Grande Guerre Visite d'Emmanuel Macron : L'Alsace, l'européenne

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 05:42:07

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Grande Guerre Visite d'Emmanuel Macron
Grande Guerre Visite d'Emmanuel Macron : L'Alsace, l'européenne
Emmanuel Macron et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier ont assisté hier soir à un concert à la cathédrale de Strasbourg pour le centenaire de l'armistice de 1918. Un événement que les élus présents ont vécu comme l'incarnation de la réconciliation franco-allemande et de la dimension profondément européenne de l'Alsace.

 
Le président de la République saluant les présidents « alsaciens » Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry.
La collectivité européenne d'Alsace, le couple franco-allemand, le centenaire de l'armistice de 1918, l'Europe en panne... L'Histoire et l'actualité animent l'esprit des élus alignés sur le parvis, entre les journalistes et la Garde républicaine. Le froid est tombé comme un couperet depuis la flèche de la cathédrale.

Parlementaires, maires, présidents d'exécutifs, ils attendent le président de la République venu avec son épouse Brigitte écouter un concert pour le centenaire de l'Armistice en compagnie de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. « L'Alsace est une terre d'accueil », note le sénateur Claude Kern (UDI), ému de voir les deux chefs d'État « côte à côte ».

« Un autre moment historique », répètent ces élus au lendemain de la signature de l'accord de Matignon sur la nouvelle collectivité d'Alsace. « La relation franco-allemande est au coeur de son projet », insiste le député Vincent Thiébaut (LaREM). « L'Alsace peut construire le nouveau monde de l'Europe », souligne Brigitte Klinkert. « Ce concert est d'autant plus symbolique que les familles alsaciennes ont été très touchées », poursuit la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin.

Une particularité que souligne le député Patrick Hetzel (LR) : « La plupart des nôtres n'étaient pas des poilus mais sous uniformes allemands. » Le sénateur André Reichardt espère que le chef de l'État « relèvera à un moment ou à un autre le rôle particulier de l'Alsace et de la Moselle » durant la Grande Guerre. Les commémorations n'interdisent pas les rappels, estime-t-il.

Pour la sénatrice Fabienne Keller (Agir), c'est le moment de « se souvenir de l'incomparable douleur dans les tranchées de l'Est de la France » et de « regarder vers l'avant ». Le député Bruno Studer (LaREM) éprouve un sentiment de « gravité » au contact de la « douloureuse histoire alsacienne » qui resurgit. Il est « important que les deux présidents se retrouvent à Strasbourg, entre la rivalité du passé et la réconciliation ». Impensable pour lui que ça se passe à Bruxelles.
« Le moteur franco-allemand doit vraiment fonctionner »

« C'est une belle manière d'écrire la mémoire », concède Robert Herrmann qui juge « normal » que l'itinérance d'Emmanuel Macron « commence par la capitale régionale et de l'Alsace ». Le président PS de l'Eurométropole est aussi heureux de « retrouver » à la baguette Theodor Guschlbauer, l'ancien patron du Philharmonique de Strasbourg.

Si la réconciliation revient comme un mantra dans la bouche des élus, l'eurodéputée Anne Sander (PPE) souhaiterait que « le symbole aille plus loin dans la construction européenne ». « Le moteur franco-allemand doit vraiment fonctionner », glisse-t-elle au président de la République.

Frédéric Bierry le « remercie » d'avoir « entendu les Alsaciens ». Il a à ses côtés Brigitte Klinkert, invitée par le chef de l'État à l'accueil protocolaire et républicain ; une première. « C'est l'Alsace qui l'attendait », dit-elle. « L'Alsace a souvent subi son histoire », relève encore le président du conseil départemental du Bas-Rhin. « Cet anniversaire est l'occasion de construire différemment son avenir. » Comme si après les Trois nocturnes de Claude Debussy, interprétés dans la cathédrale, l'Alsace revoyait enfin le jour.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Un concert pour la paix

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 05:43:32

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Un concert pour la paix
Pas de discours pour le lancement des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, mais un concert en présence des deux présidents français et allemand, hier soir à Strasbourg.
 

 
Pour le concert dans la cathédrale de Strasbourg, le choix s'est porté sur des oeuvres de Debussy et de Beethoven - un compositeur français et un allemand.
Sur le parvis de la cathédrale, Mgr Jean-Luc Ravel a accueilli Emmanuel et Brigitte Macron. Le couple avait remonté à pied la rue Mercière - totalement fermée à la circulation, comme l'ensemble du quartier - dans une ambiance bon enfant. Emmanuel Macron a ensuite salué les élus, le maire de Strasbourg, Roland Ries, en tête. Presque tous l'ont remercié pour son implication dans le projet de collectivité Alsace.

En principe, seuls les parlementaires et « grands » élus bas-rhinois étaient présents, plus la présidente haut-rhinoise Brigitte Klinkert invitée à rejoindre son homologue bas-rhinois Frédéric Bierry. Si les parlementaires haut-rhinois, les Bockel, Becht, Straumann, Fuchs, Schillinger, avaient été « relégués » à l'intérieur, loin derrière les premiers rangs, la députée européenne lorraine Nathalie Griesbeck était à l'extérieur, entre sa collègue Anne Sander et le président du Grand Est, Jean Rottner. Le président du Bade-Wurtemberg, Winfried Kretschmann, attendait aussi à l'intérieur.

Après l'arrivée du président allemand Frank-Walter Steinmeier et de son épouse, les deux couples ont pénétré dans la cathédrale. Le concert pouvait commencer. Le talent n'a pas d'âge. Et Theodor Guschlbauer, ancien chef du Philharmonique de Strasbourg, a dirigé avec passion les étudiants de l'Académie de musique. Il y eut Debussy, avec les jeunes chanteurs du Conservatoire, puis Beethoven avec le violoniste et virtuose allemand Christian Tetzlaff. Un moment rare, même si nous aurions aimé entendre les deux présidents - qui étaient souriants et détendus - parler de la paix et... de l'Europe.
Y.B.

 

 
 

 

Visite de Macron Un concert pour la paix

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:19:13

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Visite de Macron Un concert pour la paix
 

 
L'orchestre a joué Debussy et Beethoven.

Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos

Pas de discours pour le lancement des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, mais un concert en présence des deux présidents français et allemand, hier soir à Strasbourg. Sur le parvis de la cathédrale, Mgr Jean-Luc Ravel a accueilli Emmanuel et Brigitte Macron. Le couple avait remonté à pied la rue Mercière. Ambiance bon enfant dans la rue. Emmanuel Macron a ensuite salué les élus, le maire de Strasbourg, Roland Ries en tête. Presque tous l'ont remercié pour son implication dans le projet de collectivité d'Alsace. En principe, seuls les parlementaires et « grands » élus bas-rhinois étaient présents, une exception pour la présidente haut-rhinoise Brigitte Klinkert invitée à rejoindre son homologue bas-rhinois Frédéric Bierry. Si les parlementaires haut-rhinois, les Bockel, Becht, Straumann, Fuchs, Schillinger, avaient été « relégués » à l'intérieur, loin derrière les premiers rangs, la députée européenne lorraine Nathalie Griesbeck était à l'extérieur, entre sa collègue Anne Sander et le président du Grand Est, Jean Rottner. Le président du Bade-Wurtemberg, Winfried Kretschmann, attendait aussi à l'intérieur.

Après l'arrivée du président allemand Frank-Walter Steinmeier et de son épouse, les deux couples ont pénétré dans la cathédrale. Le concert pouvait commencer. Le talent n'a pas d'âge. Et Theodor Guschlbauer a dirigé avec passion les étudiants de l'Académie de musique. Il y eut Debussy, avec les jeunes chanteurs du Conservatoire, puis Beethoven avec le violoniste et virtuose allemand Christian Tetzlaff. Un moment rare, même si nous aurions aimé entendre les deux présidents - qui étaient souriants et détendus - parler de la paix et... de l'Europe.
Y. B.

 

 
 

INTERVIEW Le président de la République nous a reçus à l'Élysée  : « J'entends l'impatience, j'assume mes politiques »

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 05:48:05

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INTERVIEW Le président de la République nous a reçus à l'Élysée
INTERVIEW Le président de la République nous a reçus à l'Élysée  : « J'entends l'impatience, j'assume mes politiques »
Pendant toute la semaine, le président de la République va à la fois rendre hommage aux héros de la guerre 1914-18et rencontrer des Français. Il explique le sens qu'il veut donner à ces commémorations et répond, dans nos colonnes, aux interrogations sur sa politique : l'emploi, le pouvoir d'achat, le prix des carburants. Un point d'étape du quinquennat.

 
« Je parle aux Français avec mon caractère, avec ma façon de faire. »
Cette France de l'Est et du Nord a subi les ravages de la guerre au siècle dernier et la crise de l'industrie au début de notre siècle. Comme d'autres territoires, elle a besoin d'un projet de reconquête que vous lui avez promis. Où en est-il 18 mois après ?
Ces terres du Grand Est et des Hauts-de-France ont vécu avec ce conflit mondial une des plus grandes tragédies de notre histoire. Pourtant, après 1918, les populations de ces mêmes territoires ont construit l'essor français, industriel, minier, agricole. Mais cela ne s'est pas fait en quelques mois. Plus récemment, ces régions, comme d'autres territoires, ont payé les transformations de la mondialisation mais elles conservent des atouts déterminants.

Je me suis fixé un objectif de reconquête collective pour bâtir un avenir pour tous, un avenir qui sera différent de ce que nous avons aujourd'hui. Mais on ne peut pas prétendre tout changer en quinze mois, ça prend du temps. En attendant, il faut laisser la fatalité à ceux qui cèdent à la facilité.
Dans ces départements, Marine Le Pen a été en tête au premier tour de la présidentielle. L'impatience est là, la colère n'est pas partie, comment y répondez-vous ?

Je comprends l'impatience, j'écoute la colère. On est au milieu d'une transformation profonde de notre société, qui touche le travail, la façon d'acheter et de consommer, les habitudes de déplacement. Nous faisons des choix courageux pour réussir cette transformation. Nous avons pris des mesures pour assouplir le code du travail et favoriser l'investissement. Nous n'avons jamais eu autant d'investissements qu'au dernier trimestre 2017, y compris des investisseurs internationaux, ce qui confirme l'attractivité de la France et de ses territoires comme le Grand Est. Ces changements, je ne veux pas que ce soit les Français les plus modestes, les plus laborieux, les classes moyennes, qui les supportent.
Comment tenez-vous votre promesse de donner du travail ?

Il faut être humble. Nous avons mis en place un environnement plus favorable à l'investissement et à l'activité, mais cela ne suffit pas. Nous avons, pour la première fois face à nous dans certains quartiers, des personnes qui n'ont connu que le chômage pendant toute leur vie, des jeunes qui ont grandi sans voir leurs parents travailler. Quand les gens ont les bonnes compétences, ils retrouvent de l'emploi. C'est pour cela que l'État investit 15 milliards dans la formation. Mon objectif, ce n'est pas d'occuper des demandeurs d'emploi pour faire baisser les statistiques comme on l'a connu par le passé, mais de former ou de reformer les demandeurs d'emploi pour qu'ils soient qualifiés et accèdent de manière durable aux métiers qui expriment des besoins de main-d'oeuvre, par exemple dans la métallurgie, l'industrie, les services. Les premiers résultats sont là : nous avons eu à cette rentrée +40 % de jeunes non qualifiés en alternance ou en apprentissage. Pourquoi ? Parce que nous avons assoupli les règles, parce que les baisses de coûts consenties aux employeurs leur permettent de former puis recruter ces jeunes.

Je veux réformer Pôle emploi et l'indemnisation chômage sans le moindre laxisme avec, en même temps, un vrai contrôle et un vrai accompagnement pour permettre à chacun des demandeurs d'emploi de sortir du chômage. C'est aussi pour cela que l'État, avec les élus locaux, accompagne les projets de développement des territoires qui généreront du développement, de l'emploi.
Vous comprenez les doutes sur le pouvoir d'achat ?

Oui. Je les respecte et je ne dis pas, comme par le passé, « souffrez en silence, ça va aller mieux ». Non, on entend ça depuis trop longtemps. Nous agirons notamment en supprimant les cotisations salariales sur la maladie et le chômage ou en supprimant la taxe d'habitation. Plus profondément, je crois qu'une partie de la population doute en disant : « On me demande trop de m'adapter à un monde que je ne connais pas et c'est insupportable ». Ça, il faut l'entendre.

Mais il n'y a pas de Dieu caché qui dit qu'il faut évoluer. Si chacun doit évoluer, si nous changeons de modèle, c'est pour rester maître de notre destin.
La hausse des carburants cristallise les mécontentements. Dans les petites villes, les zones rurales, la voiture est indispensable à la vie quotidienne. Quelles mesures comptez-vous prendre ?

La réponse est multiple pour protéger nos concitoyens qui doivent prendre la voiture pour aller travailler. La hausse du prix à la pompe qu'on constate aujourd'hui est liée à 70 % à celle des cours du pétrole ! C'est la réalité. Quand je me bats sur le dossier iranien pour que soit respecté l'accord nucléaire, quand je cherche des solutions pour éviter les tensions au Proche-Orient, c'est aussi pour éviter que le pétrole monte encore. Tout est lié.

Nous allons par ailleurs entrer dans de nouvelles formes de mobilité et nous devons accompagner ces innovations.

- Accélérer encore la transition du parc automobile.

- Développer les transports collectifs moins coûteux que la voiture, ce que font les collectivités locales et que l'État accompagne.

- L'aide au covoiturage et à de nouvelles mobilités.

Ces priorités seront au coeur de la loi Mobilité. J'ai demandé aussi au gouvernement de trouver de solutions pour qu'avec les employeurs, les salariés qui doivent utiliser au quotidien leur voiture puissent être aidés davantage.
Vous assumez donc la surtaxation du diesel.

On nous a expliqué pendant des décennies qu'il fallait acheter du diesel et maintenant c'est le contraire. C'est normal que ce soit mal compris. J'assume parfaitement que la fiscalité due au diesel soit au niveau de celle de l'essence et je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail. Ce qu'on sait, c'est que la pollution la plus importante vient de millions de véhicules diesel anciens qui, en plus, consomment davantage de carburant. Pour accélérer la mutation, nous créons une prime de 1000 à 2000 euros y compris sur l'achat d'occasion, pour inciter à aller vers des véhicules moins polluants. Il ne faut diaboliser personne.

Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant réclament aussi qu'on lutte contre la pollution de l'air parce que leurs enfants souffrent de maladies. Nous devons par ailleurs sortir de l'énergie fossile, réduire les émissions de CO2 pour limiter le changement climatique et toutes les catastrophes qu'il entraîne, et la France a les atouts pour créer une économie décarbonnée.
Regrettez-vous d'avoir limité l'impôt sur la fortune à l'immobilier ?

J'assume d'être sorti d'une hypocrisie fiscale française. C'est facile de créer un ISF pour alimenter un discours de démagogie tout en laissant investir dans d'autres pays ceux qui en ont la possibilité et qui réussissent. L'ISF, ça n'a pas marché. Je veux que ceux qui s'enrichissent en France investissent en France. Ou ils étaient partis, ou ils avaient créé des situations d'évasion fiscale. Entre cette mesure, les assouplissements de la loi Travail et la taxation de l'évasion fiscale que nous avons élaborée, les investissements en France progressent de nouveau et certains reviennent. On a choisi de taxer ceux qui thésaurisaient pour eux, ce qui ne créait pas d'emploi, et de libérer l'investissement.
Que répondez-vous aux critiques du style "vous n'écoutez pas les Français, vous êtes déconnecté"? Aux « Macron démission » qu'on a entendus dans les manifestations de gilets jaunes ?

Mieux vaut que la colère s'exprime plutôt qu'elle se garde. J'entends les impatiences mais il faut expliquer. Ça ne veut pas dire ne rien faire, ça ne veut pas dire abandonner non plus. Je parle aux Français avec mon caractère, avec ma façon de faire. Quand ils sont inquiets, j'ai une part de responsabilité : c'est que je n'explique pas assez bien. Mais j'ai été élu sur un projet clair, sans ambiguïté, et j'aurai des comptes à rendre pour longtemps. Je demande à mon gouvernement et à chacun d'accompagner cette transformation du pays de manière innovante.

Je pense qu'on peut redevenir une grande nation économique, éducative, écologique.
Recueilli par Monique RAUXet Pascal JALABERT

 

 
 

 

Interview A l'Elysée : « Commémorer, c'est tout sauf ringard »

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 05:48:45

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Interview A l'Elysée
Interview A l'Elysée : « Commémorer, c'est tout sauf ringard »
Le chef de l'Etat était hier à Strasbourg au côté du président allemand Frank-Walter Steinmeier pour lancer les cérémonies commémoratives. Aujourd'hui à Morhange (Moselle), Emmanuel Macron rendra hommage aux soldats des trois frontières.

 
« Les musées font un travail extraordinaire pour conserver et restituer cette mémoire », souligne Emmanuel Macron.
Durant cette semaine d'itinérance mémorielle, vous allez rendre hommage aux combattants de 14-18. Depuis votre élection, à plusieurs reprises, parfois dans des circonstances tragiques, vous avez voulu mettre en avant « la figure du héros ». Les Poilus de 14-18 étaient eux aussi des héros. Des modèles pour nos générations ?
Vous avez raison de dire que la figure du héros m'importe. C'est anthropologique si je puis dire. Dans nos sociétés nous avons besoin de nous assimiler à des gens qui font des choses extraordinaires. On a eu tort de penser que dans la modernité des démocraties contemporaines, il n'y avait plus de héros. Résultat, soit les jeunes vont chercher des modèles chez les figures du sport ou des variétés, ce qui est très bien. Soit ils vont chercher les héros chez d'autres combattants, et cela peut avoir des conséquences dramatiques. Il faut aussi regarder ce que font nos assaillants quand ils provoquent l'imaginaire de notre jeunesse. Moi je pense que les Poilus, « Ceux de 14 » selon la formule de Genevoix, sont des héros, ces hommes et ces femmes qui ont tenu le pays, qui sont allés au front, qui étaient à la fois des soldats et des hommes comme les autres. C'est très très important dans un pays comme le nôtre de ne pas oublier ces héros. Je souhaite que chaque enfant de la République sache pourquoi il est libre et pourquoi aujourd'hui on peut débattre librement du choix de la société que l'on veut.
Quel sens donnez vous à votre visite aux Eparges où les présidents ne vont pas ? On a l'impression que c'est 14-18 selon votre coeur, car l'on sait votre attachement à l'écrivain que fut Maurice Genevoix...

Il y aura plusieurs moments. Il y aura Morhange, où l'on rendra hommage aux combattants tombés dans ce qui fut une tragédie. C'est la première fois qu'un président de la République s'y rendra. Il y aura aussi Reims avec cet hommage à l'Armée Noire avec le président Keita. Pour moi, les Eparges, c'est un hommage plus intime à la nation combattante. C'est un des seuls moments où je ferai une courte allocution. J'y annoncerai d'ailleurs mon projet mémoriel pour Genevoix. Oui, c'est un choix du coeur...
Vous allez à Morhange sur les lieux de la bataille des frontières. Or, en Europe, certains que vous désignez comme vos ennemis veulent des frontières nationales.

Qui a gagné les élections européennes en 2014 ? Qui était face à moi au second tour en 2017 ? On ne doit pas s'habituer à voir le Front national gagner les élections européennes, à voir l'extrême droite progresser en Amérique latine, à voir les populismes monter dans tous les pays. Le nationalisme brutal est bien là. Dans les années 1930, les clercs ont trahi en croyant que ça passerait. Ils étaient bien nourris, bien-pensants chez eux, et se disaient que la colère du peuple passerait. C'est ça les années 1930. Je suis un patriote, je crois en l'esprit et à la force du peuple français qui sont uniques au monde, mais l'Europe a été bâtie sur un modèle de paix et de respect sans hégémonie. Certains fracassent ce modèle chaque jour et c'est là le danger.
Comment célébrer et transmettre cette mémoire sans être ringard ?

C'est tout sauf ringard ! Les musées font un travail extraordinaire pour conserver et restituer cette mémoire.Je me souviens quand j'étais en campagne pour l'élection présidentielle au Puy-du-Fou où la dernière animation était justement la reconstitution d'une tranchée. On était plongé là, avec les lettres d'un soldat à sa famille. Les choses changent pour s'adapter au goût du jour. On ne peut pas et on ne doit pas oublier ces moments fondateurs. D'abord parce qu'ils font partie de cet héroïsme contemporain. Et puis parce que l'héritage de 14-18, c'est à la fois la victoire, c'est de ne pas avoir cédé et c'est aussi celui de la paix. Ce qu'on n'a pas réussi à faire totalement après 14-18, c'est qu'on n'a pas réussi à bâtir la paix. Cela, c'est un message très contemporain, la nécessité de ne pas humilier le vaincu, de ne pas retomber dans les fractures de l'Histoire, et de veiller à ce que le nationalisme ne sorte pas de son lit.
Recueilli par Monique RAUXet Pascal JALABERT

C'est très très important, dans un pays comme le nôtre, de ne pas oublier ces héros.

