7es Perles du Vignoble à Beblenheim : Violas assomme la concurrence

Publié dans le panorama le Lundi 29 avril 2019 à 06:34:12

© Dna, Lundi le 29 Avril 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

7es Perles du Vignoble à Beblenheim
7es Perles du Vignoble à Beblenheim : Violas assomme la concurrence
Johann Violas (57'25"), le coureur du RAME Ernolsheim, s'est adjugé hier la 7 e édition des Perles du Vignoble, en devançant Samir Baala de trente secondes.

 
Johann Violas - ici après l'église d'Hunawihr - a réussi une échappée décisive en début de course.
Les 552 participants qui se sont élancés sur la Ronde du Sonnenglanz (10 km) et les Perles du Vignoble (16 km) ont pu apercevoir des décors à couper le souffle et ont, d'un avis unanime, pris beaucoup de plaisir dans le tracé mis en place par Michel Conrad et l'équipe du président Vincent Beck.

Pour Johann Violas, qui venait pour la seconde fois à Beblenheim, « la course s'est bien déroulée ». « Nous étions cinq en tête au bout d'un kilomètre, raconte le lauréat des Perles du Vignoble (57'25"). J'ai ensuite pris un relais, mais j'ai vu que personne ne suivait. »
« Il fallait s'accrocher »

Avec cette échappée, le coureur du RAME a assommé la concurrence. Le groupe de chasseurs, composé de Johann Tschaenn, Brice Donischal, Samir Baala et Guillaume Leammel, pointe à 38 secondes, ce qui laisse une belle marge au futur vainqueur. « Il fallait s'accrocher. S'ils étaient revenus, je ne sais pas comment j'aurais géré », assure celui qui a amélioré son temps de presque deux minutes par rapport à l'an dernier (59'13").

Le retour dans les derniers mètres de Samir Baala (Vendenheim Athlétisme), la star du jour, n'a pu permettre à ce dernier de rafler la victoire. Mais le vétéran ne s'en émeut pas. « Je n'avais pas de sensations au début de la course. Je suis comme un diesel puisque je cours sur de plus longues distances habituellement, confie le double champion de France de marathon (2002, 2008). En général, je suis bien à l'heure de course. J'ai commencé à recoller et à grappiller des places. J'ai alors pris de la confiance. C'est une bonne préparation pour l'Urban trail du Luxembourg. Pour une première ici, je suis bien content. »

Brice Donischal, le coureur du Colmar Marathon Club, complète le podium (58'13"), sur lequel espérait grimper le jeune espoir Guillaume Laemmel (58'31"), qui n'a pu recoller malgré « des prises de risques dans les descentes ».

Première féminine à franchir la ligne d'arrivée, Carole Millet (CCA Rouffach, 1h12'42") a « profité de la course pour réaliser une séance de rythme, dans un cadre magnifique » qu'elle n'a « pas à Osenbach ». « C'est un circuit rapide, qui demande du rythme, où vous êtes tout le temps dans la relance », analyse la quadragénaire.

Talonnée par l'Allemande Christina Muller (1h13'21") et Élodie Gérard (1h14'01"), Carole Millet a enlacé ses deux concurrentes « pour rester dans l'esprit du trail ».
Joseph remporte la Ronde du Sonnenglanz

Guillaume Joseph, ancien coureur du CSL Neuf-Brisach, s'est adjugé la victoire (36'34") dans la Ronde du Sonnenglanz (10 km), devançant de 78 secondes Jérémy Mann (TAC Colmar). Le vainqueur et son adversaire ont livré une belle bataille tout au long de la montée. « J'ai découvert l'épreuve dans le journal et je suis venu avant tout pour prendre du rythme avant les Courses de Strasbourg (le 12 mai), souligne le lauréat. J'ai passé quelques relais et sur la grosse bosse, j'ai attaqué. »

Guillaume Joseph et Jérémy Mann avaient déjà lâché tout le monde dans la montée de Riquewihr, le vétéran Pascal Goepfert (3e en 40'10") se situant à plus d'une minute du duo. Le dauphin a accompagné le plus longtemps possible le vainqueur. « J'ai gardé ma vitesse, mais au bout d'un moment, les efforts sont devenus plus difficiles à faire, commente le triathlète. Je participe à beaucoup de courses et sur la fin, je n'avais pas les jambes pour faire plus. »

La première féminine, Marie-Sandrine Mann (CMC), a fini 14e au scratch en 45'44".
Jorge DE CARVALHO