de Christian Rebert : « Au nom des contribuables de ma commune, d'avance merci de nous verser cet argent qui ne nous était pas dû. »

Gilbert Meyer a beau se draper dans sa vertu, les diverses récriminations qui l'ont fait bondir ont peut-être produit quelques effets. Au point divers, le président de Colmar Agglomération a ainsi proposé la création d'un fonds de concours exceptionnel pour la dernière année de mandat. Il s'agirait de « booster » l'investissement communal en finançant divers projets à hauteur de 25 EUR par habitant. Redoutable chasseur de subventions, le maire de Colmar sait comment ramener la paix dans les ménages...
Clément Tonnot

 

 
 

 

Wintzenheim Croix-Blanche Travaux paysagers

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:20:14

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Wintzenheim Croix-Blanche
Travaux paysagers
 

 
Le rond-point de la Croix-Blanche se refait une beauté. Le trafic y est maintenu mais sur une voie réduite.
Des travaux sont en cours au rond-point de la Croix-Blanche à Wintzenheim, à la sortie de Colmar.

Il s'agit d'aménagements paysagers menés par la société Est Paysages d'Alsace basée à Geispolsheim, qui consistent en la mise en place de plantes au milieu de l'ouvrage, et de gazon tout autour.

Les travaux de terrassement, commandés par le conseil départemental du Haut-Rhin, se poursuivent aujourd'hui. Ceux de plantation prendront ensuite le relais durant quelques jours. Pendant toute la durée des opérations, la voie de circulation autour du rond-point est réduite. Le trafic s'en trouve donc ralenti aux heures de pointe.

 

 
 

 

Conseil municipal de Mulhouse :les autres points débattus

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:16:12

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Conseil municipal de Mulhouse :les autres points débattus
 

 
Si vingt-cinq points du conseil municipal de ce jeudi à Mulhouse (L'Alsace d'hier) ont été votés « en bloc », sans débat particulier, d'autres ont pu prêter à discussion. Nous y revenons aujourd'hui.

Maryvonne Buchert a présenté les tarifs 2019 de la vente d'eau en gros. « Un dispositif qui permet de dépanner les communes de l'agglo en cas de problème d'approvisionnement en eau dans une commune ou un syndicat intercommunal d'eau potable situés dans le périmètre de M2A ».

Ces tarifs ont été fixés à hauteur du coût de production, soit 0,1802 EUR HT/m3 avec une redevance de prélèvement de 0,1854 EUR HT/m3, soit un prix total de 0,3857 EUR TTC/m3.

Et l'adjoint Alain Couchot de glisser une petite phrase sur « la solidarité intercommunale » et le fait que la Ville de Mulhouse n'est donc « pas opposée aux 38 communes de l'agglo », référence aux propos d'Antoine Homé, maire de Wittenheim et premier secrétaire du PS 68, au sujet des municipales à venir. Une pique qui a fait sortir Denis Rambaud de ses gonds, demandant à l'adjoint de cesser ce genre de pratiques. Sauf que Michèle Lutz n'a pas compris (ou pas voulu comprendre) l'ire du vice-président de l'agglo et l'a renvoyé dans les cordes... Une position de plus en plus inconfortable pour Denis Rambaud. C'est à se demander s'il parviendra à la tenir encore longtemps.
Travaux au collègeKennedy

Sur le même thème d'une position intenable, Fatima Jenn est, elle, en roue libre. Elle a quitté le groupe majoritaire avant de se voir retirer ses délégations et jeudi, elle a tenu à affirmer son opposition. D'abord, comme les autres élus d'opposition, en ne prenant pas part au vote sur les indemnités des élus, mais aussi en interpellant la municipalité sur les risques de « phénomènes de bandes » entre les collégiens de Villon et ceux de Kennedy liés au transfert de ces derniers pendant les travaux de leur collège.

Des travaux rendus possibles « parce que le PLU a rendu constructible une parcelle boisée. Ce PLU a-t-il été concerté avec les habitants ? La concertation est nécessaire, quand la loi l'exige certes, mais aussi pour un projet tel que celui-ci, où sont en jeu les questions d'éducation, et le cadre de vie ».

Fatima Jenn espérait des « réponses sur des sujets pour lesquels la Ville a bien la compétence : la sécurité aux abords des collèges, le PLU et la carte scolaire », prônant la « mixité sociale » contre la « relégation », estimant que Chantal Risser, adjointe à l'éducation, avait noyé le poisson en lui rétorquant : « Madame la conseillère départementale, que n'avez-vous ce genre de débat au conseil départemental dont c'est la compétence ! ». Et de poursuivre en lançant qu'en matière scolaire, « la Ville de Mulhouse n'a pas à rougir ». Elle a été fortement applaudie par sa majorité, et même verbalement soutenue par Jean Rottner, Philippe Trimaille, Paul-André Striffler et Henri Metzger.

Enfin, le rapport d'activité de la Ville (pour l'année 2017) n'était pas prévu pour être soumis au débat, au regret de Bernard Stoessel, pour Mulhouse Positive, qui a estimé qu'il est « important de faire mieux connaître aux Mulhousiens ce rapport d'activité ». Celui-ci a aussi évoqué « la nécessité de réduire le délai séparant la présentation de ce rapport de l'année de référence ». Enfin, il a regretté que le rôle joué par Mulhouse dans l'agglomération et celui de M2A pour Mulhouse soient « quasiment passés sous silence. Il ne suffit pas de présenter les services mutualisés et il serait important de mettre en valeur les actions mutualisées entre la ville-centre et son agglomération ». Pour Michèle Lutz, tout un chacun a maintenant le loisir de parcourir ce rapport et de poser ses questions si besoin.
M.M.

 

 
 

 

mulhouse - Bienvenue chez vous !

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:13:38

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mulhouse - Bienvenue chez vous !
 

 
Venus à Mulhouse pour raison professionnelle, Amélie et Rémi sont ravis de l'offre culturelle importante de la ville. Photo L'Alsace
En arrivant à la réception qui les attendait au Carré des associations, les nouveaux habitants de Mulhouse étaient invités par la municipalité à se munir d'une pastille de couleur différente, en fonction de leur quartier d'origine. Astucieux pour leur permettre de repérer les personnes géographiquement proches d'eux, tout comme les référents issus de leur secteur, également porteurs de ces pastilles et prêts à échanger avec eux. Simple et efficace.

Michèle Lutz, maire de Mulhouse, a mis l'accent sur le nombre important de touristes venant visiter la ville. « Tout au long de l'année, il se passe quelque chose chez nous. De mai à septembre il y a au minimum une animation par jour, souvent gratuite. Il y a des festivals, des concerts, des expositions, des salons... », détaille-t-elle. « Et nous n'avons pas attendu le grand débat pour la concertation avec les habitants », poursuit-elle, en précisant les rôles du conciliateur récemment nommé, d'Allô Proximité, puis en évoquant le passé industriel qui laisse place à une nouvelle dynamique, comme à la Fonderie et au niveau de DMC.

