40 licenciements chez Arconic

Publié dans le panorama le Jeudi 04 juillet 2019 à 06:05:19

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40 licenciements chez Arconic
 

 
L'usine Arconic Architectural Products, à Merxheim.  Photo L'Alsace /Thierry GACHON
C'est la stupeur au sein du personnel de l'usine Arconic de Merxheim, après l'annonce ce mercredi matin d'un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) portant sur une quarantaine de licenciements. Dans le détail, la direction du site a annoncé au total 65 licenciements, dont 25 reclassements au sein même de l'usine de Merx-heim, et donc 40 licenciements secs. Spécialisée dans la fabrication de produits en aluminium, l'usine Arconic compte actuellement 255 salariés. Elle verrait du coup ses effectifs passer à 215 personnes, les premiers licenciements étant prévus dans six mois.

Mercredi matin, la direction de l'usine a justifié ces réductions d'effectifs par l'arrêt, programmé au début de l'année prochaine, de la production du Reynobond PE®, l'un des deux produits fabriqués à Merxheim. Ce polyéthylène, recouvert sur chaque face d'une plaque d'aluminium laqué, ne serait plus rentable. Utilisé comme bardage pour les façades des immeubles en construction ou en rénovation, il habillait notamment la tour Grenfell, à Londres, dont l'incendie dramatique, en juin 2017, avait fait 72 morts. L'enquête en cours n'a pour l'heure pas encore attribué les responsabilités des différents acteurs dans ce dossier.

Problèmes de compétitivité

Le géant de l'aluminium Arconic, basé dans le Michigan, aux États-Unis, avait annoncé, l'an dernier, la mise en vente de sa division bâtiment et construction dont fait partie le site de Merx-heim. Même si le lien n'avait pas été explicité par l'entreprise, certains avaient vite fait le rapprochement entre cette mise en vente et le drame de Londres.

Pour l'heure, la direction d'Arconic n'a pas souhaité commenter le PSE, soulignant que les discussions étaient toujours en cours concernant les licenciements et qu'il était donc prématuré d'en parler. Elle a toutefois confirmé que ce plan social avait été décidé afin de faire face à des problèmes de compétitivité.
Stéphane CARDIA