 

 
 

 

« Le désir d'Alsace s'inscrit dans l'histoire »

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 05:50:48

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« Le désir d'Alsace s'inscrit dans l'histoire »
 

 
Hier à l'Élysée, Monique Raux et Pascal Jalabert ont remis au président un courrier de Sylvie Genevoix et le supplément sur la guerre de 1914-1918 réalisé par les titres lorrains de notre groupe de presse.
La position de l'Alsace au sein de la Région Grand Est est un peu particulière en ce moment...
Je crois que non. La région Grand Est a été portée courageusement par les élus. Je veux rendre hommage à Philippe Richert et à son successeur Jean Rottner qui, avec beaucoup de responsabilité, ont conduit ce projet. Je suis favorable à une politique de différenciation qui tienne compte des spécificités de nos territoires. Je comprends ce désir d'Alsace, ce besoin d'Alsace qui est légitime. Il s'inscrit dans une histoire, il s'appuie sur une identité culturelle forte. Mais il ne doit pas nous faire perdre du temps ni en faire perdre aux Alsaciens ou faire bégayer l'histoire. Nous ne devons pas nous perdre dans des débats institutionnels. Nous avons constitué là, en nous appuyant sur l'intelligence des territoires, une collectivité européenne totalement unique. C'est une avancée qui nous permet de sortir par le haut, c'est-à-dire de reconnaître ce désir d'Alsace en lui donnant sa place dans un territoire plus grand qui est une chance pour le Grand Est.
Les territoires que vous allez traverser durant cette semaine sont des zones transfrontalières. Un atout pour leur développement ?

Cette région du Grand Est a des atouts : on est là face à la première région agricole de France, la deuxième région exportatrice après l'Ile-de-France. Le taux de chômage est un petit peu au dessous du taux national, avec 8,6 %. Cette région a déjà réussi une reconquête formidable. On n'est pas dans le Grand Est d'il y a 20 ou 30 ans ! La région a un nouveau visage où le caractère transfrontalier est un atout. Il y a plus de 170 000 travailleurs transfrontaliers. La question est de savoir comment on bâtit sur ces atouts pour construire un destin économique et industriel. Pour moi, il faut renforcer le dialogue transfrontalier et cet épicentre européen que constitue la Région. Le transfrontalier est au coeur de la question alsacienne, de ce que nous avons signé la semaine dernière à Matignon, et de la stratégie que nous avons avec l'Allemagne et le Luxembourg. Il faut améliorer les connexions et la mobilité, ainsi que les échanges économiques. Demain, pour cette région, je veux plus de numérique, plus d'environnement, plus de formation pour bâtir les projets industriels de demain. La preuve, l'investissement à Hambach de Daimler qui va mettre 500 millions d'euros, embaucher 1 500 personnes, confirmé ici la semaine dernière et que nous allons évoquer à Choose Grand Est avec d'autres investissements nouveaux. Il y a un avenir dans l'industrie automobile qui a tant marqué la région, mais il se fera sur les nouvelles formes d'automobile, et aussi sur la filière bio-technologie et Santé que je veux qu'on développe davantage.

 

 
 

 

« Le désir d'Alsace s'inscrit dans l'histoire »

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:21:44

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« Le désir d'Alsace s'inscrit dans l'histoire »
 

 
Hier à l'Élysée, Monique Raux et Pascal Jalabert ont remis au président un courrier de Sylvie Genevoix et le supplément sur la guerre de 1914-1918 réalisé par les titres lorrains de notre groupe de presse. Photo Alexandre MARCHI
La position de l'Alsace au sein de la Région Grand Est est un peu particulière en ce moment...
Je crois que non. La région Grand Est a été portée courageusement par les élus. Je veux rendre hommage à Philippe Richert et à son successeur Jean Rottner qui, avec beaucoup de responsabilité, ont conduit ce projet. Je suis favorable à une politique de différenciation qui tienne compte des spécificités de nos territoires. Je comprends ce désir d'Alsace, ce besoin d'Alsace qui est légitime. Il s'inscrit dans une histoire, il s'appuie sur une identité culturelle forte. Mais il ne doit pas nous faire perdre du temps ni en faire perdre aux Alsaciens ou faire bégayer l'histoire. Nous ne devons pas nous perdre dans des débats institutionnels. Nous avons constitué là, en nous appuyant sur l'intelligence des territoires, une collectivité européenne totalement unique. C'est une avancée qui nous permet de sortir par le haut, c'est-à-dire de reconnaître ce désir d'Alsace en lui donnant sa place dans un territoire plus grand qui est une chance pour le Grand Est.
Les territoires que vous allez traverser durant cette semaine sont des zones transfrontalières. Un atout pour leur développement ?

Cette région du Grand Est a des atouts : on est là face à la première région agricole de France, la deuxième région exportatrice après l'Ile-de-France. Le taux de chômage est un petit peu au dessous du taux national, avec 8,6 %. Cette région a déjà réussi une reconquête formidable. On n'est pas dans le Grand Est d'il y a 20 ou 30 ans ! La région a un nouveau visage où le caractère transfrontalier est un atout. Il y a plus de 170 000 travailleurs transfrontaliers. La question est de savoir comment on bâtit sur ces atouts pour construire un destin économique et industriel. Pour moi, il faut renforcer le dialogue transfrontalier et cet épicentre européen que constitue la Région. Le transfrontalier est au coeur de la question alsacienne, de ce que nous avons signé la semaine dernière à Matignon, et de la stratégie que nous avons avec l'Allemagne et le Luxembourg. Il faut améliorer les connexions et la mobilité, ainsi que les échanges économiques. Demain, pour cette région, je veux plus de numérique, plus d'environnement, plus de formation pour bâtir les projets industriels de demain. La preuve, l'investissement à Hambach de Daimler qui va mettre 500 millions d'euros, embaucher 1 500 personnes, confirmé ici la semaine dernière et que nous allons évoquer à Choose Grand Est avec d'autres investissements nouveaux. Il y a un avenir dans l'industrie automobile qui a tant marqué la région, mais il se fera sur les nouvelles formes d'automobile, et aussi sur la filière bio-technologie et Santé que je veux qu'on développe davantage.

 

 
 

PAGE CHUCHOTEMENTS : L'île sur le Rhin

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 05:44:52

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PAGE CHUCHOTEMENTS : L'île sur le Rhin
Emmanuel Macron a entamé à Strasbourg son cheminement à travers les départements frappés par la Grande Guerre le jour où les Néo-Calédoniens ont dit non à leur indépendance et la semaine de la signature de l'accord de Matignon sur la Collectivité européenne d'Alsace. ( Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

EDITORIAL : Cent ans après la fin

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:00:56

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EDITORIAL : Cent ans après la fin
 

 
Cent ans après la fin proclamée de la Grande Guerre, le souvenir n'est plus le même, ni vraiment autre. Compassion et effroi guident toujours l'esprit dans sa remontée vers des temps sanglants comme jamais : la désolation s'armait de moyens tristement industriels.

Mais le président Macron à son tour montre que la commémoration ne cesse de revêtir de nouveaux habits cérémoniels. Son « itinérance mémorielle » trace une géographie de la dévastation guerrière, le chef de l'État esquisse dans la France d'aujourd'hui l'onde de choc qui a frappé le début du XXe siècle. Ce faisant, il trouve là, aussi, l'occasion de revenir, dans une veine empathique, au contact de territoires qui se sentent délaissés par la macronie et malmenés par l'économie.

Son prédécesseur, François Hollande, n'avait pas lésiné sur les déplacements patriotiques, piquetant son mandat de rappels factuels et de recueillements, comme au Hartmannswillerkopf. Avant lui, Nicolas Sarkozy avait fait de Verdun le pivot des cérémonies du 90e anniversaire du 11-Novembre, avant d'inviter Angela Merkel à Paris.

De fil en aiguille, de discours en gerbes, la célébration de cette date a conservé le goût du deuil, mais s'est de moins en moins focalisée sur le fait militaire. Avec la lente disparition des Poilus et l'insupportable réédition d'un conflit sans bornes en 39-45, c'est la paix comme avenir qui s'est imposée en guise de leçon du passé.

Qu'Emmanuel Macron engage à Strasbourg son hommage aux victimes d'il y a cent ans est une pierre de plus à un édifice pacifiste qui s'est construit sur des cendres. Ce geste renvoyant à la réconciliation franco-allemande va au-delà d'une volonté d'oeuvrer contre les rhétoriques de l'affrontement, contre les slogans populistes. Dans une Europe prise d'inquiétants vacillements, où la parole voulue blessante se cherche des ennemis partout, à nos portes aussi bien que dans nos murs, les deux anciens belligérants donnent un supplément de sens à une mémoire commune, en s'affirmant piliers de la paix.

 

 
 

 

Strasbourg En marge de la visite présidentielle : La France insoumise dénonce les choix de Macron

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:03:47

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Strasbourg En marge de la visite présidentielle
Strasbourg En marge de la visite présidentielle : La France insoumise dénonce les choix de Macron
Une soixantaine de militants de la France insoumise se sont rassemblés hier après-midi devant la statue de Gandhi, place de l'Étoile à Strasbourg, pour « dénoncer le double discours d'Emmanuel Macron qui vient commémorer la paix et hisse la France au troisième rang des exportateurs d'armes au monde ».

 
Des militants de LFI ont condamné la politique gouvernementale.
Des militants locaux de la France insoumise s'étaient déjà rassemblés vers 15 h sur la place de l'Étoile pour soutenir la manifestation organisée par les opposants au GCO. Afin de « ne pas récupérer » le mouvement opposé au contournement autoroutier de Strasbourg, les membres du parti de Jean-Luc Mélenchon ont donné rendez-vous deux heures plus tard.

Une soixantaine de personnes ont répondu à l'appel. Sur une grande banderole blanche, on pouvait lire « Macron double discours : je célèbre la paix, je vends des armes ». Le parti d'extrême gauche reproche au chef de l'État de vendre massivement des missiles, des véhicules blindés et autres armements aux pays du Proche-Orient, notamment à l'Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis.

« Nous vendons des armes qui servent aujourd'hui à bombarder des populations civiles au Yémen, en violation du Traité sur le commerce des armes », a dénoncé Jean-Marie Brom, membre de la France insoumise, qui a tenu un bref discours devant les militants. Il a invité Emmanuel Macron à prendre exemple sur l'Allemagne qui a suspendu la vente d'armes à destination de l'Arabie saoudite après la mort du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné au consulat saoudien à Istanbul début octobre.

Le rassemblement, très symbolique, a duré une petite demi-heure.

 

 
 

 

les Anti-GCO reçus
Une petite délégation de représentants du collectif GCO non merci ! a été reçue à 17 h dimanche au centre administratif, parc de l'Étoile, par Anne-Claire Mialot, la conseillère « territoire » du président de la République. Elle était accompagnée du secrétaire général de la préfecture Yves Seguy. Dans la délégation anti GCO se trouvait notamment Stéphane Giraud, le directeur de l'association Alsace Nature. Les opposants au projet d'autoroute ont renouvelé leur demande de moratoire et de suspension des travaux de l'autoroute de contournement de Strasbourg. Sans succès.

Cette rencontre est intervenue à l'issue du rassemblement organisé dans le parc de l'Etoile. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans le calme pour réclamer, une fois de plus, la suspension des travaux de l'autoroute de contournement de Strasbourg.
O.C.

 

RELECTURE Une photographie de Laurent Réa : Collectivité européenne d'Alsace, Touche de rouge

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:05:24

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RELECTURE Une photographie de Laurent Réa
RELECTURE Une photographie de Laurent Réa : Collectivité européenne d'Alsace, Touche de rouge
Nos deux départements devraient s'unir d'ici 2021 en une Collectivité européenne d'Alsace. Décision annoncée lundi dernier, dans la soirée, à Matignon par le Premier ministre lui-même.

 
Le 1er ministre Edouard Philippe à l' ENA
Une précédente chronique nous avait vus examiner l'image symbole en politique. Dans le même ordre d'idée, voici cette semaine une photographie de politique incarnée. Le propos était une fois encore de présenter lors d'un avant-papier une décision qui ne serait annoncée que plus tard. Il fallait donc trouver un document d'archives capable d'illustrer les suppositions de cette annonce faite à l'Alsace.

Le choix s'est arrêté sur un portrait du Premier ministre. Portrait hors contexte pourrait-on dire puisqu'il s'agit d'une image captée lors de son dernier passage à Strasbourg, dans le cadre d'une visite faite à l'ENA.

Or cette photo que nous offre Laurent Réa est emblématique de la personnalité d'Édouard Philippe et présente l'homme qui a annoncé lundi la création d'une Collectivité européenne d'Alsace.

Réa a choisi un cadre large pour un Premier ministre très long. Les mathématiciens doivent y voir abscisse et ordonnée tant la composition est géométrique.

L'homme avance vers un pupitre siglé qui date et localise l'événement en Alsace et les deux drapeaux officiels autant qu'habituels. Mais le visage de ce grand commis de l'État se tourne vers l'auditoire, ce qui lui confère une démarche étrange, d'autant que le bras droit laisse plonger vers le bas le texte de son intervention.

Le pas presque nonchalant distille peut-être une certaine nostalgie des années d'insouciance estudiantine passées dans la promotion Marc Bloch, ou mesure-t-il le chemin parcouru depuis ?

La lumière est étale, froide, professionnelle, annulant quasiment toutes les ombres portées. Elle détache le personnage en marche du fond, lui laissant toute opportunité quant à la forme.

L'homme d'État dans son discours d'alors avait incité les étudiants à être sérieux sans trop se prendre au sérieux. Une maxime qu'il fait visiblement sienne dans le portrait de Laurent, puisqu'à son allure de parfait haut fonctionnaire il rajoute une simple petite touche d'originalité, des boutons de manchettes carrés et rouge vif, qui empêchent le costume strict de lui conférer trop de sérieux.
C.L.-S.

 

 
 

 

TER bondés : la galère pour gagner Paris

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:25:38

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TER bondés : la galère pour gagner Paris
 

 
À Vesoul, des voyageurs exaspérés ont dû descendre du train parti à 12 h 49 de Mulhouse. Photos Bruno Grandjean/L'Est Républicain
Ils ont eu plus d'une heure et demie de retard, et un voyage pour le moins chaotique : les passagers du TER Mulhouse-Paris parti ce dimanche à 12 h 49 se souviendront de leur voyage. Dès le départ de la Cité du Bollwerk, Marie, une Mulhousienne utilisatrice régulière de la ligne - moins pour sa ponctualité que pour ses tarifs, plus abordables que ceux du TGV -, a remarqué une affluence inhabituelle. Résultat : à l'arrivée à Belfort, où les voyageurs attendaient aussi en nombre, le TER affichait déjà presque complet. « Il n'y avait quasiment plus de places assises, ceux qui n'en ont pas eu se sont mis debout dans les allées et dans les sas pour les autres », témoigne Margaux, une Belfortaine qui avait choisi ce train, paraissant « tout petit », faute de places dans le TGV.
« On se marchait dessus »

À ce moment, « je ne savais pas que ça allait être de pire en pire », observe la Mulhousienne... Beaucoup attendaient en effet la rame, d'ores et déjà saturée, dans les gares suivantes. Si bien que certains ont dû renoncer purement et simplement à monter, comme à Vesoul. « Les portes se sont fermées, mais le train n'a jamais démarré », raconte Selma, une étudiante de 19 ans. « Puis les agents nous ont dit que le train ne pourrait jamais partir, qu'il fallait que des gens descendent. » C'est ce qu'elle a fait, avant que le train ne reparte sans elle. « On se marchait dessus, les gens s'énervaient contre ceux qui étaient sur le quai mais les pauvres, ce n'était pas leur faute, les contrôleurs n'y pouvaient rien non plus, raconte la Belfortaine. Entre ça, les bébés qui pleuraient sans pouvoir être calmés et certains adultes qui commençaient à flancher un peu avec la chaleur... » Quant à l'accès aux toilettes, il était également plus que compliqué.

De leur côté, les contrôleurs ont à plusieurs reprises signalé aux usagers la possibilité d'effectuer des réclamations par téléphone ou sur la plateforme dédiée de TER Grand Est. C'est également ce qu'a répondu le compte Twitter de la SNCF à ceux qui racontaient leur galère sur les réseaux sociaux.

« La grosse question qui est ressortie, en discutant avec les gens, c'est pourquoi ils n'ont pas affrété un plus grand train ? On sait qu'à la fin des vacances, il y a énormément de monde qui remonte vers Paris, surtout quand le train est low-cost et que les TGV sont bondés », poursuit Margaux.

« Nous avions anticipé la forte affluence de ce week-end », assure pourtant un agent de la direction régionale Bourgogne Franche-Comté SNCF Mobilités. « L'ensemble du matériel roulant a été engagé dans le plan de transports. Mais effectivement, cela n'a pas suffi à répondre à la demande, raison pour laquelle on a fait appel à un car, à 16 h en gare de Vesoul, qui a fait exactement les mêmes arrêts que le train jusqu'à Paris. »
Le seuil d'alerte« pas dépassé »

Quant à la question des billets vendus, la SNCF pointe le cas particulier des TER, pour lesquels il n'existe pas de réservations : « La notion de train complet ne concerne que des trains à réservations obligatoires type TGV. » L'agent affirme ainsi que, dans le cas de la destination Mulhouse-Paris, le TER 11 844 n'avait pas dépassé le seuil d'alerte, fixé à plus de 200 billets, avec 183 billets vendus. « Mais on a probablement eu des abonnés qui se sont greffés à une clientèle occasionnelle beaucoup plus forte. Reste que dans les gares, notre personnel a été mobilisé toute la journée, pour orienter les usagers vers les trains suivants. »

Selon la SNCF, six autres trains assuraient encore la destination Mulhouse-Paris, dont trois via Vesoul, cet après-midi-là.
François Torelli

 

 
 

Job dating : 50 postes à pourvoir à Houssen

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:26:54

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Job dating : 50 postes à pourvoir à Houssen
 

 
Shop'in Houssen, le centre commercial attenant à l'hypermarché Cora à Houssen, organise, avec Pôle Emploi, un job dating, qui aura lieu ce mercredi 7 novembre de 13 h à 17 h.

Une opération de recrutement lancée à l'approche de l'inauguration de l'extension et de la rénovation du site

Au total, plus de 50 postes seront à pourvoir au sein des neuf enseignes participant au job dating : Cleor, Crep Eat, Levi's, Muy Mucho, Olivier Weber, Orange, Poulaillon, Sephora et Sipp

Les emplois proposés : serveurs, cuisiniers, vendeurs, responsables.

Cette opération de recrutement est organisée à l'approche de l'ouverture du site, le 22 novembre, après dix-huit mois de travaux d'extension et de rénovation.

La nouvelle zone commerciale sera ainsi composée d'une cinquantaine de boutiques.
Y ALLER Mercredi 7 novembre de 13 h à 17 h dans la salle des fêtes de Houssen, 4 place du 18 Juin.

 

 
 

Intérieur Richard Lizurey reconduit à la tête de la gendarmerie nationale

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:29:36

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Intérieur Richard Lizurey reconduit à la tête de la gendarmerie nationale

Le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), le général Richard Lizurey, 59 ans, a été reconduit dans ses fonctions pour un an par arrêté de la ministre des Armées Florence Parly. Le général Lizurey a pris la tête de la gendarmerie nationale en septembre 2016 après le départ surprise de Denis Favier. Né à Colmar (Haut-Rhin) le 5 novembre 1958, il est nommé la veille de ses 60 ans, limite d'âge de général d'armée.
Luxe Alain Chevalier, cofondateur de LVMH, décédé

Alain Chevalier, l'un des fondateurs du numéro un mondial du luxe LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy), est décédé, a annoncé l'Élysée hier en saluant un « homme visionnaire ». « Il a mis son intelligence et son talent au service de la politique et de l'industrie, contribuant par sa vision et sa détermination à installer la France à la première place dans le domaine du luxe », souligne la présidence de la République.

 

 
 

Colmar et sa région : Une voiture sur le toit

Publié dans le panorama le Lundi 05 novembre 2018 à 06:37:32

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Colmar et sa région
Colmar et sa région : Une voiture sur le toit

 
La collision a fait un blessé léger hier à Vogelgrun
VOGELGRUN
Une voiture a terminé sa course sur le toit hier matin, au bord de la RD 52 entre Vogelgrun et Geiswasser. Peu avant 8 h 30, le conducteur d'une Audi a tenté le dépassement d'un Citroën Berlingo. Celui-ci a viré à gauche, entraînant la collision.

La Citroën s'est immobilisée sur le toit, l'Audi s'est arrêtée dans un champ. Ses trois occupants sont indemnes. Le conducteur du Berlingo, âgé de 41 ans, a été légèrement blessé et transporté à l'hôpital par les sapeurs-pompiers. Les sapeurs-pompiers du corps local et de Neuf-Brisach ainsi que les gendarmes de Neuf-Brisach sont intervenus.
COLMAR Feu de poubelle

Un feu a été allumé dans une poubelle samedi vers 22 h 30, à hauteur du 4, rue Georges-Risler à Colmar. Les sapeurs-pompiers sont intervenus avec une lance.

