Orientation Journée des carrières et des formations : « Arrivé sans le sourire, sorti avec ! »

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:45:30

© Dna, Mardi le 22 Janvier 2019
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Orientation Journée des carrières et des formations
Orientation Journée des carrières et des formations : « Arrivé sans le sourire, sorti avec ! »
Au Parc-Expo de Mulhouse, l'édition 2019 de la Journée des carrières et des formations a attiré samedi des milliers de visiteurs, collégiens, lycéens, étudiants, salariés, demandeurs d'emploi... Et beaucoup y ont trouvé les pistes et conseils qu'ils cherchaient. Quelques exemples...

 
Tomas, en 1re au lycée Schweitzer de Mulhouse, avec sa mère au stand d'ISOstéo, une école d'ostéopathie réputée à Lyon.
Plus de 14 000 visiteurs avaient profité de l'édition 2018. Vu la foule, samedi, dès le matin, dans les allées du Parc-Expo, gageons que l'affluence sera du même tonneau pour le cru 2019 de la Journée des carrières et des formations de Mulhouse. Un succès proportionnel aux multiples ressources qu'offre cette manifestation organisée par M2A (Mulhouse Alsace agglomération) : représentants de quelque 150 écoles publiques ou privées, universités, IUT et lycées, spécialistes de l'orientation, représentants de nombreux métier, etc. Plus de 350 professionnels étaient à la disposition du public.

Dans l'espace dédié aux adultes, Jean-Rémy, 50 ans, vient de se renseigner sur la VAE (validation des acquis de l'expérience) au stand du Serfa, le service de formation continue de l'Université de Haute-Alsace. Ce Pfastattois, salarié dans une entreprise de connectique, envisage de s'engager dans une VAE pour obtenir un master management de projets, un bac + 5 qui correspond bien aux compétences qu'il s'est forgées au fil de sa carrière et aux responsabilités qu'il exerce aujourd'hui : « J'ai dû commencer à travailler très jeune, avec juste le bac. Mais j'ai évolué dans ma vie professionnelle. Je suis chef de projets, je gère des projets internationaux, avec de gros budgets » , relate-t-il. Un peu plus loin, une jeune femme agent de sécurité se renseigne auprès de Franck Woog, conseiller en évolution professionnelle au Fongecif (voir aussi ci-contre) : elle veut entreprendre une formation pour devenir agent de sécurité cynophile.

Du côté des formations post-bac, Tomas, 16 ans, et sa mère, habitants de Niffer, sont en plein échange avec Noreen et Asmah, deux étudiantes de 3e année à l'école d'ostéopathie ISOstéo de Lyon qu'elles sont venues représenter. « C'est l'une des cinq meilleures écoles d'ostéopathie de France ! », vantent-elles.
« Oui, c'est un investissement »

Tomas est en 1re S au lycée Schweitzer, en section sportive. Et ce jeune handballeur est très tenté par le métier d'ostéopathe. « Ça a un lien avec le sport. Il y a aussi le côté social, j'aime bien parler avec les gens », explique-t-il. Conditions d'entrée à l'école, contenu de ce cursus de cinq ans, débouchés... Noreen et Asmah répondent aux nombreuses questions du lycéen et de sa mère avec un enthousiasme communicatif. Vient l'heure de parler du coût de la formation. « Allez-y, je suis assise », sourit la mère de Tomas. « 42 700 EUR pour les cinq ans », indique Asmah. On sent comme un gloups chez les deux Nifférois ! « Oui, c'est un investissement. Mais quand on est passionné... », reprennent les deux étudiantes, qui ont chacune souscrit un prêt étudiant à faible taux (1 %) à rembourser dans les cinq ans après leur diplôme.
« Ça m'a éclairée »

Félicie, 18 ans, en terminale bac pro commerce au lycée Saint-Joseph-de-Cluny, est venue se renseigner sur les BTS MCO (management commercial opérationnel) et les DUT techniques de commercialisation. « Je suis allée voir les écoles de Montbéliard, Belfort, Strasbourg. Ils m'ont vraiment bien renseignée, ça m'a éclairée sur plein de choses », salue la Mulhousienne, qui a aussi découvert l'aide que peut apporter le Crous dans la recherche d'un logement. « On est ravies de notre matinée, abonde la mère de la lycéenne. On a rencontré des gens très accueillants et qui savent de quoi ils parlent. Après, ils ont tous vendu leur truc, mais c'est normal, et d'autant plus dans le domaine du commerce ! »

Charles, 17 ans, en terminale S au lycée de Zillisheim, quitte lui aussi le Parc-Expo content de ce qu'il y a trouvé. « Je suis en S, mais je suis assez littéraire. En arrivant, j'étais un peu perdu. Je suis venu chercher des idées ou me conforter dans les quelques idées que j'avais déjà, ça a plutôt bien marché », confie le Mulhousien. Il se serait bien vu étudier l'histoire ou l'histoire de l'art. « Mais comme il n'a pas l'intention de devenir prof, il y a le problème des débouchés », observe sa mère. Charles songe aussi aux Instituts d'études politiques (IEP), mais il pensait que c'était compromis faute d'avoir intégré la prépa au concours proposée dans son lycée. « J'ai raté le coche en début d'année. » Sa fructueuse rencontre, hier au stand de l'IEP de Strasbourg, l'a rassuré : il a notamment appris qu'il pourrait passer le concours à bac + 1 et on lui a suggéré de faire une année d'hypokhâgne pour s'y préparer. « Arrivé sans le sourire, ressorti avec ! », se réjouit sa mère.
François FUCHS