Au fait... Partir beaucoup

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:33:29

© L'alsace, Lundi le 11 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Au fait... Tomi Ungerer Partir beaucoup
 

 
Olivier Blaszczyk

« Partir, c'est mourir un peu. Mourir, c'est partir beaucoup », écrivait Tomi Ungerer dans L'Alsace en torts et de travers. Il était inéluctable que l'artiste, qui dans sa vie est parti souvent, finisse par partir beaucoup.

Dans ce même ouvrage délicieux, « qui manifeste ce que [je] ressens en tant qu'Alsacien », il en fait un résumé d'une grande concision : « Ses deux frères ont passé l'arme à gauche. L'un déserteur, a été fusillé par les Allemands. L'autre, déserteur aussi, par les Français. Son père, accusé d'une accusation, a été déporté. Sa mère est encore là, au cimetière. » Et « l'Alsacien vit dans ses racines qui lui donnent un sentiment de sécurité. C'est ainsi qu'il reste attaché à son pays. Ces racines aussi souvent carrées que sa tête lui servent à résoudre bien des équations ».

Une concision donc devant laquelle ne peuvent qu'être admiratifs ceux qui martyrisent parfois leurs méninges pour faire entrer leurs idées dans les 1 200 caractères de cette rubrique.

Une dernière pour la route : « La vie serait bien plus rayonnante si la raison du meilleur était toujours la plus forte. » Salut l'artiste !