Son adjointe, en charge notamment de la démocratie participative et des associations, a ensuite pris soin de présenter un film mettant en relief les différentes instances participatives. Lara Million, vice-présidente de M2A en charge de la politique des déchets, a, pour sa part, rappelé l'importance du tri et le coût, important, lié aux erreurs.
Surpris par la richessede l'offre culturelle

Autour d'un verre offert par la municipalité, les nouveaux venus ne se sont pas fait prier pour expliquer leurs démarches. Dominique a emménagé à Mulhouse, après 60 ans passés en région parisienne, pour se rapprocher de « celle à qui je tiens le plus, à égalité avec ma mère et ma soeur ». Passionné d'art en général, il loue la richesse culturelle de la ville.

Même discours pour Amélie et Rémi, qui sont arrivés en Alsace pour raisons professionnelles. Eux aussi sont agréablement surpris par la richesse de l'offre culturelle. Asma a quitté Paris après une séparation. Elle a choisi Mulhouse parce qu'elle y a des amis mais peine à trouver du travail, dans le secteur de la chimie.

Rémi est littéralement « tombé amoureux » de Mulhouse, où il a décidé de s'installer avec son compagnon : « J'étais à Bergerac, Guillaume faisait ses études à Strasbourg, je voulais changer de cadre de vie. En visitant la région, nous avons convenu de venir ici. J'avais une petite crainte en venant de la campagne. Mais au final j'adore. Nous sommes au centre, tout est à proximité, presque plus besoin de voiture. Guillaume a obtenu un atelier à Motoco, et moi un poste plus en lien avec ma formation », raconte-t-il.
« Il y a un énormepotentiel »

Danielle, qui travaille en Suisse, voulait quant à elle changer de lieu de vie. Elle a quitté son appartement de Kembs pour la cité du Bollwerk. « Quitte à changer, autant troquer ma petite ville pour une plus grande. Je venais ponctuellement à Mulhouse, j'ai constaté qu'il s'y passe beaucoup de choses, il y a un énorme potentiel. La réhabilitation des quartiers présente beaucoup d'intérêt ! »
Texte et photos :Catherine LUDWIG

 

 
 

 

xit ISSM et CFEJE, vive l'École supérieure de praxis sociale

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:14:12

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Exit ISSM et CFEJE, vive l'École supérieure de praxis sociale
 

 
Jeudi soir, tous les acteurs de la nouvelle entité se sont retrouvés. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
La mode est à la fusion et ensemble, on est plus fort... Réunis dans les faits depuis dix-huit mois déjà, l'ISSM (Institut supérieur social de Mulhouse) et le CFEJE (Centre de formation d'éducateurs de jeunes enfants) ont officialisé leurs noces jeudi soir dans les locaux de l'ISSM, rue Schlumberger à Mulhouse.

En présence de plusieurs élus parmi lesquels Jean Rottner, président de la Région Grand Est, Michèle Lutz, maire de Mulhouse et Josiane Mehlen, vice-présidente de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), en charge de la petite enfance et du périscolaire, mais aussi du Conseil départemental, déléguée à la solidarité.
Une école ancrée dans le territoire

Ils ont tous trois témoigné leur soutien à cette démarche et souligné l'importance de la collaboration entre ce lieu de formation et de réflexion du travail social et les collectivités confrontées aux difficultés de populations fragilisées.

L'union des deux écoles engendre une nouvelle identité puisque la structure s'appelle désormais l'ESPS, École supérieure de praxis sociale.

Jean-Michel Klinger, président de l'ESPS, souligne l'enjeu de cette fusion de structures qui sont aussi des acteurs de la politique sociale du territoire : « Continuer à bien faire ce que nous faisons bien et le développer au mieux, renforcer, à côté de la formation initiale, la formation continue tout au long de la vie, construire une offre d'excellence. »

Jean-Michel Klinger évoque d'autres chantiers comme le développement du numérique et l'enseignement à distance. « Nous poursuivrons les formations diplômantes et proposerons des formations nouvelles pour répondre à des besoins nouveaux. Nous voulons aussi aller plus loin, nous ouvrir à de nouveaux partenaires. Nous ne sommes pas sur une île, d'où la notion de "praxis" : une action et une pensée articulées pour impulser une dynamique, une finalité de transformation sociale. »
S'enrichir de l'autre

La structure, dirigée par Chantal Mazaeff, doit continuer à s'adapter aux nouveaux besoins du territoire. L'ISSM expérimente depuis de nombreuses années avec ses étudiants le travail de proximité et les actions de terrain. Qu'elles se déroulent dans des quartiers mulhousiens ou plus loin, grâce à des échanges avec des travailleurs sociaux à l'autre bout du monde (Syrie, Québec, Sénégal, Turquie...).

L'école compte poursuivre cette démarche de la confrontation au réel, dans une évolution fondamentale qui émerge ces derniers temps (inscrite dans la loi) : la reconnaissance des compétences des personnes accompagnées. « On n'est pas dans le simple témoignage de ces personnes, mais bien dans la coconstruction, la reconnaissance de pairs, ce qui bouscule considérablement nos pratiques, indique la directrice de l'ESPS. Il y a aussi les questions pédagogiques. On ne transmet plus aujourd'hui de la même façon. Avec l'accès généralisé aux savoirs, il y a de nouvelles modalités, l'intelligence collective... L'innovation est au coeur des préoccupations de l'école, tout comme les liens avec le secteur professionnel, qui est aussi notre richesse. »

C'est également dans cette dynamique que s'inscrit le renforcement des liens entre l'ESPS et l'Université de Haute-Alsace.
Frédérique MEICHLER

 

 
 

 

Richwiller Réunion publique richwiller - Un exercice de transparence

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:25:55

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Richwiller Réunion publique
richwiller - Un exercice de transparence
Bilan, projet, débat... à la mairie la salle Denise-Ferrier était comble à l'occasion de la réunion publique annuelle conduite par le maire Vincent Hagenbach.
 

 
Le dialogue avec le maire Vincent Hagenbach.
D'emblée le maire proposait quatre thèmes : les investissements 2019, la fiscalité locale, les logements aidés et les animations prévues en 2019. Concernant les deux premiers points, ils ont été largement évoqués dans nos éditions du 7 février rendant compte de la séance du conseil municipal : 800 000 à 1 million d'euros d'investissements et un niveau d'imposition locale qui n'augmentera pas pour la 10ème année consécutive.

A propos jdes logements locatifs sociaux (LLS), le maire expliquait : « A Richwiller, 3500 habitants, tout va s'accélérer en ce début d'année, ainsi rue de la Forêt un projet de 142 logements dont 55 LLS va débuter. D'autres programmes (rue de Masevaux, rue Schwer et rue du Moulin), nous permettront de compter un peu plus de 16 % de LLS sur les 20 % que nous impose la loi. Sur moins de 10 ans, l'effort aura été considérable puisque nous étions à moins de 6 % en 2008 ». Vincent Hagenbach en arrive aux « événements majeurs qui se dérouleront à Richwiller d'ici à juillet », nous en retiendrons la 10e Journée citoyenne le 18 mai prochain et... le Tour de France, Richwiller sera le point de départ de l'étape des Vosges avec la terrible Planche des Belles-Filles, une étape qui s'annonce mythique, à ne pas rater, ce sera le 11 juillet.