 

 
 

 

« À propos, Monsieur le Président »

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:20:15

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« À propos, Monsieur le Président »
 

 
Après l'inauguration de l'Historial du Hartmannswillerkopf en 2017, les présidents Emmanuel Macron et Frank-Walter Steinmeier se retrouvent ce soir à Strasbourg. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Le 31 octobre 2017, Emmanuel Macron avait tracé les limites de l'exercice : oui à une réflexion sur l'Alsace, mais au sein du Grand Est. Un an après, les grands élus ont été conviés ce soir au concert en la cathédrale, puis à la réception au Palais Rohan. Le ton est globalement positif après l'accord signé lundi avec le Premier ministre Édouard Philippe...

Au premier rang, le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), se félicite que « l'itinérance présidentielle commence à Strasbourg, capitale de l'Europe démocratique et des citoyens ». « Il faudrait mettre en relation la fin de la Première Guerre mondiale avec le contexte d'aujourd'hui, une Europe en crise, avec la montée des nationalismes et des populismes », analyse Roland Ries, préoccupé par l'écho que rencontrent « les eurosceptiques et les antieuropéens ». Il regrette que l'esprit des pères-fondateurs de l'Europe se soit perdu... S'il en a l'occasion, il parlera aussi à Emmanuel Macron de « la proposition pour l'avenir institutionnel de l'Alsace, une bonne proposition », juge-t-il, même s'il s'étonne que le volet financier soit absent...

« Si j'ai l'occasion de lui parler, je le remercierai. Nous avons franchi une étape importante, mais ce n'est qu'une étape. Il nous appartient, à nous Alsaciens, de faire nos preuves », souligne le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry (LR), satisfait des bonnes relations de travail avec Jacqueline Gourault et Sébastien Lecornu. Il salue aussi l'implication du préfet Jean-Luc Marx dans le processus.
Une porte s'est ouverte

« Rien n'était acquis, il y a encore trois mois. Depuis, nous avons fait un pas de géant. L'Alsace n'exis tait plus, elle est de nouveau là », se félicite aussi son homologue haut-rhinoise, Brigitte Klinkert (LR), associée par le protocole à l'accueil. « Je lui souhaiterais la bienvenue en Alsace ! On attend du président qu'il nous accompagne dans la construction de ce projet qui se situe dans la droite ligne de l'ambition européenne qui est la sienne », appuie la présidente colmarienne. Cette démarche s'inscrit aussi « dans la poursuite de la décentralisation... »

« Je lui dirai merci de nous avoir écouté et entendu. Ce qui me plaît, c'est que ce projet est tourné vers l'avenir, à travers le transfrontalier et le bilinguisme, ce que j'ai défendu dans les réunions d'Initiative citoyenne alsacienne », s'enthousiasme le député de Haguenau, Vincent Thiébaut (LREM), qui veut « continuer à travailler avec Jacqueline Gourault et les présidents des départements pour préparer la suite ». Ainsi de la future loi...

« Une porte s'est ouverte et nous avons mis le pied dedans », ironise le député de Colmar Eric Straumann (LR). Il reconnaît que le « Kalter Café » (soit « café froid », selon sa boutade) « s'est réchauffé avant la signature de l'accord ». Suffisamment pour que l'ancien président du conseil départemental du Haut-Rhin « remercie le président Macron pour cette première étape ». « Tout reste à faire. Au-delà de la courtoisie républicaine, notre présence est une manière de marquer l'intérêt pour l'enjeu », ajoute le sénateur Jean-Marie Bockel (UDI).

« Alors que nous commémorons le retour de l'Alsace à la France, nous venons de vivre une semaine historique avec la renaissance de l'Alsace », observe la sénatrice Fabienne Keller (Agir), satisfaite que « sur la question alsacienne, le président Macron ait répondu aux attentes du territoire ». Reste, pour l'ancienne maire de Strasbourg, la nécessité pour « la France de soutenir pleinement la singularité européenne de Strasbourg et de mettre en avant son message axé sur la démocratie et la paix entre les peuples ».

« Le président ne vient pas n'importe où, ni dans n'importe quel territoire. C'est une terre qui a connu des combats absurdes et meurtriers, une terre aussi de déchirement pour les familles. On pensait que la paix en Europe était un acquis, ce n'est plus le cas », rappelle Alain Fontanel, 1er adjoint au maire de Strasbourg, qui a suivi la préparation des festivités de ce soir.
Confiance émoussée

Seul des personnalités présentes, le président du Grand Est, Jean Rottner (LR), accompagnera Emmanuel Macron durant trois jours dans son itinérance. Demain soir, il prendra la parole, devant le chef de l'État, à Pont-à-Mousson, en conclusion d'un forum. « Je lui redirai que l'État devrait reconsidérer ses relations avec les collectivités, chacun dans sa responsabilité. Les associations d'élus ne sont pas opposées à l'État ou au gouvernement, mais la confiance s'est émoussée », met en garde Jean Rottner qui fait entendre sa différence. Dans la séquence actuelle, cela ne s'applique pas à l'Alsace...
Yolande BALDEWECK

 

 
 

 

visite d'Emmanuel macron « A propos, Monsieur le Président...»

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:21:10

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visite d'Emmanuel macron
« A propos, Monsieur le Président...»
Emmanuel Macron sera ce dimanche soir à Strasbourg pour commémorer la fin de la Grande Guerre. Invités à le saluer,les grands élus alsaciens ne sont pas certains de pouvoir lui parler. Voilà ce qu'ils aimeraient lui dire...
 

 
Après l'inauguration de l'historial du HWK en 2017, les présidents Macron et Steinmeier se retrouvent ce soir à Strasbourg.
Le 31 octobre 2017, Emmanuel Macron avait tracé les limites de l'exercice : oui à une réflexion sur l'Alsace, mais au sein du Grand Est. Un an après, les grands élus ont été conviés ce soir au concert en la cathédrale, puis à la réception au Palais Rohan. Le ton est globalement positif après l'accord signé lundi avec le Premier ministre Édouard Philippe...
«Une bonne proposition»

Au premier rang, le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS) se félicite que « l'itinérance présidentielle commence à Strasbourg, capitale de l'Europe démocratique et des citoyens ». « Il faudrait mettre en relation la fin de la Première Guerre mondiale avec le contexte d'aujourd'hui, une Europe en crise, avec la montée des nationalismes et des populismes », analyse Roland Ries, préoccupé par l'écho que rencontrent « les eurosceptiques et les antieuropéens ». Il regrette que l'esprit des pères-fondateurs de l'Europe se soit perdu...

S'il en a l'occasion, il parlera aussi à Emmanuel Macron de « la proposition pour l'avenir institutionnel de l'Alsace, une bonne proposition », juge-t-il, même s'il s'étonne que le volet financier soit absent...

« Si j'ai l'occasion de lui parler, je le remercierai. Nous avons franchi une étape importante, mais ce n'est qu'une étape. Il nous appartient, à nous Alsaciens, de faire nos preuves », souligne le président du conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry (LR), satisfait des bonnes relations de travail avec Jacqueline Gourault et Sébastien Lecornu. Il salue aussi l'implication du préfet Jean-Luc Marx dans le processus.
« Une porte s'est ouverte et nous avons mis le pied dedans »

« Rien n'était acquis, il y a encore trois mois. Depuis, nous avons fait un pas de géant. L'Alsace n'existait plus, elle est de nouveau là », se félicite aussi son homologue haut-rhinoise, Brigitte Klinkert (LR), associée par le protocole à l'accueil. « Je lui souhaiterais la bienvenue en Alsace ! On attend du président qu'il nous accompagne dans la construction de ce projet qui se situe dans la droite ligne de l'ambition européenne qui est la sienne », appuie la présidente colmarienne. Cette démarche s'inscrit aussi « dans la poursuite de la décentralisation... »

« Je lui dirais merci de nous avoir écouté et entendu. Ce qui me plaît, c'est que ce projet est tourné vers l'avenir, à travers le transfrontalier et le bilinguisme, ce que j'ai défendu dans les réunions d'Initiative citoyenne alsacienne », s'enthousiasme le député de Haguenau, Vincent Thiébaut (LaREM), qui veut « continuer à travailler avec Jacqueline Gourault et les présidents des départements pour préparer la suite ». Ainsi de la future loi...

« Une porte s'est ouverte et nous avons mis le pied dedans », ironise le député de Colmar Eric Straumann (LR). Il reconnaît que le « Kalter Café » (soit « café froid », selon sa boutade) « s'est réchauffé avant la signature de l'accord ». Suffisamment pour que l'ancien président du conseil départemental du Haut-Rhin « remercie le président Macron pour cette première étape ». « Tout reste à faire. Au-delà de la courtoisie républicaine, notre présence est une manière de marquer l'intérêt pour l'enjeu », ajoute le sénateur Jean-Marie Bockel (UDI).
Une semaine historique

« Alors que nous commémorons le retour de l'Alsace à la France, nous venons de vivre une semaine historique avec la renaissance de l'Alsace », observe la sénatrice Fabienne Keller (Agir), satisfaite que « sur la question alsacienne, le président Macron ait répondu aux attentes du territoire ». Reste, pour l'ancienne maire de Strasbourg, la nécessité pour « la France de soutenir pleinement la singularité européenne de Strasbourg et de mettre en avant son message axé sur la démocratie et la paix entre les peuples ».

« Le président ne vient pas n'importe où, ni dans n'importe quel territoire. C'est une terre qui a connu des combats absurdes et meurtriers, une terre aussi de déchirement pour les familles. On pensait que la paix en Europe était un acquis, ce n'est plus le cas », rappelle Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg, qui a suivi la préparation des festivités de ce soir.

Seul parmi les personnalités présentes, le président du Grand Est, Jean Rottner (LR), accompagnera Emmanuel Macron durant trois jours dans son itinérance. Demain soir, il prendra la parole, devant le chef de l'État, à Pont-à-Mousson, en conclusion d'un forum. « Je lui redirai que l'État devrait reconsidérer ses relations avec les collectivités, chacun dans sa responsabilité. Les associations d'élus ne sont pas opposées à l'État ou au gouvernement, mais la confiance s'est émoussée », met en garde Jean Rottner qui fait entendre sa différence. Dans la séquence actuelle, cela ne s'applique pas à l'Alsace...
Yolande BALDEWECK

 

 
 

 

Evénément Histoire Commémoration de 14-18 : la « der des der » ?

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:33:55

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Evénément Histoire
Commémoration de 14-18 : la « der des der » ?
Comment entretenir la flamme du souvenir 100 ans après la fin de la Première Guerre mondiale : le défi reste à releverau moment où la France s'apprête à célébrer le centenaire de l'Armistice. Début des cérémonies, ce soir à Strasbourg, autour du couple franco-allemand, des ennemis d'hier.
 

 
Un dernier baroud d'honneur ? La France s'apprête à commémorer avec solennité l'Armistice de 1914-18.

Emmanuel Macron entame aujourd'hui à Strasbourg une semaine d'« itinérance commémorative » dans les régions Grand Est et Hauts-de-France. Avant de réunir une soixantaine de dirigeants étrangers à Paris le 11 novembre, date anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale.
Trump au premier rang

C'est « l'occasion de rappeler que la France occupe toujours une place particulière dans le concert des nations », veut croire l'Elysée. Défilé sur les Champs-Elysées, dépôt de gerbes, hommage au Soldat inconnu, discours du président Macron sous l'Arc de Triomphe... Le spectacle, tout en symboles, déclenchera à coup sûr les applaudissements enthousiastes du président américain Donald Trump, « jaloux » de notre défilé militaire du 14-Juillet. Car ces cérémonies annoncent des images fortes comme la République aime en offrir pour les grandes occasions.
4 millions de Français pour les victimes des attentats de 2015

Les Français seront-ils au rendez-vous ? Quatre millions de personnes avaient bravé le froid ce dimanche 11 janvier 2015 pour rendre hommage aux dix-sept victimes des attentats djihadistes de Paris. La « Grande Guerre » a été une boucherie : 1,5 million de tués, 800 000 mutilés et trois millions de blessés dans l'Hexagone. Quatre ans de conflit ont révolutionné la société et profondément transformé notre modèle économique. Seize traités de paix ont bouleversé les frontières (chutes des empires allemand, austro-hongrois, et ottoman entre autres). Depuis des décennies pourtant, les rangs sont clairsemés au pied du monument aux Morts qui, dans le moindre village, raconte avec des noms gravés dans la pierre, parfois effritée, ce que fut l'horreur des combats.
Plus de « Poilus » depuis dix ans

Dernier survivant du conflit, Lazare Ponticelli est décédé en 2008. Mais le « Poilu », trop vieux, ne témoignait plus depuis belle lurette dans les salles de classe de la survie dans les tranchées de la Marne : la boue et la saleté, le froid et la faim, la maladie et les blessures, l'ennui et l'amitié, le courage ou l'ivresse, la trouille aussi. Exhumées et publiées, les lettres du front restent pourtant des « succès de librairie ». Preuve de l'intérêt que cette lointaine guerre suscite lorsqu'elle raconte le quotidien de ses soldats - des hommes « normaux » et souvent très jeunes -, partis la fleur au fusil, revenus la gueule cassée, la tête brisée.

Les familles mettent encore un point d'honneur à fleurir la tombe de leur aïeul, tombé pour la France. Certains quelques minutes seulement avant que les clairons ne sonnent la fin des combats, ce 11 novembre 1918 à 11 heures précises. Comme le berger Augustin Trébuchon honoré récemment par le Premier ministre Edouard Philippe. Et nos dirigeants cherchent depuis plusieurs années à dépoussiérer ce 11 novembre 1918 qui sent un peu la naphtaline comme l'uniforme de ses petits « Bleuets ».
Au nom de tous les soldats décédés en opération

En 2012, François Hollande a décidé d'y associer la mémoire de l'ensemble des soldats français décédés en opération. Mais trouver le ton juste relève du parcours du combattant. En 2016 pour le centenaire de la bataille de Verdun (300 000 tués), le concert du rappeur Black M, au répertoire controversé, a suscité un tel tollé qu'il a dû être déprogrammé. Une représentation d'enfants « jouant à la guerre » au milieu des tombes avait été préférée...

« On sera dans les pas de Helmut Kohl et François Mitterrand en 1984 à Verdun mais aussi sur des lieux où leurs prédécesseurs ne se sont pas rendus », assure cette fois l'Elysée. Mais le choix de sacrifier la gloire de la victoire pour célébrer la paix et la réconciliation franco-allemande ne fait pas complètement l'unanimité malgré la montée des populismes en Europe. Est-il encore trop tôt pour transformer 14-18 en une Journée du souvenir à l'anglo-saxonne ? Au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et dans les pays du Commonwealth, le « Remembrance day » célèbre les vétérans de la Première Guerre mondiale et de tous les conflits. Ce centenaire français peut être l'occasion de moderniser enfin notre devoir de mémoire. Après il sera sans doute trop tard. La « der des der » n'appartiendra plus qu'à l'histoire.
Christine BERANGER

 

 
 

 

Expérience immersive

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:31:16

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Expérience immersive
 

 
Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, a découvert le dôme numérique. Photo L'Alsace/E.G.
Les Dominicains de Haute-Alsace, centre culturel de rencontre de Guebwiller, ont acquis récemment un dôme numérique, nouvelle génération, baptisé Dovni. « Nous sommes une des premières structures en Europe à en avoir un », annonce non sans fierté Philippe Dollfus, le directeur des Dominicains. Coût de l'investissement : 20 000 EUR environ, financé avec l'aide du département du Haut-Rhin.

La structure a un diamètre d'environ 8 m pour une auteur de 4,5 m environ. Il est aussi surélevé et accessible aux personnes à mobilité réduite. Elle est aussi facilement démontable et donc mobile. À l'intérieur, une immense toile tendue et des haut-parleurs cachés entre deux toiles permettent une expérience totalement immersive, avec de la projection d'images et de son en 3D et à 360°, bien installé dans des transats. À noter que les séances peuvent accueillir une quinzaine de personnes à la fois.
Présenter les enjeux

L'exposition « 1918-1925 : les Alsaciens. Paix sur le Rhin ? » est le premier projet développé sous le Dovni (coût : 15 000 EUR). Il prolonge l'exposition proprement dite. Pendant 20 minutes, le spectateur va plonger dans cette animation, qui rassemble des dessins, des images d'archives et des films d'époque sur un texte historique. « Le défi, c'était d'expliquer les enjeux et les différents points de manière synthétique, didactique et simple », rappelle Lætitia Brasseur-Wild, archiviste aux archives départementales à Colmar et une des auteurs du texte.

Pour la réalisation, les Dominicains se sont appuyés sur le savoir-faire incomparable de son centre audiovisuel, aussi bien pour la 3D que pour la spatialisation du son. Le résultat est à la fois bluffant et saisissant. La tension entre les images et la dimension musicale du projet rend très sensible le « malaise alsacien ». Pour eux, est-ce une victoire ou une défaite ? Et est-on Alsacien-Lorrain parce qu'on est né dans ce territoire ou parce qu'on y vit ? Il saute aussi aux yeux que les particularismes locaux, avant d'être des revendications, font partie de la vie quotidienne. Et c'est elle qui va être bouleversée.

Le texte rappelle enfin que cette histoire n'est pas unique : d'autres populations, en Belgique et en Pologne notamment, ont subi les conséquences du déplacement des frontières près desquelles elles vivaient.

Au printemps, ce dôme voyagera dans plusieurs collèges du Haut-Rhin - à Altkirch, Bourtzwiller, Saint-Louis, Fessenheim, Sainte-Marie-aux-Mines, Munster -, accompagné de l'exposition synthétique sur bâche. D'autres haltes sont programmées, notamment au Vieil-Armand. Puis le dôme reviendra aux Dominicains pour d'autres projets.

 

 
 

 

Centenaire : un programme riche

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:35:46

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Centenaire : un programme riche
 

 
Entrée des troupes françaises le 16 novembre 1918, avenue de la République. Archives municipales de la ville de COlmar
La « délocalisation » de la salle d'honneur du 152e régiment d'infanterie de Colmar est une première. De nombreux objets, mannequins et autres armes quitteront en effet la semaine prochaine le quartier Walter pour rejoindre l'Ancienne-Douane où se tiendra, à partir du 5 novembre et jusqu'au 15 du même mois, une exposition sur le centenaire de l'Armistice.

Pas toute la salle d'honneur évidemment, qui couvre toute l'histoire du régiment des Diables rouges, mais bien cette période de la Grande Guerre qui, pour le 15-2, sera marquée par de terribles combats en Alsace, dans la Somme, l'Aisne, la Marne et en Belgique.
Un 11-Novembre qui se tiendra place Unterlinden

Parmi les nombreuses reliques, on découvrira la tenue du commandant Guey, tué au Vieil Armand, la casquette du caporal Chapatte, blessé à la tête, toujours à l'Hartmannswillerkopf. Le public pourra voir des fusils, pistolets, couteaux, sabres, casques et effets de Poilus. Plusieurs tableaux, dont certains signés Hansi, complètent cette « entrée en matière » qui se tiendra dans le hall d'accueil du Koïfhus.

L'exposition (*) aura comme thème central la transition comme le souligne Serge Thirode, de l'association des sous-officiers de réserve de Colmar et environs. « Nous souhaitions être honnêtes sur cette période pas facile pour l'Alsace. » Dix-sept panneaux évoqueront ce sujet et 32 biographies permettront de mieux comprendre la vie en temps de guerre.

D'autres manifestations ponctueront les deux semaines avant les cérémonies du 11-Novembre qui, exceptionnellement, se tiendront place Unterlinden à 11 h.

Projection du film La Grande Illusion le 6 novembre à 14 h (pour les scolaires) et à 20 h au CGR ; cérémonie de recueillement de près de 400 élèves à la nécropole de Colmar, rue du Ladhof ; spectacle Deux violons dans les tranchées donné par le conservatoire de Colmar aux Catherinettes le 9 novembre à 14 h ; conférence au PMC de Benoît Chenu, membre de l'académie des sciences morales de Versailles, le 9 novembre à 18 h. Arrière-petit-fils du général de Castelnau, il vient de publier Castelnau, le quatrième maréchal aux éditions Bernard Giovanangeli.
Un programme ouvert en priorité sur la jeunesse

D'autres événements se dérouleront le 17 novembre : la visite guidée de la nécropole de Colmar, organisée par l'Onac à 10 h ; le spectacle Un bouquet de liberté par l'école buissonnière à 17 h 30 place du 2-Février ; un rassemblement interreligieux place du 2-Février à 18 h 30. Le lendemain, dimanche 18 novembre aura lieu un concert commémoratif européen à Saint-Matthieu.

