Ecole Des parents retirent leurs enfants à Seppois-le-Bas

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:11:42

© L'alsace, Mercredi le 30 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Ecole Violence Des parents retirent leurs enfants à Seppois-le-Bas
 

 
Ces jeudi 31 janvier et vendredi 1er février, la classe de CP monolingue de l'école Lambert de Seppois-le-Bas devrait compter 11 absents sur un effectif de 13... « Nous avons décidé de faire bloc pour montrer que nous refusons que nos enfants vivent leur année dans un climat de peur, de violence », explique la représentante d'un collectif de parents qui s'est monté en réaction au comportement « ingérable » d'un élève. Cette mère, très inquiète, évoque « des crises dans la classe », des insultes adressées à l'enseignante autant qu'aux autres petits, des coups, « des piqûres de punaise », des menaces de représailles...

Au vu de cette situation exceptionnelle, la classe a été scindée en deux après la rentrée, les parents en étant informés plus tard. « Aucun des enfants ne parle. Mais plusieurs ont eu un changement radical de comportement : colères incontrôlables, crises au moindre refus, violence envers leur frère et soeur, pipi dans la culotte, terreurs nocturnes... » Après lui avoir adressé un courrier, début décembre, ainsi qu'au maire du village, l e collectif a été reçu par l'inspectrice de la circonscription d'Altkirch. « On nous demande d'accepter l'inacceptable », considèrent les parents, soit de « patienter » le temps qu'une AVS soit recrutée, « mais bien entendu aucun délai n'est proposé ».
Des mesures prises

Face à l'insistance du collectif, l'inspectrice lui a répondu par écrit, le 25 janvier : « La situation est prise en compte par l'équipe enseignante et les partenaires de l'école ; ceux-ci sont mobilisés depuis le début de l'année ; les réunions sont régulières et les mesures qui en découlent sont effectives [...] La mise à disposition de la psychologue scolaire a été priorisée sur l'école. » Le rectorat, contacté hier, n'a pas souhaité s'exprimer sur « le contenu tout à fait confidentiel du dossier ».

Une mère a aussi tenté une démarche sur la ligne téléphonique dédiée « Non au harcèlement », sans résultat. Or, s'impatientent les parents , si le climat semble s'être apaisé dans la classe, « les violences sont toujours d'actualité dans la cour. Nos enfants [...] vivent dans la peur d'être pris pour cible [...] Nous voulons qu'ils puissent s'épanouir à l'école et qu'ils soient en sécurité. »
C.C.