La parole était à la salle, plusieurs questions avaient trait à la circulation, à la vitesse excessive. Fataliste le maire remarquait : « Richwiller, c'est une longue ligne droite de 4 km, sur la rue Principale, ce sont 10 000 véhicules/jour [...] Des riverains demandent une zone 30km/h et souvent ce sont les mêmes qui ne la respectent pas... »
Déchets, décharges

À propos de l'absence de signalisation au sol rue Principale, l'élu avance : « Il est démontré qu'un non-marquage au sol incite les gens à rouler moins vite ». Autre interrogation, concernant l'activité de la Sté Coved qui s'installe sur l'ancien site Blatt dans un bâtiment de 22 000m² : « Quid des déchets traités ? des risques ?.... » Réponse : « Nous exigeons une totale transparence de la part de Coved, c'est aussi la volonté de cette entreprise qui organisera régulièrement des portes-ouvertes ». Enfin, c'était inévitable, « Monsieur le maire, quelle est votre position sur Stocamine ? » L'élu tente : « Je n'ai pas d'avis tranché, la décision du ministre est ridicule, à Richwiller nous avons demandé que les déchets les plus dangereux soient remontés, d'autres, l'amiante notamment, pourraient rester au fond. Je constate que ce qui sera sorti devra bien être enterré ailleurs. Plus largement, la question des déchets est un problème de société. Nos territoires sont truffés de décharges, souvent à quelques mètres seulement au-dessus de la nappe phréatique... Qu'adviendra-t-il des ruissellements occasionnés par les pluies... les risques sont partout ».
D.W.

 

 
 

 

Enseignement supérieur Une nouvelle école de commerce à Saint-Louis

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:50:32

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Enseignement supérieur
Une nouvelle école de commerce à Saint-Louis
À la rentrée prochaine, Saint-Louis devrait accueillir les premiers étudiants de la nouvelle École supérieure de commerce des Trois-Frontières.
 

 
L'école va s'installer au 10 rue de Village-Neuf, à Saint-Louis. Un bâtiment qui est en cours de rénovation. Il comprendra pour la rentrée prochaine 400 m², donc cinq salles de classe, un espace café détente et jeux. Des locaux climatisés. Une terrasse est prévue. Le projet prévoit la création d'une quinzaine d'emplois.
Franck Kahric a lancé le recrutement de ses futurs étudiants au début de l'année. Les premiers, ceux qui suivront les cours de la nouvelle École supérieure de commerce de Saint-Louis, à la rentrée prochaine. Il reçoit à la mairie de Saint-Louis, pour des entretiens individuels - préalables à une inscription au concours d'entrée - dont la première session a déjà eu lieu, le 26 janvier.

Franck Kahric est le directeur de ce nouvel établissement d'enseignement supérieur qui vient s'implanter à Saint-Louis. Il revendique « dix ans d'expérience comme chef d'établissement ». Il se lance à Saint-Louis pour son « positionnement géographique dans les Trois Pays », mais aussi parce qu'il est originaire de la ville - il a été lycéen au Mermoz - et parce qu'implanter une telle école ici a toujours été son rêve. Il a pour cela le soutien de la Ville.

« Pour cette première rentrée, nous avons 25 places en première année, 25 places en troisième année et 25 places en master », précise Franck Kahric. Les différents cursus sont accessibles en formation initiale et en alternance.
Une création ex-nihilo

La nouvelle École supérieure de commerce propose différents bachelors ou masters, dans les domaines suivants : banques et assurances, management, commerce et marketing, responsable ressources humaines, management et entrepreneuriat. Tous les diplômes, insiste Franck Kahric, sont reconnus par l'État.

« J'ai des demandes d'étudiants qui veulent intégrer l'école en formation initiale, avec des stages, ou en alternance. Y compris, pour intégrer la troisième année de Bachelor, de certains qui ont suivi un bac + 2 ailleurs », certifie Franck Kahric. Et pour l'alternance, si l'étudiant doit réaliser les démarches, « j'ai un réseau et nous pouvons accompagner ceux qui le souhaitent ».

Lors du premier rendez-vous, il demande à chaque potentiel étudiant de lui expliquer son projet d'études et professionnel. De son côté, il donne les détails des formations proposées. Et propose aux candidats de s'inscrire pour un concours qui comprend des tests de logique, de culture générale, de mathématiques et d'anglais - avec aussi des entretiens, y compris en anglais. Il n'oublie pas de leur donner le montant des frais de scolarité, 8 500 EUR pour un an. « Avec des dispositifs financiers qui peuvent apporter de l'aide à certains. »

L'ESC des Trois Frontières est « une école indépendante, privée », mais dont « tous les diplômes sont reconnus et certifiés par l'État ». Elle offre aussi la possibilité de faire des doubles diplômes, en partant dans un pays « du monde entier dans notre réseau d'universités » pour un bachelor ou un master. Mais ce n'est pas une obligation. De même, les étudiants pourront réaliser des séjours linguistiques, de deux semaines à deux mois dans un pays étranger. Et l'école s'occupera de tout, jusqu'aux visas et au logement sur place.

Enfin, la nouvelle école ludovicienne proposera, implantation géographique oblige, une option dite « cursus trinational », c'est-à-dire, pour ceux qui le veulent, d'étudier avec des partenaires en Suisse et en Allemagne, pour passer le Telc et le TOEIC (validation des acquis linguistiques respectivement en allemand et en anglais). « Nous sommes même centres d'examen pour la Suisse », ajoute Franck Kahric ; cette option est comprise dans les frais de scolarité. Mais les différents cursus sont accessibles à ceux qui ne la choisissent pas. « J'ai des demandes, des gens qui me disent ne pas parler allemand et vouloir intégrer l'école. »

Il revendique la création ex nihilo de cette nouvelle école indépendante, celle des Trois Frontières. Ses élèves, du moins ceux qui ne sont pas en formation par alternance, auront plusieurs stages à faire, dont un à l'international. Ils pourront compter « sur le réseau de l'école ». Ainsi que de son équipe pédagogique « constituée d'expert dans chaque matière : avocats, experts-comptables, chefs d'entreprise... »

L'ESC des Trois Frontières sera en concurrence avec des établissements belfortains ou strasbourgeois comme l'EM (école de management), ou encore avec des écoles bâloises. Mais elle est la seule dans la région frontalière côté alsacien. Et entend bien profiter « du potentiel, du contexte économique de Bâle et de sa région trinationale ».

Avec une assurance, avance Franck Kahric : « Les étudiants qui sortiront de l'ESC seront en capacité de prendre des responsabilités et de postuler dans des postes en France ou à l'international. »
Jean-Christophe MEYER SE RENSEIGNER Pour plus d'informations sur l'ESC des Trois Frontières, voir www.esc-3frontieres.fr Pour prendre rendez-vous pour un entretien individuel, téléphoner au 03 89 69 37 26 ou au 06 52 21 78 92

SE RENSEIGNER Pour plus d'informations sur l'ESC des Trois Frontières, voir www.esc-3frontieres.fr Pour prendre rendez-vous pour un entretien individuel, téléphoner au 03 89 69 37 26 ou au 06 52 21 78 92

 
 

 

Saint-Louis agglomération Politique enfance

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:53:30

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Saint-Louis agglomération Politique enfance
Un soutien stable à la jeunesse
La Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin (Caf) et Saint-Louis agglomération ont renouvelé leur partenariat pour le financement des services liés à l'enfance et à la jeunesse. Quels sont les changements induits par ce renouvellement ?
 