Un programme dense en résumé, ouvert en priorité à la jeunesse comme le souligne l'adjoint Maurice Brugger. Un programme qui permettra surtout de mobiliser le public. Ce qui n'est pas toujours évident. L'adjoint rappelait ainsi que le passage, en février 2017, pour les commémorations de la Libération de Colmar, de l'ancien chef d'état-major des armées, le général de Villiers, fut un échec populaire.
Textes deNicolas ROQUEJEOFFRE (*): Au Koïfhus du 5 au 15 novembre de 10 h à 17 h. Entrée libre.

 

 
 

 

Sortir de la Grande Guerre

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:30:37

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Sortir de la Grande Guerre
 

 
C'est un fait : l'armistice a été signé le 11 novembre 1918. Les Alliés ont gagné et l'Allemagne a été vaincue. Mais en Alsace, territoire qui a changé de pays, ce n'est pas aussi simple. Et le retour à la paix n'a pas été synonyme que de fête. C'est cette histoire, qui court de 1918 à 1925, que présente l'exposition imaginée conjointement par les archives départementales du Bas-Rhin et celles du Haut-Rhin.

Chacun dans son département s'appuiera sur son propre fonds documentaire et archivistique avec cette question : « Paix sur le Rhin ? ». Une question primordiale pour toucher du doigt « le malaise alsacien », dont parle Lætitia Brasseur-Wild, archiviste à Colmar. Dans le Bas-Rhin, cette exposition sera visible du 6 novembre au 31 mars, aux archives départementales à Strasbourg. Dans le Haut-Rhin, elle sera installée à l'hôtel du département, du 5 novembre au 21 décembre.
Des populationsen mouvement

« Nous avons voulu sortir un maximum de typologie d'archives. Il y aura donc des archives administratives. Mais elles sont complexes à valoriser. Alors nous avons aussi puisé dans des fonds privés pour voir comment les gens ont vécu cela au quotidien », explique Lætitia Brasseur-Wild. Il y aura donc des cartes d'identité (il y en avait quatre à l'époque, selon l'ascendance de chacun) mais aussi de la correspondance, des photos, voire des objets.

Les deux expositions s'articuleront selon le même schéma. Tout d'abord, il y aura les flux de population. Il sera question des Français qui arrivent en Alsace et pour qui il n'est pas toujours simple de s'intégrer (les fonctionnaires par exemple), des revenants (des Alsaciens partis en France après la guerre de 1870 et qui reviennent) qui découvrent un territoire qui a beaucoup changé, les « vieux Allemands » expulsés vers une Allemagne qu'ils ne connaissent pas toujours ou encore les Alsaciens qui font le choix de s'installer en Allemagne. Certains de ces flux relèvent de choix individuels, d'autres sont contraints. Enfin, une place particulière sera réservée aux soldats qui ne retrouvent leur terre que des années plus tard. C'est le cas par exemple d'un prisonnier sur le front russe qui ne rentrera qu'en 1921.

Deuxième axe : la mémoire collective et individuelle. « Nous voulions voir comment les soldats se souviennent, parlent de la guerre ou pas avec leurs proches. On évoque aussi les droits différents et la revendication de certaines spécificités », glisse l'archiviste. C'est aussi à cette période qu'apparaissent les premiers monuments aux morts, alors même que les stigmates des combats, surtout dans les villages haut-rhinois, n'ont pas disparu. Les logements provisoires sont nombreux et tout est à reconstruire.

Sur ce point, un partenariat a été mis en place avec les archives municipales de Karlsruhe, la ville allemande ayant dû, notamment, accueillir et intégrer des expulsés alsaciens. Ces derniers ont fondé une société coopérative et construit tout un quartier, le Weiherfeld.
La francisationà tous les niveaux

Dernier axe : le passage d'une langue à une autre, la francisation à plusieurs niveaux, que ce soit dans l'économie (la monnaie change), à l'école, dans la culture, ou même sur les panneaux d'indication... « Tout cela prend beaucoup de temps et ça ne va pas toujours de soi. Et quand on ne parle pas la même langue, il est difficile de communiquer », rappelle Lætitia Brasseur-Wild.

Outre ces originaux, illustrés notamment par des dessins d'Anne Teuf, l'auteure vieux-thannoise de Finnele, il y aura une exposition plus traditionnelle, sur bâche, qui sera amenée à voyager en 2019, en particulier dans les collèges du Haut-Rhin. C'est un peu la synthèse des expositions départementales d'originaux. Elle sera également proposée à l'emprunt.

Dans le Haut-Rhin, cette rétrospective sera très largement enrichie par une expérience immersive sous un dôme numérique (lire ci-contre). La plongée sera totale dans cette histoire. Textes : Élise GUILLOTEAU
Y ALLER « 1918-1925 : les Alsaciens. Paix sur le Rhin ? », expositionà voir du 6 novembre au 31 mars,aux archives départementalesdu Bas-Rhin à Strasbourg,et du 5 novembre au 21 décembre,à l'hôtel du département du Haut-Rhin, 100 avenue d'Alsace à Colmar(du lundi au vendredi de 8 h à 12 h etde 14 h à 18 h), ainsi que les samedis 10 et 17 novembre de 10 h à 17 h.Le dôme numérique sera installéà Colmar pendant toute l'exposition. PLUS WEB Notre diaporamasur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

Feldkirch Exposition La vie au village pendant la première Guerre

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:31:55

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Feldkirch Exposition
La vie au village pendant la première Guerre
Les 10 et 11 novembre prochains, de 14 h à 18 h, l'Espace les Chênes de Feldkirch accueillera une exposition intitulée « La vie à Feldkirch pendant la première Guerre mondiale ».
 

 
Les frères Fritsch de Feldkirch ont participé à la Première Guerre mondiale.
Quatre années de recherches pour quatre années de guerre. Paul-Laurent Franz et Christian Fretay, qui s'attachent à faire revivre le passé de Feldkirch, ont travaillé de longues heures sur l'impact de la Première Guerre mondiale sur la commune en compulsant et déchiffrant les registres d'état-civil de la commune, les registres paroissiaux, et les archives départementales à Colmar.

« En 2014, nous avions déjà présenté les sept soldats originaires de la commune et les trois civils morts par faits de guerre pendant ce conflit. Aucun de ces militaires n'est enterré à Feldkirch » rappelle Paul-Laurent Franz.
Une généalogie familiale

Ces panneaux, enrichis de précisions qui manquaient il y a quatre ans, seront à nouveau présentés à l'Espace les Chênes les 10 et 11 novembre prochains de 14 h à 18 h lors de l'exposition intitulée « La vie à Feldkirch pendant la première Guerre mondiale ». Et il y aura bien plus.

« L'exposition permettra en effet de faire connaissance avec les 78 autres Feldkirchois qui eux ont eu la chance de traverser le conflit. Nous en présenterons entre 15 et 20, les cas les plus significatifs ou originaux » indique Christian Fretay. Et pour chacun une généalogie familiale, avec les noms des parents, et le cas échéant, de l'épouse et des enfants, a été dressée.

On découvrira par exemple le destin d'André Billing, séminariste à la déclaration de guerre et qui de ce fait participa au conflit en tant qu'infirmier. « Grâce à son dossier médical nous savons qu'il a été grièvement blessé ; il n'est revenu au village qu'en 1919 » souligne Paul-Laurent Franz.

Les deux historiens amateurs ont également recensé les abris bétonnés installés dans la forêt communale et les ont reportés sur un plan. Un plan d'époque sera présenté. L'exposition présentera également les destructions que subit le village en raison d'obus tirés depuis le Hartmaswillerkopf. « Nous pouvons en parler car elles ont été répertoriées dans la liste des dommages de guerre » précise Paul-Laurent Franz.

L'exposition parlera aussi du cantonnement des troupes, qui furent parfois nombreuses, pendant la guerre, d'un camp de prisonniers roumains installé au village et de celui intégré à la mine Alex. Ces prisonniers effectuaient des travaux sur la voie ferrée régulièrement bombardée. Il sera enfin question de l'Armistice, des soviets de soldats dans les grandes villes du département et du flou qui régna à ce moment-là en Alsace. Bon à savoir enfin, ce sont les soldats américains qui arrivèrent au village le 18 novembre 1918, après le départ des troupes allemandes.

Une cinquantaine de panneaux sera à découvrir lors de cette exposition.
M.H. Espace les Chênes, devant le stade de football, les 10 et 11 novembre de 14 h à 18 h. Entrée libre.

Espace les Chênes, devant le stade de football, les 10 et 11 novembre de 14 h à 18 h. Entrée libre.

 
 

 

La guerre à hauteur de soldat

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:27:00

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La guerre à hauteur de soldat
 

 
À l'occasion du 100e anniversaire de l'armistice de 1918, la commune d'Obersaasheim propose un programme riche en événements, en partenariat avec les communes de Geiswasser et de Heiteren.

La commémoration se déroulera samedi 10 novembre. Après la cérémonie au monument aux morts à 16 h 30 et la plantation de l'arbre de la liberté, une pièce de théâtre intitulée « Mon devoir de mémoire » sera jouée à 20 h à la salle polyvalente du village, après une représentation l'après-midi devant les officiels invités à la commémoration.

Cette pièce déjà jouée à Munster, Colmar, puis à Mittlach lors de l'inauguration du musée de l'ambulance alpine, a été écrite il y a cinq ans par Rémy Combre, habitant et conseiller municipal à Obersaasheim, en mémoire de son arrière-grand-père, Joanny Coudurier, chasseur alpin au 30e et 7e BCA, originaire d'Annecy.
Inspirée des écrits de son arrière-grand-père

L'auteur s'est inspiré du carnet de bord et du livret militaire de son aïeul et des lettres et cartes postales envoyées à sa famille, documents que sa mère résistante durant la seconde guerre, lui a remis.

Ces témoignages émouvants servent de fil conducteur et retracent quatre ans de vie au Linge où Joanny Coudurier s'est battu dans les tranchées. Les morts des trois communes partenaires, victimes de guerre, seront cités durant la représentation.
La vie des habitants durant la guerre

Une exposition sur le vécu des habitants d'Obersaasheim et des incorporés sera par ailleurs installée à la salle polyvalente par l'association Mémoire d'Obersaasheim, pour laquelle Marc Gringer et Gilles Bataille, ont fourni un travail considérable.

Outre les trois communes, cette manifestation est soutenue par le conseil départemental du Haut-Rhin, la région Grand Est, l'ONAC et par l'État dans le cadre du centenaire de l'armistice, ainsi que par le Kiwanis Colmar Schweitzer dont Rémy Combre est président.
Une pièce primée

L'après-midi, le plateau sera au profit de la Maison d'enfants La Nichée d'Algolsheim. Le soir, les dons collectés seront remis à l'association Petit escargot de Wintzenheim, gérée par Jean-Philippe Studer (président) et Céline Combre (vice-présidente et belle-fille de Rémy). Il s'agit d'une micro-crèche qui accueille une dizaine d'enfants et un enfant handicapé du département.

À noter que Rémy Combre a récemment obtenu le prix Claude Berr pour sa pièce de théâtre au congrès national du Kiwanis.

Tous les acteurs, mis à part un, sont amateurs : Rémy Combre, dans le rôle de son arrière-grand-père, est entouré de Sabine Boulmer, Laurine Karm, Alban Grenier (acteur confirmé, membre du petit conservatoire de Strasbourg), Louis-César Burckard, Léo Combre (petit-fils de Rémy, dans son propre rôle), Aymerique Pirès et Bastien Combre.
Sylvie SIEBER Y ALLER Cérémonie de commémoration de l'armistice samedi 10 novembre à 16 h 30 au monument aux morts, suivie de la plantation de l'arbre de la liberté. Pièce de théâtre « Mon devoir de mémoire », de Rémy Combre, samedi 10 novembre à 20 h à la salle polyvalente d'Obersasheim. Exposition Mémoire d'Obersaasheim. Entrée libre, plateau.

 

 
 

 

Point de vue Union européenne : il est temps !

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:48:55

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Point de vue
Union européenne : il est temps !
« Es ist Zeit ! » Ainsi Jacques Delors apostrophait-i l Berlin, début septembre, insistant sur l'urgence de réformer l'Union européenne (UE). Mais un an après les élections fédérales, l'Europe attend toujours l'Allemagne.
 

 
Par Stefan SEIDENDORF *

Les deux élections régionales en Bavière et en Hesse ont confirmé l'essoufflement de la CDU et du SPD, les deux partis historiques de l'Allemagne.

Par effet "papillon", ces élections régionales ont contraint la chancelière Angela Merkel à renoncer à un autre mandat à la tête de la CDU (qu'elle dirige depuis 2000). Elle exclut désormais aussi de se représenter à la chancellerie en 2021.
Avec leur programme résolument pro-européen, les Verts créent la surprise face aux populistes

La période qui s'ouvrait après les élections françaises et allemandes de 2017 et qui va jusqu'aux élections européennes en mai 2019 a été considérée par beaucoup comme la « dernière occasion » pour réformer l'Europe. Elle devait permettre au couple franco-allemand de surmonter la « polycrise » qui secoue le continent.

En s'attaquant aux nombreux défis intérieurs et extérieurs, Angela Merkel et Emmanuel Macron espéraient ensuite pouvoir affronter ensemble les europhobes de l'extrême droite aux urnes. La fin de l'ère Merkel maintenant annoncée, faut-il déjà parler d'occasion ratée ?

Peut-être le tableau est-il moins négatif qu'il ne paraît. Certes, la chancelière semble aujourd'hui moins que jamais en mesure de formuler une vision pour l'Europe à la hauteur des propositions faites par Emmanuel Macron. Mais l'espoir vient d'ailleurs.

Comme un vent qui se lève, l'idée « qu'il est temps » de défendre l'acquis européen secoue la vieille politique dans tous les pays de l'Union, et trouve ses adeptes dans toutes les familles idéologiques.

Deux des trois candidats qui briguent la succession d'Angela Merkel à la tête de la CDU se présentent comme des « Européens convaincus ».

Certes, Annegret Kramp-Karrenbauer, ancienne ministre-présidente de la Sarre à l'origine de la Frankreich-Strategie, et Friedrich Merz, l'ancien chef de la CDU au Bundestag, connu pour ses positions néo-libérales, ne représentent pas la même vision de l'Europe. Mais c'est Merz qui vient de signer un manifeste qui appelle à un budget pour la zone euro, une assurance chômage au niveau européen et d'autres avancées majeures. Parmi ses cosignataires se trouvent d'ailleurs autant de sociaux-démocrates que de conservateurs, ainsi que le philosophe Jürgen Habermas...

Les récentes campagnes électorales semblent confirmer cette impression. Ce sont les Verts avec leur programme résolument pro-européen qui ont pu créer la surprise face aux populistes de l'extrême droite en Bavière et en Hesse.

Comme en France, une large majorité des Allemands reste attachée à l'Europe. Sur le sujet très contesté des réfugiés, 72 % des Allemands souhaitent une solution européenne plutôt que la « fermeture des frontières » exigée par l'extrême droite. Encore faut-il quelqu'un qui propose cette solution...

S'ils se retrouvent dans une offre qui leur correspond aux élections européennes, ces électeurs pourraient changer la donne. Même au sein du Parti populaire européen (PPE), auquel appartient la CDU d'Angela Merkel, les lignes bougent.

À la surprise générale, la course du Bavarois Manfred Weber, le favori d'Angela Merkel pour devenir le Spitzenkandidat (« tête de liste ») du PPE, n'a plus rien du sprint annoncé. Entre-temps plutôt engagé dans un saut d'obstacles, Weber doit notamment affronter la candidature dissidente du pro-européen finlandais Alexander Stubb.

S'il n'a que peu de chances de l'emporter au congrès du PPE en novembre, sa candidature fissure un peu plus le statu quo défendu par le centre droit en Europe.

Paradoxalement, la fin annoncée de l'ère Merkel pourrait ainsi libérer des dynamiques et encourager tous ceux qui se sont cachés de longues années derrière la chancelière et son statut de « leader de l'Europe ». Il serait temps.
Stefan Seidendorf * Stefan Seidendorf, docteur en sciences sociales, est le directeur adjoint de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg (Deutsch-Französisches Institut, dfi). Il enseigne à l'Institut d'études politiques (IEP) de Strasbourg ainsi qu'à l'ENA.

* Stefan Seidendorf, docteur en sciences sociales, est le directeur adjoint de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg (Deutsch-Französisches Institut, dfi). Il enseigne à l'Institut d'études politiques (IEP) de Strasbourg ainsi qu'à l'ENA.

 
 

 

La liaison Altkirch-Mulhouse-Burnhaupt d'utilité publique

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:26:31

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La liaison Altkirch-Mulhouse-Burnhaupt d'utilité publique
 

 
L'embranchement à Didenheim se ferait directement sur la voie menant à la sortie vers Mulhouse, en amont de la rocade ouest. Il n'est plus question de raccordement sur le giratoire de Hochstatt. DR
Dans son arrêt du 9 octobre, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet a déclaré d'utilité publique, DUP, le projet de liaison routière Altkirch/Mulhouse/Burnhaupt-le-Bas.

« Une étape importante est franchie mais il faut encore beaucoup de travail et d'énergie pour que le Département puisse (enfin) réaliser ce projet de désenclavement du Sundgau », commente sur sa page Facebook le conseiller départemental du canton d'Altkirch Nicolas Jander.

C'est une réelle avancée dans un dossier vieux de trente ans et plus... En février dernier, lors de la rencontre entre Brigitte Klinkert et des élus sundgauviens, le conseiller départemental avait publiquement pointé du doigt la responsabilité d'élus sundgauviens dans la lenteur de ce noeud routier. « On a loupé le coche, tançait alors Nicolas Jander. Quand il y avait beaucoup d'argent dans les caisses du Département, on se tirait dans les pattes dans le Sundgau, avec des recours d'une commune à l'autre. Si on avait été d'accord, la route vers Mulhouse et vers Burnhaupt serait réalisée. On peut battre notre coulpe collectivement, c'est de notre faute si cela ne s'est pas fait. »

Les études menées par le Département du Haut-Rhin ont conclu que le « Sundgau souffre d'une insuffisance de moyens de communication et notamment du réseau routier ». Les objectifs du projet sont d'améliorer l'accessibilité de cette région du Sud Alsace et, en premier lieu, la région d'Altkirch à l'agglomération mulhousienne et à l'autoroute A36 ; diminuer le trafic de transit et les nuisances subies par les riverains à l'intérieur des agglomérations actuellement traversées par les flux routiers importants ; améliorer la sécurité du réseau routier. Sur le plan du développement, l'arrêté souligne que « le projet contribue à développer l'implantation des entreprises locales dans la région du Sundgau » et à « améliorer l'offre de services autour d'Altkirch. L'offre logistique nouvelle et le jalonnement touristique créeront des conditions favorables pour valoriser les richesses de cette région ».

Rappelons que l'enquête publique portant sur la première DUP de cette liaison routière avait été réalisée à l'automne 2014. Le commissaire enquêteur avait émis un avis favorable avec une réserve et deux recommandations qui ont été à l'origine d'une enquête publique complémentaire portant sur une modification du projet initial.

Elle concernait la demande du maire de Didenheim de raccorder directement la nouvelle route Altkirch-Mulhouse en amont de la rocade Ouest de Mulhouse, afin d'éviter l'augmentation du trafic dans la traversée de Didenheim. À l'origine, l'opération prévoyait que la nouvelle route débouche sur l'actuel giratoire situé entre Hochstatt et Didenheim. La commune a demandé la réalisation d'études complémentaires. Une demande entendue. Le conseil départemental a revu sa copie et imaginé un nouveau tracé. Une deuxième enquête publique complémentaire a été réalisée sur la totalité du tronçon. Elle a validé la proposition de Didenheim sous la forme de deux bretelles de raccordement à la rocade ouest de Mulhouse.
Le projet avance administrativement

L'arrêté préfectoral marque donc une étape essentielle dans ce dossier au long cours qui a enflammé les débats entre partisans et opposants, et entre défenseurs de telle ou telle variante.

Administrativement, le projet est bien avancé. Il faudra encore plusieurs années avant de pouvoir emprunter cette nouvelle liaison.

« Une nouvelle étape a été franchie, c'est aussi important pour le désenclavement du Sundgau », commentait jeudi soir, Nicolas Jander, en réunion de la comcom Sundgau, alors qu'il était question du projet routier du barreau ouest d'Altkirch, c'est-à-dire la poursuite de la déviation d'Aspach entre Altkirch et Carspach, qui déboucherait sur la RD432 en direction de Hirtzbach.

Un projet qui n'est de loin pas aussi avancé que la liaison Altkirch-Mulhouse-Burnhaupt. « Tout ça forme un ensemble cohérent, il faut qu'on travaille dans ce sens pour bénéficier des retombées sonnantes et trébuchantes dans quelques années. La déviation Wittersdorf-Hirsingue n'est plus dans les cartons du Département. Au moins dans les 15 prochaines années, on peut la mettre de côté. »
Laurence BEHR CONSULTER www.haut-rhin.gouv.fr/Actualites/Enquetes-publiques/Decisions

 

 
 

 

La liaison Altkirch-Mulhouse-Burnhaupt d'utilité publique

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:18:01

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La liaison Altkirch-Mulhouse-Burnhaupt d'utilité publique
 

 
L'embranchement à Didenheim se ferait directement sur la voie menant à la sortie vers Mulhouse, en amont de la rocade ouest. Il n'est plus question de raccordement sur le giratoire de Hochstatt. DR
Dans son arrêt du 9 octobre, le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet a déclaré d'utilité publique, DUP, le projet de liaison routière Altkirch/Mulhouse/Burnhaupt-le-Bas.

