France Rapatriement des djihadistes : inévitable ?

Publié dans le panorama le Lundi 11 février 2019 à 06:16:50

© L'alsace, Lundi le 11 Février 2019
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France Rapatriement des djihadistes : inévitable ?
 

 
Ramener ou pas les djihadistes français et leurs familles sur le sol français ? Le débat fait rage depuis deux semaines, et a glissé sur le terrain politique. L'hypothèse d'un rapatriement de 130 personnes (dont 70 mineurs) semble aujourd'hui privilégiée par le gouvernement français, pour éviter, a encore rappelé la ministre des Armées Florence Parly en visite en Irak, « la dispersion des djihadistes français ».

Albert Chennouf-Meyer, dont le fils militaire de 25 ans avait été tué par Mohamed Merah, a demandé « solennellement (au président Macron) de surseoir à cette décision, voire de refuser leur retour et de les confier à la Syrie ». Parmi les possibles « rapatriés », ce père vise particulièrement Quentin Le Brun, originaire du Tarn et parti en 2014 en Syrie. Visible sur plusieurs vidéos de propagande de Daech, Le Brun était proche de la nébuleuse djihadiste toulousaine dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain, les « voix » de la revendication des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

La question du retour des djihadistes ne taraude pas que la France. Hier, Moscou a organisé le rapatriement de 27 enfants russes dont les mères sont détenues en Irak pour appartenance au groupe djihadiste. De son côté, la Belgique a entamé des pourparlers avec la Croix-Rouge internationale pour rapatrier via Damas les enfants de ses djihadistes. En début de semaine, Washington avait appelé les autres pays à rapatrier et à juger chez eux leurs djihadistes détenus en Syrie par les FDS.
X.F.