 
Le Relais assistantes maternelles (Ram) de Huningue relève de la compétence de Saint-Louis agglomération.
Multi-accueil, centres aérés, crèches, périscolaires, relais d'assistantes maternelles : autant de structures qui accueillent des enfants. Ces services ont un coût et l'aide de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin (Caf) permet de diminuer sensiblement la participation financière des familles et des collectivités. « Merci à la Caf pour la fidélité de ce partenariat au profit de la jeunesse de notre région frontalière. Elle nous apporte un soutien régulier, ce qui n'est pas toujours le cas avec les services de l'État », souligne Alain Girny, président de Saint-Louis agglomération (SLA).
Les compétences antérieures toujours d'actualité

Élus des Trois frontières et membres de la Caf du Haut-Rhin étaient réunis mercredi à Saint-Louis pour la signature du contrat enfance-jeunesse (CEJ, voir ci-contre), qui encadre les modalités d'intervention de l'organisme dans ce domaine particulier.

Rappelons que Saint-Louis agglo est née au 1er  janvier 2017. Elle résulte de la fusion de la communauté d'agglo des Trois frontières, de la communauté de communes du Pays de Sierentz et de la communauté de communes de la Porte du Sundgau. Après deux années d'existence, SLA n'a pas encore élaboré de compromis quant aux compétences enfance et jeunesse. C'est pourquoi les compétences antérieures sont toujours d'actualité.

Ainsi, SLA est compétente pour les Relais assistantes maternelles (Ram) et le Lieu d'accueil enfants-parents (LAEP). Les communes de l'ex-communauté des Trois frontières le sont pour l'accueil collectif et les ALSH (périscolaire). Les ex com-com du Pays de Sierentz et de la Porte du Sundgau sont compétentes pour l'enfance et l'extrascolaire. Les communes de ces anciennes com-com détiennent la compétence périscolaire.
Une aide de deux millions d'euros par an pendant quatre ans

Il y avait donc initialement trois CEJ établis, lesquels arrivent chacun à échéance. La signature dont il est question ici ne concerne que la partie « ex Trois frontières ». Elle est la plus importante du contrat global, tant en termes financiers qu'en termes d'équipements. La Caf verse en effet à cette partie 1 848 650EUR par an, durant quatre ans, au titre du CEJ.

Après ce premier épisode de renouvellement suivront celui concernant l'ex com-com de la Porte du Sundgau cette même année, puis celui de l'ex Pays de Sierentz en 2020. L'objectif étant qu'en 2021, un contrat global soit signé pour l'ensemble des 40 communes.

Mais, concrètement, le nouveau CEJ ne change strictement rien pour les familles. La fusion a déjà fait évoluer certains points organisationnels, qui sont en application depuis 2017 (harmonisation tarifaire, priorisation dans l'attribution des places). La fusion des territoires doit néanmoins permettre un dynamisme économique plus important avec, de ce fait, des services qui se développent dans les années à venir.
Caroline ANFOSSI

 

 
 

 

st louis agglomeration - Un nouveau foyer en projet

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:18:28

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st louis agglomeration - Un nouveau foyer en projet
 

 
Deux programmes sont actuellement portés par l'Afapei. Pour l'un, les travaux ont déjà démarré fin 2018, tandis que l'autre est pour l'instant figé. Le premier concerne la réhabilitation et l'agrandissement, en cours depuis décembre dernier, du service de l'accueil de jour du foyer de Bartenheim. Ce nouvel espace devra accueillir 30 pensionnaires, de la tranche d'âge 30/50 ans. Les travaux relatifs à ce chantier, estimés à environ 1,5 million d'euros, devraient être finalisés au cours du quatrième trimestre de cette année. Cette extension d'une centaine de mètres carrés permettra de doubler la surface d'accueil réservé à un public handicapé ne pouvant pas être intégré dans le monde du travail. Plus confortable, accessible et spacieux, il répondra aux besoins de ces bénéficiaires, notamment lors de la mise en place d'ateliers.

L'autre projet a été initié il y a au moins cinq ans. Il s'appuie sur un partenariat entre les dirigeants de l'Afapei et les représentants de Saint-Louis agglomération et concerne la construction d'un nouveau foyer pour personnes handicapées vieillissantes, à l'arrière de la clinique de Saint-Louis. « Les premiers contacts avec les représentants de l'Afapei ont débuté quand j'ai pris la présidence de l'agglomération en 2014, précise Alain Girny. N ous sommes prêts et dans l'attente. » Car pour l'heure, si l'Afapei a déjà obtenu les autorisations de l'Agence régionale de santé, c'est du côté du conseil départemental que le financement coince. Antoine Bressand, nouveau directeur général de l'Afapei, confirme que les discussions se poursuivent dans le cadre d'un dossier « que seule une décision politique pourra débloquer ».
Un centre de dialyse en 2020

Du côté de Saint-Louis agglomération, tout semble coller puisqu'Alain Girny précise avoir proposé de mettre à la disposition de l'Afapei « un terrain de trois hectares sur la base d'un bail emphytéotique ». Il ajoute que si un emprunt devait être contracté, Saint-Louis agglomération le garantirait. « Pour nous, il est question de soutenir l'IME sachant que la population y est de plus en plus vieillissante. Il va bien falloir héberger ces personnes handicapées qui ont besoin de soins médicaux sachant que nos maisons de retraite traditionnelles ne conviennent pas. La proximité du pôle de gériatrie permettrait un travail en réseau. »

Toujours à l'arrière de la clinique, un autre chantier, au financement bien calé cette fois, se dessine. Il s'agit de la construction d'un centre de dialyse, envisagée à l'extérieur puis à l'intérieur de la clinique de Saint-Louis. « Nous sommes finalement revenus sur le projet initial, car les travaux étaient techniquement trop compliqués », note le président de l'agglo. Ce centre de dialyse devrait être terminé en 2020. Un service de proximité très appréciable pour au moins une vingtaine de personnes de la région frontalière qui se déplacent au quotidien jusqu'à Mulhouse pour se faire dialyser. Dans les prochaines années, une maison médicale pourrait aussi s'implanter sur ce site ludovicien. « Mais nous attendons l'évolution de la clinique, qui va d'ailleurs dans le bon sens avec une directrice qui sait faire marcher la boutique », a souligné Alain Girny.