« Une étape importante est franchie mais il faut encore beaucoup de travail et d'énergie pour que le Département puisse (enfin) réaliser ce projet de désenclavement du Sundgau », commente sur sa page Facebook le conseiller départemental du canton d'Altkirch Nicolas Jander.

C'est une réelle avancée dans un dossier vieux de trente ans et plus... En février dernier, lors de la rencontre entre Brigitte Klinkert et des élus sundgauviens, le conseiller départemental avait publiquement pointé du doigt la responsabilité d'élus sundgauviens dans la lenteur de ce noeud routier. « On a loupé le coche, tançait alors Nicolas Jander. Quand il y avait beaucoup d'argent dans les caisses du Département, on se tirait dans les pattes dans le Sundgau, avec des recours d'une commune à l'autre. Si on avait été d'accord, la route vers Mulhouse et vers Burnhaupt serait réalisée. On peut battre notre coulpe collectivement, c'est de notre faute si cela ne s'est pas fait. »

Les études menées par le Département du Haut-Rhin ont conclu que le « Sundgau souffre d'une insuffisance de moyens de communication et notamment du réseau routier ». Les objectifs du projet sont d'améliorer l'accessibilité de cette région du Sud Alsace et, en premier lieu, la région d'Altkirch à l'agglomération mulhousienne et à l'autoroute A36 ; diminuer le trafic de transit et les nuisances subies par les riverains à l'intérieur des agglomérations actuellement traversées par les flux routiers importants ; améliorer la sécurité du réseau routier. Sur le plan du développement, l'arrêté souligne que « le projet contribue à développer l'implantation des entreprises locales dans la région du Sundgau » et à « améliorer l'offre de services autour d'Altkirch. L'offre logistique nouvelle et le jalonnement touristique créeront des conditions favorables pour valoriser les richesses de cette région ».

Rappelons que l'enquête publique portant sur la première DUP de cette liaison routière avait été réalisée à l'automne 2014. Le commissaire enquêteur avait émis un avis favorable avec une réserve et deux recommandations qui ont été à l'origine d'une enquête publique complémentaire portant sur une modification du projet initial.

Elle concernait la demande du maire de Didenheim de raccorder directement la nouvelle route Altkirch-Mulhouse en amont de la rocade Ouest de Mulhouse, afin d'éviter l'augmentation du trafic dans la traversée de Didenheim. À l'origine, l'opération prévoyait que la nouvelle route débouche sur l'actuel giratoire situé entre Hochstatt et Didenheim. La commune a demandé la réalisation d'études complémentaires. Une demande entendue. Le conseil départemental a revu sa copie et imaginé un nouveau tracé. Une deuxième enquête publique complémentaire a été réalisée sur la totalité du tronçon. Elle a validé la proposition de Didenheim sous la forme de deux bretelles de raccordement à la rocade ouest de Mulhouse.
Le projet avance administrativement

L'arrêté préfectoral marque donc une étape essentielle dans ce dossier au long cours qui a enflammé les débats entre partisans et opposants, et entre défenseurs de telle ou telle variante.

Administrativement, le projet est bien avancé. Il faudra encore plusieurs années avant de pouvoir emprunter cette nouvelle liaison.

« Une nouvelle étape a été franchie, c'est aussi important pour le désenclavement du Sundgau », commentait jeudi soir, Nicolas Jander, en réunion de la comcom Sundgau, alors qu'il était question du projet routier du barreau ouest d'Altkirch, c'est-à-dire la poursuite de la déviation d'Aspach entre Altkirch et Carspach, qui déboucherait sur la RD432 en direction de Hirtzbach.

Un projet qui n'est de loin pas aussi avancé que la liaison Altkirch-Mulhouse-Burnhaupt. « Tout ça forme un ensemble cohérent, il faut qu'on travaille dans ce sens pour bénéficier des retombées sonnantes et trébuchantes dans quelques années. La déviation Wittersdorf-Hirsingue n'est plus dans les cartons du Département. Au moins dans les 15 prochaines années, on peut la mettre de côté. »
Laurence BEHR CONSULTER www.haut-rhin.gouv.fr/Actualites/Enquetes-publiques/Decisions

 

 
 

 

Le coût du projet routier

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:26:06

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Le coût du projet routier

 

 
C'est en millions d'euros le dernier estimatif annoncé par le conseiller départemental du canton d'Altkirch, Nicolas Jander, lors de la dernière séance du conseil municipal d'Altkirch, à l'occasion du débat sur le PADD.

Dans l'arrêté préfectoral, le projet routier est estimé à 107,1 MEUR TTC, montant calculé selon les valeurs de janvier 2016. Les dépenses prévisionnelles se décomposent comme suit : étude et contrôles : 5,5 MEUR ; acquisitions foncières : 2,6 MEUR ; travaux 99 MEUR, dont mesures pour l'environnement : 38 MEUR.

 

 
 

 

L'aventure du rail en Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:40:45

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L'aventure du rail en Alsace
 

 
Le service saisonnier auto + train, lancé dans les années 1960 au départ de la gare de Strasbourg, a fonctionné jusqu'en 2010. Archives DNA
La longue mobilisation printanière des cheminots, qui ont fait grève par intermittence pour s'opposer au pacte ferroviaire du gouvernement, a fait passer au second plan les 80 ans de la SNCF. Cet automne, le groupe public détenu par l'État, actionnaire unique, a néanmoins célébré l'événement en faisant circuler une rame-exposition dont le tour de France s'est achevé mi-octobre par une escale à la Cité du train à Mulhouse.

Dans l'une des voitures, les visiteurs étaient conviés à plonger dans l'histoire de la Société nationale des chemins de fer français dont la création avait été actée par une convention et un décret-loi promulgué le 31 août 1937 par le gouvernement du Front populaire. Ce texte approuvait la nationalisation des quatre grandes compagnies privées (Nord, Est, PO-Midi et PLM) et leur fusion avec les réseaux appartenant déjà à l'État.
Propriété de l'État dès 1919

Les chemins de fer d'Alsace-Lorraine faisaient partie de ces derniers depuis juin 1919, sa privatisation au sortir de la période d'annexion ayant capoté. « Jusqu'en 1937, son exploitation relevait d'une administration spécifique placée sous la tutelle du ministère des Travaux publics », rappelle Joël Forthoffer, cadre SNCF à la retraite et auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire du rail en Alsace (*).

Le 1er janvier 1938, le réseau Alsace-Lorraine (2320 km de lignes, 39 000 cheminots) est intégré à la région Est de la SNCF qui est alors une société d'économie mixte détenue à 51 % par l'État et à 49 % par des actionnaires privés. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle la SNCF avait été placée sous la tutelle de la Deutsche Reichsbahn, les cheminots alsaciens doivent faire face à la reconstruction d'un réseau et des gares ayant subi de nombreux dommages de guerre.

Les circulations sur les principales lignes ont été globalement rétablies au bout d'un an. « À Roeschwoog, Strasbourg et Chalampé, les ponts-rails sur le Rhin ont été rétablis, mais seulement sur une voie pour les deux derniers. Celui de Neuf-Brisach ne sera en revanche jamais reconstruit », indique Joël Forthoffer.
Des locomotives à vapeur US en 1947

À partir de 1947, des locomotives à vapeur 141 R, livrées par les États-Unis dans le cadre du plan Marshall, font leur apparition en Alsace. « Alors que la route commence à concurrencer le rail, la ligne Sarrebourg-Réding-Strasbourg est la première à être électrifiée en 1956. Strasbourg-Bâle le sera l'année suivante. L'électrification de Strasbourg-Paris ne sera achevée qu'en 1963. »

Au début des années 70, suite à la révision de la convention de 1937 et au premier contrat de programme avec l'État, la SNCF décentralise sa structure administrative en instituant 25 « régions » placées chacune sous l'autorité d'un directeur multifonctions. La région SNCF de Strasbourg comprend dès lors l'Alsace, le Territoire de Belfort et Sarrebourg.
Laboratoire de la grande vitesse

Celle-ci devient un laboratoire de la grande vitesse ferroviaire : un « turbotrain expérimental » alimenté par une turbine à gaz, construit par Alsthom à Belfort et baptisé TGV 001, atteint les 240 km/h entre Strasbourg et Bollwiller au printemps 1972. Six ans plus tard, une rame de pré-série du futur TGV Sud Est, entièrement électrique, y atteint la vitesse de pointe de 282 km/h. « Ces essais vaudront au technicentre SNCF de Bischheim de se spécialiser par la suite dans la maintenance des TGV. »

En 1980, quatre ans après l'introduction des premières voitures Corail climatisées sur Paris-Strasbourg, la SNCF crée le service express Métralsace sur la dorsale Strasbourg-Mulhouse : « La mise en service d'un matériel neuf en inox permet d'amener 5 allers-retours supplémentaires. »

L'initiative, précise M. Forthoffer, « en revient à la région Alsace qui s'inspire du Métrolor lancé dix ans plus tôt entre Thionville et Nancy ». Ce Métralsace débouchera en 1992, après des travaux d'infrastructure, sur la création d'une relation express Strasbourg-Mulhouse à 200 km/h appelée TER 200.

En 1997, six régions dont l'Alsace entreprennent d'expérimenter « avec succès » la régionalisation du transport ferroviaire de voyageurs : « C'est un rapport piloté par le sénateur du Haut-Rhin et administrateur de la SNCF Hubert Haenel qui a abouti à cette réforme. »

Parallèlement, les régions deviennent l'autorité organisatrice des TER et mettent en place des comités de ligne ouverts aux usagers : « Cela n'a pas empêché la SNCF de transférer des services sur la route, ni de mettre fin aux trains de nuit vers la Méditerranée. Les liaisons transfrontalières ont pour leur part été améliorées avec la réouverture de la ligne Wissembourg-Bad Bergzabern dans les années 90, de Strasbourg-Wörth et Lauterbourg-Karlsruhe en 2002, de Strasbourg-Neustadt en 2010 et enfin de Mulhouse-Fribourg en 2012. »

Il a néanmoins fallu attendre 2007 pour que les trois principales gares d'Alsace accèdent aux avantages de la grande vitesse : de 2 h 20 à l'origine, la relation TGV Strasbourg-Paris est passée à 1 h 45 en 2016 après l'achèvement du second tronçon de la LGV Est entre Baudrecourt et Vendenheim. Entre-temps, à partir de décembre 2011 et après 25 années de gestation, la mise en service du TGV Rhin-Rhône sur l'axe Francfort-Strasbourg-Mulhouse-Marseille, a fait de l'Alsace un carrefour européen de la grande vitesse.
Premier tram-train de France

En matière de fret, secteur ouvert à la concurrence depuis 2006, le bilan s'avère moins reluisant : « La fermeture des mines de potasse et celle de la raffinerie de Reichstett ont lourdement contribué au recul de l'activité. Sans parler des trafics qui ont disparu au fil du temps comme les choux-fleurs de Bretagne, le groupage de palettes ou le courrier postal ! »

Durant la dernière décennie, deux autres événements ont marqué en Alsace l'histoire de la SNCF qui exploite aujourd'hui 4230 km de lignes et emploie près de 125 000 salariés dans le Grand Est. Le premier remonte à décembre 2010 quand le premier tram-train interconnecté a été mis en service sur le territoire français entre Mulhouse et Thann.

Le second est survenu le 14 novembre 2015 et relève d'un registre plus tragique puisqu'il s'agit du « plus grave accident de TGV recensé depuis son lancement en 1981 ». Ce jour-là une rame d'essai du TGV a déraillé au nord de Strasbourg faisant 11 victimes et 42 blessés.
Textes : Xavier THIERY (*) Joël Forthoffer a notamment publié Les chemins de fer d'Alsace-Moselle pendant la Seconde Guerre mondiale (Do Bentzinger éditeur, 2012), Les ateliers ferroviaires de Bischheim, 1939-1948 (éditions Alan Sutton, 2011) et Georges Wodli, cheminot et résistant (Vent d'Est, 2016). LIRE TGV Est, de la Crampton à la grande vitesse par Philippe Mirville (Timée éditions, 2007) ; « La grande histoire du train » dossier paru dans la revue Saisons d'Alsace (n°63 de mars 2015).

 

 
 

 

Médaille de la vie associative à Jean-Louis Finck

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:25:17

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Photo L'Alsace/Adrien Lerch
Médaille de la vie associative à Jean-Louis Finck

Au cours du 34e Frescha fascht qui a rassemblé les amateurs de cuisses de grenouilles mais aussi de danse à la salle polyvalente, Josiane Mehlen, maire du village et 2e vice-présidente du conseil départemental, a remis la Médaille départementale de la vie associative du conseil départemental du Haut-Rhin à Jean-Louis Finck pour ses mérites et son engagement bénévole dans des actions touchant la vie sociale. Président du Frescha-club depuis 2003, Jean-Louis Finck a multiplié, au sein de son association, les animations villageoises telles que kilbes, Frescha fascht mais aussi Frescha bike show, bourse aux miniatures et tournées de saint Nicolas, tout en menant des activités de gym et de football. Pour résumer les propos de Josiane Mehlen, il est « au service des autres ».

 

 
 

 

altkirch Santé Les ailes de l'espoir se déploient

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:27:39

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altkirch Santé
Les ailes de l'espoir se déploient
Le Groupe d'entraide mutuelle (Gem) de Mulhouse tisse sa toile dans le Sundgau : l'association dispose désormais d'un local à Altkirch, où les adhérents du secteur pourront se retrouver et partager différentes activités. Un nouveau lieu d'échange et d'entraide pour les personnes en souffrance psychique.
 

 
Le Groupe d'entraide mutuelle (GEM) a commencé à prendre ses quartiers dans l'ancien restaurant japonais de la rue de France, à Altkirch. Cette nouvelle antenne devrait ouvrir en début d'année prochaine, après quelques travaux...
Rompre l'isolement dont peuvent souffrir les personnes atteintes de troubles psychiques, en milieu rural sans doute plus qu'ailleurs : c'est tout l'enjeu de cette nouvelle antenne du Groupe d'entraide mutuelle (Gem) Les ailes de l'espoir, association née il y a déjà une dizaine d'années à Mulhouse. Dès 2016, un projet avait été initié avec l'appui du Conseil local de santé mental (CLSM) du Sundgau, donnant naissance à un groupe pilote à Altkirch, avec notamment des permanences assurées dans une salle du quartier Plessier mise à disposition par le conseil départemental du Haut-Rhin. Désormais, le Gem du Sundgau a donc ses propres locaux. L'objectif à terme : accompagner et former les adhérents locaux, pour permettre à l'antenne sundgauvienne de devenir totalement autonome. « L'idée, c'est d'abord de créer du lien », explique la coordinatrice des Ailes de l'espoir, Valérie Der.
Un outil efficace contre l'isolement

Moins d'un an après avoir décroché une subvention de l'ARS pour développer ce projet d'antenne sundgauvienne, l'association avait déjà trouvé son bonheur, rue de France, à Altkirch, dans des locaux précédemment occupés par un restaurant japonais. Depuis plusieurs semaines déjà, les adhérents du Sundgau comme de Mulhouse, mais aussi du Gem de Belfort, se retrouvent pour préparer le terrain avant l'ouverture de l'antenne, refaire la peinture, la déco, etc. En attendant de pouvoir lancer d'importants (et indispensables) travaux d'accessibilité. L'ouverture officielle de ce nouveau lieu d'échange et d'entraide est prévue pour le mois de février. Tout récemment, le Gem s'était réuni pour désigner les représentants du Comité de pilotage (Copil) du Sundgau. Ce sont eux qui animeront l'antenne au quotidien, en lien direct avec le conseil d'adiminstration de l'association mulhousienne. Le gage d'une vie associative « démocratique et participative », résume-t-on aux Ailes de l'espoir.
Des rencontres et des sorties

« Le but est vraiment de créer une émulation entre les adhérents », indique Violette Fohr. Embauchée fin 2017, c'est elle qui est chargée d'assurer l'animation et le soutien des adhérents locaux. Pour l'heure, une dizaine de personnes des quatre coins du Sundgau fréquentent le Gem. À Altkirch, ils disposeront bientôt d'un lieu d'accueil ouvert tous les après-midi (sauf le jeudi). D'une surface de 70 m2, le nouveau local du Gem comprendra une belle pièce de vie avec bibliothèque, télé, canapés, d'un petit bureau, d'un coin détente, d'un bar et d'une cuisine. Bref, tout ce qu'il faut pour recréer du lien et favoriser l'insertion des personnes en situation de fragilité. Bien plus qu'un groupe de paroles : le Gem, c'est aussi une foule d'activités proposées aux adhérents, des sorties cinéma au bowling en passant par les spectacles, initiations sportives, etc. Tout est bon pour reprendre confiance... « Ça nous aide beaucoup. Il y a des tâches que je ne faisais plus, témoigne Julien, qui fréquente le Gem du Sundgau depuis ses débuts. Ça crée du lien entre les adhérents : on fait même des sorties en dehors de l'association... » Rendre les adhérents acteurs de l'entraide : c'est toute la philosophie du Gem, qui mise beaucoup sur le concept de pair-aidance, où comment des personnes souffrant ou ayant souffert d'un même mal peuvent progresser main dans la main. C'est ce même concept que l'association voudrait voirà l'oeuvre pour permettre un vrai « transfert de compétences » et aller vers une autonomisation de l'antenne du Sundgau. Rappelons au passage que Les ailes de l'espoir sont parrainées par l'association Marguerite-Sinclair et bénéficient d'une marraine de choix en la personne de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Le Gem a désormais deux ailes : l'une à Mulhouse, l'autre à Altkirch...
Vivian MILLET Gem Les ailes de l'espoir, antenne du Sundgau 18, rue de France à Altkirch. ?09 54 05 49 29. Courriel : gemade68.sundgau@gmail.com Site web : gem.ailesdelespoir.free.fr

Gem Les ailes de l'espoir, antenne du Sundgau 18, rue de France à Altkirch. ?09 54 05 49 29. Courriel : gemade68.sundgau@gmail.com Site web : gem.ailesdelespoir.free.fr

 
 

 

hattstatt Conseil municipal Intempéries : plus de 33 000 EUR de dégâts

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:28:06

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hattstatt Conseil municipal
Intempéries : plus de 33 000 EUR de dégâts
Le conseil municipal d'Hattstatt s'est réuni récemment sous la présidence du maire, Pascal Di Stefano. Il a notamment examiné le bilan des intempéries du 12 juin dernier.
 

 
L'eau et la boue avaient envahi le village.
Suite aux inondations du 12 juin et à la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, le maire fait part du bilan financier pour la remise en état de la voirie communale et des chemins viticoles. Ce bilan s'élève à 33 389,74 EUR H.T. soit 40 067,68 EUR T.T.C.

Ce montant se décompose en 3 595 EUR H.T. soit 4 314 EUR T.T.C. pour la voirie communale (réfection des pavés rue de la Croix et de l'ancien fossé) et 29 794,74 EUR H.T., soit 35 753,68 EUR T.T.C. pour les chemins viticoles (comblement des chemins ravinés, curages, reprise des busages et des anciens fossés).

Le conseil municipal approuve le bilan financier et sollicite l'aide financière de l'Etat, du conseil régional et du conseil départemental.

Opération « Commune nature » - Charte régionale d'entretien et de gestion des espaces communaux publics.

Le conseil municipal décide d'inscrire la commune à l'opération « Commune Nature » au titre de la démarche « Zéro pesticide », mise en oeuvre par la Région Grand Est et les Agences de l'eau. Le maire est autorisé à signer la convention correspondante.

Aménagement du chemin rural du Bacherlé Weg - convention.

Afin de régulariser la délibération du 11 juin dernier erronée, le conseil municipal approuve la convention de groupement de commandes et autorise le maire à signer ladite convention.

Motion pour le maintien du service public de la trésorerie de Rouffach.

Le conseil municipal décide de demander à l'État le maintien du service public de la trésorerie à Rouffach ; il dénonce la désinvolture de l'État dans le traitement des communes et du SIVOM et exige, si la fermeture devait être confirmée, des compensations pour les dépenses engagées par le SIVOM. Le président du SIVOM est mandaté pour solliciter l'intervention du préfet, du sous-préfet, des parlementaires ainsi que du président de l'association des maires du Haut-Rhin, afin d'obtenir satisfaction.

Convention avec l'ASH relative à l'utilisation et la gestion du terrain de football et du club-house.

Le maire expose qu'il est nécessaire de modifier la convention prise à la création de l'ASH en 1989, la situation n'étant plus la même.

