Waltenheim Réception du Nouvel An : Les voeux de la passion

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:52:33

© Dna, Mercredi le 30 Janvier 2019
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Waltenheim Réception du Nouvel An
Waltenheim Réception du Nouvel An : Les voeux de la passion
Jean-Louis Schott, portant fièrement un gilet rouge, s'est prêté dimanche à l'exercice des voeux avec humour. Le maire de Waltenheim a parlé sécurité, verger, cimetière et fibre.

 
« J'ai revêtu le gilet rouge non par provocation politique mais pour rappeler mon attachement à ma région Alsace », a notamment déclaré dimanche, lors de ses voeux, Jean-Louis Schott.
Certains portent le nez rouge, d'autres choisissent le gilet. Par amour, par passion. « Aujourd'hui, j'ai revêtu le gilet rouge non par provocation politique mais pour rappeler mon attachement à ma région Alsace, parce que l'on vit dans un monde où l'on gomme les identités régionales. » Jean-Louis Schott est un maire pince-sans-rire. Qui aime provoquer. Son discours ne manquait guère d'humour, dimanche, lors de ses voeux aux Waltenheimois - les premiers à l'issue d'une année pleine dans l'exercice de ses fonctions, après le retrait officiel de Guy Picquet en septembre 2017.

Le mouvement des gilets jaunes et « le dédain de nos dirigeants », lesquels, « après une longue marche » se sont mis « à ramer » à l'occasion du débat national ? De quoi filer la métaphore sportive. « J'espère de tout coeur que nous ne devrons pas passer à la natation pour une épreuve de brasse coulée », ironise Jean-Louis Schott, en se tournant délibérément vers le député Bruno Fuchs, présent à la cérémonie.

Ce sujet du grand débat national justement, il l'avait déjà évoqué dans nos colonnes, le 16 janvier : « Je suis prêt à organiser un atelier de réflexion en présence de notre député mais ce n'est pas le rôle du maire de jouer le rôle d'animateur. La mairie prendra en compte vos doléances sur papier libre ou par mail ».
Un nouveau corps

Si la commune n'a pas connu de travaux majeurs en 2018, le corps des sapeurs-pompiers a vécu de sombres heures, jusqu'à sa dissolution en novembre. Pour mieux renaître.

« Des tractations menées avec mon homologue de Geispitzen et le Service départemental d'incendie et de secours ont permis de constituer entre les deux communes, depuis le 1er janvier, le corps de première intervention non intégré de Geispitzen/Waltenheim. » Fort d'une petite dizaine de soldats du feu, ce corps est basé à Geispitzen.

Jean-Louis Schott s'est par ailleurs félicité de ces « nouvelles forces vives » qui contribuent au développement du monde associatif. « Les associations, c'est le poumon du village. Sans ça, ça devient un village dortoir. » En citant à la fois Les potes aux feux, qui ont pris le relais de l'amicale des sapeurs-pompiers, et l'Elsasser Atelier Waltenheim-Geispitzen, qui assure, les participants aux voeux du maire en auront eu la preuve en chansons, la promotion de la langue régionale auprès des jeunes et des moins jeunes. « Certains ne parlaient pas un mot d'alsacien en s'inscrivant ! », note le maire. Et Walt'anime, qui organise des manifestations culturelles, gustatives et sportives.

Deux associations ont également leur siège au sein de la commune : le centre français du secourisme et l'association Gwladys et Yliana 2018 (accompagnement de personnes souffrantes de la maladie de Charcot).

La création d'un verger pédagogique est en bonne voie. Son emplacement est prévu sur un terrain de 20 ares à la sortie du village en direction de Sierentz. « Une réunion d'information et de lancement de l'association se tiendra fin février, début mars, pour démarrer la première plantation d'arbres au printemps. »

Qu'est-ce qui attend les Waltenheimois en 2019 ? D'abord la sécurisation des trois points d'entrée du village, traversé chaque jour en moyenne, selon une source officielle, par 2800 véhicules - en comparaison, Waltenheim compte à ce jour un peu moins de 580 habitants. « Une réunion d'information, avant tous travaux, aura lieu avec les habitants des points concernés. On va voir comment faire sans le mur de Trump », plaisante Jean-Louis Schott.

Le cimetière va connaître un nouvel « aménagement », suite aux changements de la législation concernant l'obligation d'un ossuaire, l'aménagement d'un columbarium et de tombes. Et, après Magstatt-le-Haut ou Uffheim, la fibre « tant attendue » devrait être mise en place dans les domiciles « sous peu ». « Si vous avez des questions, ne nous appelez pas. Allez voir les maires des communes où c'est déjà installé ! », suggère à ses administrés le maire au gilet rouge, provoc'de bout en bout.
Pierre GUSZ