 

 
 

 

Un chantier à l'accueil de jour du foyer de Bartenheim et un projet de construction d'un nouveau foyer à l'arrière de la clinique de Saint-Louis

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:20:44

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Un chantier à l'accueil de jour du foyer de Bartenheim et un projet de construction d'un nouveau foyer à l'arrière de la clinique de Saint-Louis
 

 
Deux programmes sont actuellement portés par l'Afapei. Pour l'un, les travaux ont déjà démarré fin 2018, tandis que l'autre est pour l'instant figé. Le premier concerne la réhabilitation et l'agrandissement, en cours depuis décembre dernier, du service de l'accueil de jour du foyer de Bartenheim. Ce nouvel espace devra accueillir 30 pensionnaires, de la tranche d'âge 30/50 ans. Les travaux relatifs à ce chantier, estimés à environ 1,5 million d'euros, devraient être finalisés au cours du quatrième trimestre de cette année. Cette extension d'une centaine de m² permettra de doubler la surface d'accueil réservé à un public handicapé ne pouvant pas être intégré dans le monde du travail. Plus confortable, accessible et spacieux, il répondra aux besoins de ces bénéficiaires notamment dans lors de la mise en place d'ateliers.

L'autre projet a été initié il y a au moins cinq ans. Il s'appuie sur un partenariat entre les dirigeants de l'Afapei et les représentants de Saint-Louis Agglomération et concerne la construction d'un nouveau foyer pour personnes handicapées vieillissantes, à l'arrière de la clinique de Saint-Louis. « Les premiers contacts avec les représentants de l'Afapei ont débuté quand j'ai pris la présidence de l'agglomération en 2014 », précise Alain Girny, « nous sommes prêts et dans l'attente ». Car pour l'heure, si l'Afapei a déjà obtenu les autorisations de l'Agence régionale de santé, c'est du côté du Conseil départemental que le financement coince. Antoine Bressand, nouveau directeur général de l'Afapei confirme que les discussions se poursuivent dans le cadre d'un dossier « que seule une décision politique pourra débloquer ».

Du côté de Saint-Louis Agglomération, tout semble coller puisqu'Alain Girny précise avoir proposé de mettre à disposition de l'Afapei « un terrain de trois hectares sur la base d'un bail emphytéotique ». Il rajoute que si un emprunt devait être contracté, Saint-Louis Agglomération le garantirait. « Pour nous, il est question de soutenir l'IME sachant que la population y est de plus en plus vieillissante. Il va bien falloir héberger ces personnes handicapées qui ont besoin de soins médicaux sachant que nos maisons de retraite traditionnelles ne conviennent pas. La proximité du pôle de gériatrie permettrait un travail en réseau. »

Toujours à l'arrière de la clinique, un autre chantier, au financement bien calé cette fois, se dessine. Il s'agit de la construction d'un centre de dialyse. Envisagé à l'extérieur puis à l'intérieur de la clinique de Saint-Louis, « nous sommes finalement revenus sur le projet initial, car les travaux étaient techniquement trop compliqués », note le président de l'agglo. Ce centre de dialyse devrait être terminé en 2020. Un service de proximité très appréciable pour au moins une vingtaine de personnes de la région frontalière qui se déplacent au quotidien jusqu'à Mulhouse pour se faire dialyser. Dans les prochaines années, une Maison médicale pourrait aussi s'implanter sur ce site ludovicien. « Mais nous attendons l'évolution de la clinique, qui va d'ailleurs dans le bon sens avec une directrice qui sait faire marcher la boutique », a souligné Alain Girny.

 

 
 

 

handicap L'Afapei à Bartenheim s'ouvre aux personnes âgées Du plus jeune âge jusqu'en fin de vie

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:54:47

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handicap L'Afapei à Bartenheim s'ouvre aux personnes âgées
Du plus jeune âge jusqu'en fin de vie
À Bartenheim, l'Association frontalière des amis et parents de personnes handicapées mentales (Afapei) adapte ses services et compétences afin d'offrir à la personne handicapée un parcours, de son plus jeune âge jusqu'à la fin de sa vie.
 

 
Des jeunes autistes de l'institut médico-éducatif de Bartenheim s'ouvrent au monde extérieur, ici par la pratique instrumentale ou théâtrale.
En ce début de journée, alors que les bus ou les familles déposent les plus jeunes sur le site de l'Association frontalière des amis et parents de personnes handicapées mentales (Afapei), à l'intérieur de l'établissement le président, Jean-Marc Keller, et son nouveau directeur général, Antoine Bressand alignent leurs priorités. 53 ans après la naissance de l'Afapei, un constat s'impose aux deux dirigeants : « Le monde du handicap est en train d'évoluer. Dans ce cadre, nous avons en commun la notion de parcours de vie d'une personne, de son plus jeune âge jusqu'à ses vieux jours et fin de vie. »
Les handicapés vieillissent plus rapidement

Cette année, ils avancent deux points essentiels sur lesquels travailler : d'une part la précocité, pour ce qui est de repérer le plus tôt possible les troubles du développement chez l'enfant, et d'autre part, la prise en compte du vieillissement de la personne handicapée et son accompagnement (encadré ci-dessous).

« Il nous faut trouver des solutions, créer de nouveaux dispositifs sachant qu'à Bartenheim, cohabitent des jeunes et des adultes vieillissants », note le président. Il pressent une problématique, « à effet de bombe ! Car les personnes handicapées vieillissent plus rapidement que le reste de la population ».

En accord avec l'amendement Creton, des jeunes adultes handicapés passés vingt ans sont désormais maintenus dans leur établissement médico-social. À Bartenheim, leur parcours n'est pas rompu ce qui génère une grande mixité des publics. Les solutions d'hébergement pour les adultes manquent tandis que « nous avons une trentaine de jeunes, âgés entre 4 et 20 ans, en liste d'attente ».

C'est ce constat qui pousse aujourd'hui les deux dirigeants à envisager une prise en charge plus précoce des handicaps. Ils s'appuient sur un taux de prévalence des troubles du spectre de l'autisme (TSA) de 1 sur 80. Antoine Bressand souligne : « Ces troubles peuvent être repérés en deçà de l'âge de 18 mois [...] si elles sont mises en place chez le très jeune enfant, des techniques adaptées permettent d'améliorer leur qualité de vie ». Le mode opératoire ? S'inscrire dans un Dispositif d'intervention globale et coordonnée (DIGS). Un dispositif que l'Afapei sera la première structure du département à mettre en place dans le courant de cette année. Dans la pratique, il s'agit d'un accompagnement de la personne dans tous ses lieux de vie, domicile, école, centre de loisirs, activités extrascolaires... « en amont du diagnostic, dès la prime enfance, en pédiatrie ou à l'école maternelle ». Ce travail intense d'accompagnement et de soutien à l'enfant passe par la formation d'équipes pluridisciplinaires autant que par celle des familles. « Nous ne voulons pas rester dans le champ de la routine », note le directeur général. Un plan de formation ambitieux sur trois ans, intégrant aussi les parents, vient d'ailleurs de démarrer à Bartenheim. « Comme l'analyse mensuelle de nos pratiques par un superviseur extérieur », précise le directeur. Autant d'actions tounrées vers l'inclusion de l'enfant handicapé en milieu ordinaire.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

les dominicains - Le couvent prépare sa mue d'été

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:04:46

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les dominicains - Le couvent prépare sa mue d'été
 

 
L'hyperdôme 360 (ou Dovni) est une grande satisfaction de l'année écoulée pour les Dominicains. Il tiendra une place centrale dans le dispositif estival. Photo CD68/Michel Kurst
Un brin déçue par les dernières fréquentations estivales du couvent, l'équipe des Dominicains a imaginé un nouveau concept destiné à renforcer l'attractivité du site pendant les mois les plus chauds : « Un couvent en pleine conscience ».

