Un printemps de la culture alsacienne qui tient ses promesses

Publié dans le panorama le Lundi 29 avril 2019 à 06:15:27

© L'alsace, Lundi le 29 Avril 2019
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Un printemps de la culture alsacienne qui tient ses promesses
 

 
Jean-Louis Barthel interprète un paysan désabusé.  Photo L'Alsace/MT
« Nos artistes de Bitschwiller, Saint-Amarin, Eschenswiller, Sierentz, Burnhaupt sont les représentants d'une véritable communauté de communes », relève Marie-Thérèse Gerrer, la cheville ouvrière de ces deux soirées en accueillant un public fidèle et de nombreux élus.

Parmi eux, Annick Luttenbacher, conseillère départementale, Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin, Jean-Marie Belliard, maire de Sierentz ainsi que Gilbert Stoeckel et Charles Vetter, adjoints au maire de Thann.
Quand l'âme alsacienne retrouve son écho

À 20 heures, le décor est planté, Schwalmalas, hirondelles dorées accrochées aux rideaux, un Stammtesch occupé par de nombreux piliers et, à l'avant-scène, l'excellent quintet issu de l'accordéon Saint-Thiébaut pour assurer l'animation musicale.

Rapidement l'âme alsacienne retrouve son écho dans la salle et comble un public tout acquis à la défense de sa riche culture. Le duo Jacqueline et André Baumert lance un chant printanier puis ironise sur des vies de couples, suivront nos poètes qui attendrissent leur auditoire. Des tracas du quotidien signalés par Marguerite Denis et l'envie de tout posséder dénoncée par Henri Bitsch. On aura droit également à une remarquable adaptation du chant célèbre de Ferrat « Que la montagne est belle ! » par Guy, accompagné par Thierry à l'accordéon. Marc Iltis, lui, exprimera la solitude du marcaire accompagné au loin par Jean, son ami, sonneur de cor.
Le rire l'emporte

Mais d'une saynète à l'autre, c'est le rire qui l'emporte. On s'esclaffe avec Jean-louis Barthel, interprétant avec fougue un paysan retraité un peu niais.

On surprend André Walgenwitz, en tenue de maçon, bien décidé à reconstruire Notre-Dame de Paris en cinq ans comme le préconise le président Macron. « Tout sera prêt pour les prochains jeux olympiques », a-t-il promis avant d'enfiler des gants de boxe pour affronter Benalla et un accessoire vestimentaire intime décoré d'emblèmes alsaciens. Quant à Astrid Buttung, elle servira un menu spécial à deux convives. À charge pour eux de deviner des spécialités régionales telles que Bettschissersalat (salade de pissenlit), Gfelltakalbsbrucht (poitrine farcie).

D'époustouflantes cures de rires déclencheront à leur manière l'hilarité dans l'assistance mais, au final, celles que le public attendait ce sont nos Ratschwiwer, Marlène Bitsch et Marie-Thérèse Gerrer. Elles débouleront en gilets jaunes avec leur irrésistible faconde et passeront au crible l'actualité nationale, régionale et locale en égratignant les prix des carburants, l'occupation des ronds-points, le grand débat national, les affaires Benalla, les déboires de Carlos Ghosn et bien d'autres sujets brûlants.
MICHEL TSCHANN