Il est proposé qu'un loyer mensuel de 300 EUR soit demandé au club pour occuper le club house, qui est un bâtiment communal. La commune prendrait en charge les frais d'électricité et d'eau à hauteur de 5 500 EUR par an.

Le conseil municipal, à 11 votes pour et une abstention, valide le projet de convention.

 

 
 

 

Manspach Sapeurs-pompiers L'adieu au corps local

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:28:50

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Manspach Sapeurs-pompiers
L'adieu au corps local
Entre émotion et solennité, la cérémonie de clôture des services du Centre de première intervention (CPI) de Manspach a été l'occasion, hier, de rendre un hommage appuyé aux nombreux volontaires qui ont fait l'histoire du corps local depuis 1946.
 

 
Officiels, volontaires et pompiers promus ou médaillés côte à côte, hier matin, à l'issue de la cérémonie marquant officiellement la dissolution du corps de sapeurs-pompiers de Manspach. Une dernière photo de groupe pour la postérité... Photos
« Une grande émotion et un pincement au coeur de tous » : les mots du chef de corps, Pascal Brand, résument à eux seuls l'atmosphère particulière qui régnait, dimanche dernier, dans la cour du moulin de Manspach. Après 72 années passées au service de la population, le Centre de première intervention (CPI) du village disparaissait officiellement du paysage local au terme d'une (pluvieuse) cérémonie de clôture organisée par la commune. Un corps local qui s'éteint : un événement rare et forcément empreint d'une certaine tristesse pour la grande famille des sapeurs-pompiers...

Fondé en 1946, le corps de Manspach est en fait été officiellement dissous deuis le 1er  septembre. La conséquence d'une chute sévère des effectifs, doublée de l'absence de volontaire pour prendre la suite du lieutenant Pascal Brand, à la tête du CPI depuis 2002. Outre deux départs en retraite, dont celui du chef de centre, « le déménagement de six autres sapeurs-pompiers, dont mes deux adjoints, ajouté au manque de candidat à la fonction de chef de corps, a malheureusement obligé le conseil municipal à prononcer la triste dissolution du corps, malgré l'étude de toutes les opportunités possibles avec les représentants du Sids », a rappelé le lieutenant Brand, hier, avant de regretter : « les divers efforts et campagne de recrutement n'auront donc pas suffi à pérenniser le centre, qui avait déjà été en grandes difficultés en 2001. À cette époque, c'est tous ensemble que nous avions relevé la tête pour doter Manspach d'une protection civile digne de ce nom... »

Faute de relève et avec un effectif réduit à la portion plus que congrue, le CPI de Manspach n'avait d'autre horizon que la fermeture. « Aujourd'hui, la sociologie de nos villages évolue, grignotant inexorablement le temps et la disponibilité qui constitue l'essence du bénévolat », analysera le maire de Manspach, Dany Dietmann, pour qui « les exigences légitimes de formation exigées par le Sdis, conjuguées aux contraintes professionnelles et familiales émergentes des uns et des autres, ont tari progressivement et insidieusement la précieuse source du bénévolat nécessaire pour maintenir les effectifs d'un corps efficace et formé. » Et l'élu de préciser que des solutions avaient été cherchées « depuis de nombreuses années » pour éviter cette « érosion ». En vain... Mais pas question de clore « cette valeureuse épopée » sans rendre un hommage vibrant à tous ceux qui ont écrit « ces 72 années de don de soi au service de la protection civile, mais également à tous leurs proches, qui ont accepté, soutenu et encouragé l'engagement bénévole de leur conjoint ou de leurs parents au service d'autrui. »

Présent hier aux côtés des pompiers volontaires, des vétérans, des élus et de la population, le 1er vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, Rémy With, s'est aussi dit « le coeur triste » de voir se tourner « cette page de l'histoire de Manspach ». Et l'élu de dire son inquiétude pour l'avenir, car « au-delà des CPI », les centres de secours « risquent de rencontrer les mêmes difficultés » à terme. Hier, tous les ex-volontaires de Manspach ont été largement incités à venir - si ce n'est déjà fait - gonfler les rangs du centre d'incendie et de secours (CIS) de Dannemarie, chargé des secours en premier appel à Manspach. Notons enfin que l'amicale des pompiers du village, présidée par Christophe Cesson, devrait elle aussi disparaître avec le corps local...
Vivian MILLET

 

 
 

 

67

Comme les 67 sapeurs-pompiers volontaires qui auront oeuvré au sein du corps local entre 1946 et 2018, date de sa dissolution. Des noms « gravés dans l'histoire de Manspach », que le maire Dany Dietmann a tenu à citer un à un, précisant à chaque fois la date d'engagement au Centre de première intervention.

 

altkirch Santé Les ailes de l'espoir se déploient

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:20:44

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altkirch Santé
Les ailes de l'espoir se déploient
Le Groupe d'entraide mutuelle (Gem) de Mulhouse tisse sa toile dans le Sundgau : l'association dispose désormais d'un local à Altkirch, où les adhérents du secteur pourront se retrouver et partager différentes activités. Un nouveau lieu d'échange et d'entraide pour les personnes en souffrance psychique.
 

 
Le Groupe d'entraide mutuelle (GEM) a commencé à prendre ses quartiers dans l'ancien restaurant japonais de la rue de France, à Altkirch. Cette nouvelle antenne devrait ouvrir en début d'année prochaine, après quelques travaux...
Rompre l'isolement dont peuvent souffrir les personnes atteintes de troubles psychiques, en milieu rural sans doute plus qu'ailleurs : c'est tout l'enjeu de cette nouvelle antenne du Groupe d'entraide mutuelle (Gem) Les ailes de l'espoir, association née il y a déjà une dizaine d'années à Mulhouse. Dès 2016, un projet avait été initié avec l'appui du Conseil local de santé mental (CLSM) du Sundgau, donnant naissance à un groupe pilote à Altkirch, avec notamment des permanences assurées dans une salle du quartier Plessier mise à disposition par le conseil départemental du Haut-Rhin. Désormais, le Gem du Sundgau a donc ses propres locaux. L'objectif à terme : accompagner et former les adhérents locaux, pour permettre à l'antenne sundgauvienne de devenir totalement autonome. « L'idée, c'est d'abord de créer du lien », explique la coordinatrice des Ailes de l'espoir, Valérie Der.
Un outil efficace contre l'isolement

Moins d'un an après avoir décroché une subvention de l'ARS pour développer ce projet d'antenne sundgauvienne, l'association avait déjà trouvé son bonheur, rue de France, à Altkirch, dans des locaux précédemment occupés par un restaurant japonais. Depuis plusieurs semaines déjà, les adhérents du Sundgau comme de Mulhouse, mais aussi du Gem de Belfort, se retrouvent pour préparer le terrain avant l'ouverture de l'antenne, refaire la peinture, la déco, etc. En attendant de pouvoir lancer d'importants (et indispensables) travaux d'accessibilité. L'ouverture officielle de ce nouveau lieu d'échange et d'entraide est prévue pour le mois de février. Tout récemment, le Gem s'était réuni pour désigner les représentants du Comité de pilotage (Copil) du Sundgau. Ce sont eux qui animeront l'antenne au quotidien, en lien direct avec le conseil d'adiminstration de l'association mulhousienne. Le gage d'une vie associative « démocratique et participative », résume-t-on aux Ailes de l'espoir.
Des rencontres et des sorties

« Le but est vraiment de créer une émulation entre les adhérents », indique Violette Fohr. Embauchée fin 2017, c'est elle qui est chargée d'assurer l'animation et le soutien des adhérents locaux. Pour l'heure, une dizaine de personnes des quatre coins du Sundgau fréquentent le Gem. À Altkirch, ils disposeront bientôt d'un lieu d'accueil ouvert tous les après-midi (sauf le jeudi). D'une surface de 70 m2, le nouveau local du Gem comprendra une belle pièce de vie avec bibliothèque, télé, canapés, d'un petit bureau, d'un coin détente, d'un bar et d'une cuisine. Bref, tout ce qu'il faut pour recréer du lien et favoriser l'insertion des personnes en situation de fragilité. Bien plus qu'un groupe de paroles : le Gem, c'est aussi une foule d'activités proposées aux adhérents, des sorties cinéma au bowling en passant par les spectacles, initiations sportives, etc. Tout est bon pour reprendre confiance... « Ça nous aide beaucoup. Il y a des tâches que je ne faisais plus, témoigne Julien, qui fréquente le Gem du Sundgau depuis ses débuts. Ça crée du lien entre les adhérents : on fait même des sorties en dehors de l'association... » Rendre les adhérents acteurs de l'entraide : c'est toute la philosophie du Gem, qui mise beaucoup sur le concept de pair-aidance, où comment des personnes souffrant ou ayant souffert d'un même mal peuvent progresser main dans la main. C'est ce même concept que l'association voudrait voirà l'oeuvre pour permettre un vrai « transfert de compétences » et aller vers une autonomisation de l'antenne du Sundgau. Rappelons au passage que Les ailes de l'espoir sont parrainées par l'association Marguerite-Sinclair et bénéficient d'une marraine de choix en la personne de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Le Gem a désormais deux ailes : l'une à Mulhouse, l'autre à Altkirch...
Vivian MILLET Gem Les ailes de l'espoir, antenne du Sundgau 18, rue de France à Altkirch. ?09 54 05 49 29. Courriel : gemade68.sundgau@gmail.com Site web : gem.ailesdelespoir.free.fr

Gem Les ailes de l'espoir, antenne du Sundgau 18, rue de France à Altkirch. ?09 54 05 49 29. Courriel : gemade68.sundgau@gmail.com Site web : gem.ailesdelespoir.free.fr

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Le rendez-vous « Conso » « Lingerie Isabelle », sur place ou à domicile

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:22:01

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Sainte-Croix-en-Plaine Le rendez-vous « Conso »
« Lingerie Isabelle », sur place ou à domicile
A Sainte-Croix-en-Plaine, la Lingerie Isabelle remplace la Lingerie Zimmermann.
 

 
Isabelle Bouleau (à gauche) a eu le plaisir de prendre la relève d'Evelyne Zimmermann (à droite).
Au mois de mai, Isabelle Bouleau a rencontré Evelyne Zimmermann qui lui a fait part de sa décision de prendre sa retraite fin juillet, après avoir tenu pendant près de 16 ans, chez elle, à Sainte-Croix-en-Plaine, son magasin, « Lingerie Zimmermann ».

Après une brève discussion, Isabelle Bouleau a convenu avec Evelyne Zimmermann qu'elle prendra la suite de son affaire dans un magasin collé à sa propre maison, à quelques rues de chez elle.

C'est ainsi qu'est né le projet de la « Lingerie Isabelle ».

Après l'avoir exposé à François Heymann, maire de Sainte-Croix-en-Plaine, qui a donné son accord pour l'ouverture du magasin et après avoir aménagé sa maison, Isabelle Bouleau a fait inaugurer, vendredi dernier, 26 octobre, en fin d'après-midi, son magasin de vente, « Lingerie Isabelle », situé au 2 place du Docteur Schemmel, en présence, entre autres, du député et conseiller départemental, Eric Straumann.

La clientèle habituelle d'Evelyne Zimmermann, qui s'est dite « heureuse que son activité reste dans la localité », ne sera pas dépaysée puisque les mêmes produits seront proposés par « Lingerie Isabelle », à savoir de la lingerie de jour et de nuit pour femmes et hommes ainsi que des chemises pour des hommes et une gamme spécifique pour les femmes portant une prothèse mammaire.

« Lingerie Isabelle » pourra recevoir, sur rendez-vous, à n'importe quel moment de la semaine mais aussi présenter ses collections à domicile pour les personnes ne pouvant pas se déplacer.

Les horaires d'ouverture de la « Lingerie Isabelle » sont fixés le mardi et le jeudi de 14 h 30 à 18 h 30 ainsi que le jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30 ou sur rendez-vous.

 

 
 

 

Environnement Eau potable à Walbach « Une décision absurde »

Publié dans le panorama le Dimanche 04 novembre 2018 à 06:23:10

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Environnement Eau potable à Walbach
« Une décision absurde »
La décision de Colmar Agglomération de raccorder le réseau d'eau de Walbach à celui de Colmar ne passe toujours pas auprès des habitants de la petite commune ni de ses conseillers qui ont co-signé une lettre résumant leurs arguments.
 

 
André Fisch ne comprend pas pourquoi on veut remplacer une eau « sans nitrates ni pesticides » par « l'eau la plus corrosive du département », en l'occurrence celle de Colmar.
C'est bien une décision « politique et unilatérale » que les habitants de Walbach, et l'ensemble de ses élus, fustigent. « Gilbert Meyer, le président de Colmar Agglomération, n'a pas tenu compte de certains aspects », estime le conseiller André Fisch. Particulièrement celui de « shunter les sources, c'est-à-dire qu'il y a 20 000 m3 d'eau sans nitrates ni pesticides qui seront purement et simplement gaspillés en étant rejetés dans la Fecht ».
« Globalement,il est tempsde changerde mentalité et d'arrêter de pomper la nappe phréatique »

D'autant plus que c'est « pour les remplacer par 20 000 m3 d'eau pompés dans la nappe phréatique, ce qui a un coût, puisqu'il faudra actionner des pompes sur un dénivelé de 300 m, notre eau de source s'écoulant de manière gravitaire jusqu'au réservoir. Et nous devrons payer. C'est absurde ».

Autre aspect qui chagrine André Fisch, lesdites nappes phréatiques sont polluées à hauteur de 25  % par les pesticides. Les chiffres émanent du très officiel observatoire de la nappe d'Alsace (APRONA), qui, dans un récent rapport, tire la sonnette d'alarme. « Globalement, il est temps de changer de mentalité et d'arrêter de pomper la nappe phréatique. En 60 ans, on a réussi à en polluer 25  %. Qu'en sera-t-il à l'avenir ? », interroge André Fisch qui évoque aussi l'impact futur de Stocamine et d'autres types de pollutions médicamenteuses qui finissent par se retrouver dans la nappe.
« Si ça n'est pas toi,c'est ton frère... »

« A un moment, nous allons le payer. Pas aujourd'hui, mais demain. Alors commençons par conserver notre eau sans pesticides ni nitrates ! » La semaine dernière, des membres de la municipalité de Walbach se sont rendus au conseil départemental du Haut-Rhin afin de demander un réexamen du dossier. Mais c'est le pot de terre contre le pot de fer. « En se focalisant sur quelques critères comme l'agressivité de l'eau, on élude la complexité et l'acheminement de l'eau. En plus, comme ça n'est qu'une partie de cette eau qui est agressive, en l'occurrence celle de La Forge, on déduit que l'ensemble de notre eau est agressif. C'est comme dire que si ça n'est pas toi, c'est ton frère... »

André Fisch se demande aussi « pourquoi ne pas investir davantage sur les ressources de La Forge pour en faire un point de production fiable d'une eau de qualité, idéale pour les communes de La Forge, Zimmerbach et Walbach ? Si l'interconnexion est inévitable, on peut aussi revoir le taux de mélange des eaux de Colmar et de La Forge afin d'obtenir une eau ni agressive ni corrosive ».
« D'accord, l'eau de Colmar est potable. Maisoù commence la notionde potabilité ? »

Outre le fait de générer les mêmes phénomènes de corrosion, l'eau de Colmar est assainie grâce à l'ajout de certains produits. « D'accord, l'eau de Colmar est potable. Mais où commence la notion de potabilité ? Un vin potable, il est buvable, mais pas très bon. On peut le boire à la rigueur. Est-ce pareil pour l'eau de Colmar ? »

Autre argument mis en avant, le coût du maintien des sources de Walbach avancé par Gilbert Meyer apparaît à André Fisch comme surestimé : « Le traitement des ressources coûterait 650 000 à 700 000 EUR et pas plus d'un million d'EUR comme annoncé. Et dans le montant de 980 000 EUR donné pour le scénario du raccordement à l'eau de Colmar, les frais liés aux acquisitions foncières ne sont pas pris en compte », dit-il. Le maintien des sources de Walbach nécessiterait seulement « la pose d'un grillage et quelques travaux de mise en conformité non rédhibitoires ».

Ainsi à Walbach, administrés et élus prônent de conserver l'eau des sources (qui fournit 40  % des besoins de la commune) et de la mélanger à celle de La Forge où serait installée une unité de traitement. Quant au tarissement des sources, André n'y croit guère. « On peut encore trouver d'autres sources à Walbach. En 1971, huit sources ont été identifiées sur la commune. Il en reste donc six à exploiter ».
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Macron-Steinmeier : Strasbourgaux couleurs de l'Europe

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 07:08:11

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Macron-Steinmeier : Strasbourgaux couleurs de l'Europe
 

 
Les présidentsallemands et françaiscommémore-ront la fin de la Première Guerre mondiale en la cathédrale de Strasbourg dimanche.

Photo DNA/ Christian Lutz-Sorg

La ville de Strasbourg a commencé à pavoiser les abords de la cathédrale de Strasbourg aux couleurs européennes, françaises et allemandes pour la rencontre des présidents français et allemand dimanche soir.

Emmanuel Macron et son homologue Frank-Walter Steinmeier assisteront à une cérémonie militaire préalable à 19 h, sur le parvis de la cathédrale, puis à un concert, dans l'édifice, à 19 h 30, retransmis sur écran géant place du Château.

Ce concert, qui a pour thème « La paix européenne et le retour de l'Alsace-Moselle à la France » marque le début d'un périple du président de la République dans dix départements français dans le cadre du centenaire de l'armistice de la Grande Guerre.

Le drapeau européen a été hissé au sommet de la cathédrale ce vendredi matin, la rue Mercière a été pavoisée aux couleurs de l'Europe et des deux pays. Il en sera de même sur les ponts du tram de la ligne franco-allemande, en particulier le pont Beatus Rhenanus qui enjambe le Rhin entre Strasbourg et Kehl.
Pas de navettes fluviales

Un périmètre de sécurité sera mis en place dans le secteur de la cathédrale et les accès seront strictement contrôlés et réservés aux personnes autorisées (personnes accréditées, invités, riverains, clients d'hôtels, etc.). Les personnes souhaitant assister à l'arrivée des présidents et/ou à la retransmission du concert sur écran géant doivent se présenter par le pont du Corbeau. Le stationnement et la circulation des véhicules seront interdits dans l'ensemble du périmètre de protection établi autour de la cathédrale.

Les navettes fluviales Batorama ne circuleront pas du tout dans la journée de dimanche car les embarcadères se situent dans le périmètre de sécurité.
Olivier CLAUDON

 

 
 

 

 Outre-mer Politique La Nouvelle-Calédonie va-t-elle quitter la France ?

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:53:33

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Outre-mer Politique
La Nouvelle-Calédonie va-t-elle quitter la France ?
L'archipel est appelé à se prononcer ce dimanche sur son indépendance. Selon les sondages, le camp loyaliste devrait gagner haut la main le référendum.
 

 
À gauche, un meeting du FLNKS (indépendantistes, extrême gauche). À droite, un meeting de Calédonie ensemble (loyalistes, droite modérée), ce mardi, à Nouméa.
Quittera ou quittera pas ? Les Néo-Calédoniens votent ce dimanche pour dire si, oui ou non, ils veulent prendre leur indépendance. C'est l'aboutissement d'un long processus, débuté à la fin des « événements » qu'a connus la collectivité de l'océan Pacifique dans les années 1980 (lire par ailleurs), et prévu par les accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998).

Quelque 284 bureaux de vote sont ouverts de 8 heures à 18 heures locales (soit de 22 heures ce samedi jusqu'à 8 heures ce dimanche, en métropole). Le vote s'effectuera sous l'observation d'une commission de contrôle chargée de veiller « à la régularité et à la sincérité du référendum », mais aussi de l'Onu, qui considère l'archipel comme un « territoire non-autonome à décoloniser ». Une délégation d'élus de l'assemblée territoriale de Corse sera également présente.

Des mesures de sécurité particulières ont été prises pour garantir la libre circulation des électeurs et la sincérité du scrutin : les effectifs de gendarmerie ont été renforcés et la vente d'alcool à emporter, ainsi que le port et le transport d'armes (très nombreuses sur le « Caillou » du fait d'une forte culture de la chasse) sont interdits tout le week-end.
Les indépendantistes annoncés perdants

Selon les sondages, le camp des indépendantistes devrait être déçu. Il regroupe l'Union nationale des indépendantistes et l'UC-FLNKS et nationalistes, tous marqués à gauche. Le 3 octobre, une enquête Harris interactive pour NC la1ère/France Télévisions ( 1) donnait les loyalistes gagnants à 66 %, dans la continuité de précédents sondages. Le résultat s'explique notamment par le fait que les indépendantistes sont plutôt les Kanaks, et que ces derniers sont minoritaires en Nouvelle-Calédonie depuis une quarantaine d'années.