« C'est un projet lié à la notion de bien-être, dévoile le directeur Philippe Dolfus. Nous voulons que les visiteurs, touristes ou gens du secteur puissent débrancher du quotidien, prendre le temps de souffler et penser un peu à eux. »
« Débrancherdu quotidien, prendre le temps de souffler »

Coupé du monde extérieur, le public cheminera d'une animation à l'autre dans l'enceinte du couvent avec une petite incursion dans le jardin aux herbes aromatiques en compagnie de Cécile Billard.

Le principe des siestes musicales est conservé. « Nous pensons même étendre le principe et en proposer tous les jours. » L'installation sonore en immersion sera proposée dans le caveau. Des ateliers de yoga et de méditation permettront un « décrochage total » d'avec la frénésie du dehors.
Comment s'échapperde la sacristie ?

Plus inattendue, l'installation éphémère d'un jeu de type escape game dans la sacristie : « Il sera géré par une société extérieure. C'est quelque chose d'inhabituel pour un site comme le nôtre, mais c'est très tendance et devrait nous garantir une belle affluence », assure le directeur. L'assistance s'est accordée sur ce point-là.

Mais c'est bien le Dovni (ou hyperdôme 360, qui permet une expérience totalement immersive avec la projection de sons et d'images à 360°) qui sera la grande attraction du dispositif. « Nous avons en notre possession une technologie peu répandue. À nous de l'exploiter au maximum. Les premières expériences ont été réalisées ces derniers mois, notamment au siège du conseil départemental », ont rappelé Philippe Dolfus et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Le directeur a évoqué un film « autour du monde des plantes et de leur histoire ».

« Ce "Couvent en pleine conscience" est un beau concept, tout à fait dans l'air du temps », a pour sa part conclu la présidente d'un conseil d'administration qui a validé le projet à l'unanimité.
Ouverture

Et aussi. - Brigitte Klinkert a proposé au conseil d'administration de s'ouvrir à des personnalités extérieures. « À titre consultatif pour l'instant. » Les deux premières invitées sont Anne Mistler, ancienne directrice régionale des affaires culturelles Grand Est, et Minja Yang, citoyenne japonaise, présidente du Raymond Lemaire International centre for conservation, et ancienne collaboratrice du haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et de l'Unesco.
Mathieu PFEFFER Y ALLER Couvent en pleine conscience, du 2 juillet au 15 septembre aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller. Tarif de la visite : de 1 EUR à 4 EUR (hors escape game).

 

 
 

 

La mémoire en héritage

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:22:21

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La mémoire en héritage
 

 
Les libérateurs du village il y a 74 ans, Marcel Boscher (à g.) et Claude Vedrenne, en compagnie du maire de Durrenentzen, Paul Bass.  Photo L'Alsace/Robert Furderer
De nombreuses personnalités civiles et militaires ont assisté à la commémoration de la libération de Durrenentzen, jeudi 31 janvier, orchestrée par l'adjoint au maire Thierry Marantier. Parmi eux, deux anciens commandos, Marcel Boscher, 97 ans depuis le 1er janvier, habitant de Rambouillet et Claude Vedrenne, 93 ans, de Cannes.

Après l'accueil et la montée des couleurs, le maire Paul Bass a salué les deux anciens combattants, MM. Boscher et Vedrenne, en relevant que « leurs rangs s'éclaircissent. Ils ne sont plus qu'une poignée, mémoire vivante de notre libération. Ils sont là, toujours fidèles à leurs camarades tombés à leurs côtés. »
« Les commandos étaient une cible idéale »

La libération de Durrenentzen, il y a 74 ans, a connu de rudes combats. Les hostilités ont démarré dès 5 h du matin et se sont déroulées jusqu'au lendemain matin. Une éternité. Claude Vedrenne s'est souvenu que le village n'était pas le même, la place devant l'église lui paraissait immense. « Vêtus de kaki, les commandos étaient une cible idéale dans la neige, a-t-il raconté. J'ai chipé des chasubles blanches à l'église pour passer inaperçu
« Courage, détermination, abnégation »

« Ce sont eux, avec leur courage, leur détermination, leur abnégation, qui sont venus à bout du verrou allemand, qui tenait notre village, a rappelé le premier magistrat de Durrenentzen. Nous nous devons de faire perdurer cette mémoire, afin que jamais nous n'oubliions que c'est à ces hommes-là que nous devons de vivre dans un pays libre et démocratique ». Marcel Boscher a fait lecture des noms des 20 commandos morts au champ d'honneur. Une bougie était allumée en hommage à chacun d'entre eux.

Moment solennel lorsqu'un groupe de personnalités a avancé lentement devant le monument aux Morts pour déposer une gerbe. Parmi eux, Raymond Valli, délégué nord et ancien du 1er bataillon de choc/CNEC, Marcel Boscher et Claude Vedrenne, le maire Paul Bass, le député Eric Straumann, la conseillère départementale Betty Muller et Christian Klinger, président des maires du Haut-Rhin.
« Chant du départ »

Les enfants de la chorale du RPI ont interprété le Chant des partisans, puis l'assemblée a entonné La Marseillaise, accompagnée à la trompette par Charline Husser et Patrick Kloepfer. Les élus ont salué les porte-drapeaux avant de se rendre à la salle des fêtes. Paul Bass a adressé ses voeux à l'assemblée avant de revenir à la realpolitik, soulignant « les difficultés rencontrées par sa commune ainsi que par les petites agglomérations, souffrant toutes des baisses des dotations ». Marcel Boscher, de sa voix magnifique en rien altérée par l'âge, a entonné La Marche du 1er Commando de France, suivi du Chant du départ repris en choeur par quelques personnes dans la salle.

« Merci pour la mémoire entretenue. Durrenentzen était le village où j'ai vu tomber mon capitaine », a déclaré Claude Vedrenne.
Robert FURDERER

 

 
 

 

Soultzbach-les-Bains Nature Les arboriculteurs aux petits soins des arbres fruitiers

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:23:53

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Soultzbach-les-Bains Nature
Les arboriculteurs aux petits soins des arbres fruitiers
 

 
Des conseils toujours bienvenus.
L'Association des arboriculteurs de la Vallée de Munster a officiellement été créée en 1927, son siège étant à Stosswihr. Aujourd'hui présidée par Nicolas Zoldan, qui succède à Claude Pfeger, président honoraire, elle fait partie de la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin, une fédération qui compte aujourd'hui 60 associations englobant grosso modo 4 000 membres !

