« Seul Jean-Marc Reiser sait où est Sophie »

Publié dans le panorama le Jeudi 04 juillet 2019 à 06:06:35

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« Seul Jean-Marc Reiser sait où est Sophie »
 

 
Me Gérard Welzer avec la famille de Sophie Le Tan, à la sortie de l'entretien avec la juge d'instruction Éliette Roux. Photo DNA /Geneviève LECOINTRE
Une petite délégation, composée notamment des parents de Sophie Le Tan, accompagnée de l'avocat de la famille Me Gérard Welzer, est arrivée au palais de justice de Strasbourg vers 9 h 30. Elle en est ressortie deux heures plus tard.

Les proches avaient sollicité cet entretien, regrettant de ne pas être tenus informés de l'avancée de l'enquête sur la disparition de la jeune femme, le 7 septembre dernier, alors qu'elle allait visiter un appartement à Schiltigheim.
« La magistrate a rassuré la famille »

« L'enquête confiée à la PJ a toujours été très bien menée », reconnaît Laurent Tran Van Mang, le cousin de Sophie Le Tan. Mais « le manque de communication avec la famille » a pu donner « l'impression qu'elle est au point mort ».

En mai dernier, l'entourage avait appris dans la presse la fin des recherches sur le terrain. « La magistrate a rassuré la famille : s'il y avait de nouvelles pistes indiquant qu'il pouvait y avoir, dans tel ou tel endroit, des éléments déterminants, nous irions », ajoute Me Welzer.

Malgré la persévérance des enquêteurs, le corps de l'étudiante de 20 ans n'a pas été retrouvé. « Seul Jean-Marc Reiser pourrait nous dire où est Sophie. » Par son silence, « il ajoute au supplice de sa disparition le plaisir malsain de faire durer », incrimine le conseil de la famille Le Tan.

Une seconde perquisition a eu lieu au domicile schilickois du suspect en sa présence, le 26 juin dernier (L'Alsace du 27 juin). « Elle ne devait pas avoir pour but de chercher de nouveaux éléments génétiques mais de regarder le passé de M. Reiser », suppose le conseil de la famille Le Tan.
« Nous n'avons aucun doute sur sa culpabilité »

Mais « nous n'avons aucun doute sur sa culpabilité ». De précédentes recherches avaient révélé « l'ADN de Sophie sur le manche de scie, sur la veste, sur les chaussures de M. Reiser ». Autant de preuves « accablantes », répète l'avocat.

Entendu en octobre et en mars derniers, Jean-Marc Reiser pourrait être convoqué une troisième fois devant juge d'instruction. « À l'automne 2020, cette procédure devrait être terminée », suppose Me Welzer. Le procès pourrait se tenir au courant de l'année 2021.
Geneviève LECOINTRE