COLMAR : Baisse de la délinquance

Publié dans le panorama le Vendredi 15 mars 2019 à 05:53:32

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Gendarmerie Le bilan 2018
COLMAR : Baisse de la délinquance
Délinquance et cambriolages en baisse, violences aux personnes en hausse,tel est le bilan 2018 sur le territoire de la compagnie de gendarmerie de Colmar.
 

 
Le commandant de la compagnie de la gendarmerie, le chef d'escadron Mikaël de Miras, a présenté les chiffres de 2018.
L'inspection de la compagnie de Colmar, vendredi dernier, par le colonel Guillaume Le Blond, commandant le groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, a été l'occasion de dresser le bilan de 2018 pour la compagnie.

En 2018, la délinquance globale a baissé de 11 % par rapport à 2017. Plus précisément, 2018 se caractérise par des vols et cambriolages en baisse (-26 %), mais des actes de violence en hausse de +5,3 %. Hausse également pour les atteintes à la tranquillité publique (+13,5 %).

En tout, 3 285 actes de délinquance ont été recensés en 2018, contre 3 703 en 2017.

Satisfaction pour la compagnie, son taux d'élucidation est de 50 % alors que la moyenne nationale est de 40 %.

Vols et cambriolages. Leur baisse spectaculaire de 26 % est due à une chute des vols à la roulotte (-40 %) et des cambriolages dans les commerces (-57 %). Explication du chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant la compagnie : « Le travail de nos enquêteurs nous a permis de démanteler une équipe de trois hommes qui avaient commis plus de 60 vols à la roulotte ; et surtout de démanteler une équipe d'une dizaine de personnes qui avaient commis plus de 200 cambriolages pour un préjudice de plus de 941 000 EUR. »

Atteintes aux personnes. La hausse des violences (551 faits en 2018 contre 523 en 2017) vient principalement de trois causes, dont deux concernent les mineurs : hausse des coups et blessures volontaires ainsi que du harcèlement sexuel ou des violences sexuelles sur des mineurs.

La majorité de ces violences sont commises au sein même des familles. Le chef d'escadron reste cependant prudent sur la signification de ces hausses : « Il est difficile de dresser une tendance. Y a-t-il hausse réelle de ces violences ou est-ce le fait que les victimes osent plus parler qu'avant ? »

D'autant plus que ce phénomène est difficile à appréhender : « Entrer dans les structures familiales et y déceler des violences est un travail long et délicat... » Aussi la gendarmerie a-t-elle des référents dans les brigades, qui rencontrent régulièrement les chefs d'établissement.
« Nulle violencen'a été commise par les gilets jaunes »

Le troisième cas de violences en augmentation concerne directement les forces de l'ordre, victimes de violences et injures lors des interpellations. « En revanche, tient-il à préciser, nulle violence n'a été commise par les gilets jaunes. »

Cela dit, les principales atteintes aux personnes restent les coups et blessures volontaires : ceux-ci représentent près de 40 % avec 212 actes en 2018. Dans la moitié des cas les femmes en ont été victimes, principalement dans le cadre de violences conjugales (73 femmes).

2018 n'a connu heureusement qu'un seul homicide, à Munster en juillet dernier, et une tentative d'homicide en août, toujours à Munster.

Les viols, eux, ont particulièrement touché les mineurs : 14 viols ont été constatés (12 en 2017), dont un sur un garçon. Huit femmes ont été victimes d'un viol, elles étaient neuf en 2017.

Sécurité routière. En 2018, les accidents de la route ont baissé (113 contre 148 en 2017), mais ils ont fait plus de morts : neuf personnes sont décédées, elles étaient quatre en 2017. Les causes des accidents restent le trio habituel : alcool, vitesse et inattention.

Quant aux infractions à la sécurité routière, elles concernent principalement l'absence du port de la ceinture et, sans surprise, l'utilisation du téléphone au volant.

Les gendarmes - comme partout en France - ont été particulièrement mobilisés par de la sécurisation en 2018.
Françoise MARISSAL