Ce jour-là, elle a procédé à une importante taille d'arbres fruitiers devant une soixantaine de personnes, concernant, entre autres, mirabelliers, cerisiers... (demi-tiges), dans un verger appartenant à Christophe Steffan de Soultzbach, situé en zone artisanale du Krebsbach. Taille effectuée par deux moniteurs bénévoles, Mikaël et Jean-Martin Marchand (Orbey et Labaroche).

Une très intéressante opération montrant que la taille d'arbres est un art, et le posséder suppose non seulement un fort lien à la nature, une passion pour tout ce qui touche les arbres et leurs fruits, mais avant tout une parfaite connaissance de cette pratique séculaire, pour ne pas dire, le « feeling ».

A noter que l'association est très impliquée dans la vallée, notamment dans la distribution des arbres de la Ste-Catherine, avec le concours du Département.

Pourquoi la Sainte-Catherine ? « Parce qu'à la Sainte-Catherine tout prend racine » explique le président, selon l'adage populaire. Et d'ajouter que « l'arboriculture a toujours été soutenue par l'administration, mais nous déplorons fortement la fermeture du guichet de Munster (Trésorerie) pour la déclaration de distillation et qu'il faille maintenant se rendre à Colmar pour effectuer ces démarches, parfois à plusieurs reprises... ». « Nous avons donc décidé de lancer une pétition... ».

Entre-temps, le député Cattin a été mis au courant à ce sujet et a déjà fait parvenir son entier soutien aux arboriculteurs de la vallée.

 

 
 

 

Communauté de communes sundgau Transport à la demande

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:51:44

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Communauté de communes sundgau Transport à la demande
Ça roule pour le service d'aide à la mobilité
Moins cher et harmonisé sur tout le territoire de la communauté de communes Sundgau, le nouveau service de transport à la demande pour les personnes âgées ou à mobilité réduite a déjà comptabilisé 85 déplacements depuis le début de l'année.
 

 
Nouveau service d'aide à la mobilité mis en place par la com.com Sundgau, avec l'entreprise Moveo de Hochstatt, dirigée par Amaury Baschung.
Il ne s'appelle plus « Taxi des aînés », mais plus largement « Service d'aide à la mobilité » (Sam) parce que ce transport à la demande est destiné aux plus de 75 ans mais aussi à des personnes à mobilité réduite, temporaire ou permanente, de tous âges. Ce service n'est pas vraiment nouveau : voilà belle lurette qu'il a été mis en place dans le Sundgau. Après la fusion des intercommunalités en 2017, la nouvelle communauté de communes Sundgau a conservé le service, mais en l'harmonisant sur l'ensemble du territoire.
« Humainement, écologiquement et économiquement, on a tout à y gagner »

Ainsi, depuis le 1er janvier, elle a mandaté un prestataire unique : l'entreprise Moveo, basée à Hochstatt. Son directeur, Amaury Baschung, qui comptabilise vingt-cinq ans d'expérience dans le transport adapté, assure lui-même le service avec son épouse Barbara dont l'une des qualités, nous confie-t-il, est de parler l'alsacien ! Chacun conduit un confortable véhicule de sept places : un Renault Espace et un Ford Grand Tourneo aménagé pour le transport d'une personne en fauteuil roulant. « La force de Moveo est de pouvoir regrouper les usagers et de proposer un réel service de transport en commun pour les personnes valides et non valides », explique Amaury Baschung, qui a doté son entreprise d'un logiciel de gestion pour regrouper les usagers.

Un avantage indiscutable pour la com.com Sundgau, qui consacre un budget de 25 000 EUR à ce service social, sur fonds propres puisqu'il n'est pas subventionné. « Nous favorisons la mobilité raisonnée, comme le regroupement des usagers, dans le but de réduire l'isolement et de limiter l'impact environnemental », relève Christian Sutter, vice-président de la com.com en charge de l'économie. « Humainement, écologiquement et économiquement, on a tout à y gagner. »
Convaincre les usagers

Il faudra juste convaincre les usagers du bien-fondé de ce regroupement... qui tend à allonger les temps d'attente ! L'autre jour, par exemple, une Hirsinguoise est partie de chez elle à 13 h 20 pour se rendre à une consultation à l'hôpital de Mulhouse... à 15 h. « Je vais devoir patienter en salle d'attente avant et après mon rendez-vous, puisque Moveo ne viendra me rechercher qu'à 17 h, regrettait-elle. Auparavant, avec le Taxi de la Largue, c'était un transport individuel et je n'attendais pas ! »

Certes, mais le coût du trajet était aussi plus élevé. Par exemple, il fallait compter une bonne cinquantaine d'euros pour relier Muespach à l'hôpital de Mulhouse... contre 30 EUR aujourd'hui.

Quoi qu'ils en disent, les usagers sundgauviens semblent plutôt satisfaits du service puisqu'ils sont une centaine à y adhérer. Et, l'entreprise Moveo a réalisé 85 déplacements le premier mois, (contre une moyenne de 70 l'an passé). Ça roule pour Sam !
A.D.

 

 
 

 

 

 

Le collectif anti-taxe d'assainissement dénonce la « gestion affligeante » de la comcom

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:52:16

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Le collectif anti-taxe d'assainissement dénonce la « gestion affligeante » de la comcom
 

 
Le collectif anti-taxe d'assainissement, représenté par Jean-Claude Ringwald, a adressé un communiqué à la presse locale, à la suite de la dernière séance plénière de la communauté de communes Sud Alsace- Largue (CCSAL) le 31 janvier à Montreux-Vieux (notre édition du 2 février).
« Dissensionsentre les délégués »

« Le conseil a montré une fois encore les dissensions entre les délégués qui souhaitent revoir la copie sur le taux actuel de la taxe d'assainissement et une majorité silencieuse. Ce débat met en lumière le combat des pionniers du traitement des eaux usées qui ont réalisé les investissements il y a plusieurs décennies - partisans des lagunes et rhizosphères car plus économiques et écologiques - et ceux qui ont traîné des pieds pour opter, en définitive, pour des stations d'épuration à boues activées qui ont fait flamber les prix d'exploitation. Car, contrairement aux propos de Denis Nass, vice-président chargé d'animer le groupe de travail, les stations dites rustiques ont des coûts d'exploitation très bas. Nous pouvons donner des exemples. En fait, lors de la dernière réunion du groupe de travail, le 11 janvier, la CCSAL était dans l'impossibilité de fournir les données. Et pour cause, fin décembre, elle transmettait seulement un questionnaire pour justement connaître ces coûts auprès des communes et syndicats intercommunaux qui en avaient la compétence. Après une année de fonctionnement, la compétence assainissement étant effective depuis le 1er janvier 2018, il était grand temps de connaître les coûts réels au lieu de raconter n'importe quoi. Le collectif anti-taxe attend toujours ces données et s'étonne que M. Nass puisse affirmer que les lagunes et rhizosphères sont aussi chères en fonctionnement que les Step.

