PS 67 : « Tous sur le pont » face au réel

Publié dans le panorama le Dimanche 03 février 2019 à 09:04:25

© L'alsace, Dimanche le 03 Février 2019
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PS 67 : « Tous sur le pont » face au réel
 

 
« Passer de l'incantation au changement aux actes. » Pour Pernelle Richardot, le changement, c'est maintenant. La crise sociale « nous [y] oblige », explique la première secrétaire du PS du Bas-Rhin. « En 18 mois, une colère forte et profonde a surgi et s'est installée. Elle prend racine dans un cri qu'il nous faut entendre », explique-t-elle en ce début d'année.

Si elle aime répéter que « le PS n'est pas démonétisé », l'adjointe au maire de Strasbourg sait très bien aussi que son crédit sera long à restaurer. À la reconstruction du parti, elle colle celui de la reconquête. « Montrer que nous sommes là, bien présents, au contact du réel », insiste l'élue en annonçant le lancement d'une opération Tous sur le pont qui mobilisera l'ensemble des sections. Objectif : échanger sur l'ISF et parvenir à mettre en place un référendum d'initiative partagée sur le sujet.
« La fédération est visée mais elle n'est pas morte »

Après reconstruire et reconquérir, rassembler. C'est le troisième travail herculéen des socialistes. « Rassembler la gauche », précise la conseillère régionale pour les élections européennes. « Ne laissons pas l'Europe dans un tête-à-tête entre libéraux et nationalistes », exhorte la candidate à la candidature.

La tonalité est la même pour les élections municipales, avec un ton encore plus ferme. « Je veux mettre en garde celles et ceux qui pourraient laisser croire qu'il pourrait y avoir de la place pour des aventures et stratégies individuelles », a-t-elle prévenu, convaincue que « l'union des socialistes permettra demain le dépassement nécessaire de notre famille. Seul le rassemblement de la gauche permettra ensuite son dépassement pour construire une majorité ».

Son voeu n'aura pas tenu longtemps. Vendredi, une quinzaine de socialistes de l'Eurométropole ont claqué la porte du parti en désaccord avec la ligne du PS local. Pernelle Richardot en « prend acte » et dit « respecter celles et ceux qui ont fait un choix politique de conviction ». Elle se dit même contente de « cette clarification ».

« C'est la fédération qui était visée mais elle n'est pas morte. Il s'agit d'un regroupement de départs disparates et perlées qui plombaient », relève l'élue qui voit dans ces défections l'opportunité pour la fédération de « rebondir plus fort ». Reste à transformer les incantations en actes. F. By