Notre-Dame de Paris fascine toujours

Publié dans le panorama le Mercredi 15 mai 2019 à 05:42:33

© Dna, Mercredi le 15 Mai 2019
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Patrimoine Un mois après le violent incendie qui a ravagé la cathédrale le 15 avril dernier
Notre-Dame de Paris fascine toujours
Inaccessible et encore pour longtemps, le monument suscite un mélange d'admiration, de curiosité et de respect pour les touristes. Le chantier s'annonce long. Ambiance un mois après.
 

 
Des fleurs fanées au pied de Notre-Dame un mois après l'incendie.
L'émotion est encore forte aux abords de la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Un périmètre barricade l'accès au monument emblématique, mais les visiteurs sont toujours là. Photos, selfies... Des dizaines de touristes s'amassent devant les barrières de sécurité, essayant, tant bien que mal de capturer un cliché. Quelques fleurs fanées déposées aux alentours témoignent de l'hommage rendu à la cathédrale, mais des bouquets plus frais affichent l'émotion toujours présente un mois après le drame.
« On pensait que les dégâts seraient plus visibles »

Des CRS et des agents de la préfecture de police de Paris quadrillent la zone 24h/24 depuis l'incendie. Derrière eux, quelques ouvriers travaillent. Le parvis est devenu le lieu de stockage où l'on peut apercevoir camions de chantier et palettes. L'heure est au déblaiement (lire par ailleurs).

Malgré sa fermeture, Notre-Dame suscite la curiosité des touristes, à l'instar de ce groupe de cinq amies venues de Moselle pour la journée : « Notre-Dame, c'est le passage obligé, la première étape de notre journée parisienne », affirment-elles. La cathédrale est toujours debout, parfois à la surprise des touristes qui ont toujours en mémoire les images du monument en flammes diffusées sur les télés du monde entier : « On pensait que les dégâts seraient plus visibles car les images qu'on a vues pendant l'incendie étaient impressionnantes !, s'étonne un couple d'Espagnols. Mais c'est positif, tout n'est pas perdu. »

Si certains touristes ont été rassurés devant Notre-Dame, l'ambiance est différente dans les commerces de la rue d'Arcole, qui mène à la cathédrale du côté de l'hôtel de ville. Fermée depuis l'incendie, lieu de passage pour rejoindre le parvis, elle est quasi-déserte. « Il n'y a personne », se désole une responsable d'une des nombreuses boutiques de souvenirs de cette rue. « La première semaine, il y a eu quelques curieux, puis des touristes qui se sont empressés d'acheter des souvenirs à l'effigie de Notre-Dame : ils avaient peur qu'on soit en rupture de stock ! Mais depuis, c'est extrêmement calme... » Même constat pour le glacier voisin : « La fréquentation a nettement baissé. Le week-end de Pâques et ceux de début mai sont importants pour nous. Même si la météo était mitigée, la fermeture du passage est une grande perte car les passants sont obligés de faire un détour. »
La sécurité avant la reconstruction

Le périmètre de sécurité devrait rester en place encore un certain temps, même s'il pourrait être réduit et certains passages ouverts pour faciliter la circulation. Les commerçants et les touristes devront s'armer de patience pour retrouver la traditionnelle ambiance de l'île de la Cité. Car la priorité, c'est encore de déblayer et de sécuriser, avant de reconstruire.
À Notre-Dame, Laura TURC