« Pas presséede changer les tauxen 2019 »

D'autre part, le collectif observe que le vice-président Nass travaille sur la piste de la consommation alors que le collectif, depuis ses premières manifestations suivies de pétitions, dès février 2018, a indiqué qu'elle revendiquait un coût en fonction du type de stations d'épuration. Ce calcul est le plus juste pour les administrés des communes qui ont fait ce choix il y a 20 ou 30 ans et qui ont payé ces investissements avec leurs impôts. C'est donc sur cette base que le collectif poursuivra sa réflexion au sein du groupe en regrettant que l'on reporte de trois mois (en avril) la prochaine réunion. C'est dire que la CCSAL n'est pas pressée de changer les taux en 2019.
« Carences budgétaires »

Enfin, en reprenant Denis Nass qui affirme : ''On peut changer les tarifs au bout de six mois'', nous contestons ces propos. En effet, savez-vous que pour l'année 2018, les foyers ont reçu la facture du 1er semestre juste avant Noël avec un délai de paiement de... deux jours ? Savez-vous que les factures du second semestre devraient - rien n'est sûr - nous parvenir en mars/avril ? Savez-vous enfin que dans les communes de Hindlingen, Fulleren et Strueth, aucune facture n'est parvenue chez les habitants à ce jour ? C'est dire la gestion affligeante à la CCSAL. On s'interroge : comment le président Schmitt parviendra-t-il à équilibrer son compte administratif 2018 avec tant de carences budgétaires ?

Le collectif anti-taxe a participé au débat national à Carspach ce mercredi 6 février, sur la thématique de la fiscalité. Une délégation de six personnes, conduite par Jean-Claude Ringwald, a participé aux ateliers. L'un des représentants - André Thévenot, maire honoraire de Chavannes-sur-l'Etang - est intervenu pour apporter la contribution du collectif. Après avoir rappelé le coût d'exploitation raisonnable (0,50 EUR au m3 d'eau) pratiqué à Chavannes-sur-l'Étang de 2003 à 2017, il a placé l'intervention au niveau politique en citant le président Macron qui s'est dit ''prêt à rouvrir la loi NOTRe'' (lire aussi notre édition du 17 janvier). Et de souligner, devant les maires lors d'un débat : ''Je crois qu'on a besoin de remettre de la responsabilité au plus près du terrain, de remettre du contact, de la clarté et du sens dans nos décisions''.

''Remettons donc à plat la loi NOTRe - qui a imposé le transfert des compétences eau et assainissement aux intercommunalités - pour redonner de la proximité aux services à la population. Et pour rendre aux communes des compétences qu'elles n'auraient jamais dû perdre'', a conclu le représentant du collectif. C'est à ce prix que l'on retrouvera à nouveau la sérénité dans nos villages. »

 

 
 

 

La Bresse Économie L'or blanc dès -2 °C

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:19:39

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La Bresse Économie
L'or blanc dès -2 °C
Des travaux de modernisation des installations de neige de culture assurent l'activité économique de la station de ski La Bresse-Hohneck. Pas moins de 80 enneigeurs ultramodernes et plus performants ont été implantés.

 
 

 
Ces enneigeurs sont opérationnels dès -2 °C. 
Ancrée dans les mémoires des montagnards de La Bresse, la production de neige de culture a été initiée par Jean-Marie Remy. Le système était alors manuel, la mise en route fastidieuse et le gel pouvait figer la distribution de cette eau transformée, si nécessaire, à l'activité économique de la station de ski. Aujourd'hui, la motopompe des pompiers de La Bresse est un lointain souvenir : une usine à neige a vu le jour non loin du barrage de La Lande. Un programme d'investissement de 1,7 million d'euros a été réalisé par le groupe Labellemontagne, accompagné par la Région Grand Est (à hauteur de 300 000 EUR) et le conseil départemental des Vosges (100 000 EUR).

Pas moins de 80 enneigeurs ultra-performants ont été implantés dans le réseau de la station de ski de La Bresse-Hohneck. Ils permettent de sécuriser l'activité économique du domaine. « Notre installation date de 1987. Elle n'a jamais cessé de progresser. Il fallait la moderniser », explique Jean-Yves Remy, le président-directeur général du groupe Labellemontagne, exploitant de la station. « Elle nous permet d'avoir une meilleure capacité de production instantanée quand les périodes de froid sont trop courtes, comme en décembre dernier. Il faut produire de la neige rapidement pour fournir un produit décent aux clients. Cette modernisation nous permet également d'optimiser les ressources. La neige de culture, c'est de l'air et de l'eau ; c'est tout ! Il n'y a rien de plus naturel. Avec cette modernisation, nous pouvons produire deux à trois fois plus avec la même énergie », assure Jean-Yves Remy.

Pas moins de dix kilomètres de réseaux, le long des pistes de ski, alimentent les 360 enneigeurs de la station. « Sans ces aménagements, le produit touristique ne serait pas viable », a rappelé l'exploitant. Le maire de La Bresse, Hubert Arnould, souligne le rôle économique de la station, avec ses 80 permanents et plus de 150 saisonniers. « Un euro dépensé sur le domaine skiable de La Bresse représente 6 EUR dépensés dans le département. Si on veut développer le tourisme, il faut des infrastructures », a signalé François Vannson, le président du conseil départemental en évoquant la maison de la montagne, à La Bresse, où sont dispensées des formations aux différents métiers de la montagne, déclinés pour toutes les saisons.
Heidi JOFFROY

 

 
 

 

 

steinbach - Le soutien du Souvenir français pour la commission patrimoine

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:05:33

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steinbach - Le soutien du Souvenir français pour la commission patrimoine
 

 
La commission patrimoine, les élus et les membres du Souvenir français.  Photo L'Alsace/S.R.
L'aventure a commencé en 2012 avec la préparation des commémorations du centenaire de la Grande Guerre. La commission patrimoine de Steinbach, composée de onze personnes et pilotée par l'adjointe Christine Agnel, a entamé un travail de recherche sur l'histoire du village pendant les quatre années de guerre. De fil en aiguille et au fur et à mesure des découvertes, un projet a vu le jour.

Une exposition et un livre de 220 pages, la découverte des carnets de Paul Janin, qui a dessiné Steinbach en 1915, et la construction d'une maquette du champ de bataille, exposée actuellement à l'Abri-mémoire. En 2015, le 4 janvier, ce fut la commémoration de la libération de Steinbach, qui redevint français bien avant ses voisines Uffholtz et Cernay, mais qui se trouvait sur la ligne de front.

En 2016 : restauration d'une stèle du 297e RI. En 2017 : création du circuit, « Sur les traces de la Grande Guerre », pose d'une plaque commémorative sur le monument aux morts. Et en 2018, le 11 novembre : grande cérémonie et inauguration des panneaux sur le circuit de découverte, écriture d'une brochure consacrée au 11 novembre 1918 et bien d'autres choses encore...

Jean Klinkert, président du comité départemental du Souvenir français, et Danielle Griffanti, présidente du souvenir français cantonal, ont tous les deux reconnu et récompensé ce travail colossal de recherche et de commémoration de la commission par deux chèques, l'un de 350 EUR et l'autre de 100 EUR, qu'ils ont remis au maire Marc Roger. Cette somme permettra à la commission de poursuivre ses travaux et de continuer à partager ses découvertes avec les écoliers du village et tous les Steinbachois.
Sylvie REIFF