Les loyalistes (Les Républicains calédoniens, Les Républicains-Mouvement populaire calédonien, Calédonie ensemble, droite), craignent qu'une Nouvelle-Calédonie indépendante ne subisse le même sort que le Vanuatu voisin, devenu indépendant en 1980 : c'est aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres de la planète.
Deux autres référendums possibles

Si le « oui » à l'indépendance l'emportait, la rupture avec la France se ferait progressivement et Paris continuerait à remplir ses missions régaliennes pendant un temps limité, jusqu'à ce que le nouvel État calédonien soit mis en place. La France devrait déterminer dans quelles conditions certains ressortissants Calédoniens pourraient garder la nationalité française.

En cas de victoire loyaliste, ce serait le statu quo. Mais l'histoire ne s'arrêterait pas là, puisque l'accord de Nouméa prévoit qu'un deuxième voire un troisième référendum pourraient être convoqués, posant la même question, si le tiers du Congrès néo-calédonien le demandait.

Quoi qu'il arrive, le Premier ministre Édouard Philippe a déjà prévu un voyage en Nouvelle-Calédonie lundi « pour rencontrer l'ensemble des forces politiques, pour discuter de leur analyse des résultats de la veille et pour évoquer avec eux les conditions de l'après-4 novembre ».

Emmanuel Macron n'a pas voulu se positionner sur la question. En mai dernier, lors d'une visite sur le Caillou, il a simplement commenté : « Sans la Nouvelle-Calédonie, la France ne serait pas la même. »
Florence TRICOIRE (1). Enquête menée du 12 au 22 septembre sur un échantillon de 1 038 personnes, représentatif des inscrits sur la liste référendaire en Nouvelle-Calédonie.

(1). Enquête menée du 12 au 22 septembre sur un échantillon de 1 038 personnes, représentatif des inscrits sur la liste référendaire en Nouvelle-Calédonie.

 
 

 

Européennes : votez... contre Salvini-Orban ?

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:54:27

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Européennes : votez... contre Salvini-Orban ?
 

 
Matteo Salvini, entre bain de foule (ci-dessus) et héros de clip vidéo (ci-dessous)... Photo Alberto PIZZOLI / AFP et Capture d'écran
Matteo Salvini et Viktor Orban sont-ils les ennemis du président... ou ses meilleurs agents électoraux ? La question vaut d'être posée après la diffusion d'un clip où le gouvernement appelle à voter aux élections européennes, avec des images des leaders italien et hongrois illustrant le choix « Europe : union ou division ? »
Immigration, climat, emploi...

Ce clip de trente secondes débute, sur fond de musique assez angoissante, par des images de réfugiés sur lesquelles vient s'inscrire la question : « Immigration : maîtriser ou subir ? » Nouveau collage d'images pour les questions « climat : agir ou ignorer ? », et « Emploi : partenaires ou concurrents ? ».

Arrivent alors les cinq secondes d'images controversées : le leader de l'extrême droite italienne et ministre de l'Intérieur Matteo Salvini en meeting, criant « grazie » en levant le pouce, le Premier ministre hongrois Viktor Orban également en meeting devant une forêt de drapeaux, et enfin des manifestants contre le Brexit, et la question sur « l'union ou la division ».
Salvini : Macron a peur

La conclusion du clip ne laisse aucun doute sur l'intention du message : sur fond bleu est inscrit que « En mai 2019, l'Europe changera. À vous de décider dans quel sens ». C'est signé « ouijevote.fr », dont le lien conduit à une page du site gouvernement.fr. Elle s'ouvre sur une citation d'Emmanuel Macron à la Sorbonne: « Une nation qui se rétrécit sur elle-même ne peut faire qu'à peu près et peu de choses ». Et elle présente les enjeux du scrutin avec un biais clairement « macronien »...

La polémique a tardé à monter, après la mise en ligne du clip le 26 octobre. Deux jours après, Matteo Salvini ironisait sur Twitter : « Macron et ses amis (qui) doivent avoir peur. Un printemps des peuples qui va les balayer les attend ».

Hier, la porte-parole du parti Les Républicains Laurence Sailliet a estimé qu'« Emmanuel Macron fait sa propagande sur les frais de l'État ». Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon, a déclaré vouloir saisir le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) dont la réponse sera intéressante, dans la mesure où ce clip n'a été diffusé que sur les réseaux sociaux, et pas à la télévision.
Et le code électoral ?

Le gouvernement semble vouloir assumer : « L'objectif de la vidéo est de susciter de l'engagement », se défend son porte-parole sur Europe1. Le gouvernement affirme respecter le code électoral, car le clip ne ferait pas la promotion du président ni de ses réformes - ce qui est, on l'a vu, très discutable.

À ce stade émergent deux leçons : Emmanuel Macron et ses partisans ont choisi le combat frontal contre Salvini-Orban, et ce combat passera d'abord par les réseaux sociaux.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Réduction drastique dans le Grand Est

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:59:53

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Réduction drastique dans le Grand Est
 

 
Le président de la CCI Grand Est Gilbert Stimpflin dans la bataille pour le maintien du service aux entreprises. Photo DNA/Jean-Christophe Dorn
Le plan de restructuration à marche forcée imposé par l'État aux Chambres de commerce et d'industrie se construit peu à peu. Pour faire face à la diminution drastique de leur dotation (soit 400 millions d'euros d'ici 2022, à raison de 100 millions d'euros chaque année), les CCI doivent se réinventer.

Certaines décisions vont entrer dans une phase opérationnelle, comme la fusion des deux CCI de Meuse et de Haute-Marne. Puis d'autres rapprochements se feront du côté de la Moselle. « De neuf chambres territoriales nous devons arriver à cinq », explique le président de la CCI du Grand Est Gilbert Stimpflin qui travaille à des « mutualisations très fortes » aussi avec les Chambres de métiers, notamment en Alsace.
Inquiétudessur le nombrede licenciements

« Déjà, nous serons exemplaires dans les Ardennes sur ce sujet », promet Gilbert Stimpflin, qui veut démontrer que les CCI sont capables de prendre leur destin en main, faisant fi des déceptions, comme ce vote du projet de loi de finances le 23 octobre dernier, approuvé, malgré les promesses de soutien, par 297 députés de La République en Marche.

Le chemin des CCI dans leur restructuration est en effet chaotique. Certains éléments sont déjà actés, comme la suppression de tâches qui étaient régaliennes, l'encaissement de la taxe d'apprentissage, de la CFE, l'enregistrement des contrats d'apprentissage...

« Les CCI vont se recentrer sur la création-reprise d'entreprises, la formation et l'international... Nous allons calculer quelle TFC [taxe pour frais de chambre] mettre en regard de ces prestations, ce socle commun de produits et services qui est en train de se déterminer, et voir si nous pourrons contrebalancer l'effet de la perte de 400 millions d'euros », résume Gilbert Stimpflin qui doute pourtant du résultat.

Mais de cette dynamique à trouver pour de bonnes facturations va dépendre le nombre de licenciements que le coup de rabot étatique va engendrer.

« Ces licenciements seront peut-être moins nombreux que prévu, veut croire Gilbert Stimpflin. Nous avons en tout cas reçu la certitude que les licenciements se feront avec l'accompagnement de l'État. » Sauf que l'État ne s'est pas encore prononcé sur la possibilité que les salariés des CCI puissent être indemnisés par l'Assedic.
Quid des autres CCI européennes ?

Si bien que la bataille pour la survie des CCI se poursuit.

Gilbert Stimpflin a entrepris d'enquêter en Allemagne, Italie et Espagne à la recherche des bonnes pratiques mises en place dans ces pays. « En Espagne, où les dotations ont été supprimées, 80 % des CCI ont fait faillite, il n'y a plus de service aux entreprises. Par contre, en Italie, de bonnes idées ont été mises en oeuvre, comme le partage de locaux. Quant à l'Allemagne, nous avons le soutien du DIHK, l'équivalent de la CCI France, qui défend l'idée de CCI françaises fortes pour construire une Europe forte. »

Gilbert Stimpflin espère que le message sera entendu au plus haut niveau, pour que le service aux entreprises puisse toujours être rendu.
F.Z.

 

 
 

 

Un panneau Elsass-Lothringen à Rome

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:39:24

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Un panneau Elsass-Lothringen à Rome

 

Pourquoi ce tableau en stuc est-il dans les sous-sols de l'ambassade de Rome ? DR Eric Straumann, député LR du Haut-Rhin, s'est récemment rendu à l'ambassade de France en Italie, le célèbre palais Farnèse, à Rome. Dans la Ville éternelle, M. Straumann effectuait une mission parlementaire. Le 28 octobre, il a visité les sous-sols de l'ambassade, dont le locataire est Christian Masset. Dans les sous-sols, M. Straumann a découvert la présence d'un « grand tableau en stuc d'une hauteur d'environ deux mètres », représentant l'emblème de l'Alsace-Lorraine, avec une mention en allemand dans le bas du cadre : « Elsass-Lothringen ». Ce tableau date probablement de la période 1871-1918, lorsque l'Alsace-Moselle était allemande. M. Straumann, qui a effectué quelques recherches, a vu que Karl von Wedel, gouverneur d'Alsace-Lorraine de 1907 à 1914, a été ambassadeur de la Prusse à Rome de 1899 à 1901. Peut-être y a-t-il un lien entre ce personnage et ce tableau. Il a écrit à l'ambassadeur pour lui demander s'il avait une idée de l'origine de cette « pièce curieuse ». Christian Masset lui a assuré qu'il allait enquêter. À suivre, donc. Si vous-même avez une idée de l'origine de ce tableau, n'hésitez pas à contacter la rédaction des DNA : dnaregion@dna.fr

Zapping L'ombre de Gilbert Meyer

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 07:06:15

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Zapping
L'ombre de Gilbert Meyer
 

 
Entre les rumeurs sur sa présence sur une liste aux prochaines municipales (mais à quelle place ?) et sa légitime revendication d'accueillir le siège de la future collectivité alsacienne, Gilbert Meyer plane sur la ville.
La création d'une nouvelle strate administrative « cousue main » pour l'Alsace n'en finit plus de faire couler de l'encre. À peine la chose officialisée, les réactions s'enchaînent. Notamment dans le Haut-Rhin et à Colmar, où l'on revendique le siège du département « européen » avant même que le travail d'élaboration de cette Alsace nouvelle n'ait démarré. Peur de se faire doubler ?
Le député trottine

Eric Straumann va-t-il se mettre à la trottinette ? Ce fervent adepte du scooter a testé la trottinette Lime entre La Maison de l'Alsace et l'Assemblée nationale, à Paris. C'est du moins ce qu'il indique sur sa page Facebook « Ça pousse jusqu'à 25 km/h », observe le parlementaire qui recommande la prudence. Le verra-t-on bientôt descendre la route de Strasbourg, à Colmar, sur un tel engin ?
Ira, ira pas ?

Il paraît que dans les coulisses des partis politiques, on ferraille déjà pour déterminer qui sera tête de liste aux prochaines municipales. D'ici à mars 2020, beaucoup d'eau coulera encore sous les ponts. En s'inspirant de cette philosophie, Gilbert Meyer observe ce qui se passe avec un certain recul. Certains lui prêtent une troisième ou une quatrième place sur la liste que conduirait l'actuel 1er adjoint (Chuchotements de lundi dernier). Lui-même ne confirme ni ne dément rien. Il ne se prononcera qu'à la fin de l'année... prochaine.
Promesse virtuellement tenue

Yves Hemedinger avait promis de renouveler l'expérience, il tiendra parole ce mardi 18 h 45 en organisant une deuxième permanence électronique, pendant une demi-heure, sur Facebook. Le 1er adjoint au maire de Colmar invite les internautes à réagir et à poser leurs questions dès à présent. Un seul a répondu à la proposition, mais en posant cinq questions. De quoi meubler en attendant les suivants...
Henri Stoll dans les starting-blocks

L'affirmation ne laisse aucun doute : « Une équipe Réussir Kaysersberg Vignoble sera prête à vous remplacer en 2020 ». On peut la découvrir dans la lettre ouverte de l'association Réussir Kaysersberg Vignoble postée sur la page Facebook de Partageons Demain. Les habitants « que les méthodes de M. Lohr (actuel maire de la commune nouvelle) heurtent » sont invités à prendre contact avec l'équipe par mail ou en appelant Henri Stoll (ancien premier magistrat). Premier engagement de l'association : « ne pas mentir à ses concitoyens ». Et un slogan déjà, à plus d'un an des élections municipales : « Réussir 2020 ! »

 

 
 

 

STRASBOURG Grève de la faim anti-GCO 200 élus appuient les grévistes de la faim

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:57:46

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STRASBOURG Grève de la faim anti-GCO
200 élus appuient les grévistes de la faim
Deux cents élus français et allemands demandent au président Emmanuel Macron qui sera à Strasbourg, dimanche, de recevoir les grévistes de la faim anti-GCO.
 

 
La grève de la faim anti-GCO a débuté le 22 octobre.
Les grévistes de la faim entament ce samedi leur 13e jour de jeûne. Ils sont neuf et commencent à montrer des signes de fatigue. L'un des grévistes a d'ailleurs interrompu sa participation à la demande de son médecin.

Ils demandent à rencontrer le président de la République Emmanuel Macron qui sera à Strasbourg dimanche soir pour le concert de l'Armistice. Ils entendent réaffirmer leur demande de moratoire sur le chantier de la future autoroute de contournement. Chantier dont le terrassement a déjà commencé en plusieurs endroits.

Une manifestation est prévue, ce dimanche à 15 h parc de l'Étoile à Strasbourg, pour appuyer cette demande, et ce vendredi 200 élus français et allemands signent un communiqué appuyant eux aussi la demande des grévistes et interpellant le président de la République pour qu'il accepte de rencontrer les grévistes.
«Leurs demandes à l'Elysée restent sans réponse»

« Le 22 octobre 2018, 10 femmes et hommes ont entamé une grève de la faim pour demander un moratoire sur le Grand Contournement Ouest de Strasbourg et la remise à plat du dossier. Après 12 jours de jeûne, leurs demandes à l'Elysée restent sans réponse, indique le communiqué. Alors que les experts pour le climat (GIEC) ont une fois de plus tiré la sonnette d'alarme. Alors qu'Emmanuel Macron déclarait le 16 octobre la nécessité de « faire des choix clairs et profonds pour changer notre manière de produire, de nous déplacer [...] » Nous, élu.e.s d'Alsace et du Rhin supérieur, appelons le président de la République à accepter une rencontre avec les grévistes lors de sa venue à Strasbourg ce dimanche 4 novembre. »

Parmi les signataires, la député LREM Martine Wonner, des maires, des adjoints au maire, des conseillers municipaux essentiellement bas-rhinois, mais aussi des élus allemands, conseillers municipaux de Kehl, par exemple, et des membres du Landtag du Bade-Wurtemberg.

Visiblement, c'est la députée Martine Wonner, opposée au projet d'autoroute de contournement, qui est en contact avec le cabinet d'Emmanuel Macron. Aucun élément ne permet pour le moment de savoir si la rencontre aura lieu.
Olivier CLAUDON

 

 
 

 

Des migrants très motivés chez PSA

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 07:08:53

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Des migrants très motivés chez PSA
 

 
Les neuf migrants - ou primo-arrivants - sont les premiers à intégrer une formation chez PSA à Mulhouse. Mais un autre groupe est prévu dans les prochains mois. L'expérience s'est déjà déroulée sur d'autres sites du groupe comme Sochaux. Photo L'Alsace
Rencontrer les migrants actuellement en formation chez PSA, c'est faire un tour du monde des guerres, des misères et de l'arbitraire politique. Gezim le Kosovar, Mohammad le Soudanais (lire ci-dessous) et leurs copains syriens ou afghans ont tous la même histoire à raconter : fuir la misère et (ou) les persécutions. Seules les routes de l'exil et la durée du trajet divergent.

Il y a 15 jours, ces neuf migrants ne se connaissaient pas. Depuis, ils forment une équipe soudée qui, chaque jour, bluffe un peu plus les formateurs de l'usine de montage. « C'est peut-être anecdotique, mais je vais vous donner un exemple qui nous a tous marqués. Chaque semaine, on reçoit des candidats en formation pour intégrer nos équipes, essentiellement au montage. On les accueille par un discours et, en général, les gens s'assoient plutôt au fond de la salle. Quand on a reçu les neuf migrants, ils se sont tous assis au premier rang. Ce sont des gens extrêmement motivés », souligne Mélanie Heintz Berger, responsable gestion-développement-RH du site PSA Groupe de Mulhouse.
« Ils ont une volonté pour apprendre étonnante »

Ce groupe est-il différent d'un autre engagé dans un parcours « classique » de formation comme le montage en accueille chaque semaine ? « En matière de motivation, c'est le jour et la nuit. Ils ont une volonté pour apprendre étonnante. Et ce sont aussi des gens incroyablement respectueux, polis », prolonge Frédéric Campillo, le responsable de l'école de formation du montage qui accueille, chaque semaine, une cinquantaine de candidats. Ce qui bluffe aussi les formateurs, c'est la cohésion, la solidarité d'un groupe composé de Kosovars, Afghans, Soudanais ou Syriens.

Tous sont des migrants régularisés (selon l'Office français de l'immigration et de l'intégration un migrant se déplace d'un pays vers un autre, pour des raisons économiques, climatiques ou politiques), ou primo-arrivants, et ils sont accompagnés par Manpower Mulhouse et Face Alsace (lire ci-contre).
Grosse pression

« Leur cursus est un peu différent : ils ont eu quinze jours en immersion dans l'usine. Pour eux, c'est un monde totalement nouveau. Il n'était pas question de les emmener tout de suite sur la ligne de montage », poursuit Frédéric Campillo. Dans cette première promotion de migrants, une seule personne, un Syrien, a déjà travaillé dans l'industrie. Depuis lundi, ils ont intégré l'atelier classique, pour deux semaines de formation technique.

« La seule différence avec un autre groupe, c'est qu'ils ont un formateur pour neuf alors qu'un groupe classique c'est un pour douze, à cause de leurs difficultés à parler et comprendre le français. Le plus gros problème c'est la compréhension, mais ils ont fait d'énormes progrès. L'autre souci c'est la pression incroyable qu'ils se mettent pour réussir les exercices techniques. Parfois, ça les bloque. » Chez PSA, en accueillant pour la première fois des migrants en formation, on ne s'attendait pas à recevoir des personnes « trop » motivées. De la DRH à l'école de formation, tout le monde est donc prêt à renouveler l'expérience.
Textes : Laurent GENTILHOMMEPhotos et vidéo : Thierry GACHON

 

 
 

 

Les chasseurs voient rouge fluo

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:56:33

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Les chasseurs voient rouge fluo
 

 
« Tout porteur de fusil doit redoubler de précaution, une balle peut ricocher et il faut que le chasseur apprenne à maîtriser ses nerfs quand un sanglier débouche », explique Gilles Kaszuk, président de la Fédération départementale des chasseurs du Haut-Rhin (ici une battue organisée en 2013 par l'ONF à Neuwiller-lès-Saverne). Archives DNA/Marc Rollmann
En début de semaine, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, recevait les chasseurs pour parler sécurité, dans le contexte tendu de ce début de saison de la chasse - cinq morts sont à déplorer dont un vététiste tué par un chasseur en Haute-Savoie. La sécurité, c'est le cheval de bataille de Gérard Lang, président de la Fédération départementale des chasseurs du Bas-Rhin (FDC67) et pharmacien de métier, établi à Gries, en Alsace du Nord : « Nous sommes pionniers ! »
« S'il est en noir,c'est difficile de le voir »

Gérard Lang énumère toutes les premières de la FDC 67, dont le marquage de l'angle de 30° à l'aide de fanions orangés ou encore le Cyné-Tir de Geudertheim, avec cibles mouvantes et tir à balles réelles pour se faire la main.

Autre initiative, la distribution de gilets rouges aux « usagers de la nature ». Gérard Lang, qui en a fait jeudi la démonstration au micro de France Bleu Alsace, illustre par ailleurs : « Vous êtes posté pendant une heure, vous ne voyez rien et tout à coup des sangliers arrivent, puis, juste derrière, sans bruit, un vététiste... S'il est en noir, c'est difficile de le voir, avec du rouge, il saute aux yeux. »

En avril 2017, la fédération a commandé 2 000 gilets rouge orangé fluorescents, à destination des vététistes notamment, via les vendeurs et les loueurs de vélos, via les chasseurs aussi. Elle a refait le stock il y a quinze jours : « C'est ce qui se voit le mieux. Le jaune c'est moins bien parce que les feuilles et les fougères peuvent être jaunes aussi. Le rouge orangé, lui, n'est pas naturel. »

Cette couleur aussi parce que Gérard Lang avait lu dans un article scientifique que le gibier ne voit pas le rouge. Dès 2005, les chasseurs bas-rhinois (8 000 actuellement, dont 1 500 « visiteurs ») ont donc porté du rouge orangé, rendu obligatoire dans la foulée par un arrêté préfectoral. Le Haut-Rhin a depuis suivi, de même qu'une majorité de départements français. « Depuis, le nombre d'accidents mortels est passé d'une quarantaine à une quinzaine en France. C'est toujours trop, mais ça fait une différence », appuie Gérard Lang.

Autre action, cette fois régionale, les formations à la sécurité, mises en place depuis une dizaine d'années dans le Bas-Rhin, depuis 2017 dans le Haut-Rhin. « Quelque 3 000 chasseurs l'ont suivie pour le moment, nous voulons la rendre obligatoire, tout porteur de permis devrait la passer », indique Gilles Kaszuk, président de la Fédération départementale des chasseurs du Haut-Rhin (FDC 68), qui regroupe 5 500 chasseurs, sans compter ceux qui viennent d'ailleurs. « Tout porteur de fusil doit redoubler de précaution, une balle peut ricocher et il faut que le chasseur apprenne à maîtriser ses nerfs quand un sanglier débouche », ajoute-t-il.

Le nombre d'accidents reste limité dans la région. Gérard Lang met en avant l'éventail de formations et toutes les mesures prises par le Bas-Rhin. « Je ne vois pas ce qu'on pourrait faire de plus », avance-t-il.

« Le risque zéro n'existe pas et il faut rester humble, mais nous pensons qu'en Alsace les règles sont tellement draconiennes et sévères que ça joue un rôle », analyse de son côté Gilles Kaszuk.

Ardent défenseur du droit local, il ajoute : « Ici, un adjudicataire gestionnaire pendant neuf ans d'une chasse sait qui chasse avec lui. En "vieille" France, tout porteur de permis peut se retrouver à chasser n'importe où. Et c'est une règle non écrite mais pour moi, si un chasseur a le moindre manquement aux règles, il doit quitter la chasse. »
De nombreuses altercationsentre chasseurset non chasseurs

Gilles Kaszuk, qui chasse avec un groupe d'amis dans le secteur de Bendorf, à côté de Ferrette, depuis 30 ans, est prêt à aller plus loin si ça peut améliorer le regard sur les chasseurs. Il regrette les altercations entre chasseurs et non chasseurs, plus nombreuses depuis deux ou trois ans. « Et ça va en s'aggravant. Personne n'a le monopole de la nature. »

Il dénonce ainsi ceux « qui roulent en quad dans les forêts en ignorant les panneaux avertissant d'une battue ». Gilles Kaszuk serait prêt à admettre un jour non chassé, pour peu que ça améliore le climat général. Mais il l'assure : « Tirer à vue sur le chasseur n'apporte rien, il a un rôle à jouer dans l'équilibre de la faune. »
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

Colmar Remise de médailles du travail 83 collaborateurs honorés

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:35:03

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Colmar Remise de médailles du travail
83 collaborateurs honorés
Vendredi dernier à Colmar, des médailles du travail ont été remises à 83 collaborateurs au conseil départemental.
 

 
Brigitte Klinkert a rejoint ses troupes dans l'après-midi et a rendu un hommage chaleureux aux personnes récompensées pour leurs nombreuses années de travail au sein du Département.
Michel Habig, vice-président, a orchestré la cérémonie en compagnie du député Eric Straumann, la présidente Brigitte Klinkert étant encore retenue avec Jacqueline Gourault, nouvelle ministre de la cohésion des territoires concernant le sort de l'Alsace.

Le vice-président a félicité les récipiendaires, 41 agents ont reçu la médaille d'argent pour 20 années de service, 21 agents la médaille de vermeil pour 30 années et 21 agents la médaille d'or pour 35 années : « Merci à toutes et à tous, vous pouvez être fiers du travail accompli, de votre dévouement durant toutes ces années, en adhérant sans réserve aux évolutions pour le bien-être des Haut-Rhinois. Votre savoir-faire et votre expérience sont des sources pour les jeunes recrues. »

Une dizaine de donneurs du sang ont également reçu leurs diplômes.
Les récipiendaires

Médailles d'or 35 années.

Brigitte Augelmann ; Christine Bitterly ; Daniel Boffety ; Josiane Bouleris ; Michel Brice ; Patrick Delacote ; Guilhermina Dillmann-Ladeira ; Nicole Dirninger ; Christiane Fischer ; Pascale Forny ; Monique Gastinger ; Brigitte Greiner ; Anne Gringer ; Véronique Huber ; André Martin ; Marie-Françoise Mastio ; Dominique Melmann ; Jeanine Pierre ; Patrick Reinstettel ; Michèle Rubrecht ; Michel Schram ; Marie-Anne Thomann ; Martine Troppi ; Francis Zeller

Médailles de vermeil 30 années.

Annette Britschu ; Eric Brogle ; Laurence CAstellon ; Stéphane Delemonte ; Monique Frieh ; Alain Himber ; Sabine Lafay ; Myriam Lantz ; Sabine Laville ; Odile Metin ; Evelyne Meyer ; Pascale Meyer ; Graziella Mileto ;

Daniel Munch ; Josiane Mure ; Brigitte Petitdemange ; Daniel Schaegis ; Michela Schmitt ; Muriel Stehlin ; Béatrice Thomas ; Claude Vaxelaire ; Geneviève Vurpillat ; Bénédicte Wurstheiser ; Brigitte Zindy ; Chantal Zirn.

Médailles d'argent 20 années.

Françoise Baehr ; Véronique Baumann ; Véronique Baumeister ; Véronique Cargemel ; Angela Evaristo ; Valérie Franqueira ; Xavier Galaup ; Philippe Gaudichet ; Marie-Jo Gebauer ; Francine Ghielmi ; Sylvain Goeury ; Laurent Graff ; Francis Grossard ; Eric Gstalder ; Sandrine Gutedel ; Nicole Haberer ; Emmanuel Hagenbach ; Anne Hengy ; Nicole Hertzog ; Paul Heymann ; Christine Kettler ; Guy Krawiec ; Christiane Latuner ;

Nathalie Lerdung ; Brice Mosser ; Dominique Muller ; Pascal Muller ; Agnès Nail ; Maguy Proust ; Brigitte Rees ; Philippe Rust ; Claudia Siciarek ; Lionel Sigrist ; Carmen Silbermann ; Claudine Spieser ; Denis Stihle ; Françoise Stimpfling ; Jean-Marc Stoffel ; Réjane Strehlau ; Pascal Tromson ; Marie-Christine Vinerta ; Céline Voulot ; Sandrine Wirtz ; Bénédicte Wolf-Kiene ; Emmanuelle Zemb.

 

 
 

 

Porte du Ried Association des maires et adjoints du canton Le point sur la taxe d'habitation et la collectivité d'Alsac

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:34:37

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Porte du Ried Association des maires et adjoints du canton
Le point sur la taxe d'habitation et la collectivité d'Alsace
L'assemblée générale de l'Association des maires et adjoints aux maires du canton d'Andolsheim (AMACA) a eu lieu à Riedwihr le mois dernier.

 
 

 
Christian Rebert a présidé l'assemblée générale de l'AMACA à Riedwihr.
Christian Rebert, président, a fait le point sur les activités et actions de l'année, à savoir une sortie à Strasbourg au conseil régional, pour assister à une conférence sur le SRADDET (Schéma Régional d'Aménagement, de Développement Durable et d'Egalité des Territoires), une visite du musée historique de la ville de Strasbourg, une participation au Congrès AMF 2017 et un soutien financier d'un montant de 2 200 EUR aux îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, touchées par la tempête Irma.

Marc Bouché, trésorier, présente ensuite le rapport financier. Il rappelle que l'association comptait 55 membres titulaires, 12 secrétaires de mairie ainsi que les présidents honoraires en 2017. Les cotisations versées par les élus (10 EUR par membre) sont abondées par des subventions communales à hauteur de 100 EUR par adhérent. Il détaille les principales dépenses, présente les comptes de l'exercice 2017. Au 31 décembre 2017, l'association dispose d'un avoir de 25 980,98 EUR. La concordance des extraits bancaires et des écritures comptables a été relevée par les réviseurs aux comptes, Eric Scheer et Agnès Simler. Quitus est donné au trésorier. La cotisation pour l'année à venir est maintenue à 10EUR.

Le bureau s'est réuni le 21 août dernier. A été abordée la question d'une sortie au Parlement européen le 12 novembre. Eric Straumann, conseiller départemental, a en effet relayé la proposition de la députée européenne Anne Sander d'organiser cette visite suivie d'un repas à l'attention des élus de la première circonscription.

Traditionnellement à chaque fin de mandat, une sortie est organisée. En 2019, le choix se portera peut-être sur Marseille.
Des questions

Des questions sont ensuite posées par l'assemblée. La réforme de la taxe d'habitation interroge. M. Straumann répond que l'Etat s'est engagé à rembourser les collectivités locales à l'euro près mais sur la base de 2017. Cela représente 8 milliards d'euros pour l'Etat. Il précise qu'une des conséquences sera la chute de l'immobilier (-15 %) en raison de la fin des mesures fiscales qui accompagnera la réforme.

Brigitte Klinkert fait savoir que le projet de la collectivité d'Alsace prévoit toujours deux préfectures (Colmar et Strasbourg). L'idée est que cette nouvelle collectivité puisse exercer des compétences nouvelles exercées antérieurement par l'Etat ou la Région comme le tourisme ou encore l'économie de proximité. Elle dit que les Alsaciens sont en attente et que jamais l'union des deux départements n'a été aussi forte.

Bernard Gerber, conseiller régional, dresse la liste des aides du conseil régional aux communes. Il évoque aussi le projet transfrontalier culturel.

Le président clôt la séance, invitant l'assemblée au verre de l'amitié.

 

 
 

 

Rencontre festive pour les paroissiens

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:47:45

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Rencontre festive pour les paroissiens
 

 
Une belle fête pour les paroissiens de la communauté Saint-Joseph Espérance.  DR
La communauté Saint-Joseph Espérance était en fête le mois dernier. Le conseil de Fabrique et l'équipe d'animation pastorale invitaient à une messe festive à l'église Saint-Joseph, messe qui fut suivie d'un apéritif déjeunatoire au cercle Saint-Joseph.

Une occasion pour les paroissiens de se rencontrer et de partager ensemble un moment chaleureux. Depuis ceux qui se réunissent pour chanter, jusqu'à ceux qui se réunissent pour prier, tous tissent des liens fraternels. Chacun donne un peu de son temps pour que ça fonctionne.

Le père François Martz, curé, le président du conseil de fabrique Germain Mergel, les responsables de l'équipe d'animation pastorale Mmes Béatrice Bretz, Nathalie Beuret et Évelyne Fleck portent tous ensemble la volonté d'animer la communauté Saint-Joseph Espérance composée de la paroisse Saint-Joseph, des aumôneries des hôpitaux civils et du Centre départemental de repos et de soin.

Sven Bachert, président de l'Association d'éducation populaire Saint-Joseph, gestionnaire du cercle, était présent à cette fête de l'accueil 2018, soulignant qu'une communauté dans une société où domine l'individualisme et le chacun pour soi, c'est une grande richesse.
Jean-Louis MEYER

 

 
 

 

Orbey Le 24 novembre Bientôt les Foulées du Souvenir

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:48:52

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Orbey Le 24 novembre
Bientôt les Foulées du Souvenir

 
 

 
Team Com, en partenariat avec le conseil départemental du Haut-Rhin, Alsace Destination Tourisme, la Ville d'Orbey et Orbey Running Club, organise le 24 novembre les Foulées du Souvenir.

Ce trail, en mémoire des 100 ans de la fin de la Première Guerre mondiale, propose deux parcours de 9,5 et 27,8 km autour des lieux de mémoire de la bataille du Linge.

L'arrivée des deux courses aura lieu au mémorial du Linge avec un retour sur les lieux de départ (Orbey salle polyvalente pour le 27,8 km et col du Wettstein pour le 9,5 km) via des navettes.

Parcours disponible ici : https ://www.openrunner.com/r/9092969

(le 9,5 km correspond aux 9,5 derniers km du 27,8 km).

Départ à 13 h pour le 27,8 km de la salle polyvalente d'Orbey

Départ à 14 h pour le 9,5 km du col du Wettstein.

Inscription en ligne sur Sporkrono.fr

 

 
 

 

 Saint-Louis Cérémonie Hommage aux anciens maires

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:49:46

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Saint-Louis Cérémonie
Hommage aux anciens maires
Les représentants de la Ville ont déposé des gerbes au cimetière de Saint-Louis-centre, ce jeudi de la Toussaint, pour rendre hommage aux anciens maires de Saint-Louis ainsi qu'aux FFI « morts pour la France ».
 

 
On a sacrifié au devoir de mémoire.
Reconnaissance et hommage en ce jour de la Toussaint pour les anciens maires du Saint-Louis d'après-guerre ainsi que pour les FFI « morts pour la France », qui reposent au cimetière de Saint-Louis-centre : Jean-Marie Zoellé a déposé trois gerbes tricolores sur autant de dernières demeures de ses prédécesseurs, Charles Kroepflé (1913-1989), député gaulliste du Haut-Rhin, maire de 1957 à 1965, Georges Gissy (1902-1980), maire de 1965 à 1971, et Théo (dore) Bachmann (1913-1987), maire de Saint-Louis de 1971, conseiller régional, à son trépas en 1987. Pour ce dernier, le premier magistrat communal a déposé la gerbe en compagnie de Florian Bachmann, arrière-petit-fils de Théo et benjamin du conseil municipal.

Dans la foulée et suivant la tradition du 1er novembre, la municipalité s'est également recueillie au pied des huit croix blanches des FFI. Avant de tous chanter La Marseillaise a capella, Jean-Marie Zoellé et Pascale Schmidiger, vice-présidente du Conseil départemental, ont déposé une gerbe à la mémoire des jeunes libérateurs fauchés dans la fleur de l'âge lors des combats pour la libération de Saint-Louis, au crépuscule de novembre 1944.
PBM

 

 
 

 

Aubure

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:37:10

Aubure

 

© Dna, Samedi le 03 Novembre 2018 Droits de reproduction et de diffusion réservés Télecharger la version PDF Aubure Les Auburiens sont cordialement invités à la cérémonie de commémoration du centenaire de l'Armistice du 11 novembre 1918. La cérémonie sera précédée par la remise des clefs du nouveau camion des sapeurs pompiers par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et la remise de médailles à trois sapeurs pompiers par le Colonel Georges Thill. Rendez-vous le dimanche 11 novembre à 10 h dans la cour de la mairie d'Aubure. Le rassemblement est programmé à 9 h 50 dans la cour de la mairie. Programme : 10 h, remise des clefs du camion des sapeurs pompiers et des médailles aux pompiers volontaires ; 10 h 30 : déplacement au monument aux morts pour la célébration de la commémoration de l'Armistice au monument aux morts ; 11 h : visite de l'exposition sur le centenaire de la fin de cette guerre.

Un camion financé par les habitants

Publié dans le panorama le Samedi 03 novembre 2018 à 06:47:05

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Un camion financé par les habitants
 

 
Dimanche 21 octobre, couper de ruban officiel devant le camion et le dépôt dont la commune a changé la porte. Photos DNA/N.B.-G.
C'est un pari auquel peu de monde semblait croire au moment où il a été lancé... et pourtant il a finalement permis au corps de sapeurs-pompiers de Ligsdorf, village jurassien d'environ 350 âmes, de bénir et d'inaugurer dimanche 21 octobre un camion rouge parfaitement équipé, obtenu sans l'aide des deniers communaux, ni d'aucune subvention publique sonnante et trébuchante, mais grâce à beaucoup d'investissement humain et de solidarité locale.

Et l'histoire ne fait que se répéter à Ligsdorf où les pompiers ont toujours su saisir les opportunités qui se présentaient pour que la commune n'ait pas un sou à débourser !

En effet, lors de la création du corps de première intervention, il y a cinquante ans, Bernard Brugger, alors chef de corps, avait réussi à récupérer gratuitement un camion Dodge de l'armée suisse. Les anciens se souviennent avec amusement de l'anecdote suivante : les pompiers ligsdorfois avaient déboursé 20 ou 30 francs suisses pour l'essence au moment de ramener le véhicule et sont tombés en panne sèche sur la route, le Dodge ne consommant pas moins de 40 litres aux 100 km !

Le deuxième véhicule des pompiers de Ligsdorf fut un J9. Il est arrivé à bout de souffle après environ vingt ans de bons et loyaux services rendus à la population. Ce deuxième camion avait été récupéré gratuitement auprès d'une grande entreprise chimique suisse par Georges Hengy, président de l'amicale des sapeurs-pompiers, qui l'a offert au corps local en même temps que des armoires métalliques de la même provenance pour le rangement des tenues de pompiers, armoires qui servent toujours,

Pour le troisième véhicule du CPI, l'histoire commence en 2016. Au contrôle technique, on explique aux pompiers que le J9 ne passera plus l'épreuve la fois suivante, soit en février 2018. Clément Herro, chef de corps, part en quête d'un nouveau camion approprié : « C'est-à-dire pouvant grimper la montagne, ayant suffisamment de réserve d'eau et utilisé à 95 % pour du secours à personne. » Bouche-à-oreille, internet... il est à l'affût de la « bonne affaire ». Deux contraintes fortes sont à prendre en compte, la place disponible en hauteur, largeur et longueur dans le dépôt et le prix.

Pendant un temps, il fonde ses espoirs sur le rachat du véhicule du CPI voisin de Bendorf (qui doit fermer ses portes) qui a très peu de kilométrage. Il attend une proposition de prix qu'il espère intéressante de la part du maire, ayant été le premier à le solliciter. Mais finalement la municipalité de Bendorf décidera de vendre son véhicule aux enchères.
« Qui va payeret comment ? »

Mais, durant l'attente, Clément Herro veut prendre de l'avance et fait, pour la première fois dans l'histoire du village, une demande de subvention auprès du conseil départemental pour l'achat dudit véhicule bendorfois. La réponse arrivera très vite. C'est non ! Car ce même camion avait déjà été subventionné à hauteur de 10 000 EUR pour Bendorf...

Les recherches continuent tous azimuts. Le capitaine Virginie Arnold, référente du groupement Sud du Service départemental d'incendie et de secours du Haut-Rhin, dirige Clément Herro vers le commandant Hervé Allemann qui s'occupe de la flotte de véhicules.

Dans le même temps, la commune souhaite savoir combien il faudrait prévoir pour l'achat de ce nouveau camion. « Je ne pouvais alors pas leur donner de réponse ! », rappelle le chef de corps. Se trouvant dans l'impasse avec la solution bendorfoise, une idée mûrit dans sa tête qu'il soumet au maire, Guy Bilger. « Pourquoi ne pas demander un petit plus aux habitants lors de la vente des calendriers des pompiers ? », expose-t-il.

Plutôt dubitatif tout comme le président de l'amicale, le maire donne néanmoins son autorisation pour l'appel aux dons. Encouragé par les membres du CPI, Clément Herro se « lance dans l'aventure » et rédige une lettre d'explication à l'attention des habitants, glissée avec une enveloppe dans chaque boîte aux lettres du village.

Ça lui prend deux mois de tout distribuer mais le 3 décembre, jour de la vente des calendriers, les habitants peuvent remettre l'enveloppe aux pompiers. « J'ai tout simplement rappelé qu'en gardant un CPI à Ligsdorf avec un véhicule adapté au secours, des vies et des biens peuvent être sauvés, ce que certains ont déjà vécu », commente le chef de corps.

Entre-temps, une bonne nouvelle tombe. Le commandant Allemann fait savoir qu'un véhicule est disponible à Traubach-le-Bas suite à la fusion des corps de Traubach-le-Haut et Traubach-le-Bas. « Christian Liebenguth, le chef de corps, missionné par le maire, le proposait pour un super prix et déduisait en plus la subvention qu'ils avaient reçue pour l'acquérir quinze ans plus tôt », explique Clément Herro.

Vient donc le dimanche de la collecte. « De retour dans la salle communale, au bout de l'ouverture de la troisième enveloppe qui contenait un chèque de 500 EUR, on a eu les larmes aux yeux, on a compris qu'à ce rythme, on pourrait acheter le camion. Et à la fin du dépouillement, il ne restait pas grand-chose à mettre au bout pour réaliser notre rêve, l'amicale pouvait prendre la partie manquante en compte ! », a raconté Clément Herro au moment de l'inauguration.

Ravis de la générosité de la population et de l'importance qu'elle leur accorde, les pompiers ne s'en tiennent pas là. « Je suis repassé la semaine suivante chez ceux qui étaient absents le premier dimanche de collecte et j'ai aussi contacté les entreprises du secteur qui travaillent habituellement avec la commune pour voir s'ils étaient partants pour une participation financière », poursuit le chef de corps.
Une cagnottede 12 000 EUR

Résultat : la tournée de la deuxième semaine a rapporté 4600 EUR supplémentaires et l'ensemble de la cagnotte s'est finalement élevé à plus de 12 000 EUR. « Plus qu'extraordinaire, merci ! », a conclu l'autre dimanche Clément Herro face à son auditoire.

Et de remarquer que la plus « grosse galère » dans cette belle histoire aura finalement été d'obtenir la carte grise du nouveau camion en raison de la nouvelle procédure en ligne. Il a fallu attendre six mois supplémentaires avant de pouvoir l'inaugurer...
Noëlle BLIND-GANDER